mercredi 5 août 2020

DÉDICACE DE LA BASILIQUE DI SANTA MARIA MAGGIORE

Dédicace de Sainte-Marie-Majeure

Basilique romaine
Mémoire liturgique de la dédicace de la basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome, sur l'Esquilin.
En 366, la Sainte Vierge apparut à un riche couple sans enfant et, en même temps, au pape Libère pour leur demander la construction d'une basilique à l'endroit qui serait désigné par de la neige qui tomba le 5 août. On lui donna d'abord le nom de Sainte-Marie des Neiges, puis de basilique de Libère, puis de Sainte-Marie de la Crèche, car les reliques de la Crèche y ont été apportées de Bethléem.

Appelée maintenant Sainte-Marie-Majeure, c'est une des plus belles églises de Rome.

"La Basilique de Sainte Marie Majeure, située sur le sommet du col Esquilin, est une des quatre Basiliques patriarcales de Rome et est la seule qui ait conservée les structures paléochrétiennes. La tradition veut que ce fut la Vierge qui indiqua l'emplacement et inspira la construction de sa demeure sur l'Esquilin. En apparaissant dans un rêve au patricien Jean et au pape Liberio, elle demanda la construction d'une église en son honneur, dans un lieu qu'elle aurait miraculeusement indiqué. Le matin du 5 août, le col Esquilin apparut couvert de neige..." (site du Vatican)

Homélie de Fr. Damián NĔMEC, OP
, le 5 août 2013, lors du chapitre général de l'Ordre des Prêcheurs, Trogir, Croatie, vidéo de la webTV de la CEF

Mémoire de la dédicace de la basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome, sur l'Esquilin. En 434, le pape Sixte III l'offrit au peuple de Dieu après le Concile d'Éphèse dans lequel la Vierge Marie fut saluée comme Mère de Dieu.
Martyrologe romain

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/1623/Dedicace-de-Sainte-Marie-Majeure.html



Dédicace de la Basilique

Sainte-Marie Majeure

Sous le pontificat du Pape Libère (352-366), il y avait à Rome un patricien du nom de Jean, marié à une dame de haute naissance. Ils n'avaient pas d'enfant.

Déjà bien avancés en âge, ils résolurent, à défaut d'héritiers, de léguer tous leurs biens à la très Sainte Vierge.
Ils prièrent avec une ferveur nouvelle, multiplièrent leurs jeûnes et leurs bonnes œuvres, dans le but d'apprendre de la Reine du Ciel elle-même comment elle voulait que leur fortune fût employée.

Le 5 Août 366, elle leur apparut en songe séparément et leur dit que la volonté de son Divin Fils et la sienne était que leurs biens fussent employés à la construction d'une église sur le mont Esquilin, au lieu qu'ils trouveraient, le matin, couvert de neige.



Les deux saints époux, à leur réveil, se communiquèrent leurs révélations, furent remplis de joie en voyant qu'elles se confirmaient l'une l'autre, et allèrent aussitôt trouver le Pape pour l'informer de ce que Dieu leur avait fait connaître.

Libère, qui avait eu un songe semblable, ne douta point que ce fût un prodige Céleste. Il fit assembler le clergé et le peuple et marcha en procession vers le lieu indiqué, pour constater la réalité de cette merveille.


Le patricien Jean et sa femme suivirent le cortège, et, quand la procession fut arrivée sur la colline, on aperçut un emplacement couvert de neige, sur une étendue de terrain suffisante pour bâtir une vaste église.

L'édifice fut bâti aux frais des deux époux, avec une grande magnificence, et on lui donna le nom de Sainte-Marie-des-Neiges, à cause du miracle qui en signala l'origine ; ensuite on la nomma Basilique de Libère, en souvenir du Pape sous le pontificat duquel elle fut commencée ; plus tard, elle reçut le nom de Sainte-Marie-de-la-Crèche, parce que les restes précieux de la crèche qui avait servi de berceau au Sauveur du monde y furent apportés de Bethléem et s'y conservent encore dans une châsse d'argent.

Aujourd'hui l'église de Sainte-Marie-des-Neiges porte le nom de Sainte-Marie-Majeure, parce qu'elle est, tant par sa beauté que par son antiquité, la première des nombreuses églises dédiées, à Rome, sous l'invocation de Marie.



Après la Basilique incomparable de Saint-Pierre et celle de Latran, la plus vénérable de toutes par son ancienneté, Sainte-Marie-Majeure est une des plus splendides églises de Rome.

La Basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome est l'une des quatre basiliques majeures. Elle est la propriété du Vatican.

C'est le plus grand monument et la plus ancienne église romaine consacrée à la Sainte Vierge Marie.


La Basilique de Sainte Marie Majeure, située sur le sommet du col Esquilin, est une des quatre Basiliques patriarcales de Rome et est la seule qui ait conservée les structures paléochrétiennes.

La tradition veut que ce fût la Vierge qui ait indiqué et inspiré la construction de sa demeure sur l'Esquilin. En apparaissant dans un rêve au patricien Jean et au Pape Liberio (352-366), elle demanda la construction d'une église en son honneur, dans un lieu qu'elle aurait miraculeusement indiqué.

Le matin du 5 Août, le col Esquilin apparut couvert de neige. Le 5 Août de chaque année est évoqué, à travers une Célébration Solennelle, le "Miracle de la Neigée" face aux participants émus, une pluie de pétales blancs tombe du plafond recouvrant l'hypogée en créant presque une union idéale entre l'assemblée et la Mère de Dieu.

(Source BASILIQUE SAINTE MARIE MAJEURE).

SOURCE : http://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/les-fetes-catholiques/aout-2012/dedicace-de-la-basilique-sainte-marie-majeure-fete-le-05-aout.html







Dédicace de Sainte Marie-Majeure

Depuis sa fondation, « Santa Maria Maggiore » est la principale basilique de Rome et de toute la Chrétienté consacrée au culte de la Vierge Marie. Si l'image de la Vierge qu'on y vénère et que la légende attribue au saint évangéliste Luc, est dite « Salus Populi Romani » (Salut du Peuple Romain), le pape Eugène III (1145-1153), dans une inscription qu'il fit mettre au-dessus du portail de l'église, invoquait Marie « comme via, vita, salus, totius gloria mundi » (voie, vie, salut, gloire du monde entier).

Une très belle légende médiévale raconte que le saint pape Libère (352-366) construisit une église au sommet de l'Esquilin, sur le lieu où la neige était tombée, dans la nuit du 4 au 5 Août, pour indiquer au patricien Giovanni, à son épouse et au Pontife lui-même l'emplacement sur lequel devait s'élever une basilique dédiée à la Vierge. La basilique actuelle fut, en réalité, construite au cinquième siècle par le pape Sixte III (432-440), au lendemain de la définition dogmatique de la maternité divine de Marie par le concile d'Ephèse (431) contre l'hérésie nestorienne qui admettait qu'on appelât Marie « Mère du Christ-homme », mais non pas « Mère de Dieu. »

Les pèlerins peuvent encore admirer les magnifiques mosaïques commandées par Sixte III pour illustrer la très haute dignité de Marie Mère de Dieu : celles qui se trouvent de chaque côté de la nef centrale, au-dessus des colonnes, représentent des scènes de l'Ancien Testament, tandis que celles de l'arc triomphal montrent certains épisodes de l'Enfance du Christ, représenté comme Dieu aux côtés de sa Mère ; au centre, on voit l'inscription apposée par Sixte III : « Xystus episcopus plebi Dei » (Sixte, évêque, au peuple de Dieu). Dès cette époque, l'église fut appelée basilique de Santa Maria et aussi dite, à partir du sixième siècle, ad Præsepe (de la Crèche), puis ad Nives (des Neiges) ou Liberiana, à partir du douzième siècle où l'on commença de l'intituler Santa Maria Maggiore, pour indiquer qu'il s'agit de la plus vénérable et de la plus précieuse des églises consacrées à la Sainte Vierge.

La structure intérieure de la basilique, à trois nefs séparées par une élégante colonnade, n'a pratiquement pas subi de changements au cours des temps, encore que le pape Nicolas IV (1288-1292), pour agrandir le presbyterium, fit démolir l'abside que Sixte III avait adossée à l'arc triomphal, et en fit construire une autre, sept mètres plus loin, dont la décoration fut confiée à Giacomo Torriti qui réalisa la merveilleuse mosaïque représentant, au centre, le Couronnement de la Vierge et, dans la partie inférieure, la scène de la Dormition. Après la mort de Nicolas IV, les cardinaux Giacomo et Pietro Colonna commandèrent la décoration de la façade extérieure à Filippo Rusuti qui, en mosaïque, représenta les principaux épisodes de la légende de la neige.

Au quinzième siècle, le cardinal Guillaume d'Estouteville (1412-1483), archevêque de Rouen, fit couvrir d'une voûte les deux nefs latérales ; un peu plus tard, le pape Alexandre VI Borgia (1492-1503) fit réaliser, au-dessus de la nef centrale, par Antonio da Sangallo le Vieux, un splendide plafond à caissons qui fut doré avec le premier or venu d'Amérique, offert au Pape par les monarques espagnols. Sixte Quint (1585-1590) fait aménager devant la basilique une place en étoile et commande à Domenico Fontana (1543-1607) l'aménagement de l'oratoire de la Crèche, placé sous l'autel majeur où le pape célèbre ordinairement la première messe de Noël : le reliquaire des bois de la Crèche sera offert par le roi Philippe III d'Espagne et la reine Marguerite. A la fin du seizième siècle, le cardinal Domenico Pinelli (1587-1611), archiprêtre de la basilique, commanda, pour les espaces qui sont entre les fenêtres de la nef centrale, les fresques des scènes de la vie de la Vierge. Sous le pontificat de Benoît XIV (1740-1758), l'architecte Ferdinando Fuga, chargé de restaurer toute l'église, donna son emplacement définitif au maître-autel dont il édifia le baldaquin.

A l'intérieur de la basilique, de nombreuses chapelles s'ouvrent le long des deux nefs latérales, sans altèrer l'harmonie de l'édifice. Sur la droite, Sixte V (1585-1590) fit construire une chapelle grandiose (la Sixtine) où il fit transporter par Domenico Fontana la chapelle médiévale de la Crèche ; il y fit mettre son tombeau et celui de Pie V.

En face, à gauche, Paul V Borghèse (1605-1621), fit édifier une chapelle très richement décorée (la Pauline) pour recevoir l'image de la Vierge dite Salus Populi Romani ; il y fit mettre son tombeau et celui de Clément VIII Aldobrandini. C'est aussi à Paul V, que l'on doit l'agrandissement du baptistère et de la sacristie, au-dessus desquels l'architecte Flaminio Ponzio construisit des logements pour les chanoines.

La façade extérieure de l'abside, ½uvre de Carlo Rainaldi, qui recouvre celle de Nicolas IV, fut réalisée sous le pontificat de Clément X Altieri (1670-1676). La façade principale fut créée par Ferdinando Fuga sur ordre de Benoît XIV Lambertini. Un nouveau portail remplaça celui d'Eugène III, précédemment restauré par Grégoire XIII Boncompagni (1572-1585). Dans la loge supérieure on conserva les mosaïques de F. Rusuti (XIII-XIVe siècle) qui, autrefois, ornaient l'extérieur de la façade. C'est à Ferdinando Fuga qu'on doit l'aménagement du périmètre extérieur de la basilique et la construction, à gauche du portail, d'une deuxième série de logements canoniaux, symmétrique à celle de Flaminio Ponzio. Le tout forme une sorte d'écrin précieux qui renferme le joyau qu'est la basilique paléochrétienne de Sixte III, scintillante mais sobre, conçu comme un appel, permanent et sensible, à la prière.

La Vierge Salus Populi Romani, vénérée sur le maître-autel de la Chapelle Pauline qui est, selon la légende, attribuée à saint Luc, est assurément un tableau très ancien dont il est impossible de préciser la datation. Selon une tradition séculaire, le saint pape Grégoire le Grand aurait, en 590, ordonné une procession de l'effigie sacrée jusqu'à la basilique Saint-Pierre pour implorer la fin de l'épidémie de peste qui sévissait alors dans la ville. Dieu entendit cette supplique et le fit savoir par un signe : l'archange saint Michel, rengainant une épée ensanglantée, apparut au sommet du mausolée d'Hadrien, tandis que les ch½urs angéliques chantaient le Regina Cæli ; depuis, le mausolée est appelé le Château Saint-Ange. L'image sacrée fut honorée dans un des deux ciboriums érigés dans la nef centrale, près de l'autel papal, jusqu'à ce qu'elle fût transférée solennellement (27 janvier 1613) dans la chapelle construite par le pape Paul V Borghese. Dès le Moyen-Age, les Papes et les fidèles eurent une dévotion toute spéciale pour cette image que, souvent, à l'occasion de grandes calamités ou d'importantes fêtes mariales, on portait en procession à travers les rues de la ville, comme cela se fit encore assez récemment. C'est devant cette précieuse images que Pie V fit faire les actions de grâces après la bataille de Lépante (1571), ce qu'ordonna aussi Innocent XI Odescalchi (1676-1689) après la délivrance de Vienne (1683) et Clément XI Albani (1700-1721) après la victoire de Peterwardein (1716). C'est devant elle encore que, le 6 juin 1987, Jean-Paul II inaugura avec la récitation du Rosaire, retransmise dans le monde entier, l'Année Mariale extraordinaire, en préparation du troisième millénaire de la naissance de Notre Sauveur.




