dimanche 20 janvier 2013

Saint EUTHYME le GRAND, anachorète, abbé et fondateur


Saint Euthyme le Grand

Anachorète dans le désert de Juda (+ 473)

Il est le père et le fondateur du grand mouvement monastique qui allait remplir le désert de Palestine. Originaire de la Petite-Arménie, il reçut son éducation auprès de l'évêque de sa ville. Grandes étaient son humilité et sa douceur. Ermite sur les bords de la mer Morte, il fut reconnu par les bergers . Malgré les habitants qui venaient l'entendre, il sut préserver sa solitude et fonda une «laure» où se retrouvaient beaucoup de ses disciples, dont l'un des plus célèbres est saint Sabas. A la veille de sa mort, il leur résumait ainsi sa spiritualité: "Gardez toujours comme principe et comme fin de toute activité, la charité sincère qui est le lien de toute perfection. Toute vertu se fortifie par la charité et l'humilité, mais la charité l'emporte avec l'aide de l'expérience, du temps et de la grâce. C'est par charité que le Verbe de Dieu s'est humilié en se faisant pareil à nous."

En Palestine, l’an 473, saint Euthyme, abbé. Arménien d’origine et consacré à Dieu depuis l’enfance, il gagna Jérusalem et, après soixante-sept ans passés dans la solitude, robuste et alerte jusqu’à la fin de sa vie, il mourut célèbre par son humilité, sa charité et son observance de la règle monastique.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/468/Saint-Euthyme-le-Grand.html

Saint Euthyme le Grand

Saint Euthyme est le père et le fondateur du grand mouvement monastique qui allait remplir le désert de Palestine.

Originaire de Mélitène en Petite-Arménie (l’actuelle Malatya en Turquie orientale, possession romaine depuis 75 avant J.C., à ne pas confondre avec la Petite Arménie médiévale de Cilicie), il reçut son éducation auprès de l'évêque de sa ville.

Grandes étaient son humilité et sa douceur. Ermite sur les bords de la mer Morte, il fut reconnu par les bergers. Malgré les habitants qui venaient l'entendre, il sut préserver sa solitude et fonda une «laure» où se retrouvaient beaucoup de ses disciples, dont l'un des plus célèbres est saint Sabas (+531).

A la veille de sa mort, il dit à ses disciples: “Si je trouve grâce devant Dieu, la première chose que je lui demanderai sera que son Saint-Esprit demeure toujours avec vous et avec tous ceux qui vous succèderont”.

Saint Euthyme leur résumait ainsi sa spiritualité: "Gardez toujours comme principe et comme fin de toute activité, la charité sincère qui est le lien de toute perfection. Toute vertu se fortifie par la charité et l'humilité, mais la charité l'emporte avec l'aide de l'expérience, du temps et de la grâce. C'est par charité que le Verbe de Dieu s'est humilié en se faisant pareil à nous."

Il mourut le 20 janvier 473, étant âgé d’environ 94 ans dont 68 dans la solitude monastique.

Que sa prière soit avec nous.

SOURCE : https://levangileauquotidien.org/MAF/display-saint/a416912e-9d16-42b5-86c4-446ba868930e

Saint Euthyme le Grand

Charité sincère

À Mélitène, en Petite-Arménie, l’évêque Otreios prend en charge Euthyme (377-473) dès sa plus tendre enfance. En effet, sa mère, veuve et diaconesse, le lui confie à l’âge de 3 ans. Prêtre à 19 ans, il reçoit la charge des moines. Vers 305, il se rend à Jérusalem et entre dans la laure de Pharan, fondée par saint Chariton. Au bout de quelques années, il se retire dans une grotte du désert de Juda, mais le nombre de ses disciples augmentant – parmi eux, on compte saint Sabas –, il fonde sa propre laure dont le rayonnement atteint l’ensemble du monachisme palestinien. Sa charité évangélise ceux qui le rencontrent, même les nomades qui traversent le désert. Avec d’autres, il s’engage dans le combat contre l’hérésie monophysite, et ramène à l’orthodoxie chalcédonienne les patriarches de Jérusalem, ainsi que l’impératrice Eudoxie.

« Que tout chez vous se passe dans l’amour », exhorte l’Apôtre Paul, et Euthyme, à la veille de sa mort, a résumé ainsi sa spiritualité : « Gardez comme principe et comme fin de toute activité la charité sincère qui est le lien de toute perfection. »

Temps de silence

À la prière de saint Euthyme le Grand, demandons au Seigneur la grâce de vivre la charité, en nous conformant au Prince de la paix ressuscité qui nous « laisse la paix ».

Ce mois-ci, à l’écoute d’Alix Le Clerc

Courons donc après lui comme le cerf altéré qui désire les fontaines d’eau fraîche ; mais allons doucement de peur de trébucher.

SOURCE : https://francais.magnificat.net/magnificat_content/saint-euthyme-le-grand/

Saint Euthyme le Grand

Fête le 20 janvier

Abbé des monastères de Palestine

Naissance miraculeuse de saint Euthyme

L’empereur Julien l’Apostat venait de rendre son âme au diable en s’écriant : Galiléen, tu as vaincu ! Valens, son successeur, s’étant fait baptiser par les Ariens reprenait sous une autre forme la persécution contre les catholiques. Les évêques étaient envoyés en exil ou mis à mort, les religieux chassés de leurs monastères et soumis aux plus cruels traitements. Les barbares étaient sur toutes les frontières de l’empire, prêts à l’envahir ; saint Jérôme dans sa douleur s’écriait : Le monde romain s’écroule !

Ce fut dans ces temps de désolation (377) que saint Euthyme vint au monde. Sa naissance fut miraculeuse. Son père Paul et sa mère Denyse étaient comptés parmi les citoyens les plus nobles de la ville de Mélitène, en Arménie. Chrétiens fervents, leur vie était partagée entre la prière et l’aumône. Une chose cependant venait troubler leur bonheur, ils n’avaient point d’enfants. Les prières ferventes qu’ils adressaient à Dieu semblant demeurer stériles, ils s’adressèrent au martyr saint Polyeucte, pour obtenir par son intercession ce que les prières seules ne pouvaient point obtenir. Une nuit qu’il était en prière dans une église dédiée à ce saint martyr, ils entendirent une voix qui leur disait :

- Prenez courage, Dieu va vous donner un fils, vous l’appellerez Euthyme, sa vie sera sans reproche et sa naissance sera un gage de la paix que le Seigneur veut rendre à son Eglise.

La prédication ne fut point vaine. Denyse mit au monde un fils. Elle le nomma Euthyme, et cinq mois seulement après la naissance de cet enfant béni, l’empereur Valens fut brûlé par les barbares près de la ville d’Andrinople, et sa vie mit fin à la persécution.

Agé de trois ans seulement, Euthyme perdit son père. Son oncle maternel, appelé Eudoxe, se chargea de son éducation, et le présenta à l’évêque de Mélitène, Otrée, pour qu’il le reçût au nombre de ses clercs. Comme Eudoxe avait placé l’enfant aux pieds de l’évêque, celui-ci dans une vue prophétique de l’avenir s’écria :

- Vraiment, l’Esprit de Dieu reposera sur cet enfant. Puis il le baptisa et le mit au nombre des lecteurs.

Lorsqu’il eut l’âge d’étudier, l’évêque le confia à deux maîtres habiles et saints pour le former aux sciences et à la pratique de toutes les vertus. Euthyme s’adonna avec tant d’ardeur à l’étude, que les progrès qu’il fit devinrent un sujet d’admiration pour tous ceux qui en entendaient parler. Les divines écritures surtout étaient l’objet continuel de ses méditations. Il les lisait nuit et jour et apprenait de mémoire les passages qui avaient touché son cœur. Il voulait imiter les saints dont on lui faisait lire la vie , non seulement dans leur science, mais encore dans la pratique de leurs vertus et de leurs austérités. Il ne mangeait jamais rien de superflu ; il assistait aux offices divins avec un tel recueillement, qu’on l’aurait pris pour un ange. Toujours occupé il savait cependant trouver du temps pour s’entretenir avec Dieu dans la prière. Il sortait toujours de l’oraison avec de nouvelles lumières pour l’étude et de nouvelles forces pour se maintenir et faire des progrès dans la pratique de toutes les vertus.

Il est ordonné prêtre.

Son amour pour la solitude et le silence.

