mardi 3 février 2015

Sainte CLAUDINE THÉVENET, fondatrice


Sainte Claudine Thévenet, vierge

Seconde d’une nombreuse fratrie, Claudine Thévenet est née en 1774 à Lyon. Sa vie a été bouleversée en 1793, en pleine Révolution française, quand elle assiste, impuissante, à l’exécution de deux de ses frères. Leurs derniers mots – "Pardonne comme nous pardonnons" - a suscité en elle une vocation : en 1816, un prêtre lui confie deux jeunes orphelines. Dès lors, les accueils se multiplient au rythme des demandes d’aide. L’organisation prend rapidement de l’ampleur. Encouragée à constituer une congrégation, elle fonde en 1818 la Congrégation Religieuse de Jésus-Marie. Également soucieuse de faire grandir ces enfants dans la foi, sa mission entre dans le cadre d’un projet éducatif et spirituel. Celui-ci séduit les classes aisées pour lesquelles Claudine et ses sœurs fondent des pensionnats. Elle se consacre à ses deux œuvres jusqu’à sa mort, en 1837.


Sainte Claudine Thévenet

Fondatrice de la congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie ( 1837)

Seconde d’une nombreuse fratrie, Claudine Thévenet est née en 1774 à Lyon. Sa vie a été bouleversée en 1793, en pleine Révolution française, quand elle assiste, impuissante, à l’exécution de deux de ses frères. Leurs derniers mots – "Pardonne comme nous pardonnons" - a suscité en elle une vocation: elle consacrera sa vie au don. 

En 1816, un prêtre lui confie deux jeunes orphelines. Dès lors, les accueils se multiplient au rythme des demandes d’aide. L’organisation prend rapidement de l’ampleur. Encouragée à constituer une congrégation par un prêtre, elle fonde en 1818 la Congrégation Religieuse de Jésus-Marie. Également soucieuse de faire grandir ces enfants dans la foi, sa mission entre dans le cadre d’un projet éducatif et spirituel. Celui-ci séduit les classes aisées pour lesquelles Claudine et ses sœurs fondent des pensionnats. Elle se consacre à ses deux œuvres jusqu’à sa mort, en 1837.

Aujourd’hui la Congrégation compte dix-huit cents religieuses de Jésus-Marie, réparties dans cent quatre-vingt maisons sur les cinq continents.

... Son principal objectif est l’éducation des enfants et des jeunes avec une préférence évidente pour les plus défavorisés. Sa pédagogie est basée sur l’amour, la bonté, l’attention à chaque personne et l’esprit de famille... Claudine avait vécu l’expérience de Dieu et s’était donnée totalement à lui. Ses dernières paroles "Que le bon Dieu est bon" montrent bien le style particulier de cette grande femme qui se laissa guider par l’Esprit Saint... (source: Histoire et fondation de la congrégation)

Claudine Thévenet a été béatifiée le 4 octobre 1981, et canonisée le 21 mars 1993.

Sur le site du Vatican: portrait - biographie


À Lyon, en 1837, sainte Claudine Thévenet (Marie de Saint-Ignace), vierge. Poussée par la charité et animée d’un grand cœur, elle fonda la Congrégation des Sœurs de Jésus et Marie, pour la formation chrétienne des jeunes, surtout des pauvres.


Martyrologe romain




Deuxième d'une famille de sept enfants, CLAUDINE THÉVENET naît à Lyon le 30 mars 1774. "Glady", comme on l'appelle affectueusement, exerce très tôt une heureuse influence sur ses frères et soeurs par sa bonté, sa douceur, son oubli de soi pour faire plaisir aux autres.

