samedi 31 mars 2018

Bienheureuse NATALIA TULASIEWICZ, martyre


Bienheureuse Nathalie Tułasiewicz

Martyre en Allemagne ( 1945)

Enseignante et animatrice dans l'apostolat des laïcs, elle partit au service du travail obligatoire pour aider les jeunes femmes qui y étaient astreintes, afin de leur assurer une assistance religieuse. Arrêtée en avril 1944, elle fut tuée dans les chambres à gaz du camp de Ravensbrück, le Samedi saint 31 mars 1945. Elle a été béatifiée le 13 juin 1999 par Jean-Paul II.

Au camp de concentration de Ravensbrück dans le Brandebourg, en 1945, la bienheureuse Natalie Tułasiewicz, martyre. Volontaire pour aller travailler en usine en Allemagne et apporter par ce moyen un soutien spirituel à ses compatriotes envoyés aux travaux forcés, elle fut arrêtée par la police d’État, torturée à Cologne, déportée, et finalement conduite à la chambre à gaz, le Samedi saint.
Martyrologe romain




Bse Natalia Tułasiewicz

Laïque et martyre

N
athalie Tułasiewicz naît à Rzeszów près des Monts Carpates le 9 avril 1906 dans une famille d'intellectuels polonais. Elle passa son baccalauréat chez les Ursulines de Poznań et étudia la philologie à l’Université Mickiewicz de Poznań où elle passa sa maîtrise. Le sujet en était Mickiewicz et la musique. Elle devint enseignante à l’école privée Saint-Casimir et chez les Ursulines.

En 1938 Nathalie préparait un doctorat de lettres. Elle s’intéressait au théâtre, à la philosophie, à la psychologie et à la musicologie. Elle étudiait particulièrement les écrits de saint François d'Assise, sainte Thérèse d'Avila et saint Jean de la Croix.

L’occupation allemande fut un terrible choc pour Nathalie comme pour ses compatriotes. Elle y répondit par l’intensification de ses forces spirituelles devenant une véritable Mulier Fortis. Elle faisait partie de la Sodalité de Marie (Sodalicja Mariańska) association de laïcs à la spiritualité mariale.

En 1940, Nathalie quitta Poznań qui faisait partie de la Pologne annexée au Reich et déménagea à Cracovie siège administratif du Gouvernement Général, où elle recevait quotidiennement la Sainte Communion. Elle avait des contacts avec des Polonais fidèles au Conseil polonais de Londres et donnait des leçons de littérature polonaise et de théologie en cachette. À la même époque à Cracovie un certain Karol Józef Wojtyła,ouvrier à l’usine de Solvay, allait se préparer clandestinement au séminaire...

Après une récollection près de Varsovie, Nathalie prit la décision d’accompagner volontairement en 1943 un groupe de femmes polonaises, au titre du travail obligatoire en Allemagne, pour leur apporter un soutien spirituel. Elles travaillèrent dans une usine à Hanovre. Sa décision est comparable à celle en France du bienheureux Marcel Callo.
Comme lui elle organisait des conférences, des cercles de prières, des pièces de théâtre après le travail, etc. (>>> Bx Marcel Callo).

Lorsque la Gestapo découvrit cette présence chrétienne, en avril 1944, elle fut arrêtée, torturée et incarcérée à Cologne. En septembre 1944, elle fut déportée au camp de Ravensbrück.

Le Vendredi Saint 1945 recueillant ses pauvres forces, Nathalie réunit des compagnes pour faire une conférence sur la Passion et la Résurrection du Seigneur. Deux jours après, elle fut envoyée à la chambre à gaz. C'était le jour de Pâques le 31 mars 1945.

Le camp fut libéré par l'armée soviétique le 30 avril 1945.

Natalia Tułasiewicz a été béatifiée le 13 juin 1999, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Source principale : alexandrina.balasar.free.fr (« Rév. x gpm »).©Evangelizo.org 2001-2018




Natalia Tulasiewicz (1)

1906-1945

Natalia (2) naquit à Rzeszow (Pologne), de parents catholiques.

A partir de 1913 elle fréquenta l’école primaire à Kety, puis à partir de 1917 l’école privée pour filles à Cracovie. 

En 1921, la famille s’installe à Poznan et Natalia fréquente le gymnase des Ursulines de l’Union Romaine. Elle fréquente ensuite l’Université de Poznan et obtient en 1932 le diplôme de Maîtrise en philologie polonaise, avec son mémoire sur “Shakespeare et la musique”, sous la direction du professeur Romana Pollak. Des extraits en sont publiés dans l’organe du Mouvement Littéraire.

Entre 1931 et 1937, elle enseigne dans l’école privée mixte de Saint-Casimir et chez les Ursulines de l’Union Romaine. Elle fait un voyage en Italie en 1938.

Parallèlement, Natalia prend une part enthousiaste et très active à l’apostolat parmi les laïcs, convaincue que la foi doit alimenter et transcender la vie quotidienne.

En 1939, quand la Pologne est envahie à la fois à l’Est par les Nazis et à l’Ouest par les Soviétiques, sa famille est déportée ; Natalia s’efforce de continuer d’enseigner en secret à Cracovie.

A partir de 1943, elle se trouve à Hanovre comme représentant du gouvernement de Londres ; elle continue son activité d’apôtre laïque dans l’organisation clandestine pastorale “Ouest”.

En 1944, lors de l’arrestation et de la déportation en masse de Polonais, elle parvient à se glisser parmi les femmes déportées à l’usine Günther-Wagner de Hanovre, pour les soutenir et leur apporter du réconfort par sa force d’âme d’apôtre chrétienne. Elle est finalement découverte, emprisonnée à Hanovre puis à Cologne, atrocement torturée et humiliée, puis conduite au camp de concentration de Ravensbrück.

