Bienheureux Ndre Zadeja
Prêtre et martyr en Albanie
(*Shkodër, 3 novembre 1891 - † 25 mars 1945)
Ndre Zadeja, inséré dans
le groupe de 38 martyrs tués en Albanie sous le régime communiste, a été
béatifiée à Shkodër (Albanie) le 5 novembre 2016 (>>> BBx
Vinçens (Kolë) Prennushi et 37 compagnons, martyrs), sur la place St
Etienne de la cathédrale.
Le card. Angelo Amato
s.d.b., Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, représentant le
Pape François, a présidé la Messe de béatification en présence de dix mille
fidèles, beaucoup arrivés de l’étranger. Parmi les participants figuraient le
Chef de l’État, Bujar Nichani, le Président du Parlement, plusieurs ministres
et représentants d’autres religions.
Martyrs de l’Église
d’Albanie (Les 40)
XXe siècle
40 Martyrs du Christ de
l’Église en Albanie
† en Albanie de 1913 à
1974
Groupe : « Vinçenc
Prendushi et 37 compagnons avec Luigj Paliq et Gjon Gazulli »
Le procès canonique pour
les Martyrs Albanais a été ouvert fin 2002, victimes de la persécution religieuse
en Albanie durant les années de dictature communiste (1943-1989). Le procès
concerne le père Luigj Paliq, Franciscain, assassiné au Kosovo en 1913, et du
P. Gjon Gazulli, pendu sur une place de Shkodrë en 1927, ainsi que 38 autres
martyrs de la période de la dictature communiste 1945-1990, dont des
Franciscains et des Jésuites. Cela concerne sept évêques, de nombreux prêtres
diocésains (Mark Gjani), trois jésuites, treize franciscains, un séminariste.
Outre le Frère Gjon Pantalia, les autres martyrs jésuites sont les Pères
Giovanni Fausti et Daniel Dajani.
Les 40 témoins de la foi
tués en Albanie durant la persécution communiste :
Vinçenc Prendushi,
O.F.M., Frano Gjini (1948), Jul Bonati, Dom Alfons Tracki, Dom Anton Muzaj, Dom
Anton Zogaj, Dom Dedë Maçaj, Dom Dedë Malaj, Dom Dedë Plani, Dom Ejell Deda,
Dom Jak Bushati, Josif Mihali, dom Josef Marksen, Dom Lazër Shantoja, Dom Lekë
Sirdani, Dom Luigj Prendushi, Dom Marin Shkurti, Dom Mark Xhani, Dom Mikel
Beltoja, Dom Ndoc Suma, Dom Ndre Zadeja (Tirana, Albanie), Dom Pjetër
Çuni, Dom Shtjefën Kurti, Bernardin Palaj, O.F.M., Çiprian Nika, O.F.M., Gaspër
Suma, O.F.M., Gjon Sllaku (Shllaku), O.F.M., Karl Sarreqi, O.F.M., Mati
Prenushi, O.F.M., Serafin Koda, O.F.M., Daniel Dajani, S.J., Giovanni Fausti, S.J.,
Gjon Pantalia, S.J., Fran Miraku, Mark Çuni, Gjelosh Lulashi, Qerim Sadiku,
Maria Tuci, Luigj Paliq (assassiné au Kosovo en 1913), O.F.M. et Dom Gjon
Gazulli (Scutari en 1927).
L’Église
Catholique de Shkodër
SOURCE : http://www.martyretsaint.com/martyrs-de-leglise-dalbanie-les-40/
BBx Martyrs d’Albanie
Vinçens (Kolë) Prennushi et 37 compagnons
(† Albanie, 1945/1974)
Mémoire commune le 5 novembre : jour de la béatification.
Mémoire individuelle : jour du martyre (‘dies natalis’).
Le 5 novembre 2016, le cardinal Angelo Amato s.d.b., préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, à présidé, à la cathédrale Saint-Étienne de Shköder, en Albanie, la messe de béatification de 38 martyrs de la dictature communiste d'Enver Hoxha, président de l'Albanie durant 40 ans, de 1945 à 1985 .
Cette béatification des Serviteurs de Dieu, Vinçens Prennushi, archevêque franciscain de Durrës et primat d'Albanie, mort sous la torture le 19 mars 1949, et de ses 37 compagnons, tués entre 1945 et 1974, marque une étape importante dans la reconstruction spirituelle de ce pays des Balkans, qui a longtemps souffert d'un isolement extrême, et d'une dictature bien plus sévère encore à l'égard des religions que celles des autres nations d'Europe centrale et orientale, où les Églises parvinrent parfois à jouer, dans la mesure du faible espace de liberté qui leur restait, un rôle de contre-pouvoir.
Outre Mgr Prennushi, un autre évêque, Mgr Frano Gjini, des prêtres diocésains,
des religieux franciscains et jésuites, un séminariste, une aspirante de 22 ans
et trois laïcs figurent parmi les martyrs reconnus.
À la fin de la Seconde
Guerre mondiale, un régime communiste fermé au monde s'est implanté en Albanie,
proclamée en 1967 par Enver Hoxha « premier État athée du monde ». En
tant que Primat d'Albanie, Mgr Prennushi avait refusé à Hoxha de créer une
Église albanaise distincte de Rome. Torturé, il est mort en prison le 19 mars
1949. Au total, sept évêques, 111 prêtres, 10 séminaristes et 8 religieuses
sont morts en détention ou ont été exécutés entre 1945 et 1985. Dans le même
temps, 1820 lieux de culte catholiques, orthodoxes et musulmans ont été
détruits. Les lieux de culte qui restaient ont été affectés à d'autres usages.
