lundi 30 mars 2015

Saint LÉONARD MURIALDO, prêtre et fondateur


Saint Léonard Murialdo, prêtre

Léonard Murialdo est turinois et se consacre aux œuvres sociales chrétiennes, en particulier en fondant la Congrégation de saint Joseph dont l'un des buts s'adresse aux jeunes apprentis. Il défend la doctrine sociale de l'Église, se fait traiter de socialiste, mais il n'entend que promouvoir la réalité inscrite dans l'enseignement du Christ. Il mourra en 1890.


Saint Léonard MURIALDO

Nom: MURIALDO
Prénom: Léonard (Leonardo)
Nom de religion: Léonard (Leonardo)
Pays: Italie

Naissance: 6.10.1828  à Turin
Mort: 30.03.1900  à Turin
Etat: Prêtre – Fondateur

Note: Prêtre en 1851. Fondateur en 1873 de la Congrégation de S. Joseph pour la formation professionnelle des jeunes gens abandonnés ou délinquants.

Béatification: 02.11.1963  à Rome  par Paul VI
Canonisation: 03.05.1970  à Rome  par Paul VI
Fête: 30 mars

Réf. dans l’Osservatore Romano: 2000 n.18 p.4
Réf. dans la Documentation Catholique: 1963 ol.1557-8; 1970 p.592
Notice

Leonardo Murialdo naît à Turin en 1828 d'une famille aisée. Malgré son milieu social et sa fine culture, sa passion le porte vers le peuple et spécialement les plus pauvres. Il est un prêtre simple à la solide piété, à la bonne doctrine et plein d'abnégation, comme le Piémont en forma tant à cette époque, dans la ligne de S. Charles Borromée. Sur ce fond spirituel vient se greffer une activité extérieure impressionnante. Il est un pionnier dans l'éducation spécialisée des jeunes travailleurs, crée un bureau catholique de placement pour les ouvriers en chômage, lance une école technique et d'autres œuvres. Il fonde la "Congrégation religieuse de S. Joseph", institut sacerdotal et laïque ayant "pour but d'éduquer par la piété et l'instruction culturelle et technique les jeunes gens pauvres, orphelins, abandonnés, ou ayant besoin de s'amender". Il veut que la religion soit à la fois surnaturelle et humaine, sans dichotomie. Il donne cette consigne: "Ajoutez à la vertu, la bonté, la douceur, la patience, l'esprit d'amitié, le naturel, l'aisance, la joie". Il meurt à Turin en 1900.
Le Collège Artigianelli (D'après le lettre de Jean Paul II pour le 100e anniversaire de la mort du Père Murialdo – O.R. 2 mai 2000)

En octobre 1866, le Père Léonardo Murialdo a 36 ans. Il revient à Turin après une longue absence et l'Évêque lui confie immédiatement la direction du Collège Artigianelli. Là il accepte les enfants pauvres que la providence lui envoie, selon la devise qu'il se donne: "Pauvres et abandonnés, telles sont les deux conditions essentielles pour qu'un jeune soit des nôtres." En raison même de sa gratuité, son collège connaît parfois de graves difficultés financières. Et la tentation existe d'accepter aussi des enfants dont les parents peuvent payer. Lui-même, tenté de donner sa démission, reste à son poste, attelé parfois à des tâches ingrates, et tout cela pour l'amour de ses enfants: Il sait que sans lui ces petits auraient été livrés à l'ignorance, au vice et à l'influence d'adultes sans scrupules. Alors pour sauver son collège, il s'investit tout entier, corps et biens. De ses 'artigianelli', il veut faire non seulement des ouvriers intelligents et travailleurs (et non des 'pédants prétentieux'), "mais avant tout des chrétiens sincères et francs". Il les conquiert par sa douceur, s'occupant personnellement de ceux qui connaissent de plus grandes difficultés. Aussi, les anciens 'artigianelli', devenus adultes, garderont de lui le souvenir "d'un père affectueux, un véritable père, un père plein d'amour".

