lundi 30 mars 2015

Saint ANTOINE DAVELUY, évêque, et ses compagnons, martyrs

Saint Antoine Daveluy, évêque, et ses compagnons, martyrs

En 1866, après avoir vainement tenté de rencontrer le régent coréen Térrongum, Mgr Daveluy, 43 ans, missionnaire originaire d'Amiens, retourne en province. Le 11 mars, dénoncé par un renégat, il fut arrêté par la police avec deux autres missionnaires et deux laïcs coréens. Tous furent emprisonnés à Séoul et cruellement torturés. Quatre jours plus tard, ils furent condamnés à mort. Pour ne pas nuire à la préparation du mariage du roi Kojong, le gouvernement décida de les exécuter loin de la capitale, à Poryong. Ils quittèrent Séoul le 28 et, parvenus à Onyang, adressèrent une homélie aux chrétiens du village et aux policiers, exaltant leur mort glorieuse. Le 30 mars, ils furent décapités à Kalmèmot, face à la mer.


Saint Antoine Daveluy 1818 – 1866 

Mgr Marie Nicolas Antoine Daveluy, originaire d’Amiens, Missionnaire Apostolique de la Congrégation des Missions Etrangères, martyrisé en Corée en 1866 et canonisé en 1984 par le Pape Jean-Paul II, fut un ardent membre de l’Archiconfrérie, d’abord durant son séminaire, ensuite devenu vicaire dans la paroisse de Roye, près d’Amiens. Il reçut en 1843 des mains de l’Abbé Desgenettes, les papiers d’affiliation à l’Archiconfrérie pour l’établir à Roye ; enfin il semble l’avoir établie en Corée entre 1846 et 1866.
Il existe une petite chapelle érigée à l’endroit où Mgr Daveluy fut pris pour être emmené et martyrisé, où l’on projette d’installer une statue de Notre-Dame des Victoires.
On trouve encore une dévotion à Notre-Dame des Victoires en Corée du Sud, à la paroisse des Martyrs St Louis Beaulieu et St Henri Dorée, à Ha-ou-kyon (affiliée à l’Archiconfrérie en 1989) et à Sung Nam (à la Mission Catholique).
Les grandes dates de sa vie : 

(Répertoire des Membres de la Société des Missions Etrangères)


« Marie Nicolas Daveluy, naquit le 16 mars 1818 à Amiens (Somme), fut ordonné prêtre le 18 décembre 1841, entra au Séminaire des Missions Etrangères le 4 octobre 1843. Il en partit le 6 février 1844.
Arrivé en Corée, il alla étudier la langue dans une petite chrétienté et dès janvier 1846, commença ses courses apostoliques. Deux ans plus tard, il eut la direction du séminaire. Mgr Berneux le choisit en 1857 pour coadjuteur et le sacra à Séoul évêque d’Acônes. En 1861, il était dans la province de Kyeng-syang, et il y avait déterminé d’assez nombreuses conversions. Au début de 1865, il travailla dans le Haut Naihpo ; au printemps de 1866, il était à Keutori lorsque la persécution devint plus violente. Dénoncé par des traîtres, il fut arrêté avec ses confrères Huin et Aumaître. Ils furent ensuite conduits à Séoul et jetés en prison. Condamnés à mort, ils furent décapités le 30 mars 1866 à Syou-yeng, semble-t-il. Mgr Daveluy a été canonisé le 6 mai 1984. »
1866 – Année de son martyre : 

Archives des Missions Etrangères


« En 1866, après avoir vainement tenté de rencontrer le régent Terrongum, Mgr Daveluy, 43 ans, missionnaire originaire d’Amiens, retourne en province. Le 11 mars, dénoncé par un renégat nommé Yi Soni, il fut arrêt par la police avec le père Huin, 30 ans, de Langres, le père Aumaître, 25 ans, d’Angoulême, et deux laïcs coréens : Luc Hwang, 55 ans, de Suwon. Tous furent emprisonnés à Séoul et cruellement torturés.
Quatre jours plus tard, ils furent condamnés à mort. Pour ne pas nuire à la préparation du mariage du roi Kojong, le gouvernement décida de les exécuter loin de la capitale, à Poryong. Ils quittèrent Séoul le 28 et, parvenus à Onyang, dînèrent puis adressèrent une homélie aux chrétiens du village et aux policiers, exaltant leur mort glorieuse. Le 30 mars, ils furent décapités face à la mer. »
Mgr Daveluy fut canonisé par Jean-Paul II le 6 mai 1984 à Séoul (Corée) avec 103 martyrs coréens dont saint André Kim. »
Son corps repose aujourd’hui en la cathédrale de Séoul.
Souvenirs de famille :

