mercredi 16 janvier 2013

Saint MARCEL I (MARCELLUS), Pape et martyr


Saint Marcel

Pape et martyr

(† 310)

Romain d'origine, Marcel fut choisi le 21 mai 308, pour succéder à saint Marcellin, martyrisé deux mois auparavant. (Il siégea sous le règne de Maxence, cinq ans, six mois et vingt-et-un jours.)

Devenu Pape, saint Marcel n'oublia point les exemples de vertus et de courage de son prédécesseur. Il obtint d'une pieuse matrone nommée Priscille, un endroit favorable pour y rétablir les catacombes nouvelles, et pour pouvoir y célébrer les divins mystères à l'abri des profanations des païens. Les vingt-cinq titres de la ville de Rome furent érigés en autant de paroisses distinctes, afin que les secours de la religion fussent plus facilement distribués aux fidèles. A la faveur d'une trève dans la persécution, Marcel s'efforça de rétablir la discipline que les troubles précédents avaient altérée. Sa juste sévérité pour les chrétiens qui avaient apostasié durant la persécution lui attira beaucoup de difficultés.

L'Église subissait alors la plus violente des dix persécutions. Dioclétien venait d'abdiquer en 305, après avoir divisé ses États en quatre parties, dont chacune avait à sa tête un César. Maxence, devenu César de Rome en 306, ne pouvait épargner le chef de l'Église universelle. L'activité du Saint Pontife pour la réorganisation du culte sacré au milieu de la persécution qui partout faisait rage, était aux yeux du cruel persécuteur, un grief de plus.

Maxence le fit arrêter par ses soldats et comparaître à son tribunal, où il lui ordonna de renoncer à sa charge et de sacrifier aux idoles. Mais ce fut en vain: saint Marcel répondit hardiment qu'il ne pouvait désister un poste où Dieu Lui-même l'avait placé et que la foi lui était plus chère que la vie. Le tyran, exaspéré par la résistance du Saint à ses promesses comme à ses menaces, le fit flageller cruellement. Il ne le condamna point pourtant à la mort; pour humilier davantage l'Église et les fidèles, il l'astreignit à servir comme esclave dans les écuries impériales.

Le Pontife passa de longs jours dans cette dure captivité, ne cessant dans la prière et le jeûne, d'implorer la miséricorde du Seigneur. Après neuf mois de détention, les clercs de Rome qui avaient négocié secrètement son rachat avec les officiers subalternes, vinrent pendant la nuit et le délivrèrent. Une pieuse chrétienne nommée Lucine, qui depuis dix-neuf ans avait persévéré dans la viduité, donna asile au Pontife. Sa maison devint dès lors un titre paroissial de Rome, sous le nom de Marcel, où les fidèles se réunissaient en secret.

Maxence en fut informé, fit de nouveau arrêter Marcel, et le condamna une seconde fois à servir comme palefrenier dans un haras établi sur l'emplacement même de l'église. Saint Marcel, Pape, mourut au milieu de ces vils animaux, à peine vêtu d'un cilice. La bienheureuse Lucine l'ensevelit dans la catacombe de Priscille, sur la voie Salaria. Les reliques de ce Souverain Pontife reposent dans l'ancienne église de son nom, illustrée par son martyre. Il fut le dernier des Papes persécutés par le paganisme.

Abbeville F. Paillart, édition 1900, p. 16-17


Saint Marcel Ier

Pape (30 ème) de 308 à 309 et martyr (+ 309)

Il se consacra à la réorganisation de son Eglise, ravagée par la persécution de Dioclétien. Certaines mesures de pardon prises à l'égard des chrétiens trop faibles qui avaient apostasié, lui valurent l'animosité de quelques chrétiens qui le dénoncèrent à l'empereur. Il fut condamné à être esclave, chargé d'entretenir des écuries dans sa propre église. Ce pape est célèbre par les vers que lui consacra saint Damase.

Nota: c'est en l'honneur du pape Marcel II que Palestrina composa la Messe du Pape en 1594.

À Rome, au cimetière de Priscille sur la voie Salarienne nouvelle, en 309, la mise au tombeau de saint Marcel Ier, pape. Comme le rapporte le pape saint Damase, il fut un véritable pasteur, mais maltraité de façon mordante par ceux qui avaient failli dans la persécution et qui ne voulaient pas se soumettre à la pénitence établie, dénoncé par eux honteusement au tyran Maxence, il fut chassé de la ville et mourut en exil.

Martyrologe romain


Leçons des Matines avant 1960

AU DEUXIÈME NOCTURNE.

Quatrième leçon. Marcel, né à Rome, exerça le pontificat depuis Constance et Galère jusqu’à Maxence. Ce fut à son instigation que Lucine, matrone romaine, établit l’Église de Dieu héritière de ses biens. Le nombre des fidèles s’étant accru dans Rome, il institua de nouveaux Titres (ou paroisses), et partagea la ville comme en différents districts, pour y administrer les sacrements de baptême et de pénitence à ceux qui embrasseraient la religion chrétienne, ainsi que pour l’utilité des fidèles et pour la sépulture des Martyrs. Maxence, enflammé de colère par cette sage administration, menaça Marcel de rigoureux supplices, s’il ne déposait le pontificat et ne sacrifiait aux idoles.

Cinquième leçon. Comme Marcel méprisait les paroles insensées d’un homme, le tyran l’envoya dans les écuries impériales pour qu’il y prît soin des bêtes qu’on nourrissait aux dépens du public. Marcel y passa neuf mois en prières et en jeûnes continuels, visitant par ses lettres les paroisses qu’il ne pouvait visiter en personne. Tiré de là par les clercs de Rome, il reçut l’hospitalité chez la bienheureuse Lucine, et dédia dans sa demeure une église qui est aujourd’hui désignée sous le Titre de Saint-Marcel : les Chrétiens allaient y prier et le bienheureux Marcel y prêchait lui-même.

Sixième leçon. Maxence, ayant connaissance de ces faits, ordonna d’amener dans cette église les bêtes de ses écuries et commanda qu’elles soient gardées, par Marcel. C’est en ce lieu que, souffrant de la malpropreté et accablé de tribulations, il s’endormit dans le Seigneur. Son corps fut enseveli le 17 des calendes de février, par la bienheureuse Lucine, au cimetière de Priscille, sur la voie Salaria. Il siégea cinq ans, un mois, et vingt-cinq jours. Il écrivit une épître aux Évêques de la province d’Antioche, au sujet de la primauté de l’Église romaine, qu’il prouve devoir être appelée le chef des Églises, et y dit aussi que nul concile ne peut être légitimement célébré sans l’autorité du Pontife romain. Il ordonna à Rome, au mois de décembre, vingt-cinq Prêtres, deux Diacres et sacra vingt et un Évêques pour divers lieux.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Au glorieux Pape et Martyr Hygin, vient s’adjoindre sur le Cycle son vaillant successeur Marcel ; tous deux viennent faire hommage de leurs clefs au Chef invisible de l’Église ; leur frère Fabien les suivra de près. Tous trois, émules des Mages, ils ont offert leur vie en don à l’Emmanuel.

Marcel a gouverné l’Église à la veille des jours de paix qui bientôt allaient se lever. Encore quelques mois, et le tyran Maxence tombait sous les coups de Constantin, et la croix triomphante brillait sur le Labarum des légions. Les moments étaient courts pour le martyre ; mais Marcel sera ferme jusqu’au sang, et méritera d’être associé à Etienne, et de porter comme lui la palme près du berceau de l’Enfant divin. Il soutiendra la majesté du Pontificat suprême en face du tyran, au milieu de cette Rome qui verra bientôt les Césars s’enfuir à Byzance, et laisser la place au Christ, dans la personne de son Vicaire. Trois siècles se sont écoulés depuis le jour où les édits de César Auguste ordonnaient le dénombrement universel qui amena Marie en Bethlehem, où elle mit au monde un humble enfant : aujourd’hui, l’empire de cet enfant a dépassé les limites de celui des Césars, et sa victoire va éclater. Après Marcel va venir Eusèbe ; après Eusèbe, Melchiade qui verra le triomphe de l’Église.

