mercredi 30 janvier 2013

Sainte BATHILDE ou MATHILDE, reine, moniale et fondatrice


Sainte Bathilde ou Mathilde

Reine de France

(† 680)

Sainte Bathilde

Sainte Bathilde naquit en Angleterre, au VIe siècle. Toute jeune encore, à la suite d'une guerre, elle fut vendue comme esclave et achetée à vil prix par un seigneur de la cour du roi franc Clovis II. Le jeune roi, charmé de ses vertus, la prit pour épouse. Ce choix providentiel devait avoir pour résultat la gloire de la France.

Loin de s'enorgueillir de son élévation, Bathilde conserva sur le trône la simplicité de sa vie; mais elle révéla la plus noble intelligence, les plus hautes qualités et une dignité égale à sa situation. Humble servante et prudente conseillère de son époux, aimant les évêques comme ses pères et les religieux comme ses frères, généreuse pour les pauvres, qu'elle comblait d'aumônes, avocate des malheureux, des veuves et des orphelins, fondatrice de monastères, d'un zèle extraordinaire pour le rachat des captifs et l'abolition de l'esclavage: telle fut, sur le trône, la digne émule de sainte Clotilde.

Au milieu de la cour, elle trouvait le temps de vaquer à l'oraison et de s'adonner à tous les devoirs de la piété; détachée des grandeurs d'ici-bas, elle n'aspirait qu'à prendre un libre essor vers les délicieuses retraites de la prière et du recueillement.

La mort de son époux lui imposa des obligations nouvelles, et pendant l'enfance du jeune roi Clotaire, son fils, elle dut porter tout le poids de l'administration d'un vaste royaume. Si elle le fit avec une haute sagesse, ce ne fut pas sans grandes épreuves. Sa vertu s'épura dans la tribulation, et c'est sans regret qu'elle put enfin se décharger de la régence et entrer comme simple religieuse au monastère de Chelles, qu'elle avait fondé. Alors, enfin, elle put se livrer tout entière à l'action de grâce et s'adonner à la pratique des plus héroïques vertus.

Nulle religieuse n'était plus soumise, nulle n'affectionnait davantage les plus humbles emplois, nulle n'observait plus fidèlement le silence; elle fut admirable surtout par son humilité et par le mépris d'elle-même. "Il me semble, disait-elle, que le plus grand bonheur qui puisse m'arriver, c'est d'être foulée aux pieds de tout le monde." A sa mort, en 680, ses soeurs virent monter son âme au Ciel, et entendirent les anges célébrer son triomphe par de suaves harmonies.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950



Sainte Mathilde

La sainte reine Mathilde, de son vrai nom Balthilde1, née anglo-saxonne, était, dit-on, de sang royal. Surprise par des pirates, elle fut emmenée en Gaule et vendue à vil prix comme esclave. La Providence voulut qu’elle fût achetée par le maire du palais de Neustrie, Erchinoald (641) qui, touché par sa grâce et sa beauté, la traita avec beaucoup de bonté et en fit son échanson, fonction qui la mettait à l'égal avec les grands officiers de sa maison.

Bathilde n'en conserva pas moins sa modestie et alla jusqu'à nettoyer les chaussures et à laver les pieds de ses compagnes les plus âgées. Erchinoald qui l'appréciait beaucoup, une fois veuf, songea à épouser Bathilde qui effrayée de ce projet, se cacha jusqu'à ce que son maître se fut résigné à prendre une autre épouse.

Erchinoald qui gardait pour Bathilde une grande et pieuse affection l’emmena à la cour de Clovis II2. Le roi tomba éperdument amoureux de Bathilde, finit par l’épouser3 et en eut trois fils : Clothaire4, Childéric5 et Thierry6. Ce Clovis II était un personnage peu recommandable que les excès de gourmandise et de luxure rendirent fou avant de le conduire au tombeau (657). Pendant la minorité de son fils Clothaire, Bathilde assura le gouvernement du royaume7, avec des conseillers expérimentés, au premier rang desquels Chrodobert, évêque de Paris, et saint Ouen8, évêque de Rouen. Elle combattit efficacement les simoniaques et interdit de recevoir quoi que ce fût pour la collation des ordres sacrés ; elle interdit de vendre des esclaves chrétiens ; elle supprima la capitation, impôt à payer par le chef de famille en raison du nombre des membres qui la composaient, loi impitoyable qui poussait les parents à laisser mourir leurs enfants pour échapper aux charges du fisc.