Saint Léonard Murialdo

prêtre fondateur de la Société de Saint-Joseph ( 1900)

Comme saint Jean Bosco, comme Joseph Cafasso, comme Joseph-Benoît Cottolengo, saint Léonard Murialdo est turinois et se consacre aux œuvres sociales chrétiennes, en particulier en fondant la Congrégation de saint Joseph dont l'un des buts s'adresse aux jeunes apprentis. Il défend la doctrine sociale de l'Église, se fait traiter de socialiste, mais il n'entend que promouvoir la réalité inscrite dans l'enseignement du Christ. Il sera canonisé en 1970.

À Turin dans le Piémont, en 1900, saint Léonard Murialdo, prêtre, qui fonda la pieuse Société de Saint-Joseph pour que les petits abandonnés fassent la découverte de la foi chrétienne et de la charité.


Martyrologe romain



BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre

Mercredi 28 avril 2010 


Saint Léonard Murialdo et Saint Joseph Benoît Cottolengo



Chers frères et sœurs,

Nous nous approchons de la conclusion de l'Année sacerdotale et, en ce dernier mercredi d'avril, je voudrais parler de deux saints prêtres exemplaires dans leur don à Dieu et dans le témoignage de charité, vécu dans l'Église et pour l'Église, à l'égard de leurs frères les plus nécessiteux; saint Léonard Murialdo et saint Joseph Benoît Cottolengo. Du premier, nous commémorons le 110 anniversaire de la mort et le 40 anniversaire de sa canonisation; les célébrations pour le deuxième centenaire de l'ordination sacerdotale du second viennent de débuter.

Léonard Murialdo naquit à Turin, le 26 octobre 1828:  c'est la Turin de saint Jean Bosco, de saint Joseph Cottolengo lui-même, une terre fécondée par de si nombreux exemples de sainteté de fidèles laïcs et de prêtres. Léonard est le huitième enfant d'une famille modeste. Enfant, avec son frère, il entra au collège des Pères scolopes de Savone, et suivit le cours élémentaire, le collège et le lycée:  il trouva des éducateurs formés, dans une atmosphère de religiosité fondée sur une catéchèse sérieuse, avec des pratiques de piété régulières. Pendant son adolescence, il vécut toutefois une profonde crise existentielle et spirituelle qui le conduisit à anticiper le retour en famille et à conclure ses études à Turin, en s'inscrivant au cours biennal de philosophie. Le "retour à la lumière" eut lieu - comme il le raconte - quelques mois plus tard, avec la grâce d'une confession générale, dans laquelle il redécouvrit l'immense miséricorde de Dieu; il mûrit alors à 17 ans la décision de devenir prêtre, en réponse d'amour à Dieu dont l'amour l'avait saisi. Il fut ordonné le 20 septembre 1851. C'est à cette époque que, comme catéchiste de l'Oratoire de l'Ange gardien, Don Bosco fit sa connaissance, l'apprécia et le convainquit d'accepter la direction du nouvel Oratoire de Saint-Louis à Porta Nuova, qu'il dirigea jusqu'en 1865. Là, il fut au contact des graves problèmes des classes sociales les plus pauvres, il visita leurs maisons, mûrissant une profonde sensibilité sociale, éducative et apostolique qui le conduisit à se consacrer de manière autonome à de multiples initiatives en faveur de la jeunesse. Catéchèse, école, activités récréatives furent les fondements de sa méthode éducative à l'Oratoire. Don Bosco le voulut à nouveau à ses côtés lors de l'audience accordée par le bienheureux Pie ix en 1858.

En 1873, il fonda la Congrégation de Saint-Joseph, dont l'objectif apostolique fut, dès le départ, la formation de la jeunesse, en particulier la plus pauvre et abandonnée. Le contexte turinois de l'époque fut marqué par l'intense floraison d'œuvres et d'activités caritatives promues par Léonard Murialdo jusqu'à sa mort, le 30 mars 1900.

