mardi 10 octobre 2017

Saint DANIELE COMBONI, prêtre missionnaire, évêque et fondateur





Daniel Comboni (1831-1881)
   
Daniel Comboni: un fils de paysans pauvres qui devint le premier Evêque de l'Afrique Centrale et un des plus grands missionnaires de l'histoire de l'Eglise.

Quand le Seigneur décide d'intervenir et qu'il trouve une âme généreuse et disponible, on peut voir des choses grandes et nouvelles se réaliser.
  
Fils «unique» - des parents saints 

Daniel Comboni naît à Limone sul Garda (Brescia - Italie) le 15 mars 1831, dans une famille de paysans au service d'un riche seigneur de la région. Son père Louis et sa mère Dominique sont très attachés à Daniel, le quatrième de huit enfants, morts presque tous en bas âge. Ils forment une famille unie, riche de leur foi et de valeurs humaines, mais pauvre en moyens économiques. C'est justement la pauvreté de la famille Comboni qui pousse Daniel à quitter son village pour aller fréquenter l'école à Vérone, auprès de l'Institut de l'Abbé Nicolas Mazza.

Au cours de ces années passées à Vérone, Daniel découvre sa vocation au sacerdoce, termine ses études de philosophie et de théologie et surtout il s'ouvre à la mission de l'Afrique Centrale, attiré par le témoignage des premiers missionnaires de l'Abbé Mazza qui reviennent du continent africain. En 1854, Daniel Comboni est ordonné prêtre et trois ans après il part pour l'Afrique avec cinq autres missionnaires de l'Abbé Mazza, avec la bénédiction de sa mère Dominique qui lui dit: «Vas, Daniel, et que le Seigneur te bénisse». 

Au cœur de l'Afrique - avec l'Afrique dans son cœur 

Après quatre mois de voyage, l'expédition missionnaire dont Comboni fait partie arrive à Khartoum, la capitale du Soudan. Le choc du contact avec la réalité africaine est énorme. Comboni se rend compte tout de suite des difficultés que sa nouvelle mission comporte. Les fatigues, le climat difficile, les maladies, la mort de nombreux et jeunes compagnons missionnaires, la pauvreté et la situation d'abandon des gens, le poussent toujours davantage à continuer et à ne pas quitter ce qu'il avait commencé avec tant d'enthousiasme. De la mission de Sainte Croix, il écrit à ses parents: «Nous devrons nous fatiguer, transpirer, mourir; mais la pensée qu'on transpire et qu'on meurt par amour de Jésus-Christ et du salut des âmes les plus abandonnées du monde est trop douce pour nous faire désister de cette grande entreprise».

En assistant à la mort en Afrique d'un jeune compagnon missionnaire, Comboni, au lieu de se décourager, se sent encore plus intérieurement confirmé dans sa décision de continuer sa mission: «Ou l'Afrique ou la mort».

Et c'est toujours l'Afrique et ses peuples qui poussent Comboni, une fois revenu en Italie, à mettre au point une nouvelle stratégie missionnaire. En 1864, alors qu'il était en prière sur la tombe de S. Pierre à Rome, Daniel est frappé par une illumination fulgurante qui le pousse à élaborer son fameux «Plan pour la régénération de l'Afrique», un projet missionnaire qui peut être synthétisé en une phrase: «Sauver l'Afrique par l'Afrique», fruit de sa confiance sans limites dans les capacités humaines et religieuses des peuples africains.

Un Evêque missionnaire original 

Au milieu de beaucoup de difficultés et d'incompréhensions, Daniel Comboni comprend que la société européenne et l'Eglise catholique sont appelées à prendre davantage en considération la mission de l'Afrique Centrale. Dans ce but, il se consacre à une animation missionnaire infatigable dans tous les coins de l'Europe, demandant une aide spirituelle et matérielle pour les missions à des Rois, des Evêques, des riches et des gens simples et pauvres. Et comme instrument d'animation missionnaire il fonde une revue missionnaire, la première en Italie.

Sa foi inébranlable dans le Seigneur et dans l'Afrique le conduit à fonder, respectivement en 1867 et en 1872, les Instituts masculin et féminin de ses missionnaires, connus plus tard sous le nom de Missionnaires Comboniens et de sœurs Missionnaires Comboniennes.

Comme théologien de l'Evêque de Vérone, il participe au Concile Vatican I, faisant souscrire à 70 Evêques une pétition en faveur de l'évangélisation de l'Afrique Centrale (Postulatum pro Nigris Africæ Centralis).

Le 2 juillet 1877, Comboni est nommé Vicaire Apostolique de l'Afrique Centrale; un mois après il est consacré Evêque: c'est la confirmation que ses idées et ses actions, jugées par beaucoup de personnes trop courageuses ou même folles, sont bien efficaces pour l'annonce de l'Evangile et la libération du continent africain.

Au cours des années 1877-1878, avec ses missionnaires hommes et femmes, il souffre dans son corps et dans son esprit de la tragédie d'une sécheresse et d'une famine sans précédents, qui réduisent de moitié la population locale et épuisent le personnel et l'activité missionnaires.

La croix, amie et épouse 

En 1880, avec toujours le même courage, Monseigneur Comboni revient en Afrique, pour la huitième et dernière fois, à côté de ses missionnaires, décidé à continuer la lutte contre la plaie de l'esclavage et à consolider l'activité missionnaire avec les africains eux-mêmes. L'année suivante, éprouvé par la fatigue, les morts fréquentes et récentes de ses collaborateurs, l'amertume des accusations et des calomnies, le grand missionnaire tombe malade. Le 10 octobre 1881, à l'âge de cinquante ans, marqué par la croix qui jamais ne l'a abandonné comme une épouse fidèle et aimée, il meurt à Khartoum, parmi ses gens, conscient que son œuvre missionnaire ne mourra pas. «Je meurs, dit-il, mais mon œuvre, qui est oeuvre de Dieu, ne mourra pas».

Daniel Comboni a vu juste. Son œuvre n'est pas morte; au contraire, comme toutes les grandes œuvres qui «naissent aux pieds de la croix», elle continue à vivre grâce au don de leur propre vie que tant d'hommes et de femmes vivent, eux qui ont décidé de suivre Comboni sur le chemin de la mission ardue et enthousiasmante parmi les peuples les plus pauvres de la foi et les plus abandonnés de la solidarité humaine.

Les dates fondamentales de sa vie 

— Daniel Comboni naît à Limone sul Garda (Brescia -  Italie) le 15 mars 1831. 

— Il consacre sa vie à l'Afrique (1849), en réalisant un projet qui le conduit plusieurs fois à risquer sa vie au cours d'expéditions missionnaires exténuantes dès 1857, l'année où il part pour la première fois pour l'Afrique. 

— Le 31 décembre 1854, année de la proclamation de l'Immaculée Conception de Marie, il est ordonné prêtre par le bienheureux Giovanni Nepomuceno Tschiderer, évêque de Trente. 

— Dans la confiance que les africains deviendront eux‑mêmes protagonistes de leur propre évangélisation, il prépare un projet qui a le but de «sauver l'Afrique par l'Afrique même» (Plande 1864). 

— Fidèle à sa devise: «Ou l'Afrique ou la mort», malgré les difficultés, il poursuit son projet en fondant en 1867 l'Institut des Missionnaires Comboniens. 

— De manière prophétique, il annonce à l'Eglise toute entière, en particulier en Europe, que l'heure du salut des peuples de l'Afrique est arrivée. Pour cela, même s'il est un simple prêtre, il n'hésite pas à se présenter au Concile Vatican I pour demander aux évêques que chaque église locale soit engagée dans la conversion de l'Afrique (Postulatum, 1870). 

— Avec un courage hors du commun à l'époque, le premier, il envoie des sœurs Missionnaires dans la mission de l'Afrique Centrale et en 1872 il fonde son Institut de sœurs exclusivement consacrées aux missions: les sœurs Missionnaires Comboniennes. 

— Pour les africains, il dépense toutes ses énergies, et il se bat pour l'abolition de l'esclavage. 

— En 1877 il est consacré Evêque et nommé Vicaire Apostolique de l'Afrique Centrale. 

— Epuisé par les fatigues et les croix, il meurt à Khartoum (Soudan), le soir du 10 octobre 1881. 

— Le 26 mars 1994 est reconnue l'héroïcité de ses vertus. 

— Le 6 avril 1995 est reconnu le miracle opéré grâce à son intercession en faveur d'une jeune fille afro-brésilienne, Maria José de Oliveira Paixão. 

— Le 17 mars 1996 il est béatifié par Jean-Paul II dans la basilique Saint-Pierre. 

— Le 20 décembre 2002 est reconnu le second miracle opéré grâce à son intercession en faveur d'une mère musulmane du Soudan, Lubna Abdel Aziz. 

— Le 5 octobre 2003 il est canonisé par Jean-Paul II dans la basilique Saint-Pierre.




Saint Daniel COMBONI

Nom: COMBONI
Prénom: Daniel
Pays: Italie - Soudan

Naissance: 15.03.1831  à Limone sul Garda (Brescia)
Mort: 10.10.1881  à Khartoum

Etat: Evêque - Fondateur

Note: Prêtre en 1854. Part pour l’Afrique en 1857. "Plan pour la Régénération de l'Afrique" présenté à Pie IX en 1864. Fonde l'Institut Missionnaire pour l'Afrique en 1867 (Comboniens), puis l'Institut des Pieuses Mères de la "Nigrizia" (Comboniennes) en 1872. Évêque en 1877: Vicaire apostolique de l'Afrique centrale.

