Noè
che manda una colomba
Noah.
Mosaic in Basilica di San Marco, Venice
Noé
Patriarche de l'Ancien
Testament
01 Le Seigneur dit à Noé: «Entre dans l'arche, toi et toute ta famille, car tu es le seul juste que je vois dans cette génération.
02 De tous les animaux purs, tu prendras sept couples de chaque espèce; des animaux qui ne sont pas purs, tu prendras un couple de chaque espèce;
03 et des oiseaux du ciel, sept couples de chaque espèce pour en perpétuer la race sur toute la terre.
04 Car il ne reste plus que sept jours, et je vais faire tomber la pluie sur la terre, pendant quarante jours et quarante nuits, pour effacer de la surface du sol tous les êtres que j'ai faits.»
05 Noé fit tout ce que le Seigneur lui avait commandé.
10 Sept jours plus tard, les eaux du déluge étaient sur la terre.
Le Déluge (Gn 6-9) Dieu renouvelle la surface de la terre et fait Alliance avec tous les hommes!
(source: Interparole - diocèse de Versailles)
Livre de la Genèse: 9, 8-15
Après le déluge, Dieu dit à Noé et à ses fils: «Voici que moi, j’établis mon
alliance avec vous, avec tous vos descendants, et avec tous les êtres vivants
qui sont autour de vous: les oiseaux, les animaux domestiques, toutes les bêtes
sauvages, tout ce qui est sorti de l’arche pour repeupler la terre. Oui,
j’établis mon alliance avec vous: aucun être vivant ne sera plus détruit par
les eaux du déluge, il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre.» Dieu dit
encore: «Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et avec
tous les êtres vivants qui sont autour de vous, pour toutes les générations à
venir: Je mets mon arc au milieu des nuages, pour qu’il soit le signe de
l’alliance entre moi et la terre. Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus
de la terre, et que l’arc-en-ciel paraîtra au milieu des nuages, je me
souviendrai de mon alliance avec vous et avec tous les êtres vivants, et les
eaux ne produiront plus le déluge, qui détruit tout être vivant.»
Dieu bénit Noé et ses
fils. Il dit : "Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre."
Gn. 9, 1
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/79/Noe.html
Mosaici del
duomo di Monreale.- Fascia inferiore dei mosaici della parete sud della
navata
Cathedral
of Monreale, Sicily, Italy. Mosaics of the south side of the nave.
Cathédrale
de Monreale, Sicile, Italie. Mosaïques du côté sud de la nef.
Livre de la Genèse
Chapitre 5
01 Voici le livre de la
descendance d’Adam. Le jour où Dieu créa l’homme, il le fit à la ressemblance
de Dieu ;
02 il les créa homme et
femme ; il les bénit et il leur donna le nom d’« Homme », le
jour où ils furent créés.
03 Adam vécut cent trente
ans, puis il engendra un fils à sa ressemblance et selon son image ; il
l’appela du nom de Seth.
04 Après qu’Adam eut
engendré Seth, la durée de sa vie fut encore de huit cents ans, et il engendra
des fils et des filles.
05 Adam vécut en tout
neuf cent trente ans ; puis il mourut.
06 Seth vécut cent cinq
ans, puis il engendra Énosh.
07 Après avoir engendré
Énosh, Seth vécut encore huit cent sept ans et engendra des fils et des filles.
08 Seth vécut en tout
neuf cent douze ans ; puis il mourut.
09 Énosh vécut
quatre-vingt-dix ans, puis il engendra Qénane.
10 Après avoir engendré
Qénane, Énosh vécut encore huit cent quinze ans et engendra des fils et des
filles.
11 Énosh vécut en tout
neuf cent cinq ans ; puis il mourut.
12 Qénane vécut
soixante-dix ans, puis il engendra Mahalalel.
13 Après avoir engendré
Mahalalel, Qénane vécut encore huit cent quarante ans et engendra des fils et
des filles.
14 Qénane vécut en tout
neuf cent dix ans ; puis il mourut.
15 Mahalalel vécut
soixante-cinq ans, puis il engendra Yèred.
16 Après avoir engendré
Yèred, Mahalalel vécut encore huit cent trente ans et engendra des fils et des
filles.
17 Mahalalel vécut en
tout huit cent quatre-vingt-quinze ans ; puis il mourut.
18 Yèred vécut cent
soixante-deux ans, puis il engendra Hénok.
19 Après avoir engendré
Hénok, Yèred vécut encore huit cents ans et engendra des fils et des filles.
20 Yèred vécut en tout
neuf cent soixante-deux ans ; puis il mourut.
21 Hénok vécut
soixante-cinq ans, puis il engendra Mathusalem.
22 Après avoir engendré
Mathusalem, Hénok marcha encore avec Dieu pendant trois cents ans et engendra
des fils et des filles.
23 Hénok vécut en tout
trois cent soixante-cinq ans.
24 Il avait marché avec
Dieu, puis il disparut car Dieu l’avait enlevé.
25 Mathusalem vécut cent
quatre-vingt-sept ans, puis il engendra Lamek.
26 Après avoir engendré
Lamek, Mathusalem vécut encore sept cent quatre-vingt-deux ans et engendra des
fils et des filles.
27 Mathusalem vécut en
tout neuf cent soixante-neuf ans ; puis il mourut.
28 Lamek vécut cent
quatre-vingt-deux ans, puis il engendra un fils.
29 Il l’appela du nom de
Noé, en disant : « Celui-ci nous soulagera de nos labeurs et de la
peine qu’impose à nos mains un sol maudit par le Seigneur. »
30 Après avoir engendré
Noé, Lamek vécut encore cinq cent quatre-vingt-quinze ans et engendra des fils
et des filles.
31 Lamek vécut en tout
sept cent soixante-dix-sept ans ; puis il mourut.
32 Noé était âgé de cinq
cents ans quand il engendra Sem, Cham et Japhet.
SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Gn/5
Aurelio
Luini (1530–1593), Arca di Noè, 1556 circa, affresco,
chiesa di San
Maurizio al Monastero Maggiore, Milano
Livre de la Genèse
Chapitre 6
01 Quand les hommes
commencèrent à se multiplier sur la terre et qu’ils eurent des filles,
02 les fils des dieux
s’aperçurent que les filles des hommes étaient belles. Ils prirent pour eux des
femmes parmi toutes celles qu’ils avaient distinguées.
03 Alors le Seigneur
dit : « Mon souffle n’habitera pas indéfiniment dans l’homme :
celui-ci s’égare, il n’est qu’un être de chair, sa vie ne durera que cent vingt
ans. »
04 En ces jours-là, et
même plus tard, il y avait des géants sur la terre. Les fils des dieux
s’approchaient des filles des hommes et elles en avaient des enfants : ce
sont les héros du temps jadis, des hommes de renom.
05 Le Seigneur vit que la
méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toutes les pensées de
son cœur se portaient uniquement vers le mal à longueur de journée.
06 Le Seigneur se
repentit d’avoir fait l’homme sur la terre ; il s’irrita en son cœur et il
dit :
07 « Je vais effacer
de la surface du sol les hommes que j’ai créés – et non seulement les hommes
mais aussi les bestiaux, les bestioles et les oiseaux du ciel – car je me
repens de les avoir faits. »
08 Mais Noé trouva grâce
aux yeux du Seigneur.
09 Voici l’histoire de
Noé. Parmi ses contemporains, Noé fut un homme juste, parfait. Noé marchait
avec Dieu.
10 Il engendra trois
fils : Sem, Cham et Japhet.
11 Mais la terre s’était
corrompue devant la face de Dieu, la terre était remplie de violence.
12 Dieu regarda la terre,
et voici qu’elle était corrompue car, sur la terre, tout être de chair avait
une conduite corrompue.
13 Dieu dit à Noé :
« Je l’ai décidé, c’est la fin de tout être de chair ! À cause des
hommes, la terre est remplie de violence. Eh bien ! je vais les détruire
et la terre avec eux.
14 Fais-toi une arche en
bois de cyprès. Tu la diviseras en cellules et tu l’enduiras de bitume à
l’intérieur et à l’extérieur.
15 Tu la feras
ainsi : trois cents coudées de long, cinquante de large et trente de haut.
16 Tu feras à l’arche un
toit à pignon que tu fixeras une coudée au-dessus d’elle. Tu mettras l’entrée
de l’arche sur le côté, puis tu lui feras un étage inférieur, un deuxième étage
et un troisième.
17 Et voici que moi je
fais venir le déluge, les eaux recouvriront la terre ; ainsi je détruirai,
sous les cieux, tout être de chair animé d’un souffle de vie. Tout ce qui vit
sur la terre expirera.
18 Mais, avec toi,
j’établirai mon alliance. Toi, tu entreras dans l’arche et, avec toi, tes fils,
ta femme et les femmes de tes fils.
19 De tout ce qui vit,
tout ce qui est de chair, tu feras entrer dans l’arche un mâle et une femelle,
pour qu’ils restent en vie avec toi.
20 De chaque espèce
d’oiseaux, de chaque espèce d’animaux domestiques, de chaque espèce de reptiles
du sol, un couple t’accompagnera pour rester en vie.
21 Et toi, procure-toi de
quoi manger ; fais-en provision. Ce sera ta nourriture et la leur. »
22 Noé fit ainsi. Tout ce
que Dieu lui avait ordonné, il le fit.
SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Gn/6
Frescos in
abbey church of Saint-Savin-sur-Gartempe ; Noah's Ark in paintings
Livre de la Genèse
Chapitre 7
01 Le Seigneur dit à
Noé : « Entre dans l’arche, toi et toute ta famille, car j’ai vu
qu’au sein de cette génération, devant moi, tu es juste.
02 De tous les animaux
purs, tu prendras sept mâles et sept femelles ; des animaux qui ne sont
pas purs, tu en prendras deux, un mâle et une femelle ;
03 et de même des oiseaux
du ciel, sept mâles et sept femelles, pour que leur race continue à vivre à la
surface de la terre.
04 Encore sept jours, en
effet, et je vais faire tomber la pluie sur la terre, pendant quarante jours et
quarante nuits ; j’effacerai de la surface du sol tous les êtres que j’ai
faits. »
05 Noé fit tout ce que le
Seigneur lui avait ordonné.
06 Noé avait six cents
ans quand eut lieu le déluge, c’est-à-dire les eaux sur la terre.
07 Noé entra dans l’arche
avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils, à cause des eaux du déluge.
08 Des animaux purs et
des animaux impurs, des oiseaux et de tout ce qui va et vient sur le sol,
09 un couple – un mâle et
une femelle – entra dans l’arche avec Noé, comme Dieu l’avait ordonné à Noé.
10 Sept jours plus tard,
les eaux du déluge étaient sur la terre.
11 L’an six cent de la
vie de Noé, le deuxième mois, le dix-septième jour du mois, ce jour-là, les
réservoirs du grand abîme se fendirent ; les vannes des cieux s’ouvrirent.
12 Et la pluie tomba sur
la terre pendant quarante jours et quarante nuits.
13 En ce jour même, Noé
entra dans l’arche avec ses fils Sem, Cham et Japhet, avec sa femme et les
trois femmes de ses fils.
14 Y entrèrent aussi tous
les animaux selon leur espèce, tous les bestiaux selon leur espèce, tous les
reptiles qui rampent sur la terre selon leur espèce, et tous les oiseaux selon
leur espèce, tout ce qui vole, tout ce qui a des ailes.
15 Couple par couple,
tous les êtres de chair animés d’un souffle de vie entrèrent dans l’arche avec
Noé.
16 Ceux qui entraient,
c’était un mâle et une femelle de tous les êtres de chair, comme Dieu l’avait
ordonné à Noé. Alors le Seigneur ferma la porte sur Noé.
17 Et ce fut le déluge
sur la terre pendant quarante jours. Les eaux grossirent et soulevèrent l’arche
qui s’éleva au-dessus de la terre.
18 Les eaux montèrent et
grossirent beaucoup sur la terre, et l’arche flottait à la surface des eaux.
19 Les eaux montèrent
encore beaucoup, beaucoup sur la terre ; sous tous les cieux, toutes les
hautes montagnes furent recouvertes.
20 Les eaux étaient
montées de quinze coudées au-dessus des montagnes qu’elles recouvraient.
21 Alors expira tout être
de chair, tout ce qui va et vient sur la terre : oiseaux, bestiaux, bêtes
sauvages, tout ce qui foisonne sur la terre, et tous les hommes.
22 Parmi tout ce qui
existait sur la terre ferme, tout ce qui avait en ses narines un souffle de vie
mourut.
23 Ainsi furent effacés
de la surface du sol tous les êtres qui s’y trouvaient, non seulement les
hommes mais aussi les bestiaux, les bestioles et les oiseaux du ciel ; ils
furent effacés de la terre : il ne resta que Noé et ceux qui étaient avec
lui dans l’arche.
24 Et les eaux montèrent
au-dessus de la terre pendant cent cinquante jours.
SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Gn/7
An
early Christian depiction showing Noah giving the gesture of orant as the dove
returns
Representación
paleocristiana que muestra a Noé haciendo el gesto del orante al regresar
la paloma.
Prikaz
Noe i golubice koja se s maslinovom grančicom vraća u arku nakon povlačenja
voda, ranokršćanske katakombe
(2. – 4 st.)
Livre de la Genèse
Chapitre 8
01 Dieu se souvint de
Noé, de toutes les bêtes sauvages et de tous les bestiaux qui étaient avec lui
dans l’arche ; il fit passer un souffle sur la terre : les eaux se
calmèrent.
02 Les sources de l’abîme
et les vannes du ciel se fermèrent, la pluie des cieux s’arrêta.
03 Par un mouvement de
flux et de reflux, les eaux se retirèrent de la surface de la terre. Au bout de
cent cinquante jours, les eaux avaient baissé
04 et, le dix-septième
jour du septième mois, l’arche se posa sur les monts d’Ararat.
05 Les eaux continuèrent
à baisser jusqu’au dixième mois ; le premier jour du dixième mois, les
sommets des montagnes apparurent.
06 Au bout de quarante
jours, Noé ouvrit la fenêtre de l’arche qu’il avait construite,
07 et il lâcha le
corbeau ; celui-ci fit des allers et retours, jusqu’à ce que les eaux se
soient retirées, laissant la terre à sec.
08 Noé lâcha aussi la
colombe pour voir si les eaux avaient baissé à la surface du sol.
09 La colombe ne trouva
pas d’endroit où se poser, et elle revint vers l’arche auprès de lui, parce que
les eaux étaient sur toute la surface de la terre ; Noé tendit la main,
prit la colombe, et la fit rentrer auprès de lui dans l’arche.
10 Il attendit encore
sept jours, et lâcha de nouveau la colombe hors de l’arche.
11 Vers le soir, la
colombe revint, et voici qu’il y avait dans son bec un rameau d’olivier tout
frais ! Noé comprit ainsi que les eaux avaient baissé sur la terre.
12 Il attendit encore
sept autres jours et lâcha la colombe, qui, cette fois-ci, ne revint plus vers
lui.
13 C’est en l’an six cent
un de la vie de Noé, au premier mois, le premier jour du mois, que les eaux
s’étaient retirées, laissant la terre à sec. Noé enleva le toit de l’arche, et
regarda : et voici que la surface du sol était sèche.
14 Au deuxième mois, le
vingt-septième jour du mois, la terre était sèche.
15 Dieu parla à Noé et
lui dit :
16 « Sors de
l’arche, toi et, avec toi, ta femme, tes fils et les femmes de tes fils.
17 Tous les animaux qui
sont avec toi, tous ces êtres de chair, oiseaux, bestiaux, reptiles qui rampent
sur la terre, fais-les sortir avec toi ; qu’ils foisonnent sur la terre,
qu’ils soient féconds et se multiplient sur la terre. »
18 Noé sortit donc avec
ses fils, sa femme et les femmes de ses fils.
19 Tous les animaux, tous
les reptiles, tous les oiseaux, tout ce qui va et vient sur la terre, sortirent
de l’arche, par familles.
20 Noé bâtit un autel au Seigneur ;
il prit, parmi tous les animaux purs et tous les oiseaux purs, des victimes
qu’il offrit en holocauste sur l’autel.
21 Le Seigneur respira
l’agréable odeur, et il se dit en lui-même : « Jamais plus je ne
maudirai le sol à cause de l’homme : le cœur de l’homme est enclin au mal
dès sa jeunesse, mais jamais plus je ne frapperai tous les vivants comme je
l’ai fait.
22 Tant que la terre
durera, semailles et moissons, froidure et chaleur, été et hiver, jour et nuit
jamais ne cesseront. »
SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Gn/8
; Narthex of St. Mark's Basilica (Venice) ; Noah in mosaics
Noah making wine, Drunken
Noah ; Narthex of St. Mark's
Basilica (Venice) ; Noah in mosaics
Livre de la Genèse
Chapitre 9
01 Dieu bénit Noé et ses
fils. Il leur dit : « Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la
terre.
02 Vous serez la crainte
et la terreur de tous les animaux de la terre, de tous les oiseaux du ciel, de
tout ce qui va et vient sur le sol, et de tous les poissons de la mer :
ils sont livrés entre vos mains.
03 Tout ce qui va et
vient, tout ce qui vit sera votre nourriture ; comme je vous avais donné
l’herbe verte, je vous donne tout cela.
04 Mais, avec la chair,
vous ne mangerez pas le principe de vie, c’est-à-dire le sang.
05 Quant au sang, votre
principe de vie, j’en demanderai compte à tout animal et j’en demanderai compte
à tout homme ; à chacun, je demanderai compte de la vie de l’homme, son
frère.
06 Si quelqu’un verse le
sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé. Car Dieu a fait l’homme à son
image.
07 Et vous, soyez
féconds, multipliez-vous, devenez très nombreux sur la terre ; oui,
multipliez-vous ! »
08 Dieu dit encore à Noé
et à ses fils :
09 « Voici que moi,
j’établis mon alliance avec vous, avec votre descendance après vous,
10 et avec tous les êtres
vivants qui sont avec vous : les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de
la terre, tout ce qui est sorti de l’arche.
11 Oui, j’établis mon
alliance avec vous : aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux
du déluge, il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. »
12 Dieu dit encore :
« Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et avec
tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à jamais :
13 je mets mon arc au
milieu des nuages, pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la
terre.
14 Lorsque je
rassemblerai les nuages au-dessus de la terre, et que l’arc apparaîtra au
milieu des nuages,
15 je me souviendrai de
mon alliance qui est entre moi et vous, et tous les êtres vivants : les
eaux ne se changeront plus en déluge pour détruire tout être de chair.
16 L’arc sera au milieu
des nuages, je le verrai et, alors, je me souviendrai de l’alliance éternelle
entre Dieu et tout être vivant qui est sur la terre. »
17 Dieu dit à Noé :
« Voilà le signe de l’alliance que j’ai établie entre moi et tout être de
chair qui est sur la terre. »
18 Les fils de Noé qui
sortirent de l’arche sont Sem, Cham et Japhet. Cham est le père de Canaan.
19 Tels sont les trois
fils de Noé, et à partir d’eux toute la terre fut repeuplée.
20 Noé, homme de la
terre, fut le premier à planter la vigne.
21 Il en but le vin,
s’enivra et se retrouva nu au milieu de sa tente.
22 Cham, le père de
Canaan, vit que son père était nu et il en informa ses deux frères qui étaient
dehors.
23 Sem et Japhet prirent
le manteau, le placèrent sur leurs épaules à tous deux et, marchant à reculons,
ils en couvrirent leur père qui était nu. Comme leurs visages étaient
détournés, ils ne virent pas la nudité de leur père.
24 Noé, ayant cuvé son
vin, se réveilla et apprit ce qu’avait fait son plus jeune fils.
25 Il dit :
« Maudit soit Canaan ! Il sera pour ses frères l’esclave des
esclaves. »
26 Et il ajouta :
« Béni soit le Seigneur, le Dieu de Sem ! Que Canaan soit son
esclave !
27 Que Dieu mette Japhet
au large ! Qu’il demeure dans les tentes de Sem, et que Canaan soit son
esclave. »
28 Après le déluge, Noé
vécut encore trois cent cinquante ans.
29 En tout, il vécut neuf
cent cinquante ans, puis il mourut.
SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Gn/9
Cathédrale
Saint-Maurice d'Angers (Maine-et-Loire, France) : chaire. Détail :
Noé
Saint
Maurice cathedral of Angers (Maine-et-Loire, France) : pulpit.
Detail : Noah
Livre de Ben Sira le Sage
Chapitre 44
01 Faisons l’éloge de ces
hommes glorieux qui sont nos ancêtres.
02 Le Seigneur a créé la
gloire à profusion ; il manifeste sa grandeur depuis toujours.
03 C’étaient des
souverains de royaumes, des hommes renommés pour leur puissance, des
conseillers clairvoyants, des messagers de prophéties,
04 des guides du peuple
par leurs conseils, leur compétence à l’instruire et les sages paroles de leur
enseignement.
05 Ils inventaient des
chants mélodieux et mettaient par écrit des récits poétiques.
06 C’étaient des hommes
riches et influents, qui vivaient, paisibles, dans leurs domaines.
07 Tous ceux-là ont connu
la gloire en leur temps et, de leur vivant, ils ont été à l’honneur.
08 Il y en a, parmi eux,
qui ont laissé un nom ; ainsi peut-on faire leur éloge.
09 Il y en a d’autres
dont le souvenir s’est perdu ; ils sont morts, et c’est comme s’ils
n’avaient jamais existé, c’est comme s’ils n’étaient jamais nés, et de même
leurs enfants après eux.
10 Il n’en est pas ainsi
des hommes de miséricorde, leurs œuvres de justice n’ont pas été oubliées.
11 Avec leur postérité se
maintiendra le bel héritage que sont leurs descendants.
12 Leur postérité a
persévéré dans les lois de l’Alliance, leurs enfants y sont restés fidèles
grâce à eux.
13 Leur descendance
subsistera toujours, jamais leur gloire ne sera effacée.
14 Leurs corps ont été
ensevelis dans la paix, et leur nom reste vivant pour toutes les générations.
15 Les peuples
raconteront leur sagesse, l’assemblée proclamera leurs louanges.
16 Hénok fut agréable au
Seigneur qui l’a retiré de ce monde ; c’est un exemple pour que se
convertissent toutes les générations.
17 Noé fut trouvé juste,
parfait ; au temps de la colère, il a été l’instrument de la
réconciliation. Grâce à lui, un reste fut épargné sur la terre, lorsque le
déluge arriva.
SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Si/44
Lorenzo Monaco (1370 circa–1425 circa), Noè,
1408, circa, 58.1 x 43.2, Metropolitan Museum of Art
Livre d'Ezekiel
Chapitre 14
12 La parole du Seigneur
me fut adressée :
13 « Fils d’homme,
si un pays péchait contre moi en commettant l’infidélité, si j’étendais la main
contre lui, détruisais sa réserve de pain, lui envoyais la famine, en
retranchais hommes et bêtes,
14 et si dans ce pays il
y avait ces trois hommes, Noé, Daniel et Job, alors eux, par leur justice,
sauveraient leur vie – oracle du Seigneur Dieu.
15 Si je faisais passer
des bêtes féroces dans ce pays pour le priver de ses enfants et qu’il devienne
un lieu désolé où nul ne passe, à cause de ces bêtes,
16 si dans ce pays il y
avait ces trois hommes, alors, par ma vie – oracle du Seigneur Dieu – ils ne pourraient
sauver ni fils ni filles : eux seuls seraient sauvés, et le pays
deviendrait un lieu désolé.
17 Ou bien, si je faisais
venir l’épée contre ce pays, si je disais : “Que passe l’épée dans ce
pays, qu’elle en retranche hommes et bêtes”,
18 et si dans ce pays il
y avait ces trois hommes, alors, par ma vie – oracle du Seigneur Dieu – ils ne
pourraient sauver ni fils ni filles : eux seuls seraient sauvés.
