vendredi 22 novembre 2019

Bienheureuse ANNA KOLESÁROVÁ, vierge et martyre


Bienheureuse Anna Kolesárová

Martyre slovaque (+ 1944)

Née à Vysoká nad Uhom (Slovaquie) le 14 juillet 1928 et morte assassinée lors de l'occupation soviétique le 22 novembre 1944 refusant de céder à un soldat.

- reconnaissance du martyre d'Anna Kolesarova, une laïque slovaque née en 1928 et tuée en 'haine de la foi' et pour la 'défense de sa chasteté' en 1944

décret du 7 mars 2018 (en italien)

- Slovaquie: Anna Kolesárová, martyre de la pureté, béatifiée le 1er septembre 2018 (VaticanNews)

'Anna se propose aujourd'hui comme modèle pour les jeunes, afin qu'ils redécouvrent la beauté d'un véritable amour et la valeur de la vertu de pureté dans leur vie'

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/13265/Bienheureuse-Anna-Kolesarova.html

Anna Kolesárová

1928-1944

Anna vit le jour le 14 juillet 1928 à Vysoka nad Uhom (Michalovce District, Tchécoslovaquie), benjamine des trois enfants de Ján Kolesár (surnommé Hruška) et Anka Kušnirová ; les aînés étaient la demi-sœur Maria et le frère aîné Michal ; les informations ne précisent pas l’origine de cette «demi-sœur».

Les parents étaient de pieux paysans, fidèles à la pratique chrétienne.

Anna reçut le Baptême le 15 juillet.

Elle avait environ dix ans lorsque sa maman mourut. Anna se mit alors à assumer les tâches de la vie quotidienne familiale, humblement et efficacement ; on la voyait fréquemment à l’église, notamment à la messe matinale quotidienne.

Vers la fin de la Deuxième Guerre mondiale, lorsque l’armée soviétique passa dans cette région (qui était alors un territoire hongrois), les soldats s’installèrent dans le village, demandant à manger et à boire aux habitants. Le papa d’Anna, réfugié dans le sous-sol de la cuisine, pria sa fille de sortir pour donner quelque chose au soldat qui frappait à la porte. Mais quand Anna présenta au soldat un quignon de pain, l’homme - qui était déjà ivre - fit des avances à la jeune fille.

Sur le refus de cette dernière, le soldat fit sortir aussi le papa et le frère d’Anna, et devant eux, tira deux balles de son fusil automatique, dans la tête et la poitrine d’Anna.

Elle s’écroula en murmurant encore : Au-revoir, Papa ! Jésus, Marie, Joseph ! C’était le 22 novembre 1944, en le fête de sainte Cécile, vierge et martyre (v. ce jour). Anna, jeune vierge de seize ans, venait d’être à son tour martyrisée pour défendre sa virginité.

Anna avait pu se confesser et communier peu auparavant. L’enterrement se fit discrètement, sans la présence d’un prêtre. La messe fut célébrée seulement le 29 novembre.

Anna Kolesárová a été béatifiée en 2018.

SOURCE : http://www.samuelephrem.eu/article-11-22-116325226.html

Slovaquie: Anna Kolesárová, martyre de la pureté, a été béatifiée

Le 1er septembre, la jeune martyre Anna Kolesárová a été béatifiée à Kosice en Slovaquie. Ce fut la première béatification présidée par le cardinal Angelo Becciu, récemment nommé préfet de la Congrégation pour la cause des saints.

Ce dimanche 2 septembre lors de l'Angelus,  le Pape François est revenu sur la béatification de la Bienheureuse Anna Kolesárová, qui s'est déroulée la veille. Une «vierge et martyre, morte pour avoir résisté à ceux qui voulaient violer sa dignité et sa chasteté» a dit le Souverain Pontife, dressant un parallèle avec la bienheureuse italienne Maria Goretti. Le Pape a exhorté à ce que«cette jeune fille courageuse aide les jeunes chrétiens à rester solides dans la fidélité à l'Évangile, même quand cela demande d'aller à contre-courant et de payer de sa personne». Et le Pape a demandé à la foule rassemblée Place Saint-Pierre d'applaudir la nouvelle bienheureuse.

La jeune Anna Kolesárová est morte en martyre à l’âge de 16 ans. Née en 1928 à l’est de la Slovaquie, elle reçoit sa confirmation un an avant l’éclatement de la Seconde guerre mondiale, le 14 mai 1938. Elle a alors dix ans.

Un quotidien pieux et simple

Issue d'une famille modeste profondément catholique l'ayant dotée d’une solide éducation religieuse, Anna Kolesárová fréquentait régulièrement la communauté paroissiale et participait à la messe, se confessant et communiant régulièrement.

Le 15 avril 1942, alors qu'elle n'avait que 13 ans, sa mère meurt. Anna doit assurer toutes les charges familiales et domestiques avec son père et son frère aîné.

L'avancée du front soviétique vers l'ouest provoqua, au cours de l'année 1944, le retrait des troupes allemandes et l'avènement des troupes russes. La jeune vie d'Anna fut brusquement interrompue. La fillette, alors âgée de 16 ans, a été abattue par un soldat soviétique dans la soirée du mercredi 22 novembre 1944, devant les yeux de son père, à la maison.

Morte en défense de la chasteté

Compte tenu de la résistance du père face au comportement violent du militaire qui en voulait à la chasteté de la jeune fille, le soldat lui ordonne de faire ses adieux à son père et à son frère.«Jésus, Marie, Joseph, je vous rends mon âme», prononce-t-elle, avant de recevoir deux coups de fusil mortels.

Anna Kolesárová a été enterrée dans le cimetière de Vysoká nad Uhom, son village natal. Les funérailles ont été célébrées par le curé une semaine après sa mort le 29 novembre 1944. A cette occasion, le prêtre a souligné que la jeune fille était morte dans la grâce de Dieu. Pour lui, Anna est morte en «sacrifice de la sainte chasteté», soit «Hostia sanctae castitatis».

Anna se propose aujourd’hui comme modèle pour les jeunes, afin qu'ils redécouvrent la beauté d'un véritable amour et la valeur de la vertu de pureté dans leur vie, relève le postulateur de sa cause, le père Marek Ondrej dans les colonnes de L’Osservatore Romano.

La cause pour la béatification d'Anna Kolesárová avait débuté le 2 avril 2005 à Košice. L'enquête diocésaine s'est clôturée le 14 février 2012, puis a été envoyée à Rome afin d'y être étudiée par la Congrégation pour les causes des saints. Au terme de l'enquête canonique, le Pape François a reconnu le martyre d'Anna Kolesárová, en «haine de la foi» et pour la «défense de sa chasteté», et a signé le décret pour sa béatification.

SOURCE : https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2018-08/slovaquie-anna-kolesarova-martyre-de-la-purete-beatifiee.html

Reconnaissance du martyre d’Anna Kolesárová

Le Vatican reconnaît le martyre d’une jeune laïque slovaque, la servante de Dieu Anna Kolesárová (Anka), tuée par un soldat de l’armée soviétique pour avoir refusé ses avances sexuelles (1928-1944).

Le pape François a autorisé, le 6 mars 2018, la Congrégation pour les causes des saints à promulguer le décret de reconnaissance du martyre, ce qui ouvre la voie à sa béatification.

Issue d’une famille simple de petits agriculteurs, Anna Kolesárová perd sa mère à l’âge de dix ans. Son quotidien est marqué par les tâches domestiques qu’elle doit effectuer en tant qu’aînée de la fratrie. Tous les matins, elle participe à la messe.

Le 22 novembre 1944, son village, Vysika nad Uhom, est occupé par l’armée soviétique. Un soldat ivre entre dans la maison de la famille d’Anna pour boire. Il voit Anna et lui fait des avances sexuelles. Devant son refus, il lui propose de céder à ses avances ou alors de mourir.

