samedi 19 janvier 2013

Saint CANUT (KNUT ou KNUD) IV, roi et martyr

Saint Canut IV

Roi et Martyr

(† 1086)

Saint Canut, roi de Danemark, alliait toutes les qualités de l'âme à celles du corps. Élevé dans la religion chrétienne, encore peu répandue en ce pays, il l'embrassa de coeur et y conforma généreusement sa conduite, chose rare, parmi les jeunes seigneurs de son entourage. Aux vertus du citoyen et du chrétien, il joignit les qualités qui font les grands rois.

Comprenant qu'il est du devoir d'un prince de défendre ses sujets, il aimait à s'exercer au métier des armes et devint bientôt maître dans l'art militaire. A la bataille, il était le premier et ne reculait jamais; placé, jeune encore, à la tête des armées danoises, chacun de ses combats fut une victoire. Mais ce fut sur le trône qu'éclatèrent complètement ses qualités et ses vertus.

Canut comprenait que l'obéissance au Roi éternel est la seule et véritable grandeur; il estimait peu sa couronne passagère, en comparaison de celle que la pratique de l'Évangile lui mériterait dans le Ciel. La frugalité de sa table, la simplicité de ses vêtements, faisaient un contraste frappant avec le luxe de sa cour. Cependant il savait, à l'occasion, faire respecter sa dignité et imposer à tous par sa majesté et par la crainte de sa juste autorité. En voici un exemple:

Un chef danois, pour faire face à ses folles dépenses, ne rougit pas d'exercer le criminel métier de pirate et de brigand; un jour le roi de Danemark apprend que son vassal avait pillé un vaisseau norvégien et massacré l'équipage. Il fait saisir le coupable, le convainc du crime par son propre aveu et le condamne à mort sans craindre la vengeance de sa puissante famille.

Ce roi juste était le plus loyal des hommes, et sa bonté d'âme égalait sa fermeté. Austère et pieux, comme un moine, il jeûnait souvent, passait les nuits en oraison et n'avait qu'un soin, celui d'étendre la foi dans son royaume, comprenant bien qu'elle est la vraie source de tout progrès et de toute civilisation.

L'enfer suscitait dans l'ombre des ennemis à ce saint roi; pendant qu'il priait dans une église, il fut entouré par des assassins, et, plutôt que de fuir, il continua sa prière et se laissa poignarder à genoux sur les marches de l'autel. Dieu vengea sa mort en affligeant le Danemark de plusieurs calamités, et des guérisons miraculeuses s'opérèrent à son tombeau.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950




St Canut étant seulement commémoré le jour de la fête des Sts Marius, Marthe, Audifax et Abachus, elle même célébrée sous le rite ‘Simplex’ (c’est-à-dire avec une seule leçon), le saint Danois n’a pas de leçon propre au bréviaire avant 1955.

On se reportera à d’anciennes leçons données par Dom Guéranger plus bas.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Les Rois Mages, comme nous l’avons dit, ont été suivis, à la crèche du Sauveur, par les saints Rois chrétiens ; il est juste que ceux-ci soient représentés sur le Cycle, dans cette saison consacrée au mystère de sa Naissance. Parmi les saints Rois que donna en si grand nombre à l’Église et à la société européenne le onzième siècle, si fécond en toutes sortes de merveilles catholiques, Canut IV, sur le trône de Danemark, se distingue entre les autres par l’auréole du martyre. Propagateur zélé de la foi du Christ, législateur habile, guerrier intrépide, pieux et aumônier, il eut tous les genres de gloire d’un prince chrétien. Son zèle pour l’Église, dont les droits alors étaient en même temps ceux des peuples, fut le prétexte de sa mort violente ; et il expira, dans une sédition, avec le caractère sublime d’une victime immolée pour sa nation. Son offrande au Roi nouveau-né fut l’offrande du sang ; et il échangea la couronne périssable pour cette autre couronne dont l’Église orne le front de ses martyrs, et qui ne se fane jamais. Les annales du Danemark, au onzième siècle, sont peu familières à la plupart des habitants de la terre ; mais l’honneur qu’a eu cette contrée de posséder un Roi martyr est connu dans toute l’étendue de l’Église, et l’Église habite le monde entier. Cette puissance de l’Épouse de Jésus-Christ pour honorer le nom et les mérites des serviteurs et des amis de Dieu, est un des plus grands spectacles qui soient sous le ciel ; car les noms qu’elle proclame deviennent immortels chez les hommes, qu’ils aient été portés par des rois, ou qu’ils n’aient servi qu’à distinguer les derniers de ses enfants.