Béatification: 17.03.1996  à Rome  par Jean Paul II
Canonisation: 05.10.2003  à Rome  par Jean Paul II

Fête: 10 octobre

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1996 n.11 p.1-2 - n.12 p.1-5 - n.13 p.2  -  2003 n.34 p.2.8 - n.40 p.1-3
Réf. dans la Documentation Catholique: 1996 n.9 p.402-404 - 2003 n.22 p.1122-1123
Notice brève

Saint Daniel Comboni naît en 1831 au nord de l’Italie. Ordonné prêtre en 1854, il part trois ans plus tard pour le Soudan. Le choc initial est rude : climat, pauvreté. Mais, il persiste dans sa résolution : « Ou l’Afrique, ou la mort » dit-il. Pour cette grande entreprise du “salut des âmes les plus abandonnées du monde”, il est prêt à tout, même s’il doit revenir momentanément pour raison de santé. En 1864, alors qu’il est en prière à Saint-Pierre de Rome, il a l’intuition du “Plan de régénération de l’Afrique” dont l’idée maîtresse est le salut de l’Afrique par les Africains eux-mêmes. Il note aussi l’importance de la femme africaine dans cette œuvre. Enfin, il est, et sera toujours, résolument anti-esclavagiste. Plusieurs fois, le Père Comboni revient d’Afrique en Europe et, aidé par sa connaissance des langues, il visite plusieurs pays européens pour faire connaître la mission de l’Afrique Centrale. Il fonde une revue missionnaire, crée un Institut de prêtres et frères missionnaires (1867), les Comboniens actuels, et un Institut de Sœurs (1872). Entre temps, il assiste au Concile Vatican I comme théologien et fait signer par 70 Pères conciliaires une pétition en faveur de l’évangélisation de l’Afrique Centrale. Les souffrances ne lui sont pas épargnées, ni les calomnies, mais il reçoit la croix avec un esprit de foi. Évêque de Khartoum en 1877, il affronte la sécheresse et la famine des années 77-78. Il meurt à l’âge de cinquante ans, parmi ses gens, conscient que son œuvre missionnaire ne mourra pas.

Notice développée

Daniel Comboni naît en 1831 dans une famille de paysans pauvres sur les bords du lac de Garde. A 12 ans, alors qu’il poursuit sa scolarité à Vérone, à l’Institut de l’abbé Mazza, il ressent déjà un attrait pour les missions en Afrique en écoutant des missionnaires, anciens élèves de l’Institut, qui témoignent de leur apostolat. Le 31 décembre 1854 (trois semaines après la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception), il est ordonné prêtre par le bienheureux Jean Népomucène De Tschiderer von Gleifheim 2 . Trois ans plus tard, il part pour l’Afrique avec cinq autres missionnaires de l’abbé Mazza. Après quatre mois de voyage, l’expédition missionnaire arrive à Khartoum au Soudan. Le choc est rude : conditions climatiques, pauvreté de la population, mais il ne se décourage pas. “ Ou l’Afrique, ou la mort ” dit-il, après avoir assisté un jeune compagnon qui mourait. Malade lui-même, il doit revenir en 1859 et il enseigne à l’Institut Mazza jusqu’en 1864. Le 15 septembre de cette année, tandis qu'il prie à Saint-Pierre de Rome, il se sent poussé à rédiger un "Plan pour la régénération de l'Afrique". Il le soumet à la Congrégation missionnaire 'De Propaganda Fide' et au Pape Pie IX qui lui déclare: "Labora sicut bonus miles Christi pro Africa" (Travaille comme un bon soldat du Christ pour l'Afrique). Outre des vues inspirées par la foi: égalité foncière des hommes, lutte contre la traite des Noirs, ce Plan renferme des intuitions originales et d'avenir: 'promouvoir la conversion de l'Afrique par l'Afrique même', prévoir un laïcat missionnaire africain, 'la régénération de la grande famille de l'Afrique dépend presque totalement de la femme africaine'. En 1867, il fonde à Vérone l’ “Instituto delle Missioni per la Nigrizia” regroupant des prêtres et des frères ; ils deviendront les Missionnaires comboniens. Au Concile de Vatican I (1870) où il accompagne son évêque comme théologien, ce prêtre entreprenant obtient la signature de 70 évêques pour un manifeste en faveur des Noirs de l’Afrique Centrale. En 1872, il fonde, pour les femmes, l “Instituto delle Pie Madri.” Elles deviendront les Sœurs comboniennes.

Comme missionnaire en Afrique, il décrit avec enthousiasme la nature luxuriante que l’homme n’a pas encore touchée, tandis qu’il descend le Nil blanc sur une embarcation : « les rives du fleuve qui, sur une longue distance, semblent un Éden enchanté, (…) les fourrés vierges et les forêts impénétrables qui offrent le plus sûr refuge à des millions d’antilopes, de gazelles, de girafes, de lions et autres fiers fauves des forêts, (…) d’immenses nuées d’oiseaux de toute espèce, des centaines de milliers d’hippopotames qui font émerger de l’eau leur tête monstrueuse ».

Il fait aussi des allées et venues entre l’Afrique et l’Europe pour éveiller l’intérêt  des chrétiens européens à la Mission d’Afrique Centrale. (Il connaît plusieurs langues). Pour cela, il fonde aussi une revue missionnaire, la première en Italie. Au Soudan, il lutte contre le “trafic infâme” de l’esclavage. « Je suis l’ennemi numéro un de l’esclavage » écrit-il. D’autre part, il connaît plusieurs dialectes locaux et prend des notes qui serviront plus tard aux linguistes. En 1877, il est nommé Vicaire Apostolique de l’Afrique Centrale et, un mois plus tard, il est ordonné évêque de Khartoum. Il déclare à ses fidèles: « Le premier amour de ma jeunesse a été pour la malheureuse Afrique et, laissant là ce que j'avais de plus cher au monde, je suis venu parmi vous pour ne jamais cesser d'être avec vous. » Ce spirituel, 'mystiquement stigmatisé', a une confiance inconditionnelle dans la puissance de la prière. Aussi consacre-t-il l'Afrique à la Vierge Marie et son diocèse au Cœur de Jésus. Il nourrit une grande dévotion envers la Vierge Marie, "Reine de la nigrizia”.

Au cours des années 1877-1878, il souffre avec ses missionnaires et tout le peuple d’une sécheresse et d’une famine sans précédent. La moitié de la population périt. Alors, il répète comme autrefois : “Ou l’Afrique, ou la mort”. Et il considère la mort comme un 'trésor'. Et de fait, des épreuves personnelles ne lui manquent pas. Il est incompris et calomnié ; il a le sentiment d'être abandonné « de Dieu, du Pape, des supérieurs et de tous les hommes ». De plus, il a perdu en 12 ans vingt-quatre de ses compagnons. Aussi est-il souvent tenté de 'tout abandonner'. Mais il tient bon, sûr de sa vocation. En 1880, Mgr Comboni revient en Afrique pour la huitième et dernière fois et, le 10 octobre 1881, à l’âge de cinquante ans, marqué par la croix qui ne l’a jamais abandonné, il meurt à Khartoum. « Je meurs, dit-il, mais mon œuvre qui est de Dieu ne mourra pas ».

Actuellement encore, la confiance de Saint Daniel Comboni en la prière s'exprime chez ses fils spirituels par les 'Cénacles de prière missionnaire' qui naissent en de nombreuses paroisses. Intercéder “pour la malheureuse Afrique” est toujours actuel, car il y a encore de l’esclavage au Soudan et ce pays de 27 millions d’habitants connaît depuis 1983 une guerre civile entre le Nord musulman, au pouvoir, et le Sud animiste ou chrétien, guerre qui, en 20 ans, a déjà fait deux millions de victimes.


Saint Daniel Comboni (1831-1881)

Évêque missionnaire et fondateur des :« Missionnaires Comboniens » et des « Missionnaires Comboniennes ».

Daniele Comboni naît à Limone sul Garda (Brescia - Italie) le 15 mars 1831, dans une famille de paysans au service d'un riche seigneur de la région. Son père Louis et sa mère Dominique sont très attachés à Daniel, le quatrième de huit enfants, morts presque tous en bas âge. Ils forment une famille unie, riche de leur foi et de valeurs humaines, mais pauvre en moyens économiques. C'est justement la pauvreté de la famille Comboni qui pousse Daniel à quitter son village pour aller fréquenter l'école à Vérone, auprès de l'Institut de l'Abbé Nicola Mazza.

Ordonné prêtre en 1854, il part trois ans plus tard pour le Soudan. Le choc initial est rude : climat, pauvreté. En assistant à la mort en Afrique d'un jeune compagnon missionnaire, Comboni, au lieu de se décourager, se sent encore plus intérieurement confirmé dans sa décision de continuer sa mission : « Ou l'Afrique ou la mort » dit-il. Pour cette grande entreprise du « salut des âmes les plus abandonnées du monde », il est prêt à tout, même s’il doit revenir en Italie momentanément pour raison de santé.

En 1864, alors qu'il était en prière sur la tombe de S. Pierre à Rome, Daniel est frappé par une illumination fulgurante qui le pousse à élaborer son fameux « Plan pour la régénération de l'Afrique », un projet missionnaire qui peut être synthétisé en une phrase: « Sauver l'Afrique par l'Afrique », fruit de sa confiance sans limites dans les capacités humaines et religieuses des peuples africains.

Plusieurs fois, le Père Comboni revient d’Afrique en Europe et, aidé par sa connaissance des langues, il visite plusieurs pays européens pour faire connaître la mission de l’Afrique Centrale.

Sa foi inébranlable dans le Seigneur et dans l'Afrique le conduit à fonder, respectivement en 1867 et en 1872, les Instituts masculin et féminin de ses missionnaires, connus plus tard sous le nom de « Missionnaires Comboniens » et de sœurs « Missionnaires Comboniennes ».

