mercredi 18 février 2015

Bienheureux FRA ANGELICO de FIESOLE, prêtre dominicain et confesseur


Bienheureux Fra Angelico, prêtre

Guido di Piero est né en Toscane à la fin du XIVème siècle. Adolescent, il va à Florence où il apprend à peindre, mais c'est la vie religieuse qui l'attire. Avec son frère Benoît, il entre au couvent des Dominicains de Fiesole où il reçoit le nom de Jean. Ordonné prêtre, il devient le prieur du couvent de Fiesole où il peint plusieurs retables. Puis on l'envoie au couvent Saint Marc de Florence pour le décorer. Il y couvre de fresques le cloître, la salle du chapitre, les cellules et les couloirs du dortoir. Il décore aussi les murs de deux chapelles dans la basilique Saint-Pierre du Vatican, puis la chapelle privée du pape. Il est simple et droit, pauvre et humble. Il meurt en 1455, à Rome, au couvent de Santa Maria sopra Minerva. Frère Jean de saint Dominique, passé à l’histoire sous le nom de Fra Angelico, sut créer l’harmonie entre l’art de la Renaissance naissante et la pureté de cœur d’un vrai chercheur de Dieu.

Bienheureux Fra Angelico

Frère prêcheur italien et peintre ( 1455)

Confesseur. 

Guido est né en Toscane. Adolescent, il va à Florence où il apprend à peindre, mais c'est la vie religieuse qui l'attire. Les deux ne sont pas incompatibles. Avec son frère Benoît, il entre au couvent des Dominicains de Fiesole où il reçoit le nom de Jean. Ordonné prêtre, il devient le prieur du couvent de Fiesole où il peint plusieurs retables. Puis on l'envoie au couvent Saint Marc de Florence pour le décorer. Il y couvre de fresques le cloître, la salle du chapitre, les cellules et les couloirs du dortoir. Il décore aussi les murs de deux chapelles dans Saint Pierre de Rome au Vatican, puis la chapelle privée du Pape. "Quiconque fait les choses du Christ, doit être tout entier au Christ" aime à dire frère Jean de Fiesole qu'on appelle aussi Fra Angelico. Il est simple et droit, pauvre et humble. 
Ses tableaux témoignent de sa ferveur. Ils s'éclairent et nous éclairent de la lumière divine qui l'habite et qui lui valut ce surnom. 

Une légende veut que les anges qu'il avait peints, pleurèrent ce jour-là. 

Le Pape Jean-Paul II a accordé son culte liturgique en 1982 à l'Ordre des Frères Prêcheurs et en a fait le patron des artistes.


À Rome, en 1455, le bienheureux Jean de Fiesole, surnommé l’Angélique, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui, toujours attaché au Christ, exprima dans sa peinture ce qu’il contemplait intérieurement, pour élever l’esprit des hommes vers les réalités d’en-haut.


Martyrologe romain

Comme je le disais à Rome en proclamant le bienheureux Fra Angelico patron des artistes, “en lui la foi est devenue culture, et la culture est devenue foi vécue . . . En lui l’art devient prière” (IOANNIS PAULI PP. II Homilia occasione oblata celebrationis iubilaei artificum in basilica S. Mariae supra Minervam, 2, die18 feb. 1984: Insegnamenti di Giovanni Paolo II, VII, 1 (1984) 430).


Bienheureux Fra Angelico da Fiesole († 1455)

S'il fallait un exemple pour faire comprendre comment la grâce sait s'appuyer sur la nature, ici le don de peindre, c'est bien l'oeuvre d'un Fra Angelico qui pourrait le faire comprendre. Guido di Pietro, né vers 1400 en Toscane, doit sa première formation artistique à un atelier d'enluminure. Vers l'âge de vingt ans, il entre au couvent observant de San Domenico de Fiesole, sur cette hauteur embaumée qui surplombe Florence.

Lorsque les dominicains prennent possession du couvent de Saint-Marc, les Médicis, en puissants mécènes, proposent de financer une nouvelle église. C'est Fra Angelico qui est chargé de décorer les bâtiments conventuels sous la direction de son maître, le futur archevêque de Florence, saint Antonin. Il est appelé à Rome par les papes Eugène IV et Nicolas V. Il travaille beaucoup, retourne à Fiesole puis de nouveau à Rome où il meurt en 1455, sans avoir eu le temps d'achever les fresques du cloître de Sainte-Marie de la Minerve où il repose, non loin du tombeau de sainte Catherine de Sienne.