Elle a quinze ans lorsqu'éclate la Révolution française. En 1793, elle vit les heures tragiques de Lyon assiégée par les forces gouvernementales, et elle assiste, impuissante et horrifiée, à l'exécution de ses deux frères tués en représailles, après la chute de la ville, en janvier 1794. Leurs dernières paroles qu'elle recueille dans son coeur et fait siennes "Glady, pardonne, comme nous pardonnons"  la marquent profondément et donnent un autre sens à sa vie. Dorénavant elle se consacrera à soulager les misères innombrables amenées par la Révolution; pour elle l'ignorance de Dieu est la cause principale de la souffrance du peuple et un grand désir s'éveille en elle de le faire connaître à tous; les enfants, les jeunes surtout attirent son zèle et elle brûle de leur faire connaître et aimer Jésus et Marie.
La rencontre d'un saint prêtre, l'abbé André Coindre, l'aidera à discerner la volonté de Dieu sur elle et sera décisive pour l'orientation de sa vie. Ayant trouvé deux petites filles abandonnées et grelottant de froid sur le parvis de l'église St-Nizier, le Père Coindre les avait conduites à Claudine qui n'avait pas hésité à s'en occuper.

La compassion et l'amour pour les enfants abandonnées est donc à l'origine de la "Providence" de St-Bruno, à Lyon (1815). Des compagnes se joignent à Claudine; on se réunit en association, l'Association du Sacré-Coeur, dont Claudine est immédiatement élue présidente. Le 31 juillet 1818, l'appel du Seigneur se fait entendre par la voix du Père Coindre: former sans hésiter une communauté. "Dieu vous a choisie", dit-il à Claudine. Et c'est la fondation de la Congrégation des Religieuses de Jésus-Marie le 6 octobre 1818, aux Pierres-Plantées sur la colline de la Croix Rousse. En 1820 la jeune Congrégation s'établira à Fourvière (en face du célèbre sanctuaire) sur un terrain acheté à la famille Jaricot. Elle recevra l'approbation canonique du diocèse du Puy en 1823 et de Lyon en 1825.

Le premier but du jeune Institut avait été de recueillir les enfants pauvres et de les garder jusqu'à leur vingtième année, leur enseignant un métier en plus des connaissances de l'école élémentaire, et leur assurant une solide formation religieuse et morale. Mais on veut faire davantage et Claudine et ses soeurs ouvrent leurs coeurs et leurs bras aux jeunes filles de la classe aisée et fondent pour elles un pensionnat. Le but apostolique de la Congrégation sera donc l'éducation chrétienne de toutes les classes sociales avec une préférence pour les enfants et les jeunes et parmi ceux-ci pour les plus pauvres.

Les deux oeuvres se développent simultanément malgré les épreuves qui accompagneront la Fondatrice durant les douze dernières années de son pèlerinage terrestre: la mort douloureusement ressentie du Père Coindre (1826) et des premières soeurs (1828); la lutte pour empêcher la fusion de sa Congrégation avec une autre; les mouvements révolutionnaires de Lyon en 1831 et 1834 avec toutes les conséquences pour les habitants de Fourvière qui se trouvaient à un point stratégique entre les deux partis antagonistes.

Le courage insigne de la Fondatrice ne se laisse jamais intimider par l'adversité; elle entreprend avec hardiesse de nouvelles constructions dont celle de la chapelle de la Maison-Mère; en même temps elle s'adonne avec le plus grand soin à la rédaction des Constitutions de sa Congrégation. Elle allait y mettre la dernière main quand la mort la frappa dans la soixante-troisième année de son âge le 3 février 1837.

"Faire tout pour plaire à Dieu" semble avoir été le fil conducteur de sa vie. Cette recherche constante de la volonté de Dieu pour "mener une vie digne du Seigneur et qui lui plaise en tout" telle est la voie qui lui a donné une vive sensibilité spirituelle pour lire les signes des temps, y discerner les desseins de Dieu sur elle pour donner une réponse pleine et entière; telle est aussi la voie qui lui a mérité de "partager le sort des saints dans la lumière" (Col 1: 10, 11)

"Voir Dieu en toutes choses et toutes choses en Dieu" c'est aussi vivre en esprit de louange. Dans un monde où l'espérance est trop souvent absente, la redécouverte de la bonté du Créateur présent dans sa création et dans les personnes, redonne sens à la vie et invite à l'action de grâces. Claudine a fait de sa vie religieuse et apostolique une "louange de gloire " au Seigneur; ses dernières paroles "Que le bon Dieu est bon" ont été une exclamation admirative de la bonté de Dieu qu'elle avait su découvrir même dans les moments les plus douloureux de sa vie.

