lundi 20 avril 2015

Bienheureux ANASTASE (ANASTAZY) PANKIEWICZ, prêtre franciscain et martyr


Bienheureux Anastase Pankiewicz, prêtre et martyr

Franciscain, le polonais Anastase fut déporté au camp de concentration allemand de Dachau pour avoir dénoncé la barbarie nazie et mourut au cours de son transfert à Hartheim, en Autriche, le 20 avril 1942.


Bienheureux Jacob Anastase Pankiewicz

prêtre franciscain martyr ( 1942)

Né Jacob Pankiewicz en 1882 il fait ses études à Lvov et entre chez les franciscains en 1900, il y prend le nom de frère Anastase. Il est ordonné prêtre en 1906. Maître des études à Cracovie pour les sœurs bernardines, puis aumônier militaire des polonais pendant la guerre. De la fin de celle-ci à 1930 il est supérieur (ou gardien) du couvent des Bernardins (c'est ainsi que l'on appelle en Pologne et Lithuanie les franciscains, disciples de saint Bernardin de Sienne*) à Cracovie. A partir de 1930, à Lodz, il construit une église et fonde une école, il développe le lycée catholique et créé un séminaire bernardin. Lors de l'occupation allemande ces lieux sont fermés et il continue son ministère en cachette. Arrêté par la Gestapo et enfermé à Dachau le 10 octobre 1941, il meurt le 20 avril de l'année suivante dans le convoi qui l'emmenait aux fours crématoires d'Hartheim en Autriche.

*précision apportée par un internaute de la Bibliothèque franciscaine des capucins.

Il a été béatifié par Jean-Paul II à Varsovie le 13 juin 1999 homélie de Jean-Paul II.


Près de Linz en Autriche, l’an 1942, le bienheureux Anastase Pankiewicz, prêtre franciscain. Quand la Pologne fut soumise au régime nazi, il poursuivit son ministère, ce qui lui valut d’être arrêté par des soldats et déporté au camp de concentration de Dachau. Lorsqu’on le mena à la chambre à gaz, il succomba en cours de route.


Martyrologe romain




Bienheureux Anastase Pankiewicz OFM

  Jacob Pankiewicz naquit à Nowotaniec ( Lobentanz ) près de Nagorzanach dans le diocèse de Przemysl en Galicie Orientale ( partie autrichienne de la Pologne ) le 9 juillet 1882.

Il fit ses études au lycée de Lwow ( Lemberg ) et en 1900 fut accueilli par les Frères Mineurs ( Franciscains ) de la branche réformée des Bernardins.

Il émit sa profession solennelle en 1904 prenant le nom de Frère Anastase et après des études de philosophie et de théologie à Cracovie et à Lwow fut ordonné prêtre en 1906.

Il fut maître des études dans diverses communautés et chapelain des Soeurs Bernardines à Cracovie en 1913. Pendant la guerre il devint aumônier militaire des Polonais de l' armée autrichienne et écrivit un traité patriotique.

De 1918 à 1930 il fut gardien ( c-à-d supérieur ) du couvent Saint-Bernard à Cracovie dont il restaura l' église. Il dirigeait des récollections, assurait la formation de différents séminaires ( dont celui de Czestochowa ) et s' occupait de paroisses.

En 1930 il fut appelé par Mgr Vincent Tymieniecki à Lodz où il construisit un église et fonda une école. Il fut chapelain des Soeurs Antoniennes du Christ-Roi. Il développa le lycée catholique Saint-Bernard et établit un séminaire bernardin qui fit fleurir de nombreuses vocations.

Pendant l' occupation allemande, l' église Sainte-Elisabeth fut transformée en garage et l' école fermée. Il était en correspondance avec des opposants au régime nazi et continua son ministère en cachette.

Il fut arrêté le 10 octobre 1941 par la Gestapo et interné à Dachau. Il mourut le 20 avril 1942 dans le convoi des invalides que l' on menait aux fours crématoires d' Hartheim ( Autriche ).

Il a été béatifié par Jean-Paul II le 13 juin 1999 à Varsovie. 


Bx Anastazy Pankiewicz, prêtre o.f.m. et martyr (1882-1942)


Anastazy (dans le siècle Jakub) Pankiewicz naît à Nowotaniec (Lobentanz) près de Nagorzanach dans le diocèse de Przemysl en Galicie Orientale (partie autrichienne de la Pologne ) le 9 juillet 1882.

Il fit ses études au lycée de Lwow (Lemberg) et en 1900 fut accueilli par les Franciscains de la branche réformée des Bernardins.

