dimanche 12 avril 2015

Saint GIUSEPPE (JOSEPH) MOSCATI, confesseur laïc


Saint Joseph Moscati

Né à Bénévent en 1880, il était médecin très admiré à Naples. Excellent chercheur médical, il était professeur à l'université napolitaine. Il consacra son temps et son argent aux pauvres des bidonvilles. Il mourut en 1927.


Saint Joseph Moscati

Confesseur ( 1927)

Professeur à l'Université de médecine de Naples, il mit ses compétences au service de la recherche scientifique en même temps qu'il soignait les malades les plus nécessiteux.

Béatifié le 16 novembre 1975 - Canonisé le 25 octobre 1987 (homélie en italien)

Un internaute nous signale que sa mémoire liturgique est fêtée le 16 novembre jour de la translation de ses reliques à Naples .

À Naples, en 1927, saint Joseph Moscati. Médecin, il accomplit une œuvre d’assistance quotidienne et infatigable aux malades, sans aucune relâche, sans demander le moindre argent aux pauvres, et en soignant les corps, il se souciait aussi des âmes avec beaucoup de charité.


Martyrologe romain




Saint Joseph MOSCATI

Nom: MOSCATI

Prénom: Joseph (Giuseppe)
Pays: Italie

Naissance: 25.07.1880  à Bénévent

Mort: 12.04.1927  à Naples

Etat: Laïc - Célibataire - Médecin
Note: Médecin consacré aux recherches scientifiques, professeur à la faculté de médecine de Naples

Béatification: 16.11.1975  à Rome  par Paul VI
Canonisation: 25.10.1987  à Rome  par Jean Paul II
Fête: 12 avril

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1987 n.44
Réf. dans la Documentation Catholique: 1975 p.1019 - 1987 p.1115

Notice brève

Saint Joseph Moscati fut un médecin charitable envers les miséreux; c'était en même temps un chirurgien réputé pour son diagnostic infaillible, et un professeur s'adonnant à la recherche scientifique. Ce fut un saint laïc, célibataire, qui puisait dans la communion quotidienne les grâces nécessaires pour mener une vie débordante d'activités et témoigner de sa foi à une époque où l'on opposait systématiquement science et religion. Il mourut à Naples, à quarante-sept ans, le 12 avril 1927, alors qu'il rendait visite à ses chers malades.

Notice développée

Tandis que se déroule à Rome la VIIème Assemblée Générale du Synode des évêques ayant pour thème la vocation et la mission des laïcs dans l’Église et dans le Monde, le Pape canonise le 25 octobre 1987, devant plus de 100 000 pèlerins, un laïc : le docteur Giuseppe Moscati.
Giuseppe (Joseph) Moscati naît à Bénévent en Campanie, en 1880, 7e d’une famille de 9 enfants. Sa maison natale est le palais Andreotti. Son père, juge, est nommé à Naples et la famille s’installe dans cette ville où se déroulera toute la vie de Joseph. Alors qu’il n’a que 12 ans, un de ses frères aînés, Albert, fait une chute de cheval. Joseph le veille avec sollicitude jusqu’à sa mort. Cet événement le frappe beaucoup ; il comprend la brièveté de la vie, ainsi que la nécessité de soins médicaux compétents. Il a 17 ans quand meurt son père en 1897. Quand à sa mère, atteinte du diabète, elle mourra dans la sérénité 17 ans plus tard en recommandant à ses fils de se garder du péché.
Joseph fait de brillantes études et se lance dans la médecine. Il exerce d’abord à l’hôpital des Incurables de Naples, puis s’installe à son propre compte. C’est un grand et bel homme aux yeux vifs, mobiles et incisifs. Un jour, il est très troublé par la beauté d’une femme et cela lui procure de grands combats, mais il vouera sa vie au célibat. Avec ses patients, il est très bon, toujours prêt à les écouter, même quand il est fatigué en fin de journée. Il ne fait pas payer ceux qui ne le peuvent pas et, quand c’est nécessaire, c’est lui qui leur donne de quoi acheter des médicaments. Il fait des tournées dans les taudis de Naples. Son diagnostic est très sûr ; il lui arrive de le donner à distance sans avoir vu le malade. Très savant, chercheur renommé, il participe à des congrès et enseigne à l’Institut de chimie physiologique de Naples. Il écrit à l’un de ses élèves : « Souvenez-vous que vous devez vous occuper non seulement du corps mais aussi des âmes, en donnant des conseils, en allant jusqu’à l’esprit, au lieu de vous borner aux froides prescriptions à adresser au pharmacien. » Ce qui le distingue, lui, c’est la chaleur humaine. En cette époque scientiste dominée par des agnostiques et des francs-maçons, il déclare : « Ce n’est pas la science, mais la charité qui a transformé le monde », et il trouve dans la messe et la communion quotidienne le secret de sa force. Parfois, il prescrit la confession à son malade, sachant que la santé de l’âme influe sur celle du corps. Devenu médecin-chef et chirurgien à l’hôpital des Incurables, il a une croix dans la salle où il travaille avec cette citation du prophète Osée : « Ero mors tua, o mors. » (O mort, je serai ta mort  - 13,14). Un jour, la femme qui l’avait tant troublé sans le savoir lui demande une consultation. Il examine ce corps qui a subi les atteintes du temps avec un soin professionnel, mais sans ressentir aucune émotion.

Pendant la première guerre mondiale, il se dévoue comme volontaire à l’hôpital de Naples. Il ne recherche pas les honneurs et les postes élevés. Si on lui donne une position de premier plan, c’est parce qu’on ne peut nier ses mérites. Le médecin-chef, ‘‘le maître’’, exerce ses responsabilités avec une droiture absolue et pour le bien des autres. Il le fait sans compromission, quitte à subir la persécution, prêt à faire le sacrifice de sa vie pour la vérité. Toujours sur la brèche, il meurt subitement à 47 ans, pleuré par les pauvres.



Saint Joseph Moscati : sauver des vies n'est pas démodé!

Un saint laïc et médecin, scientifique de haut renom et proche des pauvres de Naples. Il parcourait les rues dans l'espoir de sauver des vies et n'abandonnait jamais un malade. Combien nous avons besoin aujourd'hui de cet élan porté vers la vie, quand la "mode" est au mépris de la vie et à la raillerie sur la vie éternelle ! Il est fêté le 16 novembre.

Ero Mors Tua, o Mors !

Un biais peu banal pour découvrir ce saint médecin. Il faut dire qu'il ne devait pas avoir tant peur de la mort, puisqu'il avait fait mettre un crucifix dans la salle d'autopsie de son hôpital avec l'inscription "  Ero mors tua, o Mors " (Osée 13,14: Ô mort, je serai ta mort).

Si vous n'y allez pas, vous le regretterez toute votre vie.

