mercredi 30 janvier 2013

Sainte MARTINE de ROME, vierge et martyre

Sainte Martine

Vierge et Martyre

(† 226)

Sainte Martine naquit à Rome de parents illustres. Son père avait été trois fois consul et s'était distingué par une foi vive et une charité ardente. Après sa mort, Martine vendit ses biens et consacra l'argent à des oeuvres de miséricorde. L'empereur Alexandre régnait et persécutait les chrétiens. Des gens occupés à rechercher les serviteurs de Jésus-Christ trouvèrent sainte Martine en prières dans une église et l'arrêtèrent. Comme elle ne fit aucune difficulté de les suivre, ils crurent avoir fait une conquête; mais, conduite à l'empereur, elle refusa de sacrifier aux idoles; celui-ci ne l'en fit pas moins conduire au temple d'Apollon. En y entrant, Martine, s'armant du signe de la Croix, pria Jésus-Christ, et à l'instant il se fit un effroyable tremblement de terre qui renversa une partie du temple et brisa l'idole. L'empereur, irrité, commanda qu'on frappât la vierge à coups de poings et qu'on l'écorchât avec des ongles de fer; Martine souffrit avec une telle patience, que les bourreaux, lassés, furent remplacés par d'autres qu'une lumière divine renversa et convertit.

Conduite de nouveau devant l'empereur, Martine refusa pour la seconde fois de sacrifier aux idoles; Alexandre la fit attacher à quatre pieux et fouetter si cruellement et si longtemps que les bourreaux s'arrêtèrent de fatigue. Martine fut reconduite en prison, et on versa dans ses plaies de l'huile bouillante; mais des Anges vinrent la fortifier et la consoler. Le lendemain, la vierge fut conduite au temple de Diane que le démon quitta aussitôt avec des hurlements horribles, en même temps la foudre renversait et brûlait une partie du temple avec ses prêtres. L'empereur, effrayé, laissa Martine aux mains du président Justin qui la fit si cruellement déchirer avec des peignes de fer, qu'il la crut morte; mais s'apercevant qu'il se trompait: "Martine, lui dit-il, ne veux-tu pas sacrifier aux dieux et te préserver des supplices qui te sont préparés? – J'ai mon Seigneur Jésus-Christ qui me fortifie, et je ne sacrifierai pas à vos démons." Le président, furieux, commanda de la reconduire en prison.

L'empereur, informé de ce qui s'était passé, ordonna que Martine fût menée dans l'amphithéâtre afin d'y être exposée aux bêtes; mais un lion, qu'on lâcha pour la dévorer, vint se coucher à ses pieds et lécha ses plaies; mais comme on le ramenait à son antre, il se jeta sur un conseiller d'Alexandre et le dévora. Ramenée en sa prison, Martine fut encore une fois conduite au temple de Diane, et comme elle refusait toujours de sacrifier, on déchira de nouveau son pauvre corps dont on voyait tous les os. "Martine, lui dit un des bourreaux, reconnais Diane pour déesse, et tu seras délivrée. – Je suis chrétienne et je confesse Jésus-Christ." Sur ces paroles, on la jeta dans un grand feu préparé à l'avance, mais le vent et la pluie, qui survinrent à l'instant, dispersèrent le bûcher et brûlèrent les spectateurs. On retint la Sainte trois jours durant dans le temple, après toutefois qu'on lui eût fait couper les cheveux. L'empereur la croyait magicienne et s'imaginait que sa force résidait dans sa chevelure. Elle fut tout ce temps sans rien prendre, chantant continuellement les louanges de Dieu. Ne sachant plus que faire, Alexandre lui fit couper la tête. Le corps de Martine demeura plusieurs jours exposé sur la place publique, défendu par deux aigles qui restèrent jusqu'au moment où un nommé Ritorius put lui donner une honorable sépulture.

P. Giry, Vie des Saints, p. 62-64



Sainte Martine, vierge Romaine, fille d’un consulaire et issue d’une race illustre, fut, dès ses plus jeunes années, privée de ses parents. Animée de l’ardeur de la piété chrétienne, elle distribua aux pauvres ses abondantes richesses avec une admirable libéralité.

