mardi 17 mars 2015

Sainte GERTRUDE de NIVELLES, vierge et abbesse


Sainte Gertrude de Nivelles, vierge

Fille de la bienheureuse Iduberge (Ida) d'Aquitaine et de Pépin de Landen, maire du palais de Dagobert, roi d'Austrasie. Elle reçut le voile des vierges consacrées des mains de saint Amand. Ida fonda une communauté mixte à Nivelles, dans le Brabant Wallon, et y installa sa fille cadette Gertrude comme première abbesse en 650, à l'âge de vingt ans. Elle assure cette charge d'une façon admirable. Reconnue pour sa grande charité, son sens de l’hospitalité et pour avoir fourni une aide importante aux moines missionnaires irlandais, elle se démet de sa charge en 656 (c’est sa nièce, Sainte-Wilfetrude, qui lui succède) et passe le reste de sa vie à étudier les Saintes Écritures et à faire pénitence. Elle meurt à 33 ans, en 659.

Sainte Gertrude de Nivelles

Abbesse ( 659)

Fille de la bienheureuse Itte Iduberge et de Pépin de Landen, maire du palais de Dagobert, roi d'Austrasie. Elle reçut le voile des vierges consacrées des mains de saint Amand. Itte fonda une communauté mixte à Nivelles et installa sa fille cadette Gertrude comme première abbesse en 650. Abbesse à l'âge de vingt ans, elle assure cette charge d'une façon admirable. Elle se lia d'amitié avec les saints irlandais, saint Foillan et saint Ultan. Avide de savoir, elle cherchait surtout la connaissance des Saintes Ecritures. Elle s'occupa en priorité des serfs qui peuplaient les domaines avoisinants. Par de longues souffrances, elle identifia sa vie monastique à la Passion du Christ et meurt à 33 ans. Elle a laissé le souvenir de sa grande charité pour les malades et les mourants.

Cette communauté mixte suivit la règle de Saint Colomban, chef de file des moines évangélisateurs irlandais.


À Nivelles en Brabant, l’an 659, sainte Gertrude, abbesse. Née dans un lignage illustre, elle reçut de l’évêque saint Amand le voile des vierges et gouverna avec sagesse le monastère que sa mère avait fondé et où elle vivait en moniale. Assidue à la lecture des saintes Écritures, elle se consuma dans l’austérité des veilles et de l’abstinence.


Martyrologe romain


Statue de sainte Gertrude
Sainte Gertrude était donc fille de Pépin de Landen et de Sainte Itte, et parente de Saint Bavon. Elle naquit à Landen en 626. Dès sa jeunesse, elle est considérée comme un modèle de vertu: dédaignant les vanités de ce monde, elle consacra, sur le conseil de Saint Amand, sa virginité à Dieu.


Un jour, le fils d'un grand seigneur d'Austrasie l'aperçut à la cour du roi, et s'éprit d'elle. Il en parla au roi, qui fit mander Pépin et sa fille pour leur proposer ce qui devait être un excellent parti. Mais Gertrude refusa catégoriquement, faisant remarquer au roi qu'elle avait depuis son enfance voué sa virginité au Christ. Le roi, bien qu'étonné, approuva cette attitude. Le jeune seigneur, lui, en conçut, comme il fallait s'y attendre, un vif dépît. Quant à Pépin, il désapprouvait totalement le refus de sa fille et il était décidé à employer toutes les ressources de l'autorité paternelle pour modifier les intentions de Gertrude. Pour la jeune fille, il n'y avait plus qu'une solution: la fugue. Avec le consentement de sa mère, Gertrude s'enfuit de la maison paternelle et se retira en un lieu solitaire où elle passa quelque temps dans la prière, la retraite et la pratique de la vertu. Pépin fut obligé de comprendre et rappela sa fille, enfin décidé à respecter son engagement.


Le décès de Pépin de Landen faucha brutalement le bonheur familial que connaissait cette belle famille. Lorsque Itte fonde un monastère sur le conseil de Saint Amand, Gertrude vient s'installer à Nivelles pour être proche de sa mère. Mais les prétendants à sa main (et à l'héritage de Pépin !) n'ont pas renoncé à l'épouser, et leurs tracasseries iront si loin que Gertrude demande à entrer elle-même au monastère dirigé par sa mère. ltte lui coupa elle-même les cheveux, et Gertrude y fit profession entre les mains de Saint Amand. Elle y fut un modèle de piété, de douceur, de patience et de toutes les vertus. Lors du décès de sa mère, Gertrude lui succède tout naturellement dans la charge abbatiale. Mais craignant d'être détournée par là de la prière et de la contemplation, elle chargea certains religieux du soin des affaires extérieures de la maison, et se partagea celles de l'intérieur avec ses compagnes.