Le matin de sa mort, le docteur Moscati averti une amie de sa soeur d'aller à 15 h chez elle pour la consoler parce qu'il serait mort. L'amie croit qu'il plaisante et lui rappelle qu'il parle souvent de sa mort mais ne meurt jamais. Voici l'épisode relaté par son premier biographe :

Le 12 avril 1927, le jour se leva.[...]. De bonne heure le matin, selon son habitude, le Professeur va à l’église, écoute la Sainte Messe, en la servant au P. Leopoldo Tardone, Prédicateur de carême à S. Giacomo degli Spagnoli, et reçoit la sainte Communion. Il pense peut-être que c’est son viatique ? Il ne change en rien ses habitudes. Sorti de l’église, il revient à la maison et se rend ensuite directement à l’hôpital. En sortant de la maison, il dit au revoir à sa sœur et lui dit : « le Prof. Verdinois a été hospitalisé à la clinique du prof. Stanziale : pense aux saints Sacrements » [...].

Une fois terminé son tour à l’hôpital, il sort pour rentrer chez lui où il sait que beaucoup de malades l’attendent. Via Roma, vers la « salita Tarsia », il rencontre Mademoiselle Maddalena Aloi dont il avait soigné la mère. Il l’arrête pour lui demander de ses nouvelles et puis il lui dit : « Venez chez moi pour tenir un peu compagnie à ma sœur, parce qu’aujourd’hui, certainement, je mourrai ». Elle répondit en plaisantant : « vous parlez toujours de mort mais vous ne mourrez jamais ! » Et il répondit : « Méfiez-vous, car je parle sérieusement, et si vous ne venez pas, vous vous en repentirez et vous aurez du remords pendant toute votre vie »[…].

Le Professeur reprend sa route et chez lui il commence ses visites. A 15 heures, il se sent souffrant, congédie les présents, se retire dans sa chambre et tire la sonnette. Sa femme de service va le voir et lui : « je me sens mal »...de la pièce voisine, ses frères accourent et le trouvent étendu sur le fauteuil, la tête baissée, les bras croisés sur la poitrine, en train de rendre calmement son dernier soupir. Il avait 47 ans, 8 mois et 18 jours .

D'ici huit jours vous serez guéri et la première messe que vous direz sera pour mon âme.

Nous en avons la confirmation dans le témoignage d’ Emma Picchillo, laquelle, au cours du procès, affirme entre autre:

Le serviteur de Dieu avait annoncé sa mort. Comme je l’ai su par Sa sœur qui s’appelle Nina, le matin du jour où mourut le Serviteur de Dieu, le Professeur, avait rencontré dans la rue une demoiselle amie de la famille à laquelle il avait dit : « Mademoiselle, je vous prie de vous rendre chez moi, aujourd’hui après trois heures, pour consoler ma sœur parce que je serai mort ».

La demoiselle s’y rendit à cette heure-là et trouva réellement le Professeur à l’état de cadavre. Elle sut également par sa sœur que huit jours avant de mourir, le Professeur était allé passer une visite à un religieux gravement malade qui se lamenta auprès du Serviteur de Dieu car il tardait à guérir. Le Serviteur de Dieu l’encouragea en disant : « Père, ne perdez pas confiance car d’ici huit jours vous serez guéri et la première Messe que vous célébrerez sera pour mon âme ».

En effet, le jour fixé, tandis que le religieux guéri s’habillait pour la célébration de la Sainte Messe, on lui communiqua la triste nouvelle de la mort du Maître. Avant de mourir, à Pompéi, au mois de février /27, le Professeur Moscati , bien que vigoureux et sain, me confia qu’ Il serait mort durant l’année et qu’il souhaitait que je dise des prières pour lui. Je suis convaincue que le Serviteur de Dieu, quand il m’a parlé, a eu du Ciel un éclair de lumière divine concernant sa fin proche .

Jean-Paul II le décrit ainsi : " La réalisation concrète de l'idéal laïc chrétien".

 En vue de la canonisation, Rome examina la guérison de la leucémie, du jeune Joseph Montefusco, qui eut lieu en 1979. Le 25 octobre 1987, à 10h du matin, à place Saint-Pierre, à Rome, le Pape Jean-Paul II, en présence de plus de 100.000 personnes, proclame et admet officiellement Joseph Moscati au nombre des Saints (60 ans après sa mort). Jean-Paul II affirme ainsi « L'homme qu'à partir d'aujourd'hui nous invoquerons comme un Saint de l'Eglise universelle représente pour nous la réalisation concrète de l'idéal laïc chrétien. Joseph Moscati, Médecin chef de clinique, chercheur fameux dans le domaine scientifique, professeur universitaire de physiologique humaine et de chimie physiologique, a embrassé de multiples activités avec tous l'engagement et le sérieux que demande le service de la délicate profession de laïc. A ce point de vue Moscati est un exemple non seulement à admirer mais à suivre, surtout par le personnel de santé. Il représente même un exemple pour ceux qui ne partagent pas sa foi. »

 Citations

 « La vie n'est qu'un moment; honneur, triomphe, richesse et science disparaîtront avant la réalisation du cri de la Genèse, cri que Dieu lança contre l'homme coupable: tu mourras ! Mais la vie ne finit pas avec la mort, elle continue dans un monde meilleur. À nous tous a été promis, après la Rédemption du monde, que nous rejoindrons ceux que nous avons aimés, le jour qui nous conduira à l'Amour Suprême.»

« Rappelez-vous qu'en optant pour la médecine, vous vous êtes engagé à une mission sublime. Avec Dieu dans le coeur, persévérez en pratiquant les enseignements de vos parents, l'amour et la pitié envers ceux qui souffrent, avec foi et enthousiasme, sourd aux louanges et aux critiques, disposé seulement au bien.»

« Quoiqu'il arrive, souvenez-vous de deux choses: Dieu n'abandonne jamais personne. Plus vous vous sentez seul, négligé, méprisé, incompris, plus vous serez près de démissionner sous le poids de graves injustices, plus vous sentirez une force infinie et mystérieuse, qui vous soutiendra et vous rendra capable de bonnes et vigoureuses intentions et vous serez étonné par ces forces quand la sérénité reviendra. Cette force est Dieu ! »

« Les personnes malades sont des figures du Christ. Plusieurs mauvaises personnes, criminelles ou blasphémateurs se retrouvent hospitalisées grâce à Dieu, Il veut les sauver! Religieuses, médecins et infirmières travaillant dans un hôpital ont une mission: coopérer avec cette bonté inépuisable, pardonnant, se sacrifiant eux-mêmes. »

« Souvenez-vous que vivre est une mission, un devoir, une douleur ! Chacun de nous doit avoir son propre combat. Souvenez-vous que vous devez vous occuper non seulement des corps mais aussi des âmes gémissantes qui viennent à vous...»