Anna refuse et essaye de se réfugier à l’intérieur de la maison. Le soldat la suit et lui ordonne de dire adieu à ses proches. Ne cédant pas à la pression, elle crie : « Adieu, père ! Marie, Jésus, Joseph ! » Elle est abattue d’un coup de fusil.

Le récit des événements a été mis par écrit par le prêtre Anton Lukáč la même année et se trouve dans l’église paroissiale de Pavlovce nad Uhom. Cinq témoins ont signé un témoignage. La maison d’Anna à Vysoké nad Uhom est maintenant connue comme la « Maison ». C’est un centre d’accueil pour personnes en difficultés.

Chaque année, à Vysoká nad Uhom, près de la tombe d’Anna, se déroule la Voie de la Joie pour les jeunes de plus de 15 ans, ainsi que la Voie de la maturité pour ceux qui ont plus de 23 ans.

Source: Zenit.

SOURCE : http://www.synod.va/content/synod2018/fr/jeunes-temoins/reconnaissance-du-martyre-danna-kolesarova.html

Le pape François voit dans la bienheureuse Anna Kolesarova une Maria Goretti slovaque

« Qu’elle aide les jeunes chrétiens à rester fermes dans la fidélité à l’Evangile »

SEPTEMBRE 02, 2018 12:45

Anna Kolesarova, vierge et martyre (14 juillet 1928 – 22 novembre 1944), a été béatifiée en Slovaquie, samedi, 1er septembre 2018: le pape a salué son courage et l’a donnée en modèle aux jeunes chrétiens, après l’angélus de ce dimanche 2 septembre, place Saint-Pierre, en présence de quelque 25 000 visiteurs, selon la gendarmerie vaticane.

Elle a été proclamée bienheureuse au Lokomotíva Stadium, à Košice, au cours de la messe présidée par le cardinal Giovanni Angelo Becciu, préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

Le pape a rappelé qu’elle a été tuée, à 16 ans, pour avoir « résisté à qui voulait violer sa dignité et sa chasteté ». Elle a été tuée par un soldat de l’armée soviétique dont elle a refusé les avances.

Le pape a comparée Anna Kolesarova à la sainte italienne Maria Goretti (Corinaldo, 16 octobre 1890 – 6 juillet 1902, Nettuno): « Elle est comme notre Maria Goretti italienne ».

“Que cette jeune courageuse aide les jeunes chrétiens à rester fermes dans la fidélité à l’Evangile même quand il exige d’aller à contre-courant et de payer de sa personne”, a ajouté le pape avant de l’applaudir avec la foule.

Elle allait à la messe tous les jours, et, depuis la mort de sa mère, alors qu’elle avait dix ans, elle prenait soin de la maison de la ferme familiale, avec sa demi-soeur, Marie et son frère Michal.

A l’arrivée de l’Armée Rouge, à la fin de la Seconde guerre mondiale, leur père, Jan et les trois enfants avaient cherché refuge avec des voisins dans un cellier sous la cuisine. Un soldat ivre les découvrit. Le papa demanda à Anna de lui préparer quelque chose à manger. Mais il se fit pressant et elle s’échappa pour fuir ses avances.

Il la poursuivit dans le sous-sol, la saisit et la tua avec son fusil automatique PPSh-41 de deux coups à la tête et à la poitrine , sous les yeux de son père et de son frère. Ses derniers mots furent: « Au-revoir papa! Jésus, Marie, Joseph! »

Elle fut inhumée en secret tandis que les combats faisaient rage. Le prêtre Anton Lukáč célébra une messe d’obsèques le 29 novembre et il interrogea 5 témoins pour relater les événements. Ce que fit également un jésuite, le p. Michal Potocky. Ces renseignements ont permis de démarrer la cause de béatification en 2004.

Sa tombe, à Pavlovce nad Uhom, dans le district de Michalovce, est toujours un lieu de pèlerinage. Sa maison natale est devenue un centre pour les jeunes avec l’association Domcek.

SEPTEMBRE 02, 2018 12:45ANGÉLUS ET REGINA CAELI, PAPE FRANÇOIS

About Anita Bourdin

Journaliste accréditée au Vatican depuis 1995. A lancé Zenit en français en janvier 1999. Correspondante à Rome de Radio Espérance. Formation: journalisme (IJRS, Bruxelles), théologie biblique (PUG, Rome), lettres classiques (Paris IV, Sorbonne).

SOURCE : https://fr.zenit.org/articles/le-pape-francois-voit-dans-la-bienheureuse-anna-kolesarova-une-maria-goretti-slovaque/

Anna Kolesárová, la chasteté plutôt que la vie

14 mars 2018 par Redaction

Le 6 mars dernier, la Congrégation pour la Cause des Saints reconnaissait officiellement le martyre d’une jeune slovaque, Anna Kolesárová, née en 1928 et tuée en 1944. Cette reconnaissance ouvre la voie à sa béatification.

Née dans un petit village de la région de Košice, Anna Kolesárová est issue d’une famille modeste. Ses parents, Ján Kolesár et Anna Kušnírová, sont agriculteurs. À dix ans, Anna et son frère Michal perdent leur mère. Dès lors, la petite Anna prendra en charge les nombreuses tâches domestiques qui lui reviennent.

Rythmée par la prière et les travaux quotidiens, la vie à la ferme est très simple et tranquille pour Anna. Sa piété est grande et tous les jours, elle se rend à la messe.

Invasion communiste

Hélas le 22 novembre 1944, le village de Vysika nad Uhom est envahi par l’Armée rouge. Jan Kolesar et ses enfants se cachent dans une cave située sous la cuisine, mais la maison est perquisitionnée. Un soldat de l’armée soviétique fait sortir le père et ses enfants de leur cachette. Il demande alors à manger et à boire. Obéissant à son père, Anna s’exécute. Mais lorsqu’elle se rend à l’extérieur de la ferme, le soldat la suit. Anna refuse les avances qu’il lui fait alors. Il lui propose soit d’y céder, soit de mourir. Anna refuse encore malgré la menace. Elle se précipite vers la maison, mais l’agresseur la poursuit et lui ordonne de faire ses adieux à ses proches: « Au revoir, papa ! Jésus, Marie, Joseph ! ». Ce furent les derniers mots d’Anna Kolesárová avant d’être fusillée. Elle avait seize ans.

« Victime de la sainte chasteté »

Anna est enterrée le lendemain. Lorsque le Père Anton Lukáč inscrit le nom d’Anna Kolesárová dans le registreparoissial de Pavlove, il ajoute : « Hostiae sanctae castitatis » (« Victime de la sainte chasteté »). Le Père Anton Lukáč et la Père Michal Potocký recueilleront plusieurs témoignages à propos d’Anna.

Néanmoins à l’issue de la guerre, la région tombe sous le joug communiste et la situation politique ne permet pas que l’histoire d’Anna soit diffusée. Sous le régime soviétique, il est interdit d’évoquer publiquement la vie et la mort d’Anna Kolesárová.

Reconnaissance

Toutefois, dès la chute du régime en 1992, l’histoire d’Anna refait surface. Le petit village de Vysika nad Uhom voit fleurir les premiers pèlerinages en souvenir d’Anna. Chaque année, des jeunes filles et des jeunes garçons viennent y prêter serment en promettant de rester chastes jusqu’au mariage.

En 2002, une statue d’Anna est érigée dans un village tout proche de la ferme où elle a grandi. Et sur la tombe d’Anna, en plus des indications habituelles, est gravée la devise de saint Dominique Savio, qu’elle a si bien incarnée: « La mort plutôt que le péché ».

Le 6 mars dernier, le pape François a reconnu qu’Anna était morte « in defensum castitatis ». Morte en défendant la chasteté, martyre de la pureté, comme la bienheureuse Caroline Kózka, elle aussi abattue par les communistes.

