vendredi 9 août 2013

Sainte THÉRÈSE-BÉNÉDICTE DE LA CROIX (EDITH STEIN), vierge religieuse carmélite et martyre



Thérèse-Bénédicte de la Croix Edith Stein (1891-1942) 

Carmélite déchaussée, martyr

"Inclinons-nous profondément devant ce témoignage de vie et de mort livré par Edith Stein, cette remarquable fille d'Israël, qui fut en même temps fille du Carmel et soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix, une personnalité qui réunit pathétiquement, au cours de sa vie si riche, les drames de notre siècle. Elle est la synthèse d'une histoire affligée de blessures profondes et encore douloureuses, pour la guérison desquelles s'engagent, aujoud'hui encore, des hommes et des femmes conscients de leurs responsabilités; elle est en même temps la synthèse de la pleine vérité sur les hommes, par son coeur qui resta si longtemps inquiet et insatisfait, "jusqu'à ce qu'enfin il trouvât le repos dans le Seigneur" ". Ces paroles furent prononcées par le Pape Jean-Paul II à l'occasion de la béatification d'Édith Stein à Cologne, le 1 mai 1987.

Qui fut cette femme?

Quand, le 12 octobre 1891, Édith Stein naquit à Wroclaw (à l'époque Breslau), la dernière de 11 enfants, sa famille fêtait le Yom Kippour, la plus grande fête juive, le jour de l'expiation. "Plus que toute autre chose cela a contribué à rendre particulièrement chère à la mère sa plus jeune fille". Cette date de naissance fut pour la carmélite presque une prédiction.

Son père, commerçant en bois, mourut quand Édith n'avait pas encore trois ans. Sa mère, femme très religieuse, active et volontaire, personne vraiment admirable, restée seule, devait vaquer aux soins de sa famille et diriger sa grande entreprise; cependant elle ne réussit pas à maintenir chez ses enfants une foi vivante. Édith perdit la foi en Dieu: "En pleine conscience et dans un choix libre je cessai de prier".

Elle obtint brillamment son diplôme de fin d'études secondaires en 1911 et commença des cours d'allemand et d'histoire à l'Université de Wroclaw, plus pour assurer sa subsistance à l'avenir que par passion. La philosophie était en réalité son véritable intérêt. Elle s'intéressait également beaucoup aux questions concernant les femmes. Elle entra dans l'organisation "Association Prussienne pour le Droit des Femmes au Vote". Plus tard elle écrira: "Jeune étudiante, je fus une féministe radicale. Puis cette question perdit tout intérêt pour moi. Maintenant je suis à la recherche de solutions purement objectives".

En 1913, l'étudiante Édith Stein se rendit à Gôttingen pour fréquenter les cours de Edmund Husserl à l'université; elle devint son disciple et son assistante et elle passa aussi avec lui sa thèse. À l'époque Edmund Husserl fascinait le public avec son nouveau concept de vérité: le monde perçu existait non seulement à la manière kantienne de la perception subjective. Ses disciples comprenaient sa philosophie comme un retour vers le concret. "Retour à l'objectivisme". La phénoménologie conduisit plusieurs de ses étudiants et étudiantes à la foi chrétienne, sans qu'il en ait eu l'intention. À Gôttingen, Édith Stein rencontra aussi le philosophe Max Scheler. Cette rencontre attira son attention sur le catholicisme. Cependant elle n'oublia pas l'étude qui devait lui procurer du pain dans l'avenir. En janvier 1915, elle réussit avec distinction son examen d'État. Elle ne commença pas cependant sa période de formation professionnelle.

Alors qu'éclatait la première guerre mondiale, elle écrivit: "Maintenant je n'ai plus de vie propre". Elle fréquenta un cours d'infirmière et travailla dans un hôpital militaire autrichien. Pour elle ce furent des temps difficiles. Elle soigna les malades du service des maladies infectieuses, travailla en salle opératoire, vit mourir des hommes dans la fleur de l'âge. À la fermeture de l'hôpital militaire en 1916, elle suivit Husserl à Fribourg-en-Brisgau, elle y obtint en 1917 sa thèse "summa cum laudae" dont le titre était: "Sur le problème de l'empathie".

Il arriva qu'un jour elle put observer comment une femme du peuple, avec son panier à provisions, entra dans la cathédrale de Francfort et s'arrêta pour une brève prière. "Ce fut pour moi quelque chose de complètement nouveau. Dans les synagogues et les églises protestantes que j'ai fréquentées, les croyants se rendent à des offices. En cette circonstance cependant, une personne entre dans une église déserte, comme si elle se rendait à un colloque intime. Je n'ai jamais pu oublier ce qui est arrivé". Dans les dernières pages de sa thèse elle écrit: "Il y a eu des individus qui, suite à un changement imprévu de leur personnalité, ont cru rencontrer la miséricorde divine". Comment est-elle arrivée à cette affirmation?

Édith Stein était liée par des liens d'amitié profonde avec l'assistant de Husserl à Gôtingen, Adolph Reinach, et avec son épouse. Adolf Reinach mourut en Flandres en novembre 1917. Édith se rendit à Gôttingen. Le couple Reinach s'était converti à la foi évangélique. Édith avait une certaine réticence à l'idée de rencontrer la jeune veuve. Avec beaucoup d'étonnement elle rencontra une croyante. "Ce fut ma première rencontre avec la croix et avec la force divine qu'elle transmet à ceux qui la portent [...] Ce fut le moment pendant lequel mon irréligiosité s'écroula et le Christ resplendit". Plus tard elle écrivit: "Ce qui n'était pas dans mes plans était dans les plans de Dieu. En moi prit vie la profonde conviction que -vu du côté de Dieu- le hasard n'existe pas; toute ma vie, jusque dans ses moindres détails, est déjà tracée selon les plans de la providence divine et, devant le regard absolument clair de Dieu, elle présente une unité parfaitement accomplie".

À l'automne 1918, Édith Stein cessa d'être l'assistante d'Edmund Husserl. Ceci parce qu'elle désirait travailler de manière indépendante. Pour la première fois depuis sa conversion, Édith Stein rendit visite à Husserl en 1930. Elle eut avec lui une discussion sur sa nouvelle foi à laquelle elle aurait volontiers voulu qu'il participe. Puis elle écrit de manière surprenante: "Après chaque rencontre qui me fait sentir l'impossibilité de l'influencer directement, s'avive en moi le caractère pressant de mon propre holocauste".

Édith Stein désirait obtenir l'habilitation à l'enseignement. À l'époque, c'était une chose impossible pour une femme. Husserl se prononça au moment de sa candidature: "Si la carrière universitaire était rendue accessible aux femmes, je pourrais alors la recommander chaleureusement plus que n'importe quelle autre personne pour l'admission à l'examen d'habilitation". Plus tard on lui interdira l'habilitation à cause de ses origines juives.

Édith Stein retourna à Wroclaw. Elle écrivit des articles sur la psychologie et sur d'autres disciplines humanistes. Elle lit cependant le Nouveau Testament, Kierkegaard et le livre des exercices de saint Ignace de Loyola. Elle s'aperçoit qu'on ne peut seulement lire un tel écrit, il faut le mettre en pratique.

Pendant l'été 1921, elle se rendit pour quelques semaines à Bergzabern (Palatinat), dans la propriété de Madame Hedwig Conrad-Martius, une disciple de Husserl. Cette dame s'était convertie, en même temps que son époux, à la foi évangélique. Un soir, Édith trouva dans la bibliothèque l'autobiographie de Thérèse d'Avila. Elle la lut toute la nuit. "Quand je refermai le livre je me dis: ceci est la vérité". Considérant rétrospectivement sa propre vie, elle écrira plus tard: "Ma quête de vérité était mon unique prière".

Le ler janvier 1922, Édith Stein se fit baptiser. C'était le jour de la circoncision de Jésus, de l'accueil de Jésus dans la descendance d'Abraham. Édith Stein était debout devant les fonds baptismaux, vêtue du manteau nuptial blanc de Hedwig Conrad-Martius qui fut sa marraine. "J'avais cessé de pratiquer la religion juive et je me sentis de nouveau juive seulement après mon retour à Dieu". Maintenant elle sera toujours consciente, non seulement intellectuellement mais aussi concrètement, d'appartenir à la lignée du Christ. À la fête de la Chandeleur, qui est également un jour dont l'origine remonte à l'Ancien Testament, elle reçut la confirmation de l'évêque de Spire dans sa chapelle privée.

Après sa conversion, elle se rendit tout d'abord à Wroclaw. "Maman, je suis catholique". Les deux se mirent à pleurer. Hedwig Conrad-Martius écrivit: "Je vis deux israélites et aucune ne manque de sincérité" (cf Jn 1, 47).

Immédiatement après sa conversion, Édith aspira au Carmel, mais ses interlocuteurs spirituels, le Vicaire général de Spire et le Père Erich Przywara, S.J., l'empêchèrent de faire ce pas. Jusqu'à pâques 1931 elle assura alors un enseignement en allemand et en histoire au lycée et séminaire pour enseignants du couvent dominicain de la Madeleine de Spire. Sur l'insistance de l'archiabbé Raphaël Walzer du couvent de Beuron, elle entreprend de longs voyages pour donner des conférences, surtout sur des thèmes concernant les femmes. "Pendant la période qui précède immédiatement et aussi pendant longtemps après ma conversion [... ] je croyais que mener une vie religieuse signifiait renoncer à toutes les choses terrestres et vivre seulement dans la pensée de Dieu. Progressivement cependant, je me suis rendue compte que ce monde requiert bien autre chose de nous [...]; je crois même que plus on se sent attiré par Dieu et plus on doit "sortir de soi-même", dans le sens de se tourner vers le monde pour lui porter une raison divine de vivre".

Son programme de travail est énorme. Elle traduit les lettres et le journal de la période pré-catholique de Newman et l'œuvre " Questiones disputatx de veritate " de Thomas d'Aquin et ce dans une version très libre, par amour du dialogue avec la philosophie moderne. Le Père Erich Przywara S.J. l'encouragea à écrire aussi des oeuvres philosophiques propres. Elle apprit qu'il est possible "de pratiquer la science au service de Dieu [... ] ; c'est seulement pour une telle raison que j'ai pu me décider à commencer une série d'oeuvres scientifiques". Pour sa vie et pour son travail elle trouve toujours les forces nécessaires au couvent des bénédictins de Beuron où elle se rend pour passer les grandes fêtes de l'année liturgique.

En 1931, elle termina son activité à Spire. Elle tenta de nouveau d'obtenir l'habilitation pour enseigner librement à Wroclaw et à Fribourg. En vain. À partir de ce moment, elle écrivit une oeuvre sur les principaux concepts de Thomas d'Aquin: "Puissance et action". Plus tard, elle fera de cet essai son ceuvre majeure en l'élaborant sous le titre "Être fini et Être éternel", et ce dans le couvent des Carmélites à Cologne. L'impression de l'œuvre ne fut pas possible pendant sa vie.

En 1932, on lui donna une chaire dans une institution catholique, l'Institut de Pédagogie scientifique de Münster, où elle put développer son anthropologie. Ici elle eut la possibilité d'unir science et foi et de porter à la compréhension des autres cette union. Durant toute sa vie, elle ne veut être qu'un "instrument de Dieu". "Qui vient à moi, je désire le conduire à Lui".

En 1933, les ténèbres descendent sur l'Allemagne. "J'avais déjà entendu parler des mesures sévères contres les juifs. Mais maintenant je commençai à comprendre soudainement que Dieu avait encore une fois posé lourdement sa main sur son peuple et que le destin de ce peuple était aussi mon destin". L'article de loi sur la descendance arienne des nazis rendit impossible la continuation de son activité d'enseignante. "Si ici je ne peux continuer, en Allemagne il n'y a plus de possibilité pour moi". "J'étais devenue une étrangère dans le monde".

L'archiabbé Walzer de Beuron ne l'empêcha plus d'entrer dans un couvent des Carmélites. Déjà au temps où elle se trouvait à Spire, elle avait fait les veeux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. En 1933 elle se présenta à la Mère Prieure du monastère des Carmélites de Cologne. "Ce n'est pas l'activité humaine qui peut nous aider, mais seulement la passion du Christ. J'aspire à y participer".

Encore une fois Édith Stein se rendit à Wroclaw pour prendre congé de sa mère et de sa famille. Le dernier jour qu'elle passa chez elle fut le 12 octobre, le jour de son anniversaire et en même temps celui de la fête juive des Tabernacles. Édith accompagna sa mère à la Synagogue. Pour les deux femmes ce ne fut pas une journée facile. "Pourquoi l'as-tu connu (Jésus Christ)? Je ne veux rien dire contre Lui. Il aura été un homme bon. Mais pourquoi s'est-il fait Dieu?" Sa mère pleure.

Le lendemain matin Édith prend le train pour Cologne. "Je ne pouvais entrer dans une joie profonde. Ce que je laissais derrière moi était trop terrible. Mais j'étais très calme - dans l'intime de la volonté de Dieu". Par la suite elle écrira chaque semaine une lettre à sa mère. Elle ne recevra pas de réponses. Sa soeur Rose lui enverra des nouvelles de la maison.

Le 14 octobre, Édith Stein entre au monastère des Carmélites de Cologne. En 1934, le 14 avril, ce sera la cérémonie de sa prise d'habit. L'archiabbé de Beuron célébra la messe. À partir de ce moment Édith Stein portera le nom de soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix.

En 1938, elle écrivit: "Sous la Croix je compris le destin du peuple de Dieu qui alors (1933) commençait à s'annoncer. Je pensais qu'il comprenait qu'il s'agissait de la Croix du Christ, qu'il devait l'accepter au nom de tous les autres peuples. Il est certain qu'aujourd'hui je comprends davantage ces choses, ce que signifie être épouse du Seigneur sous le signe de la Croix. Cependant il ne sera jamais possible de comprendre tout cela, parce que c'est un mystère".

Le 21 avril 1935, elle fit des voeux temporaires. Le 14 septembre 1936, au moment du renouvellement des voeux, sa mère meurt à Wroclaw. "Jusqu'au dernier moment ma mère est restée fidèle à sa religion. Mais puisque sa foi et sa grande confiance en Dieu [...] furent l'ultime chose qui demeura vivante dans son agonie, j'ai confiance qu'elle a trouvé un juge très clément et que maintenant elle est ma plus fidèle assistante, en sorte que moi aussi je puisse arriver au but".

Sur l'image de sa profession perpétuelle du 21 avril 1938, elle fit imprimer les paroles de saint Jean de la Croix auquel elle consacrera sa dernière oeuvre: "Désormais ma seule tâche sera l'amour".

L'entrée d'Édith Stein au couvent du Carmel n'a pas été une fuite. "Qui entre au Carmel n'est pas perdu pour les siens, mais ils sont encore plus proches; il en est ainsi parce que c'est notre tâche de rendre compte à Dieu pour tous". Surtout elle rend compte à Dieu pour son peuple. "Je dois continuellement penser à la reine Esther qui a été enlevée à son peuple pour en rendre compte devant le roi. Je suis une petite et faible Esther mais le Roi qui m'a appelée est infiniment grand et miséricordieux. C'est là ma grande consolation". (31-10-1938)

Le 9 novembre 1938, la haine des nazis envers les juifs fut révélée au monde entier. Les synagogues brûlèrent. La terreur se répandit parmi les juifs. La Mère Prieure des Carmélites de Cologne fait tout son possible pour conduire soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix à l'étranger. Dans la nuit du 1er janvier 1938, elle traversa la frontière des Pays-Bas et fut emmenée dans le monastère des Carmélites de Echt, en Hollande. C'est dans ce lieu qu'elle écrivit son testament, le 9 juin 1939: "Déjà maintenant j'accepte avec joie, en totale soumission et selon sa très sainte volonté, la mort que Dieu m'a destinée. Je prie le Seigneur qu'Il accepte ma vie et ma mort [...] en sorte que le Seigneur en vienne à être reconnu par les siens et que son règne se manifeste dans toute sa grandeur pour le salut de l'Allemagne et la paix dans le monde".

Déjà au monastère des Carmélites de Cologne on avait permis à Édith Stein de se consacrer à ses oeuvres scientifiques. Entre autres elle écrivit dans ce lieu "De la vie d'une famille juive". "Je désire simplement raconter ce que j'ai vécu en tant que juive". Face à "la jeunesse qui aujourd'hui est éduquée depuis l'âge le plus tendre à haïr les juifs [...] nous, qui avons été éduqués dans la communauté juive, nous avons le devoir de rendre témoignage".

En toute hâte, Édith Stein écrira à Echt son essai sur "Jean de la Croix, le Docteur mystique de l'Église, à l'occasion du quatre centième anniversaire de sa naissance, 1542-1942". En 1941, elle écrivit à une religieuse avec laquelle elle avait des liens d'amitié: "Une scientia crucis (la science de la croix) peut être apprise seulement si l'on ressent tout le poids de la croix. De cela j'étais convaincue depuis le premier instant et c'est de tout coeur que j'ai dit: Ave Crux, Spes unica (je te salue Croix, notre unique espérance)". Son essai sur Jean de la Croix porta le sous-titre: "La Science de la Croix".

Le 2 août 1942, la Gestapo arriva. Édith Stein se trouvait dans la chapelle, avec les autres soeurs. En moins de 5 minutes elle dut se présenter, avec sa soeur Rose qui avait été baptisée dans l'Église catholique et qui travaillait chez les Carmélites de Echt. Les dernières paroles d'Édith Stein que l'on entendit à Echt s'adressèrent à sa soeur: "Viens, nous partons pour notre, peuple".

Avec de nombreux autres juifs convertis au christianisme, les deux femmes furent conduites au camp de rassemblement de Westerbork. Il s'agissait d'une vengeance contre le message de protestation des évêques catholiques des Pays-Bas contre le progrom et les déportations de juifs. "Que les êtres humains puissent en arriver à être ainsi, je ne l'ai jamais compris et que mes soeurs et mes frères dussent tant souffrir, cela aussi je ne l'ai jamais vraiment compris [...]; à chaque heure je prie pour eux. Est-ce que Dieu entend ma prière? Avec certitude cependant il entend leurs pleurs". Le professeur Jan Nota, qui lui était lié, écrira plus tard: "Pour moi elle est, dans un monde de négation de Dieu, un témoin de la présence de Dieu".

À l'aube du 7 août, un convoi de 987 juifs parti en direction d'Auschwitz. Ce fut le 9 août 1942, que soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix, avec sa soeur Rose et de nombreux autres membres de son peuple, mourut dans les chambres à gaz d'Auschwitz.

Avec sa béatification dans la Cathédrale de Cologne, le ler mai 1987, l'Église honorait, comme l'a dit le Pape Jean-Paul II, "une fille d'Israël, qui pendant les persécutions des nazis est demeurée unie avec foi et amour au Seigneur Crucifié, Jésus Christ, telle une catholique, et à son peuple telle une juive".

SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19981011_edith_stein_fr.html


Sainte Thérèse Bénédicte de La Croix

Carmélite - Martyre en Pologne (+ 1942)

Née le 12 octobre 1891 dans le judaïsme, Edith Stein était professeur d'université à Wroclaw (Breslau) et elle se tourna progressivement vers le Christ, malgré les difficultés nées de l'incompréhension de sa famille. Au temps de l'invasion nazie et de la persécution anti-juive, elle devint carmélite à Cologne traduisant dans sa vie les "sept demeures" de sainte Thérèse d'Avila et s'unissant, par la Croix, aux souffrances de son peuple. Réfugiée aux Pays-Bas, elle y fut arrêtée au carmel d'Echt, et elle meurt à Oświęcim (Auschwitz) huit jours plus tard, le 9 août 1942. Elle avait partagé la persécution de son peuple, portant le don de soi jusqu'au martyre pour le Christ.

canonisée à Rome le 11 octobre 1998.

