vendredi 20 mars 2015

Bienheureux FRANÇOIS PALAU Y QUER, religieux carme et fondateur




Bienheureux Francois Palau y Quer

Né à Aytona, près de Lerida en Espagne, il entra chez les Pères Carmes déchaux. En 1840, la révolution en Espagne le décide à s'exiler en France à Perpignan puis à Montauban. En 1851, revenu dans son pays, il reçoit la direction spirituelle du séminaire de Barcelone, mais trois ans plus tard, il doit encore s'exiler à Ibiza, accusé faussement d'incitation à la grève. Cet exil lui permit d'approfondir sa vie spirituelle. En 1869, il fonde à Minorque les Instituts des Sœurs et des Frères du Carmel. Écrivain, journaliste, ermite, fondateur, toute sa vie fut une offrande à l'amour de Dieu et de ses frères. Il mourut en 1872.   

Bienheureux Francois Palau y Quer

fondateur des Instituts des Sœurs et des Frères du Carmel ( 1872)

Né à Aytona, près de Lerida en Espagne, il entra chez les Pères Carmes déchaux. En 1840, la révolution en Espagne le décide à s'exiler en France à Perpignan puis à Montauban. En 1851, revenu dans son pays, il reçoit la direction spirituelle du séminaire de Barcelone, mais trois ans plus tard, il doit encore s'exiler à Ibiza, accusé faussement d'incitation à la grève. Cet exil lui permit d'approfondir sa vie spirituelle. En 1860, il fonde à Minorque les Instituts des Sœurs et des Frères du Carmel. Ecrivain, journaliste, ermite, fondateur, toute sa vie fut une offrande à l'amour de Dieu et de ses frères.

Un internaute nous signale: Fondation en 1860, mort à Tarragone le 20 mars 1872. Béatifié par Jean-Paul II le 24 avril 1988 (homélie en italien), il est enterré dans la maison-mère des filles carmélites thérésiennes missionnaires.


À Tarragone en Espagne, l’an 1872, le bienheureux François de Jésus-Marie-Joseph (François Palau y Quer), prêtre de l’Ordre des Carmes déchaux, qui fonda deux instituts de sœurs carmélites missionnaires, endura dans son ministère de graves persécutions, fut relégué, à la suite d’accusations fausses, dans l’île d’Ibiza, et mourut abandonné de tous.


Martyrologe romain

François Palau y Quer

(François de Jésus-Marie-Joseph)

(1811-1872)

Le jeune François Palau (prononcé Palao) est né à Aytona (Lérida) en Espagne, le 29 décembre 1811, de parents pieux et de condition modeste, mais profondément attachés à la foi chrétienne. Septième d’une famille de neuf enfants, il reçoit le baptême le jour même de sa naissance. Dès ses études primaires, il est remarqué pour son esprit vif et ses talents exceptionnels, aussi le maître d’école conseille-t-il aux parents de l’orienter vers les études supérieures. 

Projet vocationnel

Durant l’été 1828, François veut donner une orientation à sa vie future et se consacrer à Dieu et au service du prochain dans la vie sacerdotale. C’est alors qu’à l’âge de 17 ans, il entre au Séminaire de Lérida où il entreprend trois années d’études philosophiques et une autre en théologie. À 22 ans, poursuivant sa réflexion sur son avenir, il décide de s’orienter vers la vie religieuse. En 1832, il renonce à une bourse d’études et quitte le Séminaire. Quelques mois plus tard, il entre chez les Carmes déchaux à Barcelone où il commence son noviciat le 14 novembre. Il prend le nom de Frère François de Jésus-Marie-Joseph. Après sa profession, il continue sa formation religieuse ainsi que sa préparation au sacerdoce. En raison de l’effervescence qui agite les provinces catalanes, François poursuit sa formation théologique dans son couvent. Il est ordonné diacre le 22 février 1834. 

Carme en exil

Le 25 juillet 1835, la violence éclate à Barcelone, le couvent est assailli par une foule révolutionnaire anticléricale. François, avec d’autres frères, réussit à fuir le couvent livré aux flammes. Un décret royal supprime les couvents et le Carmel masculin est dispersé. C’est ainsi que François devra vivre la vie d’un carme hors du cloître. Ce climat de persécution n’empêche pas son ordination sacerdotale qui a lieu le 2 avril 1836, mais il commence son ministère comme prêtre diocésain sous la juridiction de l’évêque du lieu. 