Lorsqu’il eut terminé ses études, il fut ordonné prêtre. Sa science prodigieuse et son incomparable sainteté le firent choisirent pour diriger les nombreux monastères situés dans la ville de Mélitène. Euthyme accepta par obéissance la lourde charge qu’on lui imposait. A l’âge de vingt-neuf ans, croyant que la sollicitude de tant de monastères l’empêchait de songer à son âme, il quitta secrètement la ville, et se mit en route pour la Palestine afin d’y visiter les lieux témoins de la passion de notre divin Sauveur.

Après avoir accompli son pèlerinage, il alla visiter les monastères voisins de Jérusalem appelés laures, parce que les cellules y sont séparées les unes des autres de manière à former un espèce de village. La vie austère et silencieuse que menaient les religieux de ces monastères redoublant son amour pour la retraite, il résolut de s’établir dans la laure de Pharan, située à six mille de Jérusalem. Il devint bientôt un des solitaires les plus fervents : il ne mangeait que le dimanche, et tressait des nattes pour en distribuer le prix aux pauvres. On ne le vit jamais se coucher sur un lit, mais quand il ne pouvait plus résister au sommeil, il s’appuyait contre le mur se soutenant avec une corde suspendue au plafond. Malgré cela, dès qu’il sentait qu’il allait s’endormir, il se disait à lui-même ces paroles de saint Arsène :

- A quoi penses-tu donc, lâche et misérable ?

Ayant appris qu’un moine nommé Théoctiste menait une vie semblable à la sienne, il alla le trouver et se lia d’amitié avec lui. Tous les ans, après l’octave de l’Epiphanie, ils se rendaient tous deux dans la solitude de Cutile, afin que, séparés du commerce de leurs frères, ils pussent se livrer entièrement à l’oraison jusqu’au dimanche des Rameaux. Après avoir mené cette vie pendant cinq ans, ils s’enfoncèrent plus avant dans le désert, et Dieu leur montra près d’un précipice une grande caverne, où ils habitèrent longtemps inconnus, n’ayant pour toute nourriture que des herbes sauvages. Mais Dieu, qui, dans sa providence les destinait à être pour beaucoup un moyen de salut, permit qu’ils fussent découverts par des bergers d’un village voisin. Deux religieux de la laure de Pharan, Marin et Luc, ayant appris leur retraite, vinrent se mettre sous leur direction et firent de tels progrès dans la vertu, qu’ils furent choisis par Dieu pour être les maîtres spirituels du grand saint Théodose, chef et fondateur de beaucoup de monastères en Palestine. Un grand nombre d’autres moines vinrent aussi chercher près de saint Euthyme l’aliment de leurs âmes et lui découvrir leurs plus secrètes pensées. En habile médecin des âmes, Euthyme savait donner à chacun les remèdes dont il avait besoin. La pauvreté, l’obéissance et l’humilité étaient les vertus qu’il chérissait le plus dans ses disciples. Il leur recommandait aussi le silence et le travail des mains.

Conversion d’une tribu de Sarrasins.

Le chef d’une tribu de Sarrasins, nommé Aspébète, avait un fils paralytique du nom de Térébon. Comme il n’avait que ce seul fils, il cherchait tous les moyens pour obtenir sa guérison, mais tout avait été inutile. Une nuit, Térébon, réfléchissant en lui-même, se dit :

- Quelle utilité ai-je retirée des arts magiques et de la médecine ? A quoi m’ont servi les prestiges des astrologues et les histoires fabuleuses de nos superstitions ?

Se rappelant alors le courage des chrétiens persécutés par le roi de Perse, il s’écria :

- Dieu des chrétiens, accordez-moi la guérison que ne peuvent pas me donner mes dieux, et je me ferai chrétien.

S’étant endormi après cette prière, il vit un moine aux cheveux blancs qui lui demanda quelle était sa maladie.

- J’ai la moitié du corps paralysée, répondit Térébon.

- Es-tu résolu, reprit le moine, d’accomplir la promesse que tu as faite au Dieu des chrétiens ?

Sur la réponse affirmative de Térébon, le moine continua :

- Je suis le solitaire Euthyme ; j’habite dans une caverne, à six mille de Jérusalem. On s’y rend par le chemin qui conduit à Jéricho. Si tu veux être guéri, rends-toi dans cette solitude.

La vision disparue, Térébon se réveilla et raconta à son père ce qui venait de lui arriver, et ils se rendirent tous deux, suivis d’une troupe nombreuse de Sarrasins, à la caverne indiquée. Ils y trouvèrent Euthyme qui, faisant le signe de la croix sur le corps du paralytique, le guérit à l’instant. Les Sarrasins, émerveillés d’une telle puissance, demandèrent immédiatement le baptême. Euthyme jugeant que la conversion était sincère, les baptisa. Aspébète reçut le nom de Pierre et devint plus tard évêque des Sarrasins soumis à sa domination. Il en convertit un grand nombre par ses prédications et ses exemples, et mourut saintement.

Ce miracle attira vers Euthyme un grand nombre de malades ; mais le saint, effrayé d’un tel concours, se retira dans le désert de Ruban, près de la mer Morte, désert où Notre-Seigneur permit au démon de venir le tenter. Il monta ensuite sur la montagne de Mardes, où le démon transporta le Sauveur pour lui montrer tous les royaumes de la terre. Bientôt après, il fut obligé d’abandonner cette solitude, un grand nombre de personnes accourant vers lui, parce qu’il avait chassé le démon du corps d’un possédé. Il retourna dans sa première solitude, près de Théoctiste et de ses anciens religieux. Sous sa direction la laure devint en peu de temps aussi grande et aussi peuplée que celle de Pharan.

Ses prédictions et ses miracles.

Anastase, le custode des vases sacrés de Jérusalem, enflammé d’un grand désir de voir Euthyme, vint à la laure avec l’évêque Phidon et le gardien de la Croix, nommé Cosmas. Quoique que le saint n’eût pas été averti, il sut qu’ils arrivaient, par révélation ; il appela l’économe Chrysippe et il lui ordonna de préparer les choses nécessaires pour recevoir les hôtes que Dieu leur envoyait. Il ajouta même : Le patriarche de Jérusalem est avec eux. Lorsque Anastase et ses compagnons furent près du saint, celui-ci, saisi de l’esprit de Dieu, se mit à converser avec Anastase comme s’il se fût adressé au patriarche de Jérusalem. Comme on lui faisait remarquer qu’Anastase était vêtu plus somptueusement que n’avait coutume d’être vêtus les patriarches de Jérusalem, il répondit en s’adressant à Anastase :

- Croyez-moi, mon fils, je vous ai vu revêtu de la robe blanche de patriarche, Dieu ne m’a point trompé, vous serez patriarche de Jérusalem.

En effet, peu de temps après, Anastase montait sur le siège patriarcal de Jérusalem.

Un de ses religieux, nommé Domnus, avait pour oncle Jean, patriarche d’Antioche. Celui-ci s’étant laissé surprendre par les partisans de Nestorius, Domnus demanda à Euthyme la permission de se rendre à Antioche, afin de ramener son oncle à la religion catholique.

- N’y allez pas, mon fils, lui répondit le saint, il ne vous est pas avantageux de vous éloigner du monastère. Dieu ne veut pas se servir de vous pour retirer votre oncle de son erreur. Si vous sortez d’ici, vous serez saisi d’un désir de vaine gloire, on vous proclamera patriarche, mais bientôt après vous serez dépossédé du patriarcat et réduit au rôle le plus humiliant.

Le religieux ne se rendit pas aux avis de son abbé et partit pour Antioche. Tout ce qu’Euthyme lui avait prédit se vérifia. Revenu à lui-même, contrit et humilié, il vint se jeter dans les bras d’Euthyme, lui demanda pardon, et passa le reste de sa vie à faire pénitence.

Non seulement saint Euthyme lisait dans l’avenir, mais encore dans les consciences. C’est par ce dont précieux qu’il confirma dans leur vocation deux religieux qui avaient la tentation de retourner dans le monde. Il délivra un autre religieux du démon d’impureté par qui il avait été saisi pour avoir donné son consentement à une mauvaise pensée. Il vit un jour un religieux qui, à cause de son impudicité, quoiqu’il parût mener une vie très chaste, avait l’âme torturée par son ange gardien.

