mardi 21 mai 2019

Bienheureux MARTYRS de TIBHIRINE, moines trappistes

Bienheureux moines de Tibhirine

Christian, Christophe, Luc, Michel, Bruno, Célestin et Paul, martyrs en Algérie ( 1996)

De 1994 à 1996, dix neuf religieux catholiques installés dans le pays et qui œuvraient auprès des populations locales, dans un dialogue de fraternité et de paix, ont été assassinés par les groupes terroristes.

Les martyrs d'Algérie béatifiés le 8 décembre 2018.

Les 7 frères trappistes: Dom Christian de Chergé, Frère Luc Dochier, Père Christophe Lebreton, Frère Michel Fleury, Père Bruno Lemarchand, Père Célestin Ringeard, Frère Paul Favre-Miville.

Dans la nuit du 26 mars 1996, 6 moines du monastère de Tibhirine qui en comptaient huit, ainsi que le prieur de l'annexe du monastère au Maroc, étaient enlevés dans des circonstances jamais éclaircies.

Les 7 moines ont été probablement assassinés dans la nuit du 21 mai 1996. Ils ont été décapités et seules leurs têtes ont été ensevelies le 4 juin dans le cimetière du monastère, après des funérailles solennelles dans la cathédrale d'Alger. Les circonstances précises des 56 jours de détention et de leur mort restent encore partiellement enveloppées de mystère.

Leur choix de rester en Algérie, malgré un climat croissant de terreur, avait mûri en commun, après une visite intimidatrice d'un groupe armé la nuit de Noël 1993. Cette décision libre exprimait leur volonté de rester ensemble, partageant avec les voisins les dangers de la violence qui frappait surtout les plus démunis. Ils se voulaient, en solidarité avec la petite communauté ecclésiale, donnés à Dieu et à l'Algérie et offerts, comme le Christ, pour le salut du peuple.

Ils savaient qu'ils allaient vers la mort et ils l'acceptaient sans réserve. L'offrande de leurs vies et le pardon des agresseurs sont témoignés de façon merveilleuse dans le testament du prieur, dans l'agenda du maître des novices et dans les lettres des autres frères à leurs familles.

Ces 7 frères, très divers entre eux, étaient unis par l'amour envers le peuple algérien, le respect de l'Islam et le désir de la pauvreté. Cette seconde vocation, branchée sur la grande vocation chrétienne et cistercienne, les a conduits à témoigner ensemble de la Pâque du Seigneur par l'offrande de leur vie. 

Leur mort a soulevé l'émotion de la communauté internationale. Le testament spirituel de frère Christian de Chergé, Quand un A-DIEU s'envisage..., résonne aujourd'hui comme l'un des grands textes du XXe siècle. Cette petite communauté de l'Atlas vivant en proximité avec ses voisins algériens est allée jusqu'au bout de l'amitié et de la fidélité à une vie monastique plantée en terre d'Islam. Ce qui a fait vivre cette communauté continue d'inspirer bien des hommes et des femmes aujourd'hui, de tous horizons, aspirant à vivre cette fraternité qu'ils ont signée de leurs vies.

les moines de Tibhirine, site qui leur est dédié

- Promulgazione di Decreti della Congregazione delle Cause dei Santi, 27.01.2018, en italienen anglais

- Annonce de la béatification de 19 de nos frères et sœurs, Communiqué des évêques d'Algérie.

Mgr Jean-Paul Vesco, évêque d'Oran, salue la reconnaissance du martyredes
moines de Tibhirine, de Mgr Claverie et de onze autres religieux français assassinés en Algérie entre 1994 et 1996.

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/13262/Bienheureux-moines-de-Tibhirine.html


Oratoire Notre-Dame-de-Tibhirine à Bonifacio 
(Le 17 juillet 2006 Mgr Jean-Luc Brunin a inauguré en Corse l'oratoire Notre-Dame-de-Tibhirine, 
adossé à droite de l'église dans l'ermitage de la Trinité de Bonifacio). 
Photographie de Pierre Bona

Les martyrs d'Algérie seront béatifiés le 8 décembre

Mgr Pierre Claverie, et ses 18 compagnons dont les sept moines cisterciens de Tibhirine seront béatifiés le 8 décembre prochain en la Basilique de Santa Cruz à Oran. Une annonce des évêques d’Algérie ce vendredi 14 septembre, qui met en joie l'Église locale.

Marine Henriot - Cité du Vatican

Le 8 décembre 2018 est vraisemblablement une date qui restera dans les mémoires de l’Église en Algérie. C’est ce jour qui a été choisi pour célébrer en la basilique de Santa Cruz à Oran la béatification de 19 martyrs, 19 religieux et religieuses assassinés dans les années 1990, décennie noire pour l’Algérie. 
Dans leur communiqué les évêques d’Algérie parlent d’une «grande joie» et d’une «bonne nouvelle». Il faut dire que le chemin fut long. La cause de la béatification a été ouverte en 2006 à Alger, et en janvier dernier le Pape donnait son accord pour la promulgation des décrets de béatification. Béatification qui sera donc célébrée par le cardinal Becciu, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, qui sera l’envoyé personnel du Pape François.

Décennie noire pour l'Algérie  


27/01/2018

Algérie: qui sont les dix autres religieux reconnus martyrs ?



21 ans après après leur assassinat, six religieuses et onze moines, dont les sept cisterciens de Tibhirine voient donc leur martyre reconnu. Les moines de Tibhirine avaient été enlevés en mars 1996 dans leur monastère de Notre Dame de l’Atlas. Seules leur têtes avaient été retrouvées quelques mois plus tard, aujourd’hui la cause de la mort des frères est encore floue.

Les six religieuses, moins connues du grand public, ont été tuées dans cette même décennie noire, en 1994 et 1995 à Alger.

Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran, a été lui assassiné le 1er août 1996 par l’explosion d’une bombe devant son évêché, il avait 58 ans. Un attentat intervenu peu après la visite en Algérie du ministre français des affaires étrangères, Hervé de Charette, qui s’était rendu sur la tombe des moines de Tibhirine.

«Que leur exemple nous aide dans notre vie d’aujourd’hui», déclarent les évêques d’Algérie, affirmant que cette béatification sera, pour l’Église et le monde, un appel pour «bâtir ensemble un monde de paix et de fraternité», une manière pour l’Eglise algérienne et le pays tout entier de tourner cette sombre page de l’histoire.

La liste complète des futurs bienheureux


Cette béatification concerne au total 19 personnes consacrées, certaines étant bien connues, comme le Frère Christian de Chergé ou Mgr Pierre Claverie, mais d'autres religieux et religieuses dont les noms sont moins familiers figurent aussi dans cette liste. Ces martyrs qui vivaient au service de la population algérienne seront honorés au nom des milliers de victimes, musulmanes dans leur très grande majorité, de la guerre civile des années 1990.

Voici donc la liste des futurs bienheureux, dans l'ordre chronologique de leur assassinat:

Le 8 mai 1994 à Alger : Frère Henri Vergès, né le 15 juillet 1930 à Matemale, religieux mariste et enseignant français, et Soeur Paul-Hélène Saint-Raymond, née le 24 janvier 1927 à Paris, religieuse française des Petites Soeurs de l'Assomption.

Le 23 octobre 1994 à Bab El Oued : Sœur Esther Paniagua Alonso, née le 7 juin 1949 à Izagre, religieuse espagnole des Soeurs Augustines Missionnaires et Sœur Caridad Alvarez Martin : née le 9 mai 1933 à Santa Cruz de la Salceda, religieuse espagnole des Soeurs Augustines Missionnaires,

Le 27 décembre 1994 à Tizi Ouzou : quatre Pères blancs, parmi lesquels trois prêtres de nationalité française, le Père Jean Chevillard, né le 27 août 1925 à Angers, le Père Alain Dieulangard, né le 21 mai 1919 à Saint-Brieuc, et le Père Christian Chessel, né le 27 octobre 1958 à Digne, et un Belge, le Père Charles Deckers, né le 26 décembre 1924 à Anvers.

Le 3 septembre 1995 à Belouizdad : Sœur Angèle-Marie Littlejohn, née le 22 novembre 1933 à Tunis, religieuse française des Soeurs missionnaires de Notre-Dame-des-Apôtres, et Sœur Bibiane Leclercq, née le 8 janvier 1930 à Gazeran, religieuse française des Soeurs missionnaires de Notre-Dame-des-Apôtres.

Le 10 novembre 1995 à Alger : Sœur Odette Prévost : née le 17 juillet 1932 à Oger, religieuse française des Petites Soeurs du Sacré-Coeur.

Le 21 mai 1996 vers Médéa, sept moines de Tibhirine (les deux autres frères de la communauté avaient échappé à l'enlèvement):

Frère Christian de Chergé : né le 18 janvier 1937 à Colmar, prêtre cistercien français, prieur de la communauté depuis 1984, moine depuis 1969, en Algérie depuis 1971,

Frère Luc Dochier : né le 31 janvier 1914 à Bourg-de-Péage, religieux cistercien français, moine depuis 1941, en Algérie depuis août 1946. Médecin, il est présent cinquante ans à Tibhirine, il a soigné tout le monde gratuitement, sans distinction,

Frère Christophe Lebreton : né le 11 octobre 1950 à Blois, prêtre cistercien français, moine depuis 1974, en Algérie depuis 1987,

Frère Michel Fleury : né le 21 mai 1944 à Sainte-Anne-sur-Brivet, religieux cistercien français, moine depuis 1981, en Algérie depuis 1985. Membre de l'Institut du Prado, il était le cuisinier de la communauté,

Frère Bruno Lemarchand: né le 1er mars 1930 à Saint-Maixent l'École, prêtre cistercien français, moine depuis 1981, en Algérie et au Maroc depuis 1989,

Frère Célestin Ringeard : né le 27 mars 1933 à Touvois, prêtre cistercien français, moine depuis 1983, en Algérie depuis 1987,

et Frère Paul Favre-Miville : né le 17 avril 1939 à Vinzier, religieux cistercien français, moine depuis 1984, en Algérie depuis 1989. Il était chargé du système d'irrigation du potager du monastère.
Le 1er août 1996 : Mgr Pierre Claverie : né le 8 mai 1938 à Alger, prêtre dominicain, évêque d’Oran depuis 1981.


Le Pape reconnait les martyres de Mgr Pierre Claverie et des moines de Tibhirine

Ce vendredi 26 janvier, le Pape François a autorisé la Congrégation pour les Causes des Saints à promulguer les décrets de béatification des 19 martyrs d’Algérie.

Delphine Allaire – Cité du Vatican

C’est au cours d’une audience avec le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, le 26 janvier, que le Pape François a donné son accord pour la promulgation des décrets de béatification.


L’évêque d’Oran de 1981 à 1996, Mgr Pierre Claverie, six religieuses et onze moines, dont les sept cisterciens de Tibhirine, voient donc leur martyre reconnu par l’Église catholique, 21 ans après leur assassinat. Leur cause de béatification avait, elle, été ouverte en 2006 à Alger.


Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran depuis octobre 1981, avait été assassiné le 1er août 1996, à 58 ans, dans l’explosion d’une bombe déposée devant son évêché.


L’attentat était intervenu peu après la visite en Algérie du ministre français des affaires étrangères, Hervé de Charette, qui s’était rendu sur les tombes des sept moines français de Tibhirine.

Les sept moines cisterciens de Tibhirine, eux, avaient été enlevés en mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l’Atlas. Leur mort avait été annoncé plusieurs semaines plus tard, par un communiqué du Groupe islamique armé (GIA). Seules les têtes des moines avaient ensuite été retrouvées, le 30 mai 1996, au bord d’une route, non loin du monastère.

Depuis vingt ans, trois thèses sont régulièrement avancées pour expliquer la mort des frères: celle d’une bavure de l’armée algérienne, d’une manipulation des services secrets algériens, ou celle d’un acte atroce perpétré par les groupes islamistes armés qui semaient la terreur en Algérie dans les années 1990.

En septembre 2017, le Pape s’était déjà montré très sensible à la signification du sacrifice de l’ancien évêque d’Oran et de ses 18 compagnons. Mgr Paul Desfarges, archevêque d’Alger, accompagné de l’évêque d’Oran, Mgr Jean Paul Vesco et du père Thomas Georgeon, postulateur de la cause en béatification de ces martyrs, avaient été reçus par le Pape François.



