vendredi 6 mars 2015

Sainte AGNÈS de BOHÊME, vierge, princesse et clarisse


Sainte Agnès de Bohème, vierge

Fille du roi de Bohème, elle fut élevée par les cisterciennes de Trebniz. Par deux fois, elle refusa les mariages auxquels on la destinait. Elle avait entendu parler de Claire et de François d'Assise et elle voulait suivre leur exemple. Refusant un troisième mariage politique, elle renonça à ses richesses et aux honneurs de son rang. Avec l'appui du pape Grégoire IX, elle se fit clarisse dans un couvent qu'elle avait fondé à Prague. Elle fut en relation avec sainte Claire d'Assise qui lui envoya cinq religieuses. Nous avons encore quatre lettres que lui envoya sainte Claire et qui reflètent l'affection et la sollicitude de la pauvre dame d'Assise pour Agnès en même temps qu'elles sont un trésor de la spiritualité franciscaine. Elle mourut en 1282 dans le couvent dont elle était abbesse.


Sainte Agnès de Bohème

Princesse, clarisse à Prague ( 1282)

Fille du roi de Bohème, elle fut élevée par les cisterciennes de Trebniz. Par deux fois, elle refusa les mariages auxquels on la destinait. Elle avait entendu parler de Claire et de François d'Assise et elle voulait suivre leur exemple. Refusant un troisième mariage politique, elle reconça à ses richesses et aux honneurs de son rang. Avec l'appui du pape Grégoire IX, elle se fit clarisse dans un couvent qu'elle avait fondé à Prague. Elle fut en relation avec sainte Claire d'Assise qui lui envoya cinq religieuses pour que la vie religieuse de ce couvent soit selon l'esprit des Pauvres Dames d'Assise. Nous avons encore quatre lettres que lui envoya sainte Claire et qui reflètent l'affection et la sollicitude de la pauvre dame d'Assise pour Agnès en même temps qu'elles sont un trésor de la spiritualité franciscaine. Le 12 novembre 1989,  canonisation d'Agnès de Bohême et d'Albert Adame Chmielowski dans la Basilique Vaticane - homélie de Jean-Paul II en italien.

À Prague en Bohême, vers 1282, sainte Agnès, abbesse. Fille du roi Ottokar, elle repoussa plusieurs propositions de mariage, dont celle de l’empereur Frédéric II, préférant épouser le Christ Jésus. Elle embrassa la Règle de sainte Claire dans le monastère du Saint-Sauveur qu’elle avait fait construire, et où elle voulut observer la pauvreté parfaite, exhortée en cela par sainte Claire elle-même.


Martyrologe romain



Agnès de Bohême

(1211-1282)


Agnès, fille du roi de Bohême, de la dynastie des Premysl, naît en 1211 dans une famille qui compte de nombreux saints. A trois ans elle est confiée au monastère cistercien de Trebnica près de Breslau où vivait sa tante sainte Edwige, laquelle lui enseigne les vérités de la foi et les premières prières. L'exemple de sa tante s'imprime profondément dans le cœur d'Agnès et l'accompagnera toute sa vie durant. A huit ans elle est envoyée chez les religieuses prémontrées de Doxane. A neuf ans elle est arrachée à la tranquillité du couvent et on l'emmène à la cour de Vienne. Elle avait déjà été fiancée deux fois quand l'Empereur Frédéric II devenu veuf décide de l'épouser. Il hâte le temps des fiançailles et du mariage. Agnès qui a voué depuis longtemps sa virginité entre les mains de la Vierge Marie, alerte le Pape Grégoire IX, lequel fait intervenir son légat, et le projet tourne court.