Le Vendredi Saint 30 mars 1945, rassemblant ses dernières forces, elle se hisse sur le toit de la barraque des condamnées et leur tient une ultime causerie sur la passion et la résurrection du Christ. 

Condamnée à mort, elle est exécutée dans la chambre à gaz le 31 mars 1945, veille de Pâques.

Le lendemain, le camp était libéré par les Alliés.

Béatifiée parmi les cent-huit martyrs polonais du nazisme, en 1999, elle est inscrite au Martyrologe au 31 mars, mais fêtée avec tous ces Compagnons en Pologne le 12 juin, veille du jour anniversaire de leur béatification par le bienheureux Pape polonais Jean-Paul II.

(1)   Les détails de cette notice proviennent d’une page traduite du polonais par un logiciel ; il se peut qu’il s’y trouve donc des inexactitudes dues à une traduction parfois impropre.

(2) On remarquera avec satisfaction qu'en polonais comme dans les langues italienne ou espagnole, le prénom Natalia ne porte pas d'h. Il ne devrait pas non plus en comporter en français, puisque ce prénom vient du latin Natalis (Noël, Naissance) où il n'y a jamais eu d'h. Le même problème existe avec le prénom Thérèse, en latin Teresa.


Blessed Natalia Tulasiewicz


Profile

Lay woman in the archdiocese of Poznan, Poland. School teacher in Poznan. Very active in her parish. Arrested, tortured, held to public ridicule,deported, imprisoned, sentenced to hard labor, and executed during theNazi occupation of Poland and persecution of Christians.

Born
  • Easter day, 31 March 1945 in the gas chambers of the concentration camp in Ravensbrück, Fürstenberg, Oberhavel, Germany


NATALIA TUŁASIEWICZ



My second heroine, Blessed Natalia Tułasiewicz, was born in 1906 in Rzeszów and died in Ravensbrück Concentration Camp in 1945. She was the second child of a tax inspector, and first moved here to Kraków in 1914. She moved to Pozńan in 1921, where she attended Saint Urszula’s Secondary School (w Gimnazjum Urszulanek Unii Rzymskiej). She studied Polish philology at the University of Pozńan and music at the Conservatory. She was a very devout Catholic, and wrote that she wished to strengthen her faith by good deeds and studying. Reflecting on the fact that men and women are made in the image of God, she wrote: “It is precisely our reason that makes us creatures similar to God (Przecież właśnie rozum nasz czyni nas stworzeniami na obraz i podobieństwo Boga)”. 

She wrote her master’s thesis about [EH: famous Polish-Lithuanian poet Adam]Mickiewicz and music, combining her love of Polish literature with her love of music. Unfortunately, her musical training was interrupted because she contracted tuberculosis, and she had an operation on her throat. She finished university in 1931 and had meanwhile begun her teaching career. She was active in the Association of Teachers of the Polish Language and also in a Marian sodality.

Despite her great love of God, Blessed Natalia did not feel at all called to become a religious sister. It was very important to her that she remain and work for God in the world as a laywoman. And at first she thought she would do this as a married woman. In 1927, when she was 21, she became engaged and remained engaged for seven years. Unfortunately, her fiancé was an atheist and a communist, and so Blessed Natalia ended their relationship in 1934. 

But rather than being brokenhearted, she felt that love had tied her even more to earthly life in the world. The love of God, she wrote, had made her heart so powerful that nothing could break it. “It seems to me that I am on the path to a new era in my life, a path that is difficult but worthwhile. Now I love life more than ever before. I have always loved it in God, today I desire in the fullest sense to live in God!” (Wydaje mi się, że zdążam ku takiemu właśnie okresowi życia—ku własniej, trudej, ale wartej trudu drodze. Dziś kocham życie jeszcze więcej, niż kochalam dotychczas. Kochałam je zawsze w Bogu, dziś je pragnę w pewnym sensie zwyciężyć w Bogu!)

Blessed Natalia thus gave herself totally to God but in such a way that she could find and achieve holiness in the everyday, modern world. She wrote, “I have the courage to become a saint. Only holiness is the fullest form of love, and so I don’t just want but must become a saint, a modern saint, a theocentric humanist.”(Mam odwagę chcieć być swiętą. Tylko świętość jest najpelniejszą miłością, więc nie tylko chcę, ale muszę być świętą, nowoczesą święta, teocentryzną humanistką!She qualified as a state teacher and wrote as well as taught: poetry, novels and newspaper articles. She received much attention for her travels with the famous ship “Batory” in 1937. In 1938, she went to Rome for the canonization of Sw. Andrziej Bobola and travelled all over Italy.

Then in 1939—disaster. On November 10, 1939, German soldiers came to Blessed Natalia’s family home in Pozńan in the middle of the night and threw the whole family—and all their neighbours—into the street. Blessed Natalia had just enough time to leave a note imploring whatever Germans were given their home not to destroy their books and manuscripts and to water the plants. Then the family was forced to live in a transit camp, where conditions were very bad, before being packed on a freight train, like animals, and transported to Ostrowiec Świętokrzyski.

Here they lived with an old woman, the nine of them packed into one room. Blessed Natalia decided to go to Kraków and find a job. She got one public one, working in a private library, and one secret one, teaching in a clandestine school. Also in violation of the rules of the German Occupation, she led weekly literary meetings and monthly sodality meetings. She was befriended by Polish aristocrats who gave her work and intervened to keep her in Poland when she was ordered to become a labourer in Germany.