Le clergé eut à la cour une grande influence, singulièrement l'abbé Genesius que Clovis II avait donné à Bathilde pour l'aider dans ses bonnes œuvres. Il résidait au palais, distribuait les aumônes aux pauvres et s'occupait de l'envoi des nombreux présents que Bathilde offrait sans cesse aux églises et aux monastères9.

Comme la réputation de science et de vertu de Léger, archidiacre de Poitiers, étant parvenue jusqu'à elle, la reine Bathilde le fit venir au palais qu’il ne quitta que pour devenir évêque d'Autun (663). La politique de la reine Bathilde avait un caractère nettement ecclésiastique et les évêques prenaient une part considérable dans les mesures qu’elle édictait.

A l'époque de Bathilde, la réunion du Regnum Francorum (la Neustrie, l'Austrasie et la Bourgogne) était devenue une œuvre fort difficile. Après la mort de Sigebert II d'Austrasie, frère de Clovis II (658), le maire du palais, Grimoald, fit tondre et exiler en Irlande le fils de Sigebert II et lui substitua son propre fils. Après la mort de Grimoald (663) Bathilde prit l'Austrasie et imposa comme roi son second fils, Childéric II.

La reine Bathilde, fit des donations considérables aux monastères de Jumièges et de Fontenelle, fonda ceux de Corbie et de Chelles. Luxeuil, Jouarre, Faremoutier, Logium en Normandie, Saint-Laumer-le-Moutier etd'autres abbayes furent comblées de dons et de privilèges. Elle accorda des immunités et des exemptions aux basiliques de Saint-Germain et de Saint-Denis, à celles de Saint-Aignan d’Orléans et de Saint-Martin à Tours.

Au maire du palais Erchinoald avait succédé Ebroïn, une brute sanguinaire qui s’en priy à l'évêque de Paris, Sigobrand, qu’il fit assassiner par les grands du royaume, malgré les efforts de la reine pour le sauver. Délivré de ce rival, Ebroïn voulut aussi se débarrasser de la tutelle de la régente et Bathilde, obligée de se dessaisir du pouvoir, fut conduite au monastère de Chelles (Seine-et-Marne). Ceci dut se passer avant 673.

Bathilde passa dans ce monastère, qu'elle avait royalement agrandi et auquel elle avait donné comme abbesse Bertila, qu'on était allé chercher à Jouarre, les dernières années de sa vie, soumise en toute simplicité aux autres moniales et se tenant toujours effacée et humble. C'est là qu'elle mourut, d'une plaie aux entrailles, le 30 janvier d'une année qui est, au plus tard, 680. On l'ensevelit au monastère et bientôt son tombeau, - au dire du biographe contemporain et bien informé auquel nous devons la Vita Balthildis - resplendit par des miracles. L'abbesse Bertila prit soin de faire insérer la memoria de Bathilde dans le diptyque de la messe de nombreuses églises, créant ainsi un culte bien attesté et reconnu. La missa domnæ Balthilde est citée parmi les grandes solennités par Adalard de Corbie, dans ses Statua.

Le corps de la sainte reine Bathilde fut, sous la révolution française, protégé par les habitants de Chelles qui le portèrent dans l’église Saint-André où il est encore. Quelques reliques qui ont été distraites de l’ensemble, sont à Rome, dans la chapelle de Pie IX, à la cathédrale de Meaux, à l’abbaye de Jouarre, à Bray-sur-Somme et à Mailly ; les reliques de Corbie ont été détruites par les révolutionnaires.

