mercredi 15 avril 2015

Saint PATERNE (PAIR) d'AVRANCHES, évêque et confesseur

Statue de saint Paterne, église de Digulleville

Saint Paterne d'Avranches 

Évêque d’Avranches ( 565)

Pair ou Pern.

Est-il le même que celui de Vannes, ce n'est pas si sûr. La similitude des noms ne conduit pas à l'assimiler à l'évêque de Vannes. Saint Paterne, ou saint Pair, naquit à Poitiers. Il fut d'abord moine à Saint-Jouin-de-Marnes avec saint Scubillion. Puis tous deux partirent vers la Normandie pour y trouver la solitude d'un ermitage. Mais l'évêque de Coutances l'en tira pour l'ordonner prêtre puis évêque d'Avranches. Si grande fut sa vertu qu'on le canonisa du vivant même de son compagnon, saint Scubillion, qui le rejoignit près de Dieu dix ans plus tard.

"Saint Pair et Saint Scubillion: Nés à Poitiers après 480, ces deux moines portent l'Évangile dans le Cotentin et s'arrêtent à Scissy. Ils fondent des monastères de Coutances, Bayeux, Rennes, Le Mans. Saint Pair est élu évêque d'Avranches." (diocèse de Coutances et Avranches où ils sont fêtés le 16 avril)



Au pays de Coutances, vers 565, le trépas de saint Patern (Pair ou Pern) évêque d’Avranches, qui fonda beaucoup de monastères et fut élu à l’épiscopat à l’âge de soixante-dix ans. Il mourut en se rendant au monastère de Sciscy, où il fut inhumé. Avec lui est commémoré son compagnon saint Scubilion, mort le même jour et inhumé avec lui à Sciscy.


Martyrologe romain

"Dieu de miséricorde, par la prédication de l'évêque Saint Pair, tu as appelé nos aïeux à la foi. Accorde nous à sa prière et à celle de Saint Scubillion, son compagnon, de marcher dans la vérité de l'évangile" (prière de l'office - calendrier diocésain de Coutances et Avranches)


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- Saint Paterne ou saint Pair, évêque d'Avranches, et saint Scubilion, le compagnon de sa solitude. 565.
Pape : Jean III
Roi de France : Sigebert Ier.

" Efforcez-vous d'affermir votre vocation et votre élection par les bonnes oeuvres."
II Pet., I, 10.
Saint Paterne, dit autrement saint Pair, naquit à Poitiers, ville de Guyenne, vers l'an 480, de parents fort illustres par leur noblesse et par les charges qu'ils possédaient. Son père y remplissait des fonctions importantes. Après la mort de celui-ci, Julite, sa veuve, éleva son fils dans les principes qu'une mère vertueuse peut inspirer à ses enfants, et le jeune Paterne fit de grands progrès dans l'exercice de la loi chrétienne.


Il avait ainsi atteint sa vingtième année, lorsque cédant à une inspiration du ciel, il prit l'habit religieux au monastère d'Ansion, appelé depuis Saint-Jouin-de-Marnes. Son esprit d'ordre, sa discrétion, son amour de la régularité persuadèrent à son abbé qu'il remplirait bien la charge de cellérier, et en effet il s'en acquitta de manière à prouver qu'un jour il pourrait diriger des affaires autrement importantes.


Bientôt, il voulut chercher une solitude plus retirée, afin d'y vivre selon une pratique plus parfaite de l'humilité, de la mortification et de la pénitence. Il s'en ouvrit à son confrère nommé Scubilion et ils s'enfuirent en secret dans une région lointaine pour se fixer dans la Normandie, non loin de la ville de Coutances, ville déjà pourvue d'un évêché. Il n'y vécurent pas longtemps sans que le peuple, attiré vers eux par des vertus qui l'édifiait, ne leur rendît bientôt importunes des visites journalières qui leur ôtaient la liberté de la prière et des saints exercices. Ils y vécurent quelques temps comme des ermites, en un lieu fort solitaire ; enfin, un homme de bien de ce pays les pria d'aller à un village nommé Scicy, pour en convertir les habitants qui vivaient encore dans les ténèbres du paganisme. Ils y allèrent et y semèrent le bon grain de l'Evangile ; mais cette terre, n'étant pas disposée à le recevoir, ne produisit pas le fruit qu'on pouvait en attendre. Au contraire, les habitants, féroces comme des bêtes sauvages, les accablèrent d'outrages.

Cependant, les deux saints personnages se retirèrent dans une caverne où il vécurent pendant trois. Au bout de ce temps, l'abbé d'Ansion, Générosus, qui, admirant l'excès de leur pénitence, essaya néanmoins de la modérer : il reconduisit saint Scubilion au monastère poitevin, et recommanda saint Paterne à l'évêque de Coutances, Léontien. Ce prélat, connaissant les talents que Dieu vait donné pour la prédication de l'Evangile à notre Saint, l'ordonna diacre d'abord, puis prêtre en 512.