Les historiens de l'art n'ont pas cessé d'interroger son oeuvre picturale, plus énigmatique que sa lumineuse limpidité ne le ferait supposer de prime abord. Si on s'attache moins maintenant à montrer dans le détail sa conformité à la théologie thomiste - comme si la Somme pouvait être illustrée -, on admire la manière dont cette peinture se penche sur le mystère de l'Incarnation et de la Rédemption, et comment la lumière délicate qu'elle irradie, manifeste le renouvellement du monde dans le Christ. C'est bien cela qui est conforme à la théologie de saint Thomas d'Aquin.

L'alliage que fait Fra Angelico du jeu des couleurs, des décors et des attitudes, de l'ordre et d'une certaine dissemblance - comme l'a montré récemment l'historien de l'art Georges Didi-Huberman -, du réalisme de la terre et des beautés du ciel, du concret et de l'abstrait, lui permet de suggérer la transfiguration de la nature. Cette lecture théologique de l'oeuvre peut s'accompagner d'une lecture dominicaine en quelque sorte. En effet à San Marco, à Fiesole, terre dominicaine, Fra Angelico répond aux besoins des communautés observantes auxquelles il appartient. Car, et en cela il est bien encore médiéval, Fra Angelico ne conçoit pas de dissociation entre le beau et le fonctionnel.

Il s'agit pour le peintre dominicain de rappeler à ses frères qui vont vivre, étudier, prier, dormir, manger, déambuler, le sens de ce qu'ils font, et comment leur prière, leur pénitence et toute leur existence doivent être polarisées par les mystères du salut, qu'en outre, par profession, ils devront prêcher. Ce que Fra Angelico nous propose, ce sont des homélies picturales, et c'est bien l'idéal, sous des formes et des intuitions évidemment différentes, de tout artiste dominicain. (Source : Quilici, Alain; Bedouelle, Guy. Les frères prêcheurs autrement dits Dominicains. Le Sarment/Fayard, 1997)



Jean-Paul II évoque le bienheureux Fra Angelico, patron des artistes

18 février 2004

CITE DU VATICAN, MERCREDI 18 février 2004 (ZENIT.org) – Jean-Paul II a évoqué le bienheureux Fra Angelico, patron des artistes, en saluant à la fin de l’audience générale de ce mercredi les représentant de l’Union catholique italienne des Artistes.



Le pape leur indiquait comme "modèle" le bienheureux peintre de Fiesole dont l’Eglise célèbre aujourd’hui la mémoire liturgique, tandis que la France, et Lourdes en particulier, fête sainte Bernadette.

"Que l’exemple et l’intercession de cet humble disciple de saint Dominique soient pour vous, chers jeunes, ajoutait le pape, un encouragement à vivre fidèlement votre vocation chrétienne".

Aux malades, le pape disait: "Que le bienheureux Angelico vous aide, chers malades, à offrir vos souffrances en union avec celles du Christ pour le salut de l’humanité".

"Qu’il vous soutienne, chers jeunes mariés, concluait le pape, dans votre engagement quotidien à la fidélité réciproque".

Le bienheureux frère dominicain italien Angelico de Fiesole (1377-1435) s’appelait à son baptême Jean. Il est né dans la province de Mugello, près de Florence. Il est devenu dominicain à Fiesole en 1407. Il résida quelque temps au couvent Saint-Marc de florence où il a orné les cellules de ses frères de fresques représentant des scènes de la vie du Christ: un véritable Evangile médité. Il est mort au couvent de la Minerve, à Rome, où il repose après avoir peint de nombreux autres chefs d’œuvres inspirés.

Il a été béatifié en 1982 par Jean-Paul II qui l’a donné comme saint patron aux artistes en 1984.


(18 février 2004) © Innovative Media Inc.


Né à Vicchio (Toscane), Guido di Pietro, dit en religion Fra Angelico, est né en Toscane. Il entre dans un couvent de dominicains observants à Fiesole, près de Florence, en 1418. Vers 1425, il devient moine et prend le nom de Fra Giovanni. Il commence sa carrière comme enlumineur de missels et d'autres ouvrages religieux dans le scriptorium de son couvent. Dès 1418, il collabore au chantier de décoration de Santo Stefano al Ponte. Parmi ses premières œuvres importantes figurent la Madone de l'étoile (v. 1428-1433, San Marco, Florence), le Christ en gloire entouré de saints et d'anges (The National Gallery, Londres) et l’Annonciation destinée à l’église San Domenico à Fiesole (1430-1432, musée du Prado, Madrid). Parmi d'autres œuvres de cette période, on trouve le Couronnement de la Vierge (Louvre, Paris) dans lequel se décèle une réflexion plastique sur la notion d'espace et de perspective en relation avec la hiérarchie ecclésiastique. La représentation du mystère pour l'Angelico ne peut se réduire à une simple figuration, car la finalité de la peinture, objet matériel en soi, est contradictoire avec le désir de représenter l'immatériel absolu, c'est-à-dire le divin.

