Victor Thérasse (1848),, Statue de Sainte Bathilde, reine des Francs, Paris, jardin du Luxembourg.
Statue
of Saint Bathild, by Victor Thérasse, jardin du Luxembourg, Paris (6th arr.)
Statue
der Heiligen Bathilda von Victor Thérasse, jardin du Luxembourg, Paris (6.
Arr.)
Victor Thérasse (1848),, Statue de Sainte Bathilde, reine des Francs, Paris, jardin du Luxembourg.
Statue of Saint Bathild, by Victor Thérasse, jardin du Luxembourg, Paris (6th arr.)
Statue der Heiligen Bathilda von Victor Thérasse, jardin du Luxembourg, Paris (6. Arr.)
Sainte Bathilde
Reine de Neustrie et
moniale à Chelles (+ 680)
ou Bertille.
Célébrée dans les Églises d'Orient et d'Occident. D'origine anglo-saxonne, elle avait été prise, encore enfant, par des corsaires et revendue comme esclave à Erkinoald. Quand le roi Clovis II, fils du roi Dagobert, fut en âge de se marier, il remarqua cette admirable jeune fille dont la beauté et la douceur l'attiraient. Erkinoald la lui céda et elle devint reine. Elle eut trois fils. Mais son mari, usé par la débauche, mourut à vingt-trois ans. Devenue régente, elle donna toute sa mesure, conseillée par saint Eloi et d'autres évêques. Elle supprima l'esclavage, rendit l'impôt plus équitable et favorisa la vie monastique. Les aléas des conquêtes conduisirent le "maire du palais royal" à l'évincer. Mais Ebroïn l'estimait tout en la trouvant encombrante. Il l'obligea à s'enfermer dans un couvent, à Chelles près de Paris. Elle avait trente et un ans et y resta jusqu'à sa mort à quarante six ans, pardonnant à ses ennemis, se chargeant des besognes les plus basses et se vouant de préférence au soin des malades. Elle présida de façon décisive à l'éclosion du monachisme dans son royaume.
Voir sur le site des Bénédictines, prieuré de Sainte Bathilde à Vanves et sur le site de la paroisse de Chatenay-Malabry du diocèse de Nanterre.
A lire aussi:
- Sainte Bathilde (vers 630 - 680) Reine des Francs - Épouse de Clovis II - Bienveillante protectrice et généreuse donatrice auprès des monastères colombaniens. (site internet des amis de saint Colomban)
- Sainte Bathilde sur le site du diocèse de Paris.
À Chelles près de la Marne sur le territoire de Paris, en 680, sainte Bathilde.
Esclave anglo-saxonne, elle devint l'épouse de Clovis II, roi des Francs. Elle
fonda des monastères sous la Règle de saint Benoît, mais à la manière de
Luxeuil; après la mort de Clovis II, elle devint régente du royaume des Francs
et, quand son fils devint roi, elle passa les dernières années de sa vie en
observant entièrement la Règle monastique.
Martyrologe romain
Chaque groupe porte une
dénomination tirée de ses origines ou de son implantation, des pratiques ou des
actions qui lui sont propres. Pour nous, la grande affaire et le titre suprême
consistaient à être chrétiens et à en porter le nom.
Saint Basile le Grand,
que les Églises d'Orient fêtent aujourd'hui.
Sainte Bathilde, Chroniques de Saint-Denis, XIVe siècle, Londres, British Library
Sainte Bathilde (ou
Bertille)
D'origine anglo-saxonne,
elle avait été prise, encore enfant, par des corsaires et revendue comme
esclave à Erkinoald. Quand le roi Clovis II, fils du roi Dagobert, fut en âge
de se marier, il la remarqua. Erkinoald la lui céda et elle devint reine. Elle
eut trois fils. A la mort prématurée de son mari, elle devient régente de
Neustrie, et donna toute sa mesure, conseillée par saint Eloi et d'autres
évêques. Elle supprima l'esclavage, rendit l'impôt plus équitable et favorisa
la vie monastique. Les aléas des conquêtes conduisirent le Maire du palais à
l'évincer. Mais Ebroïn l'estimait tout en la trouvant encombrante. Il l'obligea
à s'enfermer dans un couvent, à Chelles près de Paris. Elle avait trente et un
ans et y resta jusqu'à sa mort à quarante six ans, en 680, pardonnant à ses
ennemis, se chargeant des besognes les plus basses et se vouant de préférence
au soin des malades.
SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/01/30/2175/-/sainte-bathilde-ou-bertille
Statue de sainte Bathilde par Desprez, église Saint-Germain-l'Auxerrois de Paris.
Statue
de sainte Bathilde par Desprez, église Saint-Germain-l'Auxerrois de Paris.
Sainte Bathilde
Sainte Bathilde,
d’origine anglaise, vécut au 7° siècle. Elle fut sans doute enlevée encore
enfant par des pirates.
Amenée en France, elle
fut cédée à Erchinoald, Maire du Palais, dignitaire de la Cour des Rois
Mérovingiens.
Remarquée par le fils du
Roi Dagobert, Clovis II qui l’épousa, elle eut de lui trois enfants et devint
reine puis régente du Royaume en 657 à la mort de Clovis II, Clotaire III
n’étant alors âgé que de cinq ans.
Sagement conseillée par
les évêques Eloi, Ouen et Léger, Bathilde sut assumer ses responsabilités
publiques, politiques, sociales et religieuses. Elle abolit le commerce des
esclaves, supprima la simonie, soutint l’action des moines défricheurs et
évangélisateurs des campagnes.
Elle fonda de nombreuses
abbayes, entre autres celle de Chelles dans la vallée de la Marne (aujourd’hui
diocèse de Meaux en Seine et Marne).
Ce fut au monastère de
Chelles que Bathilde termina sa vie, dans la plus grande humilité, se
consacrant au service de ses sœurs, des pauvres et des hôtes. Elle mourut en
680.
C’est en connaissance de
cause que Dom Besse, féru d’histoire monastique, choisit le patronage de sainte
Bathilde pour la congrégation dont il voyait en Madame Delmas la future
fondatrice.
« Cette femme forte au
cœur viril » qu’était Bathilde, modèle de courage avisé, de conviction
religieuse autant que d’abandon à Dieu, Dom Besse la voulait comme protectrice
de l’œuvre entrevue. Il avait reconnu en Madame Delmas une femme de cette
trempe.
© 2013 - Congrégation
Sainte-Bathilde
SOURCE : http://www.benedictines-ste-bathilde.fr/Sainte-Bathilde-patronne-de-la
Bathilde Bathilde, épouse de Clovis II
Sainte Bathilde, fille
d’esclave devenue reine de France
Quel destin que celui de cette jeune esclave franque, tournée vers Dieu, remarquée par les rois ! Devenue régente du royaume au VIIe siècle, Bathilde finit ses jours au milieu des religieuses de l’abbaye de Chelles.
