Bienheureuse Julie
Rodzinska, martyre
Née en 1899 et entrée
chez les dominicaines en 1916, elle fut arrêtée par des miliciens quand la
Pologne fut soumise au régime nazi et déportée au camp de concentration de
Stutthof, près de Gdansk. Là, elle assista plusieurs femmes juives et mourut du
typhus en 1945.
Bienheureuse Julie
Rodzinska
Dominicaine polonaise
martyre du nazisme (+ 1945)
Sœur dominicaine (née en
1899, entrée dans l'ordre en 1916), béatifiée le 13 juin 1999 par Jean-Paul II
lors de son voyage apostolique en Pologne avec 108 martyrs victimes des
persécutions nazies.
Au camp de concentration
de Stutthof, près de Gdansk, en Pologne, l’an 1945, la bienheureuse Julie
Rodzinska, vierge, de la Congrégation des Sœurs dominicaines de
l’Immaculée-Conception et martyre. Quand sa patrie fut soumise au régime nazi
pendant la seconde guerre mondiale, elle fut arrêtée par des miliciens,
internée dans ce camp où elle vint en aide à des juives et mourut du typhus.
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/11467/Bienheureuse-Julie-Rodzinska.html
Stanislawa naquit
en 1899 à Nawojowa en Petite Pologne dans le diocèse de Tarnowo. Elle était la
deuxième d' une famille de cinq enfants. Ses parents étaient très pieux ; son père
Michel était organiste à l'église du village. La famille était très proche des
religieuses du Tiers-Ordre dominicain de Wielowski dont la mère Stanislawa
Leniart avait fondé le couvent du village. Elles tenaient une école, une
infirmerie et catéchisaient les enfants du secteur. Elles donnaient aussi une
éducation musicale de qualité ce qui plaisait à la famille Rodzinski et aux
hobereaux du village, la famille Stadnicki, protectrice du couvent.
Elle devint orpheline à
l'âge de dix ans et fut recueillie avec sa petite soeur Janine au couvent.
Pendant l'occupation austro-allemande à dix-sept ans, elle entra comme
postulante au couvent de Wielowski, puis fit sa profession sous le nom de soeur
Marie-Julie à Cracovie, partie de l'ancienne Pologne autrichienne qui
venait de se réunir à la nouvelle république polonaise. Elle continua ses
études pédagogiques à Poznan, dans l'ancienne partie prussienne. La Pologne
renaissait de ses cendres, et les soeurs fondaient ou renforçaient les
communautés dominicaines du pays réunifié. Le pays était en guerre et après
avoir stabilisé ses frontières à l'Ouest se trouvait dans un conflit avec les
Soviétiques et les Lithuaniens à l'Est.
Beaucoup d'enfants
étaient orphelins ou dans des situations de détresse. Les soeurs fondèrent un
orphelinat à Wilno qui avait été au centre de la guerre polono-lithuanienne,
ainsi qu'à Rava Ruska près de Lvov, l'ancienne Lemberg au centre d'un conflit
contre les nationalistes ukrainiens communistes. Elle prononça ses voeux
définitifs en 1924 et fut surnommée la mère des orphelins.
Elle organisait des
écoles et des colonies de vacances pour les enfants défavorisés; et fut nommée
dans différentes écoles de la Congrégation.
Elle avait une dévotion
particulière pour le rosaire à la base de la spiritualité dominicaine. A
27 ans elle avait suffisamment d'expérience pour être déléguée au chapitre
capitulaire général. En 1934, elle était supérieure de la maison de Wilno. Elle
recueillait des enfants de différentes origines, et les autorités de la ville
lui furent reconnaissantes.
En septembre 1939,
lorsque la Pologne fut envahie, Wilno (désormais Vilnius) passa aux
Soviétiques qui l'agrégèrent à la République Socialiste Soviétique de
Lithuanie. Elle dut fermer l'école et continua en secret à donner des cours de
religion, de polonais, langue désormais interdite.
Lorsque les Allemands
prirent la région, elle continua ses activités clandestines. Elle fut arrêtée
par la Gestapo en août 1943 pour activités nationalistes avec trois autres
soeurs, torturée et emprisonnée dans la sinistre prison de Lukiszki.
