samedi 18 avril 2015

Bienheureux ANDRÉS HIBERNON, religieux franciscain et confesseur


Nicolás Borrás. Portrait du bienheureux André Hibernon, 1602

Bienheureux André Hibernon

Né en 1534 près de Murcie (Espagne), André est dévalisé par des voleurs alors qu'il porte à sa sœur la dot qu'il a gagnée pour elle. Cette mésaventure le fait réfléchir à la fragilité des richesses. Il devient religieux en 1556, puis entre chez les Carmes en 1563. Là, il accomplit avec joie les travaux les plus humbles, travaille à convertir les Maures, encore nombreux en Espagne. Il aime servir la messe, passe de longs moments en adoration, a une grande dévotion à la Vierge Marie. Il meurt en 1602.



Bienheureux André Hibernon

religieux franciscain ( 1602)

Confesseur.

Ses frères franciscains disaient de lui: "Il était doué de toutes les vertus." Né en Espagne à Murcie, il est pauvre. Il se place chez l'un de ses oncles et, à force de privations sur son maigre salaire, il met assez d'argent pour donner une petite dot à sa sœur qui, sans cela, ne pouvait se marier. Puis il quitte le monde pour la vie conventuelle, ne voulant connaître qu'un seul enseignement: celui de la croix. Beaucoup de Maures lui durent leur conversion en cette époque de la "Reconquista". Il ne leur parlait que de Jésus et Jésus les entraînait à sa suite. Ce fut cela le miracle de sa vie.

À Gandie, dans le région de Valence en Espagne, l’an 1602, le bienheureux André Hibernon, religieux de l’Ordre des Mineurs. Dévalisé par des voleurs quand il avait vingt ans, à partir de là, il pratiqua de manière admirable la pauvreté.


Martyrologe romain

Andrés Hibernon

1534-1602

Andrés Hibernon vit le jour à Murcia (Espagne sud-est) en 1534, de parents originaires de Carthagène, ruinés après des revers de fortune.

L’enfant fut baptisé en la cathédrale de Murcia, où un de ses oncles était chapelain, puis passa son enfance à Alcantarilla, et sa jeunesse chez un autre oncle à Valencia. 

Il avait (au moins) une sœur, et c’est pour constituer une dot honorable à celle-ci qu’il travailla avec ardeur chez son oncle. Mais au retour de Valence, il fut dévalisé par des brigands. Tout le fruit de ce beau travail parti en fumée en quelques minutes, le fit réfléchir. Il décida désormais de travailler pour Dieu.

Il entra chez les Franciscains Observants d’Alcantarilla en 1556, comme frère convers, puis passa à ceux de la province voisine, dont les observances étaient plus rigoureuses.

Avec une humilité profonde, il se considérait comme le plus grand des pécheurs ; il préférait aller aux tâches les plus basses ; il se réjouissait d’aller affronter les moqueries pour faire la quête alentour ; il s’imposait en outre des austérités sévères, dont le cilice de fer qu’il s’était fabriqué lui-même. 

Il avait une prédilection pour aider les Confrères, les soigner à l’infirmerie ; à l’accueil, il recevait les pauvres avec une exquise douceur.

Lui qui était pratiquement sans instruction, eut la grâce de répondre à des questions difficiles que lui posèrent des théologiens.

Une telle élévation d’esprit ne pouvait rester sans une contrepartie divine : il fut favorisé d’extases, il put biloquer, multiplier la nourriture, il prophétisa.

Sa pureté virginale correspondait à son amour envers la Vierge Marie. Les anges lui apparurent et l’aidèrent quand ce fut nécessaire.

Ses Supérieurs eurent une totale confiance en lui et lui confièrent la réforme d’autres couvents : Murcia, Valencia, Gandia.

Quatre ans avant de mourir, il annonça le jour et l’heure de sa fin, qui arriva comme prévu le 18 avril 1602.

D’autres miracles postérieurs à sa mort aboutirent à sa béatification en 1791.



Blessed Andrew of Hibernon

(Blessed Andre Hibernon)


Feast Day – April 18
Andrew was the descendant of an old Spanish noble family which had, however, been reduced to poverty through adverse circumstances. He was born in Murcia in the year 1534. In order to relieve the family, an uncle in Valencia undertook the child’s rearing.

People marveled at the innocence which Andrew preserved so unsullied throughout his life that it was believed he never lost his baptismal innocence. The depressing conditions in which his parents lived saddened him very much, and on this account, as a young man, he endeavored in various ways to earn money to support them. After he had saved a considerable amount of money, he undertook a journey to Murcia, very happy in anticipation of the unexpected joy which he would afford his parents. But robbers attacked him and stripped him of all he had.

At first greatly cast down, Blessed Andrew of Hibernon later derived from this incident the grace to discern how little one can depend on material goods. He resolved to labor henceforth for other goods of which thieves could not rob him.

In the city of Albacete, the twenty-two-year-old young man begged at the gate of the Franciscan friary to be admitted as a lay brother, which favor was granted to him. Here he could be seen zealously engaged in gathering imperishable treasures. He observed all the rules of the conventual life very punctually, performed cheerfully all the tasks assigned to him, and was so given to penitential observances that he excited the admiration of all the brothers.

While Blessed Andrew of Hibernon dealt very strictly with himself, he was full of love and kindness towards others. He endeavored to lighten the burdens of his companions whenever he could do so, and took pleasure in relieving them of their most burdensome tasks. His free time he devoted to prayer and meditation. Often he was completely absorbed in the mysteries of the bitter sufferings of Christ, or in the mysteries of the feast which was at hand. At such times he neither saw nor heard what was going on about him.

From this intimate union with God he drew the strength steadily to advance in all virtues, as well as lively zeal to save the souls of others. Many a sinner and unbeliever he led back to the right road through his discourses. He also prayed and made many a sacrifice for the poor souls in purgatory. God granted him extraordinary graces. Many sick persons he restored to health; sometimes he multiplied provisions for the assistance of the poor, and he foretold many future events. He also foretold four years in advance that April 18, 1602, would be the day of his death, on which date he did die a holy death at Gondia in Spain.

To his funeral came a large concourse of people; and they were so loud in their praises of the deceased, that the cortege seemed to be accompanying the body of a saint. Since new miracles were constantly occurring at his tomb, Pope Pius VI pronounced Blessed Andrew of Hibernon blessed in the year 1791.

from The Franciscan Book of Saints, edited by Marion Habig, OFM