lundi 19 janvier 2015

Saint MACAIRE le Grand (ou MACAIRE d'ÉGYPTE), abbé et fondateur


Saint Macaire le Grand, abbé

Originaire de Haute-Egypte où il semble être né au tout début du IVe siècle, il devint vers l’âge de trente ans membre d’une colonie monastique qui peuplait le désert de Scété à l’ouest du delta du Nil. Disciple de saint Antoine, remarqué pour sa sainteté précoce, on lui avait attribué le surnom de « jeune vieillard ». Ordonné prêtre à 40 ans, il possédait les charismes de guérison et de prophétie. Fermement opposé à l'hérésie arienne, il fut, vers 374, exilé dans une île du Nil par l'évêque Lucius d’Alexandrie. Il put cependant revenir au désert pour y finir ses jours, âgé de plus de quatre-vingt-dix ans. C'est pendant cette dernière période qu'Evagre le Pontique fut son disciple. Il mourut vers 390.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/01/19/1545/-/saint-macaire-le-grand-abbe

Saint Macaire d'Egypte

Fondateur de Scété ( 390)

Macaire l'Ancien ou Macaire le Grand.

Prêtre et abbé du monastère de Scété en Égypte aux confins de la Libye. Ancien chamelier, il apprit à la suite de saint Antoine à mourir au monde et à lui-même et à vivre pour Dieu seul, et il enseignait à ses disciples à faire de même.

Il est fêté en Occident le 15 janvier. 

Les Églises d'Orient célèbrent également ce jour saint Macaire d'Alexandrie, saint Macaire de Kiev, saint Macaire de Novgorod.

Au martyrologe romain au 19 janvier, commémoraison de saint Macaire le Grand.

Macaire le Grand.
La figure de Saint Macaire est très certainement composite. Son nom lui-même, Makavrioõ - Makarios -, est en fait un adjectif qui signifie "bienheureux". Le Macaire originel naquit en haute-Égypte, vers 300. Vers 330, il se fit moine, c'est-à-dire qu'il se retira, le premier, dans le désert de Scétis, à l'endroit appelé depuis Deir Abu Makar (34). Bientôt rejoint par d'autres hommes, il y vécut en ermite, entouré par les retraites des autres solitaires. C'est alors que, étonnés par sa sagesse et son intelligence, ses compagnons lui donnèrent le surnom de toV nevoõ ghraioõ - to néos gêraios -, "le jeune âgé". 

"Prophète et docteur", c'est-à-dire théologien et prêcheur, Macaire fut ordonné prêtre vers 340. Les moines se réunissaient autour de lui pour les liturgies et admiraient l'éloquence de ses homélies et de ses sermons. Fermement opposé à l'hérésie arienne, il fut, vers 374, exilé dans une île du Nil par l'évêque Lucius d'Alexandrie. Peu de temps après, il revint au désert pour y finir ses jours. C'est pendant cette dernière période qu'Évagre le Pontique fut son disciple. Il mourut vers 391. 

La littérature macarienne comporte au moins trois sources : 

- une lettre, "Aux amis de Dieu", sans doute authentiquement du premier Macaire; 

- les "Cent Cinquante Homélies spirituelles", réunies par Syméon le Métaphraste (35), que la critique moderne attribue souvent à un auteur de tendance messalienne, Syméon de Mésopotamie et nous nous y référerons comme au pseudo-Macaire; 

- le cycle copte de Macaire, avec le recueil des "Vertus de saint Macaire", appelé ici le Macaire copte. 

On voit ici l'importance d'une tradition orale inspirée par la figure du "Bienheureux".

Le texte ci-dessous rapporte très vraisemblablement la pensée de saint Macaire : 

"On demandait à l'abba (36) Macaire : Comment doit-on prier ? L'ancien répondit : Point n'est besoin de se perdre en paroles; il suffit d'étendre les mains et de dire « Seigneur, comme il Vous plaît et comme Vous savez, ayez pitié ». Si le combat vous presse, dites : « Seigneur, au secours ! ». Il sait ce qui vous convient et Il aura pitié de vous."

Citation des "Cent cinquante homélies spirituelles".