Thérèse-Bénédicte de la Croix Edith Stein (1891-1942) Carmélite déchaussée, martyre

Edith Stein, femme de dialogue et d'espérance

- proclamée copatronne de l'Europe le 1e octobre 1999

Edith Stein - Site du Carmel en France

- Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, nouvelle patronne de la Paroisse du Pays de Stenay - diocèse de Verdun.

Institut Edith Stein

Morte à Auschwitz parce qu'elle était juive. "Notre amour pour le prochain est la mesure de notre amour pour Dieu. Pour les chrétiens et pas seulement pour eux, personne n'est 'étranger'. L'amour du Christ ne connaît pas de frontière" (Edith Stein)

Prier avec l'icône de Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix (Edith Stein) vidéo

Pourquoi l'Église a-t-elle choisi des saints patrons pour l'Europe? Qui sont-ils et qu'ont-ils fait pour l'Europe?

...Saint Benoît, proclamé patron de l'Europe par Paul VI en 1964, saint Cyrille et Méthode proclamés copatrons en 1980 par Jean-Paul II et trois saintes proclamées copatronnes de l'Europe en 1999 par Jean-Paul II: sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne et sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein)...

Mémoire (En Europe : Fête) de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, carmélite et martyre. Édith Stein, née et formée dans le judaïsme, après plusieurs années où elle enseigna la philosophie au milieu de beaucoup de difficultés, reçut la vie nouvelle dans le Christ par le baptême, et la poursuivit sous le voile des moniales jusqu'à ce que le régime nazi la forçât à l'exil en Hollande. Pendant la seconde guerre mondiale, elle fut arrêtée comme juive et conduite au camp d'extermination d'Auschwitz, près de Cracovie, en Pologne, où elle mourut dans une chambre à gaz.

Martyrologe romain

Je crois ... que plus on se sent attiré par Dieu et plus on doit 'sortir de soi-même', dans le sens de se tourner vers le monde pour lui porter une raison divine de vivre.

Edith Stein

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/7859/Sainte-Therese-Benedicte-de-La-Croix.html

Edith Stein, student at Breslau (1913-1914).

Edith Stein, estudiante en Breslavia (1913-1914).

Monasterio Santa Teresa de Jesús, Buenos Aires. Self-scanned.


Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix

D'origine juive, née en Allemagne le jour du Yom Kippour (Jour du grand Pardon) 1891, Edith Stein est élevée avec ses six frères et sœurs par leur mère veuve, énergique et juive convaincue. D'une intelligence très vive, Edith se passionne pour la philosophie, déclarant que la soif de vérité est sa seule prière. En même temps, elle milite pour la justice sociale et la promotion des valeurs de la féminité. Lorsque la guerre de 1914-1918 éclate, Edith est à l'université de Fribourg-en-Brisgau. Elle est l'assistante de Husserl, fondateur de la phénoménologie, qui devient son maître à penser. Elle commence à découvrir des aspects de la foi chrétienne : la prière, le "Notre Père" et des écrits de saint Thomas d'Aquin. Un jour, chez des amis, elle trouve "Le château intérieur ou le Livre des Demeures", autobiographie de sainte Thérèse d'Avila.

C'est l'illumination après un long cheminement intellectuel. Edith demande et reçoit le baptême chrétien. Loin de renier ses racines juives, elle les poussera à leur accomplissement. Elle enseigne chez les dominicaines de Spire et fréquente l'abbaye bénédictine de Beuron. Malgré la douleur de sa mère, Edith entre au Carmel de Cologne et devient soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Sa soeur Rose la rejoint comme membre du Tiers-Ordre du Carmel.

Edith a offert sa vie à Dieu pour la rédemption du peuple d'Israël, alors que se déclenche la persécution des Nazis. Avec sa soeur, elle doit se réfugier au carmel d'Echt en Hollande. Elles y seront arrêtées, emmenées à Auschwitz et exécutées le 9 août 1943. Prophète du sacrifice de soi, de la tolérance et du respect des valeurs de l'esprit, sainte Edith Stein a été proclamée patronne de l'Europe par Jean-Paul II le 1er octobre 1999, dans la suite de Catherine de Sienne et avec Brigitte de Suède.

Edith est un nom d'origine germanique qui a le sens de "richesse" (od).

Rédacteur : Frère Bernard Pineau, OP

SOURCE : http://www.lejourduseigneur.com/Web-TV/Saints/Edith-Stein/(language)/fre-FR

JEAN-PAUL II

LETTRE APOSTOLIQUE
EN FORME DE «MOTU PROPRIO»
POUR LA PROCLAMATION DE
SAINTE BRIGITTE DE SUÈDE
SAINTE CATHERINE DE SIENNE
ET SAINTE THÉRÈSE-BÉNÉDICTE DE LA CROIX
CO-PATRONNES DE L'EUROPE

JEAN-PAUL II
EN PERPETUELLE MEMOIRE

1. L'espoir de construire un monde plus juste et plus digne de l'homme, aiguisé par l'attente du troisième millénaire désormais à nos portes, ne peut faire abstraction de la conscience que les efforts humains seraient vains s'ils n'étaient accompagnés par la grâce divine: « Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain » (Ps 127 [126], 1). C'est une vérité dont doivent tenir compte également ceux qui, aujourd'hui, se posent la question de donner à l'Europe de nouvelles bases qui aident le vieux continent à puiser dans les richesses de son histoire, écartant les tristes aspects de l'héritage du passé pour répondre, avec une originalité enracinée dans les meilleures traditions, aux besoins du monde qui change.

Il n'y a pas de doute que, dans l'histoire complexe de l'Europe, le christianisme représente un élément central et caractéristique, renforcé par le solide fondement de l'héritage classique et des contributions multiples apportées par divers mouvements ethniques et culturels qui se sont succédé au cours des siècles. La foi chrétienne a façonné la culture du continent et a été mêlée de façon inextricable à son histoire, au point que celle-ci serait incompréhensible sans référence aux événements qui ont caractérisé d'abord la grande période de l'évangélisation, puis les longs siècles au cours desquels le christianisme, malgré la douloureuse division entre l'Orient et l'Occident, s'est affirmé comme la religion des Européens eux-mêmes. Dans la période moderne et contemporaine aussi, lorsque l'unité religieuse s'est progressivement fractionnée tant à cause de nouvelles divisions intervenues entre les chrétiens qu'en raison des processus qui ont amené la culture à se détacher des perspectives de la foi, le rôle de cette dernière a gardé un relief non négligeable.

La route vers l'avenir ne peut pas ne pas tenir compte de ce fait; les chrétiens sont appelés à en prendre une conscience renouvelée afin d'en montrer les potentialités permanentes. Ils ont le devoir d'apporter à la construction de l'Europe une contribution spécifique, qui aura d'autant plus de valeur et d'efficacité qu'ils sauront se renouveler à la lumière de l'Évangile. Il se feront alors les continuateurs de cette longue histoire de sainteté qui a traversé les diverses régions de l'Europe au cours de ces deux millénaires, où les saints officiellement reconnus ne sont que les sommets proposés comme modèles pour tous. Il y a en effet d'innombrables chrétiens qui, par leur vie droite et honnête, animée par l'amour de Dieu et du prochain, ont atteint, dans les vocations consacrées et laïques les plus diverses, une sainteté véritable et largement diffusée, même si elle était cachée.

2. L'Église ne doute pas que ce trésor de sainteté soit précisément le secret de son passé et l'espérance de son avenir. C'est en lui que s'exprime le mieux le don de la Rédemption, grâce auquel l'homme est racheté du péché et reçoit la possibilité de la vie nouvelle dans le Christ. C'est en lui que le peuple de Dieu en marche dans l'histoire trouve un soutien incomparable, se sentant profondément uni à l'Église glorieuse, qui au ciel chante les louanges de l'Agneau (cf. Ap 7, 9-10) tandis qu'elle intercède pour la communauté encore en pèlerinage sur la terre. C'est pourquoi, depuis les temps les plus anciens, les saints ont été considérés par le peuple de Dieu comme des protecteurs et, par suite d'une habitude particulière, à laquelle l'influence de l'Esprit Saint n'est certainement pas étrangère, tantôt à la demande des fidèles acceptée par les Pasteurs, tantôt sur l'initiative des Pasteurs eux-mêmes, les Églises particulières, les régions et même les continents ont été confiés au patronage spécial de certains saints.

Dans cette perspective, alors qu'est célébrée la deuxième Assemblée spéciale pour l'Europe du Synode des Évêques, dans l'imminence du grand Jubilé de l'An 2000, il m'a semblé que les chrétiens européens, tout en vivant avec tous leurs compatriotes un passage d'une époque à l'autre qui est à la fois riche d'espoir et non dénué de préoccupations, peuvent tirer un profit spirituel de la contemplation et de l'invocation de certains saints qui sont de quelque manière particulièrement représentatifs de leur histoire. Aussi, après une consultation opportune, complétant ce que j'ai fait le 31 décembre 1980 quand j'ai déclaré co-patrons de l'Europe, aux côtés de saint Benoît, deux saints du premier millénaire, les frères Cyrille et Méthode, pionniers de l'évangélisation de l'Orient, j'ai pensé compléter le cortège des patrons célestes par trois figures également emblématiques de moments cruciaux du deuxième millénaire qui touche à sa fin: sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix. Trois grandes saintes, trois femmes qui, à des époques différentes — deux au cœur du Moyen Âge et une en notre siècle — se sont signalées par l'amour actif de l'Église du Christ et le témoignage rendu à sa Croix.

3. Naturellement, le panorama de la sainteté est si varié et si riche que le choix de nouveaux patrons célestes aurait pu s'orienter aussi vers d'autres figures très dignes dont chaque époque et chaque région peuvent se glorifier. Je crois toutefois particulièrement significatif le choix de cette sainteté au visage féminin, dans le cadre de la tendance providentielle qui s'est affermie dans l'Église et dans la société de notre temps, reconnaissant toujours plus clairement la dignité de la femme et ses dons propres.

En réalité, l'Église n'a pas manqué, depuis ses origines, de reconnaître le rôle et la mission de la femme, bien qu'elle ait été conditionnée parfois par une culture qui ne prêtait pas toujours à la femme l'attention qui lui était due. Mais la communauté chrétienne a progressé peu à peu dans ce sens, et précisément le rôle joué par la sainteté s'est révélé décisif sur ce plan. Une incitation constante a été offerte par l'image de Marie, « femme idéale », Mère du Christ et de l'Église. Mais également le courage des martyres, qui ont affronté les tourments les plus cruels avec une surprenante force d'âme, le témoignage des femmes engagées de manière exemplaire et radicale dans la vie ascétique, le dévouement quotidien de nombreuses épouses et mères dans l'« Église au foyer » qu'est la famille, les charismes de tant de mystiques qui ont contribué à l'approfondissement théologique lui-même, tout cela a fourni à l'Église des indications précieuses pour comprendre pleinement le dessein de Dieu sur la femme. D'ailleurs, ce dessein a déjà dans certaines pages de l'Écriture, en particulier dans l'attitude du Christ dont témoigne l'Évangile, son expression sans équivoque. C'est dans cette ligne que prend place le choix de déclarer sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne et sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix co-patronnes de l'Europe.

Le motif qui m'a fait me tourner spécifiquement vers elles repose dans leurs vies elles-mêmes. Leur sainteté s'est en effet exprimée dans des circonstances historiques et dans un contexte « géographique » qui les rendent particulièrement significatives pour le continent européen. Sainte Brigitte renvoie à l'extrême nord de l'Europe, où le continent se regroupe dans une quasi-unité avec le reste du monde et d'où elle partit pour aborder à Rome. Catherine de Sienne est aussi connue pour le rôle qu'elle joua en un temps où le Successeur de Pierre résidait à Avignon, et elle acheva une œuvre spirituelle déjà commencée par Brigitte en se faisant la promotrice de son retour à son siège propre près du tombeau du Prince des Apôtres. Enfin Thérèse-Bénédicte de la Croix, récemment canonisée, non seulement passa sa vie dans divers pays d'Europe, mais par toute sa vie d'intellectuelle, de mystique, de martyre, jeta comme un pont entre ses racines juives et l'adhésion au Christ, s'adonnant avec un intuition sûre au dialogue avec la pensée philosophique contemporaine et, en fin de compte, faisant résonner par son martyre les raisons de Dieu et de l'homme face à la honte épouvantable de la « shoah ». Elle est devenue ainsi l'expression d'un pèlerinage humain, culturel et religieux qui incarne le noyau insondable de la tragédie et des espoirs du continent européen.

4. La première de ces trois grandes figures, Brigitte, est née 1303, d'une famille aristocratique, à Finsta, dans la région suédoise d'Uppland. Elle est connue surtout comme mystique et fondatrice de l'Ordre du Très Saint Sauveur. Toutefois, il ne faut pas oublier que la première partie de sa vie fut celle d'une laïque qui eut le bonheur d'être mariée avec un pieux chrétien dont elle eut huit enfants. En la désignant comme co-patronne de l'Europe, j'entends faire en sorte que la sentent proche d'eux non seulement ceux qui ont reçu la vocation à une vie de consécration spéciale, mais aussi ceux qui sont appelés aux occupations ordinaires de la vie laïque dans le monde et surtout à la haute et exigeante vocation de former une famille chrétienne. Sans se laisser fourvoyer par les conditions de bien-être de son milieu, elle vécut avec son époux Ulf une expérience de couple dans laquelle l'amour conjugal alla de pair avec une prière intense, avec l'étude de l'Écriture Sainte, avec la mortification, avec la charité. Ils fondèrent ensemble un petit hôpital, où ils soignaient fréquemment les malades. Brigitte avait l'habitude de servir personnellement les pauvres. En même temps, elle fut appréciée pour ses qualités pédagogiques, qu'elle eut l'occasion de mettre en œuvre durant la période où l'on demanda ses services à la cour de Stockholm. C'est dans cette expérience que mûriront les conseils qu'elle donnera en diverses occasions à des princes ou à des souverains pour un bon accomplissement de leurs tâches. Mais les premiers qui en bénéficièrent furent assurément ses enfants, et ce n'est pas par hasard que l'une de ses filles, Catherine, est vénérée comme sainte.

Cette période de sa vie familiale n'était qu'une première étape. Le pèlerinage qu'elle fit avec son mari Ulf à Saint-Jacques de Compostelle en 1341 mit symboliquement fin à cette étape, préparant Brigitte à la nouvelle vie qu'elle inaugura quelques années plus tard lorsque, après la mort de son époux, elle entendit la voix du Christ qui lui confiait une nouvelle mission, la guidant pas à pas par une série de grâces mystiques extraordinaires.

5. Ayant quitté la Suède en 1349, Brigitte s'établit à Rome, siège du Successeur de Pierre. Son transfert en Italie constitua une étape décisive pour l'élargissement non seulement géographique et culturel, mais surtout spirituel, de l'esprit et du cœur de Brigitte. Beaucoup de lieux d'Italie la virent encore en pèlerinage, désireuse de vénérer les reliques des saints. Elle visita ainsi Milan, Pavie, Assise, Ortona, Bari, Benevento, Pozzuoli, Naples, Salerne, Amalfi, le Sanctuaire de saint Michel Archange sur le Mont Gargano. Le dernier pèlerinage, effectué entre 1371 et 1372, l'amena à traverser la Méditerranée en direction de la Terre Sainte, lui permettant d'embrasser spirituellement, en plus de beaucoup de lieux sacrés de l'Europe catholique, les sources mêmes du christianisme dans les lieux sanctifiés par la vie et par la mort du Rédempteur.

En réalité, plus encore que par ce pieux pèlerinage, c'est par le sens profond du mystère du Christ et de l'Église que Brigitte participa à la construction de la communauté ecclésiale, à une période notablement critique de son histoire. Son union intime au Christ s'accompagna en effet de charismes particuliers de révélation qui firent d'elle un point de référence pour beaucoup de personnes de l'Église de son époque. On sent en Brigitte la force de la prophétie. Son ton semble parfois un écho de celui des anciens grands prophètes. Elle parle avec sûreté à des princes et à des papes, révélant les desseins de Dieu sur les événements de l'histoire. Elle n'épargne pas les avertissements sévères même en matière de réforme morale du peuple chrétien et du clergé lui-même (cf. Revelationes, IV, 49; cf. aussi IV, 5). Certains aspects de son extraordinaire production mystique suscitèrent en son temps des interrogations bien compréhensibles, à l'égard desquelles s'opéra le discernement de l'Église; celle-ci renvoya à l'unique révélation publique, qui a sa plénitude dans le Christ et son expression normative dans l'Écriture Sainte. Même les expériences des grands saints, en effet, ne sont pas exemptes des limites qui accompagnent toujours la réception par l'homme de la voix de Dieu.

Toutefois, il n'est pas douteux qu'en reconnaissant la sainteté de Brigitte, l'Église, sans pour autant se prononcer sur les diverses révélations, a accueilli l'authenticité globale de son expérience intérieure. Brigitte se présente comme un témoin significatif de la place que peut tenir dans l'Église le charisme vécu en pleine docilité à l'Esprit de Dieu et en totale conformité aux exigences de la communion ecclésiale. En particulier, les terres scandinaves, patrie de Brigitte, s'étant détachées de la pleine communion avec le siège de Rome au cours de tristes événements du XVIe siècle, la figure de la sainte suédoise reste un précieux « lien » œcuménique, renforcé encore par l'engagement de son Ordre dans ce sens.

6. L'autre grande figure de femme, sainte Catherine de Sienne, est à peine postérieure. Son rôle dans les développements de l'histoire de l'Église et même dans l'approfondissement doctrinal du message révélé a été reconnu d'une manière significative, jusqu'à l'attribution du titre de Docteur de l'Église.

Née à Sienne en 1347, elle fut favorisée dès sa plus tendre enfance de grâces extraordinaires qui lui permirent d'accomplir, sur la voie spirituelle tracée par saint Dominique, un parcours rapide de perfection entre prière, austérité et œuvres de charité. Elle avait vingt ans quand le Christ lui manifesta sa prédilection à travers le symbole mystique de l'anneau nuptial. C'était le couronnement d'une intimité mûrie dans le secret et dans la contemplation, grâce à la constante permanence, bien que ce soit hors des murs d'un monastère, dans la demeure spirituelle qu'elle aimait appeler la « cellule intérieure ». Le silence de cette cellule, qui la rendait très docile aux divines inspirations, put bien vite s'allier à une activité apostolique qui a quelque chose d'extraordinaire. Beaucoup de personnes, même des clercs, se regroupèrent autour d'elle comme disciples, lui reconnaissant le don d'une maternité spirituelle. Ses lettres se répandirent à travers l'Italie et l'Europe elle-même. En effet, la jeune siennoise entra avec un regard sûr et des paroles de feu dans le vif des problèmes ecclésiaux et sociaux de son époque.

Catherine s'engagea inlassablement pour la résolution des multiples conflits qui déchiraient la société de son temps. Son action pacificatrice atteignit des souverains européens comme Charles V de France, Charles de Durazzo, Élisabeth de Hongrie, Louis le Grand de Hongrie et de Pologne, Jeanne de Naples. Son intervention pour la réconciliation de Florence avec le Pape fut significative. Désignant « le Christ crucifié et la douce Marie » aux adversaires, elle montrait que, pour une société qui s'inspirait des valeurs chrétiennes, il ne pouvait jamais y avoir de motif de querelle tellement grave que l'on puisse préférer le recours à la raison des armes plutôt qu'aux armes de la raison.

