Saint Euthyme le Grand
Anachorète dans le désert
de Juda (+ 473)
Il est le père et le
fondateur du grand mouvement monastique qui allait remplir le désert de
Palestine. Originaire de la Petite-Arménie, il reçut son éducation auprès de
l'évêque de sa ville. Grandes étaient son humilité et sa douceur. Ermite sur
les bords de la mer Morte, il fut reconnu par les bergers . Malgré les habitants
qui venaient l'entendre, il sut préserver sa solitude et fonda une «laure» où
se retrouvaient beaucoup de ses disciples, dont l'un des plus célèbres est
saint Sabas. A la veille de sa mort, il leur résumait ainsi sa spiritualité:
"Gardez toujours comme principe et comme fin de toute activité, la charité
sincère qui est le lien de toute perfection. Toute vertu se fortifie par la
charité et l'humilité, mais la charité l'emporte avec l'aide de l'expérience,
du temps et de la grâce. C'est par charité que le Verbe de Dieu s'est humilié
en se faisant pareil à nous."
En Palestine, l’an 473,
saint Euthyme, abbé. Arménien d’origine et consacré à Dieu depuis l’enfance, il
gagna Jérusalem et, après soixante-sept ans passés dans la solitude, robuste et
alerte jusqu’à la fin de sa vie, il mourut célèbre par son humilité, sa charité
et son observance de la règle monastique.
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/468/Saint-Euthyme-le-Grand.html
Saint Euthyme le Grand
Saint Euthyme est le père
et le fondateur du grand mouvement monastique qui allait remplir le désert de
Palestine.
Originaire de Mélitène en
Petite-Arménie (l’actuelle Malatya en Turquie orientale, possession
romaine depuis 75 avant J.C., à ne pas confondre avec la Petite Arménie
médiévale de Cilicie), il reçut son éducation auprès de l'évêque de sa ville.
Grandes étaient son
humilité et sa douceur. Ermite sur les bords de la mer Morte, il fut reconnu
par les bergers. Malgré les habitants qui venaient l'entendre, il sut préserver
sa solitude et fonda une «laure» où se retrouvaient beaucoup de ses disciples,
dont l'un des plus célèbres est saint Sabas (+531).
A la veille de sa mort,
il dit à ses disciples: “Si je trouve grâce devant Dieu, la première chose
que je lui demanderai sera que son Saint-Esprit demeure toujours avec vous et
avec tous ceux qui vous succèderont”.
Saint Euthyme leur
résumait ainsi sa spiritualité: "Gardez toujours comme principe et
comme fin de toute activité, la charité sincère qui est le lien de toute
perfection. Toute vertu se fortifie par la charité et l'humilité, mais la
charité l'emporte avec l'aide de l'expérience, du temps et de la grâce. C'est
par charité que le Verbe de Dieu s'est humilié en se faisant pareil à nous."
Il mourut le 20 janvier
473, étant âgé d’environ 94 ans dont 68 dans la solitude monastique.
Que sa prière soit avec
nous.
SOURCE : https://levangileauquotidien.org/MAF/display-saint/a416912e-9d16-42b5-86c4-446ba868930e
Saint Euthyme le Grand
Charité sincère
À Mélitène, en Petite-Arménie,
l’évêque Otreios prend en charge Euthyme (377-473) dès sa plus tendre enfance.
En effet, sa mère, veuve et diaconesse, le lui confie à l’âge de 3 ans. Prêtre
à 19 ans, il reçoit la charge des moines. Vers 305, il se rend à Jérusalem et
entre dans la laure de Pharan, fondée par saint Chariton. Au bout de quelques
années, il se retire dans une grotte du désert de Juda, mais le nombre de ses
disciples augmentant – parmi eux, on compte saint Sabas –, il fonde sa propre
laure dont le rayonnement atteint l’ensemble du monachisme palestinien. Sa
charité évangélise ceux qui le rencontrent, même les nomades qui traversent le
désert. Avec d’autres, il s’engage dans le combat contre l’hérésie monophysite,
et ramène à l’orthodoxie chalcédonienne les patriarches de Jérusalem, ainsi que
l’impératrice Eudoxie.
« Que tout chez vous
se passe dans l’amour », exhorte l’Apôtre Paul, et Euthyme, à la veille de
sa mort, a résumé ainsi sa spiritualité : « Gardez comme principe et
comme fin de toute activité la charité sincère qui est le lien de toute
perfection. »
Temps de silence
À la prière de saint
Euthyme le Grand, demandons au Seigneur la grâce de vivre la charité, en nous
conformant au Prince de la paix ressuscité qui nous « laisse la
paix ».
Ce mois-ci, à l’écoute
d’Alix Le Clerc
Courons donc après lui
comme le cerf altéré qui désire les fontaines d’eau fraîche ; mais allons
doucement de peur de trébucher.
SOURCE : https://francais.magnificat.net/magnificat_content/saint-euthyme-le-grand/
Saint Euthyme le Grand
Fête le 20 janvier
Abbé des monastères de
Palestine
Naissance miraculeuse de
saint Euthyme
L’empereur Julien
l’Apostat venait de rendre son âme au diable en s’écriant : Galiléen, tu
as vaincu ! Valens, son successeur, s’étant fait baptiser par les Ariens
reprenait sous une autre forme la persécution contre les catholiques. Les
évêques étaient envoyés en exil ou mis à mort, les religieux chassés de leurs
monastères et soumis aux plus cruels traitements. Les barbares étaient sur
toutes les frontières de l’empire, prêts à l’envahir ; saint Jérôme dans
sa douleur s’écriait : Le monde romain s’écroule !
Ce fut dans ces temps de
désolation (377) que saint Euthyme vint au monde. Sa naissance fut miraculeuse.
Son père Paul et sa mère Denyse étaient comptés parmi les citoyens les plus
nobles de la ville de Mélitène, en Arménie. Chrétiens fervents, leur vie était
partagée entre la prière et l’aumône. Une chose cependant venait troubler leur
bonheur, ils n’avaient point d’enfants. Les prières ferventes qu’ils
adressaient à Dieu semblant demeurer stériles, ils s’adressèrent au martyr
saint Polyeucte, pour obtenir par son intercession ce que les prières seules ne
pouvaient point obtenir. Une nuit qu’il était en prière dans une église dédiée
à ce saint martyr, ils entendirent une voix qui leur disait :
- Prenez courage, Dieu va
vous donner un fils, vous l’appellerez Euthyme, sa vie sera sans reproche et sa
naissance sera un gage de la paix que le Seigneur veut rendre à son Eglise.
La prédication ne fut
point vaine. Denyse mit au monde un fils. Elle le nomma Euthyme, et cinq mois
seulement après la naissance de cet enfant béni, l’empereur Valens fut brûlé
par les barbares près de la ville d’Andrinople, et sa vie mit fin à la persécution.
Agé de trois ans
seulement, Euthyme perdit son père. Son oncle maternel, appelé Eudoxe, se
chargea de son éducation, et le présenta à l’évêque de Mélitène, Otrée, pour
qu’il le reçût au nombre de ses clercs. Comme Eudoxe avait placé l’enfant aux
pieds de l’évêque, celui-ci dans une vue prophétique de l’avenir s’écria :
- Vraiment, l’Esprit de
Dieu reposera sur cet enfant. Puis il le baptisa et le mit au nombre des
lecteurs.
Lorsqu’il eut l’âge
d’étudier, l’évêque le confia à deux maîtres habiles et saints pour le former
aux sciences et à la pratique de toutes les vertus. Euthyme s’adonna avec tant
d’ardeur à l’étude, que les progrès qu’il fit devinrent un sujet d’admiration
pour tous ceux qui en entendaient parler. Les divines écritures surtout étaient
l’objet continuel de ses méditations. Il les lisait nuit et jour et apprenait
de mémoire les passages qui avaient touché son cœur. Il voulait imiter les
saints dont on lui faisait lire la vie , non seulement dans leur science, mais
encore dans la pratique de leurs vertus et de leurs austérités. Il ne mangeait
jamais rien de superflu ; il assistait aux offices divins avec un tel
recueillement, qu’on l’aurait pris pour un ange. Toujours occupé il savait
cependant trouver du temps pour s’entretenir avec Dieu dans la prière. Il
sortait toujours de l’oraison avec de nouvelles lumières pour l’étude et de
nouvelles forces pour se maintenir et faire des progrès dans la pratique de
toutes les vertus.