SOURCE : https://www.cathobel.be/2018/03/14/anna-kolesarova-la-chastete-plutot-que-la-vie/

RMG – Anna Kolesarova et Teresa Bracco, deux Bienheureuses inspirées par la sainteté de Dominique Savio

11 septembre 2018 

(ANS – Rome) – Anne Kolesarova a été béatifiée le samedi 1er septembre en Slovaquie, à Kosice, par le cardinal Giovanni Angelo Becciu, nouveau Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, comme représentant du Pape. Teresa Bracco a été béatifiée il y a 20 ans par Jean Paul II. Ces deux femmes ont en commun, outre le très jeune âge de la mort, la dévotion à St Dominique Savio, qui inspira leur vie.

Anna était née dans le village de Vysoka nad Uhom, en Slovaquie, dans une famille profondément religieuse, qui la fit baptiser le jour après la naissance. A 10 ans, elle reçut l’Eucharistie et confirma successivement sa foi avec le sacrement de la Confirmation.

Sa vie était tranquille jusqu’au jour où l’armée russe occupa son village. Durant un raid militaire, le 22 novembre 1944, Anna et les siens se cachèrent, mais un soldat les découvrit et commença à faire des avances à la jeune. Elle s’opposa, pour défendre sa chasteté. La réaction du soldat fut terrible : il la tua devant les siens.

A cause de la difficile situation, les parents célébrèrent le rite funéraire en secret et seulement après la chute du régime on commença à parler de cette fille héroïque. Les jeunes commencèrent à aller prier sur sa tombe, où on a gravé le slogan de Dominique Savio « La mort, mais pas de péchés ».

Le même slogan inspira toute la vie d’une autre très jeune bienheureuse : Teresa Bracco. Née à Santa Giulia, Savone, dans une famille profondément religieuse, encore toute petite montra un penchant singulier pour la piété. Sa vie spirituelle grandissait jour après jour. Elle fut très frappée par une image de Dominique Savio avec le fameux slogan « La mort, mais pas de péchés », qu’elle posa à la tête du lit et en fit son programme de vie.

Sa vie fut bouleversée en août 1944, quand les troupes nazies occupèrent son village. Durant une fuite elle fut capturée par un soldat qui essaya d’abuser d’elle, Elle lutta courageusement pour défendre sa chasteté et cela lui couta la vie. Le soldat la tua avec un coup de fusil.

Anna et Teresa défendirent leur pureté au coût de la vie, fidèles jusqu’à la mort au slogan de Dominique « La mort, mais pas de péchés », qui avait inspiré leur existence.

SOURCE : https://www.infoans.org/fr/sections/nouvelles/item/6303-rmg-anna-kolesarova-et-teresa-bracco-deux-bienheureuses-inspirees-par-la-saintete-de-dominique-savio

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre

Dimanche 2 septembre 2018

Chers frères et sœurs, bonjour!

En ce dimanche, nous reprenons la lecture de l’Evangile de Marc. Dans le passage d’aujourd’hui (cf. Mc 7, 1-8.14-15.21-23), Jésus aborde un thème important pour les croyants: l’authenticité de notre obéissance à la Parole de Dieu, contre toute contamination mondaine ou tout formalisme légaliste. Le récit s’ouvre par l’objection que les scribes et les pharisiens adressent à Jésus, en accusant ses disciples de ne pas suivre les préceptes rituels selon les traditions. De cette manière, ses interlocuteurs voulaient porter atteinte à la fiabilité et à l’autorité de Jésus en tant que Maître, parce qu’ils disaient: «Mais ce maître permet que ses disciples n’accomplissent pas les prescriptions de la tradition». Mais Jésus réplique avec force et il réplique en disant: «Isaïe a bien prophétisé de vous, hypocrites, ainsi qu’il est écrit: ce peuple m’honore des lèvres; mais leur cœur est loin de moi. Vain est le culte qu’ils me rendent, les doctrines qu’ils enseignent ne sont que préceptes humains» (vv. 6-7). Voilà ce que dit Jésus. Des paroles claires et fortes! Le terme hypocrite est, en quelque sorte, l’un des adjectifs les plus forts que Jésus utilise dans l’Évangile et il le prononce en s’adressant à des maîtres de la religion: des docteurs de la loi, des scribes… «Hypocrite» dit Jésus.

En effet, Jésus veut faire sortir les scribes et les pharisiens de l’erreur dans laquelle ils sont tombés. Et quelle est cette erreur? Celle de renverser la volonté de Dieu en négligeant ses commandements pour observer les traditions humaines. La réaction de Jésus est sévère car l’enjeu est important: il s’agit de la vérité de la relation entre l’homme et Dieu, de l’authenticité de la vie religieuse. L’hypocrite est un menteur, il n’est pas authentique.

Aujourd’hui encore, le Seigneur nous invite à fuir ce danger d’accorder plus d’importance à la forme qu’à la substance. Il nous appelle à reconnaître, toujours à nouveau, ce qui est le véritable centre de l’expérience de foi, c’est-à-dire l’amour de Dieu et l’amour du prochain, en le purifiant de l’hypocrisie du légalisme et du ritualisme.

Le message de l’Evangile d’aujourd’hui est également renforcé par la voix de l’apôtre Jacques, qui nous dit en quelques mots ce que doit être la vraie religion, et il dit ainsi que la vraie religion est de «visiter les orphelins et les veuves dans leurs épreuves, se garder de toute souillure du monde» (v. 27).

«Rendre visite aux orphelins et aux veuves» signifie pratiquer la charité envers le prochain, à commencer par les personnes les plus démunies, les plus fragiles, les plus marginales. Ce sont les personnes dont Dieu prend un soin particulier et il nous demande de faire de même.

«Se garder de toute souillure du monde» ne signifie pas s’isoler ni se fermer à la réalité. Non. Ici aussi, cela ne doit pas être une attitude extérieure mais intérieure, substantielle: cela signifie être vigilant pour que notre manière de penser et d’agir ne soit pas polluée par la mentalité mondaine, c’est-à-dire par la vanité, l’avarice, l’orgueil. En réalité, un homme ou une femme qui vit dans la vanité, dans l’avarice, dans l’orgueil et qui en même temps croit et se présente comme religieux, en arrivant même à condamner les autres, est un hypocrite.

Faisons un examen de conscience pour voir comment nous accueillons la Parole de Dieu. Le dimanche nous l’écoutons pendant la Messe. Si nous l’écoutons de manière distraite ou superficielle, elle ne nous aidera pas beaucoup. Nous devons, en revanche, accueillir la Parole avec un esprit et un cœur ouverts, comme un bon terrain, pour qu’elle soit assimilée et porte du fruit dans la vie concrète. Jésus dit que la Parole de Dieu est comme le grain de blé, c’est une semence qui doit grandir dans les œuvres concrètes. Ainsi, la Parole elle-même purifie notre cœur et nos actions, et notre relation avec Dieu et avec les autres se libère de l’hypocrisie.

Que l’exemple et l’intercession de la Vierge Marie nous aident à toujours honorer le Seigneur avec notre cœur, en témoignant de notre amour pour Lui à travers nos choix concrets pour le bien de nos frères.

A l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs, hier à Košice (Slovaquie) a été proclamée sainte la bienheureuse Anna Kolesárová, vierge et martyre, tuée pour avoir résisté à qui voulait violer sa dignité et sa chasteté. Elle est comme notre Maria Goretti italienne. Que cette jeune fille courageuse aide les jeunes chrétiens à rester solides dans leur fidélité à l’Evangile, même quand il demande d’aller à contre-courant et de payer de sa propre personne. Un applaudissement pour la bienheureuse Anna Kolesárová!