Nous vous saluons, Marie, Mère de Dieu, trésor sacré de tout l'univers, astre sans déclin, couronne de la virginité, sceptre de la foi orthodoxe temple indestructible, demeure de l'incommensurable, Mère et Vierge, cause de qui est appelé béni, dans les saints évangiles, celui qui vient au nom du Seigneur.

Nous vous saluons, vous qui avez contenu dans votre sein virginal celui que les cieux ne peuvent contenir ; vous par qui la Trinité est glorifiée et adorée sur toute la terre ; par qui le ciel exulte ; par qui les anges et les archanges sont dans la joie ; par qui les démons sont mis en déroute ; par qui le tentateur est tombé du ciel ; par qui la créature déchue est élevée au ciel ; par qui le monde entier captif de l'idolâtrie est parvenu à la connaissance de la vérité ; par qui le saint baptême est accordé à ceux qui croient, avec l'huile d'allégresse ; par qui, sur toute la terre,les Eglises ont été fondées ; par qui les nations païennes sont amenées à la conversion.

Et que dirai-je encore ? C'est par vous que la lumière du Fils unique de Dieu a brillé pour ceux qui demeuraient dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort ; c'est par vous que les prophètes ont annoncé l'avenir, que les Apôtres proclament le salut aux nations, que les morts ressuscitent, et que règnent les rois, au nom de la sainte Trinité.

Y-a-t-il un seul homme qui puisse célébrer dignement les louanges de Marie ? Elle est mère et vierge à la fois. Quelle merveille ! Merveille qui m'accable ! Qui a jamais entendu dire que le constructeur serait empêché d'habiter le temple qu'il a lui-même édifié ? Osera-t-on critiquer celui qui donne à sa servante le titre de mère ?

Voici donc que le monde entier est dans la joie. Qu'il nous soit donné de vénérer et d'adorer l'unité, de vénérer et d'honorer l'indivisible Trinité en chantant les louanges de Marie toujours Vierge, c'est-à-dire de la sainte Église, et celles de son Fils et de son Epoux immaculé : car c'est à lui qu'appartiennent la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

SOURCE : http://missel.free.fr/Sanctoral/08/05.php


Mastro Daddesco, Fondazione di Santa Maria Maggiorei, 1300-1350 ca.


05/08 Dédicace de Ste Marie aux Neiges


Le Martyrologe Hiéronymien mentionne au 5 août la dédicace de la basilique Ste-Marie sur l’Esquilin, mais la fête resta locale jusqu’au XIVe siècle.

Puis étendue à la ville de Rome, elle connut un grand succès, notamment en France. St Pie V l’inscrivit au calendrier général sous le rite double en 1568, et Clément VIII l’éleva au rang de double majeur en 1602.



Textes de la Messe


die 5 augusti
le 5 août
IN DEDICATIONE S. MARIÆ AD NIVES
DÉDICACE DE Ste MARIE AUX NEIGES
III classis (ante CR 1960 : duplex maius)
IIIème classe (avant 1960 : double majeur)
Missa Salve, de Communi festorum B. Mariæ Virg., et non dicitur Credo.
Messe Salve, du Commun des fêtes de la T.S. Vierge Marie, et on ne dit pas le Credo.
Ante 1960 : dicitur Credo.
Avant 1960 : on dit le Credo.
Præfatio de B. Maria Virg. Et te in Festivitáte.

Office

Tout l’Office est du Commun de la Ste Vierge sauf :

Leçons des Matines avant 1960.

Au deuxième nocturne.

Quatrième leçon. Sous le pontificat de Libère, le patricien romain Jean et sa noble épouse, n’ayant point d’enfants pour hériter de leurs biens, vouèrent leurs possessions à la très sainte Vierge Mère de Dieu, et ils lui demandèrent instamment, par des prières multipliées, de leur faire connaître, d’une manière ou d’une autre, à quelle œuvre pie elle voulait que ces richesses fussent employées. La bienheureuse Vierge Marie écouta favorablement des supplications et des vœux si sincères et y répondit par un miracle.

Cinquième leçon. Aux nones d’août, époque où les chaleurs sont très grandes à Rome, une partie du mont Esquilin fut couverte de neige pendant la nuit. Cette nuit même, tandis que Jean et son épouse dormaient, la Mère de Dieu les avertit séparément d’élever une église à l’endroit qu’ils verraient couvert de neige, et de dédier cette église sous le nom de la Vierge Marie ; c’est ainsi qu’elle voulait être instituée leur héritière. Jean rapporta la chose au Pontife Libère, qui affirma avoir eu la même vision pendant son sommeil.

Sixième leçon. En conséquence, Libère, accompagné de son clergé et de son peuple, vint, au chant des litanies, à la colline couverte de neige, et il y marqua l’emplacement de l’église, qui fut construite aux frais de Jean et de son épouse. Sixte III restaura plus tard cette église. On la désigna d’abord sous divers noms : basilique de Libère, Sainte-Marie-de-la Crèche. Mais comme il existait déjà à Rome beaucoup d’églises consacrées à la sainte Vierge, on finit par l’appeler église de Sainte-Marie-Majeure, pour que, venant s’ajouter à la nouveauté du miracle et à l’importance de la basilique, cette qualification même de majeure la mît au-dessus de toutes les autres ayant le même vocable. L’anniversaire de la dédicace de cette église, rappelant la neige qui tomba miraculeusement en ce jour, est célébré solennellement chaque année.

Au troisième nocturne. Du Commun.

Lecture du saint Évangile selon saint Luc. Cap. 11, 27-28.


En ce temps-là : En ce temps-là : Jésus parlait au milieu de la foule et une femme s’écria : « Comme elle est heureuse, la Mère qui t’a mis au monde ». Et le reste.




Homélie de saint Bède le Vénérable. Lib. 4, cap. 49 in Luc. 11

Septième leçon. Cette femme fit bien voir la grandeur de sa dévotion et de sa foi. Tandis que les Scribes et les Pharisiens tentent le Seigneur et blasphèment contre lui, elle reconnaît avec tant de sincérité son incarnation, elle la proclame avec tant d’assurance qu’elle confond tout à la fois la calomnie dont les principaux d’entre les Juifs tâchaient alors de noircir le Fils de Dieu, et la perfidie des hérétiques qui devaient s’élever dans la suite des temps. De même qu’à cette époque les Juifs, blasphémant contre l’ouvrage du Saint-Esprit, niaient que Jésus-Christ fût le vrai Fils de Dieu, consubstantiel au Père ; ainsi les hérétiques devaient-ils plus tard, en niant que Marie, toujours Vierge, eût par l’opération du Saint-Esprit, fourni de sa propre chair au Fils de Dieu la matière de ses membres humains, prétendre qu’il ne faut pas le reconnaître pour le vrai fils de l’homme et de la même substance que sa mère.

Huitième leçon. Mais si la chair que le Verbe de Dieu a prise en s’incarnant, n’est pas formée de celle de la Vierge sa Mère, c’est sans motif qu’on appelle heureux le sein qui l’a porté et les mamelles qui l’ont allaité. L’Apôtre a dit : « Dieu a envoyé son Fils, formé d’une femme soumise à la loi ». Il ne faut pas écouter ceux qui pensent qu’il faut lire : Né d’une femme assujettie à la loi ; mais on doit lire : « Formé d’une femme », parce qu’ayant été conçu dans le sein d’une Vierge, il n’a pas tiré sa chair de rien ; mais de la chair de sa mère. Autrement il ne serait pas appelé avec vérité, fils de l’homme puisqu’il ne tirerait pas son origine de l’humanité. Élevons donc, nous aussi, la voix contre Eutychès, avec l’Église catholique, dont cette femme était la figure, élevons aussi notre esprit au-dessus de la foule, et disons au Sauveur : « Heureux le sein qui vous a porté, et les mamelles que vous avez sucées ». Car elle est vraiment une Mère heureuse, celle qui, selon l’expression d’un auteur, « a enfanté le Roi qui gouverne dans tous les siècles le ciel et la terre ».

Neuvième leçon. « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! » Le Sauveur approuve éminemment ce qu’avait dit cette femme, quand il affirme que non seulement celle qui a mérité d’engendrer corporellement le Verbe de Dieu, mais aussi tous ceux qui s’efforcent de concevoir spirituellement le même Verbe par l’audition de la foi, de l’enfanter et de le nourrir par la pratique des bonnes œuvres, soit dans leur cœur, soit en celui de leur prochain, sont véritablement heureux. Certes, la Mère de Dieu est bienheureuse d’avoir servi dans le temps, et contribué à l’incarnation du Verbe ; mais elle est encore plus heureuse d’avoir mérité, en l’aimant toujours, de le garder en elle éternellement.



Map by Giacomo Lauro and Antonio Tempesta depicting Saint Mary Major 
among the Seven Pilgrim Churches of Rome in 1599, in view of the Holy Year of 1600.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Rome, que Pierre, au premier de ce mois, a délivrée de la servitude, offre un spectacle admirable au monde. Sagesse, qui depuis la glorieuse Pentecôte avez parcouru la terre, en quel lieu fut-il vrai à ce point de chanter que vous avez foulé de vos pieds victorieux les hauteurs superbes [1] ? Rome idolâtre avait sur sept collines étalé son faste et bâti les temples de ses faux dieux ; sept églises apparaissent comme les points culminants sur lesquels Rome purifiée appuie sa base désormais véritablement éternelle.

Or cependant, par leur site même, les basiliques de Pierre et de Paul, celles de Laurent et de Sébastien, placées aux quatre angles extérieurs de la cité des Césars, rappellent le long siège poursuivi trois siècles autour de l’ancienne Rome et durant lequel la nouvelle fut fondée. Hélène et son fils Constantin, reprenant le travail des fondations de la Ville sainte, en ont conduit plus avant les tranchées ; toutefois l’église de Sainte-Croix-en-Jérusalem, celle du Sauveur au Latran, qui furent leur œuvre plus spéciale, n’en restent pas moins encore au seuil de la ville forte du paganisme, près de ses portes et s’appuyant aux remparts : tel le soldat qui, prenant pied dans une forteresse redoutable, investie longtemps, n’avance qu’à pas comptés , surveillant et la brèche qui vient de lui donner passage, et le dédale des voies inconnues qui s’ouvrent devant lui.

Qui plantera le drapeau de Sion au centre de Babylone ? Qui forcera l’ennemi dans ses dernières retraites, et chassant les idoles vaincues, fera son palais de leurs temples ? O vous à qui fut dite la parole du Très-Haut : Vous êtes mon Fils, je vous donnerai les nations en héritage [2] ; ô très puissant, aux flèches aiguës renversant les phalanges [3], écoutez l’appel que tous les échos de la terre rachetée vous renvoient eux-mêmes : Dans votre beauté, marchez au triomphe, et régnez [4]. Mais le Fils du Très-Haut a aussi une mère ici-bas ; le chant du Psalmiste, en l’appelant au triomphe, exalte aussi la reine qui se tient à sa droite en son vêtement d’or [5] : si de son Père il tient toute puissance [6], de son unique mère il entend recevoir sa couronne [7], et lui laisse en retour les dépouilles des forts [8]. Filles de la nouvelle Sion, sortez donc, et voyez le roi Salomon sous le diadème dont l’a couronné sa mère au jour joyeux où, prenant par elle possession de la capitale du monde, il épousa la gentilité [9].

Jour, en effet, plein d’allégresse que celui où Marie pour Jésus revendiqua son droit de souveraine et d’héritière du sol romain ! A l’orient, au plus haut sommet de la Ville éternelle, elle apparut littéralement en ce matin béni comme l’aurore qui se lève, belle comme la lune illuminant les nuits, plus puissante que le soleil d’août surpris de la voir à la fois tempérer ses ardeurs et doubler l’éclat de ses feux par son manteau de neige, terrible aussi plus qu’une armée [10] ; car, à dater de ce jour, osant ce que n’avaient tenté apôtres ni martyrs, ce dont Jésus même n’avait point voulu sans elle prendre pour lui l’honneur, elle dépossède de leurs trônes usurpés les divinités de l’Olympe. Comme il convenait, l’altière Junon, dont l’autel déshonorait l’Esquilin, la fausse reine de ces dieux du mensonge fuit la première à l’aspect de Marie, cédant les splendides colonnes de son sanctuaire souillé à la seule vraie impératrice de la terre et des deux.

Quarante années avaient passé depuis ces temps de Silvestre où « l’image du Sauveur, tracée sur les murs du Latran, apparut pour la première fois, dit l’Église, au peuple romain » [11]. Rome, encore à demi païenne, voit aujourd’hui se manifester la Mère du Sauveur ; sous la vertu du très pur symbole qui frappe au dehors ses yeux surpris, elle sent s’apaiser les ardeurs funestes qui firent d’elle le fléau des nations dont maintenant elle aussi doit être la mère, et c’est dans l’émotion d’une jeunesse renouvelée qu’elle voit les souillures d’autrefois céder la place sur ses collines au blanc vêtement qui révèle l’Épouse [12].

