lundi 26 décembre 2011

Premier mystère douloureux : L'AGONIE DE JÉSUS



36 Alors Jésus arrive avec eux en un domaine appelé Gethsémani, et il dit à ses disciples : " Demeurez ici, tandis que je m'en vais là pour prier. "

37 Ayant pris avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à éprouver de la tristesse et de l'angoisse.

38 Alors il leur dit : " Mon âme est triste jusqu'à la mort ; restez ici et veillez avec moi. "

39 Et s'étant un peu avancé, il tomba sur sa face, priant et disant : " Mon Père, s'il est possible, que ce calice s'éloigne de moi ! Cependant non pas comme je veux, mais comme vous (voulez) ! " 40 Et il vient vers les disciples et il les trouve endormis; et il dit à Pierre : " Ainsi, vous n'avez pas eu la force de veiller une heure avec moi !

41 Veillez et priez, afin que vous n'entriez point en tentation. L'esprit est ardent, mais la chair est faible. "

42 Il s'en alla une seconde fois et pria ainsi : " Mon Père, si ce (calice) ne peut passer sans que je le boive, que votre volonté soit faite ! "

43 Etant revenu, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient appesantis.

44 Il les laissa et, s'en allant de nouveau, il pria pour la troisième fois, redisant la même parole. 45 Alors il vient vers les disciples et leur dit : " Désormais dormez et reposez-vous; voici que l'heure est proche où le Fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs.

46 Levez-vous, allons ! Voici que celui qui me trahit est proche. "


MATTHIEU, XXVI : 36-46


***


32 Ils arrivent en un domaine appelé Gethsémani, et il dit à ses disciples : " Demeurez ici tandis que je prierai. "

33 Et il prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il commença à sentir de la frayeur et de l'angoisse.

34 Et il leur dit : " Mon âme est triste jusqu'à la mort ; restez ici et veillez. "
35 S'étant un peu avancé, il tomba sur la terre; et il priait que cette heure, s'il était possible, s'éloignât de lui,

36 et il disait : " Abba, Père, tout vous est possible, détournez de moi ce calice; cependant, non ce que je veux, mais ce que vous (voulez) ! "

37 Et il vient et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : " Simon, tu dors ! Tu n'as pas eu la force de veiller une heure !

38 Veillez et priez afin que vous n'entriez point en tentation. L'esprit est ardent, mais la chair est faible. "

39 Il s'en alla de nouveau et pria, disant la même parole.

40 Puis, étant revenu, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient appesantis, et ils ne savaient que lui répondre.

41 Il revint une troisième fois et leur dit : " Dormez désormais et reposez-vous. C'est assez ! L'heure est venue; voici que le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs.

42 Levez-vous, allons ! Voici que celui qui me trahit est proche. "

MARC, XIV : 32-42


***


39 Etant sorti, il s'en alla, comme de coutume, vers le mont des Oliviers ; les disciples aussi l'accompagnèrent.

40 Lorsqu'il fut à l'endroit, il leur dit : " Priez afin de ne pas entrer en tentation. "

41 Et il s'éloigna d'eux environ d'un jet de pierre ; et, s'étant mis à genoux, il priait, disant :

42 " Père, si vous voulez, détournez de moi ce calice. Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la vôtre qui soit faite. "

43 Et lui apparut, (venant) du ciel, un ange qui le réconfortait.

44 Et, se trouvant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des gouttes de sang, qui tombaient sur la terre.

45 S'étant relevé de (sa) prière, il vint vers les disciples, qu'il trouva plongés dans le sommeil à cause de la tristesse.

46 Et il leur dit : " Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez, afin que vous n'entriez point en tentation. "


LUC, XXII : 39-46

samedi 24 décembre 2011

Cinquième mystère lumineux : L'INSTITUTION DE L'EUCHARISTIE


Eucharistiae institutio


17 Le premier jour des Azymes, les disciples vinrent trouver Jésus, et lui dirent : " Où voulez-vous que nous vous fassions les préparatifs pour manger la Pâque? "

18 Il leur dit : " Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : Le maître (te) fait dire : Mon temps est proche, je ferai chez toi la Pâque avec mes disciples. "

19 Les disciples firent ce que Jésus leur avait commandé, et ils firent les préparatifs de la Pâque.
20 Le soir venu, il se met à table avec les douze [disciples].

21 Pendant qu'ils mangeaient, il dit : " Je vous le dis en vérité, un de vous me trahira "

22 Et, profondément attristés, ils se mirent à lui dire, chacun de son côté : " Serait-ce moi, Seigneur? "

23 Il répondit : " Celui qui a mis avec moi la main au plat celui-là me trahira !

24 Le Fils de l'homme s'en va, selon ce qui est écrit de lui ; mais malheur à l'homme par qui le Fils de l'homme est trahi ! Mieux vaudrait pour cet homme-là qu'il ne fût pas né. "

25 Judas, qui le trahissait, prit la parole et dit : " Serait-ce moi, Rabbi? — Tu l'as dit, " répondit-il
26 Pendant le repas, Jésus prit du pain et après avoir dit la bénédiction, il le rompit et le donna à ses disciples, en disant : " Prenez et mangez, ceci est mon corps. "

27 Il prit ensuite une coupe et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : " Buvez-en tous,

28 car ceci est mon sang, (le sang) de l'alliance, répandu pour beaucoup en rémission des péchés. 29 Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne jusqu'à ce jour où je le boirai nouveau avec vous dans le Royaume de mon Père. "
30 Après le chant de l'hymne, ils s'en allèrent au mont des Oliviers.
31 Alors Jésus leur dit : " Je vous serai à tous, cette nuit-ci, une occasion de chute, car il est écrit : Je frapperai le pasteur, et les brebis du troupeau seront dispersées.

32 Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée. "

MATTHIEU XXVI : 17-32


***


22 Pendant le repas, il prit du pain, et après avoir dit la bénédiction, il le rompit, et le leur donna, en disant : " Prenez, ceci est mon corps. "

23 Il prit ensuite une coupe et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous. 24 Et il leur dit : " Ceci est mon sang, (le sang) de l'alliance, répandu pour beaucoup.

25 Je vous le dis, en vérité, je ne boirai plus du produit de la vigne jusqu'à ce jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. "


MARC, XIV : 22-25


***


14 Quand l'heure fut venue, il se mit à table et les apôtres avec lui ;

15 et il leur dit : " J'ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir.

16 Car, je vous le dis, je ne la mangerai plus jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le Royaume de Dieu. "

17 Et, prenant une coupe, il rendit grâces et dit : " Prenez-la et partagez entre vous.

18 Car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du produit de la vigne, jusqu'à ce que le Royaume de Dieu soit venu. "

19 Et il prit du pain, et, après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : " Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites ceci en mémoire de moi. "

20 Et pareillement (pour) la coupe, après qu'ils eurent soupé, en disant : " Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, répandu pour vous.


LUC, XXII : 14-20


***


Chapitre 13
1. Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin.

2. Pendant le souper, lorsque déjà le diable avait mis dans le cœur de Judas, fils de Simon Iscariote, le dessein de le livrer,

3. Jésus, qui savait que son Père avait remis toutes choses entre ses mains, et qu'il était sorti de Dieu et s'en allait à Dieu,

4. Se leva de table, posa son manteau, et ayant pris un linge, il s'en ceignit.

5. Puis il versa de l'eau dans le bassin et se mit à laver les pieds de ses disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint.

6. Il vint donc à Simon-Pierre; et Pierre lui dit : "Quoi, vous Seigneur, vous me lavez les pieds !"

7. Jésus lui répondit : "Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt."

8. Pierre lui dit: "Non, jamais vous ne me laverez les pieds." Jésus lui répondit : "Si je ne te lave, tu n'auras point de part avec moi."