Il est ordonné prêtre.
Son amour pour la
solitude et le silence.
Lorsqu’il eut terminé ses
études, il fut ordonné prêtre. Sa science prodigieuse et son incomparable
sainteté le firent choisirent pour diriger les nombreux monastères situés dans
la ville de Mélitène. Euthyme accepta par obéissance la lourde charge qu’on lui
imposait. A l’âge de vingt-neuf ans, croyant que la sollicitude de tant de
monastères l’empêchait de songer à son âme, il quitta secrètement la ville, et
se mit en route pour la Palestine afin d’y visiter les lieux témoins de la
passion de notre divin Sauveur.
Après avoir accompli son
pèlerinage, il alla visiter les monastères voisins de Jérusalem appelés laures,
parce que les cellules y sont séparées les unes des autres de manière à former
un espèce de village. La vie austère et silencieuse que menaient les religieux
de ces monastères redoublant son amour pour la retraite, il résolut de
s’établir dans la laure de Pharan, située à six mille de Jérusalem. Il devint
bientôt un des solitaires les plus fervents : il ne mangeait que le
dimanche, et tressait des nattes pour en distribuer le prix aux pauvres. On ne
le vit jamais se coucher sur un lit, mais quand il ne pouvait plus résister au
sommeil, il s’appuyait contre le mur se soutenant avec une corde suspendue au
plafond. Malgré cela, dès qu’il sentait qu’il allait s’endormir, il se disait à
lui-même ces paroles de saint Arsène :
- A quoi penses-tu donc,
lâche et misérable ?
Ayant appris qu’un moine
nommé Théoctiste menait une vie semblable à la sienne, il alla le trouver et se
lia d’amitié avec lui. Tous les ans, après l’octave de l’Epiphanie, ils se
rendaient tous deux dans la solitude de Cutile, afin que, séparés du commerce
de leurs frères, ils pussent se livrer entièrement à l’oraison jusqu’au
dimanche des Rameaux. Après avoir mené cette vie pendant cinq ans, ils
s’enfoncèrent plus avant dans le désert, et Dieu leur montra près d’un
précipice une grande caverne, où ils habitèrent longtemps inconnus, n’ayant
pour toute nourriture que des herbes sauvages. Mais Dieu, qui, dans sa
providence les destinait à être pour beaucoup un moyen de salut, permit qu’ils
fussent découverts par des bergers d’un village voisin. Deux religieux de la
laure de Pharan, Marin et Luc, ayant appris leur retraite, vinrent se mettre
sous leur direction et firent de tels progrès dans la vertu, qu’ils furent
choisis par Dieu pour être les maîtres spirituels du grand saint Théodose, chef
et fondateur de beaucoup de monastères en Palestine. Un grand nombre d’autres
moines vinrent aussi chercher près de saint Euthyme l’aliment de leurs âmes et
lui découvrir leurs plus secrètes pensées. En habile médecin des âmes, Euthyme
savait donner à chacun les remèdes dont il avait besoin. La pauvreté,
l’obéissance et l’humilité étaient les vertus qu’il chérissait le plus dans ses
disciples. Il leur recommandait aussi le silence et le travail des mains.
Conversion d’une tribu de
Sarrasins.
Le chef d’une tribu de
Sarrasins, nommé Aspébète, avait un fils paralytique du nom de Térébon. Comme
il n’avait que ce seul fils, il cherchait tous les moyens pour obtenir sa
guérison, mais tout avait été inutile. Une nuit, Térébon, réfléchissant en
lui-même, se dit :
- Quelle utilité ai-je
retirée des arts magiques et de la médecine ? A quoi m’ont servi les
prestiges des astrologues et les histoires fabuleuses de nos superstitions ?
Se rappelant alors le
courage des chrétiens persécutés par le roi de Perse, il s’écria :
- Dieu des chrétiens,
accordez-moi la guérison que ne peuvent pas me donner mes dieux, et je me ferai
chrétien.
S’étant endormi après
cette prière, il vit un moine aux cheveux blancs qui lui demanda quelle était
sa maladie.
- J’ai la moitié du corps
paralysée, répondit Térébon.
- Es-tu résolu, reprit le
moine, d’accomplir la promesse que tu as faite au Dieu des chrétiens ?
Sur la réponse
affirmative de Térébon, le moine continua :
- Je suis le solitaire
Euthyme ; j’habite dans une caverne, à six mille de Jérusalem. On s’y rend
par le chemin qui conduit à Jéricho. Si tu veux être guéri, rends-toi dans
cette solitude.
La vision disparue,
Térébon se réveilla et raconta à son père ce qui venait de lui arriver, et ils
se rendirent tous deux, suivis d’une troupe nombreuse de Sarrasins, à la
caverne indiquée. Ils y trouvèrent Euthyme qui, faisant le signe de la croix
sur le corps du paralytique, le guérit à l’instant. Les Sarrasins, émerveillés
d’une telle puissance, demandèrent immédiatement le baptême. Euthyme jugeant
que la conversion était sincère, les baptisa. Aspébète reçut le nom de Pierre
et devint plus tard évêque des Sarrasins soumis à sa domination. Il en convertit
un grand nombre par ses prédications et ses exemples, et mourut saintement.
Ce miracle attira vers
Euthyme un grand nombre de malades ; mais le saint, effrayé d’un tel
concours, se retira dans le désert de Ruban, près de la mer Morte, désert où Notre-Seigneur
permit au démon de venir le tenter. Il monta ensuite sur la montagne de Mardes,
où le démon transporta le Sauveur pour lui montrer tous les royaumes de la
terre. Bientôt après, il fut obligé d’abandonner cette solitude, un grand
nombre de personnes accourant vers lui, parce qu’il avait chassé le démon du
corps d’un possédé. Il retourna dans sa première solitude, près de Théoctiste
et de ses anciens religieux. Sous sa direction la laure devint en peu de temps
aussi grande et aussi peuplée que celle de Pharan.
Ses prédictions et ses
miracles.
Anastase, le custode des
vases sacrés de Jérusalem, enflammé d’un grand désir de voir Euthyme, vint à la
laure avec l’évêque Phidon et le gardien de la Croix, nommé Cosmas. Quoique que
le saint n’eût pas été averti, il sut qu’ils arrivaient, par révélation ;
il appela l’économe Chrysippe et il lui ordonna de préparer les choses
nécessaires pour recevoir les hôtes que Dieu leur envoyait. Il ajouta
même : Le patriarche de Jérusalem est avec eux. Lorsque Anastase et ses
compagnons furent près du saint, celui-ci, saisi de l’esprit de Dieu, se mit à
converser avec Anastase comme s’il se fût adressé au patriarche de Jérusalem.
Comme on lui faisait remarquer qu’Anastase était vêtu plus somptueusement que
n’avait coutume d’être vêtus les patriarches de Jérusalem, il répondit en
s’adressant à Anastase :
- Croyez-moi, mon fils,
je vous ai vu revêtu de la robe blanche de patriarche, Dieu ne m’a point
trompé, vous serez patriarche de Jérusalem.
En effet, peu de temps
après, Anastase montait sur le siège patriarcal de Jérusalem.
Un de ses religieux,
nommé Domnus, avait pour oncle Jean, patriarche d’Antioche. Celui-ci s’étant
laissé surprendre par les partisans de Nestorius, Domnus demanda à Euthyme la
permission de se rendre à Antioche, afin de ramener son oncle à la religion
catholique.
- N’y allez pas, mon
fils, lui répondit le saint, il ne vous est pas avantageux de vous éloigner du
monastère. Dieu ne veut pas se servir de vous pour retirer votre oncle de son
erreur. Si vous sortez d’ici, vous serez saisi d’un désir de vaine gloire, on
vous proclamera patriarche, mais bientôt après vous serez dépossédé du
patriarcat et réduit au rôle le plus humiliant.
Le religieux ne se rendit
pas aux avis de son abbé et partit pour Antioche. Tout ce qu’Euthyme lui avait
prédit se vérifia. Revenu à lui-même, contrit et humilié, il vint se jeter dans
les bras d’Euthyme, lui demanda pardon, et passa le reste de sa vie à faire
pénitence.