La prison était réservée
pour les nationalistes polonais. Elle fut soumise à un régime d'isolement
carcéral. Lorsque le front biélorusse se rapprocha de Vilnius à l'été 1944,
elle fut déportée avec d'autres prisonniers politiques au camp de Stutthof près
de Dantzig (Gdansk aujourd'hui).
Elle organisait dans son
barraquement des prières, mais à l'automne une épidémie de typhus se propagea
dans le camp. Elle demanda à être placée alors avec des femmes juives de
Bohême qu'elle réconfortait le peu qu'elle pouvait. Le camp était en plein
désordre à cause de l'avancée des Soviétiques. Elle contracta la maladie. A l'hiver
le camp fut évacué par les nazis qui laissèrent derrière eux les mourants. Elle
rendit l'âme le 20 février 1945 ayant fait volontairement le sacrifice de
sa vie.
Elle fut béatifiée en
1999 par Jean-Paul II.
SOURCE : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5717530.html
Bse Julia (Stanisława)
Rodzińska
Sœur dominicaine et
martyre (†1945)
Commémoration :
Martyrologium Romanum le
20 février (dies natalis).
Ordo Fratrum
Praedicatorum le 06 septembre.
Julia, dans le siècle
Stanisława, Rodzińska, naît le 16 mars 1899 a Nawojowa (diocèse de Tarnowo, sud
Polonia). Elle était la deuxième d'une famille de cinq enfants. Ses parents
étaient très pieux : son père Michel était organiste à l'église du
village ; à 8 ans elle perdit sa mère. La famille était très proche des
religieuses du Tiers-Ordre dominicain de Wielowski dont la mère Stanisława
Leniart avait fondé le couvent du village. Elles tenaient une école, une
infirmerie et catéchisaient les enfants du secteur.
Elle devint orpheline à l'âge de dix ans et fut recueillie avec sa petite sœur Janine au couvent. Pendant l'occupation austro-allemande, à dix-sept ans, elle entra comme postulante au couvent de Wielowski, puis fit sa profession, sous le nom de sœur Marie-Julie, à Cracovie, partie de l'ancienne Pologne autrichienne qui venait de se réunir à la nouvelle république polonaise.
Elle continua ses études pédagogiques à Poznan. La Pologne renaissait de ses
cendres, et les sœurs fondaient ou renforçaient les communautés dominicaines du
pays réunifié. Elles fondèrent un orphelinat à Wilno qui avait été au centre de
la guerre polono-lithuanienne, ainsi qu'à Rava Ruska près de Lvov.
Julia prononça ses vœux
définitifs en 1924 et fut surnommée la mère des orphelins ; elle
organisait des écoles et des colonies de vacances pour les enfants défavorisés.
Elle avait une dévotion particulière pour le rosaire, qui est à la base de la
spiritualité dominicaine.
En 1934, elle était
supérieure de l’orphelinat de Wilno. Elle recueillait des enfants de
différentes origines, et les autorités de la ville lui furent reconnaissantes.
En septembre 1939,
lorsque la Pologne fut envahie, Wilno (désormais Vilnius) passa aux
Soviétiques. Julia dut fermer l'école et continua en secret à donner des cours
de religion, et de polonais, langue désormais interdite. Lorsque les Allemands
prirent la région, elle continua ses activités clandestines.
En juillet 1943, sœur
Julia fut arrêtée par la Gestapo et détenue à la prison de Lukiszki à Wilno.
Elle y fut gardée une année en strict isolement, dans un petit bloc de ciment
où elle ne pouvait pas bouger. Les sœurs emprisonnées étaient torturées
physiquement et psychologiquement, et un grand nombre de prisonniers étaient
exécutés. En juillet 1944, sœur Julia fut transférée au camp de concentration
de Stutthof, près de Gdansk. Le voyage dura plusieurs jours, dans un wagon à
bestiaux, avec des malades et des mourants. Les sœurs furent violées à
l’arrivée dans le camp. Sœur Julia fut placée dans le secteur juif du camp avec
le numéro 40992 tatoué sur son bras. Il était prévu d’exterminer rapidement les
déportés de cette section. Mais cela prit du temps parce que de nouveaux trains
de juifs arrivaient sans cesse.
