mercredi 18 avril 2018

Sainte ANTHOUSA de CONSTANTINOPLE, vierge et moniale

Anthousa de Constantinople

757-811

La naissance d’Anthousa (Anthuse) est déjà une histoire.

L’empereur Constantin Copronyme, après son père, avait soutenu la lutte iconoclaste ; or, une recluse nommée Anthousa, qui vivait près de Constantinople, eut la hardiesse de soutenir au contaire le culte des saintes Images, au point que l’empereur la fit arrêter et s’apprêtait à lui faire subir mille mauvais traitements ; sa troisième épouse, Eudokia, obtint par ses larmes insistantes la grâce de cette recluse, laquelle, en retour, annonça à l’impératrice, qu’elle mettrait bientôt au monde une fille : c’est celle dont on va parler maintenant.

La petite fille naquit vers 757 et reçut à son tour le nom d’Anthuse. Elle grandit dans la crainte de Dieu et loin des déviations de son père. Celui-ci voulut la marier, mais elle s’y opposa de toute son âme.

A partir de 775, à la mort de Constantin Copronyme, Anthuse renonça à toutes les faveurs de la cour, abandonna à son frère aîné Léon tous ses droits à la couronne et ne se réserva que la disposition de ses biens, pour réparer les monastères détruits par son père, racheter des Chrétiens réduits en esclavage par les Musulmans, et se donner à maintes bonnes œuvres : elle devint la mère des orphelins et des enfants abandonnés, elle les réunissait et les instruisait, elle assistait les mourants, créait des hospices pour les malades et les vieillards pauvres, qu’elle allait soigner personnellement.

Sur la fin de sa vie, elle reçut le voile des femmes consacrées, des mains du patriarche Tarasios (v. 18 février) et se retira dans le monastère d’Euménie, où elle mourut à une date qu’on fait varier entre 790 et 811.

Sainte Anthusa est commémorée le 18 avril dans le Martyrologe Romain.


Sant' Antusa di Costantinopoli Vergine, principessa imperiale


Costantinopoli, 750 ca. – 801

In data odierna il Martyrologium Romanum commemora la santa principessa Antusa, vergine, figlia dell’imperatore iconoclasta Costantino V Coprònimo. Sant’Antusa aiutò i poveri, liberò gli schiavi, costruì chiese e monasteri e ricevette l’abito monastico dal santo vescovo Tarasio. La tradizione orientale la vuole anche morta martire, ma questa versione dei fatti non è contemplata dal martirologio latino.

Martirologio Romano: A Costantinopoli, santa Antusa, vergine, che, figlia dell’imperatore Costantino Copronimo, si adoperò con ogni mezzo nell’aiutare i poveri, nel riscattare gli schiavi, nel riparare le chiese e nel costruire monasteri e ricevette la veste monacale dal vescovo san Tarasio. 

Figlia dell’imperatore d’Oriente Costantino V Copronimo e dell’imperatrice Irene, alla nascita le fu dato il nome di Antusa in omaggio alla santa omonima dell’Onoriade, venerata il 27 luglio, fondatrice di monasteri maschili e femminili, che perseguitata a causa dell’iconoclastia, aveva poi vaticinato il felice esito della difficile gravidanza gemellare dell’imperatrice. 

La principessa Antusa nacque verso il 750 a Costantinopoli e rimase ben presto orfana della madre, rimanendo insieme al fratello gemello Leone, alla corte dell’empio padre. 

Costantino V Copronimo (718-775), imperatore d’Oriente dal 741 al 755, figlio di Leone III l’Isaurico, sin dall’inizio del suo regno, ripristinò il prestigio imperiale, riconquistando lo Stato dall’usurpatore Artavasde, combatté gli Arabi e salvò Costantinopoli la capitale, attaccata dai Bulgari, vincendoli nel 755 ad Anchialo; riportò anche successi sugli Slavi. 

In Occidente le cose non andarono bene, perse nel 751, ad opera dei Longobardi, l’esarcato di Ravenna; l’intervento poi di re Pipino e di Carlo Magno, fecero tramontare i suoi progetti di riconquista della Penisola Italiana, inoltre i dissidi religiosi con il Papato provocarono la rottura con Roma. 

Se all’interno dell’Impero, la sua politica amministrativa fruttò una reale prosperità alla monarchia, d’altra parte la questione dell’iconoclastia, turbò profondamente il suo regno. 

Il Concilio di Hieria del 754, condannò il culto delle immagini e l’imperatore ne pose in atto i deliberati con un rigore, che dopo la congiura del 765, ebbe carattere di persecuzione. 

I monaci più degli altri furono colpiti e ciò valse a Costantino V da parte degli avversari, insultanti soprannomi (Copronimo, da kópros, sterco; staffiere). 

Antusa non condivise le posizioni del padre e rinunziando al matrimonio, dedicò la sua vita al servizio di Cristo; quando nel 775 Costantino V morì e gli successe l’altro figlio e fratello di Antusa con il nome di Leone IV, la principessa distribuì le sue ricchezze ai poveri, restaurando chiese, edificando monasteri e riscattando schiavi. 

Quando anche Leone IV morì nel 780, sua moglie Irene, diventò reggente per il figlio minore Costantino VI e offrì alla cognata Antusa di associarsi a lei nel governo dell’Impero. 

Ma Antusa ormai era tutta di Dio e preferì rifiutare, continuando nelle sue pratiche di carità, occupandosi soprattutto delle vedove e degli orfani, provvedendo alla loro educazione a sue spese, finché nel 784 ricevette l’abito monacale dal patriarca san Tarasio, nel monastero della Concordia di Costantinopoli, dove trascorse gli ultimi suoi anni, svolgendo anche i servizi più umili e assistendo con amore le consorelle. 

Morì a quasi 52 anni nell’801; la tradizione orientale la considera anche come martire, ma questo titolo non è riconosciuto dal Martirologio latino; è celebrata sia in Oriente che in Occidente, il 18 aprile.


Autore: Antonio Borrelli



jeudi 5 avril 2018

Sainte CATALINA THOMÀS, vierge religieuse de l'Ordre des chanoinesses régulières de Saint Augustin


Sainte Catherine Thomas

Vierge ( 1574)

Elle connut une enfance douloureuse dans l'île de Majorque. Orpheline très tôt, elle fut recueillie par un oncle brutal qui la fit devenir bergère. Il la battait pour un rien, tournant sa piété en ridicule et la traitant d'hypocrite, laissant les autres domestiques la brutaliser à l'exemple de leur maître. Quand elle put enfin partir à l'âge de seize ans, elle entra chez les chanoinesses de Saint Augustin. Elle y connut la joie de la vie conventuelle et de la vie contemplative, mais, très tôt, une longue maladie la crucifia à nouveau. Malgré ses infirmités, elle resta patiente et beaucoup venaient trouver auprès d'elle réconfort et lumière.

À Palma de Majorque en Espagne, l’an 1574, sainte Catherine Tomas, vierge. Entrée dans l’Ordre des chanoinesses régulières de Saint-Augustin, elle brilla par le mépris qu’elle eut d’elle-même et le renoncement à sa volonté propre.
Martyrologe romain



CATHERINE THOMAS
religieuse, vierge, sainte
1531-1574

CETTE VIERGE EST UNE GLOIRE DES CHANOINESSES RÉGULIÈRES
DE L’ORDRE DE SAINT AUGUSTIN.

