samedi 17 août 2013

Saint MAMAS, martyr


Saint Mamas était originaire de Gangres en Paphlagonie (Asie-Mineure). Ses parents, Théodote et Rufine étaient de fidèles Chrétiens et des confesseurs de la foi. Ils furent capturés par les païens et emprisonnés, car ils refusaient de renier le Christ. C'est dans le cachot même que Mamas vit le jour en 260. Or ses deux parents trouvèrent la mort en prison, et le petit orphelin fut adopté par une pieuse femme du nom d'Ammiane1. Comme en balbutiant il appelait souvent sa mère adoptive, on le surnomma Mamas.

Parvenu à l'âge de quinze ans, Mamas fut à son tour capturé par les troupes impériales pour avoir refusé de sacrifier aux idoles, conformément aux saintes prescriptions que lui avait laissées Ammiane avant de mourir, et pour avoir entraîné ses compagnons à suivre son vaillant exemple. Il fut d'abord livré à Démocrite, le gouverneur de Césarée de Cappadoce, puis il comparut devant l'empereur Aurélien lui-même. Le tyran essaya d'abord de convaincre le jeune et fragile garçon par des paroles doucereuses et flatteuses; mais il trouva l'âme de Mamas plus solide que le diamant et plus brûlante de zèle divin que la fournaise la plus ardente. Aurélien se prit alors de colère de voir ainsi un enfant lui tenir tête, à lui le souverain de la plus grande partie du monde. Il le livra à de cruelles tortures: fouets, coups, bastonnades. Pensant que la souffrance avait vaincu Marnas, il lui dit: «Dis seulement que tu as sacrifié aux idoles et cela suffit pour que je te libère».

Mamas répondit: «Ni du coeur, ni même des lèvres, je ne renierai le Christ mon Sauveur, ô Empereur: je te remercie au contraire de me permettre par ces supplices d'aimer davantage et de m'unir au Christ mon Roi, qui a souffert pour mon salut». On lui brûla ensuite tout le corps avec des torches allumées, on lui frappa les membres à coups de pierres, puis on le jeta à la mer après lui avoir attaché une lourde boule de plomb au cou. Mais il fut miraculeusement délivré par un Ange de Dieu, qui le transporta sur une haute montagne surplombant la ville de Césarée. Il vécut là, en glorifiant Dieu par la prière ininterrompue, en compagnie de bêtes sauvages qui lui offraient leur lait en nourriture. Quelque temps plus tard, fortifié par un signe divin, il descendit de lui-même se livrer à Alexandre, le nouveau gouverneur de Cappadoce. Il fut soumis à de nouvelles tortures, qui n'eurent pour seul effet que de montrer avec plus d'éclat la présence de la grâce de Dieu dans son âme et dans son corps. On le jeta dans une fournaise ardente, où il resta, tel les trois enfants hébreux dans la fournaise de Babylone, à chanter la gloire de Dieu, protégé de la morsure des flammes par une rosée divine. Finalement, les soldats lui percèrent les entrailles avec une fourche, et Marnas trouva la force de sortir de la ville avant de rendre son âme à Dieu. On entendit une vois venue d'en haut qui appelait le Saint à venir se reposer de ses labeurs dans les demeures éternelles.
1. Selon d'autres, Matrone.




Saint-Mamas est né au troisième siècle en Paphalagonia en Asie. On dit qu’il a été ermite à Chypre. Il a refusé de payer des impôts aux autorités byzantines et fut appelé à Constantinople pour s'expliquer. Sur son chemin un lion et un agneau (avec lesquels on fait la plupart du temps son portrait) entrent dans l'histoire, mais comment précisément, ce n’est pas très clair. L'image de Saint-Mamas sur le dos du lion sert à nous rappeler à la manière symbolique de la théologie de l'Eglise orthodoxe comment celle-ci conçoit la création et la place de l'homme qu’il y occupe en tant que partie de celle-ci. L'icône de Saint-Mamas le montre. Nous représentant tous, il monte le lion affirmant ainsi la domination sur l’animal comme sur toute la création cependant que l'agneau dans ses bras, témoigne que nous sommes simplement gérants des choses vivantes. Est ici représentée l'unicité de l'humanité avec toute la création dont l'humanité est le gardien. La cosmologie de l'Église orthodoxe telle qu’illustrée sur l'icône de Saint-Mamas est mise à rude épreuve en ces temps où le pillage et l'exploitation effrénée des ressources de la terre pour le bénéfice de quelques uns et à l'exclusion du plus grand nombre et des générations futures est la norme. La généreuse tradition au sein de la chrétienté orientale a toujours enseigné la sacralité du monde et de l'interdépendance de l'humanité avec toute vie.
Bien que ses reliques aient pris le chemin de la France au 8ème siècle et que l'Eglise le considère officiellement comme le saint patron des bergers, des orphelins et des victimes de la torture, à Chypre, où il est mieux connu et où il y a 14 églises qui lui sont consacrées, il est affectueusement considéré à ce jour comme celui qui garde le peuple chypriote et en prend soin. Il est aussi le saint patron des fraudeurs du fisc ! En effet on raconte que St Mamas ayant été sommé de payer l'impôt par le gouverneur de l'époque refusa de s'acquitter des taxes en déclarant qu'il habitait une grotte  non imposable. Le gouverneur envoya donc deux soldats pour l'emmener en prison et ce serait sur le chemin qu'ils auraient fait la rencontre terrible du fameux lion des griffes duquel St Mamas aurait soustrait l'agneau. Les soldats furent terrifiés mais St Mamas aurait chevauché le fauve et prenant l'agneau dans ses bras il aurait poursuivi sa route avec à sa suite les soldats sidérés.Un tel prodige valut à St Mamas à son arrivée en ville d'être totalement exempté de tout impôt.
Le monastère, retiré tout en haut de la montagne sur Kasos, qui lui est dédié, bénéficie d'une situation spectaculaire dans les rochers du côté sauvage du sud de l'île. 

Au cours de la fête annuelle de Saint-Mamas le monastère habituellement déserté éclate de vie. Des plats traditionnels sont préparés dans les cuisines et musique et danse se prolongent jusqu’au petit matin.



St. Mamas

St. Mamas (second century) is ranked by the Greeks among the great martyrs. Born in prison to parents who had been jailed because they were Christian, Mamas became an orphan when his parents were executed. After his parents’ death, Mamas was raised by a rich widow named Ammia, who died when he was 15 years old.

