Bienheureux Pierre René
Rogue
Prêtre et martyr pendant
la Révolution française (+ 1796)
Il passa toute sa vie à
Vannes en Bretagne. Étudiant au collège Saint Yves, puis au séminaire, il sera
aumônier de la "Retraite des femmes". Admis dans la congrégation de
la Mission, il est en même temps professeur de théologie et curé de paroisse.
Malgré les interdictions de la Constitution civile du clergé, lors de la
Révolution française, il continue son ministère dans la clandestinité.
"Prêtre réfractaire", il est arrêté la veille de Noël 1795 alors
qu'il porte l'Eucharistie en viatique à un malade. Condamné à mort, il est
guillotiné deux jours plus tard en chantant un cantique qu'il avait composé. Le
diocèse de Vannes le célèbre à la date de sa béatification le 10 mai 1934.
A
lire: Bienheureux Pierre-René Rogue (1758-1796) sur le site internet
de la cathédrale de Vannes où repose son corps.
À Vannes, en 1796, le
bienheureux Pierre-René Rogue, prêtre de la Mission et martyr. Pendant la
Révolution française, il récusa le serment à la Constitution civile du clergé,
demeura dans la ville pour exercer son ministère en secret auprès des fidèles, fut
condamné à mort dans l’église même où il avait célébré les saints mystères et
il chantait les bontés du Seigneur tandis qu’on le menait à l’échafaud. (3 mars
martyrologe romain)
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/6885/Bienheureux-Pierre-Rene-Rogue.html
Bienheureux Pierre René
Rogue, martyr
Il passa toute sa vie à
Vannes. Étudiant au collège Saint Yves, puis au séminaire, il sera aumônier de
la "Retraite des femmes". Admis dans la congrégation de la Mission,
il est en même temps professeur de théologie et curé de paroisse. Lors de la
Révolution française, il continue son ministère dans la clandestinité.
"Prêtre réfractaire", il est arrêté la veille de Noël 1795 alors
qu'il porte l'eucharistie en viatique à un malade. Condamné à mort dans
l’église même où il avait été ordonné, il chantait les bontés du Seigneur
tandis qu’on le menait à l’échafaud. Il est guillotiné le 3 mars 1796.
Plan
de Vannes en 1785, p.1
de Un martyr de la Révolution à Vannes, Pierre-René Rogue Prêtre de la
Mission de Saint-Vincent de Paul (1758-1796), Léon Brétaudeau, Desclée De
Brouwer et Cie, 1908.. D'après le plan général et topographique de la ville
et des environs de Vannes, dressé en 1785 par Maury, architecte des domaines du
roi.
Bienheureux Pierre-René Rogue (1758-1796)
Prêtre, martyr de
l'Eucharistie
Pierre René est né à
Vannes le 11 juin 1758 rue de la Monnaie (près de la place des Lices). Il
est baptisé ce jour-là à la cathédrale.
- Son père meurt en
voyage et ne verra pas son fils. Sa mère s’installe 31 place des Lices.
- A 17 ans il achève des
études brillantes au collège St Yves (aujourd’hui le collège Jules Simon).
- En 1776, il entre au
Grand Séminaire (le Foyer du Mené actuel ). Pour se rendre à la cathédrale, on
avait percé pour les séminaristes la porte St Jean. Ce Séminaire est confié aux
Lazaristes (Congrégation de la Mission) depuis 1702.
Cette communauté de
prêtres a en charge la paroisse Notre Dame du Mené.
Le 21 septembre 1782,
Pierre René Rogue est ordonné prêtre dans l’église de Notre Dame du Mené
par Mgr Sébastien Michel Amelot.
Il devient
aumônier de la Retraites des Femmes.
Il entre dans la
Congrégation de la Mission (disciples de St Vincent de Paul) le 25 octobre
1786.
En 1787, il est
nommé professeur de théologie au séminaire de Vannes.
En 1789, la Révolution
éclate…
Les prêtres hésitent
devant les serments successifs qu’on leur demande. Pierre René, comme
théologien, tient bon.
Le 16 décembre
1790, sous l’inspiration de Pierre René Rogue, Mgr Amelot convoque ses
diocésains à Ste Anne d’Auray pour leur demander d’obéir plutôt au Pape qu’à
l’Etat. Les prêtres de Vannes refusent donc le serment.