Lors de sa visite en Albanie, le 21 septembre 2014, le Pape François (Jorge Mario Bergoglio, 2013-) avait rendu hommage à la résistance catholique, visiblement ému par le témoignage d'une religieuse et d'un prêtre octogénaires ayant survécu à des décennies de persécutions. Pour l'occasion, il avait délaissé le texte préparé pour confier sa consternation devant l'ampleur des persécutions antireligieuses sous le régime de Enver Hoxha. « Comment ont-ils pu résister ? », s'était-il interrogé à propos des martyrs.
Ce prêtre qui avait témoigné devant le Pape, le père Ernest Simoni (né le 18
octobre 1928 à Troshan – municipalité de Blinisht, en Albanie –), est un prêtre
franciscain albanais. Emprisonné et réduit aux travaux forcés par les autorités
communistes entre 1963 et 1981, il a été créé cardinal lors du consistoire,
convoqué par le Pape François en clôture de l'Année sainte de la Miséricorde,
le 19 novembre 2016.
Après les premières
élections présidentielles démocratiques d'Albanie en 1992, une nouvelle
constitution paraît en 1998, garantissant les libertés individuelles, dont la
liberté religieuse. L'archidiocèse de Tirana-Durrës retrouve un archevêque, le
siège ayant été vacant depuis la mort de Mgr Prennushi. Dans le même temps, les
lieux de cultes rouvrent et les mouvements religieux sont autorisés à se
développer.
Le 10 novembre 2002,
l'Archidiocèse de Shkodër-Pult introduit la cause en béatification et
canonisation des trente-huit victimes de la persécution religieuse.
Représentative de la reconstruction religieuse en Albanie, cette cause est
soutenue par le pape François, notamment lors de sa visite apostolique du 21
septembre 2014. Pour l'occasion, les portraits des trente-huit serviteurs de
Dieu sont exposés tout le long d'un boulevard qui leur est consacré, à Tirana.
Le Saint-Père ne manqua pas de leur rendre hommage tout au long de ce voyage.
Le 26 avril 2016, après
trois ans d'étude auprès de la Congrégation pour la cause des saints, le pape
François reconnaît qu'ils sont morts en haine de la foi, leur attribuant le
titre de martyrs. La cérémonie de béatification s'est tenue le 5 novembre 2016
à Shkodër, en Albanie, et a été célébrée par le cardinal Angelo Amato,
représentant du pape pour cette occasion.
Liste des 38 Bienheureux
en ordre croissant des dates du martyre :
- Lazër Shantoja (*Shkodër, 2 septembre 1892 - † Tirana, 5 mars 1945), prêtre de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.
- Ndre Zadeja (*Shkodër, 3 novembre 1891 - † 25 mars 1945), prêtre de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.
- Giovanni Fausti (* Marcheno, Brescia, 9 octobre 1899 † Shkodër, 4 mars 1946), prêtre de la Compagnie de Jésus.
- Gjon (Kolë) Shllaku (*Shkodër, 27 juillet 1907 † 4 mars 1946), prêtre o.f.m.
- Daniel Dajani (*Blinisht, 2 décembre 1906 † Shkodër, 4 mars 1946)), prêtre de la Compagnie de Jésus.
- Qerim Sadiku (*18 novembre 1919 † 4 mars 1946), laïc de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.
- Mark Çuni (*Bushati, 30 septembre 1919 † Shkodër, 4 mars 1946), séminariste.
- Gjelosh Lulashi (*2 septembre 1925 † 4 mars 1946), laïc de l'Archidiocèse de Shkodër.
- Alfons Tracki (*Bliszczyce, Pologne, 2 décembre 1896 † Shkodër, 18 juillet 1946), prêtre de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.
- Fran Mirakaj (*1917 † septembre 1946), laïc de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.
- Josef Marxen (*Worrigen, Allemagne, 5 août 1906 † Tirana, 16 novembre 1946), prêtre du diocèse de Lezhë.
- Luigj Prendushi (*Shkodër, 24 janvier 1896 † Shelqet, 24 janvier 1947), prêtre du diocèse de Sapë.
- Dedë Maçaj (*Mat i Jushi, 5 février 1920 † Përmet, 28 mars 1947), prêtre de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.
- Mark Gjani (*Pulaj, 10 juillet 1914 † Shën Pal, 1947), prêtre de l'Archidiocèse de Shkodër.
- Serafin (Gjon) Koda (Janjevo, Serbie, 25 avril 1893 † Lezhë, Albanie, 11 mai 1947), prêtre o.f.m.
- Gjon Pantalia (*Prizren, Kosovo, 2 juin 1887 † Shkodër, 31 octobre 1947), religieux de la Compagnie de Jésus.
- Bernardin (Zef) Palaj (*Shllak, 2 octobre 1894 † Shkodër, 2 décembre 1947), prêtre o.f.m.
- Anton Zogaj (*Kthellë, Albanie, 26 juillet 1908 † Durrës, 9 mars 1948), prêtre de l'Archidiocèse de Tirana.
- Frano Gjini (*Shkodër, 20 février 1886 † 11 mars 1948), évêque du diocèse de Rrëshen.
- Mati (Pal) Prennushi (*Shkodër, 2 octobre 1881 † 11 mars 1948), prêtre o.f.m.
- Cyprian (Dedë) Nika (*Shkodër, 19 juillet 1900 † 11 mars 1948), prêtre o.f.m.
- Dedë Plani (*Shiroka, 21 janvier 1891 † Shkodër, 30 avril 1948), prêtre à Shkodër.
- Ejëll Deda (*Shkodër, 22 février 1917 † 12 mai 1948), prêtre à Shkodër.
- Anton Muzaj (*12 mai 1921 † Shkodër, printemps 1948), prêtre à Shkodër.
- Pjetër Çuni (*9 juillet 1914 - 31 juillet 1948), prêtre de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.
