lundi 26 décembre 2011

Premier mystère douloureux : L'AGONIE DE JÉSUS



GIOVANNI BELLINI. L’Agonie dans le Jardin de Gethsemane, vers 1465, 
81 X 127, London, National Gallery

36 Alors Jésus arrive avec eux en un domaine appelé Gethsémani, et il dit à ses disciples : " Demeurez ici, tandis que je m'en vais là pour prier. "

37 Ayant pris avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à éprouver de la tristesse et de l'angoisse.

38 Alors il leur dit : " Mon âme est triste jusqu'à la mort ; restez ici et veillez avec moi. "

39 Et s'étant un peu avancé, il tomba sur sa face, priant et disant : " Mon Père, s'il est possible, que ce calice s'éloigne de moi ! Cependant non pas comme je veux, mais comme vous (voulez) ! "

40 Et il vient vers les disciples et il les trouve endormis; et il dit à Pierre : " Ainsi, vous n'avez pas eu la force de veiller une heure avec moi !

41 Veillez et priez, afin que vous n'entriez point en tentation. L'esprit est ardent, mais la chair est faible. "

42 Il s'en alla une seconde fois et pria ainsi : " Mon Père, si ce (calice) ne peut passer sans que je le boive, que votre volonté soit faite ! "

43 Etant revenu, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient appesantis.

44 Il les laissa et, s'en allant de nouveau, il pria pour la troisième fois, redisant la même parole. 45 Alors il vient vers les disciples et leur dit : " Désormais dormez et reposez-vous; voici que l'heure est proche où le Fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs.

46 Levez-vous, allons ! Voici que celui qui me trahit est proche. "

MATTHIEU, XXVI : 36-46


ANDREA MANTEGNA. L’Agonie dans le Jardin de Gethsemane, vers 1458, 
tempera sur bois, 60 X 80, London, National Gallery

32 Ils arrivent en un domaine appelé Gethsémani, et il dit à ses disciples : " Demeurez ici tandis que je prierai. "

33 Et il prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il commença à sentir de la frayeur et de l'angoisse.

34 Et il leur dit : " Mon âme est triste jusqu'à la mort ; restez ici et veillez. "

35 S'étant un peu avancé, il tomba sur la terre; et il priait que cette heure, s'il était possible, s'éloignât de lui,

36 et il disait : " Abba, Père, tout vous est possible, détournez de moi ce calice; cependant, non ce que je veux, mais ce que vous (voulez) ! "

37 Et il vient et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : " Simon, tu dors ! Tu n'as pas eu la force de veiller une heure !

38 Veillez et priez afin que vous n'entriez point en tentation. L'esprit est ardent, mais la chair est faible. "

39 Il s'en alla de nouveau et pria, disant la même parole.

40 Puis, étant revenu, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient appesantis, et ils ne savaient que lui répondre.

41 Il revint une troisième fois et leur dit : " Dormez désormais et reposez-vous. C'est assez ! L'heure est venue; voici que le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs.

42 Levez-vous, allons ! Voici que celui qui me trahit est proche. "

MARC, XIV : 32-42


EL GRECO, Agonie de Jésus, vers 1590, huile sur toile, 103 X 132


39 Etant sorti, il s'en alla, comme de coutume, vers le mont des Oliviers ; les disciples aussi l'accompagnèrent.

40 Lorsqu'il fut à l'endroit, il leur dit : " Priez afin de ne pas entrer en tentation. "

41 Et il s'éloigna d'eux environ d'un jet de pierre ; et, s'étant mis à genoux, il priait, disant :

42 " Père, si vous voulez, détournez de moi ce calice. Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la vôtre qui soit faite. "

43 Et lui apparut, (venant) du ciel, un ange qui le réconfortait.

44 Et, se trouvant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des gouttes de sang, qui tombaient sur la terre.

45 S'étant relevé de (sa) prière, il vint vers les disciples, qu'il trouva plongés dans le sommeil à cause de la tristesse.

46 Et il leur dit : " Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez, afin que vous n'entriez point en tentation. "

LUC, XXII : 39-46

samedi 24 décembre 2011

Cinquième mystère lumineux : L'INSTITUTION DE L'EUCHARISTIE



Eucharistiae institutio

17 Le premier jour des Azymes, les disciples vinrent trouver Jésus, et lui dirent : " Où voulez-vous que nous vous fassions les préparatifs pour manger la Pâque? "

18 Il leur dit : " Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : Le maître (te) fait dire : Mon temps est proche, je ferai chez toi la Pâque avec mes disciples. "

19 Les disciples firent ce que Jésus leur avait commandé, et ils firent les préparatifs de la Pâque.
20 Le soir venu, il se met à table avec les douze [disciples].

21 Pendant qu'ils mangeaient, il dit : " Je vous le dis en vérité, un de vous me trahira "

22 Et, profondément attristés, ils se mirent à lui dire, chacun de son côté : " Serait-ce moi, Seigneur? "

23 Il répondit : " Celui qui a mis avec moi la main au plat celui-là me trahira !

24 Le Fils de l'homme s'en va, selon ce qui est écrit de lui ; mais malheur à l'homme par qui le Fils de l'homme est trahi ! Mieux vaudrait pour cet homme-là qu'il ne fût pas né. "

25 Judas, qui le trahissait, prit la parole et dit : " Serait-ce moi, Rabbi? — Tu l'as dit, " répondit-il
26 Pendant le repas, Jésus prit du pain et après avoir dit la bénédiction, il le rompit et le donna à ses disciples, en disant : " Prenez et mangez, ceci est mon corps. "

27 Il prit ensuite une coupe et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : " Buvez-en tous,

28 car ceci est mon sang, (le sang) de l'alliance, répandu pour beaucoup en rémission des péchés. 29 Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne jusqu'à ce jour où je le boirai nouveau avec vous dans le Royaume de mon Père. "
30 Après le chant de l'hymne, ils s'en allèrent au mont des Oliviers.
31 Alors Jésus leur dit : " Je vous serai à tous, cette nuit-ci, une occasion de chute, car il est écrit : Je frapperai le pasteur, et les brebis du troupeau seront dispersées.

32 Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée. "

MATTHIEU XXVI : 17-32



22 Pendant le repas, il prit du pain, et après avoir dit la bénédiction, il le rompit, et le leur donna, en disant : " Prenez, ceci est mon corps. "

23 Il prit ensuite une coupe et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous. 24 Et il leur dit : " Ceci est mon sang, (le sang) de l'alliance, répandu pour beaucoup.

25 Je vous le dis, en vérité, je ne boirai plus du produit de la vigne jusqu'à ce jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. "

MARC, XIV : 22-25



Fra Angelico Comunione degli apostoli, 1440-1441, couvent San Marco, cellule 35


14 Quand l'heure fut venue, il se mit à table et les apôtres avec lui ;

15 et il leur dit : " J'ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir.