Cela suscite de la douleur: des vents de guerre soufflent encore et des nouvelles inquiétantes parviennent sur les risques d’une possible catastrophe humanitaire dans la bien-aimée Syrie, dans la province d’Idlib. Je renouvelle mon appel pressant à la communauté internationale et à tous les acteurs concernés pour qu’ils utilisent les instruments de la diplomatie, du dialogue et des négociations, dans le respect du droit international humanitaire et pour protéger les vies des civils.

Je vous salue tous pèlerins provenant d’Italie et de divers pays. Je souhaite à tous un bon dimanche. Et, s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir!

© Copyright - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : http://www.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2018/documents/papa-francesco_angelus_20180902.html




Blessed Anna Kolesárová

Also known as

Anka Kolesárová

Memorial

22 November

Profile

Daughter of Ján “Hruška” Kolesár and Anna (née Kušnírová), she was born into a pious farming family and baptized at the age of one day. Anna’s mother died when the girl was ten years old, and she did her best to run the household for her father and brother, Michal. When Russian soldiers were liberating her area of Slovakia from Nazi occupation near the end of World War II, local families hid from them due to their rough, violent reputation, and to avoid the combat that went on around their villages. On 22 November 1944, Anna was discovered by a drunken Red Army soldier who made her cook for him, and then demanded sex. She refused and ran to her father and brother, but was gunned down by the soldier. Martyr.

Born

14 July 1928 in Vysoká nad Uhom, diocese of Košice, Czechoslovakia (in the modern Slovak Republic)

Died

shot in the chest and the face with a rifle on 22 November 1944 in Pavlovce nad Uhom, Košice, Slovak Republic

buried in a shallow grave on the evening of the next day by her family who still had to spend most of their time in hiding due the combat around them

re-buried and given proper funeral rites by Father Anton Lukác on 29 November 1944; he immediately begin conducting his own preliminary investigation into her Cause for Canonization

during the period of Communist Czechoslovakia, mention of the incident and gatherings at her grave were prohibited

since the fall of the Communist government, her grave has become a pilgrimage site for young people including the Catholic youth organization Domcek which is dedicated to her memory

Venerated

6 March 2018 by Pope Francis (decree of martyrdom in defense of chastity)

Beatified

1 September 2018 by Pope Francis

the beatification recognition was celebrated at the Štadión Lokomotívy, Čermeľ, Košice, Slovakia with Cardinal Giovanni Angelo Becciu as chief celebrant

Additional Information

other sites in english

Hagiography Circle

News Now

Slovak Spectator

The Tablet

Vatican News Service

Wikipedia

video

YouTube PlayList

webové stránky v ceštine

Wikipedie

sites en français

Wikipedia

fonti in italiano

Congregazione delle Cause dei Santi

Santi e Beati

nettsteder i norsk

Den katolske kirke

webové stránky v slovenskom jazyku

Anka Hudakcd Sk

Anna Kolesarova Sk

Domcek

Vatikánsky rozhlas

Wikipedia

Readings

Goodbye, goodbye! Jesus, Mary, Joseph! – Anna’s last words

MLA Citation

“Blessed Anna Kolesárová“. CatholicSaints.Info. 29 January 2022. Web. 9 October 2026. <http://catholicsaints.info/blessed-anna-kolesarova/>

SOURCE : http://catholicsaints.info/blessed-anna-kolesarova/

13 MARCH 2018, THE TABLET

Murdered Slovak peasant girl to be declared blessed

by Jonathan Luxmoore

Slovakia's Catholic Church is beatify a 16-year-old peasant girl, who was murdered while resisting rape by a Soviet soldier. Anna Kolesarova (1928-44), from a deeply devout family at Vysoke nad Uhom in eastern Slovakia, hid with her family in the cellar of their home when Red Army units occupied the area in the last year of the Second World War, and was shot after refusing the soldier's advances while making food. 

A Church statement said she had "lived modestly and simply" while caring for her siblings when her mother died of pneumonia, as well as regularly attending Mass and receiving sacraments. It added that the grave, where she was hurriedly buried by the local priest, Fr Anton Lukac, had become a place of pilgrimage for young Slovaks since the late 1990s, and had attracted growing numbers since her seven-year beatification process, formally approved by the Pope on 6 March, was completed locally in 2012. 

Kolesarova's beatification will bring to over 80 the number of communist-era Catholic martyrs honoured in Eastern Europe and the former Soviet Union, who have included two bishops from Slovakia's Greek Catholic church, Pavol Gojdic (1888-1960) and Vasyl Hopko (1904-1976), as well as a Redemptorist priest, Dominick Trcka (1886-1959) and Holy Cross nun, Zdenka Schelingova (1916-1955).

A 16-year-old Catholic from neighbouring Poland, Karolina Kozka (1898-1914), who was also murdered for resisting rape by a Russian soldier, was beatified in 1987. 

SOURCE : https://www.thetablet.co.uk/news/8720/murdered-slovak-peasant-girl-to-be-declared-blessed-

Young Slovak martyr will be beatified

Anna Kolesárová was shot down by a Russian soldier during World War II but her sacrifice is still honoured today.

Čítajte viac: https://spectator.sme.sk/c/20776109/young-slovak-martyr-will-be-beatified.html

Slovakia will have a new beatified personage. On March 7, Pope Francis approved a decree on the martyrdom of Anna Kolesárová who was shot down at the end of World War II by a Russian soldier. The girl, aged only 16, died in a fight to keep her innocence.

The Pope received Cardinal Angelo Amato, the prefect of the Congregation for Cases of Saints, on March 6, 2018. During the ceremony, Pope Francis approved the Congregation issuing a decree on martyrdom of the God’s Servant (i.e. a person whose process of beatification has started but was not finished) Anna Kolesárová, born in Vysoká nad Uhom in Slovakia on July 14, 1928, and murdered with hatred towards the faith on November 22, 1944,” the press department of the Holy See informed the SITA newswire.

Biography of the young Slovak martyr

Kolesárová was born in a village in eastern Slovakia and lost her mother at 10 years old. After a modest, pious and kind life, she, along with her father and brother, hid in a cellar from the Russian soldiers who liberated Slovakia at the end of WWI. When a Russian soldier searched their home, Anna prepared food for him but refused sexual intercourse, even when her life was threatened.

She ran to her father and brother, under gunpoint, and was soon killed by the soldier with two shots. Due to ongoing fights, her family spent one more night with her dead body in the cellar and then hastily buried her in a shallow grave, SITA wrote.

Priest Anton Lukáč buried her on November 29, 1944. Immediately after the burial, he wrote in the parish register Hostia Sanctae Castitatis, i.e. the Victim of holy chastity.

Annually, hundreds of young people visit the grave of Anna Kolesárová. The first meeting initiated by the testimony of her martyr death took place in 1999. Since then, regular pilgrimages have been organised, according to SITA.

Čítajte viac: https://spectator.sme.sk/c/20776109/young-slovak-martyr-will-be-beatified.html

SOURCE : https://spectator.sme.sk/c/20776109/young-slovak-martyr-will-be-beatified.html

Anna Kolesarova Beatified in Kosice with 30,000 Believers in Attendance

Slovakia has another blessed figure as of Saturday – Anna Kolesarova, a decree of whose martyrdom was approved by Pope Francis last month, TASR learnt on the same day.

The beatification ceremony of Anna Kolesarova took place at Lokomotiva football stadium in Kosice earlier in the day and was presided over on the Pope’s behalf by Cardinal Angelo Becciu, the new Prefect of the Congregation for the Causes of Saints. He told the media that he’s glad that he started his service with this ceremony. “I feel that I should take our blessed Anna as my guardian. The ceremony was beautiful, I was touched by the large crowd of faithful people, as well as by the fact that the story was discovered by a group of young people,” he said.