Non seulement saint
Euthyme lisait dans l’avenir, mais encore dans les consciences. C’est par ce
dont précieux qu’il confirma dans leur vocation deux religieux qui avaient la
tentation de retourner dans le monde. Il délivra un autre religieux du démon
d’impureté par qui il avait été saisi pour avoir donné son consentement à une
mauvaise pensée. Il vit un jour un religieux qui, à cause de son impudicité,
quoiqu’il parût mener une vie très chaste, avait l’âme torturée par son ange
gardien.
Il voyait souvent,
pendant qu’il célébrait la sainte messe, des milliers d’anges qui venaient
s’unir au saint sacrifice. D’autrefois, en distribuant la sainte communion, il
voyait les uns recevoir la vie, et les autres manger leur propre condamnation.
Nous avons raconté déjà
quelques miracles de saint Euthyme ; en voici d’autres qui nous montrent
combien était grande auprès de Dieu la puissance de notre saint. Dans un temps
de sécheresse, les citernes de la laure se trouvant vides, les moines et le
peuple des environs accoururent au grand Euthyme pour le supplier de demander
au Seigneur qu’il leur envoyât de la pluie. Le bienheureux refuse par humilité
d’adresser au Seigneur une telle prière, tous les frères et un grand nombre de
personnes des villages voisins se mirent en procession, en chantant de cœur
encore plus que de bouche le Kyrie eleison, et se rendirent près
d’Euthyme. Le saint abbé, touché de compassion leur adressa ces paroles :
Mes enfants, ma foi en Dieu n’est pas assez grande pour que j’aie la témérité
de m’adresser à lui. Qui suis-je, moi, sinon le plus pécheur de tous ?
Mais comme Dieu est bon et clément, et qu’il ne demande qu’une occasion pour
verser plus abondamment sur nous tous les trésors de sa miséricorde, prosternés
devant sa Majesté, prions-le avec ardeur. Père saint, répondirent les frères
d’une commune voix, priez-le vous-même pour nous, car le Seigneur a dit qu’il
accomplirait toujours la volonté de ceux qui le craignent. Alors le bienheureux
Euthyme, prenant avec lui quelques moines, entra dans un oratoire et, se
prosternant la face contre terre, il priait avec abondance de larmes. Il
n’avait pas encore achevé sa prière quand on entendit tout à coup le tonnerre
gronder et la pluie tomber avec tant d’abondance que la terre en était inondée.
Un autre jour, quatre
cents Arméniens qui descendaient de Jérusalem vers le Jourdain s’étant égarés,
vinrent à la laure pour y demander l’hospitalité. Le saint n’avait pas de quoi
nourrir les frères pendant un jour ; malgré cela, il fit appeler l’économe
et lui ordonna de donner à manger aux hôtes qui venaient d’arriver. Celui-ci se
rendit à la boulangerie pour prendre les quelques pains qui restaient, mais il
ne put ouvrir la porte. Alors il l’enleva en la faisant sortir des gonds , mais
quelle ne fut pas sa surprise de trouver la boulangerie remplie de pain
jusqu’au plafond ! Le vin et l’huile se trouvèrent aussi avoir été
multipliés de telle sorte qu’on put nourrir cette nombreuse caravane.
Marchant un jour dans un
désert aride avec deux autres religieux, et les voyant à demi-morts de soif, il
creusa un peu la terre avec une bêche et aussitôt il en sortit de l’eau en
abondance.
Son zèle pour la défense
de la foi
Saint Euthyme n’a pas
seulement reçu le nom de Grand, à cause de ses nombreux miracles, mais aussi à
cause de son zèle ardent à combattre les hérétiques et à maintenir ses frères
dans la foi orthodoxe.
L’humilité et la douceur
étaient les deux vertus dominantes du grand Euthyme ; mais quand il
s’agissait de combattre les hérétiques, et de défendre les intérêts de
l’Eglise, sa douceur se changeait en un zèle ardent. On aurait pu lui appliquer
cette parole : « Dulcius melle, fortius leone. » Plus doux que
le miel, plus fort que le lion.
Les Manichéens, les
Origénistes, les Ariens et les Sabelliens ne furent pas épargnés ; il eut
le bonheur de voir un bon nombre de Manichéens revenir à la vraie foi.
Les deux hérésies
d’Eutychès et de Nestorius furent celles qu’il combattit avec le plus de
succès. Euthyme était âgé de soixante-quinze ans quand se tint en Chalcédoine
le concile qui condamna les erreurs d’Eutychès. Plusieurs pères du concile ne
voulurent point souscrire à la définition de la foi proposée, sans avoir
demandé l’avis du grand abbé, ce qui nous prouve combien était grande l’estime
que des évêques même avaient de sa science et de sa vertu.
Son approbation aurait
persuadé tous les religieux et les solitaires de Palestine, si un moine du nom
de Théodose, animé d’un esprit infernal, ne s’était mis à parcourir les
monastères, enseignant que le concile de Chalcédoine avait renouvelé les erreurs
de Nestorius. Ce moine indigne sut gagner les bonnes grâces de l’impératrice
Eudoxie qui se trouvait alors en Palestine, usurpa le siège de Jérusalem et de
là répandit ses erreurs dans toute la Palestine. Euthyme et ses religieux
furent les seuls qui résistèrent à l’intrus et ne voulurent d’aucune façon
communiquer avec lui.
Cependant plusieurs
évêques écrivirent à l’impératrice Eudoxie pour lui montrer les mensonges de
Théodose et la supplier de revenir à la foi catholique. Eudoxie différait
toujours d’accéder à leurs prières lorsqu’elle apprit que leur gendre avait été
tué et que sa fille avait été prise par les ennemis et conduite à Carthage. Ce
triste événement fut pour elle le coup de la grâce ; elle envoya consulter
saint Siméon le Stylite pour apprendre ce qu’elle avait à faire. Le saint lui
répondit : « Pourquoi vous adresser à moi ? vous avez près de
vous le divin Euthyme, vous n’avez qu’à suivre sa doctrine et ses conseils et
vous ferez sûrement votre salut. »
Eudoxie se rendit
immédiatement dans la solitude où se trouvait Euthyme, y fit construire une
tour à trente stades de la laure afin de pouvoir jouir sans aucun empêchement
des entretiens du bienheureux. Lorsque la tour fut terminée, Eudoxie s’y rendit
et fit prier Euthyme de vouloir bien venir la voir. Le saint abbé se rendit à
ses vœux. Dès qu’Euthyme l’aperçut, elle se mit à genoux, et s’écria remplit de
joie : Maintenant je sais que le Seigneur m’a visitée. Le saint lui donna
sa bénédiction, la fit relever et lui dit : Prenez garde ma fille, et
soyez prudente à l’avenir. Parce que vous avez favorisé les erreurs de
Théodose, de grands maux fondront sur vous. Mais ayez confiance en Dieu.
Recevez les quatre conciles œcuméniques et rentrez dans la communion de
Juvénal, patriarche de Jérusalem.
Après ces paroles,
Euthyme pria pour l’impératrice et se retira. Eudoxie accomplit à la lettre
toutes les recommandations qui venaient de lui être faites, et par son exemple,
entraîna un nombre considérable d’hérétiques à rentrer en communion avec l’Eglise
catholique.
Eudoxie pour expier sa
faute, fit bâtir en Palestine un nombre immense d’églises et de monastères. Un
jour, elle vint de nouveau trouver saint Euthyme pour s’entretenir avec lui,
avec la pensée secrète de lui fournir des secours pour ses monastères. Lorsque
le saint fut près d’elle, il lui dit : Ma fille, votre sortie de ce monde
est bien proche. Pourquoi vous occuper de tant de choses étrangères au salut de
votre âme ? Pour ce qui est du secours à laisser à nos monastères, n’en soyez
pas inquiète ; Dieu saura pourvoir à nos besoins. Quatre mois à peine
après cet entretien, la princesse rendait son âme à Dieu.
L’impératrice Eudoxie ne
fut pas la seule que saint Euthyme eut le bonheur de ramener à la vraie foi. On
compte encore un anachorète d’une vertu très haute nommé Gérasime.
Sa mort
Dieu qui avait révélé à
son serviteur la mort de tant d’autres, ne voulut pas lui cacher l’heure où il
viendrait le chercher pour lui donner la récompense de ses travaux. La veille
de la fête du grand saint Antoine, réunissant les prêtres après l’office de la
nuit, il leur dit : « Mes frères, c’est la dernière vigile que je
passe avec vous. Dieu va bientôt m’appeler à lui. » Le lendemain tous les
religieux accoururent pour le voir une dernière fois et il leur adressa ses
dernières recommandations.
