vendredi 30 janvier 2015

Bienheureux COLOMBA (JOSEPH) MARMION, abbé

Bienheureux Colomba (Joseph) Marmion, abbé

Né en Irlande, devenu moine prêtre puis abbé bénédictin (troisième abbé de Maredsous, en Belgique), il se rendit illustre comme père de ses moines et directeur spirituel, par sa sainteté de vie, sa doctrine spirituelle et son éloquence. Il mourut en 1923. L'enseignement oral de Dom Marmion a été conservé sous la forme de trois livres dont Le Christ, vie de l'âme.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/01/30/2275/-/bienheureux-colomba-joseph-marmion-abbe

Joseph Marmion naît en 1858 à Dublin (Irlande), d'un père irlandais et d'une mère française. Trois de ses sœurs deviendront religieuses. Lui-même entre au séminaire à 16 ans. Il finit ses études à Rome au Collège de la Propagande de la Foi et il est ordonné en 1881. Passant au retour par Maredsous, il est séduit par ce jeune monastère belge fondé en 1872 par les deux frères Placide (l'Abbé) et Maur Wolter venus de l'Abbaye allemande de Beuron, et il voudrait bien y rester. Mais son évêque, en Irlande, lui demande de surseoir et le nomme vicaire, puis professeur au Grand Séminaire (1882-1886). Il s'initie notamment à la direction spirituelle, ce qui se révélera plus tard l'un de ses grands charismes.
En 1886, il entre à Maredsous. Noviciat laborieux pour ce prêtre de 30 ans qui doit changer de coutumes et de langue. Après sa profession solennelle en 1891, dom Columba seconde le Maître des novices et prêche avec succès dans les paroisses alentour. Il participe à la fondation de l'Abbaye du Mont-César à Louvain et prêche des retraites en Belgique et au Royaume-Uni. Il devient le confesseur de Mgr Mercier, le futur Cardinal. Dom Hildebrand de Hemptinne, 2e Abbé de Maredsous étant nommé par Léon XIII premier Abbé Primat de la Confédération bénédictine en 1893, il finit par renoncer à mener les deux charges de front pour se consacrer uniquement à celle d'Abbé Primat. En 1909, Dom Marmion est élu 3e Abbé de Maredsous à la tête d'une communauté d'une centaine de moines, avec deux écoles et des publications, en particulier la Revue bénédictine. Il aide les moines anglais de Caldey qui veulent passer au catholicisme. Lorsque éclate la guerre de 1914, il envoie ses jeunes moines en Irlande et lui-même souffre beaucoup dans sa santé déjà éprouvée. Mais il continue son activité de prédicateur et de directeur spirituel. Ainsi écrit-il à un jeune qui se prépare à l'ordination: "La meilleure des préparations à l'ordination est de vivre chaque jour dans l'amour, partout où l'obéissance et la Providence nous placent" (1915). Son secrétaire rassemble, pour les publier, ses conférence en trois livres et un quatrième posthume qui connaîtront un grand succès. Il meurt en 1923. "Puisse le Bienheureux Columba Marmion nous aider à vivre toujours plus intensément et à comprendre toujours plus profondément notre appartenance à l'Eglise, corps mystique du Christ!" (Jean Paul II)

SOURCE : http://nouvl.evangelisation.free.fr/columba_marmion.htm

Dom Columba Marmion 

(1858-1923) 


22. Se livrer aux autres, ou plutôt se livrer au Christ dans la personne de ses membres, c'est la Vraie preuve de l'amour.
Columba Marmion - Quarantenaire

Dom Columba Marmion est né à Dublin (Irlande) le 1er avril 1858 et fut baptisé sous le nom de Joseph. Il devient prêtre du diocèse de Dublin en 1881 après des études théologiques brillantes à Rome. Il découvre la vie bénédictine lors d'un passage à Maredsous, abbaye fondée en 1872, un des centres qui amplifierait dans l'Eglise catholique le retour aux sources bibliques, liturgiques, patristiques, oecuméniques. Idéal attirant pour ce jeune Irlandais à l'âme missionnaire et contemplative. Moine de Maredsous en 1888, dom Columba sera envoyé à Louvain (Leuven) en 1899 pour aider à la fondation de l'Abbaye de Mont César (Keizersberg). Il y développe ses dons de prédicateur et de directeur spirituel, devenant notamment le confesseur, confident et ami de celui qui allait devenir le Cardinal Mercier, primat de Belgique.

Comme Abbé de Maredsous (de septembre 1909 à sa mort le 30 janvier 1923), il devra gérer avec prudence tous les problèmes d'un grand monastère en pleine expansion. Dès 1917, on publie une version écrite de ses conférences spirituelles Christ, vie de l'âme, suivie d'autre comme Le Christ dans ses mystères, Le Christ idéal du moine, qui auront une influence considérable sur la formation spirituelle des séminaristes, du clergé, des religieux, des religieuses et des laïcs.

Le coeur de son message: nous faire mieux prendre conscience que nous pouvons devenir tout de suite et réellement des enfants (fils et fille) de Dieu en Jésus.

SOURCE : http://www.marmion.be/marm1000.html


Bienheureux Columba MARMION

Nom: MARMION
Prénom: Joseph
Nom de religion: Columba
Pays: Irlande - Belgique
Naissance: 01.04.1858  à Dublin
Mort: 30.01.1923  à Maredsous
Etat: Prêtre - Abbé bénédictin
Note: Etudes à Dublin et Rome. Prêtre en 1881 à Rome. Professeur à Dublin. Entre à Maredsous en 1886. Profession solennelle en 1891. Prédicateur, confesseur. Abbé en 1909. Ecrits spirituels très répandus.

Béatification: 03.09.2000  à Rome  par Jean Paul II
Canonisation:
Fête: 30 janvier

Réf. dans l’Osservatore Romano: 2000 n.36 p.1.9  -  n.37 p.5
Réf. dans la Documentation Catholique: 2000 n.17 p.801-803
Notice

Joseph Marmion naît en 1858 à Dublin (Irlande), d'un père irlandais et d'une mère française. Trois de ses sœurs deviendront religieuses. Lui-même entre au séminaire à 16 ans. Il finit ses études à Rome au Collège de la Propagande de la Foi et il est ordonné en 1881. Passant au retour par Maredsous, il est séduit par ce jeune monastère belge fondé en 1872 par les deux frères Placide (l'Abbé) et Maur Wolter venus de l'Abbaye allemande de Beuron, et il voudrait bien y rester. Mais son évêque, en Irlande, lui demande de surseoir et le nomme vicaire, puis professeur au Grand Séminaire (1882-1886). Il s'initie notamment à la direction spirituelle, ce qui se révélera plus tard l'un de ses grands charismes. En 1886, il entre à Maredsous. Noviciat laborieux pour ce prêtre de 30 ans qui doit changer de coutumes et de langue. Après sa profession solennelle en 1891, dom Columba seconde le Maître des novices et prêche avec succès dans les paroisses alentour. Il participe à la fondation de l'Abbaye du Mont-César à Louvain et prêche des retraites en Belgique et au Royaume-Uni. Il devient le confesseur de Mgr Mercier, le futur Cardinal. Dom Hildebrand de Hemptinne, 2e Abbé de Maredsous étant nommé par Léon XIII premier Abbé Primat de la Confédération bénédictine en 1893, il finit par renoncer à mener les deux charges de front pour se consacrer uniquement à celle d'Abbé Primat. En 1909, Dom Marmion est élu 3e Abbé de Maredsous à la tête d'une communauté d'une centaine de moines, avec deux écoles et des publications, en particulier la Revue bénédictine. Il aide les moines anglais de Caldey qui veulent passer au catholicisme. Lorsque éclate la guerre de 1914, il envoie ses jeunes moines en Irlande et lui-même souffre beaucoup dans sa santé déjà éprouvée. Mais il continue son activité de prédicateur et de directeur spirituel. Ainsi écrit-il à un jeune qui se prépare à l'ordination: "La meilleure des préparations à l'ordination est de vivre chaque jour dans l'amour, partout où l'obéissance et la Providence nous placent" (1915). Son secrétaire rassemble, pour les publier, ses conférence en trois livres et un quatrième posthume qui connaîtront un grand succès. Il meurt en 1923. "Puisse le Bienheureux Columba Marmion nous aider à vivre toujours plus intensément et à comprendre toujours plus profondément notre appartenance à l'Eglise, corps mystique du Christ!" (Jean Paul II)

SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0495.htm

Vie et écrits des Saints Le Bienheureux Dom Columba Marmion (1858 – 1923), Abbé de Maredsous. Un guide spirituel pour notre temps

Dom Columba Marmion peut être décrit comme un guide unique pour l’âme qui cherche le Christ. Moine bénédictin qui a exercé une influence énorme sur la spiritualité du 20ème siècle, il a été béatifié par le pape Jean-Paul II le 3 septembre 2000, en même temps que Pie IX, le Père Guillaume de Chaminade, et Jean XXIII (?).

Nous donnons ici une courte biographie, puis quelques pages extraites de son chef-d’oeuvre : Le Christ Vie de l’âme.