Kosice Metropolitan Archbishop Bernard Bober said that the story of Anna Kolesarova from the village of Vysoka nad Uhom (Kosice region) was rather unknown before the fall of communism in 1989. “She was shot and killed as a 16-year-old by a Soviet soldier [in 1944] as she was attempting to preserve her chastity and dignity,” said Bober.

According to vice-postulator of Kolesarova’s cause Juraj Jurica, Saturday’s beautification is the result of a church and legal process that began in 2004 and lasted until 2011. “A 15-strong tribunal was formed in Kosice Archdiocese to examine whether Anna Kolesarova met the criteria to be beatified, he said, adding that 38 witnesses were heard as part of the process, which has produced a 650-page document.

According to the organisers, over 30,000 people attended Kolesarova’s beatification.

SOURCE : https://newsnow.tasr.sk/featured/anna-kolesarova-beatified-in-kosice-with-30000-believers-in-attendance/

POPE FRANCIS

ANGELUS

Saint Peter's Square

Sunday, 2 September 2018

Dear Brothers and Sisters, Good morning!

This Sunday we turn to a reading from the Gospel of Mark. In today’s passage (cf. Mk 7:1-8, 14-15, 21-23), Jesus addresses an important topic for all of us believers: the authenticity of our obedience to the Word of God, against any worldly contamination or legalistic formalism. The narrative opens with the objection that the scribes and Pharisees address to Jesus, accusing his disciples of failing to observe the ritual precepts according to tradition. In this way, those challenging him seek to strike at the reliability and authority of Jesus as Teacher because they say: “But this teacher allows his disciples to evade the prescriptions of tradition”. But Jesus responds emphatically; he responds by saying: “Well did Isaiah prophesy of you hypocrites, as it is written, ‘This people honours me with their lips, but their heart is far from me; in vain do they worship me, teaching as doctrines the precepts of men’” (vv. 6-7). This is what Jesus says. Clear and emphatic words! ‘Hypocrite’ is, so to speak, one of the strongest adjectives that Jesus uses in the Gospel, and he speaks them as he addresses the teachers of religion: doctors of the law, scribes.... ‘Hypocrite’, Jesus says.

Indeed, Jesus wants to rouse the scribes and Pharisees from the error they have fallen into, and what is this error? That of distorting God’s will, neglecting his commandments in order to observe human traditions. Jesus’ reaction is severe because something great is at stake: it concerns the truth of the relationship between man and God, the authenticity of religious life. A hypocrite is a liar; he is not authentic.

Today too, the Lord invites us to avoid the danger of giving more importance to form than to substance. He calls us to recognize, ever anew, what is the true core of the experience of faith, that is, love of God and love of neighbour, by purifying it of the hypocrisy of legalism and ritualism.

Today’s Gospel message is also reinforced by the voice of the Apostle James, who tells us, in brief, what true religion is meant to be, and he says: pure religion is “to visit orphans and widows in their affliction, and to keep oneself unstained from the world” (Jas 1:27). “To visit orphans and widows” means to practice charity toward neighbours, beginning with the neediest, frailest, most marginalized people. They are the people whom God takes care of in a special way, and he asks us to do the same.

“To keep oneself unstained from the world” does not mean to isolate oneself and close oneself off from reality. No. Here too there must be not an exterior attitude, but interior, substantive: it means being vigilant so that our way of thinking and acting may not be polluted by the worldly mentality, or that of vanity, of greed, of arrogance. Actually, a man or woman who lives in vanity, in greed or in arrogance and at the same time believes and shows him or herself as being religious and even goes so far as to condemn others, is a hypocrite.

Let us make an examination of conscience to see how we embrace the Word of God. On Sunday we listen to it at Mass. If we listen to it in a distracted or superficial way, it will not be of much use. Instead, we must welcome the Word with open minds and hearts, as good soil, in a way that it may be assimilated and may bear fruit in real life. Jesus says that the Word of God is like wheat; it is a seed that must grow in practical deeds. In this way the Word itself purifies our heart and actions, and our relationship with God and with others is freed from hypocrisy.

May the example and intercession of the Virgin Mary help us to always honour the Lord with our heart, witnessing to our love for him in concrete choices for the good of our brothers and sisters.

After the Angelus, the Holy Father added:

Dear brothers and sisters, yesterday in Košice, Slovakia, Anna Kolesárová was proclaimed blessed. She was a virgin and martyr killed for standing up to those who wanted to violate her dignity and her chastity. She is like our Italian Maria Goretti. May this courageous young lady help young Christians to remain firm in faithfulness to the Gospel, even when it calls for going against the current and paying in the first person. A round of applause for Blessed Anna Kolesárová!

This is painful: the winds of war are still blowing and there is distressing news of the risk of a possible humanitarian crisis in beloved Syria, in the Province of Idlib. I renew my heartfelt appeal to the international community and to all concerned parties to employ the instruments of diplomacy, dialogue and negotiation, in respect of international humanitarian laws, in order to safeguard civilian lives.

I greet you all, dear pilgrims from Italy and from different countries. In particular, I greet the catechists from Caerano San Marco, the young people from Montirone, the youth from Rovato and those who have come, after a long journey, from various cities in Spain, and those taking part in the gathering of Vespa riders. I see the sign there, welcome!

I wish everyone a happy Sunday. And please, do not forget to pray for me. Enjoy your lunch. Arrivederci!

Copyright © Dicastery for Communication

The Holy See

SOURCE : https://www.vatican.va/content/francesco/en/angelus/2018/documents/papa-francesco_angelus_20180902.html

3.7.2022. Interiér. Pútnický rímskokatolícky kostol Ružencovej Panny Márie, obec Obišovce, okres Košice okolie.Slovensko.Vitráž. Pohľad - Blahoslavená Anna Kolesárová.

3.7.2022. Interiér. Pútnický rímskokatolícky kostol Ružencovej Panny Márie, obec Obišovce, okres Košice okolie.Slovensko.Vitráž. Pohľad - Blahoslavená Anna Kolesárová.


Beata Anna Kolesarova Vergine e martire

22 novembre

Vysoka nad Uhom, Slovacchia, 14 luglio 1928 – 22 novembre 1944

Anna Kolesárová, detta Anka, della diocesi di Košice, visse un’esistenza tranquilla e pacifica finché i soldati dell’Armata Rossa non occuparono il suo villaggio natale, Vysoka nad Uhom. Uscita dal rifugio dove si trovava con i suoi familiari per sfamare un militare, respinse più volte i suoi assalti e si dispose a morire piuttosto che a concedersi a lui. Venne uccisa con un colpo di fucile il 22 novembre 1944, a sedici anni, pronunciando i nomi di Gesù, Maria e Giuseppe. Con l’avvento del governo socialista in Cecoslovacchia, la sua storia venne ugualmente ricordata e tornò alla luce col crollo del regime. La fase diocesana della sua causa di beatificazione si è svolta nella diocesi di Košice dal 2 aprile 2005 al 14 febbraio 2012. Il 6 marzo 2018 papa Francesco ha riconosciuto ufficialmente il suo martirio in difesa della castità e quindi della fede. Anna è quindi stata beatificata il 1° settembre 2018 presso lo Stadio Lokomotíva a Čermeľ, distretto di Košice. Le sue reliquie sono venerate nella cattedrale di Santa Elisabetta a Košice e nella chiesa parrocchiale di Vysoka nad Uhom. La sua memoria liturgica, per la diocesi di Košice, cade il 20 novembre.

I primi anni

Anna Kolesárová nacque nel villaggio di Vysoka nad Uhom, presso la città di Michalovce, nell’attuale Slovacchia. Era la secondogenita dei contadini Ján Kolesár, detto Hruška, e Anna Kušnírová, che la portarono al Battesimo il giorno dopo la nascita.