19 Ou bien, si j’envoyais
la peste contre ce pays, si je déversais ma fureur contre lui pour en retrancher
dans le sang hommes et bêtes,
20 et si dans ce pays il
y avait Noé, Daniel et Job, alors, par ma vie – oracle du Seigneur Dieu – ils
ne pourraient sauver aucun fils ni aucune fille, mais eux, par leur justice,
sauveraient leur vie. »
21 Ainsi parle le
Seigneur Dieu : « Même si j’ai envoyé mes quatre terribles
châtiments, épée, famine, bêtes féroces et peste, contre Jérusalem pour en
retrancher hommes et bêtes,
22 voilà qu’en elle
subsiste un reste. On a fait sortir de la ville des fils et des filles ;
les voici qui sortent vers vous. Vous pourrez voir leur conduite et leurs
actes ; alors vous vous consolerez du malheur que j’ai fait venir sur
Jérusalem, de tout ce que j’ai fait venir contre elle.
23 Ils vous consoleront,
car vous verrez leur conduite et leurs actes. Alors vous saurez que ce n’est
pas en vain que j’ai accompli tout ce que j’ai fait dans la ville – oracle du
Seigneur Dieu. »
SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Ez/14
The
Earth was corrupt before God and filled with violence, as in Genesis 6:5:
"And God saw that the wickedness of man was great in the earth, and that
every imagination of the thoughts of his heart was only evil
continually."; illustration from the 1728 Figures de la Bible; illustrated
by Gerard Hoet (1648–1733) and others, and published by P. de Hondt in The
Hague; image courtesy Bizzell Bible Collection, University of Oklahoma
Libraries
Evangile de Jésus-Christ
selon saint Matthieu
Chapitre 24
34 Amen, je vous le
dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive.
35 Le ciel et la terre
passeront, mes paroles ne passeront pas.
36 Quant à ce jour et à
cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges des cieux, pas même le
Fils, mais seulement le Père, et lui seul.
37 Comme il en fut aux
jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme.
38 En ces jours-là, avant
le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari,
jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;
39 les gens ne se sont
doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous
engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme.
40 Alors deux hommes
seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé.
41 Deux femmes seront au
moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée.
42 Veillez donc, car vous
ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.
SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Mt/24
The
Earth was corrupt before God and filled with violence (right plate); as in
Genesis 6:5: "And God saw that the wickedness of man was great in the
earth, and that every imagination of the thoughts of his heart was only evil
continually."; illustration from the 1728 Figures de la Bible; illustrated
by Gerard Hoet (1648–1733) and others, and published by P. de Hondt in The
Hague; image courtesy Bizzell Bible Collection, University of Oklahoma
Libraries
Evangile de Jésus-Christ
selon saint Luc
Chapitre 17
20 Comme les pharisiens
demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et
dit : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable.
21 On ne dira pas :
“Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici
que le règne de Dieu est au milieu de vous. »
22 Puis il dit aux
disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des
jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas.
23 On vous dira :
“Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y
allez pas, n’y courez pas.
24 En effet, comme
l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de
l’homme, quand son jour sera là.
25 Mais auparavant, il
faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération.
26 Comme cela s’est passé
dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.
27 On mangeait, on
buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans
l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr.
28 Il en était de même
dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait,
on plantait, on bâtissait ;
29 mais le jour où Loth
sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous
périr ;
30 cela se passera de la
même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera.
31 En ce jour-là, celui
qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne
descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ,
qu’il ne retourne pas en arrière.
32 Rappelez-vous la femme
de Loth.
33 Qui cherchera à
conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera.
34 Je vous le dis :
Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise,
l’autre laissée.
35 Deux femmes seront
ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre
laissée. »
37 Prenant alors la
parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc,
Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là
aussi se rassembleront les vautours. »
SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Lc/17
William de Brailes (–1260), Noah's
Ark, circa 1250, 13,2 x 9, 5, Walters Art Museum
Première lettre de saint Pierre Apôtre
Chapitre 3
14 Mais s’il vous
arrivait de souffrir pour la justice, heureux seriez-vous ! Comme dit
l’Écriture : N’ayez aucune crainte de ces gens-là, ne vous laissez pas
troubler.
15 Honorez dans vos cœurs
la sainteté du Seigneur, le Christ. Soyez prêts à tout moment à présenter une
défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est
en vous ;
16 mais faites-le avec
douceur et respect. Ayez une conscience droite, afin que vos adversaires soient
pris de honte sur le point même où ils disent du mal de vous pour la bonne
conduite que vous avez dans le Christ.
17 Car mieux vaudrait
souffrir en faisant le bien, si c’était la volonté de Dieu, plutôt qu’en
faisant le mal.
18 Car le Christ, lui
aussi, a souffert pour les péchés, une seule fois, lui, le juste, pour les
injustes, afin de vous introduire devant Dieu ; il a été mis à mort dans
la chair, mais vivifié dans l’Esprit.
19 C’est en lui qu’il est
parti proclamer son message aux esprits qui étaient en captivité.
20 Ceux-ci, jadis,
avaient refusé d’obéir, au temps où se prolongeait la patience de Dieu, quand
Noé construisit l’arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes,
furent sauvées à travers l’eau.
21 C’était une figure du
baptême qui vous sauve maintenant : le baptême ne purifie pas de
souillures extérieures, mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience
droite et il sauve par la résurrection de Jésus Christ,
22 lui qui est à la
droite de Dieu, après s’en être allé au ciel, lui à qui sont soumis les anges,
ainsi que les Souverainetés et les Puissances.
SOURCE : https://www.aelf.org/bible/1P/3
Bible
Pictures and What They Teach Us. Containing 400 illustrations from the Old and
Testament with brief descriptions by Charles Foster, author of the Story of the
Bible. Published in 1897 by W.A. Foster. Drawings by F.B. Schell and others. First edition 1873.
Lettre aux Hébreux
Chapitre 11
06 Or, sans la foi, il est
impossible d’être agréable à Dieu ; car, pour s’avancer vers lui, il faut
croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent.
07 Grâce à la foi, Noé,
averti de choses encore invisibles, accueillit cet oracle avec respect et
construisit une arche pour le salut de sa famille. Sa foi condamnait le monde,
et il reçut en héritage la justice qui s’obtient par la foi.
SOURCE : https://www.aelf.org/bible/He/11
Domenico Morelli (1823–1901),
L’Arche de Noé, 1901, 27,5 x 40
Quelles sont les
premières étapes de la révélation de Dieu?
54-58
70-71
Dès l’origine, Dieu s’est
manifesté à nos premiers parents, Adam et Ève, et il les a invités à une
communion intime avec Lui. Après leur chute, il n’a pas interrompu sa
révélation et il a promis le salut pour toute leur descendance. Après le
déluge, il a conclu avec Noé une alliance entre Lui et tous les êtres vivants.
Compendium du catéchisme de l'Église catholique
Extrait du catéchisme de
l'Église catholique :
54. II. Les étapes de la
Révélation
Dès l’origine, Dieu se
fait connaître
" Dieu qui a créé et
conserve toutes choses par le Verbe, donne aux hommes dans les choses créées un
témoignage incessant sur Lui-même ; voulant de plus ouvrir la voie d’un salut
supérieur, Il se manifesta aussi Lui-même, dès l’origine, à nos premiers
parents " (DV 3) Il les a invités à une communion intime avec Lui-même en
les revêtant d’une grâce et d’une justice resplendissantes.
55. Cette Révélation n’a
pas été interrompue par le péché de nos premiers parents. Dieu, en effet,
" après leur chute leur promit une rédemption, leur rendit courage en les
faisant espérer le salut ; sans arrêt, Il montra sa sollicitude pour le genre
humain, afin de donner la vie éternelle à tous ceux qui par la constance dans
le bien cherchent le salut " (DV 3).
Comme il avait perdu ton
amitié en se détournant de Toi, tu ne l’as pas abandonné au pouvoir de la mort.
(...) Tu as multiplié les alliances avec eux (MR, prière eucharistique IV,
118).
56. Une fois l’unité du
genre humain morcelée par le péché, Dieu cherche tout d’abord à sauver
l’humanité en passant par chacune de ses parties. L’alliance avec Noé d’après
le déluge (cf. Gn 9, 9) exprime le principe de l’Économie divine
envers les " nations ", c’est-à-dire envers les hommes regroupés
" d’après leurs pays, chacun selon sa langue, et selon leurs clans "
(Gn
10, 5 ; cf. 10, 20-31).
57. Cet ordre à la fois
cosmique, social et religieux de la pluralité des nations (cf. Ac
17, 26-27) est destiné à limiter l’orgueil d’une humanité déchue qui,
unanime dans sa perversité (cf. Sg
10, 5), voudrait faire par elle-même son unité à la manière de Babel (cf. Gn
11, 4-6). Mais, à cause du péché (cf. Rm
1, 18-25), le polythéisme ainsi que l’idolâtrie de la nation et de son chef
menacent sans cesse d’une perversion païenne cette économie provisoire.
58. L’alliance avec Noé
est en vigueur tant que dure le temps des nations (cf. Lc
21, 24), jusqu’à la proclamation universelle de l’Évangile. La Bible vénère
quelques grandes figures des " nations ", tels qu’ " Abel le
juste ", le roi-prêtre Melchisédech (cf. Gn
14, 18), figure du Christ (cf. He
7, 3) ou les justes " Noé, Daniel et Job " (Ez
14, 14). Ainsi, l’Écriture exprime quelle hauteur de sainteté peuvent
atteindre ceux qui vivent selon l’alliance de Noé dans l’attente que le Christ
" rassemble dans l’unité tous les enfants de Dieu dispersés " (Jn
11, 52)
70 Au delà du témoignage
que Dieu donne de Lui-même dans les choses créées, Il s’est manifesté Lui-même
à nos premiers parents. Il leur a parlé et, après la chute, leur a promis le
salut (cf. Gn 3, 15) et leur a offert son alliance.
71 Dieu conclut avec Noé
une alliance éternelle entre Lui et tous les êtres vivants (cf. Gn 9, 16). Elle
durera tant que dure le monde. (https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__PJ.HTM)
SOURCE : https://www.foicatholique.com/compendium/sujet/noe
Noah's
Arc at sea. An image from a set of 8 extra-illustrated volumes of A tour in
Wales by Thomas Pennant (1726-1798)
253. Comment le baptême est-il préfiguré dans l’Ancienne Alliance?
1217-1222
Dans l’Ancienne Alliance,
on trouve diverses préfigurations du Baptême : l’eau, source de vie et de mort,
l’arche de Noé, qui sauve par l’eau, le passage de la Mer Rouge, qui a délivré
Israël de la servitude en Égypte, la traversée du Jourdain, qui fait entrer
Israël dans la terre promise, image de la vie éternelle.
Compendium du catéchisme de l'Église catholique
Extrait du catéchisme de l'Église catholique :
Le Baptême dans
l’économie du salut
Les préfigurations du
Baptême dans l’Ancienne Alliance
1217 Dans la liturgie de
la Nuit Pascale, lors de la bénédiction de l’eau baptismale, l’Église fait
solennellement mémoire des grands événements de l’histoire du salut qui
préfiguraient déjà le mystère du Baptême :
Par ta puissance,
Seigneur, tu accomplis des merveilles dans tes sacrements, et au cours de
l’histoire du salut tu t’es servi de l’eau, ta créature, pour nous faire
connaître la grâce du Baptême (MR, Vigile pascale 42 : bénédiction de
l’eau baptismale).
1218 Depuis l’origine du
monde, l’eau, cette créature humble et admirable, est la source de la vie et de
la fécondité. L’Écriture Sainte la voit comme " couvée "
par l’Esprit de Dieu (cf. Gn 1, 2) :
Dès le commencement du
monde, c’est ton Esprit qui planait sur les eaux pour qu’elles reçoivent en
germe la force qui sanctifie (MR, Vigile pascale 42 : bénédiction de l’eau
baptismale).
1219 L’Église a vu dans
l’Arche de Noé une préfiguration du salut par le Baptême. En effet, par elle
" un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvés par
l’eau " (1 P 3, 20) :
Par les flots du déluge,
tu annonçais le Baptême qui fait revivre, puisque l’eau y préfigurait également
la mort du péché et la naissance de toute justice (MR, Vigile pascale 42 :
bénédiction de l’eau baptismale).
1220 Si l’eau de source
symbolise la vie, l’eau de la mer est un symbole de la mort. C’est pourquoi il
pouvait figurer le mystère de la Croix. De par ce symbolisme le baptême
signifie la communion avec la mort du Christ.
1221 C’est surtout la
traversée de la Mer Rouge, véritable libération d’Israël de l’esclavage
d’Égypte, qui annonce la libération opérée par le Baptême :
Aux enfants d’Abraham, tu
as fait passer la mer Rouge à pied sec pour que la race libérée de la servitude
préfigure le peuple des baptisés (ibid.).
1222 Enfin, le Baptême
est préfiguré dans la traversée du Jourdain, par laquelle le peuple de Dieu reçoit
le don de la terre promise à la descendance d’Abraham, image de la vie
éternelle. La promesse de cet héritage bienheureux s’accomplit dans la nouvelle
Alliance. (https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P3D.HTM)
SOURCE : https://www.vatican.va/archive/compendium_ccc/documents/archive_2005_compendium-ccc_fr.html
Noach
verlaat de ark. Schilderingen in de Loggia van Rafaël (serietitel). La Sacra
Genesi (serietitel), prentmaker: Francesco Villamena, 1626
Noé: un déluge
d'interprétations
Aronofsky a récement
réalisé un film qui nous présente une sorte de fable dans laquelle il place Noé
dans des situations dramatiques qui ne se retrouvent pas dans le récit de la
Bible. Ainsi, son Noé permet de faire une réflexion sur des thématiques
actuelles comme l’écologie ou la responsabilité des humains dans leur propre
destruction.
Ce réalisateur a produit
ce que la tradition juive appelle un midrash. C’est une méthode d’interprétation
qui utilise des paraboles, des allégories ou des métaphores pour produire des
commentaires d’un récit biblique réactualisé. Un midrash a l’avantage de garder
vivants les personnages et les traditions de la Bible, mais il a le désavantage
de donner aux lecteurs des récits qui s’éloigne de plus en plus du texte
biblique de départ. Plusieurs personnes reprochent au film sur Noé de ne pas
s’en tenir au récit de la Bible. Pourtant son objectif n’est pas de proposer
une interprétation littérale, mais plutôt une réécriture de ce passage pour
aujourd’hui.
La plupart des gens
l'ignorent, mais l’histoire de la rédaction du récit de Noé dans le livre de la
Genèse a aussi connu plusieurs étapes. Le texte qui nous est parvenu a donc
connu quelques rédactions successives, parce que les rédacteurs voulaient
adapter le récit à leurs préoccupations. Un peu comme le cinéaste aujourd'hui.
Atrahasis, le Noé
mésopotamien
L’épopée de Gilgamesh est
un texte provenant de la Mésopotamie ancienne qui a manifestement inspiré le
récit biblique du déluge. Comme cette région est située entre deux
fleuves, le Tigre et l'Euphrate, il n'est pas étonnant qu'elle soit à l'origine
de récits de déluges! Dans ce texte ancien, Gilgamesh recherche le secret de
l’immortalité. Dans sa quête, il rencontre Atrahasis - le nom de ce
personnage varie selon les sources –, devenu immortel après avoir échappé au
grand déluge. Voici quelques-uns des éléments de ce récit qui se retrouvent
aussi dans celui transmis par la Bible : un déluge provoqué par la divinité, un
homme qui construit un bateau et y loge des animaux, des précisions sur la
dimension de l’embarcation, une longévité exceptionnelle pour un, l'immortalité
pour l'autre, etc.
Par ailleurs, les Hébreux
n’ont pas fait que copier le récit de Gilgamesh. Un peu comme pour le film de
Noé, ils ont pris des éléments principaux de l’histoire pour raconter une
histoire qui leur faisait sens. Ce qui explique les nombreuses différences
entre ces deux textes au sujet du rôle de Dieu et des hommes.
Deux récits en un
Le récit de Noé était si
populaire que chez les Hébreux qu’il était même raconté de deux façons
différentes. Une lecture attentive des chapitres 6 à 9 de la Genèse montre
plusieurs incohérences, démontrant qu’il y a eu deux récits amalgamés en un
seul :
• Deux ordres divins différents sont donnés pour charger les animaux dans l’arche (Gn 6,19 et 7,2-3).
• Dans un premier passage, le déluge commence sept jours après l’entrée dans l’arche (Gn 7, 7-10) alors qu'un peu plus loin, il débute le jour de l’entrée dans l’arche (Gn 7, 13-15).
• Il y a aussi deux versions différentes de la durée du déluge : « quarante jours et quarante nuits » ou 150 jours selon les versets.
• Dieu demande à Noé de prendre avec lui un couple de chaque
espèce animale (Gn 6,19-20); ailleurs, Dieu lui demande de prendre sept couples
d’animaux purs et un couple d’animaux impurs (7,2).
À l’origine, chacune des
deux histoires amalgamées dans ce récit avait sa propre façon de raconter les
événements. Il s'agissait de faire ressortir ce qui était jugé important
pour le groupe qui la racontait.
On voit bien que le film
de 2014 au sujet de Noé n’est pas la première interprétation créative de ce
récit. Depuis le récit mésopotamien, l’histoire de Noé a été réinterprétée par
différents groupes avant d’être fixée dans le texte que nous donne le livre de
la Genèse. C’est maintenant à notre tour de faire comme le film d’Aronofsky et
de raconter cette histoire avec de nouveaux accents pour qu’il nous permette
une réflexion sur les enjeux actuels.
Signification de son nom :
Repos ou consolation
Noms de ses fils : Sem,
Cham et Japhet
Première action en
retournant sur la terre ferme : Offrir un animal en sacrifice (C’est
un peu ironique qu’il ait survécu au déluge pour être sacrifié à la fin du
récit)
Signe de son alliance
avec Dieu : L’arc-en-ciel
Durée de vie : 950
ans
Pire moment de son
histoire personnelle : En plantant une vigne, Noé est le premier
agriculteur. Il est aussi le premier à s’enivrer jusqu’à se retrouver nu et
inconscient. (Gn 9, 20-27)
Une question insolite : les poissons? Pourquoi sont-ils épargnés de la destruction lors du déluge?
Sébastien Doane
Fresco
of Prophet Noah, 1547, Dionysiou Monastery
L’arche de Noé
Publié le 16 avril 2024
Par Julia Itel – Publié
le 13/06/2023
L'histoire de l'arche de Noé, que l’on trouve dans le livre de la Genèse,
raconte comment Noé et sa famille ont été sauvés du déluge grâce à l'arche
qu'ils avaient construite selon les instructions de Dieu. En éradiquant
volontairement la corruption régnant parmi les hommes, Dieu établit avec Noé
une nouvelle alliance avec l'humanité, lavée de ses péchés.
Quelle est l’histoire de
l’arche de Noé ?
L'histoire de l'arche de
Noé est relatée dans le livre biblique de la Genèse (chapitres 6 à 9), dans l'Ancien
Testament. Selon ce récit, l'humanité s'est éloignée de Dieu et est devenue
corrompue. Voyant cela, Dieu, désolé et en colère, décide de punir les hommes.
Dans un premier temps, il raccourcit le temps de longévité qu’il raccourcit à
120 ans. Constatant que cette punition ne suffit pas, Dieu opte pour une option
plus radicale : il planifie la destruction du monde.
« Et l’Éternel dit : ‘’J’exterminerai de la face de la terre l’homme que j’ai
créé, depuis l’homme jusqu'au bétail, aux reptiles, et aux oiseaux du ciel ;
car je me repens de les avoir faits’’. » (Gn 6, 7)
Seul Noé, un homme juste et intègre, trouve grâce aux yeux de Dieu. Noé est un
descendant d’Adam.
Son père, Lamek, indique que son fils « nous soulagera de nos labeurs et de la
peine qu’impose à nos mains un sol maudit par le Seigneur. » (Gn 5, 29). En
d’autres termes, il voit la naissance de Noé comme une consolation pour son
peuple. Dieu révèle ainsi à Noé son plan de destruction et lui ordonne de
construire une arche pour sauver sa famille, composée de son épouse, de ses
trois fils et belles-filles, ainsi qu’un couple de chaque espèce animale. Afin
de survivre au déluge, Dieu donne à Noé des instructions détaillées sur la construction
de l'arche spécifiant sa taille, sa structure et son agencement.
Noé et sa famille se mettent à l'œuvre et construisent l'arche permettant
d'accueillir toutes les espèces animales. Lorsque celle-ci est terminée, Dieu
ordonne à Noé d'entrer dans l'arche avec sa famille et d'embarquer également
les animaux. Une fois ceux-ci tous à bord, Dieu scelle la porte de
l'arche.
Alors, le déluge commence et la pluie tombe sur la terre pendant 40 jours et 40
nuits :
« Les eaux montèrent encore beaucoup, beaucoup sur la terre ; sous tous les
cieux, toutes les hautes montagnes furent recouvertes. Les eaux étaient montées
de quinze coudées au-dessus des montagnes qu’elles recouvraient. Alors expira
tout être de chair, tout ce qui va et vient sur la terre : oiseaux, bestiaux,
bêtes sauvages, tout ce qui foisonne sur la terre, et tous les hommes. […] il
ne resta que Noé et ceux qui étaient avec lui dans l’arche. » (Gn 7, 19-23)
Une fois la pluie cessée et les eaux baissées, l’arche se pose sur le mont Ararat.
Noé, ne sachant pas si les eaux se sont pleinement retirées, envoie d'abord un
corbeau. S’il ne revient pas, c'est qu’il s’est posé quelque part. Mais
celui-ci retourne sur l’arche. Noé envoie ensuite une colombe qui revient
portant, dans son bec, un rameau d'olivier. Au bout de sept jours, la colombe
est encore envoyée mais cette fois, elle ne revient plus. À présent, la terre
est sèche.
Dieu ordonne à Noé et à sa famille de sortir de l’arche. Noé construit un autel
et offre des animaux purs en sacrifice à Dieu afin de lui exprimer sa
gratitude. Celui-ci reçoit les sacrifices avec gratitude et promet de ne plus
jamais mettre en péril l’humanité tout entière. Alors, Dieu scelle son alliance
avec l’homme sauvé des eaux en offrant un somptueux arc-en-ciel, symbole de
l’alliance renouée après la rupture avec l’humanité et la création :
« Dieu dit encore : ‘’Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et
vous, et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à
jamais : je mets mon arc au milieu des nuages, pour qu’il soit le signe de
l’alliance entre moi et la terre. Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus
de la terre, et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages, je me souviendrai de
mon alliance qui est entre moi et vous, et tous les êtres vivants : les eaux ne
se changeront plus en déluge pour détruire tout être de chair. L’arc sera au
milieu des nuages, je le verrai et, alors, je me souviendrai de l’alliance
éternelle entre Dieu et tout être vivant qui est sur la terre.’’ Dieu dit à Noé
: ‘’Voilà le signe de l’alliance que j’ai établie entre moi et tout être de
chair qui est sur la terre.’’ » (Gn 9, 12-17)
Le mythe du déluge
Un mythe mésopotamien
Le mythe du déluge n'est
pas propre au récit biblique. En effet, les récits de déluge affluent dans les
mythologies de nombreuses civilisations. Mais c'est principalement aux versions
provenant de la mythologie mésopotamienne que l’histoire de l’arche de Noé
ressemble le plus : le mythe sumérien d’Atrahasis, qui date du 17e siècle avant
J.-C., et le récit d’Utanapisti trouvé dans l'Épopée de Gilgamesh (7e siècle
avant J.-C.).
Les auteurs de l’Ancien Testament et, plus spécifiquement, du livre de la Genèse
ont eu des contacts avec la culture mésopotamienne après la conquête d’Israël
par les Assyriens et l’exil des Hébreux en Mésopotamie. Il est donc fort
probable que ces derniers aient été imprégnés des mythes locaux et que l’on
trouve les traces de cette influence dans la Bible.
Ces différents récits partagent plusieurs éléments communs comme la décision
divine de détruire l’humanité en raison de sa corruption ou de son manque de
respect envers les dieux (comme faire trop de bruit dans le cas sumérien), le
choix de sauver un personnage vertueux en lui annonçant à l’avance la
catastrophe prochaine et en lui donnant des instructions pour construire un
bateau, l’embarcation de cette personne, de sa famille et des animaux, le
déluge lui-même, et enfin la survie des passagers et le repeuplement de la
terre.