Entre temps, il assiste au Concile Vatican I comme théologien et fait signer par 70 Pères conciliaires une pétition en faveur de l’évangélisation de l’Afrique Centrale. Les souffrances ne lui sont pas épargnées, ni les calomnies, mais il reçoit la croix avec un esprit de foi.

Évêque de Khartoum en 1877, il affronte, avec ses missionnaires hommes et femmes, la sécheresse et la famine des années 1877-78 qui réduisent de moitié la population locale et épuisent le personnel et l'activité missionnaire.

En 1880, avec toujours le même courage, Mgr Comboni revient en Afrique, pour la huitième et dernière fois, à côté de ses missionnaires, décidé à continuer la lutte contre la plaie de l'esclavage et à consolider l'activité missionnaire avec les africains eux-mêmes. L'année suivante, éprouvé par la fatigue, les morts fréquentes et récentes de ses collaborateurs, l'amertume des accusations et des calomnies, le grand missionnaire tombe malade.

Le 10 octobre 1881, à l'âge de cinquante ans, marqué par la croix qui jamais ne l'a abandonné comme une épouse fidèle et aimée, il meurt à Khartoum, parmi ses gens, conscient que son œuvre missionnaire ne mourra pas. « Je meurs, dit-il, mais mon œuvre, qui est oeuvre de Dieu, ne mourra pas ».
Daniel Comboni a été beatifié le 17 mars 1996 et canonisé le 20 décembre 2002, sur la Place Saint-Pierre de Rome (dans les deux cas), par le même pape, saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Pour un approfondissement biographique : 








Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).  

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Statue de Saint Daniel Comboni, Vérone

Saint Daniele Comboni

Fondateur de l'Institut des Missionnaires Comboniens ( 1881)

Né à Brescia, Italie, il consacre sa vie à l'Afrique. Ordonné prêtre en 1854, dans la confiance que les africains deviendront eux-mêmes protagonistes de leur propre évangélisation, il prépare un projet qui a le but de «sauver l'Afrique par l'Afrique même».

De manière prophétique, il annonce à l'Église toute entière, en particulier en Europe, que l'heure du salut des peuples de l'Afrique est arrivée. Pour cela, même s'il est un simple prêtre, il n'hésite pas à se présenter au Concile Vatican I pour demander aux évêques que chaque église locale soit engagée dans la conversion de l'Afrique (Postulatum, 1870). 

Avec un courage hors du commun à l'époque, il envoie des sœurs missionnaires en Afrique Centrale et en 1872 il fonde son Institut de sœurs exclusivement consacrées aux missions: les sœurs Missionnaires Comboniennes. 

Pour les africains, il dépense toutes ses énergies et se bat pour l'abolition de l'esclavage. 

En 1877 il est consacré Évêque et nommé Vicaire Apostolique de l'Afrique Centrale. 

Canonisé le 5 octobre 2003 par Jean-Paul II.

Père, prophète et apôtre de l'Afrique, il fonde en 1867 l'Institut des Missionnaires Comboniens.

À Khartoum au Soudan, en 1881, saint Daniel Comboni, évêque missionnaire, qui fonda l’Institut pour les Missions d’Afrique noire, et lui-même, établi évêque en Afrique, propagea l’Évangile à travers ces régions sans épargner ses forces, et veilla de multiples façons à sauvegarder la dignité humaine.

Martyrologe romain

«Ou l'Afrique ou la mort»




Daniel Comboni (1831-1881)
    
Daniel Comboni: the son of poor gardeners who became the first Catholic Bishop of Central Africa, and one of the great missionaries in the Church's history.

It is a fact. When God decides to take a hand and select a generous and open-hearted individual, things happen: great, new things.
  
An “only child” - with holy parents 

Daniel Comboni is born at Limone sul Garda (Brescia - Italy) on 15th, March 1831, into a family of cultivators employed by one of the rich local proprietors. Luigi and Domenica, the parents, are very attached to Daniel: he is the fourth of eight children, but the only survivor: all the others die young, six of them in their infancy. So they form a very close unit, rich in faith and human values, but poor in material things. It is this poverty that forces Daniel to go away to school in Verona, in the Institute founded by Father Nicola Mazza. During the years spent in Verona, Daniel discovers his calling to the priesthood, completes his studies of Philosophy and Theology and, above all, is entranced by the mission of Central Africa, drawn by the descriptions of the missionaries who return from there to the Mazza Institute. Comboni is ordained in 1854, and three years later leaves for Africa himself, along with five other missionaries of the Mazza Institute and with the blessing of his mother Domenica, who finally tells him: “Go, Daniel, and may the Lord bless you”.

Into the heart of Africa - with Africa in his heart 

After a journey of four months the missionary expedition that includes Comboni reaches Khartoum, capital of the Sudan. The impact of this first face-to-face encounter with Africa is tremendous, Daniel is immediately made aware of the multiple difficulties that are part of his new mission. But labours, unbearable climate, sickness, the deaths of several of his young fellow-missionaries, the poverty and dereliction of the population, only serve to drive him forward, never dreaming of giving up what he has taken on with such great enthusiasm. From the mission of Holy Cross he writes to his parents: “We will have to labour hard, to sweat, to die: but the thought that one sweats and dies for love of Jesus Christ and the salvation of the most abandoned souls in the world, is far too sweet for us to desist from this great enterprise”.

After withessing at the death of one of his missionary companions, Comboni, far from being discouraged, feels an interior confirmation of his decision to carry on in the mission: “O Nigrizia o morte!” - Africa, or death.

It is still Africa and its peoples that drive Comboni, when he returns to Italy, to work out a fresh missionary strategy. In 1864, while praying at the Tomb of St Peter in Rome, Daniel is struck by a brilliant inspiration that leads to the drawing up of his famous Plan for the Rebirth of Africa, a missionary project that can be summed up in an expression which is itself the indication of his boundless trust in the human and religious capacities of the African peoples: “Save Africa through Africa”.

An original missionary Bishop 

In spite of all the problems and misunderstandings he has to face, Daniel Comboni strives to drive home his intuition: that all European society and the Church are called to become much more concerned with the mission of Central Africa. He undertakes a tireless round of missionary animation all over Europe, begging for spiritual and material aid for the African missions from Kings and Queens. Bishops and nobles, as well as from the poor, simple people. As a tool for missionary animation he launches a missionary magazine, the first in Italy.

His unshakeable faith in the Lord and trust for Africa lead him to found, in 1867 and 1872 respectively, two missionary Institutes of men and of women: these become known more widely as the Comboni Missionaries and the Comboni Missionary Sisters (Verona Fathers and Sisters).

He takes part in the first Vatican Council as the theologian of the Bishop of Verona, and gets 70 Bishops to sign a petition for the evangelisation of Central Africa (Postulatum pro Nigris Africæ Centralis).

On 2nd, July 1877, Comboni is named Vicar Apostolic of Central Africa, and ordained Bishop a month later: it is confirmation that his ideas and his activities considered by some to be foolhardy, if not crazy are recognised as truly effective means for the proclamation of the God News and the liberation of the African continent.

In 1877 and 1878 he and all his missionaries are tormented in body and spirit by the tragedy of a drought followed by starvation without precedent. The local populations are halved, and the missionary personnel and their activities reduced almost to nothing.

The cross as friend and spouse 

In 1880, with unflagging determination, Bishop Comboni travels to Africa for the eighth and last time, to stand alongside his missionaries: intent, also, on continuing the struggle against the pernicious Slave Trade, and on consolidating the missionary activity carried out by Africans themselves. Just one year later, overwhelmed by his labours, by many deaths in quick succession among his collaborators, by a wave of calumnies and accusations that are a bitter burden, the great missionary falls sick himself. On 10th, October 1881, only 50 years old, marked by the Cross which, like a faithful and loving bride, has never let him, he dies in Khartoum, among his people. But he is aware that his missionary work will not end with him: “I am dying”, he says, “but my work will not die”.

He was right. His work did not die. Indeed, like all great projects “which are born at the foot of the Cross”, it continues to live through the giving of their lives by many women and men who have chosen to follow Comboni along the path of his arduous yet exhilarating mission among peoples who are the poorest as regards the Gospel, and the most abandoned as regards human solidarity.

The main dates 

 Daniel Comboni is born at Limone on Lake Garda (Brescia ‑ Italy) on 15th, March 1831. 

— In 1849 he consecrates his life to Africa, thus setting in motion a project that will indeed lead him to risk his life many times in exhausting missionary journeys, starting from his first arrival in Africa in 1857. 

— On 31st, December 1854, the year of the proclamation of the Immaculate Conception of Mary, he is ordained priest by Blessed John N. Tschiderer, Bishop of Trento. 

— Confident that Africans will become the leading agents of their own evangelisation, he launches a project designed to “Save Africa through Africa” (Plan of 1864). 

— Faithful to his motto: “Africa, or death!” despite all difficulties, he pushes ahead with his Plan by founding the Comboni Missionary Institute in 1867. 

— He is a prophetic voice, proclaiming to the whole Church, especially in Europe, that the hour of salvation has come for the peoples of Africa. Though still a simple priest, he has no hesitation in approaching the First Vatican Council to petition the Bishops that every local Church be involved in the conversion of Africa (Postulatum, 1870). 

— With unusual courage for those days, he is the first to bring missionary Sisters into the work in Central Africa, and in 1872 he founds his own Institute of Sisters consecrated exclusively to the missions: the Comboni Missionary Sisters. 

— His endeavours are great on other fronts too, for example in his tireless struggle for the abolition of slavery. 

— In 1877 he is consecrated Bishop and named Vicar Apostolic of Central Africa. 

— He dies in Khartoum (Sudan) in the late hours of 10th, October 1881, worn out by his toils and his crosses. 

— On 26th, March 1994, the heroic nature of his virtues is recognised.