Elle naquit le 1er mai 1531, à Valledemuza, dans l’île de Majorque, aux Baléares. Elle fut l’avant-dernière dessept enfants de Jacques, modeste travailleur.
À l’âge de trois ans, Catherine avait déjà appris à réciter le chapelet, ce qu’elle faisait régulièrement, cachée dans n’importe quel coin tranquille de la maison. Quand elle ne disposait pas du chapelet, elle comptait les Ave en se servant des feuilles d’une branche d’olivier. À quatre ans elle connaissait déjà tout le catéchisme et était très heureuse de se faire appeler par ses petites compagnes de jeu, de “petite vieille”.
L’enfance terminée, Catherine ressentit un grand attrait pour la pénitence. Par amour pour Jésus, elle portait un cilice cranté, se flagellait et, pieds nus, marchait sur les ronces et autres épineux des champs. Et le Seigneur la récompensa lui accordant plusieurs visions du Paradis. La tradition rapporte que sainte Catherine, vierge et martyre, lui serait apparue à plusieurs reprises pour la consoler dans les peines et pour la défendre contre les insidieuses suggestions du démon qui, sous des formes horribles, la tentait à faire le mal et lui insufflait dans l’âme des sentiments de désespoir quant à son salut éternel.
Elle n’avait que sept ans quand elle devint orpheline : ses parents décédèrent à peu de temps d’intervalle.
Certains de ses oncles eurent compassion d’elle et l’accueillirent pendant onze années dans leur ferme de “Son Gallard”, lui confiant la tâche de faire paître leur troupeau. Et, comme l’église était loin de la ferme, elle a dû se contenter de ne la fréquenter qu’aux moments des fêtes. En contrepartie, dans la solitude des champs, elle trouvait la manière de donner libre cours à sa piété, restant de longues heures en prière devant les petits autels qu’elle se construisait elle-même au pied des oliviers. Ce fut pendant cette période de sa vie qu’elle subit grand nombre d’épreuves et de terribles tentations. Bien qu’elle fuissent les bales et les vanités féminines, il y en eut qui s’évertuèrent à la faire changer et à la pousser à des actions malhonnêtes. Mais son envie et sa décision de conserver sa candeur baptismale prirent toujours le dessus. Elle répondit un jour, avec un accent mélangé de dédain et de piété, à l’un de ceux qui cherchait à l’en détourner : “Sais-tu que je préfèrent voir mon corps coupé en morceaux plutôt que de céder à tes propositions ?”
La rencontre avec le Père Antonio Castaneda fut pour Catherine providentielle.
Ce prêtre s’était installé dans le collège voisin de Miramar, après quarante-deux années de pénitence dans le couvent de la Très Sainte Trinité de Majorque.
Il venait de temps à autre mendier son pain dans la ferme “Son Gallard” et, lors des entretiens qu’il a pu avoir avec la fidèle bergère, il comprit qu’elle n’était pas faite pour rester toute sa vie dans le monde. Toutefois, lorsque Catherine manifesta à sa famille son désir d’entrer dans un monastère, ils s’y opposèrent, lui rappelant qu’elle était analphabète et qu’elle n’avait pas les moyens pour se constituer une dote ; ils ont même tout fait pour lui trouver un mari. Mais elle leur dit avec fermeté : “J’appartiens à Dieu à qui rien n’est impossible. Même au prix de ma vie je maintiendrai la parole donnée”.
Le Père Castaneda se chargea d’aplanir toutes les difficultés. Il la plaça à Palma de Majorque, comme domestique, au sein de la noble famille de Matthieu Zaforteza, où elle apprit à lire, à écrire et à broder. Ses progrès dans la vertu et dans la pénitence furent continuels. Suites aux veilles régulières et au port d’un silice fait de la peau d’un porc e pique, et un carême entier à ne vivre que de pain et d’eau, elle finit par détériorer gravement sa santé. Lorsqu’elle en guérit, son directeur spirituel obtint qu’elle entre comme choriste (1533), bien que privée de dote, dans le Monastère de Sainte Marie-Madeleine, érigé à Palma sous le règle de saint Augustin, à la place de l’hospice construit à cet endroit, aussitôt après le départ des maures (1229), local appartenant alors à Jacques d’Aragon.
Nous ignorons pour quelle raison Catherine resta deux ans et sept mois au noviciat. Il n’est pas impossible que les religieuses se soient méfiés des phénomènes extraordinaires dont la jeune novice bénéficiait toujours. Il se peut également que ce soit à cause de ses jeûnes fréquents au pain et à l’eau, de l’utilisation des silices et des disciplines que celle-ci s’imposait et qui la mirent dans un état cadavérique. Pour se donner un peu de “couleur”, il lui arrivait de mâcher très lentement quelques poivrons très épicés. Il y avait, probablement, un peu de tout cela, mais elle dût se soumettre aux ordres de sa supérieure qui lui imposa l’obéissance : là encore elle fut extraordinaire, en obéissant scrupuleusement aux ordres qui lui étaient donnés.
La maîtresse des novices, la voyant souvent concentrée sur elle-même, l’envoyait tantôt à la roue, tantôt dans la cuisine, tantôt encore dans l’infirmerie, pour la distraire. Catherine obéit toujours prestement, car la voix de sa supérieure représentait pour elle la volonté même de Dieu.
Le démon naturellement fulminait et continuait de la tourmenter en suscitant dans sa pensée des imaginations impures, en faisant apparaître sur les murs de la cellule des figures obscènes, en lui apparaissant sous la forme d’un beau jeune homme, ou alors des animaux qui la frappaient et l’attachaient avec des chaînes, la traînant par terre, ou encore en jetant pas terre la vaisselle, lorsqu’elle se trouvait dans la cuisine. Un jour, pour lui faire perdre patience, le démon lui vola la clé du four et la jeta dans le puits du monastère. Catherine sortit toujours triomphante de toutes ces attaques diaboliques, car elle demandait avec ferveur et foi la protection et l’aide de la Sainte Vierge. Un peu pour rassurer les autres sœurs, témoins de ces attaques diaboliques, elle disait : “Ne craignez rien, mes sœurettes, le Christ est avec nous !”
Sœur Catherine prononça ses trois vœux religieux le 24 août 1555. Elle put alors s’exclamer comme l’épouse du Cantique des Cantiques : “J’ai trouvé l’amour de mon âme ; je l’ai embrassé et plus jamais je ne le quitterai !” (Ct. 3, 4). À compter de ce jour-là le désir de sa propre sanctification grandit en elle encore davantage encore. Elle choisit pour elle la plus petite et la plus misérable que toutes les cellules et les vêtements que ses soeurs ne voulaient plus mettre. Jamais elle n’accepta de cadeaux car, comme sainte Thérèse d’Avila, elle était convaincue que “qui possède Dieu n’a besoin de rien d’autre”.
Elle ne s'exempta jamais des actes de communauté, même si pour aller dans le chœur ou au réfectoire où l'appelait la cloche, elle devait souvent s'appuyer, à cause de ses infirmités, à un bâton ou aux murs des couloirs. Son obéissance était sans faille, même lorsqu’elle se trouvait enlevée en extase. L'évêque de Majorque, Mgr. Jean-Baptiste Campegio, venait lui demander conseil lorsqu’il la savait dans cet état. Un jour il lui ordonna même de descendre avec lui au parloir tout en restant en extase, et elle lui obéit toujours.
Sœur Catherine éprouvait une grande répugnance envers la grille parce qu'elle craignait de perdre sa ferveur religieuse en la fréquentant. Toutefois elle s’y rendait sans la moindre hésitation chaque fois que l’obéissance le demandait, que l’urbanité l’exigeait ou la charité le conseillait. Ses paroles étaient comme des flèches enflammées d’amour qui atteignaient les cœurs tièdes et ceux des pécheurs pour lesquels elle priait et se mortifiait. Pendant ses ravissements, Dieu lui donnait souvent la connaissance des besoins spirituels de personnes vivant loin du monastère, afin qu’elle prie pour elles. Son confesseur, le Père Salvador Abrines, avait raison de dire du haut de sa chaire : “Vous, pécheurs, vous oubliez Dieu et piétinez avec mépris la sainte loi ; mais il y a une personne qui, quoiqu’innocente, pleure amèrement vos fautes et souffre par d’indicibles douleurs les peines que vous auriez dû souffrir à cause de vos péchés”.
Méditant la Passion du Seigneur, causée par l'iniquité des hommes, Sœur Catherine ne pouvait contenir ses pleurs. Un jour Jésus crucifié lui apparut tout ensanglanté et lui dit:  « Regarde, ma fille, ce que tu me coûtes. Ceci je l’ai supporté par amour pour toi ! » Depuis lors la sainte versant tant de larmes, que ce soit dans sa cellule, dans le chœur ou au réfectoire, que ses sœurs craignirent qu’elle ne devienne aveugle.
Elle nourrissait une très grande dévotion envers Jésus Eucharistique. Elle allait souvent le visiter, aussi souvent que lui permettait le règlement et l’obéissance scrupuleuse aux règles de son Ordre. Quant elle communiait, elle passait toute la journée en extase et priait pour tous les besoins des hommes, pour le triomphe de l’Église sur les Turcs et pour les erreurs des protestants, mais tout particulièrement pour le soulagement des âmes du purgatoire. C’est pourquoi, certainement, Dieu permit que plusieurs âmes lui apparaissent et lui demandent de prier pour elles ou de faire célébrer des Messes par leurs familles.
D'ordinaire soeur Catherine se mettait en communication avec les âmes des défunts pendant les extases. Dans les premiers temps de vie religieuse elles duraient jusqu'à trois jours, mais les années s’écoulant, elles devinrent de plus en plus longues et de plus en plus fréquentes. L’extase dont elle était favorisée chaque année lors de la fête de sa patronne, sainte Catherine, pouvait durer jusqu’à quinze jours.
Lors de certains ravissements Dieu lui montrait le triste sort des pécheurs et des damnés et alors elle gémissait douloureusement. D’autres fois Il la faisait participer aux joies éternelles et alors sa joie se manifestait par des soupirs amoureux.
Lorsque l’extase terminée, elle revenait à elle, Catherine embrassait les sœurs avec tendresse et les invitait à aimer chaque jour davantage le Seigneur des Miséricordes.
Elle aurait aimer cacher ces états mystiques, mais elle ne réussissait pas toujours à se réfugier à temps dans sa cellule.
Les extases ne l’empêchaient pas d’accomplir les tâches fixées par sa Supérieure, tels que broder ou coudre. Pendant ces mêmes extases Dieu lui montrait ce qui se passait dans le monastère, lui révélait les secrets des cœurs, lui permettait d’entendre les sermons que son confesseur prononçait dans la cathédrale et assister aux Messes qu’il célébrait.
La nouvelle des extases de Sœur Catherine ne resta pas longtemps enfermée entre les mure du monastère. Beaucoup sont venus pour la voir, pour se recommander à ses prières et pour lui demander des conseils. La sainte s'en alarma, et pour conjurer le danger qu'il menaçait son humilité, elle résolut de se montrer à tous un peu diminuée. Aux objections de ses sœurs elle répondait : « Je fais ainsi pour que tous me prennent pour ce que je suis : une idiote, une folle ». Elle ne souffrait pas de ne pas recevoir de la part des gens des signes de gratitude. De temps en temps elle disait : « Oh ! si vous pouviez comprendre combien est méprisable et mesquine la créature que vous voulez honorer ! » Elle croyait, en effet, avoir tous les défauts, et elle les mettait en-avant dans le but de faire croire que ses extases n’étaient qu’imaginaires.
Comme prix de cette vertu d’humilité Dieu lui accorda le don de prophétie et de faire des miracles. Deux fois on la trouva les habits complètement trempés. Interrogée sur les causes de cet état, elle répondit qu’elle venait de sauver l’architecte du monastère qui se noyait dans la mer. La deuxième fois elle avoua être allée secourir des matelots qui étaient en train de chavirer et qui l’avaient appelée à leur secours. Elle guérit instantanément plusieurs personnes.
Sœur Catherine considéra toujours sa vie terrestre comme une prison qui empêchait son âme de s’envoler au ciel. Souvent elle s’exclamait, en pleurant : « Oh, vie triste et affligée, quand finiras-tu ? Oh ! douloureuse captivité, combien dureras-tu encore ? Quand arrivera pour moi l'instant bienheureux et si anxieusement désiré dans lequel, les chaînes de la chair cassées, mon âme s’envolera vers l’éternelle mansion de mon divin époux ? » Le don des larmes chez elle dura jusqu'à la mort, mort dont elle fut informée bien longtemps à l’avance. Ses larmes creusèrent deux sillons bien visibles sur son visage.
Elle rendit sa belle âme à Dieu le 5 avril 1574, après avoir recommandé à ses sœurs d’être toujours très charitables. Quatre ans après sa mort son corps fut retrouvé intacte, exempt de toute corruption.
Pie VI la béatifia le 3 août 1792 et Pie Xi la canonisa le 22 juin 1930.
Sa dépouille est vénérée dans le monastère des Chanoinesses Régulières de saint Augustin à Palma de Majorque (Baléares).
Alphonse Rocha