18. La persévérance dans la prière est le fondement de tout bon effort et la cime où s'accomplissent les oeuvres droites. C'est par elle, quand nous appelons Dieu à tendre une main secourable, que nous acquérons les autres vertus. C'est dans la prière en effet qu'est donné à ceux qui en sont jugés dignes de communier à l'énergie mystique et de rencontrer l'état de sainteté qui, par l'ineffable amour du Seigneur, tourne vers Dieu également l'intelligence elle-même. Il est dit : "Tu as donné la joie à mon coeur". Et le Seigneur lui-même : "Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous". Que le Royaume de Dieu soit au dedans, qu'est-ce que cela peut signifier d'autre que ceci : la joie céleste de l'Esprit marque clairement de son empreinte les âmes qui en sont dignes ? Car les âmes qui, par la communion efficace de l'Esprit, sont dignes d'une telle grâce reçoivent les arrhes et les prémices de la réjouissance, de la joie, du bonheur que donne l'Esprit, et auquel ont part les saints dans la lumière éternelle au coeur du Royaume du Christ. C'est là, nous le savons, ce qu'a montré l'Apôtre divin. Il dit en effet : "Il nous console dans notre affliction, afin que par la consolation que nous mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler ceux qui sont dans la détresse". Mais également : "Mon coeur et ma chair crient de joie vers le Dieu vivant", et : "Comme de graisse et de moelle mon âme sera rassasiée". De même les versets qui s'accordent à ceux-ci veulent dire la même chose, et font allusion à la joie et à la consolation efficaces de l'Esprit. 

19. De même que l'oeuvre de la prière est plus grande que les autres, de même celui qui est épris d'amour pour elle doit se donner plus de peine et de souci afin de ne pas se faire voler à son insu par le vice. Car en ceux qui visent un plus grand bien, le malin attaque avec de plus grands efforts. Un tel homme aura ainsi besoin d'une grande vigilance et d'une grande sobriété pour porter davantage encore les fruits de l'amour et de l'humilité, de la simplicité et de la bonté, et enfin du discernement, en persévérant chaque jour dans la prière. Ces fruits lui rendront manifestes son propre progrès et sa propre croissance dans les choses de Dieu, et ils inviteront les autres à éprouver la même ferveur. 

20. L'Apôtre divin lui-même enseigne qu'il faut prier continuellement et persévérer dans la prière. Et le Seigneur l'a dit : "Combien plus Dieu fera-t-il justice à ceux qui l'appellent nuit et jour" et : "Veillez et priez". Il faut donc "toujours prier et ne pas se lasser". De même que celui qui persévère dans la prière a choisi une oeuvre plus fondamentale, de même il lui faut mener un grand combat et soutenir un effort continu, car à la persévérance dans la prière s'opposent les nombreux obstacles du vice : le sommeil, l'acédie, la pesanteur du corps, l'égarement des pensées, l'agitation de l'intelligence, le relâchement, et les autres oeuvres mauvaises. Puis viennent les afflictions, les soulèvements des esprits du mal eux-mêmes, qui nous combattent et nous résistent avec acharnement et empêchent d'approcher Dieu l'âme qui sans relâche le recherche en vérité. 

22. Si l'humilité et l'amour, la simplicité et la bonté, ne règlent pas le bon ordre de notre prière, une telle prière, qui serait plutôt l'apparence de la prière, ne peut guère nous aider. Et nous ne disons pas cela de la seule prière, mais de tout effort et de toute peine, de la virginité, du jeûne, de la veille, de la psalmodie, du service, de tout travail fait avec attention pour l'amour de la vertu. Si nous ne nous attachons pas à voir en nous-mêmes les fruits de l'amour, de la paix, de la joie, de la simplicité, de l'humilité, mais aussi de la douceur, de la candeur, de la foi telle qu'elle doit être, de la patience et de la bienveillance, les peines que nous nous donnons ne nous servent à rien. Car nous acceptons de supporter les peines pour profiter des fruits. Mais si l'on ne trouve pas en nous les fruits de l'amour, notre travail est tout à fait vain. De tels hommes ne diffèrent en rien des cinq vierges folles. Celles-ci n'avaient pas dès maintenant dans leur coeur l'huile spirituelle : l'énergie des vertus dont nous avons parlé, cette énergie que donne l'Esprit. Aussi furent-elles appelées folles et rejetées lamentablement hors du lieu des noces royales, sans recevoir en partage le fruit des peines de la virginité. En effet, quand on cultive la vigne, on prodigue à l'avance tous ses soins et toute sa peine dans l'espoir d'obtenir des fruits, mais si l'on n'a pas récolté de fruits, le travail s'avère aléatoire. De même si nous ne voyons pas en nous, grâce à l'énergie de l'Esprit, les fruits de l'amour, de la paix, de la joie et des autres vertus que l'Apôtre a énumérées, et si nous ne nous attachons pas à reconnaître cette grâce en toute certitude et par la perception spirituelle, l'effort de la virginité, de la prière, de la psalmodie, du jeûne et de la veille est manifestement vain. Car ces peines et ces efforts de l'âme et du corps doivent s'accomplir, nous l'avons dit, dans l'espérance des fruits spirituels. Porter les fruits des vertus est une jouissance spirituelle, accompagnée d'un plaisir incorruptible, que l'Esprit suscite secrètement dans !es coeurs fidèles et humbles. Qu'ainsi les peines et les efforts soient considérés pour ce qu'ils sont, comme des peines et des efforts, et que les fruits soient considérés comme des fruits. Mais si quelqu'un, par manque de connaissance, pense que son travail et son effort sont des fruits de l'Esprit, qu'il n'ignore pas qu'il se console et se trompe lui-même, et que dans son état il est privé des fruits réellement grands, les fruits de l'Esprit. 