16 Car, je vous le dis, je ne la mangerai plus jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le Royaume de Dieu. "

17 Et, prenant une coupe, il rendit grâces et dit : " Prenez-la et partagez entre vous.

18 Car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du produit de la vigne, jusqu'à ce que le Royaume de Dieu soit venu. "

19 Et il prit du pain, et, après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : " Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites ceci en mémoire de moi. "

20 Et pareillement (pour) la coupe, après qu'ils eurent soupé, en disant : " Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, répandu pour vous.

LUC, XXII : 14-20


Heinrich Füllmaurer  (1526–1546). La Cène, v. 1540. 
Les catholiques célèbrent aussi, le Jeudi saint, le rite du lavement des pieds, 
en souvenir du geste deJésus envers ses disciples, tel qu'il est rapporté dans l'évangile selon Jean.


Chapitre 13

1. Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin.

2. Pendant le souper, lorsque déjà le diable avait mis dans le cœur de Judas, fils de Simon Iscariote, le dessein de le livrer,

3. Jésus, qui savait que son Père avait remis toutes choses entre ses mains, et qu'il était sorti de Dieu et s'en allait à Dieu,

4. Se leva de table, posa son manteau, et ayant pris un linge, il s'en ceignit.

5. Puis il versa de l'eau dans le bassin et se mit à laver les pieds de ses disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint.

6. Il vint donc à Simon-Pierre; et Pierre lui dit : "Quoi, vous Seigneur, vous me lavez les pieds !"

7. Jésus lui répondit : "Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt."

8. Pierre lui dit: "Non, jamais vous ne me laverez les pieds." Jésus lui répondit : "Si je ne te lave, tu n'auras point de part avec moi."

9. Simon-Pierre lui dit: "Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête!"

10. Jésus lui dit : "Celui qui a pris un bain n'a besoin que de laver ses pieds; il est pur tout entier. Et vous aussi, vous êtes purs, mais non pas tous."

11. Car il savait quel était celui qui allait le livrer; c'est pourquoi il dit : "Vous n'êtes pas tous purs."

12. Après qu'il leur eut lavé les pieds, et repris son manteau, il se remit à table et leur dit : "Comprenez-vous ce que je vous ai fait ?

13. Vous m'appelez le Maître et le Seigneur : et vous dites bien, car je le suis.

14. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres.

15. Car je vous ai donné l'exemple, afin que, comme je vous ai fait, vous fassiez aussi vous-mêmes.

16. En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n'est pas plus grand que son maître, ni l'apôtre plus grand que celui qui l'a envoyé.

17. Si vous savez ces choses vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez.

18. Je ne dis pas cela de vous tous; je connais ceux que j'ai élus; mais il faut que l'Écriture s'accomplisse : "Celui qui mange le pain avec moi, a levé le talon contre moi."

19. Je vous le dis dès maintenant, avant que la chose arrive, afin que, lorsqu'elle sera arrivée, vous reconnaissiez qui je suis.

20. En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé."

21. Ayant ainsi parlé, Jésus fut troublé en son esprit; et il affirma expressément: "En vérité, en vérité, je vous le dis, un de vous me livrera."

22. Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant de qui il parlait.

23. Or, l'un d'eux était couché sur le sein de Jésus ; c'était celui que Jésus aimait.

24. Simon-Pierre lui fit donc signe pour lui dire : "Qui est celui dont il parle ?"

25. Le disciple, s'étant penché sur le sein de Jésus, lui dit : "Seigneur, qui est-ce ?"

26. Jésus répondit : "C'est celui à qui je présenterai le morceau trempé." Et, ayant trempé du pain, il le donna à Judas Iscariote, fils de Simon.

27. Aussitôt que Judas l'eut pris, Satan entra en lui ; et Jésus lui dit : "Ce que tu fais, fais-le vite."

28. Aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui disait cela.

29. Quelques-uns pensaient que, Judas ayant la bourse, Jésus voulait lui dire: "Achète ce qu'il faut pour la fête," ou : "Donne quelque chose aux pauvres."

30. Judas, ayant pris le morceau de pain, se hâta de sortir. Il était nuit.

31.Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit; "Maintenant le Fils de l'homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui.

32. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt.

33. Mes petits enfants, je ne suis plus avec vous que pour un peu de temps. Vous me chercherez et comme j'ai dit aux Juifs qu'ils ne pouvaient venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant.

34. Je vous donne un commandement nouveau : que vous vous aimiez les uns les autres ; que comme je vous ai aimés, vous vous aimiez aussi les uns les autres.

35. C'est à cela que tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres."

36. Simon-Pierre lui dit : "Seigneur, où allez-vous?" Jésus répondit : "Où je vais, tu ne peux me suivre à présent ; mais tu me suivras plus tard."

37. "Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je vous suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour vous."

38. Jésus lui répondit : "Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m'aies renié trois fois."


Chapitre 14

1. "Que votre cœur ne se trouble point. Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.

2. Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père ; s'il en était autrement, je vous l'aurais dit, car je vais vous y préparer une place.

3. Et lorsque je m'en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi ;

4. Et là où je vais, vous en savez le chemin."

5. Thomas lui dit : "Seigneur, nous ne savons où vous allez ; comment donc en saurions-nous le chemin ?"

6. Jésus lui dit : "Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père que par moi.

7. Si vous m'aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père… Dès à présent, vous le connaissez et vous l'avez vu."

8. Philippe lui dit : "Seigneur, montrez-nous le Père, et cela nous suffit."

9. Jésus lui répondit : "Il y a longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu ? Philippe, celui qui m'a vu, a vu aussi le Père. Comment peux-tu dire : Montrez-nous le Père !

10. Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même : le Père qui demeure en moi fait lui-même ces œuvres. 11.Croyez sur ma parole que je suis dans le Père, et que le Père est en moi.

12.Croyez-le du moins à cause de ces œuvres. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes,

13. Parce que je m'en vais au Père, et que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.

14. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.

15. Si vous m'aimez, gardez mes commandements.

16. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour qu'il demeure toujours avec vous ;

17. C'est l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point : mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure au milieu de vous ; et il sera en vous.

18. Je ne vous laisserai point orphelins ; je viendrai à vous.

19. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez, parce que je vis, et que vous vivez.

20. En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. 21.Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; et moi je l'aimerai et je me manifesterai à lui."

22. Judas, non pas l'Iscariote, lui dit : "Seigneur, comment se fait-il que vous vouliez vous manifester à nous, et non au monde ?"

23. Jésus lui répondit : "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure.

24. Celui qui ne m'aime pas, ne gardera pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé.

25. Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous.

26. Mais le Consolateur, l'Esprit-Saint, que mon Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

27. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne la donne pas comme la donne le monde. Que votre cœur ne se trouble point et ne s'effraye point.

28. Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens à vous. Si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père, car mon Père est plus grand que moi.

29. Et maintenant, je vous ai dit ces choses avant qu'elles n'arrivent, afin que, quand elles seront arrivées, vous croyiez.

30. Je ne m'entretiendrai plus guère avec vous, car le Prince de ce monde vient et il n'a rien en moi.

31. Mais afin que le monde sache que j'aime mon Père, et que j'agis selon le commandement que mon Père m'a donné, levez-vous, partons d'ici."