« Mes pères, mes
frères et mes fils, leur dit-il, me voici sur le point de mourir. Vous
montrerez que vous m’aimez véritablement si vous gardez fidèlement les règles
que je vous ai données. Tâchez surtout d’acquérir la vertu de charité, qui est
le lien parfait de toutes les vertus. Ce que le sel est au pain, la charité
l’est aux autres vertus. Elle est plus grande que l’humilité, car c’est par
charité que Notre-Seigneur a voulu s’humilier et se faire comme l’un d’entre nous.
Voici ma dernière recommandation : Que votre porte ne soit jamais fermée
aux pèlerins et aux étrangers, mais au contraire qu’il y ait toujours dans vos
monastères un endroit convenable pour les recevoir. »
S’adressant alors à tous
les religieux, il les pria de vouloir bien lui désigner celui d’entre eux
qu’ils désiraient avoir pour supérieur, après sa mort. Tous ayant répondu d’une
voix unanime qu’ils voulaient Domitien, son compagnon le plus intime.
« Cela ne se peut, répondit-il, Domitien ne me survivra que sept
jours. »
Les frères choisirent
alors le moine Elie originaire de Jéricho. Le saint se tournant alors vers
l’élu : Voilà, dit-il, que tous les pères vous choisissent pour être leur
pasteur et leur supérieur. Votre devoir est de vous sanctifier et de les
sanctifier avec vous. Puis s’adressant une dernière fois à tous les frères, il
leur dit : « Si je trouve grâce auprès de Dieu, je lui demanderai
comme première faveur que son Esprit-Saint demeure toujours avec vous et avec
vos successeurs. »
Après ces paroles, il
renvoya tous les religieux, ne retenant près de lui que Domitien avec qui il
passa les trois jours suivants. Le samedi dans la nuit, il passa de cette terre
à la béatitude éternelle, plein de jours et de bonnes œuvres devant Dieu et devant
les hommes.
SOURCE : http://viedessaints.free.fr/vds/euthymeLeGrand.html
Le 20 janvier, nous
célébrons la mémoire de notre Vénérable Père EUTHYME le GRAND
Comme Saint Antoine pour l'Egypte, notre Saint Père Euthyme
fut, quelques années plus tard, le fondateur et le père du grand mouvement monastique
qui allait remplir le désert de Palestine. Accordé par Dieu à ses parents,
longtemps restés sans enfants, comme fruit de leurs prières, il naquit en 378 à
Mélitène, en Petite-Arménie, en signe précurseur de la période de joie et de
paix qui allait bientôt s'ouvrir pour l'Eglise, troublée depuis quarante ans
par la persécution arienne1. Quand il perdit son père, à l'âge de trois ans, sa
mère le confia à l'évêque Otréios qui, discernant la faveur de Dieu sur
l'enfant, le baptisa et le consacra aussitôt Lecteur de son église. Elevé dans
la maison épiscopale dans la vertu, la tempérance et l'application aux Saintes
Ecritures, Euthyme apprit très tôt à accomplir l'Office Divin aux temps fixés
avec crainte de Dieu et à prier d'un coeur non distrait. Il ne sortait guère
que pour rendre visite aux moines des alentours et, à chaque carême, de la
Théophanie à Pâques, il s'enfonçait dans le désert pour y vivre dans le silence
et la solitude, à l'imitation du Saint Prophète Elie et de Saint Jean Baptiste. Brillant ainsi de telles vertus, il
fut ordonné Prêtre dès l'âge de dix-neuf ans et nommé aussitôt supérieur de
tous les monastères du diocèse. Il s'acquitta de cette charge pendant une
dizaine d'années, puis voyant dans ces honneurs un obstacle à la vertu, il
s'enfuit vers Jérusalem, avec le désir d'imiter la conduite de Notre Seigneur
Jésus-Christ au désert, et s'établit un peu en dehors de la Laure de Pharan,
fondée plus d'un siècle plus tôt par Saint Chariton (mémoire le 28 septembre), dans une
cellule de solitaire où, libéré de tout autre souci que de plaire à Dieu par
les prières et par les jeûnes, il s'occupait à tresser des cordes, afin de
n'être à la charge de personne. Il se lia alors d'une si étroite amitié
spirituelle avec son voisin Théoctiste (mémoire le 3 sept.) que l'un et l'autre
avaient tout en commun, pensée et manière de vivre, comme s'ils n'étaient
qu'une âme en deux corps. Euthyme l'emportait cependant par la douceur et
l'humilité; c'est pourquoi Dieu lui accordait plus manifestement sa faveur et
lui donnait l'initiative en toute chose.
aaaComme chaque année les deux ascètes allaient passer tout le Carême dans le
grand désert de Koutila, vers la Mer Morte, ils furent un jour conduits par
Dieu, jusqu'à une grotte admirable, située sur le flanc d'un précipice, qu'ils
élurent aussitôt comme demeure et qu'ils transformèrent en église de Dieu par
la vertu sanctifiante de leurs hymnes et de leurs prières. Après avoir passé
quelque temps, inconnus de tous, en ne vivant que des herbes qui poussaient là,
ils furent découverts par des bergers des environs. Dès lors les habitants du
village le plus proche se firent un honneur de pourvoir à la subsistance de ces
hommes de Dieu, et des moines de Pharan commencèrent à les visiter et à se
joindre à eux en nombre croissant.
Comme Euthyme désirait rester libre de tout attachement, et le lieu étant trop
exigu pour y mener la vie érémitique d'une laure, il fonda au pied de la
falaise un cénobion dirigé par Théoctiste. Quant à lui, il demeurait en
solitaire toute la semaine dans la grotte transformée en oratoire, et assurait
la direction spirituelle et l'enseignement des frères, le samedi et le
dimanche, quand tous se réunissaient pour la Vigile et la Divine Liturgie.
aaaLe vénérable Euthyme progressait ainsi sans cesse dans la conversation
intime avec Dieu, et il acquit en retour le pouvoir de faire des Miracles. Un
jour de l'an 420, il guérit d'un signe de Croix le fils du chef d'une bande de
Sarrasins, venu le trouver à la suite d'une vision. Les barbares, émerveillés à
la vue du Miracle, se jetèrent alors à ses pieds en lui demandant de leur
enseigner la Doctrine qui donne à l'homme la victoire sur la mort et de les
illuminer par le Saint Baptême. Certains d'entre eux se joignirent aux
disciples d'Euthyme, et leur chef, ayant reçu le nom de Pierre, se fit ardent
missionnaire auprès des groupes nomades de Sarrasins essaimés en Palestine.
aaaCette guérison rendit le nom d'Euthyme célèbre dans tout le pays. Les
malades accouraient de partout en foule, en troublant fort sa retraite, aussi
décida-t-il de s'enfuir, malgré les instances de Théoctiste et des autres
frères, vers le désert plus profond de Rouba, en compagnie du seul Domitien2 originaire
lui aussi de Mélitène. Il passa ainsi quelques années dans divers endroits où,
ses miracles ayant attiré de nouveaux disciples, il fonda des monastères; puis
il retourna finalement à proximité de Saint Théoctiste et s'installa avec
Domitien dans une grotte située sur une petite colline, au milieu d'une vaste
plaine désertique (le Sahel). Au bout de peu de temps, Pierre lui amena une
foule de Sarrasins qui demandaient le Baptême. Ces loups du désert ayant été
transformés en troupeau spirituel du Christ, ils ne voulurent plus quitter le
Saint et installèrent leur campement permanent à proximité, campement qui
devint par la suite un Evêché avec Pierre pour Pasteur. Euthyme continuait à
envoyer à Théoctiste ceux qui voulaient vivre sous sa direction; jusqu'au
moment où Dieu lui ordonna, dans une vision, de commencer à recevoir lui-même
des disciples et de fonder une laure, organisée sur le modèle de Pharan. Les
ermites y vivaient retirés toute la semaine, non plus dans des grottes mais
dans des cellules construites par Pierre et les Sarrasins, et se réunissaient
pour la Vigile dominicale autour de leur Prêtre et père spirituel dans l'église
consacrée en 428 par l'Archevêque Saint Juvénal (mémoire le 2 juillet). Lorsque
Saint Euthyme célébrait la Divine Liturgie un feu venu du ciel se déployait
audessus de l'Autel et les recouvrait, lui et son Diacre Domitien, comme un
voile. L'œil de l'intelligence illuminé par la Grâce, il pouvait distinguer
clairement ceux qui s'approchaient dignement de la Sainte Communion et ceux
qui, l'âme chargée de péchés, communiaient pour leur condamnation ; il
discernait les secrets des cœurs et prophétisait l'avenir.