Quelles furent vos pensées, ô glorieux Marcel, lorsque l’impie dérision d’un tyran vous enferma en la compagnie de vils animaux ? Vous songeâtes au Christ, votre maître, naissant dans une étable, et étendu dans la crèche à laquelle étaient attachés aussi des animaux sans raison. Bethlehem vous apparut avec toutes ses humiliations, et vous reconnûtes avec joie que le disciple n’est pas au-dessus du maître. Mais de l’ignoble séjour où le tyran avait cru renfermer la majesté du Siège Apostolique, elle allait bientôt sortir affranchie et glorifiée, aux yeux de la terre entière. Rome chrétienne, abaissée en vous, allait être reconnue comme la mère de tous les peuples, et Dieu n’attendait plus qu’un moment pour livrer à vos successeurs les palais de cette fière cité qui n’avait pas encore le secret de sa destinée. Comme l’Enfant de Bethlehem, ô Marcel, vous avez triomphé par vos abaissements. Souvenez-vous de l’Église qui vous est toujours chère ; bénissez Rome qui visite avec tant d’amour le lieu sacré de vos combats. Bénissez tous les fidèles du Christ qui vous demandent, dans ces saints jours, de leur obtenir la grâce d’être admis à faire leur cour au Roi nouveau-né. Demandez-lui pour eux la soumission à ses exemples, la victoire sur l’orgueil, l’amour de la croix, et le courage de demeurer fidèles dans toutes les épreuves.


Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Station au cimetière de Priscille.

La station de ce jour dans la grande nécropole apostolique de la voie Salaria, nous est indiquée non seulement par le Hiéronymien, mais aussi par le Laterculus Philocalien du temps du pape Libère : XVII kal. febr. Marcelli(ni) in Priscillae.

Les Actes de saint Marcel (308-309) contiennent d’étranges interpolations. Nous savons pourtant par le pape Damase, qui composa l’épigraphe sépulcrale du saint, que, ayant admis les apostats à la pénitence et à la réconciliation ecclésiastique, les adversaires, c’est-à-dire le parti hérétique, rigide et intransigeant, suscita à Rome un tel tumulte populaire qu’il en résulta un massacre. Le tyran Maxence intervint alors, et, profitant de ces désordres, il condamna Marcel à l’exil ; celui-ci succomba finalement aux épreuves. Son corps fut transporté à Rome et enseveli dans le cimetière de Priscille, d’où, plus tard, on le transféra au titulus Marcelli sur la « via Lata ».

Ce titre remonte au IVe siècle, et, selon les Gesta Marcelli, il aurait été érigé dans la domus d’une pieuse matrone nommée Lucine ou Novella, qui en aurait fait don au Pontife. Maxence, ayant appris la chose, serait entré en fureur et aurait ordonné la destruction du temple, sa transformation en catabulum [1] public, décidant en outre que Marcel lui-même, tel un esclave, prendrait soin des chevaux de cette première station de la voie Flaminienne. Le Pape, épuisé par la misère et par les humiliations, aurait expiré peu après dans cette épreuve.

Cette narration des Gesta ne trouve malheureusement aucune confirmation dans l’épigraphe du pape Damase, qui rapporte d’une tout autre manière la mort de l’insigne Pontife. C’est une nouvelle preuve de la grande circonspection nécessaire pour manier sans danger les antiques légendes hagiographiques :

VERIDICVS • RECTOR • LAPSOS • QVIA • CRIMINA • FLERE

PRAEDIXIT • MISERIS • FVIT - OMNIBVS • HOSTIS • AMARVS

HINC • FVROR • HINC • ODIVM • SEQUITVR • DISCORDIA • LITES

SEDITIO • CAEDES • SOLVVNTVR • FOEDERA • PACIS

CRIMEN • OB • ALTERIVS • CHRISTVM • QVI • IN • PACE • NEGAVIT

FINIBVS • EXPVLSVS • PATRIAE • EST • FERITATE • TYRAMNI

HAEC • BREVITER • DAMASVS • VOLVIT • COMPERTA • REFERRE

MARCELLI • VT • POPVLVS • MERITVM • COGNOSCERE • POSSIT

Parce que, en vrai Pasteur, il avait ordonné aux pécheurs de pleurer leurs fautes,

Il fut considéré par tous les méchants comme un adversaire

D’où la fureur, la haine, la discorde, la querelle, plein de fiel.

La sédition, les massacres ; le lien de la concorde fut brisé

Par les artifices iniques de quelqu’un qui, au temps même de la paix, avait renié le Christ.

(Le Pasteur) fut expulsé du sol paternel par la cruauté du tyran.

Damase, à qui tout cela est parfaitement connu, a voulu le rapporter succinctement,

Afin que le peuple connaisse le mérite de Marcel.

Par l’épigraphe damasienne du successeur de saint Marcel, Eusèbe, nous savons que le chef du parti des hérétiques donatistes à Rome était un certain Héraclius, qui réussit à susciter encore une émeute sous le pape Eusèbe. Maxence expulsa alors de la Ville les deux contendants, et Eusèbe, à la ressemblance de Marcel, litore Trinacrio mundum vitamque reliquit.

Actuellement [2], la messe est celle des martyrs pontifes ; cependant à l’origine, Marcel n’ayant pas péri de mort sanglante était l’objet, à Rome, du culte rendu aux confesseurs, au sens antique et véritable du mot. De fait, les listes d’évangiles du manuscrit de Würzbourg assignent aujourd’hui la lecture de saint Matthieu Homo peregre proficiscens du Commun des confesseurs [3], et à ce texte se rapporte aussi l’antienne de la communion : Euge, serve bone, qui est encore conservée dans le Missel romain.

L’antienne pour l’entrée du célébrant est tirée de l’Ecclésiastique (XLV, 30) là où se trouve l’éloge du terrible Phinées : « Le Seigneur lui accorda un héritage de paix ; il le constitua chef de son peuple, pour qu’il fût orné pour toujours de la gloire du sacerdoce. » — L’office sacerdotal est vraiment une mission de paix et de réconciliation ; aussi les ministres du Sanctuaire doivent-ils s’élever avec tout leur zèle à la dignité de pacifiques pour que cette paix céleste, dont les sources sont dans le Christ — ipse est pax nostra — coule et se répande, au moyen de la hiérarchie sacrée, sur tous les membres du corps de l’Église. C’est le motif pour lequel l’Apôtre, dans ses épîtres, souhaitait aux fidèles d’abord la grâce, puis la paix, comme effet immédiat de la grâce. Le salut de l’évêque au peuple durant la messe contient aujourd’hui encore ce souhait de paix : Pax vobis, souhait apostolique, que nous voyons gravé sur les plus anciens tombeaux des cimetières romains.

La prière est très belle. On y invoque les mérites des souffrances et des humiliations de saint Marcel pour qu’elles viennent au secours de notre insuffisance : « Accueillez avec clémence, Seigneur, les prières de votre peuple, afin que pour nous implorent votre secours les mérites de votre bienheureux martyr, le pontife Marcel, dont la passion nous réjouit aujourd’hui. »

La lecture est prise de l’Épître aux Corinthiens (II, 1, 3-7) ; saint Paul y explique à ses correspondants que si, en ce temps, il se trouve plus que jamais accablé de persécutions extérieures et préoccupé des schismes qui déchirent l’Église de Corinthe, toutefois l’abondance des consolations divines qui inondent son âme est telle qu’il doit en épancher le trop-plein dans le cœur de ses chers fidèles. C’est là la règle du véritable pasteur. S’il souffre, c’est pour le bien du troupeau ; s’il est consolé, c’est aussi pour la consolation du troupeau.

Le répons est semblable à celui de la fête de saint Nicolas, et le verset alléluiatique est le même que pour la fête de saint Pierre Chrysologue.

La lecture évangélique est celle de la fête de saint Eusèbe de Verceil le 16 décembre.

Le verset pour l’offrande des oblations est identique à celui de la fête de saint Nicolas.

Voici la prière sur l’oblation : « Accueillez, Seigneur, l’offrande que par votre grâce nous vous présentons ; et, par les mérites de votre bienheureux martyr, le pontife Marcel, faites qu’elle serve à notre défense et à notre salut. »

Dans les manuscrits grégoriens le titre de martyr est omis dans cette collecte, pour les raisons indiquées plus haut. Ce concept est encore mieux exprimé dans la préface assignée jadis à ce dies natalis : Qui glorificaris in tuorum confessione sanctorum, et non solum excellentioribus praemiis martyrum tuorum merita gloriosa prosequeris, sed etiam sacra Mysteria competentibus servitiis exsequentes, gaudium Domini sui tribuis benignus intrare. Per Christum.

L’antienne pour la communion, identique à celle de la messe de saint Pierre Chrysologue, ne se trouve plus en relation avec la péricope évangélique, mais elle l’était autrefois ; bien plus, elle était appelée fort à propos par les derniers mots eux-mêmes de la préface propre.

La collecte eucharistique est la même que pour la fête de sainte Lucie.