C’est une chose bien
étrange que celle qui se passe, en ce début de février 680, dans l’église
abbatiale de Chelles (Seine-et-Marne). Au fond du chœur, une fosse est creusée.
Un sarcophage de plâtre, aux côtés décorés de végétation moulurée, y descend,
mû par deux cordes que font coulisser quatre robustes villageois. Dans son
linceul, à l’intérieur du cercueil, repose très haute, très pieuse et très
sainte Bathilde, reine des Francs, retournée vers le Père peu auparavant, le 30
janvier.
Cœur battant de la race
de Clovis
Les religieuses réunies autour de la dépouille royale prient pour le repos de l’âme de leur sœur, qui fut leur maîtresse. L’abbesse de Chelles, Bertille, est-elle au milieu d’elles ? On ne sait plus. Mère Bertille, d’illustre famille franque, s’était retirée loin du monde, en l’abbaye de Jouarre, des décennies plus tôt, suivant la rude règle de saint Colomban. Sa réputation de sainteté l’a désignée, avec une poignée de sœurs, pour refonder l’abbaye de Chelles, sur l’ordre de Bathilde, régente du royaume des Francs pour ses fils Clotaire III en Neustrie et Childéric II en Austrasie.
Lire aussi :
Au
Puy du Fou, le baptême de Clovis comme si vous y étiez
Chelles c’est, non loin
de Paris, dans une boucle de la Marne, un des cœurs battant de l’antique race
de Clovis. Une villa royale, sans doute d’origine gallo-romaine, y a connu
Clovis et Clotilde. Cette même reine Clotilde a fondé là, dans son veuvage,
entre 511 et 545, un prieuré de religieuses afin de se consacrer à la prière
pour le salut des âmes. Le roi Chilpéric et son épouse Frédégonde avaient
assombri les mêmes lieux de leurs crimes, et le roi y avait trouvé la mort en
584, peut-être assassiné sur l’ordre de son épouse adultère. À l’ombre de la
villa royale et du prieuré, des terres nombreuses et des bois sont travaillés
par des paysans attachés au sol de leurs maîtres, vivant, priant et mourant,
dans le silence des chroniques, trop occupées par le fracas des batailles et la
rumeur des complots. Chelles n’avait pas cessé de vivre au rythme de la
dynastie, sous Dagobert Ier et la reine Nanthilde, puis sous leur fils Clovis
II et son épouse, la belle Bathilde.
Généreuse, d’une main
ferme
La reine était de petite
naissance. Esclave saxonne au service du maire du palais, Erchinoald, sa vive
intelligence en avait fait l’échanson du ministre royal. Veuf, il l’aurait bien
épousée. Elle se voulait pure, tournée vers Dieu et se retira de la vue de son
maître. Celui-ci, homme de cœur, respecta sa retraite. Ce fut, cependant, pour
mieux l’orienter vers de plus hautes destinées et lui faire épouser le jeune
roi Clovis II en 649. Mais la mort du roi, en 657, laisse la jeune reine de 27
ans seule au pouvoir. Veillant à l’avenir de ses fils, elle gouverne d’une main
ferme, favorisant ces abbayes dont les moines défrichent la terre et dont la
prière est si utile au royaume. Elle leur donne à pleines mains les immunités,
ces droits spéciaux qui exonèrent d’impôts les hommes ou les terres qui en sont
titulaires. Elle s’appuie également sur des évêques fidèles, comme Éloi et
Ouen. Combattant l’esclavage, réformant l’impôt pour en épargner les plus
pauvres, elle multiplie les correspondances avec l’épiscopat pour combattre la
simonie et inciter au respect scrupuleux de la règle dans les abbayes et
prieurés du royaume.
Sœur parmi les sœurs
Il faut se figurer l’inlassable reine, magnifique dans sa jeunesse finissante, entourée de ses conseillers, siégeant à la droite des jeunes rois, commandant et écrivant, veillant à tout, imposant la force royale à une aristocratie bouillonnante. Celle-ci, justement, aura raison de la régente. En 665, Sigebrand, évêque de Paris et proche de la reine, est assassiné. Pourquoi ? La chronique est muette. Mais cette mort sonne la fin de la vie politique de la reine. Erchinoald est mort depuis quelques années déjà. Éloi est vieux et ne gouverne plus. Bathilde courbe la tête devant le nouveau maire du palais, Ébroin, qui met fin à sa régence et la fait conduire à l’abbaye de Chelles. Reine elle reste, et Chelles n’est pas choisie au hasard. Bathilde a couvé l’abbaye de ses soins, Mère Bertille doit sa charge à la reine. La villa royale est voisine des hauts murs des moniales. C’est là que la reine vit ses dernières années, dans la prière et le service, sœur parmi les sœurs.
Lire aussi :
Geneviève
de Paris, une femme pour notre temps
Ce retrait hors du monde
est-il aisé ? Sans doute pas, et la chronique fait état d’oppositions
entre Bertille et Bathilde. Sans doute est-il pénible à celle qui a gouverné de
devenir l’humble fille de la Mère qu’elle a désignée. Pourtant, en 680, les
deux femmes étaient bien réconciliées, et si la chronique ne dit pas où était
Bertille à l’instant des funérailles, c’est parce que la Mère supérieure,
malade et alitée n’a pas été tenue au courant de la mort de la reine Bathilde,
les moniales craignant que l’annonce de ce trépas n’aggrave le mal de Bertille,
qui avait pour sa Reine et fille, un si grand amour de sujette et Mère.
Ces temps sont loin de
nous dans les siècles. Mais la pâte humaine est la même. En se plongeant dans
les récits mérovingiens, à la suite de sainte Bathilde de Chelles, on y voit
naître la France !
SOURCE : https://fr.aleteia.org/2020/01/29/sainte-bathilde-fille-desclave-devenue-reine-de-france
Sainte Bathilde ou
Mathilde
Reine de France
(† 680)
Sainte Bathilde naquit en
Angleterre, au VIe siècle. Toute jeune encore, à la suite d'une guerre, elle
fut vendue comme esclave et achetée à vil prix par un seigneur de la cour du
roi franc Clovis II. Le jeune roi, charmé de ses vertus, la prit pour épouse.
Ce choix providentiel devait avoir pour résultat la gloire de la France.
Loin de s'enorgueillir de
son élévation, Bathilde conserva sur le trône la simplicité de sa vie; mais
elle révéla la plus noble intelligence, les plus hautes qualités et une dignité
égale à sa situation. Humble servante et prudente conseillère de son époux,
aimant les évêques comme ses pères et les religieux comme ses frères, généreuse
pour les pauvres, qu'elle comblait d'aumônes, avocate des malheureux, des
veuves et des orphelins, fondatrice de monastères, d'un zèle extraordinaire
pour le rachat des captifs et l'abolition de l'esclavage: telle fut, sur le
trône, la digne émule de sainte Clotilde.
Au milieu de la cour,
elle trouvait le temps de vaquer à l'oraison et de s'adonner à tous les devoirs
de la piété; détachée des grandeurs d'ici-bas, elle n'aspirait qu'à prendre un
libre essor vers les délicieuses retraites de la prière et du recueillement.
