samedi 7 février 2015

Saint JEAN de TRIORA, prêtre et martyr

Saint Jean de Triora, prêtre et martyr

A Changsha, dans la province chinoise du Hunan, Jean de Triora, prêtre franciscain emprisonné avec d’autres chrétiens au cours de l'été 1815, fut condamné à mort et étranglé le 7 février 1816.


Saint Jean de Triora

Prêtre et martyr en Chine ( 1816)

À Changsha dans la province chinoise du Hunan, "Jean de Triora, OFM, prêtre, emprisonné avec les autres au cours de l'été 1815, il fut condamné à mort et étranglé le 7 février 1816."

À Changsha dans la province chinoise du Hunan, en 1816, saint Jean de Triora (François-Marie Lantrua), prêtre franciscain et martyr, qui, après des sévices prolongés dans une prison rigoureuse, mourut étranglé.

Martyrologe romain


Saint Jean de Triora LANTRUA
Nom: LANTRUA
Prénom: François - Marie
Nom de religion: Jean de Triora
Pays: Italie - Chine
Naissance: 15.03.1760  à Triora (Diocèse de Vintimille)
Mort: 07 02.1816  à Chanxa-sa-fou (Hu-nan)
Etat: Prêtre - Franciscain - Martyr du Groupe des 120 martyrs de Chine  2
Note: Franciscain en 1777. Part pour la Chine en 1798, et subit le martyr en 1816. Cf notice du groupe spécialement le §2.

Béatification: 27.05.1900  à Rome  par Léon XIII
Canonisation: 01.10.2000  à Rome  par Jean Paul II

Fête: 9 juillet
Réf. dans l’Osservatore Romano: 2000 n.39 p.9-10  -  n. 40 p.1-7  -  n.41 p.7.10
Réf. dans la Documentation Catholique: 2000 n.19 p.906-908
Notice

François-Marie Lantrua naît le 15 mars 1760 à Triora au diocèse de Vintimille en Ligurie (Italie). Dès l'enfance il a une dévotion spéciale pour Saint François d'Assise. A 15 ans il est admis chez les franciscains au couvent romain de l'Ara Cœli, et en mars 1777 il reçoit l'habit religieux avec le nom de Jean. Ordonné prêtre, il exerce pendant 21 ans son ministère en Italie, bien que ses désirs secrets le portent vers l'apostolat des missions lointaines. En 1798 enfin, sur sa demande, il est envoyé en Chine pour y continuer l'œuvre commencée par les premiers disciples de Saint François (ou plutôt pour la reprendre). Il y arrive en 1800. Il travaille d'abord dans le Hu-nan dépendant du vicariat apostolique de Kiang-si, puis dans le Hu-pé. En 1804, il passe dans le vicariat du Chen-si et il est chargé du district de Han-zon-fou. Au début, c'est le calme, même un peu trop à son goût. Dans une lettre de 1810 il dit que les conversions sont rares, que les chrétiens se refroidissent et que les missionnaires peu nombreux ont beaucoup à faire. Tranquillité de courte durée. Trahi par un catéchiste, il échappe grâce à son sang-froid à ses poursuivants et même il convertit celui qui l'a livré. Il retourne au Hu-nan où il fonde une nouvelle chrétienté. En juillet 1815, il a le pressentiment de son arrestation prochaine: peu de temps après, en effet, il est arrêté. Ballotté de tribunal en tribunal, il est torturé à chacune de ses étapes. Au milieu de ses tourments il se représente le Sauveur dans sa passion et trouve dans cette pensée joie et réconfort. Il aboutit finalement à Chanxa-sa-fou, la capitale du Hu-nan. Le mandarin voulant le faire marcher sur la croix, le fait porter de force par des soldats, lesquels publient ensuite qu'il a apostasié. Le confesseur proteste contre cette calomnie. A plusieurs reprises, on essaie de vaincre sa résistance par la faim, mais rien ne peut faire fléchir sa résolution. Finalement la sentence de mort est prononcée: il est condamné à la strangulation. Le missionnaire marche au supplice avec une joie qui étonne ses persécuteurs. Il est exécuté le 7 février 1816. Des prodiges éclatants ont lieu sur son tombeau. En 1819, sur la demande de l'évêque, ses restes sont transférés dans la cathédrale de Macao.