Une grande amitié spirituelle.

 Outre sa soeur Nina, qui l'assista en tout pour faire le bien, dans ses visites aux malades et ses innombrables consultations aux malades, Joseph Moscati fut soutenu dans son apostolat par son amitié indéfectible pour le futur Bienheureux Bartolo Longo, le fondateur du Sanctuaire de la Vierge du Rosaire de Pompéi et par sainte Caterina Volpicelli, chez qui il rencontra Longo. Moscati devint le médecin traitant de Bartolo Longo et l'assista à sa mort. On possède une lettre de la soeur de Joseph, Nina Moscati, qui montre que les Moscati participaient aussi à l'oeuvre des orphelins de Longo.

27 juillet 

«Monsieur le Commandeur très illustre 


Les voies de la Providence sont incompréhensibles aux yeux de l’homme. Comme le Seigneur est grand! Pauvre est celui qui ne le connaît pas Voici les deux documents des deux orphelins privilegiati…les enfants vont arriver tout de suite – à cette même date j’ai télégraphié et je joins la lettre que j’ai reçu de la Sœur que vous avez connue !- Dites un petit mot de recommandation en ma faveur, à la Sainte Vierge, c’est ce que je désire ardemment. Merci pour vos vœux, pour votre grande charité, et disposez toujours de mon frère et de moi-même-. Tous les deux nous vous faisons le baisemain, le cœur ému de reconnaissance pour le grand bien que vous faites pour ces créatures abandonnées !» 

Votre très humble 

Nina Moscati

Une vocation de médecin décidée à la suite de la mort de son frère.

En 1904, le frère de Joseph, Alberto, meurt des suites d'une chute de cheval qui avait entraîné des symptômes épileptiques. Joseph ne se consola jamais de cette mort mais y puisa une énergie sans fond pour secourir et soulager les malades. Il fut un laïc franciscain, aimant la pauvreté, travaillant sans relâche, modèle de médecin consacré à soulager la misère.


Deux cents lires pour quatre consultations

Le Doct. Francesco Brancaccioraconte que Moscati avait été appelé d’urgence à Portici pour examiner un jeun qu’avait eu une crise d’appendicite et devait être opéré. Le Professeur s’opposa de toutes ses forces à l’opération et ordonna de mettre une porte à glace en permanence sur l’abdomen du malade. Pendant quinze jours, Moscati retourna quatre fois et visita le jeun tant qu’il guérit complètement. A la fin, il reçut une enveloppe contenant ses honoraires. 


« Le Maître (raconte le doct. Brancaccio), en retournant chez soi, eut des doutes et exclama: 


« Qui sait combien d’argent j’ai eu ! ». Il ouvrit l’enveloppe : un billet de mille lires. Moscati retourna immédiatement chez le jeun et sa famille fut très surprise de le voir de nouveau. Le Professeur affronta le père du patient et lui dit avec un ton bourru: « Êtes-vous fous ou croyiez que je suis un voleur? » . Toute la famille s’étonna et, croyant que le Professeur n’était pas satisfait des honoraires, le père prit un autre billet de mille lires et le donna au Maître qui le refusa de toutes ses forces. De plus, Moscati prit huit cents lires par son portefeuille et les laissa sur la table après quoi il repartit à toute vitesse. Ainsi un médecin fameux comme le Professeur Moscati reçut deux cents lires pour quatre consultations ! »


Cinquante lires pour trois visites à trois personnes

Le Prof. Mario Mazzeo raconte: 


“Un jour, un médecin de mes amis, envoya au cabinet de Moscati trois malades de la même famille qui provenaient de Montorsi (Bénévent). A la fin de la troisième consultation, celui qui les accompagnait laissa sur le bureau du Professeur un billet de 100 lires et un autre de 50 parce qu’il avait été impossible de savoir le montant des honoraires par la bouche du Serviteur de Dieu. Moscati, par habitude, ne regardait pas ce qui les patients laissaient sur son bureau. Cette fois il regarda et s’étonna. Immédiatement il prit le billet de 100 lires et le rendit à la personne en disant: 


« Cinquante lires pour trois sont même trop ; allez en paix et dites bonjour au docteur! ».

Moscati et Thérèse de Lisieux

De la lecture de la correspondance de notre Saint, nous savons qu'il fut très dévot de S.te Thérèse de Lisieux, dont il avait un grand portrait dans sa chambre , qui est encore conservé dans les "Salles Moscati" de l'église du Gesù Nuovo à Naples, sous le titre de « Bienheureuse Thérèse de l’Enfant- Jésus », parce qu’il fut acheté après la Béatification qui fut rendue à Rome le 29 avril 1923, par Pio XI.

Le 18 juillet 1923 - donc peu de mois après la béatification de Thérèse- Moscati parle de signes de découragement qu'il réussit à surmonter justement après la lecture de quelques mots de Thérèse à propos de ce phénomène et rapportées dans Histoire d'une âme, à propos de ce phénomène: "Il y a quelques jours, je lisais dans l'autobiographie de la bienheureuse Thérèse de l’Enfant- Jésus, une phrase faite pour moi: "Mon Dieu, le découragement même est un péché!""Oui, c'est un péché d'orgueil, parce qu'il me fait croire que j'ai pu accepter l'opinion de moi-même d'avoir fait de grandes choses! Lorsqu'au contraire nous n’avons toujours été que des serviteurs inutiles" (citations d'après le livre du Père A.Marranzini S.I.: "Giuseppe Moscati, modèle du chrétien laïc d’aujourd’hui, Rome 1989). 

Pour en savoir plus, jesuiti.com


Saint Joseph Moscati

Also known as
  • Giuseppe Mario Carolo Alphonse Moscati
  • Joseph Mario Charles Alphonse Moscati
Profile

Seventh of nine children born to a prominent family, the son of Francsco Moscati, a lawyer and magistrate who served as an altar server whenever possible, and Rosa de Luca dei Marchesi di Roseto, whose family was Italian nobility. Giuseppe’s family moved to Naples, Italy when the boy was four years old; he made his First Communion at age eight, Confirmation at ten. Friend of Blessed Bartolo Longo and Blessed Caterina Volpicelli. Received his doctorate from the University of Naples in 1903. Worked at and served as administrator of a hospital for the incurable while continuing to study and do medical research. Assisted in the preparation for and recovery from the eruption of Mount Vesuvius on 8 April 1906, but refused any recognition for the work. Led the work to stop cholera in Naples. Member of the Royal Academy of Surgical Medicine in 1911, and received a doctorate in physiological chemistry. Directed several hospitals and medical societies, and was one of the first to experiment with the use of insulin for diabetes. Tried to enlist in the army in World War I, but was refused and instead ran a hospital for the wounded; personally treated almost 3,000 soldiers. He healed (sometimes miraculously), taught at numerous universities and hospitals, and supported the poor and outcast; could sometimes diagnose a patient‘s illness and prescribe for it without having seen the patient. Knew when and how to use a patient‘s faith and the sacraments to effect a cure. First modern physician to be canonized.

