vendredi 11 janvier 2013

Saint HYGIN, Pape et martyr


Saint HYGIN, pape et martyr

Hygin est le 9e pape. Il régna entre 136 environ et 140–142.

On lui doit l’instauration des parrains et marraines lors du baptême afin d’assister le nouveau-né dans sa vie future. Il a également décidé que toutes les églises devraient être consacrées.

Il est mort en martyr sous Marc Aurèle

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

L’Église fait aujourd’hui la mémoire de saint Hygin, Pape et Martyr. Ce saint Pontife occupa la Chaire Apostolique sous le règne d’Antonin, et termina par le martyre un Pontificat de quatre années. La plupart de ses actions nous sont restées inconnues ; mais nous vénérons en lui un des anneaux de cette sublime succession de Pontifes qui nous rattache, par saint Pierre, à Jésus-Christ. Plein de fidélité et de force, il porta tout le poids de l’Église, à cet âge des persécutions durant lequel le Pontife suprême fut constamment une victime vouée à la mort. Il obtint de bonne heure la palme immortelle, et alla rejoindre, aux pieds de l’Emmanuel, les trois Mages qui avaient annoncé le salut à la Grèce, sa patrie. Prions-le d’accompagner de ses vœux l’offrande que nous faisons au divin Enfant, dans ces jours où il ne nous demande pas notre sang par le martyre, mais nos cœurs par la charité.

Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Après Télesphore, saint Irénée ajoute : ‘Ensuite Hygin’ [1]. La commémoration de saint Hygin n’est entrée dans le Missel romain que durant le bas moyen âge, car à Rome, à l’exception des deux Princes des Apôtres, presque tous les martyrs des deux premiers siècles n’avaient laissé anciennement aucune trace de culte liturgique. En effet, les depositiones Episcoporum et Martyrum contenues dans le Laterculus Philocalien ne nous offrent que les noms des pontifes et des martyrs romains du IIIe et du IVe siècles ; comme on ignorait généralement la tombe de ceux qui étaient morts pendant les deux siècles précédents, la station annuelle (natalis) qui aurait dû être célébrée près de leur sépulcre n’est pas même indiquée dans l’antique Férial.

Cette lacune, parfaitement justifiable, alors que le culte des martyrs avait un caractère éminemment local et sépulcral, et quand le sens matérialiste de la société païenne aurait pu méconnaître encore la signification véritable de la dévotion catholique envers les saints, la calomniant comme une forme nouvelle de religiosité polythéiste, cette lacune, disons-nous, fut comblée au contraire par l’Église, dès que tout danger d’équivoque put être écarté et que la foi rayonna sur tout l’univers.

Aujourd’hui, en raison de l’octave de l’Épiphanie, le natale de saint Hygin est célébré à la messe par une simple commémoraison.

[1] Contr. Haer., III, c. III, P. G., VII, col. 851.


Hygin et les gnostiques

Selon le catalogue libérien (IVe siècle) Hygin aurait été douze ans évêque de Rome, mais dans son Histoire ecclésiastique, Eusèbe de Césarée ne lui en attribue que quatre, de même que certaines versions du Liber Pontificalis. Ces incertitudes sur la durée de son épiscopat indiquent à quel point il est encore incertain de retracer les faits concernant son oeuvre. Hygin est considéré comme saint & martyr bien Eusèbe de Césarée ne lui en accorde pas la palme. L'Eglise a suprimé son culte qui se célébrait le 11 janvier, en 1969 en raison de l'insuffisance de données historiques (sic), mais biUne période faste pour les débats d'idées.

Hygin monte sur le trône de St Pierre peu avant ou peu après l'accession au pouvoir d'Antonin le Pieux(138-161). Cet empereur n'a pas moins que lui d'admiration pour les philosophes. De l'Episcopat d'Hygin les auteurs anciens Eusèbe et Irénée, qui restent ce jour les seules sources fiables, ne relèvent que trois événements: la venue à Rome des gnostiques Valentin & Cerdon, ainsi que la conversion de Marcion à l'hérésie de Cerdon. Le disciple étant bien plus célèbre que le maître, cette doctrine porte aujourd'hui le nom de Marcionnisme. Ce serait aussi à cette époque que les maximes d'Epictète (esclave devenu philosophe stoïcien) se répandent à Rome. Sa grande maxime était : s'abstenir et souffrir. Arien son disciple se retire à Athènes et y écrit Entretiens et manuel d'Epictète. Curieusement ce philosophe païen fut parfois considéré comme un auteur chrétien et au XIXe l'abbé Rohrbacher écrit à propos de ce manuel : " avec l'orgueil et la dureté du stoïcisme par l'humilité et la charité chrétienne, on pourrait placer ce livre à la suite de tant de livres plus excellents que le christianisme a multiplié partout ".