Selon ses biographes, Gertrude était une femme jeune, belle, intelligente et charitable. Elle se dévouait sans compter pour les déshérités, les malades et les vieillards. Elle accueillait avec générosité les pélerins étrangers (Pensons à saint Feuillen de Fosses avec qui elle se lia d'amitié). Elle connaissait par coeur une grande partie des saintes Ecritures, dont elle pouvait expliquer les passages difficiles. Elle avait même envoyé des messagers "par-delà les mers" pour en ramener des livres sacrés et des reliques. Mais le diable, ennemi du repos des hommes (et des femmes!), ne la laissa pas lontemps sans troubles, il suscita une bande de malheureux débauchés qui se mirent à persécuter les religieuses, les injuriant et leur dérobant même ce qui était nécessaire à leur subsistance. On songea un instant à renvoyer chez elles les pieuses filles. Mais la piété et la fermeté de Gertrude eurent bientôt raison de ses ennemis, et tout rentra dans l'ordre.

Gertrude pratiquait égélement le jeûne avec un grand courage. Aussi, Dieu la favorisa de plusieurs prodiges: on vit plusieurs fois pendant quelle priait à l'église, apparaître au- dessus de sa tête une sphère de feu qui remplissait de lumière le lieu saint. Mais ces jeûnes et ces veilles affaiblirent son corps, et un jour, après une période de fièvre aigué, Gertrude fut contrainte de se démettre de la charge d'abesse, qu'elle confia à sa nièce Wilfetrude, fille de Grimoald.

Débarrassée des soucis matériels, Gertrude employa désormais son temps en prières et en dévotions. Et Dieu répondait généralement à la prière de Gertrude d'une manière explicite. Par exemple, lorsque Saint Feuillen fut assassiné avec ses compagnons en traversant la forêt du Roeulx (il revenait d'une visite au monastère de Nivelles), Gertrude décréta une prériode de jeûne et de prière pour retrouver le corps de son ami. Après 77 jours d'oraison, elle eut une vision lui montrant un endroit de la forêt tout illuminé. Gertrude identifia l'endroit et envoya des hommes, qui retrouvèrent le corps de Saint Feuillen et le ramenèrent solennellement à Fosses.

Gertrude eut une autre vision: alors qu'elle priait devant l'autel, elle vit une grande boule de feu descendre sur elle avec une telle splendeur que toute l'église en était illuminée. Si le sens de cette vison nous échappe un peu, nous devons noter que Gertrude elle-même en conçut une grande joie et une grande consolation.

Enfin, sentant ses forces décliner, elle envoya un messager auprès de Saint Ultan (ou Valtan), qui avait succédé à Saint Feuillen à la tête du monastère de Fosses, pour l'interroger sur le jour de son trépas. L'homme de Dieu lui fit répondre qu'elle mourrait le lendemain durant le Saint Sacrifice de la Messe, mais qu'elle ne devait en concevoir aucune crainte: le Royaume des Cieux lui serait grand ouvert. A cette nouvelle, elle commença à se préparer à la mort par des prières et oraisons qu'elle fit toute la nuit entourée de ses religieuses. Le matin étant venu, elle s'éteignit calmement dans le Seigneur, vers six heures du matin, alors que le prêtre venait de monter à l'autel. C'était le 17 mars 659. Elle n'était donc âgée que de trente-trois ans!


Le jour même de son décès, elle apparaît à Trèves à une abbesse du nom de Modeste. Elle apparut une seconde fois dix ans plus tard, alors que le monastère qu'elle avait fondé était la proie des flammes. Un homme, ne sachant que faire pour éteindre l'incendie, leva les yeux pour remettre les bâtiments à la garde de Notre-Seigneur. Sainte Gertrude lui apparut alors dans le ciel, éteignant le feu avec son voile. Et à l'instant même, l'ardeur du feu se mit à diminuer.

Sainte Gertrude fut enterrée près de sa mère, dans l'église Saint Pierre. Son tombeau devint très rapidement un lieu de pélerinage très fréquenté. De nombreux miracles s'y produisirent, dont le plus célèbre est la résurrection d'un garçon tombé dans le puits d'un monastère et dont la mère invoqua Sainte Gertrude. Le culte de Sainte Gertrude fut officiellement reconnu en 1220 par le Pape Honorius III. Au 13ième siècle, on fit ciseler une splendide châsse, joyau de l'orfèvrerie médiévale, pour contenir les ossements de la sainte. La très belle collégiale romane de Nivelles lui est dédiée.

Sainte Gertrude est vénérée dans les diocèses de Malines, Gand et Liège. Sa fête se célèbre, chez les catholiques de tradition comme chez les orthodoxes, le 17 mars, jour de sa naissance au ciel. Gertrude est invoquée pour la protection des voyageurs, ainsi que pour être préservé de certains rongeurs, tels les souris et les rats. C'est pourquoi certains tableaux la représentent avec une souris agrippée à sa robe ou grimpant à sa crosse. Elle fut aussi considérée comme la patronne des voyageurs et invoquée pour obtenir un bon gîte en voyage.


Plusieurs églises lui sont dédidées, dont la collégiale de Nivelles, qui est étape d'une des routes de pélerinage menant à Compostelle, et où se trouvent plusieurs statues de la sainte. Mais aussi à Jauchelette, Tenneville, Carlsbourg, Bras, Otrange, Chiny, Blégny, Landen, Louvain, Gentinne, Hevillers, Lasne. Lillois, Tubize... Ses reliques sont conservées à Nivelles et Louvain. Une localité porte son nom: Villers-Sainte-Gertrude, prés de Marche-en-Famenne. Une procession a lieu à Nivelles le dimanche qui suit le 29 novembre.