Saint Paterne fit bien profiter le talent du Seigneur et, rejoint par saint Scubilion sur ordre de l'abbé d'Ansion, il entreprit de convertir la contrée de Scicy, d'arracher les restes de l'idolâtrie, et, de faire ainsi pour toutes les contrées qu'il parcourut avec son saint confrère : le Cotentin, le Bessin, le pays du Mans, d'Avranches, de Rennes en Bretagne (à ce sujet, on ne confondra pas saint Patern, dit l'Ancien, premier évêque de Vannes au Ve siècle, que l'on fête au 15 avril, et dont une magnifique église de cette ville porte le nom et conserve une infime et précieuse partie de ses reliques). Il établit dans toutes ces provinces des monastères qu'il peupla de saints religieux dont il fut le supérieur et l'abbé.



Dieu l'honora de si grands et de si fréquents miracles, que le bruit de sa sainteté se répandit bientôt à la cour de Childebert, roi de France ; et ce prince l'envoya prier de venir à Paris. Ce ne fut sur son parcours que miracles : par ses prières et le signe de la croix, il rendait la vue aux aveugles, délivrait les possédés, etc.


Après avoir satisfait à ce que le roi désirait de lui, il s'en retourna en sa première solitude du Cotentin, près de Scicy, jusqu'à ce que Notre Seigneur Jésus-Christ lui fit voir en songe trois saints évêques décédés depuis peu, saint Melaine, saint Léontien et saint Vigor le consacré lui-même évêques. Pensant être trompé par une illusion, saint Paterne n'en parla à personne, mais bientôt l'évêque d'Avranches décéda et il fut porté sur le siège épiscopal par la volonté unanime du clergé et du peuple.


Saint Paterne gouverna cette église l'espace de treize ans avec tout le zèle et toute la sollicitude d'un vigilant prélat. Il assista au troisième concile de Paris, en 557, et, de retour à Avranches, il tomba malade le lendemain de Pâques, alors qu'il se disposait à rendre visite au monastère de Scicy qu'il avait fondé et qui était si cher à son coeur puisque c'est saint Scubilion qui en était l'abbé.


Se sentant en danger, il envoya prier saint Scubilion de le venir assister en ce dernier passage. Mais son messager en rencontra un autre en chemin, qui venait de la part de ce saint abbé, aussi tombé malade, lui faire la même prière. Ainsi, l'évêque et l'abbé moururent le même jour, le 16 avril 565, pour se rencontrer ensemble à une même heure devant le tribunal de Dieu et dans la posssession de l'éternité bienheureuse.

Nos deux Saints choisirent leur sépulture dans l'église du monastère de Scicy. Il arriva de plus, que les convois, dont l'un était conduit par saint Lô (ou Laud), évêque de Coutances, et l'autre par Lascivius, évêque d'un autre lieu, arrivèrent ensemble et au même moment devant la porte de l'église du monastère.


RELIQUES


Les reliques de saint Paterne et de saint Scubilion se toruvent toujours dans l'église de Scicy - devenue aujourd'hui Saint-Pair-sur-Mer -, qui est depuis longtemps l'église paroissiale.


Des parties de ces reliques ont été détachées et ont été transportées à Issoudun et à Orléans, où l'on bâtit des églises du nom de saint Paterne. Il faut mentionner que celle d'Issoudun n'existe plus : elle fut ravagée pendant la tempête révolutionnaire. Les saintes reliques ont été sauvé par un brave homme et existent toujours et sont conservées dans l'église Saint-Cyr de la même ville. Cette ville avait aussi reçu des reliques de saint Patern l'Ancien, premier évêque de Vannes ; les bêtes sauvages révolutionnaires s'en emparèrent et les détruisirent.



Paternus of Avranches B (RM)
(also known as Pair of Coutances)


Born at Poitiers, France, c. 482; died c. 574 (or 563). Saint Pair joined the monks of Ansion and later became a hermit near Coutances. Eventually he was consecrated bishop of Avranches, Normandy. He is often confused with Saint Padarn (Benedictines). In art, Saint Paternus is a hermit bishop with serpents around him (Roeder).