Ayant entendu parler de Saint François et du nouvel Ordre de Sainte Claire, elle désire aussi suivre dans une totale pauvreté le Christ pauvre. Elle se dépouille de ses bijoux et vêtements précieux et en distribue le prix aux pauvres. Suivant l'exemple de sa cousine, Sainte Élizabeth de Thuringe, "consolatrice des indigents", elle fonde à Prague un hôpital et une confraternité annexe pour le soin des malades, les "Porte-Croix de l'Étoile rouge" (cette congrégation existe toujours). Elle entre dans un monastère de Clarisses qu'elle avait fondé. Pour les aider, Sainte Claire envoie cinq clarisses italiennes en y joignant une lettre chaleureuse dans laquelle elle loue Agnès d'avoir préféré les épousailles avec le Christ à tous les honneurs du monde. "C'est ainsi que naquit entre les deux femmes l'une des plus belles amitiés qui fût jamais." Et pourtant, elles n'ont pas eu l'occasion de se rencontrer sur cette terre. Grâce à l'exemple d'Agnès, d'autres couvents de clarisses se fondent dans son pays natal. A la suite de Claire, Agnès obtient du Pape pour son monastère le privilège de la pauvreté, c'est-à-dire la renonciation à toute propriété. Le monastère de Prague est le seul avec celui d'Assise à suivre la règle écrite par Claire en 1253 incluant ce privilège. Les autres clarisses adopteront une règle rédigée après la mort de Claire et permettant la propriété en commun.

Sainte Agnès meurt le 2 mars 1282 après 40 année de vie religieuse.



Sainte Agnès de Bohême

Clarisse 

(1211-1282)


Agnès de Bohême (en tchèque Svatá Anežka Česká) naÏt à Prague en 1211 du roi de Bohême 
Přemysl Otakar I et de Constance de Hongrie. Son frère deviendra le roi de Bohême Venceslas Ier.

À l'âge de trois ans, elle est confiée, pour son éducation, au monastère cistercien de Třebnice où vit sa tante sainte Edwige, laquelle lui enseigne les vérités de la foi et les premières prières. L'exemple de sa tante s'imprime profondément dans le cœur d'Agnès et l'accompagnera toute sa vie durant.

Fiancée en 1220 à Henri, le fils de Frédéric II du Saint-Empire, elle va vivre à sa cour à Vienne. Elle y reste jusqu'en 1225, quand ses fiançailles sont rompues pour revenir vers Prague. Otakar essaie par la suite de la marier à Henri III d'Angleterre. Agnès qui a voué depuis longtemps sa virginité entre les mains de la Vierge Marie, alerte le pape Grégoire IX, lequel fait intervenir son légat, et le projet tourne court.

Agnès décide alors de se consacrer totalement dans la vie religieuse. Ayant entendu parler de saint François et du nouvel Ordre de sainte Claire, elle désire elle-aussi suivre dans une totale pauvreté le Christ pauvre. Grâce à l'appui du pape Grégoire IX, elle fonde à Prague un couvent de Clarisses et un hôpital, avec cinq sœurs envoyées par sainte Claire.

Claire entretiendra une correspondance suivie avec Agnès. Il reste encore de nos jours quatre lettres envoyées par sainte Claire qui reflètent l'affection et la sollicitude de la pauvre dame d'Assise pour Agnès en même temps qu'elles sont un trésor de la spiritualité franciscaine.

À la suite de Claire, Agnès obtient du Pape pour son monastère le privilège de la pauvreté, c'est-à-dire la renonciation à toute propriété. Le monastère de Prague est le seul avec celui d'Assise à suivre la règle écrite par Claire en 1253 incluant ce privilège.
Sainte Agnès rejoint son Seigneur en mars 1282.

Elle a été canonisée le 12 novembre 1989, à Rome, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005); est la sainte patronne de la Bohême.
 
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St. Agnes of Bohemia

(Also called Agnes of Prague). Born at Prague in the year 1200; died probably in 1281. She was the daughter of Ottocar, King of Bohemia and Constance of Hungary, a relative of St. Elizabeth. At an early age she was sent to the monastery of Treinitz, where at the hands of the Cistercian religious she received the education that became her rank. She was betrothed to Frederick II, Emperor of Germany; but when the time arrived for the solemnization of the marriage, it was impossible to persuade her to abandon the resolution she had made of consecrating herself to the service of God in the sanctuary of the cloister. The Emperor Frederick was incensed at the unsuccessful issue of his matrimonial venture, but, on learning that St. Agnes had left him to become the spouse of Christ, he is said to have remarked: "If she had left me for a mortal man, I would have taken vengeance with the sword, but I cannot take offence because in preference to me she has chosen the King of Heaven." The servant of God entered the Order of St. Clare in the monastery of St. Saviour at Prague, which she herself had erected. She was elected abbess of the monastery, and became in this office a model of Christian virtue and religious observance for all. God favoured her with the gift of miracles, and she predicted the victory of her brother Wenceslaus over the Duke of Austria. The exact year of her death is not certain; 1281 is the most probable date. [Note: She was canonized a saint by Pope John Paul II on November 12, 1989. Her feast is kept on the second of March.]