However, in 1943 she changed her mind about going to Germany. That was the year she visited her friend Brother Tadeusz near Warsaw, just as the Warsaw Ghetto was burning down. Her feelings of compassion for these people she could not help, except in prayer, led her to a covert mission to Germany. She joined a conspiracy called “Zachód” [ EH: i.e. "West"] , run for the Government-in-Exile by two priests, ks. Ferdynand Machay and ks. Kazimierz Świetliński. [EH: Ks.=ksiądz, priest. In Poland a secular priest is addressed as "Priest <Surname>. A priest in a religious order, however, is called "Father".]

Zachód trained her to help Poles doing forced labour in German emotionally, spiritually and intellectually. On August 18, 1943 she went voluntarily to Hamburg to share the forced labour. She worked in a factory and secretly taught religion, Polish orthography [i.e. spelling] and German to her fellow workers. She organized prayers and singing. As she wrote to her sister: “Only here do I fully realize how valuable is my life of solitude and my secular apostolate. And I realize how important it is to go outside and fill in the gap between a saint in a monastery and a layperson outside. I would simply say: let us leave with the holiness in our souls to streets! " (Tu dopiero w pełni przekonuję się, jak cenna dla drugich jest moja życiowa samotność i moje powołanie świeckiego apostolstwa. I przekonuję się, jak palącą kwestią jest, aby wyjść z ukrycia własnej kapliczki właśnie ku światu, aby wypełnić tę przepaść, która dzieli świętego w klasztorze od człowieka świeckiego. Powiedziałabym po prostu: wyjdźmy ze świętością w duszy na ulice!” ).

Sadly, the Germans discovered her activities. They arrested Blessed Natalia in April 1944. She was sent to jail in Hanover and then Cologne. She was tortured and beaten so badly, she bled from the scars of her old surgery. But despite her pain, she prayed and adored God every night. She never betrayed her fellow conspirators, and she wrote that she did not feel humiliated by the Germans: she felt supported by God, and wrote that her bad treatment did not make her give up; instead it taught her to be modest and happy.

In September 1944, she was sent to Ravensbruck concentration camp for women. There she continued her mission by caring for her fellow prisoners, teaching them and having weekly literary meetings. Already suffering again from her lungs, Blessed Natalia was sure she would die, but she did not despair, for she believed that her death would be God’s will and therefore bring about good.


Of course there were no priests in this women’s camp. Blessed Natalia herself led a religious service (nabozeństwu) on Palm Sunday, 1945. But during the week she became so weak and sick that on Good Friday the Germans took her out of line during the morning inspection. She was sent to die in a gas chamber on Holy Saturday, and then her body was burned. Just a few days later, the Germans fled the camp before the Russian advance.

Blessed Natalia was beatified by Saint Jan Pawel in 1999, one of the only two laywomen among the 108 Holy Martyrs. As yet, she is not famous in the English-speaking world. There are not many English-language materials about her. But I present her because I think it is important for Polish women to know about modern Polish female saints, particularly one who never married or became a nun, one who was determined to find holiness in the world. And because she never gave up, despite disappointment, illness and war, I think she exemplifies perseverance. 

from  Dorothy Cummings McLean, "Catholic Women of the 20th Century" (paper presented at the Dzielne Niewiasty ["Brave Women"]  Majówka dla Kobiet [May Retreat for Women] Krakow, Poland 2-4 May, 2014).





Beata Natalia Tulasiewicz Martire



Rzeszów, Polonia, 9 aprile 1906 - Rawensbrück, Germania, 31 marzo 1945

Martirologio Romano: Nella cittadina di Ravensbrück in Germania, beata Natalia Tułasiewicz, martire, che, durante l’occupazione militare della Polonia, sua patria, rinchiusa in un campo di detenzione dai seguaci di una nefasta dottrina nemica alla dignità dell’uomo e della fede, in una camera a gas rese la sua anima al Signore. 

Natalia Tulasiewicz nacque nel paese polacco di Rzeszów, nei pressi di Podkarpackie, il 9 aprile 1906. Insegnante laica nella città di Poznan, fu un’insolita animatrice dell’apostolato dei laici. Durante l’occupazione militare della sua patria da parte del regime nazista tedesco, questa coraggiosa donna partita liberamente per il Terzo Reich, insieme con le donne condannate ai lavori forzati, al fine di portare loro un sollievo spirituale.

Quando nell’aprile 1944 la Gestapo scoprì la sua indesiderata presenza, la arrestò. Atrocemente torturata ed umiliata in pubblico, venne infine condannata a morte nel campo di Rawensbrück, nei pressi di Brandeburgo. Il Venerdì Santo, raccogliendo le poche forze rimastele, salì sulla panca della baracca e tenne alle prigioniere una conferenza sulla passione e risurrezione del Signore. Due giorni dopo, il 31 marzo 1945, venne trasportata nella camera a gas ove morì. Era il giorno di Pasqua.

Papa Giovanni Paolo II l’13 giugno 1999 elevò agli onori degli altari ben 108 vittime della medesima persecuzione nazista, tra le quali la Beata Natalia Tulasiewicz, che viene commemorata dal Martyrologium Romanum in data 31 marzo.


Autore: Fabio Arduino



dimanche 25 mars 2018

Bienheureux NDRE ZADEJA, prêtre et martyr



Bienheureux Ndre Zadeja

Prêtre et martyr en Albanie

(*Shkodër, 3 novembre 1891 - † 25 mars 1945)

Ndre Zadeja, inséré dans le groupe de 38 martyrs tués en Albanie sous le régime communiste, a été béatifiée à Shkodër (Albanie) le 5 novembre 2016 (>>> BBx Vinçens (Kolë) Prennushi et 37 compagnons, martyrs), sur la place St Etienne de la cathédrale.

