jeudi 31 janvier 2019

Bienheureux 109 MARTYRS CLARÉTAINS d'ESPAGNE


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Béatification de 109 clarétains espagnols martyrs

La vie du frère Ferdinando Saperas
Ce sont 109 religieux espagnols, de la Congrégation des Fils du Cœur Immaculé de Marie, morts pour leur foi au cours de la Guerre civile en Espagne, entre 1936 et 1937, seront béatifiés en tant que martyrs, ce samedi 21 octobre 2017 dans la basilique de la Sagrada Familia à Barcelone (Espagne), indique L’Osservatore Romano en italien.
L’envoyé du pape François, le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, présidera la messe de béatification.
Il s’agit des clarétains – fondés par saint Antoine-Marie Claret – : le père Mateo Casals, Teofilo Casajús, Ferdinando Saperas et de leurs 106 compagnons issus également de la même Congrégation.
Le quotidien du Vatican publie une note biographique du frère Ferdinando Saperas (1905-1936), un des 109 martyrs.
Il naît à Alió, dans la province de Tarragone, le 8 septembre 1905. En 1912, il perd son père et sa mère doit prendre soin de trois enfants. Elle ouvre une petite poissonnerie à Valls où ils déménagent.
À treize ans, Ferdinando travaille dans les champs et puis comme serveur à l’hôtel. Très pieux, il participe à la messe quotidienne dans sa paroisse.
En 1925, il commence son service militaire à Barcelone. Sa caserne se trouve à côté du sanctuaire du Cœur de Marie, tenu par les missionnaires clarétains. C’est à ce moment que naît sa vocation à la vie consacrée.
Il entre chez les clarétains le 14 août 1929. Après un an de noviciat, en août 1930, il est envoyé comme cuisinier à Alagón (Saragosse). Le 13 octobre, il devient cuisinier adjoint à Cervera, où vit une communauté de 243 clarétains.
La proclamation de la République, le 14 avril 1931, entraîne aussi des changements chez les missionnaires. Frère Ferdinando est désormais concierge, parce qu’il est robuste et très discret. La conciergerie est loin des habitations et quand il doit appeler quelqu’un, il marche longtemps le long des corridors en récitant le chapelet.
Quand les persécutions contre l’Église avec l’assassinat des moines et des prêtres commencent, son frère Juan vient le ramener chez lui, mais Ferdinando refuse. Au début du février 1934, il est transféré à Mas Claret, ou il est responsable de la cuisine et des animaux domestiques.
En été 1936, on ne lui permet pas de faire les voeux perpétuels et le met devant un choix: quitter la congrégation ou faire une année supplémentaire de probation. Il accepte de faire encore une année, car il croit en sa vocation de religieux.
Le 21 juillet 1936, la communauté doit quitter le couvent à cause des menaces des milices. Frère Ferdinando se réfugie dans une famille à Montpalau. Il se met au service des propriétaires qui tiennent un bureau de tabac et un bar. Il ne quitte jamais la prière et son désir de devenir religieux, même si plusieurs gens lui conseillent de se marier et de penser à se sauver.
À cause des insultes et des malédictions à son adresse, le propriétaire le transfère dans un abri provisoire à Cal Berenguer de Villagrasseta. De là, Fernando va au nord de Mas Claret. Pris par quatre miliciens, il est victime d’abus et de harcèlement.
Le frère Fernando est fusillé le 13 août 1936. Il est inhumé au cimetière de Tárrega.

Espagne: reconnaissance du martyre de 109 religieux clarétains pendant la Guerre civile

Mateo Casals, Teofilo Casajús, Ferdinando Saperas et 106 compagnons
DÉCEMBRE 23, 2016 17:01PAPE FRANÇOISROME

Le pape François reconnaît le martyre de 109 religieux espagnols morts pour leur foi au cours de la Guerre civile en Espagne, entre 1936 et 1937. Il s’agit des clarétains – fondés par saint Antoine-Marie Claret – Mateo Casals, Teofilo Casajús, Ferdinando Saperas et de leurs 106 compagnons issus également de la Congrégation des Fils du Cœur Immaculé de Marie. La reconnaissance du martyre ouvre la voie à leur béatification : un miracle ultérieur ne sera pas utile.
Le pape a autorisé le mercredi 21 décembre 2016 en tout la publication de 8 décrets de la Congrégation pour les causes des saints, pour 2 miracles, ouvrant la voei à la canonisation d’un prêtre espagnol et à la béatification d’une religieuse italienne d’origine franco-autrichienne, le martyre des 109 Espagnols assassinés et les « vertus héroïques » de cinq baptisés, dont un prêtre de Marseille.
Le père Mateo Casals a été le Supérieur de la communauté clarétaine à Sabadell, ville industrielle de Catalogne, à 20 km de Barcelone. Même pendant la guerre, les clarétains assuraient la présence constante dans une église du centre-ville et étaient toujours prêts à la confession.
Arrêté le 20 juillet 1936, le P. Casals et ses compagnons dont le plus jeune frère, José Cardona, n’avait que 20 ans, continuent la prière notamment du chapelet dans leurs cellules. Ils ont tous été fusillés dans la nuit du 5 septembre 1936.
Le frère Ferdinand Saperas Aluja est né à Alió (Tarragone) le 8 septembre 1905. Il est entré chez les Missionnaires Clarétains en 1928, en disant plus tard : « Nous ne pourrons jamais remercier Dieu assez pour la grâce de la vocation. » Sa bonne disposition pour le travail ainsi que le zèle missionnaire ont été des caractéristiques de sa spiritualité.
Il était le chargé de la porterie quand, le 21 juillet 1936, les 117 clarétains de sa communauté durent se disperser précipitamment. Le frère Ferdinand a été arrêté le 12 août  au matin.
« Une fois qu’il manifesta sa condition de religieux, dit sa biographie, il fut soumis à toute sorte de provocations et vexations contre la chasteté. Finalement, après quinze heures de tortures, pardonnant à ses bourreaux, il fut exécuté à la porte du cimetière de Tárrega (Lérida). C’était le 13 août 1936. »
Le clarétain Teofilo Casajús Alduán est né le 3 novembre 1914, à Murchante, à Navarra, et a été tué le 26 juillet 1936, à Lleida.
DÉCEMBRE 23, 2016 17:01PAPE FRANÇOISROME



