mardi 20 janvier 2015

Saint ÉTIENNE MIN KUK-KA, Saint ANDRÉ KIM TAEGON et les saints martyrs de CORÉE

Stèle en l'honneur des membres des Missions Étrangères de Paris, martyrs en Corée.

20 janvier

SAINT ÉTIENNE MIN KUK-KA, martyr

Ce catéchiste coréen fut étranglé à Séoul, en 1840, pour sa foi en Jésus-Christ à l'époque où plus de 10.000 chrétiens donnèrent ce témoignage de leur fidélité au Christ.


Saint ÉTIENNE MIN

Catéchiste coréen ( 1840)

Il fut étranglé à Séoul, pour sa foi en Jésus-Christ à l'époque où plus de 10.000 chrétiens donnèrent ce témoignage de leur fidélité au Christ. Il fut canonisé en mai 1984 à Séoul, par le pape Jean Paul II avec une centaine d'autres témoins de la foi.





À Séoul en Corée, l’an 1840, saint Étienne Min Kuk-ka, catéchiste, martyr, étranglé en prison pour la foi chrétienne.



Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/5400/Saint-Etienne-Min.html


21 janvier

Saint Jean Yi Yun-il, martyr

Ce paysan, père de famille et catéchiste donna sa vie, comme des milliers de chrétiens coréens, pour maintenir sa foi au Christ, en 1867, dernière victime de la violente persécution qui s’abattit sur le pays.

Saint Jean Yi Youn-il

Père de famille et catéchiste en Corée ( 1867)


Il donna sa vie, comme des milliers de chrétiens coréens, pour maintenir sa foi au Christ. Il a été béatifié en 1984. 

À Taegu en Corée, l’an 1867, saint Jean Yi Yun-il, martyr. Père de famille, paysan et catéchiste, malgré les coups de verge et les membres déboités, il demeura ferme dans la foi chrétienne, et obtint le martyre en acceptant de grand cœur la décapitation. Il fut la dernière victime de la grande persécution dans ce pays.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/5309/Saint-Jean-Yi-Youn-il.html

22 janvier

Saint André Chong (Tyong) Hwa-gyong, martyr

André Chong (Tyong) Hwa-gyong, catéchiste coréen prêta son aide à l’évêque saint Laurent Imbert et fit de sa maison le refuge des chrétiens. Pour cela, il fut souvent battu de coups et enfin étranglé en prison, à Séoul en 1840.


SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/01/23/1805/-/saint-andre-chong-tyong-hwa-gyong-martyr

30 janvier

Saint Paul Ho Hyob, martyr

Soldat coréen, né vers 1795, torturé à cause de sa religion, un moment chancelant dans sa foi, puis martyrisé, après un long emprisonnement, en 1840, à Séoul.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/01/30/2235/-/saint-paul-ho-hyob-martyr

1er février

Saints Paul Hong Yông-ju et Jean Mun-u, martyrs

Paul, qui était catéchiste coréen et Jean, qui s’occupait des pauvres et enterrait les martyrs furent décapités à Séoul en haine de la foi avec Barbe Ch’oe Yông-i en 1840.



Saints Martyrs de Corée

(19ème s.)

Nous fêtons ces martyrs qui, entre 1839 et 1866, donnèrent leur vie en témoignage de la foi au Christ. Le Pape a canonisé le 6 mai 1984, onze prêtres martyrs qui appartenaient aux Missions Etrangères de Paris, vingt quatre catéchistes coréens, dix jeunes femmes coréennes et six jeunes garçons et filles de moins de vingt ans, qui furent étranglés ou décapités. On estime à près de 10.000 les martyrs de cette période. Nous les fêtons aussi chacun au jour des calendriers liturgiques des Eglises qui les vénèrent. Nous fêtons aujourd'hui Siméon-François Berneux, Pierre-Henri Dorie, Just Ranfer de Bretenières et Louis Beaulieu.

- Le Pape François en Corée 14-18 août 2014 et les JMJ d'Asie - les martyrs et l'Evangile en Corée.

Au 8 mars, au martyrologe romain: À Sai-Nam-Hte en Corée, l’an 1866, les saints martyrs Siméon Berneux, évêque, Just Ranfer de Bretenières, Louis Beaulieu et Pierre-Henri Dorie, prêtres, de la Société des Missions étrangères de Paris. Soumis à des interrogatoires et à la torture, ils répondirent hardiment à leurs persécuteurs qu’ils étaient venus en Corée pour sauver les âmes au nom du Christ, et ils furent décapités.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/773/Saints-Martyrs-de-Coree.html

Saint André Kim Taegon et ses compagnons, martyrs en Corée, 1839-1867 (19ème s.)


