jeudi 12 mars 2015

Saint LOUIS ORIONE, prêtre et fondateur


Saint Louis Orione, prêtre

Disciple de saint Jean Bosco, ce prêtre italien est le fondateur de plusieurs instituts religieux dont les vocations sont fort différentes : les Fils de la Divine Providence, les Petites Sœurs missionnaires de la Charité, les Sœurs aveugles du Saint-Sacrement et les Ermites de saint Albert. Cet apôtre de la miséricorde voua sa vie aux malchanceux et aux souffrants. Il mourut à San Remo en Italie en 1940.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/03/12/13621/-/saint-louis-orione-pretre



Le 25 Juin 2008, le Pape a Béni la statue du Saint italien Luigi Orione (1872-1940),
 placée dans une niche extérieure de la Basilique vaticane.

Luigi Orione (1872-1940)

   
Luigi Orione est né le 23 juin 1872 à Pontecurone (Italie) dans le diocèse de Tortona. A 13 ans, il est reçu au couvent franciscain de Voghera (Pavie) qu'il quittera un an plus tard pour des raisons de santé. De 1886 à 1889, il fut l'élève de saint Jean Bosco au patronage de Valdocco à Turin. 

Le 16 octobre 1889, il entre au séminaire de Tortona. Encore jeune séminariste, il se dévoue aux autres, vivant la solidarité envers le prochain dans la Société de secours mutuel de San Marziano et la Conférence saint Vincent. Il ouvre à Tortona le premier patronage pour s'occuper de l'éducation chrétienne des garçons, le 3 juillet 1892. L'année suivante, le 15 octobre 1893, Luigi Orione, séminariste de 21 ans, ouvre dans le quartier San Bernardino un collège destiné aux garçons pauvres.
Le 13 avril 1895, Luigi Orione est ordonné prêtre. En même temps, l'évêque remet l'habit clérical à six élèves du collège qu'il a fondé. Très rapidement, Don Orione ouvre de nouvelles maisons a Mornico Losana (Pavie), à Noto en Sicile, à San Remo, à Rome.

Autour du jeune fondateur s'accroît le nombre de clercs et de prêtres qui formeront le noyau de la Piccola Opera della Divina Provvidenza (la Petite œuvre de la Divine Providence). En 1899, il lance la branche des Ermites de la Divine Providence. L'évêque de Tortona, Mgr Igino Bandi, par décret du 21 mars 1903, reconnût canoniquement les Fils de la Divine Providence (prêtres, frères coadjuteurs et ermites), congrégation religieuse masculine de la Petite œuvre de la Divine Providence, consacrée à « collaborer pour porter les petits, les pauvres et le peuple à l'Église et au Pape, par les œuvres de charité », émettant un 4ème vœu de «fidélité au Pape». Dans les premières Constitutions de 1904, parmi les buts de la nouvelle Congrégation, ressort celui de travailler à «obtenir l'union des Églises séparées».

Animé d'une grande passion pour l'Église et pour le salut des âmes, il s'intéressa activement aux grands problèmes de son temps, comme la liberté et l'unité de l'Église, la question romaine, le modernisme, le socialisme, l'évangélisations des masses ouvrières. D'une manière héroïque, il vint au secours des populations sinistrées des tremblements de terre de Reggio et de Messine (1908) et de la Marsica (1915). Par la volonté de Pie X, il fut vicaire général du diocèse de Messine pendant trois ans.

Vingt ans après la fondation des Fils de la Divine Providence, comme sur un «plant unique avec de nombreuses branches», il fonda le 29 juin 1915 la Congrégation des Petites Sœurs missionnaires de la Charité, animées du même charisme de fondation. Il leur joignit les Surs adoratrices Sacramentines (pour accueillir des non voyantes), auxquelles se rajoutèrent par la suite les Contemplatives de Jésus crucifié.

Il organisa les laïcs dans les associations des «Dames de la Divine Providence», des «Anciens élèves» et des «Amis». Ensuite, prendra forme l'Institut séculier Don Orione et le Mouvement laïc Don Orione.

Après la première guerre mondiale (1914-1918), se multiplieront écoles, collèges, colonies agricoles, œuvres caritatives et œuvres d'assistance. Parmi les œuvres les plus caractéristiques, il créa celles des «Petits Cottolengo» ( du nom de Don Joseph Cottolengo, 1786-1842, prêtre italien, canonisé en 1934) pour les plus souffrants et les personnes abandonnées, institutions construites à la périphérie des grandes villes en tant que «nouvelles chaires» d'où parler du Christ et de l'Église, «phares de la foi et de la civilisation». 

Le zèle missionnaire de Don Orion, qui s'était déjà manifesté par l'envoi de ses premiers religieux au Brésil en 1913, s'étendit ensuite à l'Argentine et à l'Uruguay (1921), à la Palestine (1921), la Pologne (1923), Rhodes (1925), les États-Unis (1934), l'Angleterre (1935), l'Albanie (1936). Lui-même, en 1921-1922 et en 1934-1937, effectua deux voyages missionnaires en Amérique latine, en Argentine, Brésil, Uruguay, poussant jusqu'au Chili.

Il jouissait de l'estime personnelle des Papes et des autorités du Saint-Siège qui lui confièrent de nombreuses missions délicates pour résoudre des problèmes et guérir des blessures aussi bien à l'intérieur de l'Église que dans les rapports avec le monde civil. Il fut prédicateur, confesseur et organisateur infatigable de pèlerinages, de missions, processions, crèches vivantes et autres manifestations populaires de la foi. Plein de dévotion pour la Vierge Marie, il en encouragea le culte par tous les moyens, et, grâce au travail manuel de ses séminaristes, éleva les sanctuaires de Notre-Dame de la Garde à Tortona et de Notre-Dame de Caravaggio à Fumo.

Au cours de l'hiver 1940, pour essayer de soulager les problèmes de cœur et de poumons dont il souffrait, il se rendit à la maison de San Remo même si, comme il disait, «ce n'est pas entre les palmiers que je veux vivre et mourir, mais entre les pauvres qui sont Jésus-Christ». Après seulement trois jours, entouré de l'affection de ses confrères, Don Orione mourût le 12 mars 1940, en soupirant «Jésus! Jésus! Je viens vers toi».

Son corps, retrouvé intact lors de la première exhumation en 1965, a été mis en honneur dans le sanctuaire de Notre-Dame de la Garde de Tortona après que le Pape Jean-Paul II, le 26 octobre 1980, ait inscrit Don Luigi Orione au livre des Bienheureux.