Déjà, et dès les temps de la prédication apostolique, les élus que le Seigneur, malgré sa résistance homicide, recueillait nombreux dans son sein, connaissaient Marie, et lui rendaient à cet âge du martyre des hommages qu’aucune autre créature ne reçut jamais : témoin, aux catacombes, ces fresques primitives où Notre-Dame, soit seule, soit portant l’Enfant-Dieu, toujours assise, reçoit de son siège d’honneur, la louange, les messages, la prière ou lès dons des prophètes, des archanges et des rois [13]. Déjà dans la région transtibérine, au lieu où sous Auguste avait jailli l’huile mystérieuse annonçant la venue de l’oint du Seigneur, Calliste élevait vers l’an 222 une église à celle qui demeure à jamais le véritable fons olei, la source d’où sort le Christ et s’écoule avec lui toute onction et toute grâce. La basilique que Libère, aimé de Notre-Dame, eut la gloire d’élever sur l’Esquilin, ne fut donc pas le plus ancien monument dédié par les chrétiens de Rome à la Mère de Dieu ; la primauté qu’elle prit dès l’abord, et conserva entre les églises de la Ville et du monde consacrées à Marie, lui fut acquise par les circonstances aussi solennelles que prodigieuses de ses origines.

Es-tu entré dans les trésors de la neige, dans mes réserves contre l’ennemi pour le jour du combat ? disait à Job le Seigneur [14]. Au cinq août donc, pour continuer d’emprunter leur langage aux Écritures [15], à l’ordre d’en haut, les trésors s’ouvrirent, et la neige s envolant comme l’oiseau précipita son arrivée, et sa venue fut le signal soudain des jugements du ciel contre les dieux des nations. La tour de David [16] domine maintenant les tours de la cité terrestre ; inexpugnable en la position qu’elle a conquise, elle n’arrêtera qu’avec la prise du dernier fort ennemi ses sorties victorieuses. Qu’ils seront beaux vos pas dans ces expéditions guerrières, ô fille du prince [17], ô reine dont l’étendard, par la volonté de votre Fils adoré, doit flotter sur toute terre enlevée à la puissance du serpent maudit ! L’ignominieuse déesse qu’un seul de vos regards a renversée de son piédestal impur, laisse Rome encore déshonorée par la présence de trop de vains simulacres. O notre blanche triomphatrice, aux acclamations des nations délivrées, prenez la voie fameuse qu’ont suivie tant de triomphateurs aux mains rougies du sang des peuples ; traînant à votre char les démons démasqués enfin, montez à la citadelle du polythéisme, et que la douce église de Sainte-Marie in Ara cœli remplace au Capitole le temple odieux de Jupiter. Vesta, Minerve, Cérès, Proserpine, voient leurs sanctuaires et leurs bois sacrés prendre à l’envi le titre et les livrées de la libératrice dont leur fabuleuse histoire offrit au monde d’informes traits, mêlés à trop de souillures. Le Panthéon, devenu désert, aspire au jour où toute noblesse et toute magnificence seront pour lui dépassées par le nom nouveau qui lui sera donné de Sainte-Marie-des-Martyrs. Au triomphe de votre Assomption dans les cieux, quel préambule, ô notre souveraine, que ce triomphe sur terre dont le présent jour ouvre pour vous la marche glorieuse !

La basilique de Sainte-Marie-des-Neiges, appelée aussi de Libère son fondateur, ou de Sixte troisième du nom qui la restaura, dut à ce dernier de devenir le monument de la divine maternité proclamée à Éphèse ; le nom de Sainte-Marie-Mère, qu’elle reçut à cette occasion, fut complété sous Théodore Ier [18], qui l’enrichit de sa relique la plus insigne, par celui de Sainte-Marie de la Crèche : nobles appellations que résume toutes celle de Sainte-Marie Majeure, amplement justifiée par les faits que nous avons rapportés, la dévotion universelle, et la prééminence effective que lui maintinrent toujours les Pontifes romains. La dernière dans l’ordre du temps parmi les sept églises sur lesquelles Rome chrétienne est fondée, elle ne cédait le pas au moyen âge qu’à celle du Sauveur ; dans la procession de la grande Litanie au 25 avril, les anciens Ordres romains assignent à la Croix de Sainte-Marie sa place entre la Croix de Saint-Pierre au-dessous d’elle et celle de Latran qui la suit [19]. Les importantes et nombreuses Stations liturgiques indiquées à la basilique de l’Esquilin, témoignent assez de la piété romaine et catholique à son endroit. Elle eut l’honneur de voir célébrer des conciles en ses murs et élire les vicaires de Jésus-Christ ; durant un temps ceux-ci l’habitèrent, et c’était la coutume qu’aux mercredis des Quatre-Temps, où la Station reste toujours fixée dans son enceinte, ils y publiassent les noms des Cardinaux Diacres ou Prêtres qu’ils avaient résolu de créer [20].

Quant à la solennité anniversaire de sa Dédicace, objet de la fête présente, on ne peut douter qu’elle n’ait été célébrée de bonne heure sur l’Esquilin. Elle n’était pas encore universelle en l’Église, au XIIIe siècle ; Grégoire IX en effet, dans la bulle de canonisation de saint Dominique qui était passé le six août de la terre au ciel, anticipe sa fête au cinq de ce mois comme étant libre encore, à la différence du six occupé déjà, comme nous le verrons demain, par un autre objet. Ce fut seulement Paul IV qui, en 1558, fixa définitivement au quatre août la fête du fondateur des Frères Prêcheurs ; or la raison qu’il en donne est que la fête de Sainte-Marie-des-Neiges, s’étant depuis généralisée et prenant le pas sur la première, aurait pu nuire dans la religion des fidèles à l’honneur dû au saint patriarche, si la fête de celui-ci continuait d’être assignée au même jour [21]. Le bréviaire de saint Pie V promulguait peu après pour le monde entier l’Office.

Quels souvenirs, ô Marie, ravive en nous cette fête de votre basilique Majeure ! Et quelle plus digne louange, quelle meilleure prière pourrions-nous vous offrir aujourd’hui que de rappeler, en vous suppliant de les renouveler et de les confirmer à jamais, les grâces reçues par nous dans son enceinte bénie ? N’est-ce pas à son ombre, qu’unis à notre mère l’Église en dépit des distances, nous avons goûté les plus douces et les plus triomphantes émotions du Cycle inclinant maintenant vers son terme ?

C’est là qu’au premier dimanche de l’Avent a commencé l’année, comme dans « le lieu le plus convenable pour saluer l’approche du divin Enfantement qui devait réjouir le ciel et la terre, et montrer le sublime prodige de la fécondité d’une Vierge » [22]. Débordantes de désir étaient nos âmes en la Vigile sainte qui, dès le matin, nous conviait dans la radieuse basilique « où la Rose mystique allait s’épanouir enfin et répandre son divin parfum. Reine de toutes les nombreuses églises que la dévotion romaine a dédiées à la Mère de Dieu, elle s’élevait devant nous resplendissante de marbre et d’or, mais surtout heureuse de posséder en son sein, avec le portrait de la Vierge Mère peint par saint Luc, l’humble et glorieuse Crèche que les impénétrables décrets du Seigneur ont enlevée à Bethléhem pour la confier à sa garde. Durant la nuit fortunée, un peuple immense se pressait dans ses murs, attendant l’heureux instant où ce touchant monument de l’amour et des abaissements d’un Dieu apparaîtrait porté sur les épaules des ministres sacrés, comme une arche de nouvelle alliance, dont la vue rassure le pécheur et fait palpiter le cœur du juste » [23].

Hélas ! quelques mois écoulés à peine nous retrouvaient dans le noble sanctuaire, « compatissant cette fois aux douleurs de notre Mère dans l’attente du sacrifice qui se préparait » [24]. Mais bientôt, quelles allégresses nouvelles dans l’auguste basilique ! « Rome faisait hommage delà solennité pascale à celle qui, plus que toute créature, eut droit d’en ressentir les joies, et pour les angoisses que son cœur maternel avait endurées, et pour sa fidélité à conserver la foi de la résurrection durant les cruelles heures que son divin Fils dut passer dans l’humiliation du tombeau » [25]. Éclatant comme la neige qui vint du ciel marquer le lieu de votre prédilection sur terre, ô Marie, un blanc troupeau de nouveau-nés sortis des eaux formait votre cour gracieuse et rehaussait le triomphe de ce grand jour. Faites qu’en eux comme en nous tous, ô Mère, les affections soient toujours pures comme le marbre blanc des colonnes de votre église aimée, la charité resplendissante comme l’or qui brille à ses lambris, les œuvres lumineuses comme le cierge de la Pâque, symbole du Christ vainqueur de la mort et vous faisant hommage de ses premiers feux.

[1] Eccli. XXIV, 8-11.

[2] Psalm. II.

[3] Psalm. XLIV.

[4] Ibid.

[5] Ibid.

[6] Matth. XXVIII, 18.

[7] Cant. III, 11.

[8] Psalm. LXVII, 13 ; Isai. LIII, 12.

[9] Cant. III, 11.

[10] Cant. VI, 9.

[11] Lectiones IIi Noct. in Dedic. basilicae Salvatoris.

[12] Apoc. XIX, 7-8.

[13] Cimetières de Priscille, de Nérée et Achillée, etc.

[14] Job. XXXVIII, 22-23.

[15] Eccli. XLIII, 14-15,19-20.

[16] Cant. IV, 4.

[17] Cant. VII, 1.

[18] 642-649.

[19] Museum italicum : Joann. Diac. Lib. de Eccl. Lateran. XVI, de episcopis et cardinal, per patriarchatus dispositis ; romani Ordin. XI, XII.

[20] Paulus de Angelis, Basilicae S. Mariœ Maj. descriptio, VI, v.

[21] Pauli IV Const. Gloriosus in Sanctis suis.

[22] L’Avent, page 115.

[23] Le Temps de Noël, t. I, p. 164-166.

[24] La Passion, p. 3o6 ; Station du Mercredi saint.

[25] Le Temps Pascal, t. I, p. 185.


Façade de la basilique Sainte-Marie-Majeure.

Bhx cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Cette fête est indiquée dans le Martyrologe Hiéronymien, mais comme il s’agit d’une solennité purement locale, elle n’apparaît pas dans les Sacramentaires.

L’histoire de la basilique est connue. Son titre primitif était : basilica Sicinini, et Libère dut sans doute simplement l’adapter au culte chrétien comme semblent nous l’attester les gesta Liberii, qui lui attribuent seulement une absis in urbe Roma, in regione V.

Lors des querelles entre l’antipape Ursicinus et Damase, le temple, le 26 octobre 366, fut assiégé par les catholiques, et quand, quelque temps après, en vertu d’un rescrit impérial, il leur fut restitué, il portait encore le nom de son premier fondateur : ubi redditur basilica Sicinini.

Plus tard, Sixte III le fit restaurer de fond en comble :

VIRGO • MARIA • TIBI • XYSTVS • NOVA • TECTA • DICAVI

Il orna l’abside et les murs de ces intéressantes scènes en mosaïques représentant la vie du Christ.

A ce jour est assignée la messe votive de Beata, qu’au moyen âge, en de nombreux chapitres et abbayes, on chantait quotidiennement en l’honneur de la sainte Mère de Dieu.

L’introït est le même que le 2 juillet.

Prière. — « Donnez à vos serviteurs, Seigneur, une stable intégrité d’âme et de corps, et par les glorieuses prières de la bienheureuse Vierge Marie, faites que, ayant surmonté les calamités présentes, nous arrivions à l’éternelle joie ». Comme les sollicitudes maternelles s’étendent à tous les besoins de l’enfant, corps, âme, nécessités morales, etc., aujourd’hui nous mettons-nous tout entiers entre les mains charitables de Marie, lui demandant, non moins la joie spirituelle — qui est un fruit de l’Esprit Saint — que l’intégrité et la vigueur du corps, dont la conservation est due en grande partie à la pureté.

La lecture est tirée de l’Ecclésiastique (XXIV, 14-16). L’éloge du Christ, Sagesse éternelle, est appliqué aussi à Celle qui, l’ayant porté dans son sein, mérita le titre de Sedes Sapientiae. Pour cette raison, Marie partage la souveraineté du Christ sur le peuple élu qui est la famille chrétienne, à qui la Vierge distribue, à titre de reine, de mère et de médiatrice, les trésors de la Rédemption.

Le répons et l’Évangile sont les mêmes que le 16 juillet. Le verset alléluiatique, que le compositeur grégorien a revêtu d’une splendide mélodie, est le suivant : « Après l’enfantement, ô Vierge, votre virginité demeura intacte. Mère de Dieu, intercédez pour nous ».

Non seulement elle demeura immaculée, mais la maternité divine consacra la virginité sans tache de Marie ; car si grande fut la joie qui inonda son âme au moment de l’Incarnation divine, et le Christ attira à soi l’esprit de sa mère par des liens de dilection si forts, que le corps et l’âme de Marie furent en cet instant définitivement consacrés à Dieu seul.

