lundi 16 mars 2015

Saint HÉRIBERT de COLOGNE, évêque


Saint Héribert, évêque

Né vers 970, fils du comte de Worms, il fit ses études à l'abbaye de Gorze, près de Metz, un des principaux centres monastiques de la réforme dite grégorienne. Mais rappelé à Worms par son père, il y devient prévôt de la cathédrale et employé à la chancellerie royale. C'est là que le remarque l'empereur Othon III, qui le nomme chancelier pour l'Italie, puis pour l'Allemagne. L'année suivante, il est choisi comme archevêque de Cologne. La veille de Noël 999, Héribert arriva à Cologne, par un froid rigoureux, pieds nus et vêtu de toile. Ainsi, dès son entrée en charge, il ne fit aucun doute qu'il se proposait de vivre dans un esprit évangélique de pauvreté et de simplicité. De même qu'il s'était jusqu'alors, de façon désintéressée, sacrifié pour le bien de l'État et le service de l'empereur, autant il devait prendre soin de son archidiocèse et de ses ouailles. Il se fit remarquer par son zèle, sa douceur, son humilité, sa piété et son amour des pauvres. Héribert est mort le 16 mars 1021, et a été inhumé dans l'église abbatiale de Deutz, qu'il avait fondée en 1003.

Saint Héribert

Archevêque de Cologne ( 1021)

Fils du comte de Worms, il fit ses études à l'abbaye de Gorze, près de Metz. Nommé plus tard au siège épiscopal de Cologne, il fut un conseiller écouté de l'empereur germanique Othon III. Il construisit l'abbaye de Deutz sur le Rhin où il est enterré.


Un internaute nous signale: Conjuguant les rôles d'homme d'État et de pasteur dévoué aux pauvres, saint Héribert de Cologne a marqué son époque. Né vers 970, Héribert est envoyé étudier à l'abbaye de Gorze, près de Metz, où il aurait voulu demeurer comme moine. Mais rappelé à Worms par son père, il y devient prévôt de la cathédrale et employé à la chancellerie royale. C'est là que le remarque l'empereur Othon III, qui le nomme chancelier pour l'Italie (dont le nord faisait partie de son empire), puis pour l'Allemagne. Mais l'année suivante, il est choisi comme archevêque de Cologne.


"La veille de Noël 999, Héribert arriva à Cologne, par un froid rigoureux, pieds nus et vêtu de toile. Ainsi, dès son entrée en charge, il ne fit aucun doute qu'il se proposait de vivre dans un esprit évangélique de pauvreté et de simplicité. De même qu'il s'était jusqu'alors, de façon désintéressée, sacrifié pour le bien de l'État et le service de l'empereur, autant il devait prendre soin de son archidiocèse et de ses ouailles. Il se fit remarquer par son zèle, sa douceur, son humilité, sa piété et son amour des pauvres." (Biographie de saint Héribert, sur le site de Remersdael, ville belge dont il est le patron)


Héribert est décédé le 16 mars 1021, et a été inhumé dans l'église abbatiale de Deutz, qu'il avait fondée en 1003. Pour abriter ses restes, les moines ont fait fabriquer un magnifique reliquaire, aujourd'hui conservé dans l'église de Saint-Héribert-le-Neuf, à Deutz (devenue un faubourg de Cologne). Sa mémoire est rappelée en Allemagne, par les catholiques et les luthériens, le 16 mars.
À l’abbaye de Deutz en Allemagne, l’an 1021, le trépas de saint Héribert, évêque. Chancelier de l’empereur Othon III, élu malgré lui au siège épiscopal de Cologne, sans plus tarder, il se dévoua à son clergé et à son peuple, donnant l’exemple des vertus dont il recommandait la pratique dans sa prédication. Il acheva sa course dans le monastère qu’il avait fondé.


Martyrologe romain


Saint-Héribert, patron de Rémersdael

Saint Héribert n'est pas seulement le titulaire de l'église de Rémersdael, mais il est aussi le patron de la localité, comme en témoigne la fontaine St‑Héribert.

Au moment où la commune célèbre une commémoration centenaire, il paraît opportun de retracer pour les habitants l'histoire de leur saint protecteur, qui semble être peu connue.

