mardi 21 avril 2015

Saint ANASTASE le SINAÏTE, ermite et higoumène

Saint Anastase

Higoumène au Mont-Sinaï (7ème s.)

Il était né à Chypre avant l'arrivée des Arabes. Il fit peut-être des études de médecine comme semble en témoigner sa culture médicale. Il se fit moine au Mont-Sinaï. Mais à cette époque, la profession monastique en Orient, même en cette époque troublée, n'est pas un obstacle aux voyages comme nous le constatons par bien d'autres saints pèlerins. On le trouve à Damas et en Egypte. De passage à Alexandrie, il s'intéresse aux controverses théologiques et défend la foi du concile de Chalcédoine : le Christ est vrai Dieu et vrai homme. Arrive le tourbillon de la conquête arabe qui bouleverse la société chrétienne. Anastase encourage les chrétiens des régions conquises à rester fidèles à leur foi. Beaucoup de chrétiens sont déportés par les conquérants vers des régions insalubres. Saint Anastase et d'autres moines se dévouent auprès d'eux, partageant leurs épreuves et les réconfortant. Nous avons de lui un traité de christologie et une catéchèse populaire où s'expriment son ouverture d'esprit et sa profondeur théologique.

« Prière de Conversion » de Saint Anastase le Sinaïte

Voici une Prière pour notre propre conversion « Comment oserai-je Te prier de me pardonner, moi qui ai si souvent promis de me convertir et qui n'ai jamais exécuté ma promesse ? » de Saint Anastase, surnommé Sinaïte parce qu'il était Moine du mont Sinaï au VIIe siècle.


La Prière de Saint Anastase le Sinaïte « Comment oserai-je Te prier de me pardonner, moi qui ai si souvent promis de me convertir et qui n'ai jamais exécuté ma promesse ? » :

« Comment oserai-je Te prier de me pardonner, moi qui ai si souvent promis de me convertir et qui n'ai jamais exécuté ma promesse ? Moi qui ai si souvent protesté dans l'église que je ne pécherais plus, et qui suis aussitôt retombé dans mes crimes ? Donne-moi encore une année de temps. Aie pitié de moi, parce que je suis faible et infirme. Je me suis livré malheureusement aux mauvais penchants de mon corps et de mon âme, et je n'ai suivi que mes passions et mes affections dépravées. Je vois que le temps de la moisson est venu, et que le moissonneur paraît avec la faux à la main. Je vois que la mesure de mes jours est remplie, et que le juge va paraître. Tourne, Seigneur, tes yeux favorables sur moi. Sauve-moi par un effet de ta miséricorde. Sauve-moi par cette pitié qui a sauvé tous ceux qui ont eu le bonheur de l'être. Moïse a péché, Aaron a péché, David a péché, saint Pierre le chef des apôtres a péché. Fais-moi donc entendre ces paroles consolantes : « Ta foi t'a sauvé, va en paix ». Car de tous ceux qui sont sauvés, aucun n'a entendu ces paroles : « ce sont tes œuvres qui t'ont sauvé ». C'est Toi qui sauves ceux qui ont mis en Toi toute leur confiance. Ainsi soit-il. » 

Saint Anastase le Sinaïte - VIIe siècle



 Anastasius the Sinaite, Hermit (RM)
Died c. 678. A Palestinian hermit on Mount Sinai, Anastasius participated in all the Christological controversies of his time, in Syria, Egypt, and elsewhere. He has left ascetical and theological writings of considerable value (Attwater2, Benedictines, Encyclopedia).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0421.shtml


St. Anastasius the Sinaite, Anchoret

HE testifies of himself, that in his tender years he listened to the gospel with no less respect than if he had heard Christ himself speak; and received the blessed eucharist with the same love and tenderness as if he embraced him visibly present.—After visiting the holy places at Jerusalem, he went to mount Sinai, and was so much edified by the sight of the angelical lives of the hermits who inhabited it, that he built himself a cell among them. Here, perfectly dead to all earthly things and to himself, he deserved, by prayer and obedience, to receive from God the double talent of wisdom and spiritual science, the treasures of which are only communicated to the humble. He often left his desert to defend the church. At Alexandria he publicly convicted certain chiefs of the Acephali heretics, that, in condemning St. Flavian, they had condemned all the fathers of the church, insomuch that the people could scarcely be contained from stoning them. He confuted them by an excellent work entitled Odegus, or the Guide; in which, besides refuting the Eutychian errors, he lays down rules against all heresies. He has also left several ascetic works, full of piety and devotion. In his discourse on the Synaxis, or mass, he urges the duties of the confession of sins to a priest, respect at mass, and pardon of injuries in so pathetic a manner, that Canisius and Combefis recommended this piece to the diligent perusal of all preachers. This saint was living in 678, as Ceillier demonstrates from certain passages in his Odegus. 1 See Henschenius, t. 2, Apr. p. 850; Ceillier, t. 17.

Note 1. T. 17, P. 431. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume IV: April. The Lives of the Saints.  1866


St. Anastasius Sinaita

A Greek ecclesiastical writer, b. at Alexandria in the first half of the seventh century; d. after 700. He was abbot of the monastery of Mt. Sinai, and so active an opponent of the Monophysites, Monothelites, and Jews that he was known as "the new Moses". His principal work is the "Hodegos" (Hodegos), or "Guide", written in defence of the Catholic Faith against the attacks of the aforementioned heretics. It was a popular manual of controversy among the medieval Greeks. The (154) "Questions and Answers on Various Theological matters" attributed to him are in part spurious. He also wrote a "Devout Introduction to the Hexaemeron" in twelve books, the first eleven of which have reached us only in a Latin translation. These and other minor writings are found in Migne (P.G. LXXXIX). Le Quien attributed to him, without sufficient reason, the "Antiquorum Patrum Doctrina de Verbi Dei Incarnatione".

Sources

BARDENHEWER, Patrologie (1902), 512, 48; KUMPFMÜLLER, De Anastasio Sinaitâ (Würzburg, 1805); KRUMBACHER, Gesch. d. byz. Lit. (2d ed.), p. 64.

Shahan, Thomas. "St. Anastasius Sinaita." The Catholic Encyclopedia. Vol. 1. New York: Robert Appleton Company, 1907. 20 Apr. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/01455d.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by W.S. French, Jr.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. March 1, 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.