dimanche 18 janvier 2015

Sainte PRISQUE (ou sainte PRISCA la Romaine), vierge et martyre

Sainte Prisque

Vierge et martyre ( 270)


Prisca ou Priscille.

Les uns placent son martyre sous l'empereur Claude Tibère (54), d'autres sous l'empereur Claude le Gothique (270). Dans tous les cas, les actes de son martyre sont "très améliorés". Son culte, lui, est historique et très ancien.

(Un internaute nous indique que la date de 270 est plus vraisemblable car le 1er Claude n'a régné que jusqu'en 54 et il n'est pas particulièrement connu comme persécuteur, contrairement à son successeur Néron qui, en 64, en prenant comme excuse l'incendie de Rome, a sacrifié les disciples du Christ.)

À Rome, commémoraison de sainte Prisque, au nom de qui une basilique fut dédiée à Dieu sur l’Aventin avant la fin du Ve siècle.



Martyrologe romain



Sainte Prisque,Vierge et Martyre,18 janvier.

Cette jeune fille, dont le père avait été honoré par trois fois de la charge de consul, ayant été arrêtée en qualité de chrétienne, fut présentée à l'empereur qui, la voyant si jeune et d'une si régulière beauté, se persuada qu'il la ferait aisément changer de résolution et de dessein ; car elle avait treize ans à peine. Pour cet effet, il la fit conduire dans un temple d'Apollon afin qu'elle adorât cette idole, mais la sainte fille répondit constamment qu'elle ne fléchirait jamais le genou que devant le seul et le vrai Dieu qui a fait le ciel et la terre, et devant son Fils unique, Notre-Seigneur Jésus-Christ.



L'empereur, transporté de colère pour une réponse si généreuse, commanda qu'elle fût rudement souffletée et conduite en prison jusqu'au lendemain. Il la fit de nouveau comparaître, et la trouvant toujours inébranlable, la fit, dépouiller, afin qu'en cet état elle fût battue de verges ; mais Celui qui revêt les prairies de fleurs, la pourvut d'un riche vêtement : ce fut une clarté admirable qui la fit briller comme un soleil ; plus les bourreaux déchargeaient de coups de fouets sur ses petits membres, plus sa chair paraissait d'une blancheur agréable ; de sorte qu'elle éblouissait par son éclat les yeux des assistants.



Un certain Liménius, parent de l'empereur, lui donna conseil de la frotter d'huile afin qu'elle perdît celustre et cette beauté de son corps qui charmait les yeux de ceux qui la regardaient. Cet avis fut suivi ; mais il eut un succès contraire à la pensée de ce misérable, parce qu'au lieu de l'odeur fétide que ces matières devaient causer, elles exhalèrent un très doux parfum qui était senti même par les païens, tellement que l'empereur, perdant courage, se retira tout confus, donnant ordre à son préfet de faire déchirer le corps de la Sainte avec des ongles de fer : ce qui fut exécuté. Ensuite, elle fut ramenée en prison dans l'état de nudité où elle était : la même clarté enveloppa son corps. Ceci étant rapporté au juge, il la fit tirer de ce cachot et exposer dans l'amphithéâtre, pour être dévorée par un lion qu'on lâcha sur elle ; mais cet animal, oubliant sa cruauté naturelle, se jeta à ses pieds comme un mouton.


L'empereur, outré de dépit, la fit appliquer à la torture et étendre sur le chevalet, afin de lui torturer les bras et les jambes ; de là, elle fut jetée dans un brasier ; mais le feu n'eut pas plus de prise sur elle que n'en avaient eu les autres tourments. Enfin, après l'avoir fait raser, par ignominie, et tenue longtemps enfermée dans un temple d'idoles, il lui fit trancher la tête hors de la porte d'Ostie, le 19 janvier, l'an de Notre-Seigneur 54.

Le corps de sainte Prisque fut enterré par les chrétiens, sur le chemin d'Ostie, où elle avait souffert le martyre, et depuis il fut transporté dans la ville, en une église de ce nom, sous le pape Eutychien. Quelques-unes de ses reliques ont été apportées en France par Galon, 63e évêque de Paris, l'an de grâce 1108 : Jean, comte de Soissons et seigneur de Chimay, en Hainaut, en apporta encore d'autres ossements, l'an 1281 : ces derniers ont péri dans l'incendie de la ville de Chimay lorsque les Français la saccagèrent en 1552.




Ste Prisque, vierge et martyre

Textes de la Messe

eodem die 18 ianuarii

S. Priscæ

Virg. et Mart.