Il voyait souvent, pendant qu’il célébrait la sainte messe, des milliers d’anges qui venaient s’unir au saint sacrifice. D’autrefois, en distribuant la sainte communion, il voyait les uns recevoir la vie, et les autres manger leur propre condamnation.

Nous avons raconté déjà quelques miracles de saint Euthyme ; en voici d’autres qui nous montrent combien était grande auprès de Dieu la puissance de notre saint. Dans un temps de sécheresse, les citernes de la laure se trouvant vides, les moines et le peuple des environs accoururent au grand Euthyme pour le supplier de demander au Seigneur qu’il leur envoyât de la pluie. Le bienheureux refuse par humilité d’adresser au Seigneur une telle prière, tous les frères et un grand nombre de personnes des villages voisins se mirent en procession, en chantant de cœur encore plus que de bouche le Kyrie eleison, et se rendirent près d’Euthyme. Le saint abbé, touché de compassion leur adressa ces paroles : Mes enfants, ma foi en Dieu n’est pas assez grande pour que j’aie la témérité de m’adresser à lui. Qui suis-je, moi, sinon le plus pécheur de tous ? Mais comme Dieu est bon et clément, et qu’il ne demande qu’une occasion pour verser plus abondamment sur nous tous les trésors de sa miséricorde, prosternés devant sa Majesté, prions-le avec ardeur. Père saint, répondirent les frères d’une commune voix, priez-le vous-même pour nous, car le Seigneur a dit qu’il accomplirait toujours la volonté de ceux qui le craignent. Alors le bienheureux Euthyme, prenant avec lui quelques moines, entra dans un oratoire et, se prosternant la face contre terre, il priait avec abondance de larmes. Il n’avait pas encore achevé sa prière quand on entendit tout à coup le tonnerre gronder et la pluie tomber avec tant d’abondance que la terre en était inondée.

Un autre jour, quatre cents Arméniens qui descendaient de Jérusalem vers le Jourdain s’étant égarés, vinrent à la laure pour y demander l’hospitalité. Le saint n’avait pas de quoi nourrir les frères pendant un jour ; malgré cela, il fit appeler l’économe et lui ordonna de donner à manger aux hôtes qui venaient d’arriver. Celui-ci se rendit à la boulangerie pour prendre les quelques pains qui restaient, mais il ne put ouvrir la porte. Alors il l’enleva en la faisant sortir des gonds , mais quelle ne fut pas sa surprise de trouver la boulangerie remplie de pain jusqu’au plafond ! Le vin et l’huile se trouvèrent aussi avoir été multipliés de telle sorte qu’on put nourrir cette nombreuse caravane.

Marchant un jour dans un désert aride avec deux autres religieux, et les voyant à demi-morts de soif, il creusa un peu la terre avec une bêche et aussitôt il en sortit de l’eau en abondance.

Son zèle pour la défense de la foi

Saint Euthyme n’a pas seulement reçu le nom de Grand, à cause de ses nombreux miracles, mais aussi à cause de son zèle ardent à combattre les hérétiques et à maintenir ses frères dans la foi orthodoxe.

L’humilité et la douceur étaient les deux vertus dominantes du grand Euthyme ; mais quand il s’agissait de combattre les hérétiques, et de défendre les intérêts de l’Eglise, sa douceur se changeait en un zèle ardent. On aurait pu lui appliquer cette parole : « Dulcius melle, fortius leone. » Plus doux que le miel, plus fort que le lion.

Les Manichéens, les Origénistes, les Ariens et les Sabelliens ne furent pas épargnés ; il eut le bonheur de voir un bon nombre de Manichéens revenir à la vraie foi.

Les deux hérésies d’Eutychès et de Nestorius furent celles qu’il combattit avec le plus de succès. Euthyme était âgé de soixante-quinze ans quand se tint en Chalcédoine le concile qui condamna les erreurs d’Eutychès. Plusieurs pères du concile ne voulurent point souscrire à la définition de la foi proposée, sans avoir demandé l’avis du grand abbé, ce qui nous prouve combien était grande l’estime que des évêques même avaient de sa science et de sa vertu.

Son approbation aurait persuadé tous les religieux et les solitaires de Palestine, si un moine du nom de Théodose, animé d’un esprit infernal, ne s’était mis à parcourir les monastères, enseignant que le concile de Chalcédoine avait renouvelé les erreurs de Nestorius. Ce moine indigne sut gagner les bonnes grâces de l’impératrice Eudoxie qui se trouvait alors en Palestine, usurpa le siège de Jérusalem et de là répandit ses erreurs dans toute la Palestine. Euthyme et ses religieux furent les seuls qui résistèrent à l’intrus et ne voulurent d’aucune façon communiquer avec lui.

Cependant plusieurs évêques écrivirent à l’impératrice Eudoxie pour lui montrer les mensonges de Théodose et la supplier de revenir à la foi catholique. Eudoxie différait toujours d’accéder à leurs prières lorsqu’elle apprit que leur gendre avait été tué et que sa fille avait été prise par les ennemis et conduite à Carthage. Ce triste événement fut pour elle le coup de la grâce ; elle envoya consulter saint Siméon le Stylite pour apprendre ce qu’elle avait à faire. Le saint lui répondit : « Pourquoi vous adresser à moi ? vous avez près de vous le divin Euthyme, vous n’avez qu’à suivre sa doctrine et ses conseils et vous ferez sûrement votre salut. »

Eudoxie se rendit immédiatement dans la solitude où se trouvait Euthyme, y fit construire une tour à trente stades de la laure afin de pouvoir jouir sans aucun empêchement des entretiens du bienheureux. Lorsque la tour fut terminée, Eudoxie s’y rendit et fit prier Euthyme de vouloir bien venir la voir. Le saint abbé se rendit à ses vœux. Dès qu’Euthyme l’aperçut, elle se mit à genoux, et s’écria remplit de joie : Maintenant je sais que le Seigneur m’a visitée. Le saint lui donna sa bénédiction, la fit relever et lui dit : Prenez garde ma fille, et soyez prudente à l’avenir. Parce que vous avez favorisé les erreurs de Théodose, de grands maux fondront sur vous. Mais ayez confiance en Dieu. Recevez les quatre conciles œcuméniques et rentrez dans la communion de Juvénal, patriarche de Jérusalem.

Après ces paroles, Euthyme pria pour l’impératrice et se retira. Eudoxie accomplit à la lettre toutes les recommandations qui venaient de lui être faites, et par son exemple, entraîna un nombre considérable d’hérétiques à rentrer en communion avec l’Eglise catholique.

Eudoxie pour expier sa faute, fit bâtir en Palestine un nombre immense d’églises et de monastères. Un jour, elle vint de nouveau trouver saint Euthyme pour s’entretenir avec lui, avec la pensée secrète de lui fournir des secours pour ses monastères. Lorsque le saint fut près d’elle, il lui dit : Ma fille, votre sortie de ce monde est bien proche. Pourquoi vous occuper de tant de choses étrangères au salut de votre âme ? Pour ce qui est du secours à laisser à nos monastères, n’en soyez pas inquiète ; Dieu saura pourvoir à nos besoins. Quatre mois à peine après cet entretien, la princesse rendait son âme à Dieu.

L’impératrice Eudoxie ne fut pas la seule que saint Euthyme eut le bonheur de ramener à la vraie foi. On compte encore un anachorète d’une vertu très haute nommé Gérasime.

Sa mort

Dieu qui avait révélé à son serviteur la mort de tant d’autres, ne voulut pas lui cacher l’heure où il viendrait le chercher pour lui donner la récompense de ses travaux. La veille de la fête du grand saint Antoine, réunissant les prêtres après l’office de la nuit, il leur dit : « Mes frères, c’est la dernière vigile que je passe avec vous. Dieu va bientôt m’appeler à lui. » Le lendemain tous les religieux accoururent pour le voir une dernière fois et il leur adressa ses dernières recommandations.