St. Paternus, Bishop of Avranches, Confessor

[Called by the French Patier, Pair, and Foix.]  HE was born at Poitiers, about the year 482. His father, Patranus, with the consent of his wife, went into Ireland, where he ended his days in holy solitude. Paternus, fired by his example, embraced young a monastic life in the abbey of Ansion, called, in succeeding ages, Marnes, and at present, from the name of a holy abbot of that house, St. Jovin des Marnes, in the diocess of Poitiers. After some time, burning with a desire of attaining to the perfection of Christian virtue, he passed over to Wales, and in Cardiganshire founded a monastery called Llan-patern-vaur, or the church of the great Paternus. He made a visit to his father in Ireland: but being called back to his monastery of Ansion, he soon after retired with St. Scubilion, a monk of that house, and embraced an austere anchoretical life in the forest of Scicy, in the diocess of Coutances, near the sea, having first obtained leave of the bishop and of the lord of the place. This desert, which was then of a great extent, but has been since gradually gained upon by the sea, was anciently in great request among the Druids. St. Pair converted to the faith the idolaters of that and many neighbouring parts, as far as Bayeux, and prevailed with them to demolish a pagan temple in this desert, which was held in great veneration by the ancient Gauls. St. Senier, called in Latin Senator, St. Gaud, and St. Aroastes, holy priests, were his fellow hermits in this wilderness, and his fellow labourers in these missions. St. Pair, in his old age, was consecrated bishop of Avranches by Germanus, bishop of Rouen. The church of Avranches was exceedingly propagated in the reign of Clovis, or his children, by St. Severus, the second bishop of the see, who built the famous abbey which still bears his name, in the diocess of Coutances, and is honoured at Rouen on the 1st of February, at Avranches on the 7th of July. St. Pair governed his diocess thirteen years, and died about the year 550, on the same day with St. Scubilion. Both were buried in the same monument, in the oratory of Scicy, now the parish church of St. Pair, a village much frequented by pilgrims, near Granville, on the sea-coast. In the same oratory was inferred St. Senator, or Senier, the successor of St. Pair, in the see of Avranches, who died in 563, and is honoured on the 18th of September. This church 1 is still enriched with the greater part of these relics, and those of St. Gaud, except those of SS. Severus and Senier, which have been translated to the cathedral at Rouen, and portions of St. Senier’s are at St. Magloire’s and St. Victor’s at Paris. St. Pair is titular saint of a great number of churches in those parts. See his life in Mabillon, sæc. 2. Ben. p. 1103. Gallia Christ. Nova, t. 11. p. 471. Fleury, l. 33. t. 7. The abridgment of his life by Rouault, curate of St. Pair’s, printed in 1734, stands in need of a critical hand.

Note 1. Near this oratory stood the ancient monastery of Scicy, which Richard I., duke of Normandy, united to that of St. Michael on Mount Tumba, which he founded in 966, upon the spot where before stood a collegiate church of canons, built in 709, by St. Aubert, bishop of Avranches. It is called St. Michael’s on the Tomb, or at the Tombs, because two mountains are called Tombs, from their resemblance to the rising or covering of graves. On one of these, three hundred feet high, which the tide makes an island at high water, stands this famous monastery, enriched with many precious relics, and resorted to by a great number of pilgrims. See a curious description of this place in Dom. Beaunier’s Recueil général des Evêches, Abbayes, &c. p. 725, t. 2. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume IV: April. The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/4/153.html


Saint Paternus

Bishop of Avranches

(482-565)

Saint Paternus was born at Poitiers, of illustrious Christian parents, about the year 482. His father, Patranus, with the consent of his wife went to Ireland to end his days as a hermit in holy solitude. Paternus, fired by his father's example, embraced monastic life in the Abbey of Marnes, France. After some time, desiring to attain the perfection of Christian virtue by a life of penance in solitude, he retired with a companion monk of the Abbey, Saint Scubilion, and in the forests of the diocese of Coutances near the sea, embraced an austere anchorite's life resembling that of Angels more than of men. An abbot of that region who knew of him recommended Paternus to the bishop of Coutances, who ordained him a deacon and then a priest in 512. He and Saint Scubilion then evangelized the western coasts and established several monasteries, of which he was the abbot general. Many miracles honored his apostolate among the pagan populations.

In his old age he was consecrated bishop of Avranches while his former companion, Saint Scubilion, had become abbot of a monastery founded by the two missionaries. When Saint Paternus fell ill he felt his end was near, and he sent to his dear friend to come and assist him in his last illness. But the same fate had befallen Scubilion, who for his part had sent a messenger to Paternus. The two hermit-missionaries, each of whom had become the spiritual father of many, departed this life on the same day, April 16, 565, the thirteenth year of the pontificate of Saint Paternus. They were afterwards buried on the same day in the church of the monastery of Scicy, a region they had evangelized together.

Reflection. God richly blesses the friendships of those who love and fear Him, for He Himself is its source and the bond which unites.

Les Petits Bollandistes: Vies des Saints, by Msgr. Paul Guérin (Bloud et Barral: Paris, 1882), Vol. 4

Saint Paternus of Avranches

Also known as
  • Foix
  • Padarn
  • Pair
  • Patier
Memorial
Profile

Son of Patranus. Monk at Ansion, France. Hermit near Coutances, France. Bishop of Avranches, France.

Born
Died
  • c.568 of natural causes
Canonized