Le 14 février 1791,
le supérieur du séminaire étant forcé de quitter Vannes, Pierre René prend la
responsabilité de celui-ci. Le 28 février, l’évêque est arrêté et mis en prison.
Le 27 mars Mgr Lemasle est élu évêque du Morbihan.
Pierre René quitte le
séminaire qui est vendu.
La clandestinité
- Le 30 avril 1791, la
paroisse ND du Mené est supprimée.
Huit mois plus tard, le 2
janvier 1792, Pierre René se réfugie chez sa mère. Désormais, il entre peu à
peu dans la clandestinité. Il change souvent de domicile pour pouvoir exercer
discrètement son ministère.
Son arrestation
- Le 24 décembre 1795,
vers 21h, Pierre René, est arrêté alors qu'il portait le viatique à un malade,
9 rue Emile Burgaut, non loin de la cathédrale. Il est aussitôt emprisonné
Porte Prison. Durant son incarcération, il trouve la force de redonne du
courage à ses compagnons.
Deux mois plus tard, le 2
Mars 1796, il est condamné à mort comme «prêtre réfractaire», en présence de sa
mère, dans l’église Notre Dame du Mené transformée alors en Tribunal
révolutionnaire.
Son martyre
- Pierre René accueille
la sentence avec sérénité. La nuit précédent son exécution sera pour lui une
nuit de prière.
- Le 3 mars, il est
guillotiné sur la place de l'Hôtel de Ville, face à la chapelle St Yves, (avec
son ami Alain Robin).
Des linges trempés de son
sang deviennent aussitôt des reliques, et sa tombe, un lieu de pèlerinage et de
grâces.
Le 10 mai 1934,
Pierre-René Rogue est béatifié comme Martyr de l'Eucharistie.
Depuis lors, son corps repose dans la cathédrale.
Petit rappel historique
A la veille de la
Révolution de 1789, le pays essentiellement rural qu'est la Bretagne connaît
des difficultés climatiques qui touchent particulièrement la France à cette
époque (gel, sécheresse ou grêle). Par ailleurs, les idées philosophiques
préconisant le changement de société trouvent un écho de plus en plus
favorable. Enfin, si dans d'autres provinces les vocations religieuses sont
déjà en baisse, le clergé breton reste particulièrement solide, car bien formé
dans les séminaires, et soutenu ensuite par des retraites ou des visites
pastorales. De plus, il joue un très grand rôle dans le peuple des campagnes dont
il fait d'ailleurs partie en grande majorité.
Des réformes à la Révolution
Ce bouleversement sans
précédent va perturber le pays pendant plus de dix ans. Et à divers degrés. Au
départ, on souhaite surtout mettre fin à la monarchie absolue et instaurer une
constitution, dialogue entre le roi et le tiers-état. Mais très vite, les nouveaux
dirigeants veulent aller plus loin. Le clergé est d'abord soumis à des réformes
juridiques (paiement des prêtres par l'État, redécoupage des diocèses). Mais
ces réformes touchent rapidement aux structures mêmes de l'Église catholique et
à la suprématie du pape. C'est tout le drame de la constitution civile du
clergé qui fut votée en juillet 1790.
En Bretagne, le clergé
était prêt à participer à certaines réformes sociales, surtout lorsqu'elles
touchaient le sort des fidèles. Mais, dès le mois de mai 1790, de nombreux
ecclésiastiques adressent par écrit à l'Assemblée Nationale, une protestation
qui traduit leurs réserves et leurs soucis face aux nouvelles mesures : les
neuf diocèses regroupés en cinq départements, l'élection des curés et des évêques,
le serment de fidélité à l'État des prêtres devenus fonctionnaires publics.
Le risque était grand de
faire de l'Église de France une Église nationale contrôlée par l'État, voire au
service de l'État, comme cela avait été le cas, parfois, au cours de l'histoire.
Bientôt, la réticence
devient résistance : l'évêque de Rennes refuse d'investir le nouvel évêque élu
de Quimper, et les curés s'abstiennent de lire et de commenter en chaire les
décrets de la Constituante, comme il leur était demandé de le faire.