Saint Louis ORIONE
Nom: ORIONE
Prénom: Louis (Luigi)
Pays: Italie
Naissance: 23.06.1872  à Pontecurone
Mort: 12.03.1940  à San Remo
Etat: Prêtre - Religieux - Fondateur

Note: Prêtre le 13.04.1895. Il fonde la Petite Œuvre de la divine Providence, les Petites Sœurs missionnaires de la Charité, les sacramentines aveugles et les ermites de S. Albert. Grande dévotion envers le Siège Apostolique. Il parcourt l'Italie, l’Europe et l'Amérique latine, soulageant ceux qui souffrent.

Béatification: 26.10.1980  à Rome  par Jean Paul II
Canonisation: 16.05.2004  à Rome  par Jean Paul II
Fête: 12 mars

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1980 n.43 p.16 - n.45   -   2003 n.14 p.5   -   2004 n.20 p.1-2.8-9  -  n.21 p.2
Réf. dans la Documentation Catholique: 1980 p.1128 46   -   2004 n.12 p.555-556

Notice brève

Né pauvre, don Orione a eu toute sa vie le souci d’aider les pauvres et de donner aux milieux populaires souvent hostiles l’amour de l’Église et spécialement du Pape, et cela au moyen de la charité, une charité qui l’a poussé à entreprendre de multiples œuvres et à fonder plusieurs congrégations. A sa mort, le 12 mars 1940, Pie XII l’a appelé "père des pauvres et grand bienfaiteur de l’humanité souffrante et abandonnée".

Notice développée

Luigi (Louis) Orione naît dans une famille pauvre en 1872 à Pontecurone dans le diocèse de Tortona (au nord-ouest de l’Italie). Son père, un simple paveur, est partisan de Garibaldi, donc peu favorable au pape, mais sa mère est très pieuse. En 1886, il est élève au Valdocco, dans l’institution fondée par saint Jean Bosco pour les enfants pauvres. A son arrivée, il demande et obtient la faveur de se confesser au vénéré vieillard, privilège normalement réservé aux plus âgés. Comme il le raconte lui-même, il prépare fébrilement sa confession à l’aide de questionnaires et il remplit plusieurs feuilles de papier. Puis, à genoux, il attend son tour en tremblant, une main sur le cœur et l’autre dans sa poche, serrant les papiers. Don Bosco lui dit seulement : « As-tu tué ? » Puis il lui demande ses papiers et les déchire sans même les lire. Il lui dit : « Maintenant, oublie tout cela » et il lui fait un sourire comme lui seul savait le faire. Par la suite, quand il le rencontre, il lui dit : « Souviens-toi que nous serons toujours des amis ». Le miséricordieux don Bosco meurt en 1888. Louis reste au Valdocco encore une année. Puis, il entre au séminaire de Tortona où, déjà, il se lance dans les œuvres de charité, ouvre un premier patronage pour s’occuper des enfants pauvres et fonde un collège pour les séminaristes qui ne peuvent payer leurs études. Il n’est encore que diacre ! Déjà l’évêque lui confie des prédications dans telle ou telle paroisse.

Il est ordonné prêtre le 13 avril 1895 et ouvre de nouvelles maisons. Autour de ce “stratège de la charité” (Jean Paul II) se groupent des clercs et des prêtres. Il lance en 1899 la branche des Ermites de la Divine Providence, puis il fonde son œuvre principale la ‘Petite œuvre de la Divine Providence’ (Piccola Opera della Divina Providenza). Imitant saint Joseph Cottolengo, don Orione entreprend ses œuvres sans ressource aucune, en s’appuyant uniquement sur la Providence. En 1903, l’évêque de Tortona reconnaît les “Fils de la Divine Providence” (prêtre, frères, coadjuteurs et ermites), Congrégation consacrée à “porter les petits, les pauvres et le peuple à l’Église et au Pape, par les œuvres de charité”. Les membres de la congrégation font un quatrième vœu de “fidélité au Pape”. En 1915, il fonde les Petites Sœurs missionnaires de la Charité. Il leur joint les Adoratrices Sacramentines pour accueillir mal-voyantes ou aveugles (une première dans l’Église), auxquelles s’ajoutent par la suite les Contemplatives de Jésus crucifié. Il organise les laïcs dans des associations, notamment, les “Petits Cottolengo” et forme l’Institut séculier Don Orione et le Mouvement laïc Don Orione. Le fondateur écrit :"Notre credo est le Pape, notre morale est le Pape; notre amour, notre cœur, l’assise de notre vie est le Pape. » Pour lui, ce serait un rêve de pouvoir faire ses vœux perpétuels dans les mains du Pape. Il le demande comme une grâce très spéciale lors d’une audience avec Pie X, s’attendant à ce que celui-ci lui fixe un jour pour la cérémonie. Mais il lui répond en souriant : "Maintenant". "Saint-père, lui dit le fondateur, comme Sa Sainteté le sait, au moins deux témoins sont exigés…" Et le Pape de sourire : "Comme témoins nous prenons mon ange gardien et le vôtre."

Don Orione est un prédicateur fascinant, “un véritable volcan”. Il est aussi confesseur, organisateur de pèlerinages, de missions, de processions et autres manifestations populaires de la foi. Il utilise aussi l’écrit, voire la radio. Dévot envers la Madone, il encourage le culte de la Vierge Marie par tous les moyens et, grâce au travail manuel de ses séminaristes, il construit les sanctuaires de Notre-Dame de la Garde à Tortona et de Notre-Dame de Caravaggio à Fumo. Il proclame : « Seule la charité sauvera le monde » ; il la vit de façon héroïque en allant au secours des populations sinistrées par les tremblements de terre de Reggio en Calabre et de Messine en Sicile (1908). Saint Pie X en fait le vicaire général du diocèse de Messine pendant trois ans pour aider les populations sinistrées à se relever. Le 13 janvier 1915, veille de l’entrée en guerre de l’Italie, un séisme secoue la région de Rome, jette bas le bourg de la Marsica et coûte la vie à 30’000 personnes. Le roi, avec toute une suite en six voitures, vient visiter les sinistrés. Le bruit d’une altercation attire son attention. Un prêtre a l’air de discuter avec les carabiniers pour faire admettre dans l’une des voitures une douzaine d’enfants dépenaillés et grelottants. Le souverain s’approche, questionne. Avec une ferme douceur le prêtre lui dit : « Ces orphelins meurent de froid, sire. Il faut qu’on les ramène au plus tôt à Rome. » Le roi accepte de prêter une voiture et demande le nom du prêtre. C’est don Orione, bien sûr ! Dès la première nouvelle du tremblement, il était accouru pour prendre part aux secours. Cet épisode le dépeint parfaitement.