Le mythe de la recréation du monde
Repose alors l’idée qu’après
la destruction vient une deuxième création, un recommencement, incarné par
l’individu juste et sa descendance. Protégé dans son arche, du latin arca («
coffre ») et qui symbolise le réceptacle d’une promesse de vie, Noé devient
après Adam l’ancêtre de tout un peuple, le héros civilisateur. En effet, ses
fils et leurs descendants, installés aux quatre coins du monde méditerranéen,
réensemencent la terre d’une nouvelle lignée humaine.
Plus tard, Dieu demande à Moïse, un descendant de Noé, de construire l’arche
d’alliance, un coffre en bois, permettant de contenir les Tables de la Loi.
Ce coffre doit pouvoir être porté à dos d’homme afin qu’il puisse être déplacé
aisément. Symboliquement, cette arche – comme celle de Noé – accompagne les
hommes tout au long de leur chemin, à travers les générations.
Les tablettes de la foi : l’Alliance
L’alliance évoque immédiatement pour nous la bague de mariage mais quand l’Église parle d’Alliance, de quoi parle-t-elle ? De la Torah aux Évangiles, retour sur la relation que Dieu a initié avec son peuple pour lui donner vie et bonheur en échange de sa foi et de sa fidélité.
Le déluge a-t-il existé ?
La question de
l'existence historique du déluge est un sujet débattu parmi les chercheurs et
les experts. Du point de vue scientifique, il n'existe pas de preuves
géologiques ou archéologiques solides soutenant l'idée d'un déluge mondial
cataclysmique tel que décrit dans les récits bibliques et mythologiques.
Cependant, il est possible que les récits du déluge aient été basés sur des
événements locaux ou régionaux réels qui se sont produits dans différentes
parties du monde et qui ont été amplifiés et mythifiés au fil du temps. Les inondations
régionales importantes (les civilisations du Proche-Orient étaient souvent
situées au bord de fleuves comme l’Euphrate et le Nil) qui étaient fréquentes
dans certaines régions, ont pu inspirer ces histoires de déluges et laisser une
trace dans la mémoire collective de ces différentes sociétés.
L’arche de Noé et le
christianisme
Dans plusieurs passages
du Nouveau Testament, un parallèle est créé entre le déluge et la venue de
Jésus, comme dans l’évangile selon Matthieu : « Comme il en fut aux jours de
Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. En ces jours-là,
avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari,
jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien,
jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi
la venue du Fils de l’homme. » (24, 37-39).
L’arche, sauvant à son bord Noé et sa famille, symbolise le baptême qui purifie
et sauve les hommes du péché. Dans la première lettre de saint Pierre, on peut
lire : « Car le Christ, lui aussi, a souffert pour les péchés, une seule fois,
lui, le juste, pour les injustes, afin de vous introduire devant Dieu ; il a
été mis à mort dans la chair, mais vivifié dans l’Esprit. C’est en lui qu’il
est parti proclamer son message aux esprits qui étaient en captivité. Ceux-ci,
jadis, avaient refusé d’obéir, au temps où se prolongeait la patience de Dieu,
quand Noé construisit l’arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit
personnes, furent sauvées à travers l’eau. C’était une figure du baptême qui
vous sauve maintenant : le baptême ne purifie pas de souillures extérieures,
mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite et il sauve par la
résurrection de Jésus Christ » (18-22)
SOURCE : https://www.lejourduseigneur.com/bible/arche-de-noe
Building
Noah's Arc, engraving. An image from a set of 8 extra-illustrated volumes of A
tour in Wales by Thomas Pennant (1726-1798)
ANNE CATHERINE EMMERICK, LES MYSTERES DE L'ANCIENNE ALLIANCE. Texte intégral recueilli par Clémens Brentano. Traduit
et présenté par Jean-Joachim Bouflet. Librairie Pierre Téqui 82, Rue
Bonaparte, 75006 Paris
Chapitre 5 Caïn -
les enfants de Dieu - Les géants
J'ai vu que c'est au Mont
des Oliviers que Caïn forma le projet de tuer Abel. et que c'est là qu'il
revint. affolé et saisi de crainte. Il plantait des arbres et les arrachait
aussitôt. Alors je vis l`apparition d'un homme sévère, lumineux, qui demanda : "Caïn,
où est ton frère Abel ?"
D'abord. Caïn ne le vit
pas puis il se tourna vers lui et dit : "Je ne sais pas : il n'a pas été
confié à ma garde ! "Lorsque Dieu dit que le sang d'Abel en appelait à Lui
de la terre. Caïn eut encore plus peur je vis qu'il discuta pourtant un long
moment avec Dieu. Dieu lui dit également qu'il serait maudit sur la terre. que
celle-ci ne lui donnerait plus son fruit et qu'il devrait fuir. Alors Caïn
protesta que partout on chercherait à le tuer. Il y avait déjà beaucoup
d`hommes sur la terre. Caïn était déjà très âgé et avait des enfants.
ainsi qu'Abel. et il y avait encore bien d'autres frères et soeurs. Mais Dieu
dit que non. que celui qui le frapperait serait puni sept fois il avait fait
aussi un signe sur lui, afin qu'on ne le mit pas à mort. Ses descendants furent
des hommes de couleur. Cham également eut des enfants qui furent plus bruns que
ceux de Sem. Plus les hommes étaient nobles. plus ils étaient blancs. Ceux qui
étaient marqués du signe avaient des enfants comme eux et, par l`hérédité
croissante. le signe s'étendit finalement sur tout le corps. si bien que les
hommes devinrent de plus en plus sombres. Mais au commencement il n`existait
pas d'hommes complètement noirs ; ils le devinrent seulement peu à peu.
Dieu lui indiqua
également une région ou il devait fuir. Et comme Caïn disait : "Ainsi
vas-tu me laisser mourir de faim, puisque la terre m'est malédiction !"
Dieu dit que non, qu'il devait manger la chair des animaux. et qu'un peuple
serait issu de lui, et qu'il en sortirait aussi du bien. Auparavant. les hommes
ne mangeaient pas de viande.
Alors Caïn s'exila, et il
a bâti une ville à laquelle il a donné le nom de son fils. Hénoch.
Abel fut tué dans la
vallée de Josaphat' au flanc du mont du Calvaire. Par la suite, il y eut encore
à cet endroit toutes sortes de meurtres et de malheurs. Caïn abattit Abel avec
une sorte de massue, avec laquelle il écrasait les pierres tendres et les
mottes de terre au cours des cultures. Elle était probablement en pierre, avec
un manche en bois, car elle était recourbée
On ne doit pas s'imaginer
le pays avant le Déluge comme maintenant. La Terre Sainte n'était pas
accidentée, avec ses vallées et ses ravins et de loin ! Les plaines étaient
bien plus étendues et les rares montagnes avaient des pentes bien plus douces.
Le Mont des Oliviers n'était en ce temps qu'une hauteur médiocre aux pentes
molles. La grotte de la Nativité, près de Bethléem. existait aussi, grotte
sauvage dans les rochers mais les environs étaient différents. Les hommes
étaient plus grands, mais pas difformes : maintenant. on les regarderait avec
étonnement, mais pas avec crainte. Et ils étaient encore plus beaux dans leurs
constructions sous les antiques statues de marbre que je vois dans plusieurs
lieux, allongées dans des chambres souterraines, il y a encore de ces figures.
Caïn entraîna tous ses
enfants et petits-enfants dans la région qui lui avait été attribuée par Dieu,
et ils se multiplièrent encore. Je n'ai plus vu de choses horribles sur Caïn
même et son tourment fut de s'épuiser très rudement au travail, car rien ne
voulait prospérer pour lui personnellement. Je l'ai vu aussi injurié et méprise
par ses enfants et petits-enfants, et surtout en butte à leurs mauvais
traitements pourtant, ils le suivaient en tout comme leur maître, mais en même
temps comme un maudit. J'ai vu que Caïn n'est pas damné. mais qu'il a dé expier
très rudement.
Un de ses descendants fut
Tubalcam c'est de lui que vinrent des arts variés, c'est de lui aussi que
sortirent les géants. J'ai vu souvent qu'au moment de la chute des anges un
certain nombre d'entre eux eurent un moment de regret et ne tombèrent pas aussi
bas que les autres plus tard, ils obtinrent un séjour sur une très grande
montagne isolée et inaccessible, qui est devenue une mer au cours du Déluge, je
crois que c'est la Mer Noire. Ces anges rebelles avaient la liberté d'agir sur
les hommes dans la mesure où ceux ci s'éloignaient de Dieu. Après le Déluge,
ces anges ont disparu de ce lieu et se sont dispersés dans les airs ce n'est
qu'au jugement dernier qu'ils seront précipités en enfer.
Je vis les descendants de
Caïn devenir toujours plus impies et sensuels. Ils s'approchèrent toujours plus
de cette montagne, et les anges déchus possédèrent beaucoup de leurs femmes et
les dominèrent et leur enseignèrent tous les arts de la séduction. Leurs
enfants étaient très grands, avaient toutes sortes de dons et d'aptitudes, et
se rendirent complètement les instruments des mauvais esprits. C'est ainsi que
naquit sur cette montagne et loin aux alentours une race perverse, qui chercha
à entraîner la descendance de Seth dans son monde de vices, en usant de la
force et de la séduction. C'est alors que Dieu annonça le Déluge à Noé, qui eut
à subir d'épouvantables tourments de la part de ce peuple, pendant qu'il
construisait l'Arche.
J'ai vu beaucoup de
choses sur ce peuple des géants : comment ils traînaient très facilement
d'énormes rochers jusqu'au sommet de la montagne, comment ils montaient de plus
en plus haut, comment ils accomplissaient les choses les plus étonnantes. Ils
grimpaient en courant le long des parois ou des troncs d'arbres, comme je l'ai
vu faire par d'autres possédés. Ils pouvaient faire toutes sortes de choses, et
les plus étonnantes. mais uniquement des simulacres et des artifices, qui se
produisent avec l'aide du diable. C'est pour cela que tous les tours de
prestidigitation et tous les arts divinatoires me sont aussi insupportables.
Ils pouvaient faire toutes sortes de figures de pierre et de métal mais de la
science de Dieu, ils n'avaient plus aucun vestige et cherchaient n'importe quoi
à adorer. J'ai vu qu'ils se mettaient soudain à tirer une statue de la première
pierre adéquate et à l'adorer, ou bien n importe quelle bête horrible, ou bien
même quelque chose qui ne représentait rien. Ils savaient tout, voyaient tout,
préparaient du poison, se livraient à la sorcellerie et à tous les vices. Les
femmes découvrirent la musique je les ai vu vagabonder pour séduire les races
meilleures et les attirer dans leurs dépravations. J'ai vu qu'ils n'avaient pas
de maisons d'habitation m de villes, mais qu'ils se construisaient de grosses
tours rondes en pierre semblable à du mica, au pied desquelles s'adossaient des
constructions plus petites qui conduisaient à de vastes cavernes où ils
célébraient leurs orgies. On pouvait se promener sur le toit de ces bâtiments
et en faire le tour, et ils montaient au sommet des tours pour observer le
lointain à travers des tubes ce n'était pas comme avec des télescopes mais par
un procédé satanique. Ils voyaient ou se situaient les autres contrées et s'y
rendaient, détruisant tout, libérant tout, en abolissant toutes lois : et c'est
cette liberté qu'ils instauraient partout. J'ai vu qu'ils sacrifiaient des
enfants en les enterrant vivants. Dieu a détruit cette montagne pendant le
Déluge.
Hénoch, l'ancêtre de Noé
(Gen. 5. 18-24) a enseigné contre eux. Il a aussi beaucoup écrit et il était un
homme très bon, très tourné vers Dieu. En beaucoup d'endroits, il a dressé en
pleins champs des autels de pierre, là où les cultures étaient
abondantes, pour rendre grâce à Dieu et lui offrir des sacrifices.
C'est lui
particulièrement qui transmit la religion dans la famille de Noé. Il est établi
dans le Paradis et repose à la Porte de la Sortie, ainsi qu'un autre (Elie), et
il en reviendra avant le Jugement dernier.
Les descendants de Cham
également ont eu après le Déluge de semblables accointances avec les esprits
mauvais. et c est pourquoi il y eut parmi eux tant de possédés.
de magiciens et de puissants de ce monde, et
aussi de nouveau des hommes très grands sauvages et mauvais. Sémiramis 3
également est issue de l'union de deux possédés : elle pouvait tout sauf
devenir sainte !
C'est ainsi qu'apparurent
d'autres humains qui furent plus tard tenus pour des dieux par les païens les
premières femmes qui se laissèrent ainsi posséder par les mauvais esprits le
firent en toute connaissance de cause : mais les autres non : elles avaient
cela en elles comme la chair et le sang. comme le péché originel.
Chapitre
6 Noé et sa descendance.
Les fondateurs de lignées
Hom et Djemschid
J'ai vu Noé, petit
vieillard candide habillé d'un long vêtement blanc, qui se promenait dans un
verger et ébranchait les arbres avec un couteau recourbé. une nuée apparut
devant lui, dans laquelle se tenait une silhouette humaine. Noé se prosterna,
et, comme je le vis. il apprit que Dieu voulait tout exterminer et que lui,
Noé, devait bâtir une arche. Je le vis afflige par cette révélation et priant
pour obtenir miséricorde. Il n'entreprit pas tout de suite son travail, et Dieu
lui apparut encore deux fois pour lui ordonner de se mettre à l'oeuvre' sans
quoi il serait lui aussi anéanti.
Je le vis alors quitter
son pays et se rendre avec sa famille dans la contrée où vécut plus tard
Zoroastre, l'étoile étincelante.
Zoroastre, ou
Zarathustra, était un prophète de la Perse antique l'époque de son existence et
les dates de sa vie sont inconnues. Il fut réputé comme législateur et vécut
dans une région élevée, très boisée et isolée, au milieu d'un peuple de nomades
qui dormaient sous la tente. Il avait également fait édifier un autel devant
lequel il présentait l'offrande.
Noé et sa famille ne
bâtirent pas de maison de pierre car ils croyaient en l'annonce du Déluge mais
le peuple païen qui les entourait avait déjà des bâtiments ceints de
remparts. des fondations d'épaisses murailles et toutes sortes de constructions
bâties pour durer et résister.
C'était l'époque d'une
effroyable dépravation sur la terre : les hommes se livraient à tous les vices,
en particulier les plus monstrueux. Chacun volait et pillait ce qu'il
convoitait, ils se détruisaient mutuellement maisons et champs, enlevaient femmes
et jeunes filles. Plus les hommes apparentés à Noé par leur commune origine
s'étaient multipliés, plus ils étaient devenus pervers et méchants, et ils le
pillaient et s'en prenaient à lui aussi. Pourtant, les hommes n'avaient pas
sombré dans ces coutumes néfastes parce qu'ils étaient frustes ou sauvages.
mais par goût du vice : en effet, ils vivaient très confortablement. avec
beaucoup d'organisation. Mais ils se livraient à la plus scandaleuse idolâtrie.
chacun se faisant une idole de ce qui lui plaisait le plus. Ils cherchèrent.
par des procédés diaboliques. à dépraver les enfants de Noé.
C'est ainsi qu'ils
débauchèrent Mosoch. fils de Japhet et petit-fils de Noé, en lui faisant boire
le jus d'une plante qui l'enivra. alors qu'il travaillait aux champs. Ce n
était pas du vin. mais le suc d'une plante. qu'ils absorbaient en petite
quantité au cours de leurs travaux. et dont ils mastiquaient aussi les feuilles
et les fruits. Et Mosoch devint père d'un fils que l'on nomma Hom.
Note : 1. Hom est un personnage légendaire (il y a certainement une base historique a la légende) dont le baron d'Ow. dans son ouvrage " Hom. le faux-prophète du temps noachique" (1906), a révélé et explique l'influence. Selon les traditions de l'Inde, Hom fut le plus important fondateur de religion après Jésus-Christ. Il est reconnu comme le père jusque-là inconnu du brahmanisme de récents travaux archéologiques et historiques ont permis d'établir l'existence de son culte, lié à la plante "haoma ". chez les anciens Perses et dans une grande partie de l'Asie Mineure (Afghanistan, Inde occidentale, Irak et Iran en particulier). L'enseignement attribué à Hom est un homothéismeëla divinisation de l'hommeëqui, depuis la plus haute antiquité, s'est développé en face du monothéisme. Cet enseignement aurait fortement influence le manichéisme. et par là la gnose. le catharisme etc. (cf. l'ouvrage du Professeur Johann Niessen : "Les charismes et visions d'Anne Catherine Emmerick". 1918, p. 220-225). (NdT)
Note : 2. Haoma (ou hom) est une
plante (légendaire ?) qui donna son nom au faux prophète Hom (cf. note
ci-dessus). Elle était utilisée comme stupéfiant et narcotique. Il s'agit
Peut-être d'une sorte de chanvre indien ? ( NdT)
Lorsque l'enfant fut né,
Mosoch demanda à son frère Thubal de le prendre comme le sien, afin que sa
faute restât cachée. Et Thubal accepta, par affection pour son frère. La mère
déposa l'enfant devant la tente de Thubal, avec une tige bourgeonnante de la
plante hom 2. Sa mère espérait ainsi obtenir un droit sur son héritage mais le
Déluge vint peu après, et la femme y mourut.
Thubal recueillit l'enfant et le fit élever dans sa maison, sans trahir son origine : c'est ainsi que cet enfant entra dans l'Arche. Thubal lui donna le nom de la plante hom, parce que c'était le seul signe qu'il trouva auprès de l'enfant. Celui-ci fut nourri de cette plante, et non de lait. Lorsque cette plante pousse, elle atteint bien la hauteur d'un homme mais si on la fait ramper, elle se développe par pousses aux bourgeons tendres, comme des asperges, et la souche est dure. Elle sert de nourriture et remplace le lait. Elle germe à partir d'un bulbe ou d'un oignon, avec une petite couronne de quelques feuilles brunes au ras du sol. Sa tige devient passablement grosse, et on utilise sa moelle comme farine : on la cuit en bouillie, on la hache finement, on peut en faire du pain. Dans les endroits où sa culture prospère, elle foisonne sur des lieues à la ronde. J'ai vu cette plante dans l'Arche.
Il y eut un temps bien
long jusqu'à ce que la construction de l'Arche fût achevée. Noé interrompait
souvent son travail pendant plusieurs années, et Dieu revint trois fois
l'avertir de nouveau alors Noé reprenait des aides, puis laissait le travail se
ralentir toujours plus. dans l'espérance que Dieu ferait miséricorde mais
finalement il mena l'oeuvre à terme.
J'ai vu que pour l'Arche,
comme pour la Croix, quatre sortes de bois furent utilisées : du palmier, de
l'olivier, du cèdre et du cyprès. Je les voyais abattre les arbres et les
tailler sur place Noé lui-même portait les planches sur ses épaules jusqu'au
chantier, comme Jésus porta sa Croix.
Le chantier était une
colline entourée d'une vallée. D'abord, on assembla les éléments de la quille.
en bas : l'Arche était arrondie en arrière, la quille avait la forme d'une auge
et était enduite de poix. l'Arche avait deux ponts, les mats étaient disposés
par deux, l'un au-dessus de l'autre. Ils étaient creux : ce n'étaient pas des
troncs d'arbres ronds, ils avaient une section quelque peu ovale et
renfermaient une moelle blanche qui devenait fibreuse. formant des couches
concentriques à partir du coeur. Ces troncs avaient comme des cannelures ou des
écailles. les grandes feuilles poussaient tout autour directement. sans
branches, comme des joncs (c'était vraisemblablement une espèce de palmier). Je
vis que les ouvriers faisaient couler la sève à l'aide d'un poinçon ils
coupaient tout le reste en fines planches. Lorsque Noé eut tout transporté sur
le chantier et tout disposé, ils commencèrent à construire : la quille fut
assemblée et enduite de poix, puis la première rangée de mâts fut dressée et on
boucha avec de la poix les trous dans lesquels ils étaient plantés. Ensuite
vint le premier pont, avec une nouvelle rangée de mâts, puis le second pont et
le toit. Les espaces entre les mâts furent délimités par de fines cloisons de
bois brunâtre et jaunâtre disposées en croix. et toutes les fentes et fissures
furent colmatées avec des fibres végétales et une mousse blanche qui poussait
en abondance autour de certains arbres : puis tout fut enduit de poix. à
l'intérieur comme à l'extérieur.
L'Arche était également
arrondie sur le dessus : au milieu du flanc du bâtiment, au-dessus de la
mi-hauteur. il !' avait la porte. avec une fenêtre de chaque côté. et une
ouverture carrée au milieu du toit. Lorsque l'Arche fut complètement enduite de
poix. elle brilla comme un miroir sous le soleil.
Puis Noé travailla encore
longtemps tout seul à l'intérieur. pour aménager les compartiments réservés aux
animaux : et chaque espèce eut un espace délimité. comme une stalle. séparé des
autres. Il y avait deux allées qui coupaient l'Arche au milieu. Dans la partie
arrière arrondie. il y avait un autel de bois dont la table avait la
forme d'un demi-cercle. avec tout autour des tentures qui l'isolaient. Devant
l'autel, il y avait un récipient de charbon comme combustible. Il y avait
aussi à droite et à gauche des cloisons délimitant les couchettes. Noé et les
siens portèrent toutes sortes d'ustensiles et de caisses dans l'Arche. Ainsi que
diverses semences. des pousses de plantes et des arbustes dans des pots de
terre disposés le long des parois de l'Arche. qui en devinrent toutes
verdoyantes. Je les ai vu aussi introduire de la vigne dans l'Arche. avec de
lourdes grappes dorées aussi longues que le bras.
On ne peut dire combien
Noé. pendant toute la construction de l'Arche. eut à souffrir de la méchanceté
et de la malice des ouvriers, qu'il rémunérait en bétail. Ils le méprisaient.
se moquant de lui de mille façons et le traitant de vieux fou ils travaillaient
contre un bon salaire. et pourtant ne cessaient de critiquer. Personne ne
savait pour qui Noé construisait cette Arche. si bien qu'il dut subir mille
railleries à cause de cela. Je l'ai vu rendre grâce. Lorsque tout fut achevé :
Dieu lui apparut alors et lui dit d'appeler les animaux des quatre coins de
l'horizon en soufflant dans une flute pour les rassembler.
Plus le jour du jugement
approchait, plus le ciel s'assombrissait d'une effroyable terreur gagnait toute
la terre : le soleil ne brillait plus et de terribles roulements de tonnerre
ébranlaient sans relâche le ciel. Je vis Noé faire quelques pas en direction de
chacune des quatre régions du monde, tirant quelques notes d'un pipeau : ~ et
je vis alors les animaux arriver par couples. mâle et femelle, et pénétrer en
ordre dans l'Arche. par une passerelle appuyée à la porte, que l'on retira
ensuite : les gros animaux. éléphants blancs et chameaux. venaient les
premiers. Toutes les pauvres bêtes étaient terrorisées comme à l'approche d'un
orage : elles défilèrent pendant plusieurs jours avant d'être toutes entrées
dans l'Arche. Les oiseaux entraient en volant par la lucarne du toit. mais les
oiseaux aquatiques prirent place dans la quille du vaisseau : les mammifères
étaient au premier pont et les oiseaux sous le toit. perchés sur des baguettes
ou nichés dans des cages. Il y avait toujours sept couples de chaque espèce de
bétail.
Note : 3. L histoire de Noé n est pas sans rappeler le mythe homérien d Orphec :histoire réelle a Peut-être été transmise au monde grec par les envahisseurs doriens. originaires d Asie centrale (Caucasie). La Bible fait des grecs les descendants de Jawan. petit-fils de Noé (cf. Gen. 10.2) : Jawan désigne soit les Ioniens d Asie Mineure, soit les Doriens d Asie centrale. (NdT)
Lorsqu'on voyait de loin
l'Arche terminée reposer sur la colline. elle était étincelante et bleuâtre,
comme si elle était venue des nuages. Je vis que le temps du Déluge était
proche. Noé l'avait déjà annoncé aux siens : il prit avec lui Sem. Cham
et Japhet. avec leurs femmes et leur descendance les petits-enfants avaient
déjà de cinquante à quatre-vingts ans, et leurs propres enfants, petits
et grands, se trouvaient également dans l'Arche. Tous ceux qui avaient
travaillé à la construction de l'Arche. en restant bons et éloignés de
l'idolâtrie. entrèrent dans l'Arche. Il y avait plus de cent personnes. ce qui
était bien nécessaire à cause des nombreux animaux qu'il fallait nourrir chaque
jour et dont on devait nettoyer les stalles. Je ne peux pas dire autre chose
que ce que je vois constamment. c'est-à-dire qu'il y avait aussi les enfants de
Sem. Cham et Japhet dans l'Arche : je vois beaucoup de jeunes filles et de
jeunes garçons, tous les descendants de Noé qui étaient bons. Dans l'Ecriture
on ne parle pas non plus d'enfants d'Adam en dehors de Caïn, Abel et Seth, et
pourtant j'en ai vu bien d'autres, toujours par deux, fille et garçon. De même,
dans la première épître de saint Pierre, 3, 20, il n'est fait mention que de
huit personnes qui se seraient trouvées dans l`Arche. c'est-à-dire les quatre
couples qui devaient repeupler la terre après le Déluge. Je vis également Hom
dans l'Arche. Cet enfant était couché dans un berceau d`écorce et recouvert
d'une peau qui l'y maintenait. J ai vu beaucoup d'enfants déposés ainsi dans
des nacelles d écorce qui flottaient sur les eaux du Déluge 4.
