dimanche 2 décembre 2012

Sainte BIBIANE (ou VIVIANE ou VIVIENNE), vierge et martyre


Sainte Bibiane

Vierge et Martyre

(† 363)

Bibiane naquit à Rome, d'une famille aussi remarquable par ses vertus chrétiennes que par la noblesse de sa condition. Son père Flavien, préfet de Rome fut jeté en prison sous Julien l'Apostat. Flavien s'étant déclaré contre l'infâme politique de ce prince; aussi fut-il marqué au front d'un fer rouge; il en mourut peu de temps après, en Toscane, où il avait été exilé.

Sa femme Dafrose, et ses filles Bibiane et Démétrie, restaient à Rome exposées aux coups du tyran. Il ne les oublia pas, et les enferma dans leur propre maison pour les y faire mourir de faim; mais, ce supplice lui paraissant trop lent, il fit trancher la tête à la mère, confisqua tous les biens de la famille et continua son odieuse persécution contre les deux vierges chrétiennes. Malgré une très longue privation de toute nourriture, elles parurent au tribunal plus fortes et plus belles que jamais: "Craignez, leur dit le juge, une mort honteuse et cruelle. Les biens de ce monde, répondent-elles, ne peuvent plus avoir pour nous aucun attrait, nous n'aspirons qu'à posséder Jésus-Christ; plutôt mille morts que la trahison à nos promesses!"

A ces mots, Démétrie tombe morte aux pieds de sa soeur, et son âme s'envole dans la céleste patrie. Quant à Bibiane, elle n'était pas au terme de ses combats. Le juge inique la livra aux mains d'une femme de mauvaise vie qui essaya de la pervertir; elle employa d'abord les caresses, les flatteries et les bons traitements et feignit de lui témoigner une amitié sincère; puis bientôt elle eut recours aux menaces, aux injures et aux coups. Bibiane résista courageusement à toutes ses tentatives, elle demeura pure et digne du céleste Époux. La méchante femme dut avouer au juge qu'elle avait perdu son temps et sa peine. Celui-ci, furieux de son peu de succès, ordonna de frapper de verges la vierge chrétienne jusqu'à ce qu'elle eût rendu l'esprit.

Bibiane fut donc attachée à une colonne, et les bourreaux, avec des fouets armés de pointes de fer, s'acharnèrent sur son corps innocent jusqu'au moment où elle s'affaissa mourante à leurs pieds. Elle expira au bout de quelques instants, le 2 décembre 363. Son corps fut jeté à la voirie pour y être dévoré par les chiens; mais il est écrit que "Dieu veille sur les restes de Ses Saints." Deux jours après, un prêtre courageux put s'emparer de cette dépouille vénérable et l'ensevelir à côté de Dafrose, sa mère, et de Démétrie, sa soeur.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/sainte_bibiane.html


Gian Lorenzo Bernini, Sainte Bibiana, Santa Bibiana, Rome

Sainte-Bibiane

Fêtée le 2 décembre dans la liturgie Romaine, Bibiane (Viviane ou Vivienne) est une jeune chrétienne des premiers siècles. Son père (Flavien), sa mère (Dafrose) et sa soeur (Démétrie) souffrirent le martyre avant elle, sous l'empereur Julien l'Apostat.

Seul maître de l'Empire à partir de 361, Julien l'Apostat mourut le 26 juin 363, en livrant bataille contre les Perses. Il avait renié son baptême et, durant son rêgne éphémère, tenté d'anéantir le christianisme en lui substituant une sorte de paganisme rajeuni auquel il n'est pas sûr qu'il croyait. Il rendit leur liberté d'action à toutes les sectes chrétiennes, espérant qu'elles s'entre-détruiraient l'une l'autre, il fit des lois scolaires propres à provoquer l'apostasie des enfants chrétiens, réserva les emplois, civils et militaires aux seuls païens, frappa d'ostracisme tous ceux qui passaient pour professer la religion du Christ. Sans aller jusqu'à porter des édits sanglants contre eux il les rendit tellement odieux qu'on put souvent, çà et là, les torturer et mettre à mort impunément.