Agnes had no children of her own but was certainly life-giving for all who knew her.

Agnes was the daughter of Queen Constance and King Ottokar I of Bohemia. At the age of three, she was betrothed to the Duke of Silesia, who died three years later. As she grew up, she decided she wanted to enter the religious life.

After declining marriages to King Henry VII of Germany and Henry III of England, Agnes was faced with a proposal from Frederick II, the Holy Roman Emperor. She appealed to Pope Gregory IX for help. The pope was persuasive; Frederick magnanimously said that he could not be offended if Agnes preferred the King of Heaven to him.

After Agnes built a hospital for the poor and a residence for the friars, she financed the construction of a Poor Clare monastery in Prague. In 1236, she and seven other noblewomen entered this monastery. St. Clare sent five sisters from San Damiano to join them, and wrote Agnes four letters advising her on the beauty of her vocation and her duties as abbess.

Agnes became known for prayer, obedience and mortification. Papal pressure forced her to accept her election as abbess; nevertheless, the title she preferred was "senior sister." Her position did not prevent her from cooking for the other sisters and mending the clothes of lepers. The sisters found her kind but very strict regarding the observance of poverty; she declined her royal brother’s offer to set up an endowment for the monastery.

Devotion to Agnes arose soon after her death on March 6, 1282. She was canonized in 1989.

Comment:

Agnes spent at least 45 years in a Poor Clare monastery. Such a life requires a great deal of patience and charity. The temptation to selfishness certainly didn’t vanish when Agnes walked into the monastery. It is perhaps easy for us to think that cloistered nuns "have it made" regarding holiness. Their route is the same as ours: gradual exchange of our standards (inclination to selfishness) for God’s standard of generosity.

Quote:

"Have nothing to do with anyone who would stand in your way and would seek to turn you aside from fulfilling the vows which you have made to the Most High (Psalm 49:14) and from living in that perfection to which the Spirit of the Lord has called you" (Clare to Agnes of Bohemia, Letter II in Murray Bodo, O.F.M., Clare: A Light in the Garden, p. 118).




CANONIZZAZIONE DI AGNESE DI BOEMIA E DI ALBERTO ADAMO CHMIELOWSKI

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

Basilica Vaticana - Domenica, 12 novembre 1989


1. “Imparate da me” (Mt 11, 29).

Oggi, domenica 12 novembre 1989, noi qui riuniti abbiamo ascoltato queste parole di Gesù nostro maestro e Signore, contenute nel Vangelo di Matteo:

“Imparate da me, che sono mite e umile di cuore”.

“Imparate da me . . . il mio giogo infatti è dolce e il mio carico leggero”.

“Prendete il mio giogo sopra di voi e imparate da me” (Mt 11, 29).

Meditando su queste parole, la Chiesa guarda oggi verso due persone che, con tutta la loro vita, hanno accolto questo invito del Maestro divino: la beata Agnese di Boemia e il beato fratel Albert Chmielowski di Cracovia. Molti secoli li separano l’una dall’altra: dal XIII al XX secolo. Li unisce però una particolare affinità spirituale: l’eredità di san Francesco d’Assisi e di santa Chiara: come pure la vicinanza delle nazioni da cui provengono: la Boemia e la Polonia.

2. Oggi li unisce la comune canonizzazione, con la quale la Chiesa iscrive nell’albo dei suoi santi questa figlia del popolo boemo e questo figlio del popolo polacco.

E ciò accade nel mese di novembre, quando nei nostri cuori risuonano ancora con viva eco le parole dell’Apocalisse di san Giovanni: “Vidi . . . una moltitudine immensa, che nessuno poteva contare, di ogni nazione, razza, popolo e lingua. Tutti stavano in piedi davanti al trono . . . e gridavano a gran voce . . . Amen! Lode, gloria, sapienza, azione di grazia, onore, potenza e forza al nostro Dio nei secoli dei secoli” (Ap 7, 9-12).

