Bienheureux Didace
Prêtre capucin (+ 1801)
ou Diego.
Originaire de Cadiz, il
rejoint les Capucins à Séville et, devenu prêtre, il parcourt l'Espagne pour
prêcher, en particulier l'Andalousie dont il est appelé l'apôtre. Il passait de
longues heures au confessionnal pour réconcilier avec Dieu les pécheurs qui
avaient été transformés par sa parole et par la grâce. Il a été béatifié en
1894.
À Ronda, dans la région
de Malaga en Espagne, l’an 1801, le bienheureux Didace-Joseph de Cadix
(François-Joseph Lopez-Caamaño), prêtre de l’Ordre des Mineurs Capucins,
prédicateur célèbre et défenseur intrépide de la liberté de l’Église.
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/6307/Bienheureux-Didace.html
Bienheureux Didace ou Diego, prêtre
Originaire de Cadiz,
François-Joseph Lopez-Caamano rejoint les Capucins à Séville et, devenu prêtre,
il parcourt l'Espagne pour prêcher, en particulier l'Andalousie dont il est
appelé l'apôtre. Il passait de longues heures au confessionnal pour réconcilier
avec Dieu les pécheurs qui avaient été transformés par sa parole et par la
grâce. Il est mort en 1801.
Beato Diego Giuseppe da Cadice
Bienheureux Diègo-Joseph
Lopez de Cadix.
Prêtre o.f.m. cap.
Diègo-Joseph Lopez, né à
Cadix en 1743, manifesta très tôt une piété profonde, mais son intelligence
paraissait engourdie et ses condisciples l'avaient surnommé « âne
muet ».
A l'âge de treize ans il
entra en contact avec les Capucins d'Umbrique et déclara: « Je serai
missionnaire Capucin ».
On se moqua de lui : un
missionnaire incapable de parler! Mais il persévéra dans son projet et, à la
troisième tentative, les Capucins l'acceptèrent au noviciat en 1757.
Peu brillant en
philosophie, il savoura la théologie qui lui découvrait les mystères divins.
Ordonné Prêtre en 1767, il commença à prêcher et devint bientôt le plus grand
prédicateur populaire de l'Espagne, s'efforçant de réformer les mœurs,
attaquant l'impiété des adeptes des encyclopédistes et stigmatisant les
conceptions des ministres de Madrid.
Il connut des succès de
foule sans cesse croissants, du sud au nord du pays, malgré son langage rude de
prophète.
Sa spiritualité se
caractérise par son rigorisme; néanmoins il eut une vie Contemplative
extraordinaire.
Il est mort à Ronda le 24
Mars 1801 et fut Béatifié en 1894.
Beato Diego Giuseppe da Cadice
Fray Diego José de Cádiz, circa 1894. Exposición de las Hermandades de Gloria y
la Divina Pastora en el Círculo Mercantil e Industrial de Sevilla. Andalucía,
España
Frère Diego José de Cadis
José Francisco Pérez Lopez y Caamaño naquit à Cadix, en
Espagne, le 30 mars 1743.
Issu d’une illustre
famille, il devînt orphelin à l'âge de 9 ans, suite au décès de sa mère. Il
commença ses études de grammaire à Grazalema (Cadix), où il avait
déménagé avec son père : il était alors âgé de douze ans. Il étudia la
logique et la métaphysique dans le couvent des Pères Dominicains à Ronda
(Malaga). José Francisco a remporté le triple objectif qu’il s’était
fixé : être capucin, missionnaire et saint.
Il fut admis au noviciat
des Frères Mineurs Capucins de Séville, où il fit sa profession le 31 mars
1759. Selon la coutume des missionnaires capucins de changer de nom à la fin du
noviciat et de remplacer son nom par celui de sa ville natale, il prit alors le
nom de Diego José de Cádix, nom par lequel il fut plus tard connu. Les Capucins
se caractérisaient alors par leur longue barbe, et ils se considéraient comme
la branche la plus spirituelle de la famille franciscaine, tout en restant en
même temps très proches du peuple.
Après sept années
d’études, pendant lesquelles il étudia la philosophie et la théologie, il fut
ordonné prêtre à Carmona (Séville), à l’âge de 23 ans. Mais ce fut dans le
couvent des capucins d’Ubrique (Cádix) qu’il apprit l’art de l'oratoire sacrée.
Grâce à cette formation,
et doué de qualités exceptionnelles et même surnaturelles pour l'oratoire, il
commença son apostolat en 1771 par des prédications populaires et des missions
itinérantes visant surtout à la réformation des mœurs. Il le faisait avec une
telle énergie apostolique qu’on le surnomma le second saint Paul. Il n’a jamais
voyagé à l'extérieur de l'Espagne, mais dans les dix premières années il n'y
avait pas de village important qui n’ait pas entendu sa voix. Il a voyagea
toute sa vie, il parcouru pratiquement toute l’Espagne. Il n'est pas possible
dans une synthèse aussi brève de rendre compte de tout le travail mené à bien
par ce saint apôtre, toujours à pied, marchant par tout temps, depuis
l’Andalousie dans toutes les directions ; jugez-en plutôt : il se
rendit à Aranjuez et à Madrid ; traversa les régions de la Mancha et et
Tolède, puis entreprit un long voyage de Ronda à Barcelone, prêchant en
Castille puis en Aragon, et à Levant, au retour. Mais il ne s’arrête pas là et,
malgré sa maladie, il entreprend le voyage de Séville, va en Estrémadure et
même au Portugal, passant à son retour par la Galice les Asturies, Leon et
Salamanque.
Il se distingua dans sa
prédication par la simplicité et la dignité et il est considéré comme la figure
la plus représentative de l’oratoire religieuse de l'Espagne après celle de
Saint Vincent Ferrier et de saint Jean d'Avila, ce qui n’est pas peu dire.
Après avoir occupé des
charges importantes au sein de l’Église espagnole de son temps et organisé des
retraites pour prêtres séculiers, religieux et même pour des laïcs, il s’en
alla rejoindre la Maison du Père, le 24 mars 1801, à Ronde, dans la région de
Malaga.
SOURCE : http://nouvl.evangelisation.free.fr/diego_jose_de_cadix.htm
Beato Diego Giuseppe da Cadice
Imagen
de fray Diego José de Cádiz (1743-1801),
en el interior de la Basílica menor de
Jesús del Gran Poder de Sevilla, (España).
Fue tallada por el escultor Antonio Castillo Lastrucci y
terminada por el hijo de éste ultimo, Adolfo Castillo.
Beato Diego Giuseppe da Cadice
Imagen
de fray Diego José de Cádiz (1743-1801),
en el interior de la Basílica menor de
Jesús del Gran Poder de Sevilla, (España).
Fue tallada por el escultor Antonio Castillo Lastrucci y
terminada por el hijo de éste ultimo, Adolfo Castillo.
Also
known as
Apostle of Our Lady, the
Mother of the Good Shepherd
Apostle of the Blessed
Trinity
Didacus of Cádiz
Dydak Józef z Kadyksu
Francisco José
López-Caamaño García-Pérez
Diego…
Diaz…
22 May on
some calendars
5
January on some calendars
Profile
Joined the Capuchin
Order in Seville, Spain in 1759. Missionary throughout Spain,
primarily in Andalusia.
Spent most of his pastoral time in the confessional.
Member of the Confraternity of the Most Holy Trinity.
Born
30
March 1747 in Cádiz, Seville, Spain as Francisco
José López-Caamaño García-Pérez
24
March 1801 in
Ronda, Malaga, Spain of
natural causes
interred in the sanctuary
of Our Lady of Peace church in Ronda, Spain
10
February 1884 by Pope Leo
XIII (decree of heroic
virtues)
22
April 1894 by Pope Leo
XIII
Additional
Information
Roman Martyrology
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
The
Holiness of the Church in the 19th Century
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
sites in english
images
video
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
Provincia Serafica dell’ Umbria dei Frati Minori Cappuccini
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MLA
Citation
‘Blessed Diégo Josef of
Cádiz‘. CatholicSaints.Info. 1 April 2023. Web. 20 March 2026.
<https://catholicsaints.info/blessed-diego-josef-of-cadiz/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-diego-josef-of-cadiz/
Beato Diego Giuseppe da Cadice
New Catholic
Dictionary – Blessed Diego
Article
(Didacus) Confessor, Capuchin missionary,
born Cadiz, 1743; died 1801.
He was received into the Capuchin
Order in Seville, 1759,
and labored as a missionary throughout Spain, but chiefly in Andalusia.
Known as “the Apostle of the Blessed Trinity and of Our Lady, the Mother of the
Good Shepherd,” he spent most of his time in the confessional. Beatified, 1894. Feast, 24
March.
MLA Citation
“Blessed Diego”. New
Catholic Dictionary. CatholicSaints.Info. 22
October 2012.
Web. 20 March 2026. <http://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-blessed-diego/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-blessed-diego/
Beato Diego Giuseppe da Cadice
Франсиско Гойя. Дидах Иосиф из Кадиса (1801)
Francisco
Goya. Didace Joseph de Cadix (1801)
Blessed Didacus of Cádiz, OFM Cap. (AC)
(also known as Diego, Diaz)
Born in Cádiz, Spain, in 1743; died 1801; beatified
1894. Saint Didacus joined the Capuchins in Seville in 1759. After his
ordination to the priesthood, he began to preach throughout Spain, but chiefly
in Andalusia, where he is called 'the Apostle.' Whenever Didacus was not
preaching about the Holy Trinity, he could be found in the confessional
(Attwater2, Benedictines).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0324.shtml
Beato Diego Giuseppe da Cadice
Reliques
of Beato Diego in Cadiz Cathedral
Reliquias
del Beato diego de Cádiz en la catedral.
Blessed Diego José de
Cádiz
Capuchin priest
(1743-1801)
Diego Joseph Lopez
Caamano, formerly called Joseph Francis, was born in Spain in 1743. He took his
vows as a Capuchin in 1759. After ordination he exercised the office of
preacher with great distinction throughout Spain, being for that reason called
“another Paul”. He united action and contemplation in a marvellous way, and was
always noted as a lover of the Cross. He died in 1801 and was beatified by Pope
Leo XIII in 1894.
One day in 1756, after
disappointing results in his philosophy studies, the young José Francisco
López-Caamaño y García Pérez entered the church of the Capuchin friary in
Ubrique in Spain. The friars were chanting the Liturgy of the Hours. He got a
start. As he later wrote in one of his letters, “My soul was filled with such a
great joy and such an usual admiration that I nearly came out of myself.” He
felt a great repugnance towards religious life, particularly Capuchin life, but
in that moment he felt attracted and his enthusiasm was irrepressible. “I asked
for a biography of any saint of the Order and they gave me one about our saints
Fidelis and Giuseppe da Leonessa. Both were missionaries. Then they gave me a
life of the venerable Br. José da Carabantes, the so-called apostle of Galicia.