Saint Catherine of Palma

Also known as
  • Catherine Tomas
  • Catherine Thomas
  • Catalina Thomas
  • Catalina Tomas
  • Katarina Tomás av Palma
Profile

Orphan who lived an unhappy childhood in the home of her paternal uncle. Felt a call to the religious life at age 15, but her confessor convinced her to wait a little. Domestic servant in Palma, Spain where she learned to read and write. Joined the Canonesses of Saint Augustine at Saint Mary Magdalen convent in Palma. Subjected to many strange phenomena and mystical experiences including visits from angels, Saint Anthony of Padua and Saint Catherine of Siena. Had the gifts of visions and prophecy. Assaulted spiritually and physically by dark powers, she sometimes went into ecstatic trances for days at a time; her wounds from this abuse were treated by Saint Cosmas and Saint Damian. During her last years she was almost continually in ecstasy. Foretold the date of her death.

Born

Caterina Thomàs i Gallard was born in Valldemossa on 1 May 1531 and is the only saint from Mallorca. She was beatified in 1792 by Pope Pius VI and canonised in 1930 by Pope Pius XI. She is known in Mallorca as the “beata” or the “beateta”. She was known as a visionary, having seen visions of Saint Catherine of Alexandria, Saint Anthony of Padua and angels, and of prophesying the future”.
She was the youngest of six siblings. Her parents died prematurely and Catalina was taken under the care of her maternal uncle Juan Gallardo, who was married to one of her mother´s sisters, María Tomas. He promised to look after her for 5 years with the obligation to dress her, provide shoes for her, feed her and pay her 5 pounds for her work at the Son Gallard estate, carrying out typical farming work.
Thanks to the intervention of father Castañeda, a former soldier in the armies of Charles I who had survived a sinking and chosen to live as a hermit in Miramar, she was able to enter the historic convent of Santa Magdalena in Palma, at the age of 21. It was a monastery of Regular Agustinian Canonesses, and thus, dedicated to prayer. At the time that Catalina entered, the papacy had already imposed severe closure for all convents. She professed on 24 August 1555.
Saint Catalina Thomàs is a very beloved religious figure on the island. Consequently, many patron saint festivals are held in her honour, including Santa Margalida (first weekend of September), Palma (third Saturday in October) and Vilafranca de Bonany (end of July). The patron saint festival of Valldemossa in honour of Saint Catalina Thomàs is held on 28 July. Within the schedule of festivities, the Procession of the Relic and the Cavalcade of the Triumphant Carriage of the Saint that travels through the streets of the town, led by the “beateta”, “s´Hereva” and the ladies of honour, followed by the imaged of the saint and, closing out the procession, the authorities and several people dressed as payés (Mallorcan country peasants).
In Valldemossa devotion to her is also shown through the tiles found in almost all houses in the town with depictions of moments from the life of the Saint with the inscription: “Santa Catalina Thomàs, pregau per nosaltres” (“Saint Catalina Thomàs, pray for us”).
She died at the age of 43. Her body is kept in the convent of Santa Magdalena de Palma. In Valldemossa you can visit the house where she was born.

Saint Catalina Thomas

 (1531 - 1574)

Memorial : 1 April
Formerly 5 April
27 July and 28 July in Valldemossa, Spain

Other Names : Catherine Tomas, Catherine Thomas, Catalina Thomas, Catalina Tomas
Katarina Tomás av Palma

The saint who inspires the most devotion and popularity in Mallorca: St. Catalina Thomàs, better known as the Beata or Beateta.

Catalina Thomàs was born in Valldemossa (Mallorca) in 1531 and died in the odour of sanctity in Palma in 1574. Orphaned when young, she displayed signs of religiosity and was determined to enter a convent at a very early age. After overcoming her family’s reluctance and the lack of a dowry, she entered the convent of St Maria Magdalena in Palma, which was run by Augustinian nuns, in 1553. 

Subjected to many strange phenomena and mystical experiences including visits from angels, Saint Anthony of Padua and Saint Catherine of Siena. Had the gifts of visions and prophecy. Assaulted spiritually and physically by dark powers, she sometimes went into ecstatic trances for days at a time; her wounds from this abuse were treated by Saint Cosmas and Saint Damian. During her last years she was almost continually in ecstasy. Foretold the date of her death.

News of her exemplary life and the ecstasies she experienced spread beyond the convent’s walls and her fame so penetrated the town that she was already venerated it as a saint by her death, although beatification did not take place until 1792. Cardinal Antoni Despuig, who took part an active part in that process, also commissioned a sumptuous chapel to be erected in the convent church of Santa Maria Magdalena where St. Catalina had taken her vows and where her uncorrupted body can now be venerated. Catalina Thomàs was canonised in 1930 by Pope Pius XI. The house in which she was born in Valldemossa is open to visitors. 

Several towns on the island hold major celebrations in her honour every year, among them Valldemossa (late July), Santa Margalida (the first week of September), Palma (on the third Saturday in October) and Vilafranca de Bonany (late July). 



Santa Caterina Thomas Vergine

Maiorca, Baleari, Spagna, 1 maggio 1531 - 5 aprile 1574

Caterina (Catalina) Thomas nasce il 1 maggio 1531 a Valldemoza sull'isola di Mallorca (Baleari). Cresciuta in una fede semplice ma provata in molte piccole cose, rimane orfana a sette anni. Trasferitasi dagli zii deve badare al bestiame, riducendo così la preghiera in chiesa. Per i giorni feriali costruisce dei piccoli altari ai piedi degli ulivi. La svolta nella sua vita avviene con l'incontro di padre Antonio Castaneda (1507-1583), del vicino collegio di Miramar. Grazie a lui Caterina prende la decisione di entrare in monastero. Superate tutte le difficoltà nel 1553 è accolta come corista nel monastero delle Canonichesse Regolari di Sant'Agostino di Palma. Professa i voti religiosi il 24 agosto 1555. Le sue orazioni, intanto, vengono conosciute anche fuori dal monastero tanto che il vescovo di Maiorca sovente le chiede consiglio. Trascorre la sua vita sempre più spesso in periodi di estasi mistiche fino all'ultima che termina il 4 aprile 1574. Morirà il giorno dopo. (Avvenire)

Martirologio Romano: A Palma di Maiorca in Spagna, santa Caterina Tomás, vergine, che, entrata nell’Ordine delle Canoniche regolari di Sant’Agostino, rifulse per la noncuranza di sé e l’abnegazione della volontà. 