Jésus a racheté le monde, moins par la gloire de ses miracles et de sa prédication, que par l’ignominie et les douleurs de sa passion. C’est pourquoi il n’épargne pas aux pasteurs d’âmes les humiliations et les douleurs, afin qu’eux aussi, suivant le mot de l’Apôtre, accomplissent dans leurs membres ce qui manque à la passion du Christ pour l’avantage de l’Église.

[1] Écurie, étable.

[2] Avant 1942.

[3] MENSE SUPRASCRIPTO XVI DIE NAT. SCI MARCELLI lec. sci. euang. s. Math. k. CCLXVIIII Dixit Ihs discipulis suis parabolam hanc home quidam peregre usq. intra gaudium dni. tui.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Saint Marcel. — Jour de mort : 16 janvier 309. — Tombeau : à Rome, dans le cimetière de saint Priscille, plus tard dans l’église qui lui fut dédiée, sur la Via lata. Image : On le représente avec des chevaux ou des ânes, dans l’écurie où il fut obligé de les soigner comme valet d’écurie. Sa vie : Marcel régna comme pape (308-309) au temps de la dernière grande persécution, sous l’empereur Maxence. D’après l’épitaphe de saint Damase, le saint pape admit les fidèles qui avaient renié leur foi (les lapsi) à la pénitence et à la réconciliation avec l’Église. C’est ce qui lui attira la colère de la secte rigoriste et intolérante des Donatistes. Dans un soulèvement populaire, il y eut même des morts. L’empereur Maxence prit prétexte de ces troubles, pour condamner le pape au bannissement où il succomba aux privations. — L’église qui lui a été dédiée aurait, d’après les Actes (apocryphes), été érigée par lui dans la maison d’une pieuse matrone. A cette nouvelle, Maxence aurait transformé l’église en écurie de chevaux et condamné Marcel à être valet d’écurie et l’aurait attaché au service public de la poste de transport. Là il serait mort par suite des privations endurées.

2. La messe [4] (Statuit). — La messe est composée de différentes parties du commun et nous montre, dans les chants, le pontife (Intr., All.) qui, par sa dignité papale, a reçu cinq talents (Comm.).

Les deux lectures nous représentent le martyr. Ces deux lectures sont riches de pensées. Immédiatement après la confession solennelle de saint Pierre à Césarée de Philippe, Notre-Seigneur entreprend de préparer les siens à sa mort sur la Croix ; il fait la première prophétie de la Passion et adresse à ses Apôtres le premier sermon sur la Croix ; Dans ce sermon, il fait un pas de plus : il ne suffit pas qu’il souffre lui-même, il faut aussi que ses disciples se chargent de leur croix et le suivent. Ce sermon de la Croix, l’Église nous le fait entendre dans la fête de notre martyr pontife, car celui-ci l’a mis en pratique dans sa vie : il s’est renoncé lui-même, il s’est chargé de la Croix, il a haï sa vie sur la terre, c’est pourquoi il a eu part lui aussi à cette promesse : le Fils de l’Homme viendra dans la majesté de son Père avec ses anges et donnera la récompense. Au jour de sa mort, saint Marcel a vu venir le Seigneur. Ce retour de Jésus, nous le célébrons à la messe et nous pouvons y participer.

A l’Épître, le saint martyr se tient devant nous et nous parle : ce n’est qu’en participant à mes souffrances que vous pouvez avoir part à ma consolation. A la communion, nous entendons, comme saint Marcel, l’invitation du Christ : « Entre dans la joie de ton Seigneur. » Nous sommes émus quand nous lisons, au sujet de saint Marcel, qu’il accomplit le dur service de la poste de transports, vêtu d’un cilice. Il fut donc à la fois pénitent et martyr. Le saint nous montre par là, de quelle manière, dans les circonstances où nous nous trouvons, nous pouvons être à la fois pénitents et martyrs. La guerre a enlevé à beaucoup leur fortune, leur situation, leur rang. Certains se trouvent aux prises avec les difficultés et doivent lutter contre le mauvais sort. Ils peuvent imiter saint Marcel, en acceptant cette souffrance comme une pénitence et un martyre, c’est-à-dire comme expiation de leurs péchés et par amour pour le Christ.

Alors la croix, qui jusque là pesait si lourd sur leurs épaules, deviendra un joug léger et doux. De plus, nous pouvons chaque jour déposer cette souffrance sur l’autel, au moment de l’Offrande ; elle sera consacrée avec les oblats et ne sera plus notre souffrance, mais la souffrance du Christ, une part de la Croix du Christ.

[4] Avant 1942


Pope St. Marcellus I

His date of birth unknown; elected pope in May or June, 308; died in 309. For some time after the death ofMarcellinus in 304 the Diocletian persecution continued with unabated severity. After the abdication of Diocletianin 305, and the accession in Rome of Maxentius to the throne of the Caesars in October of the following year, the Christians of the capital again enjoyed comparative peace. Nevertheless, nearly two years passed before a new Bishop of Rome was elected. Then in 308, according to the "Catalogus Liberianus", Pope Marcellus first entered on his office: "Fuit temporibus Maxenti a cons. X et Maximiano usque post consulatum X et septimum" ("Liber Pontificalis", ed. Duchesne, I, 6-7). This abbreviated notice is to be read: "A cons. Maximiano Herculio X et Maximiano Galerio VII [308] usque post cons. Maxim. Herc. X et Maxim. Galer. VII [309]" (cf. de Rossi, "Inscriptiones christ. urbis Romæ", I, 30). At Rome, Marcellus found the Church in the greatest confusion. The meeting-places and some of the burial-places of the faithful had been confiscated, and the ordinary life and activity of the Church was interrupted. Added to this were the dissensions within the Church itself, caused by the large number of weaker members who had fallen away during the long period of active persecution and later, under the leadership of an apostate, violently demanded that they should be readmitted to communion without doing penance. According to the "Liber Pontificalis" Marcellus divided the territorial administration of the Churchinto twenty-five districts (tituli), appointing over each a presbyter, who saw to the preparation of the catechumens for baptism and directed the performance of public penances. The presbyter was also made responsible for the burial of the dead and for the celebrations commemorating the deaths of the martyrs. Thepope also had a new burial-place, the Cœmeterium Novellœ on the Via Salaria (opposite the Catacomb of St. Priscilla), laid out. The "Liber Pontificalis" (ed. Duchesne, I, 164) says: "Hic fecit cymiterium Novellae via Salaria et XXV titulos in urbe Roma constituit quasi diœcesis propter baptismum et pœnitentiam multorum qui convertebantur ex paganis et propter sepulturas martyrum". At the beginning of the seventh century there were probably twenty-five titular churches in Rome; even granting that, perhaps, the compiler of the "Liber Pontificalis" referred this number to the time of Marcellus, there is still a clear historical tradition in support of his declaration that the ecclesiastical administration in Rome was reorganized by this pope after the great persecution.


The work of the pope was, however, quickly interrupted by the controversies to which the question of the readmittance of the lapsi into the Church gave rise. As to this, we gather some light from the poetic tribute composed by Damasus in memory of his predecessor and placed over his grave (De Rossi, "Inscr. christ. urbis Romæ", II, 62, 103, 138; cf. Idem, "Roma sotterranea", II, 204-5). Damasus relates that the truth-loving leader of the Roman Church was looked upon as a wicked enemy by all the lapsed, because he insisted that they should perform the prescribed penance for their guilt. As a result serious conflicts arose, some of which ended inbloodshed, and every bond of peace was broken. At the head of this band of the unfaithful and rebellious stood an apostate who had denied the Faith even before the outbreak of persecution. The tyrannical Maxentius had the pope seized and sent into exile. This took place at the end of 308 or the beginning of 309 according to the passages cited above from the "Catalogus Liberianus", which gives the length of the pontificate as no more than one year, six (or seven) months, and twenty days. Marcellus died shortly after leaving Rome, and was veneratedas a saint. His feast-day was 16 January, according to the "Depositio episcoporum" of the "Chronography" of 354 and every other Roman authority. Nevertheless, it is not known whether this is the date of his death or that of the burial of his remains, after these had been brought back from the unknown quarter to which he had been exiled. He was buried in the catacomb of St. Priscilla where his grave is mentioned by the itineraries to the graves of the Roman martyrs as existing in the basilica of St. Silvester (De Rossi, "Roma sotterranea", I, 176)

A fifth-century "Passio Marcelli", which is included in the legendary account of the martyrdom of St. Cyriacus (cf.Acta Sanct., Jan., II, 369) and is followed by the "Liber Pontificalis", gives a different account of the end ofMarcellus. According to this version, the pope was required by Maxentius, who was enraged at his reorganization of the Church, to lay aside his episcopal dignity and make an offering to the gods. On his refusal, he was condemned to work as a slave at a station on the public highway (catabulum). At the end of nine months he was set free by the clergy; but a matron named Lucina having had her house on the Via Lata consecrated by him as "titulus Marcelli" he was again condemned to the work of attending to the horses brought into the station, in which menial occupation he died. All this is probably legendary, the reference to the restoration of ecclesiasticalactivity by Marcellus alone having an historical basis. The tradition related in the verses of Damasus seems much more worthy of belief. The feast of St. Marcellus, whose name is to this day borne by the church at Romementioned in the above legend, is still celebrated on 16 January. There still remains to be mentioned Mommsen'speculiar view that Marcellus was not really a bishop, but a simple Roman presbyter to whom was committed the ecclesiastical administration during the latter part of the period of vacancy of the papal chair. According to this view, 16 January was really the date of Marcellunus's death, the next occupant of the chair being Eusebius (Neues Archiv, 1896, XXI, 350-3). This hypothesis has, however, found no support.