This made my heart burst into flames. Although I was only thirteen years old I
longed for solitude, union with God, mortification, etc. Overcome by these
desires, without consulting anyone, girded my waist and legs so tightly with
rope that unable to breathe and walk I would have to take off one and loosen
the other. I wore them for many days.” This youthful ardour led him to be
clothed in the Capuchin habit in Sevilla on 12 November 1757. At fifteen years
age he began the novitiate on 31 March 1758 with a new name, Diego José. “From
that moment it was my ardent desire to be a Capuchin, a missionary and a saint.
I even had the ambition to give my blood in martyrdom.”
He was born in the city
of Cádiz on 30 March 1743 to José López Caamaño and Maria de Ocaña y García,
both from noble families. Since his mother died when he was nine, he had a sad
childhood with a pitiless step-mother. In his first years of religious life,
after novitiate, he lived in quite an easy going way, if we believe what he
wrote. He contented himself with the bare minimum in his studies. He felt more
attracted to Castellan poetic literature. In class one day, however, during a
theology lesson, he had another spiritual start. “I was aware of a notable
interior devotion combined with a great desire to see those exalted things in
the same Lord with the blessed. I was aware of the need to abandon everything
to follow him and I felt determined to do it.”
He was ordained priest at
Cardona on 24 May 1766. “I was committed then to mental prayer. Apart from the
two hours of community prayer, I dedicated at least an hour to mental prayer
during the night.” For six years he immersed himself in Biblical studies and
devout books. Faced with the relentless attacks against the Church and the Pope
by the French Enlightment, he felt that he could not remain idle. He had to
reply with all his strength. “Unable to read such writings,” he told his
spiritual director, “I had no desire to learn French because of the disgust I
felt for the books that came from there on the subject. How necessary holiness
is to be able to placate God with prayer and to support holy Church! What a
desire to go public to openly confront the libertines! What an urge to preach
to the learned and educated people! What ardour to pour out my blood in the
defence of everything we have believed until now!”
He was realising his
apostolic and missionary aspiration. In 1768 he began to preach in Ubrique with
great fruit. After fifteen years of discord and argument among the people of
Estepona he brought peace in 1773. For a decade he travelled throughout
Andalucía preaching missions, Lenten courses and novenas. He was in Granada at
Guadix, Baza, and Jerez, in 1779.
1780 saw him in Porto de
Santa Maria, Jaén and elsewhere. He was unstoppable. In Lent of 1775 he
preached in San Roque at Gibraltar. This year was fundamental in his life
because he met Fr. Francisco Javier González , a minim of San Franceso di
Paola. For nine years he would be Diego’s spiritual director and prudent
counsellor, who steered his apostolic undertakings. He is an indicator of
Diego’s mission within the spiritual history of his century. In fact he will
write to Br. Diego on 26 June 1778: “Yes, God wants to use you, ignorantissimo,
and attracted you to the Capuchin Order and to the ministry. Armed with His
omnipotence, wisdom and strength, you can declare war on the bullying
libertinism and blinding Enlightenment of this dark age. The world contradicts
and tries with its hellish Enlightenment to destroy the wisdom of the Gospel
and the Christian spirit.” After the death of Francisco Javier on 29 February
1784, Diego chose Juan José Alcover y Higueras, the abbot of the collegial
church of El Salvador in Granada, to be his new spiritual director.
In 1776, at thirty three
years of age, he preached a mission in Sevilla. The course of sermons was
interrupted by a serious illness. When he had recovered he returned to Sevilla
and preached in many churches of the city. In one sermon dedicated to Saint
Mary Magdalene, later published various times, he resolutely attacked the
incredible temerity of the libertines and the Enlightenment philosophers.
His talks against the
atheism of the Enlightenment given at the University of Granada in 1779, and in
Madrid and in Alcalá de Henares in 1783, and the funeral sermons in honour of
his spiritual director in 1784 and of a celebrated Carmelite in 1786 are famous.
His stirring speeches were also directed against elements in the press, horse
racing, dances, comedies and comedians then at the height of their popularity.
Often his words had little effect because of the popular frenzy that
accompanied these things, considered works of art at the time. Diego was
thinking of the poor as in 1778 when he was speaking to the Town Council of
Écija: “I am staggered at the very costly comedy theatre, while this town has
no hospital for the sick, no hospice for orphans, no adequate barracks for the
soldiers.” In his mission in Antequera Diego told how “as an outcome of the
preaching, the principle lords decided to form a congregation to help poor
prisoners who died of hunger due to the lack of assistance.”
In 1782 at Toledo in the
royal estate of Aranjuez he moved everyone. The following year he want to
Madrid and to Alcalà de Henares. Following an impassioned sermon in the
cathedral of Sevilla on Good Friday 1784 in favour of the poor defrauded by
Church wealth, some informers managed to have him exiled from the city for many
months. He travelled through Andalucía again. In the winter of 1786 he preached
a mission for a month in Cuenca. A Zaragoza he reported to the Inquisition
various propositions of a poisonous book against religious vows, thus opening a
tin of worms. From 1787 many Spanish cities listened to him in wonder: Abálate,
Alcañiz, Caspe, Barcelona, Valencia, Alicante, Cartagena, Totana and Motril.
He also intervened with
noteworthy apologetic and spiritual books. His works were published in five
volumes in Madrid from 1796-1799. His adversaries though forced him into
silence for a few years when he was confined to the friary of Casares until
1792 when he took up again his apostolic itinerary in Andalucía. Two years later
he was in Portugal and the provinces of Pontevedra, Coruna and Lugo, then from
Oviedo to León, Astorga, Zamora and Salamanca.
His health would no
longer permit him to maintain the same rhythm. He had to reduce the number of
his apostolic excursions. After yet another popular mission in Malaga he
crossed the strait to Ceuta in 1799. He had begun his first series of preaching
there twenty seven years earlier. He spent his last months outside the friary
with a devout family in Ronda where he used to retire to rest after the fatigue
of his preaching tours and where he had written most of his precious
correspondence. It was there that he died prematurely early in the morning on
Tuesday 24 March 1801. It was only in 1894 that pope Leo XIII proclaimed
him blessed, arousing an intolerant reaction among non-believers and liberals
both in Spain and in Italy.
Diego de Cádiz is the
great apostle of popular missions developed along very effective and well tried
lines. They began with a procession with the image of La Divina
Pastora and the Crucifix, followed by a number of days of prayer meetings,
penitential catechesis, sermons and exhortations to re-invigorate Christian
life, the evening rosary, guided mental prayer for the people, Christian
doctrine and preaching.
Particular sermons were
also aimed at the different states of life such as specific spiritual exercises
for the clergy, or for male or female religious, for public authorities and
city functionaries. There were also sermons for the imprisoned. All was done
with an eye towards spiritual and moral teaching adapted to different needs.
More than oratorical method his preaching gave birth to a unique method of
transmitting the Word of God assimilated first in the heart through prayer,
then imparted with clarity, simplicity and conviction, able to effectively move
wills through an evident gift of grace. His preaching was also attentive to the
particular differences of various churches, with particular respect for the
local pastoral activity. All this concluded with another penitential procession
but without outward show.
He himself said that he
had discovered this method in the popular preaching of Saint Bernadine of Siena
in whom he recognised an ideal most suited to himself. When the difficult task
of the preparation of his sermons he found he could not manage to put them down
in writing, in humble abandonment to the will of God he often experienced an
amazing intervention of divine help. This is a concrete example of what Paul VI
said to the Capuchins in 1974 in an unexpected comment: “I would say this to
you. If you truly live what you are, make your own the words of the gospel:
‘Nolite cogitare, quomodo aut quid loquamini: dabitur enim vobis in illa hora
quid loquamini.’ (Matthew 10:19 – “Do not be anxious how you are to
speak or what you are to say; for what you are to say will be given to you in
that hour.”) You will be able speak, I would say, from an open heart if
your heart is filled with Christ and filled with his holy and lasting and
dangerous imitation. The word will flow from your life itself and will be the
most effective and persuasive form of your eloquence.”
A reading from the
letters of Blessed Diego‐Joseph to his spiritual father, Francis Xavier
Gonzalez
El Director perfecto
eldirigido santo (Seville 1901, pages 126, 210, 280, 287f)
I am wholly devoted to
fulfilling God’s plan for me
My spiritual father,
shall I be so fortunate as to effect here on earth the triumph of the Holy
Cross and of him who is so humbly affixed to it? Will the day come when this
monster of iniquity will love his God and make the whole world love him?
The sins of the people
constantly oppress me, doubtless because I don’t take account of my own.
Thinking over this one day in choir when I was with the community I longed to
be delivered in some way from the weight of sin.
Then it came to me
vividly and effectively how great was the debt of expiation which I owed,
remembering what my Lord Jesus Christ, though innocent, did and suffered for
the sins of others which he had taken upon himself. I am usually terrified by
that same burden of sins whenever calamities afflict the people.
How greatly my heart is
smitten by that expression you use so often in your letters, I mean your saying
that I have been called to be “a Capuchin, a missionary and a saint”! I cannot
read this without being moved to the very depths of my being, This is at all
times a nail which pierces me without wounding, by which I am continually
transfixed. Clearly therefore in speaking thus you are inspired by God, since I
have never made known to you the wonders which caused and accompanied my
vocation.
My heart is torn with the
desire to belong entirely to God and to do his will, lest I fall short of all
that God asks of me. Therefore if I hear or think that I am reviled for my
work, whether by complaints or threats, I am distressed by such thoughts as
these: “I have not done what God wants me to do; they see it, I don’t.” If I
fear to offend those in power, I seem to overcome this fear without much
difficulty. But if I see that I have departed in the slightest way from the will
of God and his good pleasure, I am inconsolable. I am not perturbed or
disquieted, but such interior and profound affliction comes upon me that, if I
mistake not, it weakens me m o r e than does physical toil. I am wholly devoted
to fulfilling God’s plan for me: in a word, my dear father, I desire in this way
to take on the perfect likeness of my Lord Jesus Christ, which I could do in no
other way.
I long for intimate,
familiar and profound converse with God, however arid, bitter and devoid of all
feeling it may be. I long to work wonders in men’s sight! I wish to spend
nights in prayer without having to sleep! I wish that all whom I speak to or
see should be converted! I long for I know not what. Therefore nothing satisfies
me, and concerning the greater anguish which the saints endured, I think that their
hearts were so unsatisfied because they were not able to carry out their plans
for the glory of God.
Prayer
SOURCE : https://www.capdox.capuchin.org.au/saints-blesseds/blessed-diego-jose-de-cadiz/
The
Holiness of the Church in the Nineteenth Century – Blessed Diégo Josef of Cádiz
The death of Blessed
Didacus of Cadiz, Capuchin, on March 24, 1801, falls just within the nineteenth
century. He was born of an illustrious noble family at Cadiz in 1743, and his
full name was Joseph Francis Lopez Caamagno Texeiro Ulloa de Balcellar. His
parents gave their child a most religious training. The boy Joseph hurried to
church early so as to be the first to serve Mass. At home, too, he showed his
love of prayer. His modesty and angelic behavior made him beloved by all. But a
heavy cross lay on the brave boy’s shoulders – he could make little progress in
his studies. His faith told hi:n where to find help and consolation. So he went
very frequently to the sacraments. When he applied for admission into the
Capuchin monastery he was refused because of his deficiency in talent. His
grief was unspeakable, but he was not discouraged and he prayed as fervently
and studied as hard as he could.