7. Mais Catherine savait bien que l'on ne pouvait aboutir efficacement à cette conclusion si les esprits n'avaient pas été formés auparavant par la vigueur même de l'Évangile. D'où l'urgence de la réforme des mœurs, qu'elle proposait à tous sans exception. Aux rois, elle rappelait qu'ils ne pouvaient gouverner comme si le royaume était leur « propriété »: bien conscients qu'ils auraient à rendre compte à Dieu de la gestion du pouvoir, ils devaient plutôt assumer la tâche d'y maintenir « la sainte et véritable justice », se faisant « pères des pauvres » (cf. Lettre n. 235 au Roi de France). L'exercice de la souveraineté ne pouvait en effet être séparé de celui de la charité, qui est l'âme à la fois de la vie personnelle et de la responsabilité politique (cf. Lettre n. 357 au Roi de Hongrie).

C'est avec la même force que Catherine s'adressait aux ecclésiastiques de tout rang, pour leur demander la cohérence la plus stricte dans leur vie et dans leur ministère pastoral. Le ton libre, vigoureux, tranchant, avec lequel elle admoneste prêtres, évêques et cardinaux est impressionnant. Il fallait — disait-elle — déraciner dans le jardin de l'Église les plantes pourries et les remplacer par des « plantes nouvelles » fraîches et odorantes. Forte de son intimité avec le Christ, la sainte siennoise ne craignait pas d'indiquer avec franchise au Souverain Pontife lui-même, qu'elle aimait tendrement comme le « doux Christ sur la terre », la volonté de Dieu qui lui imposait d'en finir avec les hésitations dictées par la prudence terrestre et par les intérêts mondains, pour rentrer d'Avignon à Rome, près du tombeau de Pierre.

Avec la même passion, Catherine s'employa à remédier aux divisions qui surgirent lors de l'élection du Pape qui suivit la mort de Grégoire XI: dans cette affaire aussi, elle fit appel une fois de plus, avec une ardeur passionnée, aux raisons indiscutables de la communion. C'était là l'idéal suprême qui avait inspiré toute sa vie, dépensée sans réserve au service de l'Église. C'est elle-même qui en témoignera devant ses fils spirituels sur son lit de mort: « Tenez pour certain, mes très chers, que j'ai donné ma vie pour la sainte Église » (Bienheureux Raymond de Capoue, Vie de sainte Catherine de Sienne, Livre III, chap. IV).

8. Avec Edith Stein — sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix —, nous sommes dans un tout autre monde historique et culturel. Elle nous entraîne en effet au cœur de notre siècle tourmenté, indiquant les espérances qui l'ont éclairé, mais aussi les contradictions et les échecs qui l'ont marqué. Elle ne vient pas, comme Brigitte et Catherine, d'une famille chrétienne. En elle, tout exprime le tourment de la recherche et l'effort du « pèlerinage » existentiel. Même après être parvenue à la vérité dans la paix de la vie contemplative, elle dût vivre jusqu'au bout le mystère de la Croix.

Elle était née en 1891 dans une famille juive de Breslau, alors territoire allemand. L'intérêt qu'elle développa pour la philosophie, abandonnant la pratique religieuse à laquelle sa mère l'avait pourtant initiée, aurait fait prédire, plus qu'un chemin de sainteté, une vie menée à l'enseigne du pur « rationalisme ». Mais la grâce l'attendait précisément dans les méandres de la pensée philosophique: engagée sur la voie du courant phénoménologique, elle sut saisir l'exigence d'une réalité objective qui, loin de trouver sa solution dans le sujet, devance et mesure sa connaissance, réalité qui doit donc être examinée dans un effort rigoureux d'objectivité. Il convient de se mettre à son écoute pour la saisir surtout dans l'être humain, en vertu de la capacité d'« empathie » — mot qui lui est cher — qui consent dans une certaine mesure à faire sien le vécu d'autrui (cf. E. Stein, Le problème de l'empathie).

C'est dans cette tension d'écoute qu'elle rencontra, d'une part, le témoignage de l'expérience spirituelle chrétienne offert par sainte Thérèse d'Avila et par d'autres grands mystiques, dont elle devint disciple et émule, d'autre part, l'ancienne tradition chrétienne structurée dans le thomisme. Sur cette voie, elle parvint d'abord au baptême, puis choisit la vie contemplative dans l'ordre du Carmel. Tout se déroule dans le cadre d'un itinéraire existentiel plutôt mouvementé, scandé, non seulement par la recherche intérieure, mais aussi par des engagements d'étude et d'enseignement, qu'elle conduit avec un admirable don d'elle-même. Son militantisme en faveur de la promotion sociale de la femme fut particulièrement appréciable pour son temps, et les pages dans lesquelles elle explora la richesse de la féminité et la mission de la femme du point de vue humain et religieux sont vraiment pénétrantes (cf. E. Stein, La femme. Sa mission selon la nature et la grâce).

9. Sa rencontre avec le christianisme ne la conduit pas à renier ses racines juives, mais les lui fait plutôt redécouvrir en plénitude. Cependant, cela ne lui épargne pas l'incompréhension de la part de ses proches. Le désaccord de sa mère, surtout, lui procura une douleur indicible. En réalité, tout son chemin de perfection chrétienne se déroule sous le signe non seulement de la solidarité humaine avec son peuple d'origine, mais aussi d'un vrai partage spirituel avec la vocation des fils d'Abraham, marqués par le mystère de l'appel et des « dons irrévocables » de Dieu (cf. Rm 11, 29).

En particulier, elle fit sienne la souffrance du peuple juif, à mesure que celle-ci s'exacerbait au cours de la féroce persécution nazie, qui demeure, à côté d'autres graves expressions du totalitarisme, l'une des taches les plus sombres et les plus honteuses de l'Europe de notre siècle. Elle ressentit alors, dans l'extermination systématique des juifs, que la Croix du Christ était mise sur le dos de son peuple, et elle vécut comme une participation personnelle à la Croix sa déportation et son exécution dans le tristement célèbre camp d'AuschwitzBirkenau. Son cri se mêla à celui de toutes les victimes de cette épouvantable tragédie, s'unissant en même temps au cri du Christ, qui assure à la souffrance humaine une fécondité mystérieuse et durable. Son image de sainteté reste pour toujours liée au drame de sa mort violente, aux côtés de tous ceux qui la subirent avec elle. Et elle reste comme une annonce de l'Évangile de la Croix à laquelle elle voulut s'identifier par son nom de religieuse.

Nous nous tournons aujourd'hui vers Thérèse-Bénédicte de la Croix, reconnaissant dans son témoignage de victime innocente, d'une part, l'imitation de l'Agneau immolé et la protestation élevée contre toutes les violations des droits fondamentaux de la personne; d'autre part, le gage de la rencontre renouvelée entre juifs et chrétiens qui, dans la ligne voulue par le Concile Vatican II, connaît un temps prometteur d'ouverture réciproque. Déclarer aujourd'hui Edith Stein copatronne de l'Europe signifie déployer sur l'horizon du vieux continent un étendard de respect, de tolérance, d'accueil, qui invite hommes et femmes à se comprendre et à s'accepter au-delà des diversités de race, de culture et de religion, afin de former une société vraiment fraternelle.

10. Puisse donc l'Europe croître! Puisse-t-elle croître comme Europe de l'esprit, dans la ligne du meilleur de son histoire, qui trouve précisément dans la sainteté son expression la plus haute. L'unité du continent, qui mûrit progressivement dans les consciences et se définit aussi toujours plus nettement sous l'angle politique, incarne assurément une perspective de grande espérance. Les Européens sont appelés à laisser définitivement de côté les rivalités historiques qui ont souvent fait de leur continent le théâtre de guerres dévastatrices. En même temps, ils doivent s'engager à créer les conditions d'une plus grande cohésion et d'une plus grande collaboration entre les peuples. Ils sont face au grand défi de la construction d'une culture et d'une éthique de l'unité, sans lesquelles n'importe quelle politique de l'unité est destinée tôt ou tard à s'effondrer.

Pour édifier la nouvelle Europe sur des bases solides, il ne suffit certes pas de lancer un appel aux seuls intérêts économiques qui, s'ils rassemblent parfois, d'autres fois divisent, mais il est nécessaire de s'appuyer plutôt sur les valeurs authentiques, qui ont leur fondement dans la loi morale universelle, inscrite dans le cœur de tout homme. Une Europe qui remplacerait les valeurs de tolérance et de respect universel par l'indifférentisme éthique et le scepticisme en matière de valeurs inaliénables, s'ouvrirait aux aventures les plus risquées et verrait tôt ou tard réapparaître sous de nouvelles formes les spectres les plus effroyables de son histoire.

Pour conjurer cette menace, le rôle du christianisme, qui désigne inlassablement l'horizon idéal, s'avère encore une fois vital. À la lumière des nombreux points de rencontre avec les autres religions que le Concile Vatican II a reconnus (cf. décret Nostra ætate), on doit souligner avec force que l'ouverture au Transcendant est une dimension vitale de l'existence. Il est donc essentiel que tous les chrétiens présents dans les différents pays du continent s'engagent à un témoignage renouvelé. Il leur appartient de nourrir l'espérance de la plénitude du salut par l'annonce qui leur est propre, celle de l'Évangile, à savoir la « bonne nouvelle » que Dieu s'est fait proche de nous et que, en son Fils Jésus Christ, il nous a offert la rédemption et la plénitude de la vie divine. Par la force de l'Esprit Saint qui nous a été donné, nous pouvons lever les yeux vers Dieu et l'invoquer avec le doux nom d'« Abba », Père (cf. Rm 8, 15; Ga 4, 6).

11. C'est justement cette annonce d'espérance que j'ai voulu confirmer, en proposant à une dévotion renouvelée, dans une perspective « européenne », ces trois figures de femmes qui, à des époques diverses, ont apporté une contribution très significative à la croissance non seulement de l'Église, mais de la société elle-même.

Par la communion des saints qui unit mystérieusement l'Église terrestre à celle du ciel, elles nous prennent en charge dans leur intercession permanente devant le trône de Dieu. En même temps, en les invoquant de manière plus intense et en nous référant plus assidûment et plus attentivement à leurs paroles et à leurs exemples, nous ne pouvons pas ne pas réveiller en nous une conscience plus aiguë de notre vocation commune à la sainteté, qui nous pousse à prendre la résolution d'un engagement plus généreux.

Ainsi donc, après mûre considération, en vertu de mon pouvoir apostolique, je constitue et je déclare co-patronnes célestes de toute l'Europe auprès de Dieu sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, leur accordant tous les honneurs et privilèges liturgiques qui appartiennent selon le droit aux patrons principaux des lieux.

Gloire à la sainte Trinité, qui resplendit de façon singulière dans leur vie et dans la vie de tous le saints! Paix aux homme de bonne volonté, en Europe et dans le monde entier!

Rome, près de Saint-Pierre, le 1er octobre 1999, en la vingt et unième année de mon Pontificat.

JEAN-PAUL II

© Copyright 1999 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/motu_proprio/documents/hf_jp-ii_motu-proprio_01101999_co-patronesses-europe.html

Büste, Edith Stein, Kirchstraße 13, Berlin-MoabitDeutschland

Bust, Edith Stein, Kirchstraße 13, Berlin-MoabitGermany


BENOÎT XVI

      AUDIENCE GÉNÉRALE

      Mercredi 13 août 2008

        

·        Celui qui prie ne perd jamais l'espérance,
les témoignages d'Edith Stein et de Maximilien Marie Kolbe
 

·        Chers frères et sœurs!

·        De retour de Bressanone, où j'ai pu passer une période de repos, je suis content de vous rencontrer et de vous saluer, chers habitants de Castel Gandolfo, et vous pèlerins qui êtes venus aujourd'hui me rendre visite. Je voudrais encore une fois remercier ceux qui m'ont accueilli et ont veillé sur mon séjour en montagne. Ce furent des jours de détente sereine, au cours desquels je n'ai cessé de rappeler au Seigneur tous ceux qui s'en remettent à mes prières. Et ils sont vraiment très nombreux tous ceux qui m'écrivent en me demandant de prier pour eux. Ils m'expriment leurs joies, mais aussi leurs inquiétudes, leurs projets de vie, ainsi que les problèmes familiaux et professionnels, les attentes et les espoirs qu'ils portent dans leur cœur, avec les angoisses liées aux incertitudes que l'humanité vit en ce moment. Je peux assurer que je me souviens de tous et de chacun, en particulier lors de la célébration quotidienne de la Messe et de la récitation du Rosaire. Je sais bien que le premier service que je peux rendre à l'Eglise et à l'humanité est précisément celui de la prière, parce qu'en priant je place entre les mains du Seigneur avec confiance le ministère qu'il m'a lui-même confié, avec le destin de toute la communauté ecclésiale et civile.

·        Celui qui prie ne perd jamais l'espérance, même lorsqu'il en vient à se trouver dans des situations difficiles voire humainement désespérées. C'est ce que nous enseigne la Sainte Ecriture et ce dont témoigne l'histoire de l'Eglise. Combien d'exemples, en effet, pourrions nous apporter de situations où ce fut véritablement la prière qui soutint le chemin des saints et du peuple chrétien! Parmi les témoignages de notre époque je voudrais citer celui de deux saints dont nous célébrons ces jours-ci la mémoire:  Thérèse Bénédicte de la Croix, Edith Stein, dont nous avons célébré la fête le 9 août, et Maximilien Marie Kolbe, que nous célébrerons demain, 14 août, veille de la solennité de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. Tous deux ont conclu leur vie terrestre par le martyre dans le camp d'Auschwitz. Apparemment leurs existences pourraient être considérées comme un échec, mais c'est précisément dans leur martyre que resplendit l'éclair de l'Amour, qui vainc les ténèbres de l'égoïsme et de la haine. A saint Maximilien Kolbe sont attribuées les paroles suivantes qu'il aurait prononcées en pleine fureur de la persécution nazie:  "La haine n'est pas une force créatrice:  seul l'amour en est une". Et il apporta une preuve héroïque de l'amour en s'offrant généreusement en échange de l'un de ses compagnons de prison, une offrande qui culmina par sa mort dans le bunker de la faim, le 14 août 1941.

·        Edith Stein, le 6 août de l'année suivante, à trois jours de sa fin dramatique, approchant des consœurs du monastère de Echt, en Hollande, leur dit:  "Je suis prête à tout. Jésus est ici aussi au milieu de nous, jusqu'à présent j'ai pu très bien prier et j'ai dit de tout mon cœur:  "Ave, Crux, spes unica"". Des témoins qui parvinrent à échapper à l'horrible massacre racontèrent que Thérèse Bénédicte de la Croix, tandis qu'elle revêtait l'habit carmélitain, avançait consciemment vers sa mort, elle se distinguait par son comportement empli de paix, par son attitude sereine et par des manières calmes et attentives aux nécessités de tous. La prière fut le secret de cette sainte copatronne de l'Europe, qui "même après être parvenue à la vérité dans la paix de la vie contemplative, dut vivre jusqu'au bout le mystère de la Croix" (Lettre apostolique Spes aedificandi, Enseignements de Jean-Paul II, XX, 2, 1999, p. 511).

·        "Ave Maria!":  ce fut la dernière invocation sur les lèvres de saint Maximilien Marie Kolbe tandis qu'il tendait le bras à celui qui le tuait par une injection d'acide phénique. Il est émouvant de constater comment le recours humble et confiant à la Vierge est toujours une source de courage et de sérénité. Alors que nous nous préparons à célébrer la solennité de l'Assomption, qui est l'une des célébrations mariales les plus chères à la tradition chrétienne, nous renouvelons notre consécration à Celle qui depuis le Ciel veille à tout instant sur nous avec un amour maternel. Tel est en effet ce que nous disons dans la prière familière du "Je vous salue Marie", en lui demandant de prier pour nous "aujourd'hui et à l'heure de notre mort".

       ****

·        Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier le groupe des jeunes collégiens de Draguignan, ainsi que les Petites Sœurs de Jésus qui se préparent à émettre leurs vœux perpétuels dans l’esprit du Bienheureux Charles de Foucauld. Que votre pèlerinage auprès du tombeau des Apôtres Pierre et Paul soit pour vous l’occasion de raffermir votre attachement au Christ et à son Église et de renforcer votre esprit missionnaire. Que Dieu vous bénisse !

      © Copyright 2008 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2008/documents/hf_ben-xvi_aud_20080813_fr.html

Edith Stein Denkmal in Köln Bildhauer Bernd Gerresheim


Saint Teresa Benedicta of the Cross

Also known as

Edith Stein

Teresia Benedicta

Memorial

9 August

Profile

Youngest of seven children in a Jewish family. Edith lost interest and faith in Judaism by age 13. Brilliant student and philosopher with an interest in phenomenologyStudied at the University of Göttingen, Germany and in Breisgau, Germany. Earned her doctorate in philosophy in 1916 at age 25. Witnessing the strength of faith of Catholic friends led her to an interest in Catholicism, which led to studying a catechism on her own, which led to “reading herself into” the FaithConverted to Catholicism in CologneGermanybaptized in Saint Martin’s church, Bad Bergzabern, Germany on 1 January 1922.

Carmelite nun in 1934, taking the name Teresa Benedicta of the Cross. Teacher in the Dominican school in SpeyerGermany and lecturer at the Educational Institute in MunichGermany. However, anti-Jewish pressure from the Nazis forced her to resign both positions. Profound spiritual writer.

Both Jewish and Catholic, she was smuggled out of Germany, and assigned to Echt, Netherlands in 1938. When the Nazis invaded the Netherlands, she and her sister Rose, also a convert to Catholicism, were captured and sent to the concentration camp at Auschwitz where they died in the gas chambers like so many others.