Born
  • white coat
  • lab coat



St. Giuseppe Moscati's life story is presented in the beautiful movie St. Giuseppe Moscati: Doctor to the Poor.

by Paul A. Ray,Andre J. Bottesi | Source: Catholic.net

Authors:

Michele Bondi Bottesi, Paul A. Ray & Andre Bottesi


Giuseppe Moscati was born in 1880 in Benevento, Italy, to pious, aristocratic Italian parents. He was the seventh of nine children.  His father, Francesco, was a well-known lawyer and his mother, Rosa De Luca dei Marchesi di Roseto, came from nobility.  In 1884 Francesco moved the family to Naples, the city where Giuseppe spent most of the rest of his life.   
The family vacationed each year in Avellino, and attended Mass at the chapel of the Poor Clare nuns where Francesco served at the altar.  On December 8th 1888, Giuseppe received his First Holy Communion from Monsignor Enrico Marano, in the Ancelle del Sacro Cuore (Church of the Maids of the Sacred Heart) in Naples. That was the beginning of his Eucharistic life, one of the sources of Dr. Moscati’s sanctity. 1
In 1892, when Giuseppe was thirteen, his older brother Alberto, a lieutenant in the artillery, fell from his horse during a military parade.  He sustained a significant head injury which resulted in recurring epilepsy. Giuseppe spent a great deal of time helping care for his injured brother, a sure sign of his true vocation in life. What he witnessed through his brother's care led Giuseppe to become interested in medicine and make the vital determination that the healing power of religion was more successful in treating patients than man-made remedies.


Following the completion of his elementary education 1889, Giuseppe entered high school and from 1889-97 attended the Liceo Vittorio Emanuele Institute in Naples. He began his medical studies in 1897, the same year his father died.  On April 4, 1903 he graduated “summa cum laude” with a doctorate from the Faculty of Medicine at the University of Naples.


Immediately after graduation, Dr. Moscati began working at the Ospedali Ruinity degli Incurabili (Hospital of the Incurables), where he became an administrator. He also continued his studies and conducted medical research.

On April 8, 1906, Mount Vesuvius erupted.  In a genuine act of selflessness, Giuseppe heroically rescued the patients trapped inside the hospital at Torre del Greco, which was located just a few miles from the volcano’s crater, just before the roof collapsed from the weight of the ash.

In 1911 there was an outbreak of cholera in Naples.  Giuseppe worked day and night treating the poor without charge, giving witness to the Gospel of Jesus Christ. He is well known for showing great respect for the dead.  In an outpouring of Christ’s call to love our neighbor in humility and simplicity, he allowed the faithful to follow in procession singing hymns of the Church as the bodies of the deceased were removed from the streets.  Giuseppe also labored to prevent cholera from spreading by performing public health inspections while researching the causes of the disease and striving to eradicate it.     

Also in 1911, Giuseppe became a member of the Royal Academy of Surgical Medicine and received his doctorate in physiological chemistry. His brother Alberto died on June 12, 1914;  Giuseppe mourned the loss of his brother for the rest of his life. His mother, who was diabetic,  died in late 1914 from the disease, which was untreatable at that time. She said to her surviving children after receiving the sacraments before she died, "My dearest, you let me die satisfied. Always avoid sin, which is the greatest evil of life." 2  

Giuseppe provided insight into the sanctity of his parents in a letter he wrote to a woman who had lost her mother. "As a boy I lost my father and then, when I was an adult, my mother. Now, both of them always stand by me. I feel their sweet company. Whenever I try to imitate them, always so good and upright, I feel their encouragement and if I deviate they incite me to do the right thing, just like they used to tell me when they were still living..." 3


In 1915, Italy entered World War I. Professor Moscati asked for voluntary enlistment but was  assigned to the care of wounded soldiers at the militarized Incurabili Hospital. He is remembered for visiting, effectively treating, and consoling approximately 3000 wounded soldiers.  In 1919 he became director of one of the local men’s schools and continued teaching.  In 1922 the professor was given a libera docenza in clinical medicine, which gave him the credentials to  teach at institutes of higher education.


St. Giuseppe Moscati was very dedicated to his studies and proved himself to be not only a brilliant diagnostician, but a caring and charitable doctor. He is perhaps most known and loved for his Christlike bedside manner, and began a revolution in medicine that changed and improved the way doctors treated their patients. He was a medical pioneer, and among the first to stimulate the heart through what is now known as CPR. He was one of the first doctors in Naples to experiment with insulin to treat diabetes. Giuseppe was respected and admired for his extraordinary courage and compassion, but was also accused of witch doctoring because of his methods, which were at the time unconventional and cutting-edge.  

Giuseppe was a forensic surgeon and director of the Pathological Anatomy Institute as well, and known as a master of conducting autopsies. Additionally, he wrote 27 scientific publications from the time he earned his degree in 1903 to the year 1916.  

A pivotal event for Giuseppe and for so many others occurred when he cared for a terminally ill woman at his home until her death.  She was the friend of a friend, and had been afraid to stay at the hospital.  Subsequent to this, people started going to his home seeking medical care. The doctor gave his patients money and food in addition to their prescriptions. Giuseppe and his sister Anna ("Nina") sold most of their family's belongings to continue helping care for sick people in need.  Nina assisted her brother Giuseppe in his vital work serving the sick. Their brother Eugenio remarked, "In doing good, he had Nina as his ally." 4

During his remarkable lifetime, St. Moscati had attended Holy Mass daily, had taken a vow of chastity, retired regularly for prayer, and practiced heroic charity by viewing his work as a means of alleviating suffering. 
God called Giuseppe Moscati home to his eternal reward on April 12, 1927, at the age of 46.  The holy physician of Naples left behind an extraordinary legacy of sharing the love of Christ with those in need. His body is interred in the former Church of Gesu Neuvo, now known as the Church of St. Giuseppe Moscati. His Eminence Cardinal Ascalesi remarked at Giuseppe’s interment, "The doctor belonged to the Church. It was not those whose bodies he had cured, but whose souls he had saved who were waiting to greet him when he left this earth."  Nina survived him by four years.