Mamas was tortured for his faith by the governor of Caesarea and was then sent before the Roman Emperor Aurelian, who tortured him again. The Mamas legend states that an angel then liberated him and ordered him to hide himself on a mountain near Caesarea.

Mamas was later thrown to the lions, but managed to make the beasts docile. He preached to animals in the fields, and a lion remained with him as companion. Accompanied by the lion, he visited Duke Alexander, who condemned him to death. He was struck in the stomach with a trident. Bleeding, Mamas dragged himself to a spot near a theater before his soul was carried into heaven by angels.
The center of his cult was situated at Caesarea before shifting to Langres when his relics were brought there in the 8th century. The Cathédrale Saint-Mammès, in Langres, is dedicated to him. Mamas is the chief patron of the diocese.

Saint Mamas is also a popular saint in Lebanon with many churches and convents named in his honor. He is the patron saint of Deir Mimas in Lebanon and of Kfarhata, which is adjacent to Zgharta. The Church of Saint Mamas Church in Ehden was built in 749 A.D. and is one of the oldest Maronite Catholic churches in Lebanon. Lebanon is also home to the Saint Mamas Church of Baabdat, which was built in the 16th century.


Saint Mamas

Also known as
Mammas

Mamans
Memorial
Profile
Shepherd. Preached to the animals in the fields; they gathered around to hear the good news, and a lion stayed with him as a protector. The lion accompanied him when he was examined in the persecutions of Aurelian. Martyr.
Died

relics translated to Langres, France in the 8th century
Patronage









mardi 13 août 2013

Saint PONTIEN (PONTIAN, PONZIANO), Pape et martyr


Saint Pontien

Pape (18 ème) de 230 à 235 et martyr ( 235)

Un pape qui eut à s'affronter à saint Hippolyte qui s'opposait aux réformes entreprises par l'évêque de Rome. Mais l'empereur les réconcilia dans le martyre. Hippolyte fut condamné aux mines en Sardaigne. Et à quelque temps de là, saint Pontien le fut également, et tous deux, rendirent ainsi ensemble le témoignage de l'unique foi en Jésus-Christ. 

Mémoire des saints martyrs Pontien, pape, et Hippolyte, prêtre de Rome. Celui-ci, théologien de renom, s’était érigé en chef d’une communauté dissidente. Lors de la persécution de Maximin, tous deux furent déportés en Sicile et soumis ensemble aux travaux forcés et probablement couronnés ensemble du martyre, avant 236. Leurs corps furent ensuite rapportés à Rome: Pontien fut enterré au cimetière de Calliste sur la voie Appienne, et Hippolyte, sur la voie Tiburtine.



Martyrologe romain


St Pontien, pape et martyr

Saint Pontien, pape (203-235). Dès le pape Libère, on célèbre sa déposition, en même temps que celle de St Hippolyte mort avec lui en déportation en 235, anniversaire du retour de leurs dépouilles à Rome. Le déplacement de sa fête au 19 novembre (au XIIème siècle) est dû à une erreur du Martyrologe suivi par la liturgie du Latran.

Leçon des Matines avant 1960

Neuvième leçon. Pontien, Romain de naissance, gouverna l’Église sous Alexandre Sévère. Celui-ci relégua le saint Pontife dans l’île de Sardaigne avec le Prêtre Hippolyte, parce qu’ils professaient la foi chrétienne. C’est là, qu’après avoir été affligé en bien des manières pour la foi de Jésus-Christ, il termina sa vie, le treizième jour des calendes de décembre. Transporté à Rome avec le concours du clergé, sous le pontificat de Fabien, son corps fut enseveli dans le cimetière de Calixte, sur la voie Appienne. Pontien siégea quatre ans, quatre mois et vingt-cinq jours. En deux ordinations faites au mois de décembre, il ordonna six Prêtres, cinq Diacres et sacra six Évêques, pour diverses régions.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

L’Église se recommande aujourd’hui d’un saint Pape du temps des persécutions. Déporté par sentence de l’empereur Maximin dans une île de la Méditerranée, il y souffrit d’indignes traitements qui lui valurent la couronne du martyre. Fabien, deuxième successeur de Pontien, ramena son corps au cimetière de Calliste.

Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Pontien mourut en Sardaigne le 28 septembre 235, mais dès le temps du pape Libère on célébrait à Rome sa déposition, avec celle d’Hippolyte, le 13 août, jour où le pape Fabien avait transporté à Rome les deux corps et les avait ensevelis, le Pontife dans la nécropole papale de Callixte, et Hippolyte dans une crypte spéciale près du cimetière de Cyriaque : Idib. aug. Ypoliti in Tiburtina, et Pontiani in Calisti.
Selon Jean-Baptiste De Rossi, un graffite de la crypte papale de la voie Appienne rappellerait cette translation de Pontien (voir image plus bas)

Si les mots supplémentaires proposés par l’illustre archéologue sont exacts, l’auteur de ce graffite voulut faire allusion à la vindicatio posthume de Pontien à son rang de Pontife romain.

Comme on le voit, l’exil, selon le concept juridique romain, comportait la mort civile ; aussi Pontien, condamné avec son compétiteur Hippolyte aux travaux forcés du bagne in insula nociva, et mis dès lors dans l’impossibilité de gouverner l’Église, discinctus est, selon l’expression du Catalogue libérien, c’est-à-dire abdiqua sa charge. Cette abdication contribua peut-être à faire cesser à Rome le schisme qui divisait l’Église depuis le temps de Callixte ; pape et antipape, au jour de leur commune épreuve pour l’unique foi au Christ, se donnèrent fraternellement la main et souffrirent ensemble ; aussi, sous Fabien, la communauté chrétienne tout entière reçut à Rome les dépouilles vénérées des deux martyrs exilés, et de préférence même à Pontien, elle dota l’ancien docteur, naguère adversaire de Callixte, mais maintenant réuni à l’Église catholique, de statues, d’inscriptions et d’un culte devenu vite populaire et fervent.

La date de ce jour, pour la fête de Pontien, n’a donc aucun fondement historique. D’autre part, outre le Calendrier Philocalien, le Sacramentaire Léonien lui-même nous atteste que le martyr Pontien était célébré à Rome avec Hippolyte le 13 août, et il nous a conservé jusqu’aux collectes de sa fête.