JEAN, XIV-XV


Jacopo Bassano  (1510–1592). La Dernière Cène. Vers 1546, 
168 X 270, Roma, Galleria Borghese



Giovedì Santo - Cena del Signore


Il giorno del Giovedi Santo è riservato a due distinte celebrazioni liturgiche, al mattino nelle Cattedrali, il vescovo con solenne cerimonia consacra il Sacro Crisma, mentre nel tardo pomeriggio c’è la celebrazione della Messa in « Cena Domini », cioè la « cena del Signore ».

Il giorno del Giovedì Santo è riservato a due distinte celebrazioni liturgiche, al mattino nelle Cattedrali, il vescovo con solenne cerimonia consacra il sacro crisma, cioè l’olio benedetto da usare per tutto l’anno per i Sacramenti del Battesimo, Cresima e Ordine Sacro e gli altri tre oli usati per il Battesimo, Unzione degli Infermi e per ungere i Catecumeni. 

A tale cerimonia partecipano i sacerdoti e i diaconi, che si radunano attorno al loro vescovo, quale visibile conferma della Chiesa e del sacerdozio fondato da Cristo; accingendosi a partecipare poi nelle singole chiese e parrocchie, con la liturgia propria, alla celebrazione delle ultime fasi della vita di Gesù con la Passione, morte e Resurrezione. 

Nel tardo pomeriggio c’è la celebrazione della Messa in “Cena Domini”, cioè la ‘Cena del Signore’. Non è una cena qualsiasi, è l’Ultima Cena che Gesù tenne insieme ai suoi Apostoli, importantissima per le sue parole e per gli atti scaturiti; tutti e quattro i Vangeli riferiscono che Gesù, avvicinandosi la festa degli ‘Azzimi’, chiamata Pasqua ebraica, mandò alcuni discepoli a preparare la tavola per la rituale cena, in casa di un loro seguace. 

La Pasqua è la più solenne festa ebraica e viene celebrata con un preciso rituale, che rievoca le meraviglie compiute da Dio nella liberazione degli Ebrei dalla schiavitù egiziana (Esodo 12); e la sua celebrazione si protrae dal 14 al 21 del mese di Nisan (marzo-aprile). 

In quella notte si consuma l’agnello, precedentemente sgozzato, durante un pasto (la ‘cena pasquale’) di cui è stabilito ogni gesto; in tale periodo è permesso mangiare solo pane senza lievito (in greco, azymos), da cui il termine ‘Azzimi’. 

Gesù con gli Apostoli non mangiarono solo secondo le tradizioni, ma il Maestro per l’ultima volta aveva con sé tutti i dodici discepoli da lui scelti e a loro parlò molto, con parole che erano di commiato, di profezia, di direttiva, di promessa, di consacrazione. 

Il Vangelo di Giovanni, il più giovane degli Apostoli, racconta che avendo amato i suoi che erano nel mondo, li amò sino alla fine, e mentre il diavolo già aveva messo nel cuore di Giuda Iscariota, il seme del tradimento, Gesù si alzò da tavola, depose le vesti e preso un asciugatoio se lo cinse attorno alla vita, versò dell’acqua nel catino e con un gesto inaudito, perché riservato agli schiavi ed ai servi, si mise a lavare i piedi degli Apostoli, asciugandoli poi con l’asciugatoio di cui era cinto. 

Si ricorda che a quell’epoca si camminava a piedi su strade polverose e fangose, magari sporche di escrementi di animali, che rendevano i piedi, calzati da soli sandali, in condizioni immaginabili a fine giornata. La lavanda dei piedi era una caratteristica dell’ospitalità nel mondo antico, era un dovere dello schiavo verso il padrone, della moglie verso il marito, del figlio verso il padre e veniva effettuata con un catino apposito e con un “lention” (asciugatoio) che alla fine era divenuto una specie di divisa di chi serviva a tavola. 

Quando fu il turno di Simon Pietro, questi si oppose al gesto di Gesù: “Signore tu lavi i piedi a me?” e Gesù rispose: “Quello che io faccio, tu ora non lo capisci, ma lo capirai dopo”; allora Pietro che non comprendeva il simbolismo e l’esempio di tale atto, insisté: “Non mi laverai mai i piedi”. Allora Gesù rispose di nuovo: “Se non ti laverò, non avrai parte con me” e allora Pietro con la sua solita impulsività rispose: “Signore, non solo i piedi, ma anche le mani e il capo!”. 

Questa lavanda è una delle più grandi lezioni che Gesù dà ai suoi discepoli, perché dovranno seguirlo sulla via della generosità totale nel donarsi, non solo verso le abituali figure, fino allora preminenti del padrone, del marito, del padre, ma anche verso tutti i fratelli nell’umanità, anche se considerati inferiori nei propri confronti. 

Dopo la lavanda Gesù si rivestì e tornò a sedere fra i dodici apostoli e instaurò con loro un colloquio di alta suggestione, accennando varie volte al tradimento che avverrà da parte di uno di loro, facendo scendere un velo di tristezza e incredulità in quel rituale convivio. 

“In verità, in verità vi dico: uno di voi mi tradirà”, gli Apostoli erano sgomenti e in varie tonalità gli domandarono chi fosse, lo stesso Giovanni il discepolo prediletto, poggiandosi con il capo sul suo petto, in un gesto di confidenza, domandò: “Signore, chi è?”. E Gesù commosso rispose: “È colui per il quale intingerò un boccone e glielo darò” e intinto un boccone lo porse a Giuda Iscariota, dicendogli: “quello che devi fare, fallo al più presto”; fra lo stupore dei presenti che continuarono a non capire, mentre Giuda, preso il boccone si alzò, ed uscì nell’oscurità della notte. 

Questa scena del Cenacolo è stata in tutti i secoli soggetto privilegiato di tanti artisti, che l’hanno efficacemente raffigurata, generalmente con Gesù al centro e gli Apostoli seduti divisi ai due lati, con Giovanni appoggiato col capo sul petto e con il solo Giuda seduto al di là del tavolo, di fronte a Gesù, che intinge il pane nello stesso piatto. L’atteggiamento di Gesù e degli Apostoli è sacerdotale, ma con i volti che tradiscono il dramma che si sta vivendo. 

Dopo l’uscita di Giuda, il quale pur ricevendo con il gesto cordiale e affettuoso il boccone intinto nel piatto, che in Oriente era segno di grande distinzione, non seppe capire, ormai in preda all’opera del demonio, l’ultimo richiamo che il Maestro gli faceva, facendogli comprendere che lui sapeva del tradimento ordito d’accordo con i sacerdoti e del compenso pattuito dei trenta denari; Gesù rimasto con gli undici discepoli riprese a colloquiare con loro. 

I discorsi che fece, nel Vangelo di S. Giovanni, occupano i capitoli dal 13 al 17, con argomenti distinti ed articolati, dagli studiosi definiti ad ‘ondate’ perché essi sono ripresi più volte e in forme sempre nuove; ne accenneremo i più importanti. 