Né à Dublin en 1858 d'un père irlandais et d'une mère française, Joseph Marmion, ses études secondaires terminées, fut reçu au séminaire de Clonliffe. Il acheva sa formation sacerdotale à Rome. Ordonné prêtre dans la Ville éternelle en 1881, il fut nommé vicaire à Dundrum, puis professeur de philosophie au séminaire de Clonliffe. Une visite faite à Maredsous lors de son retour d'Italie fut l'occasion de l'appel à la vie monastique. En 1886, il vint frapper à l'abbaye belge pour y être reçu en qualité de novice. Admis à la profession, il débuta dans différentes charges; bientôt nommé professeur de philosophie, puis en 1899 envoyé comme prieur et professeur de théologie au Mont-César à Louvain, il y resta dix ans ; il fut nommé abbé de Maredsous en 1909 où il mourut le 30 janvier 1923 laissant un grand souvenir de contemplatif et d'apôtre.

Les conférences spirituelles de Dom Columba Marmion sont réunies en trois volumes: Le Christ Vie de l'âme, paru en 1918 ; Le Christ dans ses mystères, publié en 1919 et Le Christ idéal du moine, sorti des presses en 1922. Ces livres ont été rangés parmi « les classiques de la spiritualité chrétienne 1» et ils ont valu à leur auteur, de la part de théologiens et d'écrivains spirituels appartenant à des écoles diverses, le titre de « maître » et même de « docteur» de la vie spirituelle. Des évêques et des princes de l'Église ratifièrent ces jugements; Benoît XV (pour employer les paroles mêmes du pape) « s'en servait pour sa vie spirituelle »; et s'adressant à Mgr Szepticky, archevêque de Lemberg, le Vicaire du Christ lui disait: « Lisez cela: c'est la pure doctrine de l'Église. Aussi bien la diffusion de ses ouvrages a-t-elle été extrêmement rapide.

« Cet accueil unanime de la catholicité » (R. P. Doncœur, S. J.), se justifie par un ensemble de qualités que l'on rencontre rarement réunies à ce point: l'œuvre de dom Marmion est basée tout entière sur le dogme et la théologie catholique; elle en est une synthèse organique et vivante. Et comme la doctrine et la piété chrétienne s'organisent autour de la personne et de l'œuvre du Christ, l'auteur n'a d'autre ambition que de faire rayonner en pleine lumière et dans tout son relief la divine figure du Verbe incarné.

Dans ce but, il recourt constamment aux Écritures, ou plutôt c'est le Livre Saint lui-même qui est la source d'où jaillit le développement harmonieux et la fructueuse application de la doctrine. De là le parfum de prière qui émane de ses livres. Le cardinal Mercier, qui avait pris dom Marmion comme confesseur, disait: « Dom Columba fait toucher Dieu » ; toujours, il baigne dans une atmosphère surnaturelle, une atmosphère de prière. De là aussi la lumière, la sécurité et la paix.

A cette trilogie se joignent deux volumes; une biographie: Un maître de la vie spirituelle, et un recueil de lettres: L'union à Dieu d'après les lettres spirituelles de dom Marmion. Ces volumes, en nous faisant entrer dans l'intimité du Docteur de la vie spirituelle, ajoutent à la doctrine une nouvelle séduction et une nouvelle force.

De la biographie on s'est plu à répéter que l'œuvre est magnifique, émouvante; qu'il s'en dégage une connaissance plus complète, plus profonde de la vie intime de Dom Columba. Contentons-nous de ce témoignage: « Cet ouvrage bien composé, élégamment et sobrement écrit et par ailleurs si plein de bonne moelle doctrinale, soutient avantageusement la comparaison avec maint « Traité de la Perfection chrétienne. »

Couronnant ces œuvres, le recueil des lettres spirituelles nous révèle avec plus de spontanéité encore l'âme de celui dont le Christ fut réellement la vie. Ces pages où dom Marmion se montre particulièrement comme un directeur spirituel éminent, constituent avant tout un trésor doctrinal. On y retrouve aussi un caractère profondément spirituel qui ne se dément jamais et découle de l'abondance du cœur et de l'expérience. Cette expérience, jointe à une pénétration psychologique peu ordinaire ainsi qu'à la charité la plus compréhensive, la plus suave, lui fait trouver le chemin des cœurs. De cet ouvrage on a pu écrire: « Dans l'art délicat de la lettre spirituelle, dom Marmion excellait. Comme sa doctrine était fort simple et très profonde, sa direction fixait l'âme dans la conviction, la clarté et la paix. Ce bienfait de sa parole, le recueil des lettres de dom Marmion le dispensera abondamment. Il complète admirablement le « corpus asceticum» (des œuvres spirituelles de dom Marmion) désormais classique 2. »

1. P. François JANSEN S. J., Nouvelle Revue Théologique, 1930, p. 614.

2. D. Bernard Capelle. Questions Liturgiques et Paroissiales, Février 1934.

SOURCE : http://fsspx.com/Communicantes/Aug2001/French/Columba_Marmion.htm

Dom Columba Marmion: Un saint pour notre temps !

«Un homme vaut par ce qu’il cherche». Cette petite phrase résume bien la vie de ce grand maître de vie spirituelle, réformateur de Maredsous, béatifié par Jean-Paul II le 3 septembre, célébré par la Belgique durant ce mois d’octobre. Portrait.

de Juliette Savary

Joseph Marmion naît à Dublin le 1er avril 1858, septième enfant d’une famille qui en comptera neuf. Son père, William Marmion, est Irlandais; sa mère, Herminie Cordier, est française. Reçu par ses parents comme un don de Dieu après le décès en bas âge de deux autres garçons, Joseph sera promis à Dieu dès sa naissance et habillé en noir dès sa plus tendre enfance: «Si cela nous paraît aujourd’hui abusif, explique le frère Ferdinand Poswick, moine de Maredsous, n’oublions pas que c’était pratique courante au siècle dernier, dans les familles catholiques et que les Marmion étaient particulièrement dévots».

Au sein d’une famille honnête, paisible et pieuse, cajolé par ses quatre sœurs aînées, le jeune Joseph va peu à peu découvrir sa vocation propre: non le sacerdoce, mais la vie religieuse monacale, bénédictine en particulier. Il entre au séminaire diocésain de Dublin à l’âge de 16 ans et finira brillamment ses études de théologie à Rome. «Ses aspirations monacales rencontrent des résistances, raconte Ferdinand Poswick, tant chez ses parents que chez ses supérieurs. On lui demande d’achever sa prêtrise classique et d’entamer un service paroissial afin d’éprouver la vocation monacale qu’il prétend être sienne».

Il obéit et est ordonné prêtre à Rome le 16 juin 1881. Mais, sur le trajet de retour vers son Irlande natale, il passe saluer un compagnon de cours dans la toute jeune abbaye bénédictine de Maredsous, près de Namur. Il est immédiatement séduit par l’atmosphère liturgique du lieu, fondé par les frères Wolter de Beuron en 1872 «dans un esprit de retour à la pureté des sources de la foi et du monachisme». Il veut entrer dans ce monastère, mais son évêque lui demande d’attendre et le nomme vicaire à Dundrum, puis professeur au grand séminaire de Clonliffe.

Ces charges lui permettront, suite au décès de son père, d’assumer les frais des études de médecine de son frère cadet. Mais sa vocation est ailleurs. En attendant, il devient le chapelain d’un couvent de Rédemptoristines et l’aumônier d’une prison de femmes. Il apprend ainsi à guider les âmes, à confesser, à conseiller et à aider les religieuses mourantes. A la mi-novembre 1886, son évêque lui donne enfin la permission de s’engager dans la vie monacale.
Moine à Maredsous
Il quitte volontairement une carrière ecclésiastique qui s’annonçait prometteuse. Il est reçu à Maredsous par l’abbé Dom Placide Wolter et commence son noviciat sous le nom de frère Columba. A trente ans, il ne lui sera pas toujours facile de prendre sa place au milieu d’une bande de jeunes novices. La tâche sera d’autant plus ardue qu’il doit changer de coutumes, de culture et de langue, mais comme il affirme être au monastère pour chercher l’obéissance, il ne peut que serrer les dents et se laisser former à la discipline monastique, à la vie fraternelle et à la prière chorale jusqu’à sa profession solennelle, le 10 février 1891. «L’ombre du cloître, déclare Ferdinand Poswick, ne pouvait longtemps dissimuler une personnalité si attachante, mais comme la vérité finit toujours par éclater, un tempérament aussi expansif, alliant la spiritualité la plus profonde, la plus exigeante à une exubérance toute juvénile, ne pouvait que passer par-delà les murs de la clôture».

Au plan du caractère, il possède un solide humour, hérité de son Irlande natale et une tête bien faite, formée à la philosophie et à la théologie la plus classique, nourries à l’Ecriture Sainte. Il aide souvent le maître des novices, donne cours aux élèves du collège et surtout prêche avec succès quand on lui demande d’aller aider le clergé dans les paroisses proches de Maredsous. Ces différentes missions révéleront aux supérieurs les dons particuliers du Frère Columba, conseiller spirituel doué d’une authentique autorité morale personnelle. «Les responsables de l’abbaye ne vont pas laisser longtemps sous le boisseau un moine pourvu d’un tel charisme! Maredsous, vingt ans après sa fondation, était une abbaye en pleine expansion où les novices affluaient. Elle pouvait donc songer à faire une première fondation. Et Columba Marmion est désigné pour faire partie du petit groupe de moines qui vont fonder l’abbaye du Mont-César à Louvain».

Bien que ce soit un arrachement pour lui, il se donne à fond dans son travail, et se voit vite confier le rôle de prieur, de responsable spirituel et de professeur de tous les jeunes moines qui viennent à Louvain étudier la philosophie ou la théologie. C’est là qu’il consacrera de plus en plus de temps à la prédication de retraites et qu’il assurera un grand nombre de directions spirituelles.