1 Elle est aussi nommée Baldechilde, Bauteur ou Baudour.

2 Second fils du roi Dagobert I° et de Nanthilde, né en 635, il fut réclamé comme roi par les Neustrien, tandis que son frère aîné, Sigebert, avait reçu l’Austrasie, avec diverses dépendances en Aquitaine et en Provence. Après la mort de Dagobert (19 janvier 639), Clovis fut, sans difficulté, reconnu comme roi par les grands de Neustrie et de Bourgogne et son royaume fut gouverné par sa mère, assistée du maire du palais de Neustrie (Aega, mort en 642, fut remplacé par Erchinoald, pour la Neustrie, et par Flaochat, pour la Bourgogne). Sa mère étant morte en septembre 642, Clovis II, tant en Neustrie qu’en Bourgogne, laissa le gouvernement aux maires du palais : lui et son frère Sigebert sont considérés comme les premiers rois fainéants. Il mourut fou à l’âge de vingt-trois ans (657).

3 Je suis votre esclave et, de gré ou de force, il faudra que je me soumette à votre volonté, dit Bathilde au Roi qui lui répondit : Une esclave ne saurait s’asseoir sur un trône des francs, je vous déclare libre, et libre aussi de refuser ma main.

4 Né en 652, mort en 673, Clothaire III devint roi de Neustrie et de Bourgogne à la mort de son père ; son royaume fut gouverné par sa mère puis par le maire du palais, Ebroïn.

5 Né après 652, mort en 675, Childéric II fut proclamé roi d’Austrasie (662) après que les grands eurent renversé le maire du palais, Grimaud, et son fils, Childebert, qu’il avait fait roi ; sous Childéric, l’Austrasie fut gouvernée par le duc Gonfaud (maire du palais). Après la déposition de son frère, Thierry III (673), Childéric fut proclamé roi de Neustrie. Ayant réuni tous les royaumes francs, Childéric voulut les gouverner en maître absolu et fit si mal qu’il fut assassiné lors d’un chasse. Childéric II fut le dernier mérovingien qui essaya de régner.

6 Thierry III fut proclamé roi de Neustrie à la mort de son frère, Clothaire III, mais il fut presque aussitôt déposé per son autre frère, Childéric II, et enfermé à l’abbaye de Saint-Denis. Il retrouva sa couronne à la mort de son frère. Battu par, à Tertry (687) par Pépin d’Héristal (père de Charles Martel), maire du palais d’Austrasie, il ne régna plus qu’en titre et mourut en 691.

7 Nous possédons de sa main des souscriptions à des diplômes en faveur de Frodobert, abbé de Chelles (658-659) et en faveur de saint Mommelin, évêque de Noyon-Tournai, et de saint Bertin, abbé de Sithiu (663).

8 Entré dans l’administration sous Clothaire II, il fut, sous Dagobert I°, référendaire, surveillant la rédaction des actes officiels et les scellant du sceau royal dont il avait la garde.

9 Les chroniqueurs anglais, notamment Eddius Stephanus, reprochent nettement à Bathilde d'avoir fait assassiner Aunemundus, évêque de Lyon, pour placer sur ce siège épiscopal son collaborateur l'abbé Genesius. Cet épisode cadre si peu avec le reste qu'un sérieux doute est permis quant à son historicité.



Sainte Bathilde, d’origine anglaise, vécut au 7° siècle. Elle fut sans doute enlevée encore enfant par des pirates.

Amenée en France, elle fut cédée à Erchinoald, Maire du Palais, dignitaire de la Cour des Rois Mérovingiens.

Remarquée par le fils du Roi Dagobert, Clovis II qui l’épousa, elle eut de lui trois enfants et devint reine puis régente du Royaume en 657 à la mort de Clovis II, Clotaire III n’étant alors âgé que de cinq ans.

Sagement conseillée par les évêques Eloi, Ouen et Léger, Bathilde sut assumer ses responsabilités publiques, politiques, sociales et religieuses. Elle abolit le commerce des esclaves, supprima la simonie, soutint l’action des moines défricheurs et évangélisateurs des campagnes.

Elle fonda de nombreuses abbayes, entre autres celle de Chelles dans la vallée de la Marne (aujourd’hui diocèse de Meaux en Seine et Marne).