“Figlioli, ancora per poco sono con voi; voi mi cercherete ma, come ho già detto ai Giudei, lo dico ora anche a voi: dove vado io, voi non potete venire. Vi dò un comandamento nuovo: che vi amiate gli uni gli altri; come io vi ho amato, così amatevi anche voi gli uni gli altri. Da questo tutti sapranno che siete miei discepoli: se avrete amore gli uni per gli altri”. 

E a Pietro che insisteva di volerlo seguire, assicurandogli che era disposto a dare la sua vita per lui, Gesù rispose: “Darai la tua vita per me? In verità, in verità ti dico: non canterà il gallo, prima che tu non mi abbia rinnegato tre volte”. 

Il discorso di Gesù prosegue con una promessa “Non sia turbato il vostro cuore. Abbiate fede in Dio e abbiate fede in me. Nella casa del Padre mio vi sono molti posti. Io vado a prepararvi un posto; ritornerò e vi prenderò con me, perché siate anche voi dove sono io. E del luogo dove io vado, voi conoscete la via”. 

Il concetto del ‘posto’ o della casa che ci aspetta, risente dell’antica concezione che si aveva dell’aldilà, come una abitazione dove i defunti prendevano posto. Così nell’Apocalisse, il cielo era immaginato come una casa al cui centro stava il trono di Dio, circondato dalla corte celeste e dalle dimore dei giusti e dei santi. Anche nei testi rabbinici si legge che le anime saranno introdotte nell’aldilà, in sette dimore distinte per i giusti e sette per gli empi. 

A Tommaso che gli chiede: “Se non sappiamo dove vai, come possiamo conoscere la via?”, Gesù risponde con un’altra grande rivelazione: “Io sono la Via, la Verità, la Vita. Nessuno viene al Padre se non per mezzo di me”. E a Filippo che chiede di mostrare loro il Padre, Gesù ribadisce la profonda unità e intimità fra lui e Dio Padre. 

Le sue parole e le sue opere di salvezza sono animate e sostenute dal Padre, che parla e opera nel Figlio. A questo punto Gesù, per la prima delle cinque volte che pronuncierà nei suoi discorsi di quella sera, nomina il ‘Consolatore’ traduzione del termine greco “paraklitos” (Paraclito), che solo nel Vangelo di Giovanni designa lo Spirito Santo; cioè il dono dello Spirito che sostiene nella lotta contro il male e che rivela la volontà divina; riservato ai credenti e che continuerà l’opera di Gesù dopo la sua Risurrezione. 

“Queste cose vi ho detto quando ero ancora tra voi. Ma il Consolatore, lo Spirito Santo che il Padre manderà nel mio nome, Egli vi insegnerà ogni cosa e vi ricorderà tutto ciò che vi ho detto. Vi lascio la pace, vi dò la mia pace. Non come la dà il mondo, io la dò. Non sia turbato il vostro cuore e non abbia timore. Avete udito che vi ho detto: Vado e tornerò a voi…”. 

I Vangeli di Matteo, Marco e Luca dicono poi che “Gesù mentre mangiava con loro, prese il pane e pronunciata la benedizione, lo spezzò e lo distribuì agli apostoli dicendo: “Prendete questo è il mio corpo”, poi prese il calice con il vino, rese grazie, lo diede loro dicendo: “Questo è il mio sangue, il sangue dell’alleanza versato per molti”. 

Gesto strano, inusuale, forse non subito capito dagli Apostoli, ma che conteneva il dono più prezioso che avesse potuto fare all’umanità: sé stesso nel Sacramento dell’Eucaristia e con il completamento della frase: “fate questo in memoria di me”, riportata da Luca 22,19, egli istituiva il sacerdozio cristiano, che perpetuerà nei secoli futuri il sacrificio cruento di Gesù, nel sacrificio incruento celebrato ogni giorno ed in ogni angolo della Terra, con la celebrazione della Messa. 

Inoltre rivolto a Pietro, ancora una volta lo indica come capo della futura Chiesa e primo fra gli Apostoli: “Simone, Simone, ecco: Satana vi ha cercato per vagliarvi come il grano, ma io ho pregato per te, perché non venga meno la tua fede; e tu una volta ravveduto, conferma i tuoi fratelli”, cioè di essere da sostegno agli altri nella fede; con ciò Gesù è sempre con lo sguardo rivolto oltre la sua morte e delinea il futuro della Chiesa. 

Nel prosieguo del suo discorso, Gesù ammaestra gli Apostoli con altra similitudine, quella della vite e dei tralci: “Io sono la vera vite e il Padre mio è il vignaiolo. Ogni tralcio che in me non porta frutto, lo toglie e ogni tralcio che porta frutto lo pota, perché porti più frutto…. Rimanete in me e io in voi. Come il tralcio non può portare frutto da sé stesso se non rimane nella vite, così neppure voi se non rimanete in me. Io sono la vite, voi i tralci. Chi rimane in me e io in lui, porta molto frutto, perché senza di me non potete fare nulla…”. 

Poi preannuncia le persecuzioni e le sofferenze che saranno loro inflitte per causa sua: “Se il mondo vi odia, sappiate che prima di voi ha odiato me… Se hanno perseguitato me, perseguiteranno anche voi; se hanno osservato la mia parola, osserveranno anche la vostra. Ma tutto questo vi faranno a causa del mio nome, perché non conoscono Colui che mi ha mandato”. “ Vi scacceranno dalle sinagoghe, anzi verrà l’ora in cui chiunque vi ucciderà, crederà di rendere culto a Dio”. 

Infine dopo altre frasi di consolazione e rassicurazione dell’aiuto del Padre attraverso di Lui, Gesù conclude la lunga cena, con quella che nel capitolo 17 del Vangelo di S. Giovanni, è stata chiamata da s. Cirillo di Alessandria “la preghiera sacerdotale”, vertice del testamento spirituale, racchiuso nei ‘discorsi d’addio’ fatti quella sera. 

È una bellissima invocazione al Padre per raccomandargli quegli uomini, capostipiti di una nuova Chiesa, che hanno creduto in lui, tranne uno, perché veramente Figlio di Dio, della stessa sostanza del Padre, e lo hanno seguito lungo quegli anni, assimilato i suoi insegnamenti, disposti con l’aiuto dello Spirito, a proseguire il suo messaggio di salvezza. 

Ecco perché la Chiesa celebra oltre l’Istituzione dell’Eucaristia, anche l’Istituzione dell’Ordine Sacro; è la “festa del sacerdozio cristiano” e della fondazione della Chiesa. 

Per concludere queste note sul Giovedì Santo, ricordiamo che Gesù dopo la cena, si ritirò nell’Orto degli Ulivi, luogo abituale delle sue preghiere a Gerusalemme, in compagnia degli Apostoli, i quali però stanchi della giornata, delle forti emozioni, della cena, dell’ora tarda, si addormentarono; più volte furono svegliati da Gesù, che interrompeva la sua preghiera: “La mia anima è triste fino alla morte. Restate qui e vegliate”; “Vegliate e pregate per non entrare in tentazione; lo spirito è pronto, ma la carne è debole”; “Basta, è venuta l’ora: ecco il Figlio dell’uomo viene consegnato nelle mani dei peccatori: alzatevi e andiamo! Ecco, colui che mi tradisce è vicino”. 