Sous l’empire d’Alexandre-Sévère, on voulut la forcer à sacrifier à de vaines divinités, et elle repoussa avec une souveraine liberté ce crime horrible. Ayant, en conséquence, été à plusieurs reprises frappée de verges, déchirée par des ongles de fer, labourée par des débris de vases, percée dans ses membres par des glaives acérés, enduite de graisse bouillante, elle est enfin condamnée aux bêtes de l’amphithéâtre. Elle leur échappe saine et sauve par la permission de Dieu, et, jetée dans un bûcher enflammé, elle est préservée par un miracle semblable.

Le Bréviaire romain indique dans la Légende (« ce qui doit être lu ») de sainte Martine dans l’Office des Matines :

« Plusieurs de ses bourreaux, stupéfaits de ces merveilles et touchés de la grâce de Dieu, embrassent la Foi du Christ et obtiennent la glorieuse palme du martyre, après avoir été torturés et avoir eu la tête tranchée.

« À ses prières, des tremblements de terre qui s’élèvent, des pierres qui tombent du ciel, ruinent les temples des démons et consument leurs simulacres ; et, en même temps, de ses blessures il sort du lait mêlé avec le sang, et une splendeur éblouissante ainsi qu’un parfum des plus suaves s’échappent de son corps ; puis elle apparaît placée sur un trône royal, chantant les louanges de Dieu avec les habitants du Ciel.

« Le juge, profondément ému de ces prodiges, et plus encore de la constance de cette Vierge, ordonne qu’on lui tranche la tête. À sa mort, une voix se fit entendre du Ciel qui l’appelait aux parvis d’en-Haut ; la Ville entière en tremble, et beaucoup d’adorateurs des idoles se convertissent à la Foi du Christ.

« Le corps sacré de sainte Martine, martyrisé sous le pontificat de saint Urbain Ier, retrouvé sous Urbain VIII dans une très vieille église à elle dédiée, près de la prison Mamertine, au pied de la colline du Capitole, ainsi que ceux des saints martyrs Concordius, Épiphane et leurs Compagnons, fut replacé dans le même lieu, réparé et plus convenablement orné, au milieu d’un immense concours de peuple, à la joie de la Ville entière et avec une pompe solennelle ».

Sainte Martine mourut martyre l’an 226, saint Urbain Ier étant pape et Alexandre-Sévère empereur romain.




Sainte Martine, vierge et martyre

La Légende fait d’elle la fille de parents illustres à Rome. Son père avait été trois fois consul et s’était distingué par une foi vive et une charité ardente. Après sa mort, Martine vendit ses biens et consacra l´argent à des oeuvres de miséricorde. Dénoncée comme chrétienne, elle subit mille tourments sans cesser de confesser sa foi au Christ et gagna la palme du martyre à Rome, en 226.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/01/30/2165/-/sainte-martine-vierge-et-martyre

El Greco. La Vierge Marie et l'Enfant Jésus avec sainte Martine et sainte Agnès

1597-1599, 193, 5 X 103, Washington, National Gallery of Art

Fête titulaire de la basilique de Ste Martine, érigée par le pape Donus (676-678). Ses restes furent découverts en la basilique en 1634. La fête fut instituée l’année suivante, 1635.

Leçons des Matines avant 1960

Quatrième leçon. Martine, vierge romaine, fille d’un consulaire, était de race illustre. Privée de ses parents dès ses plus tendres années, et embrasée de l’ardeur de la piété chrétienne, elle distribua aux pauvres, avec une admirable libéralité, les richesses qu’elle possédait en abondance. Sous l’empire d’Alexandre, comme on lui ordonnait d’adorer les faux dieux, elle repoussa avec une grande liberté la proposition de ce crime énorme. C’est pourquoi elle fut frappée de verges à diverses reprises, déchirée avec des crochets, des ongles de fer et des têts de port cassés ; on lui lacéra tous les membres avec des glaives très aigus, on l’arrosa de graisse bouillante, enfin on la condamna aux bêtes de l’amphithéâtre ; mais, par un effet de la puissance divine, elle échappa sans blessure à ce nouveau danger, et, jetée sur un bûcher ardent, elle en sortit saine et sauve par un prodige semblable au premier.

