dimanche 22 février 2015

Bienheureuse ISABELLE de FRANCE, religieuse et fondatrice

Statue d'Isabelle de France sous le porche de Saint-Germain-l'Auxerrois
refaite en 1841 par Louis Desprez

Bienheureuse Isabelle de France

Née à Paris en 1225, elle était la sœur du roi saint Louis. Atirée depuis toujours par les réalités célestes et vivant de la prière et de la charité, Isabelle resta à la cour, tenant son rang, tant que vivait sa mère Blanche de Castille. Elle réussit à éviter le mariage et se retira, dès qu’il lui fut possible, dans une petite maison à l’ombre du couvent de Longchamp qu’elle avait bâti pour les clarisses et consacré à l’Humilité de Notre-Dame. Sans prononcer de vœux, elle vécut toute sa vie dans cette retraite et mourut en 1270.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/02/22/12921/-/bienheureuse-isabelle-de-france

Bienheureuse Isabelle de France

religieuse clarisse, sœur de Saint Louis ( 1270)

Ce n'est pas une princesse de légende. Nous avons d'elle le portrait vivant qu'a écrit l'une de ses dames d'honneur, Agnès d'Harcourt, qui deviendra par la suite abbesse de Longchamp. Dès son plus jeune âge, cette sœur du roi saint Louis fut attirée par les choses célestes. Elle était gracieuse et belle en sa jeunesse, mais de santé chétive. Près de sa mère, elle tint son rang au palais royal, mais passait beaucoup de temps avec les pauvres. Elle réussit à ne point se laisser marier à Conrad, le fils de l'empereur Frédéric II, malgré les instances du Pape. Après la mort de Blanche de Castille elle résolut de vivre à l'écart du monde et passa le reste de sa vie dans une petite maisonnette, près du couvent de Longchamp qu'elle avait bâti à Paris pour les clarisses et qu'elle consacra à "l'Humilité de Notre-Dame." Elle y mena une vie d'austérité et de prière, sans prononcer pour autant des vœux de religion. 

Fêtée au propre de France le 22 février et que Paris fête le 24 février...

La bienheureuse Isabelle (1225-1270), sœur de saint Louis, est née à Paris de Louis VIII et de Blanche de Castille. Dès son plus jeune âge, elle fut attirée par les choses célestes. Près de sa mère, elle tint son rang au palais royal, mais passait beaucoup de temps avec les pauvres... (saints diocésains - diocèse de Nanterre)

Sœur du roi saint Louis, elle resta à la cour tant que vécut sa mère Blanche de Castille. Elle y tint son rang avec simplicité mais aussi avec dignité. Elle s'occupait surtout des pauvres, des malades et des lépreux. Puis elle fonda le monastère des religieuses clarisses "Notre-Dame de l'humilité", sur la plaine de Longchamp, grâce à l'appui royal. Saint Bonaventure rédigea la règle de ces moniales. Isabelle resta simple laïque, habitant à côté du monastère dans la piété, l'austérité et la prière.

À Longchamp aux environs de Paris, en 1270, la bienheureuse Isabelle, vierge. Sœur du roi saint Louis, elle refusa des noces princières, méprisa les délices du monde et fonda un couvent de Sœurs Mineures, avec lesquelles elle vécut pour Dieu dans l’humilité et la pauvreté.


Martyrologe romain





Vitrail du XIXe siècle représentant Isabelle de France

Isabelle était soeur du roi saint Louis. On la connaît par un portrait plein de vie laissé par l'une de ses dames d'honneur Agnès d'Harcourt. Gracieuse et belle, la jeune princesse était de santé fragile mais elle tenait son rang avec vaillance au Palais, près de sa mère Blanche de Castille, la reine intrépide. Très tôt, on remarque son attrait pour la prière, son amour du silence et le souci du service des pauvres. Isabelle de France refuse à vingt ans, malgré l'insistance du Pape, d'épouser le prince Conrad, fils de l'empereur Frédéric II. Sur le conseil de saint Bonaventure et avec l'aide de son frère le jeune roi Louis IX, elle établit un monastère à Longchamp pour des soeurs Clarisses. Elle quittera le palais royal pour vivre dans une modeste maison tout près de ce couvent.

