samedi 14 mars 2015

Bienheureux GIACOMO (JACQUES) CUSMANO, prêtre et fondateur


Bienheureux Jacques Cusmano, prêtre

Originaire de Palerme, ce médecin devenu prêtre fonda l'Institut des Sœurs Servantes des Pauvres ainsi que la congrégation des Missionnaires Serviteurs des Pauvres. Il avait en effet choisi le service de la charité pour les plus nécessiteux. Prêtre à Palerme, il n'hésitait pas à mendier. Il mourut d'épuisement à 54 ans en 1888. 
  

Bienheureux Jacques Cusmano

prêtre fondateur de l’Institut des Missionnaires servants et servantes des pauvres ( 1888)

Originaire de Palerme, ce médecin devenu prêtre fonda l'Institut des Sœurs Servantes des Pauvres ainsi que la congrégation des Missionnaires Serviteurs des Pauvres. Il avait en effet choisi le service de la charité pour les plus nécessiteux. Prêtre à Palerme, il n'hésitait pas à mendier. Il mourut d'épuisement à 54 ans. Il a été béatifié en 1983.


À Palerme en Sicile, l’an 1888, le bienheureux Jacques Cusmano, prêtre, qui montra un amour éclatant pour les pauvres et les malades et fonda l’Institut des Missionnaires servants et servantes des pauvres.


Martyrologe romain




Reliques du bienheureux Giacomo Cusmano, vénérées dans l'église de l'orphelinat Terre Rosse à Palerme.


Bx Jacques Cusmano

Prêtre et fondateur de la :
« Congregatio Missionariorum Servorum Pauperum »

Giacomo Cusmano, naît à Palerme le 15 mars 1834 ; il est le quatrième des cinq enfants de l’ingénieur Giacomo Cusmano e Maddalena Patti,

Diplômé en médecine et chirurgie en 1855, se révèle tout de suite comme le « médecin des pauvres » pour sa générosité et son abnégation.

Sentant fortement l'appel de Dieu, il renonce à la brillante carrière et commence à se consacrer entièrement à Dieu et aux pauvres.

Le 22 décembre 1860 est ordonné prêtre et le 21 février 1867 fonda l'Association « Boccone del povero » (litteralement : bouchée du pauvre) qui a pour but de « propager la foi par la charité ».
Le 23 mai 1880, il fonda la Congrégation des Sœurs Servantes des Pauvres et en 1887 celle des Missionnaires Servants des pauvres.

Sa vie est toujours au service des pauvres, des malades, des abandonnés, et de quiconque en avait besoin. « Ils n’appartiennent à personne donc ils nous appartiennent » il répétait continuellement. Ils l'appelaient le «père des pauvres» même s’il aimait se définir « Serviteur des Pauvres. » Il n’y avait pas un seul pauvre qui n'ait pas reçu son aide, soutien et réconfort. Ne vivait que pour Dieu et pour les pauvres, avec l'intention de les conduire dans le royaume des cieux.

La pratique de la charité devait être un moyen pour conduire tous, riches et pauvres, à la foi. Son engagement était alimenté par la conviction que « ce que vous faites à un des vos frères plus petits, vous le faites à Dieu ».
Il meurt à Palerme, en odeur de sainteté, le 14 mars 1888.

Giacomo Cusmano a été béatifié, le 30 octobre 1983, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Source principale : cusmano.org (« Rév. x gpm »).

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Aronne del Vecchio, Il beato Giacomo Cusmano, Cattedrale di Palermo


Bienheureux Jacques CUSMANO

Nom: CUSMANO
Prénom: Jacques (Giacomo)
Nom de religion: Jacques (Giacomo)
Pays: Italie

Naissance: 15.03.1834  à Palerme
Mort: 14.03.1888  à Palerme

Etat: Prêtre - Religieux - Fondateur
Note: Médecin et prêtre, il fonde les Sœurs servantes des pauvres et la Congrégation des Missionnaires serviteurs des pauvres. Grande charité.

Béatification: 30.10.1983  à Rome  par Jean Paul II
Canonisation:
Fête: 14 mars

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1983 n.45
Réf. dans la Documentation Catholique: 1984 p.1


Vetrata (1910) conservata nella chiesa di Palermo dedicata al beato Giacomo Cusmano,
 nella quale riposano le sue spoglie. 
Rappresenta il sogno del beato, che vide la Vergine Maria proteggere le orfanelle da lui ospitate


Giacomo Cusmano

1834-1888
 
Giacomo naquit le 15 mars 1834 à Palermo (Sicile, Italie), quatrième des cinq enfants de Giacomo et Maddalena Patti, propriétaires assez importants. Les frères et sœurs s’appelaient Vincenzina, Pietro, Giuseppina, Giacomo et Giuseppe.

Le petit garçon n’avait que trois ans lorsque sa maman mourut du choléra en 1837.

Le papa était un bon chrétien et Giacomo junior grandit dans la piété et l’amour du prochain. Presque trop : il était si généreux de ses beaux habits (qu’il lançait du balcon à quelque pauvre qui passait), qu’on dut fermer à clef son armoire.