Saint Héribert fut à la fois un grand homme d'État, chancelier de l'empire germanique, et un éminent pontife, archevêque de Cologne.

Héribert naquit vers l'an 970; il était fils du comte Hugo de Worms. Ses études commencées à l'école du chapitre de cette ville, se continuèrent à l'abbaye de Gorze, près de Metz, où il surpassa les moines par l'étendue de son savoir, ses connaissances théologiques et sa profonde piété. A son retour, l'évêque de Worms le nomma prévôt de la cathédrale, l'ordonna prêtre et le fit entrer dans la chancellerie royale, où convergeaient toutes les activités politiques et administratives de l'empire.

Le jeune clerc n'aurait pu recevoir une meilleure formation diplomatique, mais son séjour à la chancellerie devait en plus avoir une importance décisive sur le cours de sa vie, car c'est là qu'il fut remarqué et apprécié par l'empereur Othon III. Celui-ci en fit, en 993, son chancelier pour les affaires d'Italie, pays compris dans le saint empire romain germanique, et son conseiller intime, son compagnon inséparable. Il voulut aussi lui confier l'évêché de Wurzbourg, mais Héribert se désista en faveur de son frère Henri.

Héribert devait la ferveur royale à son service désintéressé pour l'État Il n'aspirait pas, comme la plupart des nobles de l'entourage impérial, à étendre les possessions de son lignage. Demeurant toujours dans le voisinage d'Othon, il s'appliquait à déjouer les plans irréfléchis de l'impétueux et inexpérimenté monarque, comme inversement de favoriser toutes ses bonnes dispositions et ses actes généreux de dévotion, Il l'accompagna dans ses deux premières expéditions à Rome, assista à son couronnement en 996 et participa activement à plusieurs conciles. Il influença efficacement l'élection de deux papes pieux et capables, Grégoire V et Sylvestre II.

Lorsque Othon lui eut confié en 998 la direction de la chancellerie de l'Allemagne et que les devoirs de cette charge réclamèrent toutes ses forces, Héribert vit avec souci l'exaltation de l'empereur éclater sans retenue et l'induire à l'exagération de sa dignité impériale. Mais, avant qu'il eût pu interposer son ascendant, survint son élection à l'archiépiscopat de Cologne. Il se trouvait à Bénévent, en Italie, où l'empereur l'avait envoyé pour apaiser les troubles, lorsque sans s'y attendre il fut nommé archevêque. Ce choix fut ratifié par le peuple qui proclama son allégresse en s'écriant unanimement, comme jadis à Milan lors de l'élection de saint Ambroise : « Héribert sera notre évêque ». L'empereur lui donna l'investiture, le mettant ainsi en possession des territoires attachés à l'archiépiscopat de Cologne et le pape Sylvestre II lui remit le pallium, symbole de sa nouvelle dignité, consistant en une bande de laine blanche, garnie de croix, portée sur la chasuble.

La veille de Noël 999, Héribert arriva à Cologne, par un froid rigoureux, pieds nus et vêtu de toile. Ainsi, dès son entrée en charge, il ne fit aucun doute qu'il se proposait de vivre dans un esprit évangélique de pauvreté et de simplicité. De même qu'il s'était jusqu'alors, de façon désintéressée, sacrifié pour le bien de l'État et le service de l'empereur, autant il devait prendre soin de son archidiocèse et de ses ouailles. Il se fit remarquer par son zèle, sa douceur, son humilité, sa piété et son amour des pauvres. Il pratiquait de grandes mortifications et portait toujours un cilice sous son habit.

L'empereur s'étant rendu à Rome avec Héribert en l'an 1001, il y fut assiégé dans son palais par le Peuple et obligé de s'enfuir à Ravenne, pour y attendre l'arrivée d'une armée allemande. Il mourut peu après, le 23 janvier 1002, à Paterno, non loin de Viterbe. Comme il l'avait demandé, Héribert, qui se trouvait à son lit de mort, ramena son corps en Allemagne, au prix des plus grands dangers, à travers l'Italie en révolte. Il le fit inhumer à Aix‑la‑Chapelle, à Pâques 1012, dans le tombeau de Charlemagne, au chœur du dôme.