51 Martyrs d'Espagne (Clartétins - 1936)

Bx Felipe de Jesus MUNARRIZ et 50 compagnons


Béatification: 25.10.1992  à Rome  par Jean Paul II
Canonisation:


Fête: 2 août pour 3 d'entre-eux
Réf. dans l’Osservatore Romano:  1992 n.43
Réf. dans la Documentation Catholique: 1992 n.21 p.1064

Notice

De la Congrégation des Fils du Cœur Immaculé de Marie (Clarétins). Martyrs du 2 au 18 août 1936.
Cadre historique

Après une éphémère première République (1873-74), la royauté espagnole est à nouveau abolie en 1931 avec l’instauration de la seconde République. Elle commence sous de bonnes augures et beaucoup de catholiques s’y rallient, mais les hostilités avec la religion s’ouvrent en 1933 après des élections favorables à la gauche. C’est d’abord une politique de laïcité absolue qui tend à éradiquer le christianisme de la nation espagnole : interdiction aux religieux de faire “aucun commerce, aucune industrie, aucun enseignement”, suppression des jésuites, approbation du divorce, crucifix retirés des classes. Et déjà, on brûle des églises. La gauche républicaine a mal calculé. Il faudrait peu connaître le peuple espagnol pour penser qu’il accepte cette violence anti-religieuse sans réaction. Les élections de décembre 1933 ramènent au pouvoir une majorité de droite. Peut-être à ce moment-là, la crise aurait pu être terminée si des solutions inspirées du catholicisme social avaient été mises en œuvre : malheureusement il n’en est rien ; les conservateurs paralysent les plans de réforme. Durant l’été 1934, éclate une première "Révolution des Asturies"; des prêtres et des religieuses sont assassinés, notamment les martyrs de Turon. La gauche jusque là dispersée se regroupe et aux élections de février 1936, elle amène le "Frente popular" (Front populaire) au pouvoir. Composé de communistes, socialistes et anarchistes d’opinions souvent divergentes, il est essentiellement anti-clérical. Les évêques reconnaissent au début sa légitimité. Mais les violences éclatent déjà en juin 1936. Ce gouvernement (‘républicain’ de style révolutionnaire) lance une violente persécution sanglante qui, en quelques semaines, fait une foule de victimes. Tout le peuple ne suit pas. A la chambre, un député monarchiste proteste et le lendemain, 14 juillet 1936, il est assassiné. Les différents partis de droite, apeurés, se regroupent dans un parti unique : la ‘Phalange’. Désormais, tous les ingrédients sont prêts pour une guerre civile. Le général Francisco Franco se révolte et lance, le 18 Juillet, le "Mouvement national" (“Alziamento National”, littéralement, Soulèvement national). Il est suivi par une grande partie de l'armée.
C'est alors une terrible guerre civile de trente-deux mois (1936–1938) entre "Républicains" (Rouges), renforcés par des "Brigades internationales", et "Nationalistes" ou franquistes, aidés en finale par la Wehrmacht allemande et les fascistes italiens. (Cependant, Franco, durant la Seconde Guerre mondiale, refusera fermement de se lier avec les puissances de l’Axe.) Quant aux "Rouges", comme on les appelle, (à juste titre car leur but est de faire de l'Espagne un état satellite de la Russie), ils déchaînent la plus grande persécution religieuse qu'ait jamais connu l'Espagne. A cause de sa brièveté dans le temps et de son intensité, c'est un ouragan ‘révolutionnaire’ comparable à celui de la Révolution française, qui s'abat sur toutes les régions où domine leur influence politique. Sur la liste noire des personnes à abattre figurent en premier lieu tous les prêtres. Les exactions se multiplient : incendie de couvents, d'évêchés, d'églises, destruction du patrimoine artistique sacré, bref, de tout ce qui rappelle la religion catholique. Notons qu’il y eut des violences condamnables de part et d’autre. (Même un écrivain catholique comme Georges Bernanos a condamné dans “les Grands Cimetières sous la lune” les excès des franquistes, voire de certains ecclésiastiques).
Les républicains procèdent à des exécutions massives, accompagnées d'une férocité inouïe. Sont victimes: 13 évêques, 4'184 prêtres, 2'365 religieux, 283 religieuses, des milliers de laïcs. Ceux que l’Église béatifie sont vraiment martyrs car ils ont été tués "en haine de la foi", ce ne sont pas de simples "victimes de guerre", car ils sont pacifiques, comme le Pape a tenu à le préciser (11 mars 2001) : « Les bienheureux qui sont élevés à l’honneur des autels n’étaient pas impliqués dans des luttes politiques ou idéologiques, et ne voulaient pas y entrer. (…) Ils ont vécu en aimant et sont morts en pardonnant. » Conscients de mourir pour leur foi, beaucoup criaient comme les "Cristeros" du Mexique (1926-1929) : "Vive le Christ-Roi!"

Beati 109 Martiri Spagnoli Clarettiani Beatificati nel 2017



† Spagna, 1936/1937

109 religiosi dei Missionari Figli del Cuore Immacolato di Maria o Clarettiani (dal nome del fondatore sant’Antonio Maria Claret), appartenuti alle comunità di Barcellona, Castro Urdiales, Cervera, Lerida, Sabadell, Valencia, Vic e Sallent, sono stati uccisi in odio alla fede negli anni 1936 e 1937, nell’ambito della persecuzione nella guerra civile spagnola. L’elenco è capeggiato da padre Mateo Casals Mas, superiore della comunità di Sabadell presso Barcellona, dallo scolastico (ossia religioso in formazione verso il sacerdozio) Teófilo Casajús Alduán e da fratel Fernando Saperas Aluja, in rappresentanza dei tre tipi di consacrazione presenti nella congregazione. Il 22 dicembre 2016 papa Francesco ha autorizzato la promulgazione del decreto che li dichiarava ufficialmente martiri, aprendo la via alla loro beatificazione, celebrata il 21°ottobre 2017 nella Basilica della Sagrada Familia a Barcellona. La memoria liturgica di tutto il gruppo, per la congregazione clarettiana, è stata fissata al 1° febbraio.