Lorsque l'Arche commença
à s'élever sur l'eau, Noé et les siens étaient déjà à l'intérieur
beaucoup d hommes gémissaient aux alentours, s'étant réfugiés au sommet des
montagnes et dans de grands arbres. Les eaux se mirent à charrier des cadavres
et des troncs. même lorsque Noé fut entré dans l'Arche avec son épouse. ses
trois fils et leurs femmes, il supplia encore Dieu de faire miséricorde. Ils
retirèrent la passerelle derrière eux et fermèrent les ouvertures. Il abandonna
tout, même de proches parents et leurs petits enfants. qui s'étaient éloignés
de lui pendant la construction de l'Arche.
Un effroyable orage
éclata, les éclairs frappaient la terre comme des colonnes de feu et les
trombes d'eau étaient aussi denses que des ruisseaux. La colline sur laquelle
était l'Arche devint bien vite une île. La détresse était si grande que
j'espère que beaucoup d'hommes se seront convertis à ce moment. Je vis un démon
noir d'apparence hideuse, avec une gueule pointue et une longue queue, qui
volait dans l'orage et cherchait à pousser les hommes au désespoir. Des
crapauds et des serpents venaient se réfugier clandestinement dans l'Arche. Je
n'ai vu ni mouches ni vermine : ces bestioles ont été suscitées plus tard,
comme châtiment pour les hommes.
Note : 4. Dans les cavernes et dans les fondations de pierre des tentes, il y avait des niches de maçonnerie dans lesquelles on gardait les berceaux d'écorce : les couches des adultes étaient également des alcôves disposées en rangées dans les murs. comme les sépultures des juifs. (Note d'A. C. Emmerick )
Dans l'Arche, je vis Noé
faire des offrandes d'encens son autel était recouvert de motifs blancs sur
fond rouge. Il avait dans une cassette arrondie plusieurs ossements d'Adam,
qu'il posait sur l'autel pendant la prière et les sacrifices. Je vis aussi
au-dessus de l'autel le Calice de la Cène, qui avait été apporté à Noé pendant
la construction de l'Arche par trois personnages vêtus de longues robes
blanches, semblables aux trois hommes qui vinrent voir Abraham pour lui
annoncer la naissance d'un fils. Ils venaient d'une ville qui fut détruite par
le Déluge et dirent à Noé qu'il était un homme si glorieux qu'ils voulaient lui
confier cet objet mystérieux, afin qu'il ne disparut pas au cours du Déluge.
Dans le Calice étaient un grain de froment aussi gros qu'un pépin de tournesol,
s et un surgeon de vigne. Noé piqua ces deux germes dans une pomme jaune qu'il
déposa dans le Calice celui-ci n'avait pas de couvercle. Le surgeon de vigne
devait pousser. Après la dispersion de la tour de Babel, j'ai vu ce Calice chez
un descendant de Sem qui fut l'ancêtre des Samanes, dans le pays de Sémiramis
les Samanes furent établis en Canaan par Melchisedech et y emportèrent ce Calice.
Note :
5. Fleur de soleil. (NdT)
J'ai vu l'Arche flotter,
entourée de nombreux cadavres à la dérive. Elle s'échoua sur une haute montagne
vers l'orient, plus bas que la Syrie. Elle resta longtemps sur cette montagne
isolée et très découpée 6. Je voyais déjà des terres émerger, recouvertes de
boue, avec de la verdure comparable à de la moisissure.
Dans les premiers temps
après le Déluge, Noé et les siens mangèrent des poissons et des coquillages
puis ensuite du pain, et des oiseaux lorsque ceux-ci se furent suffisamment
reproduits. Ils aménagèrent des jardins, et le sol était si fécond que le blé
qu'ils plantaient avait des épis aussi vigoureux que ceux du mais ils
cultivèrent également la plante haoma. La tente de Noé, comme plus tard celle
d'Abraham, était dressée dans la plaine, avec toutes les tentes de ses fils
autour dans la région.
Je vis la malédiction de
Cham7 mais Sem et Japhet reçurent la bénédiction de Noé, agenouillés devant
lui, comme je vis plus tard Isaac la recevoir d'Abraham Quant à la malédiction
prononcée par Noé sur Cham, Je la vis comme une nuée noire qui descendit sur le
malheureux et l'enveloppa de ténèbres. Il n'était plus aussi blanc
qu'auparavant. Sa faute était comparable à un sacrilège contre un sacrement,
faute d'un homme qui voulait pénétrer de force dans l'Arche d'Alliance. J'ai vu
une race très corrompue issue de Cham : elle s'enfonçait toujours davantage
dans les ténèbres Les peuplades noires, païennes et complètement arriérées me
sont montrées comme des descendants de Cham, et leur couleur de peau n'est pas
un effet du soleil, mais la conséquence de l'origine obscure de leur race
maudite.
Note :
6. Gen. 8. 4. 7. Gen. 9, 18-27.
Il m'est impossible
d'exprimer comment je vis les peuples se multiplier et croître de toutes sortes
de façons et sombrer toujours plus dans l'obscurcissement. et comment il y
avait au milieu d'eux quelques lignées plus lumineuses qui aspiraient à la
lumière
Lorsque Thubal, le fils
de Japhet, se fit attribuer par Noé la contrée où il devait s'établir avec ses
enfants et ceux de son frère Mosoch, g le groupe comptait quinze tribus. Les
enfants de Noé vivaient tout alentour et assez loin, et les familles de Thubal
et de Mosoch étaient fort éloignées de Noé. Mais lorsque la descendance de Noé
s'accrut et se dispersa, Thubal voulut se retirer encore plus loin, afin de se
séparer des enfants de Cham, qui pensaient déjà à la construction de la
Tour de Babel Lorsque Thubal et les siens furent conviés à participer à l'édification
de cette Tour, ils refusèrent de répondre, tout comme les descendants de Sem
Thubal se rendit donc
avec toute sa descendance devant la tente de Noé, afin que celui-ci leur
désignât un territoire Noé habitait sur une montagne entre le Liban et le Caucase
Il pleura, car il aimait cette famille, la meilleure et la plus pieuse de
toutes. Il leur attribua une région vers le nord-est, et leur recommanda
d'observer la loi de Dieu et les rites d'offrande, puis leur fit promettre
qu'ils préserveraient la pureté de leur origine et éviteraient toute union avec
les descendants de Cham.
Note :
8. Cf. Gen. 10,2 (Tubal : Toubal) (Mosoch :
Mécheek)
Il leur remit des
ceintures et des scapulaires qu'il avait conservés dans l'Arche, afin que les
chefs de dans les revêtissent lors du service divin et à l'occasion des
mariages, afin d'être préservés de tout malheurs et d'une postérité perverse.
Le service divin institué par Noé pour le sacrifice me faisait penser au saint
sacrifice de la messe il consistait en versets et répons Noé évoluait autour de
l'autel et s'inclinait parfois.
Il leur confia également
un sac de cuir renfermant un coffret d'écorce dans lequel se trouvait un
récipient d'or en forme d'oeuf ce récipient contenait lui-même trois petits
vases. Ils reçurent également les tubercules ou bulbes de la plante haôma,
ainsi que des rouleaux d'écorce ou de parchemin couverts d'écriture, et des
bâtons arrondis sur lesquels étaient gravés des signes.
Ces gens-là étaient
très beaux, avec le teint lumineux et de couleur jaune-ocre. Ils portaient des
vêtements de peaux de bêtes et de toisons de montons, retenus par des ceintures
seuls leurs bras étaient découverts. Je vis qu'ils revêtaient ces peaux
aussitôt après en avoir dépouillé les animaux, alors qu'elles étaient encore
toutes sanglantes, et ils les portaient si ajustées que je crus tout d'abord
que c'était une race velue. Lorsqu'ils émigrèrent vers les hautes terres du
nord-est, ils n'avaient pas beaucoup de bagages avec eux, hormis des graines Je
n'ai pas vu de chameaux dans leurs troupeaux, mais des chevaux, des ânes, et des
animaux aux longues cornes semblables à des cerfs. Ils s'établirent près d'une
haute montagne, vivant en communautés dans de longues cabanes basses,
construites comme des tonnelles à flanc de sommet. Tout autour de leurs
maisons, ils creusaient, plantaient et aménageaient de grandes rangées
d'arbres. L'autre versant était glacial, et, par la suite, le climat se
refroidit dans toute la région, si bien qu'un petit-fils de Thubal nommé
Djemschid, 9 chef de la tribu, fit émigrer celle-ci vers le sud-ouest. Au moment
de cette migration, tous ceux qui avaient connu Noé et avaient pris congé de
lui étaient morts dans cette région montagneuse, et tous ceux qui suivirent
Djemschid y étaient nés, sauf quelques vieillards, rares survivants
contemporains de Noé, qu'ils emmenèrent avec eux, les portant avec beaucoup de
soins dans de grands couffins.
Lorsque Thubal quitta Noé
avec sa famille, je vis dans le groupe ce fils de Mosoch nommé Hom, qui avait
été recueilli dans l'Arche. C'était déjà un adulte. Je l'ai vu par la
suite, très différent des autres, d'une taille gigantesque, très farouche et
grave il portait un long manteau et ressemblait à un prêtre mais il vivait en
retrait et passait de nombreuses nuits entières seul au sommet des montagnes :
il observait les étoiles et s'adonnait à la magie le diable lui inspirait des
visions dont il tira une doctrine codifiée qui dénatura l'enseignement
d'Hénoch. Les mauvais instincts de sa mère se mêlaient en lui à la pure
hérédité d'Hénoch et de Noé, et à l'influence de leurs enseignements, auxquels
les enfants de Thubal restaient fidèles. Mais par ses visions et ses
révélations, Hom introduisit dans l'antique vérité de fausses notions et des
interprétations erronées. Il raisonnait subtilement et étudiait. observait les
étoiles et avait des visions qui lui révélaient des interprétations de la
vérité falsifiées par le démon et qui, par leur ressemblance avec la vérité
firent de son enseignement et de son idolâtrie la source de toutes les
hérésies.
Note :
9. Djemschid : ancêtre et chef des
Indo-iraniens. (NdT)
Thubal était un homme bon
: les pratiques et l'enseignement de Hom lui déplurent, et il éprouva une
grande douleur à voir un de sec fils, le père de Djemschid. se convertir aux
doctrines de Hom. J'ai entendu Thuhal se lamenter "Mes enfants sont
désunis, je désirais et aurais dé rester auprès de Noé ! "
Hom capta deux sources
dans la montagne prés de laquelle ils vivaient il les canalisa et les réunit en
un seul cours d'eau qui devint bientôt un fleuve assez large : 10 j'ai vu les
descendants de Thubal franchir ce fleuve lorsqu'ils émigrèrent sous la conduite
de Djemschid. Hom fut bientôt vénéré comme une divinité il leur enseignait que
Dieu se trouvait dans le feu il faisait également une large place à l'eau et
surtout à la racine de la plante haôma, dans sa doctrine pernicieuse il
organisa la culture de cette planté dont il tirait son nom, et la distribuait
solennellement comme une nourriture sacrée et un remède, si bien que cela donna
naissance à un commerce religieux il portait sur lui le suc ou la pulpe de
cette plante, dans un récipient brun semblable à un mortier. Les piquets de
tente de la tribu étaient faits du même métal que le récipient et forgés par
les membres d'une autre peuplade qui s'était établie assez loin d'eux, dans une
région montagneuse, et qui avait basé son industrie sur l'art du feu je les ai
vus prés de monts qui, tantôt d'un côté et tantôt d'un autre, crachaient du feu
et je pense que le récipient porté par Hom avait été fabriqué avec du métal ou
de la lave en fusion qu'ils avaient coulé dans un moule.
Hom ne se maria point et
ne vécut pas très vieux. Il publia beaucoup de révélations sur sa mort, comme
plus tard Derketô 11. Lui-même et ses fidèles attachaient foi à ces
élucubrations, mais je le vis mourir d'une façon si effroyable qu'il ne resta
rien de lui. car l'Adversaire (le diable) l'emporta avec lui. Aussi ses
sectateurs crurent-ils qu'il avait été comme Hénoch. enlevé dans un endroit
sacré. Il avait désigné le père de Djemschid comme son successeur et lui avait
légué son esprit, afin qu'il poursuivit son enseignement. Djemschid lui-même
devint, grâce à sa sagesse, le chef de la tribu, qui c'était rapidement accrue
et qui formait un véritable peuple lorsque Djemschid la conduisit vers le sud.
Il avait reçu une
éducation fort soignée et l'enseignement de Hom. D'un dynamisme et d'une
rapidité remarquables, il était bien meilleur et plus actif que Hom, celui-ci
étant très hautain et sombre. C'est lui qui fixa définitivement la religion et
l'enseignement de Hom, en y ajoutant divers détails : il s'adonnait également à
l'astrologie. Le peuple dont il était le chef possédait déjà le feu sacré
12 et pratiquait le tatouage, usant d'un signe qui lui était propre. Les hommes
se tenaient alors à l'écart les uns des autres, regroupés suivant les tribus,
et n'avaient pas de relations les uns avec les autres comme aujourd'hui.
Djemschid veilla tout particulièrement à la pureté et à l'intégrité des tribus
: il mariait ou séparait selon les normes qui lui paraissaient les meilleures.
Les hommes étaient tout à fait libres, et pourtant fort soumis à des lois
strictes.
Les races primitives, que
je vois encore à présent dans des pays lointains et des îles, ne peuvent en
rien être comparées, pour la beauté, la noblesse, la simplicité et la force, à
ces premiers peuples issus de Noé. Elles sont loin d'en avoir l'habileté, la
vigueur et l'adresse.
Au cours de ses
pérégrinations, Djemschid construisit de longues routes de pierre, établit les
fondations de cités et de campements qu'il entoura de champs. et installa en
divers endroits de nombreuses familles, avec leurs troupeaux, leurs plantes et
leurs arbres. il parcourait à cheval de grandes étendues de territoire et
fichait l'instrument qu'il tenait toujours en main dans un point précis du sol
où ses sujets se regroupaient et se mettaient aussitôt à creuser et à bâtir. à
défricher et à élever des enceintes. Il était d'une sévérité et d'une
inflexibilité étonnantes. Je l'ai vu comme un grand vieillard maigre, à la peau
ocrée, chevauchant un étonnant animal au pelage rayé de noir et de jaune, qui
ressemblait à un âne aux pattes grêles et qui était très rapide 13. Il
délimitait les territoires en les parcourant au galop, comme les pauvres gens
de chez nous, sur la lande, qui font le tour des champs pendant la nuit pour
rechercher des endroits propices à la construction. à des endroits précis, il
faisait halte silencieusement et enfonçait son sceptre ou une perche dans la
terre c'est là que l'on s'établissait. L'instrument qu'il utilisait et
que l'on nomma plus tard le soc d'or de Djemschid, ressemblait à une croix
latine aux longues branches, garnie d'une lame lorsque la lame était sortie,
l'ensemble formait une équerre. Il traçait un sillon dans la terre avec la
lame.
Il portait également un
signe représentant cet instrument sur le côté de son vêtement, à l'endroit où
il y a d'habitude la poche. Cela ressemblait à l'insigne que Joseph et Aseneth
portaient toujours sur eux, en Egypte et avec lequel ils délimitaient également
les territoires mais leur instrument ressemblait davantage à une croix, garnie
au sommet d'un anneau dans lequel elle pouvait être repliée 4.
Djemschid portait un
grand manteau rejeté en arrière de la ceinture aux genoux pendaient quatre
pièces de cuir, deux devant et deux derrière, qui étaient cousues sur les côtés
et entre les genoux 15. Les pieds étaient chaussés de cuir et entourés de
lacets. Il portait une cuirasse d'or sur le torse il avait de nombreuses
cuirasses de ce genre, qu'il changeait suivant les occasions et les fêtes. Sa
couronne était un cercle d'or garni de pointes, avec cependant une sorte
d'éperon plus haut à l'avant, comme une corne, au bout duquel il y avait comme
un petit drapeau.
Il parlait beaucoup
d'Hénoch et savait qu'il avait été enlevé de la terre et n'était pas mort. Il
enseignait qu'Hénoch avait révélé à Noé toute vérité et tout bien et appelait
ce dernier le père et le dispensateur de tout bien. Djemschid conservait
Précieusement un récipient d'or en forme d'oeuf dans lequel il gardait,
disait-il, le bien que Noé avait emporté avec lui dans l'Arche et qu'il lui avait
légué. A l'endroit où sa troupe faisait halte, le récipient était fixé au
sommet d'une colonne abritée par une tente semblable à un petit temple, dont
les piquets étaient finement ciselés et représentaient toutes sortes de
figures. Ce récipient avait comme couvercle une couronne évidée, et lorsque
Djemschid faisait du feu, il en prenait quelque chose qu'il jetait dans les
flammes. Ce récipient avait effectivement servi à Noé à conserver le feu,
lorsqu'il était dans l'Arche. Il était devenu l'idole de Djemschid et de son
peuple. Lorsqu'on l'exposait, on allumait des feux tout autour, et le peuple
adorait le feu et offrait des sacrifices d'animaux. Djemschid enseignait que le
dieu suprême se trouvait dans le feu et dans la lumière, et qu'il était servi par
des divinités inférieures et des esprits.
Tout le peuple se soumit
à lui il établissait ça et là des hommes et des femmes avec leurs
troupeaux, et leur donnait ordre de construire et de cultiver la terre. Ils
n'avaient pas le droit de se marier selon leurs désirs, il les traitait comme
du bétail et accordait à chaque homme les femmes qu'il lui choisissait.
Lui-même avait plusieurs épouses, notamment une très belle jeune fille de la
meilleure tribu, qui lui donna un fils, son successeur. Il fit bâtir aussi de
grandes tours rondes que l'on gravissait grâce à des marches et qui servaient à
observer les astres. Les femmes, qui vivaient à l'écart et étaient totalement
soumises aux hommes, portaient des jupes courtes et des corsets de courroies
tressées sur la poitrine et les épaules en arrière pendait une sorte de pièce
d'étoffe, et une écharpe aux extrémités arrondies entourait leur cou et
descendait jusqu'aux genoux elle était décorée, sur les épaules et la poitrine,
de toutes sortes de signes ou de lettres. Djemschid ordonna de tracer des
routes directes, à partir de chaque pays qu'il avait fondé, jusqu'à Babel.
Il n'y avait encore
personne dans les territoires où il s'établit il n'eut pas à déloger de
peuples, tout se fit de façon pacifique : ce fut un établissement et un
peuplement' et non une conquête. Sa race était rouge-jaunâtre de peau, avec un
teint lumineux comme l'ocre c'était un beau spécimen de l'humanité. Toutes les
tribus furent tatouées, de façon à ce que l'on reconnut les souches pures et
les familles de sang mêlé. Djemschid réussit à escalader avec son peuple une
haute montagne couverte de glaciers je ne sais comment ils y arrivèrent, avec
assez de chance mais beaucoup moururent au cours de cette entreprise. Ils
avaient des chevaux ou des ânes, mais Djemschid montait un animal au pelage
raye, de petite taille. un changement de climat les contraignit à quitter leur
territoire, car il y faisait trop froid actuellement, le climat s'est
réchauffé, là -bas. Il rencontra au cours de ses pérégrinations plusieurs
tribus livrées à elles-mêmes, soit qu'elles se fussent soustraites à la
tyrannie d'un chef, soit qu'elles eussent été frappées par le malheur elles
recherchaient un chef et se soumirent volontiers à lui, car il était doux et
leur procurait de la nourriture et des bénédictions. Il y avait aussi de
pauvres fugitifs qui avaient été chassés de leurs terres après avoir été, comme
Job, dépouillés de leurs biens et persécutés. J'en vis qui se trouvaient sans
feu et devaient faire cuire leur pain sur des pierres exposées au soleil.
Djemschid rencontra également une tribu qui pratiquait les sacrifices
d'enfants, lorsque ceux-ci ne leur paraissaient pas assez beaux ou avaient un
défaut. Il fit abolir cette pratique, confia ces enfants aux soins des femmes et
les fit élever dans un campement plus tard, il en fit ses serviteurs.
Djemschid s'était tout
d'abord dirigé vers le sud-ouest la montagne des prophètes se trouvait sur la
gauche. au sud par la suite, il poussa plus avant vers le sud, et la montagne
se trouva Dès lors vers l'Orient. Je crois qu'il a franchi plus tard le
Caucase. à cette époque, tandis que dans ces régions l'humanité s'étendait et
commençait ses activités, il n'y avait dans nos pays que des régions
désertiques, des forêts et des tourbières vers l'est, ça et là , un
tout petit groupe s'égarait parfois.
L'Etoile resplendissante
(Zoroastre), qui vint bien plus tard à cette époque, était un descendant d'un
fils de Djemschid dont il rénova la doctrine. Djemschid écrivit toutes sortes
de commandements sur des tablettes de pierre ou d'écorce une seule lettre
allongée signifiait parfois toute une phrase. Cette langue fait partie des
langues originelles, elle a des relations avec la nôtre. Djemschid vivait au
temps de Derketô, et de sa fille Sémiramis. Mais il ne vint jamais à Babel.
J'ai vu l'histoire d'Hom
et de Djemschid lorsque Jésus enseignait devant les philosophes païens de
Lanifa, dans l'île de Chypre ceux-ci avaient parlé de Djemschid devant Jésus,
le représentant comme un très ancien roi d'une grande sagesse, qui se serait
établi loin au-delà de l'Inde, vers le nord, et qui aurait délimité de
nombreux pays, à l'aide d'un poignard d'or que Dieu lui aurait donné, pour les
peupler et y répandre partout la bénédiction. Ils posèrent à Jésus toutes
sortes de questions sur lui et sur les miracles que lui attribuait la légende.
Jésus leur dit que Djemschid était un homme naturellement habile et d'une
grande sagesse, qu'il avait dirigé des peuples, qu'il avait pris la tête d'une
tribu à la suite de la confusion de la Tour de Babel et l'avait conduite dans
des régions qu'ils avaient peuplées successivement il dit également qu'il y
avait eu d'autres chefs comparables à lui. mais qu'ils avaient conduit des
entreprises plus mauvaises que les siennes, parce que sa race à lui n'était pas
aussi dépravée que la leur. Mais il leur montra aussi combien de fables avaient
été écrites à partir de lui, et comment il apparaissait comme une caricature
médiocre du Prêtre et Roi Melchisedech. Il leur dit de porter leur intérêt
plutôt sur Melchisédech et sur la race d'Abraham car lorsque les peuples
commencèrent à se disperser, Dieu avait envoyé Melchisedech aux familles les
plus pieuses, afin qu'il les guidât et les unit, et qu'il leur préparât des
territoires et des endroits où ils pussent s'établir et devenir, suivant leurs
oeuvres et leur pureté, de plus en plus dignes de la grâce du Salut. Il leur
dit qu'ils devaient chercher à savoir qui était Melchisedech, car il était bien
vrai qu'il était la préfiguration de la grâce de la Promesse, désormais si
proche de son accomplissement' et que son offrande du pain et du vin devait à
présent s'épanouir pleinement et s'achever pour demeurer jusqu'à la fin du
monde.