Si on s'était attendu à beaucoup de l'énergie clé Héribert, nul n'aurait osé espérer que cet homme de gouvernement et de cour serait un pasteur d'âmes aussi éminent. Il faisait personnellement le service divin à la cathédrale et y prêchait aux grandes fêtes. Par des visites régulières, il se rendait compte de la situation des paroisses, réprimait les abus et exhortait le clergé à une vie exemplaire. Il trouvait des appuis dans les abbayes et les couvents, qu'il dota généreusement. Il était lié d'amitié avec leurs supérieurs, comme il était aussi en relations suivies avec tous les pieux personnages de son pays.

La fondation de prédilection du grand archevêque fut l'abbaye de Deutz, par laquelle il accomplissait les dernières volontés de son royal ami Othon. L'église, construite avec toute la munificence imaginable, sous la direction d'architectes étrangers qu'il avait lui-même appelés, fut consacrée en 1019. Son action efficace dans l'érection des divers édifices religieux de Cologne ne fit pas défaut. L'achèvement des églises St‑Pantaléon, St‑Séverin, St‑Georges, Ste‑ Marie‑au ‑Capitole fut poursuivi sous son administration et en partie avec son aide financière. Dans notre contrée, il avait consacré, en l'an 1007, l'église paroissiale de Malmedy et, le 28 octobre 1015, avec l'évêque Baldéric de Liège, la cathédrale St‑Lambert, construite dans cette ville par Notger.

Après les églises et les cloîtres, ce furent les pauvres que Héribert eut le plus à cœur. Il les appelait ses «seigneurs et frères», les nourrissait, leur lavait les pieds, leur dispensait tous ses biens. Sa bienfaisance était devenue proverbiale dans les contrées à l'ouest du Rhin, de telle sorte que, durant la famine qui désola en l’an 1002 la France et l'Allemagne, des foules innombrables de malheureux se rendirent à Cologne, où ils s'affaissaient dans les rues, malades et sans abri. L'archevêque chercha à soulager la misère autrement que par des aumônes ; son oeuvre sociale s'exerça d'une manière grandiose, par des moyens modernes. Il créa des hospices et des hôpitaux, organisa des repas publics et fit procéder à des récoltes de reliefs; il alla visiter incognito les refuges et veilla à une stricte justice. Il combattit l'indigence dans les campagnes, où il envoya des clercs qui parcouraient en son nom tout l'archi­diocèse avec des ressources suffisantes.

A son retour d'Italie avec la dépouille mortelle d'Othon III, Héribert s'était vu forcé de remettre les insignes impériaux au duc Henri de Bavière. Ayant abandonné la chancellerie, il se montra hostile à l'accession au trône de ce dernier, qui fut élu. Aussi les rapports entre eux restèrent durant longtemps fort tendus, bien qu'aucun témoignage d'infidélité au nouveau monarque ne pût jamais être reproché au prélat. Il l’accompagna  même dans plusieurs expéditions, partageant ses dangers. Henri II, qui n'avait pas d'abord rendu aux mérites et aux vertus de Héribert la justice qui leur était due, reconnut enfin son erreur; il se jeta à ses genoux pour lui demander pardon des torts qu'il avait eus envers lui et, pour les réparer, le nomma chancelier de l'empire. Canonisé, en 1146 par le pape Eugène III, ce souverain est honoré dans l'Église comme saint Henri.

En février 1021. à peine remis d'une maladie, Héribert avait entrepris une nouvelle tournée de visites, mais il ne put aller que jusqu'à Neuss. Une forte attaque de fièvre le força au retour. Revenu par bateau à Cologne, il se fit transporter, malgré ses douleurs dans le dôme pour se recommander, ainsi que son archidiocèse, au Sauveur devant l'autel de la Croix. Il tomba ensuite très rapidement en agonie. Il avait légué aux pauvres par testament tout ce qu'il possédait encore. C'est à eux que s'appliquèrent ses dernières paroles : « Comment vont mes frères ? Souffrent-ils de la disette ? » Le 16 mars 1021, il remettait son âme entre les mains du Créateur. Son corps fut inhumé dans l'octogone de l'église abbatiale de Deutz. En 1230, le pape Grégoire IX inscrivit le grand pontife au canon des saints, le rangeant parmi les confesseurs. La bulle de canonisation louait éloquemment ses oeuvres et ses vertus.