At length his
perseverance was rewarded. He had acquired sufficient knowledge and was
permitted to enter the novitiate at Seville. Now, it was his want of talent
that made Father Didacus, for thus our Joseph was now called, a saint. It
impelled him to work constantly with all ardor and to put all his confidence in
God. His recompense was unalterable spiritual joy. After his ordination he was
appointed to preach in the church of the Order. He declared his unfitness but
submitted his will to that of his superiors. His success surpassed all hope and
Father Didacus was sent to give missions to the people. His sermons were simple
but very stirring. Everyone wondered at the great oratorical power of a man who
had before seemed so poorly gifted, and it was justly ascribed to his holiness.
By degrees the fame of
Father Didacus spread throughout all Spain. Men spoke of him even at the Court.
The crowds at his sermons were so great that he was often obliged to preach in
the open air, where the people often listened to him for hours. At the end he
frequently had to be protected by strong men or the people would have torn his
habit to shreds for relics. Bad theaters were closed after his missions,
forbidden books were burned. He was loaded with honors by Pope Pius VI, by
Charles III of Spain, and by many bishops and cities, but he always remained
the humble Capuchin, traveled always on foot, wore an old plain habit and
observed most strictly the rules of his Order. In the midst of his unwearying
activity he was called to his eternal rest at Arunda on 24 March 1801. Before
he died he made a touching address to his crucifix. He was beatified in 1904.
New miracles taking place since then, the process of his canonization has been
begun.
– this text is taken
from The Holiness of the Church in the Nineteenth
Century: Saintly Men and Women of Our Own Times, by Father
Constantine Kempf, SJ; translated from the German by Father Francis Breymann,
SJ; Impimatur by + Cardinal John Farley, Archbishop of New York, 25 September
1916
Bl. Diego-Joseph de Cadix (Bl. Didacus Joseph of Cadiz)
Feastday – March 26
This humble Capuchin, who could make no progress at school, this "dunce of Cadiz" was later on admired by the world as the savior of the Faith in Spain, as a second Paul, as the apostle of his century.
His lineage dated from the Visigoth kings. After he had taken the habit of St. Francis with the Capuchins in Seville, had been ordained to the priesthood, and had prepared himself by a holy life, he was appointed to the task of preaching.
Everybody marveled at the singular power and unction of his words, which swayed his audiences and left an impression on their lives. But most astonished of all was the venerable Dominican, Antonio Querero, a fellow student of Didacus, who knew how difficult study had been for him. A child, however, solved the problem one day during a sermon, when he shouted aloud in the church: "Mother, mother, see the dove resting on the shoulder of Father Didacus! I could preach like that too if a dove told me all that I should say!"
And there was the secret. Because of his humility and virtue, the Holy Spirit had converted this unlearned man into the most celebrated preacher in Spain. But how Father Didacus prayed before his sermons! How he scourged himself even unto blood, in order to draw down God's mercy upon the people!
Once when his superior chided him because of the austerity of his life, the saint replied: "Ah, Father, my sins and the sins of the people compel me to do it. Those who have been charged with the conversion of sinners must remember that the Lord has imposed upon them the sins of all their clients. By means of our penances we should atone for the sins of our fellowmen and thus preserve ourselves and them from eternal death. It would hardly be too much if we shed the last drop of our blood for their conversion."
In this disposition he journeyed through all Spain and infused new Catholic life wherever he went. In a very pronounced way he preached the praise of the most Holy Trinity and of the Blessed Virgin Mary.
Honors did not escape him. He was appointed extraordinary consultor of the Church, synodal examiner in almost all the Spanish dioceses, honorary canon, and honorary doctor of several universities. He died in 1801, in the 58th year of his highly blessed life, and was beatified by Pope Leo XIII.
*from: The Franciscan Book of Saints, ed. by Marion Habig, ofm.
SOURCE : http://www.roman-catholic-saints.com/didacus-joseph-of-cadiz.html
Bl. Diego-Joseph de Cadix
Blessed Diego was
born in Cádiz on 30 March 1743. He was clothed in the Capuchin habit in
Sevilleja on 12 November 1757. He began his novitiate year on 31 March 1758 and
professed his vows on 31 March 1759. He was ordained priest in Cardona on 24
May 1766 and began preaching at Ubrique.
For about a decade
(1766-1776) he preached in Andalucia and preached in Toledo in 1782, and in
Madrid and Alcala de Henares in 1783.
He preached in Sevilleja
on 6 april 1784 and was sent into exile. Winter of 1786 and he preached fro
more than a month at Cuenca, and the following year in Albalate, Alcaniz, Caspe
and Cataluña and many other cities.
Then he was confied to
the friary in Casares until 1793. In 1794 he preached in Portugal. In 1799 he
crossed the straits to preach in Ceuta. He died in Ronda, in the diocese of
Malaga, on 24 March 1801. Pople Leo XIII beatified him on 22 April 1894.
Beato Diego Giuseppe
(Francesco Giuseppe) López-Caamaño da Cadice Sacerdote cappuccino
Festa: 24 marzo
Cadice, Spagna, 30 marzo
1743 - Ronda, Spagna, 24 marzo 1801
Nacque il 30 marzo 1743 a
Cadice da José Lopez-Caamabo e García Pérez de Rendón de Burgos, ambedue di
illustre casato. Rimasto orfano di madre a nove anni, fu ammesso nel noviziato
dei Cappuccini di Siviglia, dove emise la professione religiosa il 31 marzo
1759 e, dopo sette anni fu ordinato sacerdote a Carmona. Lavorò costantemente
per diffondere la fede, appoggiando la crociata contro i rivoluzionari
francesi. Ne rimane come testimonianza la sua opera «El Soldado Católico en
guerra de religión», indirizzata in forma di lettera-al cugino Antonio Jiménez
y Caamado, arruolatosi come volontario. Propagatore della devozione alla
Santissima Trinità e alla Madonna, particolarmente sotto il titolo di Madre del
Divin Pastore, fu eletto consultore e teologo di varie diocesi, canonico
onorario in molti capitoli cattedrali, socio di università e istituti
culturali. Si spense a Ronda (Málaga) il 24 marzo 1801. Leone XIII lo proclamò
beato nel 1894. Della sua feconda produzione letteraria, d'interesse
apologetico e teologico, oltre che storico e oratorio, alcune opere sono state
edite in Spagna. (Avvenire)
Etimologia: Diego =
istruito, dal greco
Martirologio
Romano: A Ronda nell’Andalusia in Spagna, beato Diego Giuseppe (Francesco
Giuseppe) López-Caamaño da Cadice, sacerdote dell’Ordine dei Frati Minori
Cappuccini, insigne predicatore e difensore intrepido della libertà della
Chiesa.
sser frate è l’ultima cosa che può pensare o desiderare: prova una grande ripugnanza (lo dirà lui stesso) per la vita religiosa in genere e per quella cappuccina in particolare. Nato a Cadice (Spagna) il 30 marzo 1743, ad appena 9 anni è già orfano di mamma e quella che ne prende il posto appartiene alla schiera delle donne velenose e spietate. Il bambino non sa cosa siano gli slanci devozionali con cui una certa agiografia dipinge santi ancora in fasce; a scuola non è certo un “secchione” e si accontenta del minimo necessario alla promozione.
Eppure la sua adolescenza comincia ad essere caratterizzata da “sussulti” (lui li chiamerà proprio così), che sono delle autentiche incursioni di Dio nella sua vita. Il primo di questi lo prova a 13 anni e, quasi per uno scherzo del destino, proprio in una chiesa cappuccina, in cui è entrato per consolarsi di un’interrogazione di filosofia andata male. I frati stanno cantando in coro la Liturgia delle Ore e la sensazione provata dal ragazzino è indescrivibile: non se ne torna a casa senza prima essersi fatto prestare le vite di San Fedele e di San Giuseppe da Leonessa.
Sarà per queste letture, o più facilmente perchè Dio è entrato prepotentemente nel suo cuore, fatto sta che l’anno dopo già veste l’abito cappuccino, proprio quello per il quale aveva provato tanta ripugnanza e, allo scoccare dei 15 anni, inizia il noviziato.
Ma l’inaspettato slancio spirituale non si accompagna ad un maggior impegno scolastico e il novizio sembra più interessato alla poesia castigliana che agli studi teologici. Ed ecco un altro “sussulto”, questa volta decisivo, che improvvisamente viene a ravvivare una lezione di teologia stancamente seguita. Nel giovanotto si sveglia un inaspettato desiderio di conoscere Dio, e in maniera tale da poterlo far conoscere agli altri. Che non sia fuoco di paglia, lo dimostra il fatto che a 23 anni è pronto per l’ordinazione sacerdotale e, subito dopo, a tuffarsi nell’apostolato attivo.
Siamo negli ultimi trent’anni del 1700 e il giovane cappuccino si sente mandato a “dichiarar guerra al dominante libertinaggio e oscurissimo illuminismo di questo secolo tenebroso”. Lo fa, con crescente successo, utilizzando il sistema delle missioni parrocchiali, delle quali egli diventa il predicatore ricercato ed efficace che sa scuotere le coscienze, muovere a conversione, richiamare i lontani, riscaldare i tiepidi. Nella celebrazione di avvio è solito “mandare avanti” la Madonna, la sua “Divina Pastora”, quasi a farsi aprire da lei la strade delle coscienze e l’intelligenza degli uditori. Poi è lui a riscaldarsi nella predicazione contro l’illuminismo ateo, senza risparmiare la cattiva stampa, le corride, i balli, le commedie e i commedianti. Si fa un sacco di nemici, anche in ambito ecclesiastico, perché nel denunciare il male e nel richiamare a conversione non guarda in faccia nessuno, fossero pure i ricchi preti che hanno il coraggio di defraudare i poveracci.
Esiliato da una città, va a predicare in un’altra; perseguitato in una provincia va ad esporsi pubblicamente in un’altra; confinato per anni in un convento, appena libero si spinge fino in Portogallo ed anche nella parte settentrionale del Marocco, per essere ovunque “missionario della misericordia”. A farne le spese è la sua salute, indebolita sempre più dalle fatiche dei viaggi e dai dispiaceri patiti.
Si spegne, non ancora sessantenne, il 24 marzo 1801 e nel 1894 Leone XIII
proclama beato Diego Giuseppe da Cadice: incredibile a dirsi, malgrado dalla
morte siano passati più di 90 anni, il suo ricordo e la notizia della sua
beatificazione disturbano ancora il sonno (e la coscienza) degli eredi dei suoi
nemici di un tempo.