Born

12 October 1891 at Breslaw, Dolnoslaskie, Germany (now WroclawPoland) as Edith Stein

body cremated

Died

gassed on 9 August 1942 in the ovens of Oswiecim (a.k.a. Auschwitz), Malopolskie (Poland)

Venerated

26 January 1987 by Pope John Paul II

Beatified

1 May 1987 by Pope John Paul II in the cathedral at CologneGermany

Canonized

11 October 1998 by Pope John Paul II

Patronage

against the death of parents

Europe

martyrs

Representation

Star of David

Storefront

books

hand painted medals

Additional Information

Pope Benedict XVI: General Audience, 13 August 2008

books

John Paul II’s Book of Saints, by Matthew Bunson and Margaret Bunson

other sites in english

Aleteia

Catholic Fire

Catholic Herald: How Saint Teresa Benedicta reconciled with her devout Jewish mother

Catholic Ireland

Catholic Miscellany

Catholic News Agency

Catholic Thing

Communio

Donald DeMarco

Edith Stein verbindet

Find A Grave

Franciscan Media

Independent Catholic News

Pope John Paul II: Canonization Homily

Quotidiana

Saints for Sinners

Spiritual Direction

uCatholic

Wikipedia

images

Wikimedia Commons

audio

Curious Catholic: Essays on Women, with Sister Judith Parsons

Curious Catholic: On the Problem of Empathy, with Donald Wallenfang

Curious Catholic: Knowledge and Faith, with Richard Bernier

Divine Intimacy Radio

Father Joachim

video

YouTube PlayList

sitios en español

Hagiopedia

Martirologio Romano2001 edición

sites en français

Fête des prénoms

fonti in italiano

Cathopedia

Martirologio Romano2005 edition

Santi e Beati

Santo del Giorno

Readings

Whatever did not fit in with my plan did lie within the plan of God. I have an ever deeper and firmer belief that nothing is merely an accident when seen in the light of God, that my whole life down to the smallest details has been marked out for me in the plan of Divine Providence and has a completely coherent meaning in God’s all-seeing eyes. And so I am beginning to rejoice in the light of glory wherein this meaning will be unveiled to me. Saint Teresa Benedicta of the Cross

God is there in these moments of rest and can give us in a single instant exactly what we need. Then the rest of the day can take its course, under the same effort and strain, perhaps, but in peace. And when night comes, and you look back over the day and see how fragmentary everything has been, and how much you planned that has gone undone, and all the reasons you have to be embarrassed and ashamed: just take everything exactly as it is, put it in God’s hands and leave it with Him. Then you will be able to rest in Him — really rest — and start the next day as a new life. Saint Teresa Benedicta of the Cross

Learn from Saint Thérèse to depend on God alone and serve Him with a wholly pure and detached heart. Then, like her, you will be able to say ‘I do not regret that I have given myself up to Love’. Saint Teresa Benedicta of the Cross

O my God, fill my soul with holy joy, courage and strength to serve You. Enkindle Your love in me and then walk with me along the next stretch of road before me. I do not see very far ahead, but when I have arrived where the horizon now closes down, a new prospect will prospect will open before me, and I shall meet it with peace. Saint Teresa Benedicta of the Cross

MLA Citation

“Saint Teresa Benedicta of the Cross“. CatholicSaints.Info. 14 November 2020. Web. 10 August 2021. <https://catholicsaints.info/saint-teresa-benedicta-of-the-cross/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-teresa-benedicta-of-the-cross/


Gedenktafel für Edith Stein auf dem Vorplatz der Abteikirche Beuron


POPE JOHN PAUL II

APOSTOLIC LETTER
ISSUED MOTU PROPRIO
PROCLAIMING
SAINT BRIDGET OF SWEDEN
SAINT CATHERINE OF SIENA AND
SAINT TERESA BENEDICTA OF THE CROSS
CO-PATRONESSES OF EUROPE 

HIS HOLINESS POPE JOHN PAUL II
FOR PERPETUAL REMEMBRANCE

1. The hope of building a more just world, a world more worthy of the human person, stirred by the expectation of the impending Third Millennium, must be coupled with an awareness that human efforts are of no avail if not accompanied by divine grace: “Unless the Lord builds the house, those who build it labour in vain” (Ps 127:1). This must also be a consideration for those who in these years are seeking to give Europe a new configuration which would help the Continent to learn from the richness of her history and to eliminate the baneful inheritances of the past, so as to respond to the challenges of a changing world with an originality rooted in her best traditions.

There can be no doubt that, in Europe's complex history, Christianity has been a central and defining element, established on the firm foundation of the classical heritage and the multiple contributions of the various ethnic and cultural streams which have succeeded one another down the centuries. The Christian faith has shaped the culture of the Continent and is inextricably bound up with its history, to the extent that Europe's history would be incomprehensible without reference to the events of the first evangelization and then the long centuries when Christianity, despite the painful division between East and West, came to be the religion of the European peoples. Even in modern and contemporary times, when religious unity progressively disintegrated as a result both of further divisions between Christians and the gradual detachment of culture from the horizon of faith, the role played by faith has continued to be significant.

The path to the future cannot overlook this fact, and Christians are called to renew their awareness of it, in order to demonstrate faith's perennial potential. In the building up of Europe, Christians have a duty to make a specific contribution, one which will be all the more valid and effective to the extent that they themselves are renewed in the light of the Gospel. In this way they will carry forward that long history of holiness which has traversed the various regions of Europe in the course of these two millennia, in which the officially recognized Saints are but the towering peaks held up as a model for all. For through their upright and honest lives inspired by love of God and neighbour, countless Christians in a wide range of consecrated and lay vocations have attained a holiness both authentic and widespread, even if often hidden.

2. The Church has no doubt that this wealth of holiness is itself the secret of her past and the hope of her future. It is the finest expression of the gift of the Redemption, which ransoms man from sin and gives him the possibility of new life in Christ. The People of God making their pilgrim way through history have an incomparable support in this treasure of holiness, sensing as they do their profound union with the Church in glory, which sings in heaven the praises of the Lamb (cf. Rev 7:9-10) and intercedes for the community still on its earthly pilgrimage. Consequently, from very ancient times the Saints have been looked upon by the People of God as their protectors, and by a singular practice, certainly influenced by the Holy Spirit, sometimes as a request of the faithful accepted by the Bishops, and sometimes as an initiative of the Bishops themselves, individual Churches, regions and even Continents have been entrusted to the special patronage of particular Saints.

Accordingly, during the celebration of the Second Special Assembly for Europe of the Synod of Bishops, on the eve of the Great Jubilee of the Year 2000, it has seemed to me that the Christians of Europe, as they join their fellow-citizens in celebrating this turning-point in time, so rich in hope and yet not without its concerns, could draw spiritual benefit from contemplating and invoking certain Saints who are in some way particularly representative of their history. Therefore, after appropriate consulation, and completing what I did on 31 December 1980 when I declared Co-Patrons of Europe, along with Saint Benedict, two Saints of the first millennium, the brothers Cyril and Methodius, pioneers of the evangelization of the East, I have decided to add to this group of heavenly patrons three figures equally emblematic of critical moments in the second millennium now drawing to its close: Saint Bridget of Sweden, Saint Catherine of Siena and Saint Theresa Benedicta of the Cross. Three great Saints, three women who at different times—two in the very heart of the Middle Ages and one in our own century—were outstanding for their fruitful love of Christ's Church and their witness to his Cross.

3. Naturally the vistas of holiness are so rich and varied that new heavenly patrons could also have been chosen from among the other worthy figures which every age and region can vaunt. Nevertheless I feel that the decision to choose this “feminine” model of holiness is particularly significant within the context of the providential tendency in the Church and society of our time to recognize ever more clearly the dignity and specific gifts of women.

The Church has not failed, from her very origins, to acknowledge the role and mission of women, even if at times she was conditioned by a culture which did not always show due consideration to women. But the Christian community has progressively matured also in this regard, and here the role of holiness has proved to be decisive. A constant impulse has come from the icon of Mary, the “ideal woman”, Mother of Christ and Mother of the Church. But also the courage of women martys who faced the cruelest torments with astounding fortitude, the witness of women exemplary for their radical commitment to the ascetic life, the daily dedication of countless wives and mothers in that “domestic Church” which is the family, and the charisms of the many women mystics who have also contributed to the growth of theological understanding, offering the Church invaluable guidance in grasping fully God's plan for women. This plan is already unmistakably expressed in certain pages of Scripture and, in particular, in Christ's own attitude as testified to by the Gospel. The decision to declare Saint Bridget of Sweden, Saint Catherine of Siena and Saint Teresa Benedicta of the Cross Co-Patronesses of Europe follows upon all of this.

The real reason then which led me to these three particular women can be found in their lives. Their holiness was demonstrated in historical circumstances and in geographical settings which make them especially significant for the Continent of Europe. Saint Bridget brings us to the extreme north of Europe, where the Continent in some way stretches out to unity with the other parts of the world; from there she departed to make Rome her destination. Catherine of Siena is likewise well-known for the role which she played at a time when the Successor of Peter resided in Avignon; she brought to completion a spiritual work already initiated by Bridget by becoming the force behind the Pope's return to his own See at the tomb of the Prince of the Apostles. Finally, Teresa Benedicta of the Cross, recently canonized, not only lived in various countries of Europe, but by her entire life as thinker, mystic and martyr, built a kind of bridge between her Jewish roots and her commitment to Christ, taking part in the dialogue with contemporary philosophical thought with sound intuition, and in the end forcefully proclaiming by her martyrdom the ways of God and man in the horrendous atrocity of the Shoah. She has thus become the symbol of a human, cultural and religious pilgrimage which embodies the deepest tragedy and the deepest hopes of Europe.

4. The first of these three great figures, Bridget, was born of an aristocratic family in 1303 at Finsta, in the Swedish region of Uppland. She is known above all as a mystic and the foundress of the Order of the Most Holy Saviour. Yet it must not be forgotten that the first part of her life was that of a lay woman happily married to a devout Christian man to whom she bore eight children. In naming her a Co-Patroness of Europe, I would hope that not only those who have received a vocation to the consecrated life but also those called to the ordinary occupations of the life of the laity in the world, and especially to the high and demanding vocation of forming a Christian family, will feel that she is close to them. Without abandoning the comfortable condition of her social status, she and her husband Ulf enjoyed a married life in which conjugal love was joined to intense prayer, the study of Sacred Scripture, mortification and charitable works. Together they founded a small hospital, where they often attended the sick. Bridget was in the habit of serving the poor personally. At the same time, she was appreciated for her gifts as a teacher, which she was able to use when she was required to serve at Court in Stockholm. This experience was the basis of the counsel which she would later give from time to time to princes and rulers concerning the proper fulfilment of their duties. But obviously the first to benefit from these counsels were her children, and it is not by chance that one of her daughters, Catherine, is venerated as a Saint.

But this period of family life was only a first step. The pilgrimage which she made with her husband Ulf to Santiago de Compostela in 1341 symbolically brought this time to a close and prepared her for the new life which began a few years later at the death of her husband. It was then that Bridget recognized the voice of Christ entrusting her with a new mission and guiding her step by step by a series of extraordinary mystical graces.

5. Leaving Sweden in 1349, Bridget settled in Rome, the See of the Successor of Peter. Her move to Italy was a decisive step in expanding her mind and heart not simply geographically and culturally, but above all spiritually. In her desire to venerate the relics of saints, she went on pilgrimage to many places in Italy. She visited Milan, Pavia, Assisi, Ortona, Bari, Benevento, Pozzuoli, Naples, Salerno, Amalfi and the Shrine of Saint Michael the Archangel on Mount Gargano. Her last pilgrimage, made between 1371 and 1372, took her across the Mediterranean to the Holy Land, enabling her to embrace spiritually not only the many holy places of Catholic Europe but also the wellsprings of Christianity in the places sanctified by the life and death of the Redeemer.

Even more than these devout pilgrimages, it was a profound sense of the mystery of Christ and the Church which led Bridget to take part in building up the ecclesial community at a quite critical period in the Church's history. Her profound union with Christ was accompanied by special gifts of revelation, which made her a point of reference for many people in the Church of her time. Bridget was recognized as having the power of prophecy, and at times her voice did seem to echo that of the great prophets of old. She spoke unabashedly to princes and pontiffs, declaring God's plan with regard to the events of history. She was not afraid to deliver stern admonitions about the moral reform of the Christian people and the clergy themselves (cf. Revelations, IV, 49; cf. also IV, 5). Understandably, some aspects of her remarkable mystical output raised questions at the time; the Church's discernment constantly referred these back to public revelation alone, which has its fullness in Christ and its normative expression in Sacred Scripture. Even the experiences of the great Saints are not free of those limitations which always accompany the human reception of God's voice.

Yet there is no doubt that the Church, which recognized Bridget's holiness without ever pronouncing on her individual revelations, has accepted the overall authenticity of her interior experience. She stands as an important witness to the place reserved in the Church for a charism lived in complete docility to the Spirit of God and in full accord with the demands of ecclesial communion. In a special way too, because the Scandinavian countries from which Bridget came were separated from full communion with the See of Rome during the tragic events of the sixteenth century, the figure of this Swedish Saint remains a precious ecumenical “bridge”, strengthened by the ecumenical commitment of her Order.

6. Slightly later in time is another great woman, Saint Catherine of Siena, whose role in the unfolding history of the Church and also in the growing theological understanding of revelation has been recognized in significant ways, culminating in her proclamation as a Doctor of the Church.

Born in Siena in 1347, she was blessed from her early childhood with exceptional graces which enabled her to progress rapidly along the spiritual path traced by Saint Dominic on a journey of perfection which combined prayer, self-denial and works of charity. Catherine was twenty years old when Christ showed his special love for her through the mystical symbol of a wedding ring. This was the culmination of an intimacy which had matured in hiddenness and in contemplation, thanks to her constantly abiding, even outside the monastic walls, in that spiritual dwelling-place which she loved to call her “interior cell”. She was quickly able to blend the silence of this cell, which rendered her completely docile to God's inspirations, with remarkable apostolic activity. Many people, including members of the clergy, gathered around her and became her disciples, recognizing in her the gift of spiritual motherhood. Her letters circulated throughout Italy and Europe as a whole. Indeed, by the assurance of her bearing and the ardour of her words, the young woman of Siena entered into the thick of the ecclesiastical and social issues of her time.

Catherine was tireless in her commitment to resolving the many conflicts which afflicted the society of her time. Her efforts to bring peace reached the level of European rulers such as Charles V of France, Charles of Durazzo, Elizabeth of Hungary, Louis the Great of Hungary and Poland, and Giovanna of Naples. Her attempts to reconcile Florence with the Pope were also notable. Placing “Christ crucified and sweet Mary” before the parties involved, she made it clear that in a society inspired by Christian values there could never be grounds for conflict so serious that the reasons of force need prevail over the force of reason.

7. Yet Catherine was well aware that such a conclusion was unthinkable if souls had not first been moulded by the power of the Gospel. This was why she stressed the reform of morals to all, without exception. To monarchs she insisted that they could not govern as if the realm was their “property”: knowing that they must render to God an account of their exercise of power, they must instead uphold “holy and true justice” and become “fathers of the poor” (cf. Letter 235 to the King of France). The exercise of sovereignty was not to be separated from the exercise of charity, which is the soul both of one's personal life and one's political responsibility (cf. Letter 357 to the King of Hungary).

With the same vigour, Catherine addressed Churchmen of every rank, demanding of them the most exacting integrity in their personal lives and their pastoral ministry. The uninhibited, powerful and incisive tone in which she admonished priests, Bishops and Cardinals is quite striking. It is essential—she would say—to root out from the garden of the Church the rotten plants and to put in their place “new plants” which are fresh and fragrant. And strengthened by her intimacy with Christ, the Saint of Siena was not afraid to point out frankly even to the Pope, whom she loved dearly as her “sweet Christ on earth”, that the will of God demanded that he should abandon the hesitation born of earthly prudence and worldly interests, and return from Avignon to Rome, to the Tomb of Peter.

With similar energy Catherine then strove to overcome the divisions which arose in the papal election following the death of Gregory XI: in that situation too she once more appealed with passionate ardour to the uncompromising demands of ecclesial communion. That was the supreme ideal which inspired her whole life as she spent herself unstintingly for the sake of the Church. She herself declared this to her spiritual children on her death-bed: “Hold firm to this, my beloved—that I have given my life for the holy Church” (Blessed Raymond of Capua, Life of Saint Catherine of Siena, Book III, Chap. IV).

8. With Edith Stein—Saint Teresa Benedicta of the Cross—we enter a very different historical and cultural context. For she brings us to the heart of this tormented century, pointing to the hopes which it has stirred, but also the contradictions and failures which have disfigured it. Unlike Bridget and Catherine, Edith was not from a Christian family. What we see in her is the anguish of the search and the struggle of an existential “pilgrimage”. Even after she found the truth in the peace of the contemplative life, she was to live to the full the mystery of the Cross.

Edith was born in 1891 to a Jewish family of Breslau, which was then in German territory. Her interest in philosophy, and her abandonment of the religious practice which she had been taught by her mother, might have presaged not a journey of holiness but a life lived by the principles of pure “rationalism”. Yet it was precisely along the byways of philosophical investigation that grace awaited her: having chosen to undertake the study of phenomenology, she became sensitive to an objective reality which, far from ultimately dissolving in the subject, both precedes the subject and becomes the measure of subjective knowledge, and thus needs to be examined with rigorous objectivity. This reality must be heeded and grasped above all in the human being, by virtue of that capacity for “empathy”—a word dear to her—which enables one in some way to appropriate the lived experience of the other (cf. Edith Stein, The Problem of Empathy).

It was with this listening attitude that she came face to face, on the one hand, with the testimony of Christian spiritual experience given by Teresa of Avila and the other great mystics of whom she became a disciple and an imitator, and, on the other hand, with the ancient tradition of Christian thought as consolidated in Thomistic philosophy. This path brought her first to Baptism and then to the choice of a contemplative life in the Carmelite Order. All this came about in the context of a rather turbulent personal journey, marked not only by inner searching but also by commitment to study and teaching, in which she engaged with admirable dedication. Particularly significant for her time was her struggle to promote the social status of women; and especially profound are the pages in which she explores the values of womanhood and woman's mission from the human and religious standpoint (cf. E. Stein, Woman. Her Role According to Nature and Grace).

9. Edith's encounter with Christianity did not lead her to reject her Jewish roots; rather it enabled her fully to rediscover them. But this did not mean that she was spared misunderstanding on the part of her family. It was especially her mother's disapproval which caused her profound pain. Her entire journey towards Christian perfection was marked not only by human solidarity with her native people but also by a true spiritual sharing in the vocation of the children of Abraham, marked by the mystery of God's call and his “irrevocable gifts” (cf. Rom 11:29).

In particular, Edith made her own the suffering of the Jewish people, even as this reached its apex in the barbarous Nazi persecution which remains, together with other terrible instances of totalitarianism, one of the darkest and most shameful stains on the Europe of our century. At the time, she felt that in the systematic extermination of the Jews the Cross of Christ was being laid on her people, and she herself took personal part in it by her deportation and execution in the infamous camp of Auschwitz-Birkenau. Her voice merged with the cry of all the victims of that appalling tragedy, but at the same time was joined to the cry of Christ on the Cross which gives to human suffering a mysterious and enduring fruitfulness. The image of her holiness remains for ever linked to the tragedy of her violent death, alongside all those who with her suffered the same fate. And it remains as a proclamation of the Gospel of the Cross, with which she identified herself by the very choice of her name in religion.

Today we look upon Teresa Benedicta of the Cross and, in her witness as an innocent victim, we recognize an imitation of the Sacrificial Lamb and a protest against every violation of the fundamental rights of the person. We also recognize in it the pledge of a renewed encounter between Jews and Christians which, following the desire expressed by the Second Vatican Council, is now entering upon a time of promise marked by openness on both sides. Today's proclamation of Edith Stein as a Co-Patroness of Europe is intended to raise on this Continent a banner of respect, tolerance and acceptance which invites all men and women to understand and appreciate each other, transcending their ethnic, cultural and religious differences in order to form a truly fraternal society.

10. Thus may Europe grow! May it grow as a Europe of the spirit, in continuity with the best of its history, of which holiness is the highest expression. The unity of the Continent, which is gradually maturing in people's consciousness and receiving a more precise political definition, certainly embodies a great hope. Europeans are called to leave behind once and for all the rivalries of history which often turned the Continent into a theatre of devastating wars. At the same time they must work to create conditions for greater unity and cooperation between peoples. Before them lies the daunting challenge of building a culture and an ethic of unity, for in the absence of these any politics of unity is doomed sooner or later to failure.

In order to build the new Europe on solid foundations it is certainly not enough to appeal to economic interests alone; for these, while sometimes bringing people together, are at other times a cause of division. Rather there is a need to act on the basis of authentic values, which are founded on the universal moral law written on the heart of every person. A Europe which would exchange the values of tolerance and universal respect for ethical indifference and skepticism about essential values would be opening itself to immense risks and sooner or later would see the most fearful spectres of its past reappear in new forms.