Je suis heureux de souligner que le noyau central de la spiritualité de Léonard Murialdo est la conviction de l'amour miséricordieux de Dieu:  un Père toujours bon, patient et généreux, qui révèle la grandeur et l'immensité de sa miséricorde avec le pardon. Cette réalité, saint Léonard en fit l'expérience au niveau non pas intellectuel, mais existentiel, à travers la rencontre vivante avec le Seigneur. Il se considéra toujours comme un homme touché par la grâce du Seigneur:  c'est pourquoi il vécut le sentiment joyeux de la gratitude au Seigneur, la conscience sereine de sa propre limite, le désir ardent de pénitence, l'engagement constant et généreux de conversion. Il voyait toute son existence non seulement illuminée, guidée, soutenue par cet amour, mais continuellement plongée dans la miséricorde infinie de Dieu. Il écrivit dans son Testament spirituel:  "Ta miséricorde m'enveloppe, ô Seigneur... Comme Dieu est toujours et partout, de même il est toujours et partout amour, il est toujours et partout miséricorde". Se souvenant du moment de crise qu'il avait eu dans sa jeunesse, il notait:  "Voici que le bon Dieu voulait faire resplendir encore sa bonté et sa générosité de manière tout à fait singulière. Non seulement il m'admit à nouveau dans son amitié, mais il m'appela à un choix de prédilection:  il m'appela au sacerdoce, et ce à peine quelques mois après mon retour à lui". Saint Léonard vécut donc sa vocation sacerdotale comme un don gratuit de la miséricorde de Dieu avec le sens de la reconnaissance, la joie et l'amour. Il écrivit encore:  "Dieu m'a choisi! Il m'a appelé, il m'a même forcé à l'honneur, à la gloire, au bonheur ineffable d'être son ministre, d'être "un autre Christ"... Où étais-je lorsque tu m'as cherché, mon Dieu? Au fond de l'abîme! J'étais là, et c'est là que Dieu vint me chercher; c'est là qu'il me fit entendre sa voix...".

Soulignant la grandeur de la mission du prêtre qui doit "continuer l'œuvre de la rédemption, la grande œuvre de Jésus Christ, l'Œuvre du Sauveur du monde", c'est-à-dire celle de "sauver les âmes", saint Léonard se rappelait toujours à lui-même, ainsi qu'à ses confrères, la responsabilité d'une vie cohérente avec le sacrement reçu. Amour de Dieu et amour pour Dieu:  telle fut la force de son chemin de sainteté, la loi de son sacerdoce, la signification la plus profonde de son apostolat parmi les jeunes pauvres et la source de sa prière. Saint Léonard Murialdo s'est abandonné avec confiance à la Providence, en accomplissant généreusement la volonté divine, dans le contact avec Dieu et en se consacrant aux jeunes pauvres. De cette manière, il a uni le silence contemplatif à l'ardeur inlassable de l'action, la fidélité aux devoirs de chaque jour avec le caractère génial de ses initiatives, la force dans les difficultés avec la sérénité de l'esprit. Tel est son chemin de sainteté pour vivre le commandement de l'amour, envers Dieu et envers son prochain.

C'est avec le même esprit de charité qu'a vécu, quarante ans avant Léonard Murialdo, saint Joseph Benoît Cottolengo, fondateur de l'œuvre qu'il intitula lui-même "Petite maison de la divine Providence" et également appelée aujourd'hui "Cottolengo". Dimanche prochain, lors de ma visite pastorale à Turin, j'aurai l'occasion de vénérer la dépouille mortelle de ce saint et de rencontrer les hôtes de la "Petite maison".