Sujets

·       ALGÉRIE
·       DICASTÈRE
·       SAINTS ET BIENHEUREUX

27 janvier 2018, 10:41


SOURCE : https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2018-09/martyrs-algerie-claverie-tibhirine.html


Monastère trappiste de Tibhirine en Algérie, près de Médéa


Algérie: à Oran, béatification des 19 martyrs catholiques le 8 décembre 2018

« Ma vie était DONNÉE à Dieu et à ce pays » (p.Christian de Chergé)
SEPTEMBRE 14, 2018 10:47 SAINTS, BIENHEUREUX

La béatification des 19 martyrs catholiques d’Algérie sera célébrée à Oran, à Notre-Dame de Santa Cruz, le 8 décembre prochain et la célébration sera présidée par le cardinal Giovanni Angelo Becciu, Préfet de la Congrégation des causes des saints, annoncent les évêques catholiques d’Algérie, ce 14 septembre 2018, avec en exergue cette phrase de l’un des moines trappistes de Notre-Dame de l’Atlas.
Le pape François a ouvert la voie à la béatification des sept moines et de douze autres religieux et religieuses tués en Algérie entre 1994 et 1996 dont, justement, l’ancien évêque d’Oran, Pierre Claverie, dominicain, en reconnaissant leur « martyre », le 26 janvier 2016. D’où le choix de son ancien diocèse pour la béatification.
Le nom espagnol de Santa Cruz – Sainte Croix – rappelle la présence historique d’une communauté espagnole importante à Oran. Et l’annonce est faite en ce jour de la Croix Glorieuse.
Le gouvernement algérien avait donné son feu vert en avril dernier.
Sur ces 19 martyrs, 16 sont Français, dont Mgr Claverie, deux sont des religieuses Espagnoles et un missionnaire est Belge:
-un frère mariste, Henri Vergès et sœur Paul-Hélène Saint-Raymond, des petites Sœurs de l’Assomption, assassinés le 8 mai 1994 à Alger;
-soeur Esther Paniagua Alonso, et soeur Caridad Álvarez Martín, religieuses espagnoles des Sœurs Augustines Missionnaires, tuées le 23 octobre 1994 à Babael Oued;
-quatre pères blancs – trois Français et un Belge -, assassinés à Tizi Ouzou, le 27 décembre 1994: Jean Chevillard, Charles Deckers, Alain Dieulangard et Christian Chessel;
-le 3 septembre 1995 sont assassinées deux sœurs missionnaires de Notre-Dame des Apôtres: Angèle-Marie Littlejohn et Bibiane Leclercq;
-le 10 novembre 1995, sœur Odette Prévost, des petites Sœurs du Sacré-Cœur, est tuée à Alger.
Les moines de Tibhirine sont Christian de Chergé, Luc Dochier, Christophe Lebreton, Michel Fleury, Bruno Lemarchand, Célestin Ringeard, Paul Favre-Miville.
Voici le communiqué des évêques.
« J’aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNÉE à Dieu et à ce pays. » Testament du Père Christian de Chergé.
Communiqué des évêques d’Algérie
La célébration de la béatification de Monseigneur Claverie et de ses 18 compagnons aura lieu le samedi 8 décembre 2018, Solennité mariale, au sanctuaire de Notre-Dame de Santa Cruz d’Oran.
C’est avec grande joie que nous vous communiquons cette bonne nouvelle pour notre Eglised’Algérie.
Nous exprimons notre reconnaissance au Père Thomas Georgeon ocso, postulateur de la cause. C’est lui, avec d’autres – dont le frère Giovani Bigotto (+), mariste -, qui a mené à bien tout le travail qui a permis d’en arriver là.
Il nous reste quelques semaines pour nous préparer à cette célébration, nous remémorer toute la vie et l’œuvre de nos 19 frères et sœurs en Algérie en faveur des petits, des malades, des hommes, des femmes et des jeunes algériens.
Le cardinal Angelo Becciu, Préfet de la Congrégation des causes des saints, a été désigné par le pape François pour être son Envoyé.
Monseigneur Pierre Claverie, Frère Henri Vergès, Soeur Paul-Hélène Saint-Raymond, Sœur Esther Paniagua Alonso, Sœur Caridad Álvarez Martín, Père Jean Chevillard, Père Alain Dieulangard, Père Charles Deckers, Père Christian Chessel, Sœur Angèle-Marie Littlejohn, Sœur Bibiane Leclercq, Sœur Odette Prévost, Frère Luc Dochier, Frère Christian de Chergé, Frère Christophe Lebreton, Frère Michel Fleury, Frère Bruno Lemarchand, Frère Célestin Ringeard, Frère Paul Favre-Miville nous sont donnés comme intercesseurs et modèles de vie chrétienne, d’amitié et de fraternité, de rencontre et de dialogue. Que leur exemple nous aide dans notre vie d’aujourd’hui.
Depuis l’Algérie, leur béatification sera pour l’Église et pour le monde, un élan et un appel pour bâtir ensemble un monde de paix et de fraternité.
+ Paul Desfarges, Archevêque d’Alger
+ Jean-Paul Vesco, Évêque d’Oran
+ John Mac William, Évêque de Laghouat-Ghardaia
1.     Jean-Marie Jehl, Administrateur Apostolique de Constantine et Hippone

Mercredi 12 septembre 2018


Promulgation of Decrees of the Congregation for the Causes of Saints, 27.01.2018

Yesterday, 26 January, the Holy Father Francis received in audience His Eminence Cardinal Angelo Amato, S.D.B., prefect of the Congregation for the Causes of Saints. During the audience, the Supreme Pontiff authorized the same Congregation to promulgate the Decrees regarding:

- the miracle, attributed to the intercession of Blessed Nazaria Ignacia March Mesa (in religion: Nazaria Ignacia of Saint Teresa of Jesus), founder of the Congregation of the Missionary Crusaders of the Church; born in Madrid, Spain on 10 January 1889 and died in Buenos Aires, Argentina on 6 July 1943;

- the miracle, attributed to the intercession of the Venerable Servant of God Alphonse-Marie Eppinger (née: Elisabeth), founder of the Congregation of the Sisters of the Holy Redeemer; born in Niederbronn, France on 9 September and 1814 died there on 31 July 1867;

- the miracle, attributed to the intercession of the Venerable Servant of God Clelia Merloni, founder of the Institute of the Apostles of the Sacred Heart of Jesus; born on 10 March 1861 in Forlì, Italy and died on 21 November 1930 in Rome;

- the miracle, attributed to the intercession of the Venerable Servant of God Maria Crocefissa dell’Amore Divino (née: Maria Gargani), founder of the Apostles of the Sacred Heart; born on 23 December 1892 I Morra Irpino, now Morra De Sanctis, Italy and died on 23 May 1973 in Naples, Italy;

- the martyrdom of the Servants of God Pierre-Lucien Claverie, of the Order of Preachers, Bishop of Oran, and 18 companions, men and women religious, killed in hatred of the Faith in Algeria from 1994 to 1996;

- the martyrdom of the Servant of God Veronica Antal, layperson, of the Franciscan Secular Order; born on 7 December 1935 in Nisiporeşti, Romania and killed in hatred of the Faith on 24 August 1958 in Hălăuceşti, Romania;

- the heroic virtues of the Servant of God Ambrosio Grittani, diocesan priest and founder of the Oblates of Saint Benedict Joseph Labre; born in Ceglie del Campo, Italy on 11 October 1907 and died on 30 April 1951 in Molfetta, Italy;

- the heroic virtues of the Servant of God Anne-Marie Madeleine Delbrêl, layperson; born in Mussidan, France on 24 October 1904 and died in Ivry-sur-Seine, France on 13 October 1964.



Cimetière du monastère de Tibhirine en Algérie où sont enterré les sept moines assassinés en 1996.


Beati 7 Martiri Trappisti di Tibhirine Beatificati nel 2018



+ Médéa, Algeria, 21 maggio 1996

Nella notte tra il 26 e il 27 marzo del 1996, il priore del monastero di Nostra Signora dell’Atlante a Tibhirine in Algeria, padre Christian de Chergé, venne rapito assieme a sei monaci. In precedenza, dopo un lungo discernimento seguito a una prima visita di alcuni uomini armati, i monaci avevano scelto di restare, per non abbandonare il popolo algerino e per restare fedeli al voto di stabilità previsto dal loro Ordine. Un comunicato del Gruppo Islamico Armato (GIA), datato 21 maggio 1996, annunciò la loro uccisione. I sette monaci sono stati inseriti nella causa che contava in tutto diciannove martiri uccisi in Algeria tra il 1994 e il 1996. La loro beatificazione è stata celebrata nella basilica di Nostra Signora di Santa Cruz a Orano, l’8 dicembre 2018, sotto il pontificato di papa Francesco. I resti mortali dei sette monaci (vennero ritrovate solo le teste) sono venerati nel cimitero del monastero di Nostra Signora dell’Atlante. La loro memoria liturgica è stata fissata all’8 maggio, data della nascita al Cielo di fratel Henri Vergès e di suor Paul-Hélène Saint-Raymond, i primi uccisi tra i diciannove martiri.

I Trappisti in Algeria

La presenza in Algeria dei monaci Cistercensi della Stretta Osservanza, detti anche Trappisti, rimonta al 1843, tredici anni dopo la conquista del Paese e l’annessione alla Francia metropolitana. 

Dodici monaci, provenienti dall’abbazia di Aiguebelle, si stabilirono a Staouéli, a nord-est di Algeri. Tuttavia, lo scarso rendimento del terreno, unitamente alla legge che sanciva la separazione tra Chiesa e Stato in Francia, li obbligò a tornare in Europa nel 1904. Fino al 1938 risedettero nell’abbazia di Maguzzano, vicino Brescia.

Nel 1934 iniziò la nuova vita della comunità intitolata a Nostra Signora dell’Atlante, o Notre Dame de l’Atlas (l’Atlante è la catena montuosa più imponente dell’Algeria), che, dopo varie vicissitudini, si stabilì a Tibhirine.

Il monastero affrontò la situazione che si venne a creare con le guerre d’indipendenza, che portarono alla creazione dell’Algeria come Stato a sé, ma rischiò in pari tempo di chiudere, a causa dell’età avanzata di gran parte dei monaci. Nel Capitolo Generale del 1964, infatti, era stato deciso che, se qualche altro monastero dell’Ordine non avesse voluto rilevare Nostra Signora dell’Atlante, avrebbe dovuto chiudere.

Grazie all’opposizione di monsignor Louis-Etienne Duval, vescovo di Algeri, la chiusura fu rinviata. L’arrivo di altri religiosi, soprattutto dai monasteri di Tamié e Aiguebelle, concretizzò la speranza del vescovo: il deserto sarebbe tornato a fiorire.


La comunità nei primi anni ‘90


Quando l’Algeria aveva cominciato a vivere i suoi “anni neri”, in cui le forze islamiste avevano preso il potere, la comunità di Tibhirine era così composta: padre Christian de Chergé, priore dal 1984; padre Christophe Lebreton, maestro dei novizi e cantore; fratel Luc Dochier, addetto alla cucina e al dispensario annesso al monastero; fratel Paul Favre-Miville, foresterario; padre Célestin Ringeard, organista e cantore; fratel Michel Fleury, lettore e aiutante in cucina; padre Amedée Noto; padre Jean-Pierre Schumacher.

Secondo la loro Regola, alternavano le ore di preghiera comunitaria a vari servizi. Qualcuno lavorava nell’orto, qualcun altro curava i malati, qualcun altro ancora accoglieva i visitatori che cercassero pace e ristoro, o anche solo una parola di conforto.


Le prime minacce


La vita dei monaci venne turbata quando le notizie di aggressioni e uccisioni cominciarono a moltiplicarsi. Il 14 dicembre 1993, a Tamesguida, vennero sgozzati dodici croati cristiani. I monaci li conoscevano perché venivano da loro a celebrare la Pasqua. L’accaduto seguiva di due settimane l’ultimatum lanciato dal Gruppo Islamico Armato (GIA), che aveva preso il potere: tutti gli stranieri dovevano lasciare l’Algeria, pena la morte.

La notte del 24 dicembre 1993, alcuni uomini armati si presentarono alla porta del monastero e domandarono di vedere il superiore. Fratel Paul, che aveva aperto, andò a cercare padre Christian, il quale parlò col capo del gruppetto, Sayah Attiyah.

Le condizioni da lui poste, ovvero che i monaci dessero loro dei soldi, che il loro medico, ovvero fratel Luc, venisse a curare i loro malati e che dessero anche delle medicine, non vennero accettate tutte dal priore, che comunque riferì che avrebbero potuto venire al dispensario del monastero. Fece poi notare all’uomo che stavano per celebrare la nascita del Principe della Pace, ovvero il Natale di Gesù. Gli armati si allontanarono, dopo aver chiesto una parola d’ordine e aver minacciato di tornare. 


La preparazione alla morte


I monaci erano salvi, ma non al sicuro. Si sentivano come presi tra due fuochi: da una parte quelli che chiamavano “fratelli della montagna”, ovvero gli islamisti, e i “fratelli della pianura”, ovvero i militari e le forze di sicurezza dell’esercito algerino.

Ciascuno di essi, a modo proprio, si preparò alla morte. Dopo un lungo discernimento, guidato da padre Christian, accettarono di restare, per non abbandonare gli algerini, di cui si sentivano profondamente fratelli. Questo per loro era strettamente collegato al voto di stabilità, tipico dell’Ordine trappista.

I monaci furono poi raggiunti da padre Bruno Lemarchand, superiore del monastero annesso di Fès, arrivato per l’elezione del nuovo priore, prevista per il 31 marzo 1996.


Il rapimento e il martirio


Nella notte tra il 26 e il 27 marzo 1996, vennero rapiti sei monaci, compreso il priore ed esclusi padre Amedée, padre Jean-Pierre e un ospite del monastero. Dopo un mese, un comunicato del Gruppo Islamico Armato (GIA) riferì che i rapiti erano ancora vivi, ma conteneva la minaccia di sgozzarli se non fossero stati liberati alcuni terroristi detenuti.

Il 30 aprile venne consegnata all’ambasciata di Francia ad Algeri un’audiocassetta, sulla quale erano registrate le voci dei sette monaci. Non ci furono altre notizie fino al 23 maggio: un ulteriore comunicato, il numero 44, datato 21 maggio, riferì che ai monaci era stata tagliata la gola.

Il 30 maggio le loro spoglie vennero ritrovate sul ciglio della strada per Médéa. Si trattava, però, solo delle teste: i corpi rimasero introvabili. Le esequie dei sette monaci si svolsero il 2 giugno 1996 nella basilica di Nostra Signora d’Africa ad Algeri, insieme a quelle del cardinal Léon-Étienne Duval, arcivescovo emerito di Algeri, morto per cause naturali. I resti mortali dei monaci vennero sepolti nel cimitero monastico di Tibhirine.


Fama di santità e prime fasi della causa di beatificazione e canonizzazione


Il 29 maggio 1996 il quotidiano francese “La Croix” pubblicò il testamento spirituale di padre Christian, d’accordo con i suoi familiari. Col tempo, divenne uno dei testi più famosi e citati della spiritualità del Novecento cattolico. Vennero poi pubblicati gli scritti anche degli altri monaci, specie gli appunti personali di fratel Luc e il diario, con le poesie, di padre Christophe.