Après avoir reçu à la maison sa première formation d’un prêtre, don Francesco Libassi, qui le prépara aussi à la Première communion et à la Confirmation, Giacomo fréquenta le collège des Jésuites, de 1841 à 1851, avec une pause d’interruption en 1848-1849, lorsque les Jésuites furent momentanément interdits.

En 1850, Giacomo demanda son admission dans l’Ordre jésuite et s’apprêtait à partir pour Naples, lorsque son frère Pietro arriva et l’emmena manu militari à la maison.

L’adolescent avait seize ans ; il obéit. Revenu chez son père, il s’inscrivit à la faculté de médecine de Palerme.

En même temps, il attira autour de lui toute une troupe de jeunes auxquels il transmit son idéal, autant scientifique que religieux. 

En 1852, mourut Monsieur Cusmano. Pietro, le frère aîné, marié, n’était plus à la maison : Giacomo devenait l’administrateur de la propriété familiale. Envers les ouvriers, qui l’appelèrent don Giacomino (don Jacominet), il se montra courtois, donnant ses ordres avec douceur, se montrant reconnaissant pour le travail accompli. Et quand il rentrait à la maison, il lui arrivait volontiers de faire monter sur sa jument tel paysan pauvre, trop fatigué pour faire le chemin à pied.

En 1855, il avait vingt-et-un ans et passa son doctorat en médecine et chirurgie avec la meilleure note.

Il continua d’être assidu auprès des pauvres. Quand un de ses amis, embarqué dans les événements indépendentistes de l’époque, lui proposa de le rejoindre, il resta étranger à cette offre pour se retirer dans ses propriétés. 

Il songea à se consacrer à Dieu pour s’occuper activement des pauvres. Dûment conseillé par un saint prêtre, il se prépara au sacerdoce, qu’il reçut après une seule année de préparation, si grande était déjà sa culture. 

On le vit désormais avec les cheveux courts, la barbe rasée, en soutane, ce qui ne manquait pas de susciter quelques moqueries des habitants. Il fut ordonné prêtre en 1860.

D’abord il fut vicaire dans le quartier de sa famille. Il était si préoccupé des pauvres et des mourants, qu’il dormait tout habillé pour être prêt au moindre appel. Aux pauvres, il distribuait les récoltes des propriétés familiales ; il circulait avec une petite charrette pour recueillir aussi vêtements et vivres pour les pauvres. 

Déjà on venait nombreux se confesser à lui ; méfiant envers lui-même, il fréquenta les cours de théologie morale et d’Ecriture Sainte au séminaire. Il se mortifia, par le jeûne, par les nuits passées à dormir sur une croix. Une pénible fistule intestinale le frappa et le fit souffrir toute sa vie.

Nommé archiprêtre, il refusa pour réaliser une première œuvre : la Maison de la Miséricorde, qu’il confia aux Filles de la Charité, pour recevoir et soigner les pauvres. L’œuvre fut financée par les notables locaux.

Quand la Sicile fut annexée à l’Italie «unifiée», les biens de l’Eglise furent confisqués et beaucoup d’ouvriers perdirent leur travail. En 1866, même l’évêque fut incarcéré. Don Cusmano imagina un mouvement charitable : obtenir de tous les habitants de Palerme de mettre chaque jour de côté quelque chose de leur repas, pour nourrir des pauvres. 

Après quelques débuts difficiles, quand on le vit soigner les victimes d’une nouvelle épidémie de choléra, on s’enthousiasma pour l’aider et ainsi naquit le Boccone del Povero, la Bouchée du Pauvre. 

Dans son zèle, don Cusmano donna aussi quelque chose de plus aux familles qui avaient quelque animal domestique ; il paya les dettes des plus désespérés, les sauvant du suicide.

Des hommes et des femmes vinrent l’aider, entre autres sa propre sœur Vincenzina. Mais il eut aussi l’exigence d’en refuser si elles n’étaient pas suffisamment pieuses et discrètes.

En 1868, il obtint l’approbation du pape ; n’ayant pu obtenir les bâtiments de quelque couvent supprimé, il ouvrit près de son église un réfectoire, un orphelinat, des ateliers pour travailler les tissus, les chapelets, les chaussures, le vin, et même un dépôt de pétrole.

Il forma aussi des prêtres pour encadrer l’œuvre, dédiée à saint Joseph. Il alla prêcher dans les environs.

Il s’éloigna un moment à Agrigente, lorsque son grand ami don Turano y fut nommé évêque ; mais il revint à Palermo, où on le réclamait avec insistance. Nommé chanoine, il refusa encore cette dignité, pour ne s’occuper que de son œuvre.

Il y eut un moment de crise ; des désertions, la chute des collectes, les maladies… Don Cusmano obtint enfin une église plus grande avec les bâtiments voisins d’un couvent vide, qui fut remis en état. On fallit le lui faire démolir, ou le lui reprendre, mais il réussit à démontrer que le bâtiment était un monument historique et qu’il fallait au contraire le restaurer. On l’approuva.