Cinquième leçon. Quelques-uns de ses bourreaux, frappés de la nouveauté de ce miracle et sollicités par la grâce de Dieu, embrassèrent la foi de Jésus-Christ ; après plusieurs tourments, ils eurent la tête tranchée et remportèrent ainsi la palme glorieuse du martyre. Aux prières de la Sainte, des tremblements de terre se produisirent, des feux tombèrent du ciel avec un bruit de tonnerre, renversèrent les temples des faux dieux et consumèrent leurs statues. Il coulait des blessures de Martine du lait avec du sang, et une clarté très brillante ainsi qu’une très suave odeur émanaient de son corps ; parfois elle paraissait élevée sur un trône royal, chantant les louanges de Dieu avec les habitants du ciel.

Sixième leçon. Exaspéré par ces prodiges et surtout par la constance de la vierge, le juge ordonna de lui trancher la tête. Dès que Martine eut reçu le coup de la mort, l’on entendit une voix du ciel qui l’appelait au séjour des bienheureux ; toute la ville trembla fortement, et beaucoup d’adorateurs des idoles se convertirent à la foi chrétienne. Le corps sacré de Martine, martyrisée pendant que saint Urbain 1er siégeait à Rome, fut trouvé sous le pontificat d’Urbain VIII avec les corps des saints Martyrs Concorde, Épiphane et leurs conpagnons, dans une antique église, près de la prison Mamertine, sur le penchant du mont Capitolin. Cette église ayant été reconstruite sur un meilleur plan et très bien ornée, on y replaça le corps ; de la Sainte, avec une pompe solennelle, en présence d’un grand concours de peuple et à la joie de la Ville entière.

A Laudes

Hymnus

Tu natále solum prótege, tu bonæ

Da pacis réquiem Christíadum plagis ;

Armórum strépitus, et fera prælia

In fines age Thrácios.

Et regum sócians ágmina sub crucis

Vexíllo, Sólymas néxibus éxime,

Vindéxque innócui sánguinis hósticum

Robur fúnditus érue.

Tu nostrum cólumen, tu decus ínclytum,

Nostrárum obséquium réspice méntium ;

Romæ vota libens éxcipe, quæ pio

Te ritu canit, et colit.

Hymne. (Urbain VIII)

Protège le sol qui t’a vue naître, donne au pays des Chrétiens le repos d’une paix utile, repousse jusqu’aux confins de la Thrace le bruit des armes et les cruels combats.

Rassemble tous les rois avec leurs bataillons sous l’étendard de la croix, délivre Jérusalem de la captivité, et, vengeant un sang innocent, renverse jusque dans ses fondements la force de l’ennemi.

O toi, notre appui, toi, notre gloire éclatante, agrée l’hommage de nos cœurs : reçois les vœux de Rome, qui te chante avec piété et t’honore avec joie.

Éloignez de nous les joies dangereuses, ô Dieu, dont la droite soutient les Martyrs ; vous qui êtes Un et Trois, donnez à vos serviteurs la lumière par laquelle vous faites, dans votre clémence, le bonheur des âmes.

Amen.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Une troisième Vierge romaine, le front ceint de la couronne du martyre, vient partager les honneurs d’Agnès et d’Émérentienne, et offrir sa palme à l’Agneau. C’est Martine, dont le nom rappelle le dieu païen qui présidait aux combats, et dont le corps glorieux repose au pied du mont Capitolin, dans un ancien temple de Mars, devenu aujourd’hui la somptueuse Église de Sainte-Martine. Le désir de se rendre digne de l’Époux divin que son cœur avait choisi, Fa rendue forte contre les tourments et la mort, et sa blanche robe a été aussi lavée dans son sang. L’Emmanuel est le Dieu fort, puissant dans les combats [1] ; mais comme le faux dieu Mars, il n’a pas besoin de fer pour vaincre. La douceur, la patience, l’innocence d’une vierge lui suffisent pour terrasser ses ennemis ; et Martine a vaincu d’une victoire plus durable que les plus grands capitaines de Rome.

Cette illustre Vierge, l’une des patronnes de Rome, a eu l’honneur d’être chantée par un Pape. Urbain VIII est l’auteur des Hymnes du bréviaire.