Ce fut au monastère de Chelles que Bathilde termina sa vie, dans la plus grande humilité, se consacrant au service de ses sœurs, des pauvres et des hôtes. Elle mourut en 680.

C’est en connaissance de cause que Dom Besse, féru d’histoire monastique, choisit le patronage de sainte Bathilde pour la congrégation dont il voyait en Madame Delmas la future fondatrice.

« Cette femme forte au cœur viril » qu’était Bathilde, modèle de courage avisé, de conviction religieuse autant que d’abandon à Dieu, Dom Besse la voulait comme protectrice de l’œuvre entrevue. Il avait reconnu en Madame Delmas une femme de cette trempe.

© 2013 - Congrégation Sainte-Bathilde



SAINTE BATHILDE : UNE ESCLAVE QUI DEVINT REINE

Née vers 626, Bathilde est la fille de Sisoigne prince d’Ascainie, seigneur de Saxe. Elle n’est encore qu’une enfant lorsque est capturée par des corsaires anglais au service d’un roi anglo-saxon que son père a attaqué. Bathilde est réduite à l’esclavage et vendue à Erchinoalde en 642. Ce dernier est le maire du palais du roi Clovis II. De retour en Gaule, Erchinoalde met Bathilde au service de son épouse. Lorsque celle-ci meurt, le maire du palais envisage de se remarier avec Bathilde qui est d’un caractère doux et aimable. La jeune femme n’a aucune envie de devenir l’épouse de son maître et s’en va se plaindre à Clovis II alors âgé de 12 ans. Tout en écoutant les supplications de Bathilde, le roi est séduit par sa beauté et sa douceur. Il décide donc de l’affranchir et de l’épouser lui-même. L’union a lieu en 649. Si certains seigneurs du royaume sont choqués de voir Clovis II épouser une esclave plus âgée que lui (Clovis II est né vers 635), l’Eglise accepte le choix du roi à une époque où Elle se désole de voir des grands seigneurs tromper leur épouse légitime qu’on leur a imposé. Au moins dans ce cas, Clovis a pris pour reine qui il souhaitait. Bathilde donnera trois fils à son époux qui seront tous rois : Clotaire III, Thierry III et Childéric III. Clovis II meurt jeune le 31 octobre 657 vers 22 ans. Bathilde devient régente au nom de ses fils. Elle va alors tenter de réunifier le royaume autour de son aîné Clotaire III au détriment des deux autres. Le peuple aime énormément Bathilde pour sa simplicité et sa droiture. Durant sa régence, la reine abolit la coutume qui permet aux seigneurs d’avoir des esclaves et interdit la vente des enfants. Sans doute Bathilde a-t-elle été traumatisée par son expérience personnelle. La reine s’intéresse beaucoup au développement des abbayes et fonde celles de Corbie, de Chelles ainsi que plusieurs hôpitaux. En 659, le maire du palais Erchinoalde meurt et est remplacé par Ebroïn. Ce dernier est un homme puissant, avide et brutal. Il commence par charger d’impôts le peuple et exige la montée sur le trône du second fils de Bathilde, Thierry III. Ainsi, Clotaire conserve la Neustrie et Thierry devient obtient l’Austrasie. Bathilde voit le royaume se diviser à son grand regret. N’acceptant pas de couvrir les crimes que le maire du palais et les grands seigneurs commettent en son nom, la reine est contrainte de se retirer à l’abbaye de Chelles en 664. Elle y décède le 30 janvier 680. Le pape Nicolas Ier la canonise deux siècles plus tard et la petite esclave qui épousa un roi devint Sainte Bathilde.




Sainte Bathilde (ou Bertille)

D'origine anglo-saxonne, elle avait été prise, encore enfant, par des corsaires et revendue comme esclave à Erkinoald. Quand le roi Clovis II, fils du roi Dagobert, fut en âge de se marier, il la remarqua. Erkinoald la lui céda et elle devint reine. Elle eut trois fils. A la mort prématurée de son mari, elle devient régente de Neustrie, et donna toute sa mesure, conseillée par saint Eloi et d'autres évêques. Elle supprima l'esclavage, rendit l'impôt plus équitable et favorisa la vie monastique. Les aléas des conquêtes conduisirent le Maire du palais à l'évincer. Mais Ebroïn l'estimait tout en la trouvant encombrante. Il l'obligea à s'enfermer dans un couvent, à Chelles près de Paris. Elle avait trente et un ans et y resta jusqu'à sa mort à quarante six ans, en 680, pardonnant à ses ennemis, se chargeant des besognes les plus basses et se vouant de préférence au soin des malades.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/01/30/2175/-/sainte-bathilde-ou-bertille

St. BATHILDE

(Or BATILDE).