Il fut le premier prêtre coréen, et le premier prêtre martyr durant les quatre grandes vagues de persécutions qui se succédèrent en Corée de 1839 à 1867. Son père, saint Ignace Kim, avait été décapité pour le Christ en 1839. Saint André le fut aussi, après d'horribles tortures, neuf années plus tard, il avait 25 ans. Plus de 10.000 chrétiens donnèrent ainsi le témoignage de leur foi au prix de leur vie. Le Pape canonisa ainsi 103 martyrs de Corée en 1984, parmi eux des jeunes filles de 15 ou 17 ans, des garçons de 13 ans.

- Histoire des 103 saints martyrs coréens
(en anglais sur le site de la Conférence des évêques de Corée - CBCK)

-
Le Pape François en Corée 14-18 août 2014 et les JMJ d'Asie - les martyrs et l'Evangile en Corée.

L’Église vénère ainsi, dans une célébration commune, André Kim Tae-gon, Paul Chong Ha-sang et cent un martyrs de Corée qui ont témoigné sans peur de la foi chrétienne, introduite en Corée par quelques laïcs, nourrie et confirmée ensuite par la prédication des missionnaires et la célébration des sacrements. Tous ces athlètes du Christ, dont trois évêques, huit prêtres, et tous les autres laïcs, mariés ou non, vieillards, jeunes et enfants, soumis au supplice, ont consacré, par leur sang précieux, les débuts de l’Église en Corée, en 1839, 1846 et 1866. Saints Siméon Berneux, Antoine Daveluy et Laurent Imbert, évêques ; Just Ranfer de Bretenières, Louis Beaulieu, Pierre-Henri Dorie, Pierre Maubant, Jacques Chastan, Pierre Aumaître, Martin-Luc Huin, prêtres ; Jean Yi Yun-il, André Chong Hwa-gyong, Étienne Min Kuk-ka, Paul Ho Hyob, Augustin Pak Chong-won, Pierre Hong Pyong-ju, Paul Hong-Yong ju, Joseph Chang Chu-gi, Thomas Son Cha-son, Luc Hwang Sok-tu, Damien Nam Myong-hyog, Franois Ch’oe Kyong-hwan, Charles Hyon Song-mun, Laurent Han I-hyong, Pierre Nam Kyong-mun, Augustin Yu Chin-gil, Pierre Yi Ho-yong, Pierre Son Son-ji, Bénédicte Hyon Kyong-nyon, Pierre Ch’oe Ch’ang-hub, catéchistes ; Agathe Yi, Marie Yi In-dog, Barbe Yi, Marie Won Kwi-im, Thérèse Kim Im-i, Colombe Kim Hyo-im, Madeleine Cho, Élisabeth Chong Chong-hye, vierges ; Thérèse Kim, Barbe Kim, Susanne U Sur-im, Agathe Yi-kan-nan, Madeleine Pak Pong-son, Perpétue Hong Kum-ju, Catherine Yi, Cécile Yu So-sa, Barbe Cho Chung-i, Madeleine Han Yong-i, veuves ; Madeleine Son-So-byog, Agathe Yi Kyong-i, Agathe Kwon Chin-i, Jean Yi Mun-u, Barbe Ch’oe Yong-i, Pierre Yu Chong-nyul, Jean-Baptiste Nam Chong-sam, Jean-Baptiste Chon Chang-un, Pierre Ch’oe Hyong, Marc Chong Ui-bae, Alexis U Se-yong, Antoine Kim Song-u, Protais Chong Kuk-bo, Augustin Yi Kwang-hon, Agathe Kim A-gi, Madeleine Kim O-bi, Barbe Han A-gi, Anne Pak A-gi, Agathe Yi So-sa, Lucie Park Hui-sun, Pierre Kwon Tu-gin, Joseph Chang Song-jib, Madeleine Yi Yong-hui, Thérèse Yi Mae-im, Marthe Kim Song-im, Lucie Kim, Rose Kim, Anne Kim Chang-gum, Jean-Baptiste Yi Kwang-nyol, Jean Pak Hu-jae, Marie Pak Kun-a-gi Hui-sun, Barbe Kwon-hui, Barbe Yi Chong-hui, Marie Yi Yon-hui, Agnès Kim Hyo-ju, Catherine Chong Ch’or-yom, Joseph Im Ch’i-baeg, Sébastien Nam I-gwan, Ignace Kim Che-jun, Charles Cho Shin-ch’ol, Julitte Kim, Agathe Chon Kyong-hyob, Madeleine Ho Kye-im, Lucie Kim, Pierre Yu Taech’ol, Pierre Cho Hwa-so, Pierre Yi Myong-so, Barthélemy Chong Mun-ho, Joseph-Pierre Han Chae-Kwon, Pierre Chong Won-ji, Joseph Cho Yun-ho, Barbe Ko Sun-i, Madeleine Yi Yong-dog.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1884/Saint-Andre-Kim-Taegon.html