En 1436, les dominicains de Fiesole s'installent au couvent Saint-Marc à Florence, récemment reconstruit par Michelozzo. L'Angelico, aidé parfois d'assistants, peint de nombreuses fresques pour le cloître, le chapitre, et une vingtaine de cellules du premier étage. Ce vaste programme iconographique présente la caractéristique d’être pensé de manière globale, et l'on trouve dans certaines fresques des éléments qui répondent ou approfondissent des questions traitées dans d'autres. Son retable pour San Marco (v. 1439) est l'une des premières représentations de la Conversation sacrée : la Vierge est entourée d'anges et de saints qui semblent partager un espace commun.

La peinture de l'Angelico est profondément liée aux réflexions théologiques menées à l'époque autour de l'œuvre de saint Thomas d'Aquin par les dominicains florentins, sous la direction de l'évêque Antonin.

En 1445, Angelico est appelé à Rome par le pape Eugène IV pour peindre à fresque la chapelle du Saint-Sacrement du Vatican, aujourd'hui détruite. En 1447, avec son élève Bennozo Gozzoli, il peint des fresques pour la cathédrale d'Orvieto. Ses dernières œuvres importantes sont les fresques de la chapelle Nicoline au Vatican, qui représentent des Scènes de la vie d'Étienne et de Laurent (1447-1449), dont l'iconographie tire sa source de la somme hagiographique de Jacques de Voragine.

« Fra Giovanni fut un homme simple et de mœurs très saintes. Un fait peut témoigner de sa pureté : un matin, le pape Nicolas V l’invita à déjeuner ; il se fit un scrupule d’accepter de la viande sans permission de son prieur, oubliant tout à fait l’autorité du Pontife. Il évita toutes les agitations du siècle, vivant dans la pureté et la simplicité, et je pense qu’il aimait les pauvres comme son âme doit maintenant aimer le ciel. Il ne cessa de pratiquer la peinture et ne voulut jamais faire que des sujets religieux. Il aurait pu être riche et ne s’en soucia point ; il disait même souvent que la véritable richesse est de savoir se contenter de peu. Il aurait pu gouverner et ne le voulut point, disant qu’il y avait moins de risque d’erreur dans l’obéissance. Il ne dépendait que de lui de recevoir des honneurs parmi ses frères et au-dehors, mais il les dédaigna, affirmant qu’il ne désirait d’autre honneur que de fuir l’enfer et tendre au paradis. Y a-t-il, en vérité, honneur comparable à celui-là, que devraient rechercher non seulement les religieux, mais tous les hommes, et qui ne s’acquiert qu’en Dieu et par la pratique d’une vie vertueuse ? Il fut d’une profonde humanité, sobre, menant une vie chaste, et échappa ainsi aux pièges du monde. Il disait souvent que pour s’adonner à son art, il fallait une vie calme et sans soucis, et que si l’on travaillait pour le Christ, il fallait vivre sans cesse près du Christ. Jamais les frères ne l’ont vu en colère, ce qui est admirable et semble presque impossible à croire ; il avait coutume d’admonester ses amis avec un simple sourire. Avec une gentillesse incroyable, il disait à tous ceux qui lui demandaient une œuvre de se mettre d’accord avec le prieur, et qu’ensuite il ne manquerait pas de les satisfaire. Ce père que l’on ne louera jamais assez fut en somme dans ses actions et dans ses paroles toute humilité et modestie, et dans sa peinture d’une piété sans complication ; nul autre n’offre des saints qui aient autant l’air de saints. Il ne retoucha et ne transforma jamais aucune de ses peintures, mais les laissa toujours comme elles lui étaient venues du premier jet ; il croyait, disait-il, que telle était la volonté de Dieu. Fra Giovanni, dit-on, n’aurait jamais touché ses pinceaux sans avoir auparavant récité une prière. S’il peignait un crucifix, c’était toujours les joues baignées de larmes. C’est pourquoi l’on reconnaît aux visages et aux attitudes de ses figures la pureté de sa foi sincère et profonde en la religion chrétienne. » (“Les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes” de Giorgio Vasari)

De 1449 à 1452, Angelico est prieur de son couvent à Fiesole.