aaaMalgré la grande pauvreté de la Laure, le Saint se montrait hospitalier et
généreux envers tous ceux qui venaient les visiter. Un jour, il fit, par sa
prière, se remplir de pains le cellier vide, en quantité suffisante pour
nourrir les quatre cents pèlerins venus d'Arménie rendre visite à leur
compatriote, et pendant trois mois la réserve ne se désemplit pas. Aux nombreux
Miracles que l'homme-de-Dieu accomplissait, il joignait toujours l'enseignement
sur l'obéissance, sur la persévérance dans la condition où Dieu nous a placée
et sur la pénitence; si bien que la Grâce qu'il déversait sur ses disciples et
sur le peuple était toujours pour leur édification et leur progrès dans la
vertu.
aaaSaint Euthyrne était en tout un modèle parfait de conduite évangélique, et
dans les temps troublés qui s'écoulèrent entre, le Concile d'Ephèse (431) et le
Concile de Chalcédoine (451), il fut pour les fidèles un critère sûr de vérité
et une colonne d'Orthodoxie. Il envoya des disciples à l'un et l'autre des Conciles,
et ceux-ci y jouèrent un rôle notable. A l'issue du Concile de Chalcédoine, un
imposteur, Théodose, réussit à s'emparer pendant vingt mois du trône de
Jérusalem et à entraîner dans le parti monophysite une grande partie des moines
de Palestine, pour qui la subtile terminologie théologique du Concile était peu
compréhensible. Euthyme et ses disciples restèrent seuls à soutenir la Foi
Orthodoxe, malgré toutes les menaces et les accusations de nestorianisme. Comme
Saint Antoine, l'éclat de sa sainteté était la preuve de la vérité de sa
doctrine; aussi, peu à peu, les moines les plus pieux se rangèrent-ils derrière
lui. L'impératrice Eudocie, veuve de Théodose II, établie en Palestine,
s'était elle aussi laissée attirer par les monophysites; mais frappée par les
malheurs advenus à sa famille lors de la prise de Rome, elle réalisa son
égarement et, cherchant à rentrer dans la communion de l'Eglise, elle envoya
des émissaires auprès de Saint Syméon le Stylite, près d'Antioche (voir le 1er
sept.). Celui-ci l'exhorta à revenir en hâte à l'Orthodoxie et lui fit dire:
«Pourquoi chercher au loin à puiser l'eau, alors que tu as près de toi la
source. Tu as l'homme-de-Dieu Euthyme, suis ses enseignements et tu seras
sauvée! » Elle se fit alors construire une tour près de la laure et y reçut les
instructions d'Euthyme. comme si elles sortaient de la bouche même de Dieu.
Elle prit ensuite fermement la défense de la Foi et couvrit la Palestine de
généreuses donations: églises, monastères, hospices. Le vénérable ascète,
chargé de jours mais animé de toute la ferveur que donne l'Esprit Saint,
guidait vers le Royaume des Cieux quantité de disciples, parmi lesquels on
compte les plus grandes figures monastiques de l'époque: Saints Sabas (5 déc.), Cyriaque (29 sept.), Gérasime (4 mars), et nombre
d'Evêques. A l'âge de 90 ans, il descendit visiter Théoctiste, juste à temps
pour assister à ses derniers moments, célébrer ses funérailles et désigner un
nouvel Higoumène.
aaaDieu lui accorda aussi de connaître à l'avance le jour de sa mort, mais il
n'en dit rien jusqu'au jour où, selon sa coutume et malgré son grand âge, il
devait partir passer le Carême au désert. Pendant la vigile de Saint Antoine,
il réunit ses disciples et leur donna son ultime enseignement: «Gardez
toujours, comme principe et comme fin de toute bonne activité, la charité
sincère, qui est le lien de toute perfection. Toute vertu se fortifie par la
charité et l'humilité, avec l'aide de l'expérience, du temps et de la grâce.
Mais la charité l'emporte sur l'humilité, car c'est par charité que Le Verbe de
Dieu s'est humilié en se faisant pareil à nous». Il leur recommanda aussi de
rendre grâce à Dieu en tout temps, pour les avoir retirés de la confusion du
monde et les avoir placés dans cette condition sainte, à l'imitation des Anges;
puis il leur fit élire son successeur, leur annonça la mort prochaine de
Domitien et la transformation de la laure en cénobion. Il leur indiqua
l'endroit où devaient être construits l'église et les bâtiments, les exhorta à
ne pas négliger l'hospitalité, à consoler et stimuler les frères éprouvés par
les tentations et à accomplir avec dévotion tous les Services Divins. Après
être demeuré trois jours seul dans le Sanctuaire, il s'endormit en paix, le 20
juin 473, le visage serein et tout blanc, plus angélique que terrestre; et il
fut suivi quelques jours plus tard par Domitien, son fidèle disciple depuis 50
ans. Une foule immense de moines, de Clercs et de laïcs se rassembla pour les
funérailles de ce Père du Désert. Un grand nombre de Miracles s'accomplit alors
et continua longtemps de s'accomplir sur son tombeau, placé à remplacement de
sa grotte. Toute l'Eglise commença aussitôt à vénérer Saint Euthyme comme un de
ses Pères parmi les plus grands, car, ayant mené toute sa vie dans la solitude,
il n'avait néanmoins jamais cessé d'être le soutien de la Foi, le missionnaire,
le législateur de la vie communautaire et l'économe de la Grâce de Dieu.
1. Euthymia signifie: «bonne humeur», «confiance», «joie».
2. Distinct de Dométien, Evêque de Mélitène, commémoré le 10 janvier, il est
ignoré des synaxaires byzantins, mais il était commémoré dans l'ancien
calendrier de Jérusalem (Kanonarion), le 5 novembre.
SOURCE : http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjanvier/janv20.html
Profile
May have been an orphan as
he was educated at
the home of the Bishop Orteus
of Melitine, Armenia (modern
Malatya, Turkey). Saint Polyeuctus
of Melitine was a friend of his family, and one of Euthymius’
spiritual directors. Ordained c.396. Monk. Bishop‘s
deputy for monasteries in
the Melitine diocese.
In 406 he
became a hermit for
five years near the monastery of
Pharan, about six miles from Jerusalem.
He supported himself by making baskets,
but gave most of his earnings to those even poorer than
himself. Hermit near Jericho,
living in a cave with a hermit named
Theoctistus, and leaving his cell only
on Saturday and Sunday, and then only to give spiritual direction. So many
people gathered around the holy pair that they built a monastery;
Theoctistus became abbot,
and Euthymius withdrew to a cell near
the Dead Sea.
He cured a
young Arab boy,
the son of Sheikh Asbepetus, by making the sign of the cross over him, and many
Arab adults converted.
Established a 15 cell hermitage at
Khan-el-Ahmar c.426. Bishop,
ordained by Juvenal, Patriarch of Jerusalem.
Assisted at the Council
of Ephesus in 431,
but soon after returned to his solitude. Worked to bring Empress Eudoxia
and her followers back to orthodox thinking, and away from the Monophysite heresy. Teacher of Saint Sabas
the Great. Following his years in public, he withdrew again to his life of
solitary prayer.
His good example and wise counsel converted many.
Foretold the date of his death.
Born
378 at
Melitine, Armenia (modern
Malatya, Turkey)
20
January 473 of
natural causes
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Lives
of the Saints, by Father Alban
Butler
Roman
Martyrology, 1914 edition
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
sites in english
images
video
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
spletne
strani v slovenšcini
MLA
Citation
“Saint Euthymius the
Great“. CatholicSaints.Info. 30 September 2022. Web. 22 January 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-euthymius-the-great/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-euthymius-the-great/
Book of
Saints – Euthymius – 20 January
Article
EUTHYMIUS (Saint) Abbot
(January 20) (5th century) An Armenian nobleman of Melitene who becoming a
priest was on account of his conspicuous virtues and talents entrusted with the
supervision of all the monasteries of the district. From love of solitude he secretly
fled to Palestine, lived for some time as a hermit in a cavern near the Dead
Sea, and finally gathering disciples, founded a monastery of his own. Though he
consistently shunned the crowds attracted by his repute for sanctity and
miracles, he was instrumental in securing many conversions, notably that of the
Empress Eudoxia from Eutychianism, and in procuring submission in the East to
the Decrees of the Council of Chalcedon (A.D. 451). He died A.D. 473 at the age
of ninety-seven, and is among the most highly venerated Saints of the Eastern
Church.