I Clarettiani a Barcellona

I Missionari Figli del Cuore Immacolato di Maria o Clarettiani (dal nome del fondatore sant’Antonio Maria Claret), all’epoca della guerra civile spagnola, avevano due comunità nella città di Barcellona.
La prima era quella di calle Gracia, con la Curia provinciale, una scuola e una chiesa aperta al pubblico. La seconda era situata in calle Ripoll, nella parte antica della città: le attività principali erano la casa editrice Coculsa, l’apostolato della stampa e la predicazione. 

I Clarettiani a Castro Urdiales

Nella cittadina di Castro Urdiales, situata nella provincia nord-orientale di Santander, ai confini con quella di Biscaglia, i Clarettiani avevano aperto nel 1925 il collegio Barquin, per formare le nuove generazioni.
In effetti, già in quel periodo gli abitanti del luogo, perlopiù marinai, stavano rischiando di perdere le abitudini e i valori cristiani, anche se erano ancora distanti dai problemi politici del resto del Paese.

I Clarettiani a Cervera

La comunità di Cervera, invece, era collocata nell’edificio di un’antica Università, a partire dal 1887. Negli anni ’30 del ventesimo secolo era composta da 154 membri: 30 sacerdoti, 51°scolastici (ossia religiosi in cammino verso il sacerdozio), 35 fratelli coadiutori e 38 postulanti.
La città aveva salde e antiche radici cristiane, ma alcuni elementi esterni cominciarono a turbarne la pace.

I Clarettiani a Lerida

A Lerida, a ovest della Catalogna, la presenza clarettiana rimontava al 1885, presso la chiesa di San Paolo. I Missionari, sia sacerdoti sia fratelli, avevano grande considerazione tra il popolo, per la loro dedizione al ministero apostolico sia in città, sia al di fuori di essa.
Tuttavia, il clima sociale era in disordine, a causa dei conflitti tra i partiti politici, tra i quali non mancavano quelli di matrice anarco-socialista.

I Clarettiani a Sabadell

Sabadell, cittadina a pochi chilometri da Barcellona, aveva visto l’arrivo dei Clarettiani nel 1889. L’apostolato era il medesimo delle altre città: educazione, diffusione della stampa cattolica, predicazione al popolo, celebrazioni nella chiesa aperta ai fedeli esterni. Otto erano i membri sacerdoti, tutti d’età avanzata; tre fratelli, invece, badavano alle mansioni della casa.

I Clarettiani a Valencia

Nella provincia di Valencia la congregazione aveva quattro comunità: Valencia; El Grao, dove avevano una scuola con patronato (come a dire un oratorio) per i figli degli operai, aperta nel 1935; Requena; Játiva.

La residenza dei padri era in calle San Vicente, ma, col peggioramento della situazione politica, decisero di trasferirsi nel centro di Valencia. Nel corso di un anno dovettero concentrarsi solo in quella casa, in quanto vennero costretti dalle circostanze a chiudere le altre.

I Clarettiani a Vic e Sallent

Sallent è il villaggio, non molto lontano da Barcellona, che vide la nascita del fondatore, sant’Antonio Maria Claret. La comunità del luogo era una delle tre nel territorio della diocesi di Vic: le altre erano nella città di Vic e nella fattoria di Mas Claret, il cui compito era provvedere al cibo per la comunità di Cervera, da cui dipendeva, oltre che di essere una casa per le vacanze dei missionari.
La vicinanza di Barcellona influì negativamente sul clima generale. Già durante la cosiddetta “settimana tragica” del 1934 i religiosi iniziarono a preoccuparsi, ma cercarono di condurre una vita il più normale possibile.

Nella persecuzione della guerra civile

Dopo il sollevamento militare del 20 luglio 1936, le varie comunità si dispersero. Alcuni missionari furono catturati in gruppo, altri da soli, e fucilati. In maggior parte erano catalani, ma altri venivano dalla Navarra, dall’Aragona e dalla Castiglia. 

Tra tutti quelli uccisi in quel periodo e appartenuti alle comunità presentate sopra, sono stati identificati 109 missionari: 49 sacerdoti, 31 fratelli e 29 scolastici. 8 provenivano dalle comunità di Barcellona, 3 da quella di Castro Urdiales, 60 da quelle di Cervera e Mas Claret, 8 da quella di Sabadell, 15 da quelle di Vic e Sallent, 11°da quella di Lerida e 4 da quella di Valencia. 

Tranne due, uccisi nel 1937, gli altri diedero la vita negli ultimi mesi del 1936. L’età media è di 39 anni. Il più giovane, Francisco Marco Martínez, aveva 16 anni ed era religioso professo da quattro mesi. Due avevano 19 anni, molti 20, mentre tre ne avevano 76.

Di fronte alla morte

Ciascuno affrontò la morte alla propria maniera, ma esistono elementi comuni. Su tutti, la piena accettazione di una fine tragica, come dimostrano le parole di padre Julio Leache Labiano, ventisettenne, assassinato a Mas Claret:

«Se ci vogliono uccidere, che sia solo per Dio o per altro motivo, che mi uccidano mentre sto celebrando, mentre sto amministrando i Sacramenti o pregando. Ma non per altri motivi umani o politici… Se ci uccidono perché siamo fascisti, ha poca grazia e poco merito, dato che ci sono fascisti di ogni colore. Tuttavia, se ci uccidono perché diciamo Messa e perché siamo cattolici, questo è meritorio davanti a Dio, questo è essere martiri».