(selon les propos de Mlle Thérèse de Brandt sa petite nièce – Annales des Missions Etrangères)
« M. et Mme Isidore Daveluy, parents de Mgr Daveluy, donnaient l’exemple de toutes les vertus chrétiennes, s’occupant non seulement de leur nombreuse famille de 14 enfants mais encore des oeuvres établies dans la ville d’Amiens.
La journée commençait par la prière et la méditation puis ensuite la famille se rendait à l’église paroissiale de Saint-Leu pour assister à la messe où M. Daveluy était montré en exemple pour son profond respect observé dans un lieu saint. Après le travail, la journée s’achevait de même par la prière en commun qui réunisssait au pied du Crucifix parents, enfants et domestiques. »
De cette union des époux Daveluy naquirent sept fils et sept filles dont ils donnèrent à l’Eglise trois religieuses, un chanoine, archiprêtre de la Cathédrale d’Amiens et le saint évêque Antoine Daveluy, coadjuteur et martyr en Corée.
« Mgr Daveluy célébra sa première messe le 29 décembre 1841 en l’église Saint-Leu, d’Amiens, sa paroisse. Une foule immense y assistait avide de recevoir, selon l’usage, l’imposition des mains. Une femme, pauvre des biens de la terre, mais riche de foi et de confiance en Dieu, sollicita l’autorisation de présenter le premier à cette célémonie son enfant âgé de trois ans qui ne marchait pas encore. Sa demande fut accordée, et aussitôt après, l’enfant marcha, au grand étonnement des médecins et des personnes qui le croyaient infirme pour la vie.
Pendant la guerre, un homme est venu trouver la soeur de Mgr Daveluy, religieuse de Louvencourt, pour lui dire que lui aussi avait été l’objet d’une pareille faveur lorsqu’il était enfant.
Avant de partir pour les missions Mgr Daveluy alla faire ses adieux à sa famille réunie dans la maison de campagne à Bergicourt près de Poix. Ce fut la plus poignante, la plus douloureuse des séparations : un père, une mère, des frères, des soeurs. Arrivé pour le trentième anniversaire du mariage de ses parents, toute sa famille assista à la messe qu’il célébra, jusqu’au petit Marie (14ème enfant de M. et Mme Daveluy), âgé de 18 mois qui avait été baptisé par ce frère aîné. »
En 1843, l’abbé Daveluy avait dit à des religieuses qui frémissaient à la pensée des tortures auxquelles son départ pourrait l’exposer bientôt : « Est-ce que si vous appreniez que j’ai confessé la foi jusqu’à la mort, vous n’auriez pas le courage de chanter le Te Deum ? Dans ma famille, j’en suis sûr, on le chanterait ».
« Or, lorsque son vieux père apprit le martyre de Mgr Daveluy, il resta de longues heures absorbé dans un chagrin et un silence profonds. Il aimait tant ce fils aîné ! Le lendemain matin, se rendant à l’église pour entendre la messe, il eut le courage de demander au Prêtre de la célébrer en actions de grâces, puis à ses filles religieuses, il dit tout ému : « Je dis le Te Deum pour remercier Dieu de la grande grâce qu’il a faite à votre frère, je devrais le chanter, mais je ne m’en sens pas la force ». A Mgr Boudinet, alors évêque d’Amiens, il dit en repoussant ses consolations pour n’accepter que ses félicitations : « Qu’ai-je donc fait à Dieu pour être le père de trois religieuses et de deux prêtres, dont un, évêque et martyr ? »
Dieu rappela à Lui M. Daveluy le 29 mars 1870 à 8 heures du soir. En Corée, on se trouvait au 30 mars, cinq heures du matin. « Seigneur, avait-il dit dans ses prières, j’ai vécu les années de mon Père ; vous qui avez été si bon pour moi, faites-moi la grâce de quitter ce monde le jour du martyre de mon fils. » »
Basilique du Vatican – 14 octobre 1984