L'hérésie de Valentin

Doué d'une indéniable éloquence, Valentin avait espéré un évêché dans l'île de Chypre. En 143, il sera candidat à celui de Rome, où il arrive vers 140. Sa candidature sera rejetée et il sera chassé de la communauté chrétienne. Dans le passé, on n'a connu sa doctrine que par la réfutation qu'en ont faite les Pères de l'Eglise. Aujourd'hui, on pense en avoir une idée plus directe à travers les écrits de Nag Hammadi, dont certains, d'après les spécialistes, se rattachent à l'école valentinienne, en particulier le Tractatus Tripartitus. Selon cette doctrine, le Père, principe premier absolu, transcendant, invisible et incompréhensible, s'unit à sa compagne, la Pensée ( Ennoïa ). Il engendre les quinze couple des Eons, entités abstraites et éternelles émanées par le Père, qui forme le Plérôme ( la plénitude divine à rapprocher des Séphirot de la Kabbale). Sophia (Sagesse), le dernier des Eons, veut "connaître le Père", brisant ainsi l'unité et créant la dualité sujet-objet (observant-observé), et donc les désirs, les passions et le mal. Sophia est rejetée ainsi que sa création, elle donne naissance à une sagesse d'ordre inférieure. Au sein du Plèrôme un nouveau couple est crée: le Christ et sa compagne féminine le Saint Esprit. Ayant retrouvé la pureté, le Plèrôme émane le Sauveur Jésus. Ayant pitié de Sophia, il lui envoie le Sauveur, qui en lui transmettant la gnose, la débarrasse des passions qu'elle épprouvée. De leur rencontre naissent les anges.

Tout ceci se passe avant la création du monde matériel. Apparait ensuite le Démiurge composé d'un élément hylique (ou matière) et d'un élément psychique auxquels s'ajoute l'élément pneumatique (spirituel) qui lui est insufflé par Sophia que l'on appelle désormais " La Mère ", dont il n'a pas conscience. Le Démiurge, qui est le Dieu de la Genèse, crée le monde matériel (êtres célestes-astres-, hommes, animaux, plantes) qui tous sont composés des trois principes hylique, psychique et pneumatique, l'un de ces principes dominant sur chaque être. Le principe hylique est matériel et mortel. Le principe pneumatique est immatériel et immortel. Le principe psychique est intermédiaire et peut s'agréger soit au principe hylique et mourir avec lui, soit au principe pneumatique et devenir comme lui immortel (retourner à l'unité autrement dit au Plèrôme avec lui). La fin des temps se produit au moment ou le dernier être pneumatique est libéré de la dualité.