Ecco, “essi sono coloro che sono passati attraverso la grande tribolazione e hanno lavato le loro vesti rendendole candide col sangue dell’Agnello” (Ap 7, 14).

La verità della loro vita è stata questa: essi “hanno imparato” da Cristo, il quale è “mite e umile di cuore”; essi “hanno preso il suo giogo sopra di sé”. Ed ecco, hanno trovato un ristoro per le loro anime: la santità, e cioè la perfezione eterna in Dio.

3. La beata Agnese di Boemia, pur essendo vissuta in un periodo tanto lontano dal nostro, rimane anche oggi un fulgido esempio di fede cristiana e di carità eroica, che invita alla riflessione ed alla imitazione.

Ben si addicono alla sua vita ed alla sua spiritualità le parole della prima lettera di Pietro: “Siate moderati e sobri, per dedicarvi alla preghiera”. Così scriveva il capo degli apostoli ai cristiani del suo tempo; e soggiungeva: “Soprattutto conservate tra voi una grande carità . . . Praticate l’ospitalità gli uni verso gli altri, senza mormorare” (1 Pt 4, 7-9). Proprio questo è stato il programma di vita di sant’Agnese: fin dalla più tenera età ella orientò la propria esistenza alla ricerca dei beni celesti. Rifiutate alcune proposte di matrimonio, decise di dedicarsi totalmente a Dio, perché nella sua vita egli venisse glorificato per mezzo di Gesù Cristo (cf. 1 Pt 4, 11).

Essendo venuta a conoscere dai Frati Minori, allora giunti a Praga, l’esperienza spirituale di Chiara di Assisi, volle seguirne l’esempio di francescana povertà: con i propri beni dinastici fondò a Praga l’ospedale di san Francesco e un monastero per le “Sorelle Povere” o “Damianite”, dove lei stessa fece il suo ingresso il giorno di Pentecoste del 1234, professando i voti solenni di castità, povertà e obbedienza.

Sono rimaste famose le lettere che santa Chiara d’Assisi le indirizzò per esortarla a proseguire nel cammino intrapreso. Sorse così un’amicizia spirituale, che durò per quasi vent’anni, senza che le due sante donne si incontrassero mai.

4. “Praticate l’ospitalità gli uni verso gli altri, senza mormorare” (1 Pt 4, 9). Fu la norma a cui santa Angnese ispirò costantemente la propria azione, accettando sempre con piena fiducia gli avvenimenti che la Provvidenza permetteva, nella certezza che tutto passa, ma la Verità rimane in eterno!

È, questo, l’insegnamento che la nuova santa dona anche a voi, cari suoi connazionali, e dona a tutti. La storia umana è in continuo movimento; i tempi cambiano con le varie generazioni e con le scoperte scientifiche; nuove tecniche ma anche nuovi affanni si affacciano all’orizzonte dell’umanità, sempre in cammino: ma la verità di Cristo, che illumina e salva, perdura nel mutare degli eventi. Tutto ciò che avviene sulla terra è voluto o permesso dall’Altissimo perché gli uomini sentano la sete o la nostalgia della Verità, tendano ad essa, la ricerchino e la raggiungano!
“Ciascuno viva secondo la grazia ricevuta, mettendola a servizio degli altri”, così scriveva ancora san Pietro, e concludeva: “Chi esercita un ufficio, lo compia con l’energia ricevuta da Dio, perché in tutto venga glorificato Dio per mezzo di Gesù Cristo” (1 Pt 4, 10-11). Nella sua lunga vita, travagliata anche da malattie e sofferenze, sant’Agnese ha davvero compiuto con energia il suo servizio di carità, per amore di Dio, contemplando come in uno specchio Gesù Cristo, come le aveva suggerito santa Chiara: “In questo specchio rifulgono la beata povertà, la santa umiltà e l’ineffabile carità” (Lettera IV: “Fonti Francescane”, ed. 1986, n. 2903).