Lambert de Liège, d'abord moine à Deutz, ensuite abbé du monastère St‑Laurent à Liège, mort en 1070, a écrit la vie de saint Héribert. Il signale, à la fin de cet ouvrage, qu'il s'était proposé de faire un second livre relatant ses miracles, mais qu'il avait ensuite renoncé à ce projet. L'existence de ce second livre, demeuré inconnu, était pour cette raison niée par les historiens, lorsqu'en 1847 il a été découvert, faisant suite au premier, dans un volume de la bibliothèque de l'université de Liége et publié dans le tome XVI du Bulletin de la Commission royale d'Histoire. Il comprend 42 chapitres, consacrés chacun à un miracle opéré par saint Héribert après sa mort.

Le glorieux patron de Rémersdael est généralement représenté en habits pontificaux avec la mitre et la crosse, portant sur la main la maquette d'une église, pour rappeler qu'il fut le fondateur de l'abbaye de Deutz et qu’il fit relever et restaurer de nombreuses églises de son diocèse.

La châsse de style roman contenant les ossements de saint Héribert a été confectionnée vers 1165 par l'illustre orfèvre hutois Godefroid de Claire, auteur de celle de Saint‑Hadelin à Visé et du chef du pape saint Alexandre, jadis dans l'église de Xhendelesse. C'est l’œuvre de ce genre remontant au XIIe siècle la plus remarquable et la mieux conservée. Les médaillons émaillés du couvercle représentent entre autres les miracles opérés par le saint, tandis que les extrémités s'ornent des statuettes de la Charité et de l'Humilité symbolisant ses deux vertus prééminentes. Après que l'abbaye de Deutz où elle se trouvait eut été détruite en 1376, la châsse fut transportée à Siegbourg, d'où elle a été ramenée à Deutz en 1896 pour être placée dans l'église St‑Héribert nouvellement construite. Les événements de la dernière guerre l'ont fait transférer provisoirement dans le trésor du dôme de Cologne, dont elle constitue le joyau.

Une société de tir sous le patronage de saint Héribert s'est fondée à Rémersdael le 16 juin 1808.

Le double vocable de saint Héribert, l'illustre prélat colonais, et de sainte Geneviève, patronne de Paris, constitue comme un symbole de la situation de la localité, aux confins de la culture germanique et de la civilisation française.

Le culte de saint Héribert, populaire en Rhénanie, est peu répandu dans notre pays. Il en est de même pour son contemporain, saint Henri. Alors que ce dernier est toutefois inscrit au calendrier liturgique (15 juillet), saint Héribert figure seulement au propre du diocèse de Namur et ce encore à cause d'un ermite de même nom. dont la chapelle se trouvait à l'emplacement du fort St‑Héribert, au sud-ouest de la dite ville. Si l'évêché de Liège ne compte aucune église dédiée à saint Henri, Rémersdael en est l'unique paroisse dont saint Héribert est le patron. À ce titre, les fidèles de la localité, et spécialement les membres de la société qui porte son nom, devraient avoir à cœur d'honorer d'une façon solennelle, le jour de sa fête (16 mars), ce glorieux confesseur pontife, afin de mériter ainsi sa puissante intercession.


St. Heribert
Archbishop of Cologne; born at Worms, c. 970; died at Cologne, 16 March, 1021. His father was Duke Hugo of Worms. After receiving his education at the cathedral school of Worms, he spent some time as guest at the monastery of Gorze, after which he became provost at the cathedral of Worms. In 994 he was ordained priest; in the same year King Otto III appointed him chancellor for Italy and four years later also for Germany, a position which he held until the death of Otto III on 23 January, 1002. As chancellor he was the most influential adviser of Otto III, whom he accompanied to Rome in 906 and again in 997. He was still in Italy when, in 999, he was elected Archbishop of Cologne. At Benevento he received ecclesiastical investiture and the pallium from Pope Sylvester II on 9 July, 999, and on the following Christmas Day he was consecrated at Cologne. In 1002 he was present at the death-bed of the youthful emperor at Paterno. While returning to Germany with the emperor's remains and the imperial insignia, he was held captive for some time by the future King Henry II, whose candidacy he first opposed. As soon as Henry II was elected king, on 7 June, 1002, Heribert acknowledged him as such, accompanied him to Rome in 1004, mediated between him and the House of Luxemburg, and served him faithfully in many other ways; but he never won his entire confidence until the year 1021, when the king saw his mistake and humbly begged pardon on the archbishop. Heribert founded and richly endowed the Benedictine monastery and church of Deutz, where he lies buried. He was already honoured as a saint during his lifetime. Between 1073 and 1075 he was canonized by Pope Gregory VII. His feast is celebrated on 16 March.