Saint ANDRÉ KIM TAEGON

et ses compagnons, martyrs en Corée, 1839-1867 (19ème s.)



Il fut le premier prêtre coréen, et le premier prêtre martyr durant les quatre grandes vagues de persécutions qui se succédèrent en Corée de 1839 à 1867. Son père, saint Ignace Kim, avait été décapité pour le Christ en 1839. Saint André le fut aussi, après d'horribles tortures, neuf années plus tard, il avait 25 ans. Plus de 10.000 chrétiens donnèrent ainsi le témoignage de leur foi au prix de leur vie. Le Pape canonisa ainsi 103 martyrs de Corée en 1984, parmi eux des jeunes filles de 15 ou 17 ans, des garçons de 13 ans.

Histoire des 103 saints martyrs coréens (en anglais sur le site de la conférence des évêques de Corée)
L’Église vénère ainsi, dans une célébration commune, André Kim Tae-gon, Paul Chong Ha-sang et cent un martyrs de Corée qui ont témoigné sans peur de la foi chrétienne, introduite en Corée par quelques laïcs, nourrie et confirmée ensuite par la prédication des missionnaires et la célébration des sacrements. Tous ces athlètes du Christ, dont trois évêques, huit prêtres, et tous les autres laïcs, mariés ou non, vieillards, jeunes et enfants, soumis au supplice, ont consacré, par leur sang précieux, les débuts de l’Église en Corée, en 1839, 1846 et 1866. Saints Siméon Berneux, Antoine Daveluy et Laurent Imbert, évêques ; Just Ranfer de Bretenières, Louis Beaulieu, Pierre-Henri Dorie, Pierre Maubant, Jacques Chastan, Pierre Aumaître, Martin-Luc Huin, prêtres ; Jean Yi Yun-il, André Chong Hwa-gyong, Étienne Min Kuk-ka, Paul Ho Hyob, Augustin Pak Chong-won, Pierre Hong Pyong-ju, Paul Hong-Yong ju, Joseph Chang Chu-gi, Thomas Son Cha-son, Luc Hwang Sok-tu, Damien Nam Myong-hyog, Franois Ch’oe Kyong-hwan, Charles Hyon Song-mun, Laurent Han I-hyong, Pierre Nam Kyong-mun, Augustin Yu Chin-gil, Pierre Yi Ho-yong, Pierre Son Son-ji, Bénédicte Hyon Kyong-nyon, Pierre Ch’oe Ch’ang-hub, catéchistes ; Agathe Yi, Marie Yi In-dog, Barbe Yi, Marie Won Kwi-im, Thérèse Kim Im-i, Colombe Kim Hyo-im, Madeleine Cho, Élisabeth Chong Chong-hye, vierges ; Thérèse Kim, Barbe Kim, Susanne U Sur-im, Agathe Yi-kan-nan, Madeleine Pak Pong-son, Perpétue Hong Kum-ju, Catherine Yi, Cécile Yu So-sa, Barbe Cho Chung-i, Madeleine Han Yong-i, veuves ; Madeleine Son-So-byog, Agathe Yi Kyong-i, Agathe Kwon Chin-i, Jean Yi Mun-u, Barbe Ch’oe Yong-i, Pierre Yu Chong-nyul, Jean-Baptiste Nam Chong-sam, Jean-Baptiste Chon Chang-un, Pierre Ch’oe Hyong, Marc Chong Ui-bae, Alexis U Se-yong, Antoine Kim Song-u, Protais Chong Kuk-bo, Augustin Yi Kwang-hon, Agathe Kim A-gi, Madeleine Kim O-bi, Barbe Han A-gi, Anne Pak A-gi, Agathe Yi So-sa, Lucie Park Hui-sun, Pierre Kwon Tu-gin, Joseph Chang Song-jib, Madeleine Yi Yong-hui, Thérèse Yi Mae-im, Marthe Kim Song-im, Lucie Kim, Rose Kim, Anne Kim Chang-gum, Jean-Baptiste Yi Kwang-nyol, Jean Pak Hu-jae, Marie Pak Kun-a-gi Hui-sun, Barbe Kwon-hui, Barbe Yi Chong-hui, Marie Yi Yon-hui, Agnès Kim Hyo-ju, Catherine Chong Ch’or-yom, Joseph Im Ch’i-baeg, Sébastien Nam I-gwan, Ignace Kim Che-jun, Charles Cho Shin-ch’ol, Julitte Kim, Agathe Chon Kyong-hyob, Madeleine Ho Kye-im, Lucie Kim, Pierre Yu Taech’ol, Pierre Cho Hwa-so, Pierre Yi Myong-so, Barthélemy Chong Mun-ho, Joseph-Pierre Han Chae-Kwon, Pierre Chong Won-ji, Joseph Cho Yun-ho, Barbe Ko Sun-i, Madeleine Yi Yong-dog.