D’après la liste des reliques transportées par Paschal Ier à Sainte-Praxède, celles du pape Pontien seraient, elles aussi, dans cette église. Toutefois la basilique de Saint-Laurent in I.ucina se flatte, dès 1112, de posséder le corps, ou tout au moins quelques reliques insignes de saint Pontien.

La messe [1] Statuit est du commun, sauf la lecture évangélique.

L’esprit humain est naturellement porté à désirer, pour accomplir le bien, des circonstances solennelles, glorieuses, où l’on peut prendre des poses tragiques et faire des gestes grandioses. L’Esprit de Dieu veut au contraire que nous accomplissions toujours, même les plus héroïques sacrifices, avec simplicité, naturel et humilité. Considérons ce saint Pape qui, exilé de Rome, démissionnaire de ses sublimes fonctions, condamné aux travaux forcés dans les mines de Sardaigne. Épuisé finalement par les mauvais traitements subis, y meurt après trois mois seulement de séjour, ayant bu jusqu’à la dernière goutte l’amer calice du martyre. En succombant, il a certainement touché, comme Celui dont il avait été vicaire, le fond de l’humiliation ; mais grâce à ces souffrances, Pontien est devenu un glorieux martyr et la fin du schisme lui est due.

[1] Avant 1942.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Saint Pontien, pape et martyr, régna de 231 à 235. En compagnie du prêtre Hippolyte, le célèbre écrivain (22 août), il fut exilé à cause de la foi en Sardaigne, où il succomba à ses souffrances ; il fut enterré à Rome, dans la catacombe de Calixte. On a découvert l’épitaphe primitive du pape dans la chapelle de Sainte Cécile.


Ces deux noms méconnus rappellent pourtant de manière forte une époque difficile de l'histoire de l'Église.

Pontien signifie pont en latin et Hippolyte a en grec le sens de qui délie les chevaux. Les deux hommes mourront en martyrs, rassemblés près du Christ, mais le déroulement de leur vie est tout autre, surtout de la part d'Hippolyte.

Pontien fut élu Pape en 230. Son élection fut controversée, précisément de la part d'Hippolyte. Lui était un intellectuel puissant, maître réputé à Rome par la profondeur de sa pensée et sa connaissance des saintes Écritures. Or ce théologien s'opposait au Pape et s'était autoproclamé chef d'une communauté dissidente ; il estimait que les Papes de l'époque, en ce IIIe siècle, n'étaient pas fidèles à la vraie tradition ecclésiale, par adaptation excessive aux goûts du monde.

Ainsi, au milieu de Rome, deux Églises s'affrontaient : l'une gouvernée par le Pape légitime et l'autre entraînée par un théologien contestataire. Face à cette division mortifère, l'empereur fit arrêter et le pape Pontien et Hippolyte le rival, les condamnant tous deux aux travaux forcés. Déportés en Sardaigne, soumis à une dure détention, les voilà obligés de se rassembler sur l'essentiel : la confession de foi au Christ selon le Credo des apôtres, premiers témoins de son Évangile.

L'Église de Rome vénèrera ensemble comme martyrs les saints Pontien et Hippolyte : ils moururent en déportation, en suppliant tous les baptisés de rétablir l'unité de l'Église de Rome. Le nouveau Pape Fabien fit ramener leurs reliques de la prison de Sardaigne dans la Ville éternelle. Le 13 août est l'anniversaire de ce transfert et de la réunion définitive du courageux pape Pontien et de son rival, ardent et sans doute sincère. Dieu a reconnu les siens.

Rédacteur : Frère Bernard Pineau, OP


Pope St. Pontian

Pope from 230-235 who holds the distinction of being the first pontiff to abdicate. Perhaps a Roman by birth, he was elected to succeed St. Urban I and devoted much of his reign to upholding the condemnation of the heretical aspects of Origenism and struggled against the schismatic movement which supported the antipope St. Hippolytus.
In 235, Pontian was arrested by Roman officials at the instigation of the persecution of the Church by Emperor Maximinus I Thrax.
With St. Hippolytus, St. Pontian was exiled to the infamous mines of Sardinia and, in order to make certain that the Church was not deprived of its leadership, Pontian stepped down, the first pope ever to do so. He and Hippolytus reconciled on the the Island and both died martyrs on Sardinia. Their remains were returned to Rome under Pope St. Fabian.


Pope St. Pontian

Dates of birth and death unknown. The "Liber Pontificalis" (ed. Duchesne, I, 145) gives Rome as his native city and calls his father Calpurnius. With him begins the brief chronicle of the Roman bishops of the third century, of which the author of the Liberian Catalogue of the popes made use in the fourth century and which gives more exact data for the lives of the popes. According to this account Pontian was made pope 21 July, 230, and reigned until 235. The schism of Hippolytus continued during his episcopate; towards the end of his pontificate there was a reconciliation between the schismatic party and its leader with the Roman bishop. After the condemnation of Origen at Alexandria (231-2), a synod was held at Rome, according to Jerome (Epist. XXXII, iv) and Rufinus (Apol. contra Hieron., II, xx), which concurred in the decisions of the Alexandrian synod against Origen; without doubt this synod was held by Pontian (Hefele, Konziliengeschichte, 2nd ed., I, 106 sq.). In 235 in the reign of Maximinus the Thracian began a persecution directed chiefly against the heads of the Church. One of its first victims was Pontian, who with Hippolytus was banished to the unhealthy island of Sardinia. To make the election of a new pope possible, Pontian resigned 28 Sept., 235, the Liberian Catalogue says "discinctus est". Consequently Anteros was elected in his stead. Shortly before this or soon afterwards Hippolytus, who had been banished with Pontian, became reconciled to the Roman Church, and with this the schism he had caused came to an end. How much longer Pontian endured the sufferings of exile and harsh treatment in the Sardinian mines is unknown. According to old and no longer existing Acts of martyrs, used by the author of the "Liber Pontificalis", he died in consequence of the privations and inhuman treatment he had to bear. Pope Fabian (236-50) had the remains of Pontian and Hippolytus brought to Rome at a later date and Pontian was buried on 13 August in the papal crypt of the Catacomb of Callistus. In 1909 the original epitaph was found in the crypt of St. Cecilia, near the papal crypt. The epitaph, agreeing with the other known epitaphs of the papal crypt, reads: PONTIANOS, EPISK. MARTUR (Pontianus, Bishop, Martyr). The word mártur was added later and is written in ligature [cf. Wilpert, "Die Papstgräber und die Cäciliengruft in der Katakombe des hl. Kalixtus" (Freiburg, 1909), 1 sq., 17 sq., Plate III]. He is placed under 13 Aug. in the list of the "Depositiones martyrum" in the chronographia of 354. The Roman Martyrology gives his feast on 19 Nov.