La faim, la torture, la
terreur, le labeur épuisant et le sadisme des gardiens constituaient la routine
quotidienne. Les femmes les plus fragiles étaient sélectionnées chaque jour
pour mourir gazées. Quoique la plupart des détenues de sa baraque fussent
juives, issues de toute l’Europe, sœur Julia organisait avec elles une prière
commune quotidienne. Les survivantes ont évoqué son courage, sa prière, son
espérance et sa générosité. Elle partageait ses maigres aliments avec les prisonnières.
Ces dernières lui demandaient d’intervenir en cas de conflits entre elles. Ewa
Hoff, une femme juive qui survécut au camp a écrit de Julia : « Elle était
noble, désireuse d’aider, bonne. Dans le camp, où toute pitié était totalement
oubliée, elle servait avec miséricorde ». Quand elle priait, sœur Julia
restait à genoux et ne se levait pas à l’entrée des gardiens dans les baraques,
ce qui les déconcertait. Ayant appris un jour que le mari de l’une des
prisonnières, qui se trouvait dans une autre section du camp, voulait se
suicider, sœur Julia réussit à plusieurs reprises à lui faire passer des
lettres, pour le convaincre de ne pas perdre espoir. Au bout du compte, il
survécut au camp et à la guerre.
En novembre 1944, on
clôtura un secteur du camp pour les malades atteints de typhoïde, et sœur Julia
se porta volontaire pour les rejoindre. Au milieu des corps putrides et
affamés, elle apporta espoir et charité. Elle réussit à tirer d’un amas de
corps destinés à la crémation une femme qui était encore en vie. Cette femme
survécut et a rendu hommage au service de sœur Julia.
À la libération du camp, le 30 janvier 1945, il y avait dans le secteur juif 6922 femmes agonisantes ; sœur Julia était parmi elles.
Elle meurt de la typhoïde le 20 février 1945.
Julia (Stanisława)
Rodzińska a été béatifiée le 13 juin 1999 par Saint Jean-Paul
II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), lors de son septième voyage
apostolique en Pologne, avec 108 martyrs victimes des persécutions nazies du
1939 à 1945.
Sources principales :
cite-catholique.org ; martyretsaint.com (« Rév. x gpm »).
©Evangelizo.org 2001-2015
Bienheureuse sœur
dominicaine Julia Rodzińska
Elle fut née le 16 mars
1899 à Nawojowa près de Nowy Sącz. Lors du baptême elle reçut les noms Stanisława
Marta Józefa. Son père était organiste. Il travaillait aussi dans une caisse
d’épargne et dans l'Office de Commune. En famille il y avait encore quatre
enfants, outre Stanisława. Quand elle avait 8 ans, elle survécut la mort de sa
mère, et deux ans plus tard de son père. Après la mort de ses parents, les
sœurs dominicaines s’occupèrent d'elle dans un couvent voisin, géré par s.
Stanisława Lenart. Là-bas elle termina l’école populaire et puis était dirigée
au Séminaire d'enseignant à Nowy Sącz qu'elle ne termina pas parce qu'elle
commença une formation monastique à Wielowieś. Le 3 août 1917 elle prit avec un
habit un nouveau nom Maria Julia. Depuis le 4 septembre 1918 elle continua les
études au Séminaire d'enseignant de Sainte Famille à Cracovie où elle reçut le
certificat du baccalauréat en mai 1919.
Après avoir terminé les
études s. Julia Rodzińska entreprit l’activité éducative, premièrement parmi
des orphelins. Elle déposa des vœux perpétuels le 5 août 1924. En continuant
ses études elle termina un cours supérieur d'enseignant en années 1925-1926 et
en age de 27 ans elle devint directeur de l’école primaire d’État Mère de Dieu
de Porte de l'Aurore à Vilnius. Son état de la santé n’était pas parfait déjà
dès l'enfance. Elle souffrait d'une maladie grave d'estomac. De cette raison
elle subit une opération chirurgicale difficile en 1937.
Après la prise de Vilnius
par l’armée soviétique la situation des sœurs dominicaines commença de
s'empirer. En septembre 1940 les sœurs enseignantes et éducatrices étaient
licenciées. Au début elles essayaient encore de travailler comme personnel
technique mais finalement en janvier 1941, l’établissement pour les orphelins
passa aux mains des pouvoirs lituaniens et sœur Julia quitta pour toujours le
couvent sur la rue Witebska. Le travail éducatif mené par des sœurs
dominicaines depuis l'an 1922 fut arrêté. Les dominicaines ne quittèrent pas
Vilnius. Elles s’installèrent, et sœur Julia avec elles, sur la rue Parkowa
dans une paroisse près des sœurs de l'Ordre de la Visitation sur la rue Rossa.
