mercredi 29 avril 2015

Saint MARIEN, lecteur, saint JACQUES de LAMBESA,et leurs compagnons martyrs

Saint Marien

et ses compagnons, martyrs à Lambèse, en Numidie ( 259)

et ses compagnons martyrs. 


Martyr en Afrique avec saint Jacques. Selon les Actes de leur martyre "la vie de la grâce était si intense chez ces témoins de Dieu qu'il leur semblait trop peu de verser leur sang précieux."


Il exerçait la fonction de lecteur dans la communauté chrétienne de Circé (actuellement Constantine en Algérie). Il fut arrêté sous Valérien avec beaucoup d'autres chrétiens de cette région. Ils furent réunis sur le flanc d'une colline, eurent les yeux bandés et furent mis en rang. Les bourreaux passèrent au milieu d'eux, les décapitant ou les égorgeant les uns après les autres.


À Lambèse en Numidie, l’an 259, les saints martyrs Marien, lecteur, et Jacques, diacre. Le premier avait déjà triomphé des rigueurs de la persécution de Dèce en confessant le Christ. Il fut pris une seconde fois avec son illustre collègue, et tous deux, après des supplices cruels, mais fortifiés par la grâce divine, périrent enfin par l’épée avec beaucoup d’autres.


Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1056/Saint-Marien.html

Saint Marien de Lambèse

Martyr en Numidie sous Valérien

Fête le 30 avril

† près de Cirta [auj. Constantine, Algérie] 6 mai 259

Groupe « Marien et Jacques de Lambèse »

Jacques et Marien, diacre et lecteur, furent martyrisés en Numidie, près de Cirta, sous le règne de l’empereur romain Valérien Ier (253-260).



Saint Marien et Saint Jacques


martyrisés à Lambèse en 259

pnha, n°109, fevrier 2000.


La Passion de ces deux saints, martyrisés à Lambèse, est un récit authentique, d'une haute valeur historique, d'un témoin occulaire qui n'a pas laissé son nom.

-----Saint Augustin l'a recommandée dans ses sermons.


"Deux martyrs très illustres, lisons-nous dans les Actes, nous ont confié le soin de faire connaître leur gloire ; je veux parler de Marien, qui nous fut cher entre tous les frères, et de Jacques, auquel, vous le savez, outre les engagements communs du baptême et la profession d'un même culte, unissaient des liens de famille. Sur le point de soutenir leur glorieux combat contre les cruelles fureurs du siècle et les attaques des païens, ils m'ordonnèrent de mettre par écrit le récit de cette lutte où ils entraient sous la conduite de l'Esprit-Saint. Ce n'était pas assurément pour faire célébrer par une vaine jactance au milieu du monde la gloire de leur triomphe, mais bien pour laisser à la multitude des fidèles, au peuple de Dieu, un exemple capable de les instruire et de fortifier leur foi. Ce ne fut pas sans raison que leur affectueuse confiance me choisit pour publier ces récits ; qui pourrait douter en effet que j'ai connu et partagé le secret de leur vie ? Nous vivions ensemble dans les liens d'une étroite union quand la persécution nous surprit.

-----Nous voyagions en Numidie, comme nous l'avions fait ensemble bien des fois, et nous avions réuni les gens de notre suite ; la route que nous suivions nous menait à remplir le ministère imposé par la foi et la religion, tandis qu'elle conduisait au ciel nos compagnons. Nous arrivâmes en un lieu appelé Muguas, près des faubourgs de Cirta (Constantine), colonie romaine et ville importante où l'aveugle fureur des païens et les ordres des officiers militaires avaient déchaîné une cruelle persécution. Nos bienheureux martyrs, Marien et Jacques, virent là un signe certain de la miséricorde divine qui les menait au lieu et au moment où la persécution battait son plein, et où, sous la conduite du Christ, ils allaient cueillir leur couronne. En effet la fureur aveugle et brutale du préfet faisait rechercher par ses soldats les disciples bien-aimés du Christ, le diable lui inspirait d'appesantir sa main sur ceux qui, depuis longtemps condamnés à l'exil, avaient mérité sinon par l'effusion du sang, du moins par le désir, la couronne du martyr.

-----Les exemples et les instructions d'Agape et Secondin, quand ils nous quittèrent, avaient disposé Marien et Jacques à suivre la même voie, à marcher sur leurs traces glorieuses. Deux jours à peine après leur départ, la palme du martyre venait d'elle-même trouver nos très chers Marien et Jacques. Une troupe armée était accourue à la ville que nous habitions ; ces deux frères furent arrachés à nos embrassements pour aller au martyre. Quand ils furent interrogés, comme ils persévéraient à confesser hautement le nom du Christ, on les conduisit en prison. 