Il émit sa profession solennelle en 1904 prenant le nom de Frère Anastase et, après des études de philosophie et de théologie à Cracovie et à Lwow, fut ordonné prêtre en 1906.

Il fut maître des études dans diverses communautés et chapelain des Sœurs Bernardines à Cracovie en 1913. Pendant la guerre il devint aumônier militaire des Polonais de l’armée autrichienne et écrivit un traité patriotique.

De 1918 à 1930 il fut Supérieur du couvent Saint-Bernard à Cracovie dont il restaura l’église. Il dirigeait des récollections, assurait la formation de différents séminaires (dont celui de Czestochowa ) et s' occupait des paroisses.

En 1930 il fut appelé par Mgr Vincent Tymieniecki à Lodz où il construisit une église et fonda une école. Il fut chapelain des Sœurs Antoniennes du Christ-Roi. Il développa le lycée catholique Saint-Bernard et établit un séminaire bernardin qui fit fleurir de nombreuses vocations.

Pendant l’occupation allemande, l’église Sainte-Élisabeth fut transformée en garage et l'école fermée. Il était en correspondance avec des opposants au régime nazi et continua son ministère en cachette.

Il fut arrêté le 10 octobre 1941 par la Gestapo et interné à Dachau. 

Il mourut le 20 avril 1942 dans le convoi des invalides que l'on menait aux fours crématoires d' Hartheim (Autriche).

Le 13 juin 1999, au cours de son plus long voyage en Pologne (5-17 juin), Saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005) a béatifié, à Varsovie, le P. Anastazy Pankiewic et 107 autres martyrs polonais, victimes du nazisme pendant la seconde guerre mondiale.

Les 108 martyrs proviennent de 18 diocèses et de 22 familles religieuses. Il y a des prêtres, des religieuses et des laïcs dont la vie, entièrement dédiée à la cause de Dieu, et dont la mort, infligée par la haine à la foi, portèrent l’empreinte de l’héroïsme. Parmi eux, il y a trois évêques, 52 prêtres diocésains, 26 prêtres religieux, 3 séminaristes, 7 frères religieux, 8 sœurs et 9 laïcs. Ces proportions numériques sont liées au fait que le clergé fut le principal objet de la haine de la foi de la part des nazis de Hitler. On voulait faire taire la voix de l’Église retenue comme obstacle à l’instauration d’un régime fondé sur une vision de l’homme privé de la dimension surnaturelle et traversé de haine violente.

Dans l’ensemble des 108 Martyrs il y a toutes les composantes de l’Église, c’est-à-dire, évêques, clergé diocésain, religieux et laïcs. Un représentant de chacune de ces catégories figure dans le titre de la cause de béatification.



Sources principales : har22201.blogspot.fr/ ; ut-pupillam-oculi.com/ (« Rév. x gpm »). ©Evangelizo.org 2001-2015


SOURCE : http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20150420&id=15047&fd=0




Jakub Pankiewicz

1882-1942

Il naquit le 9 juillet 1882 à Nagórzany (Podkarpackie, Pologne), de Thomas et Telki Lenio, des agriculteurs.

Après l’école du village, il fréquenta le lycée à Sanok puis à Lviv (1896-1899).

En 1900, il entra chez les Frères Mineurs Franciscains et prit le nom de Anastazy.

Après avoir complété quelques lacunes de ses études précédentes, il étudia la philosophie et la théologie à Cracovie et à Lviv. 

Il fut ordonné prêtre en 1906.

Il fut d’abord envoyé au couvent de Wielicska, où il eut l’occasion de prêcher.

En 1908, il fut nommé maître des novices et professeur à Włocławek.

En 1912, il fut envoyé à Lviv, puis à Cracovie en 1913. Là il fut aumônier des Sœurs Bernadines.
Pendant la Première guerre mondiale, il fut curé à Dżurkowa (Kolomyja), puis s’est retrouvé aumônier militaire avec le grade de capitaine : il fut alors envoyé comme aumônier en Hongrie.

Après la guerre, le père Anastazy fut à Cracovie comme gardien (c’est-à-dire supérieur) du couvent Saint-Bernard, jusqu’en 1930.

Avec la permission de l’évêque, il acquit un terrain à Lodz pour construire une église et une école. Dès 1932, s’élevait un bâtiment où vivaient quelques religieux et où purent être reçus en 1937 des garçons de familles pauvres catholiques (mais aussi à l’occasion, protestants).

C’est alors qu’il confia cette œuvre aux Sœurs Antoniennes du Christ Roi.

L’œuvre fut interrompue par l’occupation nazie : l’école fut fermée, les locaux réquisitionnés pour l’armée, l’église transformée en garage et en écuries.