9. Simon-Pierre lui dit: "Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête!"

10. Jésus lui dit : "Celui qui a pris un bain n'a besoin que de laver ses pieds; il est pur tout entier. Et vous aussi, vous êtes purs, mais non pas tous."

11. Car il savait quel était celui qui allait le livrer; c'est pourquoi il dit : "Vous n'êtes pas tous purs."

12. Après qu'il leur eut lavé les pieds, et repris son manteau, il se remit à table et leur dit : "Comprenez-vous ce que je vous ai fait ?

13. Vous m'appelez le Maître et le Seigneur : et vous dites bien, car je le suis.

14. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres.

15. Car je vous ai donné l'exemple, afin que, comme je vous ai fait, vous fassiez aussi vous-mêmes.

16. En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n'est pas plus grand que son maître, ni l'apôtre plus grand que celui qui l'a envoyé.

17. Si vous savez ces choses vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez.

18. Je ne dis pas cela de vous tous; je connais ceux que j'ai élus; mais il faut que l'Écriture s'accomplisse : "Celui qui mange le pain avec moi, a levé le talon contre moi."

19. Je vous le dis dès maintenant, avant que la chose arrive, afin que, lorsqu'elle sera arrivée, vous reconnaissiez qui je suis.

20. En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé."

21. Ayant ainsi parlé, Jésus fut troublé en son esprit; et il affirma expressément: "En vérité, en vérité, je vous le dis, un de vous me livrera."

22. Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant de qui il parlait.

23. Or, l'un d'eux était couché sur le sein de Jésus ; c'était celui que Jésus aimait.

24. Simon-Pierre lui fit donc signe pour lui dire : "Qui est celui dont il parle ?"

25. Le disciple, s'étant penché sur le sein de Jésus, lui dit : "Seigneur, qui est-ce ?"

26. Jésus répondit : "C'est celui à qui je présenterai le morceau trempé." Et, ayant trempé du pain, il le donna à Judas Iscariote, fils de Simon.

27. Aussitôt que Judas l'eut pris, Satan entra en lui ; et Jésus lui dit : "Ce que tu fais, fais-le vite."

28. Aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui disait cela.

29. Quelques-uns pensaient que, Judas ayant la bourse, Jésus voulait lui dire: "Achète ce qu'il faut pour la fête," ou : "Donne quelque chose aux pauvres."

30. Judas, ayant pris le morceau de pain, se hâta de sortir. Il était nuit.

31.Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit; "Maintenant le Fils de l'homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui.

32. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt.

33. Mes petits enfants, je ne suis plus avec vous que pour un peu de temps. Vous me chercherez et comme j'ai dit aux Juifs qu'ils ne pouvaient venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant.

34. Je vous donne un commandement nouveau : que vous vous aimiez les uns les autres ; que comme je vous ai aimés, vous vous aimiez aussi les uns les autres.

35. C'est à cela que tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres."

36. Simon-Pierre lui dit : "Seigneur, où allez-vous?" Jésus répondit : "Où je vais, tu ne peux me suivre à présent ; mais tu me suivras plus tard."

37. "Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je vous suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour vous."

38. Jésus lui répondit : "Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m'aies renié trois fois."


Chapitre 14
1. "Que votre cœur ne se trouble point. Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.

2. Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père ; s'il en était autrement, je vous l'aurais dit, car je vais vous y préparer une place.

3. Et lorsque je m'en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi ;

4. Et là où je vais, vous en savez le chemin."

5. Thomas lui dit : "Seigneur, nous ne savons où vous allez ; comment donc en saurions-nous le chemin ?"

6. Jésus lui dit : "Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père que par moi.

7. Si vous m'aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père… Dès à présent, vous le connaissez et vous l'avez vu."

8. Philippe lui dit : "Seigneur, montrez-nous le Père, et cela nous suffit."

9. Jésus lui répondit : "Il y a longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu ? Philippe, celui qui m'a vu, a vu aussi le Père. Comment peux-tu dire : Montrez-nous le Père !

10. Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même : le Père qui demeure en moi fait lui-même ces œuvres. 11.Croyez sur ma parole que je suis dans le Père, et que le Père est en moi.

12.Croyez-le du moins à cause de ces œuvres. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes,

13. Parce que je m'en vais au Père, et que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.

14. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.

15. Si vous m'aimez, gardez mes commandements.

16. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour qu'il demeure toujours avec vous ;

17. C'est l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point : mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure au milieu de vous ; et il sera en vous.

18. Je ne vous laisserai point orphelins ; je viendrai à vous.

19. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez, parce que je vis, et que vous vivez.

20. En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. 21.Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; et moi je l'aimerai et je me manifesterai à lui."

22. Judas, non pas l'Iscariote, lui dit : "Seigneur, comment se fait-il que vous vouliez vous manifester à nous, et non au monde ?"

23. Jésus lui répondit : "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure.

24. Celui qui ne m'aime pas, ne gardera pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé.

25. Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous.

26. Mais le Consolateur, l'Esprit-Saint, que mon Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

27. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne la donne pas comme la donne le monde. Que votre cœur ne se trouble point et ne s'effraye point.

28. Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens à vous. Si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père, car mon Père est plus grand que moi.

29. Et maintenant, je vous ai dit ces choses avant qu'elles n'arrivent, afin que, quand elles seront arrivées, vous croyiez.

30. Je ne m'entretiendrai plus guère avec vous, car le Prince de ce monde vient et il n'a rien en moi.

31. Mais afin que le monde sache que j'aime mon Père, et que j'agis selon le commandement que mon Père m'a donné, levez-vous, partons d'ici."


JEAN, XIV-XV

vendredi 23 décembre 2011

Quatrième mystère lumineux : LA TRANSFIGURATION


Mosaïque byzantine de la Transfiguration. Monastère Sainte Catherine au Sinaï


Transfiguratio

24 Alors Jésus dit à ses disciples : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renonce lui-même, qu'il prenne sa croix et me suive.

25 Car celui qui voudra sauver sa vie, la perdra; et celui qui perdra sa vie à cause de moi, la trouvera.

26 Quel profit en effet aura l'homme, s'il gagne le monde entier, mais perd son âme? Ou que donnera l'homme en échange de son âme ?

27 Car le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon ses œuvres.

28 Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici présents ne goûteront point la mort qu'ils n'aient vu le Fils de l'homme venant dans son règne. "

Chapitre 17

1 Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart sur une haute montagne

2 Et il se transfigura devant eux : son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.

3 Et voilà que Moïse et Elie leur apparurent, conversant avec lui.

4 Prenant la parole, Pierre dit à Jésus : " Seigneur, il nous est bon d'être ici; si vous le voulez, je ferai ici trois tentes, une pour vous, une pour Moïse et une pour Elie. "

5 Il parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit, et voilà que du sein de la nuée une voix dit : " Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis mes complaisances : écoutez-le. "

6 En entendant, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur.

7 Et Jésus, s'approchant, les toucha et dit : " Levez-vous, ne craignez point. "

8 Levant les yeux, ils ne virent plus que Jésus seul.

9 Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur fit ce commandement : " Ne parlez à personne de cette vision, jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité des morts. "

10 Les disciples l'interrogèrent, disant : " Pourquoi donc les scribes disent-ils qu'il faut qu'Elie vienne d'abord? "

11 Il répondit : " Elie vient en effet, et il restaurera toutes choses.

12 Mais je vous dis qu'Elie est déjà venu; et ils ne l'ont pas reconnu, mais ils l'ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l'homme doit souffrir par eux. "

13 Les disciples comprirent alors qu'il leur avait parlé de Jean le Baptiste.

14 Quand ils furent arrivés près de la foule, un homme s'approcha de lui et, tombant à genoux devant lui, dit :

15 " Seigneur, ayez pitié de mon fils , car il est lunatique et il est bien mal : en effet il tombe souvent dans le feu et souvent dans l'eau.