Don Orione répète à tous : « la joie parfaite ne peut se trouver que dans le parfait dévouement de soi-même à Dieu et aux hommes, à tous les hommes ». Son zèle missionnaire qui s’est déjà manifesté par l’envoi de ses premiers religieux au Brésil en 1913, s’étend ensuite à d’autres pays. Lui-même effectue deux voyages missionnaires en Amérique latine.

Au cours de son ministère apostolique, don Orione connaît des souffrances physiques et morales et bien des épreuves. Il écrit : « On aime et on sert le Christ, l’Église et les âmes si l’on est en croix et crucifié ou bien on ne les aime pas et on ne les sert pas du tout ». Il meurt en 1940 en soupirant : « Jésus ! Jésus ! Je viens vers toi ». Son corps, retrouvé intact lors de l’exhumation de 1965, repose au sanctuaire de Notre-Dame de la Garde de Tortona, élevé au rang de basilique par Jean-Paul II.

Actuellement, la Petite Œuvre de la Divine Providence est présente dans plus de trente Nations, en Europe, en Asie, en Amérique, et en Afrique. Elle comprend les Congrégations religieuses des Fils de la Divine Providence (1.100 membres), des Petites Sœurs Missionnaires de la Charité (900), l’Institut Séculier Orionien (170), et un vaste Mouvement Laïc Orionien qui répand dans le monde et surtout chez les pauvres l’esprit et les oeuvres du Fondateur.


CHAPELLE PAPALE POUR LA CANONISATION DE 6 BIENHEUREUX

HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL II

VI Dimanche de Pâques, 16 mai 2004 

1. "C'est ma paix que je vous donne" (Jn 14, 27). Au cours du temps pascal, nous entendons souvent cette promesse de Jésus à ses disciples. La paix véritable est le fruit de la victoire du Christ sur le pouvoir du mal, du péché et de la mort. Ceux qui le suivent fidèlement deviennent les témoins et les artisans de sa paix.

Sous cette lumière, j'ai plaisir à contempler les six nouveaux saints, que l'Eglise présente aujourd'hui à la vénération universelle:  Luigi Orione, Hannibal Marie di Francia, Josep Manyanet y Vives, Nimatullah Kassab Al-Hardini, Paola Elisabetta Cerioli, Gianna Beretta Molla.

2. "Ces hommes qui ont voué leur vie au nom de notre Seigneur Jésus Christ" (Ac 15, 26). Ces paroles des Actes des Apôtres peuvent tout à fait s'appliquer à saint Luigi Orione, homme entièrement voué à la cause du Christ et de son Royaume. Des souffrances physiques et morales, des épreuves, des difficultés, des incompréhensions et des obstacles en tous genres ont marqué son ministère apostolique. "On aime et on sert le Christ, l'Eglise, les âmes - disait-il - si l'on est en croix et crucifié ou bien on ne les aime pas et on ne les sert pas du tout" (Ecrits, 68, 81).

Le coeur de ce stratège de la charité fut "sans frontières, car il était dilaté par la charité du Christ" (ibid., 102, 32). La passion pour le Christ fut l'âme de sa vie audacieuse, l'impulsion intérieure d'un altruisme sans réserve, la source toujours fraîche d'une inébranlable espérance.

Cet humble fils d'un paveur proclame que "seule la charité sauvera le monde" (ibid, 62, 13) et il répète à tous que "la joie parfaite ne peut se trouver que dans le parfait dévouement de soi- même à Dieu et aux hommes, à tous les hommes" (ibid.).

3. "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole" (Jn 14, 23). Dans ces paroles évangéliques nous voyons se dessiner le profil spirituel d'Annibale Maria di Francia, que l'amour pour le Seigneur poussa à consacrer son existence tout entière au bien spirituel de son prochain. Dans cette perspective, il ressentit en particulier l'urgence de réaliser le commandement évangélique:  "Rogate ergo... - Priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson" (Mt 9, 38).

Il laissa aux Pères Rogationnistes et aux Soeurs Filles du Divin Zèle la tâche de se consacrer de toutes leurs forces à ce que la prière pour les vocations soit "incessante et universelle". C'est cette même invitation que le Père Annibale Maria Di Francia adresse aux jeunes de notre temps, en la résumant dans sa célèbre exhortation:  "Tombez amoureux de Jésus Christ".

De cette intuition providentielle est né dans l'Eglise un grand mouvement de prière pour les vocations. Je souhaite de tout coeur que l'exemple du Père Annibale Maria Di Francia guide et soutienne cette action pastorale également à notre époque.

4. "Mais le Paraclet, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit" (Jn 14, 26). Depuis le début, le Paraclet a suscité des hommes et des femmes qui ont rappelé et diffusé la vérité révélée par Jésus. L'un d'entre eux fut Saint Josep Manyanet y Vives, véritable apôtre de la famille. S'inspirant de l'école de Nazareth, il réalisa son projet de sainteté personnelle et se consacra, avec un dévouement héroïque, à la mission que l'Esprit lui avait confiée. Il fonda à cette intention deux Congrégations religieuses. Un symbole visible de son aspiration apostolique est également la cathédrale de la "Sagrada Familia" à Barcelone.

Que saint José Manyanet bénisse toutes les familles et vous aide à apporter les exemples de la Sainte Famille dans vos foyers!

5. Homme de prière, amoureux de l'Eucharistie qu'il aimait adorer longuement, saint Nimatullah Kassab Al-Hardini est un exemple pour les moines de l'Ordre libanais maronite comme pour ses frères libanais et pour tous les chrétiens du monde. Il s'est donné totalement au Seigneur dans une vie de grand renoncement, montrant que l'amour de Dieu est la seule véritable source de joie et de bonheur pour l'homme. Il s'est attaché à chercher et à suivre le Christ, son Maître et Seigneur.
Accueillant à ses frères, il a soulagé et guéri beaucoup de blessures dans les coeurs de ses contemporains, leur témoignant la miséricorde de Dieu. Puisse son exemple éclairer notre route, susciter chez les jeunes en particulier un vrai désir de Dieu et de la sainteté, pour annoncer à notre monde la lumière de l'Évangile!

6. "L'ange... me montra la Cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel" (Ap 21, 10). L'image splendide proposée par l'Apocalypse de Jean exalte la beauté et la fécondité spirituelle de l'Eglise, la nouvelle Jérusalem. Paola Elisabetta Cerioli, dont l'existence porta d'abondants fruits de biens, est un témoin singulier de cette fécondité spirituelle.