Giuseppe Moscati wrote this letter in 1919:


"When I was a boy I looked with interest to the Incurabili hospital as my father showed me that far from the house terrace. It inspired me pity feelings for the pain without name, calmed in those walls. A beneficial dismay took me and I started to think about the frailty of all the things, and the illusions passed, as falling flowers of the orange groves surrounding me. Then I was completely fallen in my starting literary studies, and I did not suspect or dream that, a day, in that white building, to whose large windows patients were hardly visible, as white ghosts, I would have held the supreme clinical degree. […] I will try, with the God help, with my minimal strengths, to deserve your complete trust, and to collaborate to the economic reconstruction of the old Neapolitan hospitals, so well deserving in term of charity and culture, and nowadays so poor." 5

Pilgrims continue to visit his office and humble examining room, where hundreds of plaques on the walls provide testimony to the cures granted by God through the intercession of this extraordinary man who practiced heroic virtue by living in imitation of Christ.

The Holy Physician of Naples lived to the fullness of St. Paul’s words, “Do nothing out of selfishness or out of vainglory; rather, humbly regard others as more important as yourselves.  Each looking out not for his own interests, but everyone also for those of others.”  Philippians 2:3-4.  He is a saint who left us a most profound example of humility and an ability to use one’s God-given talents to truly serve others.

Dr. Giuseppe Moscati was beatified by the Roman Catholic Church on November 16, 1975.  The miraculous healing of a young ironworker with terminal cancer was St. Moscati’s canonization miracle. The man’s mother dreamt of a doctor wearing a white coat and subsequently identified him from a photograph as Giuseppe Moscati.  Not long after that, the man was cured and returned to work.  He was canonized on October 25, 1987 by Pope John Paul II and is the first modern doctor to be declared a saint.   His feast day is November 16. 
St. Giuseppe Moscati's life story is presented in the beautiful movie St. Giuseppe Moscati: Doctor to the Poor (Ignatius Press: 2010). The timeless Italian film (177 minutes) has English and Spanish subtitles. The movie highlights Dr. Moscati’s vocation as a physician in Italy where he mended people’s sick and injured bodies as well as their spirits with acts of kindness. 
It is so well done, and St. Moscati’s life story so worth knowing, you will want to see it over and over again, The film deviated from fact by adding a love interest and a rivalry with a friend and colleague. These fictitious accounts aptly provide viewers the opportunity to consider their own choices and examine if and how they will serve God using the gifts they have been given.  


Be sure to see this very special movie, more than once, and learn about the medical doctor, professor, biochemistry pioneer, humanitarian, and exceptionally loving man who truly lived and served in imitation of Christ. 
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Sources:


Additional sources:


www.catholiceducation.org; www.moscati.it; www.wikipedia.org; www.suite101.com.


St. Giuseppe Moscati: Doctor to the Poor DVD Copyright 2010, Ignatius Press.


About the Authors

Michele Bondi Bottesi is a mother, award-winning Catholic author, psychologist, and publisher at Joseph Karl Publishing. Visit her blog, God is at Work in You! at www.godisatworkinyou.blogspot.com

Paul A. Ray is a Catholic author and speaker, and creative director at Joseph Karl Publishing. Visit his blog, Tongues as of Fire! at  www.tonguesasoffire.blogspot.com.


Andre J. Bottesi is a high school student and award-winning Catholic author. 


Joseph Moscati: Saint, doctor, and miracle-worker

·        MICHAEL J. MILLER

St. Giuseppe Moscati treated thousands during his lifetime, using natural means. Now that he has gone on to his heavenly reward, he continues to have "office hours" and works amazing cures on a regular basis.

Giuseppe Moscati (1880-1927), a physician, medical school professor, and pioneer in the field of biochemistry, was canonized in 1987 during the synod of bishops on the laity. Not often is someone with a professional degree from a modern secular university declared a saint. Moreover, it is positively earth-shattering when an internationally acclaimed scientist becomes a certified miracle-worker.

The Holy Father hinted at the connection between sanctity and miracles in his homily at the canonization of Dr. Moscati: "Holiness is man's union with God in the power of the Paschal Mystery of Christ, in the power of the Spirit of Truth and Love . . . Love has the power to unite man with God. And this definitive love matures through the various works of charity that a man performs in the course of his life." While some Christians are suspicious of the claim that good deeds bring us closer to God, we have Christ's own word for it in the Gospel: "Come, O blessed of My Father, inherit the kingdom . . . For I was sick and you visited me" (Mt. 25:31-46).

The life of St. Giuseppe Moscati illustrates how the Catholic faith and practical charity united a layman with God to such an extent that the power of God ultimately worked in and through him.

Giuseppe Moscati was the seventh of nine children born to aristocratic Italian parents. His father's career as a magistrate (judge) led the family to settle in Naples. Every year they vacationed in the province of Avellino, his father's native region, and while there they attended Mass at the chapel of the Poor Clare nuns, with the renowned jurist serving at the altar.

The future saint inherited his father's piety and intellectual gifts. Giuseppe's unexpected decision to study medicine rather than law can be traced to an incident during his adolescence. In 1893 his older brother Alberto, a lieutenant in the artillery, fell from a horse and sustained incurable head trauma. For years Giuseppe helped care for his injured brother at home, and as he matured he reflected on the limited effectiveness of human remedies and the consoling power of religion.

When Giuseppe Moscati enrolled in medical school in 1897, the University of Naples with its openly agnostic, amoral, and anti-clerical atmosphere and its secret societies was a perilous place for a young Catholic. Moscati avoided distractions, studied diligently, continued to practice his faith, and took a doctoral degree with honors in 1903.

Dr. Moscati then practiced medicine at the Hospital for Incurables in Naples and taught courses in general medicine at the university. Soon he became a hospital administrator. He demonstrated extraordinary skill in diagnosing his patients' ailments; some colleagues attributed this to his ability to synthesize traditional methods with the findings of the new science of biochemistry.

His approach was indeed holistic, but it extended beyond what can be learned in the lecture hall or the laboratory. "Remember," he once wrote to a young doctor, one of his former students, "that you must treat not only bodies, but also souls, with counsel that appeals to their minds and hearts rather than with cold prescriptions to be sent in to the pharmacist."

A flock of interns would follow Dr. Moscati while he made his rounds at the hospital, so as to learn his techniques. While dedicating the Church of St. Giuseppe Moscati in the suburbs of Rome in 1993, Pope John Paul II described the doctor's method: "In addition to the resources of his acclaimed skill, in caring for the sick he used the warmth of his humanity and the witness of his faith."

Giuseppe Moscati regarded his medical practice as a lay apostolate, a ministry to his suffering fellowmen. Before examining a patient or engaging in research he would place himself in the presence of God. He encouraged his patients, especially those who were about to undergo surgery, to receive the sacraments.
Dr. Moscati also attended to temporal needs. He treated poor patients free of charge, and would often send someone home with an envelope containing a prescription and a 50-lire note.

On occasion he practiced heroic charity. When Mount Vesuvius erupted in April 1906, Dr. Moscati voluntarily helped to evacuate a nursing home in the endangered area, personally moving the frail and infirm patients to safety minutes before the roof of the building collapsed under the ash. He also served beyond the call of duty during the 1911 cholera epidemic and treated approximately 3,000 soldiers during World War I.