16 Je l'ai amené à vos disciples, et ils n'ont pas pu le guérir. "

17 Jésus répondit : " O génération incrédule et perverse, jusques à quand serai-je avec vous? Jusques à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi ici. "

18 Et Jésus lui commanda avec force, et le démon sortit de lui, et l'enfant fut guéri à l'heure même.

19 Alors les disciples vinrent trouver Jésus, en particulier, et dirent : " Pourquoi n'avons
nous pas pu le chasser? "

20 Il leur dit : " A cause de votre manque de foi. En vérité, je vous le dis, si vous avez de la foi comme un grain de sénevé, vous direz à cette montagne : Passe d'ici là, et elle y passera, et rien ne vous sera impossible.

21 Mais ce genre (de démon) n'est chassé que par la prière et le jeûne. "


MATTHIEU, XVI : 24- XVII : 1-21


Giovanni Bellini. La Transfiguration, 1485, 115 X 152, 


1 Il leur dit : " Je vous le dis, en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici présents ne goûteront point la mort qu'ils n'aient vu le royaume de Dieu venu avec puissance. "

2 Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène seuls à l'écart, sur une haute montagne. Et il se transfigura devant eux.

3 Ses vêtements devinrent étincelants, tout blancs, tels qu'aucun foulon sur la terre ne saurait blanchir ainsi.

4 Et Elie leur apparut avec Moïse, conversant avec Jésus.

5 Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : " Rabbi, il nous est bon d'être ici; faisons trois tentes, une pour vous, une pour Moïse, et une pour Elie. "

6 Il ne savait en effet quoi dire, l'effroi les ayant saisis.

7 Et il se fit une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée se fit entendre une voix : " Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le. "

8 Aussitôt, regardant tout autour, ils ne virent plus personne que Jésus, seul avec eux.

9 Comme ils descendaient de la montagne, il leur fit commandement de ne raconter à personne ce qu'ils avaient vu, sinon quand le Fils de l'homme serait ressuscité des morts.

10 Et ils gardèrent pour eux la chose, tout en se demandant entre eux ce que signifiait " ressusciter des morts ".

11 Ils l'interrogeaient, disant : " Pourquoi les scribes disent-ils qu'il faut qu'Elie vienne d'abord? "

12 Il leur dit : " Elie doit venir d'abord et restaurer toutes choses. Et comment est-il écrit du Fils de l'homme qu'il doit souffrir beaucoup et être méprisé ?

13 Mais je vous dis qu'Elie est venu, et ils l'ont traité comme ils ont voulu, selon qu'il est écrit de lui. "
14 Etant venus vers les disciples, ils virent une foule nombreuse autour d'eux, et des scribes qui discutaient avec eux.

15 Et aussitôt qu'elle l'eut vu, toute la foule fut stupéfaite, et elle accourut pour le saluer.

16 Il leur demanda : " Que discutez-vous avec eux ? "

17 Un de la foule lui répondit : " Maître, je vous ai amené mon fils, qui a un esprit muet.

18 Partout où il s'empare de lui, il le jette contre terre, et il écume, grince des dents et se raidit. Et j'ai dit à vos disciples de le chasser, et ils ne l'ont pu. "

19 Il leur répondit : " O génération incrédule, jusques à quand serai-je près de vous ? Jusques à quand vous supporterai-je? Amenez-le-moi. "

20 Et ils le lui amenèrent. A sa vue, l'esprit le jeta aussitôt à terre, et tombé sur le sol, il se roulait en écumant.

21 Et il demanda au père : " Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive ? — Depuis l'enfance, dit-il.

22 Et souvent il l'a jeté dans le feu et dans l'eau pour le faire périr. Mais, si vous pouvez quelque chose, venez à notre aide par pitié pour nous. "

23 Jésus lui dit : " Si vous pouvez ! Tout est possible à celui qui croit. "

24 Aussitôt le père de l'enfant s'écria : " Je crois ! Venez au secours de mon manque de foi ! "

25 Jésus, voyant accourir une foule, commanda avec force à l'esprit impur, lui disant : " Esprit muet et sourd, je te le commande, sors de lui et ne rentre plus en lui. "

26 Et ayant poussé un grand cri et l'ayant jeté à terre avec violence, il sortit; et il devint comme mort, si bien que beaucoup disaient : " Il est mort. "
27 Mais Jésus, l'ayant pris par la main, le fit lever, et il se tint debout.
28 Lorsqu'il fut entré dans la maison, ses disciples lui demandèrent en particulier : " Pourquoi n'avons-nous pu le chasser ? "

29 Il leur dit : " Ce genre ne peut être chassé que par la prière [et le jeûne]. "

MARC, IX : 1-29



23 Et, s'adressant à tous, il dit : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renonce lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour et me suive.

24 Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra; et celui qui perdra sa vie à cause de moi, la sauvera.

25 Quel profit en effet a l'homme qui a gagné le monde entier, mais qui s'est ruiné lui-même ou perdu ?

26 Celui qui aura eu honte de moi et de mes paroles, le Fils de l'homme aura honte de lui, lorsqu'il viendra dans sa gloire et celle du Père et des saints anges.

27 Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici présents ne goûteront point la mort qu'ils n'aient vu le royaume de Dieu. "

28 Il se passa environ huit jours après (qu'il eut dit) ces paroles, et, prenant avec lui Pierre, Jean et Jacques, il monta sur la montagne pour prier.

29 Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage devint autre, et son vêtement d'un blanc éblouissant.

30 Et voilà que deux hommes conversaient avec lui : c'étaient Moïse et Elie,

31 qui, apparaissant en gloire, parlaient de sa mort qu'il devait accomplir à Jérusalem.

32 Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ; mais, s'étant réveillés, ils virent sa gloire et les deux hommes qui se tenaient avec lui.

33 Or, comme ils se séparaient de lui, Pierre dit à Jésus : " Maître, il nous est bon d'être ici; faisons trois tentes : une pour vous, une pour Moïse et une pour Elie, " ne sachant pas ce qu'il disait.

34 Comme il disait cela, il se fit une nuée qui les couvrit de son ombre; et ils furent saisis de frayeur tandis qu'ils entraient dans la nuée.

35 Et de la nuée se fit entendre une voix qui disait : " Celui-ci est mon Fils élu : écoutez-le. "

36 Pendant que la voix parlait, Jésus se trouva seul Et ils gardèrent le silence, et ils ne racontèrent rien à personne, en ce temps-là, de ce qu'ils avaient vu.

37 Le jour suivant, lorsqu'ils furent descendus de la montagne, une foule nombreuse se porta à sa rencontre.

38 Et voilà que de la foule un homme s'écria : " Maître, je vous en prie, jetez un regard sur mon fils, car c'est mon unique.

39 Un esprit s'empare-t-il de lui qu'aussitôt il pousse des cris, et il l'abat en le faisant écumer, à grand'peine le quitte-t-il après l'avoir tout meurtri.

40 J'ai prié vos disciples de le chasser, et ils ne l'ont pu. "

41 Jésus répondit : " O génération incrédule et perverse, jusques à quand serai-je près de vous et vous supporterai-je? Conduis ici ton fils. "

42 Et comme il approchait, le démon le jeta par terre et l'abattit. Mais Jésus commanda avec force à l'esprit impur et guérit l'enfant, et il le rendit à son père.

43 Et tous étaient stupéfaits devant la grandeur de Dieu.

LUC, IX : 23-43


Transfiguration du Seigneur

(1er s.)