Prière à Sainte Gertrude


Dieu notre Père,
Dans ton amour infini,
Tu es appelé Sainte Gertrude à suivre ton Fils.
Sans regarder en arrière,
Elle a répondu à ton appel
En se donnant totalement à Lui et à ses frères.
Accorde-nous, dans l'Esprit-Saint,
Et par l'intercession de Sainte Gertrude,
De nous livrer au Seigneur et à nos frères
Dans une charité sincère et généreuse
Pour la gloire de Ton Nom.
Nous Te le demandons
Par Jésus le Christ notre Seigneur
Amen.

Texte de la vie et de la prière : "Saintes et saints de Belgique au 1er millénaire"

D. Bénissez Maître.


P. Béni soit notre Dieu, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

K. -Amen. Roi Céleste, * Consolateur, Esprit de vérité, * partout présent, * et remplissant tout, * trésor de tout bien * et donateur de vie * viens et demeure en nous * purifie nous de toute souillure * sauve nos âmes, Ô Dieu de bonté.-

Litanie de paix

D. En paix prions le Seigneur.

K. -Kyrie eleison.-

Pour la paix qui vient d'en haut et pour le salut de nos âmes, prions le Seigneur.

Pour la paix du monde entier, la prospérité des saintes Eglises de Dieu et pour l'union de tous, prions le Sei-gneur.

Pour ce saint temple, pour ceux qui y pénétrent avec foi, respect et crainte de Dieu, prions le Seigneur.

Pour notre Père ..., Patriarche de ...., pour notre très vénéré père ..., archevêque de ....., pour l'ordre vénérable des prêtres, pour les diacres qui servent dans le Christ 
pour tout le clergé et le peuple, prions le Seigneur.

Pour notre Roi ..., et toute sa maison royale, pour ceux qui nous gouvernent et les chrétiens fidèles et orthodoxes , prions le Seigneur.

Pour cette ville, pour toutes villes et tous les villages du monde entier et pour les fidèles qui y demeurent, prions le Seigneur.

Pour qu'il nous accorde un temps favorable, l'abondance des fruits de la terre et des jours de paix, prions le Seigneur.

Pour les voyageurs, les navigateurs, les malades,les opprimés les prisonniers, et pour le salut de tous, prions le Seigneur.

Pour être délivrés de tout mal, de toute colère, de tout danger et de toute nécessité, prions le Seigneur.

Faisant mémoire de Notre Dame la très-sainte,toute-pure, toute-bénie et glorieuse Mère de Dieu et toujours-
Vierge Marie, ainsi que de tous les Saints, offrons-nous nous mêmes les uns les autres et toute notre vie au Christ notre Dieu.

C. -A toi Seigneur.-

P. Car à Toi revient toute gloire, tout honneur et toute adoration Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

C. - Amen. -

D. Le Seigneur est Dieu, Il nous est apparu, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.

C. t.1. - Le Seigneur est Dieu, Il nous est apparu, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.-

D. Toutes les nations m'ont entouré, au nom du Seigneur, je les ai repoussées.

D. Non, je ne mourrai pas, je vivrai et publierai les hauts faits du Seigneur.

D. La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle.C'est là l'oeuvre du Seigneur, une merveille à nos yeux.

Le Choeur chante le Tropaire et le Kondakion du Saint.


Tropaire


C. t.4. - Par l'asèse, en vierge pure, ayant brillé, * tu as délaissé la table des grands * pour suivre les pas de ta sainte mère, * et faire rayonner la Foi en Brabant * C'est pourquoi aujourd'hui nous te chantons, * Gertrude, ne cesse pas d'intercèder en faveur de nous tous auprès du Christ notre Dieu.-


Gloire ... maintenant et toujours ...


Kondakion


C t. 4. - Pour l'Epoux, tu t'es réservée résolument, * apportant de Sa part la Foi en Brabant * y répandant la vie monastique, * vénérable Gertrude, évangélique fleur du Brabant.-


Ensuite le clergé entonne.

C. Sainte Gertrude, prie Dieu pour nous.

C. -Sainte Gertrude, prie Dieu pour nous.-

C. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.

C. -Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.-

Ceci est répété.

Le choeur chante à la Sainte:
t. 6 - Prie pour nous Sainte Gertrude * car avec ferveur nous courons vers toi. * Car tu es notre aide prompte * et tu intercède pour nos âmes.-

D. Soyons attentifs.

P. Paix à tous.

C. -Et avec votre esprit.-

D. Sagesse.

L. Prokimenon 

t. 4. - Ma bouche dira la sagesse, * et le murmure de mon coeur, l' intelligence. -

Ecoutez ceci, tous les peuples, prêtez l'oreille, tous les habitants de l'univers.

Jn. 10, 9-16.

D. Prions le Seigneur.

K. -Kyrie eleison.-


P. Car tu es saint, notre Dieu, et dans tes Saints tu demeures, et nous t'offrons notre louange; Père, Fils et Saint Esprit maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.