Ministères, œuvres et persécutions…

Après une brève période consacrée à l’évangélisation comme missionnaire apostolique dans les diocèses catalans, il choisit de s’exiler en France (de 1840 à 1851) dans le diocèse de Perpignan, puis à Montauban. Durant ces années, il mène une vie d’oraison, de solitude et de pénitence, y ajoutant aussi la direction de quelques personnes, spécialement des réfugiés espagnols vivant autour de lui. 

De retour en Espagne en 1851, incardiné dans le diocèse de Barcelone, le P. François y fonde l’École de la Vertu, œuvre pastorale de grande influence et modèle d’enseignement catéchétique pour adultes. Par la suite, l’École fut accusée d’être impliquée dans des grêves ouvrières organisées à Barcelone et elle est violemment supprimée par les autorités militaires en mars 1854. Le p. François sera condamné à l’exil dans l’île d’Ibiza (Baléares) où il demeure en résidence obligatoire jusqu’en 1860. Années d’abandon, de solitude et de nuit obscure de la foi, mais aussi années décisives où il acquiert sa maturité spirituelle et où il connaît l’expérience mystique d’une redécouverte de l’Église (une Église réelle et historique – Dieu et le prochain – à portée universelle). 

Retour d’exil

En juillet 1860, il est libéré de l’exil par un décret de la reine Isabelle II, à qui il avait envoyé un document comme preuve de son innocence. Dès lors, et jusqu’à sa mort, il déborde d’activités : prédications dans les grandes villes (Barcelone, Madrid, Palma, etc.), puis il entreprend des missions populaires en Catalogne et aux Baléares. Il répand partout la dévotion mariale. À cela s’ajoutent de longues heures de solitude contemplative et d’oraison dans les grottes d’El Vedra à Ibiza. En plus, il accorde une attention particulière à ses fondations. 

La dernière année

Au début de l’année 1872, il se retrouve à Calasanz où il se dévoue auprès des malades atteints par une épidémie de typhus. Encore en pleine activité, il est terrassé par une congestion pulmonaire grave qui l’emporte le 20 mars à Tarragone, entouré de ses fils et de ses filles spirituelles. Sa vie, donnée, forgée à l’école de la souffrance, de l’échec, et aussi de la rencontre et de la prière, a une saveur d’éternité.

Apôtre

L’itinéraire spirituel de François Palau fut toujours marqué par son amour pour l’Église et son apostolat fut la mise à l’épreuve de cet amour, le sceau de son authenticité. Voici quelques traits caractéristiques de sa vocation apostolique : 

Directeur spirituel

Dès les premiers temps de son séjour en France (Caylus-Livron), la réputation de sainteté du p. François s’était répandue dans la région. Des gens de milieux sociaux très divers se rendaient à sa grotte à la recherche d’orientation et de direction spirituelle. À Mondésir, deux embryons de communautés religieuses vivaient sous sa direction. Parmi les personnes dirigées par lui, il faut citer Juana Gracias parce qu’elle deviendra plus tard le bras droit du carme dans son œuvre de fondateur. 

Missionnaire Apostolique

Dans un premier temps, le p. François, poussé par des conditions externes, s’adonne à la prédication traditionnelle : sermons, neuvaines... Toutefois, les missions populaires demeurent son activité préférée. À deux reprises, l’Église lui accorde le titre de Missionnaire apostolique. On peut dire que sa vie mouvementée a été une mission permanente. 

Organisateur, catéchiste et exorciste

En mai 1851, le p. François s’établit à Barcelone où, en peu de temps, il découvre des besoins spirituels et matériels énormes. Pour y répondre, il prépare un plan d’enseignement de l’Évangile et de la vie chrétienne. L’École de la Vertu comprend un cycle de 52 leçons données à longueur d’année, chaque dimanche, dans la paroisse Saint-Augustin, au cœur de la grande ville. Entouré de collaborateurs prêtres et laïcs, il cherche à confronter les vérités de la religion catholique avec les diverses philosophies régnantes de la société. À la fermeture de l’École, il laisse une abondante préparation consignée par écrit. 