— On 6th, April 1995, the cure of an Afro-Brazilian girl, Maria José de Oliveira Paixão, is recognised as a miracle worked through his intercession. 

— On 17th, March 1996, he is Beatified by John Paul II in St. Peter's. 

— On 20th, December 2003, the cure of a Muslim mother from Sudan, Lubna Abdel Aziz, is recognized as a miracle worked through his intercession. 

— On 5th, October 2003, he is canonised by John Paul II in St. Peter's.


CANONIZATION OF THREE BLESSEDS

HOMILY OF JOHN PAUL II

Sunday, 5 October 2003

1. "Preach the Gospel to the whole creation" (Mk 16:15). With these words before the Ascension the Risen One entrusted the universal missionary mandate to the Apostles. Immediately afterwards, he assured them that in this demanding mission they would always be able to count on his help (cf. Mk 16: 20).

These same words rang out eloquently at today's solemn celebration. They constitute the message that these three new Saints renew for us: Daniel Comboni, Bishop, founder of the Congregation of the Comboni Missionaries of the Heart of Jesus and of the Comboni Missionary Sisters; Arnold Janssen, priest, founder of the Society of the Divine Word and of the Congregation of Missionary Sisters Servants of the Holy Spirit and the Sister Servants of the Holy Spirit of Perpetual Adoration; Joseph Freinademetz, priest, of the Society of the Divine Word.

Their lives show clearly that the proclamation of the Gospel "is the primary service which the Church can render to every individual and to all humanity" (Redemptoris Missio, n. 2). These new Saints teach us that evangelization always involves an explicit proclamation of Christ in addition to contributing to human advancement that has sometimes even proven dangerous, as the experience of so many missionaries shows. This is the example, the precious heritage that the three Saints, raised today to the glory of the altars, have bequeathed, especially to their religious families. The priority of missionary institutes is the mission "ad gentes", which must come before any other social or humanitarian commitment, however necessary.

2. "All the peoples will see the glory of the Lord". The Responsorial Psalm, which we have just sung, emphasizes the urgency of the mission "ad gentes", even in our time. We need evangelizers with the enthusiasm and apostolic outreach of Bishop Daniel Comboni, an apostle of Christ among the Africans. He relied on the resources of his rich personality and solid spirituality to make Christ known and welcomed in Africa, a continent he loved deeply.

How could we fail, also today, to turn our gaze with affection and concern to those beloved peoples? Africa, a land rich in human and spiritual resources, continues to be scarred by many difficulties and problems. May the international community actively help itbuild a future of hope. I entrust my appeal to the intercession of St Daniel Comboni, an outstanding evangelizer and protector of the "Black Continent".

3. "Nations shall come to your light" (Is 60: 3). The prophetic image of the new Jerusalem that spreads divine light on all the peoples clearly illustrates the life and tireless apostolate of St Arnold Janssen. He zealously carried out his priestly work, spreading the Word of God by means of the new mass media, especially the press.

Obstacles did not dismay him. He liked to repeat: "Proclamation of the Good News is the first and most significant expression of love for one's neighbour". He now helps his religious family from Heaven, to continue faithfully along the tracks he marked out that witness to the permanent value of the Church's evangelizing mission.

4. "And they went forth and preached everywhere" (Mk 16: 20). The Evangelist Mark ends his Gospel with these words. He then adds that the Lord never ceases to accompany the activity of the Apostles with the power of his miracles. Echoing these words of Jesus, the words of St Joseph Freinademetz are filled with faith: "I do not consider missionary life as a sacrifice I offer to God, but as the greatest grace that God could ever have lavished upon me". With the tenacity typical of mountain people, this generous "witness of love" made a gift of himself to the Chinese peoples of southern Shandong. For love and with love he embraced their living conditions, in accordance with his own advice to his missionaries: "Missionary work is useless if one does not love and is not loved". An exemplary model of Gospel inculturation, this Saint imitated Jesus, who saved men and women by sharing their existence to the very end.

5. "Go into all the world". The three Saints whom we joyfully honour today remind us of the missionary vocation of every baptized person. All Christians are sent on mission, but to be authentic witnesses of Christ, one must strive constantly for holiness (cf.Redemptoris Missio, n. 90).

Dear Brothers and Sisters, let us accept this invitation that comes to us from today's evocative celebration. May the Queen of the Saints, the Star of the New Evangelization, shine upon us from Heaven. We turn to her with trust, especially in this month of October, dedicated to the Rosary and to the missions. Mary Most Holy, Queen of Missions, pray for us!
  

© Copyright 2003 - Libreria Editrice Vaticana





Daniel Comboni

Missionary, b. 15 March, 1831 in Limone San Giovanni near Brescia, Italy; d. 10 Oct., 1881, at Khartoum. Educated in Mazza's Institute, Verona, he learned, in addition to theology, several languages and medicine. Ordained priest in 1854, he was sent (1857) by Don Mazza to Central Africa, but returned (1859) because of ill health. After teaching in Mazza's Institute from 1861-64 he published "Piano per la rigenerazione dell' Africa" (Turin, 1864) and visited France, Spain, England, Germany, and Austria to collect funds. In Verona Comboni established (1867) his Istituto delle Missioni per la Nigrizia to educate priests and brothers for the missions, and the Istituto delle Pie Madri to supply female help; he also opened similar institutions in Cairo, Egypt, to acclimatize missionaries for the fever-stricken regions of Central Africa. Appointed (1872) Pro-vicar Apostolic of Central Africa (vicariate since 1846), embracing Nubia, Egyptian Sudan, and the territory south to the Lakes (with nearly 100,000,000 inhabitants) Comboni began his great work with only two missions, El-Obeid (Kordofan) and Khartoum. Others rapidly followed: Berber, Delen, Malbes (near El-Obeid). In 1877 Comboni was made Vicar Apostolic of Central Africa and titular Bishop of Claudiopolis. His death was pronounced a "great loss" by Leo XIII.

Comboni aroused the interest of Europe in negro missions, and journeyed five times from Africa to Europe to secure missionaries and funds. By means of his intimate acquaintance with the khedive and the Governor of the Sudan he effectually checked the slave-trade. Besides his "Quadro storico delle Scoperte Africane" (1880) he contributed material for scientific works, notably on geography. Mitterrutzner's works on the Dinka and Bari dialects (Brixen, 1866, 1867) are based on Comboni's manuscripts. He was a "language genius" (Cardinal Simeoni), master of six European tongues, of Arabic, and the dialects of the Dinka, Bari, and Nuba negroes. His "Istituto", since 1894 the Congregation of the Sons of the Sacred Heart, continues his work in Central Africa. Mgr. Geyer (appointed vicar Apostolic in 1903) was assisted in 1907 by 29 priests, 23 brothers, and 35 sisters ministering to 11 churches, 9 schools, and 6 orphanages.

Lenhart, John. "Daniel Comboni." The Catholic Encyclopedia. Vol. 4. New York: Robert Appleton Company, 1908. 10 Oct. 2017 <http://www.newadvent.org/cathen/04152b.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Gerald M. Knight.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.




San Daniele Comboni Vescovo


Limone del Garda (Brescia), 15 marzo 1831 - Khartum (Sudan), 10 ottobre 1881

Dopo anni di oblio, nel 1800 le terre africane sono percorse da esploratori, mercanti e agenti commerciali delle potenze europee. Accanto a questi operatori vi erano spesso esploratori dello spirito, missionari che volevano portare l'annuncio di Cristo alle popolazioni indigene. Tra costoro occupa un posto di rilievo san Daniele Comboni (1831-1881), che fin da giovane scelse di diventare missionario in Africa. Ordinato sacerdote nel 1854, tre anni dopo sbarca in Africa. Il primo viaggio missionario finisce presto con un fallimento: l'inesperienza, il clima avverso, l'ostilità dei mercanti di schiavi costringono Daniele a tornare a Roma. Alcuni suoi compagni si lasciano vincere dallo scoramento, egli progetta un piano globale di evangelizzazione dell'Africa. Mette poi in atto una incisiva opera di sensibilizzazione a Roma e in Europa e fonda diversi istituti maschili e femminili, oggi chiamati comboniani. Di nuovo in Africa nel 1868, Daniele può finalmente dare avvio al suo piano. Con i sacerdoti e le suore che l'hanno seguito, si dedica all'educazione della gente di colore e lotta instancabilmente contro la tratta degli schiavi. Le comunità da lui fondate seguono il modello delle riduzioni dei Gesuiti in America Latina. Spirito aperto e intraprendente, Comboni comprende presto l'importanza della stampa. Scrive numerose opere di animazione missionaria e fonda la rivista Nigrizia che è attiva ancora oggi. Negli anni 1877-78 vive insieme con i suoi missionari e missionarie la tragedia di una siccità e carestia senza precedenti. Era l'anticipazione della morte sopraggiunta nel 1881. Nel 2003, nel giorno della canonizzazione, Giovanni Paolo II lo definì un «insigne evangelizzatore e protettore del Continente Nero». Principalmente alla sua opera si deve se il cristianesimo in Africa ha oggi un futuro di speranza.

Etimologia: Daniele = Dio è il mio giudice, dall'ebraico

Emblema: Bastone pastorale

Martirologio Romano: Nella città di Khartum in Sudan, san Daniele Comboni, vescovo, che fondò l’Istituto per le Missioni Africane e, nominato vescovo in Africa, si prodigò senza mai lesinare energie nel predicare il Vangelo in quelle regioni e nel prendersi in tutti i modi cura della dignità degli esseri umani.