Joseph Benoît Cottolengo naquit à Bra, une petite ville de la province de Cuneo, le 3 mai 1786. Aîné d'une famille de douze enfants, dont six moururent en bas âge, il fit preuve dès l'enfance d'une grande sensibilité envers les pauvres. Il suivit la voie du sacerdoce, imité également par deux de ses frères. Les années de sa jeunesse furent celles de l'aventure napoléonienne et des difficultés qui s'ensuivirent dans les domaines religieux et social. Cottolengo devint un bon prêtre, recherché par de nombreux pénitents et, dans la ville de Turin de l'époque, le prédicateur d'exercices spirituels et de conférences pour les étudiants universitaires, auprès desquels il remportait toujours un grand succès. A l'âge de 32 ans, il fut nommé chanoine de la Très Sainte Trinité, une congrégation de prêtres qui avait pour tâche d'officier dans l'Eglise du Corpus Domini et de conférer leur dignité aux cérémonies religieuses de la ville, mais cette situation ne le satisfaisait pas. Dieu le préparait à une mission particulière, et, précisément à la suite d'une rencontre inattendue et décisive, il lui fit comprendre quel aurait été son destin futur dans l'exercice de son ministère.

Le Seigneur place toujours des signes sur notre chemin pour nous guider selon sa volonté vers notre bien véritable. Pour Cottolengo, cela se produisit, de manière dramatique, le dimanche matin du 2 septembre 1827. Provenant de Milan, une diligence plus pleine que jamais arriva à Turin, dans laquelle s'entassait une famille française tout entière, dont la femme, avec ses cinq enfants, se trouvait dans un état de grossesse avancée et avec une forte fièvre. Après s'être rendue dans plusieurs hôpitaux, cette famille trouva un logement dans un dortoir public, mais la situation de la femme s'aggrava et plusieurs personnes se mirent à la recherche d'un prêtre. Par un mystérieux dessein, il croisèrent Cottolengo, et ce fut précisément lui qui, le cœur lourd et opprimé, accompagna cette jeune mère vers la mort, entourée du désespoir de toute sa famille. Après avoir accompli ce douloureux devoir, la mort dans l'âme, il se rendit devant le Très Saint Sacrement et éleva cette prière:  "Mon Dieu, pourquoi? Pourquoi as-tu voulu que je sois témoin? Que veux-tu de moi? Il faut faire quelque chose!". Se relevant, il fit sonner toutes les cloches, fit allumer les bougies et, accueillant les curieux dans l'église, dit:  "La grâce est faite! La grâce est faite!". A partir de ce moment, Joseph Benoît Cottolengo fut transformé:  toutes ses capacités, en particulier ses talents de gestion et d'organisation furent utilisés pour donner naissance à des initiatives de soutien aux plus nécessiteux.

Il sut enrôler dans son entreprise des dizaines et des dizaines de collaborateurs et de volontaires. Se déplaçant à la périphérie de Turin pour étendre son œuvre, il créa une sorte de village, dans lequel à chaque bâtiment qu'il réussit à construire, il donna un nom significatif:  "maison de la foi"; "maison de l'espérance", "maison de la charité". Il mit en acte le style des "familles", en constituant de véritables communautés de personnes, des volontaires, hommes et femmes, des religieux et laïcs, unis pour affronter et surmonter ensemble les difficultés qui se présentaient. Chacun dans la Petite maison de la divine Providence avait un devoir précis:  qui travaillait, qui priait, qui servait, qui instruisait, qui administrait. Les bien-portants et les malades partageaient le même poids du quotidien. La vie religieuse elle aussi devint plus spécifique avec le temps, selon les besoins et les exigences particulières. Il pensa également à un séminaire propre, en vue d'une formation spécifique des prêtres de l'Ordre. Il fut toujours prêt à suivre et à servir la divine Providence, jamais à l'interroger. Il disait:  "Je suis un bon à rien et je ne sais même pas ce que je me fais. Mais la divine Providence sait certainement ce qu'elle veut. Il ne me reste qu'à la suivre. En avant in Domino". Pour ses pauvres et les plus nécessiteux, il se définira toujours comme le "manœuvre de la divine Providence".