Commemoratio

Missa Me exspectavérunt de Communi Virginum II loco, cum orationibus ut infra :

Oratio

Da, quǽsumus, omnípotens Deus : ut, qui beátæ Priscæ Vírginis et Mártyris tuæ natalítia cólimus ; et ánnua sollemnitáte lætémur, et tantæ fídei proficiámus exémplo. Per Dóminum.

Secreta

Hæc hóstia, quǽsumus, Dómine, quam sanctórum Mártyrum tuórum natalítia recenséntes offérimus : et víncula nostræ pravitátis absolvat, et tuæ nobis misericórdiæ dona concíliet. Per Dóminum.

Postcommunio

Quǽsumus, Dómine, salutáribus repléti mystériis : ut, cuius sollémnia celebrámus, eius oratiónibus adiuvémur. Per Dóminum.

ce même 18 janvier

Ste Prisque

Vierge et Martyre

Commémoraison

Messe Me exspectavérunt du Commun des Vierges II, avec les oraisons ci-dessous :

Collecte

Accordez-nous, s’il vous plaît, Dieu tout-puissant, que célébrant la naissance au ciel de la bienheureuse Prisque, votre Vierge et Martyre, nous retirions une sainte joie de cette fête annuelle, et profitions de l’exemple que nous donne sa foi si grande.

Secrète

Que cette hostie, nous vous en prions, Seigneur, que nous vous offrons en honorant de nouveau la naissance au ciel de vos saints Martyrs, brise les liens de notre perversité et nous attire les dons de votre miséricorde.

Postcommunion

Rassasiés par la participation à ces mystères de salut, nous vous demandons, Seigneur, d’être aidés grâce aux prières de celle dont nous célébrons la solennité.

Office

Leçons des Matines avant 1960

Neuvième leçon. Prisque, noble vierge romaine, fut accusée à l’âge de treize ans d’être chrétienne, sous l’empire de Claude, et conduite par son ordre au temple d’Apollon pour sacrifier aux idoles. Comme elle détestait cette impiété, on la souffleta rudement et on la mit en prison ; puis, en ayant été retirée, et persévérant avec constance dans la foi, Prisque fut cruellement battue de verges, frottée de graisse bouillante et de nouveau enfermée en prison. Trois jours après, on l’exposa dans l’amphithéâtre pour y être dévorée par un lion ; mais celui-ci, oubliant sa férocité, se jeta humblement à ses pieds. Elle eut encore à souffrir dans son cachot de la privation de toute nourriture durant trois jours ; on l’étendit ensuite-sur le chevalet, on la déchira avec des ongles de fer, on la jeta dans un brasier, mais miraculeusement préservée, elle en sortit saine et sauve. Elle eut enfin la tête tranchée hors de la ville, et joignit à la palme de la virginité la couronne du martyre. Son corps fut enterré par les Chrétiens sur la voie d’Ostie, à dix milles de Rome, le quinzième jour des calendes de février.

Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Station au « titulus Priscae ».

Dans le Missel actuel [1], la fête plus récente de la Chaire de saint Pierre à Rome fut Introduite par Paul IV, sous l’influence des traditions liturgiques gallicanes. Elle a fait passer en seconde ligne le natale de sainte Prisque, titulaire d’une des plus anciennes basiliques de l’Aventin, et dont la messe se trouve déjà dans le Sacramentaire Grégorien et dans tous les calendriers romains du moyen âge. Les antiques itinéraires des pèlerins indiquaient la tombe primitive de la martyre au cimetière de Priscille, sur la voie Salaria. Par la suite, c’est-à-dire à l’époque des grandes translations de corps saints dans l’ultérieur de la Ville, les reliques de Prisque, grâce peut-être à son homonymie avec la titulaire de la basilique de l’Aventin, furent transférées en cette basilique, sans toutefois qu’on puisse démontrer qu’il y ait aucune relation entre la martyre Prisque du IIIe siècle, son homonyme, épouse d’Aquila, dont il est question dans les Actes des Apôtres et enfin Priscille, la titulaire du cimetière Priscillien. S’agit-il de deux ou de trois Prisque ou Priscille ? Ce fait n’est point isolé d’ailleurs. Bien plus, à Rome, très souvent l’homonymie existant entre les fondateurs des antiques titres urbains et les martyrs des cimetières suburbains, fut le motif qui, au IXe siècle, détermina les papes à transférer les reliques de ces derniers dans les basiliques fondées par leurs homonymes. C’est ainsi que le titulus Balbinae, après la translation du corps de la sainte homonyme, est devenu le titulus Sanctae Balbinae ; le titulus Sabinae, celui de Sanctae Sabinae ; celui de Prisque, le titulus Sanctae Priscae, et ainsi en beaucoup d’autres cas.