L’antienne pour l’offrande des oblations est commune au quatrième dimanche de l’Avent. Pour la confusion des hérésies futures, Dieu lui-même a voulu nous dicter notre prière à Marie. Comme elle est la Reine des hommes et des anges, II a disposé que, dans la composition de l’Ave, l’Archange et Élisabeth se mettraient d’accord. Celui-là représentait les cohortes célestes saluant Marie victorieuse de l’esprit apostat ; celle-ci, mère du plus grand des fils de la femme, personnifiait l’humanité tout entière qui saluait en Marie une nouvelle et meilleure Ève, la vraie mère des vivants.

Sur les oblations. — « Que votre miséricorde, Seigneur, sollicitée par les prières de la bienheureuse Vierge Marie, fasse que cette oblation nous assure avec abondance la prospérité et la paix, maintenant et dans l’éternité ». Comme Marie au pied de la croix s’unit au Pontife éternel pour offrir au nom de l’humanité le sacrifice de la Rédemption, maintenant encore sa maternelle prière s’unit à celle du prêtre et du peuple fidèle près du saint autel.

Voici l’antienne pour la Communion, inspirée de la lecture évangélique de ce jour : « Bienheureux le sein de la Vierge Marie qui porta le Fils du Père éternel ». Ce sont les paroles d’une femme, rapportées par le saint Évangile. Non moins heureux d’ailleurs sont ceux qui reçoivent Jésus dans leur cœur par la sainte Communion et gardent son verbe de vie.

Après la Communion. — « Faites, Seigneur, que tous ceux qui viennent de participer au remède du salut éternel soient toujours et partout protégés par la bienheureuse Vierge Marie, en l’honneur de qui nous avons offert aujourd’hui ce sacrifice à votre éternelle Majesté ». Après la sainte Communion, Marie nous regarde avec plus d’amour et de tendresse, parce qu’elle voit en nous quelque chose qui lui appartient ; elle estime que le sang de Jésus qui empourpre notre visage et nos lèvres établit comme un lien sacré de parenté avec elle.

Nous rapportons, en l’honneur de la sainte Vierge, ce magnifique poème qui, dans les manuscrits, porte le titre suivant : Andreae oratoris, de Maria Virgine, ad Rusticianam carmen. Rusticiana est la femme de Sévérinus Boethius (Boèce).


Façade de la basilique Sainte-Marie-Majeure.


Virgo parens hac luce Deum virumque creavit,
Gnara puerperii, nescia coniugii.
Obtulit haec iussis uterum, docuitque futuros
Sola capax Christi quod queat esse fides.
Credidit et tumuit, Verbum pro semine sumpsit,
Sepserunt magnum parvula membra Dominum.
Fit fabricator opus, servi rex induit artus,
Mortalemque domum vivificator habet.
Ipse sator semenque, sui matrisque creator ;
Filius ipse hominis, qui pater est hominum.
Affulsit partus, lucem lux nostra petivit,
Hospitii linquens hostia clausa sui.
Virginis et Matris, servatur gloria consors,
Mater dans hominem, noscere Virgo Deum.
Unius colitur duplex substantia Nati :
Vir Deus, haec duo sunt unus, utrumque tamen.
Spiritus huic Genitorque suus sine fine cohaerent,
Triplicitas simplex, simplicitasque triplex.
Bis genitus, sine Matre opifex, sine Patre redemptor,
Amplus utrisque modis, amplior unde minor.
Sic voluit nasci, domuit qui crimina mundi,
Et mortem iussit mortuus ipse mori.
Nostras ille suo tueatur numine vitas,
Protegat ille tuum, Rusticiana, genus.
(Protegat ille tuum, Gregori praesulem genus.).

La Vierge-Mère a donné le jour à l’Homme-Dieu ;
Elle a connu l’enfantement, ignoré le mariage.
Aux ordres divins elle a prêté son sein, enseignant à la postérité
Que seule la foi peut posséder le Christ.
Elle a cru et conçu, ensemencée du Verbe :
Ses membres chétifs ont contenu le Seigneur très grand.
Le Créateur se fait créature, le Roi prend le corps d’un serviteur,
Et dans une demeure mortelle réside l’Auteur de la vie.
Il est semeur et semence, son auteur et celui de sa Mère ;
Fils de l’homme, Lui, Père des hommes.
A sa naissance glorieuse, notre lumière est venue au jour,
Laissant portes closes son asile.
Vierge et Mère, ces deux gloires demeurent associées :
Mère, elle enfante l’Homme ; Vierge, elle connaît Dieu.
Dans l’unique Fils, nous adorons deux natures :
Homme, Dieu, ces deux n’en font qu’un, les deux sont cependant vrais.
Son Esprit et son Père lui sont unis à jamais,
Trinité simple et trine simplicité.
Deux fois engendré, comme Créateur sans mère, comme Rédempteur sans père,
De part et d’autre il est grand, d’autant plus grand qu’il s’abaisse.
Ainsi voulut naître le vainqueur des crimes de ce monde,
Qui, mourant, contraignit la mort à mourir.
Que, par sa puissance, il protège nos vies. Qu’il protège, ô Rusticiana, votre race.

Ce beau chant du Ve siècle servit par la suite pour une image de la sainte Vierge, dans la maison de saint Grégoire le Grand, et alors on retoucha — invita Minerva — le dernier vers.


Le chevet de la basilique avec l'obélisque de l'Esquilin

Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique

Marie est Mère de Dieu.

« A Rome, sur le mont Esquilin, Dédicace de la Basilique Sainte-Marie aux Neiges ». Cette basilique, une des plus importantes de Rome, est un sanctuaire qui intéresse grandement la piété de l’Église romaine. La dédicace d’une cathédrale ou d’une église paroissiale reste une fête locale ; la dédicace des églises-mères de la chrétienté (le Latran, Saint-Pierre, Saint-Paul, Sainte-Marie-Majeure) se célèbre, au contraire, dans l’univers entier, en signe de la communion de tous les fidèles avec Rome. Sainte Marie-Majeure est une des grandes stations du calendrier liturgique où nous nous rendons plusieurs fois tous les ans par la pensée (à Noël, à Pâques, aux mercredis des Quatre-Temps).

1. Dédicace de Sainte-Marie-Majeure. — Ce sanctuaire, primitivement appelé Basilica Sicinini, remonte à l’époque constantinienne. L’histoire de sa fondation repose sur une légende dont on ne trouve pas trace avant le moyen âge. En voici les épisodes d’après le bréviaire : « Sous le pontificat du pape Libère (352-366), le patrice romain Jean et son épouse, étant tous deux sans enfants, décidèrent de donner leur héritage à la Très Sainte Vierge en la suppliant ardemment de leur faire connaître, d’une manière ou d’une autre, à quelle œuvre pieuse devaient employer leurs richesses. Marie écouta leur prière et y répondit par un miracle. Le 5 août, à l’époque des grandes chaleurs à Rome, une partie du mont Esquilin fut couverte de neige durant la nuit. Cette même nuit, les pieux époux eurent un songe pendant leur sommeil, et la Mère de Dieu les avertit séparément d’élever une église qui lui serait dédiée à l’endroit qu’ils verraient couvert de neige : ainsi voulait-elle être instituée leur héritière. Le patrice Jean rapporta la chose au pape Libère qui avait eu la même vision. Celui-ci se rendit alors processionnellement, accompagné de son clergé et du peuplé, à la colline couverte de neige, et y détermina l’emplacement de l’église ».

La basilique fut reconstruite sous le pontificat de Sixte III (431-440) qui la dédia (432) à Marie, dont le Concile d’Éphèse (431) venait de proclamer le titre de Mère de Dieu. L’abside et les murs du nouvel édifice furent ornés de mosaïques représentant la vie du Sauveur. A la fin du quatrième siècle, on y avait bâti une grotte à l’image de la Grotte de Bethléem ; de là le nom de Sainte-Marie-à-la-Crèche qu’on lui donne aussi. C’était Bethléem que les fidèles de Rome croyaient retrouver en ce temple. On l’appelle encore : Basilique Libérienne (du nom du pape qui. l’a construite), Sainte-Marie-Majeure (en raison de son importance), et Sainte-Marie-aux-Neiges (d’après la légende de son origine).

2. La Messe (Salve Sancta). — Contrairement à l’usage habituel, la liturgie utilise aujourd’hui, non pas l’Office de la Dédicace, mais l’office de la Sainte Vierge avec la messe si connue du commun : Salve Sancta Parens.

3. Un hommage à Marie, Mère de Dieu. — Comme nous l’avons déjà dit, la basilique Sainte-Marie-aux-Neiges fut dédiée à la Très Sainte Vierge en souvenir des mémorables assises du Concile d’Éphèse. L’année jubilaire 1931 nous a rappelé l’importance de ce concile, et nous a permis de mieux comprendre le beau titre de « Mère de Dieu » qui fut alors solennellement décerné à Marie. Il est facile de remarquer que la pensée dominante du culte liturgique de Marie est celle de la maternité divine, et c’est grâce à cela que ce culte est toujours resté essentiellement Christocentrique. Tandis que la dévotion populaire à la Très Sainte Vierge tournait souvent à la mièvrerie et au sentimentalisme, isolait pour ainsi dire Marie dans un temple où elle occupait la première place, la dévotion mariale liturgique n’a jamais cessé d’être un culte rendu à Dieu et au Christ. La maternité divine y a toujours été le trait d’union entre Marie et Jésus. Il suffit pour nous en convaincre de parcourir les leçons de Matines et les textes de la messe du commun des fêtes de la sainte Vierge : le Christ y est toujours le centre, et Marie, la « Mère de Dieu ».

Citons seulement cinq passages de la messe d’aujourd’hui ; tous redisent le même thème : « Dei Genitrix ».

A l’Introït, nous adressons notre hommage à la Mère du Souverain Seigneur du monde par ces beaux vers du poète Sedulius, manifestement écrits dans l’enthousiasme du grand événement d’Éphèse : « Salut, ô sainte Mère ; Vierge qui avez enfanté le Roi qui régit le ciel et la terre dans les siècles ; des siècles ! »

Au Graduel, nous chantons la maternité virginale de Marie : « Vierge, Mère de Dieu, Celui que tout l’univers ne peut contenir s’est enfermé, s’étant fait homme, en ton sein ».

A l’Alléluia, « Après l’enfantement tu es demeurée Vierge sans tache : Mère de Dieu, intercède pour nous ! »

A l’Offertoire, nous redisons au Sauveur et à Marie la salutation angélique.

A la Communion, nous chantons ces paroles si expressives : « Heureuses les entrailles de la Vierge Marie, qui ont porté le Fils du Père éternel ! »

Efforçons-nous donc d’acquérir envers Marie une dévotion solide et profonde, appuyée sur le dogme, et Christocentrique ; et, pour cela, entretenons une foi très vive en son titre de « Mère de Dieu ».



Dédicace de Sainte-Marie-Majeure : le miracle de la neige en été

Angélique Provost | 05 août 2017

Le 5 août, l’Église fête la dédicace de Sainte-Marie-Majeure (Santa Maria Maggiore), à Rome. Elle est, après la basilique de Saint-Pierre et celle du Latran, la plus ancienne et somptueuse basilique romaine, d’où son nom de « Majeure ». Cependant, elle possède un autre nom, et une histoire des plus singulières…

En l’an 356, sous le pontificat du pape Libère, vit à Rome un pieux notable prénommé Jean. Son grand malheur, et celui de sa femme, est de ne pas avoir de descendance. Les années passant et leur espérance de nouveau-né n’étant pas exaucée, ils se résignent et, en signe d’acceptation de la volonté divine, offrent tout ce qu’ils possèdent à la Vierge Marie. Avec cela, ils redoublent de piété, de jeûne, de prières, afin de mieux discerner la volonté de Dieu pour leur existence, et la nature du don qu’Il attend d’eux.
Puis un jour, le miracle se produit : Marie répond à leur piété filiale en se manifestant dans un songe. Elle vient leur signifier sa volonté : elle attend d’eux qu’ils œuvrent à la construction d’une église à sa louange. « Ainsi voulait-elle être instituée leur héritière », dit le bréviaire du jour. Elle devra se trouver sur le mont Esquilin, et afin qu’il n’y ait pas de doute possible sur l’emplacement que la mère de Dieu avait choisi, elle décide de le leur indiquer par une chute de neige. Rien de miraculeux ? Au détail près que tout ceci a lieu dans la nuit du 4 au 5 août, en plein pays méditerranéen !
Au réveil Jean et de sa femme échangent leurs songes, et sont heurtés par leur exacte similitude. Ils s’empressent alors de se rendre au lieu dit, et là où se trouve désormais la basilique Sainte-Marie-Majeure, ils voient un manteau de neige, résistant au soleil.
Un songe partagé par le pape
Conscients dès lors que c’est bien là une intervention divine et pas seulement un rêve, ils décident aussitôt d’aller à la rencontre du pape pour lui faire part des faits. Celui-ci n’est pas même surpris, puisque la Sainte Vierge avait pris soin de lui apparaître dans le même songe, la même nuit. Peuple et clergé sont alors assemblés en procession jusqu’au lieu du miracle où chacun découvre, avec une joie et un étonnement sans nom, une couche de neige dont les dimensions ne sont ni plus grandes, ni plus petites que celles d’une vaste église.
Les travaux débutent peu de temps après, aux frais de Jean et de sa femme, selon les plans que nous lui connaissons aujourd’hui. Elle est alors baptisée Sancta Maria ad Nives, Sainte-Marie aux Neiges. Elle a par la suite plusieurs noms : basilique de Libère, puis Sainte-Marie de la Crèche, en raison du somptueux reliquaire qu’elle possède encore et qui contient les restes de ce qui servit de premier berceau au Sauveur du monde, qui furent rapportés de Bethléem. Elle prend enfin le nom de Sainte-Marie-Majeure, comme un titre de gloire mérité par son ancienneté et sa splendeur indéniable.
SOURCE : https://fr.aleteia.org/2017/08/05/dedicace-de-sainte-marie-majeure-le-miracle-de-la-neige-en-ete/


Saints couronnant la façade de la basilique Sainte-Marie-Majeure.