Il meurt dans un couvent dominicain de Rome, le 18 mars 1455.




Bienheureux Jean de Fiesole   -   Fra Angelico

Nom: GIOVANNI DE FIESOLE

Prénom: Jean de Fiesole (Giovanni de Fiesole)
Nom de religion: Angelico
Pays: Italie
Naissance: 1400  près de Florence
Mort: 18.02.1455  à Rome
Etat: Prêtre - Dominicain

Note: Peintre du couvent St Marc à Florence et de la Minerve, à Rome où il meurt. Béatifié par Jean Paul II par Motu Proprio du 03.10.1982, mais rendu public une année plus tard! - Proclamé Patron des artistes le 18.02.1984.

Béatification: 03.10.1982  à Rome  par Jean Paul II
Canonisation:
Fête: 18 février

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1984 n.7 p.13 – n.9 p.1.9 – n.11 p.12
Réf. dans la Documentation Catholique: 1984 p.3

Notice

Guido naît vers 1400 aux environs de Florence. Après avoir appris le métier de peintre et de miniaturiste, vers 1420 il entre dans l'Ordre des Frères Prêcheurs au couvent de Fiesole. Il y reçoit le nom de Giovanni (Jean) et a pour prieur et pour maître saint Antonin, le futur archevêque de Florence. Il étudie la théologie à Foligno et à Cortone où il est ordonné prêtre. Sa formation religieuse terminée, Fra Giovanni reprend son ancien métier. Sa grande œuvre est la décoration du couvent Saint-Marc de Florence (1439-1445) dont les dominicains réformés venaient de faire l'acquisition. Il est ensuite Prieur à Fiesole et à partir de 1445, il vit surtout à Rome, appelé par le Pape qui lui confie divers travaux au Vatican. C'est à Rome qu'il meurt le 18 février 1455; il est enseveli dans l'église dominicaine de Sainte-Marie-de-la-Minerve. La qualité spirituelle de son œuvre picturale, où il sut faire passer la ferveur et la paix de sa vie contemplative, et sa réputation de sainteté lui valurent bientôt le surnom d'Angelico. N'aimait-il pas à répéter: "Quiconque fait les choses du Christ doit être tout entier au Christ"? Le 3 octobre 1982, le Pape Jean Paul II autorise l'Ordre des Prêcheurs à rendre un culte au bienheureux Angelico et le 18 février 1984 il le déclara patron des artistes, spécialement des peintres.


Angélique et génial

Le saint patron des peintres - (Anita Bourdin - Zenit.org)
Le martyrologe romain fait mémoire, le 18 février, du bienheureux prêtre dominicain, peintre de la Renaissance italienne, Fra Angelico, prêtre (†1455).

Jean de Fiesole est cet "angélique" peintre dont Jean-Paul II a dit qu'il avait écrit avec son pinceau une "somme" théologique. Il était né à Vecchio, et il reçut au baptême le nom de Guido. Attiré de bonne heure par lavie religieuse, Guido entre chez les Frères prêcheurs à Florence: il reçoit le nom de frère Jean, "Fra Giovanni". Dès lors, il ne cesse de peindre tout en étant économe, vicaire, prieur.

Il peindra les fameuses fresques du couvent Saint-Marc de Florence, inspirées par les mystères de la vie du Christ, pour les cellules de ses frères dominicains, mais aussi la salle du chapitre, les couloirs, le parvis et le retable de l'autel de l'église. Et l'Annonciation si célèbre devant laquelle on ne saurait passer sans prier la Vierge Marie. Le pape Eugène IV le fit venir à Rome, en 1445, et il lui confia la mission de décorer un oratoire et la chapelle du Saint-Sacrement au Vatican.

De l'avis de ses frères dominicains, "Fra Angelico" fut un homme modeste et religieux, doux, pieux et honnête. Il s'éteignit à Rome le 18 février 1455 au couvent romain de Sainte-Marie-sur-la-Minerve où son corps repose aujourd'hui. Après sa mort, il reçut le surnom d'"Angelico", pour la beauté de sa peinture inspirée, pour sa bonté, et pour son élévation mystique dans la contemplation des mystères de la vie du Christ.