Dans ces conditions sœur Julia menait une formation clandestine aussi sous
l'occupation nazi, jusqu'à l'arrestation en 1943.
Le 12 juillet 1943 sœur
Julia fut arrêtée par Gestapo sous l'objection de l’activité politique et de la
collaboration avec la guérilla polonaise. Elle était montée dans une prison sur
Łukiszki à Vilnius et tenue dans l'isolement pendant presque une année. Ensuite
elle était consentie au transport vers un camp pénitentiaire à Prowieniszki, près
de Kowno, d'où elle fut évacuée peu après au camp de concentration Stutthof.
Elle y arriva le 9 juillet 1944 et reçut le numéro 40992.
Elle fut adjointe à un
bloque numéro 27 avec un groupe des femmes originaires de l'intelligence de
Vilnius. Des conditions y étaient difficiles à décrire. La saleté, les
vers, la plénitude des gens aux baraques (les femmes dormaient par 3 ou 4 sur
une bauge d'un peautre), des ration des repas pauvres servies dans des
conditions extrêmes, un travail physique trop dur, un accès limité à l'eau, le
manque des produits d’hygiène, la nécessité d'effectuer ses besoin
physiologique au public- ce ne sont que certaines façons d'extermination
indirecte qui étaient pratiquée auprès des prisonnières. Une galère
additionnelle était un traitement inhumain par des prisonniers de fonction-le
plus souvent des criminels allemands et des SS-mans.
En conditions de ce type
sœur Julia ne perdit pas de l'espoir de survivre. Elle partagea son espoir et
sa force morale avec d'autres prisonnières. Cela était très important en
conditions du camp parce qu'un traitement inhumain déformait la psychique des
prisonniers et menait à l'effacement des normes morales parmi
plusieurs d'eux. Dans un baraque où séjournaient avant tout des juives de
différentes nationalités, sœur Julia organisait et animait une prière commune.
Elle rappelait aussi toujours des valeurs de religion. Les pratiques de la
religion étaient interdites au camp et punies rigidement. C'est pourquoi elles
étaient pour les prisonnières une des formes de la résistance morale envers
tout ce qui se passait dans le camp. Sœur Julia ne se dirigeait jamais de la
nationalité ou de la croyance dans ses actes de l'aide. Elle avait une attitude
amicale envers tous ceux qui l'avaient besoin. Elle se fut ressentir comme
celle qui consolait, donnait du courage aux déprimés et perdus. En sachant
qu'un des prisonniers dont la femme séjournait dans le « Camp juif »,
avait l'intention de se suicider, elle lui envoyait des lettres secrètes
jusqu'au moment quand elle était sure et certaine qu'il ne se tuerait pas. Le
prisonnier survécut le séjour dans le camp, grâce à, comme il disait, sœur
Julia qui réveilla son espoir de survivre et vainquit la peur de la
continuation de la vie de camp.
Une épidémie suivante de
typhus éclata dans le camp en novembre 1944. La maladie se diffusa avant tout
parmi des prisonnières de la partie juive du camp. Les pouvoirs du KL Stutthof
isolèrent le « Camp juif » du reste du camp et pourvurent les femmes
qui y habitaient de quelconque aide. En risquant de sa propre vie, sœur Julia
Rodzińska entreprit une tâche de donner l'aide aux juives qui mourraient en
solitude dans le bloque XXX. Quand la majorité évitait ce « bloque de la
mort », en ayant peur de la contamination, sœur Julia prit une décision
égale à l'acceptation de la mort parmi ceux à qui elle décida de servir. Elle
organisait l'eau potable pour eux, des médicaments et des pansements
disponibles dans le camp. Infectée par le typhus et souffrante, elle servait
aux nécessiteux jusqu'à la fin de ses jours.
Sœur dominicaine Julia
Rodzińska mourut le 20 février 1945 dans le bloque numéro 27. Son corps fut
brulé sur un bûcher. Un témoignage incomparable sur l'attitude héroïque et la
mort martyre de s. Julia fut donné par Eva Hoff, une prisonnière de KL
Stutthof, juive d'origine allemande. Elle survécut l’évacuation par voie marine
et après la guerre se trouva en Suède. Là-bas elle relata à l'oral et à écrit
la vie et les circonstances de la mort de s. Julia à Stutthof. Cela fut confirmé
par d'autres prisonnières de KL Stutthof et par prêtre Franciszek Grucza qui
confessait sœur Julia et lui décernait la communion.