Nous lirons maintenant la vie du saint Roi dans le récit que présentèrent longtemps les Leçons de son Office.

Canut IV, fils de Suénon Esthritius, roi de Danemark, fut illustre par sa foi, sa piété et la pureté de ses mœurs ; et, dès ses plus tendres années, il donna des marques d’une excellente sainteté. Ayant pris le sceptre de ses pères aux acclamations de tout son peuple, il s’employa avec ardeur aux progrès de la religion ; il augmenta les revenus des églises, et les enrichit de meubles précieux. Embrasé de zèle pour la propagation de la foi, il attaqua, mais par une guerre juste, les peuples barbares, et, les ayant vaincus et domptés, il les soumit à la loi chrétienne. Devenu glorieux par un grand nombre de victoires, et plus opulent que jamais, il déposa son diadème royal aux pieds du Christ crucifié, soumettant ainsi sa personne et son royaume à Celui qui est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Il châtiait son corps par les jeûnes, les cilices et les disciplines. Assidu à la prière et à la contemplation, prodigue envers les pauvres, bienfaisant pour tous, jamais il ne s’écarta du sentier de la justice et de la loi divine.

Par la pratique de ces vertus et de beaucoup d’autres, le saint roi marchait à grands pas vers le sommet de la perfection. Or, il arriva que Guillaume, duc de Normandie, ayant envahi l’Angleterre avec une armée formidable, les Anglais implorèrent l’aide des Danois. Canut, ayant résolu de venir à leur secours, confia l’expédition à son frère Olaus. Celui-ci, poussé du désir de régner, tourna ses armes contre le roi, après avoir excité contre lui les soldats et le peuple. Il ne manqua pas de prétextes pour fomenter la rébellion ; car le roi ayant publié des lois pour obliger ses sujets de payer les dîmes aux églises, et de garder les préceptes de Dieu et de l’Église, et porté des peines contre les transgresseurs, un grand nombre d’hommes pervers et criminels murmurèrent d’abord, puis soulevèrent le peuple, et tramèrent enfin la mort du saint roi.

Canut, sachant, par la connaissance qu’il avait de l’avenir, qu’il devait bientôt mourir pour la justice, ayant même prédit le jour de son trépas, se rendit à l’église de saint Alban, Martyr, à Odensée, comme au heu destiné pour son combat, et, s’étant muni des sacrements, il recommanda sa fin au Seigneur. Bientôt la multitude des conjurés arriva ; ils s’efforcèrent de mettre le feu à l’église, d’en briser les portes et de l’envahir. Mais, n’en ayant pu venir à bout, ils s’approchèrent des fenêtres et ne cessèrent de lancer, avec acharnement, des cailloux et des flèches sur le saint Roi, qui priait, à genoux, pour ses ennemis. Accablé sous les pierres et sous les dards, et percé enfin d’une lance, il tomba, les bras étendus, devant l’autel, et reçut la couronne d’un glorieux martyre, au temps où Grégoire VII occupait le trône apostolique. Dieu illustra bientôt son martyr par de nombreux miracles ; car le Danemark fut puni de ce meurtre sacrilège par une grande famine, et par diverses calamités. Beaucoup de personnes tourmentées de diverses maladies reçurent la guérison et la santé au tombeau du saint Roi. Une nuit que la Reine voulut enlever secrètement son corps pour le transporter ailleurs, il parut du ciel tout à coup une grande splendeur qui l’épouvanta, et lui fit abandonner son entreprise.

Le Soleil de justice s’était déjà levé sur votre contrée, ô saint Roi, et tout votre bonheur était de voir ses rayons illuminer votre peuple. Comme les Mages de l’Orient, vous aimiez à déposer votre couronne aux pieds de l’Emmanuel ; et, un jour, vous avez offert jusqu’à votre vie pour son service et pour celui de son Église. Mais votre peuple n’était pas digne de vous ; il répandit votre sang, comme l’ingrat Israël versera le sang du Juste qui nous est né, et dont nous honorons, en ces jours, l’aimable enfance. Cette mort violente que vous avez rendue profitable à votre peuple, en l’offrant pour ses péchés, offrez-la encore pour le royaume que vous avez illustré. Depuis longtemps, le Danemark a oublié la vraie foi ; priez, afin qu’il la recouvre bientôt. Obtenez pour les princes qui gouvernent les Etats chrétiens, la fidélité à leurs devoirs, le zèle de la justice, et le respect de la liberté de l’Église. Demandez aussi pour nous au divin Enfant le dévouement dont vous étiez animé pour sa gloire ; et si nous n’avons pas, comme vous, une couronne à mettre à ses pieds, aidez-nous à lui soumettre nos cœurs.


Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Saint Canut IV, roi de Danemark, et mis à mort le 10 juillet 1086, a été confondu avec un autre saint du même nom, Canut Lavard, duc de Sleswig, massacré également pour la justice le 7 janvier 1137. La fête du saint Roi fut introduite très tard, sous Clément X, et au milieu de la « théorie » des saints du Missel romain, elle semble vouloir signifier la contribution et l’intervention du lointain Danemark à cette suprême expression de la sainteté et de la catholicité de la Foi romaine. A ce saint roi des Danois est dédié un autel dans l’église de Sainte-Marie in Traspontina à Rome ; Benoît XV l’enrichit d’artistiques candélabres.

La messe est celle du Commun des simples martyrs, sauf la première collecte.

L’introït est tiré du psaume 20 : « Le Roi, Seigneur, se réjouit dans votre puissance et il est heureux de placer en vous son salut. » La collecte moderne, à laquelle fait défaut le cursus, a un caractère éminemment historique, puisqu’elle rappelle que le saint rendit l’âme les bras étendus devant l’autel, tandis qu’il priait pour ses assassins, et qu’après sa mort il opéra de nombreux prodiges. Le fruit qu’on demande est d’imiter, à son exemple, la passion du Seigneur. La première lecture est tirée du Livre de la Sagesse (X, 10-14), là où l’Auteur inspiré démontre que ce fut cette Sagesse qui sauva Jacob exilé, et, tandis qu’il fuyait la jalousie de son frère, lui révéla le royaume de Dieu par l’échelle qui y montait. La Sagesse descendit pareillement dans la prison où gisait, enfermé et enchaîné, Joseph innocent, et l’éleva jusqu’à côté du trône du Pharaon égyptien. Le Verbe de Dieu a accompli tous ces prodiges afin de préparer, depuis les siècles les plus reculés, cette plénitude des temps qu’il devait sanctifier ensuite par sa venue en ce monde. Cette puissance de la vertu divine a été aussi celle qui a alimenté l’espérance dans les cœurs dcjs martyrs, puisque ceux-ci, opprimés par les calomnies, liés par des chaînes, traînés comme des malfaiteurs sur les gibets publics, ont défié joyeusement tous ces tourments, sachant bien que Dieu vengerait leur innocence outragée.

Le répons est tiré du psaume 111 : « Bienheureux l’homme qui ne craint que Dieu et non pas les tourments et les menaces des hommes, et qui trouve son bonheur dans la méditation de sa sainte loi. — Le Seigneur le bénira ; — son exemple ne sera pas stérile, — mais portera un fruit abondant d’édification pour toute l’Église, — et son héritage spirituel sera en bénédiction. »

Le verset alléluiatique provient du psaume 20 : « Vous avez mis, Seigneur, — sur la tête du coupable condamné à mort et maudit par les impies, — la couronne de l’immortalité, — cette couronne que vous êtes vous-même pour vos martyrs. »

La lecture évangélique est tirée de saint Matthieu (X, 34-42). Jésus est comme un glaive tranchant qui nous sépare du vieil homme et de la nature corrompue pour nous faire vivre d’une vie surnaturelle. Celui qui ne s’assujétit pas aux sacrifices qu’il impose succombera.

Le verset pour l’oblation est emprunté au psaume 8 : « O Seigneur, vous l’avez couronné de gloire et d’honneur, le mettant à la tête de toute votre œuvre. » Cette primogéniture sur les créatures n’appartient qu’au Christ. En un sens cependant elle est aussi attribuée aux martyrs, à cause de l’union intime que le sang qu’ils ont versé a établie entre eux et la Victime du Calvaire. Les martyrs représentent pour ainsi dire les prémices de l’Église, ceux qui, selon l’Apocalypse, règnent déjà avec le Christ pendant mille ans.

La secrète est de caractère général : « Accueillez, Seigneur, notre sacrifice et nos prières, afin qu’ils nous soient salutaires par l’intercession de celui en l’honneur de qui ils sont offerts. »

Le verset pour la communion du peuple est, contre les règles, tiré de saint Matthieu (XVI, 24). Celui qui veut suivre Jésus doit renoncer à soi-même, se charger de la croix de la volonté de Dieu et suivre le Sauveur au Calvaire.