"The holy physician of Naples," as he was called, also made efforts to "humanize" the medical profession as an institution. He was outspoken in his opposition to the unfair practices of nepotism and bribery that often influenced appointments at that time. He might have pursued a brilliant academic career, taken a professorial chair and devoted more time to research, but he preferred to continue working with patients and to train interns.


In another letter to a student, Dr. Moscati wrote, "Not science, but charity has transformed the world," explaining that only a few go down in history as men of science, but all can leave the world a better place by their charity.

On a Tuesday in 1927, Giuseppe Moscati went to Mass and received Holy Communion (as he did every day) and then made his rounds at the hospital. After a midday meal he felt weary, lay down, and died peacefully. He was not yet 47 years old.

Giuseppe Moscati was beatified in 1975 and declared a saint by Pope John Paul II on October 25, 1987. His feast day is November 16.

The miracle for his canonization was the inexplicable cure of a young man who was dying of leukemia. His mother dreamed of a doctor in a white coat, whom she identified when her pastor showed her a photo of Blessed Giuseppe. Through his intercession, her son was cured and returned to his job as an ironworker. The young man, Giuseppe Fusco, attended the canonization ceremony and presented to the Pope a wrought-iron face of Christ which he had made.

St. Giuseppe Moscati treated thousands during his lifetime, using natural means. Now that he has gone on to his heavenly reward, he continues to have "office hours" and works amazing cures on a regular basis. The Jesuits who staff the Church of Gesù Nuovo in Naples, where the saint is entombed, post accounts of new medical miracles at their website. In recent years, St. Giuseppe has cured a young man who ruptured his spleen in a motorcycle accident, restored to health a youngster who, during a severe asthma attack, turned blue and suffered brain damage, and even helped married couples who were having difficulty conceiving a child.

The miraculous power of the holy physician's intercession in heaven is explained by his conscientious practice of Christian charity while on earth. As he wrote to a colleague, "Only one science is unshakeable and unshaken, the one revealed by God, the science of the hereafter! In all your works, look to Heaven, to the eternity of life and of the soul, and orient yourself then much differently from the way that merely human considerations might suggest, and your activity will be inspired for the good."

Acknowledgement

Michael J. Miller. "Joseph Moscati: Saint, doctor, and miracle-worker." Lay Witness (March/April 2004).

This article is reprinted with permission from Lay Witness magazine. Lay Witness is a publication of Catholic United for the Faith, Inc., an international lay apostolate founded in 1968 to support, defend, and advance the efforts of the teaching Church.

The Author

The Most Reverend J. Michael Miller, CSB, was born in Ottawa, Canada, on July 9, 1946. On June 29, 1975, Pope Paul VI ordained him a priest, and on November 23, 2003 Pope John Paul II appointed him titular Archbishop of Vertara, Secretary of the Congregation for Catholic Education and Vice President of the Pontifical Work of Priestly Vocations. He became Archbishop of Vancouver on January 2, 2009. Archbishop Miller is a member of the Pontifical Committee for International Eucharistic Congresses and of the Pontifical Council for Pastoral Care of Migrants and Itinerant People as well as a consultor to the Congregation for Bishops.

Archbishop Miller is a specialist on the papacy and modern papal teaching, he has published seven books and more than 100 articles, scholarly, popular and journalistic. His books include The Shepherd and the Rock: Origins, Development, and Mission of the Papacy the Encyclicals of John Paul II, and The Holy See's Teaching on Catholic Schools.

 Copyright © 2004 LayWitness

SOURCE : http://www.catholiceducation.org/en/faith-and-character/faith-and-character/joseph-moscati-saint-doctor-and-miracle-worker.html

Giuseppe Moscati (RM)
(also known as Joseph Moscati)


Born in Benevento, Italy, 1860; died 1927; beatified in 1975; canonized in 1987 by Pope John Paul II. Saint Giuseppe studied medicine at the University of Naples and later joined the school's medical faculty. His work led to the modern study of biochemistry. But Giuseppe was not canonized because he had a great scientific mind; rather his vow of chastity and loving care of the incurables at Santa Maria del Populo drew him to a life of sanctity. His charity was further proven during the eruption of Mount Vesuvius in 1906 and the cholera outbreak in 1911. Throughout his professional life he continued his medical research to relieve suffering, not to earn acclaim or wealth. He regularly withdrew for long periods of reflective prayer. Three years after his death, his relics were translated to the church of Gesu Nuovo (Farmer).


SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1116.shtml

San Giuseppe Moscati Laico


Benevento, 25 luglio 1880 - Napoli, 12 aprile 1927

Originario di Serino di Avellino, nacque a Benevento nel 1880, ma visse quasi sempre a Napoli, la «bella Partenope», come amava ripetere da appassionato di lettere classiche. Si iscrisse a medicina «unicamente per poter lenire il dolore dei sofferenti». Da medico seguì la duplice carriera sopra delineata. In particolare salvò alcuni malati durante l'eruzione del Vesuvio del 1906; prestò servizio negli ospedali riuniti in occasione dell'epidemia di colera del 1911; fu direttore del reparto militare durante la grande guerra. Negli ultimi dieci anni di vita prevalse l'impegno scientifico: fu assistente ordinario nell'istituto di chimica fisiologica; aiuto ordinario negli Ospedali riuniti; libero docente di chimica fisiologica e di chimica medica. Alla fine gli venne offerto di diventare ordinario, ma rifiutò per non dover abbandonare del tutto la prassi medica. «Il mio posto è accanto all'ammalato!». In questo servizio integrale all'uomo Moscati morì il 12 aprile del 1927. Straordinaria figura di laico cristiano, fu proclamato santo da Giovanni Paolo II nel 1987 al termine del sinodo dei vescovi «sulla Vocazione e Missione dei laici nella Chiesa».

Etimologia: Giuseppe = aggiunto (in famiglia), dall'ebraico

Martirologio Romano: A Napoli, san Giuseppe Moscati, che, medico, mai venne meno al suo servizio di quotidiana e infaticabile opera di assistenza ai malati, per la quale non chiedeva alcun compenso ai più poveri, e nel prendersi cura dei corpi accudiva al tempo stesso con grande amore anche le anime.

Giuseppe Moscati fu uno dei medici più conosciuti della Napoli d’inizio Novecento. Per la sua capacità di coniugare scienza e fede, è riconosciuto come Santo dalla Chiesa cattolica a partire dal 1987. Ancora oggi riceve visite da persone di ogni parte del mondo, non solo per le infermità fisiche, ma anche per i mali che colpiscono l’animo degli uomini del nostro tempo.