Le card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, représentant le Pape François, a présidé la Messe de béatification en présence de dix mille fidèles, beaucoup arrivés de l’étranger. Parmi les participants figuraient le Chef de l’État, Bujar Nichani, le Président du Parlement, plusieurs ministres et représentants d’autres religions.


Martyrs de l’Église d’Albanie (Les 40)

XXe siècle

40 Martyrs du Christ de l’Église en Albanie

† en Albanie de 1913 à 1974

Groupe : « Vinçenc Prendushi et 37 compagnons avec Luigj Paliq et Gjon Gazulli »

Le procès canonique pour les Martyrs Albanais a été ouvert fin 2002, victimes de la persécution religieuse en Albanie durant les années de dictature communiste (1943-1989). Le procès concerne le père Luigj Paliq, Franciscain, assassiné au Kosovo en 1913, et du P. Gjon Gazulli, pendu sur une place de Shkodrë en 1927, ainsi que 38 autres martyrs de la période de la dictature communiste 1945-1990, dont des Franciscains et des Jésuites. Cela concerne sept évêques, de nombreux prêtres diocésains (Mark Gjani), trois jésuites, treize franciscains, un séminariste. Outre le Frère Gjon Pantalia, les autres martyrs jésuites sont les Pères Giovanni Fausti et Daniel Dajani.

Les 40 témoins de la foi tués en Albanie durant la persécution communiste :

Vinçenc Prendushi, O.F.M., Frano Gjini (1948), Jul Bonati, Dom Alfons Tracki, Dom Anton Muzaj, Dom Anton Zogaj, Dom Dedë Maçaj, Dom Dedë Malaj, Dom Dedë Plani, Dom Ejell Deda, Dom Jak Bushati, Josif Mihali, dom Josef Marksen, Dom Lazër Shantoja, Dom Lekë Sirdani, Dom Luigj Prendushi, Dom Marin Shkurti, Dom Mark Xhani, Dom Mikel Beltoja, Dom Ndoc Suma, Dom Ndre Zadeja (Tirana, Albanie), Dom Pjetër Çuni, Dom Shtjefën Kurti, Bernardin Palaj, O.F.M., Çiprian Nika, O.F.M., Gaspër Suma, O.F.M., Gjon Sllaku (Shllaku), O.F.M., Karl Sarreqi, O.F.M., Mati Prenushi, O.F.M., Serafin Koda, O.F.M., Daniel Dajani, S.J., Giovanni Fausti, S.J., Gjon Pantalia, S.J., Fran Miraku, Mark Çuni, Gjelosh Lulashi, Qerim Sadiku, Maria Tuci, Luigj Paliq (assassiné au Kosovo en 1913), O.F.M. et Dom Gjon Gazulli (Scutari en 1927).


SOURCE : http://www.martyretsaint.com/martyrs-de-leglise-dalbanie-les-40/

BBx Martyrs d’Albanie 

Vinçens (Kolë) Prennushi et 37 compagnons

(† Albanie, 1945/1974)

 Mémoire commune le 5 novembre : jour de la béatification.

Mémoire individuelle : jour du martyre (‘dies natalis’).

Le 5 novembre 2016, le cardinal Angelo Amato s.d.b., préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, à présidé, à la cathédrale Saint-Étienne de Shköder, en Albanie, la messe de béatification de 38 martyrs de la dictature communiste d'Enver Hoxha, président de l'Albanie durant 40 ans, de 1945 à 1985 .

Cette béatification des Serviteurs de Dieu, Vinçens Prennushi, archevêque franciscain de Durrës et primat d'Albanie, mort sous la torture le 19 mars 1949, et de ses 37 compagnons, tués entre 1945 et 1974, marque une étape importante dans la reconstruction spirituelle de ce pays des Balkans, qui a longtemps souffert d'un isolement extrême, et d'une dictature bien plus sévère encore à l'égard des religions que celles des autres nations d'Europe centrale et orientale, où les Églises parvinrent parfois à jouer, dans la mesure du faible espace de liberté qui leur restait, un rôle de contre-pouvoir.

Outre Mgr Prennushi, un autre évêque, Mgr Frano Gjini, des prêtres diocésains, des religieux franciscains et jésuites, un séminariste, une aspirante de 22 ans et trois laïcs figurent parmi les martyrs reconnus.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, un régime communiste fermé au monde s'est implanté en Albanie, proclamée en 1967 par Enver Hoxha « premier État athée du monde ». En tant que Primat d'Albanie, Mgr Prennushi avait refusé à Hoxha de créer une Église albanaise distincte de Rome. Torturé, il est mort en prison le 19 mars 1949. Au total, sept évêques, 111 prêtres, 10 séminaristes et 8 religieuses sont morts en détention ou ont été exécutés entre 1945 et 1985. Dans le même temps, 1820 lieux de culte catholiques, orthodoxes et musulmans ont été détruits. Les lieux de culte qui restaient ont été affectés à d'autres usages.

Lors de sa visite en Albanie, le 21 septembre 2014, le Pape François (Jorge Mario Bergoglio, 2013-) avait rendu hommage à la résistance catholique, visiblement ému par le témoignage d'une religieuse et d'un prêtre octogénaires ayant survécu à des décennies de persécutions. Pour l'occasion, il avait délaissé le texte préparé pour confier sa consternation devant l'ampleur des persécutions antireligieuses sous le régime de Enver Hoxha. « Comment ont-ils pu résister ? », s'était-il interrogé à propos des martyrs.