La mort de son époux lui
imposa des obligations nouvelles, et pendant l'enfance du jeune roi Clotaire,
son fils, elle dut porter tout le poids de l'administration d'un vaste royaume.
Si elle le fit avec une haute sagesse, ce ne fut pas sans grandes épreuves. Sa
vertu s'épura dans la tribulation, et c'est sans regret qu'elle put enfin se
décharger de la régence et entrer comme simple religieuse au monastère de
Chelles, qu'elle avait fondé. Alors, enfin, elle put se livrer tout entière à
l'action de grâce et s'adonner à la pratique des plus héroïques vertus.
Nulle religieuse n'était
plus soumise, nulle n'affectionnait davantage les plus humbles emplois, nulle n'observait
plus fidèlement le silence; elle fut admirable surtout par son humilité et par
le mépris d'elle-même. "Il me semble, disait-elle, que le plus grand
bonheur qui puisse m'arriver, c'est d'être foulée aux pieds de tout le
monde." A sa mort, en 680, ses soeurs virent monter son âme au Ciel, et
entendirent les anges célébrer son triomphe par de suaves harmonies.
Abbé L. Jaud, Vie
des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950
SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/sainte_bathilde.html
Icône
de Sainte Bathilde, XXIème siècle
Sainte Mathilde
La sainte reine Mathilde,
de son vrai nom Balthilde1, née anglo-saxonne, était, dit-on, de sang royal.
Surprise par des pirates, elle fut emmenée en Gaule et vendue à vil prix comme
esclave. La Providence voulut qu’elle fût achetée par le maire du palais de
Neustrie, Erchinoald (641) qui, touché par sa grâce et sa beauté, la traita
avec beaucoup de bonté et en fit son échanson, fonction qui la mettait à l'égal
avec les grands officiers de sa maison.
Bathilde n'en conserva
pas moins sa modestie et alla jusqu'à nettoyer les chaussures et à laver les
pieds de ses compagnes les plus âgées. Erchinoald qui l'appréciait beaucoup,
une fois veuf, songea à épouser Bathilde qui effrayée de ce projet, se cacha
jusqu'à ce que son maître se fut résigné à prendre une autre épouse.
Erchinoald qui gardait
pour Bathilde une grande et pieuse affection l’emmena à la cour de Clovis II2.
Le roi tomba éperdument amoureux de Bathilde, finit par l’épouser3 et en eut
trois fils : Clothaire4, Childéric5 et Thierry6. Ce Clovis II était un
personnage peu recommandable que les excès de gourmandise et de luxure
rendirent fou avant de le conduire au tombeau (657). Pendant la minorité de son
fils Clothaire, Bathilde assura le gouvernement du royaume7, avec des
conseillers expérimentés, au premier rang desquels Chrodobert, évêque de Paris,
et saint Ouen8, évêque de Rouen. Elle combattit efficacement les simoniaques et
interdit de recevoir quoi que ce fût pour la collation des ordres sacrés ; elle
interdit de vendre des esclaves chrétiens ; elle supprima la capitation, impôt
à payer par le chef de famille en raison du nombre des membres qui la
composaient, loi impitoyable qui poussait les parents à laisser mourir leurs
enfants pour échapper aux charges du fisc.
Le clergé eut à la cour
une grande influence, singulièrement l'abbé Genesius que Clovis II avait donné
à Bathilde pour l'aider dans ses bonnes œuvres. Il résidait au palais,
distribuait les aumônes aux pauvres et s'occupait de l'envoi des nombreux
présents que Bathilde offrait sans cesse aux églises et aux monastères9.
Comme la réputation de
science et de vertu de Léger, archidiacre de Poitiers, étant parvenue jusqu'à
elle, la reine Bathilde le fit venir au palais qu’il ne quitta que pour devenir
évêque d'Autun (663). La politique de la reine Bathilde avait un caractère
nettement ecclésiastique et les évêques prenaient une part considérable dans
les mesures qu’elle édictait.
A l'époque de Bathilde,
la réunion du Regnum Francorum (la Neustrie, l'Austrasie et la Bourgogne) était
devenue une œuvre fort difficile. Après la mort de Sigebert II d'Austrasie,
frère de Clovis II (658), le maire du palais, Grimoald, fit tondre et exiler en
Irlande le fils de Sigebert II et lui substitua son propre fils. Après la mort
de Grimoald (663) Bathilde prit l'Austrasie et imposa comme roi son second
fils, Childéric II.
La reine Bathilde, fit
des donations considérables aux monastères de Jumièges et de Fontenelle, fonda
ceux de Corbie et de Chelles. Luxeuil, Jouarre, Faremoutier, Logium en
Normandie, Saint-Laumer-le-Moutier et d'autres abbayes furent comblées de dons
et de privilèges. Elle accorda des immunités et des exemptions aux basiliques
de Saint-Germain et de Saint-Denis, à celles de Saint-Aignan d’Orléans et de
Saint-Martin à Tours.
Au maire du palais
Erchinoald avait succédé Ebroïn, une brute sanguinaire qui s’en priy à l'évêque
de Paris, Sigobrand, qu’il fit assassiner par les grands du royaume, malgré les
efforts de la reine pour le sauver. Délivré de ce rival, Ebroïn voulut aussi se
débarrasser de la tutelle de la régente et Bathilde, obligée de se dessaisir du
pouvoir, fut conduite au monastère de Chelles (Seine-et-Marne). Ceci dut se
passer avant 673.
Bathilde passa dans ce
monastère, qu'elle avait royalement agrandi et auquel elle avait donné comme
abbesse Bertila, qu'on était allé chercher à Jouarre, les dernières années de
sa vie, soumise en toute simplicité aux autres moniales et se tenant toujours
effacée et humble. C'est là qu'elle mourut, d'une plaie aux entrailles, le 30
janvier d'une année qui est, au plus tard, 680. On l'ensevelit au monastère et
bientôt son tombeau, - au dire du biographe contemporain et bien informé auquel
nous devons la Vita Balthildis - resplendit par des miracles. L'abbesse Bertila
prit soin de faire insérer la memoria de Bathilde dans le diptyque de la messe
de nombreuses églises, créant ainsi un culte bien attesté et reconnu. La missa
domnæ Balthilde est citée parmi les grandes solennités par Adalard de Corbie,
dans ses Statua.
Le corps de la sainte
reine Bathilde fut, sous la révolution française, protégé par les habitants de
Chelles qui le portèrent dans l’église Saint-André où il est encore. Quelques
reliques qui ont été distraites de l’ensemble, sont à Rome, dans la chapelle de
Pie IX, à la cathédrale de Meaux, à l’abbaye de Jouarre, à Bray-sur-Somme et à
Mailly ; les reliques de Corbie ont été détruites par les révolutionnaires.
1 Elle est aussi nommée
Baldechilde, Bauteur ou Baudour.