- Lekë Sirdani (1er mars 1891 - 29 juillet 1948), prêtre de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.
- Josif Papamihali (*Elbasan, 23 septembre 1912 † Maliq, 26 octobre 1948), prêtre de l'Église grecque-catholique albanaise.
- Vinçens (Kolë) Prennushi (*Shkodër, 4 septembre 1885 † Durrës, 19 mars 1949), prêtre o.f.m., archevêque de Durrës et primat d'Albanie.
- Jak Bushati (*Shkodër, 7 juillet 1890 † 12 septembre 1949), prêtre à Shkodër.
- Gaspër(Mikel) Suma (*Shkodër, 23 mars 1897 † 16 avril 1950), prêtre o.f.m.
- Marije Tuci (*Ndërfushaz, 12 avril 1928 † Shkodër, 24 octobre 1950), laïque de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult
- Jul Bonati (*Shkodër, 24 mai 1874 † Durrës, 15 novembre 1951), prêtre de l'Archidiocèse de Tirana-Durrës.
- Karl (Ndue) Serreqi (*Shkodër, 26 février 1911 † 4 avril 1954), prêtre o.f.m.
- Ndoc Suma (*Nenshat, 31 juillet 1887 † Pistull, 22 avril 1958), prêtre à Shkodër.
- Dedë Malaj (*Dushkul, 16 novembre 1917 † Shkodër 12 mai 1959), prêtre de l'Archidiocèse de Shkodër-Pult.
- Marin Shkurti (*Samrish, 1er octobre 1933 † avril 1969), prêtre à Shkodër.
- Shtjefën Kurti (*Ferizaj, Kosovo, 24 décembre 1898 † 20 octobre 1971), prêtre de l'Archidiocèse de Tirana-Durrës.
- Mikel Beltoja (*Beltoje, 9 mai 1935 † 10 février 1974), prêtre à Shkodër.
Sources principales : fr.radiovaticana.va/news/ ; wikipédia.org (« Rév. x gpm
»).
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Martyrs catholiques du
communisme
Benoît XVI en a parlé en
Croatie. Carlota a traduit un texte d'un prêtre espagnol publié par Religion en
Libertad, sur les martyrs catholiques albanais (6/6/2011).
S’exprimant devant les
évêques, prêtres et religieux croates lors des vêpres à la cathédrale de
Zagreb, le Saint-Père a évoqué en ces termes la figure du Bienheureux Alojzije
Stepinac, béatifié par JPII (voir Vêpres
avec les religieux ) :
Son martyre marque le sommet des violences perpétrées contre l’Église durant la
terrible période de la persécution communiste. Les catholiques croates, en
particulier le clergé, ont été l’objet de vexations et de brimades
systématiques, qui visaient à détruire l’Église catholique, à partir de sa plus
haute Autorité locale. Ce temps particulièrement dur a été caractérisé par
une génération d’Évêques, de prêtres et de religieux prêts à mourir pour ne pas
trahir le Christ, l’Église et le Pape. La population a vu que ces prêtres
n’ont jamais perdu la foi, l’espérance, la charité, et sont aussi restés
toujours unis. Cette unité explique ce qui est humainement inexplicable: qu’un
régime aussi dur n’ait pu soumettre l’Église.
Pour prolonger la réflexion suscitée par les propos du Saint-Père, Carlota a
traduit ce texte d’un prêtre espagnol publié par Religion en Libertad, sur les
martyres catholiques albanais.
Le voyage du Saint Père
en Croatie m’amène à poursuivre mes traductions sur les martyrs catholiques du
communisme de l’Europe Centrale (dont la Croatie comme l’a rappelé le Saint
Père) et Orientale dont les Balkans et notamment l’Albanie {Voir Stepinac
et Wyszynski, 2 victimes du communisme}.
Ce pays, en particulier, dont la culture fut aussi latine, vénitienne et
catholique, a été soumise pendant près de cinq siècles à la terrible occupation
musulmane (avec pour conséquence l’interdiction totale d'écoles en albanais, ce
qui faillit presque faire disparaître la langue. C’est un prêtre catholique qui
réintroduit l’alphabet à la fin du XIXème, pour cette langue indo-européenne
d’aujourd’hui parlée par environ 7 millions de personnes dont la moitié hors
frontières de l’actuelle Albanie). Le grand héros de l’ultime résistance aux
Turcs au XVème siècle fut Gjergj (Georges) Kastrioti dit Skanderbeg (ou dans
les textes latins de l’époque Georgius Skanderbek), déclaré « Athleta Christi »
par le Pape Nicolas V.
Ces exemples héroïques sont là aussi pour nous rappeler que la barbarie,
malheureusement n’a pas de frontières ni dans le temps ni dans l’espace, et que
les totalitarismes peuvent prendre bien des formes plus ou moins physiquement
brutales mais aussi perversement, insidieusement, maléfiquement, plus «
spirituelles ». Mais revenons à l ‘Albanie moderne (reconnaissance de son
indépendance vis-à-vis de la Turquie en 1912, soit deux ans après la naissance
d’une très célèbre enfant du pays, la future Mère Teresa).
Original de l’article du Père Jorge López Teulón ici: www.religionenlibertad.com/...
L’Eglise est de retour,
elle sort des catacombes
Ces paroles furent prononcées dans la cathédrale de Shkodra (Shkodër) -
Albanie, par le Bienheureux Jean-Paul II, durant la consécration épiscopale de
quatre nouveaux évêques avec lesquels la hiérarchie catholique était rétablie
dans ce petit pays des Balkans. Le Souverain Pontife passa exactement douze
heures au Pays des Aigles. Ce dimanche 25 mars 1993 le Pape faisait l’un de ses
voyages internationaux les plus brefs de son pontificat. Le prêtre et journaliste
Antonio Pelayo a commenté l’évènement en déclarant qu’il s’agissait « d’une
revanche de l’Histoire contre ceux qui, il y a peu d’années, se vantaient en
proclamant cette minuscule république des Balkans comme le premier pays
absolument athée du monde ».