Già nel 2000 si prospettò l’avvio della loro causa di beatificazione e canonizzazione, ma erano passati quattro anni dalla loro morte, mentre le normative canoniche prevedevano che ne trascorressero almeno cinque. Fu però scelto che la causa venisse compresa in quella che contava in tutto diciannove religiosi, tutti uccisi in Algeria dal 1994 al 1996, l’ultimo dei quali fu il vescovo di Orano, monsignor Pierre-Lucien Claverie.

La causa, denominata quindi “Pierre Claverie e diciotto compagni”, si è quindi svolta presso la diocesi di Orano a partire dal 5 ottobre 2007. In precedenza, il 5 luglio 2006, era stato ottenuto il trasferimento dal Tribunale ecclesiastico di competenza per i Servi di Dio morti nel territorio della diocesi di Algeri. La Santa Sede aveva invece rilasciato il nulla osta il 31 marzo 2007.


Il film «Uomini di Dio» e le altre opere artistiche


La vicenda dei sette monaci di Tibhirine, intanto, era diventata il soggetto per un film. «Uomini di Dio» (in originale «Des hommes et des dieux», «Uomini e dèi»), diretto da Xavier Beauvois e realizzato da professionisti, uscì nel 2010 in molti Paesi del mondo, ottenendo un notevole successo di pubblico e di critica.

Oltre al film, hanno cominciato a essere realizzati monumenti, cappelle, targhe, altari, stele, vetrate, dipinti, sculture, libri d’arte, opere musicali, di teatro, poesie e mostre in molte parti del mondo, specie in Francia e nei luoghi di presenza dei Trappisti.


Il riconoscimento del martirio e la beatificazione


La conclusione dell’inchiesta diocesana si è svolta nell’ottobre 2012. Gli atti dell’inchiesta sono stati convalidati il 15 febbraio 2013. La “Positio super martyrio” è stata presentata nel luglio 2016.

I Consultori teologi della Congregazione delle Cause dei Santi hanno esaminato la “Positio” il 30 maggio 2017, mentre i cardinali e i vescovi membri della stessa Congregazione hanno emesso il loro parere positivo il 16 gennaio 2018.

Dieci giorni dopo, il 26 gennaio, ricevendo in udienza il cardinal Angelo Amato, Prefetto della Congregazione delle Cause dei Santi, papa Francesco ha autorizzato la promulgazione del decreto con cui monsignor Claverie e i suoi diciotto compagni potevano essere dichiarati martiri.

Il rito della beatificazione si è svolto l’8 dicembre 2018 a Orano, nella basilica di Nostra Signora di Santa Cruz (Santa Cruz è un quartiere di Orano, fondato da immigrati spagnoli). A presiederlo come inviato del Santo Padre, il cardinal Giovanni Angelo Becciu, successore del cardinal Amato come Prefetto della Congregazione delle Cause dei Santi.

La memoria liturgica dei diciannove Beati, compresi i sette monaci, è stata fissata all’8 maggio, data della nascita al Cielo di fratel Henri Vergès e di suor Paul-Hélène Saint-Raymond, i primi che furono uccisi.


Il monastero di Tibhirine oggi


Nel 2001 i Trappisti lasciarono il monastero di Tibhirine, affidato al vescovado di Algeri. Si trasferirono in Marocco, dove già avevano la piccola comunità di Fès e dove padre Christian e gli altri avevano preventivato di fuggire, per non tornare in Francia, se la situazione fosse peggiorata.

Dal 2001 al 2016 padre Jean-Marie Lassausse, della Mission de France, abitò nel monastero, collaborando con i vicini algerini nella coltivazione dei terreni agricoli e accogliendo pellegrini e visitatori. Dal 15 agosto 2016 si è insediata una piccola comunità del movimento Chemin Neuf, che continua la stessa missione. 


Le singole schede


Contrariamente all’uso di questo sito, nel corpo del testo delle singole schede anche i nomi religiosi (per quelli che hanno cambiato il nome di Battesimo) sono stati lasciati in francese, non italianizzati, perché i singoli Beati sono più noti in questo modo.

97740 - Christian de Chergé, sacerdote, 59 anni

97741 - Luc (Paul) Dochier, religioso, 82 anni

97742 - Christophe Lebreton, sacerdote, 45 anni

97743 - Bruno (Christian) Lemarchand, sacerdote, 66 anni

97744 - Michel Fleury, religioso, 52 anni

97745 - Célestin Ringeard, sacerdote, 62 anni

97746 - Paul Favre-Miville, religioso, 57 anni


Autore: Emilia Flocchini




Promulgazione di Decreti della Congregazione delle Cause dei Santi, 27.01.2018


Ieri, 26 gennaio, il Santo Padre Francesco ha ricevuto in udienza Sua Eminenza Rev.ma il Card. Angelo Amato, S.D.B., Prefetto della Congregazione delle Cause dei Santi. Durante l’Udienza, il Sommo Pontefice ha autorizzato la medesima Congregazione a promulgare i Decreti riguardanti:

- il miracolo, attribuito all’intercessione della Beata Nazaria Ignazia March Mesa (in religione: Nazaria Ignazia di Santa Teresa di Gesù), Fondatrice della Congregazione delle Suore Misioneras Cruzadas de la Iglesia; nata a Madrid (Spagna) il 10 gennaio 1889 e morta a Buenos Aires (Argentina) il 6 luglio 1943;

- il miracolo, attribuito all’intercessione della Venerabile Serva di Dio Alfonsa Maria Eppinger (al secolo: Elisabetta), Fondatrice della Congregazione delle Suore del Santissimo Salvatore; nata a Niederbronn (Francia) il 9 settembre 1814 e ivi morta il 31 luglio 1867;

- il miracolo, attribuito all’intercessione della Venerabile Serva di Dio Clelia Merloni, Fondatrice dell’Istituto delle Apostole del Sacro Cuore di Gesù; nata il 10 marzo 1861 a Forlì (Italia) e morta il 21 novembre 1930 a Roma;

- il miracolo, attribuito all’intercessione della Venerabile Serva di Dio Maria Crocefissa dell'Amore Divino (al secolo: Maria Gargani), Fondatrice delle Apostole del Sacro Cuore; nata il 23 dicembre 1892 a Morra Irpino, oggi Morra De Sanctis (Italia) e morta il 23 maggio 1973 a Napoli (Italia);

- il martirio dei Servi di Dio Pietro Claverie, dell’Ordine dei Frati Predicatori, Vescovo di Oran, e 18 Compagni, Religiosi e Religiose; uccisi, in odio alla Fede, in Algeria dal 1994 al 1996;

- il martirio della Serva di Dio Veronica Antal, Laica, dell’Ordine Francescano Secolare; nata il 7 dicembre 1935 a Nisiporeşti (Romania) e uccisa in odio alla Fede il 24 agosto 1958 a Hălăuceşti (Romania);

- le virtù eroiche del Servo di Dio Ambrosio Grittani, Sacerdote diocesano e Fondatore delle Oblate di San Benedetto Giuseppe Labre; nato a Ceglie del Campo (Italia) l’11 ottobre 1907 e morto il 30 aprile 1951 a Molfetta (Italia);

- le virtù eroiche della Serva di Dio Anna-Maria Maddalena Delbrêl, Laica; nata a Mussidan (Francia) il 24 ottobre 1904 e morta a Ivry-sur-Seine (Francia) il 13 ottobre 1964.

[00153-IT.01]
[B0076-XX.01]





lundi 20 mai 2019

Saint ARCANGELO TADINI, prêtre et fondateur


Saint Archange Tadini

Fondateur de la Congrégation des soeurs ouvrières de la sainte Maison de Nazareth ( 1912)

Au moment de la révolution industrielle qui créait des conditions misérables chez les ouvriers du nord de l'Italie, l'abbé Arcangelo Tadini fonda des caisses mutuelles de secours pour les maladies, l'invalidité et la vieillesse. Il construisit même une filature où il épuise le patrimoine familial. Il crée une congrégation de religieuses qui sont des ouvrières dans les usines. Une révolution pour cette époque. Les soeurs, partageant la vie des jeunes ouvrières sont mieux à même de les aider à vivre leur dignité et leur vie spirituelle. Par toutes ses fondations, l'abbé Tadini fait ainsi comprendre que le travail peut aussi devenir un lieu où l'on peut se réaliser en tant qu'homme et en tant que chrétien.
Canonisé par Benoît XVI le 26 avril 2009.

Arcangelo Tadini (1846-1912) biographie sur le site du Vatican.

À Botticino Sera, près de Brescia en Lombardie, l'an 1912, Archange Tadini, prêtre, qui eut à coeur de défendre les droits et la dignité des ouvriers et fonda la Congrégation des Soeurs ouvrières de la sainte maison de Nazareth, avec le souci premier de la justice sociale.
Martyrologe romain
ARCANGELO TADINI
1846-1912

Arcangelo Tadini naquit à Verolanuovo (Brescia, Italie), le 12 octobre 1846, dans une famille aisée. En 1864, il entra au séminaire de Brescia où se trouvait déjà l'un de ses frères. Il reçut l'ordination sacerdotale en 1870.

De 1871 à 1873, il fut vicaire coopérateur à Lodrino, petit village de montagne, puis aumônier du Sanctuaire de Santa Maria de la Nuez à Brescia. Son attention à l'égard des besoins des personnes caractérisa dès le début son ministère sacerdotal. En 1885, il fut envoyé à Botticino où il devint curé archiprêtre de l'église. En cette époque de la révolution industrielle, il se préoccupa des nouvelles formes de pauvreté, fondant l'Association ouvrière de secours mutuel, qui garantissait une aide en cas de maladie ou d'accident.

S'inspirant de l'Encyclique de Léon XIII «Rerum novarum», il projeta et construisit une usine de textile avec son patrimoine familial, et trois ans plus tard, il acheta une maison pour la transformer en résidence pour les ouvrières. Pour les éduquer, il fonda alors la Congrégation des religieuses Ouvrières de la Sainte Famille qui travaillaient dans l'industrie aux côtés des ouvrières pour partager leur vie et les éduquer à la vie chrétienne à travers leur exemple. Malgré sa santé fragile, il tirait sa force de son union intime avec le Seigneur et dans la prière. Il mourut le 20 mai 1912.

Bienheureux Archange TADINI
Nom: TADINI
Prénom: Archange (Arcangelo)
Pays: Italie

Naissance: 12.10.1846  à Verolanuovo (Brescia)
Mort: 20.05.1912
Etat: Prêtre

Note: Prêtre en 1870. Aumônier du Sanctuaire de Santa Maria de la Nuez, à Brescia en 1873. Curé à Botticino en 1885. Riche apostolat en milieu ouvrier. Fonde la Congrégation des Sœurs ouvrières de la Sainte Maison de Nazareth, pour les jeunes filles pauvres.

Béatification: 03.10.1999  à Rome  par Jean Paul II
Canonisation:
Fête: 20 mai

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1999 n.40 p.1-3  -  n.41 p.2
Réf. dans la Documentation Catholique: 1999 n.19 p.965
Notice
Arcangelo Tadini naît en 1846 à Verolanuovo dans le diocèse de Brescia en Lombardie. Sa famille est aisée. Ordonné prêtre en 1870, il est vicaire à Lodrino, petit village de montagne. En 1873, il est aumônier du Sanctuaire de Santa Maria de la Nuez, à Brescia. En 1885, il est envoyé à Botticino, dont il devient le Curé Archiprêtre. L'extraordinaire efficacité de cet homme à la santé fragile est à chercher dans son union au Christ, sa prière et sa vie d'ascèse. A l'école de l'Eucharistie, il apprend à rompre le pain de la Parole de Dieu et à exercer la charité. La révolution industrielle engendre de nouvelles formes de pauvreté dont il relève le défi en cherchant de nouvelles modalités d'annonce et de témoignage évangélique. Parce qu'il est un homme appartenant entièrement à Dieu, il peut également être un prêtre entièrement donné aux hommes. Il crée une Mutuelle ouvrière qui garantit une aide en cas de maladie ou d'accident. S'inspirant de l'Encyclique de Léon XIII 'Rerum novarum' (1891), il projette et construit une filature avec son patrimoine familial pour donner du travail aux jeunes filles pauvres. Il achète aussi une maison dont il fait leur résidence et il fonde la Congrégation des Sœurs ouvrières de la Sainte Maison de Nazareth, qui, travaillant à leurs côtés, leur donne un exemple de sanctification dans le travail. Il meurt en 1912.
Saint Archange Tadini

Prêtre et Fondateur de la Congrégation des « Sœurs Ouvrières de la Sainte Maison de Nazareth»

Arcangelo Tadini, Prêtre du Diocèse de Brescia, est né à Verolanuova (Brescia, Italie) le 12 Octobre 1846 dans une famille aisée. Terminé ses études primaires dans son village natal, il fréquente le Gymnase à Lovere (Bergame).

En 1864, il entre au Grand Séminaire de Brescia où se trouvait déjà l'un de ses frères et fut ordonné Prêtre le 19 Juin 1870.


De 1871 à 1873, il est nommé vicaire à Lodrino (Brescia), un petit village de montagne et dès 1873, il est Recteur au sanctuaire de Sainte Marie de la Noce, une petite fraction de Brescia.

Il commence son service comme vicaire à Botticino Sera (Brescia) en 1885, et deux ans après, il est nommé Curé de cette Paroisse et y reste jusqu’en 1912, année de sa mort.


Au début de son mandat, de la chaire de sa prédication, il affirme avec force: « Je serai avec vous, je vivrai avec vous, je mourrai avec vous ».

Les années vécues à Botticino sont certainement les plus fécondes de la vie de l’Abbé Tadini.

Il aime les Paroissiens comme ses fils et il ne se réserve en rien.

Il donne naissance à la Chorale, à la bande musicale, à des diverses Confréries, au Tiers Ordre Franciscain, aux Filles de Sainte Angèle Merici; il restaure l’Église, offre à chaque catégorie de personnes la catéchèse la plus adaptée et soigne la liturgie.

Il porte une attention particulière à la Célébration des Sacrements. Il prépare les homélies tenant présent d’un côté, la Parole de Dieu et de l’Église, de l’autre, le cheminement spirituel de ses paroissiens.