Quando la bambina, soprannominata Anka, ebbe dieci anni, sua madre morì. Toccò quindi a lei badare alla casa e fare da madre a Michal, suo fratello maggiore. Aveva una condotta di vita semplice, ritmata dai tempi degli impegni domestici, quindi non aveva molto tempo per andare a trovare le amiche. Erano loro a venire da lei e, insieme, si recavano a Messa.

L’occupazione dell’Armata Rossa

La sua tranquilla esistenza, come quella degli abitanti del suo villaggio, venne sconvolta dall’occupazione, il 22 novembre 1944, da parte delle truppe dell’Armata Rossa; si era nella fase conclusiva della seconda guerra mondiale. Ján Kolesár e i suoi familiari si nascosero nella cantina della loro abitazione, situata sotto la cucina. Ma un soldato russo ubriaco, durante la perquisizione della casa, scoprì il loro nascondiglio.

Dietro insistenza del padre, Anna uscì per dare al soldato qualcosa da mangiare e da bere, così da dimostrare che la famiglia non era pericolosa. Indossava un abito nero, ereditato dalla madre. Tutte le ragazze del villaggio, infatti, si erano accordate per abbigliarsi così, sembrando più adulte, allo scopo di non destare attenzioni indesiderate da parte degli occupanti.

La morte di Anna

Ciò nonostante, il soldato prese a rivolgerle proposte sconvenienti. Di fronte al rifiuto di lei, le intimò di giacere con lui, o sarebbe morta. Opponendosi nuovamente, Anna si liberò dalla sua stretta e si precipitò a tornare in cantina. L’aggressore la seguì e le ordinò di dare l’ultimo addio ai suoi cari. «Addio, papà! Gesù, Maria, Giuseppe!» furono le sue ultime parole, prima di cadere, colpita a morte dal fucile del militare. Aveva sedici anni.

Nonostante i combattimenti in corso in tutto il villaggio, Anna venne seppellita la sera del giorno successivo. Per via della situazione difficile, il funerale venne svolto in segreto, senza nemmeno la presenza di un sacerdote. I riti vennero compiuti la settimana seguente, il 29 novembre, da parte di padre Anton Lukáč, parroco del vicino villaggio di Pavlovce nad Uhom. Nel segnare l’accaduto sul registro parrocchiale di Pavlovce, annotò in latino: «Hostia sanctae castitatis», «Vittima della santa castità».

Memoria e fama di martirio

In seguito, padre Lukáč si mise ad indagare sulle circostanze della morte della ragazza, interrogando gli abitanti del villaggio e ottenendo deposizioni firmate da parte di cinque testimoni. Dall’indagine emerse che la ragazza, poco prima dell’aggressione, si era confessata e accostata all’Eucaristia.

Un altro sacerdote compaesano di Anna, il gesuita padre Michal Potocký, proseguì a raccogliere testimonianze nel 1957. Tuttavia, al termine del conflitto, la difficile situazione politica sorta in Cecoslovacchia rese impossibile la menzione dell’accaduto e le pubbliche adunanze sul luogo della sepoltura.

A seguito della caduta del regime, la gente riprese a parlare di Anna e della sua eroica morte. Nel 1999 un gruppo di studenti di Košice, dopo aver appreso la sua storia, decise di venire in pellegrinaggio nei luoghi dov’era vissuta. In seguito, venne fondata l’associazione Domcek (in italiano “Casa”), a lei dedicata, che organizza eventi e momenti di preghiera per i giovani.

La causa di beatificazione

Constatato che la sua memoria non era venuta meno, la diocesi di Košice ha avviato le fasi iniziali della causa per l’accertamento dell’effettivo martirio di Anna in difesa della castità. Il nulla osta da parte della Santa Sede è giunto il 3 luglio 2004.

Un anno dopo, il 2 aprile 2005, durante il raduno dei giovani della diocesi di Košice, si è aperta l’inchiesta diocesana, conclusa il 14 febbraio 2012 e convalidata il 14 giugno 2013. La “Positio super martyrio” è quindi stata consegnata nel 2015.

Il riconoscimento del martirio e la beatificazione

Il 6 marzo 2018 papa Francesco ha riconosciuto ufficialmente che la morte della ragazza era da considerare un martirio per la difesa della castità e quindi della fede. Il rito della beatificazione è stato quindi celebrato il 1° settembre 2018, presso lo Stadio Lokomotíva a Čermeľ, un distretto di Košice. A presiederlo è stato il cardinal Giovanni Angelo Becciu, Prefetto della Congregazione delle Cause dei Santi.

I resti mortali di Anna, prima della beatificazione, riposavano nel cimitero del suo villaggio. Sopra di essi c’era una lapide che riportava, oltre ai dati usuali, il motto di san Domenico Savio, che lei incarnò decisamente: «La morte ma non peccati». Dopo la beatificazione, le sue reliquie sono state collocate nella cattedrale di Santa Elisabetta a Košice e nella chiesa parrocchiale di Vysoka nad Uhom.

Autore: Emilia Flocchini

Note: La sua memoria liturgica è fissata al 22 novembre, mentre nella diocesi di Košice viene ricordata il 20 novembre.

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/95791

PAPA FRANCESCO

ANGELUS

Piazza San Pietro

Domenica, 2 settembre 2018

Cari fratelli e sorelle, buongiorno!

in questa domenica riprendiamo la lettura del Vangelo di Marco. Nel brano odierno (cfr Mc 7,1-8.14-15.21-23), Gesù affronta un tema importante per tutti noi credenti: l’autenticità della nostra obbedienza alla Parola di Dio, contro ogni contaminazione mondana o formalismo legalistico. Il racconto si apre con l’obiezione che gli scribi e i farisei rivolgono a Gesù, accusando i suoi discepoli di non seguire i precetti rituali secondo le tradizioni. In questo modo, gli interlocutori intendevano colpire l’attendibilità e l’autorevolezza di Gesù come Maestro perché dicevano: “Ma questo maestro lascia che i discepoli non compiano le prescrizioni della tradizione”. Ma Gesù replica forte e replica dicendo: «Bene ha profetato Isaia di voi, ipocriti, come sta scritto: “Questo popolo mi onora con le labbra, ma il suo cuore è lontano da me. Invano mi rendono culto, insegnando dottrine che sono precetti di uomini”» (vv. 6-7). Così dice Gesù. Parole chiare e forti! Ipocrita è, per così dire, uno degli aggettivi più forti che Gesù usa nel Vangelo e lo pronuncia rivolgendosi ai maestri della religione: dottori della legge, scribi… “Ipocrita”, dice Gesù.

Gesù infatti vuole scuotere gli scribi e i farisei dall’errore in cui sono caduti, e qual è questo errore? Quello di stravolgere la volontà di Dio, trascurando i suoi comandamenti per osservare le tradizioni umane. La reazione di Gesù è severa perché grande è la posta in gioco: si tratta della verità del rapporto tra l’uomo e Dio, dell’autenticità della vita religiosa. L’ipocrita è un bugiardo, non è autentico.

Anche oggi il Signore ci invita a fuggire il pericolo di dare più importanza alla forma che alla sostanza. Ci chiama a riconoscere, sempre di nuovo, quello che è il vero centro dell’esperienza di fede, cioè l’amore di Dio e l’amore del prossimo, purificandola dall’ipocrisia del legalismo e del ritualismo.

Il messaggio del Vangelo oggi è rinforzato anche dalla voce dell’Apostolo Giacomo, che ci dice in sintesi come dev’essere la vera religione, e dice così: la vera religione è «visitare gli orfani e le vedove nelle sofferenze e non lasciarsi contaminare da questo mondo» (v. 27).

“Visitare gli orfani e le vedove” significa praticare la carità verso il prossimo a partire dalle persone più bisognose, più fragili, più ai margini. Sono le persone delle quali Dio si prende cura in modo speciale, e chiede a noi di fare altrettanto.