Era cominciata la ‘Passione’ che la Chiesa ricorda il Venerdì Santo; i riti liturgici del Giovedì Santo si concludono con la reposizione dell’Eucaristia in un cappella laterale delle chiese, addobbata a festa per ricordare l’Istituzione del Sacramento; cappella che sarà meta di devozione e adorazione, per la rimanente sera e per tutto il giorno dopo, finché non iniziano i riti del pomeriggio del Venerdì Santo.
Tutto il resto del tempio viene oscurato, in segno di dolore perché è iniziata la Passione di Gesù; le campane tacciono, l’altare diventa disadorno, il tabernacolo vuoto con la porticina aperta, i Crocifissi coperti. 

Nella devozione popolare dei miei tempi di ragazzo, le madri raccomandavano ai figli di non giocare, di non correre o saltare, perché Gesù stava a terra nel “sepolcro”, nome erroneamente scaturito al tempo del Barocco e indicante l’”altare della reposizione”, dove è posta in adorazione l’Eucaristia.

Autore: 
Antonio Borrelli

vendredi 23 décembre 2011

Quatrième mystère lumineux : LA TRANSFIGURATION


Mosaïque byzantine de la Transfiguration. Monastère Sainte Catherine au Sinaï


Transfiguratio

24 Alors Jésus dit à ses disciples : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renonce lui-même, qu'il prenne sa croix et me suive.

25 Car celui qui voudra sauver sa vie, la perdra; et celui qui perdra sa vie à cause de moi, la trouvera.

26 Quel profit en effet aura l'homme, s'il gagne le monde entier, mais perd son âme? Ou que donnera l'homme en échange de son âme ?

27 Car le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon ses œuvres.

28 Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici présents ne goûteront point la mort qu'ils n'aient vu le Fils de l'homme venant dans son règne. "

Chapitre 17

1 Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart sur une haute montagne

2 Et il se transfigura devant eux : son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.

3 Et voilà que Moïse et Elie leur apparurent, conversant avec lui.

4 Prenant la parole, Pierre dit à Jésus : " Seigneur, il nous est bon d'être ici; si vous le voulez, je ferai ici trois tentes, une pour vous, une pour Moïse et une pour Elie. "

5 Il parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit, et voilà que du sein de la nuée une voix dit : " Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis mes complaisances : écoutez-le. "

6 En entendant, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur.

7 Et Jésus, s'approchant, les toucha et dit : " Levez-vous, ne craignez point. "

8 Levant les yeux, ils ne virent plus que Jésus seul.

9 Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur fit ce commandement : " Ne parlez à personne de cette vision, jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité des morts. "

10 Les disciples l'interrogèrent, disant : " Pourquoi donc les scribes disent-ils qu'il faut qu'Elie vienne d'abord? "

11 Il répondit : " Elie vient en effet, et il restaurera toutes choses.

12 Mais je vous dis qu'Elie est déjà venu; et ils ne l'ont pas reconnu, mais ils l'ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l'homme doit souffrir par eux. "

13 Les disciples comprirent alors qu'il leur avait parlé de Jean le Baptiste.

14 Quand ils furent arrivés près de la foule, un homme s'approcha de lui et, tombant à genoux devant lui, dit :

15 " Seigneur, ayez pitié de mon fils , car il est lunatique et il est bien mal : en effet il tombe souvent dans le feu et souvent dans l'eau.

16 Je l'ai amené à vos disciples, et ils n'ont pas pu le guérir. "

17 Jésus répondit : " O génération incrédule et perverse, jusques à quand serai-je avec vous? Jusques à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi ici. "

18 Et Jésus lui commanda avec force, et le démon sortit de lui, et l'enfant fut guéri à l'heure même.

19 Alors les disciples vinrent trouver Jésus, en particulier, et dirent : " Pourquoi n'avons
nous pas pu le chasser? "

20 Il leur dit : " A cause de votre manque de foi. En vérité, je vous le dis, si vous avez de la foi comme un grain de sénevé, vous direz à cette montagne : Passe d'ici là, et elle y passera, et rien ne vous sera impossible.

21 Mais ce genre (de démon) n'est chassé que par la prière et le jeûne. "


MATTHIEU, XVI : 24- XVII : 1-21


Giovanni Bellini. La Transfiguration, 1485, 115 X 152, 


1 Il leur dit : " Je vous le dis, en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici présents ne goûteront point la mort qu'ils n'aient vu le royaume de Dieu venu avec puissance. "

2 Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène seuls à l'écart, sur une haute montagne. Et il se transfigura devant eux.

3 Ses vêtements devinrent étincelants, tout blancs, tels qu'aucun foulon sur la terre ne saurait blanchir ainsi.

4 Et Elie leur apparut avec Moïse, conversant avec Jésus.

5 Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : " Rabbi, il nous est bon d'être ici; faisons trois tentes, une pour vous, une pour Moïse, et une pour Elie. "

6 Il ne savait en effet quoi dire, l'effroi les ayant saisis.

7 Et il se fit une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée se fit entendre une voix : " Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le. "

8 Aussitôt, regardant tout autour, ils ne virent plus personne que Jésus, seul avec eux.

9 Comme ils descendaient de la montagne, il leur fit commandement de ne raconter à personne ce qu'ils avaient vu, sinon quand le Fils de l'homme serait ressuscité des morts.

10 Et ils gardèrent pour eux la chose, tout en se demandant entre eux ce que signifiait " ressusciter des morts ".

11 Ils l'interrogeaient, disant : " Pourquoi les scribes disent-ils qu'il faut qu'Elie vienne d'abord? "

12 Il leur dit : " Elie doit venir d'abord et restaurer toutes choses. Et comment est-il écrit du Fils de l'homme qu'il doit souffrir beaucoup et être méprisé ?

13 Mais je vous dis qu'Elie est venu, et ils l'ont traité comme ils ont voulu, selon qu'il est écrit de lui. "
14 Etant venus vers les disciples, ils virent une foule nombreuse autour d'eux, et des scribes qui discutaient avec eux.