Le Pape François « prie afin que le Mois des martyrs puisse constituer pour les pèlerins une opportunité pour raviver la foi dans leurs cœurs et pour s’engager plus pleinement dans la mission urgente de l’évangélisation » : tel est le souhait exprimé par le Pape François dans une lettre adressée à l’Archevêque de Séoul, Mgr Yeom Soo-jung, et à la communauté catholique à l’occasion du « mois des martyrs ». 


L’Archidiocèse a en effet proclamé le mois de septembre « mois des martyrs », invitant les fidèles à réfléchir, à prier et à approfondir le sens du martyre dans leur histoire personnelle et communautaire. Au Martyrologe romain, la mémoire des martyrs coréens est célébrée le 20 septembre, lorsqu’il est fait mémoire de 103 martyrs de Corée, dont Saint André Kim Tae-gon, prêtre, Paul Chong Ha-sang et leurs compagnons, trois Evêques, huit prêtres et des laïcs. En vue du mois des martyrs, l’Archidiocèse de Séoul a qualifié de « routes de pèlerinage » celles qui relient les églises commémoratives et les lieux sacrés situés à l’intérieur de la ville, activant ainsi des « routes des martyrs » que les fidèles pourront parcourir. 



La cérémonie d’ouverture de l’initiative, centrée sur le thème « Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie » (Jn 14, 6), se tiendra le 2 septembre en la Cathédrale de Myeongdong. Dans sa lettre, le Pape François espère que « tous ceux qui participeront aux pèlerinages au cours de ce mois, aidés par les prières et par l’exemple des martyrs, approfondiront leur propre communion avec le Seigneur Jésus Christ qui a sacrifié Sa vie, communion que nous pouvons partager grâce au don inestimable de la vie éternelle ». Le Pape confie ensuite tous les pèlerins « à la puissante intercession de Marie, Mère de l’Eglise, et aux prières des martyrs de Corée ».





103 martyrs de Corée  (1839 - 1866)

SS. André KIM, Paul CHONG et 101 compagnons

Béatification: 05.07.1925  par Pie XI  -  06.10.1968  par Paul VI  (Voir plus bas)

Canonisation: 06.05.1984  à Séoul (Corée)  par Jean Paul II<

Fête: 20 septembre
Note: Première canonisation en dehors de Rome
Réf. dans l’Osservatore Romano: 1984 n.19 p.1.16
Réf. dans la Documentation Catholique: 1925 col.1186-89  -  1968 col.1743-50  -  1984 p.615-618 et 1156-7
Notice:
Ce groupe de 103 martyrs comprend dix missionnaires français (dont trois évêques), André Kim, premier prêtre coréen, et 92 laïcs, notamment Paul Chong, un des chefs de la communauté chrétienne. Certains étaient mariés, d'autres s'étaient donnés entièrement à Dieu, bien avant qu'il ne fut question de vie religieuse. Ils furent victimes de grandes persécutions entre 1839 et 1866. Jean Paul II les a canonisés en 1984 lors de sa visite pastorale en Corée: c'est la première canonisation en dehors de Rome.