Le pauvre père Anastazy était désormais seul : il trouva à se loger dans une chambre chez le fossoyeur du cimetière, d’où il put continuer - au péril de sa vie - des activités pastorales : célébration de la messe, confessions, enterrements.

Les nazis savaient bien où résidait le père Anastazy, et ils l’arrêtèrent une première fois en avril 1940. Quinze jours après, ils le relâchèrent.

En octobre 1941, il fut à nouveau repris dans une rafle générale, où furent arrêtés et emmenés à Dachau tous les prêtres de Lodz.

Au camp de Dachau, le père Anastazy portait le numéro 28176. 

On ignore pourquoi il fut ensuite classé parmi les «handicapés» : soit fatigue extrême, soit simplement les soixante ans accomplis. Le 18 mai, il fut donc inscrit sur la liste de soixante détenus «handicapés», dont faisaient partie un évêque, et une quinzaine de prêtre polonais.

Le départ du camion fut particulièrement dramatique. Le camion était bondé, il fallait faire vite, le père Anastazy était l’un des derniers à monter. Il voulut donner la main à un autre condamné pour l’aider à monter, mais à ce moment-là, un soldat ferma violemment le portillon, et le père eut les mains coupées. On suppose que la cause première de sa mort fut cette hémorragie.

Les condamnés furent conduits à Hartheim (Linz), immédiatement gazés et brûlés. C’était le 20 mai 1942. Le Martyrologe le commémore sans doute par erreur au 20 avril.

Jakub Anastazy Pankiewicz fait partie des cent-huit Martyrs de Pologne sous le régime nazi, béatifiés en 1999.


Blessed Anastazy Jakub Pankiewicz

Profile

Joined the Franciscans in 1900, making his solemn profession on 24 February 1904. Ordained in 1906. Built the seminary in Lotz, Poland. Founded the Antonian Sisters of Christ the King. Arrested on 10 October 1941 in the Nazi persecutions of the Church. One of the 108 Polish Martyrs of World War II.

Born
  • 20 May 1942 on the road from the Dachau concentration camp, Oberbayern, Germany
  • body burned and ashes scattered


Blessed Anastazy Jakub Pankiewicz, Priest and Martyr

Nagórzany, Poland, July 9, 1882 – Linz, Austria, April 20, 1942


Jakub Pankiewicz was born in Nagorzanach, Poland, July 9, 1882. He was accepted by the Friars Minor in the Province of the Immaculate Conception in 1900. He made his solemn profession of vows on February 24, 1904, taking the name Anastazy. Ordained a priest in 1906, he was Guardian in various fraternities, built the minor seminary in the industrial city of Lodz and was among the founders of the Congregation of the Sisters of Christ the King Antoniana. Arrested on October 10, 1941, he was interned in Dachau. He died April 20, 1942, on the road leading to the crematorium of Hartheim near Linz in Austria. Preparing himself for death with the Sacrament of Reconciliation, he helped a fellow prisoner on board the car after a German soldier closed the door of the car cutting both his hands. His body was burned and the ashes were scattered. John Paul II beatified him in Warsaw on June 13, 1999 with 107 other Polish martyrs.

Roman Martyrology: Along the path from the prison camp at Dachau to Hartheim near Linz in Austria, Blessed Anastazy Jakub Pankiewicz, a priest of the Order of Friars Minor and martyr, who, against an oppressive regime of the Christian dignity, testified his faith until death.


Jakub Pankiewicz was born in Nagorzanach, diocese of Przemysl, July 9, 1882. It was accepted by the Friars Minor in the Province of the Immaculate Conception in 1900. He issued his Temporary occupation February 2, 1901 and the solemn vows on February 24, 1904, taking the name Anastazy. Ordained priest in 1906, he was Guardian in various fraternities, built the minor seminary in the industrial city of Lodz and was among the founders of the Congregation of Sisters of Christ the King Antoniana. He was arrested without trial on October 10, 1941 and interned in Dachau.

He died April 20, 1942, during the so-called “transport of the disabled, on the road that leads to the crematorium of Hartheim near Linz in Austria. Preparing himself for death with the Sacrament of Reconciliation, he helped a fellow prisoner on board the car a German soldier violently closed the door of the car cutting both hands. His body was then burned and the ashes were scattered.

John Paul II beatified in him in Warsaw on June 13, 1999 with 107 other Polish martyrs, including his four other brothers. This day is commemorated by the new Roman Martyrology as the anniversary of his glorious martyrdom.

Author: Fabio Arduino

Source: Santi e Beati