Le premier martyr de Shkodër
Le 16 août 1944, à l’occasion de la fête de Saint Roque qui était célébrée à Shiroka, localité située au bord du lac de Shkodra (Shkodër), durant la procession, le Père Ndre Zadeja adressa au peuple et aux jeunes un bref discours:
« Je veux vous dire aujourd’hui deux mots à vous et plus spécialement à vous les jeunes: un nuage noir, chargé d’une idéologie rouge, menace au dessus de votre tête. Il a l’intention de se déverser sur vous. Si cela se passe ainsi, vous ne pourrez rien faire contre lui, seulement le supporter avec tous ses maux, et parmi eux, la négation de Dieu».
Le Serviteur de Dieu Ndre Zadeja (né en 1892), prêtre plein de ferveur et de
courage, a prononcé ces mots trois mois avant que l’Albanie ne soit dominée par
le communisme le plus sauvage. Sept mois après cette annonce, il sera fusillé
derrière le mur du cimetière catholique de Shkodër. Le dimanche 25 mars 1945
tombait le premier prêtre de la ville. Depuis le 9 novembre 2002 son nom a
été ajouté au procès de béatification de 40 martyrs albanais.
Á la mort du dictateur Enver Hoxha en 1985 {Enver Hoxha, né le 16 octobre
1908, homme politique albanais, fonda en 1941 le Parti communiste d'Albanie et
fut le dirigeant de la République populaire d'Albanie de 1945 jusqu'à sa mort,
en 1985. Sa dictature est considérée comme l'une des plus répressives de
l'histoire contemporaine de l'Europe
Il proclama en 1967 l'Albanie « premier État athée du monde »}, Ramiz Alia est devenu le dirigeant de rang le plus élevé d’Albanie. Malgré son affirmation aux funérailles d’Hoxha (« L’Albanie sera toujours forte, toujours rouge, comme tu l’as souhaité, Camarade Enver ») il a mené à bien une série de réformes qui ont culminé avec la privatisation de l’économie et la convocation d’élections multipartistes en 1991. De ces élections Ramiz Alia a été élu Président de la République, mais il démissionnera en 1992 à la suite d’une grève générale. La même année il est arrêté et accusé de génocide et de crimes contre l’humanité, et il restera en prison jusqu’en 1997. Durant ces premières années (1985-1990), des formes camouflées de dictature n’ont pas manqué contre les différentes religions et spécialement contre la religion catholique.
Mais tout s’est terminé, ou mieux dit, tout a recommencé le 4 novembre 1990.
Dans le cimetière de Shkodër, où gisent quelques uns des martyrs du communisme
albanais, où se trouvait la tombe du proto-martyr, Ndre Zadeja, un prêtre
diocésain se dispose à célébrer la Sainte Messe.
La messe du 4 novembre 1990
Le Père Simon Zef Jubani a été condamné huit fois pour « agitation et
propagande contre le communisme » et pour cela a été emprisonné du 15 janvier
1964 au 12 avril 1989, soit un total de 26 ans ! Après avoir été libéré il est
parti vivre dans sa famille et a commencé à exercer son ministère. De jour il
restait à la maison et ce n’est que la nuit tombée qu’il rendait visite aux
familles et administrait les sacrements. C’est alors qu’est arrivé le 4
novembre 1990.
Il le raconte lui-même de la façon suivante:
« Une ambulance s’est arrêtée devant la maison de ma belle-sœur. Le
chauffeur m’a dit qu’il fallait aller au cimetière de Shkodër parce que
quelques quatre à cinq mille personnes qui désiraient entendre la Sainte Messe
m’y attendaient . J’ai répondu que j’étais prêt. Une petite table m’a servi
d’autel. Après l’Évangile j’ai prononcé un sermon improvisé dans lequel j’ai
remercié les personnes présentes de m’avoir appelé pour rappeler ensemble
durant la Sainte Messe la mémoire des défunts. Le dimanche suivant, le 11 novembre,
j’ai calculé que sont venus au cimetière, de cinquante à soixante mille
personnes en provenance de toute l’Albanie, des catholiques mais aussi des
musulmans. Il y avait beaucoup de jeunes qui voulaient me protéger. Si j’avais
été attaqué il y aurait eu un déchaînement d’altercations. La police consciente
de cela n’est pas intervenue et s’est mêlée aux fidèles. Dans l’homélie j’ai
cité une phrase de notre héros nationale Skanderberg: « Je ne vous apporte pas
la liberté, je la trouve dans vos cœurs » Ensuite j’ai dit aux fidèles : « Je
ne vous apporte pas la religion, elle rayonne déjà dans vos cœurs comme le
démontre votre présence ici pour prier le Seigneur et lui rendre grâce ».
Mais tous ces gens qui
peu à peu ont rempli les messes du cimetière de Shkodër ne pouvaient imaginer
que, seulement deux ans et demi après, le pape Jean-Paul II parcourrait les
rues de leur ville.
En ce matin-là de consécrations le Pape dira aux Albanais : « L’Eucharistie
revient dans votre patrie. L’Eglise revient, elle sort des catacombes comme au
temps de l’antique empire romain et débordant de joie pour la liberté
retrouvée, elle annoncera : « C’est vrai ! Le Seigneur a ressuscité ! »
Le 13 février 1991 le Père Jubani s’est trouvé avec le Pape à Rome, à une
audience privée. Il a été le premier à inviter le Pape à rendre visite à
l’Albanie. La surprise finale est arrivée le jour de Noël de l’année suivante
quand le Pape Jean-Paul II signa la nomination des quatre nouveaux évêques et
annonça qu’il viendrait lui-même pour la consécration et ainsi restaurer la
hiérarchie catholique en Albanie.