On a considéré le p. François comme exorciste en raison de son activité hasardeuse en faveur des malades, des marginaux et de soi-disants possédés qui arrivaient de partout à sa résidence. Pour lui, cette mission fut motivée par des idéaux spirituels très élevés. Les expériences dramatiques de sa vie le portaient à n’avoir aucun doute quant à l’influence maléfique du démon sur les personnes. Aussi, il se livra à des tâches délicates qui lui valurent de grandes souffrances et de sérieux problèmes avec les autorités. Il fit deux voyages à Rome pour présenter au Saint-Père et aux Pères conciliaires (Vatican I) ses préoccupations concernant l’exorcisme. 

Journaliste et publiciste

Le p. François perçoit l’importance de la presse pour l’apostolat et il sait s’en servir. Avec courage et décision, il écrit divers articles dans le journal El Ancora de Barcelone où il traite des activités de l’École de la Vertu : programmes, compte-rendus et autres thèmes. En 1868, il fonde El Ermitano, périodique essentiellement religieux à l’avant-garde de la bataille pour Dieu, pour l’Église, pour la liberté d’expression et d’association dans la société. Il y développe ses théories sur l’exorcisme. Ce journal fut édité de novembre 1868 à juin 1873.

Fondateur

Peu à peu, et après plusieurs tentatives infructueuses en France et en Espagne, le p. Palau se sent appelé à fonder une congrégation où pourrait s’harmoniser l’action et la contemplation, dans l’esprit de la Règle du Carmel et de l’œuvre réformatrice de Thérèse de Jésus. Il devra attendre sa libération d’exil en 1860 et recevoir de Dieu cette mission de paternité spirituelle. 

En 1860, il donne vie à la Congrégation des Frères de la Charité, Tertiaires de l’Ordre du Carmel, fondée au diocèse de Mallorca, mais qui s’éteindra durant la guerre civile espagnole (1936-1939). Puis, il fonde aussi la Congrégation des Carmélites Tertiaires de l’Ordre du Carmel, à Ciudadela en 1861, qui se développera ensuite en deux instituts florissants : les Carmélites Missionnaires et les Carmélites Missionnaires Thérésiennes. Le Carmel missionnaire – par le biais de ces deux instituts de vie consacrée – incarne l’esprit du p. François à travers le monde en aimant et en servant l’Église dans les pauvres, les malades, les personnes qui souffrent physiquement ou moralement, les enfants, les jeunes, les vieillards et les familles. Il réalise pleinement la consigne donnée par son fondateur à sa principale collaboratrice, Juana Gracias : « Harmonie et union entre contemplation et mission… Amour et service de l’Église. » 

Les principaux écrits du p. François Palau sont :


·        Mes relations avec l’Église
·        Le catéchisme des vertus
·        Mois de Marie
·        Lutte de l’âme avec Dieu
·        La vie solitaire
·        Correspondance (qui compte 169 lettres)

Il est béatifié en 1988.

Fête liturgique : le 7 novembre.

Éphémérides

29 décembre 1811
Naissance à Aytona
1828-1832
Études au Séminaire de Lérida
14 novembre 1832
Prise d’habit à Barcelone
25 juillet 1835
Expulsion des religieux
2 avril 1836
Ordination sacerdotale
1840-1851
Exil en France
1843
Vie solitaire intense près du sanctuaire de Notre-Dame de Livron
1851
Retour en Espagne. Incardiné à Barcelone. Fondation de l’École de la Vertu
1854-1860
Exil à l’île d’Ibiza (Baléares)
1860-1861
Fondation des congrégations féminines et masculines du Carmel
1864
Missions à Barcelone et Ibiza
1867
Nommé Directeur des Tertiaires de l’Ordre en Espagne
20 mars 1872
Mort à Tarragone


Bienheureux François de Jésus Marie Joseph PALAU Y QUER

Nom: PALAU Y QUER
Prénom: François (Francisco)
Nom de religion: François de Jésus Marie Joseph
Pays: Espagne
Naissance: 29.12.1811  à Aytona (Catalogne)
Mort: 20.03.1872  à Tarragone
Etat: Prêtre - Carme
Note: Carme déchaux à Barcelone en 1832. Prêtre en 1836. Exilé de longues années en France, puis aux Baléares. Ecrivain, journaliste, prédicateur, ermite. Fonde les Carmélites missionnaires et les Carmélites missionnaires thérésiennes, inspirées de Ste Thérèse et St Jean d'Avila.