Wife of Clovis II, King of France, time and place of birth unknown; d. January; 680. According to some chronicles she came from England and was a descendant of the Anglo-Saxon kings, but this is a doubtful statement. It iscertain that she was a slave in the service of the wife of Erchinoald, mayor of the palace of Neustria. Her unusualqualities of mind and her virtues inspired the confidence of her master who gave many of the affairs of the household into her charge and, after the death of his wife, wished to marry her. At this the young girl fled and did not return until Erchinoald had married again. About this time Clovis II met her at the house of the mayor of the palace, and was impressed by her beauty, grace, and the good report he had of her. He freed and marriedher, 649. This sudden elevation did not diminish the virtues of Bathilde but gave them a new lustre. Her humility,spirit of prayer, and large-hearted generosity to the poor were particularly noticeable.


Seven years after their marriage Clovis II died, 656, leaving Bathilde with three sons, Clothaire, Childeric, andThierry. An assembly of the leading nobles proclaimed Clothaire III, aged five, king under the regency of his mother, Bathilde. Aided by the authority and advice of Erchinoald and the saintly bishops, Eloi (Eligius) of Noyon,Ouen of Rouen, Leéger of Autun, and Chrodebert of Paris, the queen was able to carry out useful reforms. She abolished the disgraceful trade in Christian slaves, and firmly repressed simony among the clergy. She also led the way in founding charitable and religious institutions, such as hospitals and monasteries. Through her generosity the Abbey of Corbey was founded for men, and the Abbey of Chelles near Paris for women. At about this date the famous Abbeys of Jumièges, Jouarre, and Luxeuil were established, most probably in large part through Bathilde's generosity. Berthilde, the first Abbess of Chelles, who is honoured as a saint, came fromJouarre. The queen wished to renounce her position and enter the religious life, but her duties kept her at court.Erchinoald died in 659 and was succeeded by Ebroin. Notwithstanding the ambition of the new mayor of the palace, the queen was able to maintain her authority and to use it for the benefit of the kingdom. After her children were well established in their respective territories, Childeric IV in Austrasia and Thierry in Burgundy, she returned to her wish for a secluded life and withdrew to her favourite Abbey of Chelles near Paris.


On entering the abbey she laid down the insignia of royalty and desired to be the lowest in rank among the inmates. It was her pleasure to take her position after the novices and to serve the poor and infirm with her own hands. Prayer and manual toil occupied her time, nor did she wish any allusion made to the grandeur of her past position. In this manner she passed fifteen years of retirement. At the beginning of the year 680 she had a presentiment of the approach of death and made religious preparation for it. Before her own end, that of Radegonde occurred, a child whom she had held at the baptismal font and had trained in Christian virtue. She was buried in the Abbey of Chelles and was canonized by Pope Nicholas I. The Roman martyrology places herfeast on 26 January; in France it is celebrated 30 January.

Sources

Acta SS., II; DUBOIS, Histoire ecclésiastique de Paris, 198; BINET, La vie excellente de Sainte Bathilde (Paris, 1624); CORBLET, Hagiographie du diocèse d'Amiens (1874); DES ESSARTS, Sainte Bathilde in Correspondant (1873), XXXII, 227-246; DRIOUS, La reine Bathilde (Limoges, 1865); GREÉCY in Revue archéologique (1865), XII, 603-610.

Fournet, Pierre Auguste. "St. Bathilde." The Catholic Encyclopedia. Vol. 2. New York: Robert Appleton Company, 1907. 14 Mar. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/02348b.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Steven Fanning.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/02348b.htm

Bathildis, OSB, Queen Widow (RM)

(also known as Bathild, Baldechilde, Baldhild, Bauteur)


Died January 30, 680; canonized by Pope Nicholas I; Roman Martyrology sets her feast as January 26.