Au lendemain du Concile d' Éphèse (en 431), le Pape Sixte III consacra la Basilique Sainte Marie Majeure de Rome.

Il s'agit de la plus ancienne des églises d'Occident dédiée à la Très Sainte Vierge Marie, la Mère de l'Église.

La Fête de ce jour vient nous redire à tous que l'Église manifeste et indique l'intercession toute puissante de Marie et elle incite tous les hommes à prier Jésus avec Elle et par Elle qui Lui fut si étroitement liée et si fermement attachée!

Nous savons et reconnaissons -comme le disait le Pape Saint Jean-Paul II- que :



"La Vierge sans péché est l'Amie des pécheurs... comme Le Christ qui mangeait et vivait au milieu d'eux, Lui le Saint de Dieu.



C'est la Bonne Nouvelle qu'Elle redit à ce monde, à chacun de nous. Il est possible, il est bienfaisant, il est vital de trouver, de retrouver le Chemin de Dieu".

(Pape Saint Jean-Paul II, à Lourdes, le 14 Août 1983).




Le Saint Curé d' Ars (+ 4 Août 1859), que nous avons célébré hier, aimait dire à ses paroissiens :



"Lorsque nos mains ont touché des aromates, elles embaument tout ce qu'elles touchent; faisons passer nos prières par les Mains de la Sainte Vierge, Elle les embaumera" et les rendra ainsi agréables au Seigneur.


Aujourd'hui, en étroite union spirituelle avec notre Pape et à dix jours de fêter l'Assomption Glorieuse de notre Dame, il nous est bon de nous tourner vers la Vierge Marie qui fut si humble aux yeux des hommes et si Grande aux yeux de Dieu pour lequel Elle Se rendit si disponible :



par le "Oui" que notre Dame offrit au Père, le jour de l'Annonciation, l'humanité allait commencer à retrouver le Chemin de la Demeure éternelle dont Adam et Eve s'étaient détournés.


Notre Dame accompagne désormais la vie de l'Église de cette Terre, en route vers la Jérusalem Nouvelle; Notre Dame accompagne aussi, comme une Mère attentive et bienveillante notre itinéraire de Foi :

c' est donc en toute confiance, sans aucune hésitation, mes frères, que nous nous tournons en ce jour vers notre Mère du Ciel et nous Lui disons :




La mosaïque de l'abside de Jacopo Torriti, XIIIe siècle



Ô MARIE,
MÈRE BIEN-AIMÉE,
POSE TON DOUX REGARD SUR NOUS TOUS,
DISCIPLES DE JÉSUS, RELIGIEUSES ET PRÊTRES;
POSE TON DOUX REGARD,
MÈRE CHÉRIE,
SUR NOS FAMILLES, NOTRE PAYS
ET LE MONDE ENTIER POUR LEQUEL TON FILS JÉSUS
A VOULU NAITRE ET MOURIR UN JOUR DE NOTRE HISTOIRE.
Ô MARIE,
CONÇUE SANS PÉCHÉ,
CHEF D’ŒUVRE DU CRÉATEUR,
AIDE-NOUS A RESPECTER ET A PROTÉGER LA VIE DE TOUT HOMME
QUI VIENT EN CE MONDE, DE SON DÉBUT JUSQU' A SA FIN NATURELLE.
Ô MARIE,
VOIS LES DIFFICULTÉS QUI NOUS ASSAILLENT,
LES DANGERS QUI NOUS MENACENT,
LES SOUCIS QUI NOUS ENVAHISSENT ET ONT TÔT FAIT
DE NOUS FAIRE PERDRE PIED ET DE DOUTER
DE L'AMOUR DE DIEU :
TOI, MÈRE DE MISÉRICORDE,
SERVANTE FIDÈLE ET OBÉISSANTE DU SEIGNEUR,
PRIE POUR NOUS ET AVEC NOUS
ET GARDE-NOUS FERMEMENT ATTACHES A
JÉSUS,
TON FILS ET TON DIEU,
LUI L'ESPÉRANCE ET LA JOIE DE NOTRE MONDE,
LUI, L'AMOUR DE NOTRE VIE!
Ô MÈRE BIEN-AIMÉE,
QUE RIEN, SUR CETTE TERRE ET DEMAIN, DANS LE CIEL,
NE NOUS SÉPARE DE TON FILS!
AMEN.

Matthias Grünewald. Fondation de Santa Maria Maggiore

Sainte Marie Majeure : le « miracle de la neige » célébré le 5 août

CITE DU VATICAN, Mardi 29 juillet 2003 (ZENIT.org) – La fête de la dédicace de la basilique Sainte-Marie-Majeure sera célébrée comme chaque année le 5août: le « miracle de la neige » se serait produit dans la nuit du 4 au 5 août 358 là où se dresse le monument marial, rappelle aujourd’hui le Vatican Information Service (www.vatican.va). La basilique est le premier édifice dédié à la Vierge Marie en Occident.


JUILLET 29, 2003 00:00ZENIT STAFF EGLISES LOCALES

Le « miracle » est relaté par un bas-relief de la chapelle de la Vierge à l’intérieur de la basilique.

Selon un communiqué du chapitre de la basilique, plusieurs conférences prépareront à la fête de la dédicace de la basilique libérienne (5 août), données par le cardinal Francesco Mario Pompedda, préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, par le cardinal Sergio Sebastiani, président de la Préfecture pour les Affaires économiques du Saint-Siège (APSA), et par le Cardinal Virgilio Noè.

Le lendemain, le cardinal Carlo Furno, archiprêtre de la basilique, célébrera une Messe pontificale au cours de laquelle, comme aux vêpres qui suivront, on assistera à la pluie de pétales de fleurs depuis le toit de l’édifice, en souvenir du « miracle » de 358.

Selon la tradition, la Vierge Marie serait apparue en songe à deux Romains, Jean, un patricien, et son épouse, ainsi qu’au pape Libère (352-366), demandant la construction d’une église en son honneur.
Une chute de neige aurait délimité l’aire d’édification d’un premier sanctuaire: un vrai miracle météorologique, à Rome, au mois d’août!

Presqu’un siècle plus tard, après la proclamation de Marie, Mère de Dieu, par le Concile d’Éphèse (431), le pape Sixte III (432-440) fit édifier la basilique actuelle.

Sainte-Marie-Majeure, qui est également appelée Sainte-Marie-de-la-Neige mais dont le nom primitif est Basilique libérienne, en souvenir du pape Libère, renferme notamment les reliques traditionnelles de la Crèche de Bethléem et l’icône de Marie “Salut du peuple romain” (“Salus Populi Romani”), particulièrement vénérée par les Romains et que la tradition attribue à l’évangéliste saint Luc.

Le chevet de la basilique avec l'obélisque de l'Esquilin

INTRODUCTION

La Basilique Patriarcale de Sainte Marie Majeure est un authentique bijou riche en beautés d'une valeur inestimable. Elle domine la ville de Rome depuis prés de seize siècles: temple mariale par excellence et berceau de la civilisation artistique, représente une référence pour les cives mundi qui arrivent de toute les parties du globe dans la Ville Éternelle pour y apprécier ce que la Basilique offre à travers sa monumentale grandeur.

Seule, des majeures basiliques de Rome, à avoir conservé les structures originales de son temps et enrichies d'ajouts, en son intérieur quelques particularités qui la rende unique: les mosaïques de la Nef centrale et l'Arc de triomphe qui remonte au V siècle apr. J.C., réalisé durant le pontificat de Sixte III (432-440) et de ceux de l'Abside dont l'exécution fut confiée au moine Fransiscain Jacopo Torriti sur ordre de Pape Nicolas IV (1288-1292); le plancher "cosmatesco" offert par les cavaliers Scoto Paparone et fils dans les années 1288; le plafond à caissons en bois doré dessiné par Giuliano San Gallo (1450); la Crèche du XIII siècle de Arnolfo di Cambio; les nombreuses chapelles (celle de Borghese à celle de Sistina, de la chapelle Sforza à celle de Cesi, de celle du Crucifix à la presque disparue de Saint Michel); le Maître-autel œuvre de Ferdinando Fuga et successivement enrichi par le génie de Valadier; finalement, la Relique du Sacré Berceau et le Baptistère. Chaque colonne, chaque cadre, chaque sculpture, chaque tasseau de cette Basilique résument l'histoire et les sentiments religieux.

Du pèlerin fidèle en prière au simple passionné d'art, ému par les œuvres des génies artistiques, ils pourront goûter les émotions que ces lieux aussi sacré leurs offriront. La rencontre avec la Basilique Libérienne, nom du Pape Liberio, est une expérience qui enrichit humainement et spirituellement: il n'est pas rare, en effet, de surprendre les visiteurs en attitude d'admiration devant l'imposante beauté de ses œuvres, d'autre part de constater la dévotion de toutes ces personnes devant l'image de Marie, ici vénérée avec le doux nom de "Salus Populi Romani", cherchent du réconfort et du soulagement. Le 5 août de chaque année est évoqué, à travers une célébration solennelle, le "Miracle de la Neige" face aux participants émus une pluie de pétales blancs tombe du plafond recouvrant l'hypogée en créant presque une union idéale entre l'assemblée et la Mère de Dieu.

Le Saint Père Giovanni Paolo II à partir du début de son pontificat a voulu qu'une lampe brûle jour et nuit sous l'icône de la Salus, en témoignage de sa grande dévotion pour la Vierge. Le même Pape, le 8 décembre de 2001, a inauguré une autre perle précieuse de la Basilique: le Musée, le lieu où la modernité des structures et l'antiquité des chef-d'œuvres exposés offrent au visiteur un "panorama" unique. Les nombreux trésors dans le même contenus rendent Ste Marie Majeure un lieu où art et spiritualité se fondent dans une parfaite union, en offrant aux visiteurs des émotions uniques propres aux grandes œuvres de l'homme inspirées par Dieu.


LA FACADE

Oeuvre magnifique de Ferdinando Fuga (1741), exposée à sud avec un portique à cinq ouvertures en bas et trois dans la loge supérieure, recouvre les mosaïques du XIII de l'ancienne façade. Enchâssés comme un bourgeon précieux dans ce cadre suggestif, ils représente la naissance de la Basilique ainsi que Marie la très Sainte, apparue dans un rêve à Pape Liberio et au patricien romain Giovanni, qui inspire le lieu là où on aurait dû ériger son temple. Là un événement exceptionnel aurait appuyé la volonté divine: le 5 août de l'an 358, en effet, une chute de neige recouvrit le Col Esquilin et sur la neige fraiche le Pape traça le périmètre de la future Basilique.

L'auteur sera Filippo Rusuti et les mosaïques accueillent les visiteurs dans toute leur majesté en suscitant les émotions qui rapprochent l'homme à la grandeur de Dieu. Pour jouir pleinement de ces joyaux seule une visite appropriée et guidée peut satisfaire les visiteurs contemplant ces œuvre d'art. Soit pour la Loge qui pour la Façade fait reconnaître Fuga, goût baroque et pictural uni à un vivant sens spatial, le conduisant dans son travail architectural dans lequel, aux cinq pièces au dessous qui donnent accès au portique, qui correspondent aux trois de la Loge supérieure; un jeu de vides qui soulage la lourdeur des colonnes abondantes en grappes, des arcs en plein centre, des chapiteaux, des frontons, des cadres, des guirlandes, des amours, des statues qui représentent ST. Charles, le B. Albergati, les Saints Pontifes. Entre eux, presque élevée dans le ciel, siège celle de la Vierge et l'Enfant. Les artistes qui ont travaillé furent Lironi, Bracci, Maini, Slodtz, Della Valle et autres. La première pierre fut posée par Benoît XIV le 4 Mars 1741: cette Façade, qui laisse entrevoir le jeu polychrome, le scintillement du mur en mosaïque situé derrière, resulte presque une chapelle, plastiquement senti. Les travaux sur la chapelle et à l'intérieur du temple se terminèrent en 1750.