Béatification: 24.04.1988  à Rome  par Jean Paul II
Canonisation:
Fête: 7 novembre

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1988 n.18
Réf. dans la Documentation Catholique: 1988 p.583
Notice brève
Né en Espagne en 1811, François Palau y Quer entre chez le carmes déchaux où il reçoit le nom de Frère François de Jésus Marie. Il est ordonné prêtre en 1836. Il se distingue par son amour mystique de l’Église. L’agitation politique et sociale de l’Espagne le contraint deux fois à l’exil, d’abord en France, puis aux Baléares où il vit en ermite dans les grottes d’Ibiza. Là il peut donner libre cours à sa vocation carmélitaine en menant une vie de solitude et de contemplation. De retour en Catalogne, il prêche des missions populaires, mène une activité journalistique et littéraire. Il fonde deux Instituts de carmélites missionnaires et meurt en 1872.

Notice développée

Francisco (François) Palau y Quer naît le 29 décembre 1811 à Aytona dans la province de Lérida (région de la Catalogne) en Espagne. Il est baptisé le jour même. Ses parents, pieux et de condition modeste, sont profondément croyant. François est le septième d’une famille de onze enfants. A la fin de ses études primaires, comme il est très doué, on conseille à ses parents de lui faire continuer ses études. A 17 ans, il sent l’appel de Dieu et il entre au séminaire de Lérida. Puis, à 22 ans, avant la fin de ses études de théologie, il s’oriente vers la vie religieuse et entre au noviciat des Carmes déchaux à Barcelone. Son nom de religion est Frère François de Jésus Marie Joseph. Il poursuit ses études en restant à l’intérieur du couvent à cause des troubles politiques qui agitent les provinces catalanes. Il reçoit l’ordination diaconale ‘intra muros’ en 1834. Le 25 juillet 1835 une foule de révolutionnaires attaque et incendie le couvent, et les frères sont dispersés. Finie la vie en communauté ! Désormais il mènera la vie de Carme hors clôture. Néanmoins, frère François peut être ordonné prêtre le 2 avril 1836. Dans son ouvrage ‘Mes rapports avec l’Église’, il écrira : « Le jour où j’ai été ordonné prêtre, j’ai été consacré par l’ordination à ton service, Église, et depuis ce jour je ne m’appartiens plus, je suis à toi ainsi que toutes mes actions, tout ce que je suis et tout ce que j’ai. » Après un bref moment d’apostolat en cette période troublée, comme prédicateur de missions paroissiales, le Père François préfère partir en exil, et de 1840 à 1851, il réside en France dans le diocèse de Perpignan, puis à Montauban, notamment près du sanctuaire de Notre-Dame de Livron. Il mène une vie de solitaire et assure en même temps la direction spirituelle de quelques personnes attirées par son renom de sainteté, notamment des espagnols en exil eux aussi ; et en particulier, Juana Gracias qui deviendra sa principale collaboratrice dans la fondation de ses instituts carmélitains.
De retour en Espagne, en 1851, le Père François est incardiné dans le diocèse de Barcelone. Étudiant de près la situation, il est effaré de constater l’indigence spirituelle et matérielle du peuple chrétien. Il crée alors l’ ‘école de la vertu’ ; c’est une catéchèse pour adultes, donnée chaque dimanche dans sa paroisse et qui s’étale sur une année, embrassant tout le mystère chrétien et la vie morale. Cela fera la matière d’un ouvrage consigné ensuite par écrit. Mais en 1854, on accuse l’école de s’être impliquée comme élément perturbateur dans les grèves ouvrières qui secouent Barcelone. De nouveau le Père François est contraint à l’exil, cette fois-ci dans les Baléares, à l’île d’Ibiza où il restera jusqu’en 1860. Il y mène une vie d’ermite et là, nous dit Jean Paul II, « dans la solitude d’Ibiza, il se consacre dans une vie de contemplation à étudier ce mystère de communion qu’est le Corps mystique du Christ, pour en arriver à la conclusion que, dans l’amour de l’Église, se réalise le grand précepte du christianisme : l’amour de Dieu et du prochain. … Poussé par cet amour, François s’écrie : “Ma mission se réduit à annoncer aux peuples que toi, Église, tu es infiniment belle et aimable, et à leur prêcher que tu les aimes”. » L’ardent missionnaire reçoit à deux reprises de Rome le titre de ‘missionnaire apostolique’. Il prêche, fait des missions populaires, de la catéchèse et encourage aussi la dévotion envers Marie qu’il présente comme “le type et le modèle parfait de l’Église sainte”. Comprenant l’importance de la presse, il écrit des articles et fonde un journal, ‘El ermitano’. Mais l’œuvre de prédilection du Père François est la fondation de ses instituts. En 1860, il fonde la Congrégation des Frères de la charité, tertiaires de l’ordre du Carmel, à Mallorca, et qui durera jusqu’à la guerre civile de 1936-39. En 1861, il fonde la Congrégation des Carmélites tertiaires de l’ordre du Carmel à Ciudadela qui se subdivise ensuite en deux Instituts toujours florissants aujourd’hui, les Carmélites missionnaires et les Carmélites missionnaires thérésiennes. Celles-ci réalisent pleinement la consigne donnée par le fondateur à sa collaboratrice Juana Gracias : « Harmonie et union entre contemplation et mission. Amour et service de l’Église. »
Il est un domaine où le P. François eut beaucoup à souffrir. Il est considéré comme exorciste en raison de son activité, jugée par certains comme hasardeuse, en faveur des malades, des marginaux et de soi-disant possédés qui arrivaient de partout à sa résidence. Il croit ferme à l'influence maléfique du démon. Il développe ses positions dans son journal El Ermitano et entreprend deux voyages à Rome, notamment à l’époque du Concile Vatican I, pour présenter au Saint-Père et aux Pères du Concile ses positions sur l’exorcisme.
Au début de l'année 1872, il se retrouve à Calasanz où il se dévoue auprès des malades atteints par une épidémie de typhus. Encore en pleine activité, il est terrassé par une congestion pulmonaire grave qui l'emporte le 20 mars, à Tarragone.