24. Ceux qui ne peuvent pas encore - parce qu'ils sont des enfants s'adonner jusqu'au bout à l'oeuvre de la prière, doivent accepter de servi leurs frères avec piété, foi et crainte de Dieu. Car ils sont au service d'un commandement de Dieu et d'une oeuvre spirituelle. Mais qu'ils n'attende pas des hommes un salaire, ou un honneur, et un remerciement. Qu'ils ne se permettent aucun murmure, ni orgueil, ni négligence, ni relâchement, à de ne pas souiller et corrompre une telle Couvre bonne, mais qu'ils s'efforcent cent bien plutôt de la rendre agréable à Dieu par la piété, la crainte et la joie. 

25. Le Seigneur est descendu parmi les hommes - ô la miséricorde divine à notre égard ! - avec tant d'amour et de bonté, cherchant à ne pas laisser d'oeuvre bonne sans aucun salaire, mais à mener tous les êtres des plus petites aux plus grandes vertus, pour ne priver personne de récompense, n'aurait-on donné qu'un verre d'eau fraîche. Car il a dit: "Quiconque donnera à boire un seul verre d'eau fraîche à l'un de ces petits, parce qu'il est Mon disciple, en vérité Je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense". Et encore : "Dans la mesure où vous avez fait cela à l'un d'eux, c'est à Moi que vous l'avez fait". Seulement, qu'on fasse un tel geste pour l'amour de Dieu, et non pour une gloire humaine. Car il a ajouté : "parce qu'il est Mon disciple", c'est-à-dire : dans la crainte et l'amour du Christ. Blâmant en effet ceux qui poursuivent le bien ostensiblement, et donnant à sa parole la force d'une sentence ferme, le Seigneur en vient à dire : "En vérité Je vous le dis, ils ont reçu leur récompense".




(34) En arabe. Ce nom peut se traduire par "le lieu de Père Macaire". 


(35) Syméon le Métaphraste, en grec Sumevon metavfrastiõ - Syméon métaphrastis -, c'est-à-dire Syméon le traducteur, vécut à Constantinople, probablement entre 900 et 985. Lui-même hagiographe, son Mhvwlogion - Ménologion -- est une collection de dix volumes relatant les vies des premiers saints orientaux, arrangée dans l'ordre du jour de leur fêtes. Syméon n'était ni prêtre ni moine, mais appartenait à l'administration byzantine. 


(36) Le mot abba est la transcription du grec ecclésiastique - abbas -, lui-même issu, via l'araméen, de l'hébreu ba - ’av -. Il signifie "père", avec l'idée de supérieur monastique.

SOURCE : http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Philocalie/macaire.html

Saint Macaire le Grand, dit l’Égyptien (19 janvier)

Le chamelier

Né (300) dans le delta du Nil, il fut d’abord chamelier. Sur l’appel de Dieu, il se retira seul dans une cellule de son village, Jijbêr, pour y vaquer à la vie ascétique et à la prière. Il était si détaché des biens de ce monde que, lorsqu’un voleur tenta de lui dérober le peu d’objets qu’il avait dans sa cellule, il l’aida à les charger sur son chameau. Jour et nuit, assis dans sa cellule, occupé à tresser des feuilles de palmier, il s’affligeait (cf. Matt. 5, 5) au souvenir de ses péchés, l’esprit transporté au ciel.