SOURCES

Liber Pontificalis, ed. DUCHESNE, I, Introd., xxiv sq., 145 sq.; DE ROSSI, Roma Sotteranea, ii, 73 sqq.

Kirsch, Johann Peter. "Pope St. Pontian." The Catholic Encyclopedia. Vol. 12. New York: Robert Appleton Company, 1911.13 Aug. 2017 <http://www.newadvent.org/cathen/12229b.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by WGKofron. With thanks to St. Mary's Church, Akron, Ohio.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. June 1, 1911. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/12229b.htm


San Ponziano Papa e martire


- Memoria Facoltativa

† Sardegna, 235

Ponziano, papa dal 230 al 235, e Ippolito, sacerdote, condannati dall'imperatore Massimino ai lavori forzati nelle miniere di Sardegna (235), vi morirono a causa dei maltrattamenti. La traslazione di Ponziano nella cripta dei Papi nel cimitero di Callisto e di Ippolito in quello sulla via Tiburtina a Roma il 13 agosto è attestata dalla 'Depositio Martyrum' (354). (Mess. Rom.)

Emblema: Palma

Martirologio Romano: Santi martiri Ponziano, papa, e Ippolito, sacerdote, che furono deportati insieme in Sardegna, dove entrambi scontarono una comune condanna e furono cinti, come pare, da un’unica corona. I loro corpi, infine, furono sepolti a Roma, il primo nel cimitero di Callisto, il secondo nel cimitero sulla via Tiburtina.

Il Catalogo Liberiano 

Una felice e fondata congettura di Emanuela Prinzivalli fa cominciare il pontificato del vescovo di Roma Ponziano nel 230. La fonte principale di questa e di altre notizie è il Catalogo Liberiano, che offre informazioni sull’episcopato di Ponziano, durato poco più di cinque anni, e della sua deportazione in Sardegna, condannato ad metalla cioè ai lavori forzati nelle miniere. Dopo l’imperatore Alessandro Severo (222-235), tollerante con i cristiani, salì al potere Massimino il Trace (235-238), che diversamente dal predecessore si volse contro i cristiani, mirando a colpire i capi delle cristianesimo. «La fine violenta di Alessandro Severo, assassinato durante una rivolta militare che espresse come nuovo imperatore Massimino il Trace, segnò un brusco mutamento nelle condizioni generali della politica romana che si tradusse sul piano religioso in una sistematica offensiva anticristiana mirata a colpire gli esponenti del clero», scrive Marcella Forlin Patrucco. Papa Ponziano ne fu una illustre vittima, ma non da solo: con lui fu condannato e deportato un altro capo dei cristiani, il sacerdote Ippolito, passato alla storia come antipapa; successivamente, entrambi sarebbero stati riconosciuti martiri e perciò degni di menzione nella storia della Chiesa. L’anno dell’esilio di Ponziano è il 235 e questo dovrebbe esserne anche l’anno della morte. Il citato Catalogo ricorda con precisione una data e un fatto: il 28 settembre 235 Ponziano abdica cioè volontariamente rinuncia al pontificato; è il primo caso nella storia della Chiesa ed è il primo elemento biografico nella storia dei papi di cui sia nota la data esatta. 

La Depositio martyrum 

Anche un’altra fonte, la Depositio martyrum, accosta Ponziano e Ippolito, dando la notizia della loro sepoltura avvenuta a Roma nello stesso giorno, il 13 agosto: Ponziano fu sepolto nel cimitero cosiddetto di Callisto, sulla via Appia, Ippolito nel cimitero sulla via Tiburtina. Il Martirologio Romano, alla data del 13 agosto, appunta: «Santi martiri Ponziano, papa, e Ippolito, sacerdote, che furono deportati insieme in Sardegna, dove entrambi scontarono una comune condanna e furono cinti, come pare, da un’unica corona. I loro corpi, infine, furono sepolti a Roma, il primo nel cimitero di Callisto, il secondo nel cimitero sulla via Tiburtina».  

Come ricorda Emanuela Prinzivalli, l’epitaffio di Ponziano fu ritrovato nel 1909 sotto la pavimentazione del cubicolo di Santa Cecilia contiguo alla cripta papale del cimitero di Callisto; l’iscrizione è in greco: «Pontianos episk[opos] m[a]rt[ys]». Le spoglie di Ponziano, con quelle di altri cristiani importanti sepolti nel cimitero callistiano, furono traslate nella chiesa di Santa Prassede durante il pontificato di Pasquale I (817-824). 

Il Liber pontificalis 

Secondo il Liber pontificalis, Ponziano fu romano, figlio di un tale Calpurnio, e morì a causa di molte sofferenze, probabilmente le sofferenze dovute alle crudeli fustigazioni riservate ai condannati alle miniere. Una notizia abbastanza sicura riguarda l’assenso di Ponziano alla decisione del vescovo di Alessandria Demetrio di condannare il teologo Origene – legato alla Chiesa di Alessandria e allo stesso Demetrio – che, a insaputa di Demetrio, era stato ordinato sacerdote dai vescovi Teoctisto di Cesarea e Alessandro di Gerusalemme.

«Discinctus est» 

Evidentemente il fatto più rilevante del pontificato di Ponziano – per quello che emerge dalle fonti – è la sua rinuncia all’ufficio di pontefice, rinuncia espressa con il termine tecnico «discinctus est»: si tratterebbe del primo caso nella storia del papato. Perché Ponziano rinuncia al pontificato? In primo luogo, potrebbe aver considerato realisticamente la sua situazione: non sarebbe uscito vivo dalla condanna e dalle sofferenze ad metalla, eppure la Chiesa aveva bisogno di un Pontefice che la guidasse; per questo, occorreva la propria personale e volontaria rinuncia. In secondo luogo, considerando che il sacerdote Ippolito condannato con lui era probabilmente il capo di una parte minoritaria e dissidente della comunità romana, il gesto di una abdicazione avrebbe significato una mano tesa verso l’unità e la riconciliazione.