2 Second fils du roi
Dagobert I° et de Nanthilde, né en 635, il fut réclamé comme roi par les
Neustrien, tandis que son frère aîné, Sigebert, avait reçu l’Austrasie, avec
diverses dépendances en Aquitaine et en Provence. Après la mort de Dagobert (19
janvier 639), Clovis fut, sans difficulté, reconnu comme roi par les grands de
Neustrie et de Bourgogne et son royaume fut gouverné par sa mère, assistée du
maire du palais de Neustrie (Aega, mort en 642, fut remplacé par Erchinoald,
pour la Neustrie, et par Flaochat, pour la Bourgogne). Sa mère étant morte en septembre
642, Clovis II, tant en Neustrie qu’en Bourgogne, laissa le gouvernement aux
maires du palais : lui et son frère Sigebert sont considérés comme les premiers
rois fainéants. Il mourut fou à l’âge de vingt-trois ans (657).
3 Je suis votre esclave
et, de gré ou de force, il faudra que je me soumette à votre volonté, dit
Bathilde au Roi qui lui répondit : Une esclave ne saurait s’asseoir sur un
trône des francs, je vous déclare libre, et libre aussi de refuser ma main.
4 Né en 652, mort en 673,
Clothaire III devint roi de Neustrie et de Bourgogne à la mort de son père ;
son royaume fut gouverné par sa mère puis par le maire du palais, Ebroïn.
5 Né après 652, mort en
675, Childéric II fut proclamé roi d’Austrasie (662) après que les grands
eurent renversé le maire du palais, Grimaud, et son fils, Childebert, qu’il
avait fait roi ; sous Childéric, l’Austrasie fut gouvernée par le duc Gonfaud
(maire du palais). Après la déposition de son frère, Thierry III (673),
Childéric fut proclamé roi de Neustrie. Ayant réuni tous les royaumes francs,
Childéric voulut les gouverner en maître absolu et fit si mal qu’il fut
assassiné lors d’une chasse. Childéric II fut le dernier mérovingien qui essaya
de régner.
6 Thierry III fut
proclamé roi de Neustrie à la mort de son frère, Clothaire III, mais il fut
presque aussitôt déposé per son autre frère, Childéric II, et enfermé à
l’abbaye de Saint-Denis. Il retrouva sa couronne à la mort de son frère. Battu
par, à Tertry (687) par Pépin d’Héristal (père de Charles Martel), maire du
palais d’Austrasie, il ne régna plus qu’en titre et mourut en 691.
7 Nous possédons de sa
main des souscriptions à des diplômes en faveur de Frodobert, abbé de Chelles
(658-659) et en faveur de saint Mommelin, évêque de Noyon-Tournai, et de saint
Bertin, abbé de Sithiu (663).
8 Entré dans
l’administration sous Clothaire II, il fut, sous Dagobert I°, référendaire,
surveillant la rédaction des actes officiels et les scellant du sceau royal
dont il avait la garde.
9 Les chroniqueurs
anglais, notamment Eddius Stephanus, reprochent nettement à Bathilde d'avoir
fait assassiner Aunemundus, évêque de Lyon, pour placer sur ce siège épiscopal
son collaborateur l'abbé Genesius. Cet épisode cadre si peu avec le reste qu'un
sérieux doute est permis quant à son historicité.
SOURCE : http://missel.free.fr/Sanctoral/01/30.php:
Guy-Louis Vernansal, Sainte Bathilde vendue à Erchinoal, 1700
SAINTE BATHILDE :
UNE ESCLAVE QUI DEVINT REINE
Née vers 626, Bathilde
est la fille de Sisoigne prince d’Ascainie, seigneur de Saxe. Elle n’est encore
qu’une enfant lorsque est capturée par des corsaires anglais au service d’un
roi anglo-saxon que son père a attaqué. Bathilde est réduite à l’esclavage et
vendue à Erchinoalde en 642. Ce dernier est le maire du palais du roi Clovis
II. De retour en Gaule, Erchinoalde met Bathilde au service de son épouse.
Lorsque celle-ci meurt, le maire du palais envisage de se remarier avec
Bathilde qui est d’un caractère doux et aimable. La jeune femme n’a aucune
envie de devenir l’épouse de son maître et s’en va se plaindre à Clovis II
alors âgé de 12 ans. Tout en écoutant les supplications de Bathilde, le roi est
séduit par sa beauté et sa douceur. Il décide donc de l’affranchir et de
l’épouser lui-même. L’union a lieu en 649. Si certains seigneurs du royaume
sont choqués de voir Clovis II épouser une esclave plus âgée que lui (Clovis II
est né vers 635), l’Eglise accepte le choix du roi à une époque où Elle se
désole de voir des grands seigneurs tromper leur épouse légitime qu’on leur a
imposé. Au moins dans ce cas, Clovis a pris pour reine qui il souhaitait.
Bathilde donnera trois fils à son époux qui seront tous rois : Clotaire III,
Thierry III et Childéric III. Clovis II meurt jeune le 31 octobre 657 vers 22
ans. Bathilde devient régente au nom de ses fils. Elle va alors tenter de
réunifier le royaume autour de son aîné Clotaire III au détriment des deux
autres. Le peuple aime énormément Bathilde pour sa simplicité et sa droiture.
Durant sa régence, la reine abolit la coutume qui permet aux seigneurs d’avoir
des esclaves et interdit la vente des enfants. Sans doute Bathilde a-t-elle été
traumatisée par son expérience personnelle. La reine s’intéresse beaucoup au
développement des abbayes et fonde celles de Corbie, de Chelles ainsi que
plusieurs hôpitaux. En 659, le maire du palais Erchinoalde meurt et est
remplacé par Ebroïn. Ce dernier est un homme puissant, avide et brutal. Il
commence par charger d’impôts le peuple et exige la montée sur le trône du
second fils de Bathilde, Thierry III. Ainsi, Clotaire conserve la Neustrie et
Thierry devient obtient l’Austrasie. Bathilde voit le royaume se diviser à son
grand regret. N’acceptant pas de couvrir les crimes que le maire du palais et
les grands seigneurs commettent en son nom, la reine est contrainte de se
retirer à l’abbaye de Chelles en 664. Elle y décède le 30 janvier 680. Le pape
Nicolas Ier la canonise deux siècles plus tard et la petite esclave qui épousa
un roi devint Sainte Bathilde.