En contemplant la Sainte Famille, Paola Elisabetta eut l'intuition que les communautés familiales réussissent à rester solides lorsque les liens de parenté sont renforcés et cimentés par le partage des valeurs de la foi et de la culture chrétienne. Afin de diffuser ces valeurs, la nouvelle sainte fonda l'Institut de la Sainte-Famille. En effet, elle était convaincue que les enfants ont besoin d'une famille saine et unie, généreuse et stable pour grandir sûrs et forts. Que Dieu aide les familles chrétiennes à accueillir et à témoigner en toute circonstance l'amour de Dieu miséricordieux.

7. Gianna Beretta Molla fut une simple messagère de l'amour divin, mais elle le fut de façon profondément significative. Quelques jours avant son mariage, dans une lettre à son futur mari, elle écrivait:  "L'amour est le plus beau sentiment que le Seigneur ait placé dans l'âme des hommes".

A l'exemple du Christ, qui "ayant aimé les siens... les aima jusqu'à la fin" (Jn 13, 1), cette sainte mère de famille resta héroïquement fidèle à l'engagement pris le jour de son mariage. Le sacrifice extrême qui scella sa vie, témoigne que seul celui qui a le courage de se donner totalement à Dieu et à ses frères se réalise lui-même.

Puisse notre époque redécouvrir, à travers l'exemple de Gianna Beretta Molla, la beauté pure, chaste et féconde de l'amour conjugal, vécu comme une réponse à l'appel divin!

8. "Que votre coeur ne se trouble ni ne s'effraie" (Jn 14, 28). Les existences terrestres de ces six nouveaux saints nous poussent à persévérer sur notre propre voie, en nous en remettant à l'aide de Dieu et à la protection maternelle de Marie. Du ciel, puissent-ils à présent veiller sur nous et nous soutenir à travers leur puissante intercession.

© Copyright 2004 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/2004/documents/hf_jp-ii_hom_20040516_canonizations.html



Saint Louis Orione

Prêtre italien ( 1940)

Disciple de saint Jean Bosco, il est le fondateur de plusieurs instituts religieux dont les vocations sont fort différentes: les Fils de la Divine Providence, les Petites Sœurs missionnaires de la Charité, les Sœurs aveugles du Saint-Sacrement et les Ermites de saint Albert. Cet apôtre de la miséricorde voua sa vie aux malchanceux et aux souffrants. Il mourut à San Remo en Italie.

Fondateur de la Petite Œuvre de la Divine Providence (approuvée en 1903), il passa trois ans à secourir les victimes du séisme de 1908 qui ravagea Messine et Reggio Calabria. Le développement de la congrégation coïncide avec la fin de la première Guerre Mondiale, avec la création de nombreux collèges et centres de formation et d'assistance. L'activité missionnaire débuta au Brésil en 1913."Don Orione" a été béatifié par Jean-Paul II le 26 octobre 1980, puis canonisé le 16 mai 2004.
Source: VIS 080625 (210) le 25 juin 2008, Pape a béni la statue du saint italien Luigi Orione (1872-1940), placée dans une niche extérieure de la Basilique vaticane.

À San Remo en Ligurie, l’an 1940, saint Louis Orione, prêtre, qui fonda la Petite Œuvre de la divine Providence, pour le bien des jeunes et de tous les abandonnés.

Martyrologe romain


MESSAGE DU PAPE JEAN-PAUL II

AU DIRECTEUR DE LA PETITE OEUVRE 

DE LA DIVINE PROVIDENCE 

Au Révérend Père
Dom ROBERTO SIMIONATO
Directeur général
de la Petite OEuvre de la Divine Providence

1. J'ai appris avec joie que votre Institut commémore le centenaire de son approbation canonique par l'Evêque de Tortona, Mgr Igino Bandi. En cette heureuse circonstance, je suis heureux de vous adresser, ainsi qu'au Conseil général et aux membres de toute la Congrégation, une pensée cordiale, en vous assurant de ma proximité spirituelle à chacun des divers moments de la célébration qui contribueront certainement à faire revivre la ferveur des origines, pour poursuivre avec un enthousiasme immuable le chemin entrepris par le Fondateur il y a plus de cent ans.

2. Le clerc Luigi Orione, ancien élève de dom Bosco à Turin, n'avait que vingt ans lorsqu'il ouvrit la première Aumônerie à Tortona, et l'année suivante, en 1893, il devint fondateur en donnant vie à un "petit collège", avec en son sein une école pour les enfants pauvres. C'est dans les événements quotidiens, vécus avec foi et charité, que se développa le programme auquel le destinait la Divine Providence. Au futur Cardinal Perosi, son concitoyen et ami qui lui demandait quelle était son "idée", il écrivit une lettre en date du 4 mai 1897:  "Il me semble que Notre Seigneur Jésus-Christ m'appelle à un état de grande charité,... mais c'est un feu grand et doux qui a besoin de se diffuser et d'enflammer toute la terre. A l'ombre de chaque clocher s'élèvera une école catholique, à l'ombre de chaque Croix un hôpital:  les monts feront place à la grande charité de Notre Seigneur Jésus et tout sera instauré et purifié par Jésus" (L'esprit de Dom Orione, I, 2).

Précisément parce qu'il était enflammé par ce feu mystique, dom Orione surmonta les obstacles et les difficultés des débuts et devint un apôtre inlassable, créatif et efficace. Certains compagnons de séminaire suivirent ce clerc fondateur; de nombreux élèves voulurent être prêtres comme lui. L'Oeuvre, qu'il dénomma dès le début de la Divine Providence, s'accrut en membres et en activité. L'Evêque de Tortona suivait avec intérêt l'évolution de ces initiatives si hardies et humainement fragiles, mais sut y reconnaître l'action de l'Esprit. A travers le Décret du 21 mars 1903, il en garantit le charisme et décréta la constitution de la Congrégation religieuse masculine des Fils de la Divine Providence, comprenant des prêtres, des frères ermites et coadjuteurs. Par la suite apparurent les Petites Soeurs missionnaires de la Charité, parmi lesquelles fleurirent deux branches contemplatives, les Sacramentines adoratrices non-voyantes et les Contemplatives de Jésus crucifié, tandis que, plus récemment, sont apparus l'Institut séculier de Dom Orione et le Mouvement des Laïcs de Dom Orione.

3. En cet anniversaire jubilaire, il m'est agréable d'exprimer ma profonde reconnaissance à vous tous, membres de la Famille de Dom Orione, pour la précieuse contribution apportée au cours de ces années à la mission de l'Eglise. Dans le même temps, il m'est agréable de rappeler ce que j'écrivais dans  l'Exhortation  apostolique Vita consecrata:  vous aussi "vous n'avez pas seulement à vous rappeler et à raconter une histoire glorieuse, mais vous avez à construire une grande histoire!" (n. 110). C'est pourquoi je vous invite à regarder vers l'avenir, "où l'Esprit vous envoie pour faire encore avec vous de grandes choses" (ibid.).