Sur toute la restauration, Pape Lambertini laissa tomber un bon mot: "Il crut que nous étions des entrepreneurs de théâtre parce qu'elle ressemble à une salle de danse". L'architecture des deux palais latéraux est à droite de Ponzio (1605), et à gauche de Ferdinando Fuga (1743), construit après 138 ans pour uniformiser la façade de la Basilique. Les deux anges posés sur la grille centrale sont: la Vierge, œuvre de Maini, et l'Humilité œuvre des Bras.
La Basilique de Sainte Marie Majeure, située sur le sommet du col Esquilin, est une des quatre Basiliques patriarcales de Rome et est la seule qui ait conservée les structures paléochrétiennes. La tradition veut que fut la Vierge à indiquer et inspirer la construction de sa demeure sur l'Esquilin. En apparaissant dans un rêve au patricien Jean et au pape Liberio, elle demanda la construction d'une église en son honneur, dans un lieu qu'elle aurait miraculeusement indiqué. Le matin du 5 août, le col Esquilin apparut couvert de neige. Le pape traça le périmètre de la nouvelle église et Jean pourvut à son financement. De cette église il n'y a, à ce jour, aucun vestige mis en évidence par le fouilles, si pas un pas du Liber Pontificalis où on affirme que le pape Liberio "Fecit basilicam nomini suo iuxta Macellum Liviae". Même les récentes fouilles sous l'actuelle basilique, ont permis de mettre même à jour d'importants vestiges archéologiques comme le superbe calendrier du II-III siècle apr. J.C. ainsi que les restes des murs romains partiellement visibles lors de la visite du musée, mais rien de l'ancienne construction. Le clocher, de style roman de la renaissance, de 75 mètres de hauteur, est le plus haut de Rome. Il a été construit par Grégoire XI lors de son retour d'Avignon à Rome au sommet de celui-ci on été installées cinq cloches. L'une d'elle, la "dispersée", répète chaque soir a vingt-et-un heures, par un son unique, l'appel à tous les fidèles. En passant par le portique, sur la droite, se trouve la statue de Philippe IV d'Espagne, bienfaiteur de la Basilique. L'esquisse de l'œuvre, qui a été réalisée par Girolamo Lucenti au XIII siècle, est de Gian Lorenzo Bernini.

Au centre, la grande porte en bronze réalisée par Ludovico Pogliaghi en 1949, avec des épisodes de la vie de la Vierge, des prophètes, des Évangélistes et quatre femmes que dans l'Ancien Testament préfigureront la Vierge. À gauche la Porte Sainte, bênie par Jean Paul II le 8 décembre du 2001, portée à son accomplissement par le sculpteur Luigi Mattei et offerte à la basilique des Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Au centre le Christ renaissant, le modèle représente l'homme au Suaire, qui apparaît à Marie, représentée comme la Salus Populi Romani. En haut à gauche l'Annonciation au puits, épisode tiré de l'Évangile apocryphe, à droite la Pentecôte. En bas dans le côté gauche,le Concile d'Éphèse, qui établit Marie comme THEOTÒKOS, à droite le Concile du Vatican II qui la voulut Mater Ecclesiae. Les armes de Jean Paul II et sa devise sont représentées dans la partie haute, les deux du bas appartiennent au Cardinal Furno, archiprêtre de la Basilique, et de l'ordre du Saint-Sépulcre. L'actuelle basilique remonte au V siècle après J.C. Sa construction est liée au Concile d'Éphèse du 431 après J.C. qui proclama Marie Theotòkos, Mère de Dieu, voulu et financé par Sixte III, Évêque de Rome. En entrant, on est impressionné devant l'étendue de sa splendeur, de ses marbres et la richesse des décorations; l'effet monumental et grandiose est surtout dû à la forme de la structure de celle-ci et à l'harmonie régnant dans les éléments de son architecture.



Construite en suivant les canons du "rythme élégant" de Vitruve, la basilique est divisée en trois nefs par deux files de précieuses colonnes sur lesquelles court un artistique ensemble ininterrompu vers l'abside de deux arcs réalisés à la construction de la Chapelle Sixtine et Paoline. Entre les colonnades et le plafond, les murs à l'origine ajourés par des grandes fenêtres, à ce jour seul la moitié a été conserve en état, les autres ont été murées. Aujourd'hui, par les fenêtres existantes, on peut admirer des fresques qui représentent l"Histoire de la vie de Marie". Au-dessus des fenêtres et des fresques, une frise en bois décoré d'exquises entailles représentants une série de taureaux chevauchées d'amours s'unissant au cadre du plafond. Les taureaux sont le symbole des Borgia et les armes de Callixte III et Alexandre VI, les deux papes Borgia, se détachent au centre du plafond. Il n'est pas bien clair de ce que fut la contribution de Callixte III à la réalisation de cette œuvre, certes celui qui la réalisa fut Alexandre VI, il y posa son empreinte lorsqu'il était encore archiprêtre de la Basilique: le plafond fut dessiné par Giuliano de Sangallo et complété par son frère Antonio.

La tradition veut que la dorure ait été réalisée avec la première arrivée d'or provenant d'Amérique offert par Isabelle et Ferdinand d'Espagne à Alexandre VI. A nos pieds s'étant comme un merveilleux tapis le plancher en mosaïque réalisée par les maîtres marbriers Cosma et offert à Eugène III au XII siècle, par Scoto Paparoni et son fils Jean, deux nobles romains. L'harmonie de Sainte Marie Majeure est due en particulier aux splendides mosaïques de la nef du V siècle, voulue de Sixte III se développant le long de la nef central et sur l'arc de triomphe. Les mosaïques de la nef centrale reprennent quatre cycles d'Histoire Sacrée, dans leurs ensemble les protagonistes de celles-ci sont Abraham, Jacob, Moïse et Josué, qui veulent témoigner de la promesse de Dieu au peuple Hébreu d'une terre et son aide à la rejoindre. Le récit, qui ne suit pas un ordre chronologique, se developpe sur le mur de gauche prés de l'arc de triomphe avec le sacrifice sanglant de Melchisedek, roi-prêtre. Sur ce panneau ressort fortement l'influence iconographique romaine. Melchisedek, représenté dans une pose d'offrant, et Abraham, en toge sénatoriale, rappellent le groupe équestre du Marc-Auréle.

Les panneaux suivants illustrent des épisodes de la vie d'Abraham antérieurs au premier panneau. Cela, a fait croire que chaque panneau était fin en soi, cela jusqu'à ce qu'une étude plus approfondie des mosaïques arrive à la conclusion que la décoration fut étudiée et voulue. Le panneau avec Melchisedek sert à raccorder les mosaïques de la nef avec ceux de l'arc de triomphe où est recomptée l'enfance du Christ roi et prêtre. Ensuite est entamé le récit sur Abraham, personnage le plus important de l'Ancien Testament, celui auquel Dieu promet une "nation grande et puissante"; avec Jacob, à qui Dieu confirme la promesse faite à Abraham; que Moïse va libérer le peuple de l'esclavage dans lequel il était né en le rendant "peuple élu"; avec Josué qui le mènera en terre promise. Le chemin se termine avec deux panneaux, réalisés et peints en fresque au temps des restaurations voulues par le Cardinal Pinelli, qui représentent David qui mène l'Arche de l'Alliance à Jérusalem et le Temple de Jérusalem édifié par Salomon. Il est dans la lignée de David qui naîtra Christ, l'enfance duquel est illustré et tiré à travers les épisodes de l'Évangile apocryphe, dans l'arc de triomphe. En 1995 Jean Hajnal a réalisé un nouveau vitrail dans la rosace de la façade principale. Elle représente l'affirmation du Concile du Vatican II, où Marie, élevée fille de Sion, represente l'anneau de conjonction entre l'Église du Vieux Testament, représentée par le candélabre à sept branches, et du Nouveau, symbolisée par le calice de l'Eucharistie. L'arc de triomphe se compose de quatre registres: en haut à gauche l'Annonciation, dans laquelle Marie est vêtue comme une princesse romaine, avec en main le fuseau avec lequel elle tisse le voile en pourpre destiné au temple dont elle était la servante. Le récit se poursuit avec l'annonce à Joseph, l'adoration des rois Mages et le massacre des innocents. Sur ce panneau il est presque obligatoire d'observer la figure avec le manteau bleu qui donne les épaules aux autres femmes: elle est Sainte Elisabeth qui fuit avec St. Jean dans ses bras.

À droite la présentation au Temple, la fuite en Egypte, la rencontre de la Sacrée Famille avec Afrodisio, le gouverneur de la ville de Sotine. Selon un Évangile apocryphe, lorsque Jésus arrive fugitif à Sotine, en Egypte, les 365 idoles du capitolium tombent. Afrodisio terrifié par le prodige en se rappelant la fin du Pharaon, va avec son armée à la rencontre de la Sacrée Famille et adore l'Enfant en lui reconnaissant la divinité. Le dernier panneau représente les Mages en présence de Hérode. Aux pieds de l'arc les deux villes de Bethléem à gauche et de Jérusalem à droite. Si Behtléem est le lieu où Jésus naît et où se produit sa première Épiphanie, Jérusalem est la ville où il y meurt et ressuscite (est un lien avec la crainte de l'apocalypse de sa venue définitive à la fin des temps, mis en évidence par le trône vide au centre de l'arc, trône ou s'appuient Pierre et Paul, le premier appelé par Jésus Christ à répandre la "Bonne nouvelle" entre les hébreux, l'autre entre les Gentils et les païens). Tous ensemble formeront l'Église dont Pierre est guide et Sixte III son successeur. Puisque tel est comme "episcopus plebi Dei" revient à lui de mener le peuple de Dieu vers Jérusalem céleste. Au XIII siècle Nicolas IV, premier Pape franciscain, décide d'abattre l'abside originale et de construire l'actuel en la reculant de quelque mètre, en tirant entre elle et l'arc un transept pour le choeur. La décoration de l'abside fut exécutée par le franciscain Jacopo Torriti et les travaux furent payés par les Cardinaux Jacques et Pierre Colonna. La mosaïque de Torriti se divise en deux parties distinctes: dans la cavité absidale il y a le couronnement de la Vierge, dans la bande au dessous sont représentés les instants les plus importants de sa vie. Au centre de la cavité, renfermés dans un grand cercle, Christ et Marie sont assis sur un grand trône représenté comme un divan oriental. Le Fils pose sur le chef de la Mère la couronne ornée de pierres précieuses. Dans cette mosaïque Marie n'est pas vue seulement comme la Mère, mais plutôt comme l'Église Mère, épouse du Fils. À leurs pieds le soleil et la lune, et au tour choeurs d'anges adorant auxquels viennent s'ajouter St. Pierre, St. Paul, St. François d'Assisi et le pape Nicolas IV à gauche Jean-Baptiste, Jean-Évangéliste, Saint'Antoine et le donateur Cardinal Colonna à droite. Dans le reste de l'abside une décoration a des racèmes bourgeonne à partir de deux troncs posés à l'extrême droite et à l'extrême gauche de la mosaïque. Dans la bande qui se trouve à la base de l'abside les scènes de la vie de la Vierge sont disposés à droite et à gauche du "Dormitio" placés vraiment sous le Couronnement. Ce mode de décrire la mort de la Vierge est typique de l'imagerie byzantines, mais il se répandit également en Occident après les Croisades. La Vierge est étendue sur le lit et, pendant que les anges se prépare à enlever de la vue des Apôtres stupéfait son corps, Jesus Christ prend dans ses bras son "âme" blanche, attendue au ciel. Torriti enrichit la scène avec deux petites figures franciscaines et d'un laïque avec le béret du XIII siècle.

Au dessous de la "Dormitio" le Pape Benoît XIV placera la merveilleuse "Nativité de Christ" de Mancini. Entre les piliers ioniens sous les mosaïques, l’architecte Fuga a placé les bas-reliefs exécutés par Mino del Reame représentant la Naissance de Jésus, le miracle de la neige et la fondation de la basilique par le Pape Libère, la Présentation de Marie et l'Adoration des Mages.

Toujours œuvre de Fuga est le baldaquin qui domine l'autel central devant lequel on trouve la Confession , voulue par Pie IX et réalisé par Vespignani, où est placé le reliquaire de la crèche. Le reliquaire est en cristal, en forme de berceau, et contient des pièces de bois que la tradition affirme appartenir à la Crèche sur laquelle fut déposé Jésus Enfant. Il fut exécuté par Valadier et offert à l'ambassadrice du Portugal.



La statue de Pie IX, le pape du dogme de l'Immaculée Conception est œuvre d'Ignazio Jacometti et fut placée dans l'hypogée selon la volonté de Léon XIII.



Le Pavement

En entrant dans la Basilique on reste admiratif devant la particularité du pavement en mosaïque due aux maîtres marbriers Cosma connus comme "cosmateschi" (sièc. XIII).



Chapelle Cesi

Voulue par le Cardinal Paul Émile Cesi et par son frère Frédéric fut réalisée au tour de 1560 et l'auteur reste inconnu, on retient toutefois que celle-ci fut projetée par Guidetto Guidetti, en collaboration avec Jacques della Porta.