Padre Jaime Payàs Fargas, fucilato a Sallent, espresse nel suo ultimo scritto parole di perdono per i suoi persecutori, come altri confratelli: «Perdono tutti coloro che mi vogliono male e do loro un abbraccio d’amicizia; non serbo rancore per nessuno, neanche a coloro che mi hanno spinto fuori di casa come un cane; l’hanno fatto anche a Voi», riferendosi al Signore.

La causa di beatificazione

Inizialmente le cause erano più d’una, a seconda delle diocesi dove i candidati avevano dato la vita per Dio e per i fratelli. Dal 2006 sono confluite in una sola, denominata «Mateo Casals Mas, Teófilo Casajús Alduán, Fernando Saperas Aluja e 106 compagni».

La “Positio super martyrio”, consegnata nel 2006, fu esaminata dai consultori teologi della Congregazione delle Cause dei Santi dieci anni dopo, l’8 febbraio 2016. La valutazione positiva fu confermata dalla riunione dei cardinali e dei vescovi membri della medesima Congregazione.

Il 21 dicembre 2016, ricevendo in udienza il cardinal Angelo Amato, Prefetto della Congregazione delle Cause dei Santi, papa Francesco ha autorizzato la promulgazione del decreto con cui i 109 Clarettiani sono stati riconosciuti martiri in odio alla fede cattolica.

La loro beatificazione è stata celebrata il 21 ottobre 2017, nella basilica della Sagrada Familia a Barcellona; era la prima in quel luogo, nonché la prima in cui sono stati elevati agli altari i membri di un’unica congregazione in così grande numero. A presiedere il rito, in qualità d’inviato del Santo Padre, il cardinal Angelo Amato. La loro memoria liturgica è stata fissata al 1° febbraio.

In tutto i Beati clarettiani arrivano quindi a essere 184, tutti martiri, in prevalenza degli anni della guerra civile: i 51 di Barbastro, diventati più noti grazie al film «Un Dios prohibido», beatificati nel 1992; padre Andrés Sola Molist, ucciso nel 1927 in Messico e Beato dal 2005; 23 altri uccisi intorno al 1936 e beatificati nel 2013, provenienti dalle comunità di Sigüenza, Fernán Caballero e Tarragona.

L’elenco completo

I nomi dei singoli martiri, anche se nativi della Catalogna, sono presentati nell’elenco secondo la dizione castigliana.

Federico Codina Picasso, sacerdote
† Lerida, 21 luglio 1936

Miguel Baixeras Berenguer, sacerdote
Manuel Torres Nicolau, sacerdote
Arturo Tamarit Pinyol, sacerdote
† Lerida, 25 luglio 1936
 
Juan Mercer Soler, sacerdote
Jaime Payás Fargas, sacerdote
Marcelino Mur Blanch, fratello coadiutore
Marià Binefa Alsinella, fratello coadiutore
† Sallent, Barcellona, 25 luglio 1936
 
José Reixach Reguer, sacerdote
† Sabadell, Barcellona, 25 luglio 1936
 
Juan Capdevila Costa, fratello coadiutore
† Barcellona, 25 luglio 1936
 
Manuel Jové Bonet, sacerdote
Onésimo Agorreta Zabaleta, chierico
Amadeo Amalrich Rasclosa, chierico
Xavier Amargant Boada, chierico
Pedro Caball Juncà, chierico
José Casademont Vila, chierico
97458 Teófilo Casajús Alduán, chierico
Antonio Cerdá Cantavella, chierico
Amadeu Costa Prat, chierico
José Elcano Liberal, chierico
Luís Hortós Tura, chierico
Senén López Cots, chierico
Miguel Oscoz Arteta, chierico
Luís Plana Rabugent, chierico
Vicente Vázquez Santos, chierico
† Lerida, 26 luglio 1936 

Gumersindo Valtierra Alonso, sacerdote
† Barcellona, 26 luglio 1936
 
Xavier Sorribas Dot, sacerdote
† Lerida, 26 luglio 1936
 
Càndido Casals Sunyer, sacerdote
† Barcellona, 29 luglio 1936 

Adolfo De Esteban Rada, chierico
† Barcellona, 31 luglio 1936

José Arner Margalef, sacerdote
Casto Navarro Martínez, sacerdote 
† San Sadurní d’Osormort, Vic, 7 agosto 1936

Antonio Casany Villarrasa, fratello coadiutore 
† Sant Pedro dels Arquells, Lerida, 11 agosto 1936

Fernando Saperas Aluja, fratello coadiutore
† Tárrega, Lerida, 13 agosto 1936

Marceliano Alonso Santamaría, sacerdote
José Ignacio Gordón De La Serna, sacerdote
† Alboraya, Valencia, 13 agosto 1936
 
José Puigdeséns Pujol, sacerdote
Julio Aramendía Urquía, sacerdote
† Vic, Barcellona, 17 agosto 1936
 
Juan Prats Gibert, sacerdote 
† Montmaneu, Barcellona, 17 agosto 1936
 
Antonio Junyent Estruch, sacerdote
† Pedralbes, Barcellona, 18 agosto 1936
 
Emilio Bover Albareda, sacerdote 
† Cervera, Lerida, 20 agosto 1936
 
Jacinto Blanch Ferrer, sacerdote
† Barcellona, 21 agosto 1936
 
Agustín Llosés Trullols, sacerdote
Luís Albi Aguilar, sacerdote
Xavier Morell Cabiscol, sacerdote
Juan Garriga Pagés, fratello coadiutore
Àngel Dolcet Agustì, fratello coadiutore
† Lerida, 21 agosto 1936 
 
Luis Francés Toledano, sacerdote
† Olocau, Valencia, 21 agosto 1936
 
José Vidal Balsells, chierico
† Navés, Lerida, 22 agosto 1936
 
Juan Busquet Llucia, sacerdote
† Campo de Marte, Lerida, 25 agosto 1936
 
Enrico Cortadellas Segura, sacerdote 
† Cervera, Lerida, 25 agosto 1936
 
Genari Pinyol Ricard, chierico
Remigi Tamarit Pinyol, chierico
† La Floresta, Lerida, 27 agosto 1936
 