Le groupe est composé de:

- 3 évêques français:  2  Laurent IMBERT2  Siméon  BERNEUX,   2  Antoine DAVELUY

- 7 prêtres missionnaires français:

                    
2  Pierre MAUBANT                                          2  Jacques CHASTAN
                    
2  Just Ranfer de BRETENNIERES                    2  Pierre Henri DORIE
                    2  Louis BEAULIEU                                           2  Martin Luc HUIN
                    
2  Pierre AUMAITRE

2  André KIM TAEGON, premier prêtre coréen

- 92 laïcs, dont  2  Paul CHONG HASANG, un des chefs de la communauté chrétienne.
Tous martyrs en 1839, 1846, 1866.

Ils ont été béatifiés ainsi:

- 79 béatifiés le 5.7.1925 par Pie XI: 70 martyrs de 1839-1841 et 9 martyrs de 1846.

- 24 béatifiés le 6.10.1968 par Paul VI: martyrs en 1866.

Agathe Yi So-sa
24.05.1839
Anne Pak A-gi
24.05.1839
Augustin Yi Kwang-hon
24.05.1839
Barbara Han A-gi
24.05.1839
Damien Nam Myong-hyog
24.05.1839
Lucie Park Hui-sun
24.05.1839
Madeleine Kim O-bi
24.05.1839
Pierre Kwon Tu-gin
24.05.1839
Joseph Chang Song-jib
26.05.1839
Barbara Kim
27.05.1839
Barbara Yi
27.05.1839
Sébastien Nam I-gwan
01.07.1839

SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/fg001.htm

31 janvier

Saints Augustin Pak Chong-won, et ses compagnons, martyrs

Augustin Pak Chong-won, catéchiste, et cinq compagnons: les saints Pierre Hong Pyong-ju, catéchiste, Marie Yi In-dong, vierge, Madeleine Son So-buog, Agathe Yi Kyong-i et Agathe Kwon Chin-i, après avoir supporté de nombreux supplices, continua à professer la foi chrétienne avec une force intrépide et fut décapité en Corée, l’an 1840, rendant ainsi gloire à Dieu.


20 septembre

Saints Laurent Imbert, André Kim, Paul Chong et leurs compagnons martyrs en Corée


Le christianisme entra dans le royaume de Corée, en 1784, par deux intellectuels, Yi Seung-Hun et Yi Byok.

Yi Byok, considéré comme le premier fondateur de l'Eglise coréenne, naquit en 1754, au sein d’une noble famille qui s'était illustrée dans la carrière militaire : son grand-père, son père, ses deux frères furent tous généraux. Yi Byok qui était plutôt porté sur l'étude, avait eu l'occasion de lire certains livres chrétiens apportés de Chine par les ambassades qui se rendaient chaque année à Pékin. En janvier 1780, il apprit qu'un petit groupe de lettrés avait organisé une réunion d'études dans le temple bouddhique de Chon Jin Am, au milieu des montagnes. Il décida de s'y rendre. Parti de Séoul, il fit à pied quelque soixante kilomètres, en plein hiver et sur des chemins couverts de neige, pour arriver en pleine nuit au lieu de la réunion. Avec les lettrés, à la lumière des bougies, il discuta sur les livres classiques du confucianisme et pendant plus de dix jours, ils comparèrent les doctrines contebues dans les livres bouddhiques, confucéens et taoïstes avec les vérités chrétiennes, telles qu'elles étaient exposées, en particulier, dans le célèbre livre du jésuite Matteo Ricci à Pékin : « Le Discours véridique sur Dieu. » Ils décidèrent d'adopter la foi chrétienne et d'en vivre de suite. Matin et soir, ils se prosternaient pour la prière. Ayant lu que tous les sept jours on doit en consacrer un au culte de Dieu, ils décrétèrent Jour du Seigneur les 7é, 14e, 21e et 28e jours du mois lunaire, le seul qu'ils connaissaient à cette époque.