A côté des petites citadelles, il voulut fonder également cinq monastères de sœurs contemplatives et un d'ermites, et les considéra parmi ses réalisations les plus importantes:  une sorte de "cœur" qui devait battre pour toute l'Œuvre. Il mourut le 30 avril 1842, en prononçant ces paroles:  "Misericordia, Domine; Misericordia, Domine. Bonne et sainte Providence... Sainte Vierge, c'est à vous à présent". Sa vie, comme l'écrivit un journal de l'époque, avait été "une intense journée d'amour".

Chers amis, ces deux saints prêtres, dont j'ai présenté quelques traits, ont vécu leur ministère dans le don total de la vie aux plus pauvres, aux plus nécessiteux, aux derniers, trouvant toujours la racine profonde, la source inépuisable de leur action dans le rapport avec Dieu, en puisant à son amour, dans la conviction profonde qu'il n'est pas possible d'exercer la charité sans vivre dans le Christ et dans l'Eglise. Que leur intercession et leur exemple continuent d'illuminer le ministère de nombreux prêtres qui se dépensent avec générosité pour Dieu et pour le troupeau qui leur est confié, et qu'ils aident chacun à se donner avec joie et générosité à Dieu et au prochain.

* * *

Je salue les pèlerins francophones, en particulier, les jeunes, les étudiants et les servants d’autel présents, ainsi que l’Évêque de Pontoise qui accompagne un groupe paroissial. Je salue cordialement les séminaristes venus du Liban! Je n’oublie pas les Assomptionnistes qui fêtent le 200ème anniversaire de la naissance de leur fondateur! Que Dieu vous bénisse et bon pèlerinage à tous!
       
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Leonardo Murialdo, Priest (AC)

Born in Turin, Italy, in 1828; died 1900; beatified in 1963; canonized in 1970 by Paul VI; the Salesians celebrate his feast on May 18. Saint Leonard was a prophet: Conservative Catholics in his time condemned him as a "socialist" because he advocated for an eight-hour workday in 1885. His work for social justice placed him squarely in line with other luminaries of his time: Saints John Bosco, Joseph Cafasso, and Joseph Cottolengo. Saint Leonard was ordained in 1851, and then devoted himself to the education of working-class boys at the Oratory of Saint Louis, fostered by John Bosco. After a short time at Saint-Sulpice in Paris in 1865, he was rector of a Christian college of further education and technical training in Turin.


He founded the Congregation of Saint Joseph to ensure the continuation of his work with young apprentices. He also promoted the Catholic Workers' Movement through the newspaper La voce dell'Operaio and the monthly La buona Stampa. He also established a national federation to improve the standards of the press in Italy.

At a goodly age, he died peacefully in his hometown and was buried in the Church of Santa Barbara there. At his canonization, the pope stressed that he was honored both for his personal holiness and for the social activities inspired by his virtue (Benedictines, Farmer).

SAINT LEONARD MURIALDO (1828 – 1900).

Beatified on 1963

Canonized on 3-5-1970

Early years

Leonard Murialdo was born in Turin in 1828, eighth child of a well-to-do family. He lost his father at just four years of age, however he received an excellent Catholic education at the Scolopian College in Savona. As a youth he went through a profound spiritual crisis which converted him and helped him discover his priestly vocation. In Turin he took up his philosophical and theolgical studies. In these years he began to work at the Guardian Angels Oratory, run by his cousin, Fr. Robert Murialdo.

With Don Cafasso and Don Bosco

Thanks to this collaboration he came directly in touch with the problems of Turinese young people: street children, prisoners, chimney sweeps, shop hands. In 1851 he was ordained priest. He began to work in strict collaboration with Fr Cafasso and Don Bosco, and took on the administration of the St. Aloysius Oratory at Don Bosco's request. Leonard breathed the preventive system, incarnated it and applied it in all his future educational works. In 1866 he accepted the administration of the Artigianelli College in Turin dedicated to taking in and providing a Catholic and technical education for poor and abandoned boys. He made many journeys throughout Italy, France and England visiting educational and welfare institutions, to learn, and to address and improve the educational system.

