lundi 2 février 2015

Bienheureux ÉTIENNE BELLESINI, prêtre

Bienheureux Étienne Bellesini, prêtre

Originaire de Trente, il entra chez les Religieux Augustins de Bologne qui l'envoyèrent faire ses études à Rome. A cause des troubles de la Révolution française, il rentra dans son pays, devenant civil puisque les congrégations étaient dissoutes et il fut même nommé inspecteur gouvernemental pour les écoles. A la première occasion, il reprit la vie religieuse et reçut la charge de maître des novices de son Ordre. Il mourut en soignant les victimes du choléra de 1840.

Bienheureux Etienne Bellesini

prêtre de l’Ordre de Saint-Augustin ( 1840)

Originaire de Trente, il entra chez les Religieux Augustins de Bologne qui l'envoyèrent faire ses études à Rome. A cause des troubles de la Révolution française, il rentra dans son pays, devenant civil puisque les congrégations étaient dissoutes et il fut même nommé inspecteur gouvernemental pour les écoles. A la première occasion, il reprit la vie religieuse et reçut la charge de maître des novices de son Ordre. Il mourut en soignant les victimes du choléra de 1840. Il a été béatifié en 1904.
À Gennazzano dans le Latium, en 1840, le bienheureux Étienne Bellesini, prêtre de l’Ordre de Saint-Augustin. En des temps calamiteux, il resta fidèle à son Ordre supprimé par décret impérial, et se dévoua à l’éducation des enfants, à la prédication et au ministère pastoral.


Martyrologe romain

Stefano (Étienne) Bellesini naquit à Trente au sein d’une famille nantie, le 25 novembre 1774.
Après sa scolarité, à l’âge de 18 ans, il prit l’habit des augustiniens dans le couvent de Saint-Marc. Plus tard il dut quitter Trente et aller à  Bologne, pour son noviciat, avant d'aller à Rome et de revenir une fois encore à Bologne, où il suivit les cours de philosophie et de théologie.
Forcé par les troupes napoléoniennes il quitta l’État pontifical et revînt à Trente, où en 1797 il fut ordonné prêtre. Il vécut dans le couvent de Saint-Marc jusqu’en 1809, année de sa suppression.
Rentré au sein de sa famille, il se consacra à l’enseignement des garçons, ouvrant chez lui une école gratuite. Il poursuivit cette activité jusqu’à l’arrivée des autrichiens, lesquels, étant donné la notoriété dont Stefano jouissait alors auprès des gens, le nommèrent Inspecteur Général des Écoles de Trente.
Mais le Père Stefano n’a qu’un seul but: rester fidèle à sa profession religieuse.
Persuadé qu’il lui était impossible de mener à bien son idéal religieux dans sa ville natale, et étant donné que le gouvernement n’acceptait pas la réouverture du couvent Saint-Marc, il abandonna, en 1817, la carrière scolaire et, en cachette, il se réfugia à Bologne, dans l’État pontifical, où, entretemps, sa congrégation avait été rétablie. À l’autorité civile de Trente qui, de nouveau, fît appel à lui, il répondit résolument que les liens qui le tenaient uni à Dieu à travers les vœux religieux et « à sa bien-aimée Mère, qu’est la Religion » étaient bien plus grands que n’importe quels autres.
Appelé à Rome par le Général de son Ordre, il y resta quelques années comme maître des novices.
En 1826 il fut envoyé à Genazzano, dans le sanctuaire de la Madonna du Bon Conseil. Là, il consacra les dernières années de sa vie au ministère paroissial, se donnant tout entier et avec une grande sollicitude à l’enseignement des pauvres et des enfants.
Le 2 février 1840, frappé par l’épidémie de peste qui sévissait alors, il rendit sa belle âme à Dieu. Ses restes mortels sont conservés et vénérés dans le sanctuaire de la Madone du Bon Conseil, à Genazzano, à l’intérieur d’une très belle chasse.
Il fut proclamé bienheureux par le Pape saint Pie X en 1904, devenant ainsi le premier curé élevé aux honneurs des autels.
Sa mémoire liturgique fut fixée au jour de sa naissance au ciel, c’est-à-dire le 2 février.