Ce prêtre qui avait témoigné devant le Pape, le père Ernest Simoni (né le 18 octobre 1928 à Troshan – municipalité de Blinisht, en Albanie –), est un prêtre franciscain albanais. Emprisonné et réduit aux travaux forcés par les autorités communistes entre 1963 et 1981, il a été créé cardinal lors du consistoire, convoqué par le Pape François en clôture de l'Année sainte de la Miséricorde, le 19 novembre 2016.

Après les premières élections présidentielles démocratiques d'Albanie en 1992, une nouvelle constitution paraît en 1998, garantissant les libertés individuelles, dont la liberté religieuse. L'archidiocèse de Tirana-Durrës retrouve un archevêque, le siège ayant été vacant depuis la mort de Mgr Prennushi. Dans le même temps, les lieux de cultes rouvrent et les mouvements religieux sont autorisés à se développer.

Le 10 novembre 2002, l'Archidiocèse de Shkodër-Pult introduit la cause en béatification et canonisation des trente-huit victimes de la persécution religieuse. Représentative de la reconstruction religieuse en Albanie, cette cause est soutenue par le pape François, notamment lors de sa visite apostolique du 21 septembre 2014. Pour l'occasion, les portraits des trente-huit serviteurs de Dieu sont exposés tout le long d'un boulevard qui leur est consacré, à Tirana. Le Saint-Père ne manqua pas de leur rendre hommage tout au long de ce voyage.

Le 26 avril 2016, après trois ans d'étude auprès de la Congrégation pour la cause des saints, le pape François reconnaît qu'ils sont morts en haine de la foi, leur attribuant le titre de martyrs. La cérémonie de béatification s'est tenue le 5 novembre 2016 à Shkodër, en Albanie, et a été célébrée par le cardinal Angelo Amato, représentant du pape pour cette occasion.

Liste des 38 Bienheureux en ordre croissant des dates du martyre :

Lazër Shantoja (*Shkodër, 2 septembre 1892 - † Tirana, 5 mars 1945), prêtre de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.

Ndre Zadeja (*Shkodër, 3 novembre 1891 - † 25 mars 1945), prêtre de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.

Giovanni Fausti (* Marcheno, Brescia, 9 octobre 1899 † Shkodër, 4 mars 1946), prêtre de la Compagnie de Jésus.

Gjon (Kolë) Shllaku (*Shkodër, 27 juillet 1907 † 4 mars 1946), prêtre o.f.m.

Daniel Dajani (*Blinisht, 2 décembre 1906 † Shkodër, 4 mars 1946)), prêtre de la Compagnie de Jésus.

Qerim Sadiku (*18 novembre 1919 † 4 mars 1946), laïc de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.

Mark Çuni (*Bushati, 30 septembre 1919 † Shkodër, 4 mars 1946), séminariste. 

Gjelosh Lulashi (*2 septembre 1925 † 4 mars 1946), laïc de l'Archidiocèse de Shkodër.

Alfons Tracki (*Bliszczyce, Pologne, 2 décembre 1896 † Shkodër, 18 juillet 1946), prêtre de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.

Fran Mirakaj (*1917 † septembre 1946), laïc de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.

Josef Marxen (*Worrigen, Allemagne, 5 août 1906 † Tirana, 16 novembre 1946), prêtre du diocèse de Lezhë.

Luigj Prendushi (*Shkodër, 24 janvier 1896 † Shelqet, 24 janvier 1947), prêtre du diocèse de Sapë.

Dedë Maçaj (*Mat i Jushi, 5 février 1920 † Përmet, 28 mars 1947), prêtre de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.

Mark Gjani (*Pulaj, 10 juillet 1914 † Shën Pal, 1947), prêtre de l'Archidiocèse de Shkodër. 

- Serafin (Gjon) Koda (Janjevo, Serbie, 25 avril 1893 † Lezhë, Albanie, 11 mai 1947), prêtre o.f.m.

Gjon Pantalia (*Prizren, Kosovo, 2 juin 1887 † Shkodër, 31 octobre 1947), religieux de la Compagnie de Jésus.

Bernardin (Zef) Palaj (*Shllak, 2 octobre 1894 † Shkodër, 2 décembre 1947), prêtre o.f.m.

Anton Zogaj (*Kthellë, Albanie, 26 juillet 1908 † Durrës, 9 mars 1948), prêtre de l'Archidiocèse de Tirana. 

Frano Gjini (*Shkodër, 20 février 1886 † 11 mars 1948), évêque du diocèse de Rrëshen.

Mati (Pal) Prennushi (*Shkodër, 2 octobre 1881 † 11 mars 1948), prêtre o.f.m.

Cyprian (Dedë) Nika (*Shkodër, 19 juillet 1900 † 11 mars 1948), prêtre o.f.m.

Dedë Plani (*Shiroka, 21 janvier 1891 † Shkodër, 30 avril 1948), prêtre à Shkodër.

Ejëll Deda (*Shkodër, 22 février 1917 † 12 mai 1948), prêtre à Shkodër. 

Anton Muzaj (*12 mai 1921 † Shkodër, printemps 1948), prêtre à Shkodër. 

Pjetër Çuni (*9 juillet 1914 - 31 juillet 1948), prêtre de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.

Lekë Sirdani (1er mars 1891 - 29 juillet 1948), prêtre de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.

Josif Papamihali (*Elbasan, 23 septembre 1912 † Maliq, 26 octobre 1948), prêtre de l'Église grecque-catholique albanaise.

Vinçens (Kolë) Prennushi (*Shkodër, 4 septembre 1885 † Durrës, 19 mars 1949), prêtre o.f.m., archevêque de Durrës et primat d'Albanie.

Jak Bushati (*Shkodër, 7 juillet 1890 † 12 septembre 1949), prêtre à Shkodër.