Au moment de commencer sa montée vers sa Passion, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène sur une montagne, le mont Thabor selon la tradition. Là, il est transfiguré devant eux et reçoit du Père ce témoignage: "Celui-ci est mon Fils bien-aimé." Au jardin des Oliviers, au soir de son arrestation, ce sont les mêmes, Pierre, Jacques et Jean, que Jésus prendra avec lui. Ce n'est pas une coïncidence. Ceux qui allaient le voir défiguré ("il n'avait plus figure humaine" avait annoncé le prophète Isaïe) ce sont eux qui devaient, auparavant, l'avoir vu transfiguré: le Jésus Fils de Dieu est le même que le Jésus crucifié. La fête de la Transfiguration est très ancienne dans l'Orient chrétien. Elle fut très tôt fixée au 6 août, en plein été. Au Xe siècle, elle devint même, par décision de l'empereur, fête chômée dans tout l'empire byzantin. En Occident, après avoir été longtemps fête locale, elle fut constituée fête universelle après la victoire qui stoppa l'avance turque en 1456. La date liturgique de sa célébration fut choisie d'après la pratique des Églises orientales. Avec le Baptême du Christ, c'est une fête de théophanie, c'est-à-dire de manifestation du Christ comme Fils de Dieu. Elle est célébrée en ce jour par l'Église d'Occident et tous les Orientaux byzantins, syriens et coptes. L'Église arménienne la reporte au dimanche suivant.

La Transfiguration: 'avoir part un jour à sa gloire'
(site des Jeunes Cathos) - homélie de saint Léon le Grand, pape au Ve siècle et docteur de l’Église

Fête de la Transfiguration du Seigneur, qui célèbre le jour où, sur le mont Thabor, le Christ Jésus, devant ses Apôtres Pierre, Jacques et Jean, manifesta sa gloire de Fils bien-aimé du Père, en présence de Moïse et d’Élie apportant le témoignage de la Loi et des Prophètes.
Martyrologe romain




August 6

The Transfiguration of Our Lord

Matt. xviii; Mark ix; Luke ix.

OUR Divine Redeemer, in order to show us that the sufferings of his servants are usually intermingled with frequent spiritual comforts, and to give us a sensible demonstration of the truth of his promises of an eternal glory reserved for us in the world to come, was pleased to manifest a glimpse of his majesty in the mystery of his Transfiguration. Being in Galilee, about a year before his sacred passion, he chose to be witnesses of his glory the same three beloved disciples who were afterwards to be witnesses of his bloody agony in the garden—namely, St. Peter, and the two sons of Zebedee, SS. James and John. He took three, that their evidence might be unexceptionable; but he would not publicly discover his glory, to teach his followers to love the closest secrecy in all spiritual graces and favours. All pretences contrary to this rule are suggested by blind self-love, not by the spirit of God; they are a disguised pride, and a dangerous illusion. Every true servant of God loves to be hidden and concealed; his motto in the divine gifts, even when he most ardently invites all creatures to magnify the Lord with him for all His unspeakable mercies, is: My secret to myself, my secret to myself. 1 He fears lest he should be at all considered or thought of in what purely belongs to God alone. Jesus therefore would exhibit this miracle in retirement, and he led these three apostles to a retired mountain, as he was accustomed to repair often to some close solitude to pray. The tradition of the Christians in Palestine, of which St. Cyril of Jerusalem, St. John Damascen, and other ancient fathers are vouchers, assures us, that this was mount Thabor, which is exceeding high and beautiful, and was anciently covered with green trees and shrubs, and was very fruitful. It rises something like a sugar loaf, in a vast plain, in the middle of Galilee. This was the place in which the Man-God appeared in his glory. He was transfigured whilst at prayer, because it is usually in this heavenly commerce that the soul receives the dew of divine consolations, and tastes how infinitely sweet and good God is to those who sincerely seek him. Many Christians indeed are strangers to this effect of that holy exercise, because they do not apply themselves to it with assiduity and fervour, or neglect to disengage their affections from creatures by perfect humility, self-denial, and mortification of the senses. Without a great purity of heart no man shall see God. A little bird-lime entangles the feathers of a bird, and holds down the strongest pinion from being able to raise the body in the air. So the least earthly dust clogs the wings of the soul, the least inordinate attachment to creatures is a weight which hinders the perfect union of her affections with God, and the full flow of his graces upon her; but a Christian worthily disposed and fitted by the Holy Ghost to receive the spirit of prayer, by assiduity in that holy exercise purifies his love more and more, transforms his affections, and renders them more and more spiritual and heavenly. Of this, the Transfiguration of our Divine Redeemer was, among other transcending prerogatives, a most noble and supereminent prototype.

Whilst Jesus prayed he suffered that glory which was always due to his sacred humility, and of which for our sake he deprived it, to diffuse a ray over his whole body. His face was altered, and shone as the sun, and his garments became white as snow. By this glorious transfiguration of his flesh he has animated our hope, that even our bodies will share with our immortal souls in the bliss which he has promised us, and will inherit his glory. Do we often bear in mind this comfortable truth? Can we believe it, and not always be employed in the thoughts of it? Can we think of it, and not be ravished out of ourselves with holy joy? Yes; this heavy lumpish flesh, these infirm corruptible bodies, at present so often subject to sickness, pain, and wants, will one day be raised from the dust, glorified, impassable; no more liable to heat, cold, diseases, torment, or tears; beautiful, transcending in lustre and brightness the sun and stars; endued with swiftness beyond that of light, and with strength equal to the angels; with the power of penetrating all bodies, as Christ did the stone of the sepulchre, and the doors when shut; with dazzling glory, with unspeakable pleasure in every part or organ; in a word, with all the communicable gifts and qualities of spirits, resembling the body of Christ glorified after his resurrection, which, as St. Paul tells us, is the model upon which ours shall be raised in glory. A glimpse of all this appeared in the splendour wherewith his adorable humanity was clothed in his Transfiguration.

Moses and Elias were seen by the three apostles in his company on this occasion, and were heard discoursing with him of the death which he was to suffer in Jerusalem. Moses represented the ancient patriarchs, and the first saints who lived under the law; Elias the later prophets; and they showed by their presence that all the just inspired by God from the beginning had given testimony to Christ as the true Messias. They had both been remarkable for their sufferings in the cause of virtue, Elias having been exceedingly persecuted by the wicked, and Moses having chosen rather to be afflicted with the people of God than to enjoy the greatest honours and pleasures of Pharaoh’s court; and the cross being the constant object of the most ardent desires of our blessed Redeemer out of the excess of his love for us, they spoke to him of nothing but of the stripes, thorns, reproaches, and cruel death which he was to suffer. Our loving Saviour, in part to moderate his ardour to complete his sacrifice by the triumph of his love in his death on the cross, had made it frequently the subject of his conversation with his disciples, and even in this joyful mystery, would entertain himself and the witnesses of his glory upon it. If we truly consider and understand the spiritual fruits and glory of mortification and suffering for Christ, we shall rejoice in wearing the livery of our crucified Redeemer. The three apostles were wonderfully delighted with this glorious vision, and St. Peter cried out to Christ: Lord, it is good for us to be here. Let us make three tents; one for thee, one for Moses, and one for Elias. This he spoke, not knowing what he said, being out of himself in a transport of holy admiration and joy; desiring never to be drawn from the sight of so glorious an object, and never to lose that sweetness and delight with which his soul was then overwhelmed. He truly knew not what he said, or he would never have desired that for the time of trial on earth which is reserved only for heaven. Neither would he have contented himself with beholding only the glorified humanity of Christ, which vision can bear no proportion to the beatific contemplation of the divinity itself. He tasted only a single drop of that overflowing river which inebriates the heavenly Jerusalem, and all its blessed inhabitants; yet was so much transported by it. What would he then have said if he had received into his soul the whole impetuous torrent of heavenly delights? He who has once tasted that spiritual sweetness which God sometimes bestows on souls in this life to strengthen their weakness, and to attract them to his love by the sweet odour of his ointments, must ever after live in bitterness, alleviated only by resignation and love, till he arrive at the fountain itself, which is God. No wonder therefore that St. Peter, after this foretaste was unwilling to return again to the earth. How little do the lovers of the world know the incomparable sweetness of divine love, or they would despise from their hearts those toys for which they deprive themselves of so great a good! Yet so depraved is the taste of many by their passions, that they would be content, were it possible, always to live here, and never think of the joys of heaven. “How can it be good for us to be here,” cries out St. Bernard, 2 “where everything in worldly pursuits is tedious, empty, or dangerous? Here is much malice, and very little wisdom, if even a little. Here all things are slippery and treacherous, covered with darkness, and full of snares, where souls are exposed to continual danger of perishing, the spirit sinks under affliction, and nothing is found but vanity and trouble of mind.” To the just this life is the time of trials and labour; heaven is our place of rest, our eternal sabbath, where our patience and tears will find their reward exceeding great. Why do we seek repose before the end of our warfare?