Sources

Liber Pontif., ed. DUCHESNE, I, 164-6; cf. Introduction, xcix-c; Acta SS., Jan., II, 369; LANGEN, Gesch. der röm. Kirche, I, 379 sqq.; ALLARD, Hist. des persécutions, V, 122-4; DUCHESNE, Hist. ancienne de l'Église, II, 95-7.

Kirsch, Johann Peter. "Pope St. Marcellus I." The Catholic Encyclopedia. Vol. 9. New York: Robert Appleton Company, 1910.16 Jan. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/09640b.htm>.


Transcription. This article was transcribed for New Advent by Douglas J. Potter. Dedicated to the Immaculate Heart of the Blessed Virgin Mary.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. October 1, 1910. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/09640b.htm

Marcellus I, Pope M (RM

Died 309. Marcellus is another of those saints for whom fact is so overlaid by myth that it is difficult to tell much at all about his life. According to the legend, one day in 309, an old man was pushed through the half-open door of the Emperor Maxentius's stables in Rome. Wearing nothing but rags, disfigured by fatigue and beatings, a pitiful sight, more scorned than the dust of the road-- this man is Marcellus, successor of the Apostle Peter to the papal throne, guardian of the keys of the Kingdom, arbiter of the churches.



Because of the vengeance of a tyrant, Marcellus had been turned into a slave and a stable-boy. Maxentius laughed at the ignominy of the pontiff to whom he had given a broom to replace his scepter, a bucket for a throne. And the companions of Marcellus, knowing that he is an important person, treated him with scornful irony; at the dinner table the worst rascal had permission to spit in his bowl.

Marcellus had become pope during a dangerous time for Christians in Rome. After the death of Saint Marcellinus in 304, the papacy had remained vacant for over three years because the intensity of Emperor Diocletian's persecutions prevented the election of a new pope. It was not until Diocletian abdicated in 305 and Maxentius became emperor in 306, that a new election could be contemplated. In May or June 308, Marcellus, a Roman priest, was elected.

Marcellus reorganized the Church in Rome, dividing the city into 25 parishes, the embryo of the Sacred College, and gave them the name of cardinals. And these priests, during his absence, celebrated the Holy Sacrifice of the Mass and the entire people of God prayed for his deliverance.

Marcellus undertook to rule and fix the destiny of the universal church. He ruled with justice upon the old quarrel about the backsliders: those Christians who yielded under the violence of torture, and who repented, tearfully seeking to be readmitted into communion with the faithful.

At Carthage, Novatus spoke for the forgiveness of all the apostates. At Rome, Novatian refused any pardon at all. Marcellus, sovereign judge, solved the problem wisely. He neither renounced punishment nor pity. He censured the guilty and imposed penances according to the gravity of their errors. He closed to no one his paternal arms. Of course, this made him unpopular with everyone.
Unfortunately, Marcellus's decision caused widespread civil disorders that forced Maxentius to exile Marcellus, who died shortly after leaving Rome on January 16 (although this may be the date of his burial). It's unclear whether he reigned nine or 18 months, however, it was definitely a very short tenure.

The story continues that after nine months of hard work in Maxentius's stable, Marcellus was able to escape to his awaiting flock. Emaciated and bent, shivering under his rags, he was recognized by a pious woman--Saint Lucina, who had buried Saint Sebastian. In haste she led him to her home, cared for him, and comforted him. Soon the good pope was again distributing Communion, teaching and baptizing. The faithful assemble about him in secrecy and the house that sheltered him, consecrated by incense and prayers, became a new Roman church.

Soon Maxentius discovered the whereabouts of the fugitive. He meditated upon a fearful punishment. Under his order slave hangmen broke down the door of the oratory, pushing ahead of them the cattle, horses, and other livestock from Maxentius's stables. They chased out and mistreated the faithful and replaced the tabernacle with a trough (a doubtful detail, since it is unlikely that they had tabernacles during this period). Marcellus was once again obliged to tend his animals.

The Encyclopedia correlates the treatment of Marcellus with that of many priests in this century by the Nazis. Several passages are cited (from Eugen Kogan's Le systeme des camps de concentration, Ed. la Jeune Parque and from Alfons Erb's Documents) regarding the treatment of an unnamed Franciscan priest and Msgr. Bernhard Lichtenberg.

Marcellus was simply one of the prime examples of man's inhumanity to man. One of the many who died in silence or unknown exile, tortured and brutally killed. Apparently, though, Marcellus did not meet a violent death; however, he is called a martyr in early liturgical books. The body of Saint Marcellus, however, was buried in the Roman cemetery of Saint Priscilla, though he may not have been killed by the persecution.

Maxentius was defeated in battle three years later by Emperor Constantine, who embraced Christianity. The oratory became a regular place of worship, and in the sixth century was enlarged. Meanwhile, the memory of Marcellus was preserved. After 300 years his remains were placed under the high altar of the Church named for him that stood where he had opened his oratory. Although the Church of San Marcello al Corso has been rebuilt many times since then, the saint's bones remain under its high altar to this day. (Benedictines, Bentley, Delaney, Encyclopedia, Farmer).

In art Saint Marcellus is shown as a pope with a donkey and a crib near him, sometimes in a stable (Roeder).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0116.shtml



St. Marcellus, Pope and Martyr

See the epitaph of eight verses, composed for this Pope, by St. Damasus, carm. 26; and Tillemont, T. 5.

A.D. 310.


ST. MARCELLUS was priest under Pope Marcellinus, whom he succeeded in 308, after that see had been vacant for three years and a half. An epitaph written on him by Pope Damasus, who also mentions himself in it, says that by enforcing the canons of holy penance, he drew upon himself the contradictions and persecutions of many tepid and refractory Christians, and that for his severity against a certain apostate, he was banished by the tyrant Maxentius. 1 He died in 310, having sat one year, seven months, and twenty days. Anastatius writes, that Lucina, a devout widow of one Pinianus, who lodged St. Marcellus when he lived in Rome, after his death converted her house into a church, which she called by his name. His false acts relate, that among his other sufferings, he was condemned by the tyrant to keep cattle in this place. He is styled a martyr in the sacramentaries of Gelasius I. and St. Gregory, and in the Martyrologies ascribed to St. Jerom and St. Bede, which, with the rest of the Western calendars, mention his feast on the sixteenth of January. His body lies under the high altar in the ancient church, which bears his name, and gives title to a cardinal in Rome; but certain portions of his relics are honoured at Cluni, Namur, Mons, &c.

God is most wonderful in the whole economy of his holy providence over his elect: his power and wisdom are exalted infinitely above the understanding of creatures, and we are obliged to cry out, “Who can search his ways?” 2 We have not penetration to discover all the causes and ends of exterior things, which we see or feel. How much less can we understand this in secret and interior things, which fall not under our senses? “Remember that thou knowest not his work. Behold he is a great God, surpassing our understanding.” 3 How does he make every thing serve his purposes for the sanctification of his servants! By how many ways does he conduct them to eternal glory! Some he sanctifies on thrones; others in cottages; others in retired cells and deserts; others in the various functions of an apostolic life, and in the government of his church. And how wonderfully does he ordain and direct all human events to their spiritual advancement, both in prosperity and in adversity! In their persecutions and trials, especially, we shall discover at the last day, when the secrets of his providence will be manifested to us, the tenderness of his infinite love, the depth of his unsearchable wisdom, and the extent of his omnipotent power. In all his appointments let us adore these his attributes, earnestly imploring his grace, that according to the designs of his mercy, we may, make every thing, especially all afflictions, serve for the exercise and improvement of our virtue.

Note 1. Damasus, carm. 26. [back]

Note 2. Job. xxxvi. 23. [back]

Note 3. Ib. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume I: January. The Lives of the Saints.  1866.