Quand il parle de sa chaire, tous restent émerveillés par la chaleur et la force que ses paroles dégagent.


Son attention pastorale est orientée surtout vers les nouvelles pauvretés : pour les travailleurs, il donne naissance à l’Association Ouvrière du Secours Mutuel et construit une filature pour donner du travail aux jeunes du village qui, particulièrement, vivent dans l’incertitude et subissent des injustices.

S'inspirant de l'Encyclique de Léon XIII «Rerum novarum», il projeta et construisit une usine de textile avec son patrimoine familial, et trois ans plus tard, il acheta une maison pour la transformer en résidence pour les ouvrières.


En 1900, Tadini fonde la Congrégation des « Sœurs Ouvrières de la Sainte Maison de Nazareth » : femmes Consacrées, « ouvrières avec les ouvrières » qui éduquent les jeunes travailleuses, en travaillant coude à coude avec elles sans tenir de grands discours mais donnant l’exemple de gagner le pain par la sueur de leur front ; un scandale pour ce temps-là qui considérait les usines comme des lieux dangereux et de perdition.

Le Fondateur propose aux Sœurs l’exemple de Jésus, Marie et Joseph qui, dans la Maison de Nazareth, ont travaillé et vécu dans le silence et la vie cachée avec humilité et simplicité.

Il indique l’exemple de Jésus qui, non seulement, « s’est sacrifié sur la Croix » mais qui, pour trente ans à Nazareth, n’a pas eu honte d’employer les outils de charpentier et d’« avoir le front trempé par la sueur de la fatigue et les mains rendues calleuses par le travail ».

Pour cet esprit entreprenant, Tadini subit des calomnies et des incompréhensions, même de la part de l’Église.


En réalité, il devance les temps : il devine que la Sœur, ouvrière parmi les ouvriers, indique une compréhension très positive du monde du travail vu, non plus comme un lieu contraire à l’Église, mais un milieu qui a besoin d’un ferment évangélique, un monde plus à rencontrer qu’à contester.

Il est lui-même conscient que son Œuvre est née avant le temps, mais il est fermement convaincu que cette Fondation n’est pas son œuvre propre mais celle de Dieu : « Dieu, qui l’a voulue, la guide, la perfectionne, la conduit à son terme ».

Le 20 Mai 1912, quand la mort le prend, le rêve de sa vie n’est pas encore accompli mais, comme un grain enfoui dans la terre, au temps voulu, il portera beaucoup de fruits.

Les paroissiens de Botticino perçoivent la sainteté de leur curé et très tôt, ils apprennent à connaître et à découvrir, caché sous sa discrétion et son austérité, le cœur d’un père attentif et sensible à leur vie de misère et de travail dur.


A ses dons naturels, il unit une grande capacité d’entrer dans la vie et dans la quotidienneté des gens et, bien vite, on parle de lui comme d’un Prêtre saint, un homme exceptionnel… et, plus tard, on dira de lui « il est un de nous » !

Un de nous quand, très tôt, il parcourt les rues du village et son pas résonne comme un réveil pour qui se prépare à commencer une journée de travail.


Tous savent que ce Prêtre, passionné de Dieu et de l’homme, portera dans sa Prière la vie et les fatigues de ses gens.

Un de nous quand il recueille les larmes des mères préoccupées par la précarité du travail de leurs fils, quand il rêve, projette et construit la filature pour les filles du village pour qu’elles puissent redécouvrir leur dignité de femmes.

Un de nous quand il fonde la Famille des Sœurs Ouvrières, femmes Consacrées qui, dans les champs de travail, sont témoins d’un Amour grand dans la simple vie ordinaire.

Un de nous car il nous sourit encore, nous accompagne dans notre vie quotidienne et avec ses paroles, il nous invite à suivre ses traces:


« La sainteté qui conduit au Ciel est dans nos mains. Si nous voulons la posséder, nous devons faire une seule chose : aimer Dieu».

Arcangelo Tadini a été Béatifié le 3 Octobre 1999 par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) et Canonisé, le 26 Avril 2009, par le Pape Benoît XVI qui l’offre comme exemple aux Prêtres, aux familles, il l’indique comme intercesseur et aux travailleurs, il le leur donne comme protecteur (>>> Homélie du Pape).


Saint Archange Tadini : de l’action sociale à la Prière pour les couples stériles


Benoît XVI l’a Canonisé en avril dernier (2009) à Rome


ROME, Dimanche 8 Novembre 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI s'est recueilli ce matin auprès de la tombe de Saint Archange Tadini.

Qui est-il ? Un Prêtre diocésain (1846-1912), grande figure de sainteté Sacerdotale, marquée par son interprétation de l'encyclique sociale de Léon XIII, « Rerum Novarum », ce qui fait de lui un pionnier de l'action sociale de l'Église en Italie. Il s'est montré aussi un intercesseur efficace pour les couples stériles.

A l'époque de la première révolution industrielle, l'abbé Tadini a fondé un secours mutuel garantissant aux ouvriers un subside en cas de maladie, d'accident du travail, d'invalidité, de vieillesse.

Il s'était rendu compte que les jeunes ouvrières étaient exploitées, et, selon son expression, « pressées comme des citrons », si bien qu'elles arrivaient difficilement à former une famille et à élever leurs enfants.

Inspiré par « Rerum Novarum », il projeta et construisit une filature, et y investit tout son patrimoine familial.

Trois ans plus tard, il fit un emprunt et acheta une villa proche de la filature pour en faire un pensionnat pour les ouvrières.

Et pour assurer leur éducation, il fonda la Congrégation des Sœurs Ouvrières de la Sainte Maison de Nazareth.

Une entreprise « révolutionnaire » : elles vont travailler dans les usines avec les ouvrières, s'occupent des jeunes filles en partageant leurs fatigues et leurs tensions, les éduquent par l'exemple.

Par son amour de père et par ses œuvres, l'abbé Tadini a fait comprendre aux travailleurs que le travail n'est pas une malédiction, mais le lieu où ils sont appelés à se réaliser comme hommes et comme Chrétiens.

Né à Verolanuova, le 12 Octobre 1846 et mort à Botticino, le 20 Mai 1912, il a été Canonisé par Benoît XVI le 26 Avril dernier, après la reconnaissance d'un nouveau miracle dû à son intercession le 7 Décembre 2008.

Il avait été Béatifié par Jean-Paul II le 3 Octobre 1999.

Le miracle reconnu est la naissance, en août 2005 de Maria et en 2006 de Giovanni (en l'honneur de Jean-Baptiste, saint patron de Paul VI), enfants d'Elisabetta Fostini et Roberto Marazzi, pourtant réputés stériles par les médecins. Ils avaient eu recours à son intercession, à l'invitation des Religieuses Ouvrières de la Sainte Famille, après avoir renoncé à tout procédé artificiel de fécondation.

« Nous parlons de lui comme si nous l'avions connu. Les enfants l'appellent 'grand père', il fait partie de la famille », a expliqué Elisabetta, au moment de la Canonisation.

Anita S. Bourdin


CHAPELLE PAPALE

POUR LA CANONISATION DES BIENHEUREUX:


Arcangelo Tadini (1846-1912) 
Bernardo Tolomei (1272-1348)

 Nuno de Santa Maria Alvares Pereira (1360-1431)
Gertrude Comensoli (1847-1903)
Caterina Volpicelli (1839-1894)  


HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI
Place Saint-Pierre 

Dimanche, 26 avril 2009


Chers frères et sœurs,

En ce troisième dimanche du temps pascal, la liturgie place encore une fois au centre de notre attention le mystère du Christ ressuscité. Victorieux sur le mal et sur la mort, l'Auteur de la vie, qui s'est immolé en tant que victime d'expiation pour nos péchés, "continue à s'offrir pour nous et intercède comme notre avocat; sacrifié sur la croix, il ne meurt plus et, avec les signes de la passion, il vit immortel" (cf. Préface pascale 3). Laissons-nous intérieurement inonder par la lumière pascale qui émane de ce grand mystère, et avec le Psaume responsorial prions:  "Que resplendisse sur nous, Seigneur, la lumière de ton visage".

La lumière du visage du Christ ressuscité resplendit aujourd'hui sur nous, en particulier à travers les traits évangéliques des cinq bienheureux qui sont inscrits dans l'album des saints au cours de cette célébration:  Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Alvares Pereira, Gertrude Comensoli et Caterina Volpicelli. Je m'unis volontiers à l'hommage que leur rendent les pèlerins, venus ici de divers pays, à qui j'adresse un salut cordial avec une grande affection. Les différents itinéraires humains et spirituels de ces nouveaux saints nous montrent le renouveau profond qu'accomplit dans le cœur de l'homme le mystère de la résurrection du Christ; un mystère fondamental qui oriente et guide toute l'histoire du salut. C'est donc à juste titre que l'Eglise nous invite toujours, et encore davantage en ce temps pascal, à tourner nos regards vers le Christ ressuscité, réellement présent dans le Sacrement de l'Eucharistie.

Dans la page évangélique, saint Luc rapporte l'une des apparitions de Jésus ressuscité (24, 35-48). Précisément au début du passage, l'évangéliste note que les deux disciples d'Emmaus, revenus en hâte à Jérusalem, racontèrent aux Onze comment ils l'avaient reconnu "quand il avait rompu le pain" (v. 35). Et pendant qu'ils racontaient l'expérience extraordinaire de leur rencontre avec le Seigneur, Celui-ci "lui-même était là au milieu d'eux" (v. 36). A cause de son apparition soudaine, les Apôtres furent frappés de stupeur et de crainte, au point que Jésus, pour les rassurer et vaincre toute réticence et doute, leur demande de le toucher - ce n'était pas un fantôme, mais un homme en chair et en os - et demanda ensuite quelque chose à manger. Encore une fois, comme cela avait eu lieu pour les deux pèlerins d'Emmaus, c'est à table, alors qu'il mange avec les siens, que le Christ ressuscité se manifeste aux disciples, les aidant à comprendre l'Ecriture et à relire les événements du salut à la lumière de la Pâque. "Il fallait que s'accomplisse - dit-il - tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes" (v. 44). Et il les invite à regarder vers l'avenir:  "la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations" (v. 47).

Chaque communauté revit cette même expérience dans la célébration eucharistique, en particulier la célébration dominicale. L'Eucharistie, le lieu privilégié où l'Eglise reconnaît "l'auteur de la vie" (cf. Ac 3, 15), est "la fraction du pain", comme elle est appelée dans les Actes des Apôtres. Dans celle-ci, grâce à la foi, nous entrons en communion avec le Christ, qui est "autel, victime et prêtre" (cf. Préface pascale 5) et qui est parmi nous. Nous nous rassemblons autour de Lui pour faire mémoire de ses paroles et des événements contenus dans l'Ecriture; nous revivons sa passion, sa mort et sa résurrection. En célébrant l'Eucharistie, nous communiquons avec le Christ, victime d'expiation, et nous puisons en Lui le pardon et la vie. Que serait notre vie de chrétiens sans l'Eucharistie? L'Eucharistie est l'héritage perpétuel et vivant que nous a laissé le Seigneur dans le Sacrement de son Corps et de son Sang, que nous devons constamment repenser et approfondir afin que, comme l'affirmait le vénéré Pape Paul vi, il puisse "imprimer son efficacité inépuisable sur tous les jours de notre vie mortelle" (Insegnamenti, v [1967], p. 779). Nourris par le pain eucharistique, les saints que nous vénérons aujourd'hui ont mené à bien leur mission d'amour évangélique dans les divers domaines où ils ont œuvré avec leurs charismes spécifiques.

Saint Arcangelo Tadini passait de longues heures en prière devant l'Eucharistie, lui qui, ayant toujours à l'esprit dans son ministère pastoral la personne humaine dans sa totalité, aidait ses paroissiens à croître humainement et spirituellement. Ce saint prêtre, ce saint curé, un homme entièrement donné à Dieu, prêt en chaque circonstance à se laisser guider par l'Esprit Saint, était dans le même temps disponible à accueillir les urgences du moment et à y trouver un remède. C'est pourquoi il prit de nombreuses initiatives concrètes et courageuses, comme l'organisation de la "Société ouvrière catholique du secours mutuel", la construction de la filature et de la maison d'accueil pour les ouvrières, ainsi que la fondation, en 1900, de la "Congrégation des Sœurs ouvrières de la Sainte Maison de Nazareth", dans le but d'évangéliser le monde du travail à travers le partage des fatigues, sur l'exemple de la Sainte Famille de Nazareth. Combien fut prophétique l'intuition de Don Tadini et combien son exemple reste actuel aujourd'hui aussi, à une époque de grave crise économique! Il nous rappelle que ce n'est qu'en cultivant une relation constante et profonde avec le Seigneur, en particulier dans le Sacrement de l'Eucharistie, que nous pouvons ensuite être en mesure d'apporter le ferment de l'Evangile dans les différentes activités de travail et dans chaque milieu de notre société.

Chez saint Bernardo Tolomei, initiateur d'un mouvement monastique bénédictin, ressort également l'amour pour la prière et pour le travail manuel. Son existence fut une existence eucharistique, entièrement consacrée à la contemplation, qui se traduisait en un humble service du prochain. En raison de son esprit d'humilité et d'accueil fraternel particulier, il fut réélu abbé par les moines vingt-sept années de suite, jusqu'à sa mort. En outre, pour assurer l'avenir de son œuvre, il obtint de Clément vi, le 21 janvier 1344, l'approbation pontificale de la nouvelle Congrégation bénédictine, dite de "S. Maria di Monte Oliveto". A l'occasion de la grande peste de 1348, il quitta la solitude de Monte Oliveto pour se rendre dans le monastère Saint-Benoît à Porta Tufi, à Sienne, afin d'assister ses moines frappés par le mal, et il mourut lui-même victime de la maladie comme un authentique martyr de la charité. De l'exemple de ce saint, nous vient l'invitation à traduire notre foi en une vie consacrée à Dieu dans la prière et prodiguée au service du prochain sous l'impulsion d'une charité également prête au sacrifice suprême.