C’est également à cette époque qu’il devient le confesseur de Mgr Joseph Mercier, le futur primat de Belgique, une relation qui deviendra, au fil des ans, une véritable amitié, fondée en particulier sur leur connaissance et leur appréciation des œuvres de saint Thomas d’Aquin.

Animateur de la célèbre abbaye 
Pendant cette période, l’abbaye de Maredsous est gouvernée par Dom Hildebrand de Hemptinne, son deuxième abbé. Ce dernier deviendra en 1893, à la demande du pape Léon XIII, le premier primat de la confédération bénédictine et les fréquents séjours à Rome que lui imposent ses fonctions finissent par requérir son remplacement. Le 28 septembre 1909, Dom Columba est donc élu troisième abbé de Maredsous. A 51 ans, il se trouve ainsi à la tête d’une communauté de plus de cent moines, avec, à leur charge, un collège secondaire, une école de métiers d’art et une grande ferme ! Il doit en plus préserver et nourrir la réputation déjà bien établie de l’abbaye en poursuivant recherches et travaux sur les sources de la foi et en continuant de nombreuses publications, notamment la revue bénédictine.
Des années difficiles 
Deux mois plus tard, malgré le zèle missionnaire dont il témoigne, Columba Marmion se verra contraint, à cause de ces nombreuses activités, de renoncer à l’offre, de la part du gouvernement belge, de la mission du Katanga, qui sera finalement confiée à l’abbaye naissante de Saint-André à Zevenkerken. Il continue à prêcher des retraites, se consacre à de nombreuses directions spirituelles et aide les moines anglicans de Caldey qui désirent passer au catholicisme.

Mais l’épreuve la plus dure pour l’abbé qui a alors 56 ans et a déjà connu de nombreux problèmes de santé, sera la guerre de 14-18. Sa décision de mettre les jeunes moines à l’abri en Irlande pour leur permettre de poursuivre paisiblement leur formation, engendrera chez lui une surcharge de travail, de voyages périlleux et de soucis. Cette décision suscitera également l’incompréhension et des dissensions naîtront entre les deux générations de cette communauté secouée par la guerre. Des frères allemands, présents à Maredsous, devront rentrer en Allemagne dès le début des hostilités malgré le vœu de stabilité et dès la fin de la guerre, il faudra envoyer en catastrophe un petit groupe de moines au monastère de la Dormition à Jérusalem pour y remplacer les moines allemands écartés par les autorités britanniques.

Durant cette période difficile, sa seule consolation sera la prédication et la direction spirituelle; la reine Elisabeth de Belgique, qui le considère une référence spirituelle et doctrinale, le consulte longuement et régulièrement, et son secrétaire, Dom Raymond Thibaut, rassemble ses conférences spirituelles sous les titres: Le Christ, vie de l’âme, Le Christ dans ses mystères et Le Christ, idéal du moine.
Sur les autels
Lorsqu’il meurt, victime d’une épidémie de grippe, le 30 janvier 1923, sa réputation de sainteté est déjà établie vis-à-vis de ses contemporains. Dom Thibaut confirmera ce fait dans la biographie de Dom Marmion qu’il publie en 1928. Les livres du célèbre abbé seront traduits dans plus de 113 langues et dès 1936, on prie pour sa béatification, la véritable procédure canonique ne commençant qu’après 1954, sous l’impulsion de Mgr Montini, futur pape Paul VI.

A partir de ce moment, les différentes étapes se succéderont : procès diocésain à Namur, procès sur ses écrits à Rome, transfert de son corps en l’église abbatiale pour faciliter l’accès à sa sépulture ainsi que le réclamaient de nombreux fidèles, biographie critique pour le procès à Rome qui conclura à l’héroïcité de ses vertus et enfin le procès sur une guérison inexpliquée d’un cancer, retenue miraculeuse par Rome le 25 janvier 2000.

Ferdinand Poswick résume ainsi en quelques traits la figure du saint moine : « Dom Marmion a ramené les catholiques vers les sources bibliques et liturgiques de leur foi et leur a fait prendre conscience, avec réalisme, de leur vie d’enfants de Dieu animés par l’esprit, humbles et simples dans leur appel à la miséricorde et à l’amour du père».

Cette vision s’accompagnait chez lui d’un grand sens de la participation au corps du Christ dans l’Eucharistie et d’une solide piété mariale qui demandait à la Mère de Jésus de former le Christ en ceux qui recouraient à elle. En béatifiant Dom Columbia Marmion, l'Eglise a voulu reconnaître la valeur d’une vie, simple et modeste dans son déroulement, mais entièrement tendue vers le service du Christ.

Dom Marmion n’avait rien d’un surhomme. Il était un homme bien de son temps, avec ses faiblesses physiques et psychologiques, mais aussi un moine et un abbé, bien ancré dans une quête de Dieu, qui accepte les arrachements et n’a pas peur d’assumer ses responsabilités.

SOURCE : http://www.messagerdesaintantoine.com/messaggero/pagina_articolo.asp?IDX=132IDRX=44

 

CHAPELLE PAPALE POUR LA BÉATIFICATION DE 5 SERVITEURS DE DIEU

HOMÉLIE DU SAINT PÈRE JEAN PAUL II


Dimanche 3 septembre 2000


1. Dans le contexte de l'Année jubilaire, c'est avec une joie profonde que j'ai déclaré bienheureux deux Pontifes, Pie IX et Jean XXIII, et trois autres serviteurs de l'Evangile, dans le ministère et dans la vie consacrée:  l'Archevêque de Gênes, Tommaso Reggio, le prêtre diocésain, Guillaume-Joseph Chaminade, le moine bénédictin, Columba Marmion.

Cinq personnalités différentes, ayant chacune son caractère et sa mission, mais toutes rassemblées par l'aspiration à la sainteté. C'est précisément leur sainteté que nous reconnaissons aujourd'hui:  une sainteté qui est une relation profonde et bouleversante avec Dieu, construite et vécue dans l'engagement quotidien d'adhésion à sa volonté. La sainteté vit dans l'histoire et aucun saint n'échappe aux limites et aux conditionnements propres à notre humanité. En béatifiant l'un de ses fils, l'Eglise ne célèbre pas les choix historiques particuliers qu'il a pris, mais elle l'indique plutôt comme devant être imité et vénéré pour ses vertus, comme une louange à la grâce divine qui resplendit en celles-ci.


J'adresse un salut respectueux aux délégations officielles d'Italie, de France, d'Irlande, de Belgique, de Turquie, de Bulgarie, rassemblées ici en cette circonstance solennelle. Je salue également les parents des nouveaux bienheureux, ainsi que les cardinaux, les évêques, les autorités civiles et religieuses qui ont voulu pendre part à cette célébration. Enfin, je vous salue tous, chers frères et soeurs, qui êtes venus en grand nombre pour rendre hommage aux serviteurs de Dieu que l'Eglise inscrit aujourd'hui dans l'Album des bienheureux.


2. En écoutant les paroles de l'acclamation à l'Evangile:  "Seigneur, guide-nous sur le droit chemin", notre pen-sée s'est tournée spontanément vers la vie humaine et religieuse du Pape Pie IX, Giovanni Maria Mastai Ferretti. Face aux événements tourmentés de son temps, il fut un exemple d'adhésion inconditionnée au dépôt immuable des vérités révélées. Fidèle en toute circonstance aux engagements de son ministère, il sut toujours accorder la primauté absolue à Dieu et aux valeurs spirituelles. Son très long pontificat ne fut vraiment pas facile et il dut beaucoup souffrir en accomplissant sa mission au service de l'Evangile. Il fut profondément aimé, mais également haï et calomnié.

Mais ce fut précisément au milieu de ces contradictions que brilla plus vivement la lumière de ses vertus:  des épreuves prolongées renforcèrent sa confiance dans la Providence divine, dont il ne douta jamais de la domination souveraine sur l'histoire humaine. C'est de là que naissait la profonde sérénité de Pie IX, même face aux incompréhensions et aux attaques de tant de personnes hostiles. Il aimait dire à ceux qui étaient proches de lui:  "Dans les choses humaines, il faut se contenter de faire du mieux que l'on peut et pour le reste, s'abandonner à la Providence, qui palliera aux défauts et aux insuffisances de l'homme".

Soutenu par cette conviction intérieure, il lança le Concile oecuménique Vatican I, qui éclaircit avec une autorité magistérielle certaines questions alors débattues, confirmant l'harmonie entre la foi et la raison. Dans les moments d'épreuve, Pie IX trouva un soutien en Marie, pour laquelle il éprouvait une grande dévotion. En proclamant le dogme de l'Immaculée Conception, il rappela à tous que dans les tempêtes de l'existence humaine, la lumière du Christ brille dans la Vierge, plus forte que le péché et la mort.


3. "Tu es bon et prêt au pardon" (Antienne d'ouverture). Nous contemplons aujourd'hui dans la gloire du Seigneur un autre Pontife, Jean XXIII, le Pape qui frappa le monde par son comportement affable, duquel transparaissait sa singulière bonté d'âme. Les desseins divins ont voulu que cette béatification rassemble deux Papes ayant vécu dans des contextes historiques très différents, mais liés, au-delà des apparences, par de nombreuses ressemblances sur le plan humain et spirituel. On connaît la profonde vénération que le Pape Jean XXIII avait pour Pie IX, dont il souhaitait la béatification. Au cours d'une retraite spirituelle, en 1959, il écrivait dans son Journal:  "Je pense toujours à Pie IX de sainte et glorieuse mémoire, et l'imitant dans ses sacrifices je voudrais être digne d'en célébrer la canonisation" (Journal de l'Ame, Ed. San Paolo, 2000, p. 560).