C’est par ces chants, ô Vierge magnanime, que Rome chrétienne continue de remettre entre vos mains le soin de sa défense. Elle est captive ; si vous la protégez, elle reprendra possession d’elle-même et reposera dans la sécurité. Écoutez ses prières, et repoussez loin de la ville sainte les ennemis qui l’oppriment. Mais souvenez-vous qu’elle n’a pas seulement à craindre les bataillons qui lancent la foudre et renversent les remparts ; même dans la paix, des attaques ténébreuses n’ont jamais cessé d’être dirigées contre sa liberté. Déjouez, ô Martine, ces plans perfides ; et souvenez-vous que vous fûtes la fille de l’Église romaine, avant d’en être la protectrice. Détruisez de plus en plus la puissance du Croissant ; affranchissez Jérusalem, amenez l’Europe à sentir enfin ses entrailles émues pour les Églises de Syrie.

Demandez pour nous à l’Agneau votre Époux la force nécessaire pour enlever de notre cœur les idoles auxquelles il pourrait encore être tenté de sacrifier. Dans les attaques que les ennemis de notre salut dirigent contre nous, prêtez-nous l’appui de votre bras. Il a ébranlé les idoles au sein même de Rome païenne ; il ne sera pas moins puissant contre le monde qui cherche à nous envahir. Pour prix de vos victoires, vous brillez auprès du berceau de notre Rédempteur ; si, comme vous, nous savons combattre et vaincre, ce Dieu fort daignera nous accueillir aussi. Il est venu pour soumettre nos ennemis ; mais il exige que nous prenions part à la lutte. Fortifiez-nous, ô Martine, afin que nous ne reculions jamais, et que notre confiance en Dieu soit toujours accompagnée de la défiance de nous-mêmes.

[1] Psalm. XXIII, 8.

Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Bien qu’Urbain VIII, par la restauration de la basilique de Sainte-Martine près du Carcer Mamertini au Forum romain, et par la composition classique d’hymnes propres pour l’office de sa fête, ait cherché à rendre populaire la mémoire de cette martyre, elle est cependant presque complètement ignorée de l’antique hagiographie romaine. Son culte date à Rome du temps du pape Donus qui, entre 676 et 678, la fit représenter dans la mosaïque absidale de sa basilique entre les images du pape Honorius Ier et la sienne propre.

Le Laterculus de Berne du Hiéronymien mentionne cette sainte le Ier janvier : Romae... et Martini martyris. Il s’agit toutefois d’une sainte quelque peu étrangère à la Ville éternelle, et dont on ignore à la fois l’origine et l’histoire.

Un Oratorium sanctae Martinae est mentionné par Jean Diacre dans la vie de saint Grégoire [2], mais il se trouvait sur la voie d’Ostie, dans le fundus Barbilianus.

Cette localisation peut toutefois nous mettre en mesure de retrouver la patrie de Martine. De fait, dans ses actes, on parle de compagnons de son martyre, qui seraient morts le 15 novembre, et dans le récit de la découverte des corps de sainte Martine et de ses compagnons martyrs, Concorde et Épiphane, au temps d’Urbain VIII, l’on remarque que ceux-ci provenaient originairement d’une localité sur la voie d’Ostie [3]. Or, il est frappant que précisément sur la même voie, dans le fundus Barbilianus, il existait au ixe siècle un oratoire en l’honneur de sainte Martine, desservi par des moines. Il s’agit peut-être d’un groupe de martyrs du faubourg Ostien, transportés à Rome du temps d’Honorius Ier ? Nous considérons cette hypothèse comme probable.

Les deux salles dédiées à saint Adrien et à cette sainte Martine étaient contiguës et ne formaient qu’un seul monument. L’une était la grande salle du Sénat romain et l’autre une salle (le secretarium), annexe de la Curie, dont elle était séparée seulement par un court portique.

La messe est celle du Commun des vierges martyres, comme pour la fête de sainte Barbe, le 4 décembre.

[2] IV, 93 (P.L., LXXV, col. 237).

[3] Act. SS. Jan., I, p. 18.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Vous êtes les concitoyens des saints et les familiers de Dieu.

Sainte Martine. — jour de mort : 1er janvier, vers 226. Tombeau : Sous le règne d’Urbain VIII, ses reliques furent découvertes et déposées dans l’église Sainte-Martine sur le forum, à Rome. Image : On la représente avec les instruments de son supplice : l’épée et les tenailles. Sa vie : Martine, vierge romaine, dont le père était consulaire, perdit de bonne heure ses parents. Par amour pour le Christ, elle distribua ses biens aux pauvres. Sous l’empereur Alexandre Sévère, elle reçut l’ordre d’adorer les dieux. Elle repoussa avec horreur un pareil sacrilège. C’est pourquoi elle fut battue de verges, déchirée avec des tenailles et, après beaucoup d’autres tortures, elle fut décapitée par l’épée. Elle mourut, sous le pape Urbain l, vers 226.