E così Agnese di Boemia, che oggi abbiamo la gioia di invocare “Santa”, pur vissuta in secoli tanto lontani da noi, ha avuto un notevole ruolo nello sviluppo civile e culturale della sua Nazione e resta nostra contemporanea per la sua fede cristiana e per la sua carità: è esempio di coraggio ed è aiuto spirituale per le giovani che generosamente si consacrano alla vita religiosa; e ideale di santità per tutti coloro che seguono Cristo; è stimolo alla carità, esercitata con totale dedizione verso tutti, superando ogni barriera di razza, di popolo e di mentalità; e celeste protettrice del nostro faticoso cammino quotidiano. A lei possiamo dunque rivolgerci con grande fiducia e speranza.

5. Ed ecco fratel Alberto: è un personaggio che ha lasciato un’orma profonda nella storia di Cracovia e del popolo polacco, come nella storia della salvezza. Bisogna “dare l’anima”): sembra questo il filo conduttore della vita di Adam Chmielowski, fin dai suoi giovani anni. Come studente diciassettenne della scuola di agricoltura partecipò alla lotta insurrezionale per la libertà della sua Patria dal giogo straniero – e in essa riportò la mutilazione di una gamba. Cercò il significato della sua vocazione attraverso l’attività artistica, lasciando opere che ancora oggi impressionano per una loro particolare capacità espressiva.

Mentre si dedicava sempre più intensamente alla pittura, Cristo gli fece sentire la chiamata per un’altra vocazione e lo invitò a cercare sempre più oltre: “Impara da me . . . che sono mite e umile di cuore . . . Impara”.

Adam Chmielowski fu discepolo pronto a ogni chiamata del suo maestro e Signore.

6. Di questa chiamata decisiva, che tracciò la sua strada verso la santità in Cristo, parla il testo della prima lettura della liturgia della odierna canonizzazione, tratto dal profeta Isaia: “. . . sciogliere le catene inique, togliere i legami del giogo, rimandare liberi gli oppressi e spezzare ogni giogo” (Is 58, 6). È questa la teologia della liberazione messianica, che contiene quella che oggi siamo abituati a definire “opzione per i poveri”: “dividere il pane con l’affamato, introdurre in casa i miseri, i senza tetto, vestire chi è nudo, senza distogliere gli occhi dalla tua gente” (Is 58, 7).

Proprio così fece fratel Alberto. In questo instancabile, eroico servizio a favore dei diseredati egli trovò finalmente il suo cammino. Trovò Cristo. Prese su di sé il suo giogo e il suo carico; e non fu soltanto “uno che fa la carità”, ma divenne fratello di coloro che egli serviva. Il loro fratello. Il “fratello grigio”, come era chiamato.

Altri lo seguirono: i “Fratelli grigi” e le “Sorelle grigie”, per i quali oggi è una grande festa comune. Ecco, infatti: si sono compiute le ulteriori parole della profezia di Isaia: “Davanti a te camminerà la tua giustizia, la gloria del Signore ti seguirà. Allora lo invocherai e il Signore ti risponderà: implorerai aiuto ed egli dirà: Eccomi!” (Is 58, 8-9).

7. “Eccomi”.

Nel Vangelo che abbiamo ora ascoltato Cristo dice: “Tutto mi è stato dato dal Padre mio; nessuno conosce il Figlio se non il Padre, e nessuno conosce il Padre se non il Figlio” (Mt 11, 27).

“Eccomi”: soltanto il Figlio! e “colui al quale il Figlio lo voglia rivelare” (Mt 11, 27).

E a chi il Figlio rivela? A chi si rivela il Padre nel Figlio?

“Ti benedico, o Padre . . . perché hai tenuto nascoste queste cose ai sapienti e agli intelligenti e le hai rivelati ai piccoli. Sì, o Padre, perché così è piaciuto a te” (Mt 11, 25-26).

Ti benedico, o Padre, perché / hai rivelato il mistero del tuo amore / a suor Agnese di Boemia e a fratel Alberto di Cracovia / “Perché così è piaciuto a te”. / Per questo ti rendiamo grazie.

Ti benediciamo, o Padre, insieme con il Figlio e con lo Spirito Santo. Benediciamo te, che sei l’amore.

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