Tout comme Elisabeth, Isabelle vient de l'hébreu "El-Yah-Beth" qui signifie "la maison de Dieu". De nombreuses saintes ont sanctifié ce nom : depuis Élisabeth, mère de Jean-Baptiste, à Élisabeth de Hongrie. On fête également le 4 juillet sainte Isabelle du Portugual.

Rédacteur : Frère Bernard Pineau, OP





22 février : Bienheureuse Isabelle de France

Clarisse, sœur de Saint Louis, roi de France, Isabelle fut comme lui pleine d'amour pour le Christ auquel elle se consacra entièrement : elle fut fondatrice et abbesse du monastère de Longchamp, détruit par la satanée révolution. Elle est fêtée au propre de la France le 22 février (Archidiocèse de Paris = 24 février) - « Neige à la Sainte Isabelle, fait la fleur plus belle » :

Isabelle, fille du roi de France Louis VIII et de Blanche de Castille, est née en mars 1225. Dès son plus jeune âge, cette sœur du roi Saint Louis fut attirée par les choses célestes. Elle était gracieuse et belle en sa jeunesse, mais de santé chétive. Près de sa mère, elle tint son rang au palais royal avec simplicité mais aussi avec dignité car elle passait beaucoup de temps avec les pauvres, les malades et les lépreux. Elle réussit à ne point se laisser marier à Conrad IV, le fils de l'empereur Frédéric II du Saint Empire, malgré les instances du Pape Innocent IV. Après la mort de Blanche de Castille, elle résolut de vivre à l'écart du monde et passa le reste de sa vie dans l’austérité et la prière, dans une petite maisonnette, près de l’abbaye de Longchamp qu'elle a fait bâtir à Paris pour les Clarisses et qu'elle consacra à « l'Humilité de Notre-Dame ». La première pierre de cette abbaye fut posée le 10 juin 1256 par Saint Louis et le couvent fut achevé en 1259. Par la bulle du 12 février 1259, le pape Alexandre IV autorise les religieuses à occuper l'abbaye « Abbatissa sosorum minorissarum humilitatis nostrae Dominae de Longo-Campo », ce qu'elles font le 23 juin 1260, suivies, trois ans plus tard, par Isabelle de France. Saint Bonaventure rédigea la règle pour ces moniales. Par humilité, Isabelle ne prononce pas ses vœux, s'occupe de la cuisine, va chercher l'eau à la Seine et dort sur de la paille. Elle meurt le 22 février 1270, un mois avant ses 45 ans.
 
Dans le contexte de la canonisation en cours du roi Louis IX, Charles d'Anjou commande à Agnès d'Harcourt, alors abbesse de Longchamp, une Vie d'Isabelle de France. Le texte est rédigé en prose et en langue vernaculaire vraisemblablement entre 1279 et 1281. La vie et les miracles d'Isabelle constituent un nouvel argumentaire en faveur de la sainteté dynastique capétienne. La princesse est présentée comme une vierge savante. Sa vie emprunte à la fois à un modèle féminin de sainteté proche de Claire d'Assise, et à un modèle royal et masculin, celui de Saint Louis. Par bulle du 3 janvier 1521, le pape Léon X déclare "bienheureuse" Isabelle de France et le 4 juin 1637, Mgr Jean-François de Gondi, premier archevêque de Paris, autorise le déplacement du corps de la bienheureuse Isabelle pour le mettre entièrement dans le chœur de l'église abbatiale du couvent de Longchamp (ce qui était réservé aux sœurs ayant prononcé les vœux), et en 1670 l'abbesse Claude de Bellières obtient du pape Clément X de célébrer l'octave au nom d'Isabelle, dont la fête a été fixée au 31 août à l’époque.


SOURCE : http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-16423743.html

Blessed Isabelle of France, Poor Clare (AC)

Died February 23, 1270; beatified 1520. Isabelle was the only sister of Saint Louis and daughter of King Louis VIII of France and Blanche of Castile. She refused offers of marriage from several noble suitors, including the emperor of Germany (I have no idea who they mean), in order to continue her life of virginity consecrated to God. Isabelle ministered to the sick and the poor, and after the death of her mother founded the Franciscan Monastery of the Humility of the Blessed Virgin at Longchamps in Paris. She lived there in austerity but never became a nun and refused to become abbess (Benedictines, Delaney).


In art, Blessed Isabelle is a Poor Clare with a crown, washing the poor (Roeder). She is venerated at Longchamps near Paris (Roeder).