La gnose de Marcion

Marcion émet l'idée que l'Evangile provient par l'intermédiaire du Christ d'un Dieu supérieur à celui de l'Ancien Testament, le Dieu étranger; idée déjà implicite dans la gnose de Valentin. L'évènement est daté de 142, sans qu'il y ait pour autant de preuve formelle. Il en conclut que l'Ancien Testament est incompatible avec l'esprit chrétien. Il rompt avec l'Eglise et adhère aux enseignements de Cerdon*, sans que l'on puisse préciser si le Marcionisme est conforme ou non à sa doctrine; on peut le résumer ainsi : Il existe trois cieux. Le ciel le plus élevé est celui du Dieu transcendant et ineffable que l'humanité ne connaît que depuis la venue du Christ, c'est le Dieu du Salut. Dans le second est le Démiurge ou Dieu créateur du monde, celui de la Genèse, un Dieu tyrannique et jaloux qui, dans cette doctrine, fait figure de Diable. Le troisième ciel est celui du monde matériel. Le Dieu de la Genèse, avec l'aide de la matière crée l'Adam et la Terre. Il constate alors la noblesse de sa création et tente de la confisquer à son seul profit " Adam je suis Dieu et il n'en est point d'autres que Moi! il ne doit y avoir pour toi, à part Moi, nul autre Dieu. Si tu tenais d'autres Dieux que Moi, saches que tu mourrais de mort." (Résumé de la doctrine du Dieu de l'Ancien Testament par Jean Doresse). Adam s'éloigne alors de la matière, mais celle-ci s'en aperçoit et suscite une multitude de dieux. Elle égare l'homme en créant une multitude de divinités qu'il adore. Déçu par sa création, le Dieu de la Genèse la précipite alors dans l'enfer. Le Dieu Etranger, celui du Salut, envoie alors son fils unique, Jésus Christ, qui par le moyen de la Croix, descend dans l'Enfer pour délivrer ce qui y est captif et l'élever jusqu'au troisième ciel. Le Dieu de la Loi ( Celui de la Genèse ) entre alors dans une grande colère. Il déchire le voile du Temple et cache le soleil. Le Fils revients sous sa forme divine ( la Résurrection ) pour lui demander compte de sa mort apparente. C'est seulement à ce moment que le Dieu de la Loi apprend l'existence d'un Dieu Supérieur. Jésus exige du Dieu de la Loi que quiconque croira en Lui, lui appartiendra et sera sauvé. Ensuite il révèle à Paul les conditions et le prix du Salut et l'envoie prêcher la rédemption.

Père Gilles-Marie.

Cerdon : gnostique & syrien du IIé siècle, il admettait deux principes indépendants et rejetait la plus grande partie des Ecritures. Il soutenait que Jésus Christ n'avait qu'un corps fantastique. Il eut Marcion comme disciple. Le Pape Hygin ( v. 136-142 ) condamna sa doctrine et l'exclut de la communauté chrétienne.

Dictionnaire Quilles, Tome I, pg 367, édition 1953.

SOURCE : http://fraternite-sacerdotale-saint-pie-v.over-blog.com/article-saint-hygin-9e-eveque-de-rome-premier-saint-philosophe-53683959.html


Saint Hygin, dont le père enseignait la philosophie à Athènes, succéda à saint Télesphore, sept jours après son martyre, dans la chaire de saint Pierre l’an 139.

On cite son zèle et sa vigilance contre les hérétiques, notamment Cerdon et Valentin, regardés comme les précurseurs du manichéisme. Le saint Pape a laissé le témoignage de sa doctrine dans d’admirables épîtres, dont deux ont survécu, et qui vengent le mystère de l’incarnation des erreurs et des blasphèmes de son temps.

Il établit des règlements touchant la discipline et réforma la hiérarchie du clergé.