Contrariamente a quanto si possa credere, non nacque a Napoli, ma a Benevento, il 25 luglio 1890, da Francesco Moscati, magistrato, e Rosa de Luca; fu il settimo dei loro nove figli. Si trasferì nel capoluogo campano quando aveva quattro anni, dopo una breva permanenza ad Ancona, per via del lavoro del padre. 

L’8 dicembre 1888 ricevette la Prima Comunione da monsignor Enrico Marano nella chiesa delle Ancelle del Sacro Cuore, fondate da santa Caterina Volpicelli. Studiò presso il liceo «Vittorio Emanuele»; dopo il conseguimento del diploma di maturità classica, nel 1897, iniziò gli studi universitari presso la facoltà di Medicina. Il motivo di quella scelta, di rottura rispetto alla tradizione familiare (oltre al padre, anche suo nonno paterno e due fratelli avevano studiato Giurisprudenza), è forse dovuto al fatto che, dalla finestra della nuova abitazione, poteva osservare l’Ospedale degli Incurabili, che suo padre gl’indicava suggerendogli sentimenti di pietà per i pazienti ricoverati.

Il primo ammalato con cui ebbe a che fare suo fratello Alberto, il quale, caduto da cavallo, subì un trauma cranico, che gli produsse una forma di epilessia. Quest’evento persuase il giovane da una parte della brevità della vita umana, dall’altra di doversi dedicare interamente alla professione medica. Nel frattempo, il 2 marzo 1898, fu cresimato da monsignor Pasquale de Siena, vescovo ausiliare del cardinal Sanfelice, arcivescovo di Napoli.

All’epoca la facoltà di Medicina, insieme a quella di Filosofia, era quella più influenzata dalle dottrine del materialismo. Tuttavia Giuseppe se ne tenne a distanza, concentrandosi sulla preparazione degli esami. Concluse gli studi il 4 agosto 1903 con una tesi sull’urogenesi epatica, laureandosi col massimo dei voti.

Nemmeno tre anni dopo, iniziò a emergere la sua capacità di agire tempestivamente: dopo aver assistito alle prime fasi dell’eruzione del Vesuvio dell’8 aprile 1906, si precipitò a Torre del Greco, dove gli Ospedali Riuniti di Napoli avevano una sede distaccata, e trasmise l’ordine di sgombero, caricando personalmente i pazienti, molti dei quali paralitici, sugli automezzi che li avrebbero condotti in salvo. Appena l’ultimo paziente fu sistemato, il tetto dell’ospedale crollò. Per sé il giovane medico non volle encomi, ringraziando invece il resto del personale, a suo dire più meritevole. Nell’epidemia di colera del 1911 fu invece incaricato di effettuare ricerche sull’origine dell’epidemia: i suoi consigli su come contenerla contribuirono a limitarne i danni.

Tra gli elogi che arrivavano da parte del mondo accademico, gli giunse anche la vittoria in un importante concorso, che lo inserì a pieno titolo nell’attività dell’Ospedale degli Incurabili. Portava avanti in parallelo l’esercizio della professione e la libera docenza universitaria. Furono numerose anche le sue pubblicazioni su riviste di settore e le partecipazioni a congressi medici internazionali.

Un insegnamento di rilievo gli veniva dalle autopsie, nelle quali era tanto abile che, nel 1925, accettò di dirigere l’Istituto di anatomia patologica. Un giorno convocò i suoi assistenti nella sala delle autopsie per mostrare loro non un caso clinico, ma la vittoria della vita sulla morte: «Ero mors tua, o mors», come diceva un cartello sovrastato da un crocifisso, fatto sistemare da lui su una delle pareti. In altri casi, mentre esaminava i cadaveri, fu udito affermare che la morte aveva qualcosa d’istruttivo.
Non che fosse un personaggio cupo, tutt’altro. I suoi parenti e colleghi testimoniarono che dalla sua persona promanava un fascino distinto, che lo rendeva di buona compagnia. Era anche molto attento alla natura, all’arte e alla storia antica, come si evince dal racconto di un viaggio in Sicilia.  Non si concedeva altri svaghi come andare a teatro o al cinema e non aveva neppure un’automobile sua, preferendo spostarsi a piedi o coi mezzi pubblici, anche sulla lunga distanza.

Erano tutti modi con cui si esercitava a conservarsi sobrio e povero, come gli ammalati che prediligeva visitare. Numerosi sono i racconti di pazienti che si videro recapitare indietro la somma con cui l’avevano pagato, anche se ne aveva diritto essendo venuto da lontano. I poveri, per lui, erano «le figure di Gesù Cristo, anime immortali, divine, per le quali urge il precetto evangelico di amarle come noi stessi». Viene quasi alla mente l’espressione che papa Francesco ha più volte pronunciato, definendoli “carne di Cristo”, quindi scendendo nel concreto della corporeità e del dolore. Il dottor Moscati insegnava a trattare questa manifestazione «non come un guizzo o una contrazione muscolare, ma come il grido di un’anima, a cui un altro fratello, il medico, accorre con l’ardenza dell’amore, la carità».

E proprio la carità era, secondo lui, la vera forza capace di cambiare il mondo, come scrisse nel 1922 al dottor Antonio Guerricchio, un tempo suo assistente: «Non la scienza, ma la carità ha trasformato il mondo, in alcuni periodi; e solo pochissimi uomini son passati alla storia per la scienza; ma tutti potranno rimanere imperituri, simbolo dell'eternità della vita, in cui la morte non è che una tappa, una metamorfosi per un più alto ascenso, se si dedicheranno al bene».

Nel dottor Moscati la scienza era compenetrata da un’acuta capacità diagnostica, tanto più sorprendente se si pensa che, alla sua epoca, erano sicuramente noti i raggi X, ma non le tecniche con le quali oggi s’indaga l’interno degli organi, come la TAC o altre. I sintomi che altri riconducevano a malattie di un certo tipo erano da lui riferiti a cause di natura diversa, per le quali disponeva terapie il più delle volte benefiche. Oltre ai suoi prediletti, ebbe due pazienti celebri: il tenore Enrico Caruso, a cui rivelò – dopo essere stato tardivamente consultato – la vera natura del male che lo condusse alla morte, e il fondatore del santuario della Madonna del Rosario di Pompei, il Beato Bartolo Longo.

Tutte queste doti traevano la propria sorgente dall’Eucaristia, che riceveva quotidianamente, in particolare nella chiesa del Gesù Nuovo, non molto lontana dalla sua abitazione, in via Cisterna dell’Olio 10, dove viveva con la sorella Anna, detta Nina. Grande era anche la sua devozione alla Vergine Maria, sul cui esempio decise, nel pieno della maturità, di rimanere celibe, ma senza farsi religioso come san Riccardo Pampuri né diventare sacerdote, scelta che invece compì, a quarantacinque anni, il Servo di Dio Eustachio Montemurro. Qualcuno ha sospettato che fosse, per usare un eufemismo, incapace alla riproduzione o che avesse qualche tratto di misoginia. In realtà non si riteneva incline al matrimonio, che invece esortava ad abbracciare ai suoi giovani allievi: inoltre, se avesse preso moglie, non sarebbe più stato libero di visitare i suoi poveri.