Le Pape Jean a laissé dans le souvenir de tous l'image d'un visage souriant et de deux bras ouverts pour embrasser le monde entier. Combien de personnes ont été conquises par la simplicité de son âme, liée à une vaste expérience des hommes et des choses! Le souffle de nouveauté qu'il apporta ne concernait pas la doctrine, mais plutôt la façon de l'exposer; sa façon de parler et d'agir possédait un style nouveau, l'attitude de sympathie avec laquelle il approchait les personnes communes et les puissants de la terre était nouvelle. Ce fut dans cet esprit qu'il lança le Concile oecuménique Vatican II, avec lequel il ouvrit une nouvelle page de l'histoire de l'Eglise:  les chrétiens se sentirent appelés à annoncer l'Evangile avec un courage renouvelé et une plus grande attention aux "signes" des temps. Le Concile fut véritablement une intuition prophétique de ce Pontife âgé qui inaugura, au milieu de nombreuses difficultés, une saison d'espérance pour les chrétiens et pour l'humanité.

Lors des derniers moments de son existence terrestre, il confia son testament à l'Eglise:  "Ce qui compte le plus dans la vie est Jésus-Christ béni, sa Sainte Eglise, son Evangile, la vérité et la bonté". Nous voulons aujourd'hui accueillir nous aussi ce testament, alors que nous rendons gloire à Dieu pour nous l'avoir donné comme Pasteur.


4. "Mettez la parole en pratique. Ne soyez pas seulement des auditeurs" (Jc 1, 22). L'existence et l'apostolat de Tommaso Reggio, prêtre et journaliste, devenus par la suite Evêque de Vintimille et enfin Archevêque de Gênes, fait penser à ces paroles. Ce fut un homme de foi et de culture et, en tant que Pasteur, il sut être un guide attentif de ses fidèles en chaque circonstance. Sensible aux multiples souffrances et à la pauvreté de son peuple, il prit la responsabilité de fournir une aide appropriée dans toutes les situations de besoin. C'est précisément dans cette perspective qu'il créa la Famille religieuse des Soeurs de Sainte Marthe, en leur confiant la tâche de prêter leur aide aux pasteurs de l'Eglise, en particulier dans le domaine caritatif et éducatif.

Son message peut être résumé en deux mots:  vérité et charité. La vérité, tout d'abord, qui signifie une écoute attentive de la Parole de Dieu et un élan courageux pour défendre et diffuser les enseignements de l'Evangile. Puis, la charité, qui pousse à aimer Dieu et, par amour de lui, à embrasser chacun, car nous sommes frères dans le Christ. Si Tommaso Reggio manifesta une préférence dans ses choix, ce fut pour ceux qui se trouvaient en difficulté et qui souffraient. Voilà pourquoi il est proposé aujourd'hui comme modèle aux évêques, aux prêtres et aux laïcs, ainsi qu'à ceux qui font partie de sa famille spirituelle.


5. La béatification, durant l'année jubilaire, de Guillaume-Joseph Chaminade, fondateur des marianistes, rappelle aux fidèles qu'il leur appartient d'inventer sans cesse des manières nouvelles d'être témoins de la foi, notamment pour rejoindre ceux qui sont loin de l'Eglise et qui n'ont pas les moyens habituels de connaître le Christ. Guillaume-Joseph Chaminade invite chaque chrétien à s'enraciner dans son Baptême, qui le conforme au Seigneur Jésus et lui communique l'Esprit Saint.

L'amour du Père Chaminade pour le Christ, qui s'inscrit dans la spiritualité de l'Ecole française, le pousse à poursuivre inlassablement son oeuvre par des fondations de familles spirituelles, dans une période troublée de l'histoire religieuse de France. Son attachement filial à Marie l'a maintenu dans la paix intérieure en toute circonstance, l'aidant à faire la volonté du Christ. Son souci de l'éducation humaine, morale et religieuse est pour toute l'Eglise un appel à une attention renouvelée pour la jeunesse, qui a besoin tout à la fois d'éducateurs et de témoins pour se tourner vers le Seigneur et prendre sa part dans la mission de l'Eglise.


6. Aujourd'hui, l'Ordre bénédictin se réjouit de la béatification d'un de ses plus illustres fils, Dom Columba Marmion, moine et Abbé de Maredsous. Dom Marmion nous a légué un authentique trésor d'enseignement spirituel pour l'Eglise de notre temps. Dans ses écrits, il enseigne un chemin de sainteté, simple et pourtant exigeant, pour tous les fidèles, que Dieu par amour a destinés à être ses fils adoptifs dans le Christ Jésus (cf. Ep 1, 5). Jésus-Christ, notre Rédempteur et source de toute grâce, est le centre de notre vie spirituelle, notre modèle de sainteté.

Avant d'entrer dans l'Ordre bénédictin, Columba Marmion consacra quelques années au soin pastoral des âmes en tant que prêtre de son archidiocèse natal de Dublin. Tout au long de sa vie, le bienheureux Columba fut un directeur spirituel hors pair, prenant un soin particulier de la vie intérieure des prêtres et des religieux. A un jeune homme se préparant à l'ordination, il écrivit un jour:  "La meilleure des préparations à l'ordination est de vivre chaque jour dans l'amour, partout où l'obéissance et la Providence nous placent" (Lettre, 27 décembre 1915). Puisse une vaste redécouverte des écrits spirituels du bienheureux Columba Marmion aider les prêtres, les religieux et les laïcs à croître dans l'union avec le Christ et lui apporter un témoignage fidèle à travers l'amour ardent de Dieu et le service généreux à leurs frères et soeurs.


7. Nous demandons avec confiance aux nouveaux bienheureux Pie IX, Jean XXIII, Tommaso Reggio, Guillaume-Joseph Chaminade et Columba Marmion de nous aider à vivre de façon toujours plus conforme à l'Esprit du Christ. Que leur amour pour Dieu et pour leurs frères soit une lumière pour nos pas en cette aube du troisième millénaire!

SOURCE : http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/documents/hf_jp-ii_hom_20000903_beatification_fr.html

