jeudi 22 janvier 2015

Bienheureux JOSEPH NASCIMBENI, prêtre et fondateur

Bienheureux Joseph Nascimbeni

fondateur de l’Institut des Petites Sœurs de la Sainte Famille ( 1922)

Une vie toute simple au service de l'Église et de l'éducation des jeunes. Originaire de Vérone en Italie du Nord, il devint prêtre en 1874. Il fonda l'Institut des Pauvres Sœurs et de la Sainte Famille et termina sa vie comme curé d'une humble paroisse, à Castelletto en Vénétie. Il fut béatifié en 1988.

À Castelletto del Garda aux confins de la Vénétie, en 1922, le bienheureux Joseph Nascimbeni, prêtre, fondateur de l’Institut des Petites Sœurs de la Sainte Famille.


Martyrologe romain


L'incroyable transformation d'un village de la Vénétie

Grâce à son curé, le bx Joseph Nascimbeni

Rome, 22 janvier 2013 (Zenit.org) Anita Bourdin

Le martyrologe romain fait aujourd’hui mémoire du bienheureux Joseph Nascimbeni, prêtre italien (1851-1922), béatifié par Jean-Paul II en 1988.

Enfant vif et malicieux, il était aussi généreux au point de donner ses souliers à une petite fille pauvre, alors que sa famille, établie à Torri del Benaco, dans la province de Vérone, était de condition modeste.

En 1874, il est ordonné prêtre et obtient bientôt le diplôme d'instituteur. Il se dévoue alors à l'enseignement et à l'éducation des jeunes, tout en épaulant le curé de Saint-Pierre de Lavagno dans ses tâches pastorales.

Trois ans plus tard, il est envoyé seconder un autre prêtre à Castelletto, où il contracte le typhus. Pourtant, il se remet, tandis que le curé succombe à son tour, mais à une pneumonie.

Les paroissiens adressent alors à l'évêque une pétition réclamant don Giuseppe (Joseph) comme nouveau curé, ce que l'évêque accepte sans difficulté. Le bienheureux ne quittera jamais ses quelque mille fidèles auxquels il se dévoue sans compter.

Aux initiatives en faveur des jeunes, des malades et des pauvres, s'ajoutent des interventions efficaces pour l'installation d'une poste, du télégraphe, la constitution d'une caisse rurale et la construction d'un aqueduc.

Il fonda l'Institut des Petites Soeurs de la Sainte Famille et il s’éteignit le 21 janvier 1922, après avoir répété: "Vive la mort, car c'est le début de la vie".

(22 janvier 2013) © Innovative Media Inc.



Bienheureux Joseph NASCIMBENI
Nom: NASCIMBENI
Prénom: Joseph (Giuseppe)
Pays: Italie
Naissance: 22.03.1851  à Tori di Benaco (Vérone)
Mort: 21.01.1922  à Castelletto di Brenzone del Garda
Etat: Prêtre - Fondateur
Note: Prêtre le 09.08.1874. Ministère paroissial. Fonde avec la bienheureuse Marie Dominique Mantovani  2  l'Institut des Petites Sœurs de la Sainte Famille pour soutenir son action pastorale.
Béatification: 17.04.1988  à Vérone  par Jean Paul II
Canonisation:
Fête: 21 janvier
Réf. dans l’Osservatore Romano: 1988 n.16& 18
Réf. dans la Documentation Catholique: 1988 p.586