Chers Fils de la Divine Providence, l'Eglise attend de vous que vous raviviez le don qui est en vous (cf. 2 Tm 1, 6), en renouvelant vos intentions, et, dans un monde qui change, que vous promouviez une fidélité créative à votre vocation. Je soulignais dans l'Exhortation apostolique susmentionnée:  "Les Instituts sont donc invités à retrouver avec courage l'esprit entreprenant, l'inventivité et la sainteté des fondateurs et des fondatrices, en réponse aux signes des temps qui apparaissent dans le monde actuel. Il s'agit là surtout d'un appel à persévérer sur la voie de la sainteté, à travers les difficultés matérielles et spirituelles rencontrées dans les vicissitudes quotidiennes. Mais c'est aussi un appel à acquérir une bonne compétence dans son travail et à garder une fidélité dynamique dans sa mission, en adaptant lorsque c'est nécessaire les modalités aux situations nouvelles et aux besoins différents, en pleine docilité à l'inspiration divine et au discernement ecclésial" (n. 37).

Ce n'est qu'en demeurant solidement enracinés dans la vie divine et en con-servant intact l'esprit des origines que vous pourrez répondre de façon prophétique aux exigences de l'époque actuelle. L'engagement principal de chaque baptisé et, à plus forte raison, de chaque consacré, est de tendre vers la sainteté; et ce serait sans aucun doute "un contresens que de se contenter d'une vie médiocre vécue sous le signe d'une éthique minimaliste et d'une religiosité superficielle" (Novo millennio ineunte, n. 31). Dans le style de votre bienheureux fondateur, et selon la nature propre de la vie religieuse que vous avez embrassée, n'ayez pas peur de rechercher avec une constance patiente "ce "haut degré" de la vie chrétienne", en ayant recours à "une vraie pédagogie de la sainteté" (ibid.), personnelle et communautaire, solidement ancrée dans la riche tradition ecclésiale et ouverte au dialogue avec les temps nouveaux.

4. Fidélité créative dans un monde qui change:  Que cette orientation vous serve de guide pour marcher, comme aimait le répéter dom Orione, "à la tête des temps". Si les célébrations du centenaire de l'approbation canonique poussent à "rappeler", en le revivant, le climat des origines, elles vous encouragent dans le même temps, en vue notamment du prochain Chapitre général, à "programmer" de nouvelles et courageuses interventions sur les frontières de la charité.

Que l'esprit de la première heure demeure intact! Je voudrais, à ce propos, souligner un aspect significatif de l'intuition charismatique du clerc dom Orione:  son amour supérieur et unifiant pour la "Sainte Mère l'Eglise". Aujourd'hui comme hier, il est fondamental pour votre Oeuvre de cultiver cette passion intime pour l'Eglise, afin que vous puissiez "contribuer modestement, au pied du Siège apostolique et des Evêques, à renouveler et à unifier en Jésus-Christ, notre Seigneur, l'homme et la société, en apportant à l'Eglise et au Pape le coeur des enfants les plus abandonnés, des pauvres et des classes ouvrières:  ad omnia in Christo instauranda, ut fiat unun ovile et unus pastor" (Constitutions, art. 5).

Que dom Orione continue de vous accompagner du ciel, avec les nombreux confrères qui, tout au long de ces cent ans, ont consacré leur existence au service du Christ et des pauvres. Que sur chacun de vous veille la Vierge Marie, Mère du Christ et Mère de l'Eglise et qu'elle fasse en sorte que, comme le priait dom Orione, toute votre vie soit "sacrée pour donner le Christ au peuple et le peuple à l'Eglise du Christ; qu'elle brûle et resplendisse du Christ et qu'elle se consume dans le Christ en une lumineuse évangélisation des pauvres; que notre vie et notre mort soient un cantique très doux de charité, un holocauste au Seigneur" (L'esprit de Dom Orione, IX, 131).

Je vous assure avec affection de mon souvenir constant dans la prière, tandis que je bénis de tout coeur toute votre Famille spirituelle et tous ceux qui sont au centre de vos préoccupations quotidiennes.

Du Vatican, le 8 mars 2003


IOANNES PAULUS II

© Copyright - Libreria Editrice Vaticana




Statue en bronze représentant Saint-Orione en prière, 
au Sanctuaire de Notre-Dame de la Garde à Tortona, devant la chapelle des Apparitions.

Saint Louis Orione
Prêtre et Fondateur :
« Petite Œuvre de la Divine Providence »
« Petites Sœurs Missionnaires de la Charité »
« Adoratrices Sacramentines »
« Sœurs Contemplatives de Jésus Crucifié »
« Mouvement Laïcal Orioniste (MLO) »
Luigi Orione naquit à Pontecurone, dans le diocèse de Tortona, le 23 Juin 1872. Au début de son adolescence, il aida son père comme paveur jusqu'à treize ans. 
Louis voulait étudier pour devenir Prêtre et fut accueilli dans le Couvent Franciscain de Voghera, mais il dut abandonner à cause d'une grave pneumonie.

Il fut alors accepté dans le collège de Valdocco, où il connut Don Bosco, déjà âgé. Il parvint à obtenir le privilège de se faire Confesser par lui et, après avoir préparé trois cahiers entiers de péché, il vit le Saint les déchirer, qui lui dit, entre autres choses: 
« Nous serons amis pour toujours ». A Turin il respira l'esprit Salésien et connut l'œuvre du Cottolengo qui était proche.

En 1889 il commença ses études de philosophie au séminaire de Tortona. En 1892, alors qu'il est encore clerc, il ouvrit un Oratoire, et l'année suivante un collège. 
Il est ordonné Prêtre en 1895. Dans la même Célébration, l'Évêque impose l'habit clérical à six élèves de son collège.

Il commença à ouvrir des œuvres dans toute l'Italie et en 1903 l'Évêque de Tortona reconnut la Congrégation Religieuse masculine de la « Petite Œuvre de la Divine Providence », composée de Prêtres, de Frères coadjuteurs et d'Ermites, avec le charisme apostolique de « collaborer pour porter les petits, les pauvres et le peuple de l'Église au Pape, moyennant les œuvres de Charité. »

Après le terrible tremblement de terre de 1908, il secourut Messina e Reggio Calabria, assistant les orphelins et la population. 
Après avoir quitté la Sicile, il continua à s'occuper de l'expansion de sa Congrégation, en procurant des aides dans toute l'Italie à l'occasion de la première guerre mondiale.