(Extrait de l’homélie de Jean-Paul II lors d’une concélébration pour les martyrs de Corée)
« L’évangile d’aujourd’hui nous parle des serviteurs que le roi envoya pour appeler les invités aux noces de son Fils: “Allez aux croisées des chemins: tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce” (Matth. 22, 9)
Beaucoup de fils et filles de France ont accompli un grand service missionnaire à l’égard de la jeune Eglise de Corée.
En effet, le Pape Grégoire XVI, ayant reçu une lettre de la communauté de laïcs qui demandait l’envoi de prêtres, s’adressa en 1827 à la Société des Missions étrangères de Paris, qui connaissait un moment de forte expansion missionnaire, en lui proposant de répondre à la demande. Parmi les volontaires qui se présentèrent, il y eut le premier évêque désigné par le Saint-Siège comme Vicaire Apostolique pour la terre de Corée, Mgr Barthélemy Bruguière. Mais il mourut avant de rejoindre son lieu de destination.
Par contre le martyre attendait les Français courageux qui dès l’année suivante, en 1836 commencèrent leur activité en Corée: Pierre Maubant et Jacques Chastan. Et de même furent martyrisés le second Vicaire Apostolique, Mgr Laurent Imbert, arrivé en 1837, puis Mgr Siméon Berneux, Mgr Antoine Daveluy, et d’autres héros français, dont nous avons inscrit les noms, comme vous le savez, “dans le livre de la vie” (Phil. 4, 3; Apoc. 3, 5; 13, 8; 21, 27).
Ces Martyrs missionnaires ont fraternisé avec ceux de Corée dans un unique témoignage de foi qui montre à quel point la charité a une valeur qui ne connaît pas les barrières ou les limites de la nationalité ou de la culture. Celui qui aime vraiment sa patrie ne peut considérer comme un “étranger” le chrétien d’un autre pays. Et de même tout vrai chrétien considère d’une certaine façon comme ses compatriotes les hommes des autres pays. De même que les missionnaires français surent reconnaître des frères dans les Coréens, de même les Coréens surent reconnaître des frères dans les Français. La meilleure façon d’aimer sa propre patrie et de respecter celle des autres tient justement dans le partage de cet esprit de “catholicité”, c’est-à-dire d’authentique universalité, de cet amour pour l’homme enseigné par l’Evangile et qui est un don de Dieu à l’humanité entière.
C’est pourquoi l’Evangile est ouvert à toute forme de culture: il féconde de l’intérieur les qualités spirituelles et les dons qui sont propres aux diverses cultures (Gaudium et Spes, 53). »

Saint Antoine Daveluy

Avec 103 autres martyrs coréens ( 1866)

Voir Corée, implantation de l'Eglise sur le site Internet des Missions Etrangères de Paris. 

"En 1866, après avoir vainement tenté de rencontrer le régent Térrongum, Mgr Daveluy, 43 ans, missionnaire originaire d'Amiens, retourne en province. Le 11 mars, dénoncé par un renégat nommé Yi Soni, il fut arrêté par la police avec le père Huin, 30 ans, de Langres, le père Aumaître, 25 ans, d'Angoulême, et deux laïcs coréens: Luc Hwang, 55 ans, de Suwon. Tous furent emprisonnés à Séoul et cruellement torturés. Quatre jours plus tard, ils furent condamnés à mort. Pour ne pas nuire à la préparation du mariage du roi Kojong, le gouvernement décida de les exécuter loin de la capitale, à Poryong. Ils quittèrent Séoul le 28 et, parvenus à Onyang, dînèrent puis adressèrent une homélie aux chrétiens du village et aux policiers, exaltant leur mort glorieuse. Le 30 mars, ils furent décapités à Kalmèmot, face à la mer." 

"Saint Antoine Daveluy et la Corée. Membre des Missions Etrangères de Paris, Antoine Daveluy, baptisé à l’église Saint Germain livra sa vie un vendredi saint dans la fidélité à son seul Seigneur Jésus-Christ. Par lui, nos liens avec la Corée se développent. Nous avons accueilli tout récemment deux nouveaux prêtres de Corée."

"Saint Antoine Daveluy, picard de notre terre. En ce XIXe siècle, époque de nombreux élans missionnaires, il partit aux confins du monde, au pays du matin calme pour soutenir les premiers chrétiens de Corée. Le 30 mars 1866, vendredi saint de cette année-là, il fut décapité. Son martyre est toujours semence d’évangile pour notre Église."

"Parmi tous les missionnaires qui sont partis en Orient, nous gardons en mémoire Mgr. Antoine Daveluy. Picard, il partit au XIXe siècle en Corée. Il livra sa vie pour son Seigneur et pour le peuple de Corée. Lors de notre pèlerinage diocésain en Corée, nous nous sommes rendus sur le lieu de son exécution. Notre célébration avec l’Eglise locale fut d’une rare intensité et exprima une profonde communion ecclésiale."