Autore:
Eugenio Russomanno

Fonte:
Vatican Insider


lundi 12 août 2013

Saint EUPLIUS (EUPLUS, EUPLO, EUPLIO) de CATANIA, diacre et martyr


Saint Euplus le Diacre

Martyr en Sicile ( 304)

A ce moment, les Livres Saints étaient interdits et devaient être livrés aux instances officielles. Le diacre Euplus, vint devant le tribunal pour montrer qu'il entendait conserver des livres interdits par les décrets impériaux. Arrêté, il fut soumis à la torture, mais en vain. Il fut conduit au supplice avec l'évangile qu'il avait lors de son arrestation. On le lui suspendit au cou. Il fut décapité.

À Catane en Sicile, l’an 304, saint Euplus, martyr. Dans la persécution de Dioclétien, selon les Actes du martyre, Euplus se présenta spontanément au tribunal, tenant en main le livre des Évangiles. Mis en prison par le gouverneur Calvinianus, et interrogé à plusieurs reprises, il répondit qu’il se faisait gloire de savoir l’Évangile par cœur. Il fut alors frappé de verges jusqu’à la mort.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/7858/Saint-Euplus-le-Diacre.html

LES ACTES DE SAINT EUPLIUS, DIACRE

(En 303)

fêté le 11 août

Sous le neuvième consulat de Dioclétien et le huitième de Maximien, la veille des ides d'août, dans la ville de Catane, le diacre Euplius, devant le voile qui fermait le secrétariat du consulaire, criait à haute voix : «Je suis chrétien, je veux mourir pour le nom du Christ.» Le consulaire Calvisianus, l'ayant entendu, dit : «Qu'on fasse entrer cet homme qui a crié.» Euplius fut introduit dans le secrétariat du consulaire; il portait dans ses mains le livre des Évangiles. Un des amis de Calvisianus, nommé Maxime, dit en le voyant : «Le livre que cet homme tient à la main est un outrage aux décrets de nos empereurs.» Galvisianus dit à Euplius : «Où l'as tu pris ? Est-il sorti de chez toi ?» Euplius répondit : «Je n'ai point de chez moi, Jésus-Christ mon maître en est témoin.» Le consulaire Calvisianus dit : «Est-ce toi qui as apporté ce livre ici ?» Euplius dit : «Oui, c'est moi : tu le vois bien je l'avais en main quand on m'a arrêté.» Calvisiallus dit : «Lis-moi quelques passages de ce livre !» Euplius lÕouvrit et lut : «Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, parce que le royaume des cieux est à eux.» Puis dans un autre endroit : «Que celui qui veut venir après moi prenne sa croix et me suive.» À ces passages il en ajoutait d'autres, lorsque le consulaire Calvisianus lui dit : «Qu'est-ce que cela ?» Euplius répondit : «C'est la loi de mon Maître, telle qu'elle m'a été donnée.» Le consulaire Calvisianus dit : «Donnée par qui ?» Euplius répondit : «Par Jésus Christ, le Fils du Dieu vivant.» Le consulaire Calvisianus dit, en l'interrompant : «Maintenant que nous avons sa confession, quÕon lÕinterroge dans la torture , et quÕon le remette aux mains des bourreaux.» À peine leur eut-il été livré, que la seconde interrogation, l'interrogation par la torture, commença.

Sous le neuvième consulat de Dioclétien et le huitième de Maximien, la veille des ides d'août, le consulaire Calvisianus dit à Euplius pendant qu'on l'appliquait à la question: «Tu viens tout à l'heure de confesser ta foi devant nous; qu'en penses-tu maintenant ?» Euplius, se signant le front de la main qu'on lui avait laissée libre, dit : «Ce que j'ai confessé, je le confesse encore — je suis chrétien, et je lis les Écritures divines.» Calvisianus dit : «Pourquoi gardais-tu ces livres, et ne les remettais-tu pas aux juges ? Les empereurs l'avaient ordonné.» Euplius répondit : «Parce que je suis chrétien, et- qu'il ne mÕétait pas permis dÕêtre traditeur. Plutôt mourir que d'être traditeur. La vie éternelle est dans la mort; au contraire, le traditeur perd la vie éternelle. C'est pour ne pas la perdre que je donne ma vie.» Calvisianus l'interrompit et dit : «Euplius, contre l'édit de nos princes, n'a pas livré les Écritures, mais il les a lues au peuple; que le bourreau continue la torture.» Pendant le supplice, Euplius disait : «Je vous rends grâces, ô Christ ! défendez-moi; c'est pour vous que je souffre ces tourments.» Le consulaire lui dit : «Renonce Euplius, à tant de folie. Adore les dieux, et je te rendrai la liberté.» Euplius répondit : «J'adore le Christ, j'ai les démons en horreur; achève ce que tu veux faire; je suis chrétien; il y a longtemps que j'ambitionne ce bonheur; encore une fois achève ce que tu veux faire, ajoute de nouvelles tortures : je suis chrétien.»

La torture, en effet, continua longtemps; à la fin les bourreaux reçurent l'ordre de suspendre quelques instants. Alors Calvisianus dit: «Malheureux, adore nos divinités; rends tes hommages à Mars, à Apollon et à Esculape.» Euplius dit : «J'adore le Père, le Fils, et le saint Esprit. J'adore la sainte Trinité; il n'y a pas d'autre Dieu qu'elle. Périssent des dieux qui n'ont fait ni le ciel, ni la terre, ni rien de qu'ils renferment ! Je suis chrétien. Le préfet Calvisianus dit : «Si tu veux être délivré, sacrifie.» Euplius répondit : «Je me sacrifie maintenant au Christ notre Seigneur, et je ne sais ce que je pourrais faire de plus. Tes efforts sont in utiles. Je suis chrétien. Calvisiarius ordonna qu'on recommençât la torture plus cruelle que la première fois. Euplius, du milieu des supplices, disait encore : «Je vous rends grâces, ô Christ. Christ, secourez-moi; c'est pour vous, Christ, que je souffre ces tourments.» Il répétait souvent cette prière, et lorsque ses forces s'épuisaient, ses lèvres défaillantes la redisaient encore ou plusieurs autres pareilles.