Tomàs Planas Aguilera, sacerdote
† Sabadell, Barcellona, 27 agosto 1936
 
Juan Blanch Badía, sacerdote
† Sant Pedro del Arquells, Lerida, 31 agosto 1936
 
Tomás Galipienzo Perlada, sacerdote
† Paterna, Valencia, 1° settembre 1936
 
Julián Villanueva Alza, fratello coadiutore 
† Su, Lerida, 1° settembre 1936
 
Jaime Girón Puigmitjà, sacerdote 
† Castellfollit de Riubregós, Barcellona, 5 settembre 1936
 
97454 Mateo Casals Mas, sacerdote
† San Quirze del Vallès, Barcellona, 5 settembre 1936
 
José Puig Bret, sacerdote
Juan Rafí Figuerola, fratello coadiutore
José Clavería Mas, fratello coadiutore
José Solé Maimó, fratello coadiutore
† Terrasa, Barcellona, 5 settembre 1936
 
José Cardona Dalmases, fratello coadiutore
† Sabadell, Barcellona, 5 settembre 1936

Pedro Sitges Obiols, sacerdote 
† Sant Martí de Tous, Barcellona, 12 settembre 1936
 
Juan Maria Alsina Ferrer, sacerdote 
Antonio Perich Comas, chierico
† Castellbell i el Vilar, Barcellona, 16 settembre 1936
 
Ramon Rius Camps, fratello coadiutore
† Cervera, Lerida, 22 settembre 1936
 
Ramon Roca Buscallà, fratello coadiutore
† Cervera, Lerida, 24 settembre 1936
 
José Capdevila Portet, sacerdote
† Manlleu, Barcellona, 25 settembre 1936
 
Juan Codinach Espinalt, sacerdote
Miguel Codina Ventayol, sacerdote
† Malla, Vic, Barcellona, 12 ottobre 1936
 
José Casals Badía, fratello coadiutore
† Gurb, Vic, Barcellona, 12 ottobre 1936
 
Joaquim Gelada Hugas, sacerdote
Isaac Carrascal Moso, sacerdote
Félix Barrio Y Barrio, fratello coadiutore
† Torrelavega, Santander, 14 ottobre 1936
 
Juan Buxó Font, sacerdote
Heraclio Matute Tobias, sacerdote 
Luís Jové Pach, sacerdote 
José Serrano Pastor, sacerdote 
José Ros Nadal, fratello coadiutore
Bonaventura Reixach Vilarò, fratello coadiutore
Miguel Rovira Font, fratello coadiutore
Francisco Canals Pascual, fratello coadiutore
José Ausellé Rigau, chierico
Evaristo Bueria Biosca, chierico
José Loncán Campodarve, chierico
Manuel Solé Vallespì, chierico
† Cervera, Lerida, 18 ottobre 1936
 
Manuel Font Y Font, sacerdote 
José Ribé Coma, sacerdote 
Julio Leache Labiano, sacerdote
Francisco Simón Pérez, chierico
Antonio Elizalde Garvisu, chierico
Emiliano Pascual Abad, chierico
Eusebio De Las Heras Izquierdo, chierico
Constantino Miguel Moncalvillo, chierico
Francisco Solá Peix, chierico
Francisco Milagro Mesa, fratello coadiutore 
Pedro Vives Coll, fratello coadiutore
José Ferrer Escolà, fratello coadiutore
Dionisio Arizaleta Salvador, fratello coadiutore
Juan Senosiaín Zugasti, fratello coadiutore
Fernando Castán Messeguer, fratello coadiutore
Narcís Simón Sala, fratello coadiutore
Francisco Marco Martínez, fratello coadiutore
Nicolas Campo Giménez, fratello coadiutore
† Sant Pedro dels Arquells, Lerida, 19 ottobre 1936
 
Isidre Costa Hons, fratello coadiutore
† Sant Pedro dels Arquells, Lerida, 11°novembre 1936
 
Ciril Montaner Fabré, sacerdote
† Montcada, Barcellona, 28 novembre 1936
 
Miguel Facerías Garcés, fratello coadiutore
† Caseta de Alboquers, Barcellona, 22 febbraio 1937 
 
Juan Torrents Figueras, sacerdote
† Montcada, Barcellona, 16 marzo 1937


Autore: Emilia Flocchini


Note: Per approfondire: www.109cmf.org



mercredi 30 janvier 2019

Bienheureux ALAIN de LILLE, moine cistercien, théologien, philosophe, poète et historien


Alain de Lille (Alanus de Insulis), théologien, philosophe, poète et historien du XIIesiècle, surnommé par ses contemporains Doctor universalis. Il est né à Lille entre 1114 et 1128 et il mourut à Cîteauxhttp://www.cosmovisions.com/monu.gif le 16 juillet 1202, selon la date donnée par Alberic de Trois-Fontaines et la Grande Chronique Belgique, et selon l'obituaire de Cîteaux , on peut placer sa mort entre le 14 avril 1202 et le 5 avril 1203. La vie de maître Alain est peu connue; il a été souvent confondu avec d'autres personnages du temps, notamment avec un Alain, évêque d'Auxerre, né comme lui, ou élevé à Lille. Il est donc assez difficile de tracer sa biographie. 