Autore: Gianpiero
Pettiti
Il Signore si manifesta anche attraverso l’arte: un dono che scaturisce dal profondo dell’essere umano. Una melodia, i colori di un dipinto, una danza, i versi di una poesia possono avvicinare l’uomo a Dio. Purtroppo esiste della musica che può trasmettere inquietudine, collera, oscurità, dolore e disporre verso il “Male”. Invece, in altri casi, l’accordo di dolci suoni può donare pace, serenità, gioia, placare la sofferenza, guarire malattie del fisico e dell’anima, intenerire, disporre verso nobili sentimenti, verso il “Bene”. La musica sa emozionare, commuovere. E, grazie a un coro e al suo armonioso canto, un ragazzino disperato incontra Dio e la “Bellezza della Vita”.
Diego Giuseppe López-Caamaño nasce a Cadice (Spagna) nel 1743. È un bambino sfortunato perché quando ha nove anni gli muore la madre e una matrigna, dal carattere duro e spietato, prende il suo posto. La sua famiglia è benestante e così il piccolo Diego può compiere gli studi. Tuttavia al ragazzino non piace studiare. Inoltre egli non crede in Dio e non vede di buon occhio quei frati che si vestono con un saio di colore marrone e con il cappuccio.
Diego si sente solo; è triste. Ma un giorno accade l’impensabile. All’età di tredici anni entra nella chiesa di un convento, alla ricerca di conforto dopo un’interrogazione andata male. Un coro di frati intona un canto religioso che penetra e poi vibra intensamente nel cuore di Diego: l’emozione è fortissima, struggente. Il ragazzino entra in contatto con quel Dio in cui non voleva credere. Lo riconosce perché tutto a un tratto gli dona quello che ha sempre cercato: l’amore e un significato vero da dare alla propria vita. Diego si sente fortemente attratto dal Signore: desidera conoscerlo, legge la vita dei santi.
A quindici anni entra in convento per diventare proprio un frate cappuccino. Prega perché le sue difficoltà negli studi vengano superate. Dio lo ascolta: diventa sacerdote e si mette in viaggio per andare a predicare il Vangelo in tutta la Spagna, in Portogallo e in Marocco. Fra Diego Giuseppe diventa devotissimo alla Madonna ed è molto amato dal popolo. Si fa anche dei nemici perché si scaglia contro l’ingiustizia sociale, la corruzione dilagante, l’ateismo e quella parte di clero che ha solo brama di potere. Sfiancato dai lunghi viaggi, muore nel 1801 a Ronda, in Andalusia (Spagna).
Autore: Mariella Lentini
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/46900
Beato Diego da Cadice
Giuseppe Francesco Giovanni Maria nasce da nobile famiglia a Cadice il 30 marzo 1743.
Tredicenne, nel 1756,
entra nella chiesa di un convento cappuccino e sentendo i frati cantare la
liturgia delle ore gli si riempì l’anima di una gioia così grande –
scriverà in una lettera - che decide di farsi cappuccino.
L’anno seguente, il 12 novembre 1757, veste l’abito religioso a Siviglia
e il 31 marzo 1758 inizia l’anno di noviziato con il nuovo nome di Diego
Giuseppe.
Il 24 maggio 1766 viene
ordinato sacerdote realizzando così la sua manifesta aspirazione
apostolica e missionaria.
Nel 1768 incominciò a
predicare missioni, quaresime e novene sviluppando un
metodo di predicazione talmente efficace che lo rese il grande apostolo
spagnolo delle missioni popolari.
Restano famosi i suoi
discorsi contro l’illuminismo ateo tenuti all’Università di Granada, a Madrid e
ad Alcalà de Henares.
Dopo una ennesima
missione popolare a Malaga nel 1799 passa lo stretto di Gibilterra e si
porta a Ceuta dove morirà il 24 marzo 1801.
È stato beatificato nel 1894 da papa Leone XIII
«Nel mio ministero rifuggo da ogni artificio, perché esso costituisce un ostacolo all'attenzione, alla sincerità e alla semplicità con cui Dio vuole che noi proponiamo la sua divina parola a chiunque.»
Beato Diego da Cadice
Beato Diego Giuseppe da Cadice
Fray Diego José de Cádiz, circa 1894. Exposición de las Hermandades de Gloria y
la Divina Pastora en el Círculo Solemne misa de beatificación de fray Diego de
Cádiz celebrada en la Iglesia de San Pedro el 22 pasado. La Ilustración
Española y Americana. 8 de mayo de 1894. Grabado basado en un dibujo de D. H.
Esteban
Beato Diego Giuseppe da
Cadice (1743-1801)
1743, 30 marzo: il b.
Diego nasce a Cádiz (Cadice)
1757, 12 novembre: veste
l'abito cappuccino a Siviglia
1758, 31 marzo: inizia
l'anno di noviziato
1759, 31 marzo:
professione dei voti
1766, 24 maggio: è
ordinato sacerdote a Cardona. Nello stesso anno inizia a predicare a Ubrique
1766-1776: per circa un
decennio predica in Andalusia
1782: predica a Toledo
1783: predica a Madrid e
ad Alcalá de Henares
1784, 9 aprile: predica a
Siviglia e viene esiliato
1786, inverno: predica
per oltre un mese a Cuenca
1787: predica ad
Albalate, Alcañiz e Caspe, poi in Catalogna e in molte altre città
1793: per vari anni è
confinato nel convento di Casares
1794, autunno: predica in
Portogallo
1799: attraversa lo
stretto per andare a predicare a Ceuta
1801, 24 marzo: muore a
Ronda, diocesi di Malaga
1826, 27 settembre:
inizia la sua causa
1894, 22 aprile: viene
beatificato da papa Leone XIII
Nel mio ministero rifuggo
da ogni artificio, perché esso costituisce un ostacolo all'attenzone, alla
sincerità e alla semplicità con cui Dio vuole che noi proponiamo la sua divina
parola a chiunque, mentre egli è impegnato ad accompagnare con la sua grazia,
ciò che noi non possiamo fare. (b. Diego da Cadice)
Nella liturgia viene
ricordato il 5 gennaio
"MISSIONARIO DELLA
MISERICORDIA"
Nel 1756 l'adolescente
Giuseppe Francesco Giovanni Maria, dopo un insuccesso negli studi filosofici,
entrato nella chiesa del convento cappuccino di Ubrique in Spagna, mentre i
frati cantavano la liturgia delle ore, ebbe un sussulto, come scrive egli in
una sua lettera: "Mi si riempì l'anima di una gioia così grande e di una
ammirazione così insolita che quasi uscii fuori di me". Aveva grande
ripugnanza allo stato religioso, particolarmente alla vita cappuccina; ma da
quel momento vi si sentì come attratto e il suo ardore divenne incontenibile.
"Chiesi la vita di qualche santo dell'Ordine - continua nella succitata
lettera - e mi diedero quella dei nostri santi Fedele e Giuseppe da Leonessa,
ambedue missionari, e poi quella del venerabile fra Giuseppe da Carabantes,
soprannominato l'apostolo della Galizia. Ciò fece divampare un fuoco nel mio
cuore che, quantunque contassi soltanto tredici anni, ardevo per la solitudine,
l'unione con Dio, la mortificazione ecc. Vinto da questi desideri, senza
consultarmi con alcuno, mi cinsi delle cordicelle alla vita e alle gambe così
forte che, impedito di respirare e camminare, dovetti togliermi l'una e
allentare le altre, e le portai per molti giorni". Questo ardore giovanile
lo condusse a vestirsi dell'abito cappuccino a Siviglia il 12 novembre 1757 e
ad iniziare l'anno di noviziato, compiuti i quindici anni, il 31 marzo 1758 col
nuovo nome di Diego Giuseppe. "Da allora fu mio ardente desiderio essere
cappuccino, missionario e santo fino ad ambire di dare il mio sangue nel
martirio".
Era nato nella città di
Cadice il 30 marzo 1743 da Giuseppe López Caamaño e da Maria de Ocaña y García,
ambedue di nobile famiglia. Rimasto orfano di madre a nove anni, aveva
sperimentato una triste fanciullezza con una matrigna senza pietà. Nei primi
anni di vita religiosa, dopo il noviziato, visse piuttosto rilassato, se
crediamo a quanto egli scrive, accontentandosi del minimo necessario negli
studi, più attirato dalla letteratura poetica castigliana. Un giorno, però, in
classe, durante una lezione di teologia, ebbe un altro sussulto spirituale::
"Avvertii una notevole devozione interiore unita a un grande desiderio di
vedere quelle cose tanto alte nel medesimo Signore con i beati. Avvertii la
necessità di abbandonare tutto per conseguire lui, e mi sentivo risoluto a
farlo".
Ordinato sacerdote a
Cardona il 24 maggio 1766, "mi impegnai da allora nella orazione mentale,
alla quale, oltre le due ore di comunità, destinavo almeno un'ora della
notte". Per sei anni si immerse nello studio della Bibbia e di libri
devoti e di fronte ai massicci attacchi dell'illuminismo francese che sfornava
molti libri contro la Chiesa e il papa, sentì che non poteva rimanere inattivo,
ma doveva rispondere con tutte le sue forze: "Incapace di leggere tali
scritti, - raccontava al suo direttore spirituale - non avevo voglia di
imparare il francese per l'orrore che nutrivo per i libri che di là venivano su
tali argomenti. Quale bisogno di esser santo per potere, con la preghiera,
placare Dio e sostenere la santa Chiesa! Che desiderio di uscire in pubblico
per poter far fronte, a viso scoperto, ai libertini! Che spinta a predicare
alla gente colta e istruita! Che ardore per spargere il mio sangue per la
difesa di quanto fino ad ora abbiamo creduto!".
Si stava realizzando la
sua aspirazione apostolica e missionaria. Incominciò a predicare a Ubrique nel
1768 con grande frutto. Nel 1773 riesce a portare la pace fra il popolo di
Estepona, da quindici anni turbato da discordie e liti. Percorre tutta la sua
Andalusia per un decennio predicando missioni, quaresime, novene, a Granada nel
1779, a Guadix e Baza, a Jerez, e nel 1780 al Porto di S. Maria, a Jaén e
altrove. Ormai è inarrestabile. Nella quaresima del 1775 predica in S. Rocco, a
Gibraltar. È un anno fondamentale nella sua vita, perché si incontra con il p.
Francesco Javier González, religioso minimo di S. Francesco di Paola, che per
nove anni sarà il suo direttore spirituale, consigliere prudente, regolatore
delle sue imprese apostoliche, indicatore della sua missione nella storia
spirituale del suo secolo. Gli scriverà infatti il 26 giugno 1778: "Sí,
Dio vuole servirsi di te, ignorantissimo, e ti ha attirato nell'Ordine
cappuccino e nel ministero perché, armato della sua onnipotenza, sapienza e
virtú, dichiari guerra al dominante libertinaggio o oscurissimo illuminismo di
questo secolo tenebroso. Il mondo contraddice e cerca con il suo infernale
illuminismo di distruggere le massime del Vangelo e lo spirito del
cristianesimo". Dopo la sua morte, avvenuta il 29 febbraio 1784, Diego da
Cadice sceglierà come suo nuovo direttore spirituale Juan José Alcover e
Higueras, abate della chiesa collegiale del Salvatore di Granada.