“Non lasciarsi contaminare da questo mondo” non vuol dire isolarsi e chiudersi alla realtà. No. Anche qui non dev’essere un atteggiamento esteriore ma interiore, di sostanza: significa vigilare perché il nostro modo di pensare e di agire non sia inquinato dalla mentalità mondana, ossia dalla vanità, dall’avarizia, dalla superbia. In realtà, un uomo o una donna che vive nella vanità, nell’avarizia, nella superbia e nello stesso tempo crede e si fa vedere come religioso e addirittura arriva a condannare gli altri, è un ipocrita.

Facciamo un esame di coscienza per vedere come accogliamo la Parola di Dio. Alla domenica la ascoltiamo nella Messa. Se la ascoltiamo in modo distratto o superficiale, essa non ci servirà molto. Dobbiamo, invece, accogliere la Parola con mente e cuore aperti, come un terreno buono, in modo che sia assimilata e porti frutto nella vita concreta. Gesù dice che la Parola di Dio è come il grano, è un seme che deve crescere nelle opere concrete. Così la Parola stessa ci purifica il cuore e le azioni e il nostro rapporto con Dio e con gli altri viene liberato dall’ipocrisia.

L’esempio e l’intercessione della Vergine Maria ci aiutino a onorare sempre il Signore col cuore, testimoniando il nostro amore per Lui nelle scelte concrete per il bene dei fratelli.

Dopo l'Angelus

Cari fratelli e sorelle,

ieri, a Košice (Slovacchia), è stata proclamata Beata Anna Kolesárová, vergine e martire, uccisa per aver resistito a chi voleva violare la sua dignità e la sua castità. E’ come la nostra italiana Maria Goretti. Questa ragazza coraggiosa aiuti i giovani cristiani a restare saldi nella fedeltà al Vangelo, anche quando richiede di andare controcorrente e pagare di persona. Un applauso alla Beata Anna Kolesárová!

Questo fa dolore: spirano ancora venti di guerra e giungono notizie inquietanti sui rischi di una possibile catastrofe umanitaria nell’amata Siria, nella Provincia di Idlib. Rinnovo il mio accorato appello alla Comunità internazionale e a tutti gli attori coinvolti ad avvalersi degli strumenti della diplomazia, del dialogo e dei negoziati, nel rispetto del Diritto umanitario internazionale e per salvaguardare le vite dei civili.

Saluto tutti voi, cari pellegrini provenienti dall’Italia e da vari Paesi. In particolare, saluto le catechiste di Caerano San Marco, i ragazzi di Montirone, i giovani di Rovato e quelli giunti da diverse città della Spagna dopo un lungo cammino, e i partecipanti al raduno dei motociclisti in Vespa. Vedo lì il cartello, benvenuti!

A tutti auguro una buona domenica. E, per favore, non dimenticatevi di pregare per me. Buon pranzo e arrivederci!

Copyright © Dicastero per la Comunicazione

La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/francesco/it/angelus/2018/documents/papa-francesco_angelus_20180902.html

Den salige Anna Kolesárová (1928-1944)

Minnedag:

22. november

Den salige Anna Kolesárová ble født den 14. juli 1928 i landsbyen Vysoká nad Uhom (= «ved elven Uh») utenfor byen Michalovce i den østlige slovakiske regionen Zemplin og bispedømmet Košice, øst for Košice og nær den ukrainske grensen, i det som da var den nyopprettede staten Tsjekkoslovakia. Hennes foreldre var Ján Kolesár, kjent for venner som Hruška («pære»), og Anna Kolesárová født Kušnírová. De var katolikker og bar Anna til dåpen dagen etter fødselen. Familien ble beskrevet som en from bondefamilie som gikk regelmessig i kirken og levde ut sin tro i dagliglivet. Anna ble kalt «Anka» i familien.

Annas far var streng, men rettferdig. Da hun var ti år gammel i 1938, døde hennes mor, og det falt på Anna og hennes eldre bror Michal å ta seg av husholdningen. Hun fikk ikke engang mulighet til å fullføre grunnskolen. På grunn av sine plikter hadde hun ingen tid til å besøke sine venninner. Derfor kom de til henne, og sammen gikk de til kirken, i den hellige messe eller til bønn med litanier. Ankas liv ble beskrevet som beskjedent og enkelt, og hun var bevisst sitt kall og sin kyskhet. Hun gikk regelmessig i kirken og mottok sakramentene. Hver lørdag møttes hun med naboene Podhorínov, hvor de sammen ba rosenkransen. I 1938 mottok hun konfirmasjonens sakrament.

Staten Tsjekkoslovakia ble i 1938 ofret av Vestmaktene i et håp om å unngå storkrigen. Tyskland fikk frie hender til å innlemme grenseområdene med tysk befolkning, Sudetland, i Das Reich, og det varte ikke lenge før de også okkuperte resten av Tsjekkia, som ble til det tyske protektoratet Böhmen und Mähren. Ungarn benyttet også anledningen til å erobre en tredjedel av Slovakia med ungarsk befolkning, og resten av landet ble til Republikken Slovakia, et tysk lydrike som ble ledet av den katolske presten Jozef Tiso. Landsbyen Vysoká nad Uhom lå i den delen av landet som var okkupert av admiral og riksforstander Miklós Horthys regime i Ungarn.

Høsten 1944 nærmet Andre verdenskrig seg sin siste og blodigste fase, og østfronten mellom de fremrykkende russerne og de tilbaketrekkende tyskerne passerte gjennom det østslovakiske distriktet Michalovce, som da var en del av Ungarn. I denne voldelige overgangsperioden måtte innbyggerne i Vysoká og de omkringliggende landsbyene gjemme seg i sine kjellere mens de ventet på at bombarderingen og kampene skulle ta slutt.

Den 22. november 1944 ble landsbyen frigjort av sovjetiske tropper fra Den røde hær. Ján Kolesár hadde søkt ly sammen med sønnen og datteren og deres naboer i kjelleren under kjøkkenet. Soldatene feiret seieren og det faktum at de var i live, og alkoholen fløt. Under husundersøkelsene kom en full russisk soldat inn i huset, og han oppdaget skjulestedet og kikket inn. Hennes far forsøkte å unngå potensielle problemer, så han sa til sin datter: «Haňka, gi ham noe å spise, han er sikkert sulten». Som den lydige datteren hun var, adlød Anna sin far, og hun gikk ut fra gjemmestedet og opp i kjøkkenet, hvor hun serverte soldaten mat og vann.

På grunn av krigens usikkerhet bar hun og de andre kvinnene i landsbyen svarte kjoler for ikke å tiltrekke seg uønsket oppmerksomhet og for å avskrekke upassende oppførsel fra soldatene. Anna hadde funnet en svart kjole etter sin mor, som hun brukte for å se eldre ut. Men dette hindret ikke den berusede soldaten fra å gjøre seksuelle tilnærmelser mot henne. Da hun avviste ham, ga han henne ordre om enten å ligge med ham eller bli drept. Men til tross for hans trusler om å skyte henne, nektet hun igjen. Hun rev seg ut av hans grep og løp raskt tilbake til kjelleren. Soldaten fulgte etter henne og rettet sitt PPSh-41 automatgevær mot henne, og han ropte: «Ta avskjed med din far!» Jenta ropte: «Pappa, farvel, Jesus, Maria, Josef!» Deretter skjøt han to skudd som traff henne i brystet og hodet, og hun døde på stedet. Hennes morder ble aldri straffet.