Gaspër(Mikel) Suma (*Shkodër, 23 mars 1897 † 16 avril 1950), prêtre o.f.m.

Marije Tuci (*Ndërfushaz, 12 avril 1928 † Shkodër, 24 octobre 1950), laïque de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult

Jul Bonati (*Shkodër, 24 mai 1874 † Durrës, 15 novembre 1951), prêtre de l'Archidiocèse de Tirana-Durrës.

Karl (Ndue) Serreqi (*Shkodër, 26 février 1911 † 4 avril 1954), prêtre o.f.m.

Ndoc Suma (*Nenshat, 31 juillet 1887 † Pistull, 22 avril 1958), prêtre à Shkodër.

Dedë Malaj (*Dushkul, 16 novembre 1917 † Shkodër 12 mai 1959), prêtre de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.

Marin Shkurti (*Samrish, 1er octobre 1933 † avril 1969), prêtre à Shkodër.

Shtjefën Kurti (*Ferizaj, Kosovo, 24 décembre 1898 † 20 octobre 1971), prêtre de l'Archidiocèse de Tirana-Durrës.

Mikel Beltoja (*Beltoje, 9 mai 1935 † 10 février 1974), prêtre à Shkodër.

Sources principales : fr.radiovaticana.va/news/ ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).  

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Blessed Ndre Zadeja


Profile

Studied at the Shkodrë Pontifical Seminary, and then theology in Innsbruck,Austria. Ordained on 24 April 1916 as a priest of the archdiocese ofShkodrë-Pult, Albania. Parish priest in several places. Playwright. Secretaryto the Archbishop of Shkodrë. Martyred in the antiChristian persecutions of the Albanian Communist government, the first of their many priestly victims.

Born


In Albania, the Church honors martyrs of the communist era

By Mónica Zorita de la Morena

Shkodër, Albania, Nov 2, 2016 / 06:01 am ().- During 40 years of communist rule in Albania – which in 1967 declared itself the first completely atheist country in the world – praying, making the sign of the cross, wearing a crucifix around one’s neck, or any other evidence of being a believer in God were treated as crimes.
Churches, mosques and other places of worship were used as shopping centers, sports halls, or theaters. That too was the fate of the cathedral of Shkodër, which was turned into a sports arena. But on Nov. 5, it will the site of the beatification of 38 Albanian martyrs.
“Before they were tortured and executed by firing squad, they all said: ‘Long live Christ the King, long live Albania. We forgive those who kill us’,” Archbishop Angelo Massafra of Shkodër told international Catholic charity Aid to the Church in Need. Among the martyrs were a number of bishops, priests, and ordinary faithful, including one woman, María Tuci.
María was a teacher and she was condemned to die for the crime of reminding students of the presence of Christ. Her death was excruciating, after she had already been arrested and tortured countless times. She was finally put in a sack along with a cat. The torturers repeatedly hit the cat with a stick and their victim later died of the injuries inflicted by the terrified animal.
Father Lazer Shantoja was tortured so severely in the environs of Tirana that his own mother begged that he be shot to death to finally put an end to his suffering.
Ndre Zadeja was the first to be executed by firing squad; he was the first martyr of the Albanian communist dictatorship that finally collapsed in 1991. He died in Shkoder.
Archbishop Massafra, who serves as president of the Albanian bishops’ conference, said that all who were murdered in that city were forced to walk along a particular route that ended at the cemetery wall. There they were “tortured, spat upon, and finally executed by shooting.” The route led them past the cathedral.
“This was done on purpose. It was to remind them that they were suffering because of their love for Christ,” the bishop said.
“The beatification ceremony will be a joyous festival. Thousands of Albanians all over the world will be following” the proceedings, Archbishop Massafra said. “This small, but great Church has given the world Church countless martyrs,” he added.
The martyrs’ beatification process was begun in 2002 and was completed in 2010. Pope Francis signed a decree that authorized the beatification to take place Nov. 5.
Muslims, who account for as much as 70 percent of the population of Albania, were not spared either. Thousands of people lived in concentration camps or languished in prisons because they believed in God “or in Allah,” the bishop said.
There have been notable survivors of the reign of terror, including Father Ernest Simoni, who spent 28 years in a labor camp and whom Pope Francis has just made a cardinal. Then there is Sister Marije Kaleta. Both met the Pope during his recent visit to the country, leaving the Pontiff visibly moved.
Bishop Massafra spoke of them as ranking among the “secret consolers of the other prisoners.” Father Simoni was able to secretly say Mass during his years of captivity.


Beato Andrea Zadeja Sacerdote e martire



Scutari, Albania, 3 novembre 1891 – 25 marzo 1945

Don Ndre Zadeja, sacerdote della diocesi di Scutari, esercitò il ministero in vari paesini albanesi, ma fu più noto come poeta e autore di drammi storici. Arrestato il 3 febbraio 1945 per aver impartito l’ultima assoluzione a un condannato a morte, venne imprigionato e, il 25 marzo seguente, fucilato con altri tredici detenuti. Compreso nell’elenco dei 38 martiri albanesi capeggiati da monsignor Vinçenc Prennushi, è stato beatificato a Scutari il 5 novembre 2016.

Vocazione e formazione

Ndre (albanese per Andrea) Zadeja nacque a Scutari in Albania il 3 novembre 1891. Il padre, Gjon, era un artigiano; la madre, Lukja, casalinga. Frequentò la scuola primaria e nel 1903, influenzato da un cugino, don Mati Fishta, entrò al Collegio Saveriano dei padri Gesuiti, diplomandosi nel 1912.