« Mes pères, mes frères et mes fils, leur dit-il, me voici sur le point de mourir. Vous montrerez que vous m’aimez véritablement si vous gardez fidèlement les règles que je vous ai données. Tâchez surtout d’acquérir la vertu de charité, qui est le lien parfait de toutes les vertus. Ce que le sel est au pain, la charité l’est aux autres vertus. Elle est plus grande que l’humilité, car c’est par charité que Notre-Seigneur a voulu s’humilier et se faire comme l’un d’entre nous. Voici ma dernière recommandation : Que votre porte ne soit jamais fermée aux pèlerins et aux étrangers, mais au contraire qu’il y ait toujours dans vos monastères un endroit convenable pour les recevoir. »

S’adressant alors à tous les religieux, il les pria de vouloir bien lui désigner celui d’entre eux qu’ils désiraient avoir pour supérieur, après sa mort. Tous ayant répondu d’une voix unanime qu’ils voulaient Domitien, son compagnon le plus intime. « Cela ne se peut, répondit-il, Domitien ne me survivra que sept jours. »

Les frères choisirent alors le moine Elie originaire de Jéricho. Le saint se tournant alors vers l’élu : Voilà, dit-il, que tous les pères vous choisissent pour être leur pasteur et leur supérieur. Votre devoir est de vous sanctifier et de les sanctifier avec vous. Puis s’adressant une dernière fois à tous les frères, il leur dit : « Si je trouve grâce auprès de Dieu, je lui demanderai comme première faveur que son Esprit-Saint demeure toujours avec vous et avec vos successeurs. »

Après ces paroles, il renvoya tous les religieux, ne retenant près de lui que Domitien avec qui il passa les trois jours suivants. Le samedi dans la nuit, il passa de cette terre à la béatitude éternelle, plein de jours et de bonnes œuvres devant Dieu et devant les hommes.

SOURCE : http://viedessaints.free.fr/vds/euthymeLeGrand.html

Le 20 janvier, nous célébrons la mémoire de notre Vénérable Père EUTHYME le GRAND

Comme Saint Antoine pour l'Egypte, notre Saint Père Euthyme fut, quelques années plus tard, le fondateur et le père du grand mouvement monastique qui allait remplir le désert de Palestine. Accordé par Dieu à ses parents, longtemps restés sans enfants, comme fruit de leurs prières, il naquit en 378 à Mélitène, en Petite-Arménie, en signe précurseur de la période de joie et de paix qui allait bientôt s'ouvrir pour l'Eglise, troublée depuis quarante ans par la persécution arienne1. Quand il perdit son père, à l'âge de trois ans, sa mère le confia à l'évêque Otréios qui, discernant la faveur de Dieu sur l'enfant, le baptisa et le consacra aussitôt Lecteur de son église. Elevé dans la maison épiscopale dans la vertu, la tempérance et l'application aux Saintes Ecritures, Euthyme apprit très tôt à accomplir l'Office Divin aux temps fixés avec crainte de Dieu et à prier d'un coeur non distrait. Il ne sortait guère que pour rendre visite aux moines des alentours et, à chaque carême, de la Théophanie à Pâques, il s'enfonçait dans le désert pour y vivre dans le silence et la solitude, à l'imitation du Saint Prophète Elie et de Saint Jean Baptiste. Brillant ainsi de telles vertus, il fut ordonné Prêtre dès l'âge de dix-neuf ans et nommé aussitôt supérieur de tous les monastères du diocèse. Il s'acquitta de cette charge pendant une dizaine d'années, puis voyant dans ces honneurs un obstacle à la vertu, il s'enfuit vers Jérusalem, avec le désir d'imiter la conduite de Notre Seigneur Jésus-Christ au désert, et s'établit un peu en dehors de la Laure de Pharan, fondée plus d'un siècle plus tôt par Saint Chariton (mémoire le 28 septembre), dans une cellule de solitaire où, libéré de tout autre souci que de plaire à Dieu par les prières et par les jeûnes, il s'occupait à tresser des cordes, afin de n'être à la charge de personne. Il se lia alors d'une si étroite amitié spirituelle avec son voisin Théoctiste (mémoire le 3 sept.) que l'un et l'autre avaient tout en commun, pensée et manière de vivre, comme s'ils n'étaient qu'une âme en deux corps. Euthyme l'emportait cependant par la douceur et l'humilité; c'est pourquoi Dieu lui accordait plus manifestement sa faveur et lui donnait l'initiative en toute chose.

aaaComme chaque année les deux ascètes allaient passer tout le Carême dans le grand désert de Koutila, vers la Mer Morte, ils furent un jour conduits par Dieu, jusqu'à une grotte admirable, située sur le flanc d'un précipice, qu'ils élurent aussitôt comme demeure et qu'ils transformèrent en église de Dieu par la vertu sanctifiante de leurs hymnes et de leurs prières. Après avoir passé quelque temps, inconnus de tous, en ne vivant que des herbes qui poussaient là, ils furent découverts par des bergers des environs. Dès lors les habitants du village le plus proche se firent un honneur de pourvoir à la subsistance de ces hommes de Dieu, et des moines de Pharan commencèrent à les visiter et à se joindre à eux en nombre croissant.
Comme Euthyme désirait rester libre de tout attachement, et le lieu étant trop exigu pour y mener la vie érémitique d'une laure, il fonda au pied de la falaise un cénobion dirigé par Théoctiste. Quant à lui, il demeurait en solitaire toute la semaine dans la grotte transformée en oratoire, et assurait la direction spirituelle et l'enseignement des frères, le samedi et le dimanche, quand tous se réunissaient pour la Vigile et la Divine Liturgie.

aaaLe vénérable Euthyme progressait ainsi sans cesse dans la conversation intime avec Dieu, et il acquit en retour le pouvoir de faire des Miracles. Un jour de l'an 420, il guérit d'un signe de Croix le fils du chef d'une bande de Sarrasins, venu le trouver à la suite d'une vision. Les barbares, émerveillés à la vue du Miracle, se jetèrent alors à ses pieds en lui demandant de leur enseigner la Doctrine qui donne à l'homme la victoire sur la mort et de les illuminer par le Saint Baptême. Certains d'entre eux se joignirent aux disciples d'Euthyme, et leur chef, ayant reçu le nom de Pierre, se fit ardent missionnaire auprès des groupes nomades de Sarrasins essaimés en Palestine.

aaaCette guérison rendit le nom d'Euthyme célèbre dans tout le pays. Les malades accouraient de partout en foule, en troublant fort sa retraite, aussi décida-t-il de s'enfuir, malgré les instances de Théoctiste et des autres frères, vers le désert plus profond de Rouba, en compagnie du seul Domitien2 originaire lui aussi de Mélitène. Il passa ainsi quelques années dans divers endroits où, ses miracles ayant attiré de nouveaux disciples, il fonda des monastères; puis il retourna finalement à proximité de Saint Théoctiste et s'installa avec Domitien dans une grotte située sur une petite colline, au milieu d'une vaste plaine désertique (le Sahel). Au bout de peu de temps, Pierre lui amena une foule de Sarrasins qui demandaient le Baptême. Ces loups du désert ayant été transformés en troupeau spirituel du Christ, ils ne voulurent plus quitter le Saint et installèrent leur campement permanent à proximité, campement qui devint par la suite un Evêché avec Pierre pour Pasteur. Euthyme continuait à envoyer à Théoctiste ceux qui voulaient vivre sous sa direction; jusqu'au moment où Dieu lui ordonna, dans une vision, de commencer à recevoir lui-même des disciples et de fonder une laure, organisée sur le modèle de Pharan. Les ermites y vivaient retirés toute la semaine, non plus dans des grottes mais dans des cellules construites par Pierre et les Sarrasins, et se réunissaient pour la Vigile dominicale autour de leur Prêtre et père spirituel dans l'église consacrée en 428 par l'Archevêque Saint Juvénal (mémoire le 2 juillet). Lorsque Saint Euthyme célébrait la Divine Liturgie un feu venu du ciel se déployait audessus de l'Autel et les recouvrait, lui et son Diacre Domitien, comme un voile. L'œil de l'intelligence illuminé par la Grâce, il pouvait distinguer clairement ceux qui s'approchaient dignement de la Sainte Communion et ceux qui, l'âme chargée de péchés, communiaient pour leur condamnation ; il discernait les secrets des cœurs et prophétisait l'avenir.

aaaMalgré la grande pauvreté de la Laure, le Saint se montrait hospitalier et généreux envers tous ceux qui venaient les visiter. Un jour, il fit, par sa prière, se remplir de pains le cellier vide, en quantité suffisante pour nourrir les quatre cents pèlerins venus d'Arménie rendre visite à leur compatriote, et pendant trois mois la réserve ne se désemplit pas. Aux nombreux Miracles que l'homme-de-Dieu accomplissait, il joignait toujours l'enseignement sur l'obéissance, sur la persévérance dans la condition où Dieu nous a placée et sur la pénitence; si bien que la Grâce qu'il déversait sur ses disciples et sur le peuple était toujours pour leur édification et leur progrès dans la vertu.