Founder of the Giuseppini

He was amongst those fostering the first popular Catholic Libraries and Catholic Workers Unions, and would be their ecclesiastical assistant for many years. In 1873, with the support of some helpers, he founded the Congregation of Saint Joseph (Giuseppini of Murialdo). Their apostolic purpose was the education of youth, especially of poor and abandoned youth. He opened oratories, technical school, family homes for young workers including young farmers, and took on further commitment in lay associations, especially in the field of technical formation of the young and printing works. His motto was: Fare e tacere. He was a spiritual person and a man of prayer, a contemplative in action like Don Bosco.

A father and guide to the young

Towards 1884 he was struck down by multiple attacks of bronchial pneumonia: Don Bosco went to give him his blessing and, despite some relapses, he lived until 1900.

Paul VI beatified him in 1963 and canonised him on 3 May 1970.

SOURCE : http://www.sdb.org/en/Salesian_Saints/Saints/Leonardo_Murialdo

San Leonardo Murialdo Sacerdote


Torino, 26 ottobre 1828 - 30 marzo 1900

Leonardo Murialdo nasce a Torino il 26 ottobre 1828 da una famiglia borghese. Studia dai padri Scolopi di Savona e alla Regia Università di Torino laureandosi in Teologia. Viene ordinato sacerdote nel 1851 e dedica i primi 14 anni del suo ministero ai giovani torinesi nell'oratorio di San Luigi a Porta Nuova. Nel 1867 fonda la confraternita laicale di San Giuseppe per aiutare i ragazzi poveri e abbandonati. Nel 1871 dà vita all'Unione operai cattolici di cui diventa successivamente assistente ecclesiastico. È anche il fondatore dell'Associazione della Buona stampa e tra gli ideatori del giornale «La voce dell'operaio». Viaggia spesso nel Sud Italia per conoscere le realtà assistenziali delle altre città. Muore nel capoluogo piemontese, colpito dalla polmonite, il 30 marzo 1900. Viene beatificato da Paolo VI nel 1963 e canonizzato nel 1970. (Avvenire)

Etimologia: Leonardo = forte come leone, dal latino e dal tedesco

Martirologio Romano: A Torino, san Leonardo Murialdo, sacerdote, che fondò la Pia Società di San Giuseppe, perché i bambini abbandonati potessero fare l’esperienza della fede e della carità cristiana.

Leonardo Murialdo nacque il 26 ottobre 1828 nel cuore di Torino, in una famiglia benestante che contava ben nove figli. Orfano di padre a cinque anni, crebbe in un contesto familiare cristianamente impegnato, nonostante l’acceso anticlericalismo di quei tempi. La sofferenza per la mancanza del padre gli procurò una grande sensibilità che tramutò, una volta sacerdote, in paternità spirituale per i più giovani. Nadino, come veniva chiamato, ricevuta in casa una prima istruzione, entrò nel 1836 col fratello Ernesto nel Collegio degli Scolopi di Savona dove ricevette una formazione umana e religiosa che gli sarà fondamentale per tutta la vita. Sentì in quegli anni la chiamata al sacerdozio, contrastata però da una grave crisi personale. Tornato a Torino, nel 1845 si iscrisse alla facoltà teologica dell’Università come chierico esterno, secondo l’uso di quei tempi per gli appartenenti alle famiglie agiate. Persa la madre un anno prima di laurearsi, venne ordinato prete il 20 settembre 1851 nella chiesa della Visitazione.