Whilst St. Peter was speaking, there came, on a sudden, a bright shining cloud from heaven, an emblem of the presence of God’s majesty, and from out of this cloud was heard a voice which said: This is my beloved Son, in whom I am well pleased; hear ye him. By this testimony the Father declared Christ his only begotten and co-eternal Son, sent by him into the world to be the remedy of our sins, our advocate and our propitiation, through whom alone we can find access to his offended majesty. If through him we approach the throne of his mercy, we cannot be rejected, he being in his humanity the object of the infinite complacency of the Father; through him we are invited to apply with confidence for mercy and every good gift. By the same voice the Father also declared him the perfect model of our virtues, and commands us to hear him, and attend to his example, in order to square by it our lives, and to form in our souls a new spirit grounded upon the pattern he hath set us of humility, meekness, charity, and patience. He commands us also to listen with the utmost respect and docility to his saving and most holy doctrine, which is the word of eternal life. The apostles who were present, upon hearing this voice, were seized with a sudden fear and fell upon the ground; but Jesus, going to them, touched them, and bade them to rise. They immediately did so, and saw no one but Jesus standing in his ordinary state. This vision happened in the night. As they went down the mountain early the next morning, Jesus gave them a charge not to discover to any one what they had seen till he should be risen from the dead. The Jews were unworthy to hear what many among them would have only blasphemed, and they had sufficient evidence by his miracles, to which they wilfully shut their eyes; but Jesus would by this give us a fresh lesson of humility, and teach us that secrecy with regard to divine graces, and the exercise of all extraordinary virtues, is the guardian of those gifts.

  From the contemplation of this glorious mystery we ought to conceive a true idea of future happiness; if this once possess our souls, it will make us not to value any difficulties or labours we can meet with here, but to regard with great indifference all the goods and evils of this life, provided we can but secure our portion in the kingdom of God’s glory. Thabor is our encouragement by setting that bliss before our eyes; but Calvary is the way that leads to it. When Christ shall let us into the secrets of his love and cross, and make us taste that interior sweetness and secure peace which he hath hidden therein, and which the world knoweth not, then we shall find a comfort and joy in our sufferings themselves, and with St. Paul we shall think of nothing but of loving, and suffering in what manner it shall please God to make us tread in the footsteps of his divine Son, being solicitous only to walk in the continual exercise of pure love. The ninety-fourth sermon of St. Leo, which is on this mystery, shows this festival to have been observed at Rome in the middle of the fifth century. Pope Calixtus III. made it more universal and solemn by a bull, dated in 1457.

Note 1. Isa. xxiv. 16. [back]

Note 2. S. Bern. Serm. 6, in Ascens. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VIII: August. The Lives of the Saints.  1866.


Troisième mustère lumineux : LA PROCLAMATION DU ROYAUME



Regni Dei proclamatio coniuncta cum invitamento ad conversionem


12 Quand Jésus eut appris que Jean avait été livré, il se retira en Galilée.

13 Et quittant Nazareth, il vint demeurer à Capharnaüm, sur les bords de la mer, aux confins de Zabulon et de Nephtali,

14 afin que s'accomplît cette parole du prophète Isaïe :

15 Terre de Zabulon et terre de Nephtali, vers la mer, pays au delà du Jourdain, Galilée des Gentils !

16 Le peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière; et pour ceux qui étaient assis dans la région de l'ombre de la mort, une lumière s'est levée !

17 Dès lors Jésus commença à prêcher, en disant : " Repentez-vous, car le Royaume des Cieux est proche. "

MATTHIEU, IV : 12-17


***


14 Après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée, prêchant l'évangile de Dieu et disant :

15 " Le temps est accompli, et le Royaume de Dieu est proche; repentez-vous et croyez à l'évangile. "


MARC, I : 14-15


***


14 Jésus retourna avec la puissance de l'Esprit en Galilée, et sa renommée se répandit dans toute la région.

15 Et il enseignait dans leurs synagogues, et tous publiaient ses louanges.
16 Il vint à Nazareth, où il avait été élevé, et il entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et il se leva pour faire la lecture.

17 On lui remit le livre du prophète Isaïe; et ayant déroulé le livre, il trouva l'endroit où il était écrit :

18 L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres; il m'a envoyé publier aux captifs la délivrance, aux aveugles le retour à la vue, renvoyer libres les opprimés,

19 publier l'année favorable du Seigneur.

20 Ayant roulé le livre, il le rendit à l'employé et s'assit; et tous, dans la synagogue, avaient les yeux attachés sur lui.

21 Il se mit à dire à leur adresse : " Aujourd'hui cette Ecriture est accomplie devant vous. "

22 Et tous lui rendaient témoignage et admiraient les paroles toutes de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : " N'est-ce pas là le fils de Joseph ? "

23 Et il leur dit : " Sans doute, vous me direz cet adage : Médecin, guéris-toi toi-même. Tout ce que nous avons ouï dire que vous avez fait pour Capharnaüm, faites-le ici aussi, dans votre patrie. "

24 Et il dit : " En vérité, je vous le dis, aucun prophète n'est en faveur dans sa patrie.

25 Je vous le dis, en vérité, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d'Elie, lorsque le ciel fut fermé pendant trois ans et six mois, quand il y eut une grande famine sur toute la terre; 26 et Elie ne fut envoyé vers aucune d'elles, mais à Sarepta de Sidon, vers une femme veuve.

27 Et il y avait beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Elisée; et aucun d'eux ne fut guéri, mais Naaman le Syrien. "

28 En entendant cela, ils furent tous remplis de colère dans la synagogue,

29 et s'étant levés, ils le poussèrent hors de la ville, et le menèrent jusqu'au sommet de la montagne, sur laquelle leur ville était bâtie, pour le précipiter.

30 Mais lui, passant au milieu d'eux, s'en alla.


LUC, IV : 14-30


***

Deuxième mystère lumineux : LE SIGNE DE CANA



Autorevelatio apud Cananense matrimonium


1. Et le troisième jour, il se fit des noces à Cana en Galilée; et la mère de Jésus y était.

2. Jésus fut aussi convié aux noces avec ses disciples.

3. Le vin étant venu à manquer, la mère de Jésus lui dit : "Ils n'ont plus de vin."

4. Jésus lui répondit: "Femme, qu'est-ce que cela pour moi et pour vous? Mon heure n'est pas encore venue."

5. Sa mère dit aux serviteurs : "Faites tout ce qu'il vous dira."

6. Or, il y avait là six urnes de pierre destinées aux ablutions des Juifs et contenant chacune deux ou trois mesures.

7. Jésus leur dit : "Remplissez d'eau ces urnes." Et ils les remplirent jusqu'au haut.

8. Et il leur dit : "Puisez maintenant, et portez-en au maître du festin; et ils en portèrent.

9. Dès que le maître du festin eut goûté l'eau changée en vin (il ne savait pas d'où venait ce vin, mais les serviteurs qui avaient puisé l'eau le savaient), il interpella l'époux et lui dit :

10."Tout homme sert d'abord le bon vin, et après qu'on a bu abondamment, le moins bon; mais toi, tu as gardé le bon jusqu'à ce moment."