Blessed Francisco Palau

Francisco's life came together when he understood the beauty of the Church. What had been a confusing oscillation from solitude to service and back to solitude again made sense for him when he recognised that all this held together in the whole Christ.

Francisco was born in 1811 near Barcelona. Towards the end of studies for the priesthood he joined the Discalced Carmelite Order, but was forced into exile in the south of France with the exclaustration of religious in Spain in 1835. He returned to an intense apostolate in Barcelona in 1851 - so successful that the authorities exiled him to Ibiza.

The toing and froing continued, and nurtured in Francisco that intense experience of the mystery of the Church which so anticipated the vision of the Second Vatican Council. Some of this vision is expressed in his writings. It is continued too in the Carmelite missionary sisters whom he founded. Francisco died on 20th March 1872.


Born in Aytona, Lerida, Spain, on 29th December, 1811, Blessed Francis Palau y Quer entered the Order in 1832 and was ordained priest in 1836. Civil turmoil forced him to live in exile and outside his community. On his return to Spain in 1851, he founded his "School of Virtue"-which was a model of catechetical teaching-at Barcelona. The school was suppressed and he was unjustly exiled in Ibiza (1854-1860) where he lived at El Vedra in solitude and experienced mystically the vicissitudes of the Church. While in the Balearic Islands he founded the Congregations of Carmelite Brothers and Carmelite Sisters (1860-1861). He preached popular missions and spread love for Our Lady wherever he went. He died at Tarragona on 20th March, 1872, and was beatified by Pope John Paul II on 24th April, 1980.

From the spiritual writings of Blessed Francis Palau

(Lucha del alma con Dios (Rome, 1981), 42-44, 135-136)

"The power of prayer for the Church

God in His providence has ordained not to cure our ills or grant us grace without the intervention of prayer. He wishes us to help in saving each other by means of our prayer. If the heavens showered down dew, and the clouds rained the righteous One, if the earth opened to bring forth the Savior, it was God’s good pleasure that his coming should be preceded by the prayers of that singular Virgin who by the beauty of her virtues drew into her womb the uncreated Word of God. The Redeemer came, and by constant prayer he reconciled the world to the Father. If Christ’s prayer and the fruits of his redemptive work are to be applied to any nation or people, or if the gospel message is to enlighten them and they are to have someone to administer the sacraments, it is indispensable that someone or even many persons should have previously won them over and reconciled them to God by earnest entreaties and supplications, by prayers and sacrifices.