Il n'est pas impossible que sainte Bibiane ait été une victime de Julien l'Apostat mais la légende de sa passion accumule des invraisemblances. La tradition rapporte essentiellement qu'en 363, après divers supplices qui ne réussirent pas à l'ébranler, elle fut fouettée jusqu'à la mort avec des fouets garnis de plombs, torture qui l'assimile de plus près au Christ pour lequel elle luttait. Ce qui est certain, c'est que le culte de Viviane était déjà en honneur à Rome au Ve siècle.

Selon la légende, Bibiane (ou Vivienne) fut livrée à une appareilleuse chargée de la débaucher et de la faire apostasier. Comme elle y échouait le préteur Apronien fit attacher Vivienne à une colonne, et des bourreaux la battirent à coups de cordes plombées jusqu'à ce qu'elle succombât.

Légende de Sainte-Bibiane, Vierge et Martyre

morte à Rome en l'an 363

Tiré de M. l'abbé Caillot. Vie des Saints. éd. Bordas Frères 1864

Sainte-Bibiane, vierge romaine, appartient à une famille consulaire, fort ancienne dans Rome et recommandable, surtout par son zèle héroïque pour la religion chrétienne, puisque le père, la mère et les deux filles, qui composaient cette illustre famille, ont été martyrs. Bibiane vient au monde vers le milieu du IVème siècle. Elle était fille de Flavien, officier de la préfecture. Cet officier eut l'honneur d'être dégradé, privé de tous ses biens, et de tous ses emplois, marqué au front d'un fer rouge comme un esclave, et enfin relégué dans un lieu que l'on appelait "l'Aquae Faurinae" aujourd'hui "Aqua pendente" où il mourut de misère avec la qualité glorieuse de Confesseur et de Martyre de Jésus-Christ. Son épouse, Sainte-Dafrose, mère de Bibiane, fut d'abord enfermée dans sa maison avec ses deux filles, où elle eut beaucoup à souffrir. On l'en tira quelque temps après, par l'ordre du gouverneur Apronien, et on lui trancha la tête. Apronien, préfet de Rome et favori de Julien l'Apostat, était aussi méchant que lui. Comme il se rendait à Rome pour prendre possession de son gouvernement, il perdit un oeil. Il crut que c'était par quelques maléfices des magiciens, c'est à dire des chrétiens; car on les appelait ainsi à cause des fréquents miracles qu'ils faisaient. Le dépit qu'il eut de cet accident lui fit décharger sa fureur sur les chrétiens, et il commença la persécution par la famille flavienne.

On aurait pu croire qu'après la mort de leurs parents, deux jeunes soeurs Bibiane et Démétrie seraient épargnées. Quelle crainte ou quelle défiance pouvait inspirer deux jeunes filles? Il n'en fut pas ainsi. Elles avaient encore des richesses, d'ailleurs elles étaient chrétiennes. C'en fut assez pour exciter la convoitise et la colère du tyran. Il leur fut signifié qu'elles eussent à renoncer au christianisme et à adorer les dieux de l'empire; sinon elles devaient s'attendre à une mort encore plus cruelle que celle de leurs parents. Mais Dieu inspire à ceux qu'il destine au martyre une force et un courage qui résistent à toute épreuve. Le préfet trouva donc les deux soeurs inébranlables. Il les dépouilla d'abord de tous leurs biens, puis il les envoya en prison avec ordre de les laisser manquer de tout, ne doutant point que cette épreuve de la misère et de la faim n'ébranlât leur constance et ne les disposât à céder à ses volontés. Mais Dieu les soutint par sa grâce comme cette horrible tentation de l'indigence et de la faim. Apronien, voyant que cette tentative avait mal réussie eut recours à une autre plus dangereuse. Il employa les caresses les plus flatteuses et les promesses les plus séduisantes.

Ce fut encore en vain. Mais il en vint aux menaces et il se préparait à mettre les deux soeurs à l'épreuve des tourments, lorsque Démétrie, qui était encore toute jeune, fut subitement délivrée de ce triste séjour et récompensée magnifiquement du sacrifice qu'elle avait faite de sa vie. Dieu, peut-être par compassion pour elle, et pour ménager sa faiblesse, lui épargna les horreurs du supplice. Elle tomba morte subitement aux pieds de sa soeur Bibiane, dans le temps qu'elles protestaient, l'une et l'autre, devant le juge, que rien ne serait jamais capable de les séparer de Jésus-Christ.