Notice

Giuseppe Luigi (Joseph Louis) Nascimbeni naît le 22 mars 1851 à Torri del Benaco dans le diocèse et la province de Vérone, en Vénétie (Italie). Le médecin qui assiste à sa naissance, voyant sa vie en danger, le baptise lui-même, séance tenante. Il est fils unique d’Antonio Nascimbeni, menuisier, et d’Amedea Sartori. Il subit particulièrement l’influence de sa mère très pieuse. Dès l’enfance, il aime jouer au prêtre et son père lui fabrique un petit autel. A l’école, il réussit très bien et obtient la mention ‘éminent’, ce qui lui permet de continuer sa scolarité et lui ouvre les portes d’un collège pour enfants pauvres, mais là, il est moins apprécié et se décourage un moment. Heureusement, il peut continuer à étudier dans un troisième collège, celui des acolytes de la cathédrale. Tout le monde reconnaît ses excellentes dispositions et donc son aptitude à s’engager sur la voie du sacerdoce, mais lui hésite, plus par crainte religieuse devant une si haute fonction que par indécision. Prêtre, il le devient encore très jeune, à 22 ans, le 9 août 1874. Dans son village natal, il dit sa première messe le 15 août, fête de l’Assomption.
Il est vicaire dans un premier village pendant 3 ans, puis à Castelletto di Brenzone sur le lac de Garde, avec un curé âgé et malade qui lui fait totalement confiance. La paroisse compte un peu moins de 1’000 habitants. Elle est très pauvre et délaissée à tous points de vue. Avec des jeunes, le vicaire restaure la vieille église. Il implique les laïcs dans l’apostolat en créant ou revivifiant associations et confréries. Avec la même énergie, il travaille pour le développement social, créant une institution pour les orphelins, un hospice pour personnes âgées, une caisse rurale, une bonneterie pour donner aux jeunes filles du travail sur place, une fabrique d’huile et une minoterie, un bureau postal. De plus il favorise l’installation de l’électricité et l’adduction d’eau potable. Pour toutes les dépenses que cela entraîne, il fait confiance à la Providence. A la mort de son curé et sur la demande des paroissiens, il est nommé curé par l’évêque, en janvier 1885. Il aurait besoin d’aide pour accomplir une telle œuvre et cherche à faire venir des sœurs, mais ses conditions sont si exigeantes que toutes les congrégations déclinent l’offre. Alors il se tourne vers l’évêque auxiliaire qui lui répond : « Si on ne donne rien, agissez vous-même ». Prenant les choses en main, il envoie pour se former quatre premières candidates à la vie religieuse, dont la bienheureuse Marie Dominique Mantovani  2 , chez les “Tertiaires franciscaines de saint Bernardin”, à Vérone. Elles prennent l’habit le 4 novembre 1892 et s’installent à Castelletto. Le nom de l’Institut est “Petites Sœurs de la Sainte Famille”, ce qui marque le souci primordial de la pastorale familiale du fondateur. Son intention est que l’Institut propage la dévotion à la famille de Nazareth, modèle de vie et de sainteté pour toutes les familles chrétiennes. Les Sœurs seront approuvées en 1903 et, 25 ans après leur fondation, en 1917, elles seront déjà 545.
La source du zèle de cet homme de Dieu est l’Eucharistie. Il ne prend jamais aucune décision sans passer de longs moments agenouillé sur le sol devant le Saint-Sacrement. Mais, une fois que sa décision est prise, il est inébranlable. Soucieux de la formation spirituelle des fidèles qui laisse beaucoup à désirer, il multiplie les prédications, compose des hymnes et fait des processions. Par exemple chaque premier Vendredi du mois, il y a une procession en réparation des blasphèmes et jurons. Il catéchise volontiers les enfants. Pour les jeunes, il crée des ‘oratoires’ masculins et féminins (genres de patronages chrétiens). Partout, don Nascimbeni dit son chapelet sans se cacher et sans se soucier des quolibets.
Comme on se pose la question de savoir comment il peut poursuivre de front tant de choses et en même temps prier beaucoup, il répond : « Mes patrons sont le crucifix et la montre. Du crucifix, nous apprenons à souffrir, de la montre, la valeur du temps ». Il exige aussi cette ponctualité de la part des sœurs au point de demander un jour à l’une d’elles, qui avait eu un moment de retard, de s’agenouiller avec une sonnette au coup. Il ne se lasse pas de répéter : « D’abord l’horaire puis les oraisons, d’abord le travail et puis les extases ». Plein de sollicitude pour les orphelines, il les appelle petites tourterelles et petites colombes ("tortorelle" e "colombelle"). Près des malades de la paroisse, il passe des nuits entières, ne les laissant manquer de rien.
En 1912, le pape saint Pie X le nomme ‘protonotaire apostolique’ à la plus grande confusion de celui qui se nomme ‘l’âne de la montagne’ (musso montanaro). Pendant la guerre, il se dévoue beaucoup, ce qui lui vaudra plusieurs distinctions. En 1916, il a, en pleine messe, une première attaque d’apoplexie dont il se remet lentement. Puis une seconde en 1919. Le jour de sa mort, le 21 janvier 1922, il dit à plusieurs reprises : “Vive la mort”. On lui demande pourquoi. “Parce que c’est le début de la vie”.