La messe (Loquebar). — La messe unit le thème de l’Épouse avec celui du martyre. A l’Introït, nous voyons la sainte se tenir, sans crainte, devant son juge et de plus l’entrée du prêtre nous rappelle la « démarche ») immaculée de la vierge sainte. Il est émouvant d’entendre, dans la Leçon, les actions de grâces de la sainte pour le secours du Christ, du « Roi », au milieu des « rugissements des lions » et de la « flamme oppressante ». Dans les deux chants qui suivent, nous voyons le cortège nuptial du Christ et de son Épouse l’Église, qui, dans cette sainte, est si semblable à l’Époux divin. L’Évangile des vierges sages qui, dans la nuit, attendent, avec des lampes allumées à la main, l’Époux qui va venir, s’applique à l’Église, à sainte Martine et à nous aussi. Comme cette parabole s’est merveilleusement accomplie dans la mort de la sainte martyre ! Au Saint-Sacrifice, elle se réalise. C’est pourquoi, à l’Offertoire, nous nous avançons comme des vierges sages vers l’autel, avec les lampes allumées de l’amour de Dieu et de notre union au Sacrifice : les vierges sont offertes au Roi (qui a son trône sur l’autel) « offerentur » (Off.). A la Communion, nous comprenons une fois de plus que c’est l’Eucharistie qui donne la force de souffrir.

La lumière dans la liturgie. — « Toutes les vierges se levèrent et allumèrent leur lampe. » Cette belle parabole de la lumière peut nous servir de préparation à la fête imminente de la Chandeleur. Il importe de nous demander quelle est la signification de la lumière dans la liturgie. La lumière est le symbole de Dieu et de la vie divine, alors que, par contre, les ténèbres sont le symbole du démon et de ses œuvres (le péché). Toute l’année liturgique est un grand symbole de lumière.

Le cycle d’hiver ou de la nuit exprime nos efforts pour sortir de la nuit et tendre vers la lumière. Le cycle d’été ou du jour représente la victoire de la lumière, du Christ, sur les ténèbres.

Le jour liturgique lui aussi est tout pénétré des pensées de lumière. De même, dans les offices liturgiques, on se sert fréquemment de la lumière comme symbole. Le sens symbolique se résume toujours ainsi : le Christ et la vie divine qui procède de lui. C’est pourquoi on se sert de la lumière partout où le Christ paraît. C’est pourquoi il est prescrit d’avoir des cierges allumés pour célébrer la messe ; c’est pourquoi brûle toujours, devant le Saint-Sacrement, la lampe du sanctuaire ; c’est pourquoi, aussi, on porte des cierges pendant le chant de l’Évangile ; c’est pourquoi on allume des cierges au moment de la Consécration ; c’est pourquoi enfin, à Pâques, on bénit et on allume solennellement le cierge pascal. Mais il convient aussi que le chrétien ait à la main un cierge allumé, car il possède la vie divine : il le reçoit solennellement des mains de l’Église au moment de son Baptême ; il le porte le jour de sa première communion ; chez lui, il l’allume dans les périls et le besoin ; enfin, au moment de sa mort, il le reçoit dans sa main tremblante, pour s’en aller dans la nuit du trépas au-devant de l’Époux. Au jour de la Chandeleur, nous recevons de nouveau, de la main du prêtre, un cierge bénit. L’Église nous exhorte, par là, à rester toute l’année des fils de lumière et à passer à travers le monde, en portant le Christ en nous.