Une de ses conquêtes fut un Juif converti, un certain Abraham, que sa famille ne voulait plus recevoir s’il ne repassait pas au judaïsme.

Se sentant cependant indigne et incapable, don Cusmano songea à remettre tout son travail à d’autres Religieuses, mais un songe où il vit la Sainte Vierge, le réconforta (1878). Peu après il rencontra la voyante de La Salette, Mélanie Calvat, qui l’encouragea.

Il ouvrit alors une nouvelle Congrégation, les Servantes des Pauvres, dont la supérieure fut sa sœur, Vincenzina. Des hommes se joignirent à l’œuvre. Même le maire de Palerme, un franc-maçon convaincu, fut tellement frappé du courage et du travail de don Cusmano, qu’il lui donna en 1881 une ancienne maison de Jésuites, la Quinta Casa al Molo.

On y réunit près de cinq cents pensionnaires, qui apprenaient à travailler les chaussures, les vêtements, l’imprimerie, la reliure.

En 1881, s’ouvrit encore près de Palermo un nouveau centre, grâce à la générosité de donateurs. Il s’y trouva jusqu’à trois cents petites filles.

En 1882, s’ouvrit une autre maison à Agrigente. On donna à don Cusmano une autre ex-maison religieuse à Valguamera. La même année, le pape l’encouragea personnellement. En 1883, une autre maison s’ouvrit à Monreale, puis à Caltanissetta.

C’est en 1884 que naquit effectivement la branche masculine de son œuvre : les Serviteurs des Pauvres.

En 1885, il rencontra à Messine le fameux chanoine Annibale Maria Di Francia, qui voulait unir son œuvre personnelle à celle de don Cusmano. Mais celui-ci fut inspiré de laisser à don Annibale son indépendance ; en effet, ce dernier fonda ensuite les pères Rogationnistes et les Filles du Zèle Divin (voir au 1er juin).

La même année, une pénible épidémie de choléra s’abattit sur Palerme. Don Cusmano ouvrit un petit hôpital où il soigna les malades ; des centaines qu’il reçut, il n’en mourut qu’une trentaine.
En novembre 1885, il ouvrit encore un centre sur les terres de sa famille.

1887 fut difficile ; les mauvaises récoltes engendrèrent la famine, et la révolte. Don Cusmano emprunta pour nourrir les pauvres. Il dut aussi subir une difficile opération chirurgicale. Affaibli, il fit installer le téléphone dans toutes ses maisons, pour rester informé des nécessités de chacune.

Cette même année fut officiellement fondé l’ordre des Missionnaires Serviteurs des Pauvres.

L’abbé Giacomo Cusmano fut surnommé le Don Bosco du Sud. 

Sa santé baissait, ses forces diminuaient. Peu avant de mourir, il organisa encore l’Association des Dames de la Charité, après quoi il murmura : Ma mission est terminée.

En février 1888, il dut avec tristesse renoncer à célébrer la sainte Messe. Début mars, on arriva à le soulager d’une pleurésie. Le 13 mars il put converser longuement sur l’œuvre avec ses Confrères. La nuit suivante, il s’éteignit, le 14 mars 1888.

Don Giacomo Cusmano a été béatifié en 1983.

Depuis, l’œuvre s’est assez rapidement étendue à l’étranger : au Mexique d’abord, puis, les dernières soixantes années, au Congo et au Cameroun, au Brésil ; récemment encore aux Philippines et en Inde.

SOURCE : http://www.samuelephrem.eu/article-giacomo-cusmano-122392381.html

Blessed Giacomo Cusmano

Also known as
  • Jacob Cusmano
  • Jakob Cusmano
  • Jacques Cusmano
Profile
Fourth of five children born to Giacomo and Magdalene Cusmano; his father worked as a surveyor, and the family was well-off financially. Giacomo’s mother died of cholera when the boy was three. He was a pious child, eager for the religious instruction from his father, and showing concern for the poor; the family had to lock up clothes because he would give away thing in the closets to beggars. Educated at Jesuit schools. Physician, graduating from medical school in 1851. Taught at the medical school of the Royal University of Palermo. His father died in 1852, and Giacomo returned home to manage the family business and estate; he still managed to continue his education and become certified as a surgeon.

Feeling a call to religious vocation, he considered becoming a Capuchin friar, but his spiritual director recommended the priesthood. Ordained on 22 December 1860 in archdiocese of Palermo, Italy. Devoted to penance, he fasted often and would sleep on a cross. Along with about 40 of his parishioners, he founded the Missionary Servants of the Poor on 12 May 1867 and the Sisters Servants of the Poor.
Born
SOURCE : http://catholicsaints.info/blessed-giacomo-cusmano/


Monumento al Beato Giacomo Cusmano, Piazza Campolo, Palermo

Blessed Giacomo Cusmano, Priest

Palermo, March 15, 1834 – Palermo, March 14,1888

The priest Giacomo Cusmano is known for founding the association in 1867 of “Boccone the poor.” He had graduated in medicine 21 years before and had now become the “doctor of the poor” of the Sicilian capital, where he was born in 1834. In 1860 the young doctor was ordained a priest. Then he founded the charitable association, with the support of Cardinal Hake, and in 1887 had two congregations: Serve the Servants and the poor. Died in 1888 was beatified in 1983.