Revenu chez lui, Yi Byok répandit la doctrine dans son entourage. Mais il se rendait bien compte que sa connaissance du christianisme était insuffisante. En 1783, à l'occasion d'une ambassade, il envoya son ami Yi Seung-Hun à l'Église de Pékin pour s'informer et rapporter des livres. Arrivé à Pékin, Yi Seung-Hun se rendit à l'église du Nord (Beitang) où il fut reçu par le P. de Grammont qui l'instruisit et le baptisa sous le nom de Pierre. Revenu en Corée, Yi Seung-Hun à son tour baptisa Yi Byok et quelques amis que ce dernier avait déjà convaincus. Puis la religion commença à se répandre dans les provinces. Dès 1785, les lettrés confucéens voyant bien que cette nouvelle doctrine bouleversait leurs traditions, possèrent à sa proscription. La police arrêta un des chrétiens, Kim Beom-Woo, propriétaire d'un terrain sur lequel se trouve maintenant la cathédrale Myong Dong de Séoul. Kim Beom-Woo fut torturé et banni, mourut des suites de ses blessures. Quant à Yi Byok, il fut emprisonné chez lui par sa propre famille. Il subit une énorme pression, et même un chantage au suicide de la part de son père, un homme emporté, qui se passa une corde au cou et menaça de se donner la mort sur-le-champ si son fils persistait dans son dessein. Mais Yi Byok témoigna de sa foi par le jeûne, la méditation continuelle de jour et de nuit. Apres quinze jours de privations, il mourut saintement en 1786, dans sa trente-deuxième année.

La première persécution d’envergure fut décrétée en 1791. Une lettre de l'évêque de Pékin avait interdit le culte des ancêtres comme contraire à la doctrine catholique. Bien qu'il leur en coutât beaucoup, les nouveaux convertis refusèrent donc le culte des ancêtres, et un certain nombre d'entre eux moururent martyrs.

En 1794, un prêtre chinois, Jacques Chu, qui réussit à pénétrer dans le pays des matins calmes, ne trouva pas moins de quatre mille chrétiens dont le nombre augmenta si vite qu’une nouvelle persécution fût décrétée en 1801 où il fut exécuté avec trois cents de ses coreligionnaires. D’autres persécutions sévirent en 1815 et en 1827, mais, lorsqu’en 1837, débarqua, le premier vicaire apostolique, Laurent Imbert il trouva six mille chrétiens sous la direction du Père Pierre-Philibert Maubant et du Père Jacques-Honoré Chastan, arrivés secrètement en 1836.

Mgr. Laurent-Joseph-Marius Imbert, né à Marignane en 1796, d’une pauvre famille de Calas (commune de Cabriès) était entré au séminaire des Missions Etrangères de Paris (1818), il est ordonné prêtre le 18 décembre 1819, et envoyé en Chine (1820). Nommé vicaire apostolique de Corée et fait évêque in partibus de Capsa en Byzacène (Tunisie), il fut sacré au Seu-Tchouen et pénétra en Corée (1837). Au bout de trois mois d’études, il sut assez de coréen pour prêcher et confesser, si bien qu’il donna trois cents absolutions à Pâques 1838 et augmenta la communauté chrétienne qui, en janvier 1839 comptait neuf mille fidèles, malgré la proscription. Je ne demeure que deux jours dans chaque mission où je réunis les chrétiens, et avant que le jour paraisse, je passe dans une autre maison. Je souffre beaucoup de la faim, car, après s’être levé à deux heures et demie, attendre jusqu’à midi un mauvais et faible dîner d’une nourriture peu substantielle, sous un climat froid et sec, n’est pas chose facile. Après le dîner, je prends un peu de repos, puis je fais la classe de théologie à mes grands écoliers ; ensuite, j’entends quelques confessions jusqu’à la nuit. Je me couche à neuf heures, sur la terre couverte d’une natte et d’un tapis de laine de Tartarie ; en Corée, il n’y a ni lits, ni matelats. J’ai toujours, avec un corps faible et maladif, mené une vie laborieuse et fort occupée ; mais ici, je pense être parvenu au superlatif et au nec plus ultra du travail. Vous pensez bien qu’avec une vie si pénible nous ne craignons guère le coup de sabre qui doit la terminer. Trahi, il fut pris le 11 août 1839 et, pour qu’on inquiétât pas les fidèles, il invita ses deux confrères à se livrer. Ayant refusé de dénoncer les fidèles, ils furent questionnés et bastonnés pendant deux jours (15 et 16 septembre) à Sai-nam-hte, près de Séoul. Le 21 septembre, les bourreaux les dénudèrent jusqu’à la ceinture, leur enfoncèrent des flèches à travers les oreilles et leur aspergèrent le visage avant de les saupoudrer de chaux ; exposés au pilori, à genoux, ils furent achevés à coups de sabre. André Kim, le premier prêtre coréen, ordonné à Shanghaï en 1845 fut décapité en Corée le 16 septembre 1846.