En 1915 il fonda la branche féminine: les « Petites Sœurs Missionnaires de la Charité », à laquelle vinrent s'ajouter, en 1927, les « Adoratrices Sacramentines » pour les non-voyantes et, successivement, les « Sœurs Contemplatives de Jésus crucifié ». 
Plus tard surgiront également l'Institut Séculier et le Mouvement Laïc don Orione.

Les Fondations s'étendirent dans une grande partie du monde, en Amérique latine, dans les États-Unis d'Amérique, en Angleterre, en Albanie.

Au cours de l'hiver 1940, pour essayer de soulager les problèmes de cœur et de poumons, dont il souffrait, il se rendit à la maison de San Remo même si, comme il disait, « ce n'est pas entre les palmiers que je veux vivre et mourir, mais entre les pauvres qui sont Jésus-Christ ». 
Après seulement trois jours, entouré de l'affection de ses confrères, don Orione mourut le 12 Mars 1940, en soupirant « Jésus ! Jésus ! Je viens vers Toi ».

Luigi Orione a été Béatifié le 26 Octobre 1980 et Canonisé le 16 Mai 2004, par le Pape Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).


Saint Luigi Orione is the founder of The Little Work of Divine Providence, which is made up of two religious Congregations: the Sons of Divine Providence, consisting of Priests and Brothers and the Little Missionary Sisters of Charity. These two Congregations are supported by two Contemplative orders: the Hermits of Divine Providence and the Blind Sacramentine Sisters. New branches have begun recently and Don Orione's charism has been embraced by thousands of lay people, men and women who have formed the Don Orione Lay movement.

Don Orione died in 1940 but the family he started goes on in more than 300 foundations in different parts of the world: in England, Ireland and other European countries, in the North and South America, in Asia and in several African Countries.

Saint Luigi Orione was born in Piedmont, Northern Italy, at Pontecurone, a village near Tortona on 23rd June 1872. The young Luigi felt he wanted to be a priest and joined the Franciscans, but had to leave due to ill health. He was welcomed by St. John Bosco, but left the Salesians after a few years to become a seminarian in his own Diocese of Tortona.

While still a student, he started his life long work for those he loved most, namely the poor. He catechised a small group of boys and they followed him very much as children now follow priests, brothers and sisters as they go about their work. Don Orione drew people to himself throughout his life. They came to be with him; some to help him, others to be helped.

Don Orione loved everybody; but the poor, the young, the elderly, the sick and people with disabilities were his special friends.

His apostolate embraces different types of work. In the British Isles at the time of his Canonisation in 2004 the Sons of Divine Providence ran: several care homes for the elderly and people with learning disabilities, day centres and supported independent housing establishments. They have also founded and run missions in Kenya and Jordan for a number of years. In 2002 they founded a mission in India.

Throughout the world the apostolate includes schools, hostels for workers, hospitals, homes for the elderly, the disabled, the sick and the blind, learning centres, Parishes and Missions.

The ideal of Don Orione's life was to live and to die for the spiritual welfare of people, serving Our Lord Jesus Christ, the Mother Church and its head, the Pope. His motto was, "Do good always, to all, evil to none".

He travelled far and wide, started new foundations at home and abroad and followed their progress. He died in Italy on 12th March 1940 after sending a loving message to the Pope: His last words were: "Jesus.. Jesus.. Jesus."

His body is incorrupt and can be venerated in Tortona. He was beatified in Rome on 26th October 1980 by Pope John Paul II. The same Pope declared him a Saint on 16th May 2004.

Miracle attributed to Blessed Don Orione 

The official publication of the Decree formally recognising the miracle attributed to the intercession of Blessed Luigi Orione was held in Rome on 7th July 2003, in the presence of the Holy Father, John Paul II.

The miraculous cure occured in Pierino Penacca, a man from the diocese of Tortona (Alessandria). He was born at Momperone on May 14th 1912. As a young man, Pierino knew Don Orione. 

In November 1990, Pierino became very ill and found that he was spitting blood. A lung tumour was diagnosed and confirmed. His general health worsened and on 28th November he was admitted to the San Raffaele Hospital, Milan. There, two further cytological tests detected the presence of a “lung carcinoma”. He was aged 78 years old and the doctors declared that  neither chemotherapy nor radiotherapy would diminish the tumour so he was discharged from hospital to be with his family.

It was at this stage that Pierino, his sons, some of the Don Orione priests, friends and even the disabled people at the Cottolengo turned to Don Orione in prayer asking for his intercession. Surprisingly and without any explanation there was a speedy recovery and no traces of the deadly tumour could be found. Various tests were carried out in the the following 11 years and the findings were all clear.  This healing could not be explained scientifically, but the Church recognised it as a miracle attributed to the intercession of Blessed Luigi Orione.

Pierino himself says “I remember only that I was very ill, blood was coming out of my mouth and I was feeling very worn out. I remember very little of being admitted to hospital; I find it easier to recall far away things, of my youth, rather than recent years.

After being discharged from hospital I started to feel well. I have always had a great trust in Don Orione and I pray for his intercession always. Since I recovered I must thank the Lord and Don Orione.”

The Canonisation May 16th 2004

Sunday May 16th 2004 was a very historic day in the life of the congregation of the Sons of Divine Providence. This was the day when its founder Luigi Orione was canonised. 

Here is an account written by one of the pilgrims about that day.

This day sees 63 pilgrims of Divine Providence from Britain and Ireland waking up in the Mondo Migliore centre, near Castel Gondolfo just outside Rome, planning to leave early so as to secure good seats in St Peters square. 

The coach dropped us off on the Via della Conciliazione at 7:30am on Sunday.  Most of us made our way into the seating area in St Peters square hoping to get close to the outside altar. A few of us were privileged to go as helpers with those in wheelchairs into the disabled persons section at the front of the congregation. The weather was glorious. The sun rolled over us like a huge natural spotlight. As well as Don Orione, five other men and women were to be canonised that day. Long before John Paul II came out banners and songs filled the air, as they did during the whole ceremony. You could sense an infectious enthusiasm together with a deep appreciation for the lives of the holy men and women whose faces smiled down on us from the banners set up on the facade of St Peters basilica. When John Paul II finally appeared to start the celebrations at about 9:30, he was greeted with loud cheers and long applause. He was flanked on his left with rows of cardinals and dignitaries, and on his right with rows of priests who helped him in concelebrating the mass. 

Don Orione, the Father of the poor, is now a Saint who intercedes for us in heaven. Pope John Paul said of him ... “His witness is alive still today. The world, all too often dominated by indifference and violence, needs persons like him who ‘fill with love the furrows of the earth (that are instead) so full of selfishness and hatred” (Writings, 62, 99). 