SOURCE : http://www.bartleby.com/210/1/161.html


San Marcello I Papa


m. 16 gennaio 309

(Papa dal 27/05/308 al 16/01/309)

Non si sa molto su di lui perché le fonti sono incerte e a lungo è stato confuso con S. Marcellino, papa morto martire verso il 304. Sembra che suo merito sia stato aver ristrutturato le parrocchie devastate dalla persecuzione di Diocleziano e aver mostrato rigore nei “lapsi” che pretendevano di essere ammessi ai sacramenti senza aver compiuto la prescritta penitenza.

Etimologia: Marcello, diminutivo di Marco = nato in marzo, sacro a Marte, dal latino

Martirologio Romano: A Roma nel cimitero di Priscilla sulla via Salaria Nuova, deposizione di san Marcellino I, papa, che, come attesta san Damaso, vero pastore, fieramente osteggiato dagli apostati che rifiutavano la penitenza da lui stabilita e disonorevolmente denunciato presso il tiranno, morì esule scacciato dalla patria.

San Marcello è anche un problema. Anzi, un groviglio di problemi, perché sulla sua figura fanno confusione anche i documenti antichi: Martirologio Romano e Geronimiano, Catalogo Liberiano, Liber pontificalis... E i dati contrastanti si possono capire: quelli di Marcello I erano tempi di sconvolgimento per la vita di tutta la Chiesa, in Roma e altrove, a causa della persecuzione che va sotto il nome dell’imperatore Diocleziano, ma che è stata voluta dal suo “vice”, e poi successore, Galerio (morto nel 311). Secondo il grande storico tedesco Theodor Mommsen e altri studiosi, addirittura Marcello non sarebbe stato vero Pontefice, bensì un semplice prete romano, che per qualche tempo può aver funzionato da reggente della Chiesa, dopo la morte di papa Marcellino nel 304. 

Ma il pontificato di Marcello I, dopo alcuni anni oscuri, è bene attestato dalle fonti antiche. E di lui si sottolinea il comportamento nel dopo-persecuzione, verso i cosiddetti lapsi (ossia “caduti”, “scivolati”), come si chiamavano i cristiani che per paura avevano rinnegato la fede.
Altrove (in Africa, per esempio) molti vogliono escluderli per sempre dalla Chiesa. Marcello non è così severo: li accoglierà, sì, ma soltanto dopo un periodo di penitenza. A questo proposito si cita l’elogio di Marcello dettato da papa Damaso I (366-384): "Manifestò ai lapsi l’obbligo di espiare il loro delitto con lacrime di penitenza: da quei miserabili fu considerato come un terribile nemico... Per il delitto di uno, che anche durante la pace rinnegò Cristo, Marcello è stato deportato, vittima della crudeltà di un tiranno". 

Il Martirologio Romano, infatti, dice che fu perseguitato e costretto a fare lo stalliere nelle scuderie della posta imperiale, mentre secondo il Liber pontificalis lo mandarono in esilio. Ma queste narrazioni non sono considerate attendibili. Nelle fonti antiche troviamo anche differenti date del pontificato e della morte. Seguendo il Martirologio Romano, oggi la Chiesa commemora Marcello I il 16 gennaio. 

Sappiamo infine con certezza che egli è stato sepolto nel cimitero detto di Balbina, lungo la via Ardeatina, a Roma.