Autunno 1857: partono per il Sudan cinque missionari mandati da don Nicola Mazza di Verona, educatore ed evangelizzatore. Fine 1859: tre di essi sono già morti, due rifugiati al Cairo, e a Verona torna sfinito il quinto. È Daniele Comboni, unico superstite degli otto figli dei giardinieri Luigi e Domenica, sacerdote dal 1854. Riflette a lungo su quel disastro e su tanti altri, giungendo a conclusioni che saranno poi la base di un “Piano”, redatto nel 1864 a Roma. In esso Comboni chiede che tutta la Chiesa si impegni per la formazione religiosa e la promozione umana di tutta l’Africa. Il “Piano”, con le sue audaci innovazioni, è lodatissimo, ma non decolla. Poi, per avversioni varie e per la morte di don Mazza (1865), Comboni si ritrova solo, impotente.


Ma non cambia. Votato alla “Nigrizia”, ne diventa la voce che denuncia all’Europa le sue piaghe, a partire dallo schiavismo, proibito ufficialmente, ma in pratica trionfante. Quest’uomo che sarà poi vescovo e vicario apostolico dell’Africa centrale, vive un duro abbandono, finché il sostegno del suo vescovo, Luigi di Canossa, gli consente di tornare in Africa nel 1867, con una trentina di persone, fra cui tre padri Camilliani e tre suore francesi, aiuti preziosi per i malati. Nasce al Cairo il campo-base per il balzo verso Sud. Nascono le scuole. E proprio lì, nel 1869, molti personaggi venuti all’inaugurazione del Canale di Suez scoprono la prima novità di Comboni: non solo ragazzi neri che studiano, ma maestre nere che insegnano. Inaudito. Ma lui l’aveva detto: "L’Africa si deve salvare con l’Africa". 

Poi si va a Sud: Khartum, El-Obeid, Santa Croce... Lui si divide tra Africa ed Europa, ha problemi interni duri. Ma "nulla si fa senza la croce", ripete. Una croce per tutte: il suo confessore lo calunnia, e Comboni continua a fare la sua confessione a lui. Un leone che sa essere dolce. Uno che per gli africani è già santo, che strapazza i pascià, combatte gli schiavisti e serve i mendicanti. Da lui l’africano impara a tener alta la testa. Nell’autunno 1881 riprendono le epidemie: vaiolo, tifo fulminante, con strage di preti e suore in Khartum desolata. Comboni assiste i morenti, celebra i funerali, e infine muore nella casa circondata da una folla piangente. Ha 50 anni. 

Poco dopo scoppia la rivolta anti-egiziana del Mahdi, che spazza via le missioni e distrugge la tomba di Comboni (solo alcuni resti verranno in seguito portati a Verona). Dall’Italia, dopo la sua morte, si chiede ai suoi di venir via, di cedere la missione. Risposta dall’Africa: "Siamo comboniani". E non abbandonano l’Africa. Ci sono anche ai giorni nostri, in Africa e altrove. Ne muoiono ancora oggi. Intanto il Sudan ha la sua Chiesa, i suoi vescovi. E ora il suo patrono: Giovanni Paolo II ha proclamato beato Daniele Comboni nel 1996.

E' stato canonizzato a Roma da Giovanni Paolo II il 5 ottobre 2003.

Autore: Domenico Agasso


lundi 9 octobre 2017

Saint JEAN (GIOVANNI) LEONARDI, prêtre et fondateur



Actes du Pape Benoît XVI

Saint Jean Léonard

Audience générale du 7 octobre


, le

Texte original italien dans l'Osservatore Romano du 8 octobre (*)

Chers Frères et Sœurs,
Après-demain, le 9 octobre marquera le 400e anniversaire de la mort de saint Jean Léonard, fondateur d'un ordre religieux, celui des Clercs réguliers de la Mère de Dieu, canonisé le 17 avril 1938 et choisi comme patron des pharmaciens le 8 août 2006. On fait aussi mémoire de lui pour son grand élan missionnaire. Avec Mgr Jean-Baptiste Vivès et le père jésuite Martin de Funès, il conçut et contribua à l'institution au Saint-Siège d'une Congrégation spécifique pour les missions, celle de la Propaganda Fide, et ainsi à la fondation future par le Pape Urbain VIII du Collège urbain de Propaganda Fide ; au cours des siècles, ce séminaire allait former des milliers de prêtres, dont beaucoup de martyrs, destinés à l'évangélisation des peuples. Saint Jean Léonard est donc une figure lumineuse de prêtre que j'ai la joie de présenter en exemple à tous les prêtres en cette Année du sacerdoce. Il mourut en 1609 d'une influenza contractée alors qu'il prodiguait ses soins à tous ceux qui, dans le quartier romain de Campitelli, étaient atteints par l'épidémie.

De la pharmacopée au sacerdoce

Giovanni Leonardi naquit en 1541 à Diecimo, dans la province de Lucques en Toscane. Dernier de sept frères, son adolescence fut rythmée par une foi vécue en un milieu familial sain et laborieux, et en outre par la fréquentation assidue d'un magasin d'épices et médicaments dans son village natal. À 17 ans, son père l'inscrivit à un cours régulier d'épicerie à Lucques, avec l'idée d'en faire un pharmacien, un épicier ou apothicaire, disait-on alors. Pendant une dizaine d'années, le jeune Jean Léonard fréquenta attentivement et assidûment les cours, mais quand, selon les normes établies dans l'antique République de Lucques, il eut acquis la reconnaissance officielle qui l'autorisait à ouvrir sa propre officine, il commença à se demander si le moment n'était pas venu de réaliser un projet qu'il avait à cœur depuis toujours. Après mûre réflexion, il décida de se diriger vers le sacerdoce. Aussi laissa-t-il le dispensaire pour acquérir la formation théologique nécessaire, avant d'être ordonné, puis de célébrer sa première messe le jour de l'Épiphanie 1572. Toutefois, il n'en abandonna pas pour autant sa passion pour la pharmacopée, parce qu'il sentait que la médiation professionnelle de pharmacien lui aurait permis de réaliser pleinement sa vocation, celle de transmettre aux hommes, moyennant une vie sainte, « la médecine de Dieu », c'est-à-dire Jésus-Christ crucifié et ressuscité, « mesure de toutes choses ».

Poussé par la conviction que tous les êtres humains ont besoin d'une telle médecine plus que de toute autre chose, saint Jean Léonard chercha à faire de la rencontre personnelle avec Jésus-Christ la raison fondamentale de son existence. « Il est nécessaire de repartir du Christ », aimait-il à répéter souvent. Le primat du Christ au-dessus de tout devint pour lui le critère concret de jugement et d'action, et le principe moteur de l'activité sacerdotale qu'il exerça alors que se répandait un vaste mouvement diffus de renouveau spirituel dans l'Église, grâce à l'éclosion de nouveaux instituts religieux et au témoignage lumineux de saints comme Charles Borromée, Philippe Néri, Ignace de Loyola, Joseph Calasanz, Camille de Lellis, Louis de Gonzague. Avec enthousiasme, il se livra à l'apostolat auprès des enfants par la Compagnie de la Doctrine chrétienne qui réunissait autour de lui un groupe de jeunes avec lesquels, le 1er septembre 1574, il fonda la Congrégation des Prêtres réformés de la Bienheureuse Vierge, ultérieurement appelée ordre des Clercs réguliers de la Mère de Dieu. Il recommandait à ses disciples de n'avoir « devant les yeux de l'esprit que l'honneur, le service et la gloire du Christ Jésus crucifié », et, en bon pharmacien accoutumé à opérer des dosages selon des références précises, il ajoutait : « Levez un peu plus vos cœurs vers Dieu, et avec lui mesurez les choses ».

L'éducation des enfants

Mû par le zèle apostolique, en mai 1605, il envoya au Pape Paul V à peine élu un mémoire où il suggérait les critères d'un renouveau authentique de l'Église. Après avoir fait remarquer qu'il était « nécessaire que ceux qui aspirent à la réforme des mœurs humaines cherchent spécialement et avant toute autre chose la gloire de Dieu », il ajoutait qu'ils doivent resplendir de « l'intégrité de leur vie et l'excellence de leurs mœurs pour ainsi conduire doucement à la réforme, plus qu'y astreindre ». Il faisait en outre observer que « celui qui veut mettre en œuvre une sérieuse réforme religieuse et morale doit, premièrement, comme un bon médecin, faire le diagnostic des maux dont souffre l'Église, pour être en mesure de prescrire pour chacun d'eux le remède le plus approprié ». Et il notait que « le renouveau de l'Église doit s'opérer de pair dans les chefs et dans les sujets, en haut et en bas. Il doit commencer par celui qui commande et s'étendre à ceux qui sont soumis ». C'est pourquoi, alors même qu'il sollicitait du Pape de promouvoir une « réforme universelle de l'Église », il se préoccupait de la formation chrétienne du peuple et spécialement des enfants, à éduquer « dès leurs premières années […] dans la pureté de la foi chrétienne et des saintes traditions ».

Chers Frères et Sœurs, la figure lumineuse de ce saint invite les prêtres en premier lieu, mais aussi tous les chrétiens, à tendre constamment à la « pleine mesure de la vie chrétienne », qui est la sainteté, chacun naturellement selon son propre état de vie. En effet, il n'y a que la fidélité au Christ qui puisse déclencher le renouveau ecclésial authentique. Au cours de ces années, celles du passage culturel entre le XVIe et le XVIIe siècle, commencèrent à se dessiner les prémices de ce qui allait devenir la culture contemporaine caractérisée par une scission indue entre foi et raison, et dont les effets négatifs sont la marginalisation de Dieu accompagnée de l'illusion d'une possible autonomie totale de l'homme, lequel choisit alors de vivre « comme s'il n'y avait pas de Dieu ». C'est là la crise de la pensée moderne que, à diverses reprises, j'ai eu l'occasion de mettre en évidence et qui aboutit souvent à diverses formes de relativisme. Jean Léonard comprit quel était le vrai remède à ces maux spirituels, et il le synthétisa dans l'expression « Le Christ par-dessus tout », le Christ au centre du cœur, au centre de l'histoire et du cosmos. Et il affirmait avec force que l'humanité a un extrême besoin du Christ parce qu'il est notre « mesure ». Il n'y a pas de milieux qui ne puissent être atteints par sa force ; il n'y a pas de maux qui ne puissent trouver en lui leur remède, il n'y a pas de problèmes qui ne se résolvent en lui. « Ou bien le Christ, ou bien rien ! » Telle était son ordonnance pour tout type de réforme spirituelle et sociale.