Jureurs et réfractaires
Devant cette attitude,
qui existait aussi en d'autres provinces, l'Assemblée Nationale se décide à
sévir et condamne tous ceux qui refusent le fameux serment. C'est là l'origine
de la division du clergé entre « jureurs » et « réfractaires ». Les premiers
sont très mal vus par la population qui les dénigre ou se montre hostile à leur
égard. Les seconds deviennent hors-la-loi, passibles de mort à partir de 1793.
Ils forment pourtant la majorité du clergé breton (80 %) et sont soutenus par
les fidèles, excepté évidemment les « patriotes » (partisans de la République)
qui sont du reste minoritaires.
Traqués, les réfractaires
vivent dans la clandestinité et célèbrent les sacrements en cachette. Certains
peuvent calmer les réactions violentes des paysans contre les assermentés.
La guerre civile
Mais le schéma s'est
imposé : désormais on associe roi et catholicisme, république et persécution
chrétienne. Désormais, on est blanc (favorable aux premiers) ou bleu (favorable
aux seconds). C'est une véritable guerre civile qui s'engage à l'exemple de la
Vendée. Et lorsqu'on vient mobiliser les Bretons pour aller combattre les
armées autrichiennes qui envahissent l'Est de la France, c'est par
l'insurrection qu'ils répondent.
Naît alors la
chouannerie.
A partir de 1793, la
Convention proclame le culte de la déesse Raison et abolit le calendrier
traditionnel. La déchristianisation est poursuivie jusque dans les églises où
ont lieu des profanations. Les cathédrales de Quimper et de Tréguier sont
saccagées, la population doit démonter croix et calvaires pour éviter leur
destruction. Plusieurs dizaines de prêtres sont fusillés, guillotinés ou noyés
dans la Loire.
Le Concordat et la «Petite Église »
Lorsque Bonaparte prend
le pouvoir en 1799, il tente, entre autre, de pacifier les relations avec
l'Église. Trois ans plus tard, est proclamé le Concordat (accord officiel entre
le pape et l’Etat). Peu à peu, la situation religieuse se « normalise » presque
partout en France. Cependant, un noyau dur résiste et s'organise en dissidence
sous le vocable de la « Petite Église ». Elle rassemble quelques prêtres
et fidèles surtout en Vendée et dans les Deux-Sèvres. Elle existe encore
aujourd'hui mais est très marginalisée, car les jeunes générations rejoignent
progressivement la communauté catholique.
SOURCE : http://cathedrale-vannes.cef.fr/index.php/saints-de-la-paroisse/bx-pierre-rene-rogue
« Cantique sur l'échafaud
» de Pierre-René Rogue
Voici le Cantique « Que mon sort est charmant » écrit et chanté en montant à l'échafaud par le Bienheureux Pierre-René Rogue (1758-1796), Prêtre Catholique Français, Martyr de l'Eucharistie et Bienheureux de l'Église Catholique Romaine.
Le corps du Bienheureux Pierre-René Rogue repose aujourd'hui dans la
cathédrale de Vannes, chef-lieu du Morbihan, où ce martyr de la Révolution
française a passé toute sa vie. Pierre-René Rogue figure parmi les nombreux
Prêtres réfractaires du diocèse. Refusant de prêter serment à la Constitution
civile du clergé, il continue d'exercer son ministère dans la clandestinité.
Arrêté la veille de Noël alors qu'il porte le viatique à un malade, le Prêtre
Pierre-René Rogue est condamné à mort. Sur l'échafaud, il chante ce cantique
qu'il a composé :
Le Cantique « Que mon sort est charmant » du Bienheureux
Pierre-René Rogue :
« Que mon sort est charmant, mon âme en est ravie ! Je goûte en ce
moment une joie infinie. Que tout en moi publie les bontés du Seigneur ;
Ma misère est finie, je touche à mon bonheur. J'ai servi Dieu mon Roi, en
imitant son zèle ; J'ai conservé la foi, je vais mourir pour elle. Que
cette mort est belle et digne d'un grand cœur ! Prier, peuple fidèle, pour
que je sois vainqueur. Ô vous tous, que mon sort affecte et intéresse, loin de
pleurer ma mort, tressaillez d'allégresse ; Tournez votre tendresse sur
mes persécuteurs ; Sollicitez sans cesse la fin de leurs erreurs.