C. - Amen. -

D. Que tout ce qui vit et respire, loue le Seigneur.

C. -Que tout ce qui vit et respire, loue le Seigneur.-

D. Louez Dieu dans ses Saints, louez-le au firmament de sa puissance.

C. -Que tout ce qui respire loue le Seigneur.-

D. Que tout ce qui vit et respire.

C. -Loue le Seigneur.-

D. Et pour qu'il nous soit donné d'écouter le saint Evangile, prions le Seigneur notre Dieu.

C. -Kyrie eleison, Kyrie eleison, Kyrie eleison.-

D. Sagesse, debout! Ecoutons le saint Evangile.

P. Paix à tous.

C. -Et avec votre esprit.-

P. Lecture du ...
D. Soyons attentifs!

Ensuite le clergé entonne.
Le Choeur répète le refrain.

P. Sainte Gertrude, prie Dieu pour nous.

C. -Sainte Gertrude, prie Dieu pour nous.-

P. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.

C. -Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.-

Ceci est répété trois fois.
Maintenant on chante l'hymne à la Vierge où l'Hirmos du neuvième Ode.

D. Par nos chants, magnifions la Mère de Dieu et de la Lumière.


C. -Il est digne, en vérité, de te bénir, * Mère de Dieu, toujours bienheureuse * et tout-immaculée et la Mère de notre Dieu. * Plus vénérable que les chérubins * et combien plus glorieuse que les séraphins, * tu as enfanté Dieu le Verbe sans perdre Ton intégrité. * Tu es vraiment la Mère de Dieu, * nous te magnifions.-


D. Prends pitié de nous, O Dieu, dans ta grande miséricorde, nous t'en prions, écoute nous et prends pitié.

C. -Kyrie eleison, Kyrie eleison, Kyrie eleison.-
D. Nous te prions pour notre Père ..., Patriarche de ..., pour notre très vénéré Père ..., archevêque de ... et pour tous nos frères dans le Christ.


D. Pour notre Roi ..., et toute sa maison royale pour ceux qui nous gouvernent et pour les chrétiens fidèles et orthodoxes de notre pays, prions le Seigneur.

D. Nous te prions encore pour les serviteurs de Dieu, les moines de ce saint monastère, les habitants de cette ville, qu'ils obtiennent miséricorde, vie et paix, santé, salut, protection, pardon et rémission des péchés.

D. Aussi pour le serviteur de Dieu, notre très vénéré Père ..., pour ceux qui servent ici et vivent dans ce saint monastère et pour nos frères dans le Christ.

D. Nous te prions aussi Seigneur notre Dieu afin que tu entendes les supplications et les prières de tes serviteurs ... Prends pitié d'eux et pardonne-leur leurs péchés conscients et inconscients afin que leurs prières et leurs bonnes actions soient reçues auprès du Trône de ta Majesté. Protège-les contre tous les ennemis visibles et invisibles, contre le malheur, la douleur et la maladie et donne-leur la santé et une vie paisible, écoute nous et sois miséricordieux.

D. Regarde avec bienveillance, Maître ami des hommes, tes serviteurs et écoute les supplications que pleins de foi, ils t'adressent; car tu as dit toi-même: Priez et vous serez exaucés et tout ce que vous demanderez avec foi dans la prière, vous l'obtiendrez. Aussi nous te demandons, espérant en ta miséricorde: donne ta grâce à tes serviteurs ... et comble leurs désirs; donne leur une vie calme et paisible; couronne-les de longs et saints jours, nous te prions écoute nous et fais nous miséricorde.

D. Nous te prions également pour cette ville, ce saint monastère et cette sainte Eglise, pour toutes les villes et notre patrie afin qu'ils soient protégés de l'inondation, des destructions, de l'injustice, du feu et du glaive, des invasions de l'ennemi et de la guerre civile. Délivre nous de toute colère et de toute haine; ne nous condamne pas, mais sois miséricordieux.

D. Nous te prions, Dieu riche en grâce: écoute nous pécheurs qui te prions et fais nous miséricorde .
P. Ecoute-nous Dieu notre Sauveur. Espérance de tous ceux qui se trouvent sur la terre et de ceux qui naviguent sur les mers lointaines; donne nous ta grâce Seigneur, ta grâce sur nos péchés, et prends pitié de nous car tu es miséricordieux et ami des hommes et nous t'offrons notre louange Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

C. - Amen. -
D. Prions Sainte Gertrude.

C. -Sainte Gertrude, prie Dieu pour nous.-

O Très Bienheureuse Gertrude, renommée parmi les fleurs du monastère en Belgique, précieuse élève et aide de saint Feuillen, digne enfant des saints parents que Dieu te donna, immenses sont les exploits ascétiques que tu as accomplis pour la gloire de Dieu ! Tu as illuminé la terre brabançonne, y a fait fleurir la Foi au Christ en l'y enracinant par tes labeurs ascétiques.

Maintenant que tu es face à face avec l'Epoux tant désiré, viens à notre aide, nous qui humblement nous prosternons devant toi, afin que nous gardions avec fermeté et charité la Sainte Foi Orthodoxe reçue des saints Apôtres, maintenant et jusqu'à la fin de notre vie ; garde-nous de la tiédeur, des doutes et des hésitations dans la Foi, afin que nous ne soyons pas trompés par des paroles et des enseignements contraires à Dieu et néfastes pour l'âme.
Ô Très douce vierge, épouse de l'Epoux, gloire de Nivelles, par ton intercession avive en ceux que le Christ a établis pasteurs parmi nous l'esprit du saint zèle dont ton ami saint Feuillen étais enflammé afin qu'ils confirment et affermissent avec ferveur le troupeau spirituel du Christ dans la vraie Foi.