11. Tel fut, à Cana de Galilée, le premier des miracles que fit Jésus, et il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

12. Après cela, il descendit à Capharnaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils n'y demeurèrent que peu de jours.


JEAN, II : 1-12

jeudi 22 décembre 2011

Premier mystère lumineux : LE BAPTÊME DE JÉSUS PAR JEAN

Baptisma apud Iordanem




1 En ces jours-là parut Jean le Baptiste, prêchant dans le désert de Judée, et disant :

2 " Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. "

3 C'est lui en effet dont a parlé le prophète Isaïe, disant : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers.

4 Et lui, Jean, avait un vêtement de poil de chameau, et autour de ses reins une ceinture de cuir, et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.

5 Alors venaient à lui Jérusalem, et toute la Judée, et toute la région du Jourdain.

6 Et, confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain.
7 Voyant un grand nombre de Pharisiens et de Sadducéens venir à son baptême, il leur dit : " Race de vipères, qui vous a appris à fuir la colère qui vient ?

8 Faites donc de dignes fruits de repentir.

9 Et ne vous avisez pas de dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père; car je vous dis que de ces pierres mêmes Dieu peut faire naître des enfants à Abraham.

10 Déjà la cognée est à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne porte pas de bon fruit sera coupé et jeté au feu.

11 Moi, je vous baptise dans l'eau pour le repentir; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales; lui, il vous baptisera dans l'Esprit-Saint et le feu.

12 Dans sa main est le van : il nettoiera son aire, il amassera son froment dans le grenier, et il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint point. "
13 Alors parut Jésus, venant de Galilée au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui.

14 Jean s'en défendait en disant : " C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par vous, et vous venez à moi! "

15 Jésus lui répondit : " Laisse faire maintenant, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. " Alors Jean le laissa faire.

16 Jésus ayant été baptisé sortit aussitôt de l'eau, et voilà que les cieux s'ouvrirent pour lui, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.

17 Et voilà que des cieux une voix disait : " Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis mes complaisances. "
1 Alors Jésus fut conduit par l'Esprit dans le désert pour être tenté par le diable.


MATTHIEU, III, 1-IV, 1

***


1 Commencement de l'évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu :

2 — selon ce qui est écrit dans le prophète Isaïe : Voici que j'envoie mon messager devant vous, pour vous frayer le chemin.



3 Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers —

4 Jean le Baptiste parut dans le désert, prêchant un baptême de repentir pour la rémission des péchés.

5 Tout le pays de Judée et tous les habitants de Jérusalem s'en venaient vers lui et, confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain.

6 Et Jean avait un vêtement de poils de chameau et, autour de ses reins, une ceinture de cuir; et il mangeait des sauterelles et du miel sauvage. Et il prêchait ainsi :

7 " Il vient après moi, celui qui est plus puissant que moi, dont je ne suis pas digne de délier, en me baissant, la courroie de ses sandales.

8 Moi, je vous ai baptisés avec l'eau, mais lui vous baptisera avec l'Esprit-Saint. "
9 Or, il arriva en ces jours-là que Jésus vint de Nazareth de Galilée et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain.

10 Et, comme il remontait de l'eau, il vit les cieux entr'ouverts et l'Esprit qui descendait sur lui, comme une colombe.

11 Et il y eut une voix des cieux : " Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j'ai mis mes complaisances. "
12 Et aussitôt l'Esprit le poussa au désert.



MARC, I : 1-12

***


1 La quinzième année du règne de Tibère César, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée; Hérode, tétrarque de la Galilée; Philippe, son frère, tétrarque de l'Iturée et du pays de la Trachonitide, et Lysanias, tétrarque de l'Abilène;

2 au temps des grands prêtres Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut sur Jean, fils de Zacharie, dans le désert.

3 Et il vint dans toute la région du Jourdain, prêchant un baptême de repentir pour la rémission des péchés,

4 ainsi qu'il est écrit au livre des oracles du prophète Isaïe : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers.

5 Toute vallée sera comblée, toute montagne et colline seront abaissées; les chemins tortueux deviendront droits, et les raboteux unis.

6 Et toute chair verra le salut de Dieu.
7 Il disait donc aux foules qui s'en venaient se faire baptiser par lui : " Race de vipères, qui vous a appris à fuir la colère qui vient ?

8 Faites donc de dignes fruits de repentir et n'allez pas dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous dis que de ces pierres mêmes Dieu peut faire naître des enfants à Abraham.

9 Déjà la cognée est à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne porte pas de bon fruit sera coupé et jeté au feu. "


10 Et les foules lui demandaient : " Que devons-nous donc faire? "

11 Il leur répondait : " Que celui qui a deux tuniques en donne une à qui n'en a point, et que celui qui a de quoi manger fasse de même. "


12 Il vint aussi des publicains pour se faire baptiser et ils lui dirent : " Maître, que devons-nous faire? "

13 Il leur dit : " N'exigez rien au delà de ce qui vous est prescrit. "

14 Des gens de la milice aussi lui demandèrent : " Et nous, que devons-nous faire? " Il leur dit : " Ne molestez ni ne dénoncez faussement personne, et contentez-vous de votre solde. "
15 Comme le peuple s'y attendait, et que tous se demandaient dans leurs cœurs, relativement à Jean, s'il n'était pas le Christ,

16 Jean, s'adressant à tous, dit : " Moi, je vous baptise avec l'eau; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et dont je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales; lui, il vous baptisera dans l'Esprit-Saint et le feu.


17 Dans sa main est le van pour nettoyer son aire et amasser le froment dans son grenier, et il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint point. "
18 Par ces exhortations donc, et beaucoup d'autres, il annonçait au peuple la bonne nouvelle.
19 Mais Hérode le tétrarque, repris par lui au sujet d'Hérodiade, la femme de son frère, et au sujet de tous les méfaits que lui, Hérode, avait commis,


20 en ajouta un à tous les autres, en enfermant Jean en prison.
21 Or, quand tout le peuple eut reçu le baptême, et que Jésus qui avait été baptisé priait, le ciel s'ouvrit,

22 et L'Esprit-Saint descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe, et du ciel il y eut une voix : " Tu es mon Fils bien-aimé : en toi j'ai mes complaisances. "


LUC III : 1-22

***


19. Et voici le témoignage que rendit Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander: "Qui êtes-vous?"


20. Il déclara, et ne le nia point; il déclara: "Je ne suis point le Christ."


21. Et ils lui demandèrent: "Quoi donc! Etes-vous Elie?" Il dit " Je ne le suis point" " Etes-vous le prophète?" Il répondit " Non"


22."Qui êtes-vous donc", lui dirent-ils, afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. "Que dites-vous de vous-même?"


23. Il répondit: "Je suis la voix de celui qui crie dans le désert: Aplanissez le chemin du Seigneur, comme l'a dit le prophète Isaïe."


24. Or ceux qu'on lui avait envoyés étaient des Pharisiens.


25. Et ils l'interrogèrent, et lui dirent: "Pourquoi donc baptisez-vous, si vous n'êtes ni le Christ, ni Elie, ni le Prophète?"

26. Jean leur répondit: "Moi je baptise dans l'eau; mais au milieu de vous il y a quelqu'un que vous ne connaissez pas,


27. C'est celui qui vient après moi; je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure." 28. Cela se passait à Béthanie, au delà du Jourdain, où Jean baptisait.


29. Le lendemain, Jean vit Jésus qui venait vers lui, et il dit: "Voici l'agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde.

30. C'est de lui que j'ai dit: un homme vient après moi, qui est passé devant moi, parce qu'il était avant moi."


31. Et moi, je ne le connaissais pas, mais c'est afin qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser dans l'eau."


32. Et Jean rendit témoignage en disant: "J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe, et il s'est reposé sur lui.


33. Et moi je ne le connaissais pas; mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit: Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et se reposer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit-Saint.