To remove this threat, the role of Christianity—which tirelessly points to the horizon of ultimate truth—is once again seen to be vital. Also, in light of the many areas of agreement with other religions acknowledged by the Second Vatican Council (cf. Declaration on the Relationship of the Church to Non-Christian Religions Nostra Aetate), it must be strongly emphasized that openness to the Transcendent is a vital dimension of human existence. It is essential, therefore, for all Christians who live in the different nations of the Continent to renew their commitment to bear witness to their faith. Theirs is the task of nourishing the hope of full salvation by the proclamation which properly belongs to them: the proclamation of the Gospel, the “Good News” that God has drawn near to us and in his Son Jesus Christ has offered us redemption and fullness of divine life. In the power of the Spirit who has been given to us we can lift our eyes to God and call upon him with the tender name of “Abba”, Father! (cf. Rom 8:15: Gal 4:6).

11. It is precisely this proclamation of hope that I have wished to strengthen by calling for a renewed devotion, in a “European” context, to these three great women, who in different historical times made so significant a contribution to the growth of the Church and the development of society.

Through the Communion of Saints, which mysteriously unites the Church on earth with the Church in heaven, they take our cares upon themselves in their unceasing intercession before the throne of God. At the same time, a more fervent invocation of these Saints, and a more assiduous and careful attention to their words and example, will not fail to make us ever more aware of our common vocation to holiness and inspire in us the resolve to be ever more generous in our commitment.

Wherefore, after much consideration, in virtue of my Apostolic Authority I establish and declare Saint Bridget of Sweden, Saint Catherine of Siena and Saint Teresa Benedicta of the Cross heavenly Co-Patronesses of all of Europe before God, and I hereby grant all the honours and liturgical privileges belonging by law to the principal patrons of places.

Glory be to the Holy Trinity, whose radiant splendour shines uniquely in their lives and in the lives of all the Saints. Peace to men and women of good will, in Europe and throughout the world.

Given in Rome, at Saint Peter's, on the first day of October in the year 1999, the twenty-first of my Pontificate.

JOHN PAUL II

© Copyright 1999 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/en/motu_proprio/documents/hf_jp-ii_motu-proprio_01101999_co-patronesses-europe.html

Echt (Limburg) Rijksmonument 525532 karmelitessenklooster, gevelmonument Edith Stein


BENEDICT XVI

GENERAL AUDIENCE

Papal Summer Residence, Castel Gandolfo

Wednesday, 13 August 2008

St Edith Stein and St Maximilian Mary Kolbe

 

Dear Brothers and Sisters,

Having returned from Bressanone where I was able to spend a restful period, I am glad to meet with you and greet you, dear inhabitants of Castel Gandolfo, and you, pilgrims who have come to visit me today. I would like once again to thank all those who welcomed me and looked after me during my stay in the mountains. They were days of serene relaxation during which I continuously commended to the Lord all those who entrust themselves to my prayer. Those who write to me asking me to pray for them are truly numerous. They tell me of their joys but also their worries, their plans and their family and work problems, the expectations and hopes that they carry in their hearts, together with their apprehensions connected with the uncertainties that humanity is living at the present time. I can assure them that I remember each and every one, especially during the daily celebration of Holy Mass and the recitation of the Rosary. I know well that the principal service I can render to the Church and to humanity is, precisely, prayer, for in praying I confidently place in the Lord's hands the ministry that he himself has entrusted to me, together with the future of the entire ecclesial and civil communities.

Those who pray never lose hope, even when they find themselves in a difficult and even humanly hopeless plight. Sacred Scripture teaches us this and Church history bears witness to this. 

In fact, how many examples we could cite of situations in which it was precisely prayer that sustained the journey of Saints and of the Christian people! Among the testimonies of our epoch I would like to mention the examples of two Saints whom we are commemorating in these days: Teresa Benedicta of the Cross, Edith Stein, whose feast we celebrated on 9 August, and Maximilian Mary Kolbe, whom we will commemorate tomorrow, on 14 August, the eve of the Solemnity of the Assumption of the Blessed Virgin Mary. Both ended their earthly life with martyrdom in the concentration camp of Auschwitz. Their lives might seem to have been a defeat, but it is precisely in their martyrdom that the brightness of Love which dispels the gloom of selfishness and hatred shines forth. The following words are attributed to St Maximilian Kolbe, who is said to have spoken them when the Nazi persecution was raging: "Hatred is not a creative force: only love is creative". And heroic proof of his love was the generous offering he made of himself in exchange for a fellow prisoner, an offer that culminated in his death in the starvation bunker on 14 August 1941.

On 6 August the following year, three days before her tragic end, Edith Stein approaching some Sisters in the monastery of Echt, in the Netherlands, said to them: "I am ready for anything. Jesus is also here in our midst. Thus far I have been able to pray very well and I have said with all my heart: "Ave, Crux, spes unica'". Witnesses who managed to escape the terrible massacre recounted that while Teresa Benedicta of the Cross, dressed in the Carmelite habit, was making her way, consciously, toward death, she distinguished herself by her conduct full of peace, her serene attitude and her calm behaviour, attentive to the needs of all. Prayer was the secret of this Saint, Co-Patroness of Europe, who, "Even after she found the truth in the peace of the contemplative life, she was to live to the full the mystery of the Cross" (Apostolic Letter Spes Aedificandi).

"Hail Mary!" was the last prayer on the lips of St Maximilian Mary Kolbe, as he offered his arm to the person who was about to kill him with an injection of phenolic acid. It is moving to note how humble and trusting recourse to Our Lady is always a source of courage and serenity. While we prepare to celebrate the Solemnity of the Assumption, which is one of the best-loved Marian feasts in the Christian tradition, let us renew our entrustment to her who from Heaven watches over us with motherly love at every moment. In fact, we say this in the familiar prayer of the Hail Mary, asking her to pray for us "now and at the hour of our death".

 To special groups

I am happy to welcome the young Irish pilgrims from Kildare and Leighlin who are with us this morning. My warm greeting also goes to the Heisei Youth Group from Japan. Upon all the English-speaking pilgrims, including those from Guam, Canada and the United States, I cordially invoke God's Blessings of joy and peace.

Lastly, I greet the young people, the sick and the newlyweds. Dear friends, may the light of Christ always illuminate your lives and make them bear fruits of good.

Thank you all. Again, I wish you a good week. Have a good Feast of the Assumption.

© Copyright 2008 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2008/documents/hf_ben-xvi_aud_20080813_en.html

Edith Stein in Speyer Cathedral


St. Teresa Benedicta of the Cross (Edith Stein)

Edith Stein was born in Breslau on 12 October 1891, the youngest of 11, as her family were celebrating Yom Kippur, that most important Jewish festival, the Feast of Atonement. “More than anything else, this helped make the youngest child very precious to her mother.” Being born on this day was like a foreshadowing to Edith, a future Carmelite nun.

Edith’s father, who ran a timber business, died when she had only just turned two. Her mother, a very devout, hard-working, strong-willed and truly wonderful woman, now had to fend for herself and to look after the family and their large business. However, she did not succeed in keeping up a living faith in her children. Edith lost her faith in God. “I consciously decided, of my own volition, to give up praying,” she said.

In 1911 she passed her school-leaving exam with flying colours and enrolled at the University of Breslau to study German and history, though this was a mere “bread-and-butter” choice. Her real interest was in philosophy and in women’s issues. She became a member of the Prussian Society for Women’s Franchise. “When I was at school and during my first years at university,” she wrote later, “I was a radical suffragette. Then I lost interest in the whole issue. Now I am looking for purely pragmatic solutions.”

In 1913, Edith Stein transferred to G0ttingen University, to study under the mentorship of Edmund Husserl. She became his pupil and teaching assistant, and he later tutored her for a doctorate. At the time, anyone who was interested in philosophy was fascinated by Husserl’s new view of reality, whereby the world as we perceive it does not merely exist in a Kantian way, in our subjective perception. His pupils saw his philosophy as a return to objects: “back to things”. Husserl’s phenomenology unwittingly led many of his pupils to the Christian faith. In G0ttingen Edith Stein also met the philosopher Max Scheler, who directed her attention to Roman Catholicism. Nevertheless, she did not neglect her “bread-and-butter” studies and passed her degree with distinction in January 1915, though she did not follow it up with teacher training.

“I no longer have a life of my own,” she wrote at the beginning of the First World War, having done a nursing course and gone to serve in an Austrian field hospital. This was a hard time for her, during which she looked after the sick in the typhus ward, worked in an operating theatre, and saw young people die. When the hospital was dissolved, in 1916, she followed Husserl as his assistant to the German city of Freiburg, where she passed her doctorate summa cum laude (with the utmost distinction) in 1917, after writing a thesis on “The Problem of Empathy.”

During this period she went to Frankfurt Cathedral and saw a woman with a shopping basket going in to kneel for a brief prayer. “This was something totally new to me. In the synagogues and Protestant churches I had visited people simply went to the services. Here, however, I saw someone coming straight from the busy marketplace into this empty church, as if she was going to have an intimate conversation. It was something I never forgot. “Towards the end of her dissertation she wrote: “There have been people who believed that a sudden change had occurred within them and that this was a result of God’s grace.” How could she come to such a conclusion?

Edith Stein had been good friends with Husserl’s Göttingen assistant, Adolf Reinach, and his wife.

When Reinach fell in Flanders in November 1917, Edith went to Göttingen to visit his widow. The Reinachs had converted to Protestantism. Edith felt uneasy about meeting the young widow at first, but was surprised when she actually met with a woman of faith. “This was my first encounter with the Cross and the divine power it imparts to those who bear it … it was the moment when my unbelief collapsed and Christ began to shine his light on me – Christ in the mystery of the Cross.”

Later, she wrote: “Things were in God’s plan which I had not planned at all. I am coming to the living faith and conviction that – from God’s point of view – there is no chance and that the whole of my life, down to every detail, has been mapped out in God’s divine providence and makes complete and perfect sense in God’s all-seeing eyes.”

In Autumn 1918 Edith Stein gave up her job as Husserl’s teaching assistant. She wanted to work independently. It was not until 1930 that she saw Husserl again after her conversion, and she shared with him about her faith, as she would have liked him to become a Christian, too. Then she wrote down the amazing words: “Every time I feel my powerlessness and inability to influence people directly, I become more keenly aware of the necessity of my own holocaust.”

Edith Stein wanted to obtain a professorship, a goal that was impossible for a woman at the time. Husserl wrote the following reference: “Should academic careers be opened up to ladies, then I can recommend her whole-heartedly and as my first choice for admission to a professorship.” Later, she was refused a professorship on account of her Jewishness.

Back in Breslau, Edith Stein began to write articles about the philosophical foundation of psychology. However, she also read the New Testament, Kierkegaard and Ignatius of Loyola’s Spiritual Exercises. She felt that one could not just read a book like that, but had to put it into practice.

In the summer of 1921. she spent several weeks in Bergzabern (in the Palatinate) on the country estate of Hedwig Conrad-Martius, another pupil of Husserl’s. Hedwig had converted to Protestantism with her husband. One evening Edith picked up an autobiography of St. Teresa of Avila and read this book all night. “When I had finished the book, I said to myself: This is the truth.” Later, looking back on her life, she wrote: “My longing for truth was a single prayer.”

On 1 January 1922 Edith Stein was baptized. It was the Feast of the Circumcision of Jesus, when Jesus entered into the covenant of Abraham. Edith Stein stood by the baptismal font, wearing Hedwig Conrad-Martius’ white wedding cloak. Hedwig washer godmother. “I had given up practising my Jewish religion when I was a 14-year-old girl and did not begin to feel Jewish again until I had returned to God.” From this moment on she was continually aware that she belonged to Christ not only spiritually, but also through her blood. At the Feast of the Purification of Mary – another day with an Old Testament reference – she was confirmed by the Bishop of Speyer in his private chapel.

After her conversion she went straight to Breslau: “Mother,” she said, “I am a Catholic.” The two women cried. Hedwig Conrad Martius wrote: “Behold, two Israelites indeed, in whom is no deceit!” (cf. John 1:47).

Immediately after her conversion she wanted to join a Carmelite convent. However, her spiritual mentors, Vicar-General Schwind of Speyer, and Erich Przywara SJ, stopped her from doing so. Until Easter 1931 she held a position teaching German and history at the Dominican Sisters’ school and teacher training college of St. Magdalen’s Convent in Speyer. At the same time she was encouraged by Arch-Abbot Raphael Walzer of Beuron Abbey to accept extensive speaking engagements, mainly on women’s issues. “During the time immediately before and quite some time after my conversion I … thought that leading a religious life meant giving up all earthly things and having one’s mind fixed on divine things only. Gradually, however, I learnt that other things are expected of us in this world… I even believe that the deeper someone is drawn to God, the more he has to `get beyond himself’ in this sense, that is, go into the world and carry divine life into it.”

She worked enormously hard, translating the letters and diaries of Cardinal Newman from his pre-Catholic period as well as Thomas Aquinas’ Quaestiones Disputatae de Veritate. The latter was a very free translation, for the sake of dialogue with modern philosophy. Erich Przywara also encouraged her to write her own philosophical works. She learnt that it was possible to “pursue scholarship as a service to God… It was not until I had understood this that I seriously began to approach academic work again.” To gain strength for her life and work, she frequently went to the Benedictine Monastery of Beuron, to celebrate the great festivals of the Church year.

In 1931 Edith Stein left the convent school in Speyer and devoted herself to working for a professorship again, this time in Breslau and Freiburg, though her endeavours were in vain. It was then that she wrote Potency and Act, a study of the central concepts developed by Thomas Aquinas. Later, at the Carmelite Convent in Cologne, she rewrote this study to produce her main philosophical and theological oeuvre, Finite and Eternal Being. By then, however, it was no longer possible to print the book.

In 1932 she accepted a lectureship position at the Roman Catholic division of the German Institute for Educational Studies at the University of Munster, where she developed her anthropology. She successfully combined scholarship and faith in her work and her teaching, seeking to be a “tool of the Lord” in everything she taught. “If anyone comes to me, I want to lead them to Him.”

In 1933 darkness broke out over Germany. “I had heard of severe measures against Jews before. But now it dawned on me that God had laid his hand heavily on His people, and that the destiny of these people would also be mine.” The Aryan Law of the Nazis made it impossible for Edith Stein to continue teaching. “If I can’t go on here, then there are no longer any opportunities for me in Germany,” she wrote; “I had become a stranger in the world.”

The Arch-Abbot of Beuron, Walzer, now no longer stopped her from entering a Carmelite convent. While in Speyer, she had already taken a vow of poverty, chastity and obedience. In 1933 she met with the prioress of the Carmelite Convent in Cologne. “Human activities cannot help us, but only the suffering of Christ. It is my desire to share in it.”

Edith Stein went to Breslau for the last time, to say good-bye to her mother and her family. Her last day at home was her birthday, 12 October, which was also the last day of the Feast of Tabernacles. Edith went to the synagogue with her mother. It was a hard day for the two women. “Why did you get to know it [Christianity]?” her mother asked, “I don’t want to say anything against him. He may have been a very good person. But why did he make himself God?” Edith’s mother cried. The following day Edith was on the train to Cologne. “I did not feel any passionate joy. What I had just experienced was too terrible. But I felt a profound peace – in the safe haven of God’s will.” From now on she wrote to her mother every week, though she never received any replies. Instead, her sister Rosa sent her news from Breslau.

Edith joined the Carmelite Convent of Cologne on 14 October, and her investiture took place on 15 April, 1934. The mass was celebrated by the Arch-Abbot of Beuron. Edith Stein was now known as Sister Teresia Benedicta a Cruce – Teresa, Blessed of the Cross. In 1938 she wrote: “I understood the cross as the destiny of God’s people, which was beginning to be apparent at the time (1933). I felt that those who understood the Cross of Christ should take it upon themselves on everybody’s behalf. Of course, I know better now what it means to be wedded to the Lord in the sign of the cross. However, one can never comprehend it, because it is a mystery.” On 21 April 1935 she took her temporary vows. On 14 September 1936, the renewal of her vows coincided with her mother’s death in Breslau. “My mother held on to her faith to the last moment. But as her faith and her firm trust in her God … were the last thing that was still alive in the throes of her death, I am confident that she will have met a very merciful judge and that she is now my most faithful helper, so that I can reach the goal as well.”

When she made her eternal profession on 21 April 1938, she had the words of St. John of the Cross printed on her devotional picture: “Henceforth my only vocation is to love.” Her final work was to be devoted to this author.

Edith Stein’s entry into the Carmelite Order was not escapism. “Those who join the Carmelite Order are not lost to their near and dear ones, but have been won for them, because it is our vocation to intercede to God for everyone.” In particular, she interceded to God for her people: “I keep thinking of Queen Esther who was taken away from her people precisely because God wanted her to plead with the king on behalf of her nation. I am a very poor and powerless little Esther, but the King who has chosen me is infinitely great and merciful. This is great comfort.” (31 October 1938)

On 9 November 1938 the anti-Semitism of the Nazis became apparent to the whole world.

Synagogues were burnt, and the Jewish people were subjected to terror. The prioress of the Carmelite Convent in Cologne did her utmost to take Sister Teresia Benedicta a Cruce abroad. On New Year’s Eve 1938 she was smuggled across the border into the Netherlands, to the Carmelite Convent in Echt in the Province of Limburg. This is where she wrote her will on 9 June 1939: “Even now I accept the death that God has prepared for me in complete submission and with joy as being his most holy will for me. I ask the Lord to accept my life and my death … so that the Lord will be accepted by His people and that His Kingdom may come in glory, for the salvation of Germany and the peace of the world.”

While in the Cologne convent, Edith Stein had been given permission to start her academic studies again. Among other things, she wrote about “The Life of a Jewish Family” (that is, her own family): “I simply want to report what I experienced as part of Jewish humanity,” she said, pointing out that “we who grew up in Judaism have a duty to bear witness … to the young generation who are brought up in racial hatred from early childhood.”

In Echt, Edith Stein hurriedly completed her study of “The Church’s Teacher of Mysticism and the Father of the Carmelites, John of the Cross, on the Occasion of the 400th Anniversary of His Birth, 1542-1942.” In 1941 she wrote to a friend, who was also a member of her order: “One can only gain a scientia crucis (knowledge of the cross) if one has thoroughly experienced the cross. I have been convinced of this from the first moment onwards and have said with all my heart: ‘Ave, Crux, Spes unica’ (I welcome you, Cross, our only hope).” Her study on St. John of the Cross is entitled: “Kreuzeswissenschaft” (The Science of the Cross).

Edith Stein was arrested by the Gestapo on 2 August 1942, while she was in the chapel with the other sisters. She was to report within five minutes, together with her sister Rosa, who had also converted and was serving at the Echt Convent. Her last words to be heard in Echt were addressed to Rosa: “Come, we are going for our people.”

Together with many other Jewish Christians, the two women were taken to a transit camp in Amersfoort and then to Westerbork. This was an act of retaliation against the letter of protest written by the Dutch Roman Catholic Bishops against the pogroms and deportations of Jews. Edith commented, “I never knew that people could be like this, neither did I know that my brothers and sisters would have to suffer like this. … I pray for them every hour. Will God hear my prayers? He will certainly hear them in their distress.” Prof. Jan Nota, who was greatly attached to her, wrote later: “She is a witness to God’s presence in a world where God is absent.”

On 7 August, early in the morning, 987 Jews were deported to Auschwitz. It was probably on 9 August that Sister Teresia Benedicta a Cruce, her sister and many other of her people were gassed.