"Sachez que le Seigneur a mis à part son fidèle, le Seigneur entend quand je crie vers lui" (Ps 4,
4). Ces paroles du Psaume responsorial expriment le secret de la vie du bienheureux Nuno de Santa María, héros et saint du Portugal. Les soixante-dix années de sa vie se déroulèrent pendant la deuxième moitié du xiv siècle et la première du xv siècle, qui virent ce pays consolider son indépendance de la Castille, puis s'étendre au-delà de l'océan - non sans un dessein particulier de Dieu -, en ouvrant de nouvelles routes qui devaient favoriser l'avènement de l'Évangile du Christ jusqu'aux extrémités de la terre. Saint Nuno se sentait l'instrument de ce dessein supérieur et enrôlé dans la militia Christi c'est-à-dire dans le service de témoignage que chaque chrétien est appelé à rendre dans le monde. Ce qui le caractérisait était une intense vie de prière et la confiance absolue dans l'aide divine. Bien qu'il soit un excellent militaire et un grand chef, il ne permit jamais à ces dons naturels de prévaloir sur l'action suprême qui provient de Dieu. Saint Nuno s'efforçait de ne placer aucun obstacle à l'action de Dieu dans sa vie, en imitant la Sainte Vierge, pour laquelle il éprouvait une grande dévotion et à laquelle il attribuait publiquement ses victoires. Au terme de sa vie, il se retira dans le couvent de carmes dont il avait ordonné la construction. Je suis heureux de présenter à toute l'Eglise cette figure exemplaire, en particulier en raison d'une vie de foi et de prière dans des situations en apparence défavorables, apportant la preuve que dans toute situation, même à caractère militaire et de conflit, il est possible d'agir et de mettre en œuvre les valeurs et les principes de la vie chrétienne, en particulier si celle-ci est placée au service du bien commun et de la gloire de Dieu.

Dès son enfance, sainte Gertrude Comensoli ressentit une attraction particulière pour Jésus. L'adoration du Christ eucharistique devint le but principal de sa vie, nous pourrions presque dire la condition habituelle de son existence. Ce fut en effet devant l'Eucharistie que sainte Gertrude comprit sa vocation et sa mission dans l'Eglise:  celle de se consacrer sans réserves à l'action apostolique et missionnaire, en particulier en faveur de la jeunesse. C'est ainsi que naquit, en obéissance au Pape Léon XIII, son Institut qui visait à traduire la "charité contemplée" en Christ eucharistique, en "charité vécue" en se consacrant à son prochain dans le besoin. Dans une société égarée et souvent blessée, comme la nôtre, à une jeunesse, comme celle de notre époque, à la recherche de valeurs et d'un sens à donner à sa propre existence, sainte Gertrude indique comme solide point de référence le Dieu qui, dans l'Eucharistie, s'est fait notre compagnon de voyage. Elle nous rappelle que "l'adoration doit prévaloir sur toutes les œuvres de charité" car c'est de l'amour pour le Christ mort et ressuscité, réellement présent dans le Sacrement eucharistique, que naît cette charité évangélique qui nous pousse à considérer tous les hommes comme nos frères.

Sainte Caterina Volpicelli fut également un témoin de l'amour divin, qui s'efforça d'"être du Christ, pour conduire au Christ" ceux qu'elle rencontra dans la ville de Naples à la fin du xix siècle, à une époque de crise spirituelle et sociale. Pour elle aussi, le secret fut l'Eucharistie. Elle recommandait à ses premières collaboratrices de cultiver une intense vie spirituelle dans la prière et, surtout, le contact vital avec Jésus Eucharistie. Telle est également aujourd'hui la condition pour poursuivre l'œuvre et la mission qu'elle a commencées et laissées en héritage aux "Servantes du Sacré-Cœur". Pour être d'authentiques éducatrices de la foi, désireuses de transmettre aux nouvelles générations les valeurs de la culture chrétienne, il est indispensable, comme elle aimait à le répéter, de libérer Dieu des prisons dans lesquelles les hommes l'ont enfermé. Ce n'est en effet que dans le cœur du Christ que l'humanité peut trouver sa "demeure stable". Sainte Caterina montre à ses filles spirituelles et à nous tous, le chemin exigeant d'une conversion qui change le cœur à sa racine et qui se traduit en actions cohérentes avec l'Evangile. Il est ainsi possible de poser les bases pour construire une société ouverte à la justice et à la solidarité, en surmontant le déséquilibre économique et culturel qui continue à subsister dans une grande partie de notre monde.

Chers frères et sœurs, nous rendons grâce au Seigneur pour le don de la sainteté, qui aujourd'hui resplendit dans l'Eglise avec une beauté singulière chez Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Alvares Pereira, Gertrude Comensoli et Caterina Volpicelli. Laissons-nous attirer par leurs exemples, laissons-nous guider par leurs enseignements, afin que notre existence aussi devienne un cantique de louange à Dieu, sur les traces de Jésus, adoré avec foi dans le mystère eucharistique et servi avec générosité chez notre prochain. Que l'intercession maternelle de Marie, Reine des saints, et de ces cinq nouveaux lumineux exemples de sainteté, que nous vénérons aujourd'hui avec joie, nous permette de réaliser cette mission évangélique. Amen!

© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana

Saint Arcangelo Tadini : un homme face à la crise économique et sociale


ARTICLE | 13/05/2009 | Numéro 1635 | Par Marie-Christine Lafon

 « Combien fut prophétique l’intuition charismatique de Don Tadini et son exemple tellement actuel aujourd’hui encore, à une époque de grave crise économique ! », a salué Benoît XVI le 26 avril 2009, en canonisant ce prêtre italien de la fin du XIXe siècle.

Vers 1885, Arcangelo, la quarantaine, est curé de Botticino dans la province de Brescia, en Lombardie. Alors que la révolution industrielle engendre de nouvelles formes de pauvreté, le prêtre cherche d’autres moyens d’annoncer l’Évangile en milieu ouvrier. S’inspirant de l’encyclique sociale de Léon XIII Rerum novarum (1891), il prend des initiatives, concrètes et courageuses : il fonde l’Association ouvrière catholique de secours mutuel, qui garantit une aide en cas de maladie ou d’accident ; avec son patrimoine familial, il construit une usine de textile pour donner du travail aux jeunes filles pauvres de la paroisse. Puis, il achète une maison et la transforme en résidence pour les ouvrières. En 1900, il fonde la Congrégation des Sœurs ouvrières de la Sainte-Famille, dont le but est d’annoncer le Christ aux ouvrières en partageant leur effort dans le travail.

Né en 1846 dans une famille aisée de la région de Brescia, cet homme à la santé fragile a puisé sa force extraordinaire dans son union au Christ, dans la prière et dans l’ascèse. « Nous voulons aller au Ciel ? Courage : la prière est l’échelle qui y conduit », disait-il. Jusqu’à sa mort le 20 mai 1912, son action pour la dignité du travail et la vocation de la femme dans l’Église et la société, et pour résoudre les situations graves provoquées par la crise économique, sont menés à la lumière de Jésus, présent dans l’eucharistie. « Il nous rappelle, a expliqué Benoît XVI, que c’est seulement en cultivant un rapport constant et profond avec le Seigneur, particulièrement dans le sacrement de l’eucharistie, que nous pouvons être en mesure d’apporter le levain de l’Évangile dans les diverses activités de travail et dans chaque domaine de notre société. »

« Que l’exemple de ce nouveau saint nous donne de ne pas avoir peur d’aller vers nos frères et sœurs pour transmettre la parole de vie dans le monde entier », a encore spécialement demandé le pape, en français.

Marie-Christine Lafon
SOURCE : https://www.famillechretienne.fr/foi-chretienne/saints-et-temoins-de-la-foi/saint-arcangelo-tadini-un-homme-face-a-la-crise-economique-et-sociale-44538

Arcangelo Tadini (1846-1912)

Arcangelo Tadini was born on 12 October 1846 in Verolanuova (Brescia), Italy. At the age of 18 he entered the seminary in Brescia; however an accident was to leave him with a limp for the rest of his life. He was ordained in 1870 but illness obliged him to spend his first year as a priest with his family.

From 1871 to 1873 he was a curate at Lodrino, a mountain village, and then at the Shrine of Santa Maria della Noce near Brescia.

He was known for his attention to his people's needs. After flooding left many parishioners homeless, he organized a soup-kitchen in the parish house that served 300 meals a day. In 1885 he was transferred to Botticino Sera as curate and two years later was appointed parish priest and dean of the same parish, where he spent the remaining 25 years of his life.

A zealous pastor of souls, he provided catechesis for every age group, started a choir, organized various confraternities, rebuilt the church and cared for the liturgy. When he preached, people were amazed at the warmth and power that his words instilled.

With the spread of the industrial revolution, he founded the Workers' Mutual Aid Association to help labourers suffering from illness, accidents, disabilities or old age. He used his own inheritance to plan and build a spinning factory, providing it with the latest equipment and later building an adjacent residence for working women. To educate young working women, he founded the Congregation of Worker Sisters of the Holy House of Nazareth, who went into the factories to work alongside the other women, sharing their toil and tensions, while teaching them by their example. To the sisters and the young working women Fr Tadini held up the example of Jesus, who not only sacrificed himself on the Cross but spent the first 30 years of his life in Nazareth where he was not ashamed to use a carpenter' s tools or to have calloused hands and a brow bathed in sweat.

He taught his parishioners that work is not a curse but rather the way in which men and women are called to fulfil themselves as human beings and as Christians. His strength came from prayer: his parishioners would see him stand for hours in front of the Blessed Sacrament, despite his disability, absorbed in contemplation of God. Fr Arcangelo Tadini ended his earthly life on 20 May 1912.

Saint Arcangelo Tadini


Profile

As a young adult, Arcangelo had an accident that left him with a lifelong limp. He entered the seminary in BresciaItaly at age 18. Ordained in 1870, but illness forced him to spend his first year of priesthood with his family. Curate in the mountain village of Lodrino from 1871 to 1873Curate at the Shrine of Santa Maria della Nocenear Brescia. Noted for his attention to his parishioners, and his care for refugeesCurate at Botticino Sera in 1885parish priest there in 1887, a post he held the rest of his life. He revitalized his parish, involved the parishioners, and made the church the center of the community. He founded the Workers’ Mutual Aid Association, a form of social insurance for the sick, injured and aged. He used his own inheritance to build a modern spinning factory, employing local women, and using the profits to build a residence for them. He founded the Congregation of Worker Sisters of the Holy House of Nazareth who worked in factories with other womenteaching them when they could, and leading them by example. Father Arcangelo’s strength came from prayer, much of it spent in front of the Blessed Sacrament.

Born

HOLY MASS FOR THE CANONIZATION OF FIVE NEW SAINTS

Arcangelo Tadini (1846-1912)
Bernardo Tolomei (1272-1348)
Nuno de Santa Maria Alvares Pereira (1360-1431)
Gertrude Comensoli (1847-1903)
Caterina Volpicelli (1839-1894)

HOMILY OF HIS HOLINESS BENEDICT XVI

St Peter's Square
Third Sunday of Easter, 26 April 2009


Dear Brothers and Sisters,

On this Third Sunday in the Easter Season, the liturgy once again focuses our attention on the mystery of the Risen Christ. Victorious over evil and over death, the Author of life who sacrificed himself as a victim of expiation for our sins, "is still our priest, our advocate who always pleads our cause. Christ is the victim who dies no more, the Lamb, once slain, who lives for ever" (Easter Preface III). Let us allow ourselves to be bathed in the radiance of Easter that shines from this great mystery and with the Responsorial Psalm let us pray: "O Lord, let the light of your countenance shine upon us".

The light of the face of the Risen Christ shines upon us today especially through the Gospel features of the five Blesseds who during this celebration are enrolled in the Roll of Saints: Arcangelo TadiniBernardo TolomeiNuno de Santa Maria Álvares PereiraGeltrude Comensoli and Caterina Volpicelli. I willingly join in the homage that the pilgrims are paying to them, gathered here from various nations and to whom I address a cordial greeting with great affection. The various human and spiritual experiences of these new Saints show us the profound renewal that the mystery of Christ's Resurrection brings about in the human heart; it is a fundamental mystery that orients and guides the entire history of salvation. The Church therefore, especially in this Easter Season, rightly invites us to direct our gaze to the Risen Christ, who is really present in the Sacrament of the Eucharist.

In the Gospel passage, St Luke mentions one of the appearances of the Risen Jesus (24: 35-48). At the very beginning of the passage the Evangelist notes that the two disciples of Emmaus, who hurried back to Jerusalem, had told the Eleven how they recognized him in "the breaking of the bread" (v. 35). And while they were recounting the extraordinary experience of their encounter with the Lord, he "himself stood among them" (v. 36). His sudden appearance frightened the Apostles. They were fearful to the point that Jesus, in order to reassure them and to overcome every hesitation and doubt, asked them to touch him he was not a ghost but a man of flesh and bone and then asked them for something to eat. Once again, as had happened for the two at Emmaus, it is at table while eating with his own that the Risen Christ reveals himself to the disciples, helping them to understand the Scriptures and to reinterpret the events of salvation in the light of Easter. "Everything written about me", he says, "in the law of Moses and the Prophets and the Psalms must be fulfilled" (v. 44). And he invites them to look to the future: "repentance and forgiveness of sins [shall] be preached in his name to all nations" (cf. v. 47).