Hélas ! Ils ne sont plus les enfants de lumière, puisqu'ils n'écoutent
plus le successeur de Pierre. Mais, puisqu'ils sont nos frères, chérissons-les
toujours ; N'opposons à leur guerre que douceur et amour. Ô Monarque des
cieux, Ô Dieu, plein de clémence, daignez arrêter les yeux sur les maux de la
France ! Puisse ma pénitence, égale à ses forfaits, désarmer ta vengeance,
te la tendre à jamais ! J'ai aimé passionnément ce Christ, qui est là
présent au milieu de nous dans le Très-Saint-Sacrement, et qui s'est dit
présent aussi dans chacun des êtres qui nous entourent. A vous qui voulez
m'honorer, je redis les mots de ma dernière lettre à mes frères les prêtres de
ma bonne ville de Vannes : « Aimons-nous toujours pour le temps
et pour l'éternité ! » Ainsi soit-il. »
SOURCE : http://site-catholique.fr/index.php?post/Cantique-de-Pierre-Rene-Rogue
Gisant
en cire représentant Pierre-René Rogue dans la cathédrale
Bienheureux Pierre-René
Rogue
Né à Vannes en 1758, le
Père Pierre-René Rogue a suivi les pas du Christ. Sous la Terreur
révolutionnaire, il refusa de prêter serment à la Constitution civile du
Clergé. Prêtre, martyr de l’Eucharistie, son corps repose dans la Cathédrale
Saint Pierre de Vannes.
« J’ai servi Dieu mon roi en
imitant son zèle ».
C’est le 4ème dimanche de
septembre, au plus proche de la date anniversaire de l’ordination sacerdotale
du Bienheureux Pierre-René Rogue, que la paroisse Saint Pierre de Vannes
célèbre la solennité de la fête de ce martyr.
Lire plus sur le site de la Cathédrale Saint Pierre de Vannes
A l’occasion des 80 ans
de sa béatification (10 mai 1934), Monseigneur Centène a développé la vie et
les vertus du Bienheureux.
« La révolution qui
ensanglantera la fin du XVIIIème siècle ne s’est pas contentée de bouleverser
l’ordre social et politique du pays, elle voulut aussi régner sur les âmes en
organisant une église nationale séparée de Rome. Pour y conserver une place les prêtres devaient prêter serment
à la Constitution civile du clergé. Le Père Pierre-René Rogue refusera ce
serment.
«Hélas il ne sont plus
Des enfants de lumières
Puisqu’ils n’écoutent plus
Le successeur de Pierre. »
Dans la clandestinité
Sous la Terreur, le Père
Pierre-René Rogue poursuit son ministère dans la clandestinité.
« Mais l’échec du
débarquement de Quiberon accroit la répression à Vannes et dans tout le
Morbihan. Le 24 décembre 1795, Pierre-René Rogue est arrêté alors qu’il porte
le viatique à un mourant. Emprisonné, il réconforte ses codétenus, et, le 2
mars 1796, il est condamné à mort par le tribunal révolutionnaire qui règne
dans l’église Notre-Dame du Mené où il fut ordonné et où il exerça son
ministère. Cette circonstance le comble de joie car il se dit heureux de
pouvoir porter ce témoignage suprême dans l’église même où il a si souvent
prêché ».
Il sera guillotiné le
lendemain.
« Sur mes persécuteurs
Sollicitez sans cesse
La fin de leurs erreurs
[…] et puisqu’ils sont nos frères
Chérissons-les toujours
N’opposons à leur guerre
Que douceur et amour ».
A côté de ce sens très
profond du pardon chrétien, Pierre-René Rogue nous enseigne l’amour de
l’Eucharistie. C’est comme martyr de l’Eucharistie qu’il est vénéré. Il a
bravé les dangers pour aller porter la Sainte Communion à un malade et c’est
dans ce contexte qu’il a été arrêté.
Il nous enseigne le
souci du malade, du mourant à qui il apporte le secours de la religion au
seuil de sa vie.