Si l'on en croit Henri de Gand, écrivain du XIIIe siècle, Alain aurait dirigé les écoles de Paris. Il aurait enseigné les sept arts libéraux (http://www.cosmovisions.com/btcf.gifTrivium et Quadrivium), les lois et les décrets. Il aurait eu la hardiesse de tenter l'explication du mystèrehttp://www.cosmovisions.com/rouer.gif de la Sainte Trinitéhttp://www.cosmovisions.com/rouer.gif et, pris de remords, se serait retiré à l'abbaye de Cîteaux. D'autre part, dom Brial, dans l'Histoire littéraire de la France, croit pouvoir identifier Alain de Lille avec un maître Alain dont parle Gervais, moine de Canterbury, qui écrivait au XIIesiècle. Suivant cette version, Alain aurait embrassé la règle de saint Benoît, serait devenu prieur du monastère de Canterbury, le 6 août 1479 et, après des démélés avec le roi d'Angleterre, aurait été nommé abbé de Tewksbury, dans le comté de Glocester. Puis, il serait revenu en France et aurait terminé ses jours à Cîteaux. Il est certain en effet qu'il fut enterré dans le cloître de cette abbaye. 


Dom Martène a laissé une description de son tombeau et relevé l'inscription suivante qui semble confirmer le dire d'Henri de Gand :


Alanum brevis hora, brevi tumulo sepelivit

Qui duo, qui septem, qui totum scibile scivit,
Scire suum moriens dare vel retinere nequivit.

Les poésies d'Alain de Lille sont parmi ses meilleures oeuvres : les vers en sont brillants, élégants, d'une bonne latinité. Elles ne manquent ni d'esprit ni d'agrément. Ses traités de polémique ont la rigueur logique, caractéristique de l'École. Quant à la philosophie d'Alain, elle est développée principalement dans l'Anti-Claudianus et le De planctu Naturae

"La recherche actuelle a montré l’importance d’Alain de Lille dans l’importance accordée à la raison naturelle : parent avec Richard de St Victor, ami de T. Becket, héritier de la théologie porrétaine et de l’école de Chartres, il est un véritable “carrefour” qui a su en demeurant dans l’orthodoxie donner à la scolastique un compendium de ces sources capitales dans les Règles de Théologie dont les innovations langagières permettent de mesurer l’importance.

Il est l’auteur d’un “sermon sur la sphère intelligible” qui sera l’une des bases de la conception cosmologique jusqu’à Nicolas de Cues qui permettant de comprendre cette sphère comme Dieu, ou mieux comme le cosmos prolongera l’effort d’Alain de Lille vers une rationalité systématique. Alain de Lille sur cette seule question, énoncée de façon synthétique en Reg Th 17 extrait le meilleur du Liber de Causis et de Boèce, et donc du néoplatonisme, tout en conservant l’héritage augustinien si présent dans la théologie victorine. (Jean Devriendt, Université P. Verlaine, Metz) "

Quelques idées d'Alain de Lille méritent d'être soulignées, car, à l'époque où elles se produisent, elles témoignent d'un grand progrès vers la liberté de pensée. Ainsi Alain enseigne que la Raison sous le contrôle de la Prudence peut, uniquement à l'aide des sens, découvrir toutes les vérités d'ordre physique. En ce qui concerne les vérités religieuses, la raison ne doit prendre d'autre guide que la foihttp://www.cosmovisions.com/rouer.gif; cependant il n'est pas interdit de leur chercher une explication-rationnelle; elles se peuvent démontrer d'une façon géométrique, comme des théorèmes qui se succèdent et qui sont enchaînés si rigoureusement les uns aux autres que prouver la vérité de l'un quelconque c'est prouver la vérité de la série tout entière. Cette méthode que Spinoza devait appliquer à son système philosophique a été employée par Alain, sur une échelle infiniment moins vaste, dans son traité De arte fidei. (R. S., merci à J. Devriendt pour ses remarques).

En bibliothèque. - De nombreux détails sont donnés dans les études de Françoise Hudry. Son excellente traduction des Règles de Théologie : suivi de, Sermon sur la sphère intelligible a été publiée aux éd. du Cerf en 1995, précédée d’une introduction à sa vie et sa pensée; une brève bibliographie s’y ajoute. 

Jean-Luc Solère, Anca Vasiliu et Alain Galonnier (éditeurs), Alain de Lille, le docteur universel  : philosophie, théologie et littérature au XIIe siècle : actes du XIe Colloque international de la Société Internationale pour l'Étude de la Philosophie médiévale, Paris, 23-25 octobre 2003.

Alain Lernould, Physique et théologie : lecture du "Timée" de Platon par Proclus, Presses universitaires du Septentrion, 2001

La liste des œuvres d’Alain de Lille se divise en : authentiques, pseudépigraphes, fortement douteuses, non attribuées mais conformes sur le fond et la forme. L’étude de M-Th. D’Alverny, datée de 1965, mais toujours citée comme référence, en a dressé une liste.



Poète et théologien, Alain de Lille (1120?-1202) fit partie de la réaction mystique de la deuxième moitié du XIIe siècle contre les premiers représentants de la philosophie scolastique. Son mysticisme, cependant, est loin d'être aussi absolu que celui des Victorins. En témoigne l' Anticlaudianus (traité sur la morale pastichant le Contre Rufin  du poète latin Claudien), son autre œuvre majeure avec La Plainte de la Nature : il y exprime l'idée que la raison, guidée par la prudence, peut par elle-même découvrir la plupart des vérités de l'ordre physique, mais pour l'appréhension des vérités religieuses elle doit se fier à la foi.


Le versant purement théologique de son œuvre en fait un représentant majeur de la grammaire spéculative appliquée à la théologie. Ayant vécu entre la Somme théologique de Pierre Lombard et les œuvres de Thomas d'Aquin, il reste durant les XIIIe et XIVe siècles une des autorités citées communément par tous les auteurs. Doté d’une plume alerte et d’une pensée riche, Alain de Lille assurait qu’il y avait toujours trois manières de goûter ses œuvres : « l’entendement puéril », qui cherche le plaisir, peut se contenter du sens littéral, ceux qui veulent profiter de la lecture ont à leur disposition un sens moral ; enfin, une intelligence plus fine trouve à s’aiguiser sur le sens allégorique