SOURCE : https://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Alliance.html#Noe
The
World as known to the Hebrews. A map from Historical Textbook and Atlas of
Biblical Geography (1854) by Lyman Coleman
Simone Weil, Attente de
Dieu, Paris, La Colombe, 1950
LES TROIS FILS DE NOÉ ET
L’HISTOIRE DE LA CIVILISATION MÉDITERRANÉENNE
La tradition au sujet de
Noé et de ses fils jette une éclatante lumière sur l’histoire de la
civilisation méditerranéenne. Il faut en retrancher ce que les Hébreux y ont
ajouté par haine. Leur interprétation est étrangère à la tradition elle-même,
cela saute aux yeux, puisqu’ils imputent une faute à Cham et font tomber la
malédiction sur un de ses fils nommé Canaan. Les Hébreux se vantaient d’avoir
entièrement exterminé quantité de cités et de peuples sur le territoire de
Canaan, quand Josué les menait. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.
Qui l’a noyé plus encore. On ne reçoit pas contre la victime le témoignage du
meurtrier.
Japhet est l’ancêtre des
peuples errants, dans lesquels on a reconnu ce que nous nommons les
Indo-Européens. Sem est l’ancêtre des Sémites, Hébreux, Arabes, Assyriens et
autres ; on range aujourd’hui parmi eux les Phéniciens, pour des motifs
linguistiques qui ne sont pas probants ; certains même, sans scrupule à
l’égard des morts qui doivent tout supporter, et modelant le passé sur leurs
visées présentes, assimilent Phéniciens et Hébreux. Les textes bibliques ne
font allusion à aucune affinité des deux peuples, au contraire. On voit dans la
Genèse que les Phéniciens sont issus de Cham. Il en est de même pour les
Philistins, que l’on regarde aujourd’hui comme des Crétois et par suite comme
des Pélasges ; pour la population de Mésopotamie antérieure à l’invasion
sémitique, c’est-à-dire apparemment les Sumériens à qui les Babyloniens
empruntèrent plus tard leur civilisation ; pour les Hittites ; enfin
pour l’Égypte. Toute la civilisation méditerranéenne qui précède immédiatement
les temps historiques est issue de Cham. Cette liste est celle de tous les
peuples civilisateurs.
La Bible dit
« L’Éternel vit que le produit des pensées du cœur de l’homme était
uniquement, constamment mauvais… et il s’affligea. » Mais il y avait Noé.
« Noé fut un homme juste, irréprochable entre ses contemporains ; il
se conduisit selon Dieu. » Avant lui, depuis le début de l’humanité, seuls
avaient été justes Abel et Hénoch.
Noé sauva le genre humain
de la destruction. Une tradition grecque attribuait ce bienfait à Prométhée.
Deucalion, le Noé de la mythologie grecque, est fils de Prométhée. Le même mot
grec désigne l’arche de Deucalion et, dans Plutarque, le coffre où fut enfermé
le corps d’Osiris. La liturgie chrétienne fait un rapprochement entre l’arche
de Noé et la Croix.
Noé, le premier
apparemment, comme Dionysos, planta la vigne. « Il but de son vin et
s’enivra, et se mit à nu au milieu de sa tente. » Le vin se trouve aussi,
avec le pain, dans les mains de ce Melchisédech, roi de justice et de paix,
prêtre du Dieu suprême, à qui Abraham s’est soumis en lui payant la dîme et en
recevant sa bénédiction ; au sujet duquel il est dit dans un psaume :
« L’Éternel a dit à mon seigneur : Assieds-toi à ma droite… Tu es
prêtre pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédech » ; au sujet
duquel saint Paul écrit « Roi de la paix, sans père, sans mère, sans
généalogie, sans origine à ses Jours, sans terme à sa vie, assimilé au Fils de
Dieu, demeurant prêtre sans interruption. »
Le vin était interdit au
contraire aux prêtres d’Israël dans le service de Dieu. Mais le Christ, du
début à la fin de sa vie publique, but du vin parmi les siens. Il se comparait
au cep de la vigne, résidence symbolique de Dionysos aux yeux des Grecs. Son
premier acte fut la transmutation de l’eau en vin ; le dernier, la
transmutation du vin en sang de Dieu.
Noé, enivré de vin, était
nu dans sa tente. Nu comme Adam et Ève avant la faute. Le crime de
désobéissance suscita en eux la honte de leur corps, mais davantage la honte de
leur âme. Nous tous qui avons part à leur crime avons part aussi à leur honte,
et prenons grand soin de maintenir toujours autour de nos âmes le vêtement des
pensées charnelles et sociales ; si nous l’écartions un moment nous
devrions mourir de honte. Il faudra pourtant le perdre un jour, si l’on en
croit Platon, car il dit que tous sont jugés, et que les juges morts et nus
contemplent avec l’âme elle-même les âmes elles-mêmes, toutes mortes et nues.
Seuls quelques êtres parfaits sont morts et nus ici-bas, de leur vivant. Tels
furent saint François d’Assise, qui avait toujours la pensée fixée sur la
nudité et la pauvreté du Christ crucifié, saint Jean de la Croix qui ne désira
rien au monde sinon la nudité d’esprit. Mais s’ils supportaient d’être nus,
c’est qu’ils étaient ivres de vin ; ivres du vin qui coule tous les jours
sur l’autel. Ce vin est le seul remède à la honte qui a saisi Adam et Ève.
« Cham vit la nudité
de son père et alla dehors l’annoncer à ses deux frères. » Mais eux ne
voulurent pas la voir. Ils prirent une couverture, et, marchant à reculons,
couvrirent leur père.
L’Égypte et la Phénicie
sont filles de Cham. Hérodote, confirmé par beaucoup de traditions et de
témoignages, voyait dans l’Égypte l’origine de la religion et dans les
Phéniciens les agents de transmission. Les Hellènes reçurent toute leur pensée
religieuse des Pélasges, qui avaient presque tout reçu d’Égypte par
l’intermédiaire des Phéniciens. Une page splendide d’Ézéchiel confirme aussi
Hérodote, car Tyr y est comparée au chérubin qui garde l’arbre de vie dans
l’Éden, et l’Égypte à l’arbre de vie lui-même — cet arbre de vie auquel le
Christ assimilait le royaume des cieux, et qui eut comme fruit le corps même du
Christ suspendu à la Croix.
« Entonne une élégie
sur le roi de Tyr. Tu lui diras : … Tu étais le sceau de la perfection… Tu
étais dans l’Éden, le jardin de Dieu… Tu étais le chérubin d’élection qui
protège… Au milieu des pierres de feu tu circulais. Tu fus irréprochable dans
ta conduite depuis le jour où tu fus créé jusqu’à ce que la perversité se
rencontrât en toi… »
« Dis au
Pharaon : … À quoi es-tu comparable ?… Il était un cèdre aux belles
branches… Sa cime perçait les nuages. Les eaux l’avaient fait croître. Dans ses
branches nichaient tous les oiseaux du ciel, et sous ses rameaux mettaient bas
toutes les bêtes des champs. À son ombre demeuraient toutes les grandes
nations. Il était beau dans sa grandeur, par la longueur de ses racines, car sa
racine baignait dans de grandes eaux… Aucun arbre du jardin de Dieu ne
l’égalait en beauté… Tous les arbres d’Éden qui étaient au jardin de Dieu le
jalousaient… Je l’ai répudié. Ils l’ont coupé, les étrangers, les plus violents
des peuples, ils l’ont jeté là… Sur sa ruine habitaient tous les oiseaux du
ciel… J’ai fait mener le deuil ; à cause de lui j’ai recouvert la source
profonde… J’ai enténébré pour lui le Liban. »
Si seulement les grandes
nations se trouvaient encore à l’ombre de cet arbre ! Jamais depuis
l’Égypte on n’a trouvé ailleurs des expressions d’une douceur aussi déchirante
pour la justice et la miséricorde surnaturelles envers les hommes. Une
inscription vieille de quatre mille ans met dans la bouche de Dieu ces
paroles : « J’ai créé les quatre vents pour que tout homme puisse
respirer comme son frère ; les grandes eaux pour que le pauvre puisse en
user comme le fait son seigneur ; j’ai créé tout homme pareil à son frère.
Et j’ai défendu qu’ils commettent l’iniquité, mais leurs cœurs ont défait ce
que ma parole avait prescrit. » La mort faisait de tout homme riche ou
misérable un Dieu pour l’éternité, un Osiris justifié, s’il pouvait dire à
Osiris « Seigneur de la vérité, je t’apporte la vérité. J’ai détruit le
mal pour toi. » Pour cela, il fallait qu’il pût dire : « Je n’ai
jamais mis en avant mon nom pour les honneurs. Je n’ai pas exigé qu’on fît pour
moi un temps supplémentaire de travail. Je n’ai fait punir aucun esclave par
son maître. Je n’ai fait mourir personne. Je n’ai laissé personne affamé. Je
n’ai causé de peur à personne. Je n’ai fait pleurer personne. Je n’ai pas rendu
ma voix hautaine. Je ne me suis pas rendu sourd à des paroles justes et
vraies. »
La compassion
surnaturelle pour les hommes ne peut être qu’une participation à la compassion
de Dieu, qui est la Passion. Hérodote vit le lieu sacré où, près d’un bassin
rond en pierre empli d’eau, on célébrait chaque année la fête qu’on nommait
mystère et qui représentait le spectacle de la Passion de Dieu. Les Égyptiens
savaient qu’il n’est donné à l’homme de voir Dieu que dans l’Agneau sacrifié.
Il y a à peu près vingt mille ans, s’il faut en croire Hérodote, un être
humain, mais saint et peut-être divin, qu’il nomme Héraclès, qui peut-être est
identique à Nemrod, petit-fils de Cham, voulut voir Dieu face à face et le
supplia. Dieu ne voulait pas, mais, ne pouvant résister à la prière, il tua et
dépouilla un bélier, prit sa tête pour masque, revêtit sa toison, et se montra
ainsi. En souvenir de cela, une seule fois chaque année on tuait à Thèbes un
bélier et on revêtait la statue de Zeus de sa dépouille pendant que le peuple
menait le deuil ; puis le bélier était enseveli dans une sépulture sacrée.
La connaissance et
l’amour d’une seconde personne divine, autre que le Dieu créateur et puissant
et en même temps identique, à la fois sagesse et amour, ordonnatrice de tout
l’univers, institutrice des hommes, unissant en soi par l’incarnation la nature
humaine à la nature divine, médiatrice, souffrante, rédemptrice des âmes ;
voilà ce que les nations ont trouvé à l’ombre de l’arbre merveilleux de la
nation fille de Cham. Si c’est là le vin qui enivrait Noé quand Cham le vit
ivre et nu, il pouvait bien avoir perdu la honte qui est le partage des fils
d’Adam.
Les Hellènes, fils de
Japhet qui avait refusé de voir la nudité de Noé, arrivèrent ignorants sur la
terre sacrée de la Grèce. Cela est manifeste par Hérodote et bien d’autres
témoignages. Mais les premiers arrivés d’entre eux, les Achéens, burent
avidement l’enseignement qui s’offrait à eux.
Le dieu qui est autre que
le Dieu suprême et en même temps identique à lui est chez eux dissimulé sous un
grand nombre de noms qui ne le voilerait pas à nos yeux si nous n’étions
aveuglés par le préjugé ; car quantité de rapports, d’allusions, d’indications
souvent très claires montrent l’équivalence de tous ces noms entre eux et avec
celui d’Osiris. Quelques-uns de ces noms sont Dionysos, Prométhée, Amour,
Aphrodite céleste, Hadès, Coré, Perséphone, Minos, Hermès, Apollon, Artémis,
Âme du monde. Un autre nom qui eut une merveilleuse fortune est Logos, Verbe ou
plutôt Rapport, Médiation.
Les Grecs eurent aussi la
connaissance, sans doute aussi reçue d’Égypte, puisqu’il n’y avait pas pour eux
d’autre source, d’une troisième personne de la Trinité, rapport entre les deux
autres. Elle apparaît partout dans Platon, et déjà dans Héraclite ;
l’hymne à Zeus du stoïcien Cléanthe, inspiré d’Héraclite, nous met la Trinité
sous les yeux :
… Telle est la vertu du
serviteur que tu tiens sous tes invincibles mains,
La chose à double
tranchant, la chose de feu, l’éternel vivant, la foudre…
Par elle tu diriges tout
droit l’universel Logos à travers toutes choses…
Lui, engendré si grand,
roi suprême dans l’univers.
Sous plusieurs noms
aussi, tous équivalents à Isis, les Grecs ont connu un être féminin, maternel,
vierge, toujours intact, non identique à Dieu et pourtant divin, une Mère des
hommes et des choses, une Mère du Médiateur. Platon en parle clairement, mais
comme à voix basse, avec tendresse et frayeur, dans le Timée.
D’autres peuples issus de
Japhet ou de Sem ont reçu tardivement, mais avidement l’enseignement
qu’offraient les fils de Cham. Ce fut le cas des Celtes. Ils se soumirent à la
doctrine des Druides, certainement antérieure à leur arrivée en Gaule, car cette
arrivée fut tardive, et une tradition grecque indiquait les druides de Gaule
comme une des origines de la philosophie grecque. Le Druidisme devait donc être
la religion des Ibères. Le peu que nous savons de cette doctrine les rapproche
de Pythagore. Les Babyloniens absorbèrent la civilisation de Mésopotamie, Les
Assyriens, ce peuple sauvage, restèrent sans doute à peu près sourds. Les
Romains furent complètement sourds et aveugles à tout ce qui est spirituel,
jusqu’au jour où ils furent plus ou moins humanisés par le baptême chrétien. Il
semble aussi que les peuplades germaniques n’aient reçu qu’avec le baptême
chrétien quelque notion du surnaturel. Mais il faut sûrement faire exception
pour les Goths, ce peuple de justes, sans doute thrace autant que germain, et
apparenté aux Gètes, ces nomades follement épris de l’immortalité et de l’autre
monde.
À la révélation
surnaturelle Israël opposa un refus, car il ne lui fallait pas un Dieu qui
parle à l’âme dans le secret, mais un Dieu présent à la collectivité nationale
et protecteur dans la guerre. Il voulait la puissance et la prospérité. Malgré
leurs contacts fréquents et prolongés avec l’Égypte, les Hébreux restèrent
imperméables à la foi dans Osiris, dans l’immortalité, dans le salut, dans
l’identification de l’âme à Dieu par la charité. Ce refus rendit possible la
mise à mort du Christ. Il se prolongea après cette mort, dans la dispersion et
la souffrance sans fin.
Pourtant Israël reçut par
moments des lueurs qui permirent au christianisme de partir de Jérusalem. Job
était un Mésopotamien, non un Juif, mais ses merveilleuses paroles figurent
dans la Bible ; et il y évoque le Médiateur dans cette fonction suprême
d’arbitre entre Dieu même et l’homme qu’Hésiode attribue à Prométhée. Daniel,
le premier en date parmi les Hébreux dont l’histoire ne soit pas souillée par
quelque irait atroce, fut initié dans l’exil à la sagesse chaldéenne et fut
l’ami des rois mèdes et perses. Les Perses, dit Hérodote, écartaient toute
représentation humaine de la divinité, mais ils adoraient, à côté de Zeus,
l’Aphrodite céleste sous le nom de Mithra. C’est elle sans doute qui apparaît
dans la Bible sous le nom de Sagesse. Pendant l’exil aussi la notion du juste
souffrant, venue de Grèce, d’Égypte ou d’ailleurs, s’infiltra dans Israël. Plus
tard l’hellénisme submergea un moment la Palestine. Grâce à tout cela le Christ
put avoir des disciples. Mais combien il dut longuement, patiemment et
prudemment les former ! Au lieu que l’eunuque de la reine d’Éthiopie, le
pays qui apparaît dans l’Iliade comme la terre d’élection des dieux, où selon
Hérodote on adorait uniquement Zeus et Dionysos, dans lequel d’après le même
Hérodote la mythologie grecque plaçait le refuge où fut caché et préservé
Dionysos enfant, cet eunuque n’eut besoin d’aucune préparation. Dès qu’il eut
entendu le récit de la vie et de la mort du Christ il reçut le baptême.
L’Empire romain était
alors vraiment idolâtre. L’idole était l’État. On adorait l’empereur. Toutes
les formes de vie religieuse devant être subordonnées à celle-là, aucune
d’elles ne pouvait s’élever au-dessus de l’idolâtrie. On massacra absolument
tous les Druides de Gaule. On tua et emprisonna les fervents de Dionysos en les
accusant de débauche, motif assez peu vraisemblable étant donné la quantité de
débauche publiquement tolérée. On pourchassa les pythagoriciens, les stoïciens,
les philosophes. Ce qui restait était vraiment de la basse idolâtrie, et ainsi
les préjugés d’Israël transmis aux premiers chrétiens se trouvaient vérifiés
par coïncidence. Les mystères grecs étaient depuis longtemps avilis, ceux
importés d’Orient avaient à peu près autant d’authenticité qu’aujourd’hui les
croyances des théosophes.
Ainsi put s’accréditer la
notion fausse de paganisme. Nous ne nous rendons pas compte que si les Hébreux
de la bonne époque ressuscitaient parmi nous, leur première idée serait de tous
nous massacrer, y compris les enfants dans leurs berceaux, et de raser nos
villes, pour crimes d’idolâtrie. Ils nommeraient le Christ un Baal et la Vierge
une Astarté.
Leurs préjugés infiltrés
dans la substance même du christianisme ont déraciné l’Europe, l’ont coupée de
son passé millénaire, ont établi une cloison étanche, infranchissable entre la
vie religieuse et la vie profane, celle-ci étant tout entière héritée de
l’époque dite païenne. L’Europe ainsi déracinée s’est plus tard déracinée
davantage en se séparant, dans une large mesure de la tradition chrétienne
elle-même sans pouvoir renouer aucun lien spirituel avec l’antiquité. Un peu
plus tard elle est allée dans tous les autres continents du globe terrestre les
déraciner à leur tour par les armes, l’argent, la technique, la propagande
religieuse. Maintenant on peut peut-être affirmer que le globe terrestre tout
entier est déraciné et veuf de son passé. Cela parce que le christianisme
naissant n’a pas su se séparer d’une tradition qui avait pourtant abouti au meurtre
du Christ. Et cependant ce n’était pas contre l’idolâtrie que le Christ avait
lancé le feu de son indignation, c’était contre les pharisiens, artisans et
adeptes de la restauration religieuse et nationale juive, ennemis de l’esprit
hellénique. « Vous avez enlevé la clef de la connaissance. » A-t-on
jamais saisi la portée de cette accusation ?
Le christianisme, étant
éclos en Judée sous la domination romaine, porte en lui à la fois l’esprit des
trois fils de Noé. On a pu voir ainsi des guerres entre chrétiens où l’esprit
de Cham était d’un côté, celui de Japhet de l’autre. Ce fut le cas de la guerre
des Albigeois. Ce n’est pas vainement qu’il se trouve à Toulouse des sculptures
romanes de style égyptien. Mais si l’esprit des fils qui ont refusé leur part de
l’ivresse et de la nudité a pu se trouver parmi des chrétiens, combien
davantage chez ceux qui repoussent le christianisme et reprennent ouvertement
la couverture de Sem et de Japhet !
Tous ceux qui ont une
part grande ou petite, directe ou indirecte, consciente ou implicite, mais
authentique, au vin de Noé et de Melchisédech, au sang du Christ, tous ceux-là
sont frères de l’Égypte et de Tyr, fils adoptifs de Cham. Mais aujourd’hui les
fils de Japhet et ceux de Sem font beaucoup plus de bruit. Les uns puissants,
les autres persécutés, séparés par une haine atroce, ils sont frères et ils se
ressemblent beaucoup. Ils se ressemblent par le refus de la nudité, par le
besoin du vêtement, fait de chair et surtout de chaleur collective, qui protège
contre la lumière le mal que chacun porte en soi. Ce vêtement rend Dieu
inoffensif, il permet indifféremment de le nier ou de l’affirmer, de l’invoquer
sous des noms faux ou vrais ; il permet de le nommer par son nom sans
avoir à craindre que l’âme soit transformée par le pouvoir surnaturel de ce
nom.
L’histoire des trois
frères, dont le plus jeune, comme dans tous les contes, reçut l’aventure
merveilleuse, a-t-elle aussi une portée loin des bords de la
Méditerranée ? C’est difficile à deviner. On peut seulement penser que la
tradition hindoue, si extraordinairement semblable dans le centre même de son
inspiration à la pensée grecque, n’est vraisemblablement pas d’origine
indo-européenne ; sans quoi les Hellènes l’auraient possédée en arrivant
en Grèce et n’auraient pas eu tout à apprendre. D’autre part, d’après Nonnos,
il est question deux fois de l’Inde dans la tradition dionysiaque ;
Zagreus aurait été élevé près d’un fleuve indien nommé l’Hydaspe, et Dionysos
serait allé faire une expédition en Inde. Soit dit en passant, il aurait
rencontré au cours de ce voyage un roi impie qui aurait lancé son armée sur lui
alors qu’il se trouvait sans armes, au sud du mont Carmel, et l’aurait forcé à
se réfugier dans la mer Rouge. L’Iliade parle aussi de cet incident, mais sans
le situer. S’agit-il d’Israël ? Quoi qu’il en soit, la parenté de Dionysos
avec Vishnou est évidente, et Dionysos se nomme aussi Bacchus. On ne peut rien
dire de plus de l’Inde. On ne peut probablement rien dire du reste de l’Asie,
ni de l’Océanie, ni de l’Amérique, ni de l’Afrique noire.
Mais pour le bassin
méditerranéen la légende des trois frères est la clef de l’histoire. Cham a
réellement subi une malédiction, mais qui lui est commune avec toutes les
choses, tous les êtres qu’un excès de beauté et de pureté destine au malheur.
Beaucoup d’invasions se sont succédées au cours des siècles. Toujours les
envahisseurs étaient issus des fils volontairement aveugles. Chaque fois qu’un
peuple envahisseur s’est soumis à l’esprit du lieu, qui est celui de Cham, et en
a bu l’inspiration, il y a eu civilisation. Chaque fois qu’il a préféré son
ignorance orgueilleuse, il y a eu barbarie, et des ténèbres pires que la mort
se sont étendues pour des siècles.
Puisse l’esprit de Cham
fleurir bientôt de nouveau au bord de ces vagues.
Addendum.
Il y a encore une autre
preuve que Noé a reçu une révélation. C’est qu’il est dit dans la Bible que
Dieu a fait un pacte avec l’humanité dans la personne de Noé, pacte dont
l’arc-en-ciel fut le signe. Un pacte de Dieu avec l’homme ne peut être qu’une
révélation.
Cette révélation a un
rapport avec la notion de sacrifice. C’est en respirant l’odeur du sacrifice de
Noé que Dieu résolut qu’il n’aurait plus jamais la pensée de détruire
l’humanité. Ce sacrifice fut rédempteur. On pourrait presque croire qu’il
s’agit du sacrifice du Christ pressenti.
Les chrétiens appellent
sacrifice la messe, qui répète tous les jours la Passion. La Baghavat-Gîta, qui
est antérieure à l’ère chrétienne, fait dire elle aussi à Dieu incarné :
« Le sacrifice, c’est moi-même présent dans ce corps. » La liaison
entre l’idée de sacrifice et celle d’incarnation est donc probablement très
ancienne.
La guerre de Troie fut un
des exemples les plus tragiques de la haine des deux frères contre Cham. Ce fut
un attentat de Japhet contre Cham. On ne trouve du côté des Troyens que des
peuples qui procèdent de Cham ; on n’en trouve aucun de l’autre côté.
Il y a une exception
apparente qui est une confirmation. Ce sont les Crétois. La Crète fut une des
perles de la civilisation issue de Cham. Dans l’Iliade nous voyons les Crétois
aux côtés des Achéens.
Mais Hérodote nous
apprend que c’étaient de faux Crétois. C’étaient des Hellènes qui avaient
peuplé peu auparavant l’île devenue presque déserte. Néanmoins, à leur retour,
Minos irrité contre eux à cause de leur participation à cette guerre les frappa
d’une peste. Au ve siècle la Pythie de Delphes interdit aux Crétois de se
joindre aux Grecs dans les guerres médiques.
Cette guerre de Troie
était bien l’entreprise de destruction de toute une civilisation. L’entreprise
réussit.
Homère appelle toujours
Troie « la sainte Ilion ». Cette guerre fut le péché originel des
Grecs, leur remords. Par ce remords les bourreaux méritèrent d’hériter en
partie de l’inspiration de leurs victimes.