Caterina (Catalina) Thomas venne alla luce il 1° maggio 1531 nel piccolo paese di Valldemoza dell’isola di Maiorca (Baleari). Era la penultima di sette figli di un modesto contadino di nome Giacomo: in casa respirò, fin da piccolissima, una fede semplice e profonda. Non avendo la corona del Rosario imparò a dire le Ave Maria contando le foglie di un ramoscello d’ulivo. Era abituata a camminare a piedi nudi, anche tra i cardi spinosi: le insegnarono che dalle piccole ferite poteva comprendere il significato della sofferenza. Come speciale protettrice prese la santa vergine e martire di cui portava il nome.

Rimase purtroppo orfana a soli sette anni e dovette quindi trasferirsi dagli zii che avevano la tenuta Son Gallard, dove avrebbe condotto il bestiame al pascolo. La piccola era abituata a lavorare, l’unico problema era la lontananza della chiesa, vista la sua abitudine a seguire regolarmente le funzioni religiose. Dovette accontentarsi di parteciparvi solo la domenica, per i giorni feriali si ingegnò. Costruì dei piccoli altari ai piedi degli ulivi e così, nella solitudine dei campi, le sue preghiere erano ugualmente intense. Poco attratta dai divertimenti, maturò presto il desiderio di conservare la propria verginità. 

La svolta nella vita di Caterina avvenne con l’incontro di Padre Antonio Castaneda (1507-1583), del vicino collegio di Miramar. Era un ottimo sacerdote, vissuto per oltre quarant’anni nel Romitorio della SS. Trinità di Maiorca. Conobbe la giovane pastorella durante le visite alla fattoria e subito ne intuì le virtù non comuni. Con la sua direzione spirituale, Caterina prese la difficile decisione che da tempo portava nel cuore: entrare in monastero. Lo scontro con gli zii fu inevitabile, essi vedevano nella nipote solo un’analfabeta, per di più senza dote. Fortunatamente il sacerdote ripianò tutte le difficoltà. La collocò come domestica in una nobile famiglia di Palma di Maiorca, i Zaforteza, dove imparò a leggere e a scrivere, e poté, quindi, accostarsi da sola alle letture spirituali. Caterina inoltre si impose una Quaresima austera, cibandosi solo con pane e acqua e mortificando il proprio corpo con una pelle di porcospino, usata come cilicio. Queste penitenze però compromisero la sua salute. Con l’aiuto di P. Castaneda, benché senza dote, fu accolta, nel 1553, come corista nel Monastero delle Canonichesse Regolari di S. Agostino di Palma, intitolato a Santa Maria Maddalena. Il noviziato durò ben due anni e sette mesi, probabilmente a causa della salute cagionevole (per farsi venire un po’ di colorito masticava grani di pepe). La sua preghiera fervida suscitava l’ammirazione delle consorelle, ma nel suo animo dovette contrastare prove interiori tremende: il demonio la provò duramente. 

Professò i voti religiosi il 24 agosto 1555, all’età di ventiquattro anni. Indossò la veste dimessa di una consorella e non accettò alcun regalo: le bastava essere finalmente Sposa di Cristo. Le sue orazioni, intanto, cominciarono a diventare estasi e la fama di questi fenomeni oltrepassò le mura del monastero. Cominciarono le visite anche da parte del vescovo di Maiorca, Mons. Giovanbattista Campeggio che, nonostante sapesse di essere in presenza di una semplice suora, sovente le chiedeva consiglio. Straordinario era il fatto che mai veniva meno all’obbedienza, anche in stato di estasi si recava dai superiori. 

Vista la popolarità che cominciava a circondarla, suor Caterina non amava presentarsi alla grata, ma, se le era comandato, lo faceva. E così trasmetteva l’amore che sentiva dentro di sé per Dio a quanti la cercavano per avere consiglio, o per curiosità. Ebbe il dono di scrutare i cuori e per molti voleva dire conversione a vita nuova. Il Signore le manifestò, durante i rapimenti estatici, anche le necessità di persone che non frequentavano il monastero. 

Grande devozione aveva per la Passione di Cristo e meditandola non poteva trattenere le lacrime, ovunque si trovasse: in cella, in coro, in refettorio. Grande amore provava per l’Eucaristia e si recava al tabernacolo più spesso che poteva. A quei tempi non era permessa la Comunione quotidiana, Suor Caterina, ogni volta che la riceveva, ne era trasformata. Pregava per tutti. Oltre che per i peccatori e per i defunti, i suoi pensieri erano per la Chiesa, alle prese con la scissione dei protestanti e col pericolo dei Turchi. Con il passare degli anni i fenomeni estatici divennero più frequenti e, suo malgrado, più appariscenti. Il più lungo, nel 1571, durò ventuno giorni. La fama della sua santità si diffuse in tutta l’isola e anche in Spagna, perché suor Caterina aveva pure il dono dei miracoli, improvvisi ed eclatanti. Lei, per umiltà, preferiva far credere che era una tonta, ma le consorelle sapevano dei suoi espedienti. Il suo confessore, in quegli anni, fu Padre Salvatore Abrines. 

Caterina guardava ormai solo al cielo e il corpo era per la sua anima quasi una prigione. L’ultima estasi durò dal lunedì di Passione (29 marzo) al giorno di Pasqua (4 aprile) del 1574. Morì, come aveva predetto, il giorno successivo, lasciando un esempio di amore incondizionato a Dio. Quaranta anni dopo, alla prima ricognizione, il corpo fu trovato incorrotto. Il processo di canonizzazione la vide proclamata beata nel 1792 e finalmente, da Papa Pio XI, santa il 22 giugno 1930. Il corpo di Santa Rina, come è detta popolarmente, già dal 1577, ebbe diverse traslazioni fino alla sistemazione definitiva nella cappella del Monastero di Palma di Maiorca.


Autore: Daniele Bolognini

Bienheureuse CATALINA de MARIE (JOSEFINA SATURNINA RODRÍGUEZ DE ZAVALÍA), fondatrice



Bienheureuse Catalina de María Rodriguez

Fondatrice des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus et des Pauvres ( 1896)

Cinq nouveaux bienheureux et sept vénérables, 4 mai 2017, promulgation de plusieurs décrets dont la reconnaissance du miracle, attribué à l'intercession de la sœur argentine Catalina di Maria (au siècle Josefa Saturnina Rodriguez, 1823-1896), fondatrice des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus et des Pauvres; née le 27 novembre 1823 et morte le 5 avril 1896, béatifiée le 25 novembre 2017 à Cordoba.

Madre Catalina de María Rodríguez (1823-1896)

Née à Córdoba en Argentine, veuve en 1865, 'j'ai perdu ce que j'aimais le plus après Dieu', elle continue à pratiquer les exercices spirituels appris auprès des jésuites et désire créer une maison d'exercices spirituels pour aider à l'éducation des femmes et des filles... A sa mort, 12 maisons avaient été fondées.

Ses vertus héroïques ont été proclamées par le pape Jean-Paul II.

En espagnol:

- Vida y obra de Josefa Saturnina Rodriguez, posteriormente Madre Catalina de María Rodriguez 
(la vie et l’œuvre)  Instituto de las Hermanas Esclavas del Corazón de Jesús (institut des servantes du Sacré Cœur de Jésus)

- Madre Catalina de María, una historia que nos marca (une histoire qui nous marque) Colegio de Jesús, Madrid


Josefina Saturnina Rodríguez de Zavalía

1823-1896

Josefina vit le jour le 27 novembre 1823 à Córdoba (Argentine), de bons parents chrétiens, Hilario Rodríguez Orduña et Catalina Montenegro. Elle avait trois sœurs.

En 1826, elle fut orpheline de sa mère, en 1831 de son père. Les quatre sœurs avaient heureusement des tantes, qui s’occupèrent d’elles.

Josefina ne fréquenta pas l’université de la ville, déjà célèbre, car les études étaient traditionnellement «réservées» aux garçons. Elle se forma à la maison.