Bathild, like Saint Patrick, had been a slave. An Anglo-Saxon by birth, in 641 she was captured by Danish raiders and sold to Erchinoald, the chief officer (mayor) of the palace of Clovis II, King of the Franks. She quickly gained favor, for she had charm, beauty, and a graceful and gentle nature. She also won the affection of her fellow-servants, for she would do them many kindnesses such as cleaning their shoes and mending their clothes, and her bright and attractive disposition endeared her to them all.

The officer, impressed by her fine qualities, wished to make her his wife, but Bathild, alarmed at the prospect, both by reason of her modesty and of her humble status, disguised herself in old and ragged clothes, and hid herself away among the lower servants of the palace; and he, not finding her in her usual place, and thinking she had fled, married another woman.

Her next suitor, however, was none other than the king himself, for when she had discarded her old clothes and appeared again in her place, he noticed her grace and beauty, and declared his love for her. Thus in 649, the 19-year-old slave girl Bathild became Queen of France, amidst the applause of the court and the kingdom. She bore Clovis three sons: Clotaire III, Childeric II, and Thierry III--all of whom became kings. On the death of Clovis (c. 655- 657), she was appointed regent in the name of her eldest son, who was only five, and ruled capably for eight years with Saint Eligius as her adviser.

She made a good queen and ruled wisely. Unlike many who rise suddenly to high place and fortune, she never forgot that she had been a slave, and did all within her power to relieve those in captivity. We are told that "Queen Bathild was the holiest and most devout of women; her pious munificence knew no bounds; remembering her own bondage, she set apart vast sums for the redemption of captives." Bathild helped promote Christianity by seconding the zeal of Saint Ouen, Saint Leodegardius, and many other bishops.

At that time the poorer inhabitants of France were often obliged to sell their children as slaves to meet the crushing taxes imposed upon them. Bathild reduced this taxation, forbade the purchase of Christian slaves and the sale of French subjects, and declared that any slave who set foot in France would from that moment be free. Thus, this enlightened women earned the love of her people and was a pioneer in the abolition of slavery.

A contemporary English writer, Eddius (the biographer of Saint Wilfrid), asserts that Queen Bathild was responsible for the political assassination of Bishop Saint Annemund (Dalfinus) of Lyons and nine other bishops. What actually happened is obscure, and it is unlikely that Bathild was guilty of the crime.

She also founded many abbeys, such as Corbie, Saint-Denis, and Chelles, which became civilized settlements in wild and remote areas inhabited only by prowling wolves and other wild beasts. Under her guidance forests and waste land were reclaimed, cornland and pasture took their place, and agriculture flourished. She built hospitals and sold her jewelry to supply the needy. Finally, when Clotaire came of age, she retired to her own royal abbey of Chelles, near Paris, where she served the other nuns with humility and obeyed the abbess like the least of the sisters.

She died at Chelles before she had reached her 50th birthday. Death touched her with a gentle hand; as she died, she said she saw a ladder reaching from the altar to heaven, and up this she climbed in the company of angels.

Her life was written by a contemporary. Chelles convent had many contacts with Anglo-Saxon England, which led to the spread of her cultus to the British Isles (Attwater, Attwater2, Benedictines, Bentley, Butler, Coulson, Delaney, Farmer, Gill, Husenbeth, White).

Saint Bathildis is generally pictured as a crowned queen or nun before the altar of the Virgin, two angels support a child on a ladder (the ladder implies the pun échelle-Chelles) and also the vision she is said to have had at her death. She might also be shown: (1) holding a broom; (2) giving alms or bread; (3) seeing a vision of the crucified Christ before her; or (4) holding Chelles Abbey, which she founded (Roeder, White).

She is the patroness of children (Roeder).


SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0130.shtml#savi



St. Bathildes, Queen of France

From her life written by a contemporary author, and a second life, which is the same with the former, except certain additions of a later date, in Bollandus and Mabillon, sec. 4. Ben. p. 447. and Act. Sanct. Ben. t. 2. See also Dubois, Hist. Eccl. Paris, p. 198. and Chatelain. Notes on the Martyr. 30 Jan. p. 462. See Historia St. Bathildis et Fundationem ejus, amongst the MS. lives of saints in the abbey of Jumieges, t. 2. Also her MS. life at Bec, &c.

A.D. 680.

ST. BATHILDES, or BALDECHILDE, in French Bauteur, was an Englishwoman, who was carried over very young into France, and there sold for a slave, at a very low price, to Erkenwald, otherwise called Erchinoald, and Archimbald, mayor of the palace under King Clovis II. When she grew up he was so much taken with her prudence and virtue, that he committed to her the care of his household. She was no ways puffed up, but seemed the more modest, more submissive to her fellow-slaves, and always ready to serve the meanest of them in the lowest offices. King Clovis II. in 649 took her for his royal consort with the applause of his princes and whole kingdom: such was the renown of her extraordinary endowments. This unexpected elevation, which would have turned the strongest head of a person addicted to pride, produced no alteration in a heart perfectly grounded in humility and other virtues. She seemed even to become more humble than before, and more tender of the poor. Her present station furnished her with the means of being truly their mother, which she was before in the inclination and disposition of her heart. All other virtues appeared more conspicuous in her; but above the rest an ardent zeal for religion. The king gave her the sanction of his royal authority for the protection of the church, the care of the poor, and the furtherance of all religious undertakings. She bore him three sons, who all successively wore the crown, Clotaire III. Childeric II. and Thierry I. He dying in 655, when the eldest was only five years old, left her regent of the kingdom. She seconded the zeal of St. Owen, St. Eligius, and other holy bishops, and with great pains banished simony out of France, forbade Christians to be made slaves, 1 did all in her power to promote piety, and filled France with hospitals and pious foundations. She restored the monasteries of St. Martin, St. Denys, St. Medard, &c. founded the great abbey of Corbie for a seminary of virtue and sacred learning, and the truly royal nunnery of Chelles, 2 on the Marne, which had been begun by St. Clotildis. As soon as her son Clotaire was of an age to govern, she with great joy shut herself up in this monastery of Chelles, in 665, a happiness which she had long earnestly desired, though it was with great difficulty that she obtained the consent of the princes. She had no sooner taken the veil but she seemed to have forgotten entirely her former dignity, and was only to be distinguished from the rest by her extreme humility, serving them in the lowest offices, and obeying the holy abbess St. Bertilla as the last among the sisters. She prolonged her devotions every day with many tears, and made it her greatest delight to visit and attend the sick, whom she comforted and served with wonderful charity. St. Owen, in his life of St. Eligius, mentions many instances of the great veneration which St. Bathildes bore that holy prelate, and relates, that St. Eligius, after his death, in a vision by night, ordered a certain courtier to reprove the queen for wearing jewels and costly apparel in her widowhood, which she did not out of pride, but because she thought it due to her state whilst she was regent of the kingdom. Upon this admonition, she laid them aside, distributed a great part to the poor, and with the richest of her jewels made a most beautiful and sumptuous cross, which she placed at the head of the tomb of St. Eligius. She was afflicted with long and severe cholics and other pains, which she suffered with an admirable resignation and joy. In her agony she recommended to her sisters charity, care of the poor, fervour and perseverance, and gave up her soul in devout prayer on the 30th of January, in 680, on which day she is honoured in France, but is named on the 26th in the Roman Martyrology.