Ô Miséricordieuse moniale, supplie le Père des lumières qui répand sur tous donne Ses dons, d'accorder ce qui est nécessaire à chacun: aux enfants une bonne croissance dans la crainte de Dieu ; aux jeunes la vie chaste; à ceux qui sont défaillants la force; aux affligés la consolation ; aux égarés la conversion; aux opprimés la protection; aux orphelins et aux veuves le soutien; à ceux qui sont dans l'épreuve, le secours de la grâce; aux nôtres qui ont quitté cette vie passagère l'éternel et bienheureux repos .

Oui, ô sainte de Dieu, regarde nous avec bienveillance depuis les demeures éternelles, nous qui sommes dans les épreuves, et rélève vers ceux qui sont prostrés à terre.

Obtiens-nous, ô douce et belle Gertrude, la Divine Bénédiction, afin que protégés par elle, nous vivions tout le restant de notre vie dans la paix, le repentir et l'obéissance à la Sainte Eglise du Christ, en accomplissant avec ardeur Ses commandements, en pratiquant de toutes nos forces la bonne ascèse de la Foi, afin que nous atteignions le Royaume Céleste ; rends-nous dignes d'y chanter et d'y glorifier avec toi et tous les saints la Sainte Trinité, consubstantielle et indivisible, dans les siècles des siècles.

C. - Amen. -

D. Sagesse.

P. Toute Sainte Mère de Dieu, protège nous.

C. -Plus vénérable que les Chérubins * et combien plus glorieuse que les Séraphins, * tu as enfanté Dieu le Verbe sans perdre ton intégrité * tu es vraiment la Mère de Dieu, nous te magnifions.-


P. Gloire à Toi, Christ Dieu, notre espérance, gloire à Toi.

C. -Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, * maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. * Amen. Kyrie eleison, Kyrie eleison, Kyrie eleison. *Père, bénissez-nous.-


P. Que le Christ notre vrai Dieu nous prenne en pitié et nous sauve par la puissance de la Glorieuse et Vivifiante Croix, par les prières de notre Dame la très-pure Mère de Dieu et toujours-vierge Marie, de nos saints pères Théophores, de saint ..., et de tous les Saints, car Il est bon et ami des hommes.

C. -A - - - men.-

http://www.amdg.be - retranscription du texte des "Petits Bollandistes", 7ième édition, Bar-le-Duc 1876 :




SAINTE GERTRUDE DE NIVELLE - VIERGE ET ABBESSE (+ 659)


I. VIE. Gertrude eut pour père le bienheureux Pépin de Landen (voir 21février) et pour mère sainte Iduberge (voir 5 mai). Elle naquit à Landen en Brabant l'an 626, et fut élevée saintement par sa mère dont elle écoutait les instructions avec une humble docilité. Dès l'âge de dix ans, l'occasion lui fut donnée de déclarer qu'elle voulait se consacrer au Seigneur. Pépin, son père, avait invité Dagobert, roi des Francs, à un dîner dans son palais. Le roi avait, dans sa suite, deux courtisans, le père et le fils ce dernier profita de cette circonstance pour solliciter la main de Gertrude. La demande fut assez bien reçue du roi, et parut ne pas déplaire à Pépin : on fit donc venir au milieu


du repas la mère et la fille. Le roi, s'adressant lui-même à la petite Gertrude, lui demanda si elle ne serait pas satisfaite d'avoir pour époux, un jeune homme beau, bien fait, vêtu de soie, tout brillant d'or, comme celui qu'elle avait présentement sous les yeux. La jeune princesse répondit vivement, en présence de ses parents, qu'elle n'épouserait ni ce jeune homme, ni aucun autre au monde, car elle ne voulait avoir pour époux que Jésus-Christ. On dit même que cette déclaration fut accompagnée d'une espèce de serment, montrant qu'elle était émue et indignée de voir que des hommes prenaient la liberté de la désirer. Le roi et les grands furent frappés de trouver tant de sagesse et de gravité dans une enfant aussi jeune. On reconnut là que Gertrude était animée de l'esprit de Dieu, que Jésus-Christ Se L'était réservée, et l'on convint de ne plus lui renouveler de pareilles propositions.