SOURCE : http://enviedhistoire.canalblog.com/archives/2006/12/03/3331247.html
Le roi Clovis II achète Bathilde pour en faire la reine des Francs (XIXe siècle)
Sainte Bathilde : une
esclave qui devint reine
Née vers 626, Bathilde
est la fille de Sisoigne, prince d’Ascainie et seigneur de Saxe. Elle n’est
encore qu’une enfant lorsqu’elle est capturée par des corsaires anglais, au
service d’un roi anglo-saxon que son père a attaqué. Bathilde est réduite en esclavage
et vendue à un certain Erchinoald en 642. Ce dernier est le maire du palais du
roi de Neustrie et de Bourgogne, le Mérovingien Clovis II (né vers 635). En
raison du très jeune âge de celui-ci à la mort de son père, Dagobert Ier
(†639), c’est sa mère, la reine Nanthilde, qui tient les rennes du pouvoir,
jusqu’à son décès en 642. Depuis, c’est Erchinoald qui gouverne au nom de
Clovis II. Le maire du palais met Bathilde au service de son épouse. Lorsque
celle-ci meurt, Erchinoald envisage de se remarier avec Bathilde, qui est d’un
caractère doux et aimable. La jeune femme n’a aucune envie de devenir l’épouse
de son maître et va chercher du soutien auprès du jeune Clovis II, alors âgé de
14 ans. Tout en écoutant les supplications de Bathilde, le roi est séduit par
sa beauté et sa douceur. Il décide donc de l’affranchir et de l’épouser
lui-même. L’union a lieu vers 651. Si certains Grands du royaume sont choqués
de voir Clovis II épouser une esclave plus âgée que lui, l’Eglise accepte le
choix du roi, à une époque où ses représentants se désolent de voir des
seigneurs tromper une épouse légitime qu’on leur a imposée. Dans le cas de
Clovis II, le roi de Neustrie a pris pour reine la femme qu’il souhaitait.
Bathilde donnera trois fils à son époux qui deviendront tous rois, à une époque
où les terres sont divisées selon le nombre d’enfants mâles, et où les guerres
fratricides font rage :
– Clotaire III (652-673), roi de Neustrie et de Bourgogne, mort sans alliance ni descendance attestée
– Childéric II (653-675), roi d’Austrasie (662) puis des Francs (en 673), marié à Bilichilde vers 668 (dont postérité)
– Thierry III (654-691), roi de Neustrie et de Bourgogne (en 673) puis roi des
Francs (en 679), marié à Clotilde de Herstal en 675 (dont postérité)
Intelligente et plus âgée
que son époux, Bathilde semble gouverner plus que Clovis II, qui meurt le 31
octobre 657 vers l’âge de 22 ans. En raison du peu d’actions réalisées sous son
règne, Clovis II sera le premier à être qualifié de roi « fainéant »
par la postérité. C’est oublier que son véritable règne fut très court,
le jeune roi ayant longtemps été dominé par sa mère et par le maire du palais
Erchinoald. Par la suite, des rumeurs prétendront que Clovis II avait sombré
dans la folie à la fin de sa vie. Bathilde devient régente au nom de ses jeunes
fils. Elle va alors attribuer l’entièreté du royaume de Neustrie et de
Bourgogne à son aîné fils, Clotaire III (au détriment des deux autres), dans le
but de mettre fin aux guerres pour le pouvoir, qui ont souvent déchiré des
fratries par le passé. Mais bientôt, son second fils, Childebert, ceint la
couronne d’Austrasie.
En effet, le royaume
d’Austrasie était gouverné par le demi-frère de Clovis II, Sigebert III.
Jusqu’à la mort de celui-ci, en 656, le maire du palais Grimoald intrigue pour
que le trône revienne à son propre fils au décès de Sigebert III : le roi étant
sans héritier mâle, Grimoald lui fait adopter le sien, qui devient son
successeur. Lorsque l’épouse de Sigebert, la reine Himnehilde, met au monde un
garçon vers 652 (le futur Dagobert II), le maire du palais le fait passer pour
mort et l’exile en Angleterre. A la mort de Sigebert III, Himnehilde fait appel
à Clovis II et Bathilde, afin de reverser le nouveau roi, Childebert
« l’Adopté », qui a pris le pouvoir. En échange de leur aide, la
veuve de Sigebert III propose de marier à sa fille Bilichilde, unique héritière
de la couronne d’Austrasie, au second fils de Clovis II. Ainsi, au terme de
plusieurs années de conflit, Grimoald et son fils sont renversés et exécutés en
662. Le jeune Childéric II, 9 ans, devient alors roi d’Austrasie et s’installer
dans son royaume, auprès de sa fiancée, sous la régence de la reine
Himnehilde.
Le peuple aime énormément
Bathilde pour sa simplicité et sa droiture. Durant sa régence au nom de
Clotaire III, la reine abolit la coutume qui permet aux seigneurs d’avoir des
esclaves et interdit la vente des enfants. Sans doute Bathilde a-t-elle été traumatisée
par son expérience personnelle. La reine s’intéresse beaucoup au développement
des abbayes et fonde celles de Corbie et de Chelles, ainsi que plusieurs
hôpitaux.
En 659, le maire du
palais Erchinoald meurt et est remplacé par Ebroïn. Ce dernier est un homme
puissant, avide et brutal. Il commence par charger d’impôts le peuple, ce qui
entraîne bientôt une guerre civile. N’acceptant pas de couvrir les crimes que
le maire du palais et les grands seigneurs commettent en son nom, Bathilde est
contrainte de se retirer à l’abbaye de Chelles, en 664.
Bathilde assiste, de
loin, à la mort de ses deux fils aînés. Sous la coupe d’Ebroïn, qui a fini par
usurper l’autorité royale, Clotaire III n’a pas de réel pouvoir et meurt en
673, sans descendance officielle. Le maire du palais place alors sur le trône
de Neustrie le dernier-né de Bathilde, Thierry III. Mais ce dernier est vite
renversé par son frère, le roi d’Austrasie Childéric II, qui s’est affranchi de
la tutelle d’Ebroïn. Tous les états francs sont désormais réunis, tandis que
Thierry III est enfermé au couvent de Saint-Denis. Mais Childéric II ne reste
pas roi des Francs bien longtemps : en 675, il est assassiné par l’élite de la
Neustrie, en pleine forêt de Lognes (non loin de Chelles), avec son épouse Bilichilde
(alors enceinte) et son fils aîné Dagobert. Ces meurtres reflètent, une fois de
plus, les rivalités au sein d’une fratrie, auxquelles Bathilde avait tenté de
mettre fin, en souhaitant ne porter sur le trône que l’aîné de ses fils. Seul
le petit Daniel (né vers 670) échappe au massacre de sa famille et, écarté du
pouvoir, est placé à Chelles sous la protection de sa grand-mère (il deviendra
roi en 715 sous le nom de Chilpéric II).
Après l’assassinat de son
frère, Thierry III est rétabli à la tête de la Neustrie, tandis que l’Austrasie
revient à un certain Clovis III, un enfant qu’Ebroïn présente comme un fils de
Clotaire III : sa filiation reste incertaine et il s’agit probablement
d’un imposteur placé sur le trône par le maire du palais, qui souhaite régner à
travers lui. En 676, ce roi éphémère disparait et le trône d’Austrasie échoit au
fils de Sigebert III, Dagobert II, revenu d’exil. A sa mort, en 679, les trois
royaumes francs seront à nouveau réunifiés par Thierry III, qui devient bientôt
totalement dépendant du nouveau maire du palais, son beau-frère Pépin de
Herstal. Quant à la reine Bathilde, elle décède le 30 janvier 680, à l’abbaye
de Chelles. Le pape Nicolas Ier la canonise au IXe siècle, pour ses actions en
faveur de l’Église, et la petite esclave qui épousa un roi devient Sainte
Bathilde pour la postérité.