Eadmer raconte, dans la vie de saint Anselme, que la tombe contenant le corps de sainte Prisque à Rome ayant été ouverte, Galon, évêque de Paris, obtint une partie de son crâne, dont il donna un fragment au biographe du saint Docteur. Mais celui-ci s’étant plaint parce que ce fragment lui paraissait trop petit, saint Anselme lui dit : Garde jalousement ton trésor, et sois sûr qu’au jour de la résurrection la martyre ne voudra pas renoncer, pour tout l’or du monde, à reprendre cet os que tu viens d’obtenir.

Au moyen âge, le titre de Prisque unit à ce nom celui d’Aquila, en sorte que, dans le Liber Pontificalis il est appelé Titulus beatorum Aquilae et Priscae. En tout cas, il faut distinguer la martyre Prisque du cimetière de Priscille, mentionnée aujourd’hui dans le Hiéronymien : Romae, via Salaria, Priscellae, de Priscille, femme d’Aquila et disciple de saint Paul, laquelle vécut près de deux siècles auparavant.

Sauf les collectes, la messe est du Commun des Vierges.

Les oraisons suivantes se trouvent déjà dans le Sacramentaire d’Hadrien.

Prière. « Faites, Seigneur, que célébrant en ce jour le natale de votre bienheureuse vierge, la martyre Prisque, nous n’en fêtions pas seulement l’annuelle solennité, mais que nous profitions aussi de l’exemple d’une foi si inébranlable. » C’est là le fruit que nous devons retirer des fêtes des martyrs : la force chrétienne, pour vivre conformément à la sainteté de notre baptême, en sorte que toute notre vie soit une confession, sinon sanglante, du moins âpre et douloureuse de l’Évangile du Christ.

L’Évangile, tiré de saint Matthieu (XII, 44-52), se trouve déjà indiqué dans la liste de Würzbourg.

Prière après la communion : « Avec l’esprit rempli du Mystère du salut, nous vous demandons, Seigneur, que celle dont, aujourd’hui, nous célébrons la solennité, nous aide par son intercession. » C’est là l’heureux effet de la communion des saints. Nous, sur la terre, nous baisons leurs sépulcres, et sur leurs ossements sacrés nous offrons l’Eucharistie en leur mémoire ; et eux, dans le ciel, plaident la cause de leurs frères cadets, et ils deviennent nos avocats.

Combien sublime est la vocation au martyre ! Quel heureux échange que de donner un reste de misérable vie pour obtenir la vie véritable, indéfectible, celle de Dieu même ! Quelle félicité suprême que celle de fermer les yeux aux misères du monde, pour se réveiller un instant après dans la Jérusalem céleste et s’enivrer aux sources mêmes de la béatitude divine ! L’Église a une ferme confiance dans l’intercession des martyrs, parce que ceux-ci, ayant tout donné à Dieu, sans aucune réserve, peuvent tout sur son Cœur.

[1] Avant 1960

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Sainte Prisque. — Le martyrologe relate : « A Rome, la sainte vierge et martyre Prisque. Sous l’empereur Claude II, elle remporta, après de nombreux tourments, la couronne du martyre » (vers 270). C’est par erreur qu’on l’a identifiée avec la femme d’Aquila dont il -est question dans les Actes des Apôtres (Sa fête remonte aux temps anciens de l’Église).


Le prénom Prisca signifie en latin "antique".

C'est justement dans la Rome antique qu'aurait vécu sainte Prisca ou Priscille. Il est difficile de dire quelque chose de précis sur cette sainte qui aurait été martyre dans les premiers siècles de l'Église, peut-être au IIIe siècle. Toutefois, à Rome, deux lieux significatifs sont dédiés à sainte Prisca ou Priscille : une église et une catacombe. Sur la colline de l'Aventin se dresse une basilique dédiée à sainte Prisca ; des fouilles archéologiques y ont repéré une maison devenue église, recouvrant progressivement les vestiges d'un temple païen. Sainte Prisca serait peut-être la même personne que sainte Tatiana, autre martyre célébrée le 12 janvier, et que sainte Martine, célébrée le 30 janvier ; une seule martyre s'abriterait sous ce triple nom.