Le 13 juin 1999, pendant
un pèlerinage à la Patrie, Pape Jean Paul II proclama bienheureux 108 martyr de
la deuxième guerre mondiale. Parmi eux se trouva aussi une sœur de l'ordre de
Saint Dominique- sœur Julia Rodzińska.
Le 12 juin 2006 l’école
primaire à Nawojowa reçut le nom de bienheureuse sœur Julia Rodzińska.
Le texte en base des
publications:
Elżbieta Grot -
„Błogosławieni męczennicy obozu Stutthof”- « Bienheureux martyrs du camp
Stutthof », édition : Państwowe Muzeum Stutthof Gdańsk 1999,
Mirosława Justyna Dombek
OP – „Moc w słabości”- « La force dans la faiblesse »,
édition : Wydawnictwo Karmelitów Bosych 31-222 Kraków, ul. Z. Glogera 5,
1998.
ws
Tłumaczenie :
Katarzyna Byczek
Last
known picture taken of Sr. Julia. It was 1941, and because of governmental
pressure,
she and the other sisters had to go around in secular clothing.
Also
known as
Stanislawa Rodzinska
Giulia Rodzinska
Mother of Orphans
Apostle of the Rosary
Sister Maria Julia
prisoner P40992
12 June as
one of the 108
Martyrs of World War II
Profile
Second of five children born
to Michael Rodzinska and Marianna (née Sekuly). Michael was the church organist,
led the parish choir and
worked at a local bank.
They were a poor but
pious family, and though Marianna’s family was wealthy, they refused to help.
Marianna died when
Stanislawa was eight years old, and the family fortunes deteriorated further as
Michael had trouble working and caring for the children;
he died of
pneumonia when Stanislawa was ten. From that point, she and her sister grew up
in a Dominican orphanage.
Stanislawa loved
the Dominican Sisters
so much that she joined them in 1916 in
Tarnobrzegu-Wielowsi, Poland,
taking the name Sister Maria Julia and made her profession on 5 August 1924.
She served as an exceptional and much loved teacher at Dominican orphanages for
22 years. Superior of the Dominican house
in Vilnius, Lithuania in 1934,
and ran the orphanage;
she became known as the Mother of Orphans for her tireless care of
the children, and as an Apostle of the Rosary. She was awarded by the
secular government of Vilnius for her work.
However, the government
seized the school and orphange,
took over running both, and dissolved the monastery;
the now homeless and unemployed Dominican sisters
where taken in by some local Vincentian sisters.
Sister Maria Julia and her sisters tried to support themselves doing odd jobs,
but the Nazis invaded,
the economy tanked, and the Church effectively went into hiding. Clergy, monks and
sisters were arrested, imprisoned or executed, teaching Polish culture
was made illegal, so everything about Sister Julia was now against the laws of
the invaders. She continued to covertly teach children catechism and
regular school studies,
and worked to keep elderly priests from
starving after they were kicked out into the streets by the Nazis.
Sister Julia was arrested by
the Gestapo on 12 July 1943 for
her work, and was imprisoned for
a year in solitary confinement in a cement cell in the Lukiškes Prison in
central Vilnius; it was too small and cramped for her to stretch out. She did
not break, however, and continued doing her spiritual exercises. In July 1944 she
was loaded into a cattle car and shipped to the Stutthof concentration
camp where she was tortured, starved and
abused; she responded by forming prayer groups
and shared what food she received. She contracted a fatal case
of typhus while
nursing infected Jewish female prisoners. Martyr.
Born
16 March 1899 in
Nawojowa, Malopolskie, Poland
20
February 1945 in
a Nazi prison camp
in Sztutowo (a.k.a. Stutthof), Pomorskie, occupied Poland of typhus
26 March 1999 by Pope John
Paul II (decree of martyrdom)
13 June 1999 by Pope John
Paul II
she was the only Dominican women included
in the 108
Martyrs of World War II
Additional
Information
other
sites in english
video
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
Martirologio Romano, 2005 edition
MLA
Citation
“Blessed Julia
Rodzinska“. CatholicSaints.Info. 17 February 2023. Web. 10 March 2026.