Il 30 settembre 1913 partì per Innsbruck, dove studiò filosofia e teologia fino al 16 marzo 1916. Una volta completati gli studi, tornò a casa: celebrò la Prima Messa il 26 aprile 1916 nella chiesa della Madonna del Buon Consiglio, alle pendici del Castello di Rozafa, a Scutari.


Parroco e “poeta della tenerezza”


Poco dopo fu nominato da monsignor Jak Serreqi, arcivescovo di Scutari, suo segretario personale. Terminato l’incarico, fece il parroco a Mal të Jushit, Bogë, Shkrel e Sheldî. Lo stretto rapporto con il popolo gli permise di studiare con attenzione il suo stile di vita, la sua mentalità e anche la lingua.

Per la delicatezza delle sue poesie religiose, molte delle quali dedicate alla Madonna, che apparivano come un vero e proprio catechismo in versi, gli venne attribuito il soprannome di “poeta della tenerezza”. Seguendo le orme di padre Gjergj Fishta, sacerdote e poeta, compose inoltre poesie e drammi storici.


Un incidente diplomatico


Tuttavia, la prima del dramma «L’ora albanese» provocò un caso diplomatico nel 1919, quando l’Italia occupava il porto di Vlora. Durante la rappresentazione, infatti, i presenti in sala si alzarono in piedi e gridarono: «Viva Vlora albanese!».

Il Capitano di corvetta Ugo Perricone, reggente il Consolato italiano a Scutari, e il generale Francavia erano sul punto di lasciare l’incarico, quando il Console di Francia, il barone di Geraud, fece loro notare: «Non è avvenuta la stessa cosa alla Scala di Milano, quando gli spettatori italiani si levarono in piedi dinanzi agli austriaci per acclamare Verdi [che i patrioti italiani interpretavano come sigla per Vittorio Emanuele Re d’Italia]? Gli stessi austriaci applaudivano!».


La minaccia comunista incombe


Durante gli anni dell’occupazione italiana fascista prima e di quella nazista poi, era parroco a Sheldija, un paese di montagna a est di Scutari: per aver dato accoglienza agli oppositori di entrambi i regimi, rischiò più volte la vita.

Ma un’altra minaccia incombeva sull’Albania, incarnata nei partigiani comunisti che avevano preso il potere. Don Ndre ne era consapevole, tanto da dichiarare, il 16 agosto 1944, durante la Messa per la festa di san Rocco nella chiesa a lui dedicata a Sheldija: «Due parole devo dire oggi a voi, specialmente a voi giovani; una nuvola nera, portatrice di un’ideologia rossa, sta per piombare sulle vostre teste. La sua intenzione è quella di scaricarsi su di voi. Allora non potrete fare niente contro di essa, solo sopportarla con tutti i suoi mali, e tra questi la negazione di Dio».


Arrestato per un’assoluzione


Il 3 febbraio 1945, presso la scuola elementare di Sheldija, venne radunata la gente del villaggio, invitata a consegnare le armi. L’unico a rifiutarsi fu un contadino, Tomë Marku, che venne fucilato senza processo. 

Don Ndre, noncurante del rischio, ma pienamente consapevole dei suoi doveri di sacerdote, diede l’ultima assoluzione alla vittima: quel gesto fu considerato atto ostile al regime e gli costò l’arresto.


Il martirio


Rinchiuso nel carcere di Scutari, vi trovò altri esponenti del clero cattolico. I capi d’accusa che gli vennero rivolti furono quello di aver ospitato don Lazër Shantoja, anche lui poeta e patriota, e di essere stato un collaborazionista della Gestapo e dei fascisti, per il motivo accennato sopra.

Infine, il 25 marzo 1945, don Ndre venne tratto fuori di prigione con altri tredici detenuti, per essere condotto alla fucilazione. I sacerdoti incarcerati, che li videro passare da dietro le sbarre, impartirono loro l’ultima benedizione.

Il suo corpo venne prelevato dai seminaristi diocesani, guidati da don Tom Laca, che lo seppellirono nel cimitero di Rrëmaj. Prima di chiudere la bara che era stata preparata in fretta, un seminarista, Mark Çuni, adagiò la bandiera albanese sul suo petto. 

Di lì a poco avrebbe subito la sua stessa sorte: subì un processo e venne fucilato perché accusato di essere uno dei fondatori dell’«Unione Albanese», in realtà lo pseudonimo con cui aveva firmato, insieme a un compagno, alcuni volantini di protesta contro le elezioni-farsa del regime.


La beatificazione


Compreso nell’elenco dei 38 martiri albanesi capeggiati da monsignor Vinçenc Prennushi, don Ndre Zadeja è stato beatificato a Scutari il 5 novembre 2016. Dello stesso gruppo fanno parte anche don Lazër Shantoja, il seminarista Mark Çuni e altri diciotto sacerdoti diocesani.


Autore: Emilia Flocchini


SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/97003

Dom Ndré Zadeja, meshtar, poet e atdhetar i flakët.


Dom Ndré Zadeja është një nga dyzetë martirët e Kishës shqiptare, për të cilët tashmë ka përfunduar faza e parë dioqezane e procesit kanonik kishtar për shpalljen të Lumë, që do t’i lartojë në nderimet e altarit. 

Ai qe martiri i parë i tërbimit komunist mbi Kishën katolike në Shqipëri e një dëshmitar i jashtëzakonshëm i fesë së krishterë dhe i vlerave kulturore e atdhetare. Dom Ndré Zadeja, prift, dramaturg, poet e prozator, lindi në Shkodër më 3 nëntor 1891. Tri klasët e para të shkollës fillore i kreu në një shkollë italiane, ndërsa nga klasa e katërt e më tej studioi në Kolegjin Saverian, drejtuar nga Jezuitët. Studimet e larta i kreu në Insbruk të Austrisë më 1916. Po në këtë vit u shugurua meshtar. U kthye menjëherë në atdhé e pikërisht në vendlindje. Pati fatin ta kremtonte meshën e parë në Kishën e Zojës pranë kështjellës Rozafa të Shkodrës, ku nderohej e nderohet edhe sot, Zoja e Këshillit të Mirë, pajtorja qiellore e shqiptarëve. Ishte një ditë e bukur pranvere, 26 prill 1916.