Son culte a été confirmé en 1982 par Jean-Paul II qui l'a ensuite proclamé saint patron des artistes et spécialement des peintres, le 18 février 1984, lors du Jubilé des artistes. Pour le bienheureux pape, Fra Angelico a été "un chant extraordinaire pour Dieu": "par toute sa vie, il a chanté la Gloire de Dieu qu'il portait comme un trésor au fond de son coeur et exprimait dans ses oeuvres d'art. Religieux, il a su transmettre par son art les valeurs typiques du style de vie chrétien. Il fut un "prophète" de l'image sacrée : il a su atteindre le sommet de l'art en s'inspirant des Mystères de la Foi".



"Sa vie fut un extraordinaire chant pour Dieu!".  
 Pape Jean-Paul II.
 
Il naquit à Vecchio, à la fin du quinzième siècle et reçut au Baptême le nom de Guido.

Attiré par la vie religieuse alors qu' il est encore un jeune adolescent, Guido entre chez les Frères prêcheurs dominicains qui, sur les hauteurs de Florence, aspirent à un renouveau spirituel de leur Ordre.

Le désormais "Fra Giovanni" ne cesse alors de peindre, tout en s' acquittant avec beaucoup de zèle des charges qui lui sont confiées : économe, vicaire, prieur.

Tandis qu' il vaquait aux différentes fonctions qui lui étaient assignées, sa renommée de peintre talentueux commença de se répandre. Dans le couvent saint Marc de Florence, le Frère donne la pleine mesure de son art : il décore les cellules, la salle du chapitre, les couloirs, le parvis et le retable de l' autel de l' église : aucun recoin n' échappe à son immense talent!

Le Pape Eugène IV fut tellement enthousiasmé par cette oeuvre qu' il le fit veni à Rome, en 1445, et lui confia la mission de décorer un oratoire et la chapelle du Saint-Sacrement au Vatican.

De l' avis de ses frères en religion, "Fra Angelico" fut un homme pleinement modeste et religieux, doux par l' esprit, honnête par la piété.

Il s' éteignit à Rome le 18 février 1455 dans le couvent de Santa Maria sopra Minerva.

C' est après sa mort qu' on le surnomma "Angelico", en raison de la bonté de son coeur et de la beauté de sa peinture par lesquelles il "chantait" la Gloire de Dieu comme les Anges du Ciel.

Le Pape Jean-Paul II le proclama "Patron des artistes" et spécialement des peintres, le 18 février 1984.

Ce jour-là, dans son homélie, le Saint-Père rappela que la vie de Fra Angelico "fut un extraordinaire "chant" pour Dieu". Par toute sa vie, il a chanté la Gloire de Dieu qu' il portait comme un trésor au fond de son coeur et exprimait dans ses oeuvres d' art... Il fut un religieux qui a su transmettre par son art, les valeurs qui sont à la base du style de vie chrétien. Il fut un "prophète" de l' image sacrée : il a su atteindre le sommet de l' art en s' inspirant des Mystères de la Foi".

En rencontrant des artistes, le Pape Benoit XVI disait :

"L' histoire de l' humanité est mouvement et ascension, elle est une tension inépuisable vers la plénitude, vers le Bonheur ultime, vers un horizon qui dépasse toujours le présent alors qu' il le traverse... La beauté, de celle qui se manifeste dans l' univers et dans la nature à celle qui s' exprime à travers les créations artistiques... peut devenir une voie vers le Transcendant, vers le Mystère ultime, vers Dieu".
(Pape Benoit XVI. Discours aux artistes du samedi 21 novembre 2009 à la Chapelle Sixtine).

Portons dans notre prière tous les artistes afin que, par leurs oeuvres, ils élèvent le monde vers Celui qui est la Beauté suprême, le Dieu qui, en Jésus, S' est montré à nous un Jour de notre histoire, pour le Salut du genre humain.
Bienheureux Fra Angelico,
prie pour nous et en particulier pour les artistes et
les peintres, afin qu' à travers leur art, ils aident les hommes de ce temps
à contempler le Dieu de Bonté et de Beauté qui S' est révélé en Jésus,
"le plus Beau des enfants des hommes"
qui est aussi la Grande Espérance qui soutient toute chose!
Amen