Il nous enseigne l’amour
de l’Eglise et de son unité face aux dérives schismatiques d’une église
nationale.
Mais par-dessus tout,
l’histoire de Pierre René Rogue, sa vie et son glorieux martyre constituent une
formidable leçon sur la liberté de conscience.
SOURCE : https://www.vannes.catholique.fr/bienheureux-pierre-rene-rogue/
Also
known as
Pietro Renato Rogue
Profile
Priest.
Member of the Congregation of the Mission (Vincentians).
Ordered to take an oath of allegiance to the anti–Catholic government
of the French
Revolution; he refused. Martyr.
Born
11 June 1758 in
Vannes, Morbihan, France
3 March 1796 in
Vannes, Morbihan, France
22 April 1934 by Pope Pius
XI (decree of martyrdom)
Additional
Information
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
sites in english
images
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
sites
en français
Cathedrale Saint Pierre Vannes
fonti
in italiano
Martirologio Romano, 2005 edition
MLA
Citation
‘Blessed Pierre-René
Rogue‘. CatholicSaints.Info. 3 March 2023. Web. 13 March 2026. <https://catholicsaints.info/blessed-pierre-rene-rogue/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-pierre-rene-rogue/
Statue
du bienheureux Pierre-René Rogue, cathédrale de Vannes
Beato Pietro Renato
Rogue Sacerdote vincenziano, martire
Festa: 3 marzo
>>> Visualizza la
Scheda del Gruppo cui appartiene
Vannes, Francia, 11
giugno 1758 - 3 marzo 1796
Missionario vincenziano,
nacque a Vannes, in Bretagna, nel 1758. Ordinato sacerdote nel 1782, entrò tra
i vincenziani nel 1786. Durante la Rivoluzione francese, rifiutò di prestare
giuramento alla Costituzione civile del clero e continuò a esercitare il suo
ministero sacerdotale in clandestinità. Catturato nel 1795, fu condannato a
morte e ghigliottinato a Vannes il 3 marzo 1796.
Emblema: Palma
Martirologio
Romano: A Vannes in Bretagna, in Francia, beato Pietro Renato Rogue,
sacerdote della Congregazione della Missione e martire: durante la rivoluzione
francese, rifiutatosi di prestare l’empio giuramento imposto al clero, rimase
in città per servire di nascosto i fedeli e, condannato a morte, raggiunse la
misericordia del Signore nella stessa chiesa in cui celebrava i sacri misteri.
La figura di Pierre-René Rogue, missionario vincenziano e martire nel tragico contesto della Rivoluzione francese, è più che mai attraente e di grande attualità . Definito “Martire dell’Eucaristia e della Carità”, è così egregiamente compendiata la sua giovane vita al servizio di Dio e dei fratelli.
Pierre-René nacque l’11 giugno 1758 a Vannes, antica città della Bretafia franca. I suoi genitori Claudio Rogue e Francisca Loisea appartenevano alla classe media della città e da buoni cristiani battezzarono il figlio subito il giorno dopo la nascita. La disgrazia si abbattè sulla famiglia con la morte prematura del padre, quando il piccolo Pierre-René aveva appena tre anni. Sua madre lo affidò allora per l’educazione al Collegio di Sant’Ivo, diretto dai gesuiti.
Fece inoltre parte della Congregazione mariana del collegio ed in essa approfondì la devozione alla Vergine, che coltivo per tutta la vita. In quell’ambiente propizio sbocciò in lui il germoglio della vocazione al sacerdozio, alimentato anche dalla sua generosa madre. Il seminario diocesano di Vannes, diretto dai vincenziani, lo accolse nel 1776, all’età di diciott’anni. Forse per non lasciare completamente sola sua madre, trascorse un periodo come alunno esterno. Si dimostrò dotato di virtù e scienza, qualità necessarie per la vita presbiterale. Terminati gli studi , fu ordinato sacerdote il 21 settembre 1782 ed il giorno seguente celebrò la sua prima messa nella chiesa del seminario.