Bibliographie :
– Histoire de France, depuis les origines gauloises jusqu’à nos jours (volume 3), par Amédée Gabourd
– Les reines de France, par Paule Lejeune
– Les rois fainéants : de Dagobert à Pépin le Bref (629-751), par Jean Verseuil
– La France, les Femmes et le Pouvoir : l’invention de la loi salique (Ve-XVIe
siècle), par Eliane Viennot
SOURCE : https://www.histoire-et-secrets.com/sainte-bathilde-une-esclave-qui-devint-reine/
St. BATHILDE
(Or BATILDE).
Wife of Clovis II, King of France, time and
place of birth unknown; d. January; 680. According to some chronicles she came
from England and
was a descendant of the Anglo-Saxon kings, but this is a doubtful statement.
It is certain that
she was a slave in the service of the wife of Erchinoald, mayor
of the palace of Neustria. Her unusualqualities of mind and
her virtues inspired the confidence of her master who gave many
of the affairs of the household into her charge and, after the death of his
wife, wished to marry her. At this the young girl fled and did not
return until Erchinoald had married again. About this time
Clovis II met her at the house of the mayor of the palace, and was impressed by
her beauty, grace, and the good report he had of her. He freed
and marriedher, 649. This sudden elevation did not diminish
the virtues of Bathilde but gave them a new lustre. Her humility, spirit of prayer,
and large-hearted generosity to the poor were particularly
noticeable.
Seven years after their marriage Clovis II died, 656, leaving Bathilde with three sons, Clothaire, Childeric, andThierry. An assembly of the leading nobles proclaimed Clothaire III, aged five, king under the regency of his mother, Bathilde. Aided by the authority and advice of Erchinoald and the saintly bishops, Eloi (Eligius) of Noyon, Ouen of Rouen, Leéger of Autun, and Chrodebert of Paris, the queen was able to carry out useful reforms. She abolished the disgraceful trade in Christian slaves, and firmly repressed simony among the clergy. She also led the way in founding charitable and religious institutions, such as hospitals and monasteries. Through her generosity the Abbey of Corbey was founded for men, and the Abbey of Chelles near Paris for women. At about this date the famous Abbeys of Jumièges, Jouarre, and Luxeuil were established, most probably in large part through Bathilde's generosity. Berthilde, the first Abbess of Chelles, who is honoured as a saint, came fromJouarre. The queen wished to renounce her position and enter the religious life, but her duties kept her at court.Erchinoald died in 659 and was succeeded by Ebroin. Notwithstanding the ambition of the new mayor of the palace, the queen was able to maintain her authority and to use it for the benefit of the kingdom. After her children were well established in their respective territories, Childeric IV in Austrasia and Thierry in Burgundy, she returned to her wish for a secluded life and withdrew to her favourite Abbey of Chelles near Paris.
On entering the abbey she laid down the insignia of royalty and desired to be the lowest in rank among the inmates. It was her pleasure to take her position after the novices and to serve the poor and infirm with her own hands. Prayer and manual toil occupied her time, nor did she wish any allusion made to the grandeur of her past position. In this manner she passed fifteen years of retirement. At the beginning of the year 680 she had a presentiment of the approach of death and made religious preparation for it. Before her own end, that of Radegonde occurred, a child whom she had held at the baptismal font and had trained in Christian virtue. She was buried in the Abbey of Chelles and was canonized by Pope Nicholas I. The Roman martyrology places herfeast on 26 January; in France it is celebrated 30 January.
Sources
Acta SS., II; DUBOIS, Histoire ecclésiastique de
Paris, 198; BINET, La vie excellente de Sainte Bathilde (Paris,
1624); CORBLET, Hagiographie du diocèse d'Amiens (1874); DES ESSARTS,
Sainte Bathilde in Correspondant (1873), XXXII, 227-246;
DRIOUS, La reine Bathilde (Limoges, 1865); GREÉCY in Revue
archéologique (1865), XII, 603-610.
Fournet, Pierre Auguste. "St. Bathilde." The Catholic Encyclopedia. Vol. 2. New York: Robert Appleton Company, 1907. 14 Mar. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/02348b.htm>.
Transcription. This article was transcribed for New Advent by Steven Fanning.
Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2020 by Kevin Knight. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/02348b.htm
Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780–1867). carton pour les vitraux de la chapelle Saint-Louis à Dreux, Eure-et-Loir, France. Sainte Bathilde de Chelles
Bathildis, OSB, Queen Widow (RM)
(also known as Bathild, Baldechilde, Baldhild, Bauteur)
Died January 30, 680; canonized by Pope Nicholas I; Roman Martyrology sets her
feast as January 26.
Bathild, like Saint Patrick, had been a slave. An Anglo-Saxon by birth, in 641
she was captured by Danish raiders and sold to Erchinoald, the chief officer
(mayor) of the palace of Clovis II, King of the Franks. She quickly gained
favor, for she had charm, beauty, and a graceful and gentle nature. She also
won the affection of her fellow-servants, for she would do them many kindnesses
such as cleaning their shoes and mending their clothes, and her bright and
attractive disposition endeared her to them all.
The officer, impressed by her fine qualities, wished to make her his wife, but
Bathild, alarmed at the prospect, both by reason of her modesty and of her
humble status, disguised herself in old and ragged clothes, and hid herself
away among the lower servants of the palace; and he, not finding her in her
usual place, and thinking she had fled, married another woman.
Her next suitor, however, was none other than the king himself, for when she
had discarded her old clothes and appeared again in her place, he noticed her
grace and beauty, and declared his love for her. Thus in 649, the 19-year-old
slave girl Bathild became Queen of France, amidst the applause of the court and
the kingdom. She bore Clovis three sons: Clotaire III, Childeric II, and
Thierry III--all of whom became kings. On the death of Clovis (c. 655- 657),
she was appointed regent in the name of her eldest son, who was only five, and
ruled capably for eight years with Saint Eligius as her adviser.
She made a good queen and ruled wisely. Unlike many who rise suddenly to high
place and fortune, she never forgot that she had been a slave, and did all
within her power to relieve those in captivity. We are told that "Queen
Bathild was the holiest and most devout of women; her pious munificence knew no
bounds; remembering her own bondage, she set apart vast sums for the redemption
of captives." Bathild helped promote Christianity by seconding the zeal of
Saint Ouen, Saint Leodegardius, and many other bishops.
At that time the poorer inhabitants of France were often obliged to sell their
children as slaves to meet the crushing taxes imposed upon them. Bathild
reduced this taxation, forbade the purchase of Christian slaves and the sale of
French subjects, and declared that any slave who set foot in France would from
that moment be free. Thus, this enlightened women earned the love of her people
and was a pioneer in the abolition of slavery.