De toute sa famille, Bibiane restait seule. Elle vit bien qu'il fallait entrer on lice, et se préparer au combat. Elle s'y prépara par la prière. Elle eut d'abord à supporter les assauts d'une femme nommée Rufine, la plus méchante qui fut jamais et qui avait promis de lui faire changer de religion. Elle employa tout pour la tenter, tous les artifices de sa malice, jointes à celle du démon pour lui suggérer: "Bibiane, lui disait-elle, vous êtes jeune, vous êtes belle. Quoi ! Vous voulez sacrifier tous les avantages du présent pour un avenir incertain ! Si vous avez un peu de complaisance, tous vos biens vous sont rendus, les partis les plus brillants se présentent, les plaisirs naissent sous vos pas. La fortune, qui vous sourit, vous offre toutes ses faveurs. Au lieu de cela, irez-vous vous exposer à ces tortures horribles que les hommes les plus vigoureux ne peuvent supporter ?"

Mais toutes ces paroles flatteuses s'arrêtaient à la surface d'une âme trempé dans toute la vigueur de la foi. Après les caresses artificieuses vinrent les mauvais traitements. Rufine faisait battre, chaque jour, Bibiane à coup de fouet, pour la réduire enfin et la vaincre. Mais les coups ne gagnèrent pas plus que les paroles. Alors Rufine désespérée et à bout de voies, courut chez le préfet et lui annonça que rien n'avait réussi, et que Bibiane était indomptable.

Apronien, furieux de se voir vaincu par une jeune fille, ordonna qu'elle serait liée à une colonne et frappée avec des fouets armés de plomb jusqu'à ce qu'elle expira. L'ordre fut exécuté avec toute la cruauté imaginable. La chair tombait en lambeaux sous les coups, des ruisseaux de sang coulaient des plaies qu'on renouvelait sans cesse. Les bourreaux eux-mêmes avaient horreur de cette boucherie. La Sainte, immobile, les yeux levés aux ciels, priait et conservait un visage câline, dont rien ne pouvait troubler l'inaltérable sérénité. Enfin le corps mis en pièce, épuisé de sang et de force, laissa partir cette âme pure, qui s'envola vers le céleste époux, pour recevoir la double couronne du martyre et de la virginité.

Son corps fut jeté à la voirie pour être mangé par les bêtes, mais aucune d'elles n'en approcha pendant les deux jours qu'il demeura exposé. Un saint prêtre nommé Jean, l'enleva pendant la nuit, et l'enterra auprès de ceux de sa mère sainte Dafrose et de sa soeur sainte Démétrie en face du palais de Ficinius. Ce lieu fut toujours respecté des chrétiens. Depuis ils y bâtirent une chapelle sous le nom de la sainte. Cette chapelle dura jusqu'à ce que le pape Simplice la remplaça par une église qu'il éleva en son honneur. Cette église fut rebâtie et magnifiquement ornée en 1628 par le pape Urbain VIII. Il y fit la translation des corps des trois saintes qui avaient été trouvés depuis peu. Leurs précieuses reliques furent placées sous le grand autel, dans un tombeau de porphyre, et au dessus, la statue de Sainte-Bibiane, en marbre, qui passe pour un des plus beaux morceaux de sculpture qu'on voit en Italie.

Reliques au Canada

En décembre 1870 une riche Trifluvienne, Mlle Élizabeth Normand, fit don à l'hopital Saint Joseph des Trois-Rivières, (Québec) Canada, d'une relique de Sainte Bibiane qu'elle avait obtenu après plusieurs démarches auprès de l'Archevêque de Montréal du temps Monseigneur Ignace Bourget, lors de son retour de Rome. La relique, une partie de l'avant-bras de la jeune vierge martyre est enfermée dans une reproduction en cire du corps de la sainte.

Prière

Sainte Bibiane

tu as grandi dans une famille chrétienne

toute dévouée au Christ.

Fidèle à cet héritage si précieux

tu as continué à propager la Bonne Nouvelle

au-delà des menaces, jusqu'au don

de ta vie dans le martyre.