Roman Martyrology: In Palermo, Blessed Giacomo Cusmano, a priest who founded the Institute of the Missionary Servants and Servants of the Poor, distinguished for his extraordinary love for the needy and the sick.

Blessed Giacomo Cusmano Father was born in Palermo on March 15, 1834. His mother died when he was just three, so he was educated by the elder sister Vincenzina. Since childhood he showed great sensitivity in the face of the suffering of others.


After his secondary education He became the “doctor of the poor” for his generosity and selflessness.
But the voice of God, more and more urgent, pushed the young doctor to complete and enrich even his noble profession with dedication and total consecration to God and, for him, to the poor. He embraced the ecclesiastical state and on December 22, 1860 was ordained a priest.

On February 21, 1867 the Boccone of the Poor Association, made up of priests and laity of both sexes, was founded under the chairmanship of the Archbishop of Palermo, Mos. Hake, who blessed the work and, after the papal blessing, was canonically established in 1868.

On 23 May 1880, the Feast of SS. Trinita, as the first Sisters. On October 4, 1884 the habit was given to the first brothers and November 21, 1887 they met missionaries in Comunita who had long been united with him working for the Poor: bases so officially, the two congregations and the Servants of the Servants of the Poor.

He opened hospitals, nursing homes and worked with the abandoned, the poor and orphans. They called him the “Father of the Poor.”

He died March 14, 1888 in Palermo, in the fame of sanctity, beloved by all, without distinction of social classes, ideologies or parties.

He was beatified by Pope John Paul II on October 30, 1983.

The Society he founded is now in Italy, Romania, America (USA, Mexico, Brazil), Africa (DRC, Cameroon, Uganda), Asia (Philippines and India).

Author: Sylvester Terranova

Source: Santi e Beati


Beato Giacomo Cusmano Sacerdote


Palermo, 15 marzo 1834 - Palermo, 14 marzo 1888

Il sacerdote palermitano Giacomo Cusmano è noto per aver fondato nel 1867 l'associazione del "Boccone del povero". Si era laureato in medicina a 21 anni ed era subito divenuto il "medico dei poveri" del capoluogo siciliano, dove era nato nel 1834. Il giovane dottore nel 1860 venne ordinato prete. Poi fondò il sodalizio caritativo, con l'appoggio del cardinale Naselli, e nel 1887 due congregazioni: le Serve e i Servi dei poveri. Morto nel 1888 è beato dal 1983.

Etimologia: Giacomo = che segue Dio, dall'ebraico

Martirologio Romano: A Palermo, beato Giacomo Cusmano, sacerdote, che fondò l’Istituto Missionario dei Servi e delle Serve dei Poveri, insigne per il suo straordinario amore per i bisognosi e gli infermi.

Giacomo Cusmano nasce a Palermo - Italia il 15 marzo 1834. Figlio di Giacomo e Maddalena Patti. Quarto di cinque figli. I suoi fratelli: Vincenzina, Pietro, Giuseppe e Giuseppina.

A tre anni perde la madre in una epidemia di colera. Sua sorella Vincenzina diventa l'educatrice dei fratelli più piccoli trasmettendo al piccolo Giacomo le virtù cristiane.

Da bambino manifesta la sua attenzione per i poveri e i bisognosi come pure per l'ideale missionario. Testimoni di questo sono i fatti che si raccontano della sua infanzia e adolescenza.

A casa la famiglia teneva chiusa a chiave la dispensa perché il piccolo Giacomo non esitava a donare tutto ai poveri che bussavano alla sua porta. Alcune persone hanno testimoniato la sua generosità quando, incontrando un povero infreddolito lungo la strada, ha donato la sua camicia per coprirlo, o quando ha gettato le sue scarpe dal balcone a favore di un povero ragazzo che camminava a piedi nudi.

Dagli anni 1841 a 1851 studia al "Collegio Massimo" dei Gesuiti a Palermo ed è attratto dall'ideale missionario. Legge le riviste dei missionari che lavoravano nelle Montagne Rocciose nel Nord America con grande entusiasmo desiderando anche lui di fare parte di quel gruppo. Un altro fatto interessante: quando il Superiore Generale dei Padri Gesuiti rientrò a Napoli dopo la visita a Palermo nel 1850 il giovane Giacomo stava per partire con lui per diventare un missionario. Solo che non aveva detto nulla alla sua famiglia. Il fratello Pietro scopre i piani in tempo e va a prenderlo dalla nave pronta per partire.

Nel 1851 inizia a studiare medicina presso la "Regia Università di Studi di Palermo" e si laurea in Medicina e Chirurgia nel 1855 con il massimo dei voti. Per quattro anni esercita la professione medica a Palermo e a San Giuseppe Jato, dove la famiglia aveva una proprietà da lui amministrata.