St. Isabel of France

Daughter of Louis VIII and of his wife, Blanche of Castille, born in March, 1225; died at Longchamp, 23 February, 1270. St. Louis IX, King of France (1226-70), was her brother. When still a child at court, Isabel, or Elizabeth, showed an extraordinary devotion to exercises of piety, modesty, and other virtues. By Bull of 26 May, 1254, Innocent IV allowed her to retain some Franciscan fathers as her special confessors. She was even more devoted to the Franciscan Order than her royal brother. She not only broke off her engagement with a count, but moreover refused the hand of Conrad, son of the German Emperor Frederick II, although pressed to accept him by everyone, even by Pope Innocent IV, who however did not hesitate subsequently (1254) to praise her fixed determination to remain a virgin. As Isabel wished to found a convent of the Order of St. Clare, Louis IX began in 1255 to acquire the necessary land in the Forest of Rouvray, not far from the Seine and in the neighbourhood of Paris. On 10 June, 1256, the first stone of the convent church was laid. The building appears to have been completed about the beginning of 1259, because Alexander IV gave his sanction on 2 February, 1259, to the new rule which Isabel had had compiled by the Franciscan Mansuetus on the basis of the Rule of the Order of St. Clare. These rules were drawn up solely for this convent, which was named the Monastery of the Humility of the Blessed Virgin (Monasterium Humilitatis B. Mariæ Virginis). The sisters were called in the rule the "Sorores Ordinis humilium ancillarum Beatissimf Marif Virginis". The fast was not so strict as in the Rule of St. Clare; the community was allowed to hold property, and the sisters were subject to the Minorites. The first sisters came from the convent of the Poor Clares at Reims. Isabel herself never entered the cloister, but from 1260 (or 1263) she followed the rules in her own home near by. Isabel was not altogether satisfied with the first rule drawn up, and therefore submitted through the agency of her brother Louis IX, who had also secured the confirmation of the first rule, a revised rule to Urban IV. Urban approved this new constitution on 27 July, 1263.

The difference between the two rules consisted for the most part in outward observances and minor alterations. This new rule was also adopted by other French and Italian convents of the Order of St. Clare, but one can by no means say that a distinct congregation was formed on the basis Isabella's rule. In the new rule Urban IV gives the nuns of Longchamp the official title of "Sorores Minores inclusæ, which was doubtlessly intended to emphasize closer union with the Order of Friars Minor. After a life of mortification and virtue, Isabella died in her house at Longchamp on 23 February, 1270, and was buried in the convent church. After nine days her body was exhumed, when it showed no signs of decay, and many miracles were wrought at her grave. In 1521 Leo X allowed the Abbey of Longchamp to celebrate her feast with a special Office. On 4 June, 1637, a second exhumation took place. On 25 January, 1688, the nuns obtained permission to celebrate her feast with an octave, and in 1696 the celebration of the feast on 31 August was permitted to the whole Franciscan Order. They now keep it on 1 September. The history of the Abbey of Longchamp had many vicissitudes. The Revolution closed it, and in 1794 the empty and dilapidated building was offered for sale, but as no one wished to purchase it, it was destroyed. In 1857 the walls were pulled down except one tower, and the grounds were added to the Bois de Boulogne

Sources

AGNES D'HARCOURT, third Prioress of Longchamp (1263-70), wrote the saint's life, Vie de Madame Isabelle, which may be found in the Archives Nationales L. 1021 MSS. (Paris). A Latin translation of this book is given in Acta SS., VII, Aug., 798-808; cf. ibid., 787-98. See also ROULLIARD, La sainte mère, ou vie de Madame Saincte Isabel (Paris, 1619); ANDRÉ, Histoire de Ste Isabelle (Carpentras, 1885); DANIÉLO, Vie de Madame Ste Isabelle (Paris, 1840); BERGUIN, La Bienheureuse Isabelle de France (Grenoble, 1899); DUCHESNE, Histoire de l'abbaye royale de Longchamp, 1255-1789 (2nd ed., Paris, 1904); SBARA-LEA, Bull. Franc., III (Rome, 1765), 64-9; II (1761). 477-86.


Allirot, Anne-Hélène, « Isabelle de France, sœur de saint Louis : la vierge savante. Étude de la Vie d'Isabelle de France écrite par Agnès d'Harcourt », Médiévales, 48, 2005, p. 55-75.