La prière après la communion est la suivante : « Réconfortés par le Don Sacré auquel nous avons participé, nous vous prions, 6 Seigneur Dieu, afin que par l’intercession de votre saint martyr Canut, nous expérimentions l’effet du sacrifice que nous venons de célébrer. »

La vertu brille davantage quand on la rencontre dans les grands de ce monde ; et cela parce que leur puissance rend leur exemple plus largement profitable au prochain. Il semble, en effet, que la noblesse de leur rang se reflète sur la sainteté de leur vie, démontrant toute la force héroïque d’une âme qui mit au dessus de la richesse et de la gloire de ce monde la splendeur de la vertu chrétienne.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Saint Canut, roi de Danemark, tomba sous les coups des meurtriers, dans l’église de Saint-Alban à Odensée, le 10 juillet 1086. Le martyrologe le confond avec un saint du même nom, le duc Canut, neveu du premier, qui mourut le 8 novembre 1131 et fut canonisé le 8 novembre 1169 par le pape Alexandre III. Le saint roi Canut fut canonisé en 1100 par le pape Pascal II.



Nous célébrons la semaine de prières pour l'Unité des Chrétiens. Rendons-nous au Danemark, confier cette cause prioritaire à l'intercession de saint Knut ou Knud (en danois ; c'est un prénom d'origine scandinave) ou Canut, roi de cette région au onzième siècle. Son règne fut difficile et mouvementé. A son avènement, le roi Canut entreprend de faire valoir les droits de son royaume sur l'Angleterre, où venait de s'implanter Guillaume le conquérant. L'expédition qu'il lança fut un désastre : elle lui avait coûté très cher et les caisses de sa trésorerie étaient vides ! Pour les remplir, le roi voulut lever des impôts sur les riches, donc sur les nobles. La plupart des seigneurs se mirent d'accord pour faire la grève de ces impôts supplémentaires, refusant du même coup les dîmes dues à l'Église.

Voulant mâter la rébellion des seigneurs, le roi Canut, aidé de son frère Benoit, reprit les armes. Mal conseillé, il s'attarda à Odense, dans l'île de Fiona. C'est là que les insurgés vinrent le bloquer. Constatant qu'il était perdu, le roi Canut se prépara à mourir. Il voulut d'abord entendre la Messe et, prosterné les bras en croix devant l'autel, il attendit ses adversaires. Exécuté avec ses partisans, le roi Canut sera considéré comme le premier martyr et le saint patron du Danemark. Mort en 1101, il fut proclamé saint trois ans après par l'Église et son pays.

Rédacteur : Frère Bernard Pineau, OP



CANUTE

(Or CNUT: THE GREAT, THE MIGHTY)

King of the English, Danes, and Norwegians, b. about 994; d. at Shaftesbury, 12 November 1035. He was the son of Sweyn, King of Denmark, and Sigrid, widow of Eric of Sweden. Though baptized while a child, there is no evidence of Christianity in his life until after he ascended the English throne. He accompanied his father on the invasion of England, and after the repulse at London and Sweyn's sudden death near Bury (3 February, 1014) was declared King of England by the Danish fleet. The witan, however, recalled Æthelred, their "born lord", who had fled at Sweyn's approach, and Canute, unable to withstand the restored monarch, set sail for the North. AtSandwich, after cutting off the noses, ears, and hands of the hostages taken by his father, he put them ashore — a dire omen of a more terrible return. Returned to Denmark, Canute proclaimed himself king and set about gathering a powerful fleet. England, instead of being prepared for his return, was torn by internal dissensions, and when Canute appeared off the coast with a fleet, said to have numbered two hundred sail, each boat containing eighty men, Eadric deserted Eadmund Ironside and joined the Danish standard. Upon the death of Æthelred, Eadmund was made king by the people of London, and, with all Wessex in submission, Canute laid siege to the city. This was the beginning of a series of bloody conflicts, interrupted only by pillage of the country-side, culminating at Assandun, where, after battle which was waged all day and into the night, the English were routed, and "all the nobility of the English race was there destroyed" (Anglo-Saxon Chron., ed. Giles, London, 1847, p. 409). Eadmund was still formidable. Canute followed him into Gloucestershire and made terms of peace on the Isle of Olney. Mercia and Northumbria were Canute's portion, and a tax known as the "danegeld" was levied on both armies to defray the expenses of the Danish fleet. Eadmund died a month later after a heroic reign of seven months; Eadric was murdered at the king's order; Eadwig, Eadmund's brother was similarly removed; and in July, 1017, Canute married Ælfgifu, or Emma, Eadmund's widow, a strange union which some writers attribute to political motives. Canute already had two sons, Harold and Sweyn, by another wife, but the right ofsuccession was to be with the offspring of the new union.