"Saint Antoine Daveluy est plus proche de nous puisqu'il fut martyrisé le 30 mars 1866 en Corée. Antoine Daveluy est né à Amiens en 1818 et fut ordonné prêtre en 1841. Il entre aux Missions Etrangères de Paris, puis est envoyé en Corée. Evêque en 1857, il livra sa vie le Vendredi Saint. Nos liens avec les Eglises de Corée se sont développés en mémoire de Saint Antoine Daveluy. Par delà les frontières, nous tissons des liens entre diocèses en mémoire de Saint Antoine Daveluy."

(extraits d'homélies de Mgr Bouilleret)

Canonisé par Jean-Paul II le 6 mai 1984 à Séoul (Corée) avec 103 Martyrs Coréens (peinture - site du Vatican - en italien) dont saint André Kim.

À Su-Ryong en Corée, l’an 1866, les saints martyrs Antoine Daveluy, évêque, Pierre Aumaître, Martin-Luc Huin, prêtres, Joseph Chang Chu-gi, catéchistes, et Luc Hwang Sok-tu, qui furent décapités pour la foi au Christ. Saint Thomas Son Cha-son, fut étranglé dans la prison de Kang Tijou. (martyrologe romain - 30 mars)


Martyrologe romain

"Pour nous, vous le savez, quelques jours de souffrance sauraient bien compenser le bonheur de confesser le nom de Jésus-Christ. Puisque je n’ai pas l’ombre d’un souci, pas d’ennuis, pas de découragement, je suis toujours calme, gai, content et heureux." Lettre de saint Antoine Daveluy



PONTIFICIUM OPUS A SANCTA INFANTIA
 

SAINT ANTOINE DAVELUY

Il naquit en 1818 dans la ville d’Amiens, en France, dans une famille influente et très pieuse. Deux de ses frères étaient prêtres.

Ordonné prêtre en 1841, à l’âge de 25 ans il décida d’entrer à la Société des Missions Étrangères de Paris. Destiné initialement à aller en Chine, il fut finalement envoyé en Corée où il passa les 21 années qui lui restaient à vivre. À son arrivée, la mission était entièrement à reconstruire. Dans ses deux premières années d’activité apostolique, il baptisa plus de 1700 Coréens.

Tant de travail fit que sa santé, déjà en soi chancelante, se détérioraEn 1856, l’Évêque Simon Bernaux le nomma Évêque coadjuteur, et comme tel, lui confia les régions les plus éloignées et les plus difficiles.

Malgré les obstacles que les autorités mettaient continuellement à la mission, il trouva le temps d’écrire plusieurs ouvrages, parmi lesquels une histoire de l’Église coréenne et un dictionnaire coréen-français.

Les persécutions contre les chrétiens étaient fréquentes. Quand son Évêque subit le martyre, il prit sa place. Vingt-trois jours plus tard, le 11 mars 1860, il fut arrêté, interrogé et torturé par les autorités coréennes. Transféré à Séoul, il fut emmené à 100 km de la Capitale pour y être mis à mort, afin que son exécution ne dérange pas les célébrations imminentes pour le mariage du roi.

Il fut martyrisé un Vendredi Saint, exactement le 30 mars 1866, avec ses compagnons le P. Aumaitre et le P. Huin. Ce fut lui qui demanda de mourir ce jour-là. Le bourreau, après avoir porté un premier coup sur la nuque avec son épée, refusa de continuer jusqu’à ce qu’il ait reçu une certaine somme d’argent que le fonctionnaire coréen ne voulait pas lui donner. La discussion se prolongea longtemps, tandis que le corps encore en vie de Mgr Daveluy était à terre, en proie aux convulsions de l’agonie. Une fois parvenu à un accord, le bourreau donna deux autres coups qui lui ôtèrent la vie. Il n’avait que 49 ans.

 En 1968 il fut béatifié, et en 1984, S.S. Jean-Paul II le canonisa avec d’autres martyrs coréens.