Mais il est vrai aussi
qu’excepté les Doriens, les Grecs étaient un mélange d’Hellènes et de Pélasges,
mélange où les Hellènes étaient l’élément envahisseur, mais où en fait les
Pélasges dominaient. Les Pélasges sont issus de Cham. Les Hellènes ont tout
appris d’eux. Les Athéniens notamment, étaient presque de purs Pélasges.
Si on admet, selon une
des deux hypothèses entre lesquelles se partagent les érudits, que les Hébreux
sortirent d’Égypte au xiiie siècle, le moment de leur sortie est proche de
l’époque de la guerre de Troie telle qu’elle est indiquée par Hérodote.
Dès lors une supposition
simple se présente à l’esprit. C’est que le moment où Moïse jugea, avec ou sans
inspiration divine, que les Hébreux avaient suffisamment erré dans le désert et
pouvaient entrer en Palestine fut celui où le pays avait été vidé de ses
guerriers par la guerre de Troie, les Troyens ayant appelé à l’aide des peuples
même assez lointains. Les Hébreux, conduits par Josué, purent massacrer sans
peine et sans avoir besoin de beaucoup de miracles des populations sans
défenseurs. Mais un jour les guerriers partis pour Troie revinrent. Alors les
conquêtes s’arrêtèrent. Même, au début du Livre des Juges, on voit les Hébreux
beaucoup moins avancés qu’à la fin du Livre de Josué ; et on les voit aux
prises avec des populations que sous Josué ils disaient avoir entièrement
exterminées.
On comprend ainsi que la
guerre de Troie n’ait laissé aucune trace dans la Bible, et la conquête de la
Palestine par les Hébreux aucune trace dans les traditions grecques.
Pourtant le silence total
d’Hérodote sur Israël reste très énigmatique. Il faut que ce peuple ait été
regardé à cette époque comme sacrilège, comme quelque chose dont il ne fallait
pas faire mention. Cela se conçoit si c’est lui qui était désigné sous le nom
de Lycourgos, le roi qui se jeta en armes sur Dionysos désarmé. Mais après le
retour d’exil et la reconstruction du temple, il y eut sûrement un changement.
Sculpture
of Noah on the
Astor Cross in Trinity Church (Manhattan)
Also
known as
Noe
Nuh
Profile
Son of Lamech, and ninth
patriarch of the Sethite line, who, with his family, was saved in the Ark from
the Deluge, dying 350 years later at the age of 950. Father
of Sem, Cham and Japhet. Many non-Catholics maintain that the Bible narrative
is derived from a Babylonian epic, but numerous and important discrepancies
render this untenable. The scriptural story is a parallel independent form of a
common tradition.
Name
Meaning
rest – Hebrew
Additional
Information
Catholic
Encyclopedia: Noah
Catholic
Encyclopedia: Noah’s Ark
Catholic
Encyclopedia: The Deluge
New Catholic Dictionary
My Bible History
Practical Commentary on
Holy Scripture, by Bishop
Friedrich
Justus Knecht
other
sites in english
video
fonti
in italiano
MLA
Citation
“Noah the Patriarch“. CatholicSaints.Info.
6 March 2022. Web. 18 September 2026.
<https://catholicsaints.info/noah-the-patriarch/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/noah-the-patriarch/
P.
Troschel, Kupferstich Noah', aus: Johann Michael Dilherr, Tugendschaz, Und
Lasterplaz. Das ist: Christliche Anweisung zu Gottseliger Betrachtung Des
Lebens und Wandels der heiligen Erzvätter, dapferer Helden, und fürtreflicher
Königen Alten Testaments, Nürnberg, Christoph Gerhard, (1659)
Noah
[Hebrew Nôah, "rest"; Greek Noah; Latin Noah].
The ninth patriarch of
the Sethite line, grandson of Mathusala and
son of Lamech, who with his family was
saved from the Deluge and
thus became the second father of the human
race (Genesis
5:25-9:29).
The name Noah was give to him because of
his father's expectation
regarding him. "This same", said Lamech on naming him, "shall
comfort us from the works and labours of our hands on [or more correctly
"from", i.e. "which come from"] the earth, which
the Lord hath cursed."
Most commentators consider
Lamech's words as an expression of a hope, or as a prophecy,
that the child would in some way be instrumental in removing the cursepronounced
against Adam (Genesis
3:17 sqq.). Others rather fancifully see in them a reference to Noah's
future discovery of wine,
which cheers the heart of man;
whilst others again, with greater probability, take them as expressing merely a
natural hope on the part of Lamech that his son would become the support and
comfort of his parents,
and enable them to enjoy rest and peace in their later years.
Amid the general corruption which resulted from
the marriages of "the sons of God"
with "the daughters of men" (Genesis
6:2 sqq.), that is of the Sethites with the Cainite women,
"Noah was a just and perfect man in his
generations" and "walked with God"
(6:9). Hence, when God decreed to
destroy men from the face of the earth, he
"found grace before the Lord". According to the common
interpretation of Genesis 6:3, Noah first received divine warning of
the impending destruction one hundred and twenty years before it occurred, and
therefore when he was four hundred and eighty years old (cf. 7:11); he does not
seem, however, to have received at this time any details as to the nature of
the catastrophe.
After he reached the age of five hundred years three
sons, Sem, Cham, and Japheth, were born to him (6:10). These had
grown to manhood and had taken wives, when Noah was informed of God's intention to
destroy menby a flood, and received directions to build
an ark in which he and his wife, his sons and their wives, and
representatives, male and female,
of the various kinds of animals and birds, were to
be saved (6:13-21). How long before the Deluge this revelation was
imparted to him, it is impossible to say; it can hardly have been more than
seventy-five years (cf. 7:11), and probably was considerably less.
Noah had announced the
impending judgement and had exhorted to repentance (2
Peter 2:5), but no heed was given to his words (Matthew
24:37 sqq.; Luke
17:26, 27; 1
Peter 3:20), and, when the fatal time arrived, no one except
Noah's immediate family found
refuge in the ark. Seven days before the waters began to cover the earth,
Noah was commanded to enter the ark with his wife, his three sons and
their wives, and to take with him seven pairs of all clean, and two pairs
of all unclean animals and birds (7:1-4). It has been
objected that, even though the most liberal value is allowed for the
cubit, the ark would have been too small to lodge at least two pairs
of every species of animal and bird. But there can be no
difficulty if, as is now generally admitted, the Deluge was
not geographically universal (see DELUGE; ARK).
After leaving the ark Noah built
an altar, and taking of all
clean animals and birds, offered holocausts upon
it. Godaccepted
the sacrifice, and made a covenant with Noah, and through him with
all mankind,
that He would not waste the earth or destroy man by
another deluge. The rainbow would for all times be a sign and a reminder
of this covenant. He further renewed the blessing which He had
pronounced on Adam (Genesis
1:28), and confirmedthe dominion over animals which He had
granted to man. In virtue of this dominion man may use animals for
food, but the flesh may not be eaten with the blood (8:20-9:17).
Noah now gave himself to agriculture, and planted a
vineyard. Being unacquainted with the effects of fermented grape-juice, he
drank of it too freely and was made drunk. Cham found his father lying naked
in his tent, and made a jest of his condition before his brothers;
these reverently covered him with a mantle. On hearing of the occurrence
Noah cursed Chanaan,
as Cham's heir, and blessed Sem and Japheth.
He lived three hundred and fifty years after the Deluge,
and died at the age of nine hundred and fifty years (9:20-29). In the later
books of Scripture Noah is represented as the model of
the just man (Sirach
44:17;Ezekiel
14:14, 20), and as an exemplar of faith (Hebrews
11:7). In the Fathers and tradition he is considered as
the type and figure of the Saviour, because through him
the human
race was saved from destruction and reconciled with God (Ecclus.,
44:17,18). Moreover, as he built the ark, the only means of salvation from
theDeluge,
so Christ established the Church,
the only means of salvation in
the spiritual order.
The Babylonian account
of the Deluge in
many points closely resembles that of the Bible.
Four cuneiform recensions of it have been discovered, of which, however, three
are only short fragments. The complete story is found in the Gilgamesh epic
(Tablet 11) discovered by G. Smith among the ruins of the library of
Assurbanipal in 1872. Another version is given by Berosus.
In the Gilgamesh poem the hero of the story is Ut-napishtim (or
Sit-napishti, as some read it, surnamed Atra-hasis "the very
clever"; in two of the fragments he is simply styled Atra-hasis,
which name is also found in Berosus under
the Greek form Xisuthros. The story in brief is as follows:
Acouncil of the gods having decreed to destroy men by
a flood, the god Ea warns Ut-napishtim, and bids him build a
ship in which to save himself and the seed of all kinds
of life. Ut-napishtim builds the ship (of which, according to
one version, Ea traces the plan on the ground), and places in it his family,
his dependents, artisans, and domestic as well as wild animals, after
which he shuts the door. The storm lasts six days; on the seventh the flood
begins to subside. The ship steered by the helmsman Puzur-Bel lands on
Mt. Nisir. After seven days Ut-napishtim sends forth
a dove and a swallow, which, finding no resting-place for their feet
return to the ark, and then a raven, which feeds on dead bodies and does
not return. On leaving the
ship, Ut-napishtim offers a sacrificeto the gods, who smell
the godly odour and gather like flies over the sacrificer. He and his wife are
then admitted among the gods. The story as given by Berosus comes
somewhat nearer to the Biblical narrative. Because of the striking
resemblances between the two many maintain that the Biblical account
is derived from the Babylonian.
But the differences are so many and so important that this view must be
pronounced untenable. The Scripturalstory is a parallel and independent form of
a common tradition.
Sources
HUMMELAUER, Comm. in Gen. (Paris, 1895), 257
sqq.; HOBERG, Die Genesis (Freiburg, 1908), 74 sqq.; SELBST, Handbuch
zur bibl. Gesch. (Freiburg, 1910), 200 sqq.; SKINNER, Critic. and
Exeg. Comm. on Gen. (New York, 1910), 133 sqq.; DILLMANN, Genesis,
tr., I (Edinburgh, 1897), 228 sqq.; DHORME, Textes religieux assyro-babyl. (Paris,
1907), 100 sqq.; VIGOUROUX, La bible et les decouv. mod., I (6th ed.,
Paris, 1896), 309 sqq.; SCHRADER, Die Keilinschrift. u. das A. T. (2nd
ed., Giessen, 1882), 55 sqq.; JENSEN in SCHRADER, Keilinschriftl. Bibliothek,
VI, i, (Berlin 1889-), 228 sqq.; VIGOUROUX, Dict. de la Bible, s.
vv. Ararat, Arche, and Noe; HILPRECHT, The earliest version of
the Babylonian deluge story (Philadelphia, 1910).
Bechtel, Florentine. "Noah." The
Catholic Encyclopedia. Vol. 11. New York: Robert Appleton
Company, 1911. 18 Nov.
2017<http://www.newadvent.org/cathen/11088a.htm>.
Transcription. This article was transcribed for
New Advent by Sean Hyland.
Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. February
1, 1911. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal
Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2026 by New Advent LLC.
Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/11088a.htm
Прав.
Ной. Фреска церкви Св. Троицы. Сопочаны. Сербия. 1263-1268 годы.
Noah's Ark
The Hebrew
name to designate Noah's Ark,
the one which occurs again in the history of Moses' childhood,
suggests the idea of
a box of large proportions, though the author of Wisdom terms it a vessel (Wisdom
14:6). The same conclusion is reached from the dimensions attributed to it
by the Bible narrative:
three hundred cubits in length, fifty in breadth, and thirty in height.
The form, very likely foursquare, was certainly not very convenient for
navigation, but, as has been proven by the experiments
of Peter Jansen and M. Vogt, it made the Ark a very
suitable device for shipping heavy cargoes and floating upon the waves without
rolling or pitching. The Ark was constructed of gofer wood, or
cypress, smeared without and within with pitch, or bitumen, to render it
water-tight. The interior contained a certain number of rooms distributed among
three stories. The text mentions only one window, and this measuring a
cubit in height, but there existed possibly some others to give to
the inmates of the Ark air and light. A door had also been set in the
side of the Ark; God shut
it from the outside when Noahand
his family had
gone in. Apart from Noah's family,
the Ark was intended to receive and keep animals that were
to fill the earth again (Genesis
6:19-20; 7:2-3)
and all the food which was necessary for
them. After the Flood,
the Ark rested upon the mountains of Armenia (Genesis
8:4 — according to Vulgate and Douay,
the mountains of Ararat, according to Authorized
Version). Tradition is divided as to the exact place where
the Ark rested. Josephus(Ant.,
I, iii, 6), Berosus (Eusebius, Praep.
Ev., IX, ii, P.G., XXI, 697), Onkelos, Pseudo-Jonathan, St. Ephrem, locate
it in Kurdistan. Berosus relates
that a part of Xisuthrus's ship still remained there, and that pilgrims used
to scrape off the bitumen from the wreck and make charms of it against witchcraft. Jewish and Armenian traditionadmitted Mount Ararat
as the resting place of the Ark. In the first century B.C. the Armenians affirmed that
remnants of it could yet be seen. The first Christians of Apamea,
in Phrygia, erected in this place a convent called
the monastery of
the Ark, where a feast was yearly celebrated to
commemorate Noah's coming
out of the Arkafter the Flood.
Suffice it to remark that
the text of Genesis
8:4 mentioning Mount Ararat is somewhat lacking in
clearness, and that nothing is said in the Scripture concerning what
became of the Ark after the Flood.
Many difficulties have been raised, especially in our epoch, against the pages
of the Bible in
which the history of the Flood and
of theArk is narrated. This is not the place to dwell upon these
difficulties, however considerable some may appear. They all converge towards
the question whether these pages should be considered as
strictly historicalthroughout, or only in their outward form. The
opinion that these chapters are mere legendary tales, Easternfolklore,
is held by some non-Catholic scholars; according to others, with whom
several Catholics side,
they preserve, under the embroidery of
poetical parlance, the memory of a fact handed down by a very
old tradition. This view, were it supported by good arguments,
could be readily accepted by a Catholic;
it has, over the age-long opinion that every detail of the narration should be
literally interpreted and trusted in by the historian, the advantage of
suppressing as meaningless some difficulties once deemed unanswerable.
Souvay,
Charles. "Noah's Ark." The Catholic Encyclopedia. Vol.
1. New York: Robert Appleton Company, 1907. 18 Nov.
2017 <http://www.newadvent.org/cathen/01720a.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Michael T. Barrett. Dedicated to
Sean Mazza.
Ecclesiastical
approbation. Nihil Obstat. March 1, 1907. Remy Lafort, S.T.D.,
Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2026 by New Advent LLC.
Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/01720a.htm
Hans
Baldung (1484–1545), Deluge, 1516, 81,9 x 65,2, State
Gallery in the New Residence Bamberg
Deluge
Deluge is the name of a
catastrophe fully described in Genesis 6:1-9:19, and referred
to in the following passages of Sacred
Scripture: Wisdom
10:4; 14:6-7;
Eccliasticus 16:8,
44:17-19; Isaiah 54:9; Matthew 24:37-39; Luke 17:26-27; Hebrews 11:7; 1 Peter 3:20-21; 2 Peter 2:5. In the
present article we shall consider:
I. The Biblical Account;
II. Its Historicity;
III. The Universality of the Flood;
IV. Collateral Questions.
Biblical account of the
Deluge
The Book of Genesis gives
the following brief account of the Deluge: God sees the wickedness
of men, and determines to destroy them excepting Noah and his family (vi, 1-8). He
reveals his decree to
Noah and instructs
him how he may save himself and the seed of all animal life by means of an ark
to be built according to certain dimensions (vi, 9-22). Seven days before the
Flood, God commands
the patriarch to enter the ark (vii, 1-5). Noah completes his
entrance into the ark on the very day on which the Flood begins; the rain falls
for forty days and nights; all living things outside the ark are destroyed; the
waters prevail upon the earth a hundred and fifty days (vii, 6-24). The waters
decrease, the earth dries up; Noah ascertains its
condition by means of a raven and a dove sent out from the ark (viii, 1-14). Noah obeys the Divine
command to leave the ark, builds an altar, offers sacrifice, makes a covenant
with God, and begins
to be a husbandman (ix, 1-27).
Simple as this account
seems to be, the Biblical critics maintain that it is a mosaic made up of two
Flood stories, differing in authorship and in contents. They assign one to the
Yahwistic writer usually designated by the letter J; the other, to the post-exilic
priestly writer
generally known as P. According to Kautzsch, the sections vi, 1-8; vii, 1-5,
7-10, 12, 16b-17, 22-23; viii, 2b-3a, 6-12, 13b, 20-22; ix, 18-27, belong to J,
while P claims vi, 9-22; vii, 6, 11, 13-16a, 18-21; vii, 24-viii, 2a; viii,
3b-5, 13a, 14-19; ix, 1-17. This division of the text is based on the following
grounds:
J uses the divine name Yahweh, P employs Elohim;
J and P narrate the same
series of events;
J and P differ in
language;
J and P disagree in their
statements.
The composite character
of the Flood story does not conflict with its Mosaic authorship. The
most conservative Bible student will grant that Moses was not an eye-witness of
the Deluge. Prescinding from Divine revelation, he
must have derived his information about the event either from tradition or from
written documents. If Biblical criticism has succeeded in restoring the main
sources utilized by Moses in his history of the Flood, it has rendered a most
signal service to exegesis.
Happily we are in the position to be able to control the value of the critical
conclusions by means of the Babylonian or Akkadian
account of the Deluge. Without delaying over its form as contained in the
fragments of Berosus
which are of comparatively recent date, we find that the version given in a
cuneiform inscription on tablets preserved in the British Museum, and first
deciphered by George Smith in 1872, contains a combination of the P and J
elements of the Flood story. This version is said by experts to date back at
least to about 3000 B.C. It is certain, therefore, that
the so-called P and J documents reconstructed by the critics were combined long
before the Biblical text was put in writing. This fact is confirmed by a Deluge
story contained in Scheil's recently discovered fragment, which cannot be dated
much later than 2140 B.C. Critics can no longer deny the existence of a Flood
tradition similar to the history contained in the Book of Genesis, antedating
our Biblical account. In order to uphold their division of the inspired text
into the so-called J and P documents, they maintain that the Akkadian story was
copied partially in the J and partially in the P documents, and that the
Biblical "Redactor" reunited these two partial accounts into one.
This series of assumptions, however, is at best an awkward attempt to explain
away a fact which stands in the way of their theory. But we are prepared to
admit the critical division of the Flood account in spite of its disagreement
with the results of recent discoveries, if the critical arguments are really
cogent.
(1) We are told the J
uses the Divine name Yahweh,
while P employs Elohim.
But the following considerations must be kept in mind: First, we are hardly
sufficiently sure of the use of the Divine names in the primitive inspired text
to build a solid argument on their occurrence in the present text-form.
Secondly, in the present text-form Elohim occurs twice in
the Yahwistic document, vi, 2, and vii, 9. Thirdly, six passages in the section
vii, 16-viii, 20, are assigned to the Yahwistic writer, though the name Yahweh does not occur
once. Fourthly, the variation of the Divine names in the Deluge story can be
explained satisfactorily without resorting to the violent measure of dividing
up the text between two distinct writers.
(2) It is alleged that J
and P report the same events. If we examine the two documents as reconstructed
by the critics, in the light of this contention, we find that they are
fragmentary and that they do not contain two series of events. J passes from God's determination to
destroy the world (vi, 1-8) to the Divine command that Noah should enter the
ark without telling him where to find or how to procure an ark (vii, 1-5). Noah builds an altar and
offers burnt offerings without leaving the ark (viii, 20). P does not inform us
of the real nature of the corruption of all flesh (vi, 9-12); he knows of God's order to save the
animals, but knows nothing of God's command concerning
Noah and his family (vi, 17-22; vii,
13); even eleven months after the beginning of the Flood and two months after
the appearance of the tops of the mountains, he knows of no attempt on the part
of Noah to ascertain
the condition of the earth (viii, 13 sq.); finally, he gives no ethical motive for the
Divine blessing bestowed on Noah (ix, 1, sqq.). The
critics are aware of these gaps in the two documents, and explain them by
supposing that the "Redactor", who had the original Flood stories
before him, did not insert their complete text into the Biblical account. But
if the "Redactor" omitted certain parts of the original documents in
order to avoid repetitions, why did he not omit the repetitions discovered by
the critics? Or are we to assume that he introduced certain repetitions, while
he carefully avoided others? Is it not more likely that he considered the
repetitions alleged by the critics as mere rhetorical devices, as recapitulary
transitions, e.g. (vi, 9-12). or gradations (vii, 17-20; vii, 21-23), or
amplifications (vii, 7, 13-16a)?
(3) J and P are said to
differ in language; but the critical division being what it is, it would be
strange if the two documents did not differ in language. The sections which
contain chronological, systematic, and scientific material are attributed to P,
the rest is left to J. Is it surprising that J does not describe the
measurements of the ark, seeing that the critics do not give him any ark to
describe? Or is it remarkable that P lacks the poetic style found in J's description
of the raven and the dove, seeing that no section is assigned to him, which
would admit such a treatment? The care with which only set subjects and
determined expressions are assigned to J and P respectively is well illustrated
by the fact that in spite of their minute dissection of the Flood story, the
critics must remove part of vi, 7; vii, 3, 7, 17, 22, 23; ix, 18, 22, 23, 26;
and the whole of vii, 8, 9, from the J document, and part of vi, 17; vii, 6;
ix, 4, from the P document, in order not to allow inconsistencies in their
sources.
(4) Finally, J and P are
said to disagree with regard to the animals to be taken into the ark, as to the
duration of the flood, and as to God's behaviour towards
man after the Flood. In vi, 19, indeed, P records God's command,
"thou shalt bring two of a sort into the ark"; but is it inconsistent
with this, if 120 years later, when Noah is about to enter
the ark, J relates the more accurate Divine specification, "of all clean
beasts take seven and seven ... but of the beasts that are not clean two and
two" (vii, 2, 3)? It cannot be said that the fulfilment shows that only
two of every kind were taken into the ark; both vii 9 and vii, 15, 16, read
"two and two... male and female", so that they express couples fit
for generation rather than any absolute number. The discrepancy as to chronology between J and
P is more artificial than true;
there is no inconsistency in the chronology of the
Biblical account of the Flood, so that the discrepancy between the documents,
if there be one, is of critical manufacture. Besides, a simple reading of the J
document taken separately will show that its chronology is not
satisfactory. Finally, if in ix, 15, P knows of a Divine covenant which
according to J is the result of the self-deliberation of Yahweh in consequence of
the patriarch's sacrifice (viii, 21-22), the two documents are rather
supplementary than contradictory; J supplies the ethical motive for God's action as
described by P.
Historicity of the
biblical Deluge account
It has been contended
that the Flood story of the Bible
and the Flood legends of other peoples, looked at from a merely historical
point of view, stand on a similar footing, the Biblical account being a mere
late variant of one of them. And on inquiring into their origin, we find that
four theories have been advanced:
The Flood story is a mere
product of fancy. This theory contradicts the analogy of similar legends among
all peoples.
The Deluge story is by
others considered as a nature-myth, representing the phenomena of winter, which
in Babylonia
especially is the time of rain. This nature-myth again is by some writers
believed to have grown out of an archaic ether-myth, according to which the sun
was imagined as a man voyaging on a boat in the heavenly ocean. The fact that
the sea was to be found on the earth, not in heaven, and the damage
wrought by the incessant winter-rain and the inundation of great rivers,
transferred the myth from heaven
to earth, changing the ether-myth into a nature-myth. But this theory, too,
neglects the numerous Flood stories existing among many nations, which do not
lend themselves to a similar explanation.
Connected with the
preceding theory is the explanation which makes the Deluge story a cosmogonic fable. It has
been seen that the hero rescued in the ship must have been the sun-god (cf. the
ether-myth). Thus the Deluge becomes ultimately a variant of the Babylonian
creation-myth. It is for this reason that the mythological text published by
Peiser calls the time of the Deluge "the year of the great serpent".
For this "great serpent" is the personified ocean which on old Babylonian maps
encircles Babylonia,
just as leviathan is the world-encircling ocean personified as a serpent; it is
the same monster which is a central figure in the Creation story. We need not
add that this theory too leaves the great bulk of the existing Flood traditions
unexplained.