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/30950

Autore: Domenico Agasso



Marcello I, santo
Il Liber pontificalis, unica fonte su di lui, lo dice di origine romana, ma nella sua prima redazione lo dichiara figlio di un Marcello (I, pp. 72-3), nella seconda invece di Benedetto, "de regione Via Lata". Poiché i dati su papa M. sono molto scarsi, e il suo nome è assente in molte fonti, alcuni studiosi hanno pensato che un papa con questo nome non sia mai esistito. M., secondo Th. Mommsen, sarebbe stato un semplice presbitero che avrebbe retto la comunità romana durante la vacanza della sede dopo la morte di papa Marcellino e prima della elezione di Eusebio (cfr. Eusebio, santo), pertanto non sarebbe stato veramente vescovo di Roma, ma avrebbe svolto solo le funzioni di reggente, come era già avvenuto con Novaziano dopo la persecuzione di Decio, quando era difficile eleggere un vescovo. Per questa ragione il suo nome sarebbe stato incluso nel Catalogo Liberiano, poi inserito nelCronografo del 354. La tesi di Mommsen viene accettata, con toni diversi, da E.H. Röttges e da V. Monachino. Chi comunque nega l'episcopato di M. non nega la sua esistenza bensì solo il suo ruolo di vescovo di Roma. Un presbitero di nome Marcello inoltre, e non papa M., sarebbe il fondatore del cimitero di Novella e sarebbe all'origine del "titulus Marcelli". Le ragioni che militano contro l'esistenza di un papa M. sono diverse.
Eusebio di Cesarea, nel Chronicon, era arrivato fino a papa Marcellino, come ventottesimo vescovo di Roma; Girolamo, nella sua traduzione e continuazione fino al 378 dell'opera eusebiana, omette il nome di M., e considera come ventinovesimo vescovo Eusebio (Chronicon, a cura di R. Helm, Berlin 1956 [Die Griechischen Christlichen Schriftsteller, 47], p. 228). Molte liste posteriori, in quanto dipendono da Girolamo, non hanno il nome di Marcello. Così il Chronicon di Prospero di Aquitania, che a Marcellino, vescovo per otto anni, fa succedere Eusebio, vescovo per sette mesi. Nella lista di Ottato di Milevi si ha il seguente ordine: "Felici [successit] Marcellinus, Marcellino Eusebius, Eusebio Miltiades, Miltiadi Sylvester" (Contra Parmenianum Donatistam 2, 3, a cura di S. Lancel, Paris 1995 [Sources Chrétiennes, 412], p. 246). Perciò anche Ottato omette il nome di Marcello. Invece la lista di Agostino include i due pontefici: "Gaio [successit] Marcellinus, Marcellino Marcellus, Marcello Eusebius, Eusebio Sylvester" (ep. 53, 1, 2). È vero che alcuni manoscritti omettono l'espressione: "Marcellinus, Marcellino"; ma tale espressione probabilmente era caduta per errore di un copista, perché in altri testi agostiniani erano inclusi tutti e due i nomi (per esempio in Contra litteras Petiliani libri III II, 202). Pertanto Agostino usava una lista che includeva ambedue i nomi. In Oriente Teodoreto di Ciro nella sua storia non nomina papa M., mentre apprezza Marcellino che "si era nobilmente distinto durante la persecuzione" (Historia ecclesiastica I, 3, 1, in P.G., LXXXII, col. 885). Invece in altre liste orientali il nome di Marcellino è omesso oppure è confuso con M. come in Teofane (P.G., CIX, col. 66; CXI, col. 1000; cfr. Le Liber pontificalis, I, pp. XII, 34-41).
Il Catalogo Liberiano, già citato, distingue i due personaggi, Marcellino e Marcello. Di contro il cosiddetto Index (cfr. Le Liber pontificalis, III, pp. 6-7), un altro antico catalogo di vescovi romani, da cui dipendono le liste papali occidentali dei secoli dal V al VII, riporta solo Marcello. Perciò tutti questi cataloghi, eccetto quello di Laon, hanno solo M. ed omettono Marcellino (cfr. ibid., I, pp. 14-33). Talvolta gli studiosi operano una scelta tra questi due documenti di base; Mommsen, pur preferendo l'Index, accetta il papato del solo Marcellino, della cui esistenza non si può dubitare, ipotizzando che per corruzione del testo venga riportato sotto il nome di Marcello. Altri, come G.B. de Rossi e L. Duchesne, seguono la distinzione del Catalogo Liberiano e sostengono che i nomi dei due personaggi dovevano essere anche nell'Index, dove quello di Marcellino sarebbe caduto per l'errore di qualche copista. Un'altra importante difficoltà proviene dalla Depositio episcoporum del 336 circa, inserita nel Cronografo del 354, la quale colloca al 15 gennaio la commemorazione di Marcellino ("Marcellini, in Priscillae", in Chronica minora [saec. IV, V, VI, VII], in M.G.H., Auctores antiquissimi, IX, 1, a cura di Th. Mommsen, 1892, p. 70), ma non include nella lista Marcello. Invece il Martyrologium Hieronymianum, in tutta la sua tradizione manoscritta, colloca al 16 gennaio la deposizione di papa M. a Priscilla. Anche altre fonti, come i sacramentari e il Liber pontificalis (I, p. 164), hanno la data del 16 gennaio per la depositio di papa Marcello. Anzi quest'ultimo, sulla base di leggende posteriori e della tradizione romana, precisa che la matrona Lucina avrebbe raccolto il suo corpo e lo avrebbe seppellito il 16 gennaio ("XVII kalendae februarii") nel cimitero di Priscilla. Convinti da queste testimonianze, Duchesne (cfr. La nouvelle édition, pp. 389-92), J.-P. Kirsch e H. Delehaye pensano che nella Depositio episcoporum si sia introdotto un errore di trascrizione, e che quindi si debba posticipare di un giorno, dal 15 gennaio al 16, e correggere "Marcellini" in "Marcelli" in quanto il testo indicherebbe la stessa persona e la stessa commemorazione nel medesimo luogo. E.B. Schaefer analizza le fonti di questa confusione, per cui si dovrebbe concludere che sia la Depositio che il Martyrologium Hieronymianum indichino lo stesso personaggio. V. Saxer invece suggerisce che il Martyrologium Hieronymianum abbia confuso Marcello di Die, morto il 17 gennaio, con M. papa, collocandolo al 16 gennaio, ma questa opinione non è verificabile. Un'ultima obiezione all'esistenza di papa M.: i due papi sono stati sepolti nello stesso cimitero di Priscilla, sulla Salaria; anzi non si potrebbe provare l'esistenza di due tombe distinte (cfr. E.C., VIII, col. 17). Ma questa ultima tesi è smentita dalle fonti antiche, che collocano i due sepolcri in luoghi distinti e ben precisi: Marcellino sottoterra vicino al martire Crescenzione, nel "cubiculum clarum" (così alcuni manoscritti), e M. invece nella basilica superiore di S. Silvestro, secondo la Notitia ecclesiarum, della metà del sec. VII (Codice topografico, p. 77). Questo documento dice che "in spelunca" c'era Crescenzione, ma non nomina Marcellino. Allo stesso periodo risale anche il De locis sanctis martyrum; questo testo, molto conciso e spesso confuso, colloca nella stessa località, con gli altri martiri e santi, M. e Marcellino (Codice topografico, pp. 116 s.). Poiché M. stava nella basilica aperta a tutti e più visibile ebbe maggior culto. Anzi la presenza del corpo nella basilica le dava lustro ed essa veniva designata "ad sanctum Marcellum".
La tradizione sepolcrale, e soprattutto il Catalogo Liberiano, composto solo qualche decennio dopo la morte di M., e papa Damaso, che dedica a M. un epitaffio (del quale si parla più avanti) collocato accanto alla sua tomba nella chiesa di S. Silvestro nel cimitero di Priscilla, non possono essersi inventati un vescovo di Roma in tempi così vicini agli avvenimenti narrati. Anzi Damaso afferma esplicitamente di essersi documentato. Per altro A. Amore, che pur difende l'esistenza dell'episcopato di M., pensa che l'epitaffio non si riferisca al vescovo romano, ma a qualche altro vescovo di altra sede non nominata. Altri, per non accettare la testimonianza damasiana, hanno pensato che l'epitaffio potesse riferirsi a papa Marcellino. Questa opinione non è sostenibile, perché il suo contenuto non si può applicare minimamente a Marcellino, deceduto nel 304, in quanto le lotte sorte per la reintegrazione di quanti avevano ceduto nella persecuzione (lapsi), potevano essersi avute solo dopo la fine della persecuzione e il ritorno della pace esterna, avvenuta dal 306 in poi con l'imperatore Massenzio. La consegna delle Scritture e di oggetti sacri (traditio) era in Occidente considerata normalmente come un'apostasia; il traditor non poteva essere ammesso agli ordini (concilio di Arles del 314, canone 13). Del resto i donatisti, per svalutare la sentenza emessa contro di loro a Roma nel 313, prima avevano accusato papaMilziade, e in un secondo tempo la lista di quelli che a Roma avevano bruciato incenso (turificatio) e consegnato le Scritture (traditio) era diventata ancora più ampia. I donatisti accusavano infatti non solo Marcellino, ma anche i suoi presbiteri M., Milziade e Silvestro, futuri papi (Agostino, De unico baptismo contra Petilianum liber 16, 27 [opera probabilmente scritta nel 410]: qui si nomina esplicitamente anche M.). Nella conferenza diCartagine del 411 i donatisti dissero che Milziade era "tertium episcopum" dopo colui che era stato vescovo a Roma durante la persecuzione, cioè Marcellino; quindi nella lista era incluso anche M. (cfr. Agostino, Breviculus collationis cum Donatistis III, 18, 34). Pertanto non solo Agostino conosceva l'esistenza dei due papi come personaggi distinti, ma anche i donatisti, e proprio questi nella conferenza di Cartagine del 411 produssero verbali i quali mostravano che alcuni chierici romani erano stati traditores (ibid. III, 18, 34-5). Il Liber pontificalis raccoglie l'accusa di apostasia nei confronti di Marcellino, ma non per M., che non solo aveva provveduto alla sepoltura di quello, ma aveva scongiurato Marcellino, secondo il testo di alcuni codici, di non eseguire i comandi dell'imperatore Diocleziano (I, p. CCIX). Questo evidentemente al fine di confutare qualche influsso della posizione donatista.