Falë aftësive e kulturës së tij të gjerë, dom Ndré Zadeja e nisi shërbimin meshtarak si sekretar i ipeshkvit imzot Serreqit dhe si zëvendës-famullitar, deri në vitin 1922. Në këtë vit u emërua famullitar në Mal të Jushit, prej nga vijoi shërbimin meshtarak e ungjillor në Bogë, për të kaluar më pas në Shkrel e Sheldi. U arrestua nga regjimi komunist gjatë shërbimit në këtë fshat më 4 shkurt 1945. 

Kujtojmë se më 16 gusht të vitit 1944, ndërsa në fshatin Shirokë afër Shkodrës kremtohej festa e Shën Rrokut, gjatë procesionit tradicional në shtigjet e vlerta të malit Tarabosh, dom Ndré Zadeja, meshtar shembullor e predikatar në zë dhe largpamës , i pati drejtuar popullit e sidomos rinisë këto fjalë profetike :

“Dy fjalë i kam sot me ju, sidomos me jo o të rij. Një re e zezë ngarkue me ideologji të kuqe po dyndet mbi krenat tona. Ajo ka ndërmend të shprazet mbi ju, por atëherë s’keni për të pasë shka me i ba, veç me i bajtë e me sprovue të këqijat, se përveç të zezave të tjera që ka, ajo mohon edhe Zotin”.

E i pari që do t’i përjetonte të këqijat e dyndjes së resë së zezë me ideologji të kuqe, do të ishte pikërisht ai që i shqiptoi këto fjalë tre muaj para se të hynte komunizmit në Shqipëri e shtatë muaj para se të pushkatohej pas murit të varrezave katolike, me 25 mars 1945.

Më 25 mars 1945 dom Ndre Zadeja, së bashku me 14 shokë të tjerë, u nxorrën nga burgu për t’u çuar drejt vendit të ekzekutimit. Të gjithë të burgosurit ishin të frikësuar. Shokët e tij meshtarë, para se të dilte, i dhanë bekimin nëpërmjet derës së vogël të burgut. Dom Zadeja u gjunjëzua së bashku me të gjithë të tjerët. Në vendin e ekzekutimit, pas varrezave katolike të Shkodrës, iu afrua Dom Tom Lacaj për t’i dhënë zgjidhjen e fundit të mëkateve. Dom Zadeja e falënderoi atë me këto fjalë: “Të falënderoj që ke ardhur këtu për të m’i lehtësuar vuajtjet”. Pas pak çastesh, qyteti i Shkodrës dëgjoi krismat e mitralozit që shtrinë përtokë 14 vetë.

Pra, dom Ndre Zadeja u pushkatua pa gjyq më 25 mars 1945 njëherësh me 14 burra: e në mes tyne kreshniku i maleve Prek Cali, si dhe Luigj Kastrati, Ndok Bardhoku, Ndrekë Loka, Arif Hyseni, Dedë Lulash Smajli, Gjok Nikaj, Dul Bajrami, Mark Luc Gjoni, Tomë Daka, Maliq Bajrami, Gjokë Voci, Pjetër Gjedashi. e t’iu kujtojmë emnat të gjithëve me nderim.

Dom Ndré Zadeja u vra me akuzën se kishte fshehur bashkëvëllain prift, një nga figurat më të ndritura të shkollës letrare të jezuitëve, dom Lazër Shantojën, edhe ai ndër martirët e Kishës shqiptare, për të cilët tashmë faza e procesit kanonik kishtar i ka kaluar Vatikanit për miratimin e beatifikimit të tyre.

Më 25 mars 1945 Shkodra e tmerruar asistonte pushkatimin e parë të një kleriku katolik, të cilin e kishte njohur e dashur me shpirt për shërbimin e tij të jashtëzakonshëm meshtarak, për atdhetarinë e tij e për talentin e shquar që gjeti shprehjen e vet në melodramat e para të letërsisë shqipe “Ora e Shqypnisë”, “Hijet e zeza”, “Rrethimi i Shkodrës”, “Rozafa”, “Ruba e kuqe”, kurse “Shpella e Bogdanit” mbet dorëshkrim e tjera, të cilat u vunë në skenën e teatrit të jezuitëve në Shkodër e më vonë edhe në teatrin e Tiranës e vijuan të lexoheshin, edhe kur nuk mund të viheshin më në skenë, sepse të ndaluara nga regjimi komunist.

Në rrugët e rrugicat e shtrembëta të Shkodërs, njëkohësisht me breshërinë e mitralozave të diktaturës ateiste, që këputnin një nga lulet më të bukura të letrave shqipe, për ta lënë vetëm në kërcej të thatë traditën katolike e atë shqiptare në përgjithësi, u ndje zëri i lebetitur: “Kanë grì dom Ndrenë!”.

E tani, kur për emrin e tij flitet si për atë të një të Lumtur të ardhshëm, që do të nderohet edhe në nderime të altarit, Kisha e kombi duhet të krenohen me këtë martir të parë të Kishës katolike shqiptare të persekutimeve të egra të periudhës komuniste, me tingujt e melodramave të tij e sidomos me dëshminë e një jete flijuar për Fe e Atdhé.