Peu d'années après, Pépin de Landen vint à mourir. Iduberge fut inconsolable; Begga sa fille aînée (voir 17 décembre), fut mariée à Anségisile, Grimoald eut la succession de son père. Quant à Gertrude, après avoir pris l'avis de saint Amand (voir 6 février), la mère résolut de ne pas s'en séparer. Elle fit donc construire un monastère à Nivelle en Brabant. Là, elle consacra au Seigneur non seulement sa personne, mais les biens qu'elle s'était réservés, sans se laisser arrêter par les difficultés que suscitaient ceux de son entourage. Craignant même qu'on ne lui ravît sa chère Gertrude, elle prit un jour des ciseaux et coupa les cheveux de sa fille en forme de couronne. Gertrude se réjouit de cet acte maternel qui symbolisait, pour elle, l'engagement de souffrir en union avec Jésus-Christ. Peu de temps après, Iduberge présenta sa fille aux évêques, leur demandant de lui imposer le voile des vierges. Elle fit ensuite de Gertrude l'abbesse de la nouvelle communauté, se plaça sous sa conduite comme simple religieuse. Dans cette jeune supérieure, on remarqua l'innocence, la pureté des moeurs, l'humilité, une piété solide et en même temps une sagesse, une discrétion égales à celles des personnes plus avancées en âge.

Gertrude s'acquitta de ses obligations à la satisfaction de tous. Compatissante pour les malades et les faibles, elle maintenait dans une rigoureuse observance les religieuses qui étaient dans la force et l'ardeur de la jeunesse, elle assistait les pauvres, les étrangers, les pèlerins avec beaucoup d'affection. Elle fit venir de Rome, pour son abbaye, des reliques des saints martyrs. Elle attira des pays étrangers des hommes d'un mérite distingué; car suivant les usages de l'époque, il y avait à Nivelle un double monastère; les religieux devaient enseigner l'Écriture sainte aux religieuses et prêcher dans les pays environnants. Parmi les moines qui se rendirent à l'appel de Gertrude, il y a lieu de mentionner deux frères de saint Fursy, Foillan et Ultan, venus d'Irlande. L'abbesse donna à ce dernier la terre de Fosse, au diocèse de Maestricht pour y bâtir un monastère et un hôpital. 

[note jmd : Fosses se trouve en province de Namur, établie en diocèse par l'Eglise romaine au 16ième siècle]

Après avoir vécu cinq ans sous la conduite de sa fille, Iduberge vint à mourir. Gertrude privée des conseils de sa mère, voulut se réserver des loisirs pour vaquer à l'oraison : elle confia à des religieux capables la gestion des affaires du dehors, et se fit aider au-dedans par les soeurs les plus intelligentes. Elle put ainsi s'adonner avec plus de liberté à la contemplation et aux exercices de la pénitence; elle lisait sans cesse la sainte Ecriture, vivait dans une mortification de tous les instants. L'austérité de ses veilles et de ses abstinences ruina sa santé : à trente ans, elle voulut se démettre de sa charge d'abbesse. Du consentement des religieux et des religieuses, elle mit à sa place Wulfetrude sa nièce, âgée de vingt ans, qui avait été élevée auprès d'elle et marchait dignement sur ses traces.


Gertrude vécut trois ans encore comme simple religieuse. Son extrême langueur fit juger que sa fin était proche. Elle exhorta ses soeurs à conserver l'esprit de leur règle et la fidélité qu'elles devaient à Dieu, puis donna des instructions sur la manière dont elle voulait être ensevelie. On ne devait mettre sur son corps aucun drap mais seulement son cilice, et sur sa tête un voile usé, car, dit-elle, les ornements superflus d'un tombeau ne servent de rien ni aux vivants ni aux morts. Elle envoya demander à Ultan, qui se trouvait au monastère de Fosse, si Dieu ne lui avait pas fait connaître à quel moment elle devait mourir. Ultan lui fit répondre : "C'est aujourd'hui le 16 mars; demain 17, pendant la célébration de la sainte messe, vous mourrez. Mais vous ne devez ni craindre ni vous affliger parce que saint Patrice, évêque, les saints et les anges choisis de Dieu, sont prêts à recevoir votre âme dans la gloire. " Gertrude, consolée par cette réponse, passa la nuit suivante en prières avec ses soeurs. Le lendemain, elle reçut le saint viatique, et, pendant que le prêtre chantait les oraisons de la messe, elle rendit paisiblement l'esprit (17 mars 659). Au moment même de sa mort, elle apparaissait à sainte Modeste, abbesse de Horren à Trèves.
II. CULTE. - Le corps de Gertrude fut enseveli à Nivelle conformément à ses intentions. Dieu attesta sa sainteté par des miracles, et elle fut l'objet d'un culte presque aussitôt après sa mort. Ce culte fut l'un des plus populaires au Moyen Age et se répandit dans tout le Brabant, en Allemagne et jusqu'en Pologne. On l'invoque spécialement contre les rats, souris, mulots, puis contre la fièvre, la folie, pour obtenir un bon gîte en voyage. Les martyrologes de Bède et d'Usuard ont son nom au 17 mars, puis le martyrologe romain. De plus, on commémore sa prise de voile le 2 décembre, l'élévation de son corps le 10 février, ses translations le 10 avril, le 30 mai.


Bibl. - La vie écrite un peu après 669 par un témoin oculaire, est dans Acta sanct., 17 mars; dans Mabillon, Acta sanctorum, t. 2, p. 463. - B. Krusch, Monum. Germ. hist, Scriptores rerum merov., t. 2, p. 447, a distingué deux rédactions de cette vie. - Voir aussi Molinier, Sources, n. 538; Histoire littéraire de la France, t. 4; Anal. boll., 1898, t. 17, p. 166.

in : sanctoral des RP Bénédictins de Paris, 1936, éditions Letouzey & Ané



St. Gertrude of Nivelles
Virgin, and Abbess of the Benedictine monastery of Nivelles; born in 626; died 17 March, 659.