A l’occasion de sa béatification, Jean-Paul II a visité l’hôpital “Citadelle de la charité” fondé par saint Jean Calabria  2, béatifié en même temps que lui et tenu par les Petites sœurs de la Sainte Famille qui sont alors 1400 réparties dans 190 maisons, en Italie, Suisse, Brésil, Uruguay et Paraguay.


Blessed Giuseppe Nascimbeni

Torri del Benaco, Verona, March 22, 1851 – Castelletto di Brenzone, Verona, January 21, 1922
Roman Martyrology: In Castelletto del Garda in Veneto, Blessed Joseph Nascimbeni, priest, founder of the Little Sisters of the Holy Family.

A pearl of a priest and a pastor treasure: this is in a nutshell the activities and mission of Don Giuseppe Nascimbeni proclaimed blessed by Pope John Paul II in 1988. Born in 1851 in the province of Verona: his mother provided, along with the milk, a sense of order and precision, from Dad he learned the love of work and the liveliness of character, he inherited from both a religious sensibility. His vocation is born slowly and not without internal conflict, however, at 23 years and was ordained a priest he graduated master. Three years after sending in Castelletto di Brenzone thousand souls on Lake Garda in a country that seemed forgotten by God and men, he did not know that he would stop for 45 years until his death. For some years he collaborated with the senior pastor and his death happens, because the heads of the country do not want to go on. He dived into a pastoral swirling, using all his talents, with a real explosion of initiatives, but the country is in a disastrous situation: neglected children, young people without education and religious people living alone without care, families disrupted by a large-scale emigration to find a job that the country can not offer.

To complete the picture, here are other deficiencies: the country was connected to the rest of the world only by ferry, was free of roads, electricity and potable water. A poor priest could only load so many problems and even don Giuseppe after seven years threw in the towel. ” He appeared in the bishopric with a letter of resignation in his pocket, let off steam beacuse his bishop was unable to find even two sisters who were willing to support his pastoral activities and to cooperate in the parish. He was told “If you nissuni gives (the sisters) fevele vu as flights.” Don Joseph was struck by this proposal: straccia to the letter of resignation, he returned to parish, gathered the first four girls willing to embrace the religious life, to send to the novitiate in Verona and prepared for a Convent in their country.

Hence the “Little Sisters of the Sacred Family”, why Don Joseph wants “a family” for the family; he was convinced that the reorganization of the company passes only through a strong family, that can discover the real values. The new foundation put the wings to his imagination and his creativity; he buildt a road, lead the country in light of acetylene and drinking water; founded a Cassa Rurale to stamp wear, opened shelters for children who all’alpeggio are organizing home-based care of people living alone, opened a kindergarten, a school for orphaned and a hospice would be “invented” a knitwear and a tiografia .. Condendo everything by prayer, seeking and encouraging the cooperation of the laity. Paralysis stopped him on December 31, 1916 and the blocks for the next five years in a prayer. He died January 21, 1922, while his sisters spread around the world, from Albania to Angola, from Paraguay to Brazil, always at the service of the family, always close to the poor poorer. As he wanted.

He  was Beatified by Pope John Paul, II on April 17, 1988