À ton exemple, puissions-nous demeurer

enracinés dans le Christ,

et empressés à témoigner de l'évangile.

Par ton intercession

que le Seigneur nous accorde d'accueillir

courageusement les difficultés de la vie.

Que notre foi demeure solide

afin que nous marchions avec persévérance

à la suite du Seigneur ressuscité

jusqu'au jour où Il nous réunira dans

la plénitude de son Amour

pour l'éternité des siècles.

AMEN.

Sainte-Bibiane PRIE POUR NOUS

Vous tous saints et saintes des premiers siècles PRIEZ POUR NOUS

SOURCE : http://www.missa.org/sbib.html


Vénérée sur l’Esquilin depuis le pape Simplice (468-483), restes découverts en 1624. Fête au XIIème siècle.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Au temps de l’Avent, l’Église célèbre entre autres la mémoire de cinq illustres Vierges. La première, sainte Bibiane, que nous fêtons aujourd’hui, est romaine ; la seconde, sainte Barbe, est l’honneur des Églises de l’Orient ; la troisième, sainte Eulalie de Mérida, est l’une des principales gloires de l’Église d’Espagne [1] ; la quatrième, sainte Lucie, appartient à l’heureuse Sicile ; la cinquième enfin, sainte Odile, est réclamée parla France [2]. Ces cinq Vierges prudentes ont allumé leur lampe et ont veillé, attendant l’arrivée de l’Époux ; et si grande a été leur constance et leur fidélité, que quatre d’entre elles ont versé leur sang pour l’amour de Celui qu’elles attendaient. Fortifions-nous par un si grand exemple ; et puisque, comme parle l’Apôtre, nous n’avons pas encore résisté jusqu’au sang ; n’allons pas plaindre notre peine et nos fatigues durant les veilles du Seigneur, que nous poursuivons dans l’espoir de le voir bientôt.

O vierge très prudente, Bibiane ! Vous avez traversé sans faiblir la longue veille de cette vie ; et l’huile ne manquait pas à votre lampe, quand soudain l’Époux est arrivé. Vous voici maintenant, pour l’éternité, dans le séjour des noces éternelles, où le Bien-Aimé paît au milieu des lis. Du lieu de votre repos, souvenez-vous de ceux qui vivent encore dans l’attente de ce même Époux dont les embrassements éternels vous sont réservés pour les siècles des siècles. Nous attendons la Naissance du Sauveur du monde, qui doit être la fin du péché et le commencement de la justice ; nous attendons la venue de ce Sauveur dans nos âmes, afin qu’il les vivifie et qu’il se les unisse par son amour ; nous attendons enfin le Juge des vivants et des morts. Vierge très sage, fléchissez, par vos tendres prières, ce Sauveur, cet Époux, ce Juge ; afin que sa triple visite, opérée successivement en nous, soit pour nous le principe et la consommation de cette union divine à laquelle nous devons tous aspirer. Priez aussi, Vierge très fidèle, pour l’Église de la terre qui vous a enfantée à l’Église du ciel, et qui garde si religieusement vos précieuses dépouilles Obtenez-lui cette fidélité parfaite qui la rende toujours digne de Celui qui est son Époux aussi bien que le vôtre, et qui, l’ayant enrichie de ses dons les plus magnifiques et fortifiée des promesses les plus inviolables, veut cependant qu’elle demande et que nous demandions pour elle les grâces qui doivent la conduire au terme glorieux vers lequel elle aspire.

Considérons aujourd’hui l’état de la nature dans la saison de l’année où nous sommes arrivés. La terre s’est dépouillée de sa parure accoutumée, les fleurs ont péri, les fruits ne pendent plus aux arbres, le feuillage des forêts est dispersé par les vents, la froidure saisit toute âme vivante ; on dirait que la mort est à la porte. Si du moins le soleil conservait son éclat, et traçait encore dans les airs sa course radieuse ! Mais, de jour en jour, il rétrécit sa marche. Après une longue nuit, les hommes ne l’aperçoivent que pour le voir bientôt retomber au couchant, à l’heure même où naguère ses feux brillaient encore d’un vif éclat ; et chaque jour voit s’accélérer la rapide invasion des ténèbres. Le monde est-il destiné à voir s’éteindre pour jamais son flambeau ? Le genre humain est-il condamné à finir dans la nuit ? Les païens le craignirent ; et c’est pourquoi, comptant avec terreur les jours de cette lutte effrayante de la lumière et des ténèbres, ils consacrèrent au culte du Soleil le vingt-cinquième jour de Décembre, qui était le solstice d’hiver, jour après lequel cet astre, l’échappant des liens qui le retenaient, commence à remonter et reprend graduellement cette ligne triomphante par laquelle naguère il divisait le ciel en deux parts.