Il giovane Don Murialdo iniziò subito il suo apostolato nel povero quartiere Vanchiglia presso l’Oratorio dell’Angelo Custode, fondato una decina d’anni prima dal santo sacerdote Giovanni Cocchi e diretto dal cugino Teologo Roberto Murialdo. Era il primo oratorio della città. Le miserie cui provvedere erano innumerevoli, capitò pure che genitori morenti affidassero al giovane prete i figli perché li crescesse.
Un giorno, incontrato uno spazzacamino disperato, lo ospitò in casa propria. La Torino dell’Ottocento, negli anni del Risorgimento, vide intrecciarsi le vicende dei suoi santi e due apostoli della gioventù come Don Bosco e Don Murialdo non potevano non incontrarsi. Nel 1857 il santo di Valdocco incaricò Don Leonardo della direzione dell’Oratorio di S. Luigi, presso la Stazione di Porta Nuova. 

Nel 1865 il Murialdo avvertì la necessità di approfondire gli studi di teologia morale e di diritto canonico e andò a Parigi, al seminario di Saint Sulpice, entrando in contatto con le realtà educative e sociali della capitale francese, tra cui le Conferenze di S. Vincenzo de’ Paoli. Soggiornò poi brevemente anche a Londra. In un discorso di quell’anno tenuto ad una Conferenza di S. Vincenzo disse: “Il laico, di qualsiasi ceto sociale, può essere oggi un apostolo non meno del prete e, per alcuni ambienti, più del prete”. 

Tornò a Torino nel 1866 e gli fu proposta la direzione del Collegio Artigianelli, dove i giovani venivano istruiti e preparati a un mestiere. Sarà il maggiore impegno della sua vita, che porterà avanti per trentaquattro anni a costo di enormi sacrifici. L’anno successivo, con alcuni collaboratori, tra cui il Servo di Dio Don Eugenio Reffo, Leonardo Murialdo diede inizio alla Confraternita laicale di San Giuseppe. Lo scopo era di aiutare la gioventù povera e abbandonata, non pensando solo ai bisogni del momento, ma guardando alle necessità future. Per lo stesso motivo nel 1870 assunse la direzione dell’Oratorio di San Martino. 

Il mondo operaio costituiva l’altra emergenza sociale cui provvedere. San Leonardo rispose anche in questo caso in modo lungimirante, puntando a formare tra gli operai un senso di mutua solidarietà che li rendesse coscienti dei propri diritti. Si impegnò per i disoccupati, per le donne e i ragazzi che lavoravano in fabbrica, organizzando l’Unione degli Operai Cattolici (1871) di cui fu poi assistente ecclesiastico. Nello stesso anno fu tra i promotori delle biblioteche popolari cattoliche. Fondò l’Associazione della Buona Stampa e nel 1876 fu tra gli ideatori, con il Venerabile Paolo Pio Perazzo, del giornale “La Voce dell’Operaio”, che oggi è il settimanale diocesano “La Voce del Popolo”. Viaggiò spesso nel Sud d’Italia per conoscere le realtà assistenziali delle altre città. Il 19 marzo 1873, festa del Santo Patriarca di cui era grande devoto, fondò la Pia Società Torinese di San Giuseppe. 

Nonostante la mole enorme di iniziative era un prete semplice, gioioso nella sua missione. Basta leggere alcune frasi tratte dai suoi scritti: “Dio mi ama. Che gioia! Che consolazione! Dio mi ama di amore eterno, personale, gratuito, infinito e misericordioso. Dio mi ama. Egli non si dimentica mai, mi segue e mi guida sempre. Lasciamoci amare da Dio!”. In un altro scritto compendia le verità cristiane con “I tre miracoli dell'amore di Dio. Il Presepio con Gesù bambino: egli ci insegna umiltà, povertà, rassegnazione. Il Calvario con Gesù crocifisso: è cattedra che insegna le grandi verità dell'amore di Dio per gli uomini e dell'amore degli uomini per Dio. L'Eucarestia con Gesù sacramento: è la perfezione dell'amore; Gesù viene a noi, ci ama, si unisce a noi”. 