Not everybody could go to the canonisation. Some of the “family” had to make the sacrifice of staying at home! The canonisation was broadcasted on two major private networks, EWTN from the United States and Telepace from Italy, and so many got the chance to see it from the armchair rather than the obelisk!

Don Orione would be the first to use the media to his advantage had he lived today. He said we needed to be “ahead of the times”, and use all at our disposal to proclaim the good news of the gospel. 

May Saint Orione help us to be “Oriones” in today’s world.

On 25 June 2008, Pope Benedict XVI unveiled and blessed a statue of St. Luigi Orione, sculptured from white Carrara marble by Alessandro Romano. The statue, standing in one of the Michaelangelo niches of St. Peter’s basilica in the Vatican, portrays Don Orione’s active life. He holds a bible in his right hand with the phrase “ONLY CHARITY WILL SAVE THE WORLD”. With his left hand Don Orione embraces a boy he has rescued from an earthquake. The embrace is paternal, kind and comforting. The boy is promised bread and the Word of God for the future.


ST LOUIS ORIONE

Meeting Don Bosco as a boy


Louis Orione was born in Pontecurone, in the diocese of Tortona, 23 June 1872. As a youngster he helped his father mending roads until he turned thirteen. Louis wanted to study to become a priest and went to the Franciscan Monastery at Voghera, but he had to abandon his efforts because of serious illness.

He was then accepted at the College in Valdocco, where he came to know Don Bosco, by now quite elderly. He gained the privilege of going to confession to him, and after writing up three entire exercise books worth of sins, the Saint tore them up, saying to him amongst other things: "We will always be friends".

Imbibing Salesian spirit


In Turin he breathed in the Salesian spirit and came to know the nearby Cottolengo work. In 1889 he began his philosophy studies at the seminary in Tortona. In 1892, still a cleric, he opened an Oratory in Tortona, and the following year a College. In 1895 he was ordained priest. At the same celebration the bishop gave the clerical habit to six of his students at the college.

Founder of Religious Congregations


He began opening works throughout Italy, and in 1903 the male Religious Congregation of the Small Work of Divine Providence was recognised by the bishop of Tortona. It comprised priests, coadjutor brothers and hermits, with the apostolic charism of "collaborating in bringing the little ones, the poor and the people of the Church to the Pope, through works of charity". After the terrible earthquake in 1908 he helped Messina and Reggio Calabria, helping out those orphaned and people in general.

Pius X made him Vicar General of Messina Diocese. After leaving Sicily, he was busy with the growth of his Congregation, bringing help throughout Italy when the First World War broke out. In 1915 he founded the female branch: the Little Missionary Sisters of Charity, to whom, in 1927, were added the Sisters Adorers and, following that, the Contemplative Sisters of Jesus Crucified.

Later came a Secular Institute and Lay Movement based on his spirit. These foundations spread through much of the world, in Latin America, United States, England and Albania.

"We will always be friends"


In 1940 Fr Orione died in a house belonging to his work in Sanremo. Louis always kept Don Bosco’s words in mind: "We will always be friends". After having prayed at the Saint's tomb for a long time he was convinced that the Lord did not want him to join the Salesians. But he never discounted the Valdocco model, so much so that he said many times: "I would walk on burning coals to see Don Bosco again, and I would say thanks to him".

John Paul II beatified him in 1980 and canonised him in May 2004.

Last modified on Tuesday, 11 February 2014 10:26



Luigi Orione (1872-1940)

Luigi Orione was born in Pontecurone, diocese of Tortona, on 23 June 1872. At thirteen years of age he entered the Franciscan Friary of Voghera (Pavia), but he left after one year owing to poor health. From 1886 to 1889 he was a pupil of Saint John Bosco at the Valdocco Oratory (Youth Centre) in Turin.

On 16 October 1889, he joined the diocesan seminary of Tortona. As a young seminarian he devoted himself to the care of others by becoming a member of both the San Marziano Society for Mutual Help and the Society of Saint Vincent de Paul. On 3 July 1892 he opened the first Oratory in Tortona to provide for the Christian training of boys. The following year, on 15 October 1893, Luigi Orione, then a seminarian of twenty-one, started a boarding school for poor boys, in the Saint Bernardine estate.

On 13 April 1895, Luigi Orione was ordained priest and, on that occasion, the Bishop gave the clerical habit to six pupils of the boarding school. Within a brief span of time, Don Orione opened new houses at Mornico Losana (Pavia), Noto - in Sicily, Sanremo and Rome.

Around the young Founder there grew up seminarians and priests who made up the first core group of the Little Work of Divine Providence. In 1899, he founded the branch of the Hermits of Divine Providence. The Bishop of Tortona, Mgr Igino Bandi, by a Decree of 21 March 1903, issued the canonical approval of the Sons of Divine Providence (priests, lay brothers and hermits) - the male congregation of the Little Work of Divine Providence. It aims to “co-operate to bring the little ones, the poor and the people to the Church and to the Pope, by means of the works of charity”, and professes a fourth vow of special “faithfulness to the Pope”. In the first Constitutions of 1904, among the aims of the new Congregation, there appears that of working to “achieve the union of the separated Churches”.

Inspired by a profound love for the Church and for the salvation of Souls, he was actively interested in the new problems of his time, such as the freedom and unity of the Church, the Roman question, modernism, socialism and the Christian evangelisation of industrial workers.

He rushed to assist the victims of the earthquakes of Reggio and Messina (1908) and the Marsica region (1915). By appointment of Saint Pius X, he was made Vicar General of the diocese of Messina for three years.

On 29 June 1915, twenty years after the foundation of the Sons of Divine Providence, he added to the “single tree of many branches” the Congregation of the Little Missionary Sisters of Charity who are inspired by the same founding charism. Alongside them, he placed the Blind Sisters, Adorers of the Blessed Sacrament. Later, the Contemplative Sisters of Jesus Crucified were also founded.

For lay people he set up the associations of the “Ladies of Divine Providence”, the “Former Pupils”, and the “Friends”. More recently, the Don Orione Secular Institute and the Don Orione Lay People's Movement have come into being.

Following the First World War (1914-1918), the number of schools, boarding houses, agricultural schools, charitable and welfare works increased. Among his most enterprising and original works, he set up the “Little Cottolengos”, for the care of the suffering and abandoned, which were usually built in the outskirts of large cities to act as “new pulpits” from which to speak of Christ and of the Church - “true beacons of faith and of civilisation”.

Don Orione's missionary zeal, which had already manifested itself in 1913 when he sent his first religious to Brazil, expanded subsequently to Argentina and Uruguay (1921), Palestine (1921), Poland (1923), Rhodes (1925), the USA (1934), England (1935), Albania (1936). From 1921-1922 and from 1934-1937, he himself made two missionary journeys to Latin America: to Argentina, Brazil and Uruguay, going as far as Chile.