" Face à la maladie de notre Évêque, nous adresser au le Cœur Immaculé de Marie était notre unique ressource : nous l’avons fait à travers une neuvaine, mais notre Mère semble vouloir absolument mettre fin à l’exil de son serviteur, et se montre jalouse de le rappeler à elle. Si nous devenons orphelins, elle nous consolera sans aucun doute par une sollicitude plus maternelle ; c’est grâce à sa protection, je n’en doute pas, que j’ai pu faire face aux fatigues de l’année. Chargé de la cure de Monseigneur et de faire l’administration à sa place, par les routes les plus pénibles, tout en remplissant mes fonctions ordinaires, j’ai trouvé le temps et la force de tout faire. Mais vous savez que Dieu récompense les fatigues de ses missionnaires par de nouvelles épreuves. "

(Lettre de Saint Antoine Daveluy, 18 octobre 1852)

 Comme vous le voyez, vénérable Supérieur, si Dieu nous visite par les persécutions les plus violentes, la Corée donnera toutefois de courageux soldats, confesseurs et martyrs. Réjouissons-nous de ces heureuses dispositions et demandons au Souverain Maître d’envoyer dans sa vigne des ouvriers apostoliques selon son cœur, des apôtres habiles et courageux capables de soutenir les fidèles dans les combats que l’enfer ne cesse de susciter. De nombreux chrétiens gémissent encore dans les prisons ; une arrestation de nombreux fidèles a eu lieu au mois de septembre ; bon nombre de prisonniers ont été renvoyés sans procès, d’autres sont encore en chaînes… "

(Saint Antoine Daveluy, Lettre au Supérieur du Séminaire des Missions Étrangères de Paris, 6 septembre 1853)



SAINT ANTHONY DAVELUY

In 1818 in the city of Amiens, France, he was born of an influential and religious family. Two of his brothers were priests.

Ordained a priest in the year 1841, at the age of 25, he decided to enter the Society for Foreign Missions in Paris. Initially he was assigned to go to China, but his eventual assignment was Korea, the country in which he would spend the rest of his 21 years of life. When he arrived, the mission had to be practically rebuilt in its entirety. In the first two years of his apostolic activity, he baptized more than 1,700 Koreans.

He worked so hard that his already weak health began to worsen.

In 1856, Bishop Simon Bernaux named him Bishop Coadjutor, and as such he became in charge of the most remote and difficult areas.

Despite the problems that the authorities continually created for the mission, he found the time to write various works, among them a history of the Korean Church and a Korean- French dictionary.

The persecution against Christians was frequent. When Bishop Bernaux died a martyr, Daveluy occupied his position. Twenty-three days after, on March 11th 1860, he was arrested, interrogated, and tortured by the Korean authorities. Transferred to Seoul, they decided to execute him 100 kilometers from the capital so that his execution would not bother the king who was about to marry.

He was martyred on Good Friday, exactly on March 30th of 1866, along with his companions Father Aumaitre and Father Huin. It was he who asked to die on this day. After having delivered a single blow of the sword to the nape of the neck, the executioner did not want to continue until he was paid a large sum of money that the Korean magistrate did not want to concede. The discussion carried on for quite some time, while the body of Msgr. Daveluy, still alive, went into convulsions of agony on the ground. Once they reached an agreement, the executioner struck him twice more, and with that he died. He was only 49 years old.

In 1968, he was beatified, and in 1984, His Holiness John Paul II canonized him together with other Korean martyrs. “In the face of the illness of our Bishop, our only opportunity was to turn to the Immaculate Heart of Mary: we did this with a novena; but our Mother absolutely seems to want to put an end to the exile of her servant, and she shows herself full of zeal in calling him to herself. If we should become orphans, she will without a doubt console us with a more maternal solicitude; it is thanks to her protection, I doubt it not, that I am able to face the fatigues of this year. Charged with the care of Monsignor and of carrying on the administration in his place, on the most difficult roads, without ceasing to fulfill my ordinary duties, I have found the time and the strength to do everything. But you know that God rewards the fatigues of his missionaries with new trials.”

(Letter of Saint Anthony Daveluy, October 18th, 1852)

“You see, venerable Superior, that if God visits us with more violent persecutions, Korea will give forth even more valiant soldiers, confessors, and martyrs. Let us rejoice in these happy dispositions, and let us ask the Sovereign Master to send apostolic workers to his vineyard according to His Heart, able and valiant apostles that can sustain the faithful in their battles that Hell does not cease to wage. Numerous Christians still groan in prison; the arrest of a number of faithful took place in the month of September, a good number of prisoners were let free without trial, while others are still in chains. . ..”

(Saint Anthony Daveluy, Letter to the Superior of the Seminary of Foreign Missions in Paris, September 6th, 1853)






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