En 1840, elle découvrit les Exercices spirituels ignaciens, qui suscitèrent en elle le désir de se consacrer. Mais en 1852, son directeur spirituel lui conseilla d’épouser un colonel, Manuel Antonio de Zavalía, lui-même veuf et père de deux enfants. Le couple s’installa à Paraná : leur unique enfant fut une petite fille mort-née.

De retour à Córdoba, Manuel Antonio mourut en 1865 ; veuve à la force de l’âge, Saturnina reprit son projet de former une communauté à l’image des Jésuites, pour les femmes, qui seraient au service des personnes les plus vulnérables de la société, pour leur apporter l’enseignement du Christ, les aider à travailler, vivre avec elles. L’entreprise était audacieuse, nouvelle, et mit du temps à éclore : en 1872, naquit enfin la Congrégation des Sœurs Esclaves du Sacré-Cœur de Jésus, le premier institut féminin de vie apostolique en Argentine.

En 1875, Josefina faisait ses premiers vœux et prenait le nom de Catalina de Marie.

Lors de sa participation aux Exercices spirituels, Josefina avait fait connaissance d’un, alors, séminariste, José Gabriel Brochero (v. 26 janvier). Ce dernier, une fois curé, fit appel à ses Religieuses pour l’aider dans son apostolat ; ce fut une féconde collaboration au service des pauvres, des malades (comme durant l’épidémie de choléra en 1867) et de l’épanouissement de la femme dans toute sa dignité.

Les maisons des Esclaves du Sacré-Cœur de Jésus s’ouvrirent en plusieurs villes d’Argentine. En 1893 s‘ouvrit à Buenos Aires le Collège du Sacré-Cœur. Cette année-là, Catalina fit un pèlerinage à Rome.

Elle mourut à Córdoba le 5 avril 1896.

Aujourd’hui les maisons se sont multipliées en Argentine, bien sûr, mais se sont aussi implantées au Chili, en Espagne, au Bénin.

Le miracle reconnu pour la béatification de Mère Catalina fut la «résurrection» d’une femme victime d’une apparente mort subite : les efforts pour la réanimer se démontraient sans aucun résultat. La fille de cette femme cependant, avec son mari et toute la communauté des Esclaves, priaient intensément et, après vingt-quatre heures de coma, la dame commençait à montrer des signes de vie ; dix jours plus tard, cette dame repartait chez elle, sans aucune séquelle de l’accident, et vit actuellement chez elle sans difficulté.

Mère Catalina fut béatifiée en 2017.

La bienheureuse Josefina Saturnina Rodríguez - Mère Catalina de Marie - sera commémorée le 5 avril dans le Martyrologe Romain.

Venerable Catalina of Mary


Also known as
  • Caterina di Maria
  • Saturnina Rodriguez
  • Saturnina Rodríguez de Zavalía
Profile

Married lay woman. Widow. Founded the Esclavas del Corazon de Jesus (Institute of the Slaves of the Heart of Jesus; Argentines).

Born


Beata Caterina di Maria (Josefa Saturnina Rodríguez) Vedova e fondatrice

Córdoba, Argentina, 27 novembre 1823 – 5 aprile 1897

Josefa Saturnina Rodríguez nacque a Córdoba in Argentina il 27 novembre 1823. A 29 anni sposò il colonnello Manuel Antonio Zavalía, vedovo con due figli, accantonando l’aspirazione alla vita religiosa che aveva da quando, diciassettenne, aveva partecipato a un corso di Esercizi Spirituali. Rimasta vedova nel 1865, si diede ancora più intensamente a una vita di preghiera finché, il 15 settembre di quello stesso anno, non capì di dover fondare una comunità religiosa femminile che, con lo spirito stesso dei Gesuiti, si dedicasse alla cura degli Esercizi spirituali e all’educazione dei bambini, ma anche delle ragazze. Il 29 settembre 1872 fondò quindi le Suore Ancelle del Cuore di Gesù, prima congregazione di vita attiva in Argentina. Morì il 5 aprile 1896. La sua causa di beatificazione è stata seguita dalla diocesi di Córdoba dal 1941 al 1952. Dichiarata Venerabile il 17 dicembre 1997, è stata beatificata a Córdoba il 25 novembre 2017, sotto il pontificato di papa Francesco. I suoi resti mortali sono venerati nella cappella della Casa madre delle Suore Ancelle del Cuore di Gesù, dove già erano stati sepolti immediatamente dopo la sua morte.

Infanzia e famiglia

Josefa Saturnina Rodríguez nacque a Córdoba in Argentina il 27 novembre 1823, terzogenita di Hilario Rodríguez Orduña e Catalina Montenegro y Olmos, provenienti da famiglie benestanti. I genitori la portarono al fonte battesimale della cattedrale di Córdoba il giorno stesso della nascita. Prima di lei, erano nate altre due figlie: Elizarda Leonarda, che visse appena diciassette mesi, e María de la Expectación, che alla Cresima cambiò il nome di Battesimo in Estaurofila. 

Poco dopo la nascita dell’ultima bambina, la signora Catalina morì, ad appena 23 anni. Sul letto di morte, supplicò il suo sposo che, se si fosse risposato, non avrebbe dovuto separare le loro figlie; Saturnina, com’era chiamata comunemente, aveva tra i due e i tre anni.

Il padre, non volendo risposarsi, affidò le bambine a una sua zia, Teresa Orduña vedova Del Signo, di 66 anni. La donna aveva accolto in casa insieme al marito Juan una ragazza, Eustaquia: fu lei a prendersi cura delle orfane, che la chiamavano “mammina”. Alla morte della signora Teresa, la sua famiglia si fuse con quella delle altre tre sorelle di lei, Ignacia, Luisa e Catalina Orduña. 


Un’istruzione sommaria


Saturnina crebbe in un ambiente profondamente religioso, segnato da devozioni come quelle verso il Natale e il Nome di Maria. Le sue parenti e “mammina” Eustaquia, inoltre, si erano dedicate a ripristinare l’opera degli Esercizi Spirituali ignaziani, venuta meno dopo la cacciata dei Gesuiti dal territorio sudamericano per ordine di re Carlo III di Spagna, nel 1767.

Se la sua formazione religiosa era molto buona, quella culturale non lo era quasi per nulla. Secondo l’uso dell’epoca, infatti le figlie femmine delle famiglie aristocratiche imparavano a leggere, a scrivere e a svolgere i lavori domestici, così da prepararsi a essere buone madri e donne di casa.

La vocazione

Non è dato di sapere quando Saturnina ricevette la Prima Comunione e la Cresima, ma il fatto più importante della sua vita da credente avvenne quando era sulla soglia della giovinezza, grazie al ritorno dei Gesuiti a Córdoba, nel 1838.

Due anni dopo, la diciassettenne Saturnina seguì un corso di Esercizi Spirituali, predicati da padre Fermin Moreno, nella casa fatta costruire allo scopo nella sua città. Per lei fu un’esperienza sconvolgente: si sentì come Mosè, meravigliata che Dio potesse parlare proprio con lei.

Fu da allora che cominciò a sentire in sé il desiderio di farsi religiosa, che in verità avvertiva sin da bambina, ma non aveva mai preso sul serio. Per questa ragione, rifiutò la proposta di matrimonio che le venne da un cugino, Manuel Derqui. Continuò a frequentare i Gesuiti per la direzione spirituale, finché essi non furono nuovamente espulsi a causa dei contrasti con il governatore della provincia di Buenos Aires, Juan Manuel de Rosas.

Il matrimonio con Manuel Antonio Zavalía

Casa Orduña era frequentata in quel periodo da Manuel Antonio Zavalía, colonnello dell’Esercito, che verso il 1850 era rimasto vedovo: la moglie, Josefa Machado. L’aveva lasciato con due figli, Benito e Deidamia. L’uomo posò gli occhi su Saturnina, ma lei lo respinse.

Cercò in tutti i modi di convincerla e, alla fine, decise di fare ricorso a padre Tiburcio Lopez, cappellano della chiesa della Madonna del Pilar e confessore della ragazza. A sua volta, il sacerdote la mise di fronte al fatto che, se non avesse acconsentito, avrebbe rovinato l’anima dello spasimante. Saturnina, messa alle strette, ubbidì al direttore spirituale, ma cadde svenuta ai suoi piedi.

Il matrimonio fu celebrato il 13 agosto 1852. Col tempo, Saturnina imparò ad accettare la sua nuova condizione come parte del volere di Dio su di lei. Tuttavia, continuava a nutrire una sorta d’invidia verso chi abbracciava la vita religiosa.

Voleva bene ai figliastri e a Manuel, il quale spesso aveva scatti di collera: lei, invece, era di carattere pacifico e riusciva a placarlo. Da lui ebbe una bambina, che morì prima di nascere; lei stessa rischiò la vita durante la gravidanza.