La quatrième et dernière grande persécution, la plus terrible, eut lieu en 1866. De nombreux prêtres et fidèles, coréens et français, furent martyrisés. On évalue à huit mille le nombre des victimes, sans compter tous ceux qui, exilés, moururent de misère ou de froid dans les montagnes. Le Régent de Corée, en 1866, fit élever une stèle monumentale dans laquelle il fit graver en caractères chinois : « La secte perverse des chrétiens est anéantie. » Le 12 juin 1881 enfin, un édit royal annonça la fin de la persécution et la tolérance pour la religion chrétienne.

Pie XI béatifia ces quatre ecclésiastiques, avec soixante-quinze fidèles, le 5 juillet 1925 ; Jean-Paul II, le 6 mai 1984, canonisa cent-trois martyrs de Corée, exécutés entre 1839 et 1867 dont, en plus de ceux qui sont cités plus haut, l’évêque Siméon Berneux, exécuté le 8 mars 1866, avec les Pères Just Ranfer de Bretenières, Louis Beaulieu et Henri Dorie, et l’évêque Antoine Daveluy, exécuté le 30 mars 1866, avec les Pères Pierre Aumaître et Luc-Martin Huin (8 mars 1866).

SOURCE : http://missel.free.fr/Sanctoral/09/20.php

Le Pape François en Corée

14-18 août 2014 et les JMJ d'Asie

C'est un cas unique dans l'histoire du catholicisme : l'Église n'y est pas née des efforts de missionnaires étrangers mais a été importée par les Coréens eux-mêmes. Et l'aventure commence dans la seconde moitié du XVIIIème s.


La Corée était alors vassale de la Chine. Ce sont des laïcs coréens, intellectuels et fonctionnaires qui découvrirent l'évangile et Jésus-Christ au XVIIème siècle (1610) dans les travaux en mandarin du père jésuite Matteo Ricci (1552-1610) . Lettré de la Renaissance italienne, Matteo Ricci fut le premier européen à assimiler la culture chinoise et le précurseur de l’échange des savoirs entre la Chine et l’Europe.

Ces "documents" bouleversèrent nos coréens. Ils les rapportèrent en Corée en 1601 par des membres de la mission chargée de porter le tribut annuel à l’empereur de Chine.



L’un d'eux, Lee Soung-hoon, se fit baptiser et prit le nom de Pierre. Il retourna en Corée la même année où il annonça la religion chrétienne à ses amis et à son entourage. La communauté comptait 4000 convertis 10 ans plus tard, aux dires d'un chinois qui la rencontra. Aucun prêtre ne pénétra en Corée avant 1794. Ce sont les laïcs qui pendant 2 siècles évangélisèrent la Corée.
Alors que le gouvenement coréen ferme hermétiquement toutes les portes sur l'extérieur, de jeunes intellectuels coréens, friands d'idées nouvelles, se passent secrétement des livres chrétiens. Le nombre des convertis continuait alors d’augmenter, bien que la propagation d’une religion étrangère en terre coréenne fût encore contraire à la loi, raison pour laquelle il y eut dès les premières années de cruelles persécutions, en 1791.

Le premier prêtre coréen, André Kim, formé à Shanghai, fut décapité en 1846 à l’âge de 25 ans.

On estime qu'au total, entre 1791 et 1884, 8000 chrétiens furent exécutés en Corée, et 103 d’entre eux ont été canonisés par l’Église.



Malgré les persécutions, la communauté catholique de Corée se développa, et 23 000 témoins de la foi donnèrent leur vie au Christ en 1866., car le prince régent était xénophobe. Les persécutions se firent de plus en plus dures et cela jusqu’en 1873.

Des milliers de martyrs catholiques anonymes sont enterrés au site sacré du martyre de Haemi, à Seosan. Leurs noms sont innnus car il n'y avait pas pas de dossiers pour eux à Haemi .C'étaient des gens issus des classes inférieures.

Au XlXe siècle, des missionnaires vinrent enfin renforcer cette Eglise naissante, en particulier des missionnaires venus de France, en particulier les prêtres des Misions Étrangères de Paris qui eurent alors de très nombreux martyrs.

Le Pape François se rendra au site sacré du martyre de Haemi le 17 août et se recueillera sur les tombes des martyrs avant de célébrer la messe du festival du jour de la jeunesse asiatique.