-----Alors un soldat stationnaire, le bourreau des hommes justes, les soumit à des tourments cruels et nombreux. Il prit, pour venir en aide à sa cruauté, le centurion et les magistrats de Cirta. Jacques qui avait toujours paru plus ferme dans sa foi, parce qu'il avait déjà triomphé de la persécution de Dèce, répétait avec fierté que non seulement, il était chrétien, mais que de plus il était diacre. Marien, de son côté, provoquait les supplices en confessant qu'il était lecteur ; c'est qu'il l'était en effet. Marien fut suspendu pour être déchiré, le supplice même était vraiment son exaltation. On eut la cruauté de lui attacher aux pieds des poids lourds ; ainsi tirée en sens contraire, la charpente entière de son corps se disloquait, les nerfs étaient brisés, les entrailles déchirées. Enfin, la fureur des bourreaux fut vaincue et il fallut reconduire en prison Marien tout joyeux de son triomphe ; avec Jacques et les autres frères, il célébra par de ferventes prières la victoire du Seigneur.

-----Après les tourments dont on avait déchiré son corps Marien s'endormit d'un sommeil profond et tranquille ; à son réveil, il nous raconta lui-même ce que la divine bonté lui avait fait voir pour soutenir et encourager ses espérances : "Mes frères, dit-il, j'ai vu se dresser devant moi à une grande hauteur un tribunal d'un éclat éblouissant ; là siégeait un personnage faisant office de juge. Il dominait sur une estrade où l'on montait par de nombreux degrés. En faisant approcher les confesseurs, un à un par ordre, devant le juge qui les condamnait à être décapités. Tout à coup, j'entendais une voix claire et puissante qui cria :"Qu'on amène Marien !"Et aussitôt je montai sur l'estrade. À ce moment, j'aperçus, à la droite du juge, Cyprien que je n'avais pas encore vu ; il me tendit la main, m'éleva jusque sur le plus haut degré de l'estrade et me dit en souriant : "Viens t'asseoir avec moi !" Je m'assis et l'interrogation des autres confesseurs continue. À la fin, le juge se leva et nous le conduisîmes jusqu'à son prétoire. Nous traversions d'agréables prairies ; de hauts cyprès et des pins dont la tête s'élevait jusqu'au ciel étendaient au loin leur ombrage ; on eût dit que la verdure des forêts environnait ces lieux comme d'une immense couronne. Au milieu, les eaux pures d'une source abondante remplissaient à plein bords un immense bassin. Mais tout à coup, le juge disparut ; alors Cyprien prit une coupe qui se trouvait au bord de la fontaine, il la remplit et but ; quand il l'eut vidée, il la remplit de nouveau, me la présenta et j'en bus moi-même avec bonheur. Je rendais grâces à Dieu, quand le son de ma voix m'éveille."


Ce récit rappela à Jacques que Dieu avait daigné aussi lui montrer la couronne qui lui était réservée. Quelques jours auparavant, Marien, Jacques et moi-même avec eux, nous voyagions ensemble sur le même char. Vers le milieu du jour, à un endroit où la route était rocailleuse, Jacques était tombé dans un profond sommeil ; nous l'appelâmes, et quand il fut éveillé, il nous dit : "Mes frères, je viens d'éprouver une grande émotion, mais c'est la joie qui transportait mon âme. Vous aussi, réjouissez-vous avec moi. J'ai vu un jeune homme d'une taille prodigieuse, il avait pour vêtement une robe d'une blancheur si éclatante que les yeux ne pouvaient la considérer, ses pieds ne touchaient pas la terre et son front se cachait dans les cieux. Comme il passait rapidement devant nous, il nous jeta deux ceintures de pourpre, une pour toi, Marien, et une pour moi. Et il me dit "Suivez-moi promptement!" Dans un tel sommeil quelle force contre l'ennemi ! Comment après cela décrire les transports de joie et les sentiments géné