MLA
Citation
Monks of Ramsgate.
“Euthymius”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info.
11 August 2018. Web. 22 January 2026.
<https://catholicsaints.info/book-of-saints-euthymius-20-january/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-euthymius-20-january/
St. Euthymius
Feastday: January 20
Birth: 377
Death: 473
Euthymius was born of
wealthy parents at
Militene, Armenia. He studied under the bishop there
and was ordained. He was appointed supervisor of the monasteries in the diocese but
when twenty-nine, he became a monk at
the Pharan laura near
Jerusalem. About 411, he left to live with a companion in a cave near Jericho,
attracted numerous disciples, left his companion, Theoctistus, as superior, and
moved to a more remote spot. He still attracted many and converted so many,
including a great many Arabs, that Patriarch Juvenal
of Jerusalem consecrated
him bishop to minister to
them. Juvenal built him a laura on
the rode from Jerusalem to
Jericho, which Euthymius ruled by vicars. He attracted enormous crowds among
them, Eudoxia, the widow of
Emperor Theodosius II, who followed his advice to give up her allegiance to the
Eutychians and return to orthodoxy in
459. He died on January 20 after sixty-six years in the desert. His feast day is January 20.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=274
Euthymius the Great,
Abbot (RM)
Born at Melitene, Armenia, c. 378; died in Palestine on January 20, 473. Saint
Euthymius was the fruit of the fervent prayers of his wealthy parents through
the intercession of a local martyr, Saint Polyeuctus. Euthymius studied under
the bishop of Melitene, who ordained and appointed him supervisor of monastic
settlements of the diocese. In that capacity, Euthymius often visited Saint
Polyeuctus's monastery, where he would spend whole nights in prayer on a nearby
mountain. From the octave of Epiphany to the end of Lent, Euthymius was
continuously in prayer.
When he was about 30, his love of solitude had grown so strong that he secretly
migrated to Palestine. After offering his prayers at the holy places in
Jerusalem, he settled in a cell six miles distant near at the Pharan laura. He
earned money for his bread and some alms for the poor by weaving baskets.
About 411, he moved 10 miles closer to Jericho, where he and a companion, named
Theoctistus, lived as hermits in a cave. When a number of other hermits gravitated
to him, he left them with his companion Theoctistus as superior, settled in the
desolate country between Jerusalem and Jericho, and began his solitary life. He
would meet with his spiritual children only on Saturdays and Sundays, and would
abide for only a short time in one place, then move to another, usually in
caves. Thus, he became their spiritual director without giving up his own
solitary mode of life.
Saint Euthymius was one of the most revered of the early Palestinian monks. He
attracted enormous crowds by his preaching, and combatted Nestorianism and
Eutychianism alike. He gained influence among the Arabs by his healing of the
paralytic son of an important sheikh, simply with a short prayer and the Sign
of the Cross. The sheikh, who had vainly employed Persian magic arts seeking
some relief for his son, immediately requested baptism.
So many Arabs followed suit that Patriarch Juvenal of Jerusalem consecrated
Euthymius bishop to minister to them. In 420, Juvenal built him a laura on the
road between Jerusalem and Jericho, which Euthymius ruled through vicars to
whom he gave directions on Sundays. Cyril of Scythopolis relates that this was
only one of many miraculous cures wrought by Euthymius, usually with the Sign
of the Cross. It was in his capacity as bishop that Euthymius attended the
Council of Ephesus in 431.
His humility and charity won the hearts of all who spoke to him. He seems to
have surpassed even the great Saint Arsenius in the gift of perpetual tears.
Empress Eudoxia, widow of Theodosius II, sought the advice of Saint Simeon
Stylites regarding the frightening afflictions of her family. He referred her
to Euthymius. Because Euthymius would allow no woman to enter his laura, she
built a lodging and asked him to come to her there. She followed his counsel as
the command of God, gave up her allegiance to the Eutychians, returned to
orthodoxy in 459, and received the Council of Chalcedon.
On January 13, 473, Martyrius and Elias, both of whom Euthymius foretold would be patriarchs of Jerusalem, came with several others to visit him and accompany him to his Lenten retreat. But he said he would stay with them all that week, and leave on the next Saturday, giving them to understand that his death was near at hand. He appointed Elias as his successor, and foretold to Domitian, a beloved disciple, that he would follow him out of this world on the seventh day, which happened just as he prophesied. At the time of his death, Euthymius had spent 66-68 years in the desert. He is still highly revered throughout the East (Attwater, Benedictines, Delaney, Walsh).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0120.shtml
St. Euthymius
(Styled THE GREAT).
Abbot in Palestine; b.
in Melitene in
Lesser Armenia,
A.D. 377; d. A.D. 473. He was educated by Bishop
Otreius of Melitene,
who afterwards ordained him priest and placed
him in charge of all the monasteries in
the Diocese of
Melitene. At the age of twenty-nine he secretly set out on a pilgrimage to
Jerusalem and remained for some time with a settlement of monks at a laura
called Pharan, about six miles east of Jerusalem. In 411 he
withdrew, with St. Theoctistus, a fellow- hermit, into the
wilderness, and lived for a while in a rough cavern on the banks of a torrent.
When many disciples gathered around them they turned the cavern into a church
and built a monastery which
was placed in charge of St. Theoctistus.
A miraculous cure
which Euthymius was believed to have effected for Terebon, the son of the Saracen chief
Aspebetus, spread the fame of the holy hermit far beyond
the confines of Palestine. Aspebetus was afterwards ordained priest and
became bishop over
his tribe, in which capacity he attended the Council of Ephesus in 431.
When the report of
this miracle had
made the name of Euthymius famous throughout Palestine, and large crowds came
to visit him in his solitude, he retreated with his disciple Domitian to the
wilderness of Ruba, near the Dead Sea. Here he lived for some time on a remote
mountain called Marda whence he afterwards withdrew to the desert of Zipho
(the ancient Engaddi). When large crowds followed him to this place also, he
returned to the neighbourhood of the monastery of
Theoctistus, where he took up his abode in a cavern. Every Sunday he came to
the monastery to
take part in the Divine services. At length, because numerous disciples desired
him as their spiritual guide, he founded, in 420, on the right side of the road
from Jerusalem to Jericho, a laura similar
to that of Pharan. The church connected with this laura was dedicated in 428 by
Juvenal, the first Patriarch of Jerusalem. When
the Council of
Chalcedon (451) condemned the errors of Eutyches, it
was greatly due to the authority of Euthymius that most of the Eastern recluses accepted
its decrees. The empress Eudoxia was converted to Catholic unity
through his efforts. The Church celebrates
his feast on
20 January, the day of his death.
Sources
BUTLER, Lives of the
Saints, 20 January; BARING-GOULD, Lives of the Saints, 20 January; SINCLAIR in
Dict. Christ. Biogr. s.v.; Acta SS., January, II, 662- 92. A very reliable life
was written by Cyril of Scythopolis about forty years after the death of
Euthymius. It is published in Acta SS, loc. cit., also by COTELIER, Eccl.
Graec. Monum. (Paris, 1692), IV, MONTFAUCON, Analecta Graeca (Paris, 1688), I,
and in P.G., CXIV, 595-734.
Ott,
Michael. "St. Euthymius." The Catholic Encyclopedia. Vol.
5. New York: Robert Appleton
Company, 1909. <http://www.newadvent.org/cathen/05630b.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Thomas M. Barrett. Dedicated to
Saint Euthymius.
Ecclesiastical
approbation. Nihil Obstat. May 1, 1909. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John
M. Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2023 by Kevin Knight.
Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : https://www.newadvent.org/cathen/05630b.htm
St.