15 Et aussitôt qu'elle l'eut vu, toute la foule fut stupéfaite, et elle accourut pour le saluer.

16 Il leur demanda : " Que discutez-vous avec eux ? "

17 Un de la foule lui répondit : " Maître, je vous ai amené mon fils, qui a un esprit muet.

18 Partout où il s'empare de lui, il le jette contre terre, et il écume, grince des dents et se raidit. Et j'ai dit à vos disciples de le chasser, et ils ne l'ont pu. "

19 Il leur répondit : " O génération incrédule, jusques à quand serai-je près de vous ? Jusques à quand vous supporterai-je? Amenez-le-moi. "

20 Et ils le lui amenèrent. A sa vue, l'esprit le jeta aussitôt à terre, et tombé sur le sol, il se roulait en écumant.

21 Et il demanda au père : " Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive ? — Depuis l'enfance, dit-il.

22 Et souvent il l'a jeté dans le feu et dans l'eau pour le faire périr. Mais, si vous pouvez quelque chose, venez à notre aide par pitié pour nous. "

23 Jésus lui dit : " Si vous pouvez ! Tout est possible à celui qui croit. "

24 Aussitôt le père de l'enfant s'écria : " Je crois ! Venez au secours de mon manque de foi ! "

25 Jésus, voyant accourir une foule, commanda avec force à l'esprit impur, lui disant : " Esprit muet et sourd, je te le commande, sors de lui et ne rentre plus en lui. "

26 Et ayant poussé un grand cri et l'ayant jeté à terre avec violence, il sortit; et il devint comme mort, si bien que beaucoup disaient : " Il est mort. "
27 Mais Jésus, l'ayant pris par la main, le fit lever, et il se tint debout.
28 Lorsqu'il fut entré dans la maison, ses disciples lui demandèrent en particulier : " Pourquoi n'avons-nous pu le chasser ? "

29 Il leur dit : " Ce genre ne peut être chassé que par la prière [et le jeûne]. "

MARC, IX : 1-29



23 Et, s'adressant à tous, il dit : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renonce lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour et me suive.

24 Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra; et celui qui perdra sa vie à cause de moi, la sauvera.

25 Quel profit en effet a l'homme qui a gagné le monde entier, mais qui s'est ruiné lui-même ou perdu ?

26 Celui qui aura eu honte de moi et de mes paroles, le Fils de l'homme aura honte de lui, lorsqu'il viendra dans sa gloire et celle du Père et des saints anges.

27 Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici présents ne goûteront point la mort qu'ils n'aient vu le royaume de Dieu. "

28 Il se passa environ huit jours après (qu'il eut dit) ces paroles, et, prenant avec lui Pierre, Jean et Jacques, il monta sur la montagne pour prier.

29 Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage devint autre, et son vêtement d'un blanc éblouissant.

30 Et voilà que deux hommes conversaient avec lui : c'étaient Moïse et Elie,

31 qui, apparaissant en gloire, parlaient de sa mort qu'il devait accomplir à Jérusalem.

32 Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ; mais, s'étant réveillés, ils virent sa gloire et les deux hommes qui se tenaient avec lui.

33 Or, comme ils se séparaient de lui, Pierre dit à Jésus : " Maître, il nous est bon d'être ici; faisons trois tentes : une pour vous, une pour Moïse et une pour Elie, " ne sachant pas ce qu'il disait.

34 Comme il disait cela, il se fit une nuée qui les couvrit de son ombre; et ils furent saisis de frayeur tandis qu'ils entraient dans la nuée.

35 Et de la nuée se fit entendre une voix qui disait : " Celui-ci est mon Fils élu : écoutez-le. "

36 Pendant que la voix parlait, Jésus se trouva seul Et ils gardèrent le silence, et ils ne racontèrent rien à personne, en ce temps-là, de ce qu'ils avaient vu.

37 Le jour suivant, lorsqu'ils furent descendus de la montagne, une foule nombreuse se porta à sa rencontre.

38 Et voilà que de la foule un homme s'écria : " Maître, je vous en prie, jetez un regard sur mon fils, car c'est mon unique.

39 Un esprit s'empare-t-il de lui qu'aussitôt il pousse des cris, et il l'abat en le faisant écumer, à grand'peine le quitte-t-il après l'avoir tout meurtri.

40 J'ai prié vos disciples de le chasser, et ils ne l'ont pu. "

41 Jésus répondit : " O génération incrédule et perverse, jusques à quand serai-je près de vous et vous supporterai-je? Conduis ici ton fils. "

42 Et comme il approchait, le démon le jeta par terre et l'abattit. Mais Jésus commanda avec force à l'esprit impur et guérit l'enfant, et il le rendit à son père.

43 Et tous étaient stupéfaits devant la grandeur de Dieu.

LUC, IX : 23-43


Transfiguration du Seigneur

(1er s.)

Au moment de commencer sa montée vers sa Passion, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène sur une montagne, le mont Thabor selon la tradition. Là, il est transfiguré devant eux et reçoit du Père ce témoignage: "Celui-ci est mon Fils bien-aimé." Au jardin des Oliviers, au soir de son arrestation, ce sont les mêmes, Pierre, Jacques et Jean, que Jésus prendra avec lui. Ce n'est pas une coïncidence. Ceux qui allaient le voir défiguré ("il n'avait plus figure humaine" avait annoncé le prophète Isaïe) ce sont eux qui devaient, auparavant, l'avoir vu transfiguré: le Jésus Fils de Dieu est le même que le Jésus crucifié. La fête de la Transfiguration est très ancienne dans l'Orient chrétien. Elle fut très tôt fixée au 6 août, en plein été. Au Xe siècle, elle devint même, par décision de l'empereur, fête chômée dans tout l'empire byzantin. En Occident, après avoir été longtemps fête locale, elle fut constituée fête universelle après la victoire qui stoppa l'avance turque en 1456. La date liturgique de sa célébration fut choisie d'après la pratique des Églises orientales. Avec le Baptême du Christ, c'est une fête de théophanie, c'est-à-dire de manifestation du Christ comme Fils de Dieu. Elle est célébrée en ce jour par l'Église d'Occident et tous les Orientaux byzantins, syriens et coptes. L'Église arménienne la reporte au dimanche suivant.

La Transfiguration: 'avoir part un jour à sa gloire'
(site des Jeunes Cathos) - homélie de saint Léon le Grand, pape au Ve siècle et docteur de l’Église

Fête de la Transfiguration du Seigneur, qui célèbre le jour où, sur le mont Thabor, le Christ Jésus, devant ses Apôtres Pierre, Jacques et Jean, manifesta sa gloire de Fils bien-aimé du Père, en présence de Moïse et d’Élie apportant le témoignage de la Loi et des Prophètes.
Martyrologe romain




August 6

The Transfiguration of Our Lord

Matt. xviii; Mark ix; Luke ix.