Fra Angelico

A famous painter of the Florentine school, born near Castello di Vicchio in the province of Mugello, Tuscany, 1387; died at Rome, 1455. He was christened Guido, and his father's name being Pietro he was known as Guido, or Guidolino, di Pietro, but his full appellation today is that of "Blessed Fra Angelico Giovanni da Fiesole". He and his supposed younger brother, Fra Benedetto da Fiesole, or da Mugello, joined the order of Preachers in 1407, entering the Dominican convent at Fiesole. Giovanni was twenty years old at the time the brothers began their art careers as illustrators of manuscripts, and Fra Benedetto, who had considerable talent as an illuminator and miniaturist, is supposed to have assisted his more celebrated brother in his famous frescoes in the convent of San Marco in Florence. Fra Benedetto was superior at San Dominico at Fiesole for some years before his death in 1448. Fra Angelico, who during a residence at Foligno had come under the influence of Giotto whose work at Assisi was within easy reach, soon graduated from the illumination of missals and choir books into a remarkably naive and inspiring maker of religious paintings, who glorified the quaint naturalness of his types with a peculiarly pious mysticism. He was convinced that to picture Christ perfectly one must need be Christlike, and Vasari says that he prefaced his paintings by prayer. His technical equipment was somewhat slender, as was natural for an artist with his beginnings, his work being rather thin dry and hard. His spirit, however, glorified his paintings. His noble holy figures, his beautiful angels, human but in form, robed with the hues of the sunrise and sunset, and his supremely earnest saints and martyrs are permeated with the sincerest of religious feeling. His early training in miniature and illumination had its influence in his more important works, with their robes of golden embroidery, their decorative arrangements and details, and pure, brilliant colours. As for the early studies in art of Fra Angelico, nothing is known. His painting shows the influence of the Siennese school, and it is thought he may have studied under Gherardo, Starnina, or Lorenzo Monaco.

On account of the struggle for the pontifical throne between Gregory XII, Benedict XIII, and Alexander V, Fra Giovanni and his brother, being adherents of the first named, had in 1409 to leave Fiesole, taking refuge in the convent of their order established at Foligno in Umbria. The pest devastating that place in 1414, the brothers went to Cortona, where they spent four years and then returned to Fiesole. There Fra Angelico remained for sixteen years. He was then invited to Florence to decorate the new Convent of San Marco which had just been allotted to his order, and of which Cosmo de' Medici was a munificent patron. At Cortona are found some of his best pictures. It was at Florence, however, where he spent nine years, that he painted his most important works. In 1445, Pope Eugenius IV invited Fra Angelico to Rome and gave him work to do in the Vatican, where he painted for him and for his successor, Pope Nicholas V, the frescoes of two chapels. That of the cappella del Sacramento, in the Vatican, was destroyed later by Paul III. Eugenius IV than asked him to go to Orvieto to work in the chapel of the Madonna di San Brizio in the cathedral. This work he began in 1447, but did not finish, returning to Rome in the autumn of that year. Much later the chapel was finished by Luca Signorelli. Pope Eugenius is said to have offered the painter the place of Archbishop of Florence, which through modesty and devotion to his art he declined. At Rome, besides his great paintings in the chapels of the Vatican, he executed some beautiful miniatures for choral books. He is buried in Rome in the church of Santa Maria sopra Minerva.

Among the thirty works of Fra Angelico in the cloisters and chapter house of the convent of San Marco in Florence (which has been converted into a national museum) is notable the famous "Crucifixion", with the Saviour between the two thieves surrounded by a group of twenty saints, and with bust portraits of seventeen Dominican fathers below. Here is shown to the full the mastery of the painter in depicting in the faces of the monks the emotions evoked by the contemplation of heavenly mysteries. In the Uffizi Gallery are "The Coronation of the Virgin", "The Virgin and Child with Saints", "Naming of John the Baptist", "The Preaching of St. Peter", "The Martyrdom of St. Mark", and "The Adoration of the Magi", while among the examples at the Florence Academy are "The Last Judgement", "Paradise", "The Deposition from the Cross", "The Entombment", scenes from the lives of St. Cosmas and St. Damian, and various subjects from the life of Christ. At Fiesole are a "Madonna and Saints" and a "Crucifixion". The predella in London is in five compartments and shows Christ with the Banner of the Resurrection surrounded by a choir of angels and a great throng of the blessed. There is also there an "Adoration of the Magi". At Cortona appear at the Convent of San Domenico the fresco "The Virgin and Child with four Evangelists" and the altar-piece "Virgin and Child with Saints", and at the baptistry an "Annunciation" with scenes from the life of the Virgin and a "Life of St. Dominic". In the Turin Gallery "Two Angels kneeling on Clouds", and at Rome, in the Corsini Palace, "The Ascension", "The Last Judgment", and "Pentecost". At the Louvre in Paris are "The Coronation of the Virgin", "The Crucifixion", and "The Martyrdom of St. Cosmas and St. Damian". Berlin has, at the Museum, a "Last Judgment", and Dublin, at the National Gallery, "The Martyrdom of St. Cosmas and St. Damian". At Madrid is "The Annunciation", in Munich "Scenes from the Lives of St. Cosmas and St. Damian", and in St. Petersburg a "Madonna and Saints". Mrs. John L. Gardner has in the art gallery of her Boston residence an "Assumption" and a "Dormition of the Virgin". There are other works at Parma, Perugia, and Pisa. At San Marco, Florence, in addition to the works already mentioned are "Madonna della Stella", "Coronation of the Virgin", "Adoration of the Magi", and "St. Peter Martyr". The Chapel of St. Nicholas in the Vatican at Rome contains frescoes of the "Lives of St. Lawrence and St. Stephen", "The Four Evangelists", and "The Teachers of the Church". In the gallery of the Vatican are "St. Nicholas of Bari", and "Madonna and Angels". The work at Orvieto finished by Signorelli shows Christ in "a glory of angels with sixteen saints and prophets". Bryan, Dictionary of Painters and Engravers; Edgecombe-Haley, Fra Angelico.