<https://catholicsaints.info/blessed-julia-rodzinska/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-julia-rodzinska/
February 20: The Angel of
Stutthof Concentration Camp
Bl. Julia Rodzińska, OP, martyr
Memorial: February 20
Today is the memorial
of Julia Rodzińska, OP, a Polish Dominican martyred by the Nazis.
Born on March 16, 1899,
Bl. Julias’ name at her christening was Stanisława Maria Józefa, and she was
one of five children born roughly 50 miles southeast of Kraków in the village of Nawojowa, Poland, to organist
Michael Rodzińska and his homemaker wife Marianna (née Sekuły). When this
couple married in November 1894, he was 28, she was 15. Their first child, a
boy, came in September 1895. Stanisława was their second born.
Michael came from a long
line of church organists, and apparently he was so adept at playing, the local
bishop once said that for him to pray peacefully at Mass, “[I] just listen
to the beautiful music [played by the Nawojowa] church organist.” He also led
the parish choir, and his reputation was such that people would come from other
parishes to serve under him.
Despite these two jobs
and another at the local bank, Michael could never make ends meet. Marianna’s
parents were wealthy, but her father was a miser and wouldn’t lift a finger to
help his daughter. Living under the financial strain and struggles of poverty,
she grew weaker and susceptible to illness over the years. She died at age 28,
leaving her husband with four school aged children (one child had died), the
youngest less than 2.
The strain on Michael was
too much, especially because he was often afflicted with rheumatism. As a
result, the children were ill-fed, malnourished, and poorly dressed. Other
townsfolk picked up the slack and helped provide basic needs. Even so, the
stress weakened Michael, who died after contracting pneumonia while helping
lead the choir at Christmas 1909, two years after his wife’s passing.
His family couldn’t take
the children. Her family wouldn’t. So the girls were sent to live in a
Dominican orphanage for girls (the superior was herself an orphan), while the
two boys went to live with a local family named Nowakowskich.
This is how in 1916 at
age 17, Stanisława entered the Congregation of the Sisters of St. Dominic in
Tarnobrzegu-Wielowsi, becoming Sr. Maria Julia. She had become so impressed
with the sisters and fallen so in love with them and their way of life, that
she wanted this herself. More importantly, she believed it is what God wanted
for her. Several years later, on August 5, 1924, it was also here that she took
her final vows.
As a qualified (and by
all accounts great) teacher, she pursued her ministry in Mielżyn, Rawa Ruska,
and Vilnius, Lithuania, for 22 years. Starting in 1934, she served as the
superior of the house in Vilnius and ran the convent’s orphanage. Indeed she
was called, “the mother of orphans,” as well as “the apostle of the Rosary.”
However despite the
excellent job she did and having received the highest civilian medal the
city of Vilnius awards, despite being loved by all of Vilnius’ society for her
kindness, goodness, and charity, the government forcibly took over both the
school and the orphanage. The government also dissolved the
monastery.
Sister and some others
had to go live with some local Vincentian Sisters (their order was founded by
St. Vincent de Paul). Furthermore she was now effectively unemployed. She
sought out odd jobs with local Polish families, but this coincided with the
Nazi occupation, and many of these homes were destitute.
Making matters worse, the
Nazis largely forced the Church underground. Gaining access to the
sacraments became increasingly difficult. Monks, bishops, priests, and Sisters
were arrested. Many were either executed outright or sent to a slow death
in concentration camps. Retired priests found their pension from the local
diocese cut off.
Furthermore, after
conquering Poland, the Nazis had made teaching Polish culture illegal, so the
community’s traditions and foundation were in jeopardy.
Thus it was with great
courage and using the skills she had learned over the years, Sister went around
secretly teaching children and youth the Polish language, history, and
religion. She also conducted humanitarian activities by getting food for
destitute retired priests and arranging for lay families to take in these men.
In July 1943, however, on
charges of political activities and aiding Polish partisans, the Gestapo
arrested and imprisoned her in Lukiškės Prison in central Vilnius, the site of
many mass executions of Poles during WWII. There she was placed in solitary
confinement in what amounted to a pitch black, cold, damp, cement closet. The
air supply was insufficient, and she got cramps because she had no room to
fully stretch her limbs. This went on for a year, and she received much harsher
treatment than others in her cell block.