OUR Divine Redeemer, in order to show us that the sufferings of his servants are usually intermingled with frequent spiritual comforts, and to give us a sensible demonstration of the truth of his promises of an eternal glory reserved for us in the world to come, was pleased to manifest a glimpse of his majesty in the mystery of his Transfiguration. Being in Galilee, about a year before his sacred passion, he chose to be witnesses of his glory the same three beloved disciples who were afterwards to be witnesses of his bloody agony in the garden—namely, St. Peter, and the two sons of Zebedee, SS. James and John. He took three, that their evidence might be unexceptionable; but he would not publicly discover his glory, to teach his followers to love the closest secrecy in all spiritual graces and favours. All pretences contrary to this rule are suggested by blind self-love, not by the spirit of God; they are a disguised pride, and a dangerous illusion. Every true servant of God loves to be hidden and concealed; his motto in the divine gifts, even when he most ardently invites all creatures to magnify the Lord with him for all His unspeakable mercies, is: My secret to myself, my secret to myself. 1 He fears lest he should be at all considered or thought of in what purely belongs to God alone. Jesus therefore would exhibit this miracle in retirement, and he led these three apostles to a retired mountain, as he was accustomed to repair often to some close solitude to pray. The tradition of the Christians in Palestine, of which St. Cyril of Jerusalem, St. John Damascen, and other ancient fathers are vouchers, assures us, that this was mount Thabor, which is exceeding high and beautiful, and was anciently covered with green trees and shrubs, and was very fruitful. It rises something like a sugar loaf, in a vast plain, in the middle of Galilee. This was the place in which the Man-God appeared in his glory. He was transfigured whilst at prayer, because it is usually in this heavenly commerce that the soul receives the dew of divine consolations, and tastes how infinitely sweet and good God is to those who sincerely seek him. Many Christians indeed are strangers to this effect of that holy exercise, because they do not apply themselves to it with assiduity and fervour, or neglect to disengage their affections from creatures by perfect humility, self-denial, and mortification of the senses. Without a great purity of heart no man shall see God. A little bird-lime entangles the feathers of a bird, and holds down the strongest pinion from being able to raise the body in the air. So the least earthly dust clogs the wings of the soul, the least inordinate attachment to creatures is a weight which hinders the perfect union of her affections with God, and the full flow of his graces upon her; but a Christian worthily disposed and fitted by the Holy Ghost to receive the spirit of prayer, by assiduity in that holy exercise purifies his love more and more, transforms his affections, and renders them more and more spiritual and heavenly. Of this, the Transfiguration of our Divine Redeemer was, among other transcending prerogatives, a most noble and supereminent prototype.

Whilst Jesus prayed he suffered that glory which was always due to his sacred humility, and of which for our sake he deprived it, to diffuse a ray over his whole body. His face was altered, and shone as the sun, and his garments became white as snow. By this glorious transfiguration of his flesh he has animated our hope, that even our bodies will share with our immortal souls in the bliss which he has promised us, and will inherit his glory. Do we often bear in mind this comfortable truth? Can we believe it, and not always be employed in the thoughts of it? Can we think of it, and not be ravished out of ourselves with holy joy? Yes; this heavy lumpish flesh, these infirm corruptible bodies, at present so often subject to sickness, pain, and wants, will one day be raised from the dust, glorified, impassable; no more liable to heat, cold, diseases, torment, or tears; beautiful, transcending in lustre and brightness the sun and stars; endued with swiftness beyond that of light, and with strength equal to the angels; with the power of penetrating all bodies, as Christ did the stone of the sepulchre, and the doors when shut; with dazzling glory, with unspeakable pleasure in every part or organ; in a word, with all the communicable gifts and qualities of spirits, resembling the body of Christ glorified after his resurrection, which, as St. Paul tells us, is the model upon which ours shall be raised in glory. A glimpse of all this appeared in the splendour wherewith his adorable humanity was clothed in his Transfiguration.

Moses and Elias were seen by the three apostles in his company on this occasion, and were heard discoursing with him of the death which he was to suffer in Jerusalem. Moses represented the ancient patriarchs, and the first saints who lived under the law; Elias the later prophets; and they showed by their presence that all the just inspired by God from the beginning had given testimony to Christ as the true Messias. They had both been remarkable for their sufferings in the cause of virtue, Elias having been exceedingly persecuted by the wicked, and Moses having chosen rather to be afflicted with the people of God than to enjoy the greatest honours and pleasures of Pharaoh’s court; and the cross being the constant object of the most ardent desires of our blessed Redeemer out of the excess of his love for us, they spoke to him of nothing but of the stripes, thorns, reproaches, and cruel death which he was to suffer. Our loving Saviour, in part to moderate his ardour to complete his sacrifice by the triumph of his love in his death on the cross, had made it frequently the subject of his conversation with his disciples, and even in this joyful mystery, would entertain himself and the witnesses of his glory upon it. If we truly consider and understand the spiritual fruits and glory of mortification and suffering for Christ, we shall rejoice in wearing the livery of our crucified Redeemer. The three apostles were wonderfully delighted with this glorious vision, and St. Peter cried out to Christ: Lord, it is good for us to be here. Let us make three tents; one for thee, one for Moses, and one for Elias. This he spoke, not knowing what he said, being out of himself in a transport of holy admiration and joy; desiring never to be drawn from the sight of so glorious an object, and never to lose that sweetness and delight with which his soul was then overwhelmed. He truly knew not what he said, or he would never have desired that for the time of trial on earth which is reserved only for heaven. Neither would he have contented himself with beholding only the glorified humanity of Christ, which vision can bear no proportion to the beatific contemplation of the divinity itself. He tasted only a single drop of that overflowing river which inebriates the heavenly Jerusalem, and all its blessed inhabitants; yet was so much transported by it. What would he then have said if he had received into his soul the whole impetuous torrent of heavenly delights? He who has once tasted that spiritual sweetness which God sometimes bestows on souls in this life to strengthen their weakness, and to attract them to his love by the sweet odour of his ointments, must ever after live in bitterness, alleviated only by resignation and love, till he arrive at the fountain itself, which is God. No wonder therefore that St. Peter, after this foretaste was unwilling to return again to the earth. How little do the lovers of the world know the incomparable sweetness of divine love, or they would despise from their hearts those toys for which they deprive themselves of so great a good! Yet so depraved is the taste of many by their passions, that they would be content, were it possible, always to live here, and never think of the joys of heaven. “How can it be good for us to be here,” cries out St. Bernard, 2 “where everything in worldly pursuits is tedious, empty, or dangerous? Here is much malice, and very little wisdom, if even a little. Here all things are slippery and treacherous, covered with darkness, and full of snares, where souls are exposed to continual danger of perishing, the spirit sinks under affliction, and nothing is found but vanity and trouble of mind.” To the just this life is the time of trials and labour; heaven is our place of rest, our eternal sabbath, where our patience and tears will find their reward exceeding great. Why do we seek repose before the end of our warfare?

Whilst St. Peter was speaking, there came, on a sudden, a bright shining cloud from heaven, an emblem of the presence of God’s majesty, and from out of this cloud was heard a voice which said: This is my beloved Son, in whom I am well pleased; hear ye him. By this testimony the Father declared Christ his only begotten and co-eternal Son, sent by him into the world to be the remedy of our sins, our advocate and our propitiation, through whom alone we can find access to his offended majesty. If through him we approach the throne of his mercy, we cannot be rejected, he being in his humanity the object of the infinite complacency of the Father; through him we are invited to apply with confidence for mercy and every good gift. By the same voice the Father also declared him the perfect model of our virtues, and commands us to hear him, and attend to his example, in order to square by it our lives, and to form in our souls a new spirit grounded upon the pattern he hath set us of humility, meekness, charity, and patience. He commands us also to listen with the utmost respect and docility to his saving and most holy doctrine, which is the word of eternal life. The apostles who were present, upon hearing this voice, were seized with a sudden fear and fell upon the ground; but Jesus, going to them, touched them, and bade them to rise. They immediately did so, and saw no one but Jesus standing in his ordinary state. This vision happened in the night. As they went down the mountain early the next morning, Jesus gave them a charge not to discover to any one what they had seen till he should be risen from the dead. The Jews were unworthy to hear what many among them would have only blasphemed, and they had sufficient evidence by his miracles, to which they wilfully shut their eyes; but Jesus would by this give us a fresh lesson of humility, and teach us that secrecy with regard to divine graces, and the exercise of all extraordinary virtues, is the guardian of those gifts.