A contemporary English writer, Eddius (the biographer of Saint Wilfrid),
asserts that Queen Bathild was responsible for the political assassination of
Bishop Saint Annemund (Dalfinus) of Lyons and nine other bishops. What actually
happened is obscure, and it is unlikely that Bathild was guilty of the
crime.
She also founded many abbeys, such as Corbie, Saint-Denis, and Chelles, which
became civilized settlements in wild and remote areas inhabited only by prowling
wolves and other wild beasts. Under her guidance forests and waste land were
reclaimed, cornland and pasture took their place, and agriculture flourished.
She built hospitals and sold her jewelry to supply the needy. Finally, when
Clotaire came of age, she retired to her own royal abbey of Chelles, near
Paris, where she served the other nuns with humility and obeyed the abbess like
the least of the sisters.
She died at Chelles before she had reached her 50th birthday. Death touched her
with a gentle hand; as she died, she said she saw a ladder reaching from the
altar to heaven, and up this she climbed in the company of angels.
Her life was written by a contemporary. Chelles convent had many contacts with
Anglo-Saxon England, which led to the spread of her cultus to the British Isles
(Attwater, Attwater2, Benedictines, Bentley, Butler, Coulson, Delaney, Farmer,
Gill, Husenbeth, White).
Saint Bathildis is generally pictured as a crowned queen or nun before the
altar of the Virgin, two angels support a child on a ladder (the ladder implies
the pun échelle-Chelles) and also the vision she is said to have had at her
death. She might also be shown: (1) holding a broom; (2) giving alms or bread;
(3) seeing a vision of the crucified Christ before her; or (4) holding Chelles
Abbey, which she founded (Roeder, White).
She is the patroness of children (Roeder).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0130.shtml#savi
Wenceslas Hollar (1607–1677). Sainte Bathilde, Thomas Fisher Rare Book Library
St. Bathildes, Queen of France
From her life written by a contemporary author, and a second life, which is the same with the former, except certain additions of a later date, in Bollandus and Mabillon, sec. 4. Ben. p. 447. and Act. Sanct. Ben. t. 2. See also Dubois, Hist. Eccl. Paris, p. 198. and Chatelain. Notes on the Martyr. 30 Jan. p. 462. See Historia St. Bathildis et Fundationem ejus, amongst the MS. lives of saints in the abbey of Jumieges, t. 2. Also her MS. life at Bec, &c.
A.D. 680
ST. BATHILDES, or BALDECHILDE, in French Bauteur, was an Englishwoman, who was carried over very young into France, and there sold for a slave, at a very low price, to Erkenwald, otherwise called Erchinoald, and Archimbald, mayor of the palace under King Clovis II. When she grew up he was so much taken with her prudence and virtue, that he committed to her the care of his household. She was no ways puffed up, but seemed the more modest, more submissive to her fellow-slaves, and always ready to serve the meanest of them in the lowest offices. King Clovis II. in 649 took her for his royal consort with the applause of his princes and whole kingdom: such was the renown of her extraordinary endowments. This unexpected elevation, which would have turned the strongest head of a person addicted to pride, produced no alteration in a heart perfectly grounded in humility and other virtues. She seemed even to become more humble than before, and more tender of the poor. Her present station furnished her with the means of being truly their mother, which she was before in the inclination and disposition of her heart. All other virtues appeared more conspicuous in her; but above the rest an ardent zeal for religion. The king gave her the sanction of his royal authority for the protection of the church, the care of the poor, and the furtherance of all religious undertakings. She bore him three sons, who all successively wore the crown, Clotaire III. Childeric II. and Thierry I. He dying in 655, when the eldest was only five years old, left her regent of the kingdom. She seconded the zeal of St. Owen, St. Eligius, and other holy bishops, and with great pains banished simony out of France, forbade Christians to be made slaves, 1 did all in her power to promote piety, and filled France with hospitals and pious foundations. She restored the monasteries of St. Martin, St. Denys, St. Medard, &c. founded the great abbey of Corbie for a seminary of virtue and sacred learning, and the truly royal nunnery of Chelles, 2 on the Marne, which had been begun by St. Clotildis. As soon as her son Clotaire was of an age to govern, she with great joy shut herself up in this monastery of Chelles, in 665, a happiness which she had long earnestly desired, though it was with great difficulty that she obtained the consent of the princes. She had no sooner taken the veil but she seemed to have forgotten entirely her former dignity, and was only to be distinguished from the rest by her extreme humility, serving them in the lowest offices, and obeying the holy abbess St. Bertilla as the last among the sisters. She prolonged her devotions every day with many tears, and made it her greatest delight to visit and attend the sick, whom she comforted and served with wonderful charity. St. Owen, in his life of St. Eligius, mentions many instances of the great veneration which St. Bathildes bore that holy prelate, and relates, that St. Eligius, after his death, in a vision by night, ordered a certain courtier to reprove the queen for wearing jewels and costly apparel in her widowhood, which she did not out of pride, but because she thought it due to her state whilst she was regent of the kingdom. Upon this admonition, she laid them aside, distributed a great part to the poor, and with the richest of her jewels made a most beautiful and sumptuous cross, which she placed at the head of the tomb of St. Eligius. She was afflicted with long and severe cholics and other pains, which she suffered with an admirable resignation and joy. In her agony she recommended to her sisters charity, care of the poor, fervour and perseverance, and gave up her soul in devout prayer on the 30th of January, in 680, on which day she is honoured in France, but is named on the 26th in the Roman Martyrology.
A Christian, who seriously considers that he is to live here but a moment, and will live eternally in the world to come, must confess that it is a part of wisdom to refer all his actions and views to prepare himself for that everlasting dwelling, which is his true country. Our only and necessary affair is to live for God, to do his will, and to sanctify and save our souls. If we are employed in a multiplicity of exterior business, we must imitate St. Bathildes, when she bore the whole weight of the state. In all we do, God and his holy will must be always before our eyes, and to please him must be our only aim and desire. Shunning the anxiety of Martha, and reducing all our desires to this one of doing what God requires of us, we must with her call in Mary to our assistance. In the midst of our actions, whilst our hands are at work, our mind and heart ought to be interiorly employed on God, at least virtually, that all our employments may be animated with the spirit of piety: and hours of repose must always be contrived to pass at the feet of Jesus, where in the silence of all creatures we may listen to his sweet voice, refresh by him our wearied souls, and renew our fervour. Whilst we converse with the world, we must tremble at the sight of its snares, and be upon our guard that we never be seduced so far as to be in love with it, or to learn its spirit. To love the world, is to follow its passions; to be proud, covetous, and sensual, as the world is. The height of its miseries and dangers, is that blindness by which none who are infected with its spirit, see their misfortunes, or are sensible of their disease. Happy are they who can imitate this holy queen in entirely separating themselves from it!