Il a scellé sa Foi en souffrant le dernier supplice l’an 142, sous Antonin, empereur.
Sept jours après le martyre du pape saint Télesphore, saint Hygin, dont le père faisait profession d’enseigner la philosophie dans la ville d’Athènes, et qui l’avait cultivée lui-même, fut mis sur la chaire de saint Pierre au temps de l’empereur Antonin, surnommé le Pieux.
Durant quatre ans trois mois et huit jours que ce très saint Pontife gouverna le siège apostolique, l’Église fut battue de deux horribles tempêtes. Premièrement, de la part des Gentils qui tenaient les Catholiques pour des magiciens et des sacrilèges et s’imaginaient que toutes les disgrâces du monde venaient en punition du mépris qu’ils faisaient des idoles ; aussi, ne laissaient-ils échapper aucune occasion de leur faire du mal, quand ils en avaient le pouvoir. Secondement, de la part des hérétiques qui faisaient une guerre intestine à l’Église ; car, dans ce temps-là, l’hérétique Valentin, après avoir publié ses rêveries en Égypte (la pluralité des dieux, jusqu’au nombre de trente, d’où descendait Jésus-Christ), vint à Rome pour y semer la zizanie. Et quoi qu’il feignît d’être catholique et n’osât publier ouvertement ses blasphèmes, il les faisait néanmoins secrètement glisser en des conférences particulières.
D’ailleurs, Cerdon, arrivé depuis peu des pays orientaux, où il avait prêché publiquement qu’il y avait plusieurs premiers principes, et nié la réalité du corps de Jésus-Christ, ne laissait pas de répandre son venin en cachette. Il admettait l’existence de deux dieux, rejetait la plus grande partie des Écritures et soutenait que Jésus-Christ n’était pas réellement né de la Vierge Marie et ne S’était revêtu de la chair qu’en apparence.
Le saint pape Hygin, l’ayant découvert, le chassa de l’Église. Cerdon feignit d’être repentant de ses fautes, rétracta ses impiétés et fut reçu dans la communion des fidèles ; mais comme sa pénitence n’avait point été sincère, il continua de dogmatiser en secret. Il fut excommunié une seconde fois.
Pour remédier plus efficacement à cette pernicieuse peste, saint Hygin écrivit sur ce même sujet quelques épîtres dont deux ont été conservées ; il y explique admirablement bien le mystère de l’Incarnation, que les hérétiques entendaient mal. On y voit aussi qu’il établit un ordre parmi le clergé, le distribuant en de certains degrés : ce n’est pas que cet ordre ne fût déjà en l’Église dès le temps des Apôtres, mais il ajouta quelque chose et mit quelque nouvel ornement dans les cérémonies de leur ministère.
Il déclara, de plus, de quelle manière le saint Chrême devait être consacré et ordonna qu’il n’y eût qu’un parrain et une marraine au Baptême. Il fit encore plusieurs autres règlements touchant la discipline ecclésiastique.
Enfin, après avoir consommé sa course, il reçut la couronne du martyre le 11 janvier, comme il est remarqué dans tous les Martyrologes, et comme l’Église en fait mémoire dans l’Office. Il fut enterré au Vatican. C’était l’an 142, Antonin étant empereur.

Pope St. Hyginus
Pope Saint Hyginus was bishop of Rome from about 138 to about 140. He was born in Athens, Greece at an unknown date. During his papacy, he determined the different prerogatives of the clergy, and defined the grades of the ecclesiastical hierarchy. He also decreed that all churches be consecrated. He succeeded Pope Telesphorus who, according to Eusebius, died during the first year of the reign of the Emperor Antoninus Pius – in 138 or 139, therefore. But the chronology of these bishops of Rome cannot be determined with any degree of exactitude by the help of the authorities at our disposal today.

According to the Liber Pontificalis, Hyginus was a Greek by birth. The further statement that he was previously a philosopher is probably founded on the similarity of his name with that of two Latin authors. Irenaeus says that the Gnostic Valentine came to Rome in Hyginus’s time, remaining there until Anicetus became pontiff. Cerdo, another Gnostic and predecessor of Marcion, also lived at Rome in the reign of Hyginus; by confessing his errors and recanting he succeeded in obtaining readmission into the bosom of the Church, but eventually he fell back into the heresies and was expelled from the Church. How many of these events took place during the time of Hyginus is not known.

The Liber Pontificalis also relates that this pope organized the hierarchy and established the order of ecclesiastical precedence (Hic clerum composuit et distribuit gradus). This general observation recurs also in the biography of Pope Hormisdas; it has no historical value, and according to Duchesne, the writer probably referred to the lower orders of the clergy. Eusebius claims that Hyginus’s pontificate lasted four years. The ancient authorities contain no information as to his having died a martyr. At his death he was buried on the Vatican Hill, near the tomb of St. Peter. His feast is celebrated on 11 January


Pope St. Hyginus

Reigned about 138-142; succeeded Pope Telesphorus, who, according to Eusebius (Church History IV.15), died during the first year of the reign of the Emperor Antonius Pius — in 138 or 139, therefore. But the chronology of these bishops of Rome cannot be determined with any degree of exactitude by the help of the authorities at our disposal today. According to the "Liber Pontificalis", Hyginus was a Greek by birth. The further statement that he was previously a philosopher is probably founded on the similarity of his name with that of two Latin authors. Irenaeus says (Against Heresies III.3) that the Gnostic Valentine came to Rome in Hyginus's time, remaining there until Anicetus became pontiff. Cerdo, another Gnostic and predecessor of Marcion, also lived at Rome in the reign of Hyginus; by confessing his errors and recanting he succeeded in obtaining readmission into the bosom of the Church, but eventually he fell back into the heresies and was expelled from the Church. How many of these events took place during the time of Hyginus is not known. The "Liber Pontificalis" also relates that this pope organized the hierarchy and established the order of ecclesiastical precedence (Hic clerum composuit et distribuit gradus). This general observation recurs also in the biography of Pope Hormisdas; it has no historical value, and according to Duchesne, the writer probably referred to the lower orders of the clergy. Eusebius (Church History IV.16) claims that Hyginus's pontificate lasted four years. The ancient authorities contain no information as to his having died a martyr. At his death he was buried on the Vatican Hill, near the tomb of St. Peter. His feast is celebrated on 11 January.  