It has been inferred from
the improbability of the preceding theories, that the Flood story must be a
poetical or legendary presentation of some natural occurrence. Furthermore, it
is maintained that the immediate basis of the legend is a local disturbance. It
may have been a great inundation caused by an overflow of the Tigris and
Euphrates, or the incursion of a tidal wave resulting from an earthquake south
of the mouth of the two rivers. But however terrible the ruin wrought by such
inundations may be, this theory does not account for the universality of the
Flood tradition, unless we suppose that the ruin affected the ancestors of all
human races.
Thus far we have
considered the Biblical Flood story from a merely historical point of view. But
the student who believes in the inspiration of the Sacred Scriptures and admits the
value of tradition in their exegesis can hardly rest
satisfied with the results thus far obtained. It will not even be enough to
grant that the ancient Flood legend became the vehicle of religious and
spiritual truth by
means of a divinely guided religious feeling and insight of the inspired
writer. The Deluge is referred to in several passages of Scripture as a
historical fact; the writings of the Fathers consider the event in the same
light, and this view of the subject is confirmed by the numerous variants under
which the Flood tradition lives in the most distant nations of the earth.
(a) The following are
some of the New Testament
passages which imply that the Deluge was a real historical event: "And as
in the days of Noah,
so shall also the coming of the Son of man be. For as in
the days before the flood, they were eating and drinking, marrying and giving
in marriage, even till that day in which Noah entered into the
ark, and they knew
not. till the flood came, and took them all away; so also shall the coming of
the Son of man
be" (Matthew
24:37-39). In these words Christ regards the Flood with its circumstances
as being not less real than the last days will be of which He speaks in the
passage. The same view concerning the Flood, Christ implies in Luke 17:26-27. In
the Epistle to the Hebrews (xi, 7) the inspired writer is not less clear about
the historicity of the Flood: "By faith, Noah having received an
answer concerning those things which as yet were not seen, moved with fear,
framed the ark for the saving of his house, by the which he condemned the
world; and was instituted heir of the justice which is by faith." St. Peter (1 Peter 3:20) too
refers to the ark and the Flood as historical facts: "When they waited for
the patience of God
in the days of Noah,
when the ark was a building: wherein a few, that is, eight souls, were saved by
water". He returns to the same teaching in II Peter, ii, 5. We might
appeal to Isaiah 54:9;
Nah., i, 8; Ezekiel
14:14; Sirach
44:18 sq.; Psalm
28:10; 31:6;
but what has been said sufficiently shows that the Bible urges the historicity of the
Deluge story.
(b) As to the view of Christian tradition, it
suffices to appeal here to the words of Father Zorell who maintains that the Bible story concerning the Flood has
never been explained or understood in any but a truly historical sense by any Catholic writer (cf.
Hagen, Lexicon Biblicum). It would be useless labour and would exceed the scope
of the present article to enumerate the long list of Fathers and Scholastic theologians who have
touched upon the question. The few stray discordant voices belonging to the
last fifteen or twenty years are simply drowned in this unanimous chorus of Christian tradition.
(c) The historicity of
the Biblical Flood account is confirmed by the tradition existing in all places
and at all times as to the occurrence of a similar catastrophe. F. von Schwarz
(Sintfluth und Völkerwanderungen, pp. 8-18) enumerates sixty-three such Flood
stories which are in his opinion independent of the Biblical account. R. Andree
(Die Flutsagen ethnographisch betrachtet) discusses eighty-eight different
Flood stories, and considers sixty-two of them as independent of the Chaldee and
Hebrew tradition. Moreover, these stories extend through all the races of the
earth excepting the African; these are excepted, not because it is certain that they do not
possess any Flood traditions, but because their traditions have not as yet been
sufficiently investigated. Lenormant pronounces the Flood story as the most
universal tradition in the history of primitive man, and Franz Delitzsch was of
opinion that we might as well consider the history of Alexander the Great a
myth, as to call the Flood tradition a fable. It would, indeed, be a greater miracle than that of the
Deluge itself, if the various and different conditions surrounding the several
nations of the earth had produced among them a tradition substantially
identical. Opposite causes would have produced the same effect.
Universality of the
Deluge
The Biblical account
ascribes some kind of a universality to the Flood. But it may have been
geographically universal, or it may have been only anthropologically universal.
In other words, the Flood may have covered the whole earth, or it may have
destroyed all men, covering only a certain part of the earth. Till about the
seventeenth century, it was generally believed that the Deluge had been
geographically universal, and this opinion is defended even in our days by some
conservative scholars (cf. Kaulen
in Kirchenlexikon). But two hundred years of theological and
scientific study devoted to the question have thrown so much light on it that
we may now defend the following conclusions:
The geographical
universality of the Deluge may be safely abandoned
Neither Sacred Scripture nor universal ecclesiastical tradition,
nor again scientific
considerations, render it advisable to adhere to the opinion that the Flood
covered the whole surface of the earth.
(a) The words of the original text, rendered
"earth" in our version, signify "land" as well as
"earth"; in fact, "land" appears to have been their primary
meaning, and this meaning fits in admirably with Genesis 4, 5 and 10; why not adhere to
this meaning also in Genesis
6:9, or the Flood story. Why not read, the waters "filled all on the
face of the land", "all flesh was destroyed that moved in the
land", "all things wherein there is the breath of life in the land
died", "all the high mountains under the whole heaven (corresponding to
the land) were covered"? The primary meaning of the inspired text urges
therefore a universality of the flood covering the whole land or region in
which Noah lived, but
not the whole earth.
(b) As to the cogency of
the proof from
tradition for the geographical universality of the Flood, it must be remembered
that very few of the Fathers touched upon this question ex professo. Among
those who do so there are some who restrict the Deluge to certain parts of the
earth's surface without incurring the blame of offending against tradition.
The earthly paradise, e.g., was
exempted by many, irrespective of its location on the top of a high mountain or
elsewhere;
the same must be said of
the place in which Mathusala
must have lived during the Flood according to the Septuagint reading;
St. Augustine knows of
writers who exempted the mountain Olympus from the Flood, though he himself
does not agree with them;
Pseudo-Justin
hesitatingly rejects the opinion of those who restrict the Flood to the parts
of the earth actually inhabited by men;
Cajetan revived the
opinion that the Flood did not cover Olympus and other high mountains, believing that Genesis
spoke only of the mountains under the aerial heaven;
Tostatus sees a figure of
speech in the expression of the Bible
which implies the universality of the Flood; at any rate, he exempts the
earthly Paradise from
the Deluge, since Henoch had to be saved.
If the Fathers had
considered the universality of the Flood as part of the body of ecclesiastical tradition,
or of the deposit of faith,
they would have defended it more vigorously. It is true that the
Congregation of the Index condemned Vossius's treatise "De Septuaginta
Interpretibus" in which he defended, among other doctrines, the view that
the Flood covered only the inhabited part of the earth; but theologians of great
weight maintained that the work was condemned on account of its Protestant author, and
not on account of its doctrine.
(c) There are also
certain scientific considerations which oppose the view that the Flood was
geographically universal. Not that science opposes any
difficulty insuperable to the power of God; but it draws
attention to a number of most extraordinary, if not miraculous phenomena
involved in the admission of a geographically universal Deluge.
First, no such geological
traces can be found as ought to have been left by a universal Deluge; for the
catastrophe connected with the beginning of the ice-age, or the geological
deluge, must not be connected with the Biblical.
Secondly, the amount of
water required by a universal Deluge, as described in the Bible, cannot be accounted for by
the data furnished in the Biblical account. If the surface of the earth, in
round numbers, amounts to 510,000,000 square kilometres, and if the elevation
of the highest mountains reaches about 9000 metres, the water required by the
Biblical Flood, if it be universal, amounts to about 4,600,000,000 cubic
kilometres. Now, a forty days' rain, ten times more copious than the most
violent rainfall known to us, will raise the level of the sea only about 800
metres; since the height to be attained is about 9000 metres, there is still a
gap to be filled by unknown sources amounting to a height of more than 8000
metres, in order to raise the water to the level of the greatest mountains.
Thirdly, if the Biblical
Deluge was geographically universal, the sea water and the fresh water would
mix to such an extent that neither the marine animals nor the fresh-water
animals could have lived in the mixture without a miracle.
Fourthly, there are
serious difficulties connected with the animals in the ark, if the Flood was
geographically universal: How were they brought to Noah from the remote
regions of the earth in which they lived? How could eight persons take care of
such an array of beasts? Where did they obtain the food necessary for all the
animals? How could the arctic animals live with those of the torrid zone for a
whole year and under the same roof?
No Catholic commentator
will repudiate an explanation merely for fear of having to admit a miracle; but no Catholic has a right to admit Biblical miracles which are not
well attested either by Scripture or tradition. What is more, there are traces
in the Biblical Flood story which favour a limited extent of the catastrophe: Noah could have known
the geographical universality of the Deluge only by revelation; still the
Biblical account appears to have been written by an eye-witness. If the Flood
had been universal, the water would have had to fall from the height of the
mountains in India to
the level of those in Armenia
on which the ark rested, i.e. about 11,500 feet, within the space of a few
days. The fact that the dove is said to have found "the waters . . . upon
the whole earth", and that Noah "saw that the
face of the earth was dried", leaves the impression that the inspired
writer uses the word "earth" in the restricted sense of
"land". Attention has been drawn also to the "bough of an olive
tree, with green leaves" carried by the dove in her mouth on her second
return to the ark.
The Deluge must have been
anthropologically universal, i.e. it must have destroyed the whole human race
After limiting the extent
of the Flood to a part of the earth, we naturally ask whether any men lived
outside the region covered by its waters. It has been maintained that not all
men can have perished in the Flood for the following reasons: Tribes which
certainly sprang from Noah
were preceded in their earliest settlements by other tribes whose origin is
unknown to us: the Dravidic tribes preceded the Aryans in India; the proto-Medians
preceded the Medians; the Akkadians preceded the Cushites and Semites in Chaldea; the Chanaanites were preceded
in Palestine by other races. Besides, the oldest Egyptian monuments
present the Negro
race just as we find it today, so that even at that remote age, it was wholly
different from the Caucasian race. Again, the languages of the races springing
from Noah are said to
be in a state of development different from that in which we find the languages
of the peoples of unknown origin. Finally, the Biblical account of the Flood is
said to admit a restriction of its anthropological universality as readily as a
limitation of its geographical completeness; for if "land" be substituted
in our translation for earth, the Book of Genesis speaks only of the men
inhabiting a certain district, and not of the men of the whole earth, as being
the victims of the waters. Considerations like these have induced several Catholic writers to
regard as quite tenable the opinion that the Deluge did not destroy all men
outside the ark.
But if the reason
advanced for limiting the Flood to a certain part of the human race be duly
examined, they are found to be more specious than true. The above
scientific arguments do not favour a partial destruction of the human race absolutely,
but only in so far as the uninterrupted existence of the various races in
question gives them more time for the racial development and the historical
data that have to be harmonized with the text of Genesis. Those who urge these
arguments grant, therefore, implicitly that the allowance of a proper length of
time will explain the facts on which their arguments are based. As there is
nothing in the teaching of the Bible
preventing us from assigning the Flood to a much earlier date than has usually
been done, the difficulties urged on the part of science against the
anthropological universality of the Flood may be easily evaded. Nor can the
distribution of the nations as described in the tenth chapter of Genesis be
appealed to, seeing that this section does not enumerate all races of the
earth, but confines itself probably to the Caucasian.
Science, therefore, may
demand an early date
for the Deluge, but it does not necessitate a limitation of the Flood to
certain parts of the human
race. The question, whether all men perished in the Deluge, must be decided
by the teaching of the Bible, and
of its authoritative interpreter. As to the teachings of the Bible, the passage which deals ex
professo with the Flood (Genesis
6-9), if taken by
itself, may be interpreted of a partial destruction of man; it insists on the
fact that all inhabitants of the "land", not of the
"earth", died in the waters of the Deluge, and it does not explicitly
tell us whether all men lived in the "land". It may also be granted,
that of the passages which refer incidentally to the flood (Wisdom 10:4; 14:6; Sirach 44:17 sqq.,
and Matthew 24:37
sqq., may be explained, more or less satisfactorily, of a partial
destruction of the human
race by the inundation of the Deluge; but no one can deny that the prima
facie meaning of 1
Peter 3:20 sq., 2
Peter 2:4-9, and 2
Peter 3:5 sqq., refers to the death of all men not contained in the ark.
The explanations of these passages, offered by the opponents of the
anthropological universality of the Deluge, are hardly sufficient to remove all
reasonable doubt. We
turn, therefore, to authority in order to arrive at a final settlement of the
question. Here we are confronted, in brief, with the following facts: Up to the
sixteenth and seventeenth centuries the belief in the
anthropological universality of the Deluge was general. Moreover, the Fathers
regarded the ark and the Flood as types of baptism and of the Church; this view they
entertained not as a private opinion, but as a development of the doctrine contained in 1 Peter 3:20 sq.
Hence, the typical character of both ark and Flood belongs to the "matters
of faith and morals" in which
the Tridentine and
the Vatican Councils oblige
all Catholics to
follow the interpretation of the Church.
Collateral questions
These may be reduced to the
time of the Deluge,
its place, and its natural causes.
Time of the Deluge
Genesis places the Deluge
in the six-hundredth year of Noah; the Masoretic text assigns
it to the year 1656 after the creation, the Samaritan to 1307, the Septuagint to 2242, Flavius Josephus to
2256. Again, the Masoretic
text places it in B.C. 2350 (Klaproth) or 2253 (Lüken), the Samaritan in 2903, the Septuagint in 3134.
According to the ancient traditions (Lüken), the Assyrians placed the
Deluge in 2234 B.C. or 2316, the Greeks in 2300, the Egyptians in 2600, the Phoenicians in 2700, the
Mexicans in 2900, the Indians in 3100, the Chinese in 2297, while the Armenians assigned the
building of the Tower of Babel to about 2200 B.C. But as we have seen, we must
be prepared to assign earlier dates to these events.
Place of the Flood
The Bible teaches only that the ark
rested on a mountain in Armenia.
Hence the Flood must have occurred in a place whence the ark could be carried
towards this mountain. The Babylonian
tradition places the Deluge in the lower valley of the Tigris and Euphrates.
Natural causes of the
Flood
Scripture assigns as the
causes of the Deluge the heavy forty days' rains, the breaking up of the
fountains of the great deep, and the opening of the flood-gates of heaven. This does not
exclude the opinion that certain natural forces were at play in the
catastrophe. It has been suggested that the axis of the earth was shifted on
account of the earth's collision with a comet, or that powerful volcanic
eruptions raised new mountains in the sea, or that an earthquake caused a tidal
wave to overrun certain portions of the dry land. Thus, Süss speaks of the
frequency of earthquakes and of storms in the Gulf of Persia; but this would
enclose the Flood within too narrow limits both of space and of time. Another
conjecture has been proposed by von Schwartz. He supposes that an inland
Mongolian sea, in size about equal to the Mediterranean, situated at a height
of about 6000 feet above the level of the ocean and 5000 feet above the
surrounding Aralo-Caspian plain, at the time of an earthquake broke through one
of its walls, and sent its 3,000,000 cubic kilometres of water into the region
north of Persia, Armenia, and the
Caucasus, covering the whole plain, until the waters were drained by way of the
Black Sea and the Mediterranean into the Atlantic Ocean. Here we have the
breaking of the bonds of the great deep, we have an outflow of water lasting
for several months, and we find that the ark must have been carried westward by
the general drift of the waters till it rested on the mountains of Armenia. But not to
mention the improbability of the supposition urged by several scientists, we do
not understand why the tops of the mountains should not have been visible even
after the mooring of the ark. A number of other hypotheses have been proposed
in order to explain by natural causes the phenomena implied in the Biblical
account of the Deluge, but thus far they have not satisfied the various details
given in the Book of Genesis.
Sources
Complete bibliographies
may be found in VON HUMMELAUER, Commentarius in Genesim (Paris, 1895); MANGENOT
in Vig., Dict. de la Bible (Paris 1899) II; CORNELY, Introductio (2nd ed.
Paris, 1887), II, Pt. I, 161; HAGEN, Lexicum Biblicum (Paris, 1907), II; DE
RÉGNON, Le déluge biblique et les races antédiluviennes; SCHÖPFER, Geschichte
d. A. T. (3rd ed. Brixen, 1902); WOODS, Dict. of the Bible (New York, 1900),
II; LÜKEN, Die Traditionen des Menschengeschlechts (Münster, 1869); ANDREE, Die
Flutsagen ethnographisch betrachtet (Brunswick, 1891); VON SCHWARZ, Sintfluth
und Völkerwanderungen (Stuttgart. 1894); PRESTWICH, On Certain Phenomena
Belonging to the Close of the Last Geological Period (New York, 1895); SÜSS, Das
Antlitz der Erde (Prague, 1883); MILLER, Testimony of the Rocks, 1858; KAULEN
in Kirchenlexikon; REUSCH, Bibel und Natur (4th ed., Bonn, 1876); The Tablet
(London, 1884), flles.
Maas, Anthony.
"Deluge." The Catholic Encyclopedia. Vol. 4. New York: Robert
Appleton Company, 1908. <https://www.newadvent.org/cathen/04702a.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Douglas J. Potter. Dedicated to the
Sacred Heart of Jesus Christ.
Ecclesiastical approbation.
Nihil Obstat. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of
New York.
Copyright © 2026 by New Advent LLC.
Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : https://www.newadvent.org/cathen/04702a.htm
Narthex of St. Mark's
Basilica (Venice) ; Mosaics of Noah's Ark
My Bible
History, OT 07 – The Ark of Noe
When Adam and Eve learned
how Cain had murdered Abel, they were very sad. God, taking pity on them, sent
them another son. Whom they called Seth. This son grew up to be a good man. The
children of Seth honored God and lived according to His commands. Because of
their goodness, they were called children of God.
The children of Cain,
however, grew up full of wickedness. They neither sought God, nor wished to
serve Him. After a while the children of Cain began to marry the children of
God. Then the sons and daughters born to these parents also became wicked. At
last most of the men on earth turned evil, because of the children of Cain.
When God saw how men
forgot and disobeyed Him, He was full of sorrow. He said, “I am sorry that I
ever created the earth. Now men are unclean because of sin. I will destroy them
all, and all other living creatures. I will wipe every living thing from the
face of the earth.”
Among the wicked people
there lived a good man. Noe, who still loved God. So God said to him. “Men have
turned away from Me, and have defiled themselves and the good earth that I
created. They no longer seek Me nor obey My commands. I will destroy them. I
will send rain for forty days. A great flood shall rise to wipe away every
living creature from the face of the earth. But because you honor and obey Me,
I shall spare you. Go, therefore, and build an ark of wood. When it is
finished, take your wife, your sons, and their families, and enter the ark that
you may be saved.”
Noe did all that God had
commanded. He built an ark of wood. It was three stories high. and was divided
into little rooms. It took Noe over one hundred years to build it. Then, with
his family, Noe entered the Ark. God also told him to carry enough food, and to
take with him seven pairs of certain animals, and two pairs of the other
animals. When all of them had entered, the door was closed and fastened.
What a fearful thing sin
must be, that God should have wished to punish it in such a terrible manner!
– from My Bible History in Pictures, by Bishop Louis
LaRavoire Morrow, D.D., 1934;
it has the Imprimatur of Archbishop Michael J O’Doherty of Manila, Philippines
SOURCE : https://catholicsaints.info/my-bible-history-ot-07-the-ark-of-noe/
A
stone carving that depicts Noah and the Rainbow Covenant, a story from the Book
of Genesis, in the archway of the Great West Door of York Minster.
My Bible
History, OT 08 – The Great Flood
After the closing of
Noe’s Ark. God sent the rain in torrents upon the earth. For forty days and
forty nights heavy rain fell and flooded the land.
The waters rose higher
and higher till even the mountains were covered. Every living thing – bird,
beast and man – was drowned. All living things died except those who were in
the Ark.
After forty days the rain
stopped, but the waters remained on the earth for one hundred and fifty days.
Then a wind blew over the earth. and the flood went down. The waters sank away
from the earth, until one day the Ark stood still. It had come to rest on the
top of a mountain.
Noe waited forty days.
Then he opened the window of the Ark and sent out a raven. The raven flew back
and forth over the waters, but did not return to the Ark.
Then Noe sent out a dove.
Finding no place on which to alight, the dove returned to the Ark. After
another week. Noe again sent out the dove. In the evening it returned with a
green olive branch in its beak. By this Noe knew that the waters were leaving the
earth.
After one more week, Noe
sent forth the dove a third time. It did not return, and Noe knew that the
waters were no longer covering the earth. And so Noe with his wife, his sons,
their families, and all living creatures went forth out of the Ark on to the
dry land.
Noe was very grateful to
God. He built an altar, and upon it offered a sacrifice of thanksgiving to God.
God was pleased with Noe and promised, “The waters will never again become a
flood to destroy all living things. This is the sign of our agreement: I will
put the rainbow in the sky. Whenever the rainbow appears, I will remember My
promise.”
Then God blessed Noe and
all the other creatures that had been saved. He said, “Increase and multiply,
and replenish the earth.”
The Ark of Noe was the
figure of the Catholic Church founded by Our Lord Jesus Christ, the one place
of refuge in which We may find salvation.
– from My Bible History in Pictures, by Bishop Louis
LaRavoire Morrow, D.D., 1934;
it has the Imprimatur of Archbishop Michael J O’Doherty of Manila, Philippines
SOURCE : https://catholicsaints.info/my-bible-history-ot-08-the-great-flood/
Michelangelo (1475–1564),
il Diluvio Universale, 1509, 280 x
570, dalla volta della Cappella Sistina
Practical
Commentary on Holy Scripture – The Deluge
Genesis 5 to 7
Adam lived nine hundred
and thirty years. He had many sons and daughters to whom he announced the law
of God and the coming of the Redeemer1.
His immediate descendants also lived to a very great age. Mathusala, the oldest
of them, lived nine hundred and sixty-nine years. The people became very
numerous. Some were herdsmen and lived in tents; others built cities and became
mechanics2
and musicians. The descendants of the pious Seth3,
whom God had given to Adam instead of Abel, were good, feared God, and hence
were called the children of God. The descendants of Cain, however, turned away
from God4,
were wicked, and were called the children of men.
Henoch,5
one of the children of God, was noted for his faith and piety, and was taken up6
alive to heaven. Unhappily, the children of God began to associate7
with the children of men, and soon they themselves became wicked. Then God
said: “My spirit shall not remain in man for ever, because he is flesh, and his
days shall be one hundred and twenty years.”
“And seeing that the
wickedness of men was great on the earth and that all the thought of their
heart was bent upon evil at all times, God repented8
that He had made man on earth, and He said: I will destroy man, whom I have
created, from the face of the earth.”
But among these wicked
men there was one just and virtuous man, who was called Noe. Noe found favour9
with the Lord, and the Lord said to him: “Make thee an ark10
of timber-planks; thou shalt make little rooms in the ark, and thou shalt pitch
it within and without with bitumen. The length of the ark shall be three
hundred cubits, and the breadth of it fifty cubits, and the height of it thirty
cubits.11
Thou shalt make a window in the ark, and a door in its side; and thou shalt
divide the ark into lower, middle, and third12
stories. Behold, I will bring the waters of a great flood upon the earth, to
destroy all flesh wherein is the breath of life. But I will establish my
covenant13
with thee. Thou shalt enter into the ark, thou and thy sons, and thy wife and
the wives of thy sons with thee. And of every living creature,14
of all flesh, thou shalt bring two of a sort into the ark that they may live
with thee. Thou shalt take unto thee of all food which may be eaten, and thou
shalt lay it up with thee.”
Noe did all that the Lord
had commanded him to do. He spent a hundred years in building15
the ark, during which time he preached16
penance to the people. But men heeded not the warning. They ate, drank, and
were married just as before, without a thought of the terrible punishment that
was to come upon them. Then the Lord said to Noe: “Go in, thou and all thy
house, into the ark; and after seven days I will cause rain to fall upon the
earth for forty days and forty nights, and I will destroy every substance that
I have made, from the face of the earth.” Noe entered into the ark, with all
his family, taking with him all the beasts17
that the Lord had commanded him, and the Lord shut him in on the outside.