Il vescovo lo nominò cappellano della Casa di Esercizi spirituali per donne, ove proseguì il suo impegno nella preghiera e nello studio, che stimolarono nel suo animo il desiderio di una maggiore dedizione nel servizio verso Dio e verso il prossimo. Pensò allora di entrare tra i figli di San Vincenzo de Paoli, che già erano stati i suoi formatori, nonostante alcune difficoltà in questa decisione: doversi separarsi da sua madre quale figlio unico, le continue cure che la sua malferma salute esigeva ed il grande impegno che comportava il suo stesso apostolato nella diocesi.
Ma la chiamata divina gli fece superare tutto ciò ed il 25 ottobre 1786 entrò così nel noviziato vincenziano presso la casa madre di San Lazzaro a Parigi. Coloro che lo conobbero nei due anni di noviziato, notarono come la sua bontà si esprimesse in tutto il suo essere, il suo carattere dolce ed affabile attraeva quanti avevano a che fare con lui. Già al termine del primo anno, considerata la sua formazione spirituale e teologica i superiori ritennero che potesse seguire il suo secondo anno di noviziato come professore di teologia nel seminario di Vannes, sua città natale. Qui il 26 ottobre 1788 emise i voti solenni entrando così definitivamente nella Congregazione della Missione.
Padre Jacquier, Superiore Generale dei Figli di San Vincenzo de’ Paoli, tratteggiò un bel ritratto del missionario, quale sacerdote della Congregazione della Missione: “Esatto nell'ora di alzata, nella preghiera comunitaria e negli esercizi di pietà della Regola. Esatto nei suoi doveri. Dedica tutto il suo tempo all'esercizio delle sue funzioni sacerdotali o a prepararle con la preghiera e lo studio. Amico del silenzio, separato dal mondo, e se vi sta è per aiutare tutti. Fedele imitatore di San Vincenzo de Paoli nella semplicità, umiltà, mansuetudine, mortificazione e zelo per la salvezza delle anime. Lascia dappertutto il buon profumo di Cristo”. Questa in sostanza fu a tutti gli effetti la vita di Padre Rogue. Dio lo aveva dotato di non pochi doni preziosi per la conquista delle anime, tra i quali un aspetto sereno ed una bella voce che lo aiutava nella predicazione. Instancabile nel confessionale, vi dedicava la gran parte del tempo libero.
L’orizzonte della Francia non appariva però molto sereno: alle legittime pretese del popolo di un equo regime sociale, si accompagnò una feroce persecuzione contro la Chiesa. Il 13 luglio 1789 anche la casa madre parigina dei vincenziani fu assalita e profanata dai rivoluzionari. Il giorno seguente fu presa la Bastiglia con uno scontro sanguinoso. Il 12 luglio 1790 fu votata la celebre Costituzione civile del clero, che disconosceva il Papa quale capo della Chiesa, sostituito dallo stato. Nell’aprile 1791 Papa Pio VI dichiarò scismatica tale costituzione. La persecuzione si scatenò violenta contro i cristiani fedeli a Roma. Il re Luigi XVI fu incarcerato, i beni della Chiesa confiscati, gli ordini religiosi soppressi. Il 2 settembre del 1792 iniziano i massacri a Parigi, ove furono martirizzati tre vescovi e numerosi altri sacerdoti e religiosi.
Il vescovo ed il clero di Vannes non accettarono la Costituzione e rifiutarono di prestare giuramento. Alcuni sacerdoti però, tra i quali il Superiore del Seminario, si lasciarono convincere e promisero di prestare il giuramento. Qui emerse la figura di Padre Rogue, che iniziò ad esortare il Superiore del Seminario affinchè ritrattasse la promessa del giuramento. Tutti i sacerdoti che avevano promesso di giurare lo ascoltarono, con una sola eccezione. Pierre-René era infatti molto ammirato dal clero di Vannes come difensore della Chiesa. Il vescovo, i sacerdoti ed i religiosi furono espulsi. La casa dell’anziana madre costituì l’unico rifugio possibile per il Rogue. Quando la persecuzione infuriò ancor di più, egli anziché nascondersi o cambiare domicilio proseguì la sua opera di visita ai malati ed incoraggiamento dei più deboli. Il suo coraggio ed il suo animo giovanile lo spinsero perfino a varcare la soglia delle prigioni per incoraggiare i prigionieri ed amministrare loro i sacramenti. Fu riconosciuto, ma era tanto ammirato e rispettato che nessuno osò denunciarlo.