This very experience of repentance and forgiveness is relived in every community in the Eucharistic celebration, especially on Sundays. The Eucharist, the privileged place in which the Church recognizes "the Author of life" (Acts 3: 15) is "the breaking of the bread", as it is called in the Acts of the Apostles. In it, through faith, we enter into communion with Christ, who is "the priest, the altar, and the lamb of sacrifice" (cf. Preface for Easter, 5) and is among us. Let us gather round him to cherish the memory of his words and of the events contained in Scripture; let us relive his Passion, death and Resurrection. In celebrating the Eucharist we communicate with Christ, the victim of expiation, and from him we draw forgiveness and life. What would our lives as Christians be without the Eucharist? The Eucharist is the perpetual, living inheritance which the Lord has bequeathed to us in the Sacrament of his Body and his Blood and which we must constantly rethink and deepen so that, as venerable Pope Paul vi said, it may "impress its inexhaustible effectiveness on all the days of our earthly life" (Insegnamenti, V [1967], p. 779). Nourished with the Eucharistic Bread, the Saints we are venerating today brought their mission of evangelical love to completion with their own special charisms in the various areas in which they worked.

St Arcangelo Tadini spent long hours in prayer before the Eucharist. Always focusing his pastoral ministry on the totality of the human person, he encouraged the human and spiritual growth of his parishioners. This holy priest, this holy parish priest, a man who belonged entirely to God ready in every circumstance to let himself be guided by the Holy Spirit, was at the same time prepared to face the urgent needs of the moment and find a remedy for them. For this reason he undertook on many practical and courageous initiatives such as the organization of the "Catholic Workers Mutual Aid Association", the construction of a spinning mill and a residence for the workers and, in 1900, the foundation of the "Congregation of Worker Sisters of the Holy House of Nazareth" to evangelize the working world by sharing in the common efforts after the example of the Holy Family of Nazareth. How prophetic the charismatic intuition of Fr Tadini was and how timely his example remains today in an epoch of serious financial crisis! He reminds us that only by cultivating a constant and profound relationship with the Lord, especially in the Sacrament of the Eucharist, can we bring the Gospel leaven to the various fields of work and to every area of our society.

Love for prayer and for manual labour also distinguished St Bernardo Tolomei, the initiator of a unique Benedictine monastic movement. His was a Eucharistic life, entirely dedicated to contemplation, expressed in humble service to neighbour. Because of his rare spirit of humility and brotherly acceptance, he was re-elected abbot for 27 years, until his death. Moreover, in order to guarantee the future of his foundation, on 21 January 1344 he obtained from Clement vi papal approval of the new Benedictine Congregation called "Our Lady of Monte Oliveto". During the epidemic of the Black Death in 1348, he left the solitude of Monte Oliveto for the monastery of S. Benedetto at Porta Tufi, Siena, to attend to his monks stricken with the plague, and died, himself a victim, as an authentic martyr of love. The example of this Saint invites us to express our faith in a life dedicated to God in prayer and spent at the service of our neighbour, impelled by a love that is also ready to make the supreme sacrifice.

"Know that the Lord has set apart the godly for himself; the Lord hears when I call to him" (Ps 4: 3). These words of the Responsorial Psalm express the secret of the life of Bl. Nuno de Santa María, a hero and saint of Portugal. The 70 years of his life belong to the second half of the 14th century and the first half of the 15th, which saw this nation consolidate its independence from Castille and expand beyond the ocean not without a special plan of God opening new routes that were to favour the transit of Christ's Gospel to the ends of the earth. St Nuno felt he was an instrument of this lofty design and enrolled in the militia Christi, that is, in the service of witness that every Christian is called to bear in the world. He was characterized by an intense life of prayer and absolute trust in divine help. Although he was an excellent soldier and a great leader, he never permitted these personal talents to prevail over the supreme action that comes from God. St Nuno allowed no obstacle to come in the way of God's action in his life, imitating Our Lady, to whom he was deeply devoted and to whom he publicly attributed his victories. At the end of his life, he retired to the Carmelite convent whose building he had commissioned. I am glad to point this exemplary figure out to the whole Church particularly because he exercised his life of faith and prayer in contexts apparently unfavourable to it, as proof that in any situation, even military or in war time, it is possible to act and to put into practice the values and principles of Christian life, especially if they are placed at the service of the common good and the glory of God.

Since childhood, Geltrude Comensoli felt a special attraction for Jesus present in the Eucharist. Adoration of Christ in the Eucharist became the principal aim of her life, we could almost say the habitual condition of her existence. Indeed, it was in the presence of the Eucharist that St Geltrude realized what her vocation and mission in the Church was to be: to dedicate herself without reserve to apostolic and missionary action, especially for youth. Thus, in obedience to Pope Leo XIII, her Institute came into being which endeavoured to translate the "charity contemplated" in the Eucharistic Christ, into "charity lived", in dedication to one's needy neighbour. In a bewildered and all too often wounded society like ours, to a youth, like that of our day in search of values and a meaning for their lives, as a sound reference point St Geltrude points to God who, in the Eucharist, has made himself our travelling companion. She reminds us that "adoration must prevail over all the other charitable works", for it is from love for Christ who died and rose and who is really present in the Eucharistic Sacrament, that Gospel charity flows which impels us to see all human beings as our brothers and sisters.

St Caterina Volpicelli was also a witness of divine love. She strove "to belong to Christ in order to bring to Christ" those whom she met in Naples at the end of the 19th century, in a period of spiritual and social crisis. For her too the secret was the Eucharist. She recommended that her first collaborators cultivate an intense spiritual life in prayer and, especially, in vital contact with Jesus in the Eucharist. Today this is still the condition for continuing the work and mission which she began and which she bequeathed as a legacy to the "Servants of the Sacred Heart". In order to be authentic teachers of faith, desirous of passing on to the new generations the values of Christian culture, it is indispensable, as she liked to repeat, to release God from the prisons in which human beings have confined him. In fact, only in the Heart of Christ can humanity find its "permanent dwelling place". St Caterina shows to her spiritual daughters and to all of us the demanding journey of a conversion that radically changes the heart, and is expressed in actions consistent with the Gospel. It is thus possible to lay the foundations for building a society open to justice and solidarity, overcoming that economic and cultural imbalance which continues to exist in a large part of our planet.

Dear brothers and sisters, let us thank the Lord for the gift of holiness that shines out in the Church with rare beauty today in Arcangelo TadiniBernardo TolomeiNuno de Santa Maria Álvares PereiraGeltrude Comensoli and Caterina Volpicelli. Let us be attracted by their examples, let us be guided by their teachings, so that our existence too may become a hymn of praise to God, in the footsteps of Jesus, worshipped with faith in the mystery of the Eucharist and served generously in our neighbour. May the maternal intercession of Mary, Queen of Saints and of these five new luminous examples of holiness whom we venerate joyfully today, obtain for us that we may carry out this evangelical mission. Amen!

© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana



Sant' Arcangelo Tadini Sacerdote e fondatore

Verolanuova, Brescia, 12 ottobre 1846 - Botticino Sera, Brescia, 20 maggio 1912

Nacque in una famiglia nobile il 12 ottobre 1846 a Verolanuova (Brescia). Venne ordinato sacerdote nel 1870. Viceparroco e maestro elementare in Val Trompia e successivamente cappellano nella periferia di Brescia fino al 1885, si dedicò completamente all'attività pastorale e all'insegnamento elementare, divenendo in questo campi un precursore per molti aspetti. Nel 1887 divenne parroco a Botticino Sera (Brescia), carica che tenne fino alla morte. Si distinse anche per il forte impegno sociale. Fondò nel 1893 la Società di Mutuo Soccorso e nel 1898 una filanda per evitare l'emigrazione delle ragazze del paese per trovare lavoro; inoltre un pensionato per lavoratrici. Per assicurare l'assistenza alle giovani, fondò nel 1900 una Congregazione religiosa: le Suore Operaie della Santa Casa di Nazareth con i tre voti canonici, vita in comune e abito religioso ma impegnate come vere e proprie operaie. Morì il 20 maggio 1912. È stato canonizzato da Papa Benedetto XVI il 26 aprile 2009. (Avvenire)

Patronato: Claudicanti

Martirologio Romano: Nel villaggio di Botticino Sera vicino a Brescia, beato Arcangelo Tadini, sacerdote, che si adoperò per i diritti e la dignità dei lavoratori e fondò la Congregazione delle Suore Operaie della Santa Casa di Nazareth, dedita in particolar modo alla giustizia sociale. 

Infanzia e famiglia


Arcangelo Tadini nacque il 12 ottobre 1846 a Verolanuova, in provincia e diocesi di Brescia. Era il penultimo dei quattro figli nati da Pietro e Antonia Gadola e, in totale, degli undici che il padre aveva avuto, contando anche quelli del precedente matrimonio con Giulia Gadola, sorella di Antonia, morta a ventotto anni.

Fu battezzato nella chiesa prepositurale di San Lorenzo martire a Verolanuova il 18 ottobre 1846, a quattro giorni dalla nascita. La sua famiglia era benestante, Arcangelo crebbe in un ambiente liberale che però non influì, in nessun modo, sulla sua formazione. 

Ereditò dalla madre una salute cagionevole, tanto che rischiò di morire a due anni. Frequentò le elementari a Verolanuova fino ai dieci anni circa. Verso il 1855-56 passò al ginnasio di Lovere dove studiavano i suoi fratelli Alessandro e Giulio. Entrambi passarono al Seminario diocesano di Brescia, ma solo il secondo divenne sacerdote.

Vocazione al sacerdozio diocesano


Fu nel periodo della prima Messa del fratello Giulio e tramite la frequentazione di casa sua, diventata un oratorio festivo, che Arcangelo maturò la vocazione al sacerdozio; a dire il vero, già alla fine delle elementari si sentiva orientato in quel senso. Nonostante fossero tempi in cui l’anticlericalismo era diffuso anche nei ceti agiati come il suo, il ragazzo non si lasciò impressionare, anzi, si sentì ancora più motivato a intraprendere quella via.

Entrò nel seminario di Brescia nel 1864, per studiare filosofia e teologia. Terminò dopo sei anni, nel 1870, quando venne ordinato sacerdote dal vescovo-principe di Trento, monsignor Benedetto Riccabona de Reichelfels, perché monsignor Girolamo Verzieri, vescovo di Brescia, era a Roma per i lavori del Concilio Vaticano I. Celebrò la prima Messa a Verolanuova il 26 giugno 1870.

I primi tempi del ministero


Cominciò il suo ministero pastorale come curato (viceparroco) e maestro elementare a Lodrino in Val Trompia, dal 29 giugno 1871 al 27 maggio 1873. Svolse un’intensa attività pastorale a dispetto di grandi difficoltà fisiche: quand'era ancora in Seminario, infatti, si era fratturato un ginocchio ed era rimasto zoppo perché non fu curato bene.

In seguito venne trasferito alla Noce, frazione periferica di Brescia, presso il santuario di Santa Maria della Noce, dipendente dalla parrocchia di San Nazzaro in Brescia. Don Arcangelo vi rifulse come uomo di Dio ricco di carità evangelica e ottimo direttore di anime. Inoltre si occupò di restaurare la chiesa, dotandola di un battistero, e di elevarla a curazia.

Curato, poi parroco-arciprete di Botticino Sera


Nel 1885 venne nominato curato della parrocchia di Santa Maria Assunta a Botticino Sera, sempre in provincia di Brescia, per affiancare il parroco in carica, don Cortesi, gravemente ammalato. Arrivò in paese il 29 novembre, ma un anno dopo, il 26 novembre 1886, il parroco morì e lui venne nominato economo spirituale. Il 20 luglio 1887, mentre era ad Abano per le cure termali, gli giunse la nomina a parroco-arciprete di Botticino Sera.

Si diede subito all’opera, per riparare alle mancanze compiute dai suoi predecessori, partendo dai giovani: aprì per loro l’oratorio e costituì la banda musicale. Per gli adulti rifondò la Confraternita del SS. Sacramento e istituì il Terz’ ordine Francescano. Infine, per tutelare i lavoratori, nel 1893 avviò la Società Operaia di Mutuo Soccorso. 

Attento alle famiglie, curava lo sviluppo delle giovani coppie, senza dimenticare gli ammalati, dai quali si recava con entusiasmo. Il motto del suo ministero era: «Tutta la mia scienza è la Croce e tutta la mia forza è la stola».

Carattere e stile di vita


In mezzo alle molte attività, la sua giornata  era scandita da numerosi momenti di adorazione: iniziava molto presto, alle 4 del mattino, apriva la chiesa e si portava nella casa madre delle suore operaie per dettare la meditazione alle suore, celebrare l'Eucaristia e poi risalire in parrocchia per le Confessioni dei parrocchiani. Sempre disponibile, di temperamento riflessivo e serio, s’impegnava a sorridere a tutti, specie ai bambini. 

Per ragioni di salute e sobrietà, il suo vitto era strettamente vegetariano. Seguiva in questo gli insegnamenti dell'abate tedesco Sebastian Kneipp, che prevedevano anche cure a base di bagni, in un’epoca in cui la medicina moderna stava compiendo i primi passi.

Preoccupazione per le giovani operaie


Le ragazze di Botticino, per aiutare economicamente la famiglia, cercavano lavoro nelle filande del bresciano, e perciò erano assenti spesso da casa. Don Arcangelo, che considerava la parrocchia come la famiglia di ogni cristiano, soffriva nel constatare la dispersione del suo popolo. 

Per le sue giovani aveva impiantato la Pia Unione delle Figlie di Maria, ma sentiva di poter fare di più. Per questo motivo, progettò lui stesso e fece costruire in paese una filanda, affinché le ragazze non abbandonassero la famiglia. Attuò così lo spirito dell’enciclica «Rerum Novarum» di papa Leone XIII, in sintonia con il movimento cattolico-sociale di fine Ottocento a Brescia.

La prima idea di fondazione


Volle però che le giovani fossero guidate materialmente e spiritualmente. Aiutato da un gesuita suo amico, padre Maffeo Franzini, diede nuovo slancio alla Compagnia di Sant’Angela (le Orsoline secolari), ma col tempo comprese che fossero necessarie religiose che assistessero le operaie, anzi, lavorassero gomito a gomito con loro.

Padre Franzini inviò a Botticino Sera da Milano la signorina Leopoldina Paris, ex religiosa canossiana, la quale rimase solo un anno, perchè non condivideva né il carisma della fondazione, né l'austerità di vita di don Arcangelo.  