Vedova
Intorno al 1860, la famiglia Zavalía si trasferì a Paraná, dove rimase due anni. Tornata a Córdoba, Saturnina assunse come nuovo direttore spirituale un giovane sacerdote, David Luque, che era stato costretto a lasciare il noviziato dei Gesuiti per la seconda espulsione dall’Argentina, ma era rimasto loro ammiratore.

Nel 1865, però, il colonnello Zavalía si ammalò gravemente, mentre visitava un possedimento della sua prima moglie nella località di El Tío. Saturnina corse subito da lui, ma quando arrivò, il 30 marzo, era troppo tardi: suo marito era deceduto.

Riaffiorano le aspirazioni alla vita religiosa

Saturnina pianse la morte del suo sposo, soprattutto perché era preoccupata della sua salvezza eterna, poiché era morto improvvisamente. Moltiplicò le preghiere e i suffragi per lui, mentre intensificava in pari tempo il suo apostolato nella preparazione degli Esercizi Spirituali.

Riaffiorò anche il suo antico desiderio di farsi religiosa e lo manifestò al direttore spirituale, che commentò: «Me lo aspettavo». Il sacerdote le insegnò come darsi un metodo di vita, con orari fissi per la preghiera, sia in casa che in chiesa, e un giorno al mese di ritiro. 

Tentativi falliti

Le suggerì poi di bussare alla porta del monastero delle Domenicane a Buenos Aires, perché immaginava che a Cordova non sarebbe stata mai accolta per tre ragioni: il suo stato di vedovanza, la sua età (aveva superato i quarant’anni) e la sua salute cagionevole.

Padre Félix María Del Val, un gesuita, si occupò delle pratiche per l’ingresso, ma Saturnina non si sentiva a suo agio nella vita contemplativa, pur amando stare ritirata. Così non rimase delusa quando le monache le dissero che non avevano mai accolto vedove né erano intenzionate a farlo.

Padre Del Val le suggerì quindi di provare dalle Visitandine: loro accoglievano di certo le vedove. Quella volta fu Saturnina a rispondergli negativamente: nella sua mente e nel suo cuore, infatti, si era fatto strada un progetto diverso.

Il “sogno dorato” di Saturnina

Il 15 settembre 1865, mentre stava andando a pregare nel monastero delle Domenicane, Saturnina ebbe un’intuizione, rafforzata da una visione: avrebbe dovuto fondare una comunità femminile che, con lo spirito stesso dei Gesuiti, si dedicasse alla cura degli Esercizi spirituali e all’educazione dei bambini, ma anche delle ragazze. Quel pensiero non l’abbandonò più, neanche quando si trovò davanti al Santissimo Sacramento esposto nella chiesa di Santa Caterina da Siena, annessa al monastero. 

Quello che in seguito chiamò il suo “sogno dorato” iniziò a prendere corpo quasi subito, anche se i lavori per la nuova casa per gli Esercizi, che lei desiderava, si protrassero a lungo. Non mancarono anche le umiliazioni, anche da parte del direttore spirituale, che poi si ricredette.

Così, il 29 settembre 1872, don David Luque inaugurò la prima sede della comunità, in una casa presa in affitto: era formata da Saturnina e da altre quattro compagne. Il 7 ottobre successivo distribuì gli incarichi tra di esse: Saturnina fu nominata sacrestana.

Nell’aprile dell’anno seguente la comunità traslocò e furono fatte nuove nomine: Saturnina divenne superiora. Con l’occasione, lei e compagne iniziarono a vestire una divisa, sulla quale spiccava un tondo con l’immagine del Cuore di Gesù e il nome della comunità: Esclavas del Corazón de Jesús (“Ancelle del Cuore di Gesù”). Erano la prima congregazione di vita attiva sorta in Argentina.

La professione religiosa

Saturnina e le altre cominciarono il loro servizio: la domenica insegnavano il catechismo ai bambini, mentre la gente del quartiere partecipava alla Messa nella loro cappella. Accolsero anche alcune allieve interne gratuitamente, per via della loro povertà.

Quando il sacerdote Juan Martín Yániz, in seguito primo vescovo di Santiago del Estero, offrì alla comunità la casa degli Esercizi di cui si era occupato, ampliata e coi mezzi necessari per garantire la sussistenza, ci fu un nuovo trasloco.

La casa arrivò a ospitare più di quattrocento esercitanti per corso, che dovettero essere divisi almeno per la mensa. Saturnina, ormai considerata la fondatrice della comunità, era la prima nei servizi più umili: apparecchiava, sparecchiava, lavava i piatti.

Intanto si andava costruendo un’abitazione più consona a quelle che, di fatto, erano suore, pur senza la professione religiosa. Nel marzo 1875, le suore si trasferirono nella Casa madre, nel Barrio General Paz. L’8 dicembre 1875 fu inaugurato il primo noviziato e le prime dieci suore professarono i voti religiosi. Con loro c’era anche Saturnina, che cambiò nome in suor Caterina di Maria: il suo “sogno dorato” si era fatto realtà.

L’amicizia con san José Gabriel del Rosario Brochero

L’opera degli Esercizi era portata avanti nelle vicinanze di Córdoba anche da un sacerdote, don José Gabriel del Rosario Brochero (canonizzato nel 2016). Per le popolazioni delle Sierras Grandes aveva fatto costruire una casa di Esercizi nella sua parrocchia di Villa del Tránsito, ma desiderava darle una stabilità anche dopo la sua scomparsa. Per questo motivo, pensò di far arrivare una comunità di suore che, oltre a condurre gli Esercizi, gestissero anche una scuola per bambine.

Era amico di don Luque e del gesuita padre José María Bustamante, che aveva collaborato alla fondazione delle Ancelle del Cuore di Gesù: tramite loro, prese contatto con suor Caterina, ormai madre fondatrice, scrivendole d’inviargli qualcuna delle sue figlie. In sedici, a dorso di cavallo o di mulo, attraversarono le montagne e, dopo due giorni di viaggio, arrivarono a Villa del Tránsito il 1° febbraio 1880.

L’espansione della congregazione

La comunità di Villa del Tránsito fu seguita dalla prima al di fuori della provincia di Córdoba, quella di Santiago del Estero. Vennero poi quelle di Rivadavia, San Juan, Tucumán. La gioia per l’apertura delle nuove case fu accompagnata, tuttavia, dalla morte di don Luque, l’11 agosto 1892.

L’anno successivo, di ritorno da un pellegrinaggio a Roma per il 50° di ordinazione episcopale di papa Leone XIII, madre Caterina ricevette un messaggio da monsignor Federico Aneiros, arcivescovo di Buenos Aires, che l’invitava a fondare una casa anche lì. Ci furono opposizioni da parte di uomini e donne di ceto sociale elevato, che mal sopportavano l’arrivo di una congregazione “provinciale”, ma alla fine la scuola fu inaugurata.

Madre Caterina alle sue figlie

In tutta la sua vita, madre Caterina fu mossa da due passioni: quella per il Cuore di Gesù, che chiamava «il nostro Sposo», e quella per l’umanità. Il suo desiderio più grande era che le sue figlie spirituali acquisissero solide virtù e imparassero a correggersi anche dai più minimi difetti, come lei stessa aveva appreso.

A una suora che soffriva per una contrarietà scrisse, il 15 gennaio 1880: «Sarebbe una vergogna che una sposa di Cristo si piegasse alle cose vili del mondo, dopo essersi affidata e asservita al Sacro Cuore di Gesù. Non sia mai che ci accada come alle vergini stolte, che non ebbero olio quando arrivò lo sposo».

La morte

Nel corso della Settimana Santa del 1896, la salute di madre Caterina ebbe un tracollo. Dopo le funzioni del Giovedì Santo, padre Juan Cherta, superiore dei Gesuiti di Córdoba e direttore ecclesiastico delle Ancelle del Cuore di Gesù, andò da lei e ascoltò la sua confessione.

La fondatrice rimase lucida e serena anche in quei suoi ultimi istanti. Si preoccupò per i medici che le prestavano servizio, facendo servire loro del caffè e ricompensandoli con degli scudi del Sacro Cuore (dei bollini con l’immagine del Cuore di Gesù e la frase «Fermati! Il Cuore di Gesù è con me!»). Il 4 aprile, Sabato Santo, ricevette gli ultimi Sacramenti e lasciò il suo testamento spirituale alle suore: «Vi raccomando la pace, l’obbedienza e la santa carità».

Il giorno di Pasqua, infine, ordinò che si distribuisse del cioccolato alle suore: dovevano stare allegre, dato che era quella solennità. Si spense quindi alle 8 di sera di quel 5 aprile 1896. I suoi resti mortali furono sepolti nel coro della cappella della Casa madre delle Ancelle del Cuore di Gesù.