Bibliographie de et sur Dom Columba Marmion

Abbot Marmion, an Irish Tribute, edited by the Monks of Genstal, Cork, The Mercier Press Ltd, 1948.
Actes du Procès en vue de la béatification de Dom Columba Marmion à Namur, 1959-1961, Archives Marmion, Maredsous (pro manuscripto).
● XXVième anniversaire de la mort de Dom Columba Marmion, 30 janvier 1923-1948, Témoignages, Abbaye de Maredsous, 1948.
● BALL (Ann), Modern Saints, Their Lives and Faces, Book Two, Rockford, Illinois, Tan Books and Publishers, Inc, Pages 325 à 342: "Servant of God Dom Columba Marmion".
● CARDOLLE (Chanoine), Aux Jeunes. Et toi● Connais-tu le Christ, vie de ton âme?, Extraits choisis de l'oeuvre de Dom Columba Marmion, Bruges, Desclée de Brouwer, 1949.
● CHAMBELLAND (J), Saint François de Sales et Dom Columba Marmion. Leur parenté spirituelle, Thonon, Imprimerie du Château, 1940.
● DAYEZ (Nicolas), Dom Marmion et la sainteté, Quelques réflexions à l'occasion d'un anniversaire, dans "Lettre de Maredsous", 1998, No 1, pages 3-7.
● DAYEZ (Nicolas), Le Vénérable Dom Columba Marmion, En lisant les Lettres anglaises, dans "Lettre de Maredsous", 1998, No 1, pages 3-7.
● de BONNEVILLE (Eve), Prêcher le Christ aux Jeunes Filles, dans la "Revue Monastique", Numéro spécial consacré au Centenaire de la naissance de Dom Marmion, Numéro 151, Abbaye de Maredsous, 1958, pages 145-159.
● de BONNEVILLE (Eve), Le Remplaçant, Mézières, Editions de la Société des Ecrivains Ardennais, sans date.
DELFORGE (Thomas), Columba Marmion Serviteur de Dieu, Maredsous, 1963.
● DELFORGE (Thomas), Columba Marmion Servant of God, translated by Richard L. Stewart, St. Louis, Missouri, USA, B. Herder Book CO, 1965
● DELFORGE (Thomas), Marmion (Columba), dans "Dictionnaire de Spiritualité", Tome 10, Paris, Beauchesne, 1980, col. 627-630.
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Dom Columba Marmion, sa vie, sa doctrine, son rayonnement spirituel, Abbaye de Maredsous, Paris, Desclée de Brouwer, 1938.
Dom Marmion, Notes et documents inédits sur sa vie et sa doctrine publiés à l'occasion du centenaire de sa naissance, 1858-1958, Abbaye de Maredsous, 1958.
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● MARMION (Columba), A Benedictine Monastery in War Time, dans "The Belvederian", Dublin, 1915.
● MARMION (Columba), Le Christ dans ses Mystères, Maredsous, Editions de Maredsous, 1919-1957
● MARMION (Columba), Le Christ Idéal du moine, Abbaye de Maredsous, Paris, Desclée de Brouwer et Cie, 1922-1960.
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● MARMION (Columba), Consécration à la Sainte Trinité, Maredsous, Editions de Maredsous, 1946.
● MARMION (Columba), The English Letters of Abbot Marmion, 1858-1923, Benedictine Studies, Baltimore, Dublin, Helicon Press, 1962.
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● MARMION (Columba), Oeuvres Spirituelles, Paris, P. Lethielleux, Maredsous, Abbaye de Maredsous, 1998.
● MARMION (Columba), Paroles de Vie en marge du missel, Maredsous, Abbaye de Maredsous, Paris, Desclée de Brouwer et Cie, 1937-1959.
● MARMION (Columba), Spiritual Writings, Paris, P. Lethiellieux, Maredsous Abbey, 1998.
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● MARMION (William F.K., Lord of Duhallow), The Marmion Family in Ireland and in General, Cork, St. Lazarus Press, 1997.
● MARY ST. THOMAS (Mother), Sayings of Dom Marmion, London, Sands and Co, Ltd, 1937.
Mélanges Marmion, Maredsous, Abbaye de Maredsous, Paris, Desclée de Brouwer et Cie, 1938.
● MORINEAU (B.M.), Dom Marmion, Maître de Sagesse, Paris, Desclée de Brouwer, 1944.
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Présence de Dom Marmion, Mémorial publié à l'occasion du XXVième anniversaire de sa mort (30 janvier 1923), Paris, Desclée de Brouwer, 1948.
● PURCELL (Mary), Dom Columba Marmion and Belvedere, Reprint from "The Belvederian", 1958, pages non numérotées.
● PURCELL (Mary), The Impact of Abbot Marmion, Centenary Tributes, dans "Doctrine and Life", April-May 1958, pages 78-84.
Revue du Rosaire, Mensuelle, No 10 octobre 1948, Saint Maximin, Var.
Revue Monastique, No 151, 1958, Numéro spécial consacré au Centenaire de la naissance de Dom Marmion, Abbaye de Maredsous, 1958.
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● THIBAUT (Raymond), Dom Marmion, prédicateur de retraites. Enquêtes et témoignages, Abbaye de Maredsous, 1958.
● THIBAUT (Raymond), Un Maître de la vie spirituelle, Dom Columba Marmion, Abbé de Maredsous (1858-1923), Nouvelle édition entièrement revue, Maredsous, Les Editions de Maredsous, 1953.
● THIBAUT (Raymond), L'union à Dieu d'après les lettres de direction de Dom Marmion, Abbaye de Maredsous, Bruxelles, l'Edition Universelle SA, 1934.
● TIERNEY (Mark), Dom Columba Marmion, A Biography, Blackrock, CO. Dublin, The Columba Press, 1995
● TIERNEY (Mark), Blessed Columba Marmion, A Short Biography, The Columba Press, 2000
● TIERNEY (Mark), Dom Columba Marmion, Une Biographie, P. Lethielleux, Paris, 2000
● TIERNEY (Mark), Dom Columba Marmion: Een biografie, Reeks Godsvrienden 5, Uit het Engels vertaald door Jaap van Rooijen, Bonheiden, Uitgaven Abdij Bonheiden, 1999.
● TIERNEY (Mark), Critical Biography of Dom Columba Marmion, dans "Positio super virtutibus et fama sanctitatis", Volume 1, Romae, 1994.
● TIERNEY (Mark), Dom Columba Marmion, The Irish Connection, dans "Intercom", Volume Twenty-Four, Number One, February 1994, pages 11-14.
● TIERNEY (Mark), Les Etapes de la Cause de canonisation de Dom Marmion, dans "Lettre de Maredsous", No 1, 1994.
● VAN HOUTRYVE (Dom Idesbald), L'Esprit de Dom Marmion, Louvain, Abbaye du Mont-César, Tournai, Paris, Casterman, 1947

SOURCE : http://www.marmion.be/marm1300.html

Prière de Dom Columba Marmion

Voici la Prière : « Dilate ton âme, et je la remplirai » de Dom Columba Marmion (1858-1923), Troisième Abbé Bénédictin de l'Abbaye de Maredsous en Belgique béatifié par Jean-Paul II en 2000. 

La Prière de Dom Columba Marmion « Dilate ton âme, et je la remplirai » :

« Dans l'Eucharistie, tous les fruits de la Rédemption y sont renfermés pour devenir nôtres. Notre-Seigneur veut nous en faire part, mais il veut que nous dilations nos coeurs par le désir et la confiance. Ouvre ta bouche et je la remplirai, nous dit-il, comme jadis Dieu au psalmiste. Ouvre-toi par la foi, par l'amour, par l'abandon à moi, et je te remplirai. – « De quoi, Seigneur ? » - « De moi-même ». Je me donnerai à toi tout entier, avec le mérite de mes travaux et le prix de ma passion. Je descendrai en toi, comme jadis sur la terre, pour y ruiner l'oeuvre du démon; pour y rendre à mon Père, avec toi, de divins hommages; je te ferai part des trésors de ma divinité, de la vie éternelle que je tiens de mon Père et qu'il veut que je te communique pour que tu sois semblable à moi; je te comblerai de ma grâce pour devenir moi-même ta sagesse, ta sanctification, ta voie, ta vérité, ta vie. Tu seras un autre moi-même, objet, comme moi et à cause de moi, des complaisances de mon Père. Dilate ton âme, et je la remplirai. Ainsi soit-il. » 

Bienheureux Dom Columba Marmion (1858-1923)

SOURCE : http://site-catholique.fr/index.php?post/Priere-de-Dom-Columba-Marmion-au-Christ

Bl. COLUMBA MARMION

Bl. Columba Marmion was born in Dublin, Ireland, on 1 April 1858 to an Irish father (William Marmion) and a French mother (Herminie Cordier). Given the name Joseph Aloysius at birth, he entered the Dublin diocesan seminary in 1874 and completed his theological studies at the College of the Propagation of the Faith in Rome. He was ordained a priest at St Agatha of the Goths on 16 June 1881.

He dreamed of becoming a missionary monk in Australia, but was won over by the liturgical atmosphere of the newly founded Abbey of Maredsous in Belgium, which he visited on his return to Ireland in 1881. His Bishop asked him to wait and appointed him curate in Dundrum, then professor at the major seminary in Clonliffe (1882-86). As the chaplain at a convent of Redemptorist nuns and at a women's prison, he learned to guide souls, to hear confessions, to counsel and to help the dying.

In 1886 he received his Bishop's permission to become a monk. He voluntarily renounced a promising ecclesiastical career and was welcomed at Maredsous by Abbot Placidus Wolter. His novitiate, under the iron rule of Dom Benoît D'Hondt and among a group of young novices (when he was almost 30), proved all the more difficult because he had to change habits, culture and language. But saying that he had entered the monastery to learn obedience, he let himself be moulded by monastic discipline, community life and choral prayer until his solemn profession on 10 February 1891.

He received his first "obedience" or mission when he was assigned to the small group of monks sent to found the Abbey of Mont César in Louvain. Although it distressed him, he gave his all to it for the sake of obedience. There he was entrusted with the task of Prior beside Abbot de Kerchove, and served as spiritual director and professor to all the young monks studying philosophy or theology in Louvain.

He started to devote more time to preaching retreats in Belgium and in the United Kingdom, and gave spiritual direction to many communities, particularly those of Carmelite nuns. He become the confessor of Mons. Joseph Mercier, the future Cardinal, and the two formed a lasting friendship.

During this period, Maredsous Abbey was governed by Dom Hildebrand de Hemptinne, its second Abbot, who in 1893 would become, at the request of Leo XIII, the first Primate of the Benedictine Confederation. His frequent stays in Rome required that he be replaced as Abbot of Maredsous, and it is Dom Columba Marmion who was elected the third Abbot of Maredsous on 28 September 1909, receiving the abbatial blessing on 3 October. He was placed at the head of a community of more than 100 monks, with a humanities college, a trade school and a farm to run. He also had to maintain a well-established reputation for research on the sources of the faith and to continue editing various publications, including the Revue Bénédictine.

His ongoing care of the community did not stop Dom Marmion from preaching retreats or giving regular spiritual direction. He was asked to help the Anglican monks of Caldey when they wished to convert to Catholicism. His greatest ordeal was the First World War. His decision to send the young monks to Ireland so that they could complete their education in peace led to additional work, dangerous trips and many anxieties. It also caused misunderstandings and conflicts between the two generations within this community shaken by the war. German lay brothers, who had been present since the monastery's foundation by Beuron Abbey, had to be sent home (despite the Benedictine vow of stability) at the outbreak of hostilities. After the war was over, a small group of monks was urgently dispatched to the Monastery of the Dormition in Jerusalem to replace the German monks expelled by the British authorities. Finally, the Belgian monasteries were separated from the Beuron Congregation, and in 1920 the Belgian Congregation of the Annunciation was set up with Maredsous, Mont César and St André of Zevenkerken.

His sole comfort during this period was preaching and giving spiritual direction. His secretary, Dom Raymond Thibaut, prepared his spiritual conferences for publication: Christ the Life of the Soul (1917), Christ in His Mysteries (1919) and Christ the Ideal of the Monk (1922). He was already considered an outstanding Abbot (Queen Elisabeth of Belgium consulted with him at length) and a great spiritual author.

He died during a flu epidemic on 30 January 1923.

SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20000903_columba-marmion_en.html

Blessed Columba Marmion: A Deadly Serious Spiritual Writer | Christopher Zehnder

 About forty years ago, Patricia Bitzen of St. Cloud, Minnesota, the mother of seven, received very bad news. Doctors told her she had cancer. She underwent a double masectomy, but the cancer was found to have spread to her lungs and lymph gland. She was given three months to live. Her brother, a Benedictine monk at St. John's Abbey in Collegeville, Minnesota, suggested she go to the Abbey of Maredsous in Belgium, to pray at the tomb of Dom Columba Marmion. She did.