Thus at the age of twenty-three, by right of might, Canute stood master of the realm; and if he was received unanimously by the people, it was because none durst oppose him. From this forward, however, his one desire seemed to be to wipe out the memory of the bloodshed and horror in which his kingship had been secured. TheDanish host, a fruitful source of animosity, was dismissed after a danegeld of £72,000 had been raised, Londonalone contributing £15,000. Canute retained the crews of forty ships as a body-guard, known as the huscarls orthingmanna. "Eadgar's Law", the old constitution of the realm, was revived and Dane and Englishman stood on a level footing. The Church had suffered heavily at Canute's hands, but he sought her friendship and built a churchat Assandun to commemorate the victory; rebuilt the church of St. Eadmund at Bury and established the monksthere; and was a benefactor in many other places, contributing even to the erection of the cathedral of Chartres. On his visits to Denmark he took many missionaries with him, among whom were Ranier, Bernhard, andGerbrand, Bishops of Fionia, Sconen, and Zealand. In 1026 Canute made a pilgrimage to Rome, his path being marked by his charities. He records in a letter his joy at visiting the tombs of the Apostles; his meeting with Pope John and Emperor Conrad; his plea for security for English and Danish travellers to Rome; the pope's promise to lighten the tax for the pallium; and he adds his own vow to rule justly and regrets the misdeeds of his youth.

Canute's greatest gift to his people was peace, says Green. Eighteen years unbroken by domestic strife laid the foundations of a national tranquillity. The kingdom was divided into four earldoms, and little by little Danishnames disappear and are replaced by English (Freeman, Norman Conquest, I, 289). The people are to "love andworship one God and love King Cnut with right truthfulness". The ferocity which mutilated the hostages was not burnt out, for the king struck down one of his huscarls with his own hand. But he pronounced heavy sentenceupon his deed and, on another occasion, is said to have rebuked his flatterers by placing his crown upon thecrucifix of the cathedral of Winchester. From the time his sceptre is secure, a sincere zeal for his people's goodshines out in his life. The yoke is lightened and his benefactions are widespread. He is a patron of poets and a lover of minstrelsy, and upon hearing the monks of Ely chant on Candlemas, he breaks out into the famous song:—

Merie sungen ðe muneches binnen Ely, 
Ða Cnut Ching reu ðer by; 
Roweð, Cnihtes, noer ðe land, 
And here we þes muneches sæng.


(Merrily sang the monks of Ely when Cnut King rowed by. Row, boatmen, near the land, and hear we these monks sing.)


Intriguing, ambitious, and violent, Canute yet atoned for his early cruelty by a Christianity that was not unworthy. He came as an invader and ruthless destroyer, and by a change of temperament as remarkable as it was far-reaching in its effects, remained to rule, in justice and peace, a people whose part he wholly espoused. He was buried in the old minster at Winchester.



ST. CANUTUS, King of Denmark, was endowed with excellent qualities of both mind and body. It is hard to say whether he excelled more in courage, or in conduct and skill in war; but his singular piety eclipsed all his other endowments. He cleared the seas of pirates, and subdued several neighboring provinces which infested Denmark with their incursions. The Kingdom of Denmark was elective till the year 1660, and when the father of Canutus died, his eldest brother, Harold, was called to the throne. Harold died after reigning for two years, and Canutus was chosen to succeed hire. He began his reign by a successful war against the troublesome, barbarous enemies of the state, and by planting the faith in the conquered provinces. Amid the glory of his victories, he humbly prostrated himself at the foot of the crucifix, laying there his diadem, and offering himself and his kingdom to the King of kings. After having provided for the peace and safety of his country, he married Eltha, daughter of Robert Earl of Flanders, who proved a spouse worthy of him. His next concern was to reform abuses at home. For this purpose he enacted severe but necessary laws for the strict administration of justice, and repressed the violence and tyranny of the great, without respect to persons. He countenanced and honored holy men, and granted many privileges and immunities to the clergy. His charity and tenderness towards his subjects made him study by all possible ways to make them a happy people. He showed a royal magnificence in building and adorning churches, and gave the crown which he wore, of exceeding great value, to a church in his capital and place of residence, where the kings of Denmark are yet buried. To the virtues which constitute a great king, Canutns added those which prove the great saint. A rebellion having sprung up in his kingdom, the king was surprised at church by the rebels. Perceiving his danger, he confessed his sins at the foot of the altar, and received holy communion. Stretching out his arms before the altar, the saint fervently recommended his soul to his Creator; in this posture he was struck by a javelin, thrown through a window, and fell a victim for Christ's sake.

REFLECTION.—The soul of a man is endowed with many noble powers, and feels a keen joy in their exercise; but the keenest joy we are capable of feeling, consists in prostrating all our powers of mind and heart in humblest adoration before the majesty of God.