Van Cleef, Augustus. "Fra Angelico." The Catholic Encyclopedia. Vol. 1. New York: Robert Appleton Company, 1907. 22 Feb. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/01483b.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Nicolette Ormsbee.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. March 1, 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.


Blessed Giovanni da Fiesole, more popularly known as Fra Angelico.

Fra Angelico is well known as an Italian painter of the early Renaissance who combined the life of a devout Dominican friar with that of an accomplished painter. Originally named Guido di Pietro, he was born in Vicchio, Tuscany, in 1395. He discovered his God-given gifts as a child, and as a young teenager was already a much sought-after artist.

Angelico was a devout young man who entered a Dominican friary in Fiesole in 1418. He took his religious vows, and about 1425 became a friar using the name Giovanni da Fiesole. He was called “Brother Angel” by his peers, and was praised for his kindness to others and hours devoted to prayer.
He spent most of his early life in Florence decorating the Dominican monastery of San Marco. In 1445, he was called to Rome. But before leaving, he completed one of his most beautiful works in a nondescript upstairs cell that may have been his own bedroom in the monastery. It’s an Annunciation painted high on the wall against the vaulted ceiling. The angel Gabriel is positioned near the center of the arched composition, announcing God’s favor on Mary. Off to the left stands Saint Dominic. The effect is that of a vision within a vision as Saint Dominic’s prayers conjures up the vision of the angel and Mary while the whole painted scene is that of a vision seen by the occupant of the cell. Like the man who painted it, the scene can best be described as “holy” because of its beautiful simplicity.

At the time Angelico was called to Rome, Pope Eugene IV was in search of a new archbishop of Florence. He eventually chose the bishop of San Marco, Antonio Pierozzi. Two hundred years later, when Pierozzi was proposed for sainthood, it was revealed that the pope’s first choice as archbishop of Florence was Fra Angelico, but that the painter’s humility caused him to decline and instead suggest Pierozzi to be archbishop.

Angelico reportedly made what was considered a profound stewardship declaration during his life: “He who does Christ’s work must stay with Christ always.” Later known to art historians as Fra Angelico, he died in 1455.
Pope John Paul II beatified Fra Angelico in 1982 and declared him patron of Catholic artists. The late pontiff suggested that he be declared “Blessed Angelico”, because of the seemingly perfect integrity of his life and the almost divine beauty of the images he painted, especially those of the Blessed Virgin Mary. His feast day is February 18.

SOURCE : http://catholicstewardship.com/saint-of-the-month/167-blessed-giovanni-da-fiesole-more-popularly-known-as-fra-angelico

Blessed Fra Angelico, OP (PC)

Born in Mugello near Florence, Italy, in 1386 or 1387; died in Rome, Italy, in 1455.


Guido da Vicchio's innate talent for art was supplemented by the natural beauty of his native Tuscany. He studied under several master artists when Italy was most conscious of the spirit of Giotto and Cimabue, and their influence was always to give a certain unearthly aspect to his paintings.