"She literally staggered into the abbey church on her last legs," said Fr. Mark Tierney, a monk of Glenstal Abbey in Ireland and vice-postulator for Blessed Columba's canonization cause. But when she touched the tomb, she turned to her husband and said, "I feel grand!" Back in the United States, doctors examined her and found no cancer. This was in August 1966.

"Now she is about 78," said Fr. Tierney, "plays golf every day, and has no sign of cancer at all. Rome was very impressed by her case."

Indeed Rome was, for Patricia Bitzen's healing provided the needed miracle for Dom Columba Marmion's beatification on September 3, 2000, 77 years after his death.

Patricia Bitzen is not the only recipient of what Fr. Tierney prefers to call Blessed Columba Marmion's "favors." "People have prayed to Marmion for various reasons," Fr. Tierney said. "For instance, I'm getting letters from as far away as Greece from people who, having been married for ten, fifteen years, could not have children -- and then they prayed to Marmion, and they had a child. Even during his life, he would meet a lady who didn't have a child, and he would say, 'by this time next year, you'll have a child.'" And she did. "That was very embarrassing during his lifetime," said Fr. Tierney, "but now that he's dead, it's still happening.

"Marmion is still alive and well and doing great things for people."

But perhaps Marmion will now grant far greater favors, for English speakers at least, through the publication of a new translation of what some have called his greatest spiritual work, Christ, the Life of the Soul. Blessed Columba Marmion, whom Fr. Benedict Groeschel calls "this great and original spiritual writer," has much to teach Catholics of the 21st century about their true dignity -- their adoption as sons by God the Father through Our Lord Jesus Christ.

A Son of Ireland

Interest in, and knowledge of, Dom Columba Marmion has waned over the past forty years. Who was he?

The son of an Irish father and a French mother, Joseph Aloysius Marmion was born on April 1, 1858 in Dublin, Ireland. In 1874, he entered the Dublin diocesan seminary, and after completing his studies at the College of the Propagation of the Faith in Rome, was ordained a priest on June 16, 1881. As the name of the Roman college indicates, Marmion's ambition was to become a missionary monk, in Australia; but after visiting the Benedictine Abbey of Maredsous in Belgium, Marmion felt a calling to the cloister. His bishop, however, asked him to wait, and in subsequent years, Fr. Marmion served in Ireland as a curate, a professor at his diocese's major seminary in Clonliffe, and as a chaplain for Redemptorist nuns and at a woman's prison. Finally, in 1886, Marmion's bishop permitted him to enter Maredsous as a monk.

Taking the religious name of Columba, after the great Irish missionary saint of the sixth century, Marmion followed the difficult path of monastic discipline and community life, making his solemn profession on February 10, 1891. As a monk, he joined a group of monks from Maredsous in founding an abbey in Louvain, where he was made Prior and where he served as a professor at the university there and as spiritual director for young monks. In addition to these duties, Marmion preached retreats in Belgium and in the United Kingdom and was spiritual director for many religious communities. On September 28, 1909, Dom Columba was elected third Abbot of Maredsous, where he directed the life of over 100 monks as well as overseeing a humanities college, a trade school, and a farm. 

Despite these cares, which would be enough for most men, Dom Columba continued to give retreats and serve as a spiritual director. He even advised Belgium's Queen Elizabeth. Indeed, as Pope John Paul II pointed out in the homily for Marmion's beatification, amid the trials of the First World War, Dom Columba's "sole comfort ... was preaching and giving spiritual direction." Dom Columba died during a flu epidemic on January 30, 1923. He was 65 years old.

A Look at His Books

It was Dom Columba's retreat conferences that formed the basis for the enduring legacy of his published works: Christ the Life of the Soul (1917), Christ in His Mysteries (1919), Christ the Ideal of the Monk (1922), and the posthumously published, Christ the Ideal of the Priest.

For Fr. Benedict Groeschel, Marmion's books provided a unique source of spiritual insight and nourishment in the pre-Vatican II era. "In those days [the 1950s] there was not much interesting Catholic theology around in the United States, anything that would engage you," said Fr. Groeschel. "It was a theological wasteland. It wasn't wrong, but it was utterly uncreative. The soul was looking for something really intelligent and attractive, and a powerfully Christological reading and interpretation of the Catholic faith. And that's where Abbot Marmion comes in. Abbot Marmion was not a particularly philosophical person at all. But he was deeply imbued with the Church Fathers, and particularly St. Augustine. He built everything on the Church Fathers and offered to us a very beautiful foundation."

Though Marmion was not opposed to the more abstract theological mode of St. Thomas Aquinas and the scholastics, he had a different point of departure, said Fr. Groeschel. "Abbot Marmion in some ways was the beginning of a movement that became known, under Popes John Paul II and Benedict XVI, as the 'New Evangelization.' That movement begins theological and religious investigation with the self," an approach that "comes directly from the great statement of St. Augustine: 'You have made us for yourself, O God, and our hearts are restless until they rest in you.' It relates to how a person experiences their need for God."

"One of the things about Abbot Marmion," Fr. Groeschel added, "is that he ain't fooling. He's a deadly serious spiritual writer."

Divine Adoption

This seriousness is reflected in the theme of Divine adoption that forms the great motif of Marmion's works: because God became man, men can become adopted sons of God. The doctrine of Divine adoption is, of course, found in the New Testament, and has always been taught by the Church, but Marmion brought a special depth of insight to its expression. Indeed, some of Marmion's admirers believe he will one day be declared a Doctor of the Church -- the Doctor of Divine Adoption. 

According to Fr. Tierney, "A lot of the Eastern fathers wrote about the idea of Divine adoption, but they put it into technical language. Marmion brought it down to the level of the ordinary man. Marmion's definition of grace is that it is nothing more than the life of Christ in the soul. That is why he chose the title, Christ, the Life of the Soul. Grace is the life of Christ in the soul, which we get at baptism and which we build on right on up to the day we die."

A Simple Approach to Prayer and Doctrine

Marmion's understanding of the centrality of Divine adoption in turn influenced his approach to prayer. For Marmion, according to Fr. Tierney, the "definition of prayer is quite simple -- just spending time with God. He didn't go into all the logistics of prayer; he tried to simplify things. He was one of the first to insist that holiness, contemplation, and prayer are open to anyone, whereas in his day, many people thought it was just for monks and nuns and priests. The main contribution of Marmion to modern spirituality is that he opened the door to everyone and anyone. He said God does not limit Himself to the holiest of holy people but [comes] to everybody and that sinners are capable of reaching great heights as well as anyone else. He's got the theology of hope, which he picked up when he was a chaplain in a woman's prison in Dublin as a young priest, when he was dealing with very hardened criminals, people who had no hope. He was able to give them some hope for their future and also for the fact that they were not condemned by God, even though they were condemned by man."

Marmion's gift for simplifying things extended to all aspects of Catholic doctrine. Indeed, much of his popularity as an author arose from his special gift for simplifying complex doctrines, and making them accessible to the average Catholic. "Marmion had this wonderful facility for synthesizing all aspects of God's message -- the liturgical, scriptural, and theological," Fr. Tierney noted. "For example, he was quite a devotee of St. Thomas Aquinas. But he also incorporated much from the greatest writers of devotional spirituality, such as St. Francis De Sales, who was one of his principal heroes."

Alan Bancroft, the translator of the new edition of Christ, the Life of the Soul, spoke of Marmion's approach in more personal terms. Marmion, he said, "demonstrates to me is that it is possible undeviatingly to follow the words of the Gospels and Epistles and yet at the same time to present them in a way that often makes you blink and say, 'of course!' In speaking of the Holy Spirit's delicate guidance of souls, Marmion gives this description: 'you read a text of Holy Scripture; you may have read and re-read it many a time without its really having struck your mind; but one day, all of a sudden, a light flashes out, so to speak, illuminating to its very depths the truth stated in that text.' Marmion's words have that effect on me. What he had received from his long and deep meditation, he was able to pass on to us."

Reading Marmion Today

Mr. Bancroft, not a theologian (he is a lawyer), thinks one needs "no high level of sophistication to benefit from reading Marmion." He noted that Fr. Tierney asked him "to produce an English translation that, with no sacrifice of completeness and accuracy, would be accessible to modern readers." And Fr. Tierney feels he achieved that. In particular, Marmion's frequent Latin quotations - always a challenge to those not well-versed in that language - have been translated into English for the new edition. Mr. Bancroft is currently working on a translation of Dom Columba's Christ in His Mysteries.

From Fr. Tierney's perspective, Marmion "is for everyone." But, he cautioned, "it's not something that you would read like a novel. If you've read three or four pages, that's enough. It's something to be dipped into, to be savored or relished. Marmion said his books were written in prayer and can only be understood in a mentality of prayer. I've seen groups in Ireland, Belgium, France, that meet and read only three or four pages of Marmion and discuss it. People get not only to the stage of knowing Marmion, but loving him."

The Relevance of Marmion

It may be that more Catholics should read Marmion. Fr. Groeschel believes that Marmion offers "a marvelous antidote to the appalling Christologies of our moment. Abbot Marmion is rich in the writings on the Trinity, the Incarnation, and the Mysteries of Christ. He is a tremendous antidote to the shenanigans in our time."