For this purpose, among others, the Eucharistic sacrifice is offered on our altars. This sacred Victim which we present to the Father every day, accompanied by our own petitions, is not simply destined to recall the memory of the life, passion, and resurrection of Jesus Christ, but also to oblige God in his goodness to show his graciousness in applying the graces of his Son’s redemption to the nation, province, city, village, or to whatever person or persons for whom the Mass is offered. It is precisely here that we plead with the Father for the redemption of the world, namely, for the conversion of the nations. Before the grace of redemption is applied to the world or, in other words, before the standard of the cross is lifted up among the nations, God the Father ordains that his only Son, made man, should pleadwith him by means of prayers and supplications, with loud cries and tears, in the anguish of death and through the shedding of his blood, especially on the altar of the cross that was raised on Calvary.

In order that God might give his grace to those who do not or cannot ask it, or who do not wish to ask it, he enjoined us to pray for one another, so that we might be saved. If God gave the grace of conversion to Saint Augustine, it was due to the prayers of Saint Monica; nor would the Church have Saint Paul, according to one of the Fathers, were it not for the prayers of Saint Stephen.

It is noteworthy in this context that the Apostles, who were sent to preach and to teach all nations, acknowledged that the results of their preaching sprang from prayer more than from their words. In fact, at the election of the seven deacons who were charged with external works of charity, they said: But we will devote ourselves to prayer and to the ministry of the Word. Notice carefully that they say they would devote themselves first of all to prayer and only afterwards to the ministry of the Word. For they would never convert any nation until prayer had first obtained the grace of its conversion. Christ prayed throughout his entire life, whereas he spent only three years preaching.

Since God does not distribute his graces to men except through prayer, because he wishes us to recognize him as the source from which all good things flow; in like manner, he does not wish to save us from danger, or cure our wounds, or console us in affliction, except by means of this same exercise of prayer."

Carmelite Prayer: 

O God, through your Spirit you filled Blessed Francis your Priest with singular gifts of prayer and apostolic charity. Through his intercession grant that Christ's beloved Church, refulgent with the beauty of the Virgin Mother Mary, may be an ever more effective universal sacrament of salvation. We ask this through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you and the Holy Spirit one God, for ever and ever.


Francis Palau y Quer was born on 29th December 1811 at Aytona in Spain. In 1828, he entered the seminary in Lírida. In 1832, after having completed three years of philosophy and the first year of theology, he joined the Discalced Carmelites and made his religious vows the following year. Forced by the political circumstances of the time to live as a secular, he was nevertheless ordained priest at Barbastro in 1836. After a long stay in France from 1840 to 1851, he returned to Spain and gave himself to the apostolate of preaching and missions to lay Christians, especially in Barcelona and the Balnearic Islands. During 1860 and 1861, he began organising various groups of women which later became the present-day Teresian Missionary Carmelite Sisters and the Missionary Carmelite Sisters. He was also the founder of the Brothers of Charity, nowadays no longer in existence. He died at Tarragona on 20th March 1872.


Blessed Francisco Palau y Quer, OCD

Feastday 7 November

Note: At the beatification of Blessed Francisco in 1988, there occured a miraculous healing through his intercession. "July 9, 1999, the Postulator General, Fr. Ildefonso Moriones, OCD, signed the chronology of the miraculous cure of Mrs. Josefa Pardines Cordate attributed to Fr. Blessed Francisco Palau, and the SUMMARY was prepared." From his "PROFILE" by the Carmelite Missionaries. 

We look forward to his canonization!

Also read the beautiful letter of direction to his spiritual daughter, Juana Gratias
 


From Carmelite Missionaries, Rome, entitled: 

Father Francisco Palau y Quer A Passion for the Church.

Translated by David Joseph Centner, OCD



" In 1860-61 he (Bl. Francisco Palau) founded the Congregations of the Carmelite Brothers and Sisters in Balearic Islands. In 1867 the Apostolic Commissary of the Discalced Carmelites of Spain appointed Fr. Francisco to be the Director of the Tertiaries of the Order and in 1872 he wrote the Rules and Constitutions of the Tertiary Order. 