Claudine a donné à sa Congrégation l'empreinte de sa forte personnalité. Douée d'une force d'âme peu commune, femme de tête, organisatrice parfaite, elle fut surtout une femme de coeur et elle voulut que ses filles fussent de vraies mères pour les enfants confiées à leur soin: "Il faut être les mères de ces enfants, disait-elle, oui, de vraies mères tant de l'âme que du corps". Aucune partialité, aucune préférence: "les seules que je vous permets sont pour les plus pauvres, les plus misérables, celles qui ont le plus de défauts; celles-là, oui, aimez-les beaucoup".

La solidité d'une construction se révèle à l'épreuve du temps. Cinq années à peine après la mort de la Mère, ses filles se rendaient en Inde (1842). En 1850, elles ouvraient leur première maison en Espagne et en 1855, elles s'installaient dans le Nouveau Monde, au Canada.

Cent soixante quinze ans après la fondation de la Congrégation, les Religieuses de Jésus-Marie sont aujourd'hui plus de dix-huit cents, réparties dans 180 maisons sur les cinq continents. Elles accueillent avec joie et gratitude la canonisation de l'humble et généreuse fille de France que le Seigneur a choisie pour être leur Fondatrice.


Sainte Claudine THÉVENET
Nom: THEVENET
Prénom: Claudine
Nom de religion: Marie de Saint-Ignace
Pays: France
Naissance: 30.03.1774  à Lyon
Mort: 03.02.1837  à Lyon
Etat: Religieuse - Fondatrice

Note: Eclairée par le Père Coindre, elle fonde au Monistrol (diocèse du Puy) en1816 une pieuse union, qui deviendra 2 ans plus tard la Congrégation de Jésus-Marie, pour l'éducation des jeunes, des plus pauvres. (25.02.1823)

Béatification: 04.10.1981  à Rome  par Jean Paul II
Canonisation: 21.03.1993  à Rome  par Jean Paul II
Fête: 3 février

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1981 n.33 p.3 - n.39 - n.41 - n.42 p.3  -  1993 n.14
Réf. dans la Documentation Catholique: 1981 p.952 - 1993 p.404-406
Notice

Claudine Thévenet naît en 1774 à Lyon, la deuxième de sept enfants. Sa famille est aisée mais à partir de 1782, le commerce paternel périclite. Elle reçoit néanmoins une éducation complète. Déjà, elle a un cœur compatissant pour les pauvres. La Révolution arrive! Elle a 19 ans, quand un matin de janvier 1794, elle reconnaît ses deux frères Louis et François dans un cortège de condamnés à mort. Elle prend le risque de les accompagner jusqu'au pied de l'échafaud. Ils lui disent: "Pardonne comme nous pardonnons"; expérience pour elle, non seulement traumatisante, mais qui influence sa vocation. Désormais, face à toute misère, elle ne donnera jamais d'autre réponse que l'amour. Et cette misère est indicible à Lyon après la Révolution et les guerres napoléoniennes. En 1816, un prêtre de la paroisse, l'Abbé André Coindre lui confie deux petites orphelines qu'il vient de découvrir abandonnées et grelottantes. Elle les accueille. Puis d'autres arrivent. Pour s'en occuper, Claudine s'organise avec quelques amies. L'Abbé Coindre l'engage alors à constituer une "Pieuse Union", puis deux ans plus tard, en 1818, à en faire la Congrégation de Jésus-Marie. Claudine a alors 44 ans. Son projet de fondation lui attire des moqueries. La congrégation débute dans une grande pauvreté, mais au bout de trois mois elles sont déjà douze pour s'occuper de vingt orphelines. Remplies d'ardeur, ces jeunes femmes puisent leur énergie à la source du Cœur du Christ et du Cœur de sa Mère.