Noto per le cure gratuite in favore dei poveri, che al solito non potevano permettersi di pagare una visita medica, sente che non era sufficiente guarire i corpi della gente, bisognava fare qualcosa di più grande. Parlando con la sorella confida il desiderio di diventare un frate cappuccino per poter servire i poveri più da vicino.

Chiede l'aiuto di monsignor Domenico Turano, un sacerdote ben noto in città, e questi, rendendosi conto di ciò che si agitava nell'interiore del giovane medico, lo indirizza al sacerdozio. Così, dopo un intenso anno di preparazione, il 22 dicembre 1860, Giacomo Cusmano è ordinato sacerdote della diocesi di Palermo.

È destinato alla chiesa dei "Santi Quaranta Martiri" nel quartiere Albergheria di Palermo. Ben presto questo luogo diventa un centro di carità cristiana, frequentato in particolare dai tanti poveri allora esistenti, conseguenza delle diverse rivoluzioni che travagliavano la Sicilia e l'Italia in quei tempi. P. Giacomo usa tutti i mezzi a sua disposizione per aiutare i bisognosi, facendo anche delle raccolte nelle case delle persone benestanti. A poco a poco si uniscono a lui molti collaboratori presi dall'esempio del nuovo sacerdote.

Un giorno, durante la cena a casa dell'amico Michele De Franchis, nota come tutti i membri della famiglia, prima di iniziare a mangiare, prendevano un po' di cibo dai loro piatti e lo mettevano su un altro piatto posto al centro della tavola. Questo piatto era poi servito a un povero che bussava alla porta della famiglia De Franchis. Vedendo questo gesto P. Giacomo ha una brillante idea: e se tutti facessero
così nella nostra città? Quanti poveri non si potrebbero aiutare! E associa questo boccone a quello eucaristico: la santa comunione che unisce nel Cristo Poveri e ricchi.

A partire da questa ispirazione dà vita all'opera che chiama "Boccone del Povero". Era l'anno 1867. Il Papa Pio IX il 24 luglio 1868 approva e benedice l'opera.

Vedendo l'entusiasmo e l'esempio di P. Giacomo molta gente comincia a seguirlo e ad aiutarlo, compresi molti sacerdoti palermitani.

Per 10 anni P. Giacomo porta avanti li "Boccone del Povero". E i poveri da servire aumentano sempre più. Ma non mancano le difficoltà e inizia la crisi nella sua opera. Credendo che tutto ciò possa essere solo frutto della sua superbia e non essere questa la volontà di Dio, pensa di affidare l'opera a qualche congregazione religiosa. Ma intorno al mese di luglio 1878 fa un sogno, nel quale la Madonna lo incoraggia a proseguire l'opera iniziata assicurandogli che essa era voluta da Dio.

Per dare continuità al "Boccone del Povero", raduna le sue collaboratrici in una comunità religiosa, fondando così le Suore Serve dei Poveri. La vestizione delle Suore avviene il 23 maggio 1880. Poco tempo dopo, il 4 ottobre 1884, dona l'abito religioso ai Fratelli Servi dei Poveri e il 21 novembre 1887 organizza in maniera stabile i Missionari Servi dei Poveri.

Il 14 marzo 1888, a soli 54 anni, muore a causa di una pleurite. Il 30 ottobre 1983 è proclamato "Beato" dal Papa Giovanni Paolo II. 

Autore: fr. Giusto Francesco Palazzotto, sdP




Il Beato Padre Giacomo Cusmano nasce a Palermo il 15 marzo 1834. Rimasto orfano di madre a soli tre anni, viene educato dalla sorella maggiore Vincenzina. Fin dalla fanciullezza dimostra una grande sensibilità di fronte alle sofferenze altrui.

Terminati gli studi superiori al Colleggio Massimo dei Gesuiti, si iscrive alla facolta' di medicina e chirurgia, laureandosi a 21 anni. Diventa subito il "medico dei poveri" per la sua generosità e abnegazione. 

Ma la voce di Dio, sempre più imperiosa, spinge il giovane dottore a completare ed arricchire la pur nobile professione con la dedizione e consacrazione totale a Dio e, per Lui, ai poveri. Abbraccia lo stato ecclesiastico e il 22 dicembre 1860 e' ordinato sacerdote. 

Il 21 febbraio 1867 dà inizio all'Associazione del Boccone del Povero, composta da sacerdoti e laici di ambo i sessi, sotto la presidenza dell'Arcivescovo di Palermo, Mos. Naselli, che benedice l'opera e, dopo il beneplacito pontificio, la istituisce canonicamente nel 1868. 

Il 23 maggio 1880, festa della SS. Trinita', veste le prime Suore. Il 4 ottobre 1884 dà l'abito ai primi Fratelli e il 21 novembre 1887 riunisce in Comunita' i Missionari che da tempo si erano uniti a lui lavorando per i Poveri: fonda così ufficialmente le due Congregazioni delle Serve e dei Servi dei Poveri. 

Apre ospedali, case per anziani poveri ed abbandonati e per orfani. Lo chiamano il "Padre dei Poveri". 