L’expérience

Il disait, non de longues prières, mais tout le temps : « Seigneur, comme Tu le veux et Tu le sais, miséricorde ! » Quelqu’un lui demanda un jour comment progresser dans la voie du Salut. Le saint l’envoya au cimetière injurier les morts puis leur adresser des éloges, et il lui dit à son retour : « Vois-tu, les cadavres n’ont rien répondu. De même, toi aussi, si tu veux être sauvé, deviens comme mort, comptant pour rien le mépris des hommes ou leurs louanges ». Il fut bientôt connu dans toute l’Égypte, et les visiteurs affluèrent au désert de Scété : il les accueillait avec joie et simplicité, sans juger personne, prodiguant à chacun parole d’édification ou prière. On l’appelait un « dieu terrestre », car, comme Dieu protège le monde par sa providence, Abba Macaire cachait les fautes qu’il voyait comme ne les voyant pas et couvrait tous les hommes de son amour. Il rencontra saint Antoine le Grand (17 janvier) qui fit de lui un de ses disciples et héritiers spirituels, comme ses deux homonymes : Macaire d’Alexandrie et Macaire de Pispir.

Les écrits

On attribue à saint Macaire le Grand des homélies spirituelles (« Spiritualité orientale » n°40, Bellefontaine, 1984) : il y évoque dans un style d’une grande beauté les effets de la grâce incréée de Dieu en nous. Adhérons au Seigneur par la foi et consacrons-nous à lui en renonçant à nous-mêmes, dit-il ; forçons notre nature rebelle dans la pratique de tous les saints commandements évangéliques, et soyons assidus à la prière. Voyant notre bonne volonté, le Christ nous donnera la force d’accomplir sa volonté, ou plutôt Il l’accomplira lui-même en nous par l’énergie du saint Esprit. Progressant ainsi de vertu en vertu et de gloire en gloire vers la plénitude, notre esprit sera intimement mêlé au feu de l’Esprit saint, il deviendra « tout œil, tout lumière », et acquerra les propriétés de Dieu, signe de la déification. Pour saint Macaire le seul but de la vie chrétienne est de faire l’expérience du saint Esprit, par une « belle transfiguration » qui nous donnera une « sensibilité spirituelle », et nous pourrons « goûter » la présence de Dieu à chaque instant de notre vie.

(d’après Le Synaxaire, Vies des saints de l’Église orthodoxe, II, Thessalonique, 1988)

SOURCE : http://www.sagesse-orthodoxe.fr/jaimerais-savoir/foi-et-tradition-orthodoxe/foi-de-leglise/saint-macaire-le-grand-dit-l%E2%80%99egyptien-19-janvier

Macarius of Alexandria, Hermit (RM)
(also known as Macarius the Younger)


Died c. 394-408. Often confused with Macarius the Elder, this one was also a desert monk in the same neighborhood as his fellow. Saint Macarius was a successful businessman (confectioner or fruit merchant) in Alexandria, Egypt, who was converted to the faith and baptized.


He gave up his business about 335 to become a monk in the Thebaid, Upper Egypt, and spent the remaining years of his life as a hermit in penance and contemplation. At first he lived near Saint Antony, the famous hermit of the Thebaid. Stories are told of the association of Antony and Macarius, some of which stretch credulity.

One day, the story goes, Macarius saw some palm branches that Antony had made into wreathes, and he asked to be given some of them. "It is written," Antony replied, "though shall not covet thy neighbor's goods." With that the branches dried up immediately, as if a violent fire had scorched them. From this Macarius learned that he, who lived in almost absolute rigor and austerity, was called to even greater poverty of spirit. Struck by the miracle, Antony placed his hands upon Macarius and said: "The spirit of God has reposed on you in a special way, Macarius. You are called to do great things."

Aiming at still greater perfection, in 373, Macarius moved to the desert of Nitria in Lower Egypt. En route under a scorching sun and at the end of his strength, the devil appeared to him and said, "Since you have the virtue of Antony, why not ask God for the food and strength necessary to continue your journey?" "The Lord is my strength and glory," Macarius responded. "Do not try to tempt a servant of God."

Making a new attempt to test the virtue of Macarius, the devil set before his eyes the vision of a camel laden with all kinds of appetizing food. Macarius was delighted with the vision and prepared to satisfy his hunger. Nevertheless, he suspected a trap and first rose to pray. Immediately, the camel disappeared as if swallowed up in the desert.

Stories like these abound in the only records we have of this great hermit's life. His brothers filled the profound silences of the desert with tales of his virtuous exploits, with embroiderings on his rigors, and the way he encouraged all to make themselves over into vessels of charity and kindness.

Arriving in Lower Egypt, he was ordained a priest, lived a life of great austerity, and was known for his miracles. He built cells in the deserts of Skete and Nitria, but spent most of his time in the area called the Cells. The brothers lived in separate cells completely devoid of any comforts or conveniences so that no distraction might interrupt their contemplation.