Alors Calvisianus, rentrant derrière le voile, dicta la sentence et revint aussitôt; il tenait dans ses mains la tablette et lut : «Le chrétien Euplius a méprisé les édits des princes, il a blasphémé nos dieux et refuse de se repentir; j'ordonne qu'il ait la tête tranchée par le glaive. Emmenez-le.» On suspendit au cou d'Euplius, Évangile qu'il portait quand on l'avait arrêté; devant lui un héraut criait : «Euplius chrétien, ennemi des dieux et des empereurs.» Mais Euplius, dont les vÏux étaient comblés, répétait sans cesse : «Grâces au Christ Dieu.» Arrivé au lieu du supplice, il éleva ses mains étendues vers le ciel et dit : «Je vous rends grâces, Seigneur Jésus Christ, de ce que votre puissance m'a soutenu; vous n'avez pas laissé périr mon âme avec les impies, et vous m'avez donné la grâce de confesser votre nom. Confirmez à cette heure ce que vous même avez opéré en moi, et que l'audace de votre ennemi soit confondue.» Puis, abaissant ses regards sur le peuple, il continua : «Frères bien-aimés, écoutez mes dernières paroles; priez Dieu et craignez-le de tout votre cÏur; car au moment de la mort il se souvient de ceux qui le craignent; et quand ils seront sortis de ce monde, les anges viendront au-devant d'eux et les conduiront dans la cité du Seigneur, à la sainte Jérusalem.»

En achevant ces paroles, le bienheureux Euplius se mit à genoux et présenta sa tête au bourreau, qui l'abattit d'un seul coup. Aussitôt il alla recevoir la couronne éternelle, récompense de sa foi; les nombreuses légions des anges et des saints martyrs l'introduisirent en triomphe devant le trône de notre Dieu et Seigneur Jésus Christ. Quand à son corps, les chrétiens l'enlevèrent, l'embaumèrent avec respect, et le déposèrent dans un lieu vénéré, où notre Seigneur Jésus Christ se plaît encore chaque jour à multiplier les miracles, et à guérir les nombreux malades qui viennent y prier.


St. Euplius

In Sicily, in the year 304, under the ninth consulate of Dioclesian, and the eighth of Maximian, on the 12th of August, in the city of Catana, St. Euplius, a deacon, was brought to the governor’s audience-chamber, and attending on the outside of the curtain, cried out: “I am a Christian, and shall rejoice to die for the name of Jesus Christ.” The governor, Calvisianus, who was of consular dignity, heard him, and ordered that he who had made that outcry should be brought in, and presented before him. Euplius went in with the book of the gospels in his hand.

One of Calvisianus’s friends, named Maximus, said: “You ought not to keep such writings, contrary to the edicts of the emperors.” Calvisianus said to Euplius: “Where had you those writings? did you bring them from your own house?” Euplius replied: “That he had no house, but that he was seized with the book about him.” The judge bid him read something in it. The martyr opened it, and read the following verses: Blessed are they who suffer persecution for justice sake, for theirs is the kingdom of heaven. 1 And in another place: He that will come after me, let him take up his cross, and follow me. The judge asked him what that meant. The martyr answered: “It is the law of my Lord, which hath been delivered to me.” Calvisianus said: “By whom?” Euplius answered: “By Jesus Christ, the Son of the living God.” Calvisianus then pronounced this interlocutory order: “Since his confession is evident, let him be delivered up to the executioners, and examined on the rack.” This was immediately done, and the martyr was interrogated accordingly. Whilst they were tormenting him the same day, Calvisianus asked him whether he persisted in his former sentiments?

Euplius, making the sign of the cross on his forehead with the hand that he had at liberty, said: “What I formerly said I now declare again, that I am a Christian, and read the holy scriptures.” He added, that he durst not deliver up the sacred writings, by which he should have offended God, and that death was more eligible, by which he should gain eternal life. Calvisianus ordered him to be hoisted on the rack, and more cruelly tormented. The martyr said, whilst he was tormented: “I thank thee, O Lord Jesus Christ, that I suffer for thy sake: save me, I beseech thee.” Calvisianus said: “Lay aside thy folly; adore our gods, and thou shalt be set at liberty.” Euplius answered: “I adore Jesus Christ; I detest the devils. Do what you please; add new torments; for I am a Christian. I have long desired to be in the condition in which I now am.” After the executioners had tormented him a long time, Calvisianus bade them desist, and said: “Wretch, adore the gods; worship Mars, Apollo, and Æsculapius.” Euplius replied: “I adore the Father, Son, and Holy Ghost. I worship the Holy Trinity, besides whom there is no God.” Calvisianus said: “Sacrifice, if you would be delivered.” Euplius answered: “I sacrifice myself now to Jesus Christ, my God. All your efforts to move me are to no purpose. I am a Christian.” Then Calvisianus gave orders for increasing his torments.

Whilst the executioners were exerting their utmost in tormenting him, Euplius prayed thus: “I thank thee, my God; Jesus Christ, succour me. It is for thy name’s sake that I endure these torments.” This he repeated several times. When his strength failed him, his lips were seen still to move, the martyr continuing the same or the like prayer with his lips when he could no longer do it with his voice. At length Calvisianus went behind the curtain, and dictated his sentence, which a secretary wrote. Afterwards he came out with a tablet in his hand, and read the following sentence: “I command that Euplius, a Christian, be put to death by the sword, for contemning the prince’s edicts, blaspheming the gods, and not repenting. Take him away.”

The executioners hung the book of the gospels, which the martyr had with him when he was seized, about his neck, and the public crier proclaimed before him: “This is Euplius the Christian, an enemy to the gods and the emperors.” Euplius continued very cheerful, and repeated as he went: “I give thanks to Jesus Christ, my God. Confirm, O Lord, what thou hast wrought in me.” When he was come to the place of execution, he prayed a long time on his knees, and once more returning thanks, presented his neck to the executioner, who cut off his head. The Christians carried off his body, embalmed and buried it. He is named in all the martyrologies of the western church.