La sera della vigilia del Natale 1795 Padre Rogue fu chiamato ad assistere un moribondo ed amministrargli il Viatico. Fu catturato poco prima di entrare nella casa del malato e non oppose resistenza ai suoi persecutori, tra i quali uno che proprio da lui aveva ricevuto molti aiuti di ogni genere. Fu condotto in tribunale, formato anche da alcuni suoi vecchi compagni, che si scontrarono con quelli che lo avevano arrestato, segno del grande affetto e stima che provavano per lui. Gli proposero di fuggire e nascondersi, ma egli non accettò per evitari di comprometterli. “Porto con me la Sacra Eucaristia” disse loro e, ritirantosi in disparte, consumo la specie eucaristica nel silenzio rispettoso di tutti. Portato in carcere lo stesso giorno, vi rimase sino al 3 marzo seguente. Fu imprigionato in una delle torri dell’antica prigione di Vannes, umida e fredda, e dalle sue labbra mai uscì un solo lamento.
In quel periodo la persecuzione parve attenuarsi ed essendosi egli illuso del martirio, che sembrava sempre più vicino, giunse ad esclamare: “Signore, non son degno...”. Ma la pausa nella persecuzione fu purtroppo solo temporanea. Chiamato nuovamente in tribunale e sottoposto ad un duro interrogatorio, Padre Rogue confessò e non negò la sua condizione di sacerdote refrattario alla Costituzione civile ed ammise di aver continuato ad esercitare il suo ministero sacerdotale, fedele al Papa: di ciò fu riconosciuto colpevole e dunque fu condannato alla ghigliottina. La sentenza doveva essere eseguita entro ventiquattro ore nella pubblica piazza, senza possibilità di eventuali ricorsi. Gli fu concesso di abbracciare un’ultima volta sua madre. Terminato l’iniquo processo, fu ricondotto in carcere, ove indirizzò un’ultima lettera all’anziana madre ed ai suoi confratelli, annunciando loro che moriva per la fede, felice di donare la sua vita per Cristo. Vi furono vari tentativi per liberarlo, ma egli trascorse la notte in preghiera ed aiutando gli altri condannati a morte.
Giovedì 3 marzo 1796, alle tre del pomeriggio, Pierre-René fu fatto uscire di prigione con le mani legate dietro le spalle e condotto alla ghigliottina, che era posta vicino al collegio ove si era consacrato al Signore. La lama della ghigliottina tagliò imperterrita la sua testa, facendo sue le ultime parole di Cristo: “Nelle tue mani, Signore, consegno il mio spirito”. La folla, per niente impaurita, si precipitò verso il patibolo per bagnare nel sangue del nuovo martire dei pezzi di stoffa, conservati come preziose reliquie. I soldati tornarono dalla esecuzione pieni di rispetto ed ammirazione per l’eroico martire, riconoscendo: “Non era un uomo, era un angelo!”.
Il giorno successivo il suo corpo fu sepolto nel cimitero cittadino. Tra le cinque persone che si trovarono ad assistere all’inumazione, una di loro scrisse il suo cognome “Rogue”, su un pezzo di lavagna e lo collocò sul suo corpo, onde poterlo un giorno identificare.Terminata la rivoluzione, sua madre fece collocare una croce sulla tomba. Vannes considerò Pierre-René, suo illustre figlio, come un santo martire. La sua tomba era assai frequentata e gli vennero attribuite grazie di ogni genere. Papa Pio XI il 10 maggio 1934 lo dichiarò “beato” nella Basilica di San Pietro in Vaticano. La sua città natale lo onorò con grandi festeggiamenti e collocò le sue reliquie ed un bel quadro in sua memoria nella Cattedrale.
Autore: Fabio Arduino
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/43780
Un martyr de la
Révolution à Vannes Pierre-René Rogue : http://www.liberius.net/livres/Un_martyr_de_la_Revolution_a_Vannes,_Pierre-Rene_Rogue_000000837.pdf
~ Martyrs during the
French Revolution [3] ~ († 1792-1799) : http://newsaints.faithweb.com/martyrs/MFR03.htm