She was a daughter of Pepin I of Landen, and a younger sister of St. Begga, Abbess of Andenne. One day, when she was about ten years of old, her father invited King Dagobert and some noblemen to a banquet. When on this occasion she was asked to marry the son of the Duke of Austrasia she indignantly replied that she would marry neither him nor any other man, but that Christ alone would be her bridegroom. After the death of her father in 639, her mother Itta, following the advice of St. Amandus, Bishop of Maestricht, erected a double monastery, one for men, the other for women, at Nivelles. She appointed her daughter Gertrude as its first abbess, while she herself lived there as a nun, assisting the young abbess by her advice. Among the numerous pilgrims that visited the monastery of Nivelles, there were the two brothers St. Follian and St. Ultan, both of whom were Irish monks and were on their way from Rome to Peronne, where their brother St. Furseus, lay buried. Gertrude and her mother gave them a tract of land called Fosse on which they built a monastery. Ultan was made superior of the new house, while Follian remained at Nivelles, instructing the monks and nuns in Holy Scripture. After the death of Itta in 652, Gertrude entrusted the interior management of her monastery to a few pious nuns, and appointed some capable monks to attend to the outer affairs, in order that she might gain more time for the study of Holy Scripture, which she almost knew by heart. The large property left by her mother she used for building churches, monasteries and hospices. At the age of thirty-two she became so weak through her continuous abstinence from food and sleep that she found it necessary to resign her office. After taking the advice of her monks and nuns, she appointed her niece, Wulfetrude, as her successor, in December, 658. A day before her death she sent one of the monks to St. Ultan at Fosse to ask whether God had made known to him the hour of her death. The saint answered that she would die the following day during holy Mass. The prophecy was verified. She was venerated as a saint immediately after her death, and a church was erected in her honour by Agnes, the third Abbess of Nivelles. The towns of Geertruidenberg, Breda, and Bergen-op-Zoom in North Brabant honour her as patron. She is also patron of travellers, and is invoked against fever, rats, and mice, particularly field-mice. There is a legend that one day she sent some of her subjects to a distant country, promising that no misfortune would befall them on the journey. When they were on the ocean, a large sea-monster threatened to capsize their ship, but disappeared upon the invocation of St. Gertrude. In memory of this occurence travellers during the Middle ages drank the so-called "Sinte Geerts Minne" or "Gertrudenminte" before setting out on their journey. St. Gertrude is generally represented as an abbess, with rats and mice at her feet or running up her cloak or pastoral staff.

Ott, Michael. "St. Gertrude of Nivelles." The Catholic Encyclopedia. Vol. 6. New York: Robert Appleton Company, 1909. 16 Mar. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/06533c.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Joseph P. Thomas. In memory of Sr. Mary of Good Shepherd.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. September 1, 1909. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.


Nouvelle châsse de Sainte-Gertrude dans laquelle ont été enchassés des fragments de l'ancienne châsse détruite lors des bombardements de 1940 (dans sa position châsse classique), Nivelles, Belgique

Gertrude of Nivelles, OSB Abbess (RM)


Born at Landen in 626; died at Nivelles in 659. Saint Gertrude was the younger daughter of Blessed Pepin of Landen and Blessed Itta. Her sister Begga is also numbered among the saints. At an early age she devoted herself to the religious life.


On the death of Pepin in 639 and on the advice of Saint Amand of Maastricht, Itta built a double monastery at Nivelles, where both mother and daughter retired. Gertrude was appointed abbess when she was judged old enough (about age 20). Although she was still very young, she discharged her responsibilities well with her mother's assistance. Gertrude was known for her hospitality pilgrims and her encouragement of and generous benefactions to the Irish missionary monks. She gave land to Saint Foillan, brother of Saint Fursey, on which he built the monastery of Fosses. She also helped the Irish Saint Ultan in his evangelizing efforts.

At age 30 (656), Gertrude resigned her office in favor of her niece, Saint Wilfetrudis, because she was weakened by her many austerities. She spent the rest of her days studying Scripture and doing penances. Gertrude is another of the medieval mystics who was gifted with visions, and like Saint Catherine of Siena died at the significant age of 33--the age of Our Lord at His death. The cultus of Saint Gertrude became widely spread in the Lowlands, neighboring countries, and England. A considerable body of folklore gathered around her name. Saint Gertrude is named in Saint Bede's martyrology (Attwater, Benedictines, Delaney, Encyclopedia, Farmer).

In art Gertrude is an abbess with mice (representing the souls in purgatory to whom she had a great devotion) running up her pastoral staff. Sometimes she is shown (1) holding a large mouse; (2) spinning or holding a distaff; or (3) with a cat near her (Roeder). As late as 1822, offerings of gold and silver mice were left at her shrine in Cologne (Farmer).

Saint Gertrude is the patron saint of gardeners because fine weather on her feast day meant it was time to begin spring planting. Her patronage of travellers comes from her hospitality toward them (Delaney). Pilgrims used to drink a stirrup-cup in her honor before setting out. As an extension, she was also invoked as a patroness of those who had recently died, who were popularly supposed to experience a three-day journey to the next world. It was supposed that they spent the first night under the care of Gertrude, and the second under Saint Michael the Archangel. She is invoked against rats and mice (Farmer).