He enjoyed the personal respect of the Popes and the Holy See's Authorities, who entrusted him with confidential tasks of sorting out problems and healing wounds both inside the Church as well as in the relations with society. He was a preacher, a confessor and a tireless organiser of pilgrimages, missions, processions, live cribs and other popular manifestations and celebrations of the faith. He loved Our Lady deeply and fostered devotion to her by every means possible and, through the manual labour of his seminarians, built the shrines of Our Lady of Safe Keeping in Tortona and Our Lady of Caravaggio at Fumo. In the winter of 1940, with the intention of easing the heart and lung complaints that were troubling him, he went to the Sanremo house, even though, as he said, “it is not among the palm trees that I would like to die, but among the poor who are Jesus Christ”. Only three days later, on 12 March 1940, surrounded by the love of his confreres, Don Orione died, while sighing “Jesus, Jesus! I am going”.

His body was found to be intact at its first exhumation in 1965. It has been exposed to the veneration of the faithful in the shrine of Our Lady of Safe Keeping in Tortona ever since 26 October 1980 - the day in which Pope John Paul II inscribed Don Luigi Orione in the Book of the Blessed.


CANONIZATION OF SIX NEW SAINTS

HOMILY OF JOHN PAUL II

Sixth Sunday of Easter, 16 May 2004


1. "Peace I leave with you" (Jn 14: 27). During the Easter season, we frequently hear this promise of Jesus to his disciples. True peace is the fruit of Christ's victory over the power of evil, sin and death. Those who follow him faithfully become witnesses and builders of his peace.

It is in this light that I wish to contemplate the six new Saints, offered to us today by the Church for universal veneration: Luigi Orione, Hannibal Mary Di Francia, José Manyanet y Vives, Nimatullah Kassab Al-Hardini, Paola Elisabetta Cerioli, Gianna Beretta Molla.

2. "Men who have risked their lives for the sake of Our Lord Jesus Christ" (Acts 15: 26). These words taken from the Acts of the Apostles can be well-applied to St Luigi Orione, a man who gave himself entirely for the cause of Christ and his Kingdom. Physical and moral sufferings, fatigue, difficulty, misunderstandings and all kinds of obstacles characterized his apostolic ministry. "Christ, the Church, souls", he would say, "are loved and served on the cross and through crucifixion or they are not loved and served at all" (Writings, 68, 81).

The heart of this strategy of charity was "without limits because it was opened wide by the charity of Christ" (ibid., 102, 32). Passion for Christ was the soul of his bold life, the interior thrust of an altruism without reservations, the always fresh source of an indestructible hope.
This humble son of a man who repaired roads proclaimed that "only charity will save the world" (ibid., 62, 13), and to everyone he would often say that "perfect joy can only be found in perfect dedication of oneself to God and man, and to all mankind" (ibid.).

3. "Whoever loves me will keep my word" (Jn 14: 23). In these words of the Gospel we see illustrated the spiritual profile of Hannibal Mary Di Francia, whose love for the Lord moved him to dedicate his entire life to the spiritual well-being of others. In this perspective, he felt above all the urgency to carry out the Gospel command: "Rogate ergo... Pray then to the Lord of the harvest to send out labourers into his harvest!" (Mt 9: 38).

He left to the Rogationist Fathers and the Daughters of Divine Zeal the task to do their utmost with all their strength so that prayer for vocations would be "unceasing and universal". This same call of Fr Hannibal Mary Di Francia is directed to the young people of our times, summed up in his usual exhortation: "Fall in love with Jesus Christ".

From this providential intuition, a great movement of prayer for vocations rose up within the Church. I hope with all my heart that the example of Fr Hannibal Mary Di Francia will guide and sustain such pastoral work even in our times.

4. "The Holy Spirit, whom the Father will send in my name, will teach you everything and remind you of all that I told you" (Jn 14: 26). From the beginning, the Holy Spirit has brought forth men and women who have remembered and spread the truth revealed by Jesus. One of these was St José Manyanet, a true apostle of the family. Inspired by the school of Nazareth, he carried out his plan of personal sanctity and heroically devoted himself to the mission that the Spirit entrusted to him. He founded two religious congregations. A visible symbol of his apostolic zeal is also the temple of the Holy Family of Barcelona.

May St José Manyanet bless all families and help them follow the example of the Holy Family in their homes!

5. A man of prayer, in love with the Eucharist which he adored for long periods, St Nimatullah Kassab Al-Hardini is an example for the monks of the Order of Lebanese Maronites as he is for his Lebanese brothers and sisters and all Christians of the world. He gave himself completely to the Lord in a life full of great sacrifices, showing that God's love is the only true source of joy and happiness for man. He committed himself to searching for and following Christ, his Master and Lord.

Welcoming his brothers, he reassured and healed many wounds in the hearts of his contemporaries, witnessing to God's mercy. May his example enlighten our journey and bring forth, especially in young people, a true desire for God and for holiness to proclaim to our world the light of the Gospel!

6. "The Angel... showed me the holy city Jerusalem coming down out of heaven" (Rv 21: 10). This marvellous image in the Apocalypse of John exalts the beauty and spiritual fruitfulness of the Church, the new Jerusalem. A unique witness to this spiritual fruitfulness is Paola Elisabetta Cerioli, whose life was full of good fruits.

Contemplating the Holy Family, Paola Elisabetta understood that families remain strong when the bonds among their members are sustained and kept together by sharing the values of faith and a Christian way of life. To spread these values, the new Saint founded the Institute of the Holy Family. She was convinced that in order for children to grow up sure of themselves and strong, they needed a family that was healthy and united, generous and stable. May God help Christian families to welcome and witness in every situation to the love of the merciful God.

7. Gianna Beretta Molla was a simple, but more than ever, significant messenger of divine love. In a letter to her future husband a few days before their marriage, she wrote: "Love is the most beautiful sentiment the Lord has put into the soul of men and women".

Following the example of Christ, who "having loved his own... loved them to the end" (Jn 13: 1), this holy mother of a family remained heroically faithful to the commitment she made on the day of her marriage. The extreme sacrifice she sealed with her life testifies that only those who have the courage to give of themselves totally to God and to others are able to fulfil themselves.

Through the example of Gianna Beretta Molla, may our age rediscover the pure, chaste and fruitful beauty of conjugal love, lived as a response to the divine call!

8. "Do not let your hearts be troubled or afraid" (Jn 14: 28). The earthly events of these six new Saints spur us to persevere on our own journey, confiding in the help of God and the maternal protection of Mary. From Heaven, may they now watch over us and support us with their powerful intercession.

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