Devant cette absence de précision historique, ne pourrait-on pas, sur la base des "Actes des Apôtres", parler d'une sainte authentique du temps de saint Paul ? En effet, le récit des Actes met plusieurs fois en relief une femme admirable de foi et de dévouement au service de l'Église naissante. Elle était une épouse, puisque saint Paul ne sépare jamais dans ses éloges Prisca et Aquilas son mari. Nous pouvons penser qu'il n'y a que trop peu de couples canonisés ! Voilà un couple qui mériterait de l'être : il a été mis par la tradition, sur le témoignage de Paul, au rang même des Apôtres, comme ce fut le cas aussi de Barnabé.

Les Actes des Apôtres rapportent des choses étonnantes sur Prisca et Aquilas, de même que saint Paul en finale de sa Lettre aux Romains. Collaborateurs très proches de Paul, ils lui ont sauvé la vie en risquant leur tête. Bien d'autres leur sont reconnaissants de leur sollicitude pour les Églises ! Et quand Apollos, jeune converti brillant et savant, arrive d'Alexandrie à Corinthe, c'est à ce couple de témoins qualifiés du Christ qu'il est confié pour parfaire sa formation chrétienne.



Nous lisons au chapitre 18 des Actes : "En quittant Athènes, Paul se rend à Corinthe. Il y rencontre un Juif arrivant de Rome avec sa femme Prisca. Comme ils avaient le même métier, il s'installa chez eux et y travaillait". On sait que le premier Ecrit du Nouveau Testament, la première lettre de Paul aux chrétiens de Thessalonique fut rédigé de Corinthe, en l'année 51, au moment où l'Apôtre logeait chez Prisca et Aquilas. 



Aquila signifie en latin "aigle".


Rédacteur : Frère Bernard Pineau, OP


St. Prisca

She was a martyr of the Roman Church, whose dates are unknown. The name Prisca or Priscilla is often mentioned by early authorities of the history of the Church of Rome. The wife of Aquila, the pupil of St. Paul, bore this name. The grave of a martyr Prisca was venerated in the Roman Catacomb of Priscilla on the Via Salaria. The place of interment is explicitly mentioned in all the seventh-century itineraries to the graves of the Roman martyrs (De Rossi, "Roma sotterranea", I, 176, 177). The epitaph of a Roman Christian named Priscilla was found in the "larger Catacomb", the Coemeterium maius, on the Via Nomentana, not far from the Catacomb of St. Agnes [De Rossi, Bull. di arch. crist. (1888-1889), 130, note 5]. There still exists on the Aventine a church of St. Prisca. It stands on the site of a very early title church, the Titulus Priscoe, mentioned in the fifth century and built probably in the fourth. In the eighteenth century there was found near this church a bronze tablet with an inscription of the year 224, by which a senator named Caius Marius Pudens Cornelianus was granted citizenship in a Spanish city. As such tablets were generally put up in the house of the person so honoured, it is possible that the senator's palace stood on the spot where the church was built later. The assumption is probable that the Prisca who founded this title church, or who, perhaps as early as the third century, gave the use of a part of the house standing there for the Christian church services, belonged to the family of Pudens Cornelianus. Whether the martyr buried in the Catacomb of Priscilla belonged to the same family or was identical with the founder of the title church cannot be proved. Still some family relationship is probable, because the name Priscilla appears also in the senatorial family of the Acilii Glabriones, whose burial-place was in the Catacomb of Priscilla on the Via Salaria. The "Martyrologium Hieronymianum" mentions under 18 January a martyr Priscilla on the Via Salaria (ed. De Rossi-Duchesne, 10). This Priscilla is evidently identical with the Prisca whose grave was in the Catacomb of Priscilla and who is mentioned in the itineraries of the seventh century. Later legendary traditions identified the founder of the Titulus Priscoe with St. Paul's friend, Priscilla, whose home would have occupied the spot on which the church was later erected. It was from here that St. Paul sent a greeting in his Epistle to the Romans. Another legend relates the martyrdom of a Prisca who was beheaded at the tenth milestone on the Via Ostiensis, and whose body Pope Eutychianus is said to have translated to the church of Prisca on the Aventine. The whole narrative is unhistorical and its details impossible. As 18 January is also assigned as the day of the execution of this Priscilla, she is probably the same as the Roman martyr buried in the Catacomb of Priscilla. Her feast is observed on 18 January.

Sources

Acta SS., January, II, 184 sqq.; DUFOURCQ, Les Gesta martyrum romains, I (Paris, 1900), 169 sq.; GORRES, D. Martyrium d. hl. Prisca in Jahrbuch fur protest. Theologie (1892), 108 sq.; CARINI, Sul titolo presbiterale di S. Prisca (Palermo, 1885); DE ROSSI, Della casa d'Aquila e Prisca sull' Aventino in Bull. d'arch. crist. (1867), 44 sq.; IDEM, Aquila e Prisca e gli Acilii Glabriones, ibid. (1888-9), 128 sq.; MARUCCHI, Les basiliques et eglises de Rome (2nd ed., Rome, 1909), 180 sq.; BUTLER, Lives of the Saints, January, I, 83.