St. Euplius, Martyr

IN Sicily, in the year 304, under the ninth consulate of Dioclesian, and the eighth of Maximian, on the 12th of August, in the city of Catana, Euplius, a deacon, was brought to the governor’s audience-chamber, and attending on the outside of the curtain, cried out: “I am a Christian, and shall rejoice to die for the name of Jesus Christ.” The governor, Calvisianus, who was of consular dignity, heard him, and ordered that he who had made that outcry should be brought in, and presented before him. Euplius went in with the book of the gospels in his hand. One of Calvisianus’s friends, named Maximus, said: “You ought not to keep such writings, contrary to the edicts of the emperors.” Calvisianus said to Euplius: “Where had you those writings? did you bring them from your own house?” Euplius replied: “That he had no house, but that he was seized with the book about him.” The judge bid him read something in it. The martyr opened it, and read the following verses: Blessed are they who suffer persecution for justice sake, for theirs is the kingdom of heaven. 1 And in another place: He that will come after me, let him take up his cross, and follow me. 2 The judge asked him what that meant. The martyr answered: “It is the law of my Lord, which hath been delivered to me.” Calvisianus said: “By whom?” Euplius answered: “By Jesus Christ, the Son of the living God.” Calvisianus then pronounced this interlocutory order: “Since his confession is evident, let him be delivered up to the executioners, and examined on the rack.” This was immediately done, and the martyr was interrogated accordingly. Whilst they were tormenting him the same day, Calvisianus asked him whether he persisted in his former sentiments? Euplius, making the sign of the cross on his forehead with the hand that he had at liberty, said: “What I formerly said I now declare again, that I am a Christian, and read the holy scriptures.” He added, that he durst not deliver up the sacred writings, by which he should have offended God, and that death was more eligible, by which he should gain eternal life. Calvisianus ordered him to be hoisted on the rack, and more cruelly tormented. The martyr said, whilst he was tormented: “I thank thee, O Lord Jesus Christ, that I suffer for thy sake: save me, I beseech thee.” Calvisianus said: “Lay aside thy folly; adore our gods, and thou shalt be set at liberty.” Euplius answered: “I adore Jesus Christ; I detest the devils. Do what you please; add new torments; for I am a Christian. I have long desired to be in the condition in which I now am.” After the executioners had tormented him a long time, Calvisianus bade them desist, and said: “Wretch, adore the gods; worship Mars, Apollo, and Æsculapius.” Euplius replied: “I adore the Father, Son, and Holy Ghost. I worship the Holy Trinity, besides whom there is no God.” Calvisianus said: “Sacrifice, if you would be delivered.” Euplius answered: “I sacrifice myself now to Jesus Christ, my God. All your efforts to move me are to no purpose. I am a Christian.” Then Calvisianus gave orders for increasing his torments.


Whilst the executioners were exerting their utmost in tormenting him, Euplius prayed thus: “I thank thee, my God; Jesus Christ, succour me. It is for thy name’s sake that I endure these torments.” This he repeated several times. When his strength failed him, his lips were seen still to move, the martyr continuing the same or the like prayer with his lips when he could no longer do it with his voice. At length Calvisianus went behind the curtain, and dictated his sentence, which a secretary wrote. Afterwards he came out with a tablet in his hand, and read the following sentence: “I command that Euplius, a Christian, be put to death by the sword, for contemning the prince’s edicts, blaspheming the gods, and not repenting. Take him away.” The executioners hung the book of the gospels, which the martyr had with him when he was seized, about his neck, and the public crier proclaimed before him: “This is Euplius the Christian, an enemy to the gods and the emperors.” Euplius continued very cheerful, and repeated as he went: “I give thanks to Jesus Christ, my God. Confirm, O Lord, what thou hast wrought in me.” When he was come to the place of execution, he prayed a long time on his knees, and once more returning thanks, presented his neck to the executioner, who cut off his head. The Christians carried off his body, embalmed and buried it. He is named in all the martyrologies of the western church. See his genuine acts in Baronius, Ruinart, Tillemont, t. 5, p. 695, Orsi. Those published by Metaphrastes are spurious.


Note 1. Matt. v. 10


Note 2. Matt. xvi. 24

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VIII: August. The Lives of the Saints.  1866. 

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/8/122.html

Saint Euplius, Deacon

St Euplius obtained the crown of martyrdom in Sicily during the persecution of Diocletian and Macimian. He was arrested while reading the Gospel in the city of Catana, and brought before the governor, Calvisianus, with the sacred volume in his hand. The governor asked him whether he had brought those writings from his own house, or happened to have them about him.

The saint replied: “I have no house; I carry them about me, and was arrested with them.”

The judge ordered him to read something from them; and the saint read the two following texts: 

Blessed are they that suffer persecution for justice sake, for theirs is the kingdom of heaven. And: He that will come after Me, let him take up his cross and follow Me.

The judge inquired the meaning of these words. Euplius replied: “This is the law of God, which hath been given me.”

“By whom?”

“By Jesus Christ, the Son of the living God.”

“Since, then, thou dost confess thyself a Christian,” said Calvisianus, “I shall deliver thee to the executioners, that they may torture thee.”

While the saint was undergoing the torture, Calvisianus said to him: “What dost thou say of thy confession?”

The saint replied: “That which I have said I now repeat: I am a Christian!”

“But why,” said the judge, “didst thou not give up those writings as the emperors have commanded?”
“Because I am a Christian. I will sooner die than deliver them. IN them is eternal life, which is lost by him who would betray what God has entrusted to his keeping.”

The tyrant ordered his tortures to be continued, and Euplius said:

“I thank Thee, my Lord Jesus Christ. Since I suffer for Thy sake, do Thou preserve me.”

The judge said: “Adore the gods, and thou shalt be set at liberty.”

The saint replied: “I adore Jesus Christ, and detest the demons. Torture as much as thou pleases, still shall I proclaim myself a Christian.”

After the saint had been tortured for a considerable time, the tyrant exclaimed: “Wretch that thou art! Worship our gods; adore Mars, Apollo, Aesculapius.”

The martyr answered: “I adore the Father, the Son, and the Holy Ghost, one only God; besides whom there is no God. May your gods find no worshippers! I offer myself a sacrifice to the true God; nor is it possible to change me.”

Calvisianus gave orders that his torments should be increased to the utmost; and while this was being performed, Euplius was heard to say: “I thank Thee, my Lord Jesus Christ. Since I endure these torments for Thy sake, do Thou succor me.”

Although the agony of his torments caused his voice and strength to fail him, his lips still moved, as if he would repeat this prayer.

At last Calvisianus, seeing that the constancy of the saint was not to be overcome, commanded his head to be struck off. The book of the Gospels was tied round his neck, and, while he was proceeding to the place of execution, the public crier proclaimed before him: “This is Euplius the Christian, an enemy to the gods and to the emperors.”

But the saint ceased not to return thanks to Jesus Christ, until he arrived at the place of execution, when, casting himself upon his knees, he said: “Oh Lord Jesus Christ! I give Thee thanks for having granted me strength to confess Thy holy name. Complete, Oh Lord, what Thou hast begun, that Thy enemies may be confused.”

Then, turning to the people who had followed him, he said: “Brethren, love the Lord with all your hearts; for he never forgets those who love him. He remembers them during life and at the hour of their death, when he sends his angels to lead them to their heavenly country.”