Nel 1776, a 33 anni,
predica una missione a Siviglia, interrotta da una grave malattia. Guarito,
ritorna a Siviglia e predica in molte chiese della città. In un discorso
dedicato a S. Maria Maddalena, poi pubblicato varie volte, attacca con
decisione la temeraria incredulità dei libertini e dei filosofi illuministi.
Restano famosi i suoi
discorsi contro l'illuminismo ateo recitati all'Università di Granada nel 1779,
a Madrid e ad Alcalá de Henares nel 1783, e i sermoni funebri in onore del suo
direttore spirituale nel 1784 e di un celebre carmelitano nel 1786. Le sue
zelanti requisitorie si esprimevano fortemente anche contro la cattiva stampa,
le corride, i balli, le commedie e commedianti, allora in auge, anche se spesso
non ottenevano alcun effetto per la frenesia popolare che accompagnava queste
allora considerate opere d'arte. Ma il beato pensava ai poveri, come quando nel
1778 parlava al consiglio comunale di Écija: "Mi sbalordii della
costosissima casa delle commedie, quando qui mancano un ospedale per gli
infermi, un ospizio per le orfane e caserme sufficienti per i soldati".
Nella missione di Antequera, racconta ancora il beato Diego, "come frutto
della predicazione i principali signori decisero di formare una congregazione per
assistere i poveri carcerati che, per mancanza di aiuti, morivano di
fame".
Nel 1782 a Toledo nella
tenuta reale di Aranjuez commuove tutti. L'anno seguente passa a Madrid e ad
Alcalà de Henares. Alcuni delatori, dopo una fervente predica nella cattedrale
di Siviglia il venerdì santo del 1784 a favore dei poveri defraudati da ricchi
ecclesiastici, riescono a farlo esiliare per molti mesi dalla città. Ripercorre
la sua Andalusia. Nell'inverno del 1786 predica per un mese una missione a
Cuenca. A Saragozza denuncia all'Inquisizione varie proposizioni di un velenoso
libro contro i voti religiosi aprendo uno spinoso processo. Dal 1787 molte
città della Spagna, Albalate, Alcañiz, Caspe, Barcellona, Valenza, Alicante,
Cartagena, Totana, Motril lo ascoltano ammirate. Interviene anche con libri di
notevole valore apologetico e spirituale. Le sue opere verranno poi pubblicate
in cinque tomi a Madrid negli anni 1796-1799. Ma gli avversari lo costringono a
un silenzio quasi completo per diversi anni, confinato nel convento di Casares
fino al 1792, quando riprende la sua itineranza apostolica in Andalusia e due
anni dopo a Nord del Portogallo, poi nelle province di Pontevedra, Coruña e
Lugo, e da Oviedo a León, Astorga, Zamora e Salamanca. La sua salute non gli
permette di mantenere lo stesso ritmo. Deve diminuire le sue escursioni
apostoliche. Ma dopo un'ennesima missione popolare a Malaga, nel 1799
attraversa lo stretto per portarsi a Ceuta, dove 27 anni prima aveva iniziato i
suoi primi corsi di predicazione. Presso una devota famiglia di Ronda trascorre
gli ultimi mesi, fuori convento, dove era abituato a ritirarsi dopo le sue
stressanti fatiche, e da dove aveva scritto la maggior parte del suo prezioso
epistolario. E sarà qui che prematuramente si spegnerà il martedì 24 marzo 1801
al primo mattino. E solo nel 1894 papa Leone XIII lo proclamerà beato,
suscitando una reazione di insofferenza tra gli increduli e i liberali, sia in
Spagna che in Italia.
Diego da Cadice resta il
grande apostolo delle missioni popolari, sviluppate con un metodo molto
efficace e ben sperimentato: processione iniziale con l'immagine della Divina
Pastora e del Crocifisso, poi nei diversi giorni diversi incontri di preghiera
e di catechesi a sfondo penitenziale, sermoni ed esortazioni per rianimare la
vita cristiana, la sera il rosario, orazione mentale guidata per il popolo,
dottrina cristiana e predica. Sermoni particolari ai diversi stati, come
specifici esercizi spirituali, per il clero, i religiosi e religiose, le
autorità pubbliche e i funzionari delle città; ma anche prediche ai carcerati,
sempre con un'oculatezza di dottrina morale e spirituale adatta alle diverse
necessità. Più che arte oratoria, la sua predicazione nasce da un singolare
modo di trasmettere la Parola di Dio assimilata prima nel cuore in preghiera e
partecipata con chiarezza, semplicità e fervore, e diventa efficace a smuovere
le volontà per un dono di grazia evidente, e con un'attenzione alle diverse
chiese particolari, nel massimo rispetto alla pastorale locale. Tutto si
conclude con un'altra processione penitenziale, ma senza esteriorità. Egli
stesso dice di aver scoperto questo metodo nella predicazione popolare di san
Bernardino da Siena, nel quale vedeva l'ideale più a lui confacente. E spesso
sperimentava, nel tormento di una preparazione di sermoni che non riusciva a
fissare per iscritto e nell'abbandono umile alla volontà di Dio, un intervento
mirabile della divina assistenza. Un esempio concreto di quelle parole che
Paolo VI rivolse ai cappuccini nel 1974, in una chiosa improvvisata:
"Sarei per dire a voi: Se davvero vivete quello che siete, appropriatevi
pure le parole del Vangelo: 'Nolite cogitare, quomodo aut quid loquamini:
dabitur enim vobis in illa hora quid loquamini'. Potrete parlare, direi, a
cuore aperto, se avrete il cuore pieno di Cristo e pieno della sua santa e dura
e perigliosa imitazione; la parola scaturirà dalla vostra stessa vita e sarà la
forma più efficace e più persuasiva della vostra eloquenza".
CIMP Cap - Conferenza
Italiana Ministri Provinciali Cappuccini
Piazzale San Lorenzo, 3 -
00185 Roma
C.F. 92034310588
Beato Diego Giuseppe da Cadice
Monument
to Fr. Diego José de Cádiz
Beato Diego Giuseppe da Cadice
Monument
to Fr. Diego José de Cádiz
Beato Diego José de Cádiz
López-Caamaño Ocaña y
García, José Francisco. Beato Diego José de Cádiz. Cádiz, 30.III.1743
– Ronda (Málaga), 24.III.1801. Capuchino (OFMCap.), predicador, misionero
popular y beato.
Beato,
taCanonistaCapuchino (Orden Capuchina, OFMCap.)Escritor, raMisionero, raOrador,
raPredicadorReligioso, saSacerdote o presbíteroTeólogo, ga
Biografía
José Francisco Juan María
López-Caamaño Ocaña y García nació en el seno de una ilustre familia
emparentada con la nobleza. Sus padres fueron José, natural de Tuy, y María, de
Ubrique, que dieron vida a otros dos hijos (después todavía tuvo dos
hermanastros). Cuando tenía nueve años murió su madre, quedando huérfano, pues
la segunda mujer de su padre fue para él una auténtica madrastra, que lo trató
sin piedad colmándolo de desprecios. Sus primeros estudios los hizo en Ubrique,
pasando después al colegio de los dominicos de Ronda para el estudio de la
Filosofía, pero sus éxitos fueron nulos. Él mismo cuenta que sentía repugnancia
por el estado religioso y más por el capuchino. Pero un día (1756),
repentinamente, todo cambió cuando oía misa en la iglesia de los capuchinos de
Ubrique: empezó a sentir un gran afecto por la religión y por la Orden
Capuchina. Después de leer la vida de algunos santos y de confesarse varios
domingos con un sacerdote de aquel convento, deseoso de vivir la vida de retiro
y austeridad capuchina, cuando todavía no tenía ni quince años, el 12 de
noviembre de 1757 vestía el hábito en el convento de Sevilla, aunque no comenzó
el noviciado hasta el 31 de marzo del año siguiente, justo al alcanzar la edad canónica,
emitiendo sus votos el mismo día del año 1759. De Sevilla pasó a Cabra y Jerez
para el estudio de las materias preparatorias de la Filosofía, decayendo
notablemente su fervor religioso y aficionándose a la poesía. En 1761 comenzó
los estudios filosóficos en Écija, y posteriormente, en 1764, los teológicos en
Cádiz. Fue durante el segundo año de Teología, mientras se explicaba el
tratado De Deo et eius attributis, que, comenzó a sentir una profunda
transformación interior, haciendo propósito de cambiar definitivamente de vida
e imponiéndose un método riguroso de perfección basado en la oración, retiro y
penitencia. El 24 de mayo de 1766 fue ordenado sacerdote en Carmona, y en 1768
concluyó sus estudios. Ese mismo año fue nombrado maestro de estudiantes en
Cádiz, grado anterior al de lector, pero renunció, retirándose al convento de
Ubrique, donde se siguió dedicando a la oración y al estudio, alcanzando, a
pesar de su deficiente aprovechamiento en el estudio de la Filosofía, un
conocimiento nada despreciable de la Sagrada Escritura, los santos padres,
teólogos, el Derecho Canónico y la Historia Eclesiástica, materias en las que
siguió profundizando durante toda su vida, como preparación para la
predicación.
Por aquellos mismos años
en los que finalizó los estudios, cuando todavía era un desconocido novel
sacerdote, fueron publicadas algunas de las obras más emblemáticas del siglo
ilustrado, ante las que el padre Cádiz pronto tomó postura, oponiéndose
netamente, sin distinciones, a ellas (incluso echó al fuego el Febronio),
y tomando la defensa de las doctrinas tradicionales de la Iglesia, hasta el
final de su vida, como una misión recibida de Dios. Ésa fue ciertamente una de
las notas más sobresalientes de su predicación, que le ha llevado a ser tildado
como uno de los mayores exponentes del pensamiento reaccionario español, de
cuño eclesiástico. Sobre la aparición de las obras aludidas, dice él mismo:
“Por este tiempo se empezaron a hacer públicas las cosas del siglo ilustrado
contra la santa Iglesia. Salió
el Febronio, el Bossuet, el Juicio
imparcial, etc. Me instaban los leyese para salir de mis ignorancias, etc.
No es decible [...] cuánto fue el ardor que sentí en mi corazón para remediar
esos males. Neguéme a leer esos papeles, no quise aprender a leer el francés,
por el horror que concebí a los libros que de allí venían de estos asuntos.
¡Qué ansias de ser santo para, con la oración, aplacar a Dios y sostener a la
Iglesia santa! ¡Qué deseo de salir al público para, a cara descubierta, hacer
frente a los libertinos! ¡Qué inclinación a predicar a la gente culta e
instruida! ¡Qué ardor para derramar mi sangre en defensa de lo que hasta ahora
hemos creído!”. Para afrontar ese tipo de predicación de forma eficaz se dio
cuenta de que debía “ser muy santo para conseguir de Dios el remedio de estos
males, y muy docto para oponerme a estas nuevas fatales doctrinas que, desde
luego, me pensaba serían reproducción de errores antiguos”. Por eso su
apostolado estaría siempre enraizado en la oración, el estudio y la penitencia.