Fama di santità e causa di beatificazione

La fama di santità di madre Caterina si diffuse presto dovunque le Ancelle del Cuore di Gesù avessero scuole e comunità. A partire dal 1931 si svolsero le prime operazioni per l’inizio della causa di beatificazione, con l’organizzazione di una commissione apposita.

Il processo informativo diocesano cominciò il 1° settembre 1941 a Córdoba e, per vari motivi, si protrasse fino al 1954. Fu integrato da un’inchiesta rogatoriale nella diocesi di Buenos Aires, svolta nel corso del 1952. Il 15 giugno 1960 si ebbe il decreto sugli scritti.

La lavorazione della “Positio super virtutibus” comportò la raccolta di ulteriori documenti e l’adeguamento alle nuove normative contenute nella Costituzione apostolica “Divinus Perfectionis Magister”. I due volumi stampati furono consegnati nel 1990 alla Congregazione delle Cause dei Santi.

Il 12 dicembre 1995 la “Positio” passò all’esame dei Consultori storici della Congregazione, quindi, il 24 gennaio 1997, ai Consultori teologi, che diedero parere positivo. Seguì la riunione dei Cardinali e dei Vescovi membri del medesimo dicastero vaticano, il 6 ottobre successivo. 

Infine, il 18 dicembre 1997, il Papa san Giovanni Paolo II autorizzò la promulgazione del decreto con cui madre Caterina di Maria Rodríguez veniva dichiarata Venerabile.

Il miracolo e la beatificazione

Come potenziale miracolo per ottenere la beatificazione è stato preso in esame il caso di Sofia Acosta, di Tucumán. Il 22 aprile 1997 fu trovata accasciata sul pavimento della cucina di casa sua, mentre preparava la cena. Portata in ospedale, le fu riscontrato un arresto cardiocircolatorio.

Mentre i medici cercavano di rianimarla solo per accontentare i familiari, Eugenia, sua figlia, invocò madre Caterina di Maria: era infatti insegnante di Inglese nella scuola delle Ancelle del Cuore di Gesù a Tucumán. Qualche istante più tardi, il medico annunciò che la paziente si era ripresa, ma rischiava seri danni cerebrali perché il sangue e l’ossigeno non erano affluiti al cervello per oltre quaranta minuti. 

Eugenia continuò a pregare insieme a tutte le bambine della scuola e, in più, collocò sotto il cuscino della signora Sofia un santino con una reliquia “ex indumentis” di madre Caterina. Non passò molto tempo: la donna si riprese del tutto e non ebbe alcun danno.

Il processo diocesano sull’asserito miracolo fu quindi celebrato nella diocesi di Tucumán dal 16 agosto 2012 al 27 novembre dello stesso anno. Il 25 ottobre 2013 gli atti dell’inchiesta ottennero il decreto di convalida.

La Commissione Medica della Congregazione delle Cause dei Santi si pronunciò favorevolmente circa l’inspiegabilità scientifica dell’accaduto il 17 luglio 2016. Il 19 gennaio 2017 i Consultori teologi confermarono il nesso tra la presunta guarigione e l’intercessione di madre Caterina. Dopo che anche i Cardinali e i Vescovi della Congregazione ebbero dato il loro giudizio positivo il 25 aprile 2017, papa Francesco ha autorizzato, il 4 maggio 2017, la promulgazione del decreto con cui la guarigione di Sofia Acosta poteva essere dichiarata miracolosa e ottenuta grazie a madre Caterina di Maria.

La beatificazione della fondatrice delle Ancelle del Cuore di Gesù è stata celebrata presso il Centro Civico di Córdoba il 25 novembre 2017. A presiedere il rito, il Prefetto della Congregazione delle Cause dei Santi, il cardinal Angelo Amato, come delegato del Santo Padre.

Le Suore Ancelle del Cuore di Gesù oggi

Le Suore Ancelle del Cuore di Gesù di Córdoba, note anche come “Esclavas Argentinas”, hanno ottenuto il primo riconoscimento pontificio con il Breve Laudatorio del 31 luglio 1892; cinque anni dopo, nel 1907, arrivò l’approvazione definitiva.

La maggior parte delle comunità è in Argentina, dove ha anche sede la Casa madre. Contano presenze anche in Spagna, Benin e Cile. Il loro compito è lo stesso delle origini: educazione della gioventù, accoglienza delle bambine a rischio e formazione spirituale, tramite gli Esercizi Spirituali e lo spirito di riparazione al Sacro Cuore di Gesù.


Autore: Emilia Flocchini


Il Papa in festa per la beata Caterina

14 DICEMBRE 2017 NEWS

Sulla strada della santità troviamo molte figure che hanno ispirato papa Francesco, come madre Caterina di Maria (1823-1897). In vita, la religiosa argentina (di Cordoba) si chiamava Josefa Saturnina Rodriguez, e dallo scorso 25 novembre è beata. Una donna vicina a chi soffriva, persone a cui diede risposte concrete nelle loro difficoltà, alle quali portava il messaggio di Cristo.
Quello di madre Caterina (Catalina per gli argentini) era un modo di fare caro al Santo Padre, con il quale la Beata ha molte cose in comune. Ma il legame fra i due va oltre: hanno pregato nelle stesse chiese della Compagnia di Gesù (a Cordoba, Buenos Aires e Roma) e hanno sempre coltivato il desiderio di prendersi cura degli altri. Il Papa l’ha ricordata all’Angelus del 26 novembre: «Lodiamo il Signore per questa donna appassionata del Cuore di Gesù e dell’umanità». Poco prima, il cardinale Angelo Amato, inviato dal Papa a Cordoba (Argentina) per la cerimonia di beatificazione, aveva letto le parole di Francesco: «Nella chiesa, ogni vocazione – matrimonio, vita consacrata, sacerdozio – inizia con un incontro con Gesù, che ci dona un’allegria e una speranza nuova. È Gesù che si fa presente nel nostro cammino e ci chiede: cosa cerchi?». Una domanda che ritroviamo anche nella vita della Beata alla quale lei rispose con quello che lei defìnì “sogno dorato”. 

A 17 anni Josefa fa i primi esercizi spirituali e scopre la vocazione di consacrare la sua vita a Dio. Ma varie vicissitudini la portano ad accettare la proposta di matrimonio di un colonnello militare. Non abbandona però il suo sogno e nel 1872, a 49 anni, riesce a formare una comunità di sorelle al servizio delle donne più vulnerabili per catechizzarle, insegnar loro a lavorare e a vivere insieme. Nascono così le “Ancelle del Cuore del Gesù”, la prima congregazione di donne la cui vita apostolica è consacrata secondo gli insegnamenti del gesuita  Sant’Ignazio. 
C’è poi un altro punto in comune fra Caterina e papa Bergoglio: l’ammirazione per l’opera di José Gabriel del Rosario, il “Cura Brochero” (fatto santo proprio da Francesco nel 2016). Sedici delle prime sorelle dell’ordine fondato dalla Beata attraversano in lungo e in largo l’Argentina per portare aiuti e la Parola di Dio. Come il Cura Brochero, la stessa Caterina percorre migliaia e migliaia di chilometri fondando altre comunità in Argentina. Nel suo viaggio che la porta in pellegrinaggio a Roma, la Beata passa per l’Uruguay, le Isole Canarie e Barcellona. Distanze elevate, percorribili solo se animati da una grande fede: col tempo, le sue figlie spirituali sono arrivate anche in Africa. 
Una di queste, Martha Miguel, è stata una grande amica di Bergoglio: l’allora monsignore visitava spesso la sede di Buenos Aires della congregazione fondata da Madre Caterina. 
Fra Bergoglio e madre Martha  l’amicizia era sincera, confermata dalla loro fitta corrispondenza: una corrispondenza trentennale, come dimostra l’intestazione delle prime lettere siglate “Collegio del Salvador”, una delle prime tappe della vita di gesuita di Bergoglio. 
Poche persone potevano usare con lui l’appellativo di “Jorgito (Giorgino, ndr)” come faceva lei. Del resto il Papa ricambiava chiamandola “Turca Miguel” (dal titolo di una canzone popolare argentina). 
Quando Wojtyla visitò l’Argentina nel 1987, suor Martha parlò a nome delle consorelle. Quel discorso colpì Bergoglio che  poco dopo scrisse una lettera a suor Martha, ringraziandola per le parole pronunciate. Ora che è il Papa è lui, in occasione della beatificazione, Bergoglio ha scritto alle consorelle di Caterina e Martha una bella lettera: la potete leggere nella pagina accanto.
di Adriano Alimonti e Federico Walls

Madre Catalina de María, una historia que nos marca


   “La Sierva de Dios Catalina de María Rodríguez; en el siglo Josefina Saturnina Rodríguez de Zavalía, nació en la ciudad de Córdoba (Argentina), el 27 de noviembre de 1823”.[1]