One form of psychological
torture meted out by the Gestapo was making the prisoners clean the floors of
the torture chambers, which were routinely coated with several inches of blood.
Despite this type of treatment, she did not collapse either mentally or
physically. One prisoner who met Sr. Julia at this time said a calm and
unexpected focus radiated from her face. There were no visible signs of
the collapse of her inner resignation. Her secret was her spiritual exercises.
She turned her prison cell into a monastic cell.
In July 1944, she was
shoved into a packed cattle car and sent to the Stutthof concentration camp,
which was primarily “used for the imprisonment of Polish intelligentsia,”
although it also housed Norwegians and others from around Europe.
According to Wikipedia,
Stutthof was located in “Sztutowo (German: Stutthof) … a village in Nowy Dwór
Gdański County, part of the Pomeranian Voivodeship of Poland. It is located
about 38 km (24 mi) east of Gdańsk on the northeastern edge of the Vistula
Delta, at the base of the Vistula Spit on the Baltic coast.”
She was registered as
number 40992 (see the image below). Sister and her fellow prisoners were
made the butt of ridicule and jokes, often in a brutal manner. For instance, to
humiliate the dignity of the women prisoners, particularly the women religious,
they were made to undergo gynecological exams in front of German soldiers and
male prisoners.
The guards at Stutthof –
many of whom were executed on the camp grounds following the war – subjected
her to torture and starvation. After all, there were always new cars of trains
pulling up to deliver ever more prisoners. The more who died each day, the more
room available to house the new arrivals. Despite this Sr. Julia remained
strong and gave spiritual and material help to her fellow prisoners, regardless
of their religion and nationality.
For instance, in the
barracks, which mainly housed Jewish women of different nationalities, Sister
organized and led the community in prayer. (She knew the Psalms quite well
given her daily praying the Divine Office/Liturgy of the Hours for three
decades. Click here.)She constantly
reminded her suffering companions that religious values would allow them
to crush the reigning system, in their minds and souls if nowhere else. This
gave them a measure of freedom. So therefore a prayer of faith would help them
defend against that which would otherwise destroy and constantly degrade their
humanity. Furthermore religious practice was banned in the camp and
severely punished. Thus for the prisoners, faith became their rebellion against
the flooding tide of evil.
Additionally Sr. Julia
shared her starvation level food and clothes so others would not be as hungry
or could be a little more warm.
The result was she gained
an authority that helped suppress other prisoners’ animalistic, crude
reactions triggered by camp life. She had a high reputation among her
fellow inmates, and they looked to her as an arbitrator in conflict situations.
Even the camp kaposbacked down in the face of Sr. Julia’s confidence.
According to one witness:
“She was an angel of
goodness. In the midst of human degradation, she could direct us to another
dimension of life…. For us she was a saint [because] she gave others life.”
Bl. Julia died on
February 20, 1945, after contracting typhus (a lice born illness). This disease
had swept through the camp in November of the previous year because it lacked
basic hygienic conditions and because the prisoners’ immune systems were
weakened by the debilitating hunger and work. She contracted the disease while
giving comfort and support to Jewish prisoners who were already infected and
isolated.
Indeed helping the
victims of the epidemic was tantamount to accepting death and dying in
conditions where the bodies were devoured by lice and decomposed in their
filth. Barrack No. 30 was the death house, and no one wanted to approach
it. Only sister Julia would enter to wet the dying women’s lips with
difficult to acquire water. One of the Polish prisoners, so wasted by
typhus that she was considered dead, was at the last minute pulled out by
Sister from the stack or corpses destined for the crematorium. The woman
survived the camp and later served as a witness to Sr. Julia’s dedication.
Sister may also have been
weakened by the great death march Nazi authorities inflicted on camp prisoners
the previous month.
In January 1945, some
5,000 were marched to the Baltic Sea and machine gunned there in the water. The
US Holocaust Museum’s website reports other prisoners were marched to Lauenburg
in eastern Germany, where Soviet forces cut them off. “The Germans [then
forced] the prisoners back to Stutthof. Marching in severe winter conditions
and treated brutally by SS guards, thousands [died] during the death march.”
Whether she was a marcher is not known.
What is known is that
during a cold winter when every bit of cloth and clothing was needed to keep
warm and have a chance of surviving, someone did something remarkable for
Sister’s corpse.