Perché tanto ritardo nella elezione del successore di papa Marcellino? Si faccia un passo indietro: il Liber pontificalis afferma che, dopo la morte di quest'ultimo, la Sede romana era restata vacante sette anni, tre mesi e venticinque giorni (I, p. 162), a causa della persecuzione dioclezianea. Pertanto secondo tale cronologia il suo successore, papa M., sarebbe stato eletto nel 311. Questo contraddice però quanto lo stesso Liber scrive invece proprio a proposito di papa M.: "fuit autem temporibus Maxenti, a consulatu Maxentio III et Maximo usque post consulatum" (I, p. 164). Questa datazione nella sua prima parte è esatta, ma nella seconda, senza costrutto, è una errata trascrizione del Catalogo Liberiano e pertanto inservibile.
Secondo il Catalogo Liberiano, invece, il successore venne eletto quattro anni dopo: "Marcellus annum unum m. VI d. XX fuit temporibus Maxenti, a cons. [Diocleziano] X et Maximiano [Galerio Massimiano, anno 308] usque post consulatum X et septimum [309]" (Chronica minora, p. 76; cfr. R.S. Bagnall, p. 150). Le date consolari del documento sono una precisazione dell'autore del Catalogo e sono espresse secondo la forma costantiniana e non secondo quella in vigore a Roma nel 308 al tempo di Massenzio. Galerio, per contrastare la crisi di autorità dei tetrarchi, aveva infatti attribuito il consolato nel 308 a Diocleziano, ormai in ritiro, e a se stesso; perciò a Roma, dove regnava Massenzio, l'anno 308 non venne indicato, come altrove nell'Impero romano, con i due nomi dei consoli, ma inizialmente senza alcun nome e dal 20 aprile con quelli di Massenzio e di suo figlio ValerioRomolo: i due nomi vennero ripetuti l'anno successivo (cfr. R.S. Bagnall, p. 150). L'autore del Catalogo, scrivendo a Roma nel 336 circa, normalizza il sistema di datazione o lo rende comprensibile per altri lettori. Nonostante questa datazione precisa, tuttavia l'anno della elezione di M. è molto controverso. Per lo più viene considerato il 307 oppure il 308; H. von Schoenebeck (p. 5) e T.D. Barnes (p. 38) collocano l'elezione al 306, tra novembre e dicembre. Inoltre T.D. Barnes (pp. 38 e 304) pensa che M. sia morto nel 308, tuttavia non esclude la data del 309 o del 310, seguendo E. Schwartz e L. Duchesne. Il 306, come data di elezione di M., è molto probabile (anche il 307), se si ammette, tra le varie ipotesi, che Eusebio, successore di M., sia stato eletto il 18 aprile del 308, come indicato dal Catalogo Liberiano. Poiché le ordinazioni avvenivano di domenica, l'anno adatto per l'elezione di Eusebio è solo il 308, mentre il 18 aprile del 309 fu un lunedì dopo Pasqua, e quello del 310 un martedì. Questo ragionamento è valido se si accetta, come indica il Catalogo Liberiano, come data di ordinazione il 18 aprile ("XIII kalendas Maii"), data per altro non totalmente sicura. Se invece si tiene presente il riferimento ai consoli del 308 e del 309, M. fu vescovo di Roma in questi due anni e morì il 16 gennaio del 309, o meno probabilmente nel 310. Ogni datazione deve comunque supporre che ci sia qualche errore nelle fonti. Quella consolare apparirebbe la più circostanziata, pur con elementi contrastanti, e può costituire il riferimento più affidabile su cui stabilire le altre date.
Vi fu dunque una lunga vacanza episcopale: come sosteneva Mommsen, ma negandogli l'episcopato, M. avrebbe potuto guidare la comunità durante la vacanza della sede. Non sappiamo altro, se non quanto dice Damaso, che dedica a papa M. un epitaffio: "Come guida vera, aveva ammonito i lapsi di piangere i loro crimini; divenne un nemico amarus per i miseri [peccatori]. Per questo sorgono furore, odio, discordia, contestazione, ribellione, uccisione; si distrugge la pace. Per il crimine di uno che aveva rinnegato Cristo in tempo di pace, egli venne esiliato dalla sua patria dalla crudeltà del tiranno. Questi fatti, avendoli verificati, Damaso ha voluto riferire brevemente, perché il popolo possa riconoscere i meriti di Marcello" (Epigrammata Damasiana, a cura di A. Ferrua, In Civitate Vaticana 1942, nr. 40; Inscriptiones latinae christianae veteres, a cura di E. Diehl, I, Berolini 1961², nr. 962, pp. 176-77). Nel penultimo verso Damaso scrive esplicitamente che aveva fatto ricerche ("comperta referre") in proposito; e Damaso sapeva molto della persecuzione romana. In un altro caso riferisce che, da ragazzo, aveva conosciuto e ascoltato chi aveva ucciso il presbitero Marcellino e l'esorcista Pietro (Epigrammata Damasiana, nr. 28), ai quali dedica un epitaffio. L'epitaffio per papa M. è connesso con quello dedicato al suo successore Eusebio, perché l'esilio del papa non aveva risolto la cruenta divisione, che era continuata nell'anno seguente ed oltre. La comunità cristiana di Roma, come anche dell'Africa, viveva ormai in un clima di pace esterna con Massenzio, essendo concluso il periodo della persecuzione. Dopo anni senza un presule la comunità aveva potuto finalmente eleggerne uno, forse il M. presbitero, che aveva raccolto di notte e sepolto il papa Marcellino (Le Liber pontificalis, I, p. 72): questa notizia viene ampliata nella seconda edizione con l'aggiunta che l'azione pietosa fu compiuta insieme con i presbiteri e i diaconi (ibid., p. 162). Ma nasceva la contestazione interna alla comunità, per altro diversa da quella, molto più grave, che si scatenava nella Chiesa africana, dove si poneva il problema della dignità e della innocenza del ministro.
Il 28 ottobre del 306 a Roma Massenzio si proclamò imperatore, mentre l'augusto per l'Occidente era Severo, e Costantino venne riconosciuto da Galerio, il senior Augustus, solo come cesare. Massenzio non seguì la politica religiosa dell'imperatore Severo e soprattutto di Galerio, e sospese la persecuzione (Ottato, Contra Parmenianum Donatistam 1, 18, p. 210; Eusebio, Historia ecclesiastica VIII, 14, 1, a cura di E. Schwartz, Leipzig 1908 [Die Griechischen Christlichen Schriftsteller. Eusebius Werke, II, 2], p. 778; De martyribus Palestinae 13, 12 s., a cura di E. Schwartz, ivi 1908 [Die Griechischen Christlichen Schriftsteller. Eusebius Werke, II, 2], p. 943). In parte era stato preceduto dall'atteggiamento di Costanzo Cloro, padre di Costantino, il quale si era comportato in modo più blando nella persecuzione cruenta attuata dagli altri membri della tetrarchia (cfr. Ottato, Contra Parmenianum Donatistam 1, 22, p. 222). Eusebio arriva a dire che: "Suo figlio [di Massimiano] Massenzio, il quale a Roma si era impossessato del potere, da principio simulò di professare la nostra fede per compiacere e lusingare il popolo romano; e ordinò pertanto ai suoi dipendenti di desistere dal perseguitare i cristiani. Con quella maschera di pietà voleva sembrare benigno e umano rispetto ai suoi predecessori" (Historia ecclesiastica VIII, 14, 1, p. 778). Eusebio di Cesarea, ammiratore di Costantino, si mostra severo nei giudizi verso Massenzio; ma non poteva negare l'opinione diffusa di un suo filocristianesimo, anche se giudicato sospetto e interessato. L'atteggiamento di Massenzio favorevole ai cristiani viene confermato, se l'interpretazione è esatta, dalla emissione al suo tempo di monete che portano l'immagine della croce greca (cfr. D. De Decker, pp. 516 ss.). Tuttavia non si conosce il momento preciso della sospensione della persecuzione da parte di Massenzio, forse il 306.
In ogni caso la comunità romana non aveva ancora il successore di Marcellino, morto il 25 ottobre del 304. Il ritardo di qualche anno nel rimpiazzare il vescovo deceduto non sembra pertanto che si possa addebitare alla situazione politica contraria ai cristiani, che godevano di libertà religiosa e potevano organizzarsi al suo interno. La conseguenza della "grande persecuzione" fu il rilevante numero dei lapsi, che avevano compiuto atti di culto pagano sia per sfuggire alle pene e alla morte sia perché generalmente i magistrati romani cercavano in ogni modo di non farne dei martiri quanto piuttosto di ottenere, con modi blandi, l'apostasia. Una volta finita la persecuzione a Roma e nei territori dipendenti da Massenzio, sorse impellente il problema dei lapsi, che volevano essere reintegrati. Il problema non era solo romano, ma di tutte le comunità, anche se si conoscono meglio le situazioni di Cartagine (lo scisma donatista), di Roma e di Alessandria (lo scisma meliziano).