March 17


Patron of Cats, the Recently Diseased, Gardeners, Travelers, Those with Mental Illness, and Those with a Morbid Fear of Mice and Rats.

Special Note:

There are two Saints named Gertrude, one called "the Great" and the other from Nivelles. People often confuse them, especially since they were both nuns and appeared quite alike. Saint Gertrude of Nivelles has a special symbol, that of the mouse on her staff. Sometimes St. Gertrude the Great is also depicted with a mouse on her staff. Our image portrays the Saint with book and writing quill instead, another symbol of hers.

SAINT GERTRUDE OF NIVELLES

Our Saint was born at Landen, Belgium in 626 and died at Nivelles, 659; she was just thirty-three, the same age as Our Lord. Both her parents, Pepin of Landen and Itta were held to be holy by those who knew them; her sister Begga is numbered among the Saints. On her husband's death in 640, Itta founded a Benedictine monastery at Nivelles, which is near Brussels, and appointed Gertrude its abbess when she reached twenty, tending to her responsibilities well, with her mother's assistance, and following her in giving encouragement and help to monks, particularly Irish ones, to do missionary work in the locale. 

Saint Gertrude's piety was evident even when she was as young as ten, when she turned down the offer of a noble marriage, declaring that she would not marry him or any other suitor: Christ alone would be her bridegroom. 

She was known for her hospitality to pilgrims and her aid to missionary monks from Ireland as we indicated above: She gave land to one monk so that he could build a monastery at Fosse. By her early thirties Gertrude had become so weakened by the austerity of abstaining from food and sleep that she had to resign her office, and spent the rest of her days studying Scripture and doing penance. It is said that on the day before her death she sent a messenger to Fosse, asking the superior if he knew when she would die. 

His reply indicated that death would come the next day during holy Mass----the prophecy was fulfilled. Her feast day of March 17 is observed by gardeners, who regard fine weather on that day as a sign to begin spring planting. 

Devotion to St. Gertrude became widely spread in the Lowlands and neighboring countries.

Most representations in art depict her as an abbess with mice, rats, or cats. Commonly seen running up her pastoral staff or cloak are hopeful-looking mice representing Souls in Purgatory, to which she had an intense devotion, just as with St. Gertrude the Great. Even as recently as 1822, offerings of mice made of gold and silver were left at her shrine.
Another patronage is to travelers on the high seas. It is held that one sailor, suffering misfortune while under sail, prayed to the Saint and was delivered safely.

Her sister, St. Begga died in 693; her feast is December 17; she married a son of St. Arnulf of Metz and became the mother of Pepin of Herstal.


SOURCE : http://www.catholictradition.org/Saints/nivelles.htm

March 17

St. Gertrude, Virgin and Abbess of Nivelle

SHE was daughter of Pepin, of Landen, mayor of the palace to the French Kings of Austrasia, and younger sister to St. Begga. She was born in 626. Her father’s virtuous palace was the sanctuary of her innocence, and the school of her tender piety. Being pressed to marry, she declared in presence of King Dagobert: “I have chosen for my spouse him, from whose eternal beauty all creatures derive their glory, whose riches are immense, and whom the angels adore.” The king admired her gravity and wisdom in so tender an age, and would not suffer her to be any more disturbed on that account. Her mother, the blessed Itta, employed St. Amand to direct the building of a great nunnery at Nivelle, in Brabant, for Gertrude. It is now a double chapter of canons and canonesses. The virgin was appointed abbess, when only twenty years of age. Her mother, the blessed Itta, lived five years under her conduct, and died in the twelfth year of her widowhood, in 652. She is honoured in the Belgic Martyrologies on the 8th of May. Gertrude governed her monastery with a prudence, zeal, and virtue that astonished the most advanced in years and experience. She loved extreme holy poverty in her person and house; but enriched the poor. By assiduous prayer and holy meditation she obtained wonderful lights from heaven. At thirty years of age, she resigned her abbey to her niece Wilfetrude, and spent the three years which she survived, in preparing her soul for her passage to eternity, which happened on the 17th of March, in 659. Her festival is a holyday at Louvain, and throughout the duchy of Brabant. It is mentioned in the true Martyrology of Bede, &c. See her life written by one who was present at her funeral, and an eye-witness to the miracles, of which there is an account in Mabillon, and the Acts of the Saints. See also Rivet, Hist. Liter. t. 4. p. 39. An anonymous author much enlarged this life in the tenth century, but the additions are of small authority. This work was printed by Ryckel, abbot of St. Gertrude’s, at Louvain, in 1632. See Hist. Liter. t. 6. p. 292. Also La Vie de S. Gertrude, abbesse de Nivelle, par Gul. Descœuvres, in 12mo. at Paris, Ann. 1612. Consult likewise Dom Bouquet, Recueil des Hist. de France, t. 2. p. 603, &c.

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume III: March. The Lives of the Saints.  1866.


SOURCE : http://www.bartleby.com/210/3/174.html