When Edith Stein was beatified in Cologne on 1 May 1987, the Church honoured “a daughter of Israel”, as Pope John Paul II put it, who, as a Catholic during Nazi persecution, remained faithful to the crucified Lord Jesus Christ and, as a Jew, to her people in loving faithfulness.”

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-edith-stein/


Diese Platte hängt in der Katholischen Kirche Wittenberg. Die Kirche erhielt die Platte als Geschenk des Kronacher Bildhauers Heinrich Schreiber.


Edith Stein, saintly Carmelite, profound philosopher and brilliant writer, had a great influence on the women of her time, and is having a growing influence in the intellectual and philosophical circles of today’s Germany and of the whole world. She is an inspiration to all Christians whose heritage is the Cross, and her life was offered for her own Jewish people in their sufferings and persecutions.

Born on October 12, 1891, of Jewish parents, Siegried Stein and Auguste Courant, in Breslau, Germany, Edith Stein from her earliest years showed a great aptitude for learning, and by the time of the outbreak of World War I, she had studied philology and philosophy at the universities of Breslau and Goettingen.

After the war, she resumed her higher studies at the University of Freiburg and was awarded her doctorate in philosophy Suma Cum Laude. She later became the assistant and collaborator of Professor Husserl, the famous founder of phenomenology, who greatly appreciated her brilliant mind.

In the midst of all her studies, Edith Stein was searching not only for the truth, but for Truth itself and she found both in the Catholic Church, after reading the autobiography of Saint Teresa of Avila. She was baptized on New Year’s Day, 1922.

After her conversion, Edith spent her days teaching, lecturing, writing and translating, and she soon became known as a celebrated philosopher and author, but her own great longing was for the solitude and contemplation of Carmel, in which she could offer herself to God for her people. It was not until the Nazi persecution of the Jews brought her public activities and her influence in the Catholic world to a sudden close that her Benedictine spiritual director gave his approval to her entering the Discalced Carmelie Nuns’ cloistered community at Cologne-Lindenthal on 14 October 1933. The following April, Edith received the Habit of Carmel and the religious name of "Teresia Benedicta ac Cruce," and on Easter Sunday, 21 April 1935, she made her Profession of Vows.

When the Jewish persecution increased in violence and fanaticism, Sister Teresa Benedicta soon realized the danger that her presence was to the Cologne Carmel, and she asked and received permission to transfer to a foreign monastery. On the night of 31 December 1938, she secretly crossed the border into Holland where she was warmly received in the Carmel of Echt. There she wrote her last work, The Science of the Cross.

Her own Cross was just ahead of her, for the Nazis had invaded neutral Holland, and when the Dutch bishops issued a pastoral letter protesting the deportation of the Jews and the expulsion of Jewish children from the Catholic school system, the Nazis arrested all Catholics of Jewish extraction in Holland. Edith was taken from the Echt Carmel on 2 August 1942, and transported by cattle train to the death camp of Auschwitz, the conditions in the box cars being so inhuman that many died or went insane on the four day trip. She died in the gas chambers at Auschwitz on 9 August 1942.

We no longer seek her on earth, but with God Who accepted her sacrifice and will give its fruit to the people for whom she prayed, suffered, and died. In her own words: "Once can only learn the science of the Cross by feeling the Cross in one’s own person." We can say that in the fullest sense of the word, Sister Teresa was "Benedicta a Cruce" -- blessed by the Cross.

Pope John Paul II beatified Sister Teresa Benedicta of the Cross on 1 May 1987, and canonizes her on 11 October 1998.

"God is there in these moments of rest and can give us in a single instant exactly what we need. Then the rest of the day can take its course, under the same effort and strain, perhaps, but in peace. And when night comes, and you look back over the day and see how fragmentary everything has been, and how much you planned that has gone undone, and all the rasons you have to be embarrassed and ashamed: just take everything exactly as it is, put it in God’s hands and leave it with Him. Then you will be able to rest in Him -- really rest -- and start the next day as a new life."

"O my God, fill my soul with holy joy, courage and strength to serve You. Enkindle Your love in me and then walk with me along the next stretch of road before me. I do not see very far ahead, but when I have arrived where the horizon now closes down, a new prospect will prospect will open before me, and I shall meet it with peace.

"Learn from St. Thérèse to depend on God alone and serve Him with a wholly pure and detached heart. Then, like her, you will be able to say ‘I do not regret that I have given myself up to Love’."

SOURCE : http://www.ewtn.com/faith/edith_stein.htm

St. Ludgeri Münster, Niels Stensen und Edith Stein


St. Teresa Benedicta of the Cross: Martyr and Model of Reconciliation

By Jean M. Heimann

August 9 is the feast of St. Teresa Benedicta of the Cross (also known as Edith Stein), virgin and martyr, a Jewish convert to Catholicism, who later became a Discalced Carmelite nun and was martyred at Auschwitz. She is the patron saint of converted Jews, loss of parents, martyrs, and World Youth Day.

Edith Stein was born on October 12, 1891, of Jewish parents, Siegried Stein and Auguste Courant, in Breslau, Germany, the youngest of eleven children. Although her parents were practicing Jews, Edith became an atheist during her adolescent years.

 A critical thinker and a gifted scholar, Edith studied philology and philosophy at the universities of Breslau and Goettingen. Her studies were temporarily discontinued due to the outbreak of World War I. During the War, she felt motivated to offer her assistance to alleviate the suffering and tragedies of the war. In 1915, she became a nursing assistant and worked in a Red Cross hospital for the prevention of infectious diseases.

Following World War I, she resumed her studies at the University of Freiburg and was awarded a doctorate in philosophy Suma Cum Laude at age 25. She later became the assistant and colleague of Professor Husserl, the famous founder of phenomenology, who greatly appreciated her brilliant mind.

Edith was searching for the truth and finally found it in the Catholic Church, initially through her study of the autobiography of St. Teresa of Avila and the works of St. Thomas Aquinas. She was baptized in the Church on New Years' Day, 1922.

Following her conversion, Edith became a famous author and philosopher, and spent her days writing, translating, teaching, and lecturing.
She was teaching at a Catholic school of education in Speyer when she was forced to quit her job due to an imperative made by the Nazi government which required an “Aryan certificate” for civil servants.

She entered the Discalced Carmelite monastery in Cologne in October 1933 and received the religious habit of the Order as a novice in April 1934, at the age of 43, taking the religious name Teresa Benedicta of the Cross ("Teresa blessed by the Cross"). In 1938 she and her sister Rosa, also a convert and an extern Sister of the monastery were sent to the Carmelite monastery in the Netherlands for their protection and safety.

On August 2, 1942, Edith was taken from her monastery and transported by cattle train to the death camp of Auschwitz. The conditions in the box cars were so inhuman that many died or went insane on the four day trip. She died in the gas chambers at Auschwitz and was cremated at the age of 51 on August 9, 1942.  Despite the fact that Edith was annihilated by the satanic evil of genocide, the witness of her life stands strong as a blazing light in the midst of evil, darkness, and suffering. She was beatified by Pope John Paul II at Cologne on May 1, 1987, and canonized in Rome twelve years later.

Favorite St. Teresa Benedicta of the Cross Quotes

“One cannot desire freedom from the cross when one is especially chosen for the cross.”

"Whoever seeks the truth seeks God, whether he is conscious of it or not."

"In the heart of Jesus, which was pierced, the kingdom of heaven and the land of earth are bound together. Here is for us the source of life. This heart is the heart of the Triune Divinity, and the center of all human hearts... It draws us to itself with secret power, it conceals us in itself in the Father's bosom and floods us with the Holy Spirit. This heart, it beats for us in a small tabernacle where it remains mysteriously hidden in that still, white host."

"Whatever was not planned by me, was planned by God."

“God Himself teaches us to go forward with our hand in His by means of the Church’s liturgy.”

“The more lofty the degree of loving union to which God destines the soul, so much more profound and persistent must be its purification.”

“There is a state of resting in God, an absolute break from all intellectual activity, when one forms no plans, makes no decisions and for the first time really ceases to act, when one simply hands over the future to God’s will and ‘surrenders himself to fate’.”

“God is there in these moments of rest and can give us in a single instant exactly what we need. Then the rest of the day can take its course under the same effort and strain, perhaps, but in peace. And when night looks back and you see how fragmentary everything has been, and how much you planned that has gone undone, and all the reasons you have to be embarrassed and ashamed: just take everything exactly as it is, put it in God’s hands and leave it to Him – really rest – and start the next day as a new life.”

"Learn from St. Therese to depend on God alone and serve Him with a wholly pure and detached heart. Then, like her you will be able to say ‘I do not regret that I have given myself up to Love’.’’
~ St. Teresa Benedicta of the Cross

Prayers of St. Teresa Benedicta

"O my God, fill my soul with holy joy, courage and strength to serve You. Enkindle Your love in me and then walk with me along the next stretch of road before me. I do not see very far ahead, but when I have arrived where the horizon now closes down, a new prospect will open before me, and I shall meet it with peace."

"When night comes, and retrospect shows that everything was patchwork and much that one had planned left undone, when so many things rouse shame and regret, then take all as is, lay it in God's hands, and offer it up to Him. In this way we will be able to rest in Him, actually to rest and to begin the new day like a new life."

SOURCE : https://catholicfire.blogspot.com/2016/08/st-teresa-benedicta-of-cross-martyr-and.html


Haarlim, Bavokatedraal, Edith Stein


Santa Teresa Benedetta della Croce (Edith Stein) Vergine e martire

9 agosto

Breslavia, Polonia, 12 ottobre 1891 - Auschwitz, Polonia, 9 agosto 1942

Edith Stein nasce a Breslavia, capitale della Slesia prussiana, il 12 ottobre 1891, da una famiglia ebrea di ceppo tedesco. Allevata nei valori della religione israelitica, a 14 anni abbandona la fede dei padri divenendo atea. Studia filosofia a Gottinga, diventando discepola di Edmund Husserl, il fondatore della scuola fenomenologica. Ha fama di brillante filosofa. Nel 1921 si converte al cattolicesimo, ricevendo il Battesimo nel 1922. Insegna per otto anni a Speyer (dal 1923 al 1931). Nel 1932 viene chiamata a insegnare all’Istituto pedagogico di Münster, in Westfalia, ma la sua attività viene sospesa dopo circa un anno a causa delle leggi razziali. Nel 1933, assecondando un desiderio lungamente accarezzato, entra come postulante al Carmelo di Colonia. Assume il nome di suor Teresa Benedetta della Croce. Il 2 agosto 1942 viene prelevata dalla Gestapo e deportata nel campo di sterminio di Auschwitz-Birkenau dove il 9 agosto muore nella camera a gas. Nel 1987 viene proclamata Beata, è canonizzata da Giovanni Paolo II l’11 ottobre 1998. Nel 1999 viene dichiarata, con S. Brigida di Svezia e S. Caterina da Siena, Compatrona dell’Europa.

Patronato: Europa (Giovanni Paolo II, 1/10/99)

Emblema: Palma

Martirologio Romano: Santa Teresa Benedetta della Croce (Edith) Stein, vergine dell’Ordine delle Carmelitane Scalze e martire, che, nata ed educata nella religione ebraica, dopo avere per alcuni anni tra grandi difficoltà insegnato filosofia, intraprese con il battesimo una vita nuova in Cristo, proseguendola sotto il velo delle vergini consacrate, finché sotto un empio regime contrario alla dignità umana e cristiana fu gettata in carcere lontana dalla sua terra e nel campo di sterminio di Auschwitz vicino a Cracovia in Polonia fu uccisa in una camera a gas.

Un pugnetto di cenere e di terra scura passata al fuoco dei forni crematori di Auschwitz: è ciò che oggi rimane di S. Teresa Benedetta della Croce, al secolo Edith Stein; ma in maniera simbolica, perché di lei effettivamente non c’è più nulla. Un ricordo di tutti quegli innocenti sterminati, e furono milioni, nei lager nazisti. Questo piccolo pugno di polvere si trova sotto il pavimento della chiesa parrocchiale di San Michele, a nord di Breslavia, oggi Wroclaw, a pochi passi da quel grigio palazzetto anonimo, in ulica (via) San Michele 38, che fu per tanti anni la casa della famiglia Stein. I luoghi della tormentata giovinezza di Edith, del suo dolore e del suo distacco. 

Sulla parete chiara della chiesa, ricostruita dopo la guerra e affidata ai salesiani, c’è un arco in cui vi è inciso il suo nome. Nella cappella, all’inizio della navata sinistra, si alzano due blocchi di marmo bianco: uno ha la forma di un grande libro aperto, a simboleggiare i suoi studi di filosofia; l’altro riproduce un grosso numero di fogli ammucchiati l’uno sopra l’altro, a ricordare i suoi scritti, la sua produzione teologica. Ma cosa resta veramente della religiosa carmelitana morta ad Auschwitz in una camera a gas nell’agosto del 1942? 

Certamente, ben più di un simbolico pugnetto di polvere o di un ricordo inciso nel marmo. Dopo la fine della seconda guerra mondiale, la sua vicenda è balzata via via all’attenzione della comunità internazionale, rivelando la sua grande statura, non solo filosofica ma anche religiosa, e il suo originale cammino di santità: era stata una filosofa della scuola fenomenologica di Husserl, una femminista ante litteram, teologa e mistica, autrice di opere di profonda spiritualità, ebrea e agnostica, monaca e martire; “una personalità – ha detto di lei Giovanni Paolo II – che porta nella sua intensa vita una sintesi drammatica del nostro secolo”. 

Elevata all’onore degli altari l’11 ottobre 1998, la sua santità non può comprendersi se non alla luce di Maria, modello di ogni anima consacrata, suscitatrice e plasmatrice dei più grandi santi nella storia della Chiesa. Beatificata in maggio (del 1987), dichiarata santa in ottobre, entrambi mesi di Maria: si è trattato soltanto di una felice quanto fortuita coincidenza? 

C’è in realtà un “filo mariano” che si dipana in tutta l’esperienza umana e spirituale di questa martire carmelitana. A cominciare da una data precisa, il 1917. In Italia è l’anno della disfatta di Caporetto, in Russia della rivoluzione bolscevica. Per Edith il 1917 è invece l’anno chiave del suo processo di conversione. L’anno del passo lento di Dio. Mentre lei, ebrea agnostica e intellettuale in crisi, brancola nel buio, non risolvendosi ancora a “decidere per Dio”, a molti chilometri dall’università di Friburgo dov’è assistente alla cattedra di Husserl, nella Città Eterna, il francescano polacco Massimiliano Kolbe con un manipolo di confratelli fondava la Milizia dell’Immacolata, un movimento spirituale che nel suo forte impulso missionario, sotto il vessillo di Maria, avrebbe raggiunto negli anni a venire il mondo intero per consacrare all’Immacolata il maggior numero possibile di anime. Del resto – e come dimenticarlo? – quello stesso 1917 è pure l’anno delle apparizioni della Madonna ai pastorelli di Fatima. Un filo mariano intreccia misteriosamente le vite dei singoli esseri umani stendendo la sua trama segreta sul mondo. 

Decisiva per la conversione della Stein al cattolicesimo fu la vita di santa Teresa d’Avila letta in una notte d’estate. Era il 1921, Edith era sola nella casa di campagna di alcuni amici, i coniugi Conrad-Martius, che si erano assentati brevemente lasciandole le chiavi della biblioteca. Era già notte inoltrata, ma lei non riusciva a dormire. Racconta: "Presi casualmente un libro dalla biblioteca; portava il titolo "Vita di santa Teresa narrata da lei stessa". Cominciai a leggere e non potei più lasciarlo finché non ebbi finito. Quando lo richiusi, mi dissi: questa è la verità". Aveva cercato a lungo la verità e l’aveva trovata nel mistero della Croce; aveva scoperto che la verità non è un’idea, un concetto, ma una persona, anzi la Persona per eccellenza. Così la giovane filosofa ebrea, la brillante assistente di Husserl, nel gennaio del 1922 riceveva il Battesimo nella Chiesa cattolica. 

Edith poi, una volta convertita al cattolicesimo, è attratta fin da subito dal Carmelo, un Ordine contemplativo sorto nel XII secolo in Palestina, vero “giardino” di vita cristiana (la parola karmel significa difatti “giardino”) tutto orientato verso la devozione specifica a Maria, come segno di obbedienza assoluta a Dio. Particolare non trascurabile – un’altra coincidenza? – il giorno in cui la Stein ottiene la risposta di accettazione da parte del convento di Lindenthal, per cui aveva tanto trepidato nel timore di essere rifiutata, è il 16 luglio del 1933, solennità della Regina del Carmelo. Così Edith offrirà a lei, alla Mamma Celeste, quale omaggio al suo provvidenziale intervento, i grandi mazzi di rose che riceve dai colleghi insegnanti e dalle sue allieve del collegio “Marianum” il giorno della partenza per l’agognato Carmelo di Colonia. 

Il 21 aprile 1938 suor Teresa Benedetta della Croce emette la professione perpetua. Fino al 1938 gli ebrei potevano ancora espatriare, in America perlopiù o in Palestina, poi invece – dopo l’incendio di tutte le sinagoghe nelle città tedesche nella notte fra il 9 e il 10 novembre, passata alla storia come "la notte dei cristalli" – occorrevano inviti, permessi, tutte le carte in regola; era molto difficile andare via. In Germania era già cominciata la caccia aperta al giudeo. 

La presenza di Edith al Carmelo di Colonia rappresenta un pericolo per l’intera comunità: nei libri della famigerata polizia hitleriana, infatti, suor Teresa Benedetta è registrata come "non ariana". Le sue superiori decidono allora di farla espatriare in Olanda, a Echt, dove le carmelitane hanno un convento. 

Prima di lasciare precipitosamente la Germania, il 31 dicembre del 1938, nel cuore della notte, suor Teresa chiede di fermarsi qualche minuto nella chiesa “Maria della Pace”, per inginocchiarsi ai piedi della Vergine e domandare la sua materna protezione nell’avventurosa fuga verso il Carmelo di Echt. “Ella – aveva detto – può formare a propria immagine coloro che le appartengono”. “E chi sta sotto la protezione di Maria – lei concludeva –, è ben custodito.” 

L’anno 1942 segnò l’inizio delle deportazioni di massa verso l’est, attuate in modo sistematico per dare compimento a quella che era stata definita come la Endlösung, ovvero la "soluzione finale" del problema ebraico. Neppure l’Olanda è più sicura per Edith. Il pomeriggio del 2 agosto due agenti della Gestapo bussarono al portone del Carmelo di Echt per prelevare suor Stein insieme alla sorella Rosa. Destinazione: il campo di smistamento di Westerbork, nel nord dell’Olanda. Da qui, il 7 agosto venne trasferita con altri prigionieri nel campo di sterminio di Auschwitz- Birkenau. Il 9 agosto, con gli altri deportati, fra cui anche la sorella Rosa, varcò la soglia della camera a gas, suggellando la propria vita col martirio: non aveva ancora compiuto cinquantuno anni.