Kirsch, Johann Peter. "St. Prisca." The Catholic Encyclopedia. Vol. 12. New York: Robert Appleton Company, 1911. 8 Jul. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/12428c.htm>.


Prisca, who is also known as Priscilla, was a child martyr of the early Roman Church. Born to Christian parents of a noble family, Prisca was raised during the reign of the Roman emperor Claudius. While Claudius did not persecute Christians with the same fervor as other Roman emperors, Christians still did not practice their faith openly. In fact, Prisca's parents went to great lengths to conceal their faith and thus they were not suspected of being Christians.

Prisca, however, did not feel the need to take precaution. The young girl openly professed her dedication to Christ, and eventually, she was reported to the emperor. Claudius had her arrested, and commanded her to make a sacrifice to Apollo, the pagan god of the sun.

According to the legend, Prisca refused, and was tortured for disobeying. Then, suddenly, a bright, yellow light shone about her, and she appeared to be a little star.

Claudius ordered that Prisca be taken away to prison, in the hopes that she would abandon Christ. When all efforts to change her mind were unsuccessful, she was taken to an amphitheatre and thrown in with a lion. As the crowd watched, Prisca stood fearless. According to legend, the lion walked toward the barefoot girl, and then gently licked her feet. Disgusted by his thwarted efforts to dissuade Prisca, Claudis had her beheaded.

Seventh-century accounts of the grave sites of Roman martyrs refer to the discovery of an epitaph of a Roman Christian named Priscilla in a large catacomb and identifies her place of intermenton the Via Salaria as the Catacomb of Priscilla.


Almighty Father, I am so grateful for Your love.

When I am I pain, You comfort me.

When I am frightened, You comfort me.

When I am grieving, You comfort me.

Almighty Father, I am so grateful for Your love.

When I am healthy, You rejoice with me.
When I am content, You rejoice with me.
When I am joyful, You rejoice with me.
Almighty Father, thank You for Your love.

From Ordinary People, Extraordinary Lives.

SOURCE : http://www.spirituality.org/is/210/saint.asp

Prisca of Rome VM (RM)
(also known as Priscilla)


Died 1st century or c. 270 (?). Saint Prisca seems to have had a very early cultus in Rome, who has not been satisfactorily identified. From the 9th century, the martyr buried on the Aventine was identified with the Priscilla, wife of Aquila, of the Acts of the Apostles.


But according to her acta, which were not written until the 10th century, Prisca was a 13-year-old girl who was exposed in the amphitheatre and, to the amazement of all, the fierce lion was loosed upon her, licked her feet. She was therefore returned to prison and beheaded. An eagle watched over her body until it was buried in the catacomb of Priscilla, where a church has been dedicated as titulus Aquilae et Priscae on the Aventine hill since at least the 4th century. Her existence has lately been subject to scrutiny; she may be identical to Saint Tatiana and/or Saint Martina (Attwater, Attwater2, Benedictines, Coulson, Delaney, Encyclopedia, Farmer, Gill, Tabor).

Saint Prisca is pictured as an early Christian maiden martyr with a lion (or two lions), sword, and eagle near her (Farmer, Roeder, Tabor). The tamed lion signified a conquered paganism, in addition to an element in the story (Appleton). She is venerated in Rome, where her relics remain on the Aventine (Roeder) and on the calendars of 16 English monasteries (Farmer). 



Aquila and Prisca (Priscilla) (RM)

1st century. Aquila, a Jewish tentmaker, and his wife Prisca were forced to leave Rome when Emperor Claudius forbade Jews to live there. They settled at Corinth, where they entertained their friend Saint Paul in their home (Acts 18:3). He may have converted them to Christianity. The couple accompanied Paul to Ephesus and remained there; Paul stayed with them on his third missionary journey. There is a tradition that, under Nero, they returned to Rome, where their house was also used as a church and then went back to Ephesus. Saint Paul sent them greetings in Rome: "Salute Prisca and Aquila my helpers in Christ, who have for my life laid down their own necks" (Romans 16:3-4). The Roman Martyrology says they were later martyred in Asia Minor, but a tradition has them suffering to death in Rome (Benedictines, Delaney, Encyclopedia). In art, the couple is shown with tentmaker's tools or making tents. They might also be shown with shoemaker's tools and each of them holding a sword, or with Saint Paul (Roeder).