Nel 1877 si ammalò gravemente ma Don Bosco gli assicurò che la sua vita sarebbe stata ancora lunga. E così fu. L’anno dopo fondò una colonia agricola a Rivoli per giovani, cui fecero seguito altre istituzioni simili in vari paesi del Piemonte. Nel 1883 estese il raggio d’azione della Congregazione oltre i confini regionali, chiamando alla collaborazione diretta quanti si erano formati nelle sue istituzioni. Suo grande assillo fu sempre la pesante situazione debitoria del Collegio cui fece fronte, a volte, di tasca propria. Il figlio della borghesia amico dei poveri organizzò pure collette davanti al celebre Santuario della Consolata. 

Infaticabile, partecipò a molti congressi e alcune sue iniziative furono le prime, nel loro genere, in Italia. Promosse un Ufficio di Collocamento cattolico (1876) e inaugurò una Casa-Famiglia per operai (1878). Fondò una Cassa di Mutuo soccorso (1879), un dopolavoro (1878), l'Opera dei Catechismi serali per giovani operai (1880), la Lega del Lavoro (1899). Nel 1892 scrisse al sindaco per denunciare lo sfruttamento dei giovani lavoratori, presentando un progetto di riforma che prevedeva l’obbligo scolastico fino ai quattordici anni, l’abolizione del lavoro notturno, il riposo festivo, la giornata lavorativa di otto ore. 

Un’attività intensa come quella del Murialdo trovava forza nella preghiera e nella consapevolezza di essere amati da Dio. Scrisse: “l’uomo che prega è il più potente del mondo”, “la preghiera è l'anima e la forza dell'uomo. Sia fatta con umiltà, confidenza, perseveranza. Non basta, però, pregare, bisogna pregare bene, cioè con il cuore”, “Carità è guardare e dire il bello di ognuno, perdonare di cuore, avere serenità di volto, affabilità, dolcezza. Come senza fede non si piace a Dio, così senza dolcezza non si piace al prossimo”. Fu grande devoto della Madonna: “Maria, Madre nostra, è la più amante, la più affettuosa delle madri. E' madre di Dio, quindi ottiene tutto. E' madre nostra, quindi non ci nega niente. E' madre di misericordia: gettiamoci nelle sue braccia”. Nel Testamento Spirituale parla di un Dio "così buono, così paziente, così generoso". Possediamo un ricco epistolario che è una fonte preziosa per conoscere l’attività degli Artigianelli, le continue preoccupazioni economiche affrontate con una grande fiducia nella Provvidenza di Dio, i contatti con molte personalità italiane e straniere.
Amò intensamente la sua città: “Quanto sono riconoscente a Dio di avermi fatto nascere in Italia, a Torino, nella città del Santo Sacramento, della Consolata, nella città di tante opere benefiche, [...]. Quanto ti amo mia Torino”. Nessuna opera benefica della città di quei decenni se non ebbe dal Murialdo l’iniziativa, vide almeno il suo sostegno. Per estrazione sociale e per preparazione avrebbe potuto intraprendere una carriera ecclesiastica invidiabile, ma preferì aiutare i poveri, incarnando perfettamente lo spirito della “Rerum novarum” di Papa Leone XIII. 

S. Leonardo Murialdo morì, a causa di una polmonite, il mattino del 30 marzo 1900. Sepolto nel Cimitero Generale, il corpo fu in seguito trasferito nella parrocchia di Santa Barbara. Dal 1971, un anno dopo la canonizzazione, è venerato nel monumentale Santuario della Madonna della Salute in Borgo Vittoria. La festa nell’Ordine è fissata al 18 maggio e in tale data ne fanno memoria anche la diocesi di Torino e la congregazione dei salesiani. I Giuseppini e le suore Murialdine, nate alcuni decenni dopo la sua morte, vivono il suo carisma in varie parti d’Italia e del mondo.

Autore:
Daniele Bolognini