     Sus padres Hilario Rodríguez Orduña y Catalina Montenegro, que conformaban un hogar profundamente cristiano, la bautizaron ese mismo día en la Iglesia Catedral de Córdoba.
     Saturnina era la tercera hija del matrimonio, le precedían Manuela y Petrona. Tres años después del nacimiento de la sierva de Dios llegaría María, quien luego se haría llamar Estaurófila;  tras la llegada de la misma quedan huérfanas de madre. El dolor volvería a signarla 6 años después al morir su padre, momento desde el cual quedó al total cuidado de sus tías, las del Signo Orduña, quienes se ocuparon de su crianza y formación. Quien asumió con mayor énfasis esta tarea fue Eustaquia del Signo, que tuviera la misma edad de la madre muerta y que llamaban “Mamita Eustaquia”.
     Esta niña pertenecía a una distinguida familia de la aristocracia cordobesa que vivía una sólida fe cristiana; y la educación que ella recibió fue acorde a dicha condición social y a la realidad de la época, donde la familia cristiana debía defender sus valores en medio de luchas políticas y militares.
     A los 17 años, contando con el ejemplo de Eustaquia  del Signo en la atención de los Ejercicios Espirituales[2]  que eran dirigidos por los sacerdotes de la Compañía de Jesús, decidió hacer sus primeros EE.EE. Es aquí cuando se despierta su vocación religiosa, mas, no encontró en aquel momento el lugar adecuado donde consagrarse a Dios; pues las únicas familias religiosas existentes en Córdoba, Carmelitas Descalzas y Monjas de Santa Catalina, eran de vida contemplativa y en ellas su aspiración de entregarse a Dios en el apostolado activo no encontraba respuesta. Esto la llevó a dedicarse al servicio de los EE.EE y continuar bajo la dirección espiritual de los sacerdotes jesuitas.
     En 1848, al ser expulsados los jesuitas de Córdoba, Saturnina toma como director espiritual a un sacerdote del clero secular llamado Tiburcio López, quien ejerciera una fuerte influencia en ella cuando insistentemente la pretende en matrimonio el coronel Manuel Antonio  de Zavalía. Al respecto  encontramos en la Positio la referencia de este hecho:
     “El coronel Zavalía, que era amigo del confesor de la joven, le impuso bajo amenazas de suicidio torcer la voluntad de Saturnina para aceptar el matrimonio. Esta conducta provocó en el Sacerdote el temor de una resolución extrema de Zavalía, por lo cual presionó de tal manera el ánimo de la Sierva de Dios, que ella se vio, con las palabras de su director, declarada responsable de la salvación de un alma. Y en una resolución heroica, Saturnina tomó como voluntad de Dios la aceptación del matrimonio con Zavalía.”[3]
      Es así, que en 1852 contrae matrimonio con Zavalía, quien era viudo y tenía dos hijos, Benito y Deidamia, que eran fruto de su primer matrimonio. Saturnina, a quien su única hija le naciera muerta, se dedicó enteramente a ser una verdadera madre para los dos niños.
     Acompañó a su esposo en todo momento, espiritualmente cuando él se veía involucrado en acciones bélicas y personalmente cuando lo trasladan en 1860 a la ciudad de  Paraná, dejando en cada lugar, un testimonio de entrega incondicional en su vida matrimonial y de piedad y celo apostólico, tanto en la sociedad paranense como cordobesa; pues al regresar ,en 1861, a su ciudad natal continua sirviendo los ejercicios espirituales y busca a través  de su parentesco con el Presidente de la República, Santiago Derqui, que vuelvan los jesuitas a Córdoba.
     Zavalía, una vez terminada su actuación política se dedicó a atender una estancia en Córdoba, donde falleciera  el 30 de marzo de 1865. Con este acontecimiento Saturnina recuperaba su libertad y la posibilidad de nuevos horizontes se abrían para ella.
     El 15 de septiembre de 1865, cuando se dirigía como de costumbre a visitar el Santísimo Sacramento expuesto en la iglesia de las Catalinas, se sintió inundada por un fuerte pensamiento, que se convirtió en su “sueño dorado”, al cual se refirió en sus Memorias:
     “edificar  una casa de Ejercicios, y formar  una comunidad de señoras que estuviesen al servicio de ella (...) que observaríamos las Reglas del Instituto de San Ignacio, enseñaríamos la Doctrina los Domingos a las niñas, y asilaríamos a esas mujeres que se lleva a los Ejercicios casi por fuerza y después de concluidos estos (...) causa pena verlas volver a los mismos peligros...”[4]
      Cabe destacar que Saturnina debió caminar siete años marcados por humillaciones, contradicciones y hasta luchas con su entonces director espiritual Dr. David Luque, para poder ver realizada tal inspiración. Finalmente las dificultades se disiparon con la llegada del Padre José María Bustamante, quien alentó a Saturnina y la ayudó a reunir otras socias para fundar la nueva congregación.
     Así, el 29 de septiembre de 1872, una pequeña comunidad comenzaba sus ejercicios espirituales y con ellos se iniciaba la fundación de una familia religiosa que desde entonces y hasta nuestros días es un centro de espiritualidad y de comprometida acción apostólica: la congregación de Hermanas Esclavas del Corazón de Jesús.
     El Dr. David Luque, quien continuara siendo el director espiritual de quien en vida religiosa se comenzó a llamar Catalina de María, fue nombrado, a pedido ella, por la autoridad eclesiástica director de la nueva congregación.
     Luego de residir, la reciente comunidad, en dos casas que no satisfacían las necesidades de la misma y a su quehacer apostólico, tomaron, el 1 de marzo de 1875 posesión definitiva de lo que se denomina la Casa Madre del Instituto en Barrio General Paz de la ciudad de Córdoba.
     Pronto, en 1880, comenzó la expansión del Instituto, con las siguientes fundaciones: En 1880, Villa del Tránsito (Provincia de Córdoba). En 1882, Taller de la Sagrada Familia, en la misma ciudad de Córdoba. En 1886, Santiago del Estero, San Juan y Rivadavia (Mendoza). En 1887, Salta. En 1889, Santa Fe y Tucumán. En 1890, ciudad de Mendoza. En 1891, La Rioja; en 1893, Buenos Aires, y en 1895, San Luis.[5]
     A poco de cumplirse el aniversario de la fundación del colegio de San Luis (15 de marzo de 1895) Catalina de María se entregaba definitivamente a Su Amo en la Casa Madre de la Congregación el domingo 5 de abril de 1896. Finalmente llegaba al encuentro de Quien siempre fuera su descanso, aun en las tormentas que se le presentaran en la cotidianeidad  de la vida.
     Al morir había cuidado con solicitud del rebaño que Dios le había encomendado; a veces visitando a sus hijas, que en ese momento eran más de doscientas;  otras a través de sus cartas, que llegaron a ser más de 1600.
     A ellas, y a quienes hasta nuestros días nacen del sí que esta mujer diera al proyecto de Dios, les dejó sus últimas palabras que son consideradas su testamento espiritual:
      “Hijas mías os recomiendo la paz, la obediencia y la santa caridad”[6]
VÍDEOS RELACIONADOS
Notas

[1] CONGREGACIÓN PARA LA CAUSA DE LOS SANTOS,  Prot. N. 110 “Canonización de Sierva de Dios Catalina de María Rodríguez” Positio sobre su vida, virtudes y fama de santidad. Vol. 1. Biografía Documentada, Roma: s/e, 1987, pág. V.

[2] Los EE.EE (Ejercicios Espirituales) son prácticas espirituales redactadas por San Ignacio de Loyola hacía el año 1522 aproximadamente. (Nuevo Diccionario de Espiritualidad. Ediciones Paulinas. 1983. Madrid)

[3] CONGREGACIÓN PARA LA CAUSA DE LOS SANTOS,  Prot. N. 110 “Canonización de la Sierva de Dios Catalina de María Rodríguez” Positio sobre su vida, virtudes y fama de santidad. Vol. 1. Biografía Documentada, Roma: s/e, 1987, pág IV

[4]BLANCO, José María: “Historia del Instituto de las Esclavas”. Tomo I.  Buenos Aires. Imprenta de Amorrortu. 1930. Pág. 238.

[5] Cfr. CONGREGACIÓN PARA LA CAUSA DE LOS SANTOS,  Prot. N. 110 “Canonización de Sierva de Dios Catalina de María Rodríguez”Positio sobre su vida, virtudes y fama de santidad. Vol. 1. Biografía Documentada, Roma: s/e, 1987, pág.5

[6] CONGREGACIÓN PARA LA CAUSA DE LOS SANTOS,  Prot. N. 110 “Canonización de Sierva de Dios Catalina de María Rodríguez” Positio sobre su vida, virtudes y fama de santidad. Vol. 1. Biografía Documentada, Roma: s/e, 1987, pág VII