aaaSaint Euthyrne était en tout un modèle parfait de conduite évangélique, et dans les temps troublés qui s'écoulèrent entre, le Concile d'Ephèse (431) et le Concile de Chalcédoine (451), il fut pour les fidèles un critère sûr de vérité et une colonne d'Orthodoxie. Il envoya des disciples à l'un et l'autre des Conciles, et ceux-ci y jouèrent un rôle notable. A l'issue du Concile de Chalcédoine, un imposteur, Théodose, réussit à s'emparer pendant vingt mois du trône de Jérusalem et à entraîner dans le parti monophysite une grande partie des moines de Palestine, pour qui la subtile terminologie théologique du Concile était peu compréhensible. Euthyme et ses disciples restèrent seuls à soutenir la Foi Orthodoxe, malgré toutes les menaces et les accusations de nestorianisme. Comme Saint Antoine, l'éclat de sa sainteté était la preuve de la vérité de sa doctrine; aussi, peu à peu, les moines les plus pieux se rangèrent-ils derrière lui. L'impératrice Eudocie, veuve de Théodose II, établie en Palestine, s'était elle aussi laissée attirer par les monophysites; mais frappée par les malheurs advenus à sa famille lors de la prise de Rome, elle réalisa son égarement et, cherchant à rentrer dans la communion de l'Eglise, elle envoya des émissaires auprès de Saint Syméon le Stylite, près d'Antioche (voir le 1er sept.). Celui-ci l'exhorta à revenir en hâte à l'Orthodoxie et lui fit dire: «Pourquoi chercher au loin à puiser l'eau, alors que tu as près de toi la source. Tu as l'homme-de-Dieu Euthyme, suis ses enseignements et tu seras sauvée! » Elle se fit alors construire une tour près de la laure et y reçut les instructions d'Euthyme. comme si elles sortaient de la bouche même de Dieu. Elle prit ensuite fermement la défense de la Foi et couvrit la Palestine de généreuses donations: églises, monastères, hospices. Le vénérable ascète, chargé de jours mais animé de toute la ferveur que donne l'Esprit Saint, guidait vers le Royaume des Cieux quantité de disciples, parmi lesquels on compte les plus grandes figures monastiques de l'époque: Saints Sabas (5 déc.), Cyriaque (29 sept.), Gérasime (4 mars), et nombre d'Evêques. A l'âge de 90 ans, il descendit visiter Théoctiste, juste à temps pour assister à ses derniers moments, célébrer ses funérailles et désigner un nouvel Higoumène.

aaaDieu lui accorda aussi de connaître à l'avance le jour de sa mort, mais il n'en dit rien jusqu'au jour où, selon sa coutume et malgré son grand âge, il devait partir passer le Carême au désert. Pendant la vigile de Saint Antoine, il réunit ses disciples et leur donna son ultime enseignement: «Gardez toujours, comme principe et comme fin de toute bonne activité, la charité sincère, qui est le lien de toute perfection. Toute vertu se fortifie par la charité et l'humilité, avec l'aide de l'expérience, du temps et de la grâce. Mais la charité l'emporte sur l'humilité, car c'est par charité que Le Verbe de Dieu s'est humilié en se faisant pareil à nous». Il leur recommanda aussi de rendre grâce à Dieu en tout temps, pour les avoir retirés de la confusion du monde et les avoir placés dans cette condition sainte, à l'imitation des Anges; puis il leur fit élire son successeur, leur annonça la mort prochaine de Domitien et la transformation de la laure en cénobion. Il leur indiqua l'endroit où devaient être construits l'église et les bâtiments, les exhorta à ne pas négliger l'hospitalité, à consoler et stimuler les frères éprouvés par les tentations et à accomplir avec dévotion tous les Services Divins. Après être demeuré trois jours seul dans le Sanctuaire, il s'endormit en paix, le 20 juin 473, le visage serein et tout blanc, plus angélique que terrestre; et il fut suivi quelques jours plus tard par Domitien, son fidèle disciple depuis 50 ans. Une foule immense de moines, de Clercs et de laïcs se rassembla pour les funérailles de ce Père du Désert. Un grand nombre de Miracles s'accomplit alors et continua longtemps de s'accomplir sur son tombeau, placé à remplacement de sa grotte. Toute l'Eglise commença aussitôt à vénérer Saint Euthyme comme un de ses Pères parmi les plus grands, car, ayant mené toute sa vie dans la solitude, il n'avait néanmoins jamais cessé d'être le soutien de la Foi, le missionnaire, le législateur de la vie communautaire et l'économe de la Grâce de Dieu.

1. Euthymia signifie: «bonne humeur», «confiance», «joie».

2. Distinct de Dométien, Evêque de Mélitène, commémoré le 10 janvier, il est ignoré des synaxaires byzantins, mais il était commémoré dans l'ancien calendrier de Jérusalem (Kanonarion), le 5 novembre.

SOURCE : http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjanvier/janv20.html


Saint Euthymius the Great

Memorial

20 January

Profile

May have been an orphan as he was educated at the home of the Bishop Orteus of Melitine, Armenia (modern Malatya, Turkey). Saint Polyeuctus of Melitine was a friend of his family, and one of Euthymius’ spiritual directors. Ordained c.396MonkBishop‘s deputy for monasteries in the Melitine diocese.

In 406 he became a hermit for five years near the monastery of Pharan, about six miles from Jerusalem. He supported himself by making baskets, but gave most of his earnings to those even poorer than himself. Hermit near Jericho, living in a cave with a hermit named Theoctistus, and leaving his cell only on Saturday and Sunday, and then only to give spiritual direction. So many people gathered around the holy pair that they built a monastery; Theoctistus became abbot, and Euthymius withdrew to a cell near the Dead Sea.

He cured a young Arab boy, the son of Sheikh Asbepetus, by making the sign of the cross over him, and many Arab adults converted. Established a 15 cell hermitage at Khan-el-Ahmar c.426Bishop, ordained by Juvenal, Patriarch of Jerusalem. Assisted at the Council of Ephesus in 431, but soon after returned to his solitude. Worked to bring Empress Eudoxia and her followers back to orthodox thinking, and away from the Monophysite heresyTeacher of Saint Sabas the Great. Following his years in public, he withdrew again to his life of solitary prayer. His good example and wise counsel converted many. Foretold the date of his death.

Born

378 at Melitine, Armenia (modern Malatya, Turkey)

Died

20 January 473 of natural causes

Canonized

Pre-Congregation

Additional Information

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

Catholic Encyclopedia

Lives of the Saints, by Father Alban Butler

Roman Martyrology1914 edition

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

other sites in english

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MLA Citation

“Saint Euthymius the Great“. CatholicSaints.Info. 30 September 2022. Web. 22 January 2026. <https://catholicsaints.info/saint-euthymius-the-great/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-euthymius-the-great/

Book of Saints – Euthymius – 20 January

Article

EUTHYMIUS (Saint) Abbot (January 20) (5th century) An Armenian nobleman of Melitene who becoming a priest was on account of his conspicuous virtues and talents entrusted with the supervision of all the monasteries of the district. From love of solitude he secretly fled to Palestine, lived for some time as a hermit in a cavern near the Dead Sea, and finally gathering disciples, founded a monastery of his own. Though he consistently shunned the crowds attracted by his repute for sanctity and miracles, he was instrumental in securing many conversions, notably that of the Empress Eudoxia from Eutychianism, and in procuring submission in the East to the Decrees of the Council of Chalcedon (A.D. 451). He died A.D. 473 at the age of ninety-seven, and is among the most highly venerated Saints of the Eastern Church.