Sources

DUCHESNE, (ed.) Liber Pontificalis, I, 131; Acta Ss., Jan. I, 665; HARNACK, Geschichte der altchristl. Literatur, II: Die Chronologie, I (Leipzig, 1897), 144 sq.

Kirsch, Johann Peter. "Pope St. Hyginus." The Catholic Encyclopedia. Vol. 7. New York: Robert Appleton Company, 1910. 5 Jan. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/07593a.htm>.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/07593a.htm

Hyginus, Pope M (RM)

Died c. 142. Little is known of Saint Hyginus or his pontificate beyond that he was a Greek and was probably pope 138 to 142, succeeding Pope Saint Telesphorus. It is known that two Gnostics--Valentinus and Cerdo--were in Rome during his pontificate, but what action he took, if any, is unknown (Benedictines, Delaney).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0111.shtml

January 11

St. Hyginus, Pope and Martyr

HE was placed in the chair of St. Peter after the martyrdom of St. Telesphorus, in the year 139. Eusebius informs us, 1 that he sat four years. The church then enjoyed some sort of calm, under the mild reign of the emperor Antoninus Pius; though several martyrs suffered in his time by the fury of the populace, or the cruelty of certain magistrates. The emperor himself never consented to such proceedings; and when informed of them by the governors of Asia, Athens, Thessalonica, and Larissea, he wrote to them in favour of the Christians, as is recorded by St. Justin and Eusebius. 2

But the devil had recourse to other arts to disturb the peace of God’s church. Cerdo, a wolf in sheep’s clothing, in the year 140, came from Syria to Rome, and began to teach the false principles which Marcion adopted afterwards with more success. He impiously affirmed that there were two Gods; the one rigorous and severe, the author of the Old Testament; the other merciful and good, the author of the New, and the father of Christ, sent by him to redeem man from the tyranny of the former; and that Christ was not really born of the Virgin Mary, or true man, but such in shadow only and appearance. Our holy pope, by his pastoral vigilance, detected that monster, and cut him off from the communion of the church. The heresiarch, imposing upon him by a false repentance, was again received; but the zealous pastor having discovered that he secretly preached his old opinions, excommunicated him a second time. 3

Another minister of Satan was Valentine, who being a Platonic philosopher, puffed up with the vain opinion of his learning, and full of resentment for another’s being preferred to him in an election to a certain bishopric in Egypt, as Tertullian relates, 4 revived the errors of Simon Magus, and added to them many other absurd fictions, as of thirty Æônes or ages, a kind of inferior deities, with whimsical histories of their several pedigrees. Having broached these opinions at Alexandria, he left Egypt for Rome. At first he dissembled his heresies, but by degrees his extravagant doctrines came to light. Hyginus, being the mildest of men, endeavoured to reclaim him without proceeding to extremities; so that Valentine was not excommunicated before the first year of St. Pius, his immediate successor.

St. Hyginus did not sit quite four years, dying in 142. We do not find that he ended his life by martyrdom, yet he is styled a martyr in some ancient calendars, as well as in the present Roman Martyrology; undoubtedly on account of the various persecutions which he suffered, and to which his high station in the church exposed him in those perilous times. See Tillemont, T. 2. p. 252.

Note 1. Eus. l. 4. c. 11. [back]

Note 2. Eus. l. 4. c. 26. [back]

Note 3. St. Epiph. hær. 41. Iren. l. 3. c. 4. Euseb. &c. [back]

Note 4. Tertull. l. contra Valent. c. 4. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume I: January. The Lives of the Saints.  1866.


SOURCE : http://www.bartleby.com/210/1/112.html