Nous chrétiens, illuminés des splendeurs de la foi, nous ne nous arrêterons point à ces terreurs humaines : nous cherchons un Soleil auprès duquel le soleil visible n’est que ténèbres. Avec lui, nous pourrions défier toutes les ombres matérielles ; sans lui, la lumière que nous croirions avoir ne peut que nous égarer et nous perdre. O Jésus ! lumière véritable qui éclairez tout homme venant en ce monde, vous avez choisi, pour naître au milieu de nous, l’instant où le soleil visible est près de s’éteindre, afin de nous faire comprendre, par cette figure si frappante, l’état où nous étions réduits quand vous vîntes nous sauver en nous éclairant. « La lumière du jour baissait, dit saint Bernard dans son premier Sermon de l’Avent ; le Soleil de justice avait presque disparu ; sur la terre, à peine restait-il une faible lueur et une chaleur mourante. Car la lumière de la divine connaissance était presque éteinte ; et par l’abondance de l’iniquité, la ferveur de la charité s’était refroidie. L’Ange n’apparaissait plus ; le Prophète ne se faisait plus entendre. L’un et l’autre étaient comme découragés par la dureté et l’obstination des hommes ; mais, dit le Fils de Dieu, c’est alors que j’ai dit : Me voici. ». Ô Christ ! Ô Soleil de justice ! Donnez-nous de bien sentir ce qu’est le monde sans vous ; ce que sont nos intelligences sans votre lumière, nos cœurs sans votre divine chaleur. Ouvrez les yeux de notre foi ; et pendant que ceux de notre corps seront témoins de la décroissance journalière de la lumière visible, nous songerons aux ténèbres de l’âme que vous seul pouvez éclairer. Alors notre cri, du fond de l’abîme, s’élèvera vers vous qui devez paraître au jour marqué, et dissiper les ombres les plus épaisses, par votre victorieuse splendeur.

[1] Fête locale, au 10 décembre

[2] Fête locale, au 15 décembre


Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Sainte Bibiane, vierge et martyre.

Station à sa basilique, près du Nymphée de Licinius.

la basilique de cette martyre fut érigée par le pape Simplice (467) près du nymphée de Licinius Gallien sur l’Esquilin, mais sa fête n’entra dans le calendrier romain que sous Urbain VIII, à l’époque où l’on découvrit son corps et qu’on en fit la reconnaissance canonique. Pourtant nous trouvons, dans le haut moyen âge, la mémoire de cette sainte en grande vénération, et nous savons en outre que Léon II transféra, du cimetière das extum Philippi à son église, les corps des martyrs, Simplice, Faustin et Viatrix, dans le but d’augmenter la dévotion envers ce sanctuaire. Un très ancien monastère de religieuses y était aussi annexé ; elles y restèrent jusqu’au XVème siècle. La messe est celle du Commun des Vierges martyres Me exspectavérunt. Le verset pour l’entrée du célébrant est tiré du psaume 118. Les pécheurs attendirent pour me perdre ; d’abord ils voulurent perdre mon âme, et ensuite mon corps. Moi cependant je me souvins de vos préceptes et ne cédai pas. La voie par laquelle ils me conduisirent à la mort put sembler étroite. Pourtant elle est bordée par vos commandements, et pour moi elle est devenue une région spacieuse, celle de la glorieuse éternité.