As it lay in the pile of
naked bodies being stacked for cremation, someone placed some cloth over hers
so that going into death she would have a hint of the dignity she helped give
so many others.
Soviet troops liberated
the camp roughly two months later. In total, since it opened in 1939, roughly
85,000 out of a conservative estimate of 110,000 prisoners died at Stutthof.
(Many prisoners were not counted because they went straight from the cattle
cars to the gas chambers and then the crematorium.)
In 1999 Pope St. John
Paul II beatified Bl. Julia amongst a group of 108 Polish martyrs of World War
II. She was the only Dominican woman religious included in this choir.
To obtain prayer cards or
to report favors received because of Bl. Julia’s intercession, please
contact:
Zgromadzenie Sióstr św.
Dominika
Al. Kasztanowa 36
30-227 Kraków
tel. 011-48-12-425-2405
e-mail:
domgen@dominikanki.pl
Beata Giulia Rodzinska Domenicana,
martire
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Visualizza la Scheda del Gruppo cui appartiene
Polonia, 16 marzo 1899 -
Stutthof (Polonia), 20 febbraio 1945
Martirologio
Romano: In località Stutthof vicino a Danzica in Polonia, beata Giulia
Rodzińska, vergine della Congregazione delle Suore di San Domenico e martire,
che, devastata la patria dalla guerra, fu gettata in un campo di prigionia,
dove, ammalatasi gravemente, raggiunse la gloria del cielo.
Papa Giovanni Paolo II ha beatificato il 13 giugno 1999 a Varsavia, durante il suo settimo viaggio apostolico in Polonia, 108 martiri vittime della persecuzione contro la Chiesa polacca, scaturita durante l’occupazione nazista tedesca, dal 1939 al 1945.
L’odio razziale operato dal nazismo, provocò più di cinque milioni di vittime tra la popolazione civile polacca, fra cui molti religiosi, sacerdoti, vescovi e laici impegnati cattolici.
Fra i tanti si è potuto, in base alle notizie raccolte ed alle testimonianze, istruire vari processi per la beatificazione di 108 martiri; il primo processo fu aperto il 26 gennaio 1992 dal vescovo di Wloclawek, dove il maggior numero di vittime subì il martirio; in questo processo confluirono poi altri e il numero dei Servi di Dio, inizialmente di 92 arrivò man mano a 108.
Diamo qualche notizia numerica di essi, non potendo riportare in questa scheda tutti i 108 nomi. Il numeroso gruppo di martiri è composto da quattro gruppi principali, distinti secondo gli stati di vita: vescovi, clero diocesano, famiglie religiose maschili e femminili e laici; appartennero a 18 diocesi, all’Ordinariato Militare ed a 22 Famiglie religiose.
Tre sono vescovi, 52 sono sacerdoti diocesani, 3 seminaristi, 26 sacerdoti religiosi, 7 fratelli professi, 8 religiose, 9 laici. Subirono torture, maltrattamenti, imprigionati, quasi tutti finirono i loro giorni nei campi di concentramento, tristemente famosi di Dachau, Aschwitz, Sutthof, Ravensbrück, Sachsenhausen; subirono a seconda dei casi, la camera a gas, la decapitazione, la fucilazione, l’impiccagione o massacrati di botte dalle guardie dei campi. La loro celebrazione religiosa è singola, secondo il giorno della morte di ognuno.
Fra loro ci fu la religiosa professa domenicana Giulia Rodzinska (Stanislava era il suo nome di nascita), nata il 16 marzo 1899 in Polonia.
Di lei si sa che entrò nell’Ordine Domenicano nel 1916 e fece la professione religiosa solenne il 5 agosto 1924; istitutrice molto nota come “madre degli orfani” e ‘apostola del Rosario’.
Venne arrestata il 12 luglio 1943, soffrì per due anni nel campo di concentramento di Stutthof, dove morì il 20 febbraio 1945, dopo aver contratto il tifo, che infuriava nel campo dove le condizioni igieniche erano inesistenti. Contrasse l’infezione mentre si recava a dare conforto e sostegno alle prigioniere ebree già contagiate e isolate.
È l’unica Suora Domenicana compresa in questo numeroso gruppo di martiri beatificati nel 1999.
Autore: Antonio Borrelli