From the stories related of life there, the monks seem to have competed with one another in their austerities, and, of course, Macarius excelled. For seven years he lived only on raw vegetables dipped in water with a few crumbs of bread, though on important feast days, he moistened this scant food with drops of oil.

Having conquered hunger, Macarius next undertook to conquer sleep. He himself told his biographer, Palladius, how he once spent 20 days and 20 nights without entering his cell for sleep, by day burnt by the hot sun and at night frozen by the bitter cold. "My mind dried up because of lack of sleep, and I had a kind of delirium," the hermit admitted. "So I gave in to nature and then returned to my cell."
Uneasy about his chastity, Macarius called upon heroic courage to conquer his temptations. He condemned himself to spend six months naked in the marshes. The mosquitoes of the place, said the narratives of the event, were as big as bees, had such a penetrating force that they pierced even the skin of wild boars. But Macarius is said to have abandoned his body to them, with the result that when he later returned to his brothers, they recognized him only by the sound of his voice.

Records state how the most perfect charity prevailed among the cenobites. On one occasion a young brother offered Macarius some very fine grapes. The old fruit dealer was getting ready to taste them when, wishing to mortify himself, he sent them to one of his brothers who was ill. The latter, for the same reason, passed them on to another brother and the grapes thus made the rounds of all the cells of the desert until they were returned to Macarius. He, reflecting on the great virtue of his monks, would not touch the grapes until he first knelt down to praise God for their charity.

In his old age Macarius made a long journey to visit a famous monastery where 1,400 hermits lived under the rigid rule of the famous Saint Pachomius. Not recognized upon his arrival, Macarius was refused admittance. "You are very old," Pachomius said, "for such great rigor as we have here. One should be trained in it from childhood, or else one cannot stand it. At your age your health would quickly fail and you would curse us for harming you." Undisturbed by his failure to gain entry, Macarius stood at the gate of the abbey for seven days and nights-- without sleep, without food, without saying a word.

Finally, the monks relented and he was received. It so happened that it was Lent--a time when the rules did not prescribe any limit to mortification and each monk had complete liberty in this matter. Macarius noted how his new brothers lived: some ate only during the evening, some every other day, the best trained could wait for five days. Certain monks spent the night standing, in prayer. He decided to surpass them all. He took himself to a remote corner of the monastery and stood there in complete silence for the entire period of Lent, living only upon a few cabbage leaves each Sunday "more to avoid ostentation," says his biographer, "than because of any real need."

Unfortunately, the monks became so jealous of the prodigious austerity of their new brother and finally went to Pachomius with their complaint. "From where did this man come to us?" they asked him, "this man without flesh. He is a shame and a reproach. Have him leave here or else all of us will leave."

Pachomius then asked God to reveal to him who this old man was. When he learned that it was Macarius, he went to see him and said: "My brother, I have wanted to meet you for many years. I thank you for the lesson you have given my sons. It will prevent their boasting about their modest mortifications. But you have edified us sufficiently. Return to your own monastery and pray for us each day." (By the way, it's unlikely that Pachomius and Macarius met-- Pachomius died in 348 and Macarius, at the earliest estimate, in 394.)

Macarius went back to Skete and set about correcting what he regarded as his worst vice: his craze to travel. Soon the devil suggested that he depart for Rome to chase out the demons there. Disturbed by the need to make such a voyage on behalf of the Church, yet not willing to succumb to his vice again, Macarius filled a large basket with sand, put it on his back and set out across the desert. When someone offered to help him, he said, "Leave me alone. In this way I punish the one who torments me. Does he not wish to lead me, old and weak as I am, on a distant and vain voyage?" With that, he returned to his cell, his body broken with fatigue but cured of his temptation.

Toward the end of his life, however, Macarius had to make one more trip in spite of his resolution. He was banished for a time with Macarius the Elder and other monks to an island in the Nile for his unswerving fidelity to orthodoxy by Lucius, the intruded Arian Patriarch of Jerusalem, but was later allowed to return. Marcarius wrote a constitution for the monastery at Nitria named after him, and some of its rules were adopted by Saint Jerome for his monastery (Attwater, Benedictines, Delaney, Encyclopedia, Gill).

Saint Macarius's emblem in art are flies which sting the hermit in the desert. Sometimes he is shown with a lamp or lantern, or leaning on a crutch (tau staff) conversing with a skull. There is much confusion between the Younger and Elder Macarius (Roeder). Because Macarius was a confectioner, he is the patron of pastry chefs (Roeder).