34. Et moi j'ai vu et j'ai rendu témoignage que celui-là est le Fils de Dieu."
35. Le lendemain , Jean se trouvait encore là, avec deux de ses disciples.

36. Et ayant regardé Jésus qui passait, il dit: "Voici l'Agneau de Dieu."


37. Les deux disciples l'entendirent parler, et ils suivirent Jésus.


JEAN, I : 19-37

Cinquième mystère joyeux : LE RECOUVREMENT DE JÉSUS AU TEMPLE

Inventio in Templo


41 Or ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem, pour la fête de la Pâque.


42 Quand il eut douze ans, comme ils étaient montés selon la coutume de la fête,


43 et qu'ils s'en retournaient, le temps étant passé, l'enfant Jésus resta à Jérusalem et ses parents ne le surent pas.


44 Pensant qu'il était avec la caravane, ils marchèrent tout un jour, puis ils le cherchèrent parmi leurs parents et leurs connaissances.


45 Ne l'ayant point trouvé, ils s'en retournèrent à Jérusalem en le recherchant.


46 Or, au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant; 47 et tous ceux qui l'entendaient étaient ravis de son intelligence et de ses réponses.


48 En le voyant, ils furent stupéfaits, et sa mère lui dit : " Mon enfant, pourquoi nous avez-vous fait cela? Voyez, votre père et moi, nous vous cherchions tout affligés. "


49 Et il leur répondit : " Pourquoi me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas qu'il me faut être dans les choses de mon Père? "


50 Mais ils ne comprirent pas la parole qu'il leur dit.
51 Et il descendit avec eux, et il vint à Nazareth, et il leur était soumis. Et sa mère conservait toutes ces choses en son cœur.
52 Et Jésus progressait en sagesse, en taille et en grâce, auprès de Dieu et des hommes.



LUC, II : 41-52.

Quatrième mystère joyeux : LA PRÉSENTATION AU TEMPLE

AMBROGIO LORENZETTI. La Présentation au Temple, 1342, détrempe sur bois, 257 X 168, Florence, Musée des Offices

Praesentatio


22 Puis, lorsque les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, ils le menèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,


23 selon qu'il est écrit dans la loi du Seigneur : Tout mâle premier-né sera regardé comme consacré au Seigneur,


24 et pour offrir en sacrifice, ainsi qu'il est dit dans la loi du Seigneur, une paire de tourterelles ou deux petites colombes.
25 Or, il y avait à Jérusalem un homme nommé Siméon; c'était un homme juste et pieux, qui attendait la consolation d'Israël, et l'Esprit-Saint était sur lui.


26 L'Esprit-Saint lui avait révélé qu'il ne mourrait point avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. 27 Il vint donc dans le temple, poussé par l'Esprit. Et comme ses parents amenaient l'enfant Jésus pour observer les coutumes légales à son égard,


28 lui-même le reçut en ses bras, et il bénit Dieu en disant :
29 " Maintenant, ô Maître, vous congédiez votre serviteur en paix, selon votre parole ;


30 car mes yeux ont vu le salut,


31 que vous avez préparé à la face de tous les peuples,


32 lumière qui doit éclairer les nations et gloire d'Israël, votre peuple. "
33 Et son père et sa mère étaient dans l'étonnement pour les choses que l'on disait de lui.


34 Et Siméon les bénit, et il dit à Marie, sa mère : " Voici qu'il est placé pour la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël, et pour être un signe en butte à la contradiction, —


35 vous-même, un glaive transpercera votre âme, — afin que soient révélées les pensées d'un grand nombre de cœurs. "
36 Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanouel, de la tribu d'Aser; elle était fort avancée en âge, ayant vécu, depuis sa virginité, sept ans avec son mari,


37 et veuve jusqu'à quatre-vingt-quatre ans. Elle ne quittait point le temple, servant Dieu nuit et jour par des jeûnes et des prières.


38 Survenant à cette heure, elle se mit à louer Dieu et à parler de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
39 Lorsqu'ils eurent accompli tout ce qui était selon la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville.
40 L'enfant croissait et se fortifiait, étant rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.



LUC, II : 22-40

Troisième mystère joyeux : LA NAISSANCE DE JÉSUS

Nativitas

1 Or, en ces jours-là, fut publié un édit de César Auguste, pour le recensement de toute la terre. 2 Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.


3 Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville.


4 Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s'appelle Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David,


5 pour se faire recenser avec Marie son épouse, qui était enceinte.
6 Or, pendant qu'ils étaient là, le temps où elle devait enfanter s'accomplit,


7 et elle mit au monde son fils premier-né, l'emmaillota et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie.
8 Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et qui veillaient la nuit sur leur troupeau.


9 Un ange du Seigneur parut auprès d'eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de clarté, et ils furent saisis d'une grande crainte.


10 Mais l'ange leur dit : " Ne craignez point, car je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple une grande joie :


11 il vous est né aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui est le Christ Seigneur.


12 Et voici ce qui vous en sera le signe : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une crèche. "


13 Tout à coup se joignit à l'ange une troupe de la milice céleste, louant Dieu et disant :
14 " Gloire, dans les hauteurs, à Dieu ! Et, sur terre, paix chez les hommes de bon vouloir ! "
15 Lorsque les anges, s'en allant au ciel, les eurent quittés, les bergers se dirent entre eux : " Passons donc jusqu'à Bethléem, et voyons cet événement qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître. "


16 Ils s'y rendirent en toute hâte, et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche.


17 Après avoir vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit au sujet de cet enfant.


18 Et tous ceux qui les entendirent furent dans l'admiration de ce que leur avaient dit les bergers.


19 Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant dans son cœur.


20 Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu de tout ce qu'ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été dit. 21 Les huit jours étant accomplis pour sa circoncision, il fut appelé du nom de Jésus, nom que l'ange avait donné avant qu'il eût été conçu dans le sein maternel.

LUC, II : 1-20


Deuxième mystère joyeux : LA VISITATION



Visitation


39 En ces jours-là Marie partit et s'en alla en hâte vers la montagne, en une ville de Juda.


40 Et elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Elisabeth.


41 Or, quand Elisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit.


42 Et elle s'écria à haute voix, disant: " Vous êtes bénie entre les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni.


43 Et d'où m'est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne à moi ?


44 Car votre voix, lorsque vous m'avez saluée, n'a pas plus tôt frappé mes oreilles, que l'enfant a tressailli de joie dans mon sein.


45 Heureuse celle qui a cru ! Car elles seront accomplies les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur ! "

46 Et Marie dit : " Mon âme glorifie le Seigneur,


47 et mon esprit tressaille de joie en Dieu, mon Sauveur,


48 parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Voici, en effet, que désormais toutes les générations me diront bienheureuse,


49 parce que le Puissant a fait pour moi de grandes choses. Et son nom est saint,


50 et sa miséricorde d'âge en âge, est pour ceux qui le craignent.


51 Il a fait œuvre de force avec son bras ; il a dissipé ceux qui s'enorgueillissaient dans les pensées de leur cœur;


52 il a renversé de leur trône les potentats, et il a élevé les humbles ;


53 il a rassasié de biens les affamés, et il a renvoyé les riches les mains vides.


54 Il a pris soin d'Israël son serviteur, se ressouvenant de sa miséricorde,


55 — ainsi qu'il l'avait promis à nos pères, — en faveur d'Abraham et de sa race, pour toujours. "

56 Et Marie demeura avec elle environ trois mois, et elle s'en retourna chez elle.

ÉVANGILE SELON SAINT LUC, I : 39-56

Premier mystère joyeux : L'ANNONCIATION



Annuntiatio

26 Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth,


27 vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph; et le nom de la vierge était Marie.


28 Etant entré où elle était, il lui dit : " Salut, pleine de grâce ! Le Seigneur est avec vous; [vous êtes bénie entre les femmes]. "


29 Mais à cette parole elle fut fort troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation.


30 L'ange lui dit : " Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu.


31 Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus.