Ott, Michael. "St. Heribert." The Catholic Encyclopedia. Vol. 7. New York: Robert Appleton Company, 1910. 14 Mar. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/07264a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Breier Scheetz.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. June 1, 1910. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

Heribert of Cologne B (RM)

(also known as Herbert)

Born in Worms, Germany; died in Cologne on March 16, 1022.


As a boy, Saint Heribert was sent to the monastery at Gorze in Lorraine for his studies. Upon his return to Worms, he was given a canonry and ordained. Like so many prelates of his time, he was actively engaged in secular as well as church affairs and not much is known of his personal life. Heribert developed into one of the strongest and most distinguished German statesman of the age: by 994, he had become chancellor to Emperor Otto III.

Heribert was elected archbishop of Cologne in 998. In the depths of winter he took off his shoes and walked into the city where he was consecrated on Christmas Eve 999, and from that time on he always wore a hair shirt underneath the rich robes of an archbishop.

Even as archbishop his duties as chancellor did not end. As imperial chancellor, he travelled with the Otto to Italy and brought back the dead Otto's body to Aachen for burial.

He incensed the ambitious men who wanted to succeed Otto by refusing to hand over the imperial insignia until a new emperor had been properly appointed. Heribert was even imprisoned for a time by Duke Henry of Bavaria for his obstinacy. This man, who became Emperor Saint Henry II, bore a grudge against Heribert for many years, but in the end came to acknowledge the saint's wisdom and probity to the point that Heribert became Henry's chancellor, too.

At a time when many clerical statesmen forgot or neglected their spiritual duties under the pressure of serving the state, Heribert was a devoted chief pastor of his flock. As archbishop he was a rich man; but his entire income was divided between the church and the poor, save for the little that was absolutely necessary for his own needs.

Heribert built the Benedictine monastery at Deutz (outside Cologne) on the Rhein (where he was buried on his death in 1021), was an active peacemaker, maintained strict clerical discipline, and is reputed to have performed miracles, one of which caused a heavy rainfall ending a severe drought and that causes him to be invoked for rain. Already during his lifetime Heribert was looked upon as a saint; after his death, his cultus was encouraged by the monks of Deutz. But the bull of formal canonization, attributed to Pope Saint Gregory VII, is now known to be a forgery, produced in the 17th century (Attwater, Attwater2, Benedictines, Bentley, Delaney).

In art, Saint Heribert is an archbishop calling down rain by his prayers. Sometimes he is shown with Emperor Saint Henry, kneeling before him (Roeder).

ST. HERIBERT OF COLOGNE

Feast: March 16


Heribert found his life ambition thwarted by his father, but he made the best of it and found another pathway to holiness. He was born at Worms in the latter part of the tenth century and wanted to become a Benedictine monk, after studying as a youth at the abbey of Gorze. But his father disapproved and called him home; upon his return, he was made a canon of the cathedral and was ordained. He became the chancellor of Emperor Otto III and in 998 became archbishop of Cologne.

Since he could not become a monk, St. Heribert of Cologne cultivated an intense spiritual life, at the same time serving his people and his diocese tirelessly. He accompanied the emperor on a trip to Italy, where the emperor caught smallpox and died. It was Heribert who accompanied the body back to Aachen for burial, carrying with him the imperial insignia for the next emperor, St. Henry II. His relations with the new emperor were not the best, but Heribert served the new ruler loyally.