Sans Dieu, un peuple n’avance pas
Le supplément religieux de la revue «La información de Madrid » ([…] devenu
aujourd’hui « Alfa y Omega ») a publié dans son septième numéro du 20-11-1994,
un entretien en exclusivité entre Antonio Allen et le père Jubani. Voici son
impressionnant témoignage:
L’évêque m’a nommé curé
de la paroisse de Mirdita, la zone la plus catholique et la plus pauvre. Il m’a
ordonné de ne pas prêcher, mais seulement d’administrer les sacrements, pour ne
pas finir en prison, mais moi je prêchais chaque jour et tous les deux ou trois
mois la police me convoquait. Six mois plus tard on m’a arrêté. Le premier
interrogatoire a duré quatre mois. Toujours on me crachait dessus et on me
rouait de coups. D’autres fois on m’attachait les mains et les pies, on me
faisait dormir à même le sol, on me maintenait en survie au pain sec et à
l’eau. Le plus terrible c’était quand on me mettait dans un cercueil. Auparavant,
à moi et à d’autres soumis à la torture, on nous avait arraché les dents pour
que nous nous coupions pas la langue. C’était aussi terrible quand on nous
attachait un cercle de bois autour de la tête et qu’on commençait à serrer. Moi,
à leurs questions, je leur disais toujours la même chose : que la doctrine
catholique était contraire à la leur, athée et marxiste, et que l’unique chose
que j’avais fait et que je continuerai à faire c’était de prêcher l’Évangile.
On me condamna aux travaux forcés dans les mines. Le travail y était de 14 à 15
heures par jour et c’était si dur que de pauvres prisonniers se cassaient les
bras ou les jambes seulement pour aller à l’hôpital et se reposer. On nous
torturait également en nous appliquant du courant électrique dans les oreilles
ou avec de l’eau bouillante. Parfois on nous mettaient des épines de pin sous
les ongles puis le feu y était mis. Et c’était la normalité de recevoir des
coups de bâton, des coups de pied sur la bouche et des claques. Il faut mieux
ne pas se le rappeler. Le sort considéré comme le meilleur c’était la
déportation mais beaucoup auraient préféré faire partie des fusillés.J’ai
refusé de travailler car je ne me considérais pas comme un prisonnier de droit
commun, et même je n’avais commis aucun délit. Alors on m’a mis en cellule
pendant deux ans. Parfois je devais dormir dans des cellules pleines d’eau.
Fréquemment on me laissait au pain sec et à l’eau, on me maintenait attaché par
les pieds et les mains à une colonne ou on mettait un haut-parleur pour que je
ne puisse pas dormir. Et tous les jours on venait me demander si je m’étais
décidé à aller travailler avec eux.
Quand ils ont été convaincus que j’avais vraiment la tête dure, ils m’ont
envoyé à la prison de Burrelli où j’ai trouvé écrites les paroles de Dante : «
Laissez toute espérance, vous qui entrez ». Là on nous a mis dans des cellules
de huit mètres sur quatre où nous étions toujours 25 à 36 personnes, tassées
comme des sardines. On ne pouvait dormir de tout notre long et le moindre mouvement
signifiait déranger l’autre. Là on préparait les repas. On se lavait. On
faisait tout. Il y avait une saleté et une odeur insupportables. C’était
une prison destinée à éliminer toutes les valeurs qui nous donnent une
dimension humaine. Selon eux c’était un « centre d’éducation ». Un jour je leur
ai dit que nous étions traités comme des bêtes mais que cela changerait quand
Hohxa mourrait. On m’a alors condamné à 10 ans de prison de plus. Aller au
tribunal était une façon de sortir, voir un arbre, un enfant. À l’intérieur
nous ne pouvions rien voir.
À la demande du
journaliste sur « comment a-t-il pu supporter tout cela » », il répond :
« Dieu m’a donné deux qualités très grandes : une tête très dure et un
grand sens de l’humour, et en plus une très bonne santé. Mais à dire la vérité,
je crois que j’ai pu dépasser toutes ces souffrances grâce à la prière…Plus est
grande la persécution plus est grand l’aide de Dieu et de la Très Sainte
Vierge. Durant toutes ces années, je n’ai jamais cessé de réciter les quinze
mystères du Rosaire ».
Simon Zef Jubani est né le 8 mars 1927 (un mois avant le Pape Benoît XVI). Il a
84 ans. La vidéo est en albanais mais vous pouvez voir la chapelle du Cimetière
de Shkodër où plus de 50 000 personnes ont obligé le gouvernement à ce qu’il
leur concède la liberté religieuse. Le communisme s’est consacré à l’irrigation
de la haine dans le pays, à le pervertir, à le dégénérer, à le corrompre. Le
Christ a vaincu après une telle obscurité.
Bien sûr, les difficultés pour parler du Père Jubani, ne sont pas liées à la langue (l’albanais) ou à son âge…N’oubliez pas qu’on lui a arraché toutes ses dents.
Note finale du traducteur.
L’une des caractéristiques des pays totalitaires ou à tendance totalitaire,
c’est d’effacer l’Histoire ou de la réécrire, hier comme aujourd’hui. C’est
tout le contraire pour l’Église de Rome, dans son obligation évangélique de
Vérité, et de par ses archives bi-millénaires, et ce n’est donc pas par hasard
si l’on veut la faire taire. Nous, Européens de l’Ouest, malgré les aléas de
nos passés respectifs plus ou moins lointains, nous avons n’avons pas été
presque totalement ensevelis comme certains de nos frères de l’Europe centrale
et orientale, pendant des siècles, sous la domination de puissances qui d’abord
les ont privés du Christ, Père, fils et Saint Esprit, puis d’un dieu tout
court. Comment aurions-nous réagi ? Comment serions-nous devenus ? Comment
réagirons-nous aujourd’hui à des situations qui ne sont pas sans similitude
avec celles du passé?