MLA Citation

Monks of Ramsgate. “Euthymius”. Book of Saints1921. CatholicSaints.Info. 11 August 2018. Web. 22 January 2026. <https://catholicsaints.info/book-of-saints-euthymius-20-january/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-euthymius-20-january/

St. Euthymius

Feastday: January 20

Birth: 377

Death: 473

Euthymius was born of wealthy parents at Militene, Armenia. He studied under the bishop there and was ordained. He was appointed supervisor of the monasteries in the diocese but when twenty-nine, he became a monk at the Pharan laura near Jerusalem. About 411, he left to live with a companion in a cave near Jericho, attracted numerous disciples, left his companion, Theoctistus, as superior, and moved to a more remote spot. He still attracted many and converted so many, including a great many Arabs, that Patriarch Juvenal of Jerusalem consecrated him bishop to minister to them. Juvenal built him a laura on the rode from Jerusalem to Jericho, which Euthymius ruled by vicars. He attracted enormous crowds among them, Eudoxia, the widow of Emperor Theodosius II, who followed his advice to give up her allegiance to the Eutychians and return to orthodoxy in 459. He died on January 20 after sixty-six years in the desert. His feast day is January 20.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=274

Euthymius the Great, Abbot (RM)

Born at Melitene, Armenia, c. 378; died in Palestine on January 20, 473. Saint Euthymius was the fruit of the fervent prayers of his wealthy parents through the intercession of a local martyr, Saint Polyeuctus. Euthymius studied under the bishop of Melitene, who ordained and appointed him supervisor of monastic settlements of the diocese. In that capacity, Euthymius often visited Saint Polyeuctus's monastery, where he would spend whole nights in prayer on a nearby mountain. From the octave of Epiphany to the end of Lent, Euthymius was continuously in prayer.

When he was about 30, his love of solitude had grown so strong that he secretly migrated to Palestine. After offering his prayers at the holy places in Jerusalem, he settled in a cell six miles distant near at the Pharan laura. He earned money for his bread and some alms for the poor by weaving baskets.

About 411, he moved 10 miles closer to Jericho, where he and a companion, named Theoctistus, lived as hermits in a cave. When a number of other hermits gravitated to him, he left them with his companion Theoctistus as superior, settled in the desolate country between Jerusalem and Jericho, and began his solitary life. He would meet with his spiritual children only on Saturdays and Sundays, and would abide for only a short time in one place, then move to another, usually in caves. Thus, he became their spiritual director without giving up his own solitary mode of life.

Saint Euthymius was one of the most revered of the early Palestinian monks. He attracted enormous crowds by his preaching, and combatted Nestorianism and Eutychianism alike. He gained influence among the Arabs by his healing of the paralytic son of an important sheikh, simply with a short prayer and the Sign of the Cross. The sheikh, who had vainly employed Persian magic arts seeking some relief for his son, immediately requested baptism.

So many Arabs followed suit that Patriarch Juvenal of Jerusalem consecrated Euthymius bishop to minister to them. In 420, Juvenal built him a laura on the road between Jerusalem and Jericho, which Euthymius ruled through vicars to whom he gave directions on Sundays. Cyril of Scythopolis relates that this was only one of many miraculous cures wrought by Euthymius, usually with the Sign of the Cross. It was in his capacity as bishop that Euthymius attended the Council of Ephesus in 431.

His humility and charity won the hearts of all who spoke to him. He seems to have surpassed even the great Saint Arsenius in the gift of perpetual tears. Empress Eudoxia, widow of Theodosius II, sought the advice of Saint Simeon Stylites regarding the frightening afflictions of her family. He referred her to Euthymius. Because Euthymius would allow no woman to enter his laura, she built a lodging and asked him to come to her there. She followed his counsel as the command of God, gave up her allegiance to the Eutychians, returned to orthodoxy in 459, and received the Council of Chalcedon.

On January 13, 473, Martyrius and Elias, both of whom Euthymius foretold would be patriarchs of Jerusalem, came with several others to visit him and accompany him to his Lenten retreat. But he said he would stay with them all that week, and leave on the next Saturday, giving them to understand that his death was near at hand. He appointed Elias as his successor, and foretold to Domitian, a beloved disciple, that he would follow him out of this world on the seventh day, which happened just as he prophesied. At the time of his death, Euthymius had spent 66-68 years in the desert. He is still highly revered throughout the East (Attwater, Benedictines, Delaney, Walsh).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0120.shtml

St. Euthymius

(Styled THE GREAT).

Abbot in Palestine; b. in Melitene in Lesser Armenia, A.D. 377; d. A.D. 473. He was educated by Bishop Otreius of Melitene, who afterwards ordained him priest and placed him in charge of all the monasteries in the Diocese of Melitene. At the age of twenty-nine he secretly set out on a pilgrimage to Jerusalem and remained for some time with a settlement of monks at a laura called Pharan, about six miles east of Jerusalem. In 411 he withdrew, with St. Theoctistus, a fellow- hermit, into the wilderness, and lived for a while in a rough cavern on the banks of a torrent. When many disciples gathered around them they turned the cavern into a church and built a monastery which was placed in charge of St. Theoctistus.

miraculous cure which Euthymius was believed to have effected for Terebon, the son of the Saracen chief Aspebetus, spread the fame of the holy hermit far beyond the confines of Palestine. Aspebetus was afterwards ordained priest and became bishop over his tribe, in which capacity he attended the Council of Ephesus in 431.

When the report of this miracle had made the name of Euthymius famous throughout Palestine, and large crowds came to visit him in his solitude, he retreated with his disciple Domitian to the wilderness of Ruba, near the Dead Sea. Here he lived for some time on a remote mountain called Marda whence he afterwards withdrew to the desert of Zipho (the ancient Engaddi). When large crowds followed him to this place also, he returned to the neighbourhood of the monastery of Theoctistus, where he took up his abode in a cavern. Every Sunday he came to the monastery to take part in the Divine services. At length, because numerous disciples desired him as their spiritual guide, he founded, in 420, on the right side of the road from Jerusalem to Jericho, a laura similar to that of Pharan. The church connected with this laura was dedicated in 428 by Juvenal, the first Patriarch of Jerusalem. When the Council of Chalcedon (451) condemned the errors of Eutyches, it was greatly due to the authority of Euthymius that most of the Eastern recluses accepted its decrees. The empress Eudoxia was converted to Catholic unity through his efforts. The Church celebrates his feast on 20 January, the day of his death.

Sources

BUTLER, Lives of the Saints, 20 January; BARING-GOULD, Lives of the Saints, 20 January; SINCLAIR in Dict. Christ. Biogr. s.v.; Acta SS., January, II, 662- 92. A very reliable life was written by Cyril of Scythopolis about forty years after the death of Euthymius. It is published in Acta SS, loc. cit., also by COTELIER, Eccl. Graec. Monum. (Paris, 1692), IV, MONTFAUCON, Analecta Graeca (Paris, 1688), I, and in P.G., CXIV, 595-734.

Ott, Michael. "St. Euthymius." The Catholic Encyclopedia. Vol. 5. New York: Robert Appleton Company, 1909. <http://www.newadvent.org/cathen/05630b.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Thomas M. Barrett. Dedicated to Saint Euthymius.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. May 1, 1909. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2023 by Kevin Knight. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : https://www.newadvent.org/cathen/05630b.htm

January 20

St. Euthymius, Abbot

From his life, faithfully written forty years after his death, by Cyril of Scythopolis, a monk of his monastery, one of the best writers of antiquity, and author of the life of St. Sabas. See it accurately published by Dom Lottin, Annal. Græc. T. 1. and Cotelier, Mon. Græc. T. 2. p. 200

A.D. 473.

THE BIRTH of this saint was the fruit of the prayers of his pious parents, through the intercession of the martyr Polyeuctus. His father was a noble and wealthy citizen of Melitene in Armenia. Euthymius was educated in sacred learning, and in the fervent practice of prayer, silence, humility and mortification, under the care of the holy bishop of that city, who ordained him priest, and constituted him his vicar and general overseer of the monasteries. The saint often visited that of St. Polyeuctus, and spent whole nights in prayer on a neighbouring mountain; as he also did all the time from the octave of the Epiphany till towards the end of Lent. The love of solitude daily growing stronger in his breast, he secretly left his own country, at twenty-nine years of age; and, after offering up his prayers at the holy places in Jerusalem, chose a cell six miles from that city, near the Laura 1 of Pharan. He made baskets, and procured, by selling them, both his own subsistence and alms for the poor. Constant prayer was the employment of his soul. After five years, he retired with one Theoctistus, an holy hermit, ten miles further towards Jericho, where they lived together on raw herbs in a cave. In this place he began to receive disciples about the year 411. He committed the care of his monastery to Theoctistus, and continued himself in a remote hermitage, only giving audience on Saturdays and Sundays to those who desired spiritual advice. He taught all his monks never to eat so much as to satisfy their hunger, but strictly forbade among them all singularity in fasts or any other common observances, as savouring of vanity and self-will. According to his example, they all retired into the deserts, from the octave of the feast of the Epiphany till the week before Easter, when they met again in their monastery, to celebrate the office peculiar to Holy Week. He enjoined them constant silence and manual labours: they gained their own subsistence, and a surplus, which they devoted as first-fruits to God in the relief of the poor.