And when the seven days
were passed, the fountains of the great deep18
were broken up, and the flood-gates19
of heaven were opened, and the rain fell upon the earth for forty days and
forty nights. The waters continued to increase till they rose fifteen cubits
above the highest mountains. Thus every living being was destroyed, that moved
upon the earth, both of fowl, of cattle, of beasts, and all men. Noe only
remained, and they that were with him in the ark.
Commentary
The terror of God’s
judgment. Picture to yourself the horror of this terrible judgment of God. In
sixteen hundred years the human race had increased to millions of beings, and
now all were destroyed! Many of them were drowned when the Flood first began,
while others saved themselves for a time in high trees or on the roofs of
houses. But the houses were swept away and the trees uprooted, and all who were
on them were swallowed up in the waters. Many fled to the mountains, but the
flood followed them there. With deadly fear they watched the waters rising
higher and higher, till the very mountain-tops were’ swallowed up, and one by
one those who had sought safety on them were engulfed in the roaring waves.
Mothers saw their children, brothers their sisters, husbands their wives,
drowning before their eyes, and were powerless to help them. Black clouds
covered the sky, and the earth was wrapped in darkness. Beasts roared, and men
wailed and cried aloud to heaven for mercy. But the day of mercy was past; the
day of retribution had come. And, behold, while the storm raged fiercer and
fiercer, and the waters rose above the highest mountains, burying all mankind
in a watery grave, the ark floated securely on the top of the horrible flood,
protected by the hand of God, neither injured by the fallen trees which were
hurled against it, nor dashed to pieces against the sunken rocks.
The four last things. The
patriarchs lived to a great age, but they had to die at last. Of each one, with
the exception of Henoch, it is said that he lived to such and such an age, and
then died. By this they fulfilled the words of God: “Dust thou art, and into
dust thou shalt return.” So it is with man still, and so it will be till the
end of the world: all men must die, because they are the inheritors of Adam’s
curse. “It is appointed unto men once to die, and after this the judgment”
(Hebrews 9:27). The four last things are death, judgment, heaven, hell.
The sons of God and the
sons of men. The opposition between the sons of God and the sons of men
continues to this day, and will continue to the end of the world. The children
of men are those who either have no faith, or who do not live up to their
faith, but follow the desires of their own corrupt hearts, and without shame
transgress God’s commandments. They love the world above all things, as if it
were their God. They struggle after the honours, pleasures, and riches of this
life, and do not trouble themselves about eternal life. But who are the
children of God? They are those who do God’s will, who live in the grace and
love of God, and who strive after heavenly things. As Christians, we are all
children of God. Let us live as such, and try to do the will of our Father, who
is in heaven.
The long life of the
Patriarchs. As the earth before the Flood produced larger plants and larger
beasts than it does now, so men in primeval times were taller and stronger than
the men of later ages. They lived a simple, temperate life, and therefore
reached a great age. This long life of the patriarchs was ordained by God to
serve several ends. The first was that they might have a great many children,
and that the human race might multiply and spread itself. Another was that the
patriarchs might be able to transmit the divine revelation of the history of
creation, of the original state and fall of man, the promise of the Saviour,
the story of Cain and Abel etc., to later generations, pure and unfalsified.
Adam himself was able to teach these truths to his descendants down to the time
of Lamech, who at the time of Adam’s death was fifty years old. Lamech was the
father of Noe, and died a few years before the Deluge. He instructed Noe (who
lived 950 years) and Sem, the son of Noe. Sem (who lived 600 years) was able to
instruct his descendants down to the time of Jacob. Jacob transmitted the
divine revelation to his descendants, one of whom was Moses, who wrote the
first five books of Holy Scripture, containing the revelation of God from the
Creation onwards. There was no Holy Scripture between the time of Adam and that
of Moses; the faith being preserved and spread by means of oral tradition and
living witnesses.
The Forbearance of God.
Although all men, with the exception of Noe and his family, had become impious
and vicious, God gave them a hundred and twenty years in which to repent,
before He let loose His wrath upon them. We call God long-suffering, because He
waits such a long time before He will punish a sinner. Good men often complain
thus: Why does God put up so long with impiety? Why does He not punish the
sinner who defies Him? Almighty God is patient, because He is eternal. He waits
for the sinner to repent; but if he will not repent, the punishment falls upon
him at last, if not in this world, then in the world to come.
God’s Holiness and
Justice shine forth most clearly in this story. The sins of men are powerless
to hurt the Lord God, or disturb His infinite peace and happiness. Why then did
He repent of having made man? Because He is holy, and, sin being opposed to His
very essence, He could no longer endure the wickedness of man. He also wished,
by this destruction of sinful man, to reveal His detestation of sin to all
future generations, and thereby to keep them from sinning. Because God is holy,
He is also just, as is shown by His reward of the righteous Noe, and His
punishment of the wicked.
The Mercy of God. God
reveals to us His mercy as well as His justice in this story of the Deluge. He
did not allow the Flood to come suddenly, but by degrees. When the rain began
to fall, it is probable that many believed in Noe’s warnings of the coming
judgment and began to pray and repent of their sins, and cried to God for
pardon. Such as did this were saved, and were not cast into hell, but sent to
Limbo (1 Peter 3:19).
“Others do the same
thing.” Sinners often speak thus in excuse for themselves. But the Deluge teaches
us that such words avail nothing with God. Sin remains sin, and mortal sin
remains mortal sin, whether committed by few or many. When everybody was
wicked, as in the days of Noe, everybody was punished. At the Last Day we shall
not be judged according to the opinions and easy-going principles of the world,
but according to the holy Commandments of God and of His Church.
The fortitude of Noe.
Among all his other virtues we must admire this the most. He remained virtuous
in the midst of a corrupt world, and did only that which was pleasing to God.
The wicked people around him did all in their power to lead him astray. They
mocked him, because he did not do as they did; but he did not let himself be
moved to do evil. He firmly resisted the attractions of the wicked world, and
remained true to what was right.
Noe’s love of his
neighbour. For a hundred and twenty years he laboured for the salvation of the
souls of his fellow-creatures, who were walking on the road to ruin. His love
of his neighbour was real, practical, and entire.
The Ark a type of the
Catholic Church. All those who were in the ark, were saved from death:
whosoever is a true child of the Catholic Church, will be saved from
everlasting death. There was only one ark of safety: so is there only one true
Church in which there is salvation. The ark was designed and built according to
God’s directions; so was the Church founded by our Lord. The ark did not sink
amid the storms of the Deluge, being protected and guided by God; even so the
Catholic Church does not sink amid the storms of persecution, being invisibly
protected and governed by God the Holy Ghost.
The Last Judgment. The
terrors of the Deluge are a type of the Last Day, for our Lord has said
(Matthew 24:37): “As in the days of Noe, so shall also the coming of the Son of
man be” (i.e. when He comes again to judge the world). Great were the fear and
lamentation when the Deluge broke forth, but greater far will be the terror
felt at the approach of the Last Day. “There shall be then great tribulation
such as hath not been from the beginning of the world until now” (Matthew
24:21). And yet many men behave about the Last Judgment precisely as those of
Noe’s time behaved about the Deluge, passing their lives in frivolity, and
fearing nothing. The very same thing which happened to these last will happen
to them. The men of Noe’s time would not listen to his warnings: they scoffed
at him and refused to believe in the judgment that was to overtake them. But
when the Flood came, and certain destruction lay before them, they cursed their
folly and frivolity, and bitterly envied Noe’s safety in the ark. So will it be
with men when the Last Day comes. “Then will they say within themselves,
repenting and groaning for anguish of spirit: These are they whom we had some
time in derision, and for a parable of reproach. We fools esteemed their life
madness, and their end without honour. Behold, how they are numbered among the
children of God, and their lot is among the saints.” (Wisdom 5:3-5)
Application
You became children of
God by holy Baptism. Have you always lived as such? Have you always prayed
willingly and devoutly, and hated sin? Think very often about God, who is
everywhere, and sees into your hearts. Henoch took delight in meditating about
God. Wherever he went, and whatever he was doing, he had God before his eyes.
Each time today that you hear the clock strike, or the bell ring, make short acts
of faith, hope and charity.
The children of God
became corrupt, because they mixed with the children of the world. Man, being
naturally inclined to evil, follows bad example very easily. “Evil
communications corrupt good manners.” One bad apple taints a hundred sound
ones, but a hundred sound apples cannot make the bad one good again. Beware, in
future, of bad companions. They are not true friends, but the enemies of your
soul. Seek the company of pious, God fearing people. “My son, if sinners shall
entice thee, consent not to them” (Proverbs 1:10).
Noe’s preaching was all
in vain, because the frivolous people heard him indeed with their ears, but did
not take to heart what he said. In what way do you listen to sermons and
instructions?
Noe feared God, but did
not fear the impious world. Very often you fear men more than God. Have you
never been ashamed to make the sign of the cross, or to kneel down to say your
prayers, or to take holy water? Do not ever again be so cowardly! Pay no attention
to the scoffs of bad people, but be strong, and fearlessly confess your faith!
Pray earnestly to God the Holy Ghost for the gifts of fortitude and holy fear!
Footnotes
1 Redeemer.
According to the promise that the seed of the woman would overcome sin and the
devil.
2 Mechanics.
They practised various arts and trades, such as building, stone-cutting,
carpentering, weaving, forging, and the making of musical instruments.
3 Seth.
Seth, being just and holy like Abel, was a compensation to his parents for his
loss. God chose Seth to be the heir of the promises, and the forefather of the
people of God, and later on of the Redeemer Himself who, according to Saint
Luke (3:38), was, as Man, descended from Seth.
4 From
God, i.e. they did not seek God or serve Him. They were called sons of men, or
of this world, in contradistinction to the children of the just Seth, who were
called the sons of God, because they loved and honoured God as their Lord and
Father.
5 Henoch.
He “walked with God”, i.e. lived in God’s presence, prayed without ceasing, and
was united to God by the most intimate love. He was the saint of the primitive
ages. His zeal for the glory of God, and his sincere love of his neighbour,
urged him to convert sinners, so as to save them from eternal loss.
6 Taken
up. He did not die, but was translated to paradise with his body and soul, as
happened later on to the prophet Elias. He, too, was a holy preacher of
penance, and was translated without dying.
7 Associate.
In the course of centuries, the children of God intermarried with the children
of men, and let themselves be led into their godless ways, so that impiety
increased, and at last became general. Then God resolved to exterminate the
human race, which was now living so shamelessly in accordance with its own evil
passions. But He gave them a hundred and twenty years for repentance and
amendment.
8 Repented.
This is a human way of speaking of God who, because He foresees all, does not
change or regret His plans. But in order to express that God felt in His divine
heart the terrible ingratitude of man and that it deserved punishment, the
sacred writer says beautifully “it repented Him that He had made man”.
9 Found
favour. It was God’s will to spare him, and not punish the just with the
unjust.
10 Ark.
A great house, resting on a sort of raft made of wood, shaped and fitted
together.
11 Cubits.
The Hebrew cubit was about 18 inches.
12 Third,
i.e. upper.
13 Covenant.
Of what did this bond or covenant consist? Almighty God promised to save Noe in
the ark; and Noe, on his part, undertook to serve God faithfully with his
family.
14 Every
living creature. Of clean beasts he was to take seven pair. Those beasts were
styled clean which lived on herbage; and especially domestic animals were thus
classed. Only clean beasts could be offered in sacrifice. Unclean beasts
included (besides swine) all beasts of prey (because they shed blood), all
vermin and creeping things.
15 Building.
With the help of his sons.
16 Preached.
Foretelling the coming punishment. The building of the ark ought to have
confirmed his words, for each person must have said to himself: “Surely Noe
would never have undertaken this great and laborious work if he did not believe
in this coming judgment.” But they would not allow any serious thoughts to
interfere with their impious frivolity, and went on with their pleasure,
refusing to believe Noe’s words, and scoffing at his warnings. Thus they let
the hour of grace go by without profiting by it.
17 Beasts.
God made the animals to flock into the ark in the same way that He gathered
them together to be named by Adam, and in the same way that He still draws the
birds of passage every year towards the south.
18 Great
deep. That is, the waters under the earth came to the surface.
19 Flood-gates.
The water which was gathered in the air, and which God kept back, as it were,
by flood-gates, broke loose and poured on to the earth. Many of you have seen
flood-gates or sluices in a mill-stream, and you know what the water does when
they are opened. In the same way, the water burst out of the clouds, and poured
unceasingly on to the earth for forty days.
– from Practical
Commentary on Holy Scripture, by Bishop
Friedrich
Justus Knecht
SOURCE : https://catholicsaints.info/practical-commentary-on-holy-scripture-the-deluge/
Giuseppe Milani, Noè (dal
ciclo con Storie e personaggi dell'Antico Testamento), 1773 - 1774, affresco;
Cesena, Abbazia di Santa Maria del Monte
San Noè Patriarca
Desterà forse un po’ di
sorpresa il fatto che il santo oggi in questione non solo non sia cristiano, ma
neppure ebreo come i patriarchi ed i profeti biblici. Analogo caso è però
costituito dal re-sacerdote San Melchisedech.
Il patriarca Noè è
infatti una figura nota, seppur sotto diversi nomi, ad altri popoli
mesopotamici e la storia del diluvio a lui connessa è narrata anche da vari
antichissimi testi babilonesi, quali per esempio l’Epopea di Ghilgamesh ed il
Poema di Atrakhasis. Il fatto storico che probabilmente ispirò questo racconto
leggendario sta in un catastrofico evento verificatosi forse nell’area dei due
maestosi fiumi Tigri ed Eufrate, le cui inondazioni opportunamente incanalate
si rivelarono sempre fonti di benessere, ma con le loro piene eccessive furono
talvolta causa di devastazioni.La figura di Noè è così nota da rendere
incompleto ogni possibile tentativo di riproporre così in breve la sua vicenda,
narrata per esteso nei capitoli 6-9 del libro della Genesi, pur con qualche
incongruenza, dovuta all’intrecciarsi di due differenti tradizioni. L’arca
tratteggiata nel racconto biblico con misure esorbitanti, lunga 156 metri, alto
30, larga 26, con la capacità di 65/70.000 metri cubi, desta da secoli lo
stupore degli artisti, che cercano di raffigurarla, e degli archeologi, che
invano tentano di scovarne eventuali resti, nonostante le discordanze sulla suo
possibile collocazione.Noè costituisce comunque un emblema dei giusti presenti
indubbiamente anche nel mondo pagano: Abramo verrà infatti parecchi secoli
dopo. Dio stabilì già con Noè un’alleanza anticipatrice di quella che stipulò
poi con Israele sul monte Sinai. Questo è dunque l’atto culminante del racconto
del diluvio, cioè il Signore che nella sua giustizia irrompe per colpire il
male dilagante con le acque impetuose, simbolo per l’antico Vicino Oriente del
nulla e del caos. Ma Dio si fa portatore di salvezza nei confronti di tutti i
giusti, incarnati in Noè, “uomo giusto e integro” in una “terra corrotta e
piena di violenza” (Gn 6,9.11).L’arcobaleno sfolgorante nel cielo divenne segno
non solo del giudizio divino ormai ottemperato, ma anche della nuova alleanza
cosmica intersorsa tra Dio e l’intera creazione. Tuttavia il male non fu così
del tutto estirpato, riaffiorando infatti nel finale del racconto della storia
di Noè, più precisamente nella mancanza di rispetto che Cam, uno dei tre figli
di Noè, ebbe nei confronti di suo padre, qualora “vide il padre scoperto e
raccontò la cosa ai due fratelli” (Gn 9,22).
Fu così evidente che
purtroppo, anche nell’umanità appena rinnovata, il germe del male era già
pronto a risorgere tra gli uomini e trovare nuovo vigore.
Autore: Fabio
Arduino
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/92468
Giovanni Battista Gaulli (1639–1709),
The Sacrifice of Noah, circa 1660, 249 x 137, National Museum of Art, Architecture and
Design, Oslo, Norway
NOÈ
di Alberto Vaccari
Enciclopedia Italiana
(1934)
Eroe della Bibbia
(Genesi, V, 28-IX, 29), decimo nella serie dei più antichi patriarchi della
linea di Set (ibid., V, 1-29) a cavaliere fra due età del mondo, prima e dopo
il diluvio. Nella figura di N. quale ci è presentata dal racconto della Genesi vanno
distinti tre aspetti: il giusto salvato dal diluvio, il padre della nuova
umanità, l'inventore della viticoltura; il primo è di gran lunga il più
importante.
Il giusto salvato dal
diluvio. - Essendosi il genere umano sprofondato in un'insanabile corruzione
morale, Dio decide di affogarlo in una generale inondazione, risparmiandone
soltanto N. con la sua famiglia, che si era mantenuta intatta dall'universale
corruzione; perciò ordina a N. di costruirsi un'ampia nave (l'arca) dove
riparare dall'inevitabile catastrofe sé e la famiglia con una o più coppie
d'ogni specie animale. N., sempre ubbidiente agli ordini divini, eseguisce ogni
cosa, e così salva sé e i suoi dall'universale sterminio.
Sotto questo aspetto il
N. biblico ha il suo riscontro nell'Utnapishtim dell'epopea babilonese di
Gilgamesh, l'Atraḥasis di altre redazioni, in sumerico Ziusudra, donde lo
Xisutros di Beroso. Ma ci son pure almeno due notevoli differenze. Utnapishtim
scampato al diluvio passa a vita immortale nelle isole fortunate in compagnia
degli dei; N. invece resta mortale e riprende la sua vita di prima. Inoltre, ed
è più grave, a Utnapishtim il singolare favore è accordato soltanto per il
cieco affetto d'un dio subalterno per lui, senza alcun suo merito personale, a
N. invece è premio della sua virtù. Questo tratto morale è tanto spiccato nella
Genesi, che presso gli altri scrittori biblici N. passa per il tipo dell'uomo
giusto (Ezechiele, XIV, 14) anzi banditore della giustizia (II Pietro, II, 5),
modello di fede in Dio e viva prova della Provvidenza (Sap., X, 4), il cui
esempio fu una tacita predicazione e una condanna del mondo incredulo (Ebrei,
XI, 7; Ecclesiastico, XLIV, 17). Gesù stesso nel suo grande discorso
escatologico (Matteo, XXIV, 37 segg.; Luca, XVII, 26 segg.) mette in parallelo
il mondo quale fu ai giorni di N. e quale sarà al ritorno del figlio dell'uomo,
cioè alla sua seconda venuta.
Il secondo padre del
genere umano. - Dai tre figli di N. scampati con lui nell'arca, Sem, Cam e
Iafet, provengono, secondo la Genesi (X, 1-32), tutti i popoli della terra,
almeno quelli che entravano nell'ambito dell'albero genealogico dei popoli a
quel punto della storia, secondo il piano seguito dall'autore della Genesi: da
Iafet gli Indoeuropei; da Sem i popoli dell'Asia anteriore, che appunto da lui
ebbero il nome di Semiti; da Cam gli altri, segnatamente gli Africani. Sotto
questo aspetto nessun riscontro con N. presenta la leggenda babilonese; ma
qualche cosa di simile ha il mito greco dì Deucalione, che con la moglie Pirra
dopo il diluvio ripopola la terra gettandosi le pietre dietro le spalle. Come
nuovo padre del genere umano N. riceve da Dio (Genesi, IX, 1-7) una legge che
rinnova e amplifica la prima già data ad Adamo (ibid., I, 28). Con le nuove
concessioni (incutere terrore agli animali e mangiarne le carni, purché
dissanguate) la Bibbia vuole certo segnalare una tappa nel cammino
dell'umanità, la prevalenza della caccia e del regime carnivoro. Anche nel
governo divino segna un'epoca di maggiore tolleranza l'assicurazione data a N.
che il genere umano non sarà più distrutto dal diluvio; segno sensibile della
divina promessa è l'arcobaleno (Genesi, IX, 6-17).
L'agricoltore. - Altro
aspetto che nella figura di N. accenna alla marcia dell'umanità, riguarda i
progressi dell'agricoltura. A N. fa risalire la Bibbia la coltura della vite e
l'arte di trarne il vino (Genesi, IX, 20 seg.); ma presentandoci, insieme con
la prima invenzione, anche il lato pericoloso con l'ebbrezza (sebbene
inconscia) di N., vuole mettere discretamente in guardia dagli abusi. Nella
nota scena che chiude l'incidente (Cam schernisce, Sem e Iafet pudibondi velano
la nudità del padre) realismo e moralità, fierezza etnica e storia mondiale si
fondono insieme. L'espansione di Iafet, il suo passaggio alla religione di Sem,
il servaggio di Cam sotto i primi due, sono i tre punti del messaggio di N.
(Genesi, IX, 24-26) e dànno in compendio la storia millenaria dei tre
continenti, Europa, Asia e Africa.
Nome, etimologia. - A
questo carattere d'innovatore dell'agricoltura sembra annodarsi il motivo
dell'imposizione del nome Noè, espresso, secondo un uso frequente nella Bibbia
e nell'antico Oriente, con un'assonanza etimologica. Lamec, padre di Noè (si
legge in Genesi, V, 28 segg.) "ebbe un figlio e lo chiamò Noè, dicendo: Questi
ci ristorerà dal nostro lavoro, e dalle fatiche delle nostre braccia per il
suolo maledetto da Dio" (cfr. Genesi, III, 17). L'accenno all'agricoltura
è chiaro, e l'allusione all'effetto esilarante del vino è almeno probabile (v.
Salmo, CIV, 15; Proverbi, XXXI, 6 seg.; Geremia, XVI, 7); ma l'assonanza del
nome Noè (ebr. Noaḥ) col verbo "ristorare" o "confortare"
(ebr. naḥem) non va che per metà. Correggere questo verbo in quello di nûaḥ
"riposare", della stessa radice che Noah, è arrischiato. Forse qui si
fonde insieme l'eco di due tradizioni. In un frammento dell'epopea di Gilgamesh
in lingua Harri (parte dell'impero hittita) trovato recentemente a Boğazköy
l'eroe scampato al diluvio si chiama Naḥmuliel, formato cioè precisamente con
la radice naḥem (v. E. Burrows, in Journal of the Royal Asiatic Society, 1925,
p. 281 segg).
Non farà meraviglia che
la riflessione religiosa e l'immaginazione popolare abbiano poi, specialmente
presso i Giudei, ingrandito, ampliato e abbellito la figura di Noè con leggende,
che si possono vedere riassunte in The Jewish Encyclopedia, IX, p. 319-323.
Nell'epoca romana la leggenda di Noè s'era localizzata ad Apamea nella Frigia,
dove furono coniate (sec. III d. C.) anche monete con la figura di Noè
nell'arca; v. Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie, I, 11.
coll. 2501-2522.
© Istituto della
Enciclopedia Italiana fondata da Giovanni Treccani - Riproduzione riservata
SOURCE : https://www.treccani.it/enciclopedia/noe_(Enciclopedia-Italiana)/
KTO – le déluge : https://www.ktotv.com/video/00413441/le-deluge et https://www.youtube.com/watch?v=drxfZQ2ARR8
Histoire de Noé,
19/10/2024 : https://www.ktotv.com/video/00443201/histoire-de-noe
ECDQ, Église catholique
de Québec - La véritable histoire de
Noé! : https://ecdq.tv/la-veritable-histoire-de-noe/
Que représente l’Arche de
Noé : histoire et signification : https://www.holyart.fr/blog/articles-religieux/que-represente-larche-de-noe-histoire-et-signification/
L’Église catholique à
Paris - Juillet - Célébrer l’Alliance avec Noé : https://dioceseparis.fr/juillet-celebrer-l-alliance-avec.html
Noé Fiche théologique pour adultes : https://catechese-par-la-parole.catholique.fr/images/catechese/fichiers-pdf/09noe/reperes/No%C3%A8_Fiche_th%C3%A9ologique_No%C3%A9_Site_interparole.pdf
Commentaire Genèse 13/16 ─ L’alliance avec Noé (Gen 8, 20 - 9, 17), par Arnaud
Dumouch / https://www.youtube.com/watch?v=IktCdn_RgNc
Église catholique en Yvelines, À Coignères, Noé figure du Christ ressuscité : https://www.catholique78.fr/2018/03/23/noe-figure-christ-ressuscite-coignieres/
Noe (Noah). The ninth patriarch of the Sethite line, grandson of Mathusala and son of Lamech : https://www.catholic.com/encyclopedia/noe-noah