Sans le Christ, un peuple ne peut pas avancer.
SOURCE : https://benoit-et-moi.fr/archives/2011-II/0455009ed20de650f/0455009efc0bd0c26.html
Profile
Studied at
the Shkodrë Pontifical Seminary, and then theology in
Innsbruck, Austria. Ordained on 24 April 1916 as
a priest of
the archdiocese of Shkodrë-Pult, Albania. Parish priest in
several places. Playwright. Secretary to
the Archbishop of Shkodrë. Martyred in
the anti–Christian persecutions of
the Albanian Communist government,
the first of their many priestly victims.
Born
3 November 1891 in
Shkodrë, Albania
shot on 25 March 1945 in
Shkodrë, Albania
26 April 2016 by Pope Francis (decree
of martyrdom)
5 November 2016 by Pope Francis
beatification celebrated
at the Square of the Cathedral of Shën Shtjefnit, Shkodër, Albania,
presided by Cardinal Angelo
Amato
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e internetit në gjuhën shqipe
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Citation
“Blessed Ndre
Zadeja“. CatholicSaints.Info. 21 February 2023. Web. 3 March 2024.
<https://catholicsaints.info/blessed-ndre-zadeja/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-ndre-zadeja/
In Albania, the Church honors martyrs of the communist
era
By Mónica Zorita de la
Morena
Shkodër, Albania, Nov 2,
2016 / 06:01 am ().- During 40 years of communist rule in Albania – which in
1967 declared itself the first completely atheist country in the world –
praying, making the sign of the cross, wearing a crucifix around one’s neck, or
any other evidence of being a believer in God were treated as crimes.
Churches, mosques and
other places of worship were used as shopping centers, sports halls, or
theaters. That too was the fate of the cathedral of Shkodër, which was turned
into a sports arena. But on Nov. 5, it will the site of the beatification of 38
Albanian martyrs.
“Before they were
tortured and executed by firing squad, they all said: ‘Long live Christ the
King, long live Albania. We forgive those who kill us’,” Archbishop Angelo
Massafra of Shkodër told international Catholic charity Aid
to the Church in Need. Among the martyrs were a number of bishops, priests,
and ordinary faithful, including one woman, María Tuci.
María was a teacher and
she was condemned to die for the crime of reminding students of the presence of
Christ. Her death was excruciating, after she had already been arrested and
tortured countless times. She was finally put in a sack along with a cat. The
torturers repeatedly hit the cat with a stick and their victim later died of
the injuries inflicted by the terrified animal.
Father Lazer Shantoja was
tortured so severely in the environs of Tirana that his own mother begged that
he be shot to death to finally put an end to his suffering.
Ndre Zadeja was the
first to be executed by firing squad; he was the first martyr of the Albanian
communist dictatorship that finally collapsed in 1991. He died in Shkoder.
Archbishop Massafra, who
serves as president of the Albanian bishops’ conference, said that all who were
murdered in that city were forced to walk along a particular route that ended
at the cemetery wall. There they were “tortured, spat upon, and finally
executed by shooting.” The route led them past the cathedral.
“This was done on
purpose. It was to remind them that they were suffering because of their love
for Christ,” the bishop said.
“The beatification
ceremony will be a joyous festival. Thousands of Albanians all over the world
will be following” the proceedings, Archbishop Massafra said. “This small, but
great Church has given the world Church countless martyrs,” he added.
The martyrs’
beatification process was begun in 2002 and was completed in 2010. Pope Francis
signed a decree that authorized the beatification to take place Nov. 5.
Muslims, who account for
as much as 70 percent of the population of Albania, were not spared either.
Thousands of people lived in concentration camps or languished in prisons
because they believed in God “or in Allah,” the bishop said.
There have been notable
survivors of the reign of terror, including Father Ernest Simoni, who spent 28
years in a labor camp and whom Pope Francis has just made a cardinal. Then
there is Sister Marije Kaleta. Both met the Pope during his recent visit to the
country, leaving the Pontiff visibly moved.
Bishop Massafra spoke of
them as ranking among the “secret consolers of the other prisoners.” Father
Simoni was able to secretly say Mass during his years of captivity.
Beato Andrea Zadeja Sacerdote
e martire
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Scutari, Albania, 3
novembre 1891 – 25 marzo 1945
Don Ndre Zadeja,
sacerdote della diocesi di Scutari, esercitò il ministero in vari paesini
albanesi, ma fu più noto come poeta e autore di drammi storici. Arrestato il 3
febbraio 1945 per aver impartito l’ultima assoluzione a un condannato a morte,
venne imprigionato e, il 25 marzo seguente, fucilato con altri tredici
detenuti. Compreso nell’elenco dei 38 martiri albanesi capeggiati da monsignor
Vinçenc Prennushi, è stato beatificato a Scutari il 5 novembre 2016.
Vocazione e formazione
Ndre (albanese per
Andrea) Zadeja nacque a Scutari in Albania il 3 novembre 1891. Il padre, Gjon,
era un artigiano; la madre, Lukja, casalinga. Frequentò la scuola primaria e
nel 1903, influenzato da un cugino, don Mati Fishta, entrò al Collegio
Saveriano dei padri Gesuiti, diplomandosi nel 1912.
Il 30 settembre 1913
partì per Innsbruck, dove studiò filosofia e teologia fino al 16 marzo 1916.