reux de nos martyrs qui, sur le point de souffrir pour Dieu, avaient eu le bonheur d'entendre le Christ et de le voir s'offrir à leurs regards ? Par une grâce spéciale et toute nouvelle ce Dieu avait choisi, pour se montrer à son martyr, un temps où d'ordinaire il ne se révèle pas à ses saints. Au reste, les deux frères ne furent pas les seuls à jouir de cette faveur. (Suivent des détails concernant la vision d'Emilien puis le martyre d'Agape, Secondin, Tertulla, Antonio).Agape apparut à Jacques dans sa prison durant son sommeil. Sur le point de recevoir le coup de la mort, pendant qu'on attendait l'arrivée du bourreau, on entendit Jacques qui disait : "Que je suis heureux ! Je vais rejoindre Agape, je vais m'asseoir avec lui et tous les autres martyrs au banquet céleste. Cette nuit même, je l'ai vu notre bienheureux Agape ; au milieu de tous ceux qui avaient été enfermés avec nous dans la prison de Cirta, il paraissait le plus heureux ; un joyeux et solennel banquet les réunissait. Marien et moi, emportés par l'esprit de dilection et de charité, nous y courions comme à des agapes, lorsque tout à coup vint à notre rencontre un jeune enfant, que je reconnus pour un des deux frères jumeaux, qui trois jours auparavant avaient souffert avec leur mère... "Où courez-vous ? nous dit-il ; soyez dans l'allégresse, demain vous souperez avec nous." Cependant, le jour avait succédé à la nuit dans laquelle cette vision avait eu lieu, la sentence du préfet allait servir à l'accomplissement des promesses de Dieu. Ce fut une condamnation, mais elle affranchit des tribulations du siècle Marien et Jacques avec les autres clercs, pour les rendre participants de la gloire dans la société des patriarches. On les conduisit au lieu du triomphe : c'était une vallée profonde, traversée par un fleuve dont les rivages s'élevaient doucement comme pour former les degrés d'un amphithéâtre. Le sang des martyrs coulait jusqu'au lit du fleuve. le bourreau avait disposé avec art ses victimes sur de longues files ; ses coups sacrilèges semblaient courir d'une tête à l'autre, emportés par une aveugle fureur. Suivant la coutume avant de frapper les victimes on leur banda les yeux, mais les ténèbres ne purent obscurcir leurs âmes. Marien, déjà rempli de l'esprit de prophétie, annonçait avec assurance que le jour était proche où le sang des justes serait vengé ; ce qui était un puissant aiguillon pour fortifier le courage des frères.

-----Quand le sacrifice fut achevé, la mère de Marien, transportée d'une joie digne de la mère des Macchabées, et assurée du sort de son fils, se félicite de son bonheur et s'applaudit elle-même d'avoir donné le jour à un tel fils. Ineffable est vraiment la miséricorde de Dieu Tout Puissant et de Son Christ envers ceux qui ont mis leur confiance en Son nom. Qui pourrait mesurer la grandeur de ses bienfaits ? Sa paternel miséricorde opère sans cesse et répand sur nous les dons que la foi nous montre comme le prix du sang de notre Dieu.A lui soient la gloire et l'empire dans les siècles des siècles.Ainsi soit-il".


Abbé Vincent Serralda (+)


PIEDS-NOIRS D'HIER ET D'AUJOURD'HUI- N° 109 FÉVRIER 2000


SOURCE : http://alger-roi.fr/Alger/religion/pages_liees/st_marien_pnha109.htm

Saints Marian and James of Lambesa (Lambaesis, Numidia) 

30 April

(Sometimes Marion, and James) (and companions),

Saint Marian was a Lector and Saint James a Deacon in the same church.

They were savagly tortured with many other Christians in an attempt by the legatus of Numidia, probably C. Macrinius Decianus, to persuade them to apostatize during the persecutions of Valerian.
During their imprisionment with a multitude of other Christians at Cirta Iulia (later Constantina, Algeria), the chief city of Numidia, each separately had a vision of his own triumphant martyrdom, which visions strengthened them.

They were put to death at the military town of Lambaesis (Lambesa) in Numidia, with others victims so numerous that they were drawn up in rows and the executioner passed down the ranks striking off heads. (d. 6 May 259 A. D.)

Their martyrdom is known by the account of a man who was imprisoned with them, but later released.


April 30

SS. James, Marian, and Companions, Martyrs in Numidia

From their authentic acts, written by a bishop, their companion, and commended by St. Austin, Serm. 284, t. 5, p. 1140.

A.D. 259.

THE PERSECUTION of Valerian raged no where with so much cruelty as in Numidia, in 259. At Lambesa, the greatest city of the province, next to Cirtha, great numbers, both of the laity and clergy, suffered martyrdom. St. James was a deacon of that place, and remarkable for his singular chastity and austerity of life. St. Marian was only reader, but endued with a particular eminence of grace. He had an excellent mother, called Mary, as we learn from St. Austin. They were companions, and probably relations, and came from some remote province of Africa into Numidia. James received on the road a vision, that gave them previous notice of their martyrdom. They arrived at a place called Muguas, near Cirtha, the capital, where the persecution was very violent. Two bishops, named Agapius and Secundinus, who had been banished for their faith, were at the same time brought thither, from the place of their exile, to stand a second trial for their lives. This was a new and unprecedented injustice, practised only against Christians, for persons already condemned to banishment to be again tried and condemned to death. As they were detained here for some days, James and Marian enjoyed their conversation, which excited them to an eager desire of martyrdom: insomuch that, when the two bishops left Muguas to continue their journey, James and Marian were fully determined to follow them. Two days after their departure, pursuivants arrived