Autore: Maria Di Lorenzo

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/65800

Buste van Edith Stein in de kerk van de 17 Gorcumse martelaren te Brielle


LETTERA APOSTOLICA
IN FORMA DI «MOTU PROPRIO»
PER LA PROCLAMAZIONE DI
SANTA BRIGIDA DI SVEZIA
SANTA CATERINA DA SIENA
E SANTA TERESA BENEDETTA DELLA CROCE
COMPATRONE D'EUROPA

GIOVANNI PAOLO PP. II
A PERPETUA MEMORIA

 

1. La speranza di costruire un mondo più giusto e più degno dell'uomo, acuita dall'attesa del terzo millennio ormai alle porte, non può prescindere dalla consapevolezza che a nulla varrebbero gli sforzi umani se non fossero accompagnati dalla grazia divina: « Se il Signore non costruisce la casa, invano vi faticano i costruttori » (Sal 127 [126], 1). Di questo non possono non tener conto anche quanti si pongono in questi anni il problema di dare all'Europa un nuovo assetto, che aiuti il vecchio Continente a far tesoro delle ricchezze della sua storia, rimuovendo le tristi eredità del passato, per rispondere con una originalità radicata nelle migliori tradizioni alle istanze del mondo che cambia.

Non c'è dubbio che, nella complessa storia dell'Europa, il cristianesimo rappresenti un elemento centrale e qualificante, consolidato sul saldo fondamento dell'eredità classica e dei molteplici contributi arrecati dagli svariati flussi etnico-culturali che si sono succeduti nei secoli. La fede cristiana ha plasmato la cultura del Continente e si è intrecciata in modo inestricabile con la sua storia, al punto che questa non sarebbe comprensibile se non si facesse riferimento alle vicende che hanno caratterizzato prima il grande periodo dell'evangelizzazione, e poi i lunghi secoli in cui il cristianesimo, pur nella dolorosa divisione tra Oriente ed Occidente, si è affermato come la religione degli Europei stessi. Anche nel periodo moderno e contemporaneo, quando l'unità religiosa è andata progressivamente frantumandosi sia per le ulteriori divisioni intercorse tra i cristiani sia per i processi di distacco della cultura dall'orizzonte della fede, il ruolo di quest'ultima ha continuato ad essere di non scarso rilievo.

Il cammino verso il futuro non può non tener conto di questo dato, e i cristiani sono chiamati a prenderne rinnovata coscienza per mostrarne le potenzialità permanenti. Essi hanno il dovere di offrire alla costruzione dell'Europa uno specifico contributo, che sarà tanto più valido ed efficace, quanto più essi sapranno rinnovarsi alla luce del Vangelo. Si faranno così continuatori di quella lunga storia di santità che ha attraversato le varie regioni d'Europa nel corso di questi due millenni, nei quali i santi ufficialmente riconosciuti non sono che i vertici proposti come modelli per tutti. Innumerevoli sono infatti i cristiani che con la loro vita retta ed onesta, animata dall'amore di Dio e del prossimo, hanno raggiunto nelle più diverse vocazioni consacrate e laicali una santità vera e grandemente diffusa, anche se nascosta.

2. La Chiesa non dubita che proprio questo tesoro di santità sia il segreto del suo passato e la speranza del suo futuro. È in esso che meglio si esprime il dono della Redenzione, grazie al quale l'uomo è riscattato dal peccato e riceve la possibilità della vita nuova in Cristo. È in esso che il Popolo di Dio in cammino nella storia trova un sostegno impareggiabile, sentendosi profondamente unito alla Chiesa gloriosa, che in Cielo canta le lodi dell'Agnello (cfr Ap 7, 9-10) mentre intercede per la comunità ancora pellegrina sulla terra. Per questo, fin dai tempi più antichi, i santi sono stati guardati dal Popolo di Dio come protettori e con una singolare prassi, cui certo non è estraneo l'influsso dello Spirito Santo, talvolta su istanza dei fedeli accolta dai Pastori, talaltra per iniziativa dei Pastori stessi, le singole Chiese, le regioni e persino i Continenti, sono stati affidati allo speciale patronato di alcuni Santi.

In questa prospettiva, celebrandosi la Seconda Assemblea speciale per l'Europa del Sinodo dei Vescovi, nell'imminenza del Grande Giubileo dell'anno 2000, mi è parso che i cristiani europei, mentre vivono con tutti i loro concittadini un trapasso epocale ricco di speranza e insieme non privo di preoccupazioni, possano trarre spirituale giovamento dalla contemplazione e dall'invocazione di alcuni santi che sono in qualche modo particolarmente rappresentativi della loro storia. Per questo, dopo opportuna consultazione, completando quanto feci il 31 dicembre 1980, quando dichiarai compatroni d'Europa, accanto a san Benedetto, due santi del primo Millennio, i fratelli Cirillo e Metodio, pionieri dell'evangelizzazione dell'Oriente, ho pensato di integrare la schiera dei celesti patroni con tre figure altrettanto emblematiche di momenti cruciali del secondo Millennio che volge al termine: santa Brigida di Svezia, santa Caterina da Siena, santa Teresa Benedetta della Croce. Tre grandi sante, tre donne, che in diverse epoche — due nel cuore del Medioevo e una nel nostro secolo — si sono segnalate per l'amore operoso alla Chiesa di Cristo e la testimonianza resa alla sua Croce.

3. Naturalmente il panorama della santità è così vario e ricco, che la scelta di nuovi celesti patroni avrebbe potuto orientarsi anche verso altre degnissime figure, che ogni epoca e ogni regione possono vantare. Ritengo tuttavia particolarmente significativa l'opzione per questa santità dal volto femminile, nel quadro della provvidenziale tendenza che, nella Chiesa e nella società del nostro tempo, è venuta affermandosi con il sempre più chiaro riconoscimento della dignità e dei doni propri della donna.

In realtà la Chiesa non ha mancato, fin dai suoi albori, di riconoscere il ruolo e la missione della donna, pur risentendo talvolta dei condizionamenti di una cultura che non sempre ad essa prestava l'attenzione dovuta. Ma la comunità cristiana è progressivamente cresciuta anche su questo versante, e proprio il ruolo svolto dalla santità si è rivelato a tal fine decisivo. Un impulso costante è stato offerto dall'icona di Maria, la « donna ideale », la Madre di Cristo e della Chiesa. Ma anche il coraggio delle martiri, che hanno affrontato con sorprendente forza d'animo i più crudeli tormenti, la testimonianza delle donne impegnate con esemplare radicalità nella vita ascetica, la dedizione quotidiana di tante spose e madri in quella « chiesa domestica » che è la famiglia, i carismi di tante mistiche che hanno contribuito allo stesso approfondimento teologico, hanno offerto alla Chiesa un'indicazione preziosa per cogliere pienamente il disegno di Dio sulla donna. Esso del resto ha già in alcune pagine della Scrittura, e in particolare nell'atteggiamento di Cristo testimoniato nel Vangelo, la sua espressione inequivocabile. In questa linea si pone anche l'opzione di dichiarare santa Brigida di Svezia, santa Caterina da Siena e santa Teresa Benedetta della Croce compatrone d'Europa.

Il motivo poi che mi ha orientato specificamente ad esse sta nella loro vita stessa. La loro santità, infatti, si espresse in circostanze storiche e nel contesto di ambiti « geografici » che le rendono particolarmente significative per il Continente europeo. Santa Brigida rinvia all'estremo Nord dell'Europa, dove il Continente quasi si raccoglie in unità con le altre parti del mondo, e donde ella partì per fare di Roma il suo approdo. Caterina da Siena è altrettanto nota per il ruolo che svolse in un tempo in cui il Successore di Pietro risiedeva ad Avignone, portando a compimento un'opera spirituale già iniziata da Brigida col farsi promotrice del suo ritorno alla sua sede propria presso la tomba del Principe degli Apostoli. Teresa Benedetta della Croce, infine, recentemente canonizzata, non solo trascorse la propria esistenza in diversi paesi d'Europa, ma con tutta la sua vita di pensatrice, di mistica, di martire, gettò come un ponte tra le sue radici ebraiche e l'adesione a Cristo, muovendosi con sicuro intuito nel dialogo col pensiero filosofico contemporaneo e, infine, gridando col martirio le ragioni di Dio e dell'uomo nell'immane vergogna della « shoah ». Essa è divenuta così l'espressione di un pellegrinaggio umano, culturale e religioso, che incarna il nucleo profondo della tragedia e delle speranze del Continente europeo.

4. La prima di queste tre grandi figure, Brigida, nacque da famiglia aristocratica nel 1303 a Finsta, nella regione svedese di Uppland. Ella è conosciuta soprattutto come mistica e fondatrice dell'Ordine del SS. Salvatore. Non bisogna tuttavia dimenticare che la prima parte della sua vita fu quella di una laica felicemente sposata con un pio cristiano dal quale ebbe otto figli. Indicandola come compatrona d'Europa, intendo far sì che la sentano vicina non soltanto coloro che hanno ricevuto la vocazione ad una vita di speciale consacrazione, ma anche coloro che sono chiamati alle ordinarie occupazioni della vita laicale nel mondo e soprattutto all'alta ed impegnativa vocazione di formare una famiglia cristiana. Senza lasciarsi fuorviare dalle condizioni di benessere del suo ceto sociale, ella visse col marito Ulf un'esperienza di coppia in cui l'amore sponsale si coniugò con la preghiera intensa, con lo studio della Sacra Scrittura, con la mortificazione, con la carità. Insieme fondarono un piccolo ospedale, dove assistevano frequentemente i malati. Brigida poi era solita servire personalmente i poveri. Al tempo stesso, fu apprezzata per le sue doti pedagogiche, che ebbe modo di esprimere nel periodo in cui fu richiesto il suo servizio alla corte di Stoccolma. Da questa esperienza matureranno i consigli che in diverse occasioni darà a principi e sovrani per la retta gestione dei loro compiti. Ma i primi a trarne vantaggio furono ovviamente i figli, e non a caso una delle figlie, Caterina, è venerata come Santa.

Ma questo periodo della sua vita familiare era solo una prima tappa. Il pellegrinaggio che fece col marito Ulf a Santiago di Compostela nel 1341 chiuse simbolicamente questa fase, preparando Brigida alla nuova vita che iniziò qualche anno dopo quando, con la morte dello sposo, avvertì la voce di Cristo che le affidava una nuova missione, guidandola passo passo con una serie di grazie mistiche straordinarie.

5. Lasciata la Svezia nel 1349, Brigida si stabilì a Roma, sede del Successore di Pietro. Il trasferimento in Italia costituì una tappa decisiva per l'allargamento non solo geografico e culturale, ma soprattutto spirituale, della mente e del cuore di Brigida. Molti luoghi dell'Italia la videro ancora pellegrina, desiderosa di venerare le reliquie dei santi. Fu così a Milano, Pavia, Assisi, Ortona, Bari, Benevento, Pozzuoli, Napoli, Salerno, Amalfi, al Santuario di san Michele Arcangelo sul Monte Gargano. L'ultimo pellegrinaggio, compiuto fra il 1371 e il 1372, la portò a varcare il Mediterraneo, in direzione della Terra santa, permettendole di abbracciare spiritualmente oltre i tanti luoghi sacri dell'Europa cattolica, le sorgenti stesse del cristianesimo nei luoghi santificati dalla vita e dalla morte del Redentore.

In realtà, più ancora che attraverso questo devoto pellegrinare, fu con il senso profondo del mistero di Cristo e della Chiesa che Brigida si rese partecipe della costruzione della comunità ecclesiale, in un momento notevolmente critico della sua storia. L'intima unione con Cristo fu infatti accompagnata da speciali carismi di rivelazione, che la resero un punto di riferimento per molte persone della Chiesa del suo tempo. In Brigida si avverte la forza della profezia. Talvolta i suoi toni sembrano un'eco di quelli degli antichi grandi profeti. Ella parla con sicurezza a principi e pontefici, svelando i disegni di Dio sugli avvenimenti storici. Non risparmia ammonizioni severe anche in tema di riforma morale del popolo cristiano e dello stesso clero (cfr Revelationes, IV, 49; cfr anche IV, 5). Alcuni aspetti della straordinaria produzione mistica suscitarono nel tempo comprensibili interrogativi, rispetto ai quali il discernimento ecclesiale si operò rinviando all'unica rivelazione pubblica, che ha in Cristo la sua pienezza e nella Sacra Scrittura la sua espressione normativa. Anche le esperienze dei grandi santi non sono infatti esenti dai quei limiti che sempre accompagnano l'umana recezione della voce di Dio.

Non v'è dubbio, tuttavia, che riconoscendo la santità di Brigida, la Chiesa, pur senza pronunciarsi sulle singole rivelazioni, ha accolto l'autenticità complessiva della sua esperienza interiore. Ella si presenta come una testimone significativa dello spazio che può avere nella Chiesa il carisma vissuto in piena docilità allo Spirito di Dio e nella piena conformità alle esigenze della comunione ecclesiale. In particolare, poi, essendosi le terre scandinave, patria di Brigida, distaccate dalla piena comunione con la sede di Roma nel corso delle tristi vicende del secolo XVI, la figura della Santa svedese resta un prezioso « legame » ecumenico, rafforzato anche dall'impegno in tal senso svolto dal suo Ordine.

6. Di poco posteriore è l'altra grande figura di donna, santa Caterina da Siena, il cui ruolo negli sviluppi della storia della Chiesa e nello stesso approfondimento dottrinale del messaggio rivelato ha avuto riconoscimenti significativi, che sono giunti fino all'attribuzione del titolo di dottore della Chiesa.

Nata a Siena nel 1347, fu favorita sin dalla prima infanzia di straordinarie grazie che le permisero di compiere, sulla via spirituale tracciata da san Domenico, un rapido cammino di perfezione tra preghiera, austerità e opere di carità. Aveva vent'anni quando Cristo le manifestò la sua predilezione attraverso il mistico simbolo dell'anello sponsale. Era il coronamento di un'intimità maturata nel nascondimento e nella contemplazione, grazie alla costante permanenza, pur al di fuori delle mura di un monastero, entro quella spirituale dimora che ella amava chiamare la « cella interiore ». Il silenzio di questa cella, rendendola docilissima alle divine ispirazioni, poté coniugarsi ben presto con un'operosità apostolica che ha dello straordinario. Molti, anche chierici, si raccolsero intorno a lei come discepoli, riconoscendole il dono di una spirituale maternità. Le sue lettere si diramarono per l'Italia e per l'Europa stessa. La giovane senese entrò infatti con piglio sicuro e parole ardenti nel vivo delle problematiche ecclesiali e sociali della sua epoca.

Instancabile fu l'impegno che Caterina profuse per la soluzione dei molteplici conflitti che laceravano la società del suo tempo. La sua opera pacificatrice raggiunse sovrani europei quali Carlo V di Francia, Carlo di Durazzo, Elisabetta di Ungheria, Ludovico il Grande di Ungheria e di Polonia, Giovanna di Napoli. Significativa fu la sua azione per riconciliare Firenze con il Papa. Additando « Cristo crocifisso e Maria dolce » ai contendenti, ella mostrava che, per una società ispirata ai valori cristiani, mai poteva darsi motivo di contesa tanto grave da far preferire il ricorso alla ragione delle armi piuttosto che alle armi della ragione.

7. Caterina tuttavia sapeva bene che a tale conclusione non si poteva efficacemente pervenire, se gli animi non erano stati prima plasmati dal vigore stesso del Vangelo. Di qui l'urgenza della riforma dei costumi, che ella proponeva a tutti, senza eccezione. Ai re ricordava che non potevano governare come se il regno fosse loro « proprietà »: consapevoli di dover rendere conto a Dio della gestione del potere, essi dovevano piuttosto assumere il compito di mantenervi « la santa e vera giustizia », facendosi « padri dei poveri » (cfr Lettera n. 235 al Re di Francia). L'esercizio della sovranità non poteva infatti essere disgiunto da quello della carità, che è insieme anima della vita personale e della responsabilità politica (cfr Lettera n. 357 al re d'Ungheria).

Con la stessa forza Caterina si rivolgeva agli ecclesiastici di ogni rango, per chiedere la più severa coerenza nella loro vita e nel loro ministero pastorale. Fa una certa impressione il tono libero, vigoroso, tagliente, con cui ella ammonisce preti, vescovi, cardinali. Occorreva sradicare — ella diceva — dal giardino della Chiesa le piante fradicie sostituendole con « piante novelle » fresche e olezzanti. E forte della sua intimità con Cristo, la santa senese non temeva di indicare con franchezza allo stesso Pontefice, che amava teneramente come « dolce Cristo in terra », la volontà di Dio che gli imponeva di sciogliere le esitazioni dettate dalla prudenza terrena e dagli interessi mondani, per tornare da Avignone a Roma, presso la tomba di Pietro.

Con altrettanta passione, Caterina si prodigò poi per scongiurare le divisioni che sopraggiunsero nell'elezione papale successiva alla morte di Gregorio XI: anche in quella vicenda fece ancora una volta appello con ardore appassionato alle ragioni irrinunciabili della comunione. Era quello l'ideale supremo a cui aveva ispirato tutta la sua vita spendendosi senza riserva per la Chiesa. Sarà lei stessa a testimoniarlo ai suoi figli spirituali sul letto di morte: « Tenete per fermo, carissimi, che io ho dato la vita per la santa Chiesa » (Beato Raimondo da Capua, Vita di santa Caterina da Siena, Lib. III, c. IV).

8. Con Edith Stein — santa Teresa Benedetta della Croce — siamo in tutt'altro ambiente storico-culturale. Ella ci porta infatti nel vivo di questo nostro secolo tormentato, additando le speranze che esso ha acceso, ma anche le contraddizioni e i fallimenti che lo hanno segnato. Edith non viene, come Brigida e Caterina, da una famiglia cristiana. Tutto in lei esprime il tormento della ricerca e la fatica del « pellegrinaggio » esistenziale. Anche dopo essere approdata alla verità nella pace della vita contemplativa, ella dovette vivere fino in fondo il mistero della Croce.

Era nata nel 1891 in una famiglia ebraica di Breslau, allora territorio tedesco. L'interesse da lei sviluppato per la filosofia, abbandonando la pratica religiosa cui pur era stata iniziata dalla madre, avrebbe fatto presagire più che un cammino di santità, una vita condotta all'insegna del puro « razionalismo ». Ma la grazia la aspettava proprio nei meandri del pensiero filosofico: avviatasi sulla strada della corrente fenomenologica, ella seppe cogliervi l'istanza di una realtà oggettiva che, lungi dal risolversi nel soggetto, ne precede e misura la conoscenza, e va dunque esaminata con un rigoroso sforzo di obiettività. Occorre mettersi in ascolto di essa, cogliendola soprattutto nell'essere umano, in forza di quella capacità di « empatia » — parola a lei cara — che consente in certa misura di far proprio il vissuto altrui (cfr E. Stein, Il problema dell'empatia).

Fu in questa tensione di ascolto che ella si incontrò, da una parte con le testimonianze dell'esperienza spirituale cristiana offerte da santa Teresa d'Avila e da altri grandi mistici, dei quali divenne discepola ed emula, dall'altra con l'antica tradizione del pensiero cristiano consolidata nel tomismo. Su questa strada ella giunse dapprima al battesimo e poi alla scelta della vita contemplativa nell'ordine carmelitano. Tutto si svolse nel quadro di un itinerario esistenziale piuttosto movimentato, scandito, oltre che dalla ricerca interiore, anche da impegni di studio e di insegnamento, che ella svolse con ammirevole dedizione. Particolarmente apprezzabile, per i suoi tempi, fu la sua militanza a favore della promozione sociale della donna e davvero penetranti sono le pagine in cui ha esplorato la ricchezza della femminilità e la missione della donna sotto il profilo umano e religioso (cfr E. Stein, La donna. Il suo compito secondo la natura e la grazia).