32 Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;


33 il régnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n'aura point de fin. "


34 Marie dit à l'ange : " Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais point l'homme? "


35 L'ange lui répondit : " L'Esprit-Saint viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.


36 Et voici qu'Elisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois-ci est le sixième pour elle que l'on appelait stérile,


37 car rien ne sera impossible pour Dieu. "


38 Marie dit alors : " Voici la servante du Seigneur : qu'il me soit fait selon votre parole ! " Et l'ange la quitta.

LUC, I : 26-38

Gabriél

26.     Au sixième mois, le messager Gabriél est envoyé par Elohîms dans une ville de Galil nommée Nasèrèt,

27.     vers une nubile fiancée à un homme. Son nom: Iosseph, de la maison de David. Nom de la nubile: Miriâm.

28.     Le messager entre près d’elle et lui dit: « Shalôm, toi qui as reçu la paix ! IHVH-Adonaï est avec toi ! »

29.     Elle, à cette parole, s’émeut fort et réfléchit: cette salutation, que peut-elle être ?

30.     Le messager lui dit: « Ne frémis pas, Miriâm ! Oui, tu as trouvé chérissement auprès d’Elohîms.

31.     Voici, tu concevras dans ta matrice et enfanteras un fils.

32.     Tu crieras son nom: Iéshoua‘. Il sera grand et sera appelé Bèn ‘Éliôn ­ fils du Suprême. IHVH-Adonaï Elohîms lui donnera le trône de David, son père.

33.     Il régnera sur la maison de Ia‘acob en pérennité, sans fin à son royaume. »

34.     Miriâm dit au messager: « Comment cela peut-il être,puisque aucun homme ne m’a pénétrée ? »

35.     Le messager répond et lui dit: « Le souffle sacré viendra sur toi, la puissance du Suprême t’obombrera.

Ainsi, celui qui naîtra de toi, sacré, sera appelé Bèn Elohîms.

36.     Voici, Èlishèba‘, ta parente, elle aussi a conçu un fils dans son vieil âge. C’est le sixième mois pour elle, appelée stérile.

37.     Aucune parole n’est impossible à Elohîms. »

38.     Miriâm dit: « Voici la servante de IHVH-Adonaï. Qu’il en soit pour moi selon ta parole. »

Le messager s’en va loin d’elle.

Annonce de Loucas / Évangile de Luc, version Chouraqui.


Annonciation du Seigneur

La scène nous est bien connue. Dieu propose et attend une réponse. Cette belle fête célèbre en Marie l’alliance de l’œuvre toute-puissante de Dieu et de la liberté humaine. Elle annonce l’aurore du Salut puisque celui qui prend chair ce jour dans le sein de la Vierge sera celui qui sur la Croix consommera le don total qu’il fait de lui à son Père pour racheter tous ses frères en humanité. La Vierge Marie y reçoit le titre inouï de « Mère de Dieu ». Faite de silence et de pudeur, cette célébration, à neuf mois de la bruyante fête de Noël, nous fait entrer dans le mystère de l’Incarnation d’une façon plus propice à en goûter la beauté et la profondeur.


SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/03/25/5725/-/annonciation-du-seigneur

The Feast of the Annunciation

The Feast of the Annunciation of the Blessed Virgin Mary (25 March), also called in old calendars: FESTUM INCARNATIONIS, INITIUM REDEMPTIONIS CONCEPTIO CHRISTI, ANNUNTIATIO CHRISTI, ANNUNTIATIO DOMINICA. In the Orient, where the part which Mary took in the Redemption is celebrated by a special feast, 26 December, the Annunciation is a feast of Christ; in the Latin Church, it is a feast of Mary. It probably originated shortly before or after the council of Ephesus (c. 431). At the time of the Synod of Laodicea (372) it was not known; St. Proclus, Bishop of Constantinople (d. 446), however, seems to mention it in one of his homilies. He says, that the feast of the coming of Our Lord and Saviour, when He vested Himself with the nature of man (quo hominum genus indutus), was celebrated during the entire fifth century. This homily, however, may not be genuine, or the words may be understood of the feast of Christmas.

In the Latin Church this feast is first mentioned in the Sacramentarium of Pope Gelasius (d. 496), which we possess in a manuscript of the seventh century; it is also contained in the Sacramentarium of St. Gregory (d. 604), one manuscript of which dates back to the eighth century. Since these sacramentaries contain additions posterior to the time of Gelasius and Gregory, Duchesne (Origines du culte chrétien, 118, 261) ascribes the origin of this feast in Rome to the seventh century; Probst, however, (Sacramentarien, 264) thinks that it really belongs to the time of Pope Gelasius. The tenth Synod of Toledo (656), and Trullan Synod (692) speak of this feast as one universally celebrated in the Catholic Church.

All Christian antiquity (against all astronomical possibility) recognized the 25th of March as the actual day of Our Lord's death. The opinion that the Incarnation also took place on that date is found in the pseudo-Cyprianic work "De Pascha Computus", c. 240. It argues that the coming of Our Lord and His death must have coincided with the creation and fall of Adam. And since the world was created in spring, the Saviour was also conceived and died shortly after the equinox of spring. Similar fanciful calculations are found in the early and later Middle Ages, and to them, no doubt, the dates of the feast of the Annunciation and of Christmas owe their origin. Consequently the ancient martyrologies assign to the 25th of March the creation of Adam and the crucifixion of Our Lord; also, the fall of Lucifer, the passing of Israel through the Red Sea and the immolation of Isaac. (Thruston, Christmas and the Christian Calendar, Amer. Eccl. Rev., XIX, 568.) The original date of this feast was the 25th of March. Although in olden times most of the churches kept no feast in Lent, the Greek Church in the Trullan Synod (in 692; can. 52) made an exception in favour of the Annunciation. In Rome, it was always celebrated on the 25th of March. The Spanish Church transferred it to the 18th of December, and when some tried to introduce the Roman observance of it on the 25th of March, the 18th of December was officially confirmed in the whole Spanish Church by the tenth Synod of Toledo (656). This law was abolished when the Roman liturgy was accepted in Spain.

The church of Milan, up to our times, assigns the office of this feast to the last Sunday in Advent. On the 25th of March a Mass is sung in honour of the Annunciation. (Ordo Ambrosianus, 1906; Magistretti, Beroldus, 136.) The schismatic Armenians now celebrate this feast on the 7th of April. Since Epiphany for them is the feast of the birth of Christ, the Armenian Church formerly assigned the Annunciation to 5 January, the vigil of Epiphany. This feast was always a holy day of obligation in the Universal Church. As such it was abrogated first for France and the French dependencies, 9 April, 1802; and for the United States, by the Third Council of Baltimore, in 1884. By a decree of the S.R.C., 23 April, 1895, the rank of the feast was raised from a double of the second class to a double of the first class. If this feast falls within Holy Week or Easter Week, its office is transferred to the Monday after the octave of Easter. In some German churches it was the custom to keep its office the Saturday before Palm Sunday if the 25th of March fell in Holy Week. The Greek Church, when the 25th of March occurs on one of the three last days in Holy Week, transfers the Annunciation to Easter Monday; on all other days, even on Easter Sunday, its office is kept together with the office of the day. Although no octaves are permitted in Lent, the Dioceses of Loreto and of the Province of Venice, the Carmelites, Dominicans, Servites, and Redemptorists, celebrate this feast with an octave.

Sources

Kellner, Heortologie (Freiburg, 1901), 146; Holweck, Fasti Mariani (Herder, 1892), 45; Schrod, in Kirchenlex., VIII, 82.

Holweck, Frederick. "The Feast of the Annunciation." The Catholic Encyclopedia. Vol. 1. New York: Robert Appleton Company, 1907. 4 Apr. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/01542a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Nicolette Ormsbee.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. March 1, 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.


SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/01542a.htm