Muguas, which was looked upon as the retreat of Christians, and by an order from the governor, apprehended James and Marian, and conducted them to Cirtha, together with a bishop, the author of the acts of their martyrdom, and presented them to the city magistrates, who put them to the most cruel tortures. James confessed boldly that he was not only a Christian, but also a deacon; though the law of Valerian, in 258, condemned to death, without hopes of pardon, even though they should deny their faith, all deacons, priests, and bishops. They were both put to the torture; and Marian in particular was hung up, not by the hands, which was the usual method of torture, but by his thumbs, which was far more painful, weights being also hung to his feet. Amidst his torments, the more his body suffered the more was his soul strengthened by God. The martyrs having undergone the torture as long as the persecutors thought proper, were sent to prison, with several other Christians. Some were daily called out of this blessed company, and crowned with martyrdom; and, amongst others, the two holy bishops, Agapius and Secundinus, honoured on the 29th of April. The survivors passed some time in the darkness and horror of the dungeons of Cirtha, tormented also with hunger; but the word of God, say the acts, was a spiritual food that supported them. God was pleased moreover to comfort them in their prison, by a vision vouchsafed to Marian, to whom St. Cyprian appeared sitting at the right hand of a great judge, who was Christ, and presenting Marian to drink of a fountain of which that holy bishop had first drank himself; giving Marian thereby to understand, that he was also to suffer martyrdom. God gave an assurance of the same favour to this whole company of prisoners, by a second vision, with which he favoured another of these confessors, called Emilian, of the Equestrian Order, near fifty years old, who had lived till that age in strict continency. His occupation in prison was chiefly prayer. He fasted much, and often abstained from food by choice for two days successively. He acquainted this blessed company with what he had also seen in his vision; namely, that his heathen brother asked him how they liked the dark dungeons and hunger? He answered, that the word of God served both for light and nourishment to the soldiers of Jesus Christ. His brother said: “You know that as many of you as continue obstinate can expect nothing but death. But do you all hope for equal rewards?” Emilian 1 said: “Lift up your eyes to heaven: have all the stars you see there the same lustre? Don’t they differ in brightness, though they have all the same light? Those in like manner who shall have suffered most, and have had the greatest difficulties to struggle with, shall receive the most glorious crown.” All these visions contributed not a little to keep up the spirits of the Christian prisoners. The magistrates of Cirtha, seeing the confessors invincible, sent James, Marian, and a great part of the prisoners to Lambesa, to the governor of the province. They suffered much on the way, it being twenty-four miles distant from Cirtha, and the roads very rough. They were lodged in the dungeons of Lambesa, and every day some were called out to martyrdom; the laity first, whom the Pagans hoped more easily to vanquish. Amongst them a woman and her two little children, twins, were martyred on the 2nd or 3rd of May. Also Tertulla and Antonia, two holy virgins, whom St. Agapius had a singular regard for. He prayed long in prison that they might not be deprived of the glory of shedding their blood for Christ, and at length received from heaven this answer: “You need not ask by so many prayers what you have obtained by the first.” St. James and the other clergy were grieved to see their victory retarded; but it was not long before he saw in his sleep the bishop Agapius preparing a great feast, and expressing much joy, and cheerfully inviting him and Marian to it, as to one of the ancient Agapæ, or love-feasts. Here they met an infant, who was one of the twins that had suffered with their mother three days before. He had round his neck a crown of roses, and a very green palm in his right hand; and he bade them rejoice, for they should all sup together the day following, the same on which James, Marian, and several others of the clergy were condemned to die. They were accordingly brought to the place of execution, which was a valley, through which ran the river Pagydus, with hills on each side convenient for the spectators. The martyrs were placed in rows on the banks of the river, that the executioner might pass conveniently from one to the other in cutting off their heads. “While they had their eyes bound, they had most of them some token given them by God of their approaching felicity. Marian also foretold the wars, and other evils, which threatened the empire in revenge of the innocent blood of the just. This was verified—the persecuting Emperor Valerian being taken and most barbarously treated by the Persians, in 260; not to mention the thirty tyrants, a dreadful pestilence, and other calamities which afflicted the empire. Mary, the mother of this blessed martyr, like the mother of the Machabees, says St. Austin, followed her son to the place of execution to encourage him: on seeing him dead, she embraced his corpse, and oftentimes kissed his neck, and blessed God for having made her the mother of such a son. Their triumph happened in 259, or 260, probably on the 6th of May, on which the ancient calendar of Carthage, drawn up in the close of the fifth century, mentions them. The other Latins honour them on the 30th of April. SS. James and Marian are patrons of Eugubio, in the duchy of Urbino, the ancient Umbria, and their bodies are said to be kept in the cathedral there. The names of these martyrs are consecrated in the Roman Martyrology

Note 1. This St. Emilian occurs in the Martyrologies on the 29th of April. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume IV: April. The Lives of the Saints.  1866.