St. Euthymius cured, by the sign of the cross and a short prayer, Terebon, one half of whose body had been struck dead with a palsy. His father, who was an Arabian prince, named Aspebetes, an idolator, had exhausted on his cure, but to no purpose, the much boasted arts of physic and magic among the Persians, to procure some relief for his son. At the sight of this miracle Aspebetes desired baptism, and took the name of Peter. Such multitudes of Arabians followed his example, that Juvenal, patriarch of Jerusalem, ordained him their bishop, and he assisted at the council of Ephesus, against Nestorius in 431. He built St. Euthymius a Laura on the right hand of the road from Jerusalem to Jericho, in the year 420. Euthymius could never be prevailed upon to depart from his rules of strict solitude; but governed his monks by proper superiors, to whom he gave his directions on Sundays. His humility and charity won the hearts of all who spoke to him. He seemed to surpass the great Arsenius in the gift of perpetual tears. Cyril relates many miracles which he wrought, usually by the sign of the cross. In the time of a great drought, he exhorted the people to penance, to avert this scourge of heaven. Great numbers came in procession to his cell, carrying crosses, singing Kyrie eleison, and begging him to offer up his prayers to God for them. He said to them: “I am a sinner, how can I presume to appear before God, who is angry at our sins? Let us prostrate ourselves all together before him, and he will hear us.” They obeyed; and the saint going into his chapel with some of his monks, prayed prostrate on the ground. The sky grew dark on a sudden, rain fell in abundance, and the year proved remarkably fruitful.

St. Euthymius showed great zeal against the Nestorian and Eutychian heretics. The turbulent empress Eudocia, after the death of her husband Theodosius, retired into Palestine, and there continued to favour the latter with her protection. Awaked by the afflictions of her family, particularly in the plunder of Rome, and the captivity of her daughter Eudocia, and her two grand-daughters, carried by the Vandals into Africa, she sent to beg the advice of St. Simeon Stylites. He answered, that her misfortunes were the punishment of her sin, in forsaking and persecuting the orthodox faith; and ordered her to follow the direction of Euthymius. She knew that our saint admitted no woman within the precinct of his Laura, no more than St. Simeon suffered them to step within the enclosure of the mandra or lodge about his pillar. She therefore built a tower on the east side of the desert, thirty furlongs from the Laura, and prayed St. Euthymius to meet her there. His advice to her was to forsake the Eutychians and their impious patriarch Theodosius, and to receive the council of Chalcedon. She followed his advice as the command of God, and returning to Jerusalem, embraced the Catholic communion with the orthodox patriarch Juvenal; and an incredible number followed her example. She spent the rest of her life in works of penance and piety. In 459, she desired St. Euthymius to meet her at her tower, designing to settle on his Laura sufficient revenues for its subsistence. He sent her word to spare herself the trouble, and to prepare herself for death; for God summoned her before his tribunal. She admired his disinterestedness, returned to Jerusalem, and diedshortly after. One of the latest disciples of our saint was the young St. Sabas, whom he tenderly loved. In the year 473, on the 13th of January, Martyrius and Elias, to both whom St. Euthymius had foretold the patriarchate of Jerusalem, came with several others to visit him, and to conduct him into his Lent retreat. But he said he would stay with them all that week, and leave them on the Saturday following, meaning, by death. Three days after he gave orders that a general watching should be observed on the eve of St. Antony’s festival, on which he made a discourse to his spiritual children, exhorting them to humility and charity. He appointed Elias his successor, and foretold Domitian, a beloved disciple, that he would follow him out of this world, on the seventh day, which happened accordingly. Euthymius died on Saturday the 20th day of January, being ninety-five years old, of which he had spent sixty-eight in the deserts. Cyril relates his having appeared several times after his death, and the many miracles that were wrought by his intercession; to several of which he declares himself an eye-witness. St. Sabas kept his festival immediately after his death; which is observed both by the Latins and Greeks. The latter always style him the Great. It appears from his life that he was ordained priest before he embraced an eremitical state, and that he founded two monasteries, besides a Laura, which was also converted into a monastery after his death

Note 1. A Laura consisted of cells at a little distance from one another, and not under the same roof as a monastery. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73). Volume I: January. The Lives of the Saints. 1866.

SOURCE : https://www.bartleby.com/lit-hub/lives-of-the-saints/volume-i-january/st-euthymius-abbot

Sant' Eutimio Abate

Festa: 20 gennaio

Melitene, Armenia, 377 – Sahel, Palestina, 20 gennaio 473

Il santo abate Eutimio, armeno di nascita, sin da piccolo fu consacrato a Dio, si recò a Gerusalemme e, dopo parecchi anni trascorsi in solitudine, morì celebre per la sua umiltà, la sua carità e la perfetta osservanza della disciplina monastica. Il Martyrologium Romanum lo commemora in data odierna.

Martirologio Romano: In Palestina, sant’Eutimio, abate: di origine armena e consacrato a Dio fin dall’infanzia, giunse a Gerusalemme e, trascorsi molti anni in solitudine, fu fino alla morte saldo e solerte nell’umiltà e nella carità, insigne nell’osservanza della disciplina.

Una Vita del santo igumeno Eutimio a noi pervenuta fu redatta dal monaco Cirillo di Scitopoli, servendosi di notizie di prima mano.

Sant’Eutimio nacque nel 377 a Melitene, in Armenia, dai genitori Paolo e Dionisia, che ottennero il dono di questo figlio dopo parecchi anni di matrimonio, pregando sulla tomba del martire locale San Polieuto. Eutimio non aveva che tre anni quando perse suo padre. La madre adempì al voto fatto di consacrare il figlio al Signore e lo affidò allora al vescovo Otreio che lo accolse in episcopio, lo battezzò e, con un’adeguata preparazione, gli conferì la tonsura e lo ordinò lettore, ammettendo anche Dionisia tra le diaconesse. Le sue virtù emersero presto tra i suoi condiscepoli ed a soli diciannove anni meritò di essere ordinato sacerdote dal nuovo vescovo Letoio e di essere nominato ispettore dei monasteri circostanti la città. Amante della solitudine, Eutimio era solito trascorrere gran parte del tempo nel monastero di San Polieuto ed in quello dei Trentatré Martiri. Ogni anno trascorreva la quaresima isolato su una montagna deserta.

Vedendo nei suoi incarichi un ostacolo al perfezionamento della sua anima, dopo una decina d’anni fuggì a Gerusalemme, ove visitò i luoghi santi e venne a contatto con i padri del deserto. Decise poi di stabilirsi nella laura di Pharan, fondata da San Caritone, dove strinse amicizia con San Teotisto l’Igumeno. Per guadagnarsi il pane apprese il mestiere di panieraio ed iniziò a combattere le proprie passioni con prolungate veglie, breve sonno e ferrei digiuni. Ogni anno trascorreva l’intera quaresima con l’amico nella solitaria Koutila, in riva al Mar Morto. La quinta volta invece, anziché fare ritorno a Pharan, Eutimio e Teotisto preferirono fermarsi nel Wadi-el Dabor: qui una vasta caverna offrì loro asilo e fu prontamente trasformata in una chiesa. I due amici, liberi da ogni preoccupazione terrena, potettero così dedicarsi in assoluta tranquillità alla preghiera ed al lavoro, alla penitenza ed alla salmodia. Tramite alcuni pastori molti vennero a conoscenza della presenza dei due anacoreti e domandarono di poter abbracciare il loro stile di vita. Si costituì allora una nuova “laura” sulla sporgenza della roccia: Teotisto ne assunse la direzione, mentre Eutimio nella grotta riceveva ed ammaestrava gli aspiranti, senza esigere da essi pratiche strane, ma semplicemente fedeltà alla residenza, distacco dai beni terreni, fiducia nella Provvidenza con conseguente rifiuto di un reddito fisso, lavoro manuale, devoluzione del superfluo ai poveri, interdizione alle donne di entrare nella laura per una più sicura custodia della castità ed infine la pratica di una sollecita ubbidienza, di una profonda umiltà e di una sincera carità.Verso l’anno 420 un drappello di arabi si presentò alla laura chiedendo di poter vedere Eutimio, ma Teotisto rispose loro: “Non è possibile: egli dimora tutta la settimana nella sua grotta e non appare qui che il sabato”. Ma uno sceicco ribattè: “Che cosa? Ho qui mio figlio Tèrèbon, affetto di emiplegia; la notte scorsa Eutimio gli apparve e gli promise di guarirlo se fosse venuto a trovarlo nella sua solitudine”. Il santo anacoreta, avvertito di quella visita, non ritenette opportuno andare contro le visioni divine e con un segno di croce sul fanciullo lo guarì. Assai meravigliati, i presenti si prostrarono dinnanzi a lui chiedendogli il battesimo. Eutimio allora li istruì e poi li battezzò. Questa guarigione miracolosa rese celebre il nome di Eutimio in tutta la Palestina e molti malati iniziarono ad accorrere da lui.