Regina Pacis

La statue de la Regina Pacis,(commandée par Benoît XV en remerciement pour la fin de la première guerre mondiale), a été réalisée par Guido Galli. Sur le visage de la Vierge, séance en trône "Regina Pacis et Sovrana dell'universo", se remarque un sens de tristesse.





La Cappella Sforza



Á coté de l'entrée deux lapidaires rappellent que la chapelle fut réalisée en remerciement au cardinal Guide Ascanio Sforza de Santafiora, archiprêtre de la basilique, et son frère, le cardinal Alexandre Sforza Cesarini, qui en soigna la décoration exécutée en 1573. Selon le Vasari, l'auteur et projecteur a été Michel-Ange Buonarroti, qui nous a laissé deux de ses œuvres où il est bien visible l'originale plante avec ses ellipses sur les côtés et un vain rectangulaire qui accueille l'autel. Les portraits insérés dans les monuments funèbres et le retable d'autel (1573) ont été attribuées à Gerolamo Siciolante de Sermoneta (1521-1580), au début de sa carrière il fut fortement influencé par les maniérisme des artistes romains comme Perin del Vaga, en suite amateur d'un classicisme archaïsant, naturaliste et intellectuellement mature. La table carrée sur l'autel est de Siciolante et représente l'Engagement de la Vierge, l' aboutissement des ses plans est bien organisée pour passer sans secousses de l'ambiance terrain à celui de céleste, où figure Marie assise, discrète en prière.


Tombe de Bernini



"La Noble famille du Bernin attend ici la Résurrection". Face à la grandeur du génie du Bernin, on est quelque peu déçu en constatant la simplicité de la plaque tombale d'un des plus grands artistes du 600.




Relique de la Crèche ou du Saint Berceau



La crèche

En face de l'autel de l'Hypogée, face à la statue de Pie IX et sous ses armes, est conservée et gardée précieusement une célèbre relique, communément appelée "Sacré Berceau". Elle s'offre à la vue des fidèles dans sa précieuse urne ovale de cristal et d'argent, réalisée par Valadier et placée sur l'autel du même nom.



La crèche d'Arnolfo di Cambio

L'image sentimentale et spirituelle de la reconstruction d'une "Crèche" en souvenir d'un événement vénéré, a ses origines en 432 quand le Pape Sixte III (432/40) créa dans la basilique primitive une "Grotte de la Nativité" semblable à celle de Bethléem. Les nombreux pèlerins qui revinrent de Terre Sainte à Rome, portèrent en don de précieux fragments du Bois du berceau sacré (cunabulum) aujourd'hui conservés dans le reliquaire doré de la Confession.



De nombreux pontifes eurent à coeur, dans les siècles suivants, la grotte sacrée de Sixte III, jusqu'à ce que le Pape Nicolas IV en 1288 commanda à Arnolfo di Cambio une représentation sculptée de la "Nativité".



Nombreux furent les remaniements et les changements dans la Basilique et quand le Pape Sixte Quint (1585/90) voulut ériger dans la nef droite une grande chapelle dite du Saint Sacrement ou Sixtine, il commanda en 1590 à l'architecte Domenico Fontana de transférer sans la démolir l'antique "Grotte de la Nativité" avec les éléments survivants sculptés par Arnolfo di Cambio.


Les trois Mages avec des vêtements et des chaussures élégants, en style gothique rude, et Saint Joseph admirent stupéfaits et respectueux le miracle de l'enfant dans les bras de la Madone (de P. Olivieri) réchauffés par le boeuf et l'âne.
Bijou artistique d'une rare beauté, qui représente un lieu dans lequel se fond l'art et le sentiment religieux: l'icône de la Salus Populi Romani, où la pieuse tradition voulut qu'elle soit peinte par l'évangéliste Luc, accueille avec son regard maternel ces qui s'adressent à elle. Dans l'an 1605 montait sur le trône pontifical Paul V (1605-1621) à qui on doit la Chapelle de la Vierge, nommée également Borghese ou Paoline, opposée à la Chapelle Sixtine, symétrique dans la plante et dans le schème architectural. En effet, même si elle est disposée en croix grecque, avec ses secteurs corinthiens et à quatre grands arcs, soutenus par d'imposants piliers, sur lesquels repose la coupole. Elle fut édifiée pour garder l'Image de la Vierge "Salus Populi Romani", sur ordre de Paul V, et d'après le croquist de l'architecte Flaminio Ponzio (1560-1618), entre 1606 et 1612; le sacre eut lieu le 27 janvier 1613, mais l'achèvement des décorations continua encore dans les ans suivants. Celle-ci a coûté à la Chambre Apostolique la somme de 299.261 écus et 61 baïoques. Seulement 25 ans plus jeune que la Sixtine, sa décoration pictorique est libre et impétueuse.

Avec ses marbres précieux et assortis aux cadres dorés; avec des anges en bronze (d'une beauté resplendissante) et de stuc (qui se lèvent avec des ailes vibrantes et sourient), avec son autel majestueux, d'un bleu intense qui fait ressortir son charme et tout ses détails, avec ces monuments grandioses et raffinés, la Borghese offre des signes plus marqués de la première manifestations du Baroque, imprégnée d'une singulière vibration de joie et de vie. Les artistes et les maniéristes les plus célèbres de l'époque ont rivalisé pour l'orner. Le premier modèle de l'autel a été réalisé en bois poirier en 1607 et un an après le fondateur Pompeo Targoni commençait à y travailler pour le terminer en septembre 1612. L' œuvre se présente étincelant grâce au métal doré, forgé dans des formes bien aérées et mouvantes des anges, qui soutiennent le cadre dans lequel est enfermée la Salus Populi Romani, modelés par Camillo Mariani: la richesse des détails et la préciosité des contrastes lumineux qui animent les anges de Mariani doivent beaucoup au maniérisme de Florence du Sansovino, mais ils réussissent à se traduire même dans un puissant aigu lyrique en mesure d'alléger la forte masse de la structure architecturale. Mariani a également sculpté la statue de St. Jean l'Évangéliste. Sans doute le sculpture décorative la plus intéressante se trouve dans les longes de l'autel majeur de la Chapelle Paoline est le bas-relief qui se trouve sur le frontispice, œuvre de Stefano Maderno et représente le Pape Liberio, qui traça le périmètre de la basilique sur la neige. Les anges qui soutiennent la cartouche situés sur le côté de la tombe sont attribués à Maderno.

La cantine de l'autel fut offerte en 1749 par la princesse Agnese Colonna Borghese, dont ses armes sont imprimées dans la même. Giuseppe Cesari, connu comme le Cavalier d'Arpino, a exécuté dans la grande lunette sur l'autel à sa gauche, le fresque qui représente l'apparition de la Vierge et de Saint Jean l'Évangéliste à Saint Gregoire Thaumaturge, et à droite quelques personnes mordues par le serpent de l'hérésie et le Temple de Dieu avec une foule de vrais croyants. Le même artiste a peint avec panaches la coupole les grands Prophètes: Isaïe, avec un aspect décharné, blancs les cheveux et la barbe, en robe bleue, manteau rouge et nu pieds; Jérémie au front chauve, la barbe chenue, en robe bleue et manteau jaune qui l'enveloppe et descend jusqu'aux pieds; Ézéchiel d'aspect juvénile, cheveux blonds, imberbe, en veste violette ornée d'un liseré bleu, privée de manches (ce qui le représente les bras nues) un manteau jaune entoure son corps; Daniel jeune assis, les cheveux blonds longs ondoyants, et de carnation blanche, en robe céleste brodée d'or, les manches retournées, petit manteau pourpre. Le même Cavalier d'Arpino a peint, dans l'arc de la tribune de l'autel, les Saints Évêques Ignace et Teophile, Irénée et Cyprian. Notre-Dame de l'Assomption, à l'intérieur de la coupole, est de Ludovico Cardi, appelé le Cigoli. Sur les nuages, Marie la très sainte montante au ciel. La lune sous les pieds de la Mère de Dieu a été peinte par l'auteur exactement comme l'avait révélé le télescope de Galilée qui était l'ami de Cardi. Les Apôtres, certains assis d'autres debout, suivent du regard de triomphe de la Vierge qui tient dans ses mains le sceptre de reine.

Devant la Vierge, qui a écrasé le serpent, s'ouvre le Divin, une multitude d'Anges tourne, en rond pour fêter l'événement. De cette foule se détache un groupe de Chérubins qui se tiennent à l'écart, en guise de nuage, prêts à exécuter un trône avec leurs ailes dorées; un autre groupe souffle dans les trompettes, d'autres chantent et d'autres encore épandent des fleurs. Plus haut on voit une myriades d'esprits angéliques dont on ne voit que les demis personnages, les bustes ou les têtes. Une petite coupole avec six petites fenêtres fonctionnant comme une majestueuse lanterne à la coupole. Au fond est peint un Père Éternel, qui a au tour de lui une couronne de plusieurs rangs de séraphins. Jean Baglione a peint en bas reliefs sur le bas coté de la voûte devant la Chapelle, des Docteurs et Évangélistes; à l'intérieur sur l'arc au-dessus de l'entrée, les figures de Julien l'Apostat, de Lion IV arménien et de Constantin Copronimo; en suivant dans l'ovale dominant l'autel, l'image de Saint Luc. Sur les grands arcs de droite Guido Reni a peint à fresque les Saints Cyrille d'Alexandrie, Idelfonse, Jean Chrysostome et les Saintes Pulchérie, Gertrude et Cunégonde; et sur le grand arc de gauche, St. Héracles, St. Narsès et des puissantes figures de St. Dominique et de St. François. Toujours sur le grand arc de gauche, sur le monument de Paul V, Guido Reni a même représenté le Père Éternel fâché à cause de la méchanceté des hommes.

Toujours œuvre de Stefano Maderno on y trouve quelques amours sur la frise qui tournent tout autour, dans la hauteur des chapiteaux. Nicola Cordier a, par contre, sculpté les statues de David, qui écrasent le géant Goliath et avec son index il montre sa descendance: le Messie, et les statues d'Aaron, de Saint Bernard et Saint Athanase. La statue de St. Joseph a été réalisée par Ambrogio Buonvicino. En entrant dans la Chapelle, sul la droite, se trouve le monument de Clément VIII (1592-1605) exécuté par Silla di Viggiù, pendant que les cariatides, qui ont en fort sens pittoresque, sont l'œuvre de Pietro Bernini. Sur la gauche se trouve le monument de Paul V (œuvre de Silla de Viggiù) sculpté dans l'attitude d'une grande dévotion.
Avant d'admirer une œuvre ainsi importante comme la Chapelle Sixtine il résulte nécessaire faire un petit tour de reconnaissance a celui qui a voulu l'édifier.

Sixte V a été le Pape qui plus que ses prédécesseurs avait su redonner vigueur à la ville paupérisée par le "sac" de Rome en 1527 et sa première préoccupation fut celle de redonner à la ville éternelle la possibilité de s'étendre en assainissant les zones malsaines et en créant une infrastructure utile à l'exploitation des aires déjà occupées par des nouvelles installations. A son architecte de confiance, Domenico Fontana, le pontife commanda donc de construire une chapelle digne du très Saint-Sacrement et de garder celle de la Crèche.

Le programme iconographique de la décoration pittoresque, ou sont représentés les ancêtres du Christ, l'histoire de la Vierge et la vie de Jésus, se retrouve au centre dans la Chapelle de la Crèche sous l'autel en conservant l'ancien Oratoire de la Crèche, réalisé durant le XIII siècle par d'Arnolfo di Cambio, que Domenico Fontana transporta entierement de l'abside de la Basilique. Les peintures de la Chapelle Sixtine célèbrent l'apothéose de la Vierge, la maternité divine toujours niée par l'hérésie protestante, dans le Concile de Trento. L'entreprise fut dirigée par César Guerra et Jean Nebbia, c'est entre 1587 et 1589 qu'ils furent payés. Leur préoccupation principale fut que les figures de la Sixtine soient la naturelle continuité du message déjà exprimé avec les mosaïques de l'arc absidale. De façon stylistique les peintures de la Sixtine ont une prise certaine sur l'observateur.

Éliminé tout intellectualisme et toute excessive personnalisation artistique, les images procèdent claires et reconnaissables, sans provoquer d'ultérieurs commentaires. Ils sont nombreux les artistes qui ont travaillé à la Chapelle Sixtine.