Residiendo en el convento
de Ubrique, comenzó a predicar al pueblo un punto de doctrina, en la plaza, los
domingos por la tarde; pero fue en Estepona, en 1771, durante la predicación de
la cuaresma, por la que consiguió pacificar las graves discordias de aquella
población, donde se comenzó a revelar como predicador de dotes oratorias
arrebatadoras extraordinarias. Durante un decenio recorrió varias veces las
capitales y pueblos grandes de Andalucía, predicando misiones, cuaresmas,
novenas y otros sermones. Su predicación, acompañada de signos extraordinarios
y milagros, atraía multitudes enormes de gentes, que incluso le cortaban trozos
del hábito, dejando una huella profunda de renovación en la vida moral,
religiosa y pública de las poblaciones. En ella no faltaba nunca la condena de
las comedias, los toros y los bailes agarrados, sobre todo en aquellos lugares
en los que no existían instituciones dedicadas a los pobres y huérfanos, lo que
le fue granjeando la oposición de algunas elites ilustradas. Así, en el sermón
que dirigió a la Universidad de Granada el 5 de mayo de 1779, con ocasión de
haberle concedido el doctorado en Teología y Cánones (más tarde lo sería por la
de Baeza —1782—, Osuna —1794— y Oviedo —1795—), se debió oponer con tal claridad
a las ideas ilustradas, hablando contra las regalías del Monarca, que fue
denunciado al Consejo de Castilla y a la Inquisición (el arzobispo de Granada
era considerado favorable a las nuevas ideas); pero el favor del arzobispo de
Sevilla, que lo admiraba mucho, y del inquisidor mayor, le valieron el verse
libre de un proceso enojoso.
Por otra parte, hay que
decir que en la predicación, sobre todo de misiones, seguía los esquemas
propios del tiempo: procesiones, predicación a la masa del pueblo (muchas veces
en las plazas por el gran concurso de gente), ejercicios por separado, y a
puerta cerrada, a distintos estamentos sociales, como el clero, religiosas,
magistrados y ayuntamientos, universidades, sociedades, cárceles. También es de
señalar que su oratoria se centraba fundamentalmente en la palabra de Dios,
subrayando mucho más la misericordia divina que el castigo. Estaba convencido
de que la suavidad y la dulzura llevaban con mucha mayor facilidad al pecador a
la conversión que la amenaza de las penas. Intentaba seguir al gran predicador
franciscano del quinientos italiano, Bernardino de Siena, porque se adaptaba a
su estilo. Un aspecto importante a resaltar es que el padre Cádiz experimentaba
casi siempre, y así lo comunicaba constantemente a sus directores espirituales,
una insuficiencia grande cuando preparaba sus sermones, no creía tener método
de oratoria ni lograba formar un discurso ordenado; pero cuando subía al
púlpito todo cambiaba, sintiendo una transformación tal y como manifestaba él
mismo: “Antes de predicar, no acierto a formar un sermón. Estudio cuanto puedo,
revuelvo los libros, singularmente santos padres y expositores, más, si me
dedico algunos días a prevenir el sermón, gasto inútilmente el tiempo hasta que
el mismo día o, cuando más, el anterior van ocurriendo el modo y el rumbo que
ha de tener, según las especies que he visto o me ocurren para el asunto. Son
muchos los casos en que he subido al púlpito con la angustia imponderable de no
haber podido formar ni menos vestir la idea, en sermones de empeño y de
materias intrincadas. Pero poniendo mi corazón con humilde resignación en la
voluntad de Dios [...], siempre he visto como de bulto, su soberana
asistencia”. decía de sí mismo que era naturalmente muy escaso de discurso y
para formar ideas, y que “sólo en el púlpito no se advierte este natural
defecto”. El tiempo libre que le dejaban sus correrías, predicando de un lugar
a otro, lo pasaba en Ronda, con permiso de los superiores, retirado en casa de
Manuel Moreno y Tabares y Teresa Rivera, evitando así la afluencia masiva de
gente a los conventos donde se encontraba.
Una faceta muy relevante
de la vida del beato Diego, de la que ha quedado un epistolario riquísimo, que
es fuente principal para trazar el itinerario de su vida física y espiritual,
es la relación constante que mantuvo con sus dos directores espirituales. En
1775 se puso bajo la dirección del padre Francisco Javier González, religioso
mínimo, que tuvo un influjo muy grande en la actividad apostólica del beato y
en su condena de las ideas del siglo ilustrado, aunque le aconsejara
moderación, que no debilidad, llegando a una compenetración muy grande con él.
A la muerte del padre González en 1784, el padre Diego escogió como director al
canónigo Juan José Alcober, con quien ya la relación no alcanzó la sintonía a
la que había llegado con el anterior.
En 1782 comenzó a
predicar misiones fuera de Andalucía, requerido por su popularidad. Toledo,
donde se encontró con el cardenal Lorenzana, Ocaña y el Real Sitio de Aranjuez,
fueron los escenarios de su verbo encendido. En Aranjuez se hallaba presente el
rey Carlos III con su Corte, quedando todos conmovidos por la predicación del
beato, pero al mismo tiempo aquélla supuso un duro golpe a la clase ilustrada
dirigente del país. Al año siguiente predicó en Madrid, encontrando una fuerte
oposición entre los enciclopedistas. A continuación emprendió una nueva campaña
de misiones por Andalucía, siendo el hecho más sonado el sermón que pronunció
el día de Viernes Santo, 9 de abril de 1784, en la catedral de Sevilla, en el
que, al hablar del despojo de las vestiduras de Cristo, salió en defensa de los
bienes de la Iglesia, puestos en cuestión por los ilustrados, lo que se
interpretó como una ofensa al Gobierno de la nación. No se le hizo un proceso,
pero se le ordenó el confinamiento durante unos meses, y el poderoso Campomanes
le reconvino, en nombre del Rey, para que en su predicación no se mezclara con
cuestiones atinentes al Gobierno. En 1786 emprendió sus misiones por el
Levante, donde las multitudes se agolpaban para escucharle, pasando después a
Cuenca y Zaragoza, donde asistían a sus pláticas más de cuarenta mil personas,
Albalate, Alcañiz y Caspe.
En Zaragoza tuvo lugar
uno de los sucesos más conocidos de la vida del padre Cádiz: la delación ante
la Inquisición, en un sermón al clero a puerta cerrada en la iglesia del
Seminario de San Carlos, los días 1 y 3 de diciembre de 1786, de cuatro
proposiciones publicadas en sendos escritos del doctor Lorenzo Normante,
profesor de Economía Civil y Comercio en la Real Sociedad Aragonesa de Amigos
del País. Las proposiciones afirmaban que el celibato era un obstáculo para el
desarrollo de la población civil; que ni al Estado ni a la Iglesia convenía que
los religiosos profesaran antes de los veinticuatro años; la licitud y bondad
del lujo; y la también licitud de los préstamos a interés. Parece que desde la
publicación en 1785 y 1786 de las Conclusiones en que figuraban las
proposiciones, defendidas en la Universidad cesaraugustana, existía en la ciudad
una polémica, convertida en hostilidad, entre los defensores de Normante y sus
detractores, entre los que se encontraban el arzobispo, Agustín de Lezo y
Palomeque, y gran parte del clero y el pueblo. La misión fue ciertamente el
momento en que estalló con virulencia la disputa, aunque no se sabrá nunca si
la delación fue por iniciativa propia, o bien fue aconsejada al predicador por
algún clérigo o por el arzobispo, en cuyo palacio se alojó todo el tiempo el
padre Cádiz. Es preciso decir que el prelado y el clero apoyaron en todo
momento al beato. Normante apeló al Consejo de Castilla y de ese modo se inició
un doble proceso, ante dicho Consejo y ante la Inquisición, que se cerró en
1790. Por parte de la Inquisición se absolvió al padre Cádiz, adhiriéndose el
Santo Tribunal a lo que había dicho el beato, que había considerado las
proposiciones heréticas, próximas a la herejía, ofensivas y contrarias a la
doctrina de la Iglesia, según los casos. El Consejo, del que era gobernador
Campomanes (preocupado también por la crisis en la que habían caído las
Sociedades de Amigos del País), en cambio dio la razón a Normante, imponiendo
silencio, de parte del Rey, sobre el tema, tanto al beato como a sus defensores
y reconviniendo duramente al predicador.
En el mes de enero de
1787 llegó a Barcelona, pero fue tal la conmoción de toda la región que se
congregaron más de cincuenta mil personas en la plaza del Palacio, y se
esperaban más, por lo que se decidió suspender la misión, programada para
cuarenta días, ante los peligros que podía acarrear una multitud de tal
magnitud. De Barcelona pasó a predicar misiones a Valencia, Alicante, Orihuela,
Murcia, Cartagena y otros lugares. A continuación y durante varios años fue
obligado al silencio, parece que por órdenes superiores, recluyéndose en el
convento de Casares, en la serranía de Ronda, hasta el año 1792, en que volvió
a predicar por Andalucía (Sevilla, Córdoba, Jerez —tercera vez—, y por cuarta
en Málaga). Entre 1794 y 1795 recorrió Galicia, dando misiones en Tuy, Vigo,
Pontevedra, Santiago, La Coruña, Ferrol, Lugo y Mondoñedo, pasando
posteriormente a Oviedo y Salamanca. Los últimos años todavía predicó en
Andalucía (Málaga de nuevo), llegando en 1799 a Ceuta.
Un hecho nada desdeñable,
por la repercusión posterior que tuvo durante la Guerra de la Independencia
contra el francés, fue la publicación en 1794 del opúsculo El soldado
católico en guerra de religión, en el que animaba a los jóvenes en edad de
alistarse en las milicias, a participar en la guerra de la Convención, contra
la Francia revolucionaria, símbolo de las ideas ilustradas contrarias a la
religión y a la Iglesia. La vida del beato Diego se apagó prematuramente en
Ronda el martes 24 de marzo de 1801, a las seis y cuarto de la mañana, siendo
enterrado en la ciudad en la que tanto tiempo había vivido. El proceso de
beatificación se inició en 1825, concluyéndose en 1894, cuando el papa León
XIII lo inscribió en el elenco de los beatos.
La historiografía
reciente ha considerado al beato Diego José de Cádiz como claro representante
del pensamiento reaccionario español, opuesto a las ideas del Siglo de las
Luces (principalmente J. Sarrailh y J. Herrero). Él representaría además el
paso de la reacción del plano teórico al práctico, de la predicación de la
intolerancia a la eliminación de las teorías ilustradas, sobre todo con la
publicación de El soldado católico, que tanto influyó en la dirección
ideológica de la Guerra de la Independencia por parte del clero. Será difícil
que la historiografía posterior consiga cancelar del beato esa etiqueta, que
quizá no se le ajusta en toda su significación. Siendo cierto que combatió con
gran vehemencia las ideas del siglo ilustrado, es necesario decir que la
Iglesia de toda Europa se opuso también, mayoritariamente, a esas mismas ideas,
mezcladas luego ineluctablemente con la violencia que la Revolución Francesa
ejerció contra ella. Por otra parte, el beato, que fue un talento notable, no
fue un ilustrado en el sentido técnico, ni un profesor de Filosofía, incluso
podemos afirmar que no tuvo una formación cultural filosófica que le permitiera
captar lo que de positivo aportaban las nuevas ideas. Con todo, hay que decir
que no se opuso al progreso, ya que apoyó algunas sociedades de nuevo cuño (por
ejemplo, la Sociedad de Amigos del País de Motril, a la que el 28 de mayo de
1787 recordó su finalidad de servir al bien común y de socorrer a los pobres).