En 1823, elle fait profession sous le nom de Sœur Marie de Saint-Ignace avec quatre de ses compagnes. Son projet éducatif est basé sur la charité. Elle répète souvent à ses sœurs: "Que la charité soit la prunelle de vos yeux." Elle veut d'abord faire connaître Dieu aux enfants, car, dit-elle, "il n'est pas de plus grand malheur que de vivre et de mourir sans connaître Dieu." Mais elle veut leur donner aussi une éducation humaine pour que ces filles puissent devenir de bonnes mères de famille et elle leur apprend un métier, le tissage. En 1831 et 1834, Lyon est à nouveau secouée par la "révolte des canuts" ou "soyeux", ces ouvriers de la soie qui s'insurgent contre la misère de leur condition. La Mère garde son calme et sa charité active mais sa santé sa détériore. En 1837, elle est frappée d'hémiplégie et elle meurt dans la même année.

Aujourd'hui la Congrégation compte 2000 membres. Une sœur a déjà été béatifiée, la Canadienne Dina Bélanger  


St. Claudine Thevenet’ Mother Foundress of the CONGREGATION OF JESUS & MARY :

Claudine Thevenet was a woman called by God to form the Congregation of the Religious of Jesus & Mary. Her work was born out of a heart crushed by the pain of personal tragedy. During the French revolution, two of her brothers were shot in her presence. For nineteen-year old Claudine, this was a turning point in her life.

God works in wondrous ways to realise his plans. Led by the spirit of God, Claudine opened her doors to welcome orphans. Later, her response to God's call took shape in a total commitment of herself. As a result, a religious family was born.

Later on, some of them would make an arduous journey from France to India to undertake the task of educating the girls from 1842.

Claudine's ideal was to make God known and loved by means of Christian education in all social milieus. This ideal remains the aim of the congregation whose preference, inherited from the Foundress, is for the young and among these the poor.

What kind of women did she wish to form in her work with the young? :
·        Women who have faith in God, in themselves and in others, who would live their lives in the light of Faith,
·        Women capable of being good wives and mothers and creating happy homes,
·        Women whose very presence anywhere would exude goodness and touch other lives, and,
·        Women capable of earning a living by their honest work.

What did she desire of her Religious and their lay collaborators? :
·        To be a living witness in their own lives... of the values they teach,
·        To be completely given to the young and to be real mothers to them,
·        To have foresight and thoroughness in preparing and carrying out their duties,
·        To be impartial,
·        To have simplicity in doing things to please God,
·        To be courteous, but without any affectation in their manner, tone of voice, deportment and behavior, and,
·        To be clean and orderly in their work and in their personal appearance, but without pretence.

What was her pedagogy? It was a system :
·        of prevention that foresees and forestalls faults; giving guidance at the opportune time... there is greater delicacy of love implied in removing obstacles than merely healing wounds,
·        of attention to the individual, stressing the dignity of each person,
·        of participation and collaboration because love cannot develop except in a united school community,
·        of giving a practical formation and enabling the young, while living with the present, to prepare for the future,
·        of social formation... the ability to take their place in society with confidence,
·        a pedagogy based on simplicity and a family spirit, and ,
·        A stimulating pedagogy giving each one the taste for going beyond the self; for making a reality of the dream which God has for each of his children.

Hers was a pedagogy of love... a love that she drew from the heart of Jesus pierced on the cross for the salvation of all men. Different social structures and environment require new forms of presence and make new demands on our creativity, but today, as in the time of Claudine Thevenet, the work of education in love remains the best reform we can offer. The finest methods affect nothing without love.
So who was St Claudine?

30 March 1774

Born into a family of silk merchants in Lyon France. Glady, as she was known received a good education and was as a young girl the angel of her home.

She experienced the horrors of the French Revolution and saw the execution of her two brothers. She drew strength from the hearts of Jesus and Mary and forgave the executioners.

Her sympathetic heart was touched by the miseries of the aftermath of the Revolution. The objects of her care above all were children and young people who had been abandoned and did not know the love of God.

She responded to the call of God to join religious life. In
October 1818 she left home and dedicated herself to the young and in particular to those who were in the greatest need.

The work grew and developed under the direction of Claudine who spared nothing in order to make the children happy.

Under her care the children and young people developed fully and acquired the skills needed in order to face life.

In responding to her call Claudine, through her work with these children contributed to the task of making the world a better and therefore more beautiful place.

Claudine died 3 February 1837 aged 63.

Claudine was beatified 4 October 1981 and canonised
21 March 1993.