Allora il parroco  chiese ad alcune operaie sue parrocchiane di condividere il progetto. Esse acconsentirono: iniziò con loro la nuova Fondazione, dando la responsabilità a Romana Maffeis.

Le Suore Operaie della Santa Casa di Nazareth


Nel 1900 si formò una prima comunità di religiose, ma le leggi ecclesiastiche dell'epoca imponevano ai vescovi di non autorizzare nessuna nuova fondazione, a meno che non avesse un fine specifico ben chiaro. Di conseguenza, don Arcangelo chiese a padre Franzini di scrivere una lettera al vescovo di Brescia, dove indicava la sua idea: come esistevano suore dedite all'educazione o alla cura dei malati, oppure di vita contemplativa, dovevano sorgere anche suore operaie.

Alla comunità diede il modello della Sacra Famiglia, perché desiderava che le sue figlie fossero eroiche, aperte alla Chiesa e attente al mondo del lavoro, donne che sapessero lavorare sorridendo. Il nome completo fu scelto: Suore Operaie della Santa Casa di Nazareth. Romana Maffeis assunse il nome religioso di suor Nazarena.

Le difficoltà della fondazione


Don Arcangelo dovette affrontare molte difficoltà economiche e parecchie incomprensioni, anche da parte di sacerdoti che non ritenevano opportuno che delle religiose facessero anche le operaie, svolgendo così una missione poco confacente a delle persone consacrate, perdipiù in un ambiente ostile alla Chiesa, come erano le fabbriche.

Le Suore Operaie furono oggetto di una visita apostolica da parte del vescovo di Prato e rischiarono di scomparire, assorbite dalle Ancelle della Carità di Brescia, già ben avviate; tuttavia, quel progetto non ebbe seguito.

Il testamento di don Arcangelo


L' arto zoppiccante e non curato aveva portato don Arcangelo a dover usare un bastone, ma progressivamente lui divenne paralizzato, tanto da dover essere portato in chiesa  con la carrozzella. Fu in quel modo che accolse i suoi parrocchiani il 21 marzo 1912, nel 25° anniversario del suo ingresso come parroco.

La sua omelia ebbe però i toni di un testamento spirituale, più che di rendimento di grazie: «Io non vivrò ancora molto. E non ho nulla da lasciare a Botticino in ricordo. Ma vi è una cosa che vivrà dopo di me e che lascio a voi: mi sono sacrificato per dare il pane ai miei parrocchiani, fabbricando a stento e con grandi fatiche la filanda affinché le figliuole non uscissero di paese con loro pericolo. Ma questo non bastava perché l’opera fosse compiuta. Ed ecco anime generose che abbandonano la famiglia e ciò che hanno di più caro per seguire la voce di Dio che le chiama a mettersi tra le operaie, a lavorare con loro, procurando con il buon esempio di essere di stimolo a far amare il lavoro e a non maledirlo. Se tutto ciò continuerà nel timore di Dio e nella fedeltà all’opera, allora le difficoltà saranno, con l’aiuto di Dio, superate, altrimenti io pregherò il Signore che tutto si sciolga».

La morte


L'8 maggio 1912, mentre celebrava la Messa, fu colpito da un malore. L’indomani ricevette la Comunione come Viatico e l’Unzione degli infermi dal suo confessore. Morì una settimana dopo, il 20 maggio 1912 alle ore 5  nella sua canonica.

La salma fu vegliata giorno e notte dai suoi giovani parrocchiani e i funerali si svolsero il giorno seguente. La bara fu portata a spalla da quattro giovani per tutto il paese, passando anche per via san Michele, sede della Casa madre delle suore. Venne quindi sepolto nel cimitero di Botticino.

Un necrologio su «Il Cittadino di Brescia» diede notizia della sua morte, ricordando il suo impegno parrocchiale, la sua austerità e sacrificio, la sua malattia. Di lì a poco, la sua fama di santità si sparse dentro e fuori la diocesi.

Il processo di beatificazione


Il processo ordinario informativo iniziò nella diocesi di Brescia il 13 gennaio 1960 e si concluse il 19 giugno 1964, completato dal decreto sugli scritti il 5 marzo 1970. Anche a seguito delle nuove legislazioni circa le cause di beatificazione, il processo informativo venne convalidato solo il 27 ottobre 1989. La “Positio super virtutibus” venne invece consegnata nel 1992.

In seguito alla riunione dei consultori teologi, il 16 giugno 1998, e dei cardinali e vescovi membri della Congregazione delle Cause dei Santi, il 17 novembre dello stesso anno, il Papa san Giovanni Paolo II riconobbe l’eroicità delle virtù di don Arcangelo il 21 dicembre 1998 e promulgò il decreto relativo.

Il miracolo e la beatificazione


Nel 1966, da aprile a maggio, si svolse l’inchiesta diocesana per l’esame di un presunto miracolo attribuito all’intercessione del Servo di Dio don Arcangelo Tadini. Si trattava del fatto accaduto a suor Carmela Berardi, delle Suore Operaie della Santa Casa di Nazareth, colpita ancora giovane da tubercolosi polmonare, apicale, bilaterale, che le bloccò le corde vocali, rendendola afona per sette anni.

In occasione della riesumazione della salma del fondatore l'11 marzo 1943 alla presenza del tribunale diocesano, della comunità delle suore operaie, la superiora generale impose a suor Carmela di inginocchiarsi e pregare il Miserere. La sorella obbedì e all'istante  incominciò a parlare e pregare a voce alta con sorpresa di tutti gli astanti.Da quel momento sparirono anche i danni della tubercolosi.

Nel dicembre del 1998 la Consulta medica diede parere positivo, mentre il 23 marzo 1999 il Congresso dei Teologi si pronunciò favorevolmente circa l’intercessione del candidato agli altari. Il 18 maggio seguente i Cardinali e Vescovi della Congregazione delle Cause dei Santi giudicarono come vero miracolo l’asserito caso prodigioso.

Il 21 giugno 1999 san Giovanni Paolo II promulgò il decreto sul miracolo e celebrò il rito della beatificazione in piazza San Pietro a Roma il 3 ottobre 1999. La memoria liturgica del Beato Arcangelo Tadini venne quindi fissata, per la diocesi di Brescia e le Suore Operaie della Santa Casa di Nazareth, al 21 maggio, il giorno seguente a quello della sua nascita al Cielo.

Il secondo miracolo e la canonizzazione


Per la canonizzazione è stata presentata alla Congregazione per le Cause dei Santi la inspiegabile risoluzione spontanea e duratura da sterilità di coppia multifattoriale, perdurante da 4 anni di due giovani coniugi, Elisabetta Fostini e Roberto Marazzi, di Brescia.

I medici, alla fine, suggerirono loro di pensare alla fecondazione in vitro, ma i Marazzi rifiutarono. Entrarono in contatto, invece, con un gruppo di famiglie che si riuniva nella Casa madre delle Suore Operaie della Santa Casa di Nazareth, il Gruppo famiglia Beato Tadini: ogni mese, dall’aprile 2004, si trovarono a pregare con le altre famiglie, per chiedere la grazia di una gravidanza. Alla nascita di Maria, il 5 agosto 2005, seguì quella di un altro bambino, Giovanni, il 3 dicembre 2006.

L’inchiesta diocesana è stata celebrata nella diocesi di Brescia dal 16 giugno al 16 luglio 2006. Nella seduta del 15 novembre 2007 la Consulta medica del Dicastero ha riconosciuto all’unanimità l’evento come inspiegabile scientificamente. Il caso è stato esaminato con esito positivo dai Consultori Teologici il 22 aprile 2008 e dai Cardinali e Vescovi il 28 ottobre successivo. 

Papa Benedetto XVI ha quindi autorizzato la Congregazione delle Cause dei Santi a promulgare il decreto sul miracolo il 6 dicembre 2008. Durante il Concistoro del 21 febbraio 2009 ha poi annunciato la data di canonizzazione del Beato Arcangelo Tadini, celebrata il 26 aprile 2009, di nuovo in piazza San Pietro a Roma.

Il culto 


Come già detto, la memoria liturgica di sant’Arcangelo Tadini cade il 21 maggio.

I suoi resti mortali furono poi portati dal cimitero di Botticino alla chiesetta della Casa madre delle suore, intitolata alla Sacra Famiglia. Il 24 maggio 1999 si è tenuta la ricognizione canonica, al termine della quale le reliquie del Beato  sono state rinchiuse in un’urna di bronzo su foglia d'oro.

Dopo la canonizzazione è stato deciso di restituire le sue reliquie alla parrocchia di Santa Maria Assunta di Botticino Sera, che lui aveva servito per venticinque anni. Il 29 ottobre 2009, quindi, si è proceduto a una nuova ricognizione, al termine della quale i resti sono stati chiusi in un nuovo contenitore. Da allora sono venerati presso l’altare già dedicato a san Carlo Borromeo.

Il 18 maggio 2009 alla chiesa parrocchiale è stato conferito il titolo di Santuario Diocesano dedicato a Sant’Arcangelo Tadini e, due giorni dopo, è diventato Basilica minore. Infine, le tre parrocchie di Botticino non potevano che adottarlo come loro patrono.

Le Suore Operaie della Santa Casa di Nazareth oggi


Il 30 novembre 1931 le Suore Operaie della Santa Casa di Nazareth ebbero la prima approvazione diocesana per decreto del vescovo di Brescia, monsignor Giacinto Gaggia.  Quanto all’approvazione pontificia, fu preparata dal decreto di lode, datato 12 gennaio 1953, e completata con l’approvazione delle Costituzioni il 16 marzo 1962. Da allora sono una congregazione di diritto pontificio.

Le suore, attualmente circa 200, esercitano il loro apostolato nelle fabbriche, nelle mense, negli ambulatori e in varie opere in aiuto agli operai, pur non trascurando l’impegno pastorale nelle parrocchie. La casa madre è a Botticino Sera, mentre altre comunità si trovano in Brasile, Burundi, Ruanda, Mali e in Inghilterra.



Autore: Emilia Flocchini



Note: Per informazioni, richieste di immagini o biografie rivolgersi a:

Suore Operaie della Santa Casa di Nazareth
Via Tadini 19
Botticino Sera (BS)
030 2691138
www.suoreoperaie.it


Arcangelo Tadini (1846-1912)  

  
ARCANGELO TADINI, sacerdote bresciano vissuto tra il 1846 e il 1912, è una figura limpida e affascinante. Uomo intraprendente, prete autentico, ha intrecciato sapientemente rischio e fede, amore per gli uomini e amore per Dio, austerità e tenerezza.

Nasce a Verolanuova (BS) il 12 ottobre 1846. Conclusi gli studi elementari nel paese natale, frequenta il ginnasio a Lovere (BG).

 Nel 1864 entra nel seminario di Brescia e nel 1870 è ordinato sacerdote. Dal 1871 al 1873 è nominato vicario-cooperatore a Lodrino (BS), piccolo paese di montagna, e dal 1873 cappellano al santuario di S. Maria della Noce, frazione di Brescia.

Nel 1885 inizia il suo servizio a Botticino Sera (BS) come  vicario-cooperatore; due anni dopo, è nominato Parroco e vi rimane fino al 1912, anno della sua morte. All’inizio del suo mandato, dal pulpito afferma con forza:  “Starò con voi, vivrò con voi, morirò con voi”.


Gli anni vissuti a Botticino sono certamente i più fecondi della vita di don Tadini. Egli ama i suoi parrocchiani come figli e non si risparmia in nulla. Dà inizio alla Schola Cantorum, alla banda musicale, a varie Confraternite, al Terz’ordine Francescano, alle Figlie di S. Angela; ristruttura la chiesa, offre ad ogni categoria di persone la catechesi più adatta, cura la liturgia. Ha una particolare attenzione per la celebrazione dei Sacramenti. Prepara le omelie tenendo presente da una parte la Parola di Dio e della Chiesa, dall’altra il cammino spirituale della sua gente. Quando parla dal pulpito, tutti rimangono stupiti per il calore e la forza che le sue parole sprigionano.


La sua attenzione pastorale è rivolta soprattutto alle povertà del difficile periodo della prima industrializzazione: egli avverte che la Chiesa è chiamata in causa da chi soffre nelle fabbriche, nelle filande, nelle campagne… Per i lavoratori dà inizio all’Associazione Operaia di Mutuo Soccorso e, per le giovani del paese che maggiormente vivono nell’incertezza e subiscono ingiustizie, costruisce una filanda per dare loro un lavoro.

Nel 1900 il Tadini fonda la Congregazione delle Suore Operaie della S. Casa di Nazareth: donne consacrate ma “operaie con le operaie” che educano le giovani lavoratrici non salendo in cattedra ma lavorando gomito a gomito con loro, non tenendo grandi discorsi ma dando l’esempio di guadagnarsi il pane con dignità e con il sudore della propria fronte. Uno scandalo per quel tempo in cui si pensava alle fabbriche come  luoghi pericolosi, immorali e fuorvianti.

Il Tadini affida alle sue Suore l’esempio di Gesù, Maria e Giuseppe che nella Casa di Nazareth, nel silenzio e nel nascondimento, hanno lavorato e vissuto con umiltà e semplicità. Indica l’esempio di Gesù  che non solo “ ha sacrificato se stesso sulla croce”  ma per trent’anni, a Nazareth, non si è vergognato di usare gli strumenti del carpentiere e di “avere le mani incallite e la fronte bagnata di sudore”. 

Per questa sua intraprendenza il Tadini ottiene calunnie e incomprensioni, anche da parte della Chiesa. In realtà egli precorre i tempi: egli intuisce che la Suora, operaia tra le operaie, può dare una comprensione più positiva del mondo del lavoro, visto non più come luogo avverso alla Chiesa, ma ambiente bisognoso di fermento evangelico, un mondo da incontrare più che da contrastare.