Til tross for de massive kampene som pågikk rundt landsbyen, ble Anna gravlagt sent på kvelden neste dag. På grunn av den urolige situasjonen ble begravelsen i en grunn grav gjennomført i hemmelighet og i all hast, til og med uten en prest til stede. Tilbørlige begravelsesriter ble feiret en uke senere den 29. november av p. Anton Lukáč, sogneprest i nabolandsbyen Pavlovce nad Uhom og generalvikar for dekanatet Užhorod, da i Slovakia, nå Uzjhorod (Ужгород) i Ukraina. Umiddelbart etter begravelsen skrev han i kirkens register over avdøde: Hostia Sanctæ Castitatis («Offer for den hellige kyskhet»). I anmerkningsfeltet i dåpsregisteret skrev han: Occisa a milite ex Russia propter castitatem («Drept av en soldat fra Russland for kyskheten»).

Anton Lukáč undersøkte selv senere Annas død. Han intervjuet landsbybeboerne og sikret seg signerte uttalelser fra fem vitner. Deretter skrev han hendelsen inn i sognekrøniken i Pavlovce: «Om kvelden den 22. november kom de første patruljene fra den russiske hæren til Vysoká. Der skjedde det at en beruset russisk soldat ved husundersøkelsen trådte inn i en kjeller. Der hadde mennesker søkt tilflukt, blant dem også den sekstenårige Anna Kolesárová, datter av Ján Kolesár (Hruška) og avdøde Anna Kušnírová. Da russeren fikk øye på henne, forsøkte han å rive henne ut av rommet. Han truet henne med å skyte henne om hun ikke frivillig henga seg til ham. Anna valgte heller døden fremfor å hengi seg til soldaten. Hun ble styrket av Kristi legeme, ettersom hun kort tid i forveien hadde avlagt skriftemål og mottatt den hellige kommunion. Russeren gjorde alvor av sin trussel og skjøt jenta med to skudd for hennes fars øyne».

Etter at kommunistene overtok makten i Tsjekkoslovakia med et kupp i 1948, forbød den nye stalinistiske regjeringen i landet å nevne hendelsen, og de håndhevet strengt et forbud mot alle åpne samlinger på gravstedet. Dermed var det umulig å innlede en saligkåringsprosess for Anna Kolesárová. Likevel eksisterte det troverdige nedtegnelser fra 1957 av p. Michal Potocký SJ (1912-96), som stammet fra Vysoká nad Uhom og hadde snakket med vitner om Annas liv og død. Hans materiale ble senere brukt i saligkåringsprosessen.

Etter «Fløyelsrevolusjonen» som førte til kommunismens fall i Tsjekkoslovakia i slutten av 1989, kom Annas historie igjen frem i lyset, og hennes grav i Vysoká nad Uhom ble et valfartssted for pilegrimer fra hele Slovakia, spesielt unge mennesker. På hennes gravstein står i tillegg til den vanlige informasjonen, mottoet til den hellige Dominikus Savio (1842-57): Raději smrt, než hřích («Heller dø enn å synde»).

Det huset hvor Anna Kolesárová bodde, finnes fortsatt i landsbyen Vysoká. Det brukes i dag av en katolsk ungdomsorganisasjon ved navn Domcek («lite hus»), som ble grunnlagt og viet til Annas minne. Organisasjonen er engasjert i frivillig arbeid, bønn, workshoper, sportsleker og sosiale begivenheter. Det er også hyppige valfarter til Annas grav, og tre ganger i året, i februar, april og august, er det i nærliggende Pavlovce en stor samling av katolsk ungdom til Annas minne, og disse samlingene har blitt mer og mer populære blant de unge katolikkene i regionen siden starten i 1999.

Hennes saligkåringsprosess ble åpnet ved at Helligkåringskongregasjonen i Vatikanet utstedte det offisielle dekretet nihil obstat («intet hindrer») (nihil obstat ad introductionem Causæ ex parte Sanctæ Sedis) den 3. juli 2004, noe som ga henne tittelen «Guds tjenerinne» (Serva Dei). Informativprosessen på bispedømmenivå i Košice ble innledet den 2. april 2005 og avsluttet den 14. februar 2012 av Bernard Bober (f. 1950), erkebiskop av Košice fra 2010 (Košice ble erkebispedømme i 1995) i en høytidelig messe i nærvær av Alojz Tkáč (f. 1934), erkebiskop emeritus av Košice (1990-2010), tallrike prester og troende, spesielt også unge.

Dekretet som anerkjente gyldigheten av prosessen, ble utstedt av Helligkåringskongregasjonen den 14. juni 2013. Sakens Positio ble oversendt til kongregasjonen i Vatikanet i 2015. Den 6. mars 2018 undertegnet pave Frans dekretet fra Helligkåringskongregasjonen som anerkjente hennes død som et martyrium in odium fidei – «av hat til troen», og hun fikk dermed tittelen Venerabilis, «Ærverdig». Dette åpnet veien for en snarlig saligkåring.

Hun ble saligkåret den 1. september 2018 på Štadión Lokomotívy i bydelen Čermeľ i Košice i det østre Slovakia. Som vanlig i dette pontifikatet ble saligkåringen ikke foretatt av paven selv, men av hans spesielle utsending, i dette tilfelle Helligkåringskongregasjonens nye prefekt, kardinal Giovanni Angelo Becciu. Dette var den første saligkåringsseremonien han ledet på vegne av paven.

Om kvelden den 31. august, dagen før saligkåringen, ble det feiret en messe og en vigilie i katedralen St. Elisabeth i Košice. Om ettermiddagen den 1. september ble det feiret en takkemesse i St. Elisabeth, hvor det ble deponert en relikvie av den nye salige.

Anna Kolesárová ble betraktet som en martyr i forsvar for kyskheten, kjent på latin som In defensum castitatis. Andre katolske martyrer i denne kategorien er den hellige Maria Goretti (1890-1902), de salige Karolina Kozka (1898-1914), Albertina Berkenbrock (1919-31), Antonia Mesina (1919-35), Teresa Bracco (1924-44), Pierina Morosini (1931-57), Anuarita Nengapeta (1939-64), Lindalva Justo de Oliveira (1953-93) og den salige Veronika Antal (1935-58).

Kilder: CatholicSaints.Info, santiebeati.it, en.wikipedia.org, sk.wikipedia.org, annakolesarova.sk, newsaints.faithweb.com, freundeskreis-maria-goretti.de, spectator.sme.sk, fatym.com, Kathpress 28. april 2018 og 1. september 2018 - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden

Opprettet: 2. september 2018

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/akolesaro

ANKA Kolesárová

MUČENICA ČISTOTYsusedmi v pivnici pod kuchyňou. Pri prehliadke domu jeden opitý ruský vojak nazrel dnu. Keď zbadal jeho 16-ročnú dcéru Annu, začal ju ťahať von. Hrozil jej, že ak sa mu neoddá, zastrelí ju. Ona však nesúhlasila, vytrhla sa mu z rúk a skočila do pivnice. Vojak za ňou. Namieril na ňu automat a povedal: "Rozlúč sa s otcom!" Dievča vykríklo: "Apočko, zbohom! Ježiš, Mária, Jozef!" Vtom vojak uskutočnil svoju hrozbu a vypálil dve rany.

22.novembra 1944 sa skončil mladý život dievčaťa - mučenice, ktoré si volilo radšej smrť, ako stratu panenstva. Vo farskej kronike v Pavlovciach nad Uhom sa o tom nachádza zápis z roku 1944, ktorý urobil tamojší farár - dekan Anton Lukáč. Svedectvo podpísalo päť svedkov.

Pri tomto hrdinskom čine ju podľa zápisu posilňoval eucharistický Kristus, lebo predtým pristúpila k svätej spovedi a k svätému prijímaniu.

Posledné chvíle Ankinho života

SOURCE : https://web.archive.org/web/20121119025635/http://anka.hudakcd.sk/

THE STORY OF ANKA KOLESÁROVÁ : https://annakolesarova.sk/en/anna-kolesarova/

Slovak teen to be beatified as martyr to purity : https://www.catholicsun.org/2018/08/22/anna-kolesarova/