Purifier et embellir l'Église

Il existe encore un autre aspect de la spiritualité de saint Jean Léonard que je souligne avec joie. En plusieurs circonstances, il eut à rappeler que la rencontre vivifiante avec le Christ se réalise dans son Église, sainte mais fragile, enracinée dans l'histoire et dans un avenir parfois obscur, où le bon grain et l'ivraie croissent ensemble (cf. Mt 13, 24), et pourtant toujours sacrement de salut. Ayant clairement conscience que l'Église est le champ de Dieu (cf. Mt 13, 24), il ne se scandalisait pas de ses faiblesses humaines. Pour faire obstacle à l'ivraie, il choisit d'être lui-même le bon grain ; c'est-à-dire qu'il décida d'aimer le Christ dans son Église, et de contribuer à en faire un signe de plus en plus transparent de sa personne. Il voyait l'Église avec beaucoup de réalisme, avec sa fragilité humaine, mais aussi comme le « champ de Dieu », l'instrument de Dieu pour le salut de l'humanité. Et pas seulement. Par amour du Christ, il travailla avec ardeur à purifier l'Église, à l'embellir, à la rendre plus sainte. Il comprit que toute réforme se fait à l'intérieur de l'Église et jamais contre l'Église. En quoi saint Jean Léonard fut véritablement extraordinaire, son exemple demeurant toujours actuel. Certes, toute réforme intéresse les structures, mais en premier lieu elle doit s'adresser au cœur des fidèles. Seuls les saints, hommes et femmes qui se laissent guider par l'Esprit divin, prêts à opérer des choix radicaux et courageux à la lumière de l'Évangile, rénovent l'Église et contribuent de façon déterminante à construire un monde meilleur.

Chers Frères et Sœurs, la vie de saint Jean Léonard fut toujours illuminée par la « Sainte Face » de Jésus, conservée et vénérée dans l'église cathédrale de Lucques et devenue symbole éloquent et synthèse indiscutable de la foi qui l'animait. Conquis par le Christ, comme l'apôtre Paul, il montra à ses disciples et continue à nous montrer à nous-mêmes l'idéal christo-centrique pour lequel « il est nécessaire de se dépouiller de tout intérêt personnel et de ne considérer que le service de Dieu », en « n'ayant sous les yeux de l'esprit que l'honneur, le service et la gloire de Jésus crucifié ». Il fixait le regard sur le visage maternel de Marie, à côté du visage du Christ. Il la choisit comme Patronne de son ordre, elle fut pour lui à la fois maîtresse, sœur et mère, et il en éprouva la constante protection. Que l'exemple et l'intercession de ce « fascinant homme de Dieu » soit, particulièrement en cette Année du sacerdoce, un rappel et un encouragement à tous les prêtres et à tous les chrétiens de vivre avec passion et enthousiasme leur vocation personnelle.

(*) Traduction de Fr. Michel Taillé pour La DC. Sous-titres de La DC.



Saint Jean Léonardi

Prêtre, fondateur des Clercs de la Mère de Dieu ( 1609)

Originaire de Lucques en Toscane. Fils de pharmacien et pharmacien lui-même jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans, il devint prêtre à trente ans et fonda, deux années plus tard, à Lucques, la congrégation des Clercs de la Mère de Dieu (1574). Il prêche et il confesse inlassablement tandis que les théories nouvelles de la Réforme séduisent la jeunesse. Ses succès lui valent une violente persécution. Menacé de mort, il s'enfuit à Rome où il prend saint Philippe Néri comme père spirituel. Quand saint Philippe quittera Rome, saint Jean Leonardi installa sa communauté dans la maison que son père spirituel lui laissait. Saint Jean Leonardi aurait voulu partir pour les missions lointaines. Dans ce but, en 1603, il jette les bases du séminaire pour la Propagation de la Foi, destiné à la formation des prêtres indigènes envoyés par les missionnaires. Il meurt de la peste qu'il a contractée en se dévouant auprès des malades lors d'une épidémie.

Lors de l'audience générale du 7 octobre 2009, Benoît XVI a évoqué saint Jean Leonardi, patron des pharmaciens dont on célèbre le 9 octobre le 400e anniversaire de la mort. 

Né en 1541 en Italie, Giovanni Leonardi abandonna ses études de pharmacie pour celles de théologie, en vue de son ordination sacerdotale et, avec l'évêque Juan Vives et le jésuite Martín de Funes, il contribua à l'établissement d'une congrégation spécifique du Saint-Siège pour les missions: le Collège Urbanien de Propaganda Fide qui a formé de nombreux prêtres pour l'évangélisation des peuples. Son zèle apostolique le porta même à envoyer au Pape Paul V un mémoire dans lequel il fit des propositions pour un vrai renouveau de l'Église. Il n'abandonna, toutefois, jamais sa passion pour la pharmacopée, convaincu que "la médecine de Dieu est Jésus-Christ... à la mesure de toutes choses".

"Le lumineux portrait de ce saint invite d'abord les prêtres et tous les chrétiens à viser constamment au plus haut de la vie chrétienne: la sainteté. C'est seulement de la fidélité au Christ que pourra jaillir un renouveau ecclésial authentique. Au cours de ces années, dans le paysage culturel et social des XVI et XVII siècles, ont commencé à se dessiner les prémices de la future culture contemporaine caractérisée par une séparation impropre entre la foi et la raison, qui a entraîné, parmi ses effets négatifs, une mise à l'écart de Dieu, avec l'illusion d'une possible et totale autonomie de l'être humain choisissant de vivre comme si Dieu n'existait pas... Il a souvent souligné la crise de la pensée moderne qui a si souvent amenée les formes de relativisme. Jean Leonardi a pressenti quel était le vrai remède pour les maux spirituels et l'a résumé dans la phrase: "Christ avant tout"... Il n'y a pas d'endroit qui ne puisse être touché par sa force... Voilà quelle était sa recette pour tout type de réforme spirituelle et sociale". Jean Leonardi, "en diverses circonstances, a souligné que la rencontre vivante avec le Christ se réalise dans son Église, sainte mais fragile, enracinée dans l'histoire et pleine d'avenir parfois obscur, où le blé et l'ivraie poussent ensemble, mais elle reste toujours instrument de salut. Avec la conscience lucide que l'Église est le champ de Dieu, il ne se scandalisa pas de ses faiblesses humaines. Pour mettre l'ivraie en évidence, il choisit d'être le bon grain: il décida d'aimer le Christ dans son Église et contribua à en faire, chaque fois davantage, un instrument transparent du Christ".

"Il comprit -a conclu le Pape- que toute réforme doit se faire dans l'Église et jamais contre l'Église. C'est en cela que Jean Leonardi fut extraordinaire et son exemple est toujours actuel. Toute réforme doit, bien sûr, toucher aux structures, mais elle doit, d'abord, s'inscrire dans le cœur des croyants. Seuls, de saints hommes et femmes qui se laissent guider par l'Esprit divin, prêts à prendre des décisions radicales et solides à la lumière de l'Évangile, renouvellent l'Église et contribuent, de façon décisive, à construire un monde meilleur".

(source: VIS 091007 - 520)

Mémoire de saint Jean Léonardi, prêtre. Après avoir été aide-pharmacien à Lucques en Toscane, il reçut le sacerdoce et, à partir de là, pour enseigner aux enfants la doctrine chrétienne, restaurer la vie apostolique du clergé et propager la foi chrétienne, il fonda un Ordre de Clercs réguliers, appelé ensuite de la Mère de Dieu, ce qui lui causa bien des tribulations, puis il jeta à Rome les bases du Séminaire de la Propagation de la foi, et il mourut  en 1609, victime de sa charité lors d’une épidémie de peste.


Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1988/Saint-Jean-Leonardi.html


Saint Jean (Giovanni) Leonardi

Prêtre et fondateur des « Clercs réguliers de la Mère de Dieu » (o.m.d.)


Giovanni Leonardi naît en 1541, à Diecimo, un village de la petite république de Lucques (aujourd'hui en Toscane). Ses parents sont de modestes propriétaires terriens.

En 1567 il se rend dans la capitale pour y devenir pharmacien. Il se joint à une association de jeunes s'engageant à une vie radicalement évangélique, dirigée par un père dominicain. Abandonnant la pharmacie il se met à l'étude de la théologie.

Ordonné prêtre en 1572, il se consacre à la formation chrétienne des jeunes dans sa paroisse de Lucques puis fonde une « Compagnie de la Doctrine chrétienne », dont le but est de faire passer par l'enseignement les prescriptions du concile de Trente dans la vie des paroisses.

En 1574, cette communauté devient l'institut religieux des « Clercs réguliers de la Mère de Dieu ». Leur but est de travailler à l'approfondissement de la foi et de la dévotion.

Son esprit réformateur lui vaut des inimitiés, et il est expulsé de son pays, la République de Lucques. Mais il a le soutien du pape Clément VIII (Ippolito Aldobrandini, 1592-1605) qui l'invite à Rome pour y réformer plusieurs communautés religieuses. Avec ses clercs il travaille à répandre le culte marial, la dévotion aux quarante heures et la communion fréquente. Le sanctuaire de Sainte Marie in Portico leur est confié en 1601 et ils y font renaître le culte marial autour de l'ancienne et vénérable icône.