Muore il 14 marzo 1888 a Palermo, in fama di santità, compianto da tutti, senza distinzione di classi sociali, ideologie o partiti. 

Viene beatificato da Sua Santità Giovanni Paolo II il 30 ottobre 1983. 

L'Opera da lui fondata si estende attualmente. oltre che in Italia, in Romania, in America (Stati Uniti, Messico, Brasile), in Africa (RDC, Cameroun, Uganda), Asia (Filippine ed India).

Autore:
Silvestro Terranova


LA GRANDE OPERA
DI
P. GIACOMO CUSMANO
 
 
1.         Teologia del Povero
 
            Alla base di tutta la vita del Beato Giacomo Cusmano e di tutta la sua Opera c'è una verità di fede: "nel Povero è presente Gesù Cristo". Aveva, cioè, preso sul serio le parole del Maestro di Nazaret:
 
            "Ogni volta che avete fatto queste cose a uno solo di questi fratelli più piccoli, l'avete fatto a me!" (Mt 25,40);
 
            "Chi accoglie anche uno solo di questi bambini nel mio nome, accoglie me!" (Mt 18,5);
 
            "Come io vi ho amato, così amatevi voi gli uni gli altri" (Gv 13,34).
 
            La Teologia del Povero che si riscontra nelle tantissime lettere alla sue Suore, si può sintetizzare in due concetti che il Cusmano ribadisce continuamente e con sfumature diverse:
 
a)      il povero è sacramento della presenza di Gesù Cristo, che va amato, venerato, servito;
 
b)      colui che serve il povero, è sacramento della pietà di Gesù Cristo, ossia, manifesta l'amore, la dedizione, il servizio dello stesso Gesù.
 
La sua opera a favore dei poveri, prima di diventare realtà concreta ha conosciuto luci e ombre, lotte e contrasti, incomprensioni e abbandoni, vittorie e aiuti.
 
2.         L'ambiente storico-politico al tempo del Cusmano
 
            I tempi, in cui visse il Cusmano, erano critici, perché lontani da Dio per cui si sconfinava nella irreligione, nell'ateismo e nell'anarchia politica. Si proclamava la libertà, ma si dimenticava che questa, senza Dio, diventa libertinaggio. Dimenticando Dio nella vita di ogni giorno, tutto era corruzione.
 
            Era un tempo le cui miserie facevano rabbrividire. Esse dipendevano da cause economiche, ma anche da un certo cedimento morale. Le declamazioni dei socialisti inasprivano le piaghe, poiché le utopie della terra surrogavano la fede del Cielo.
 
             Così il popolo, allontanato da Dio e privato delle speranze eterne, di fronte al benessere dei ricchi, covava odio che sarebbe degenerato presto in ribellioni macchiati da sangue innocente, per ottenere quello che gli mancava e giudicava dovuto per diritto di giustizia. Le basi sociali minacciavano perciò di crollare.
 
            Dinanzi a questo degradata panoramica sociale, il Cusmano pianse, pregò e si mise ad operare. Si propose di affrontare quel momento critico e di confusione di ideali mediante la CARITA'. Ancora giovane sacerdote, cominciò a convincersi che fosse tempo di fare e non di discutere. Non si sentiva di stare ad osservare, inerte, la sua Palermo piegata sotto il peso di tanti mali che affliggevano soprattutto la gente più povera.
 
            Scrisse egli stesso: "Sentii nell'anima mia il desiderio di consacrarmi ai poverelli, per fare mie le loro miserie, per sollevarli dalle terribili sofferenze e avvicinarli a Dio".
 
            Così sintetizzerà il suo messaggio ai "Servi dei Poveri": "Voi guarderete e considererete Dio nel povero; Dio nel bambino; Dio nell'ammalato e nel perseguitato. Nell'aiutare e servire questi indigenti in ogni necessità, aiuterete e servirete Dio medesimo".
 
            La ricchezza si moralizza e si giustifica solo quando si educa alla misericordia, secondo la legge cristiana della carità.

"Sintesi perfetta e mirabile della posizione cristiana nel risolvere la questione sociale!" - disse l'On. Avv. Giuseppe Alessi nel memorando discorso del 7 ottobre 1945. Ecco fissato il criterio funzionale, dinamico e umano della ricchezza, la quale si giustifica nella misericordia e si moralizza nella carità.
 
            Quando l'Ottocento segnava già il tremendo disagio sociale, che la miseria diffusa dalle industrie doveva creare tra il popolo, la Chiesa sentì l'esigenza di vita ed ebbe grandi figure come: Don Bosco e il P. Cottolengo in Piemonte; Ludovico da Casòria a Napoli e il Cusmano in Sicilia
 
 Ecco l'attualità del pensiero del Cusmano: "la collaborazione delle classi sociali". La loro pluralità e la loro necessaria e vicendevole integrazione nel segno della misericordia, garantisce la vera giustizia perché parte dell'amore.
 