Euthymius, Abbot
From
his life, faithfully written forty years after his death, by Cyril of
Scythopolis, a monk of his monastery, one of the best writers of antiquity, and
author of the life of St. Sabas. See it accurately published by Dom Lottin,
Annal. Græc. T. 1. and Cotelier, Mon. Græc. T. 2. p. 200
St.
Euthymius cured, by the sign of the cross and a short prayer, Terebon, one half
of whose body had been struck dead with a palsy. His father, who was an Arabian
prince, named Aspebetes, an idolator, had exhausted on his cure, but to no
purpose, the much boasted arts of physic and magic among the Persians, to
procure some relief for his son. At the sight of this miracle Aspebetes desired
baptism, and took the name of Peter. Such multitudes of Arabians followed his
example, that Juvenal, patriarch of Jerusalem, ordained him their bishop, and
he assisted at the council of Ephesus, against Nestorius in 431. He built St.
Euthymius a Laura on the right hand of the road from Jerusalem to Jericho, in
the year 420. Euthymius could never be prevailed upon to depart from his rules
of strict solitude; but governed his monks by proper superiors, to whom he gave
his directions on Sundays. His humility and charity won the hearts of all who
spoke to him. He seemed to surpass the great Arsenius in the gift of perpetual
tears. Cyril relates many miracles which he wrought, usually by the sign of the
cross. In the time of a great drought, he exhorted the people to penance, to
avert this scourge of heaven. Great numbers came in procession to his cell,
carrying crosses, singing Kyrie eleison, and begging him to offer up his
prayers to God for them. He said to them: “I am a sinner, how can I presume to
appear before God, who is angry at our sins? Let us prostrate ourselves all
together before him, and he will hear us.” They obeyed; and the saint going
into his chapel with some of his monks, prayed prostrate on the ground. The sky
grew dark on a sudden, rain fell in abundance, and the year proved remarkably
fruitful.
St.
Euthymius showed great zeal against the Nestorian and Eutychian heretics. The
turbulent empress Eudocia, after the death of her husband Theodosius, retired
into Palestine, and there continued to favour the latter with her protection.
Awaked by the afflictions of her family, particularly in the plunder of Rome,
and the captivity of her daughter Eudocia, and her two grand-daughters, carried
by the Vandals into Africa, she sent to beg the advice of St. Simeon Stylites.
He answered, that her misfortunes were the punishment of her sin, in forsaking
and persecuting the orthodox faith; and ordered her to follow the direction of
Euthymius. She knew that our saint admitted no woman within the precinct of his
Laura, no more than St. Simeon suffered them to step within the enclosure of
the mandra or lodge about his pillar. She therefore built a tower on the east
side of the desert, thirty furlongs from the Laura, and prayed St. Euthymius to
meet her there. His advice to her was to forsake the Eutychians and their impious
patriarch Theodosius, and to receive the council of Chalcedon. She followed his
advice as the command of God, and returning to Jerusalem, embraced the Catholic
communion with the orthodox patriarch Juvenal; and an incredible number
followed her example. She spent the rest of her life in works of penance and
piety. In 459, she desired St. Euthymius to meet her at her tower, designing to
settle on his Laura sufficient revenues for its subsistence. He sent her word
to spare herself the trouble, and to prepare herself for death; for God
summoned her before his tribunal. She admired his disinterestedness, returned
to Jerusalem, and diedshortly after. One of the latest disciples of our saint
was the young St. Sabas, whom he tenderly loved. In the year 473, on the 13th
of January, Martyrius and Elias, to both whom St. Euthymius had foretold the
patriarchate of Jerusalem, came with several others to visit him, and to
conduct him into his Lent retreat. But he said he would stay with them all that
week, and leave them on the Saturday following, meaning, by death. Three days
after he gave orders that a general watching should be observed on the eve of
St. Antony’s festival, on which he made a discourse to his spiritual children,
exhorting them to humility and charity. He appointed Elias his successor, and
foretold Domitian, a beloved disciple, that he would follow him out of this
world, on the seventh day, which happened accordingly. Euthymius died on
Saturday the 20th day of January, being ninety-five years old, of which he had
spent sixty-eight in the deserts. Cyril relates his having appeared several
times after his death, and the many miracles that were wrought by his
intercession; to several of which he declares himself an eye-witness. St. Sabas
kept his festival immediately after his death; which is observed both by the
Latins and Greeks. The latter always style him the Great. It appears from his
life that he was ordained priest before he embraced an eremitical state, and
that he founded two monasteries, besides a Laura, which was also converted into
a monastery after his death
Note
1. A Laura consisted of cells at a little
distance from one another, and not under the same roof as a monastery. [back]
Rev. Alban Butler
(1711–73). Volume I: January. The Lives of the Saints. 1866.
SOURCE : https://www.bartleby.com/lit-hub/lives-of-the-saints/volume-i-january/st-euthymius-abbot
Sant' Eutimio Abate
Festa: 20 gennaio
Melitene, Armenia, 377 –
Sahel, Palestina, 20 gennaio 473
Il santo abate Eutimio,
armeno di nascita, sin da piccolo fu consacrato a Dio, si recò a Gerusalemme e,
dopo parecchi anni trascorsi in solitudine, morì celebre per la sua umiltà, la
sua carità e la perfetta osservanza della disciplina monastica. Il
Martyrologium Romanum lo commemora in data odierna.
Martirologio
Romano: In Palestina, sant’Eutimio, abate: di origine armena e consacrato
a Dio fin dall’infanzia, giunse a Gerusalemme e, trascorsi molti anni in
solitudine, fu fino alla morte saldo e solerte nell’umiltà e nella carità,
insigne nell’osservanza della disciplina.
Una Vita del santo igumeno Eutimio a noi pervenuta fu redatta dal monaco Cirillo di Scitopoli, servendosi di notizie di prima mano.
Sant’Eutimio nacque nel 377 a Melitene, in Armenia, dai genitori Paolo e Dionisia, che ottennero il dono di questo figlio dopo parecchi anni di matrimonio, pregando sulla tomba del martire locale San Polieuto. Eutimio non aveva che tre anni quando perse suo padre. La madre adempì al voto fatto di consacrare il figlio al Signore e lo affidò allora al vescovo Otreio che lo accolse in episcopio, lo battezzò e, con un’adeguata preparazione, gli conferì la tonsura e lo ordinò lettore, ammettendo anche Dionisia tra le diaconesse. Le sue virtù emersero presto tra i suoi condiscepoli ed a soli diciannove anni meritò di essere ordinato sacerdote dal nuovo vescovo Letoio e di essere nominato ispettore dei monasteri circostanti la città. Amante della solitudine, Eutimio era solito trascorrere gran parte del tempo nel monastero di San Polieuto ed in quello dei Trentatré Martiri. Ogni anno trascorreva la quaresima isolato su una montagna deserta.
Vedendo nei suoi incarichi un ostacolo al perfezionamento della sua anima, dopo una decina d’anni fuggì a Gerusalemme, ove visitò i luoghi santi e venne a contatto con i padri del deserto. Decise poi di stabilirsi nella laura di Pharan, fondata da San Caritone, dove strinse amicizia con San Teotisto l’Igumeno. Per guadagnarsi il pane apprese il mestiere di panieraio ed iniziò a combattere le proprie passioni con prolungate veglie, breve sonno e ferrei digiuni. Ogni anno trascorreva l’intera quaresima con l’amico nella solitaria Koutila, in riva al Mar Morto. La quinta volta invece, anziché fare ritorno a Pharan, Eutimio e Teotisto preferirono fermarsi nel Wadi-el Dabor: qui una vasta caverna offrì loro asilo e fu prontamente trasformata in una chiesa. I due amici, liberi da ogni preoccupazione terrena, potettero così dedicarsi in assoluta tranquillità alla preghiera ed al lavoro, alla penitenza ed alla salmodia. Tramite alcuni pastori molti vennero a conoscenza della presenza dei due anacoreti e domandarono di poter abbracciare il loro stile di vita. Si costituì allora una nuova “laura” sulla sporgenza della roccia: Teotisto ne assunse la direzione, mentre Eutimio nella grotta riceveva ed ammaestrava gli aspiranti, senza esigere da essi pratiche strane, ma semplicemente fedeltà alla residenza, distacco dai beni terreni, fiducia nella Provvidenza con conseguente rifiuto di un reddito fisso, lavoro manuale, devoluzione del superfluo ai poveri, interdizione alle donne di entrare nella laura per una più sicura custodia della castità ed infine la pratica di una sollecita ubbidienza, di una profonda umiltà e di una sincera carità.Verso l’anno 420 un drappello di arabi si presentò alla laura chiedendo di poter vedere Eutimio, ma Teotisto rispose loro: “Non è possibile: egli dimora tutta la settimana nella sua grotta e non appare qui che il sabato”. Ma uno sceicco ribattè: “Che cosa? Ho qui mio figlio Tèrèbon, affetto di emiplegia; la notte scorsa Eutimio gli apparve e gli promise di guarirlo se fosse venuto a trovarlo nella sua solitudine”. Il santo anacoreta, avvertito di quella visita, non ritenette opportuno andare contro le visioni divine e con un segno di croce sul fanciullo lo guarì. Assai meravigliati, i presenti si prostrarono dinnanzi a lui chiedendogli il battesimo. Eutimio allora li istruì e poi li battezzò. Questa guarigione miracolosa rese celebre il nome di Eutimio in tutta la Palestina e molti malati iniziarono ad accorrere da lui.