  From the contemplation of this glorious mystery we ought to conceive a true idea of future happiness; if this once possess our souls, it will make us not to value any difficulties or labours we can meet with here, but to regard with great indifference all the goods and evils of this life, provided we can but secure our portion in the kingdom of God’s glory. Thabor is our encouragement by setting that bliss before our eyes; but Calvary is the way that leads to it. When Christ shall let us into the secrets of his love and cross, and make us taste that interior sweetness and secure peace which he hath hidden therein, and which the world knoweth not, then we shall find a comfort and joy in our sufferings themselves, and with St. Paul we shall think of nothing but of loving, and suffering in what manner it shall please God to make us tread in the footsteps of his divine Son, being solicitous only to walk in the continual exercise of pure love. The ninety-fourth sermon of St. Leo, which is on this mystery, shows this festival to have been observed at Rome in the middle of the fifth century. Pope Calixtus III. made it more universal and solemn by a bull, dated in 1457.

Note 1. Isa. xxiv. 16. [back]

Note 2. S. Bern. Serm. 6, in Ascens. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VIII: August. The Lives of the Saints.  1866.


Troisième mustère lumineux : LA PROCLAMATION DU ROYAUME





Regni Dei proclamatio coniuncta cum invitamento ad conversionem


12 Quand Jésus eut appris que Jean avait été livré, il se retira en Galilée.

13 Et quittant Nazareth, il vint demeurer à Capharnaüm, sur les bords de la mer, aux confins de Zabulon et de Nephtali,

14 afin que s'accomplît cette parole du prophète Isaïe :

15 Terre de Zabulon et terre de Nephtali, vers la mer, pays au delà du Jourdain, Galilée des Gentils !

16 Le peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière; et pour ceux qui étaient assis dans la région de l'ombre de la mort, une lumière s'est levée !

17 Dès lors Jésus commença à prêcher, en disant : " Repentez-vous, car le Royaume des Cieux est proche. "

MATTHIEU, IV : 12-17


***


14 Après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée, prêchant l'évangile de Dieu et disant :

15 " Le temps est accompli, et le Royaume de Dieu est proche; repentez-vous et croyez à l'évangile. "


MARC, I : 14-15


***


14 Jésus retourna avec la puissance de l'Esprit en Galilée, et sa renommée se répandit dans toute la région.

15 Et il enseignait dans leurs synagogues, et tous publiaient ses louanges.

16 Il vint à Nazareth, où il avait été élevé, et il entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et il se leva pour faire la lecture.

17 On lui remit le livre du prophète Isaïe; et ayant déroulé le livre, il trouva l'endroit où il était écrit :

18 L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres; il m'a envoyé publier aux captifs la délivrance, aux aveugles le retour à la vue, renvoyer libres les opprimés,

19 publier l'année favorable du Seigneur.

20 Ayant roulé le livre, il le rendit à l'employé et s'assit; et tous, dans la synagogue, avaient les yeux attachés sur lui.

21 Il se mit à dire à leur adresse : " Aujourd'hui cette Ecriture est accomplie devant vous. "

22 Et tous lui rendaient témoignage et admiraient les paroles toutes de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : " N'est-ce pas là le fils de Joseph ? "

23 Et il leur dit : " Sans doute, vous me direz cet adage : Médecin, guéris-toi toi-même. Tout ce que nous avons ouï dire que vous avez fait pour Capharnaüm, faites-le ici aussi, dans votre patrie. "

24 Et il dit : " En vérité, je vous le dis, aucun prophète n'est en faveur dans sa patrie.

25 Je vous le dis, en vérité, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d'Elie, lorsque le ciel fut fermé pendant trois ans et six mois, quand il y eut une grande famine sur toute la terre;

26 et Elie ne fut envoyé vers aucune d'elles, mais à Sarepta de Sidon, vers une femme veuve.

27 Et il y avait beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Elisée; et aucun d'eux ne fut guéri, mais Naaman le Syrien. "

28 En entendant cela, ils furent tous remplis de colère dans la synagogue,

29 et s'étant levés, ils le poussèrent hors de la ville, et le menèrent jusqu'au sommet de la montagne, sur laquelle leur ville était bâtie, pour le précipiter.

30 Mais lui, passant au milieu d'eux, s'en alla.


LUC, IV : 14-30

Deuxième mystère lumineux : LE SIGNE DE CANA


HIERONYMUS BOSCH (circa 1450–1516). Les Noces de Cana, vers 1555,
 huile sur bois, 93 X 72, Rotterdam, Museum Boijmans Van Beuningen 


Autorevelatio apud Cananense matrimonium


Chapitre 2


1- Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était. 

2- Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples.

3- Or il n'y avait plus de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit : " Ils n'ont pas de vin. " 

4- Jésus lui dit : " Que me veux-tu, femme ? Mon heure n'est pas encore arrivée. " 

5- Sa mère dit aux servants : " Tout ce qu'il vous dira, faites-le. " 

6- Or il y avait six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, et contenant chacune deux ou trois mesures. 

7- Jésus leur dit : " Remplissez d'eau ces jarres. " Ils les remplirent jusqu'au bord. 

8- Il leur dit : " Puisez maintenant et portez-en au maître du repas. " Ils lui en portèrent. 

9- Lorsque le maître du repas eut goûté l'eau changée en vin - et il ne savait pas d'où il venait, tandis que les servants le savaient, eux qui avaient puisé l'eau - le maître du repas appelle le marié 

10- et lui dit : " Tout homme sert d'abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent ! " 

11- Tel fut le premier des signes de Jésus, il l'accomplit à Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.

12- Après quoi, il descendit à Capharnaüm, lui, ainsi que sa mère et ses frères et ses disciples, et ils n'y demeurèrent que peu de jours. 

13- La Pâque des Juifs était proche et Jésus monta à Jérusalem. 

14- Il trouva dans le Temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de colombes et les changeurs assis.

15- Se faisant un fouet de cordes, il les chassa tous du Temple, et les brebis et les bœufs ; il répandit la monnaie des changeurs et renversa leurs tables, 

16- et aux vendeurs de colombes il dit : " Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce. " 

17- Ses disciples se rappelèrent qu'il est écrit : " Le zèle pour ta maison me dévorera. "

18- Alors les Juifs prirent la parole et lui dirent : " Quel signe nous montres-tu pour agir ainsi ? " 

19- Jésus leur répondit : " Détruisez ce sanctuaire et en trois jours je le relèverai. " 

20- Les Juifs lui dirent alors : " Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèveras ? " 

21- Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. 

22- Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Ecriture et à la parole qu'il avait dite.

23- Comme il était à Jérusalem durant la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu'il faisait.

24- Mais Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu'il les connaissait tous 

25- et qu'il n'avait pas besoin d'un témoignage sur l'homme : car lui-même connaissait ce qu'il y avait dans l'homme.


JEAN, II : 1-25