"His spiritual life centered on the Church as a "loved person", a Mystical Body, but also a Mystical Person with whom he could relate. No where in Christian history do we have anyone else with this Church-centered mysticism. He sees the personality of the Church is mystical and the living reality of the Church is an unfathomable mystery. One of the aspects of this mystery is the joining of Her visible structures with the supreme reality of love among men and their love of Christ in the Holy Spirit, Who gives Her life and gathers Her into unity. He teaches that Christ and mankind cannot be separated from each other and he sees the Church as The Whole Christ, The Mystical Christ. This is a bountiful topic for meditation that can bring us a deeper love of, and Obedience to, the Church. 

"His second original intuition for the spiritual life, and later corresponded with Vatican II, is that to think of Our Blessed Mother independently of the framework of the Church would distort her person and her mission. Mary is the perfect model of the Church's holiness and purity and the mirror in which all the perfections of the Church are reflected. 

"Our beloved brother in Carmel left us with an indispensable condition for keeping our apostolic service free from purely human interest and professional attitudes. He taught that supernatural motivation nourished by prayer is required. And he stressed that prayer and the theological virtues are the double cornerstone of the spiritual life, but it cannot endure without a constant attitude of self-denial. This is shared from his personal experiences. 

"Bl. Palau enlarged the spirituality of the Teresian Carmel. He challenges us to press on tirelessly whenever love may call us in the service of our brothers and sisters and of the Church. He says, "I live and will live for the Church; I live and will die for her."


From "Fr. Francisco Palau, OCD, Letters"

Published Rome, Carmelite Missionares, 1997

(Note Juana was Bl. Francisco's spiritual daughter, the direction in this letter is beautiful for any to read and ponder)

#38
To Juana Gratias: Gramat (France)

He is celebrating the octave of the Feast of Mt. Carmel putting his interior life in order, as though these were the last days of his life. Various possible ways for union-communion with God. Directives for Juana Gratias on prayer and examination of conscience.

JMJ

Day of Our Lady of Carmel, 1857

Long Live Jesus

Dearest sister in Jesus Christ,

We are celebrating the octave of our most holy Mother, Our Lady of Carmel, and I shall spend it putting my things in order as though these were the last days of my life. Now for your affairs. I am awaiting your letter inorder to see to your exterior life. In the meantime, let us see the interior.

God's great work in man takes place in the Interior. The order that appears and is shown outside is the worok and effect of the order inside.

The three theological virtues of faith, hope and charity , aided by the highest and most sublime gifts of the Holy Spirit, such as understanding, wisdom, knowledge, and counsel, unite the creature, the human spirit, with his God, the souls with the Word of God. It is this sacred union that you must seek, hold and possess; in it lie the spiritual life, health and strength, and from it originate all the other virtues.

The soul looks to God under two aspects or forms: First as the object of all its affections, or as an infinitely good and lovable being, and this imagine robs the heart; and insofar as he is good, infinitely beautiful, this is, infinitely perfect, he captures our intellectual vision, our thoughts and meditations.

In this regard, the theological virtues and their gifts cause God and the soul to become on single thing through love and purity of thoughts. While this divine union takes place primarily and mainly in the soul, all the other virtues are like aids, attendants and armies of that guard, assist and protect this work. This is the love of God for the soul and the love of the soul for God.

Moreover, while the said union is worked out and ordered, another union begins; this is the one about which I have told you many times: the soul unites first with God as its beloved, as the center of its affection and vision, and then as its King, Lord, master and universal governor of the whole world. The first union turs the soul into a goddess, that is, it deifies, divinizes and makes it God's spouse. The second one elevates it to the dignity of queen, co-redeemer of the world, lady and princess. The first, is the love of God and the second, the love of neighbor, and since the love of God and of neighbor sums up the whole of God's work in the heart of men, and since this is the work to be started, continued and perfected in us and the fulfillment of the whole law, no one can enter the kingdom of God if this has not been done to a degree of perfection that God alone knows.

Here we have life, health and strength! How much one loathes whoever does not agree with this. Although I am far behind, I am however happy to preach, talk, write and meditate on this great work; the spirit is strengthened, animated and vivified by its contemplation.