            Ecco il capovolgimento di una visione estremista, anche cristiana: non più l'indice del povero puntato contro il ricco; per il povero la ricchezza diventa vita, poiché essa si fa pane, carne, cuore, spirito e popolo. Nella povertà viene attuata la redenzione della ricchezza, poiché Cristo fa di questa lo strumento della sua Provvidenza.
 
            Alla economia politica il Cusmano contrappone la divina economia: il povero diventa così il banchiere di Dio.
 
 
3.         Contesto storico ed ecclesiale contemporaneo
 
            Oggi grandi speranze e inquietanti interrogativi porta con se il nuovo millennio. L'Opera del Cusmano è una realtà dove la Serva dei Poveri lanciata in una dimensione missionaria, deve addirittura anticipare le richieste della gente facendosi presente dove questa gente abita, lavora, sperimenta la sofferenza e la solitudine, l'amore e la gioia dell'incontro.
 
            Oggi si fa sempre più strada una cultura dell'emarginazione impoverendo quei popoli e quelle nazioni condannati, perché non inseriti nel processo di "globalizzazione", a vivere fuori dal flusso umano, cioè fuori dal mercato mondiale.
 
            Mi sembra che come nell'Ottocento P. Giacomo Cusmano si sentì chiamato fortemente nel campo della carità, anche noi dobbiamo sentirci chiamati ad operare oggi nel campo della carità e della solidarietà a tutti i livelli.
 
            E oggi, in questa circostanza in cui stiamo sottolineando il ruolo della donna nel contesto sociale, mi sembra importante non dimenticare che la suora è anche donna con la sua femminilità, "è la donna consacrata, carica di umanità e credente in Dio, che rendo presente il Verbo Umanato che si incarna in ogni Povero" (Documento Finale del 16° Capitolo della nostra Congregazione).
 
 
4.         La Serva dei Poveri consacrata all'impegno sociale
 
            Ci ricorda il testo sull'identità della Serva dei Poveri: "la Serva dei Poveri è colei che corre là dove più bisogni presente la miseria, che spia i mali della società, che vendica l'umanità miseramente dimenticata e derelitta, per lottare accanto al povero, avendo con lui fame e sete di giustizia".
 
            Nella situazione odierna la testimonianza della carità va "pensata in grande". Occorre incarnare gesti concreti nei rapporti con le persone rendendo più umane e più giuste le già esistenti strutture senza alcuna rivalità o competizione tra loro.
 
            E' fondamentale, allora, realizzare uno connubio tra carità e giustizia nell'impegno sociale della Serva dei Poveri. La carità autentica già possiede in sé l'esigenza di giustizia: la donna consacrata è chiamata in primo luogo alla difesa dei diritti di ciascuno.
 
            La burocrazia, l'anonimato, il legalismo, sono forme pericolose che insidiano la nostra società: spesso le persone a cui si rivolgono i vari servizi sociali diventano numeri, utenze senza alcuna fisicità.
 
5.         Amore preferenziale per i Poveri
 
            In questo quadro l'amore specifico per i poveri si mostra come "scelta o primato nell'esercizio della carità cristiana". Senza questa solidarietà concreta, senza questa attenzione particolare ai problemi spirituali e materiali dei poveri, non c'è vera e piena fede in Cristo: "la fede senza le opere è morta" (Gc 2,26).
 
            La carità espressa dalle pagine del Vangelo, poiché si apre alla globalità della persona e ai suoi bisogni vitali, coinvolge la nostra stessa persona.
 
            Può essere facile aiutare qualcuno senza accoglierlo pienamente. Accogliere il povero, il malato, lo straniero, il carcerato significa fargli spazio nel proprio tempo, nella propria casa, nelle proprie amicizie. La carità è molto impegnativa della semplice beneficenza occasionale: la prima crea legami, affetti, passione; la seconda si limita ad un gesto e basta.
 
            La vita di Gesù è piena di episodi significativi del suo amore preferenziale per i poveri e per la gente rifiutata dalla società bene: ciechi, zoppi, prostitute, peccatori di ogni specie… eppure per ognuno di loro Gesù aveva una parola di conforto, di amore, di incoraggiamento a riprendere il cammino della vita tutta ancora da vivere.
 
            La Serva dei Poveri che "spia i mali della società e vendica l'umanità miseramente dimenticata…", alla luce della trasfigurazione è spinta a contemplare e a prendersi cura dell'immagine di Dio deformata nei volti di fratelli e sorelle (che il Cusmano chiamava il Povero-sacramento di Cristo), volti sfigurati dalla fame, volti delusi da promesse politiche, volti umiliati di chi si vede disprezzata la propria cultura, volti spaventati dalla violenza senza quartiere, volti di minorenni vittime dei piaceri del mondo maniacale degli adulti, volti di donne offese e vendute, volti di extracomunitari non accolti degnamente, volti di anziani che sperano di trascorrere gli ultimi giorni di vita circondati dagli affetti umani.
 
            E' questa la vita e la missione della Serva dei Poveri: la scelta per i poveri quale atto di evangelizzazione e stimolo nel contempo per la stessa vita consacrata.
 