Having said these words, he presented his neck to the executioner, who struck off his head, on the 12th of August, in the year 304. The Christians carried off his body, embalmed and buried it. The Acts of his martyrdom are found in Ruinart.

Victories of the Martyrs, St. Alphonsus Liguori

Saint Euplus of Catania

Also known as
  • Euplio
  • Euplius
Profile

Deacon. Tortured and martyred by order of governor Calvisianus in the persecutions of Diocletian for the crime of possessing a copy of the Gospels. His copy of the Scripture was taken when he was arrested; in court he was asked if he had any other copies, and he began to recite them from memory.

SOURCE : http://catholicsaints.info/saint-euplus-of-catania/

Martyr and Archdeacon Euplus of Catania

The Martyr Archdeacon Euplus suffered in the year 304 under the emperors Diocletian (284-305) and Maximian (305-311). He served in the Sicilian city of Catania. Always carrying the Gospel with him, St Euplus preached constantly to the pagans about Christ.


Once, while he read and explained the Gospel to the gathered crowd, they arrested him and took him to the governor of the city, Calvisianus. St Euplus confessed himself a Christian and denounced the impiety of idol-worship. For this they sentenced him to torture.

They threw the injured saint into prison, where he remained in prayer for seven days. The Lord made a spring of water flow into the prison for the martyr to quench his thirst. Brought to trial a second time, strengthened and rejoicing, he again confessed his faith in Christ and denounced the torturer for spilling the blood of innocent Christians.

The judge commanded that the saint’s ears be torn off, and that he be beheaded. When they led the saint to execution, they hung the Gospel around his neck. Having asked time for prayer, the archdeacon began to read and explain the Gospel to the people, and many of the pagans believed in Christ. The soldiers beheaded the saint with a sword.

His holy relics are in the village of Vico della Batonia, near Naples

SOURCE : http://oca.org/saints/lives/2015/08/11/102264-martyr-and-archdeacon-euplus-of-catania

Sant' Euplo (Euplio) di Catania Diacono e martire


Catania, sec. IV

La popolarità di sant' Agata a Catania ha oscurato un altro martire, il concittadino sant' Euplo (o Euplio), diacono, che subì il martirio «sotto il nono consolato di Diocleziano e l'ottavo di Massimiano, la vigilia delle idi di agosto, a Catania», cioè il 12 agosto 304. Questi dati provengono da un antico documento, «la Passione di sant' Euplo», che racconta le ultime ore del diacono. Davanti al tribunale che lo processava Euplo gridò ad alta voce: «Io sono cristiano; desidero morire per il nome di Cristo». Non volendo per nessuna ragione abiurare la sua fede, il governatore della città, Calviniano, ordinò che fosse decapitato. Gli fu posto al collo il Vangelo che portava al momento dell'arresto; davanti a lui un araldo gridava: «Euplo, cristiano, nemico degli dèi e degli imperatori!». Euplo, tutto contento, ripeteva senza posa: «Grazie a Cristo Dio». Affrettava il passo come se andasse alla incoronazione. Arrivato sul luogo del supplizio si mise in ginocchio e pregò a lungo. Poi presentò la testa e fu decapitato. (Avvenire)

Emblema: Palma

Martirologio Romano: A Catania, sant’Euplo, martire: secondo la tradizione, durante la persecuzione dell’imperatore Diocleziano, fu gettato in carcere dal governatore Calvisiano perché trovato con il libro dei Vangeli tra le mani; interrogato più volte, fu battuto a morte per aver risposto di serbare con vanto il Vangelo nel suo cuore.

La popolarità di S. Agata a Catania ha posto in ombra un altro glorioso martire, il concittadino S. Euplo (o Euplio), diacono, che subì il martirio "sotto il nono consolato di Diocleziano e l'ottavo di Massimiano, la vigilia delle idi di agosto, a Catania", cioè il 12 agosto 304. Questi dati ci provengono da un antico documento, storicamente attendibile, la Passione di S. Euplo, esemplare per concisione e drammaticità. "Il diacono Euplo, trovandosi nello spazio dietro il ùvelario del tribunale, gridò ad alta voce: "Io sono cristiano; desidero morire per il nome di Cristo"". Il governatore della città, Calviniano, lo convocò dinanzi a sé, e dopo un breve preliminare gli ordinò di leggere un brano dei libri che recava con sé. Euplo lesse: "Felici quelli che soffrono persecuzione per la giustizia, poichè di essi è il regno dei cieli". Poi spiegò: "E’ la legge del mio Signore, tale e quale mi è stata trasmessa".

Calviniano ordinò che Euplo fosse torturato, e durante il supplizio avvenne il secondo interrogatorio e l'invito a ritrattare la precedente confessione: "Euplo si segnò la fronte con la mano rimasta libera e rispose: "Quello che ho confessato, lo confesso ancora: sono cristiano e leggo le divine Scritture"". I carnefici continuavano a infierire sul suo corpo ed egli pregava: "io ti rendo grazie, o Cristo; salvami, perché soffro per te".
Il governatore ordinò una pausa e compì l'ultimo tentativo per convincere Euplo a sacrificare agli dei: " Disgraziato, adora gli dei. Onora Marte, Apollo ed Esculapio". Ed Euplo rispose: "io adoro il Padre, il Figlio e lo Spirito Santo. Io adoro la Santa Trinità. Tranne questo, non c'è altro Dio... Io sacrifico, ma offro me stesso in sacrificio a Cristo Dio, non ho niente di più da sacrificare; i tuoi sforzi sono vani, io sono cristiano".

Euplo venne condannato alla decapitazione: "Gli fu posto al collo il Vangelo che portava al momento dell'arresto; davanti a lui un araldo gridava: "Euplo, cristiano, nemico degli dèi e degli imperatori!". Euplo, tutto contento, ripeteva senza posa: "Grazie a Cristo Dio". Affrettava il passo come se andasse alla incoronazione. Arrivato sul luogo del supplizio si mise in ginocchio e pregò lungamente. Poi presentò la testa al boia e fu decapitato. Più tardi, alcuni cristiani vennero a portare via il corpo. Prima di seppellirlo lo imbalsamarono".

Sant'Euplio è il protettore e compatrono di Francavilla di Sicilia (ME), il protettore di Trevico (AV), il compatrono di Catania.

Autore: Piero Bargellini