L'opposizione a M. doveva essere particolarmente consistente, perché in grado di scatenare una feroce ribellione e una guerra fratricida con lotte sanguinose; la comunità romana era divisa in fazioni ("scinditur in partes populus gliscente furore" [Epigrammata Damasiana, nr. 18, v. 3]), come viene detto per la elezione di Eusebio, successore di M.; ma è la stessa divisione, nata qualche tempo prima, che continua per diversi anni. Di frequente una elezione vescovile, anche in tempi normali, dava luogo a contestazioni e a lotte tra i membri di una comunità; non sempre era facile trovare un candidato su cui tutti concordavano. Ora, dopo le sofferenze della persecuzione, gli animi erano più esasperati ed eccitati, quanto avveniva in Africa in quegli stessi anni può fare intuire anche la complessa e delicata situazione romana. "Scinditur in partes populus": da un lato quanti vogliono l'osservanza della disciplina tradizionale e dall'altro quelli che invece aspirano a una pronta reintegrazione nella vita della comunità. Qualcuno, che aveva rinnegato la fede addirittura in tempo di pace, non nominato da Damaso, è l'accusatore di M., probabilmente di fronte alle autorità pubbliche per i disordini. Damaso invece fa il nome di un certo Eraclio, che si opporrà ad Eusebio, successore di Marcello. I "miseri" (ibid., nr. 40, v. 2) non vogliono fare penitenza. Il ricordo era ancora forte al tempo di Damaso, se egli ne parla ben due volte; la sua famiglia era stata testimone della situazione, se non addirittura coinvolta direttamente. Interviene il "tyrannus" Massenzio che per ragioni di ordine pubblico (oppure solo per la pace all'interno della Chiesa?) manda in esilio il vescovo M.; se il suo intervento è per ragioni ecclesiali, esso può considerarsi una intromissione del braccio secolare negli affari disciplinari della Chiesa. Damaso, in questo caso, chiama "tyrannus" Massenzio (ibid., nrr. 18, 40), uso che risale a Costantino, che compie la rescissio actorum del tyrannus, ma non annulla i suoi rescritti (cfr. Codex Theodosianus 15, 14, 3). In ogni caso l'intervento di Massenzio non è un gesto di persecuzione nei riguardi dei cristiani, ma vuole essere un atto di pacificazione pubblica ed ecclesiale. Il Liber pontificalis, che ormai dipende da leggende posteriori, insinua invece il motivo della persecuzione. Costantino farà tanti di questi interventi ecclesiali, e non viene accusato di essere un persecutore. Comunque l'esilio di M. e la sua conseguente morte non riportano la pace nella comunità romana, che continua ad essere divisa anche sotto il suo successore.
Il Liber pontificalis attribuisce a papa M. la costruzione del cimitero di Novella - nome di una matrona romana - sulla Salaria, localizzato di fronte a quello di Priscilla, e nominato anche nei Gesta Liberii (P.L., VIII, col. 1389). Il cimitero di Novella è da identificare forse con il secondo piano della catacomba di Priscilla, accessibile direttamente dal sopratterra; con tale ipotesi si accordano sia la cronologia delle gallerie cimiteriali sia l'impianto ben programmato. Il de Rossi non vi ha trovato nessuna tomba che possa essere anteriore a papa M. (cfr. Le Liber pontificalis, I, p. 165; Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie, XII, Paris 1936, s.v., coll. 1760-61), e quindi deve risalire agli inizi del IV secolo. Inoltre il Liber pontificalis attribuisce a papa M. l'organizzazione della Chiesa romana per rispondere meglio alle esigenze penitenziali e alle conversioni dal paganesimo: suddivide la città in venticinque tituli (circoscrizioni ecclesiali); i loro titolari dovevano avere cura anche dei cimiteri, e pertanto della sepoltura dei defunti. In queste chiese ("quasi diocesis") avvenivano la riconciliazione dei penitenti e l'istruzione prebattesimale di coloro che si convertivano dal paganesimo ("qui convertebantur ex paganis"). Il riferimento alla penitenza è importante, in quanto essa era, come si è visto, il problema scottante del momento.
M., secondo la testimonianza dell'epitaffio di Damaso, muore in esilio, ma non martirizzato; il suo corpo viene riportato a Roma e seppellito nel cimitero di Priscilla, sullavia Salaria, come dice il Martyrologium Hieronymianum: "Romae, via Salaria, in cimiterio Prescillae depos. sci Marcelli papae et conf." (Martyrologium Hieronymianum [...], a cura di G.B. de Rossi-L. Duchesne, in Acta Sanctorum Novembris [...], II, 1, Bruxellis 1894, [9]). Poiché secondo la legge romana non era permessa la traslazione di resti dei defunti, senza permesso dell'autorità (cfr. Plinio, Epistulae 10, 68-69, a cura di L. Lenaz, Milano 1994, pp. 1090-94), se essa è avvenuta prima della vittoria di Costantino a Ponte Milvio, allora è stata autorizzata da Massenzio; non è però da escludere che sia avvenuta al tempo di Silvestro, papa dal 314. Infatti Silvestro fece costruire una basilica sopra la catacomba di Priscilla, e nella basilica furono collocate le ossa di papa M. e più tardi l'epitaffio di Damaso; se fossero state traslate prima sarebbero state collocate sottoterra. Per questo nel VI secolo la catacomba di Priscilla era chiamata "coemeterium Priscillae ad Sanctum Silvestrum". La Notitia ecclesiarum urbis Romae (o Itinerarium di Salisburgo), scritta nella prima della metà del sec. VII, dice che nella chiesa di S. Silvestro, alla destra della tomba di s. Silvestro c'era papa M. accanto alla tomba di papa Celestino (Codice topografico, p. 77); posta vicina alla tomba c'era l'iscrizione di Damaso (cfr. Le Liber pontificalis, I, p. 166). Forse nel corso del sec. IX il suo corpo fu trasferito nella chiesa di S. Marcello in via Lata (via del Corso; per le vicende del suo corpo, cfr. Acta Sanctorum [...], Ianuarii, II, Venetiis 1734, pp. 4 s.). Invece il "titulus Marcelli" risale al IV secolo; infatti "in ecclesia Marcelli" venne ordinato vescovo il presbitero Bonifacio I domenica 29 dicembre 418, secondo la relazione del prefetto di Roma, Simmaco, inviata all'imperatore Onorio (Collectio Avellana, ep. 14, 6, Pragae-Vindobonae-Lipsiae 1885 [Corpus Scriptorum Ecclesiasticorum Latinorum, 35], p. 60; cfr. Le Liber pontificalis, I, p. 228 n. 1). Nel sinodo del 499 sono presenti tre presbiteri del "titulus Marcelli" (M.G.H., Auctores antiquissimi, XII, a cura di Th. Mommsen, 1894, pp. 413 s.). Successivamente, nel corso del VI secolo il Marcello del titulus è stato confuso col papa omonimo, per cui tre presbiteri presenti al sinodo romano del 595 sono del "titulus sancti Marcelli" (M.G.H., Epistolae, I, a cura di P. Ewald-L.M. Hartmann, 1887-91, p. 367). Anche il Sacramentarium Gelasianum, nella versione più antica, parla di una stazione "in natali Sancti Marcelli confessoris", nel giorno 16 gennaio. Questo stesso giorno viene indicato anche dal Martyrologium Hieronymianum e dal Martyrologium Romanum, come pure da altre fonti (Sacramentarium Gregorianum).
Secondo la ricostruzione di Duchesne, nella prima edizione del Liber pontificalis le notizie erano molto scarne e abbastanza precise: contenevano la durata del suo pontificato, le ordinazioni fatte e la sepoltura (cfr. pp. 1, XCIX). Esse furono ampliate nella seconda edizione del VI secolo, e pertanto dipendono da un testo precedente. Questo documento è una Passio di Ciriaco e compagni (Bibliotheca Hagiographica Latina [...], II, Bruxellis 1900-01, nrr. 5234-39; ibid., Novum Supplementum, a cura di H. Fros, ivi 1986, nr. 5234bis; Acta Sanctorum [...], Ianuarii, II, pp. 10 ss.), risalente alla seconda metà del V secolo, la quale, tra l'altro, narra le vicende di papa M., perseguitato dall'imperatore Massimiano, identificato con il fondatore del titolo omonimo. Lucina, una ricca matrona romana e vedova di Marco, fa donazioni alla Chiesa romana; inoltre essa prega il vescovo M. di consacrare la sua casa, che si trovava in via Lata, come chiesa; qui egli celebrava messa. La chiesa viene trasformata dall'imperatore in una stalla per gli animali (catabulum) del cursus publicus pesante e M. viene condannato da Massimiano come schiavo alla cura degli animali della posta imperiale ("ad animalia catabuli publici": Acta Sanctorum [...], Ianuarii, II, p. 9). L'edificio, collocato dalla Passio nel tratto urbano della via Flaminia, corrisponde alla basilica di S. Marcello al Corso. L'identificazione tra il Marcello fondatore del titulus e il pontefice è senz'altro forzata, anche se l'"ecclesia Marcelli" è già menzionata nel 418, quando in essa venne ordinato vescovo il presbitero Bonifacio I. In un'altra redazione della Passio Massimiano condanna M. per avere difeso i cristiani, ma egli viene liberato dai chierici, per cui Massenzio condanna di nuovo M. al catabulum (ibid., p. 11: "cum publica custodia"); il catabulum si trovava precisamente nelle vicinanze della chiesa in questione. Mentre per la Passio la chiesa viene trasformata in stalla, per il Liber pontificalis il catabulum è un edificio diverso dalla chiesa. Inoltre il Liber pontificalis colloca tutta la vicenda di M. negli anni 308-309, e quindi sotto Massenzio, che lo mette al servizio degli animali. Quando muore, la matrona Lucina provvede alla sepoltura (nella Passio insieme con il presbitero Giovanni) nel cimitero di Priscilla in "Via Salaria veteri" il 16 gennaio. Secondo tutte queste tradizioni M. resta sempre a Roma, senza essere inviato in esilio, come dice invece l'epitaffio damasiano. Le notizie sono riassunte nel Martyrologium Romanum con queste parole: "Romae via Salaria natalis sancti Marcelli papae et martyris, qui ob catholicae fidei confessionem iubente Maxentio tyranno, primo fustibus caesus, deinde ad servitium animalium cum custodia publica deputatus, ibidem serviendo amictu indutus cilicino defunctus est" (Martyrologium Romanum [...], p. 23). Il personaggio di Lucina è conosciuto anche da altre fonti martirologiche romane; nel 366 Damaso venne eletto nel "titulus in Lucinae", titolo menzionato anche da un testo contemporaneo, il Libellus precum di Faustino e Marcellino. La tradizione apocrifa attribuisce a M. anche due lettere (Regesta Pontificum Romanorum, a cura di Ph. Jaffé-G. Watten-bach-S. Loewenfeld-F. Kaltenbrunner-P. Ewald, I, Lipsiae 1885, nrr. 160-62; P.L., VI, coll. 1091-100); la prima, diretta ai vescovi antiocheni, ribadisce, come molti altri testi successivi, che i "negotia ecclesiastica maiora" devono essere trattati dalla Sede apostolica. La seconda è diretta all'imperatore Massenzio per ammonirlo a non perseguitare i cristiani: in questo testo è stato interpolato un brano che riguarda il sinodo dei vescovi. Va notato che le due lettere sono datate con precisa indicazione consolare al 309 e sembrano pertanto tener conto della datazione del Catalogo Liberiano.
La memoria liturgica di M. viene celebrata il 16 gennaio, anche se dal 1971 non è più indicata nel Calendarium Romanum.FONTI E BIBLIOGRAFia

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