And the 21st century may prove to be Marmion's time. After the Second Vatican Council, said Fr. Groeschel, "everything that was traditional was kind of overlooked as irrelevant. It was true in society in general. There was a general cultural explosion, and Marmion was one of the casualties." But Fr. Groeschel said he senses a change. "Marmion's a classic, and a classic writer is one who has relevance to any intelligent time. Now, when times are not intelligent, they will not accept any classics -- and that's what happened in the latter part of the 20th century. Now there is a beginning of a rebuilding of the classics. That era in world history, when everything in the past had no significance, that rather silly era is coming to its own silly conclusion.

"We've had the age of barbarism without Attila the Hun; do-it-yourself barbarism," said Fr. Groeschel. "I think we're coming out of the doldrums."

And Blessed Columba Marmion may be part of the recovery.

[This article was published in a slightly different version in The Wanderer in January 2006.]

SOURCE : http://www.ignatiusinsight.com/features2006/print2006/czehnder_bmarmion_sept06.html

Dom Columba Marmion 

+1923

Born in Dublin in 1858 of an Irish father and a French mother, Joseph Marmion, his
secondary studies finished, was received at the seminary of Clonliffe. He completed his
preparation for the priesthood in Rome. Ordained priest in the Eternal City in 1881, he
was appointed professor of philosophy at Clonliffe Seminary. A visit to Maredsous on
returning from Italy was the occasion of his call to the monastic life. In 1886 he sought
admittance to this Belgian Abbey as a novice. Admitted to profession, different charges
were assigned to him; he was soon named professor of philosophy, then in 1899 sent as
prior and professor of theology to Mont-Cesar at Louvain, where he remained ten
years. He was appointed Abbot of Maredsous in 1909, where he died on January 30th,
1923, leaving behind him the memory of a great monk of intense inner life, of a
consummate theologian, and of a contemplative and apostle of indefatigable zeal.

Dom Columba Marmion's spiritual conferences are gathered up in three volumes: <Le
Christ, vie de l'âme>, appeared in 1917; <Le Christ dans ses mysteres> was published
in 1919, and <Le Christ, ideal du moine> issued from the press in 1922. These books
rank "among the classics of Christian spirituality"[1] and they have won for their
author, from theologians and spiritual writers belonging to divers schools, the title of
"master" and even of "doctor" of the spiritual life. Bishops and princes of the Church
have ratified these judgments; the Sovereign Pontiff Benedict XV used Dom Marmion's
conferences (to employ the Pope's own words) "for his spiritual life"; and speaking to
Mgr. Szepticky, Archbishop of Lemberg, the Vicar of Christ said, pointing to one of the
volumes: " Read that; it is the pure doctrine of the Church." Thus the diffusion of his
works has been extremely rapid.

" This unanimous welcome given by the Catholic world" (R. P. Doncoeur, S.J.) is
justified by a sum total of qualities rarely met with to such a degree: Dom Marmion's
work is entirely based on dogma and Catholic theology; it is an organic and living
synthesis. And as Christian doctrine and doctrine and piety gravitate around the
Person and work of Christ, the author has no other ambition than to make the Divine
Figure of the Incarnate Word stand out in full light and in strong relief.

With this end in view, he has constant recourse to the Holy Scriptures, or rather it is the
sacred book itself which is the source whence springs the harmonious development and
fruitful application of his teaching. Hence the fragrance of prayer which emanates from
his books. Cardinal Mercier, who had taken Dom Marmion as his confessor, said: "
Dom Columba makes one touch God." Always, at each of his pages, he is bathed in a
spiritual atmosphere, an atmosphere of prayer. Hence also light, security and peace.

To this biology two volumes are joined: a biography: <Abbot Columba Marmion, A
Master of the Spiritual Life>, and a collection of letters, <Union with God, according to
the letters of direction of Dom Marmion>. These volumes, by making us enter into the
intimacy of this Doctor of the spiritual life, add fresh strength to his doctrine.

Of the biography, readers delight in repeating that it is a splendid, inspiring work; that
from it may be gained a more complete and deeper knowledge of Dom Marmion's
inner life. We will content ourselves with the following testimony: " This well
composed work, written with distinction and sobriety, and moreover so full of good
doctrinal pith, bears advantageous comparison with many a 'Treatise on Christian
perfection'."[2]

Crowning these works the collection of spiritual letters reveals to us with yet further
spontaneity the soul of whom Christ was truly the life. These pages, wherein Dom
Marmion shows himself especially as an eminent spiritual director, constitute above all
things a treasury of doctrine. We here find once more a work of a deeply spiritual
character which is never at fault and flows from the abundance of the heart and of
experience. This experience, joined to a psychological penetration beyond the common
as well as to the most comprehensive and gentlest charity, makes his words find their
way to the heart. Of this work it could be written: "Dom Marmion excelled in the
delicate art of letter-writing. As his doctrine was very simple and very deep, his
direction established the soul in conviction, light and peace. This collection of Dom
Marmion's Letters will abundantly diffuse the boon of his teaching. It is a boon which
admirably completes the '<corpus asceticum>' (of Dom Marmion's spiritual works)
henceforth become classics."[3]

ENDNOTES

1 D. Bernard CAPELLE, <Questions Liturgiques et Paroissiales>, February, 1934.

2 DE GUIDERT, S.J., <Revue d' ascetique et de mystique>, April 1930, P. 204.

3 P. Francois JANSEN, S.J., <Nouvelle Revue Theologique,> 1930, p. 614.

Taken from "Words of Life" by D. Columba Marmion, published by B. Herder Book Co.

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SOURCE : http://www.ewtn.com/library/HOMELIBR/MARMION.TXT

Abbot Columba Marmion was a priest of Dublin diocese who became a Benedictine monk and eventually abbot at Maredsous, Belgium. He was beatified in 2000. His writings, especially his Christ the Life of the Soul, show the reader how to become transformed into Christ. Dom Placid Murray OSB outlines his story and his legacy.

Introduction

Ireland has contributed a great deal to modern Benedictine history – and indeed to the church at large – in the person and spiritual teaching of Blessed Columba Marmion (1858-1923), who was beatified by Pope John Paul II on 3 September 2000. During the beatification ceremony the Pope singled our Marmion’s writings as ‘an authentic treasure of spiritual teaching for the church of our time’ and he prayed for ‘a rediscovery’ of Marmion’s spiritual teaching (1). Any such attempt at rediscovery cannot hope to recapture the ‘age of innocence’ that first welcomed his books so enthusiastically (2). Marmion currently is not so much out of date as out of fashion (3). The prevailing spirit­ual fashion nowadays is the urge on all sides to achieve self-realisation, to build up self-esteem. All is centred on the self, on the ‘me’. Marmion, by con­trast, invites the contemporary Christian to a liberation from the self by rediscovering the ‘unsearchable riches of Christ’ (4).  Marmion’s was a prayed spirituality, chanted with his monastic brethren in the daily liturgical round of the Divine Office and Mass. It was there that he discovered the message that he preached in so many retreats and which found a permanent expres­sion in his books. It was a ‘seeking for Christ in his mysteries’ rather than a ‘quest for the historical Jesus’, a faith trying to understand, rather than an intellect looking for faith. If in fact this has turned out to be Marmion’s ‘mis­sion’ in the church, how then did he understand his original and personal ‘vocation’ to become an Irish Benedictine?


His origins and background: Dublin and Rome

Marmion was born on 1 April 1858, the seventh child of William Marmion and his French wife, Herminie. Baptised Joseph on 6 April in St Paul’s Church, Arran Quay, his early life was passed entirely inside a few square miles of his native Dublin. The Marmion household was devoutly Catholic and three of Marmion’s sis­ters later entered the Congregation of the Sisters of Mercy. In 1868 he attended the primary school run by the Augustinian Friars in St John’s Lane, Dublin, before proceeding, in January 1869, to the Jesuit-run Belvedere College, where he received an excellent grounding in Greek and Latin. In 1874, at the age of fifteen years and nine months, he entered Holy Cross College, Clonliffe, the Dublin diocesan seminary, and commenced his studies for the diocesan priesthood. In 1877, having completed his studies in philosophy, he was conferred with the Bachelor of Arts degree by the Catholic University, Dublin. In 1879 he pro­ceeded to Rome to complete his theological training living in the Pontifical Irish College and studying at the College of Propaganda Fide for eighteen months. Here he was recognised as a brilliant student, being awarded the gold medal for academic excellence in 1881. Although invited by the college authorities to present himself for the doctorate programme, he turned the offer down for health reasons, on account of the extra year in Rome that this would have entailed. He received minor orders in February 1881, was ordained subdeacon on 12 March, deacon on 15 April and, at the early age of twenty three years and two months, was ordained priest on 16 June. He returned to Ireland in July 1881, with his theological course completed and with a reputation for brilliance, but without any experience of studying at a secular university, and with little direct knowledge of adult lay life outside his own family. In September 1881 he was appointed curate in Dundrum parish in Dublin, where he remained for a year until his appointment as Professor of Metaphysics and French in Holy Cross College, Clonliffe in September 1882. He was also appointed chaplain to the enclosed nuns of the Redemptoristine convent at Drumcondra, a position he retained until 1886.  He served for a short period in 1886 as chaplain to the women’s prison in Mountjoy in Dublin.