Alain de l'Isle

 (Also called ALAIN OF LILLE, ALANUS AB INSULIS, or DE INSULIS, ALAIN VON RYSSEL etc.).
Monk, poet, preacher, theologian, and eclectic philosopher, b. probably at Lille, whence his name, about 1128; d. at Cîteaux, 1203. Alain, there is reason to believe, studied and taught for some time in Paris. In 1179 he took part in the Third Council of the Lateran. Later he entered the Monastery of Cîteaux, where he died in 1202 or 1203. Alain attained extraordinary celebrity in his day as a teacher and a learned man; he was called Alain the Great, The Universal Doctor, etc. To this the legend alludes, according to which a scholar, discomfited in a dialectical contest, cried out that his opponent was "either Alain or the devil". Alain's principal work is "Ars Fidei Catholicæ", dedicated to Clement III, and composed for the purpose of refuting, on rational grounds, the errors of MohammedansJews, and heretics. With the same view he wrote "Tractatus Contra Hæreticos" and "Theologicæ Regulæ". He wrote two poems, "De Planctu Naturæ" and "Anticlaudianus". The only collection of Alain's works is Migne's somewhat uncritical edition, P.L., CCX. The two poems are published by Wright in "Satirical Poets of the Twelfth Century", II (Rerum Britannicarum Scriptores). There are several of Alain's treatises still unpublished for instance, "De Virtutibus et Vitiis" (Codex, Paris, Bibl. Nat., n. 3238). Alain's theology is characterized by that peculiar variety of rationalism tinged with mysticism which is found in the writings of John Scotus Erigena, and which afterwards reappeared in the works of Raymond Lully. The mysticism is, perhaps, more in the style than in the matter; the rationalism consists in the effort to prove that all religious truths, even the mysteries of faith, flow out of principles that are self-evident to the human reason unaided by revelation. His philosophy is a syncretism, or eclecticism, in which the principal elements are PlatonismAristoteleanism, and Pythagoreanism. He esteemed Plato as the philosopherAristotle he regarded merely as a subtle logician. His knowledge of Plato he derived from Martianus Capella Apuleius, Boethius, and the members of the school of Chartres; his first-hand acquaintance with the "Dialogues" being limited to Chalcidius's rendering of a fragment of the "Timæus". He was acquainted with some of Aristotle's logical writings and with the commentaries of Boethius and Porphyry. He derived his Pythagoreanism from the so-called Hermetical writers, Asclepius and Mercurius. Finally his mystic manner was influenced by Pseudo-Dionysius and John Scotus Erigena.
The effect of all these influences was an attempt on Alain's part to fuse into one system the various elements derived from different sources, without taking much pains to find a common basis or a principle of organic synthesis. Thus, in psychology he gives at different times three different divisions of the faculties of the soul: a twofold (ratio, sensualitas), a threefold (sapientia, voluntas, voluptas), and a fivefold (sensus, imaginatio, ratio, intellectus, intelligentia). The soul, he teaches, is spirit; the body, matter (in later Platonic sense); and the bond between them is a physical spirit (spiritus physicus). In cosmology he teaches that God first created "Nature", whose role it was to act as his intermediary (Dei auctoris vicaria) in the details of creating and organizing matter into the visible universe. At every step in this portion of his philosophy the influence of the neo-Pythagoreans appears. As a writer, Alain exhibited an unusual combination of poetic imaginativeness and dialectical precision. He modeled his style on that of Martianus Capella, though in his later years the influence of Boethius was, perhaps, predominant. He is to be enumerated among the medieval writers who influenced Dante.

Sources
BAUMGARTNER, Die Philos. d. Alanus de Insulis etc. in Beitr. z. Gesch. d. Philos; d. M.A., (Münster, 1896) Bd. II; BÄUMKER, Handschriftliches zu den Werken des Alanus (Fulda, 1894); UEBERWEG, Gesch. d. Philos., (Berlin, 1905), Bd II, 9 Ed., 214 sqq.; HAURÉAU, Hist. de la phil. scol. (Paris, 1872), I, 521 sq.; DE WULF, Hist. de la phil. scol. dans les Pays-Bas (Louvain, 1895), 41 sq.; TURNER, Hist. of Phil. (Boston, 1903), 301, 302.
Turner, William. "Alain de l'Isle." The Catholic Encyclopedia. Vol. 1. New York: Robert Appleton Company,1907. 29 Jan. 2019 <http://www.newadvent.org/cathen/01244e.htm>.
Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. March 1, 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

Blessed Alan the Great of Lille


25 January 2019, 12:26 am

Also known as
  • Doctor Universalis
Profile

PhilosopherTheologian. Renowned professoruniversities at Paris and Montpellier in France. Joined the Cistercians and lived as a exemplary monk at Citeaux, FranceWrote a number of theologicalphilosophical and apologetic works as well as poetry.