Al beato Diego, del que falta una biografía crítica que profundice en su
predicación, hay que verlo bajo el prisma del predicador que fundamentalmente
fue. Su elocuencia, nada común, fácilmente se inflamaba y enardecía,
traduciéndose su vehemencia en expresiones exageradas que no buscaban sino la
conversión de los pecadores y atraer las almas a Dios. Los vicios y pecados
siempre se han fustigado con mucho dramatismo y exageración, y las expresiones
vertidas en una pieza de oratoria sacra nunca podrán ser consideradas como las
desarrolladas en la cátedra o en un tratado filosófico.
Obras
El soldado católico en
guerra de religión. Carta instructiva, ascético-histórico-política, en que se
propone á un soldado Católico la necesidad de prepararse, el modo con que lo ha
de hacer, y con que debe manejarse en la actual guerra contra el impío
partido de la infiel, sediciosa, y Regicida Asamblea de la Francia, Barcelona,
1794
Colección de las obras
del R. P. Fr. Diego José de Cádiz, misionero apostólico del Orden de Menores
Capuchinos de la Provincia de Andalucía, Madrid, Pacheco, 1796-1799, 5
vols.
Memorial que al Rey
Nuestro Señor (que Dios guarde) sobre los medios espirituales para el buen
éxito de la presente guerra contra la sediciosa asamblea de la Francia, año de
1794
se dirigía por el M. R.
P. Fr. Diego José de Cádiz, Misionero Apostólico Capuchino. Obra Postuma, Sevilla,
Imprenta de D. Agustín Muñoz, 1813
Carta de conciencia que
el B. Diego J. de Cádiz dirigió a su director espiritual D. Juan José Alcover e
Higueras, anotadas por el P. Diego de Valencina, Sevilla, Imprenta de la
Divina Pastora, 1904
Cartas interesantes que
el Beato Diego José de Cádiz dirigió a su amigo y confidente el Rvdo. P.
Francisco de Asís González, Madrid, 1909
El director perfecto y el
dirigido santo. Correspondencia epistolar del Beato Diego José de Cádiz con el
V. P. Maestro Francisco Javier González y viceversa, anotada por el P.
Ambrosio de Valencina, Sevilla, Imprenta de la Divina Pastora, 1924
Cartas íntimas del Beato
Diego José de Cádiz dirigidas al P. Fray Eusebio de Sevilla, Cádiz, 1943.
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págs. 3-10.
Autor/es
José Ángel Echeverría
Echeverría, OFMCap.
SOURCE : https://historia-hispanica.rah.es/biografias/26810-beato-diego-jose-de-cadiz
Beato Diego Giuseppe da Cadice
Vicente
Galcerán y Alapont (1726–1788), Retrato de Diego José de Cádiz. Iconografía
Hispana 2588-3 - Barcia Retratos conservados en la B.N. 326-3 Busto. Sostiene
el crucifijo con ambas manos. Óvalo, enjutas sencillas y zócalo con la
inscripción. Por debajo, en carácter más pequeño: "Aviendo predic.º en la
Ciudad de Val.ª la Ill.e Ciudad le hizo Cath.º de Sag.da Esc.ra la Univer.d le
honró con los Grados de M.ro en Artes, D.r en Sag.s Can.s, y Theol.a. El Ill.e
Cabildo le hizo su Canonigo Honor.º. y la Real Maestranza le hizo su
Fray Diego José de Cádiz
(30/03/1743-24/05/1801)
José Francisco
López-Caamaño y García Pérez fue el nombre de este célebre capuchino, nació en
Ubrique, Cádiz, en 1743 y fallecido en Ronda, Málaga, en 1801. Hijo de un
modesto oficial de origen gallego, administrador de los duques de
Arcos, le inculcó la afición castrense y un cierto conocimiento de las
ordenanzas, frente al borroso recuerdo de su madre, fallecida cuando tenía
nueve años. Estudió gramática en Grazalema, donde se trasladó con su padre,
ingresando en el convento de los dominicos de Ronda, donde prosiguió su
formación. Ya en 1757 ingresó en el noviciado capuchino, profesando dos años
más tarde y siendo ordenado sacerdote, en Carmona, a los 23 años. Regular
estudiante, fue destinado a Ubrique, donde permaneció siete años, tomando el
nombre por el que sería conocido y adoptando los signos externos propios del
instituto al que pertenecía: la larga barba, las sandalias, el hábito usado de
estameña marrón, con capucha larga unida al hábito. Según la leyenda, la Virgen
se le apareció, vestida de pastora, ordenándole que propagara su devoción, bajo
la advocación de Divina Pastora de las ánimas.
La predicación se
convirtió pronto en su actividad más específica, participando en misiones
populares, junto a otros predicadores, recorriendo los pueblos de Andalucía
para evangelizar a los fieles, lo que hacía tanto en iglesias como en un
púlpito improvisado, en la plaza. Fue un maestro de la técnica de la misión,
con una retórica dirigida a conmover, acompañada de una serie de resortes,
dirigidos a excitar el sentimiento de culpa de los creyentes hasta la apoteosis
del “asalto general”, que suponía la aceptación de las prácticas y doctrinas de
las que se habían apartado o que cumplían sólo formalmente. Todo ello
acompañado de otras celebraciones como las Cuarenta Horas, el vía Crucis, el
rosario de la Aurora, con cánticos y demostraciones, en las que la doctrina
quedaba supeditada a las prácticas colectivas y el culto exterior.
A partir de 1774
conocemos mejor su vida, gracias a su correspondencia con el P. González,
religioso mínimo célebre también por su predicación y, a partir de estas
cartas, cabe hacer una aproximación a la geografía de sus misiones y el público
que lo escuchaba. También queda constancia de la “opinión de santidad “que le
rodeó y que fue transformando sus cualidades intelectuales, medianas, ya que,
según confesión propia, en su juventud era “incapaz de leer en castellano sin
fastidio mío y de quien me oía”, mientras que, más tarde, “leí con bastante
perfección”. La “ciencia infusa”, así, se incorporó a su personalidad, lo mismo
que su oposición frontal a las ideas del siglo, y el deseo de hacerles “guerra
abierta”.
Todos los testimonios
coinciden en señalar que, en su oratoria, más importante que lo que decía era
la forma en que lo hacía, valiéndose de distintos recursos. Fr. Diego José, en
torno a 1771 inició sus misiones itinerantes dirigidas a la reforma de las
costumbres, responsabilizando, desde fechas tempranas, a los libros y las
comedias de la corrupción del siglo y de los “innumerables pecados mortales”
que se cometían. Su voluntad de acercamiento al pueblo, le llevó a criticar los
abusos de las autoridades, los escándalos de “las personas de alcurnia” y a
“denunciar a escribanos administradores de rentas y abastos” como “verdaderos
estafadores”. Pero no solo quería reformar a las clases populares, sino al
clero, y buscar apoyos en estratos sociales superiores, convencido de que, sin
ellos, sería difícil promover reformas. De ahí que sus predicaciones levantaran
polémicas y, algunos clérigos, denunciaban su escasa instrucción, y su
desobediencia a las autoridades, eclesiásticas y civiles, por no insistir en la
falta de libertad de la iglesia española.
En poco más de diez años,
no hubo población importante que no escuchase su voz y que no solicitase que se
le concedieran honores y nombramientos, ya fuera de calificador del Santo
Oficio, examinador sinodal o canónigo honorario. Incluso la Universidad de Granada le confirió, en 1779, los
grados de maestro en Artes y Doctor en Teología y Cánones. En 1783 fue
presentado a la familia real y a la corte en Aranjuez y, meses después, Madrid
le escuchó con entusiasmo, interviniendo en algunos “casos” escandalosos y en
pleitos de nulidad matrimonial. Incluso se habló de concederle una mitra, a lo
que Carlos III no se mostró dispuesto. Al parecer, tanto el rey como su
entorno, quedaron al margen de su influencia, y sus denuncias llegaron a molestar
a algunos de sus iniciales patrocinadores. Lo cual no le impidió emprender dos
largos viajes: el primero, en 1786, desde Ronda hasta Barcelona, predicando a
la ida por Castilla la Nueva y Aragón, y volviendo por todo Levante, hasta
Andalucía; el segundo, en 1794, por Extremadura y Portugal, hasta Galicia
y Asturias, regresando por León y Salamanca, en el que, al parecer, su éxito
fue menor. Ya en junio de 1795 llegó a su lugar de origen, limitando sus
desplazamientos a Andalucía. Desarrolló una gran actividad durante la epidemia
de 1800, muriendo víctima del vomito negro en Ronda, el 24 de mayo de 1801, a
los 58 años.
A lo largo de su vida
activa, Fray Diego, mantuvo muchos conflictos con el poder. El más conocido
tuvo que ver con su ofensiva contra el teatro, frente al cual volvió a esgrimir
las antiguas descalificaciones y condenas morales. En medio de estas diatribas,
la conversión de M. Antonia Vallejo, la Caramba, nacida en Motril en 1750
y muerta en Madrid en 1787, tuvo gran repercusión, así como su muerte ejemplar,
a los 36 años. Más importancia tuvieron sus denuncias y críticas a la acción
del gobierno, que llegaron al Consejo de Castilla. Especial repercusión tuvo el
sermón pronunciado el viernes
santo en Sevilla, contra los derechos del rey, sobre el cual Campomanes
mandó formar un expediente y poner en marcha una discreta investigación, Pero
el apoyo del provincial de los capuchinos de Andalucía, el arzobispo de Sevilla
y el propio confesor del rey, impidió la formación de una causa.
Lo mismo pasó con sus
intervenciones en el seminario de San Carlos de Zaragoza, en 1786, dirigidas al
clero, y en contra de Lorenzo Normante y Carcavilla, abogado eminente y titular
de la Cátedra de Economía Civil creada por la Real Sociedad Económica de Amigos
del País Aragonés, en las que denunció a la Inquisición algunos de las
contenidos de sus Proposiciones de economía civil y comercio y espíritu
del sr. Melón (Zaragoza 1785 y 1786), relativas a la licitud de la usura y
la utilidad del lujo, así como proponiendo retrasar la edad de la profesión
religiosa a los 24 años, por los perjuicios que causaba al Estado el celibato
eclesiástico. Para resolver el tema se formó una comisión, compuesta por tres
teólogos que declaró que la doctrina de las obras de Normante era “sana y
católica” y nunca debió ser delatado públicamente, acusando al arzobispo de
Zaragoza y a otros eclesiásticos de incitar al P. Cádiz.