As time went on, the new emperor learned to appreciate the qualities of his chancellor and toward the end of their lives the two saints were very close. All the money he could spare from his own personal income, Heribert gave to the poor, sent money to priests throughout his diocese to help the destitute, and even went to hospitals and private homes to help the poor and the sick. During a great drought in the city, he led a procession through the streets of the city to the church of St. Severinus, and when he rose from his knees at the altar, a torrential rain came down and the year's harvest was saved. People in that part of Germany still pray to him for rain.

While on a pastoral visitation of his diocese, Heribert became ill with fever and had himself brought back to Cologne. He died a few days later and was buried at the monastery of Deutz, which he had founded with the help of Emperor Otto III. He was revered as a kindly bishop who gave himself intensely to prayer and poured the riches of his own spiritual life on his people. The confidante of emperors, he never lost touch with the God he served or the people to whom he was father and shepherd. He died in the year 1021.

Thought for the Day: Sometimes we can be put in what seems an impossible situation, with duties and obligations that seem to contradict each other. Politics and religion do not mix very well, but some are called to have one foot in both. What is important is that God should come first; then everything else falls into place.

From 'The Catholic One Year Bible': . . . "Don't be afraid!" he said. "I bring you the most joyful news ever announced, and it is for everyone! The Savior—yes, the Messiah, the Lord—has been born tonight in Bethlehem! How will you recognize him? You will find a baby wrapped in a blanket, lying in a manger!"—Luke 2:10-12




Taken from "The One Year Book of Saints" by Rev. Clifford Stevens published by Our Sunday Visitor Publishing Division, Our Sunday Visitor, Inc., Huntington, IN 46750.


Provided Courtesy of:
Eternal Word Television Network
5817 Old Leeds Road
Irondale, AL 35210
www.ewtn.com

St. Heribert of Köln

Archbishops were awesome figures in the Middle Ages; men of almost plenary authority and prestige, they were powerful leaders who claimed the respect and obedience of their people. Such a man was St. Heribert, Archbishop of Köln (Cologne) from 999 to 1021. The son of Duke Hugo of Worms, Heribert was born about 970.

Ordained a priest early in life, Heribert wanted to enter a Benedictine monastery at one time, but his talents kept him in demand in the world. He was intended by the Bishop of Worms to be his successor, but Otto III, the Holy Roman Emperor, also had his eye on the young man and chose him for the important position of chancellor at the royal court. Heribert was so capable in this post that Otto retained him in it even after he had been chosen to be Archbishop, the latter honor being one Heribert desired no more than he had that of the chancellorship.

Köln was one of the mighty cities of Europe at this time. Sometimes called the "Rome of the North," it was a center for religious and political activity; and Heribert, in his dual capacity as chancellor and Archbishop, had to play a leading role in each field. The formalities of his position did not appeal to him, and he was happiest when he could be doing something for his people: visiting the sick and the poor, giving them alms for their needs, bringing political disputes to a peaceful end — activities for which he became famous.

St. Heinrich II, the successor of Otto III, due to misinformation harbored coldness and suspicion towards the Archbishop. St. Heribert endured this with silence and patience until God Himself satisfied the Emperor's doubts. When St. Heinrich was traveling to Köln to confront the Archbishop, he had a dream in which he saw a stately Bishop standing before him, saying: "Take heed, O Emperor, that you sin not against my fellow-Bishop Heribert. Know that he is dear and pleasing to God. If you dare to do anything against him, you will have to render a severe account." The holy Emperor, always ready to be admonished, immediately recognized his fault. When he met St. Heribert, he fell to his knees and would not rise until he had received his absolution and pardon. Thereafter the Emperor always regarded the Archbishop of Köln as a saint.

One of St. Heribert's many accomplishments was to found a monastery at Deutz, on the opposite bank of the Rhine from Köln, and it was there that he was buried after his death on March 16, 1021.
Perhaps the most important example of virtue in the life of this holy man is his wholehearted obedience to the will of Almighty God. St. Heribert never wished for, and indeed avoided, earthly recognition and fame; yet, the more God asked him to play an active part in the affairs of the world, the more he complied and thus strengthened his spiritual life. He did not seek to justify himself when unjustly accused and suspected, but accepted the will of God with heroic patience.