Sixte V voulut placer sa tombe et celle de Saint Pie V, le pape qui le créât cardinal, dans la chapelle. Le monument funèbre de ce dernier résulte être le plus ancien, dessiné par Fontana, mais la statue est l'œuvre de Leonardo Sarzana et Sixte V allait la voir personnellement dans l'atelier de l'artiste, en assistant par la suite à son édification en juin de l'an 1587. Par contre, Giovanni Antonio Paracca, nommé le Valsoldo, fut chargé de la statue représentante Sixte V qui représente le Pontife à genoux avec le regard débonnaire vers la Chapelle et sur la Crèche de la Crypte. À remarquer le bel autel au centre de la chapelle: quatre anges en bronze doré de grandeur nature, œuvre de Sebastiano Torregiani, ils soutiennent le ciboire qui constitue le modèle de la chapelle même, richement décoré avec des anges et des prophètes le tout en rondeur avec les bas-reliefs sur les guichets, aux pieds de l'autel, placé sur un autel de style "cosmatesco" à la fin de la échelle double de l'Aveu qui mène à l'Oratoire de la Crèche, la nativité de Cecchino de Pietrasanta du XVI siècle.
AD 435. There are three basilicas in Rome in which the holy father celebrates Mass on different feasts: Saint John Lateran, Saint Peter’s on Vatican Hill, and Saint Mary Major, which was the first church in Rome dedicated to Mary the Mother of God. It was founded by Pope Liberius in the 4th century, and dedicated to the Blessed Virgin by Pope Saint Sixtus III about 435. The church is sometimes called, Saint Mary ad Nives (of the Snow), because a miraculous snow fell upon the area in summer about the time a patrician named John had a vision of the Virgin requesting the building of the church. He donated the money for its building.

In the church the Holy Manger of Bethlehem with a silver image of the baby Jesus is on display in a large subterranean chapel. Touching this presumed relic excited the religious fervor of such saints as Jerome and Paula when it was still at Bethlehem (Husenbeth).

MLA Citation
  • Katherine I Rabenstein. Saints of the Day1998CatholicSaints.Info. 22 July 2020. Web. 12 August 2020. <https://catholicsaints.info/saints-of-the-day-dedication-of-saint-mary-major/>

The Story of the Dedication of Saint Mary Major Basilica
First raised at the order of Pope Liberius in the mid-fourth century, the Liberian basilica was rebuilt by Pope Sixtus III shortly after the Council of Ephesus affirmed Mary’s title as Mother of God in 431. Rededicated at that time to the Mother of God, St. Mary Major is the largest church in the world honoring God through Mary. Standing atop one of Rome’s seven hills, the Esquiline, it has survived many restorations without losing its character as an early Roman basilica. Its interior retains three naves divided by colonnades in the style of Constantine’s era. Fifth-century mosaics on its walls testify to its antiquity.
St. Mary Major is one of the four Roman basilicas known as patriarchal cathedrals in memory of the first centers of the Church. St. John Lateran represents Rome, the See of Peter; St. Paul Outside the Walls, the See of Alexandria, allegedly the see presided over by Mark; St. Peter’s, the See of Constantinople; and St. Mary’s, the See of Antioch, where Mary is supposed to have spent most of her later life.
One legend, unreported before the year 1000, gives another name to this feast: Our Lady of the Snows. According to that story, a wealthy Roman couple pledged their fortune to the Mother of God. In affirmation, she produced a miraculous summer snowfall and told them to build a church on the site. The legend was long celebrated by releasing a shower of white rose petals from the basilica’s dome every August 5.




Christ en majesté, mosaïque de la façade à l'entrée de la basilique, par Filippo Rusuti, xiiie siècle
Reflection
Theological debate over Christ’s nature as God and man reached fever pitch in Constantinople in the early fifth century. The chaplain of Bishop Nestorius began preaching against the title Theotokos, “Mother of God,” insisting that the Virgin was mother only of the human Jesus. Nestorius agreed, decreeing that Mary would henceforth be named “Mother of Christ” in his see. The people of Constantinople virtually revolted against their bishop’s refutation of a cherished belief. When the Council of Ephesus refuted Nestorius, believers took to the streets, enthusiastically chanting, “Theotokos! Theotokos!”

Dedication of the Basilica of Saint Mary Major, Rome

August 5—Optional Memorial


Liturgical Color: White

A venerable basilica preserves the aura of the ancient church
A house is more than a building. When it personifies the family within, it is a home. Or at least it should be.  That an office building contains businesses, a house—a family, a barracks—soldiers, and a hotel—guests is merely to cite particular instances of the architectural credo that “form follows function.” Buildings look like what they do. When they don’t, everyone suffers from the incongruities. A modern sports stadium doesn’t look like a medieval gothic cathedral, because the two architectural forms have two different functions: to entertain and to worship God. Today’s feast commemorates a building, not a person. It is a memorial to the “baptism,” or dedication, of one of the oldest churches in Rome dedicated to the Virgin Mary. The Basilica of St. Mary Major (meaning the “greater” or “larger” church of St. Mary) was first built in the 350s, in the decades after the legalization of Christianity in 313, when the Church could finally build big. After the Council of Ephesus’ dogmatic definitions on Mary as the God-bearer in 431, the Basilica was restored and rededicated.

Of the four major basilicas in Rome, St. Mary Major most retains the atmosphere, the “feel,” of antiquity. The sites of the Basilicas of St. Peter and St. John Lateran are ancient, but the present baroque structures date from the sixteenth through the eighteenth centuries. And the ancient, Paleo-Christian Basilica of St. Paul Outside the Walls burned almost entirely to the ground in 1823. The present structure is an impressive replica, but relatively modern. The fourth century core of St. Mary Major is, however, intact. It has been embellished, added to, and redecorated over the centuries. Nevertheless, it is to Christian Rome what the Pantheon is to pagan Rome—a complete, entire, and unscathed survivor from a built environment which has otherwise disappeared. 

For Catholics, every church is a Domus Dei, a house of God. Whether it is full of one thousand souls, or silent and empty, it is a house of God. A church does not just keep one warm when it is cold, or dry when it is wet. A church does not become such only on Sunday. A church is more than a shelter, just like a home is more than a house. A good church is theology in stone. It reflects the truths it teaches in its very shape, in its steps, in its arches, windows, doors, lighting, marble, statues, mosaics, floors, and altars. Every Catholic church should be able to pass the “deaf test.” That is, when a hearing impaired person enters a church, he or she should be able to easily understand what that church is teaching without hearing a single word from the pulpit or one verse sung from the choir. A religion’s hierarchy of truths should be expressed, in a confident and certain manner, by the structure where that religion’s faithful gather to worship God. One should understand with the eyes. It is not for the Catholic to “shiver in the barn of the Reformation,” as one theologian wrote, and to guess what the building is trying to say. 

If God himself were to pull open the immense doors of St. Mary Major, one imagines He would walk down the central nave, look to his His right and to His left, smile, and slowly nod His head in pleasure and agreement. There, in an ornate chapel to the right, is Pope Saint Pius V. “How well he guided the rudder of my ship on earth.” There, under the altar, are the bones of Saint Jerome. “Oh cantankerous Jerome, you gave my Church the definitive text of my Word.” There, below the high altar, is a relic of the manger of Christ. “And there it all started. Resting in that wood, My Son brought the Old Testament to an end.” And on and on and on: saints, popes, the Virgin, the tabernacle, the confessionals, the Stations of the Cross. God the Father would not be a stranger in St. Mary Major. He would feel at home, surrounded by the things, signs, pictures, and emblems of the family life of the Universal Church. 

Rome is a small planet of art and beauty. The density of artistic treasures in St. Mary Major, and so many other Roman churches, exercises a gravitational pull drawing all those enamored with God and His beauty toward the sacred core of the eternal city.

Holy Trinity, our worship of You is a matter of justice more than charity. We owe You reverence in the same way a child owes honor to his parents. Our love is inflamed by the sacred beauty of churches where You, Mary, and the saints are honored with such effusions of human genius.

Our Lady of the Snow

 ("Dedicatio Sanctæ Mariæ ad Nives").
A feast celebrated on 5 August to commemorate the dedication of the church of Santa Maria Maggiore on the Esquiline Hill in Rome. The church was originally built by Pope Liberius (352-366) and was called after him "Basilica Liberii" or "Liberiana". It was restored by Pope Sixtus III (432-440) and dedicated to Our Lady. From that time on it was known as "Basilica S. Mariæ" or "Mariæ Majoris"; since the seventh century it was known also as "Maria ad Præsepe". The appellation "ad Nives" (of the snow) originated a few hundred years later, as did also the legend which gave this name to the church. The legend runs thus: During the pontificate of Liberius, the Roman patrician John and his wife, who were without heirs, made a vow to donate their possessions to Our lady. They prayed to her that she might make known to them in what manner they were to dispose of their property in her honour. On 5 August, during the night, snow fell on the summit of the Esquiline Hill and, in obedience to a vision which they had the same night, they built a) basilica, in honour of Our Lady, on the spot which was covered with snow. From the fact that no mention whatever is made of this alleged miracle until a few hundred years later, not even by Sixtus III in his eight-lined dedicatory inscription [edited by de Rossi, "Inscript. Christ.", II, I (Rome, 1888), 71; Grisar (who has failed to authenticate the alleged miracle), "Analecta Romana", I (Rome, 1900), 77; Duchesne, "Liber Pontificalis", I (Paris, 1886), 235; Marucchi, "Eléments d'archéologie chrétienne", III (Paris and Rome, 1902), 155, etc.] it would seem that the legend has no historical basis. Originally the feast was celebrated only at Sta Maria Maggiore; in the fourteenth century it was extended to all the churches of Rome and finally it was made a universal feast by Pius VClement VIII raised it from a feast of double rite to double major. The mass is the common one for feasts of the Blessed Virgin; the office is also the common one of the Bl. Virgin, with the exception of the second Nocturn, which is an account of the alleged miracle. The congregation, which Benedict XIV instituted for the reform of the Breviary in 1741, proposed that the reading of the legend be struck from the Office and that the feast should again receive its original name, "Dedicatio Sanctæ Mariæ".

Sources

Analecta Juris Pontificii, XXIV (Rome, 1885), 915; HOLWECK, Fasti Mariani (Freiburg, 1892), 164-6.
Ott, Michael. "Our Lady of the Snow." The Catholic Encyclopedia. Vol. 11. New York: Robert Appleton Company, 1911. 12 Aug. 2020 <http://www.newadvent.org/cathen/11361c.htm>.
Transcription. This article was transcribed for New Advent by Joseph C. Meyer.
Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. February 1, 1911. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2020 by Kevin Knight. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.


Dedicazione della basilica di Santa Maria Maggiore

5 agosto - Memoria Facoltativa

Questa memoria è collegata alla dedicazione della basilica di santa Maria Maggiore sull'esquilino di Roma, che viene considerata il più antico santuario mariano d'Occidente. La eresse, sul precedente edificio liberiano, il papa Sisto III (432-440) dedicandola a Dio e intitolandola alla Vergine, proclamata solennemente dal concilio di Efeso (431) Madre di Dio. (Mess. Rom.)

Martirologio Romano: Dedicazione della basilica di Santa Maria Maggiore, innalzata a Roma sul colle Esquilino, che il papa Sisto III offrì al popolo di Dio in memoria del Concilio di Efeso, in cui Maria Vergine fu proclamata Madre di Dio.

Monumenti di pietà mariana, a Roma, sono quelle stupende chiese, erette in gran parte sul medesimo luogo dove sorgeva qualche tempio pagano. Bastano pochi nomi, tra i cento titoli dedicati alla Vergine, per avere le dimensioni di questo mistico omaggio alla Madre di Dio: S. Maria Antiqua, ricavata dall'Atrium Minervae nel Foro romano; S. Maria dell'Aracoeli, sulla cima più alta del Campidoglio; S. Maria dei Martiri, il Pantheon; S. Maria degli Angeli, ricavata da Michelangelo dal "tepidarium" delle Terme di Diocleziano; S. Maria sopra Minerva, costruita sopra le fondamenta del tempio di Minerva Calcidica; e, più grande di tutte, come dice lo stesso nome, S. Maria Maggiore, la quarta delle basiliche patriarcali di Roma, detta inizialmente Liberiana, perché identificata con un antico tempio pagano, sulla sommità dell'Esquilino, che papa Liberio (352-366) adattò a basilica cristiana. Narra una tardiva leggenda che la Madonna, apparendo nella stessa notte del 5 agosto del 352 a papa Liberio e ad un patrizio romano, li avrebbe invitati a costruire una chiesa là dove al mattino avrebbero trovato la neve. Il mattino del 6 agosto una prodigiosa nevicata, ricoprendo l'area esatta dell'edificio, avrebbe confermato la visione, inducendo il papa e il ricco patrizio a metter mano alla costruzione del primo grande santuario mariano, che prese il nome di S. Maria "ad nives", della neve. Poco meno di un secolo dopo, papa Sisto III, per ricordare la celebrazione del concilio di Efeso (431) nel quale era stata proclamata la maternità divina di Maria, ricostruì la chiesa nelle dimensioni attuali. Di quest'opera rimangono le navate con le colonne e i trentasei mosaici che adornano la navata superiore. All'assetto attuale della basilica contribuirono diversi pontefici, da Sisto III che poté offrire "al popolo di Dio" il monumento "maggiore" al culto della beata Vergine (alla quale rendiamo appunto un culto di iperdulia cioè di venerazione maggiore a quello che attribuiamo agli altri santi), fino ai papi della nostra epoca. La basilica venne anche denominata S. Maria "ad praesepe", già prima del secolo VI, quando vi furono portate le tavole di un'antica mangiatoia, che la devozione popolare identificò con quella che accolse il Bambino Gesù nella grotta di Betlem. La celebrazione liturgica della dedicazione della basilica è entrata nel calendario romano soltanto nell'anno 1568.

Autore: Piero Bargellini