Il santo iniziò però così a percepire la mancanza della profonda solitudine a lui tanto cara. Nonostante la dissuasione perpetrata da Teotisto, Eutimio prese con sé Domiziano, si diresse verso Rouban, salì sulla montagna dei Marda e vi eresse una cappella, ove rimase qualche mese. Si trasferì poi nel deserto di Ziph, dove il re Davide aveva cercato scampo dall’ira di Saul: qui convertì e battezzò un gruppo di messaliani, setta ereticale che negava i sacramenti e la gerarchia ecclesiastica, affermando che la preghiera costituisse l’unico mezzo per vincere il demonio ed unirsi a Dio. Un notabile della vicina città di Aristoboulias gli condusse il figlio posseduto dal demonio ed il santo lo liberò. Gli abitanti della città e dei dintorni edificarono allora un monastero, in cui nuovi anacoreti poterono porsi sotto la sua direzione.Nella sua umiltà, mal sopportando come sempre il crescente concorso del popolo, Eutimio pensò di tornare suoi passi nella comunità retta da Teotisto, ma a circa tre miglia dal monastero si fermò in una grotta della collina di Sahel. Appena saputo del suo arrivo, Teotisto lo invitò a ritornare, ma egli acconsentì soltanto a celebrare con loro l’Eucaristia domenicale.A Sahel Eutimio dovette inoltre accettare alcuni discepoli provenienti da varie parti dell’Oriente. Una voce misteriosa gli aveva infatti consigliato di non rifiutare coloro che chiedevano desiderosi di vivere sotto la sua guida, in quanto gli erano inviati direttamente da Dio. Sorse sotto tale impulso la laura di Eutimio, alquanto simile a quella di Pharan. Tra i monaci non tardò a farsi sentire la povertà, ma Eutimio scovò la maniera di dimostrarsi liberale. Un giorno si presentarono a Sahel ben quattrocento pellegrini armeni, desiderosi di rivedere il santo loro compatriota. Questi diede allora ordine a Domiziano di preparare loro da mangiare. Nonostante nella dispensa avesse dovuto esserci appena il minimo per nutrire dieci persone, Domiziano con sua grande meraviglia non riuscì ad aprire la porta talmente era abbondante il cibo ammassato in essa.Dalla sua laura Eutimio partecipò ai grandi avvenimenti della Chiesa, principalmente mediante suoi discepoli che presero parte ai concili celebrati in quel frangente storico. Quando Dioscoro, un vescovo che rifiutò le dottrine conciliari calcedonesi, si insediò con la forza sul trono patriarcale di Gerusalemme, Eutimio non esitò a disconoscerne l’autorità e fuggì nel deserto di Rouban con altri monaci, finchè nel 458 l’imperatore non ristabilì nella sua legittima sede il precedente patriarca Giovenale. Il dissidio tuttavia non cessò subito, a causa dell’imperatrice Eudossia, pia e caritatevole, ma al tempo stesso sostenitrice dei monofisiti. Come consuetudine alla corte bizantina, l’imperatrice esercitava un grande influsso sui monasteri e sul popolo, ma con il prezioso aiuto di Eutimio fu ricondotta sul retto sentiero. Travolta delle sventure familiari, Eudossia iniziò a dubitare della saldezza della sua fede. San Simeone lo Stilita, al quale si era rivolta per chiedere consiglio, le rispose: “Perchè andare a cercare l’acqua lontano quando hai la sorgente presso di te? Tu hai Eutimio, segui i suoi insegnamenti e sarai salva”. Eudossia allora si fece costruire una torre nei pressi della laura ove poté incontrare il santo, che la indusse ad optare per i dogmi stabiliti nel Concilio di Calcedonia.La Chiesa greca considera Eutimio come uno dei principali organizzatori della sua liturgia e gli attribuisce la prima codificazione delle leggi monastiche e dei dettagli del servizio divino, che passarono nel Typicon o formulario di San Saba e del monastero costantinopolitano di Stoudion.

Dio fece conoscere ad Eutimio il giorno della sua morte, ma egli preferì non dire nulla ai suoi discepoli sino all’Ottava dell’Epifania del 473. Morì il 20 gennaio di quell’anno, non prima di aver predetto che Domiziano lo avrebbe seguito sette giorni dopo e che la laura si sarebbe trasformata in cenobio. Sant’Eutimio ricevette sepoltura nella sua stessa grotta, in cui rimase fino alla metà del secolo VIII, dopodichè si persero le tracce delle sue reliquie.

Il Martyrologium Romanum lo commemora al 20 gennaio nell’anniversario della nascita al Cielo.

Autore: Fabio Arduino

Paolo e Dionisia sono due sposi, ricchi e nobili, che si amano tanto. Hanno tutto dalla vita: la salute, l’amore, la ricchezza. Ma sono infelici perché, purtroppo, non riescono a concepire un figlio. Il tempo passa e la coppia sta diventando anziana. Paolo e Dionisia, però, non perdono la speranza di diventare genitori. Pregano tanto. Pregano sempre con fiducia implorando il Signore di poter avere un bambino. Dionisia promette che, se la sua invocazione verrà ascoltata, consacrerà il bambino a Dio. Così avviene. Le preghiere di Paolo e Dionisia sono esaudite e nel 377, in una regione dell’Armenia, nasce un maschietto che viene chiamato Eutimio. Il bambino a tre anni perde il papà, mentre la mamma mantiene la sua promessa: affida Eutimio al vescovo che lo educa alla vita religiosa.

Eutimio è un bambino buono, intelligente, incline alla spiritualità. A diciannove anni diventa sacerdote con l’incarico di ispettore dei monasteri della città. Il santo svolge con scrupolo il suo incarico, ma la sua anima aspira alla solitudine, all’ascolto intimo e vero della voce di Dio. Per Eutimio, nel silenzio, l’uomo ascolta Dio, il quale parla ad ognuno di noi attraverso la natura da lui creata, la Parola scritta nel Vangelo e internamente con segni e richiami.

Eutimio si reca in pellegrinaggio verso Gerusalemme e qui conosce i “Padri del deserto”, i monaci che vivono in solitudine. Uno di loro, San Teotisto, diventa suo grande amico. Insieme vanno a vivere in una caverna trasformata, poi, in una chiesa. Per guadagnarsi da vivere intrecciano ceste. Il resto del tempo lo trascorrono pregando e sottoponendosi a frequenti digiuni. Altri monaci desiderano seguire il loro esempio e vivere in solitudine. Eutimio li accoglie e li istruisce con alcune semplici regole di vita: essere umili, caritatevoli, casti, ubbidienti, avere fiducia nella “Divina Provvidenza”, dare il superfluo ai poveri, svolgere lavori manuali. Eutimio diventa famosissimo perché moltiplica miracolosamente il cibo sufficiente per dieci persone, sfamando, così, quattrocento pellegrini armeni accorsi per incontrarlo. Un giorno il santo, con un segno di croce, guarisce il figlio di uno sceicco il quale non solo si converte, ma diventa a sua volta vescovo ed evangelizza la sua tribù. Eutimio muore nella sua grotta a quasi cent’anni, nel 473, in Palestina. 

Autore: Mariella Lentini

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/92493

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