The Monte Cassino experience: anima naturaliter benedictina

It was while he was a student at Rome that Marmion felt for the first time the call from God to the Benedictine life. Appropriately enough, it happened at Monte Cassino, although the occasion itself was simply a return journey from Naples to Rome from a summer outing with some fellow students from the Irish College in 1880, when Marmion was aged twenty-two (5).  This exper­ience shows that Marmion’s vocation, even in his seminary days, was never that of a clear cut call to the diocesan priesthood, so much so that he could later write about Msgr Kirby, who ordained him: ‘… I fear he looks on me as a kind of apostate for having left the secular mission. However I heard the words Magister adest et vocat te and I obeyed (6).  It was in front of a painting in the Monte Cassino abbey refectory, depicting St Benedict at prayer in the Sacro Speco (of Subiaco), that the divine call appeared to him to be beyond doubt. However, the realisation of the call came in a roundabout way, and only six years later, through his friendship with Francois Moreau, a Belgian student in Propaganda, who was fired with enthusiasm for the combination of Benedictine and missionary ideals promoted by Dom Salvado, founder of the monastery of New Norcia in Western Australia. Shortly before his ordin­ation to the priesthood, Marmion wrote a long letter from Rome to Dom Salvado, in which he traced the history of his vocation. He began by saying that he wished to make known to Dom Salvado ‘what I believe is my voc­ation to your mission of Western Australia’. Although in the event he did not join the Australian venture, nevertheless one passage in the letter is worth quoting in full, since it shows clearly that he was already considering becom­ing a Benedictine before his ordination, albeit with some misgiving:


Even though I had always felt a great desire for the religious state, I used to feel however at the same time a certain unease or scruple as regards becoming a Benedictine, seeing that God had given me an immense desire to work for the salvation of souls; and I used always feel deeply moved when I used to hear or read something about those thousands of human beings for whom Jesus had shed his blood, and who die without knowing him. And so, when I read the details concerning your mission, I realised that it was exactly that to which I was called, because I should satisfy my desire to be a religious, and at the same time work for the most forsaken souls, and in obedience (7).

The first Maredsous period

On 25 October 1886 Marmion received permission to join the Benedictine Order from Dr William Walsh, the newly appointed Archbishop of Dublin. On 21 November 1886 he entered the newly founded Belgian abbey of Maredsous, with which, by virtue of his Benedictine vow of stability, he was to be associated for the rest of his life. The first thirteen years of his monas­tic life (1886-99) were spent at Maredsous itself, beginning with a particularly exacting novitiate under Dom Benoit D’Hondt. After a rather unsuccessful start in the abbey school as surveillant (a kind of housemaster to the junior boys), he found his feet within the community through more congenial work, notably the teaching of Thomistic philosophy to the junior monks. He also gradually built up a reputation in the surrounding district as a spiritual guide, through the exercise of ministry on a small scale. Throughout his pro­tracted exile in Belgium he remained unmistakably, although not defensively, Irish in person and character, even after French had become the language of his daily life. Furthermore, though he became a member of the German Beuronese Congregation (by virtue of his vow of stability for Maredsous), nevertheless the local people around the abbey quickly christened him ‘the Irish Father’. Such was Marmion’s lot – to be a solitary Irish Benedictine on the continent before his time.


The Louvain period

At some stage between 1896 and 1899 Marmion had already worked out his distinctive understanding of the doctrine of divine adoption, which was later on to be the kernel of his published works. Dom Idesbald Ryelandt (8) once described to the present writer how it had been a soul-searing experience for him to have lived for years alongside Marmion, a man whose whole life was dominated by the intuition of that one line from St John, The Word was made Flesh. Marmion did not preach from a written script; Dom Idesbald described his style as a freely ranging concatenatio, pouring out from an inter­ior abundance. Marmion disclaimed all originality in what he had to say. The Dominican writer, Père M. M. Philipon, has preserved a remark made by Marmion during a retreat he preached in 1916, ‘The doctrine is not mine, non est mea doctrina. I have drawn it from the Gospels, the Epistles, from tra­dition and the Holy Rule (9). In a letter of May 1917 he wrote, ‘It was in the liturgy that I learned to know Saint Paul and the Gospels (10).  In 1899 he was sent as one of the founding monks from Maredsous to the monastery of Mont-Cesar in Louvain. He remained in Louvain for ten years, during which time he fulfilled the duties of prior, prefect of clerics and professor of dog­matic theology. This decade in Louvain provided a wide outlet for his matured spiritual doctrine, through his lectures on dogmatic theology in Mont-César, his retreats to priests and religious, and his wide private corres­pondence.


Marmion the writer

Marmion published little throughout his life, unlike most writers who grad­ually build up a reputation by continuous publications. He was in his late fifties when Christ, the Life of the Soul first appeared in 1916. At that time, as abbot, he was weighed down by the cares of office, with little leisure for lit­erary pursuits, and censorship under German occupation during World War I made it necessary to alter the date of publication. The immediate and phen­omenal success of the book has been described by Dom Bernard Capelle as a silent plebiscite (11).  This was followed by Christ in his Mysteries (1919), Christ the Ideal of the Monk (1922), and Sponsa Verbi (1923). The books were able to appear in rapid succession because they were compiled from notes taken down during his weekly conferences to his monastic community. The final editing was done by Dom Raymond Thibaut, and was in each case authen­ticated by Marmion, who even remarked about the text of Christ, the Ideal of the Monk, ‘c’est bien moi’.


The abbacy 1909-23

The third and final phase of his monastic life began when the Chapter of Maredsous elected him as its third abbot in 1909. As abbot, over and above the spiritual guidance of his community and of many individual correspon­dents, Marmion was involved in four major public events. The first was the invitation by the Belgian government in 1909-10 to undertake a Benedictine foundation in Katanga, which was part of the Belgian colony of the Congo. In spite of pressure from government quarters, the chapter of Maredsous refused the offer, and Marmion, who would have favoured such a found­ation, accepted this negative decision. The next important external event occurred in 1913 when nearly the whole community of Anglican Benedictines of Caldey Island, off Tenby in Wales, transferred their allegiance from Canterbury to Rome. Marmion became deeply involved in the spiritual and canonical process of the reception of the community into the Catholic Church. The outbreak of the Great War in 1914 ushered in four years of grave anxiety for Marmion. Unlike the military situation in World War II, Belgium was able to retain its sovereignty over a small coastal strip of its own territory. This enabled those young monks of Maredsous for whom Marmion had found a temporary home at Edermine in County Wexford, to travel to and from the front, where they acted as brancardiers (stretcher bearers). Marmion made every effort to maintain the bond of community between those monks who had remained behind in Maredsous under German occupation, and those based in Edermine, even travelling in disguise through the German lines to reach Ireland. One final piece of important monastic, ecclesiastical and even political business absorbed much of Marmion’s later energies, although strictly speaking it was not of his remit. His strenuous efforts to install Belgian monks in Dormition Abbey in Jerusalem (12) following the internment of the original German community by the victorious British forces, were of no avail, the question being finally settled by the re-install­ation of the German (Beuronese) monks in 1921. The anti-German sentiment in Belgium after World War I made it impossible for Maredsous and the other Belgian houses to remain in the German Beuronese Congregation. Marmion played a central role in the process of withdrawal, to this end vis­iting the other Belgian houses after the Armistice in November 1918. On 23 December 1918 the monastic chapter in Maredsous voted in favour of separ­ation from Beuron and in February 1920 the Belgian Benedictine Congregation of the Annunciation was formally erected. Throughout this period, and in spite of failing health, Marmion maintained his hectic sched­ule of retreats and sermons and his extensive correspondence. He died at Maredsous on Tuesday 3° January 1923 after a brief illness which originated in a chill and developed into bronchial pneumonia. He would have been sixty-five on the following 1 April.


NOTES
  1. L’Osservatore Romano, weekly edn., 6 Sept, 2000, p 8.
  2. Placid Murray, ‘A blessed Dubliner’ in Studies, lxxxix (2000), pp 380-8.
  3. Marmion is not included in the survey by William P. Loewe, ‘From rhe humanity of Christ to the historical Jesus’ in Theological Studies, 61 (2000), pp 314-31.
  4. Ephesians 3:8.
  5. Dom Raymond Thibaut, Un Maître de fa vie spirituelle: Dom Columba Marmion, Abbe de Maredsous (1858-1923), (Maredsous, 1953) p 27.
  6. Idem, Abbot Columba Marmion: a master of the spiritual life (London, 1932), p 40. The Latin sentence is from John 11 :28 ‘The Master is here and is calling you.’
  7. Full (French) text in Thibaut, Maître, pp 29-30. This is Marmion’s earliest extant letter.
  8. Dom Idesbald Ryelandt (1878-1971), monk and prior of Maredsous, prior of Glenstal (1938-45) and noted spiritual writer.
  9. M. M. Philipon OP, The spiritual doctrine of Dom Marmion, (London, 1956), p 79.
  10. Thibaut, Maître, p 404.
  11. Dam Bernard Capelle in La Vie Spirituelle, no 325, Jan 1948, p 127.
  12. Nikolaus Egender, ‘Belgische Benediktiner in der Dormitio in Jerusalem 1918-1920′ in Erbe und Auftrag, !xxvii (2001), pp 155-64.
This article is taken from Ed. Martin Browne OSB & Colmán Ó Clabaigh OSB, The Irish Benedictines: A History published by The Columba Press 2005.

SOURCE : http://www.catholicireland.net/saintoftheday/blessed-columba-marmion-osb-1858-1923/

 Voir aussi : http://www.marmion.be/

http://www.clairval.com/lettres/fr/2001/11/01/5311001.htm

http://www.radio-silence.org/Sons/2014/LSM/pdf/lsm20141003.pdf

http://www.osb.org/gen/marmbibl.html

http://www.ewtn.com/library/MARY/MARMHIDD.HTM


http://24.122.15.135/chemin_croix_marmion.htm