These two unions are worked out in meditation, silence and in interior recollection. If you have so ardently sought solitude, retirement, seclusion from cretaures, and if you have no dreamed of deserts, believe me your vocation originated and originates from the fact that your poor soul knows, understands and touches the need to live in union with God, not in any manner, but according to the manner that God requires and wants. The soul knows the value of this union and understands clearly that it will find in it life and resurrection, nourishment and virtues. This is why it has searched for it. Where? By what means? Let us adore and respect God's designs and providence. Let us learn the lessons of life in order to correct errors and worries.

Where you are going to find, dearest sister, this union and through what means? I shall tell you in my letters, since this is the most interesting topic, the main one. Everything else is truly worthless for you. Let us come to it.

It is necessary that I direct the movement of your spirit in prayer and outside of prayer, since it is here where this holy union is worked out. And that direction is what precisely you asked for. In this matter you need doctrine and advices because they make the way easier. If I forget, remind me always of it, because this is what is important for you.

In prayer you shall find faith, hope and love. You are sufficiently instructed and experienced in the exercise of these virtues and the main preoccupations and errors you had have been eradicated. This is why you find the acts of union easy, sweet and satisfying, and without recognizing nor seeing the union, you feel it, you are at east with God, you deal easily and amicably with him and readily make friends with him. Well, I have nothing to tell you about this at present except that you must keep on and taking advantage of this interior ease with God, you must ask for graces, confirm and strengthen your moral virtues, and making yourself strong in this interior castle, you must fight your moods of sadness and their causes, uproot your unfounded sorrows aand get ready (My paper got over for hand not planned to write so extensively. But since I am at it I will go on) on the dreadful battles that the three enemies wage against this divine union. Live united with God and see to it that nothing, whether hunger or thirs, the sword, fortune or misfortune, nothing wahtever disturbs your heart. Live united with God and everything else vanish like smoke.

When you examine your conscience (attention to what I am going to tell you) do not go too far; look at it as we look at the seashore from the top of the Alps or the Pyrenees, lightly, without going into details. If you do not see anything clearly and certainly wrong, go ahead and be at peace with your God. Mind this, I repeat, anad do tell me how you are faring, because the devil could trick you and do you serious hard with his false doctrine and suggestions. This union produces peace of mind; then search for peace. Let nothing disturb you, be it good or bad. Give up everything else except your peace of mind. Wheny ou feel restless, sad, sorrowful and embittered, look for the cause, and ifi it is not worth being sorrying about (and nothing that does not offend God is worth being sorry about), get rid of your anxiety; if you do not see the causes but feel restless and dissatisfied all the same, put up with it, arm yourself with patience, let the storm pass, and your inner peace will return.

This union, my sister, demands a heart at peace, calm, unalterable, like some place in heaven, and we can and must acquire it fighting hard whatever threatens if from outside ourselves.

This union, my dearest sister, is within you but needs to be worked out, consolidated and strengthened. To this effect I shall not fail to instruct you, but you are open to me, for I need to know.
Now for the other unione. The first one sees God as infinitely lovable and beautiful; its aim is the contemplation of his attributes and perfections. The second union sees him as the creator, conserver, governor, redeemer, glorifier and vivifier of the whole world.

At certain moments, the spirit of the Lord will move and lead you towards this second union and you have to cooperate. He will be presented to you as the Lord, king and governor of the world, the Lord God of hosts, and wil take you to objects resembling this presence. Since the first union is not strengthened or prefected or completed except in the second, you need to start by this.

"The Struggle of the Soul with God", this little book will instruct you. You need only changed the object. Say the universal Church instead of Spain. The one who fights in defiance of the city, fights for his own cause. You must begin by meditating on Jesus crucified and in his physical body see the mystical and moral body of the whole Church; and since you are his friend and his beloved, you must start fostering the love of neighbor using the prayer after the manner indicated in the "Struggle". But you should not think of this in your prayer in such a way that you forget the first union. The first thing you have to consider in prayer is your union with God.

Enough for now. My time is over. Biel and Ramon are calling me for vespers. In another letter I will speak more about these important matters, and when you write to me, do not fail to reply giving me an account of what you do in this regard and about your doubts and ways.

Goodbye, Your solicitous father,

                                                        Francisco
Excerpt from "Fr. Francisco Palau, O.C.D. letters"
Carmelite Missionaries    (The Missionaries were founded by Bl. Francisco Palau,OCD)
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