Note 1. The Franks, when they established themselves in Gaul, allowed the Roman Gauls to live according to their own laws and customs, and tolerated their use of slaves; but gradually mitigated their servitude. Queen Bathildes alleviated the heaviest conditions, gave great numbers their liberty, and declared all capable of property. The Franks still retained slaves with this condition, attached to certain manors or farms, and bound to certain particular kinds of servitude. The kings of the second race often set great numbers free, and were imitated by other lords. Queen Blanche and Saint Lewis contributed more than any others to ease the condition of vassals, and Lewis Hutin abolished slavery in France, declaring all men free who live in that kingdom according to the spirit of Christianity, which teaches us to treat all men as our brethren. See the life of St. Bathildes, and Gratiguy, Œuvres posthumes, an 1757. Disc. sur la Servitude et son Abolition in France. [back]
Note
2. In the village of Chelles, in Latin Cala,
four leagues from Paris, the kings of the first race had a palace. St.
Clotildis founded near it a small church under the invocation of St. George,
with a small number of cells adjoining for nuns. St. Bathildes so much enlarged
this monastery as to be looked upon as the principal foundress. The old church
of Saint George falling to decay, Saint Bathildes built there the magnificent
church of the holy Cross, in which she was buried. Gisela, sister to the
emperor Charlemagne, abbess of this house, rebuilt the great church, which some
pretend to be the same that is now standing. At present here are three churches
together; the first which is small, the oldest, and only a choir, is called the
church of the holy Cross, and is used by six monks who assist the nuns; the
lowest church is called St. George’s, and is a parochial church for the
seculars who live within the jurisdiction of the monastery: the great church
which serves the nuns is dedicated under the invocation of the Blessed Virgin,
and is said to be the same that was built by the abbess Gisela, and much
enlarged and enriched by Hegilvich, abbess of this monastery, mother to the
empress Judith, whose husband, Lewis le Debonnaire, caused the remains of our
saint to be translated into this new church, in 833, and from this treasure it
is more frequently called the church of St. Bathildes, than our Lady’s. Two
rich silver shrines are placed over the iron rails of the chancel, in one of
which rest the sacred remains of St. Bathildes, in the other those of St.
Bertilla, first abbess of Chelles, these rails, which are of admirable
workmanship, were the present of an illustrious princess of the house of
Bourbon, Mary Adelaide of Orleans, abbess of this house in 1725, who not
thinking her sacrifice complete by having renounced the world, after some years
abdicated her abbacy, and died in the condition of humble obedience, and of a
private religious woman, near the
shrines of SS. Bathildes and Bertilla, and those of St. Genesius of Lyons, St. Eligius and Radegondes of Chelles, called also little St. Bathildes. The last-mentioned princess was god-daughter to our saint, and died in her childhood, in this monastery, two or three days before her. See Piganiol’s Descr. de Paris, t. 1. and 8. Chatelain’s notes in martyr. p. 464, and especially Le Bœuf, Hist. du Diocess de Paris, t. 6. p. 32. This author gives (p. 43.) the full relation of a miracle approved by John Francis Gondé, archbishop of Paris, mentioned in a few words by Mabillon and Baillet. Six nuns were cured of inveterate distempers, attended with frequent fits of convulsions, by touching the relics of Saint Bathildes, when her shrine was opened on the 13th of July, in 1631. [back]
Rev. Alban Butler (1711–73). Volume I: January. The Lives of the Saints. 1866.
SOURCE : https://www.bartleby.com/210/1/301.html
Statue en pierre de sainte Bathilde (XIVe siècle);
abbatiale Saint-Pierre de Corbie.
Santa Batilde Regina dei Franchi
m. Chelles, Parigi, 680
Di origine anglosassone, Batilde durante un viaggio fu
catturata da alcuni pirati e venduta in Francia, nel 641, ad Erchinoaldo,
dignitario di corte di Neustria, che, dopo essere rimasta vedovo, voleva
sposarla. L'ex schiava si rifiutò, accettando poi di sposare Clodoveo II re di
Neustria e di Borgogna. Ebbe tre figli, Clotario III, Tierrico III e Childerico
II. Nel 657 Batilde divenne vedova e quindi reggente del regno in nome del
figlio Clotario; con la guida dell'abate Genesio, si diede alle opere di carità,
aiutando i poveri e i monasteri. Lottò strenuamente contro la simonia e contro
la schiavitù, che fu interdetta per i cristiani, mentre con proprio denaro
restituì la libertà a moltissimi schiavi. Quando il figlio Clotario III
raggiunse la maggiore età, Batilde si ritirò nel monastero di Chelles, nella
diocesi di Parigi, che lei stessa nel 662, aveva fatto restaurare. Vi morì nel
680. Fu sepolta a Chelles, accanto al figlio Clotario III, morto nel 670. (Avvenire)
Martirologio Romano: A Chelles vicino a Parigi in Francia, santa Batilde, regina: fondò cenobi sotto la regola di san Benedetto secondo il costume di Luxeuil; dopo la morte del marito Clodoveo II, assunse il governo del regno dei Franchi e, durante il regno del figlio, visse i suoi ultimi anni nell’assoluta osservanza della regola di vita monastica.
Era di origine anglosassone, durante un viaggio fu catturata dai pirati e venduta in Francia nel 641, ad Erchinoaldo, dignitario di corte di Neustria, il quale poi rimasto vedovo, voleva sposarla.
L’ex schiava si rifiutò, accettando poi di sposare Clodoveo II re di Neustria e di Borgogna, antiche regioni della Gallia; ebbe tre figli, Clotario III poi re di Neustria e di Borgogna, Tierrico III che succedette a Clotario III e Childerico II re di Austrasia, regione orientale della Gallia.
Nel 657 Batilde divenne vedova e quindi reggente del regno in nome del figlio Clotario; con la guida dell’abate Genesio, si diede alle opere di carità, aiutando i poveri ed i vari monasteri.
Lottò strenuamente contro la simonia e contro la schiavitù, che fu interdetta per i cristiani, mentre con proprio denaro restituì la libertà a moltissimi schiavi.
Come per altre sante regine di quel lontano periodo storico, raggiunta la maggiore età il figlio Clotario III, si ritirò (prima del 673) nel monastero di Chelles, nella diocesi di Parigi, che lei stessa nel 662, aveva fatto restaurare per penitenza.
Nel monastero si mise umilmente al servizio delle religiose, lì visse per circa 7-8 anni morendo il 30 gennaio del 680; fu sepolta a Chelles, accanto al figlio Clotario III, morto prima di lei nel 670.
La sua tomba fu oggetto di pellegrinaggi di fedeli attirati dalla fama dei miracoli; nell’833 fu fatta una traslazione alla chiesa della Madonna di Chelles.
La festa religiosa della santa regina Batilde è al 26 gennaio.
Autore: Antonio Borrelli
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/90351
Folz, Robert, « Tradition
hagiographique et culte de sainte Bathilde, reine des Francs », Comptes rendus des séances de
l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres Année 1975 119-3 pp.
369-384 : https://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1975_num_119_3_13148
Voir aussi : http://www.orthodoxie-celtique.net/sainte_bathilde.html