Una volta completati gli studi, tornò a casa: celebrò la Prima Messa il 26
aprile 1916 nella chiesa della Madonna del Buon Consiglio, alle pendici del
Castello di Rozafa, a Scutari.
Parroco e “poeta della
tenerezza”
Poco dopo fu nominato da
monsignor Jak Serreqi, arcivescovo di Scutari, suo segretario personale.
Terminato l’incarico, fece il parroco a Mal të Jushit, Bogë, Shkrel e Sheldî.
Lo stretto rapporto con il popolo gli permise di studiare con attenzione il suo
stile di vita, la sua mentalità e anche la lingua.
Per la delicatezza delle
sue poesie religiose, molte delle quali dedicate alla Madonna, che apparivano
come un vero e proprio catechismo in versi, gli venne attribuito il soprannome
di “poeta della tenerezza”. Seguendo le orme di padre Gjergj Fishta, sacerdote
e poeta, compose inoltre poesie e drammi storici.
Un incidente diplomatico
Tuttavia, la prima del
dramma «L’ora albanese» provocò un caso diplomatico nel 1919, quando l’Italia
occupava il porto di Vlora. Durante la rappresentazione, infatti, i presenti in
sala si alzarono in piedi e gridarono: «Viva Vlora albanese!».
Il Capitano di corvetta
Ugo Perricone, reggente il Consolato italiano a Scutari, e il generale
Francavia erano sul punto di lasciare l’incarico, quando il Console di Francia,
il barone di Geraud, fece loro notare: «Non è avvenuta la stessa cosa alla
Scala di Milano, quando gli spettatori italiani si levarono in piedi dinanzi
agli austriaci per acclamare Verdi [che i patrioti italiani interpretavano come
sigla per Vittorio Emanuele Re d’Italia]? Gli stessi austriaci applaudivano!».
La minaccia comunista
incombe
Durante gli anni
dell’occupazione italiana fascista prima e di quella nazista poi, era parroco a
Sheldija, un paese di montagna a est di Scutari: per aver dato accoglienza agli
oppositori di entrambi i regimi, rischiò più volte la vita.
Ma un’altra minaccia
incombeva sull’Albania, incarnata nei partigiani comunisti che avevano preso il
potere. Don Ndre ne era consapevole, tanto da dichiarare, il 16 agosto 1944,
durante la Messa per la festa di san Rocco nella chiesa a lui dedicata a
Sheldija: «Due parole devo dire oggi a voi, specialmente a voi giovani; una
nuvola nera, portatrice di un’ideologia rossa, sta per piombare sulle vostre
teste. La sua intenzione è quella di scaricarsi su di voi. Allora non potrete
fare niente contro di essa, solo sopportarla con tutti i suoi mali, e tra
questi la negazione di Dio».
Arrestato per
un’assoluzione
Il 3 febbraio 1945,
presso la scuola elementare di Sheldija, venne radunata la gente del villaggio,
invitata a consegnare le armi. L’unico a rifiutarsi fu un contadino, Tomë
Marku, che venne fucilato senza processo.
Don Ndre, noncurante del
rischio, ma pienamente consapevole dei suoi doveri di sacerdote, diede l’ultima
assoluzione alla vittima: quel gesto fu considerato atto ostile al regime e gli
costò l’arresto.
Il martirio
Rinchiuso nel carcere di
Scutari, vi trovò altri esponenti del clero cattolico. I capi d’accusa che gli
vennero rivolti furono quello di aver ospitato don Lazër Shantoja, anche lui
poeta e patriota, e di essere stato un collaborazionista della Gestapo e dei
fascisti, per il motivo accennato sopra.
Infine, il 25 marzo 1945,
don Ndre venne tratto fuori di prigione con altri tredici detenuti, per essere
condotto alla fucilazione. I sacerdoti incarcerati, che li videro passare da
dietro le sbarre, impartirono loro l’ultima benedizione.
Il suo corpo venne
prelevato dai seminaristi diocesani, guidati da don Tom Laca, che lo
seppellirono nel cimitero di Rrëmaj. Prima di chiudere la bara che era stata
preparata in fretta, un seminarista, Mark Çuni, adagiò la bandiera albanese sul
suo petto.
Di lì a poco avrebbe
subito la sua stessa sorte: subì un processo e venne fucilato perché accusato
di essere uno dei fondatori dell’«Unione Albanese», in realtà lo pseudonimo con
cui aveva firmato, insieme a un compagno, alcuni volantini di protesta contro
le elezioni-farsa del regime.
La beatificazione
Compreso nell’elenco dei
38 martiri albanesi capeggiati da monsignor Vinçenc Prennushi, don Ndre Zadeja
è stato beatificato a Scutari il 5 novembre 2016. Dello stesso gruppo fanno
parte anche don Lazër Shantoja, il seminarista Mark Çuni e altri diciotto
sacerdoti diocesani.
Autore: Emilia
Flocchini
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/97003
Dom Ndré Zadeja, meshtar, poet e atdhetar i flakët.
Dom Ndré Zadeja është një nga dyzetë martirët e Kishës shqiptare, për të cilët tashmë ka përfunduar faza e parë dioqezane e procesit kanonik kishtar për shpalljen të Lumë, që do t’i lartojë në nderimet e altarit.