A Christian, who seriously considers that he is to live here but a moment, and will live eternally in the world to come, must confess that it is a part of wisdom to refer all his actions and views to prepare himself for that everlasting dwelling, which is his true country. Our only and necessary affair is to live for God, to do his will, and to sanctify and save our souls. If we are employed in a multiplicity of exterior business, we must imitate St. Bathildes, when she bore the whole weight of the state. In all we do, God and his holy will must be always before our eyes, and to please him must be our only aim and desire. Shunning the anxiety of Martha, and reducing all our desires to this one of doing what God requires of us, we must with her call in Mary to our assistance. In the midst of our actions, whilst our hands are at work, our mind and heart ought to be interiorly employed on God, at least virtually, that all our employments may be animated with the spirit of piety: and hours of repose must always be contrived to pass at the feet of Jesus, where in the silence of all creatures we may listen to his sweet voice, refresh by him our wearied souls, and renew our fervour. Whilst we converse with the world, we must tremble at the sight of its snares, and be upon our guard that we never be seduced so far as to be in love with it, or to learn its spirit. To love the world, is to follow its passions; to be proud, covetous, and sensual, as the world is. The height of its miseries and dangers, is that blindness by which none who are infected with its spirit, see their misfortunes, or are sensible of their disease. Happy are they who can imitate this holy queen in entirely separating themselves from it!

Note 1. The Franks, when they established themselves in Gaul, allowed the Roman Gauls to live according to their own laws and customs, and tolerated their use of slaves; but gradually mitigated their servitude. Queen Bathildes alleviated the heaviest conditions, gave great numbers their liberty, and declared all capable of property. The Franks still retained slaves with this condition, attached to certain manors or farms, and bound to certain particular kinds of servitude. The kings of the second race often set great numbers free, and were imitated by other lords. Queen Blanche and Saint Lewis contributed more than any others to ease the condition of vassals, and Lewis Hutin abolished slavery in France, declaring all men free who live in that kingdom according to the spirit of Christianity, which teaches us to treat all men as our brethren. See the life of St. Bathildes, and Gratiguy, Œuvres posthumes, an 1757. Disc. sur la Servitude et son Abolition in France. [back]

Note 2. In the village of Chelles, in Latin Cala, four leagues from Paris, the kings of the first race had a palace. St. Clotildis founded near it a small church under the invocation of St. George, with a small number of cells adjoining for nuns. St. Bathildes so much enlarged this monastery as to be looked upon as the principal foundress. The old church of Saint George falling to decay, Saint Bathildes built there the magnificent church of the holy Cross, in which she was buried. Gisela, sister to the emperor Charlemagne, abbess of this house, rebuilt the great church, which some pretend to be the same that is now standing. At present here are three churches together; the first which is small, the oldest, and only a choir, is called the church of the holy Cross, and is used by six monks who assist the nuns; the lowest church is called St. George’s, and is a parochial church for the seculars who live within the jurisdiction of the monastery: the great church which serves the nuns is dedicated under the invocation of the Blessed Virgin, and is said to be the same that was built by the abbess Gisela, and much enlarged and enriched by Hegilvich, abbess of this monastery, mother to the empress Judith, whose husband, Lewis le Debonnaire, caused the remains of our saint to be translated into this new church, in 833, and from this treasure it is more frequently called the church of St. Bathildes, than our Lady’s. Two rich silver shrines are placed over the iron rails of the chancel, in one of which rest the sacred remains of St. Bathildes, in the other those of St. Bertilla, first abbess of Chelles, these rails, which are of admirable workmanship, were the present of an illustrious princess of the house of Bourbon, Mary Adelaide of Orleans, abbess of this house in 1725, who not thinking her sacrifice complete by having renounced the world, after some years abdicated her abbacy, and died in the condition of humble obedience, and of a private religious woman, near the shrines of SS. Bathildes and Bertilla, and those of St. Genesius of Lyons, St. Eligius and Radegondes of Chelles, called also little St. Bathildes. The last-mentioned princess was god-daughter to our saint, and died in her childhood, in this monastery, two or three days before her. See Piganiol’s Descr. de Paris, t. 1. and 8. Chatelain’s notes in martyr. p. 464, and especially Le Bœuf, Hist. du Diocess de Paris, t. 6. p. 32. This author gives (p. 43.) the full relation of a miracle approved by John Francis Gondé, archbishop of Paris, mentioned in a few words by Mabillon and Baillet. Six nuns were cured of inveterate distempers, attended with frequent fits of convulsions, by touching the relics of Saint Bathildes, when her shrine was opened on the 13th of July, in 1631. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume I: January. The Lives of the Saints.  1866