SOURCE : http://www.introibo.fr/30-01-Ste-Martine-vierge-et#nh1


Pietro da Cortona, Sainte Martine rtefusant d’adorer les idoles, 

St. Martina

Roman virgin, martyred in 226, according to some authorities, more probably in 228, under the pontificate of Pope Urban I, according to others. The daughter of an ex-consul and left an orphan at an early age, she so openly testified to her Christian faith that she could not escape the persecutions under Alexander Severus. Arrested and commanded to return to idolatry, she courageously refused, whereupon she was subjected to various tortures and was finally beheaded. The accounts of her martyrdom which we possess belong to a late period and as usual contain many amplifications which have not, as Baronius has already observed, any historical value. The relics of St. Martina were discovered on 25 Oct., 1634, in a crypt of an ancient church situated near Mamertine prison and dedicated to the saint. Urban VIII, who occupied the Holy See at that time, had the church repaired and, it would seem, composed the hymns which are sung at the office of the noble martyr, 30 January.
Sources

Acta SS. Bolland. (1643), January, I, II; BARONIUS, Ann. (1589), 228, I; SURIUS, De vit. SS. (1618), I, 9-10; VINCENT OF BEAUVAIS, Spec. Hist. (1473), XII, 27-29; MOMBRITIUS, Sanctuarium (Milan, 1749), II, CXXV-XL; Ragguaglio della vita di S. Martina vergine e martire (Rome 1801).


Clugnet, Léon. "St. Martina." The Catholic Encyclopedia. Vol. 9. New York: Robert Appleton Company, 1910. 30 Jan. 2016<http://www.newadvent.org/cathen/09730a.htm>.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/09730a.htm

Martina of Rome VM (RM)

(also known as Prisca, Tatiana)


Died 228; feast day was formerly January 20; Martina was removed from the general Roman Calendar in 1969, but not from local ones. In 1634, Pope Urban VIII decided to rebuild an ancient church in honor of Saint Martina that stood under the Capitoline Hill in Rome, overlooking the Forum. The workmen discovered a Christian tomb containing the bones of a Roman lady and her two brothers. These were believed to be the remains of Saints Martina, Concordius, and Epiphanius. Bernini created a magnificent bronze shrine for these relics and today, in the church of Santi Luca e Martino, Rome, lamps burn continually around the shrine. In 1558, Pope Sixtus V added Saint Luke the Evangelist as co-titular of the church, when he gave it and the neighboring building to the Accademia di San Luca.


Although we know little about her, she remains one of the patron saints of the city of Rome itself. Her fabulous acta, which can be traced to the 7th century, closely resemble those of Saints Prisca and Tatiana--they may all be the same person. According to this story, the virgin Martina, born of an illustrious family, was orphaned at an early age. She is said to have been a Roman martyr under Alexander Severus (222-235 AD). It is said that at her martyrdom, milk flowed from her body rather than blood. There is no evidence for an early cultus of a Tatiana or Martina in Rome, and Prisca is difficult to identify (Attwater, Attwater2, Benedictines, Bentley, Coulson, Sheppard).


Saint Martina is pictured as a maiden with a lion. She may be shown beheaded by a sword or martyred with a two-pronged hook, receiving the palm and lily from the Virgin and Child (Roeder).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0130.shtml#savi

January 30

St. Martina, Virgin and Martyr

SHE was a noble Roman virgin, who glorified God, suffering many torments and a cruel death for his faith in the capital city of the world, in the third century. There stood a chapel consecrated to her memory in Rome, which was frequented with great devotion in the time of St. Gregory the Great. Her relics were discovered in a vault, in the ruins of her old church, and translated with great pomp in the year 1634, under Pope Urban VIII. who built a new church in her honour, and composed himself the hymns used in her office in the Roman Breviary. The city of Rome ranks her among its particular patrons. She is mentioned in the Martyrologies of Ado, Usuard, &c. The history of the discovery of her relics was published by Honoratus of Viterbo, an Oratorian. See Bollandus.

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume I: January. The Lives of the Saints.  1866.


SOURCE : http://www.bartleby.com/210/1/302.html

Saint Martina of Rome

Memorial
Profile

Wealthy daughter of a Christian Roman consul. On her parent’s death, she gave away her riches to the poor and devoted herself to prayer. Tortured and martyred in the persecutions of Alexander Severus for refusing to sacrifice to pagan gods. A basilica is dedicated to her at the Roman forum.
In the time after her death there were a series of biographies and descriptions of her martyrdom written, each more extravagant that the last, and none with historical value. Assorted miracles were ascribed to her, and her story was blended with those of other early martyrs, especially Saint Prisca and Saint Tatiana of Rome. One of the writers claimed that when she was beheaded, her body bled milk, a tale that led to her patronage of nursing mothers.

Died
Canonized
Patronage
Representation

SOURCE : http://catholicsaints.info/saint-martina/