            Solo in questo modo la Serva dei Poveri sarà in grado di denunciare le tante ingiustizie compiute verso tanti poveri, ed impegnarsi per la promozione della giustizia nell'ambiente sociale in cui opera, rinnovando nelle attuali situazioni il carisma del proprio Fondatore la cui vita fu spesa per servire il Signore presente nei poveri.
 
             
6.         La nostra presenza a Monreale
 
            Tra i Comuni che hanno richiesto l'opera, il Cusmano diceva di preferire, oltre che Valguarnera, anche quella di Monreale "perché era una Diocesi assai vicina e perché gli avrebbe fatto guadagnare l'unione del Canonico Soldano, il quale era veramente invaghito della santa Istituzione".
 
            Infatti su richiesta del Canonico Giuseppe Soldano, parroco zelante di Monreale, filosofo tomista, amato da tutti, ricchi e poveri il Cusmano inviò le suore a Monreale, per assumere la direzione e il servizio di un orfanotrofio. Fu il Soldano stesso che ideò la fondazione di un ricovero di bambine povere monrealesi, interessandone il Collegio dei Canonici Parroci, che teneva la cura pastorale della Città, e formando un comitato di persone per la raccolta dei fondi e per l'organizzazione.
 
            In un primo tempo come sede fu scelta la cosiddetta "Casa Santa", antica casa di esercizi spirituali di proprietà dei Parroci della Città. L'apertura fu prevista per l'8 settembre 1883, festa della "Madonna del Popolo" di Monreale, ma non si giunse a tempo a ultimare i lavori preparatori della Casa per la quale il Consiglio comunale di Monreale, nella seduta del 14 agosto 1883, deliberò un sussidio di lire 7.000.
 
            Già Monreale contava tre servizi di assistenza per i poveri: il Reclusorio delle Orfane Vergini, detto "Badiella" che risaliva al 1500; la Casa di Educazione del Cuore di Gesù, fondata nel 1792 dall'Arciprete Grimaldi e che raccoglieva fanciulle "povere e pericolanti" della Città; il Reale Albergo dei Poveri, eretto dall'Arcivescovo Balsamo nel 1836, per raccogliere ragazzi e ragazze invalidi e orfani dai dodici ai diciotto anni. Sul piano educativo operavano il Collegio di Maria e l'Educatorio Maria, fondato nel 1724 dal parroco Alberto Greco Carlino.
 
            Come possiamo notare erano opere nate con l'intervento della Chiesa, che, tramite la Mensa Arcivescovile, continuava a sostenerle. Interventi comunali contribuivano al loro sostegno, alla somministrazione di medicine ai poveri, al sussidio.
 
            Tuttavia si notava un vuoto: la necessità di un asilo infantile. Ben presto al nome di "Asilo" si affiancò quello di "Casa delle Orfane".
 
            Nonostante tanti interventi, le condizioni della Casa rimanevano disagiate: locale inadatto, umidissimo, estremo squallore, povertà estrema di mezzi. A questi disagi si aggiunse anche l'indifferenza dei cittadini. Fu proprio alle suore della casa monrealese che P. Cusmano scrisse una lettera molto toccante riguardo alla estrema povertà in cui vivevano: "…Fate per il vestire quello che avete fatto per il mangiare; cominciate a guastare i vostri lenzuoli e fate camicie e sottane alle povere Orfanelle. Appresso vi leverete anche le camicie per darle alle Orfanelle, e così vedremo, che se il cuore dei Monrealesi non si muove, certamente si muoverà quello di Dio e verrà in nostro aiuto". E così avvenne.
 
            Il cuore dei monrealesi, spinto da quello di Dio, si cominciò a muovere, anche se con lentezza. E se anche Monreale risentisse della polemica tra anticlericalismo e massoneria da un lato e integralismo cattolico dall'altro, le autorità civili, religiose e cittadinanza si sensibilizzarono al problema delle orfane, intervenendo in vari modi.
 
            Il Sindaco Salvatore Magno e il Consiglio Comunale, oltre al sussidio iniziale e alla costituzione della Commissione, interessarono altri enti statali: la Provincia, il Provveditorato agli Studi, il Ministero degli Interni, la regina d'Italia. Penso che sarebbe doveroso da parte nostra non dimenticare tutte queste persone, sia civili che religiose, che nel passato si prodigarono, anche a proprie spese, per un opera che se ancora esiste lo dobbiamo particolarmente proprio a loro.
 
            Vorrei concludere dicendo che furono tanti i benefattori monrealesi che presero a cuore la nostra Opera a favore dei tanti ragazzi e ragazze disagiati. Ancora oggi il servizio verso le numerose povertà non è finito e non finirà, perché come ci ricorda Cristo: "I poveri li avrete sempre con voi"; ma è pur vero e anche doveroso, soprattutto verso chi ci ha preceduto in quest'opera grandiosa, di non perderci in discorsi inutili, ma anzi di lavorare in perfetta sinergia a tutti i livelli - la competizione sarebbe puerile - per promuovere bene l'aiuto necessario alla solidarietà e alla giustizia sociale verso soprattutto chi soffre.