Born

ALAIN DE LILLE [Alanus de Insulis] (c. 1128-1202), French theologian and poet, was born, probably at Lille, some years before 1128. Little is known of his life. He seems to have taught in the schools of Paris,, and he attended the Lateran Council in 1179. He afterwards inhabited Montpellier (he is sometimes called Alanus de Montepessulano), lived for a time outside the walls of any cloister, and finally retired to Citeaux, where he died in 1202. He had a very widespread reputation during his lifetime and his knowledge, more varied than profound, caused him to be called Doctor universals. Among his very numerous works two poems entitle him to a distinguished place in the Latin literature of the middle ages; one of these, the De planctu naturae, is an ingenious satire on the vices of humanity; the other, the Anticlaudianus, a treatise on morals, the form of which recalls the pamphlet of Claudian against Rufinus, is agreeably versified and relatively pure in its latinity. As a theologian Alain de Lille shared in the mystic reaction of the second half of the 12th century against the scholastic philosophy. His mysticism, how-ever, is far from being as absolute as that of the Victorines. In the Anticlaudianus he sums up as follows: Reason, guided by prudence, can unaided discover most of the truths of the physical order; for the apprehension of religious truths it must trust to faith. This rule is completed in his treatise, Ars catholicae fidei, as follows: Theology itself may be demonstrated by reason. Alain even ventures an immediate application of this principle, and tries to prove geometrically the dogmas defined in the Creed. This bold attempt is entirely factitious and verbal, and it is only his employment of various terms not generally used in such a connexion (axiom, theorem, corollary, etc.) that gives his treatise its apparent originality. Alain de Lille has often been con-founded with other persons named Alain, in particular with Alain, archbishop of Auxerre; Alan, abbot of Tewkesbury, Alain de Podio, etc. Certain facts of their lives have been attributed to him, as well as some of their works: thus the Life of St Bernard should be ascribed to Main of Auxerre and the Commentary upon Merlin to Alan of Tewkesbury. Neither is the philosopher of Lille the author of a Memoriale rerum difficilium, published under his name; and it is exceedingly doubtful whether the Dicta Alani de lapide philosophico really issued from his pen. On the other hand, it now seems practically demonstrated that Alain de Lille was the author of the Ars catholicae fidei and the treatise Contra haereticos. The works of Alain de Lille have been published by Migne, Patrologia Latina, vol. cex. A critical edition of the Anticlaudianus and of the De planctu naturae is given by Th. Wright in vol. ii. of the Anglo-Latin Satirical Poets and Epigrammatists of the Twelfth Century (London, 1872). See Haureau, Memoire sur la vie et quelques oeuvres d'Alain de Lille (Paris, 1885) ; M. Baumgartner, Die Philosophie des Alanus de Insulis (Munster, 1896). • (P. A.)

End of Article: ALAIN DE LILLE [Alanus de Insulis] (c. 1128-1202)


Beato Alano Magno di Lilla

Lille, Francia – 1120 circa – Citeaux, Francia, 6 luglio 1202

Filosofo e teologo, soprannominato “doctor universalis”, nacque a Lilla intorno al 1120. Fu professore di grido a Parigi e Montpellier, tanto che per la sua dottrina eccelsa venne considerato un essere superiore, alla stregua di Alberto Magno. Prese l’abito di converso a Citeaux, dove condusse vita esemplare e dove morì il 6 luglio 1202. Non si hanno tracce di una venerazione del suo sepolcro né di altra manifestazione di culto.

L’Ordine Benedettino lo festeggia il 30 gennaio. 


Filosofo e teologo, soprannominato « Doctor universalis », nacque a Lilla ca. il 1120; fu professore di grido a Parigi e a Montpellier; prese quindi l'abito di converso a Citeaux, dove condusse vita esemplare; ivi morì il 6 lugl. 1202. Non è da confondere con l'omonimo vescovo di Auxerre (+ 1185). Profondo assimilatore di dottrine plato­nico-aristoteliche, in gran parte attinte a Boezio, piuttosto che pensatore originale, fu seguace di Gilberto Porretano, ma immune da contatti con l'aristotelismo spagnolo e arabo. Eclettico in filo­sofia, è apprezzato come teologo per l'esposizione delle massime teologiche in forma aforistica, che lo distingue dalle contemporanee trattazioni. Get­tò inoltre le basi della terminologia teologica del suo tempo e polemizzò con una certa foga dialet­tica, ma senza un vero rigore razionale. Condusse il suo sforzo di sistemazione del sapere anche in opere in versi, e congiunse l'erudizione e l'acume alla pietà.


Le sue opere (in PL, CCX) si possono suddivi­dere in:

- Scritti filosofico-teologici : Contra haereticos, in 4 II. (contro i catari, i valdesi, gli ebrei, i maomettani) : espone le tesi avversarie e le con­futa alla luce dell'ortodossia, con argomenti ora fideistici ora logici; Regulae de sacra theologia (anche Regulae caelestis iuris ovv. Maximae theo-logiae) : serie di massime intorno a Dio, ai doveri morali, alle cause (conobbe Io pseudo-aristotelico De causis); Distinctiones dictionum theologicarum : repertorio alfabetico di termini, con spiegazioni letterali e metaforiche; Summa de arte praedicatoria: trattato normativo con esempi; oltre a Sermoni, a un De sex alis Cherubini, a una Eluci­datio in Cantica canticorum, traboccante di de­vozione alla Vergine, a un Liber poenitentialis d'interesse canonico, e ad altri scritti isolati o frammentari.

- Scritti poetici : Anticlaudianus : poema apolo-getico-enciclopedico in discreti esametri, a imita­zione e confutazione dell'In Rufinum di Claudio Claudiano (secc. IV-V), assai fortunato nel Medio­evo, ripetutamente commentato e — sembra — non privo d'influssi su Dante; De planctu natu-rae : attacco satirico polimetro, con parti in prosa, contro alcuni vizi personificati in allegorie; Doctrinale minus (o liber parabolarum) : antologia di parabole in distici elegiaci, anch'essa fortunata nel Medioevo. Alcuni scritti attribuiti ad Alano non sono suoi : in primo luogo il Liber de arte catholicae fidei (dov'è applicato il metodo matematico-dedut­tivo), di cui è probabile autore Nicola di Amiens.

L'eccezionale dottrina di Alano lo fece considerare un essere superiore, alla stregua di Alberto Ma­gno, e favorì la nascita d'una idealizzazione leg­gendaria. Non si hanno tracce d'una venerazione del suo sepolcro né d'altre manifestazioni di culto, ma egli è compreso nella Brevis quorundam sanctorum et beatorum sacri Cisterciensis ordinis enumeratio dell'abate Jean de Cirey (Digione 1491) e nei martirologi cistercensi e benedettini al 30 genn. e poi al 16 lugl. La sua immagine, che ri­corre nell'iconografia di alcune chiese cistercensi, è in Ranbeck, Kalendarium Annuale Benedictinum, Augusta 1677, al 30 gennaio.


Autore: Alfonso M. Zimmermann



Chesley Martin Hutchings. « L'Anticlaudianus d'Alain de Lille. Étude de chronologie », Romania  Année 1924  197  pp. 1-13 : https://www.persee.fr/doc/roma_0035-8029_1924_num_50_197_4571