Fray Diego, que siempre
manifestó un profundo respeto por la Inquisición, y recurrió a ella en defensa
de la ortodoxia, también fue denunciado ante ese tribunal, unas veces por
recomendar y usar de prácticas supersticiosas, otras por imprimir impresos sin
licencia e, incluso, por el contenido, supuestamente herético, de algunas de
sus obras. Los dictámenes dieron la razón a sus acusadores, pero salvando la
buena intención del fraile, aconsejándole una mayor moderación. Para defenderse
escribió dos Memoriales al Inquisidor, pero su muerte dejó el expediente
sin resolver.
El capuchino dejó un gran
número de obras impresas, novenas, cartas, poemas, preces de distinto tipo,
muchas inéditas, publicadas a su muerte por otro capuchino, Fray Pablo de
Sevilla. El grupo más numeroso fueron sus sermones, de los que se conservan
unos 3000, casi siempre redactados a posteriori o utilizados como punto de
partida de otras pláticas. Según uno de sus biógrafos, eran los mismos que
predicaba en sus misiones, ajustándolo en sus distintas partes a las reglas de
la disertación oral. Más elaborados eran sus panegíricos y oraciones
fúnebres, en los que los difuntos se convierten en verdaderos modelos
morales. Sus escritos circularon durante su vida, aislados o encuadernados en
piezas, como en 1792. Ya en 1796, se publicó en Madrid, una colección de sus
obras en cinco volúmenes.
Solo una obra consiguió
trasmitir a sus lectores el poder de sugestión del P. Cádiz: El soldado
católico en guerra de religión (Barcelona, Écija, 1794), escrito con
ocasión de la guerra contra la Convención, entre 1793 y 1795. Se trata de una
carta familiar dirigida a su sobrino, seguida de dos instrucciones: la primera
sobre el modo de preparase para salir a luchar contra los enemigos de Dios, la
Iglesia y el Estado; la segunda, dedicada a desgranar los “motivos y modos de
combatir, legítimamente, un soldado católico en guerra de religión, como la
librada contra Francia”. En ambas usa de la autoridad de Zevallos en sus
alusiones a “los libertinos y filósofos materialistas del siglo” y algunas
divagaciones históricas que se apartan del estilo habitual. La exposición se
mueve entre dos extremos, la satanización del enemigo francés y la predicación
de la violencia, justificada bíblicamente por la necesidad de exterminarla. El
hecho de que llamara a la reconciliación de los intereses de la iglesia y el
estado por obra de la revolución, habla de una cierta evolución en el
pensamiento del capuchino. Circuló entonces, pero, sobre todo, de 1808 a 1814,
durante la guerra de la Independencia. Hubo otras cartas parecidas que
circularon manuscritas, hasta 1813-14: una dirigida al P. Eleta, de 1784, y
un Memorial al rey nuestro Señor sobre los medios espirituales para el
buen éxito de esta campaña contra la sedicente Asamblea de Francia, de
1794, en la que pide terminar con la “relaxación del reino” y con “las
sediciosas y fatales doctrinas de nuestro desgraciado siglo”.
Fray Diego encarnó un
prototipo tradicional de predicador misionero, anti intelectual e intransigente
en materias de doctrina y moral. Aferrado a la retórica tardo barroca que
parodió el P. Isla, su palabra, en la coyuntura revolucionaria, sirvió al
absolutismo que antes había combatido. De ahí su decepción ante las medidas
desamortizadoras de Soler o el decreto de Urquijo de 10 de septiembre de 1799.
El Papa León XIII lo
beatificó en 1894 y, en Cádiz, el Obispo promovió su devoción transformando su casa
en una capilla, finalizada en 1910, sede actual de la Hermandad del
Prendimiento. No es el único monumento y capilla que se le ha dedicado, en
Cádiz se conserva, en la parroquia de San Antonio, una silla de madera que
usaba para predicar desde la torre. Allí, en la catedral, hay una capilla
dedicada a Fray Diego José, con su imagen, obra de Diego García Alonso (1890).
Lo mismo que en la capilla del Sagrario de la basílica de la Hermandad de Jesús
del Gran Poder de Sevilla, ya de 1967.
Autora: María Victoria López-Cordón Cortezo
Fuentes
DIEGO JOSÉ DE CADÍZ, Beato, El soldado católico
en guerra de religión: carta instructiva ascético histórico política, en que se
propone a un soldado católico la necesidad de prepararse…, Écija, 1794.
En Biblioteca Nacional de España, U/9867 (14).
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SOURCE : https://grupo.us.es/encrucijada/fray-diego-jose-de-cadiz-30-03-1743-24-05-1801/
Beato Diego Giuseppe da Cadice
Beato
Diego José de Cádiz. Catedral de la Asunción. Ceuta. España.
Den salige Diégo Josef av
Cádiz (1743-1801)
Minnedag:
24. mars
Den salige Diégo (lat:
Didacus) ble født som Josef Frans Johannes Maria López Camaño (sp: José
Francisco Juan María) den 30. mars 1743 i Cádiz i Andalucía i Sør-Spania. Hans
far var José López Camaño, som var fra Túy i Galicia og i slekt med grevene av
Villagarcía, og hans mor var Maria de Ocaña y García, som var fra Andalucía.
Hun døde da Josef var ni år gammel. Det ble sagt at Josef beholdt sin uskyld
fra dåpen gjennom hele livet.
Gutten gikk fast i
kapusinerkirken, og dette i tillegg til lesning av biografiene om kapusinernes
helgener, gjorde at han selv ønsket å slutte seg til ordenen (Ordo Fratrum
Minorum Capuccinorum – OFMCap). Han mottok drakten den 12. november 1757,
selv om han ikke begynte på prøveåret i Sevilla før den 31. mars 1758, etter at
han var fylt femten år. Han tok klosternavnet Diégo, og i ordenen var han kjent
som Diégo Josef. Navnet Diégo er en forvanskning av Iago, den spanske formen
for Jakob, og det er først i nyere tid det er latinisert til Didacus.
Han studerte filosofi i
Écija og dro deretter til Cádiz for sine teologistudier. I løpet av årene
mistet han sin opprinnelige glød og etablerte en komfortabel eksistens, men
mens han studerte dogmatisk teologi opplevde han en kraftig omvendelse, som
gjorde at han tok studiene mer alvorlig og intensiverte sitt bønneliv. Han ble
presteviet den 24. mai 1766 i Carmona og ble sendt ut for å forkynne.
Det var åpenbart fra
første stund at Diégo var benådet med rike gaver, for overalt hvor han dro,
førte hans prekener til mange omvendelser. Hans arbeid var først begrenset til
Andalucía, men snart reiste han over hele Spania, underviste og prekte i
avsidesliggende landsbyer og travle byer. Han unngikk datidens blomstrende
prekenstil og baserte sine prekener mer direkte på evangeliene. Han snakket følsomt
om Guds kjærlighet, om nåden og om Kristus som modell for alle kristne. Han
beskrev effektene av synd og hvordan man skulle bekjempe laster. Han prekte om
alle døpte menneskers forpliktelse til å leve i henhold til evangeliet og
oppfylle de pliktene de hadde i henhold til sin status. Han understreket at
frelse var en kontinuerlig prosess som krevde kontinuerlig innsats.
Han syntes å være i stand
til å opprette en umiddelbar kontakt med sine tilhørere, slik at han vant
hjertene til både fattig og rik, studenter og professorer. Han ble berømt for
sine prekener om Den Hellige Treenighet, fremfor alt i Andalucía, der han
folkelig kalles «Den hellige Treenighets apostel». Hans lange timer i
skriftestolen utfylte hans prekener. Der kunne han veilede og styrke dem som
var berørt av hans prekener. Hvis han hadde noe ledig tid en dag, tilbrakte han
den med å besøke fengsler og sykehus og lignende velgjørende arbeid, mens
størstedelen av natten ble tilbrakt i bønn.
Noen ganger ble selv de
største kirkene for små til å romme de store folkemengdene som kom for å høre
ham, og han kunne preke på torgene eller i gatene for forsamlinger på flere
tusen. Etter prekenen måtte han beskyttes fra folket som forsøkte å rive biter
av drakten hans som relikvier. Han avskydde alle gaver, og hvis han ble tvunget
til å akseptere noen, ga han dem straks videre til de fattige. Urettferdighet
mot de fattige var alltid et av hans temaer, og han prøvde å lære opp andre i
deres plikt til å hjelpe de undertrykte. Etter at han hadde preket i byen
Antequera, bestemte byens ledere å etablere et selskap for å ta seg av de
sultende fattige i fengsel. Men på den andre side fikk han forbud mot å preke i
Sevilla i syv år etter å ha uttalt seg mot det kirkelige systemet med
beneficier, ettersom dette gikk ut over de fattige.
P. Diégo nølte ikke med å
angripe regjeringen i sitt forsvar for Kirkens rettigheter og satt derfor
fengslet i tre år, men han raste like mye mot verdslighet i Kirken. Pyreneene
viste seg å ikke være noen barriere mot spotten fra encyklopedistene eller mot
Voltaires ugudelighet, og Diégo Josef så det som sin misjon å advare de troende
mot disse samtidens farer.
Korrespondansen mellom
Diégo og hans andre åndelige veileder og høyt elskede venn, Frans Xavier
González, hvis sak siden har blitt introdusert i Roma, mellom 1777 og 1784 ble
utgitt etter hans død og inneholder et vell av biografisk materiale. Brevene
viser at midt i Diégos suksess som den mest populære predikanten i 1700-tallets
Spania måtte han tåle åndelig tørke og motløshet og han fant seg ofte grepet i
ydmykende fristelser.
Av temperament var han
emosjonell og ubesluttsom, følsom og engstelig. Hans forsonende trekk var hans
lydighet. Dette hjalp ham i stort monn da p. González døde og p. Juan José
Alcover, en høyt begavet prest, men reservert og av temperament helt
forskjellig fra den følsomme Diégo, som han ikke kunne forstå, ble hans tredje
veileder. Ved å overlate seg selv over en periode på 17 år til den faste, om
noe autoritære veiledningen fra p. Alcover, lærte Diégo å ignorere og dermed
mestre sin egen følsomhet. På den andre side viser Diégos veiledningsbrev til
sine egne åndelige døtre hans egen varmhjertenhet.
Han døde den 24. mars
1801 i Ronda i Spania. Straks hans død ble kjent, ble han betraktet som helgen.
Han ble saligkåret den 22. april 1894 (dokumentet (Breve) var datert den 10.
april) av pave Leo XIII (1878-1903). Hans minnedag er dødsdagen 24. mars. Hans
jordiske rester oppbevares i helligdommen for Vår Frue av Freden i Ronda.
Kilder:
Attwater/Cumming, Butler (III), Benedictines, Index99, KIR, Patron Saints SQPN,
santiebeati.it - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden -
Opprettet: 2000-08-12 01:21 - Sist oppdatert: 2006-07-06 11:04