Le pape, qui l'estime pour ses qualités de fermeté et de discernement, l'emploie à diverses tâches délicates comme la réforme de la congrégation bénédictine de Montevergine. Jean Leonardi fonde ensuite avec Jean Vivès le séminaire de la Propaganda Fide (Propagation de la foi).

Il passe de la terre au ciel le 09 octobre 1609 en se dévouant auprès de ses frères atteints de l'épidémie d'influenza qui sévissait alors à Rome. Il laisse à sa mort deux maisons de Clercs de la Mère de Dieu, une à Lucques et l'autre à Rome. Trois autres furent ouvertes au XVIIe siècle.

L'institut des « Clercs réguliers de la Mère de Dieu » recevra l'approbation pontificale en 1614. La règle définitive de sa communauté n'est publiée qu'en 1851.

Giovanni Leonardi est béatifié en 1861 et canonisé en 1938. Sa dépouille repose dans l'église Sainte Marie in Portico de Rome. Liturgiquement il est commémoré le 9 octobre. 

Le 8 août 2006 le pape Benoît XVI l’a déclaré patron des pharmaciens.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :





Sources principales : vatican.va ; wikipédia.org  (« Rév. x gpm »).


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Saint Jean Leonardi, le Christ comme remède

, le
Le fondateur des clercs réguliers de la Mère de Dieu, saint Jean Leonardi (1541-1609), fut un acteur de la réforme catholique et un fidèle serviteur de l'Église. Patron des pharmaciens depuis 2006, il est fêté le 9 octobre.


Né quatre ans avant l'ouverture du concile de Trente (1545-1563), ordonné prêtre huit ans après son achèvement, Jean (Giovanni) Leonardi fut l'un de ceux qui permirent à l'Église catholique romaine de se purifier, de se revivifier, après l'émergence du protestantisme. Luther et ses partisans avaient, non sans quelque raison, raillé l'ignorance et les abus d'une partie des clercs. Dans le droit fil des décrets tridentins, Jean Leonardi travailla à éradiquer ces deux maux. Mais il le fit « dans l'Église et jamais contre l'Église », selon les termes de Benoît XVI dans l'une de ses catéchèses.

Juste après avoir reçu le sacerdoce en 1571, Jean Leonardi se consacra, à Lucques, en Toscane, à l'enseignement du catéchisme auprès des enfants et des laïcs. Dès 1574, il fonda une compagnie de prêtres – les clercs réguliers de la Mère de Dieu – chargés d'œuvrer à l'approfondissement de la foi et au développement de la dévotion chez les fidèles. La nouvelle congrégation fut approuvée par l'évêque de Lucques, mais le zèle de Jean Leonardi déplut aux autorités de la ville, fortement tentées par le protestantisme. Menacé dans sa vie même, le fondateur dut s'enfuir et s'en vint à Rome avec ses clercs.

Ils y furent accueillis avec bienveillance par le pape Grégoire XIII et poursuivirent leur tâche contre l'ignorance en matière d'instruction religieuse. Peu à peu, Jean Leonardi se fit remarquer par sa sagesse et sa fermeté: le Saint-Siège lui confia des missions délicates auprès de certaines maisons religieuses, où le laisser-aller et les abus s'étaient immiscés. Jean Leonardi y ramena la discipline et la dignité, avec une ligne de conduite invariable: il faut « repartir du Christ », prendre le Christ comme « mesure de toute chose ».

Doté d'une âme de réformateur mais aussi d'évangélisateur, Jean Leonardi aurait aimé partir dans les contrées lointaines afin d'apporter la Bonne Nouvelle aux autochtones. Son âge l'en empêcha; il eut alors l'idée, avec l'Espagnol Jean-Baptiste Vivès, d'un collège dédié aux futurs prêtres issus des pays de mission: le collège de Propaganda Fide (actuelle Université pontificale urbanienne), qui prit réellement son essor à partir de 1627. Jean Leonardi, pour sa part, était décédé en 1609, après avoir soigné des malades lors d'une terrible épidémie de grippe.

Canonisé par Pie XI en 1938, saint Jean Leonardi a été proclamé en 2006 patron des pharmaciens: dans sa jeunesse, il avait en effet appris et exercé la profession d'apothicaire. Devenu prêtre, il en avait gardé l'esprit, toujours soucieux de donner aux hommes « la médecine de Dieu » incarnée en Jésus-Christ.

Aller à sa rencontre: * Un texte: Catéchèse de Benoît XVI du 7 octobre 2009, La Documentation catholique n° 2436. * Un site: celui des clercs réguliers de la Mère de Dieu – 



Saint John Leonardi

7 October 2008, 10:04 pm
Also known as
  • Giovanni Leonardi
  • Jean Leonardi
Profile

Worked as a pharmacist‘s apprentice while studying for the priesthood. After ordination on 22 December 1572, he worked with prisoners and the sick. His example attracted some young laymen to assist him, most of whom became priests themselves. This group formed Clerks Regular of the Mother of God of Lucca, a congregation of diocesan priests which, for reasons having to do with the politics of the Reformation and an unfounded accusation that John wanted to form the group for his own personal aggrandizement, provoked great opposition. The Clerks were confirmed on 13 October 1595 by Pope Clement VIII, but John was exiled from Lucca for most of the rest of his life. John was assisted in his exile by Saint Philip Neri, who gave him his quarters – and his pet cat!

In 1579 he formed the Confraternity of Christian Doctrine, and published a compendium of Christian doctrine that remained in use until the 19th century. He died from a disease caught while tending plague victims. By the deliberate policy of the founder, the Clerks have never had more than 15 churches, and today form only a very small congregation. The arms of the order are azure, Our Lady Assumed into Heaven; and its badge and seal the monogram of the Mother of God in Greek characters.

Born

St John Leonardi (1542-1609) priest and reformer

22 October, 2012

John saw orthodox preaching and good living by priests as the planks of the reform process that had just begun with the Council of Trent.

John Leonardi of Lucca in Tuscany, Italy, was a priest who imbibed the best of the reform spirit of the Council of Trent. He saw that raising the standard of formation of the clergy would have its effect on the people. He also inspired the founding of the College of Propaganda Fide in Rome, where St Oliver Plunkett was educated and taught before he returned to Ireland. Patrick Duffy tells John’s story.


Dedicated to instruction

John Leonardi was born in 1541 in Lucca in Tuscany and trained as a pharmacist. After some time as a member of a lay confraternity, he studied for the priesthood and was ordained in 1571. He dedicated himself to the catechetical instruction of children and youth. He saw orthodox preaching and good living by priests as the planks of the reform process that had just begun with the Council of Trent (1545-1563).



Founded order for reform of the clergy

John founded the Order of Clerks Regular of the Mother of God in 1574 and in 1595 they were formally recognised as a religious congregation. The bishop of Lucca supported him, but there were many influential families in the city who resented his preaching and opposed him, forcing him into exile from his own city.



Seminary training

John went to Rome and was encouraged by his spiritual director, St Philip Neri, to send members of his congregation on the foreign missions. In 1603, together with the Spanish prelate G.B.Vives, he was responsible for a project to give seminary training for priests who would go on overseas missions. This later became the “College for the Propagation of the Faith” and still exists today. John died in Rome in 1609.


Leaders to reform first


The Office of Readings for his feastday has a letter from him to Pope Paul V emphasising that the reformation of men’s morals would be best aided by the reformation of the morals of the leaders of the Church:


As regards the remedies required by the Church as a whole, its reformation must be undertaken among high and low alike, among its leaders as well as its children; we should therefore direct our attention first towards those who have charge of the rest, so that reform begins among those from whom it should be communicated to others.”


ST. JOHN LEONARDI

MONDAY, OCTOBER 09, 2017
On Oct. 9, the Catholic Church honors the memory of Saint John Leonardi, who studied to become a pharmacist but eventually chose the life of the priesthood. He founded a religious order, and helped establish the Vatican department now known as the Congregation for the Evangelization of Peoples.
Declared the patron of pharmacists in 2006 because of his original career path, St. John Leonardi was hailed by Pope Benedict XVI during a 2009 general audience as a “luminous priestly figure” whose life offers a model for contemporary clergy. In that address, the Pope highlighted the saint's Christ-centered approach to the social and spiritual problems of his day.
The 16-century Italian priest saw that humanity “stands in extreme need of Christ,” Pope Benedict recalled. Thus, St. John Leonardi's apostolate proceeded in the knowledge that “there is no area that cannot be touched by his power; there is no evil that cannot find a remedy in him, no problem that is not resolved” in the person of Jesus Christ.
Born to middle-class parents during 1541 in the Tuscan region of Lucca, John (or Giovanni) Leonardi was the youngest of seven children. He enrolled at age 17 in courses to become a pharmacist, studied diligently for 10 years and became certified to practice the trade. But the young apothecary had long been interested in the priesthood, and soon turned to the study of theology to prepare for ordination.
Ordained in 1572, John soon became the spiritual director to a small group of young men looking to pursue vocations to the priesthood. They organized a communal form of life near a local church, and began the process that would lead to the formation of the present day Order of the Mother of God (also known as the Clerks Regular of the Mother of God).
Civic leaders in Lucca opposed the formation of a new religious order, however, and acted to stop its formation. While ultimately ineffective, their efforts forced John Leonardi to spend most of the remainder of his life outside Lucca, with special exceptions granted by its government under the influence of the Pope.
In keeping with the spirit of the Catholic Counter-Reformation launched by the Council of Trent, John Leonardi and his congregation of priests sought to deepen the knowledge and practice of the faith among clergy and lay Catholics. In a letter written to Pope Paul V during the early 17th century, he stressed the universal call to holiness of life for all members of the Church.
“As regards the remedies required by the Church as a whole, its reformation must be undertaken among high and low alike, among its leaders as well as its children,” he told the Pope. But he believed that priority should be given to the formation of pastors, “so that reform begins among those from whom it should be communicated to others.”
John received Papal approval for the Order of the Mother of God in 1595, and he was also appointed to oversee the reform of two important monasteries. Although the order's work was largely limited to Italy, John followed the suggestions of his spiritual director St. Philip Neri by founding a seminary for foreign missionaries, which became the present-day College for the Propagation of the Faith.
St. John Leonardi died in Rome on Oct. 9, 1609, having contracted a deadly illness while caring for victims of a plague outbreak. Pope Pius XI canonized him in 1938.