9. L'incontro col cristianesimo non la portò a ripudiare le sue radici ebraiche, ma piuttosto gliele fece riscoprire in pienezza. Questo tuttavia non le risparmiò l'incomprensione da parte dei suoi familiari. Soprattutto le procurò un dolore indicibile il dissenso della madre. In realtà, tutto il suo cammino di perfezione cristiana si svolse all'insegna non solo della solidarietà umana con il suo popolo d'origine, ma anche di una vera condivisione spirituale con la vocazione dei figli di Abramo, segnati dal mistero della chiamata e dei « doni irrevocabili » di Dio (cfr Rm 11, 29).

In particolare, ella fece propria la sofferenza del popolo ebraico, a mano a mano che questa si acuì in quella feroce persecuzione nazista che resta, accanto ad altre gravi espressioni del totalitarismo, una delle macchie più oscure e vergognose dell'Europa del nostro secolo. Sentì allora che, nello sterminio sistematico degli ebrei, la croce di Cristo veniva addossata al suo popolo e visse come personale partecipazione ad essa la sua deportazione ed esecuzione nel tristemente famoso campo di Auschwzitz-Birkenau. Il suo grido si fonde con quello di tutte le vittime di quella immane tragedia, unito però al grido di Cristo, che assicura alla sofferenza umana una misteriosa e perenne fecondità. La sua immagine di santità resta per sempre legata al dramma della sua morte violenta, accanto ai tanti che la subirono con lei. E resta come annuncio del vangelo della Croce, con cui ella si volle immedesimare nel suo stesso nome di religiosa.

Noi guardiamo oggi a Teresa Benedetta della Croce riconoscendo nella sua testimonianza di vittima innocente, da una parte, l'imitazione dell'Agnello Immolato e la protesta levata contro tutte le violazioni dei diritti fondamentali della persona, dall'altra, il pegno di quel rinnovato incontro di ebrei e cristiani, che nella linea auspicata dal Concilio Vaticano II, sta conoscendo una promettente stagione di reciproca apertura. Dichiarare oggi Edith Stein compatrona d'Europa significa porre sull'orizzonte del vecchio Continente un vessillo di rispetto, di tolleranza, di accoglienza, che invita uomini e donne a comprendersi e ad accettarsi al di là delle diversità etniche, culturali e religiose, per formare una società veramente fraterna.

10. Cresca, dunque, l'Europa! Cresca come Europa dello spirito, sulla scia della sua storia migliore, che ha proprio nella santità la sua espressione più alta. L'unità del Continente, che sta progressivamente maturando nelle coscienze e sta definendosi sempre più nettamente anche sul versante politico, incarna certamente una prospettiva di grande speranza. Gli Europei sono chiamati a lasciarsi definitivamente alle spalle le storiche rivalità che hanno fatto spesso del loro Continente il teatro di guerre devastanti. Al tempo stesso essi devono impegnarsi a creare le condizioni di una maggiore coesione e collaborazione tra i popoli. Davanti a loro sta la grande sfida di costruire una cultura e un'etica dell'unità, in mancanza delle quali qualunque politica dell'unità è destinata prima o poi a naufragare.

Per edificare su solide basi la nuova Europa non basta certo fare appello ai soli interessi economici, che se talvolta aggregano, altre volte dividono, ma è necessario far leva piuttosto sui valori autentici, che hanno il loro fondamento nella legge morale universale, inscritta nel cuore di ogni uomo. Un'Europa che scambiasse il valore della tolleranza e del rispetto universale con l'indifferentismo etico e lo scetticismo sui valori irrinunciabili, si aprirebbe alle più rischiose avventure e vedrebbe prima o poi riapparire sotto nuove forme gli spettri più paurosi della sua storia.

A scongiurare questa minaccia, ancora una volta si prospetta vitale il ruolo del cristianesimo, che instancabilmente addita l'orizzonte ideale. Alla luce anche dei molteplici punti di incontro con le altre religioni che il Concilio Vaticano II ha ravvisato (cfr Decreto Nostra Aetate), si deve sottolineare con forza che l'apertura al Trascendente è una dimensione vitale dell'esistenza. Essenziale è, pertanto, un rinnovato impegno di testimonianza da parte di tutti i cristiani, presenti nelle varie Nazioni del Continente. Ad essi spetta alimentare la speranza di una salvezza piena con l'annuncio che è loro proprio, quello del Vangelo, ossia la « buona notizia » che Dio si è fatto vicino a noi e nel Figlio Gesù Cristo ci ha offerto la redenzione e la pienezza della vita divina. In forza dello Spirito che ci è stato donato, noi possiamo levare a Dio il nostro sguardo e invocarlo col dolce nome di « Abba », Padre! (cfr Rm 8, 15; Gal 4, 6).

11. Proprio questo annuncio di speranza ho inteso avvalorare additando a una rinnovata devozione, in prospettiva « europea », queste tre grandi figure di donne, che in epoche diverse hanno dato un contributo così significativo alla crescita non solo della Chiesa, ma della stessa società.

Per quella comunione dei santi, che unisce misteriosamente la Chiesa terrena a quella celeste, esse si fanno carico di noi nella loro perenne intercessione davanti al trono di Dio. Al tempo stesso, l'invocazione più intensa ed il riferimento più assiduo ed attento alle loro parole ed ai loro esempi non possono non risvegliare in noi una più acuta consapevolezza della nostra comune vocazione alla santità, spingendoci a conseguenti propositi di impegno più generoso.

Pertanto, dopo matura considerazione, in forza della mia potestà apostolica, costituisco e dichiaro celesti Compatrone di tutta l'Europa presso Dio santa Brigida di Svezia, santa Caterina da Siena, santa Teresa Benedetta della Croce, concedendo tutti gli onori e i privilegi liturgici che competono secondo il diritto ai patroni principali dei luoghi.

Sia gloria alla Santissima Trinità, che rifulge in modo singolare nella loro vita e nella vita di tutti i santi. Sia pace agli uomini di buona volontà, in Europa e nel mondo intero.

Dato a Roma, presso san Pietro, il 1° ottobre dell'anno 1999, ventunesimo di Pontificato.

GIOVANNI PAOLO II

© Copyright 1999 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/motu_proprio/documents/hf_jp-ii_motu-proprio_01101999_co-patronesses-europe.html

reliéf Edith Stein - Svatá Terezie Benedikta od Kříže


BENEDETTO XVI

UDIENZA GENERALE

Palazzo Apostolico di Castel Gandolfo

Mercoledì, 13 agosto 2008

 

Cari fratelli e sorelle!

Rientrato da Bressanone, dove ho potuto trascorrere un periodo di riposo, sono contento di incontrare e salutare voi, cari abitanti di Castel Gandolfo, e voi, pellegrini, che siete venuti quest’oggi a farmi visita. Vorrei ancora una volta ringraziare quanti mi hanno accolto e hanno vegliato sul mio soggiorno in montagna. Sono stati giorni di serena distensione, durante i quali non ho cessato di ricordare al Signore quanti si affidano alle mie preghiere. E sono veramente tantissimi quelli che mi scrivono chiedendo di pregare per loro. Mi manifestano le loro gioie, ma anche le loro preoccupazioni, i loro progetti di vita, ma pure i problemi familiari e di lavoro, le attese e le speranze che portano in cuore, insieme alle angustie connesse alle incertezze che l’umanità sta vivendo in questo momento. Posso assicurare che per tutti e per ciascuno ho uno ricordo, specialmente nella quotidiana celebrazione della Santa Messa e nella recita del Santo Rosario. So bene che il primo servizio che posso rendere alla Chiesa e all’umanità è proprio quello della preghiera, perché pregando pongo nelle mani del Signore con fiducia il ministero che Lui stesso mi ha affidato, insieme alle sorti dell’intera comunità ecclesiale e civile.

Chi prega non perde mai la speranza, anche quando venisse a trovarsi in situazioni difficili e persino umanamente disperate. Questo ci insegna la Sacra Scrittura e questo testimonia la storia della Chiesa. Quanti esempi, in effetti, potremmo recare di situazioni in cui è stata proprio la preghiera a sostenere il cammino dei santi e del popolo cristiano! Tra le testimonianze della nostra epoca vorrei citare quella di due santi la cui memoria facciamo in questi giorni: Teresa Benedetta della Croce, Edith Stein, la cui festa abbiamo celebrato il 9 di agosto, e Massimiliano Maria Kolbe che ricorderemo domani, 14 agosto, vigilia della solennità dell’Assunzione della Beata Vergine Maria. Entrambi hanno concluso con il martirio la loro vicenda terrena nel lager di Auschwitz. Apparentemente le loro esistenze potrebbero essere ritenute una sconfitta, ma proprio nel loro martirio risplende il fulgore dell’Amore che vince le tenebre dell’egoismo e dell’odio. A san Massimiliano Kolbe vengono attribuite le seguenti parole che egli avrebbe pronunciato nel pieno furore della persecuzione nazista: “L’odio non è una forza creativa: lo è solo l’amore”. E dell’amore fu eroica prova la generosa offerta che egli fece di sé in cambio di un suo compagno di prigionia, offerta culminata nella morte nel bunker della fame, il 14 agosto del 1941.

Edith Stein, il 6 agosto dell’anno successivo, a tre giorni dalla sua drammatica fine, avvicinando alcune consorelle del monastero di Echt, in Olanda, ebbe a dire loro: “Sono pronta a tutto. Gesù è anche qui in mezzo a noi. Finora ho potuto pregare benissimo e ho detto con tutto il cuore: “Ave, Crux, spes unica”. Testimoni che riuscirono a fuggire dall’orribile massacro raccontarono che Teresa Benedetta della Croce, mentre vestita dell’abito carmelitano avanzava cosciente verso la morte, si distingueva per il suo comportamento pieno di pace e per il suo atteggiamento sereno e per il comportamento calmo e attento alle necessità di tutti. La preghiera fu il segreto di questa Santa compatrona d’Europa, che “anche dopo essere approdata alla verità nella pace della vita contemplativa, dovette vivere fino in fondo il mistero della Croce” (Lettera Apostolica Spes aedificandi,: Insegnamenti di Giovanni Paolo II, XX, 2, 1999 pag.511).

“Ave Maria!”: fu l’ultima invocazione sulle labbra di san Massimiliano Maria Kolbe mentre porgeva il braccio a colui che lo uccideva con un’iniezione di acido fenico. È commovente costatare come il ricorso umile e fiducioso alla Madonna sia sempre sorgente di coraggio e di serenità. Mentre ci prepariamo a celebrare la solennità dell’Assunzione, che è una delle ricorrenze mariane più care alla tradizione cristiana, rinnoviamo il nostro affidamento a Colei che dal Cielo veglia con amore materno su di noi in ogni momento. Questo in effetti noi diciamo nella familiare preghiera dell’Ave Maria, chiedendoLe di pregare per noi “adesso e nell’ora della nostra morte”.

Saluti:

Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier le groupe des jeunes collégiens de Draguignan, ainsi que les Petites Sœurs de Jésus qui se préparent à émettre leurs vœux perpétuels dans l’esprit du Bienheureux Charles de Foucauld. Que votre pèlerinage auprès du tombeau des Apôtres Pierre et Paul soit pour vous l’occasion de raffermir votre attachement au Christ et à son Église et de renforcer votre esprit missionnaire. Que Dieu vous bénisse !

I am happy to welcome the young Irish pilgrims from Kildare and Leighlin who are with us this morning. My warm greeting also goes to the Heisei Youth group from Japan. Upon all the English-speaking pilgrims, including those from Guam, Canada and the United States, I cordially invoke God’s blessings of joy and peace.

Ganz herzlich grüße ich die deutschsprachigen Pilger und Besucher hier in Castel Gandolfo. In diesen Tagen verbringen viele Menschen ihren wohlverdienten Urlaub. Dieser kann nur dann gut und wirklich erfüllt sein, wenn der Mensch die Beziehungen zu den Mitmenschen und vor allem auch zu Gott, unserem Schöpfer, nicht außer acht läßt; denn das Leben ist seinem Wesen nach Beziehung. – Der gütige Gott schenke euch in dieser Ferienzeit eine echte Gemeinschaft untereinander und eine gute Erholung!

Saludo cordialmente a los peregrinos de lengua española. Os invito a contemplar con fervor el testimonio de San Maximiliano María Kolbe. Siguiendo sus huellas, acoged con humildad la Palabra de Jesucristo, meditadla cada día y llevadla a la práctica con valentía y constancia. A ejemplo suyo también, poneos bajo el dulce amparo de la Virgen María, rezando el Santo Rosario y confiando siempre en su amor de Madre. Que Dios os bendiga.

Desejo saudar, cordialmente o grupo da Universidade Católica Portuguesa de Lisboa, e a tripulação do Navio-Escola «Brasil» da Marinha brasileira, aos quais faço votos de que levem deste encontro a lembrança que a vossa vida tem como objetivo servir, com caridade cristã, os cidadãos da vossa Pátria, pelas rotas da paz, da solidariedade e da fraternidade! Com estes votos, de todo coração abençoo a vós e às vossas famílias, bem como a todos os peregrinos de língua portuguesa aqui presentes.

Saluto in lingua polacca:

Serdecznie pozdrawiam pielgrzymów z Polski. Jutro przypada wspomnienie św. Maksymiliana Marii Kolbego. Jego heroiczny akt miłości i męczeńska śmierć będzie zawsze znakiem zwycięstwa Bożej mocy i ludzkiej szlachetności nad bezmiarem zła. Przez jego wstawiennictwo prosimy o dar pokoju na świecie. Niech Bóg błogosławi wam i waszym rodzinom.

Traduzione italiana:

Saluto cordialmente i pellegrini provenienti dalla Polonia. Domani cade la memoria di S. Massimiliano Maria Kolbe. Il suo eroico atto d’amore e la morte di martire sarà sempre segno del trionfo della potenza di Dio e della nobiltà dell’uomo sull’immensità del male. Per la sua intercessione chiediamo il dono della pace nel mondo. Dio benedica voi e le vostre famiglie.

* * *

Rivolgo, inoltre, un cordiale saluto ai pellegrini di lingua italiana, in particolare alle Suore di San Giovanni Battista e alle Figlie dei Sacri Cuori di Gesù e Maria (Ravasco), che stanno celebrando in questi giorni i rispettivi Capitoli generali. Care sorelle vi assicuro il mio orante ricordo affinché possiate rinnovare quotidianamente la dimensione oblativa della vostra vita nell’esercizio fedele delle virtù evangeliche. Saluto altresì il gruppo degli animatori delle parrocchie della città di Vittoria.

Saluto, infine, i giovani, i malati e gli sposi novelli. Cari amici, la luce di Cristo, illumini sempre la vostra vita e la renda feconda di bene. Grazie a voi tutti. Ancora una buona settimana. Buona festa dell’Assunta!

© Copyright 2008 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/it/audiences/2008/documents/hf_ben-xvi_aud_20080813.html

Skulptur von Edith Stein auf dem Ludwigsplatz vor der Pfarrkirche St.Martin in Bad Bergzabern, Taufkirche Edith Steins.

Edith Stein memorial in front ot the church where she was baptized


SANTA TERESA BENEDETTA DELLA CROCE (EDITH STEIN), VERGINE E MARTIRE CARMELITANA, PATRONA D’EUROPA

“Ave Crux, Spes Unica”. E’ con lo sguardo fisso alle braccia aperte di Cristo sulla croce, unica speranza, che Edith Stein affronta il martirio nelle camere a gas di Auschwitz Birkenau nel caldo agosto 1942. E’ il culmine di un lungo percorso interiore che l’ha portata dallo studio della filosofia all’impegno per la promozione umana, sociale e religioso della donna, alla vita contemplativa. Nata a Breslavia nella Slesia tedesca nel 1891, undicesima figlia di una coppia di ebrei molto religiosa, Edith si distingue da subito per l’intelligenza brillante che favorirà una visione razionalistica e il giovanile distacco dalla religione. Interrompe gli studi solo durante la Prima Guerra Mondiale per soccorrere i soldati come infermiera della Croce Rossa. Sarà l’incontro con la Fenomenologia del filosofo Husserl, di cui diviene assistente all’Università di Friburgo approfondendo il tema dell’empatia e quello con il filosofo Max Scheler, insieme alla lettura degli esercizi di Sant’Ignazio e della vita di Santa Teresa d’Avila, a far scaturire la conversione al cristianesimo.

La fede e il nazismo

Desiderosa di conquistare la verità tramite la conoscenza e lo studio, viene conquistata dalla Verità di Cristo accostandosi ai testi di Tommaso e Agostino. Riceve Battesimo e Cresima nel 1922, contro la volontà dei genitori, ma mai rinnegherà le sue origini ebraiche: negli anni delle persecuzioni, divenuta insegnante e suora carmelitana nel 1934 a Colonia con il nome di Teresa Benedetta della Croce, abbraccia la sofferenza del suo popolo, introducendola nel sacrificio di Cristo. Dopo la "Notte dei cristalli" viene trasferita in Olanda, Paese neutrale: nel Carmelo olandese di Echt mette per iscritto il desiderio di offrirsi “in sacrificio di espiazione per la vera pace e la sconfitta del regno dell’anticristo”.

Martire ad Auschwitz

Due anni dopo l’invasione nazista dei Paesi Bassi avvenuta nel 1940, viene prelevata insieme ad altri 244 ebrei cattolici, come atto di rappresaglia contro l’episcopato olandese che si era opposto pubblicamente alle persecuzioni e portata ad Auschwitz. Qui si prende cura dei bambini rinchiusi, accompagnandoli con compassione verso la morte e insegna il Vangelo ai detenuti. Con lei c’è la sorella Rosa, pure convertitasi al cattolicesimo alla quale nel momento estremo del martirio dice: “Vieni, andiamo per il nostro popolo”. In passato aveva scritto: “Il mondo è in fiamme: la lotta tra Cristo e anticristo si è accanita apertamente, perciò se ti decidi per Cristo può esserti chiesto anche il sacrificio della vita”.

Esempio di tolleranza e accoglienza per l’Europa

Il pensiero e la fede di Edith Stein sono racchiusi nelle sue opere, particolarmente in “Essere finito ed Essere eterno”, sintesi di filosofia e mistica dalla quale emerge il senso dell’uomo, la sua singolarità e unicità, nel rapporto con il Creatore. “Un'eminente figlia di Israele e fedele figlia della Chiesa” l’ha definita canonizzandola nel 1998 san Giovanni Paolo II. “Dichiarare santa Edith Stein, compatrona d’Europa – ha detto - significa porre sull’orizzonte del Vecchio Continente un vessillo di rispetto, di tolleranza, di accoglienza", ma è necessario far leva sui valori autentici, che hanno il loro fondamento nella legge morale universale: un’Europa che scambiasse il valore della tolleranza e del rispetto con l’indifferentismo etico sui valori irrinunciabili si aprirebbe alle più rischiose avventure e vedrebbe prima o poi riapparire sotto nuove forme gli spettri più paurosi della sua storia”.

SOURCE : https://www.vaticannews.va/it/santo-del-giorno/08/09/santa-teresa-benedetta-della-croce--edith-stein---vergine-e-mart.html

Edith Stein, tablica pamiątkowa, znajdująca się w kościele Karmelitów w Duisburgu, w Niemczech.


Voir aussi : http://www.ktotv.com/videos-chretiennes/emissions/nouveautes/la-foi-prise-au-mot-la-creche-et-la-croix/00042321

http://fr.gloria.tv/?media=292958

http://www.romereports.com/en/2016/08/09/edith-stein-an-early-athiest-who-died-as-a-carmelite-religious-in-auschwitz-gas-chamber/