Ai qe martiri i parë i tërbimit komunist mbi Kishën katolike në Shqipëri e një dëshmitar i jashtëzakonshëm i fesë së krishterë dhe i vlerave kulturore e atdhetare. Dom Ndré Zadeja, prift, dramaturg, poet e prozator, lindi në Shkodër më 3 nëntor 1891. Tri klasët e para të shkollës fillore i kreu në një shkollë italiane, ndërsa nga klasa e katërt e më tej studioi në Kolegjin Saverian, drejtuar nga Jezuitët. Studimet e larta i kreu në Insbruk të Austrisë më 1916. Po në këtë vit u shugurua meshtar. U kthye menjëherë në atdhé e pikërisht në vendlindje. Pati fatin ta kremtonte meshën e parë në Kishën e Zojës pranë kështjellës Rozafa të Shkodrës, ku nderohej e nderohet edhe sot, Zoja e Këshillit të Mirë, pajtorja qiellore e shqiptarëve. Ishte një ditë e bukur pranvere, 26 prill 1916.
Falë aftësive e kulturës së tij të gjerë, dom Ndré Zadeja e nisi shërbimin meshtarak si sekretar i ipeshkvit imzot Serreqit dhe si zëvendës-famullitar, deri në vitin 1922. Në këtë vit u emërua famullitar në Mal të Jushit, prej nga vijoi shërbimin meshtarak e ungjillor në Bogë, për të kaluar më pas në Shkrel e Sheldi. U arrestua nga regjimi komunist gjatë shërbimit në këtë fshat më 4 shkurt 1945.
Kujtojmë se më 16 gusht të vitit 1944, ndërsa në fshatin Shirokë afër Shkodrës kremtohej festa e Shën Rrokut, gjatë procesionit tradicional në shtigjet e vlerta të malit Tarabosh, dom Ndré Zadeja, meshtar shembullor e predikatar në zë dhe largpamës , i pati drejtuar popullit e sidomos rinisë këto fjalë profetike :
“Dy fjalë i kam sot me ju, sidomos me jo o të rij. Një re e zezë ngarkue me ideologji të kuqe po dyndet mbi krenat tona. Ajo ka ndërmend të shprazet mbi ju, por atëherë s’keni për të pasë shka me i ba, veç me i bajtë e me sprovue të këqijat, se përveç të zezave të tjera që ka, ajo mohon edhe Zotin”.
E i pari që do t’i përjetonte të këqijat e dyndjes së resë së zezë me ideologji të kuqe, do të ishte pikërisht ai që i shqiptoi këto fjalë tre muaj para se të hynte komunizmit në Shqipëri e shtatë muaj para se të pushkatohej pas murit të varrezave katolike, me 25 mars 1945.
Më 25 mars 1945 dom Ndre Zadeja, së bashku me 14 shokë të tjerë, u nxorrën nga burgu për t’u çuar drejt vendit të ekzekutimit. Të gjithë të burgosurit ishin të frikësuar. Shokët e tij meshtarë, para se të dilte, i dhanë bekimin nëpërmjet derës së vogël të burgut. Dom Zadeja u gjunjëzua së bashku me të gjithë të tjerët. Në vendin e ekzekutimit, pas varrezave katolike të Shkodrës, iu afrua Dom Tom Lacaj për t’i dhënë zgjidhjen e fundit të mëkateve. Dom Zadeja e falënderoi atë me këto fjalë: “Të falënderoj që ke ardhur këtu për të m’i lehtësuar vuajtjet”. Pas pak çastesh, qyteti i Shkodrës dëgjoi krismat e mitralozit që shtrinë përtokë 14 vetë.
Pra, dom Ndre Zadeja u pushkatua pa gjyq më 25 mars 1945 njëherësh me 14 burra: e në mes tyne kreshniku i maleve Prek Cali, si dhe Luigj Kastrati, Ndok Bardhoku, Ndrekë Loka, Arif Hyseni, Dedë Lulash Smajli, Gjok Nikaj, Dul Bajrami, Mark Luc Gjoni, Tomë Daka, Maliq Bajrami, Gjokë Voci, Pjetër Gjedashi. e t’iu kujtojmë emnat të gjithëve me nderim.
Dom Ndré Zadeja u vra me akuzën se kishte fshehur bashkëvëllain prift, një nga figurat më të ndritura të shkollës letrare të jezuitëve, dom Lazër Shantojën, edhe ai ndër martirët e Kishës shqiptare, për të cilët tashmë faza e procesit kanonik kishtar i ka kaluar Vatikanit për miratimin e beatifikimit të tyre.
Më 25 mars 1945 Shkodra e tmerruar asistonte pushkatimin e parë të një kleriku katolik, të cilin e kishte njohur e dashur me shpirt për shërbimin e tij të jashtëzakonshëm meshtarak, për atdhetarinë e tij e për talentin e shquar që gjeti shprehjen e vet në melodramat e para të letërsisë shqipe “Ora e Shqypnisë”, “Hijet e zeza”, “Rrethimi i Shkodrës”, “Rozafa”, “Ruba e kuqe”, kurse “Shpella e Bogdanit” mbet dorëshkrim e tjera, të cilat u vunë në skenën e teatrit të jezuitëve në Shkodër e më vonë edhe në teatrin e Tiranës e vijuan të lexoheshin, edhe kur nuk mund të viheshin më në skenë, sepse të ndaluara nga regjimi komunist.
Në rrugët e rrugicat e shtrembëta të Shkodërs, njëkohësisht me breshërinë e mitralozave të diktaturës ateiste, që këputnin një nga lulet më të bukura të letrave shqipe, për ta lënë vetëm në kërcej të thatë traditën katolike e atë shqiptare në përgjithësi, u ndje zëri i lebetitur: “Kanë grì dom Ndrenë!”.
E tani, kur për emrin e tij flitet si për atë të një të Lumtur të ardhshëm, që
do të nderohet edhe në nderime të altarit, Kisha e kombi duhet të krenohen me
këtë martir të parë të Kishës katolike shqiptare të persekutimeve të egra të
periudhës komuniste, me tingujt e melodramave të tij e sidomos me dëshminë e
një jete flijuar për Fe e Atdhé.