Il santo iniziò però così a percepire la mancanza della profonda solitudine a lui tanto cara. Nonostante la dissuasione perpetrata da Teotisto, Eutimio prese con sé Domiziano, si diresse verso Rouban, salì sulla montagna dei Marda e vi eresse una cappella, ove rimase qualche mese. Si trasferì poi nel deserto di Ziph, dove il re Davide aveva cercato scampo dall’ira di Saul: qui convertì e battezzò un gruppo di messaliani, setta ereticale che negava i sacramenti e la gerarchia ecclesiastica, affermando che la preghiera costituisse l’unico mezzo per vincere il demonio ed unirsi a Dio. Un notabile della vicina città di Aristoboulias gli condusse il figlio posseduto dal demonio ed il santo lo liberò. Gli abitanti della città e dei dintorni edificarono allora un monastero, in cui nuovi anacoreti poterono porsi sotto la sua direzione.Nella sua umiltà, mal sopportando come sempre il crescente concorso del popolo, Eutimio pensò di tornare suoi passi nella comunità retta da Teotisto, ma a circa tre miglia dal monastero si fermò in una grotta della collina di Sahel. Appena saputo del suo arrivo, Teotisto lo invitò a ritornare, ma egli acconsentì soltanto a celebrare con loro l’Eucaristia domenicale.A Sahel Eutimio dovette inoltre accettare alcuni discepoli provenienti da varie parti dell’Oriente. Una voce misteriosa gli aveva infatti consigliato di non rifiutare coloro che chiedevano desiderosi di vivere sotto la sua guida, in quanto gli erano inviati direttamente da Dio. Sorse sotto tale impulso la laura di Eutimio, alquanto simile a quella di Pharan. Tra i monaci non tardò a farsi sentire la povertà, ma Eutimio scovò la maniera di dimostrarsi liberale. Un giorno si presentarono a Sahel ben quattrocento pellegrini armeni, desiderosi di rivedere il santo loro compatriota. Questi diede allora ordine a Domiziano di preparare loro da mangiare. Nonostante nella dispensa avesse dovuto esserci appena il minimo per nutrire dieci persone, Domiziano con sua grande meraviglia non riuscì ad aprire la porta talmente era abbondante il cibo ammassato in essa.Dalla sua laura Eutimio partecipò ai grandi avvenimenti della Chiesa, principalmente mediante suoi discepoli che presero parte ai concili celebrati in quel frangente storico. Quando Dioscoro, un vescovo che rifiutò le dottrine conciliari calcedonesi, si insediò con la forza sul trono patriarcale di Gerusalemme, Eutimio non esitò a disconoscerne l’autorità e fuggì nel deserto di Rouban con altri monaci, finchè nel 458 l’imperatore non ristabilì nella sua legittima sede il precedente patriarca Giovenale. Il dissidio tuttavia non cessò subito, a causa dell’imperatrice Eudossia, pia e caritatevole, ma al tempo stesso sostenitrice dei monofisiti. Come consuetudine alla corte bizantina, l’imperatrice esercitava un grande influsso sui monasteri e sul popolo, ma con il prezioso aiuto di Eutimio fu ricondotta sul retto sentiero. Travolta delle sventure familiari, Eudossia iniziò a dubitare della saldezza della sua fede. San Simeone lo Stilita, al quale si era rivolta per chiedere consiglio, le rispose: “Perchè andare a cercare l’acqua lontano quando hai la sorgente presso di te? Tu hai Eutimio, segui i suoi insegnamenti e sarai salva”. Eudossia allora si fece costruire una torre nei pressi della laura ove poté incontrare il santo, che la indusse ad optare per i dogmi stabiliti nel Concilio di Calcedonia.La Chiesa greca considera Eutimio come uno dei principali organizzatori della sua liturgia e gli attribuisce la prima codificazione delle leggi monastiche e dei dettagli del servizio divino, che passarono nel Typicon o formulario di San Saba e del monastero costantinopolitano di Stoudion.
Dio fece conoscere ad Eutimio il giorno della sua morte, ma egli preferì non dire nulla ai suoi discepoli sino all’Ottava dell’Epifania del 473. Morì il 20 gennaio di quell’anno, non prima di aver predetto che Domiziano lo avrebbe seguito sette giorni dopo e che la laura si sarebbe trasformata in cenobio. Sant’Eutimio ricevette sepoltura nella sua stessa grotta, in cui rimase fino alla metà del secolo VIII, dopodichè si persero le tracce delle sue reliquie.
Il Martyrologium Romanum lo commemora al 20 gennaio nell’anniversario della
nascita al Cielo.
Autore: Fabio
Arduino
Paolo e Dionisia sono due sposi, ricchi e nobili, che si amano tanto. Hanno tutto dalla vita: la salute, l’amore, la ricchezza. Ma sono infelici perché, purtroppo, non riescono a concepire un figlio. Il tempo passa e la coppia sta diventando anziana. Paolo e Dionisia, però, non perdono la speranza di diventare genitori. Pregano tanto. Pregano sempre con fiducia implorando il Signore di poter avere un bambino. Dionisia promette che, se la sua invocazione verrà ascoltata, consacrerà il bambino a Dio. Così avviene. Le preghiere di Paolo e Dionisia sono esaudite e nel 377, in una regione dell’Armenia, nasce un maschietto che viene chiamato Eutimio. Il bambino a tre anni perde il papà, mentre la mamma mantiene la sua promessa: affida Eutimio al vescovo che lo educa alla vita religiosa.
Eutimio è un bambino buono, intelligente, incline alla spiritualità. A diciannove anni diventa sacerdote con l’incarico di ispettore dei monasteri della città. Il santo svolge con scrupolo il suo incarico, ma la sua anima aspira alla solitudine, all’ascolto intimo e vero della voce di Dio. Per Eutimio, nel silenzio, l’uomo ascolta Dio, il quale parla ad ognuno di noi attraverso la natura da lui creata, la Parola scritta nel Vangelo e internamente con segni e richiami.
Eutimio si reca in pellegrinaggio verso Gerusalemme e qui conosce i “Padri del deserto”, i monaci che vivono in solitudine. Uno di loro, San Teotisto, diventa suo grande amico. Insieme vanno a vivere in una caverna trasformata, poi, in una chiesa. Per guadagnarsi da vivere intrecciano ceste. Il resto del tempo lo trascorrono pregando e sottoponendosi a frequenti digiuni. Altri monaci desiderano seguire il loro esempio e vivere in solitudine. Eutimio li accoglie e li istruisce con alcune semplici regole di vita: essere umili, caritatevoli, casti, ubbidienti, avere fiducia nella “Divina Provvidenza”, dare il superfluo ai poveri, svolgere lavori manuali. Eutimio diventa famosissimo perché moltiplica miracolosamente il cibo sufficiente per dieci persone, sfamando, così, quattrocento pellegrini armeni accorsi per incontrarlo. Un giorno il santo, con un segno di croce, guarisce il figlio di uno sceicco il quale non solo si converte, ma diventa a sua volta vescovo ed evangelizza la sua tribù. Eutimio muore nella sua grotta a quasi cent’anni, nel 473, in Palestina.
Autore: Mariella Lentini
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/92493
Voir aussi : http://www.archive.org/stream/revuedelorientch121907pari#page/298/mode/2up