When he was still quite young, and already a recognized artist, he entered the Dominican monastery at Fiesole with his brother Benedetto in 1407. It is a tribute to the ability and sanctity of both brothers that their names stand out in such distinguished company, for some of the greatest men of the order were housed in the same priory: Blesseds John Dominici, Peter Capucci, and Lawrence of Ripafratta (f.d. September 28), and St. Antoninus of Florence. The latter, when he was appointed archbishop, was to commission some of the two artists' finest work.

Few personal details are known about Brother John of the Angels, who is known as Fra Angelico in secular history. He was a priest. His painting in Florence was sufficiently well-known and admired to merit his being called to Rome to decorate the Chapel of Nicholas V at the Vatican. In 1449, he was appointed prior of San Marco, which he decorated with his wonderful paintings, and held that office for three years.

He may have been recalled to Rome in 1454; he died there in 1455 at the Dominican friary of La Minerva. In much the same way as St. Thomas Aquinas was obscured by his writings for centuries, Fra Angelico seems to have disappeared behind his art. We know that he was the painter par excellence of the Queen of Angels and of her court.

St. Antoninus, who must have known him well, said: "No one could paint like that without first having been to heaven." The sincerity of his paintings and the depth of their theological and devotional teaching makes this statement believable.

Fra Angelico and Fra Benedetto were both artists of skill and originality. Perhaps God wished them to work together to make Fiesole and San Marco treasure houses of art, where some innocence and beauty might remain untouched by the storm of Renaissance humanism loomed on the horizon. Benedetto painted and illuminated an exquisite set of choir books, reputed to be the loveliest in the world. If he had lived out his career, he might have rivalled his famous brother, but he was accidentally killed in a street battle during one of the frequent political upheavals in Florence, and his work was left unfinished.

Fra Angelico himself did some illumination; in fact, he probably began his career as an illuminator. There is in his altarpieces a definite touch of the illuminator's talent for extracting the gist of the matter and leaving out extraneous details. His work is never cluttered, which might, of course, be the result of a mind trained in theology, as well as of a hand trained in illuminating.

His frescoes were done on wet plaster, with clay colors, which means that he could not see any exact color relationship until the wall had dried, and it was too late to touch it up. This makes it all the more remarkable that his colors are so exquisitely blended, and that they still glow with such unfaded loveliness after 400 years. Some of his best works are in the convent of San Marco, which is now a state museum.

Here in Washington, D.C., we have a wonderful wood panel enamelled by Fra Angelico, "The Madonna of Humility," which shows, much better than the prints we are accustomed to seeing, the almost heavenly radiance that glowed through his paintings. The figures of the Madonna and Child have a quaint, awkward attitude; yet no one looking at them can possibly mistake that fact that he is depicting the Queen of Heaven.

Part of the ethereal look of his Madonna comes from the fact that Fra Angelico did not use models for his pictures. This alone was remarkable in a time when painters were flinging themselves into the study of anatomy, sometimes at the cost of other qualities. Perhaps he was revolted by the practice of some of his contemporary painters who chose beautiful women with bad reputations to pose for their Madonnas. Perhaps it was simply that he saw, with the clear vision of a theologian, that nothing--painting, statue, sermon, poem, or building--should obstruct one's view of God, drawing the attention away from that vision.

Fra Angelico's greatest complete work was his "Life of Christ," a series of 35 paintings in Fiesole. They began with the vision of the Prophet Ezekiel and ended with the lovely Coronation of the Virgin, which we sometimes see reproduced in print. These pictures tell us what the records leave unsaid: that Brother John of the Angels was a capable theologian and a splendid Scripture scholar. He was also a devoted son of St. Dominic, whom he dearly loved and never tired of painting.

In America, we are most familiar with his paintings of the Annunciation, which was obviously one of his favorite subjects, since he painted it dozens of times. Most of his subjects were chosen from the life of Our Lord; the famous "angels," which one so often sees, are parts of much larger altarpieces, having much more serious subjects than the colorful and joyful angels decorating them.

Some have said that Fra Angelico in art, Dante in poetry, and St. Thomas in the Summa Theologica, have each presented the same truth in three different ways. Whether or not this is completely true, it is an indication of the veneration in which history has held this man. His motto was: "To paint Christ, one must live Christ." He is the best example we have of one who preaches with a brush as eloquently as his brothers do with voice or pen. Today he still preaches, in places where no other would be heard. Perhaps his mission is still alive, to help bring into the fold those who love art but know nothing of God.

The cause of Fra Angelico was resumed on the 500th anniversary of his death and has been active since then. Although he is usually called il Beato Angelico, he has never officially been beatified (Benedictines, Dorcy).