Egli stesso è consapevole che la sua Opera è anzitempo, ma è fermamente convinto che non è opera sua ma di Dio: “Dio l’ha voluta, la guida, la perfeziona, la porta al suo termine”. La morte lo coglie quando il sogno della sua vita è ancora incompiuto, ma come seme affidato alla terra, a suo tempo, porterà frutti abbondanti.

I parrocchiani di Botticino intuiscono la santità del loro parroco e imparano ben presto a conoscere e a scoprire, sotto la sua riservatezza e austerità, il cuore di un padre attento e sensibile alla loro vita di stenti e di duro lavoro. Alle sue doti naturali egli unisce una grande capacità di entrare nella vita e nella quotidianità della gente e ben presto si parla di lui come di un prete santo, un uomo eccezionale…   e,  nel tempo, si dirà di lui “E’ uno di noi” !

Uno di noi quando, molto presto, percorre le vie del paese e il suo passo risuona come sveglia per chi si prepara ad iniziare una giornata di lavoro. Tutti sanno che quel sacerdote, innamorato di Dio e dell’uomo, porterà nella preghiera la vita e le fatiche della sua gente.

Uno di noi quando raccoglie le lacrime delle mamme preoccupate per la precarietà del lavoro dei figli, quando sogna, progetta e costruisce la filanda per le ragazze del paese, perché possano riscoprire la loro dignità di donne.

Uno di noi quando inventa la famiglia delle Suore Operaie, donne consacrate che, nei luoghi di lavoro, siano testimoni di un Amore grande nella semplice quotidianità della vita.

Uno di noi perché ancora ci sorride, ci accompagna nella nostra quotidianità e con le sue parole ci invita a seguire le sue orme: “La santità che guida al cielo è nelle nostre mani. Se vogliamo possederla, una cosa sola dobbiamo fare: amare Dio”.


Con la canonizzazione il Papa Benedetto XVI lo offre come esempio ai sacerdoti, lo indica come intercessore alle famiglie, lo dona come protettore ai lavoratori.





Arcangelo Tadini (1846-1912)
Bernardo Tolomei (1272-1348)
 Nuno de Santa Maria Alvares Pereira (1360-1431)
Gertrude Comensoli (1847-1903)
Caterina Volpicelli (1839-1894)  

OMELIA DEL SANTO PADRE BENEDETTO XVI

Sagrato della Basilica Vaticana
Domenica, 26 aprile 2009


Cari fratelli e sorelle,

in questa terza domenica del tempo pasquale, al centro della nostra attenzione la liturgia pone ancora una volta il mistero di Cristo risorto. Vittorioso sul male e sulla morte, l’Autore della vita, che si è immolato quale vittima di espiazione per i nostri peccati, “continua ad offrirsi per noi ed intercede come nostro avvocato; sacrificato sulla croce più non muore e con i segni della passione vive immortale” (cfr Prefazio pasquale 3). Lasciamoci interiormente inondare dal fulgore pasquale che promana da questo grande mistero, e con il Salmo responsoriale preghiamo: “Risplenda su di noi, Signore, la luce del tuo volto”.

La luce del volto di Cristo risorto risplende oggi su di noi particolarmente attraverso i tratti evangelici dei cinque Beati che in questa celebrazione vengono iscritti nell’albo dei Santi: Arcangelo TadiniBernardo TolomeiNuno de Santa Maria Alvares PereiraGertrude Comensoli e Caterina Volpicelli. Mi unisco volentieri all’omaggio che a loro rendono i pellegrini, qui convenuti da varie nazioni, ai quali con grande affetto rivolgo un cordiale saluto. Le diverse vicende umane e spirituali di questi nuovi Santi stanno a mostrarci il rinnovamento profondo che nel cuore dell’uomo opera il mistero della risurrezione di Cristo; mistero fondamentale che orienta e guida tutta la storia della salvezza. Giustamente pertanto la Chiesa sempre, ed ancor più in questo tempo pasquale, ci invita a dirigere i nostri sguardi verso Cristo risorto, realmente presente nel Sacramento dell’Eucaristia.

Nella pagina evangelica, san Luca riferisce una delle apparizioni di Gesù risorto (24,35-48). Proprio all’inizio del brano, l’evangelista annota che i due discepoli di Emmaus, tornati in fretta a Gerusalemme, raccontarono agli Undici come lo avevano riconosciuto “nello spezzare il pane” (v. 35). E mentre essi stavano narrando la straordinaria esperienza del loro incontro con il Signore, Egli “in persona stette in mezzo a loro” (v. 36). A causa di questa sua improvvisa apparizione gli Apostoli restarono intimoriti e spaventati, al punto che Gesù, per rassicurarli e vincere ogni titubanza e dubbio, chiese loro di toccarlo – non era un fantasma, ma un uomo in carne ed ossa - e domandò poi qualcosa da mangiare. Ancora una volta, come era avvenuto per i due di Emmaus, è a tavola, mentre mangia con i suoi, che il Cristo risorto si manifesta ai discepoli, aiutandoli a comprendere le Scritture e a rileggere gli eventi della salvezza alla luce della Pasqua. “Bisogna che si compiano – egli dice – tutte le cose scritte su di me nella Legge di Mosè, nei Profeti e nei Salmi” (v. 44). E li invita a guardare al futuro: “nel suo nome saranno predicati a tutti i popoli la conversione e il perdono dei peccati” (v. 47).

Questa stessa esperienza, ogni comunità la rivive nella celebrazione eucaristica, specialmente in quella domenicale. L’Eucaristia, il luogo privilegiato in cui la Chiesa riconosce “l’autore della vita” (cfr At 3,15), è “la frazione del pane”, come viene chiamata negli Atti degli Apostoli. In essa, mediante la fede, entriamo in comunione con Cristo, che è “altare, vittima e sacerdote” (cfr Prefazio pasquale 5). Ci raduniamo intorno a Lui per far memoria delle sue parole e degli eventi contenuti nella Scrittura; riviviamo la sua passione, morte e risurrezione. Celebrando l’Eucaristia comunichiamo con Cristo, vittima di espiazione, e da Lui attingiamo perdono e vita. Cosa sarebbe la nostra vita di cristiani senza l’Eucaristia? L’Eucaristia è la perpetua e vivente eredità lasciataci dal Signore nel Sacramento del suo Corpo e del suo Sangue, che dobbiamo costantemente ripensare ed approfondire perché, come affermava il venerato Papa Paolo VI, possa “imprimere la sua inesauribile efficacia su tutti i giorni della nostra vita mortale” (Insegnamenti, V [1967], p. 779). Nutriti del Pane eucaristico, i santi che oggi veneriamo, hanno portato a compimento la loro missione di amore evangelico nei diversi campi, in cui hanno operato con i loro peculiari carismi.

Lunghe ore trascorreva in preghiera davanti all’Eucaristia sant’Arcangelo Tadini, che, avendo sempre di vista nel suo ministero pastorale la persona umana nella sua totalità, aiutava i suoi parrocchiani a crescere umanamente e spiritualmente. Questo santo sacerdote, uomo tutto di Dio, pronto in ogni circostanza a lasciarsi guidare dallo Spirito Santo, era allo stesso tempo disponibile a cogliere le urgenze del momento e a trovarvi rimedio. Assunse per questo non poche iniziative concrete e coraggiose, come l’organizzazione della “Società Operaia Cattolica di Mutuo Soccorso”, la costruzione della filanda e del convitto per le operaie e la fondazione, nel 1900, della “Congregazione delle Suore Operaie della Santa Casa di Nazareth”, allo scopo di evangelizzare il mondo del lavoro attraverso la condivisione della fatica, sull’esempio della Santa Famiglia di Nazareth. Quanto profetica fu l’intuizione carismatica di Don Tadini e quanto attuale resta il suo esempio anche oggi, in un’epoca di grave crisi economica! Egli ci ricorda che solo coltivando un costante e profondo rapporto con il Signore, specialmente nel Sacramento dell’Eucaristia, possiamo poi essere in grado di recare il fermento del Vangelo nelle varie attività lavorative e in ogni ambito della nostra società.

Anche in san Bernardo Tolomei, iniziatore di un singolare movimento monastico benedettino, spicca l’amore per la preghiera e per il lavoro manuale. La sua fu un’esistenza eucaristica, tutta dedita alla contemplazione, che si traduceva in umile servizio del prossimo. Per il suo singolare spirito di umiltà e di accoglienza fraterna, fu dai monaci rieletto abate per ventisette anni consecutivi, fino alla morte. Inoltre, per assicurare l’avvenire della sua opera, egli ottenne da Clemente VI, il 21 gennaio 1344, l’approvazione pontificia della nuova Congregazione benedettina, detta di “S. Maria di Monte Oliveto”. In occasione della grande peste del 1348, lasciò la solitudine di Monte Oliveto per recarsi nel monastero di S. Benedetto a Porta Tufi, in Siena, ad assistere i suoi monaci colpiti dal male, e morì egli stesso vittima del morbo come autentico martire della carità. Dall’esempio di questo Santo viene a noi l’invito a tradurre la nostra fede in una vita dedicata a Dio nella preghiera e spesa al servizio del prossimo sotto la spinta di una carità pronta anche al sacrificio supremo.

«Sabei que o Senhor me fez maravilhas. Ele me ouve, quando eu o chamo» (Sal 4,4). Estas palavras do Salmo Responsorial exprimem o segredo da vida do bem-aventurado Nuno de Santa Maria, herói e santo de Portugal. Os setenta anos da sua vida situam-se na segunda metade do século XIV [catorze] e primeira do século XV [quinze], que viram aquela nação consolidar a sua independência de Castela e estender-se depois pelos Oceanos – não sem um desígnio particular de Deus –, abrindo novas rotas que haviam de propiciar a chegada do Evangelho de Cristo até aos confins da terra. São Nuno sente-se instrumento deste desígnio superior e alistado na militia Christi, ou seja, no serviço de testemunho que cada cristão é chamado a dar no mundo. Características dele são uma intensa vida de oração e absoluta confiança no auxílio divino. Embora fosse um óptimo militar e um grande chefe, nunca deixou os dotes pessoais sobreporem-se à acção suprema que vem de Deus. São Nuno esforçava-se por não pôr obstáculos à acção de Deus na sua vida, imitando Nossa Senhora, de Quem era devotíssimo e a Quem atribuía publicamente as suas vitórias. No ocaso da sua vida, retirou-se para o convento do Carmo por ele mandado construir. Sinto-me feliz por apontar à Igreja inteira esta figura exemplar nomeadamente pela presença duma vida de fé e oração em contextos aparentemente pouco favoráveis à mesma, sendo a prova de que em qualquer situação, mesmo de carácter militar e bélica, é possível actuar e realizar os valores e princípios da vida cristã, sobretudo se esta é colocada ao serviço do bem comum e da glória de Deus.

Una particolare attrazione per Gesù presente nell’Eucaristia avvertì sin da bambina santa Gertrude Comensoli. L’adorazione del Cristo eucaristico diventò lo scopo principale della sua vita, potremmo quasi dire la condizione abituale della sua esistenza. Fu infatti davanti all’Eucarestia che santa Gertrude comprese la sua vocazione e missione nella Chiesa: quella di dedicarsi senza riserve all’azione apostolica e missionaria, specialmente a favore della gioventù. Nacque così, in obbedienza a Papa Leone XIII, il suo Istituto che mirava a tradurre la “carità contemplata” nel Cristo eucaristico, in “carità vissuta” nel dedicarsi al prossimo bisognoso. In una società smarrita e spesso ferita, come è la nostra, ad una gioventù, come quella dei nostri tempi, in cerca di valori e di un senso da dare al proprio esistere, santa Gertrude indica come saldo punto di riferimento il Dio che nell’Eucaristia si è fatto nostro compagno di viaggio. Ci ricorda che “l’adorazione deve prevalere sopra tutte le opere di carità” perché è dall’amore per Cristo morto e risorto, realmente presente nel Sacramento eucaristico, che scaturisce quella carità evangelica che ci spinge a considerare fratelli tutti gli uomini.

Testimone dell’amore divino fu anche santa Caterina Volpicelli, che si sforzò di “ essere di Cristo, per portare a Cristo” quanti ebbe ad incontrare nella Napoli di fine Ottocento, in un tempo di crisi spirituale e sociale. Anche per lei il segreto fu l’Eucaristia. Alle sue prime collaboratrici raccomandava di coltivare una intensa vita spirituale nella preghiera e, soprattutto, il contatto vitale con Gesù eucaristico. E’ questa anche oggi la condizione per proseguire l’opera e la missione da lei iniziate e lasciate in eredità alle “Ancelle del Sacro Cuore”. Per essere autentiche educatrici della fede, desiderose di trasmettere alle nuove generazioni i valori della cultura cristiana, è indispensabile, come amava ripetere, liberare Dio dalle prigioni in cui lo hanno confinato gli uomini. Solo infatti nel Cuore di Cristo l’umanità può trovare la sua ‘stabile dimora”. Santa Caterina mostra alle sue figlie spirituali e a tutti noi, il cammino esigente di una conversione che cambi in radice il cuore, e si traduca in azioni coerenti con il Vangelo. E’ possibile così porre le basi per costruire una società aperta alla giustizia e alla solidarietà, superando quello squilibrio economico e culturale che continua a sussistere in gran parte del nostro pianeta.

Cari fratelli e sorelle, rendiamo grazie al Signore per il dono della santità, che quest’oggi rifulge nella Chiesa con singolare bellezza in Arcangelo TadiniBernardo TolomeiNuno de Santa Maria Alvares PereiraGertrude Comensoli e Caterina Volpicelli. Lasciamoci attrarre dai loro esempi, lasciamoci guidare dai loro insegnamenti, perché anche la nostra esistenza diventi un cantico di lode a Dio, sulle orme di Gesù, adorato con fede nel mistero eucaristico e servito con generosità nel nostro prossimo. Ci ottenga di realizzare questa missione evangelica la materna intercessione di Maria, Regina dei Santi, e di questi nuovi cinque luminosi esempi di santità, che oggi con gioia veneriamo. Amen!

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