Corpo di san Giovanni leonardi, Roma, Santa Maria in Portico in Campitelli


San Giovanni Leonardi Sacerdote


- Memoria Facoltativa

Diecimo, Lucca, 1541 - Roma, 9 ottobre 1609

Nato a Diecimo, nella lucchesia, nel 1541 Giovanni Leonardi a 26 anni fa il farmacista. Quando la prospera repubblica viene colpita da una grave crisi decide di soccorrere i poveri e l'esperienza lo porta a diventare prete nel 1572. Ama l'insegnamento, lo fa prima con i bambini e poi con gli adulti. Nel 1574 fonda la famiglia religiosa dei «Chierici regolari della madre di Dio» e diventa un protagonista della riforma cattolica. A Lucca cominciano a non amarlo e così, nel 1584 mentre si trova a Roma, viene bandito in perpetuo dalla sua città perché disturba l'ordine pubblico e manca di rispetto all'autorità costituita. A Roma, però, cresce il suo prestigio e Clemente VIII lo manda a riordinare congregazioni religiose e riformare monasteri. Muore a Roma nel 1609 e viene proclamato santo da Pio XI nel 1938. (Avvenire)

Etimologia: Giovanni = il Signore è benefico, dono del Signore, dall'ebraico

Martirologio Romano: San Giovanni Leonardi, sacerdote, che a Lucca abbandonò la professione di farmacista da lui esercitata, per diventare sacerdote. Fondò, quindi, l’Ordine dei Chierici regolari, poi detto della Madre di Dio, per l’insegnamento della dottrina cristiana ai fanciulli, il rinnovamento della vita apostolica del clero e la diffusione della fede cristiana in tutto il mondo, e per esso dovette affrontare molte tribolazioni. Pose a Roma le fondamenta del Collegio di Propaganda Fide e morì in pace in questa città, sfinito dal peso delle sue fatiche.

Nella Bolla della sua canonizzazione, san Giovanni Leonardi è definito uno dei maggiori apostoli del secolo della Riforma cattolica. Un impegno, il suo, che gli costò opposizioni, calunnie e persino la messa al bando dal suo paese natale, ma che non diminuì in alcun modo la sua azione profetica. Nato a Diecimo presso Lucca nel 1541, da una famiglia di modesti proprietari terrieri, fu mandato a Lucca per imparare l’arte dello speziale, come si chiamava allora il farmacista. Lì frequentò il gruppo dei cosiddetti “Colombini”, impegnati a vivere da autentici cristiani assistendo i poveri e i pellegrini. Avvertita la vocazione al sacerdozio, a 26 anni, su consiglio del suo direttore spirituale, abbandonò la professione di farmacista per iniziare gli studi ecclesiastici e nel 1571 celebrò la sua prima Messa. Da allora si dedicò alla predicazione, alla confessione e soprattutto all’insegnamento della dottrina cristiana secondo le norme emanate dal Concilio di Trento. Con l’aiuto di alcuni “Colombini” cominciò a riunire nella chiesa di S. Giovanni i ragazzi del rione per un tipo di catechesi che, per quei tempi, costituiva una novità e per questo spinse il vescovo a conferirgli l’incarico di insegnare la dottrina in tutte le chiese di Lucca: alle “lezioni” del santo accorrevano anche gli adulti, conquistati dal suo metodo. Dalla città questo apostolato si estese anche alle parrocchie vicine, promuovendo una confortante ripresa della vita cristiana in un ambiente caratterizzato, oltre che dalla decadenza dei costumi, dalla presenza di alcuni predicatori eretici.

Per dare continuità alla sua iniziativa, il Leonardi fondò una Compagnia della Dottrina Cristiana gestita da laici, con regolari statuti approvati dal vescovo, la quale si diffuse in altre città italiane come Pescia, Pistoia, Siena, Napoli e Roma. A Lucca, inoltre, egli si impegnò nella promozione della pratica delle Quarantore e della Comunione frequente. Un ulteriore passo si ebbe nel 1574, quando prese avvio la Confraternita dei preti Riformati, i cui membri avrebbero poi preso il nome di Chierici Regolari della Madre di Dio. A questo punto lo zelo del santo si scontrò con l’opposizione di gruppi comprendenti non solo eretici, ma anche sacerdoti e laici, che mal sopportavano la sua azione riformatrice e che costrinsero i membri della congregazione ad abbandonare la chiesa di S. Maria della Rosa per trasferirsi in quella di S. Maria Corteorlandini. Nel 1581 l’autorità diocesana riconobbe il nuovo Ordine, che due anni dopo tenne il suo primo Capitolo generale in cui il Leonardi fu eletto superiore generale. Egli partì per Roma per ottenere l’approvazione dello statuto che era stato approvato dal vescovo nel 1584, e durante la sua assenza si scatenò una furiosa campagna denigratoria contro di lui da parte dei magnati della città che, sobillati da alcuni sacerdoti ed eretici, emisero un decreto con cui lo bandivano in perpetuo come nemico della patria, con l’accusa di perturbare l’ordine pubblico e di non rispettare le autorità costituite. Un’inchiesta sollecitata dal santo per accertare le presunte colpe non ebbe esito, ma si continuò ugualmente a perseguitarlo. Persino alcuni membri della sua comunità entrarono in conflitto tra loro, ma egli comunque dimostrò sempre magnanimità e carità verso i suoi persecutori. A Roma, dove rimase in esilio per alcuni anni, si fece apprezzare dalla Curia per le sue qualità di sacerdote e per la coerenza della sua condotta. Entrò in amicizia con san Filippo Neri che lo presentò a papa Clemente VIII e questi nel 1582 lo incaricò di dirimere una delicata situazione creatasi nel santuario della Madonna dell’Arco, in diocesi di Nola, circa l’amministrazione delle offerte dei pellegrini. Condotta felicemente a termine questa missione, il Pontefice lo inviò come Visitatore apostolico alla congregazione di Montevergine, un insigne ramo dell’Ordine benedettino nell’avellinese, per promuoverne la riforma: egli durante cinque anni visitò tutti i monasteri personalmente, rendendosi conto dei disordini e degli abusi che avevano determinato lo scadimento di quella famiglia religiosa; soppresse i monasteri con meno di dodici membri e negli altri varò norme uniformi circa il vitto, il vestito e le suppellettili in ossequio al voto di povertà. Inoltre, eliminò le ingerenze laicali nella vita delle comunità monastiche, provvide alla nomina delle cariche e creò un noviziato pilota che servisse di esempio agli altri monasteri.

Il Papa gli ordinò di recarsi a Lucca per visitare i suoi discepoli, che egli esortò alla carità e all’osservanza delle Costituzioni. Analoghi compiti di riforma gli furono poi affidati tra i benedettini di Vallombrosa, dove il santo rimosse le cariche, corresse gli abusi, ai novizi ordinò la confessione e la comunione settimanali, e a tutti la meditazione e gli esercizi spirituali. Intanto a Roma gli veniva affidata la chiesa di S. Maria in Portico, dove introdusse subito il regolare insegnamento della dottrina cristiana; inoltre fu chiamato come direttore spirituale nel monastero delle Cappuccine di S. Urbano e in quello delle Oblate di Santa Francesca Romana. Fu anche mandato in visita alla comunità del Chierici regolari delle Scuole Pie (gli Scolopi), diventando amico del loro fondatore, san Giuseppe Calasanzio. Tra il 1607 e il 1608, con il prelato spagnolo G. Battista Vives e il gesuita Martin de Funes, progettò una congregazione di preti che avessero come scopo precipuo la propaganda cristiana tra gli infedeli: nacque così nel 1603 quello che poi sarebbe diventato il Collegio Urbano di Propaganda Fide, del quale il santo è considerato il cofondatore. In quello stesso anno il card. Baronio, collaboratore di san Filippo Neri, che era stato nominato Protettore della Congregazione, lo volle superiore generale della stessa, nonostante l’opposizione dei notabili lucchesi che non avevano cessato di essergli ostili perché ritenevano che il Leonardi sarebbe stato un inviato dell’Inquisizione che essi non volevano a Lucca.

Il santo visse i suoi ultimi anni a Roma, dove morì l’8 ottobre 1609. Dapprima sepolto in S. Maria in Portico, fu poi traslato nella chiesa di S. Maria in Campitelli, divenuta la sede generalizia dell’Ordine. Beatificato da Pio IX nel 1861, fu canonizzato da Pio XI il 17 aprile 1938. Di particolare interesse tra gli scritti del santo è il celebre Memoriale a Paolo V per la riforma generale di tutta la Chiesa: in esso l’autore rivolge al Pontefice un caldo invito a promuovere una serie di interventi quali, ad esempio, la celebrazione di sinodi nazionali, che consentano un’attenta diagnosi dei mali che travagliano la Chiesa; il potenziamento della catechesi dei fanciulli perché «fin dai primi anni siano educati nella purezza della fede cristiana e nei santi costumi»; il rinnovamento del clero che, a suo avviso, «è la necessaria premessa per la riforma anche dei laici». Un documento, come si vede, di evidente portata profetica.


Autore: Angelo Montonati