La morte lo colse per infarto al culmine di una giornata come tante, verso le 15 del 12 aprile 1927. La poltrona dove si sedette, poco dopo aver applicato a se stesso la capacità diagnostica che aveva salvato tanti, è conservata ancora oggi, come tanti altri suoi oggetti, nella chiesa del Gesù Nuovo, grazie all’intervento della sorella Nina. 

I padri Gesuiti, a cui è tuttora affidato il Gesù Nuovo, non raccolsero solo la sua eredità materiale, ma si fecero custodi del suo ricordo e seguirono l’aumento della sua fama di santità. La sua causa di beatificazione si è quindi svolta nella diocesi di Napoli a partire dal 1931.
Dichiarato Venerabile il 10 maggio 1973, è stato beatificato a Roma dal Beato Paolo VI il 16 novembre 1975. 

A seguito del riconoscimento di un ulteriore miracolo per sua intercessione, dopo i due necessari per farlo Beato secondo la legislazione dell’epoca, è stato canonizzato da san Giovanni Paolo II il 25 ottobre 1987. In quel periodo si stava svolgendo la VII Assemblea generale del Sinodo dei Vescovi su «Vocazione e missione dei laici nella Chiesa e nel mondo a vent’anni dal Concilio Vaticano II»: non poteva esserci occasione migliore per indicarlo alla venerazione dei cattolici di tutto il mondo. 

La memoria liturgica di san Giuseppe Moscati nel Martyrologium Romanum è il 12 aprile ma localmente, dato che il giorno della nascita al Cielo può cadere nei giorni tra la fine della Quaresima e l’Ottava di Pasqua, è stata fissata al 16 novembre. Quello è anche il giorno anniversario della beatificazione e della traslazione dei suoi resti: in quella data del 1930 vennero infatti trasferiti dalla cappella dei Pellegrini nel cimitero di Poggioreale alla chiesa del Gesù Nuovo e collocati nel lato destro della cappella di san Francesco Saverio.
Sempre il 16 novembre, ma del 1977, quindi due anni dopo la beatificazione, vennero posti sotto l’altare della cappella della Visitazione, a seguito della ricognizione canonica.

Autore: Emilia Flocchini

SOURCE : http://www.santiebeati.it/Detailed/77850.html

San Giuseppe Moscati, storia di un medico diventato santo

Se siete a Napoli è d’obbligo fare una tappa presso la chiesa del Gesù Nuovo per andare a rendere omaggio a San Giuseppe Moscati. Troverete, infatti, nella navata destra, una statua in bronzo con camice e stetoscopio al collo, che vi porge delle mani lisce e levigate per le tante carezza che ha ricevuto dai fedeli.

Giuseppe Moscati, non ha avuto una lunga esistenza, poiché morì a soli 46 anni, eppure in quei pochi anni riuscì a conciliare scienza e fede al punto di conquistare un posto importante nel cuore di tutti i partenopei. Nato a Benevento da una nobile famiglia, conseguì agli inizi del Novecento la laurea in medicina. Cominciò la carriera ospedaliera nell’Ospedale degli Incurabili e si dedicò contemporaneamente all’insegnamento divenendo assistente ordinario nell’istituto di Chimica Fisiologica. Nello stesso tempo si dedicava all’assistenza gratuita dei malati più bisognosi. Nel corso della sua carriera conobbe diverse personalità importanti della medicina dell’epoca: Antonio Cardarelli, di cui fu allievo e medico personale; il beato Bartolo Longo, fondatore del Santuario e delle Opere di Pompei; la beata Caterina Volpicelli, donna di Dio che si prodigò per opere umanitarie e religiose. Moscati fu sempre spinto dalla voglia di aiutare i più deboli anche a discapito della sua vita.

Nel 1906 il Vesuvio eruttò portando ceneri e lapilli sui centri vicini creando panico tra tutti gli abitanti della zona. Il medico decise così di  aiutare nello sgombero del distaccamento degli Ospedali Riuniti di Torre del Greco riuscendo a portare via l’ultimo ammalato poco prima che il tetto dell’ospedale crollasse. Altro episodio che sottolinea la sua umanità si verificò durante l’epidemia di colera che colpì Napoli nel 1911. Allora Moscati era Assistente ordinario negli Ospedali Riuniti e Socio aggregato alla Regia Accademia medico-chirurgica. Fu chiamato in aiuto dall’Ispettorato della Sanità pubblica, dal Ministero degli Interni e dall’Ufficio di Sanità della Prefettura per compiere ricerche sul morbo e studiare i mezzi per combatterlo. Egli dopo aver aiutato gli ammalati sul campo, suggerì una serie di opere pubbliche, alcune delle quali messe in atto, necessarie per il risanamento della città. Moscati non fu solo uomo di scienza, ma anche letterato. Poiché parlava bene il francese, l’inglese e il tedesco, fu redattore della rivista “La riforma medica” per la letteratura straniera. Diverse sue ricerche sono pubblicate su altre riviste mediche italiane e straniere. Pur di approfondire la sua conoscenza delle più disparate malattie, utilizzò ogni viaggio per andare a visitare i vari ospedali del posto. Che andasse a Budapest o a Edimburgo, non mancava mai di recarsi nelle cliniche per assistere a operazioni chirurgiche e allargare la sua conoscenza di strategie didattiche per la formazione di futuri giovani medici. Questa sua voglia di ampliare il proprio sapere non passò inosservata, anzi accrebbe la sua fama.

Importante ricordare che Moscati non scelse nessuna istituzione religiosa, egli era un medico laico che aveva a cuore il bene dell’umanità, come ricordò papa Paolo VI nell’omelia in cui lo proclamò beato: “Chi è colui, che viene proposto oggi all’imitazione e alla venerazione di tutti? È un Laico […] È un medico […] È un Professore d’Università [..] È un Scienziato d’alta scuola”. Dopo dodici anni, nel 1987, il medico napoletano fu proclamato santo da Giovanni Paolo II.  La canonizzazione è avvenuta per il miracolo concesso a Giuseppe Montefusco, giovane ventenne all’epoca malato di leucemia.

Fonti: Antonio Tripodoro, “Giuseppe Moscati: il medico dei poveri”, Milano, Paoline, 2004

Beatrice Immediata, “Giuseppe Moscati: un uomo, un medico, un santo”, Milano, Paoline, 2008