Sainte Bibiane fait partie du groupe auquel appartiennent les martyrs Jean et Paul, Gallican, etc. que l’on dit avoir été mis à mort sous Julien l’Apostat quoiqu’on ne puisse parler de persécution véritable à cette époque sinon en Orient. C’est l’un des nombreux points obscurs de l’histoire de l’Église, auxquels de nouveaux documents devront apporter de la lumière. Ce qui demeure toutefois hors de tout débat, c’est la personnalité de Bibiane, son culte très ancien et l’histoire de ses reliques, qui semblent avoir eu leur premier tombeau dans l’habitation même de la martyre, transformée par le pape Simplice en église : Et aliam basilicam intra urbem, iuxta palatium Licinianum, beatae martyris Bibianae, ubi corpus eius requiescit.

La collecte est propre et fut composée à l’époque d’Urbain VIII :

Prière. — « O Dieu, dispensateur de tous les biens, qui avez uni en votre servante Bibiane, la fleur de la virginité à la palme du martyre, daignez, par son intercession, vous unir nos âmes dans la charité, afin que, délivrés de tout péril, nous puissions obtenir les récompenses éternelles. »

La péricope de la lecture est tirée de la prière de Jésus, fils de Sirach, dans l’Ecclésiastique (51, 13-17). C’est la même que pour la station (natalis) dans la maison de sainte Cécile, mais il est douteux que dans l’intention du rédacteur de l’office de sainte Bibiane au XVIIe siècle, on ait pensé à cette circonstance qui rend si significatives les paroles du texte sacré : « Vous, ô Seigneur, vous avez glorifié sur la terre mon habitation, d’où j’ai élevé ma prière tandis que la mort me serrait de près. » La lecture continue, rendant grâces à Dieu qui a accueilli le vœu de la martyre, et qui, le jour où semblait devoir seulement triompher l’orgueil des persécuteurs, a préparé au contraire la victoire de l’âme fidèle.

Le répons-graduel est tiré du psaume 45 où est décrite la paix imperturbable de la cité de Dieu, même quand elle est extérieurement assaillie par les ennemis. Cette cité est Jérusalem qui toutefois symbolise ici l’Église et l’âme fidèle.

« Le Seigneur, par la splendeur de son visage, l’aidera et lui donnera l’énergie ; Dieu est au milieu d’elle, elle ne vacillera pas. Un fleuve et des ruisseaux réjouissent la cité du Seigneur, le Très-Haut sanctifie sa tente. » La lecture évangélique est tirée de saint Matthieu (13, 44-52) et, dans le Capitulaire de Würzbourg elle est déjà assignée aux fêtes de sainte Sabine, des saintes Lucie et Euphémie, etc. Le ciel est comme un riche trésor caché dans un champ. Celui qui le veut doit débourser le prix de ce champ, lequel varie pourtant selon l’état de fortune de chacun. Il suffit que celui qui a peu donne peu ; mais celui qui a davantage doit donner davantage ; tous doivent donner tout ce qu’ils ont, puisque seul ce dépouillement intégral peut nous donner droit au trésor convoité. On doit dire la même chose au sujet de la perle précieuse : celui qui veut l’acquérir doit l’échanger contre tous ses biens, et il fera une bonne affaire. Les martyrs ont bien compris le sens de cette leçon évangélique. Ils se sont donnés tout à Dieu, ils ont tout sacrifié pour Lui, et, en échange, ils l’ont atteint, Lui, qui surpasse tout bien.

Le verset pour l’offertoire est emprunté au psaume 44, qui célèbre les noces du divin Époux et de l’Église : « La grâce est toute répandue sur vos lèvres, c’est pourquoi Dieu vous a béni pour l’éternité. »

Dans la collecte avant l’anaphore consécratoire, on prie Dieu d’agréer le sacrifice qui lui est offert en mémoire de la martyre, par les mérites de laquelle nous implorons aussi le perpetuum subsidium, c’est-à-dire l’aide de la grâce, qui, dans l’éternité, se transforme dans la splendeur de la gloire et nous confirme dans le bien.

Le verset pour la communion du peuple vient du psaume 118 d’où est tiré l’introït : « O Seigneur, j’ai pratiqué votre loi et j’ai marché selon la justice. Que les impies ne me calomnient donc pas. J’ai dirigé mes pas conformément à tous vos commandements, et j’ai haï tous les sentiers de l’iniquité. » La vertu est si belle qu’elle s’impose aux impies, en sorte que même ceux-ci lui rendent indirectement hommage quand, en envoyant les martyrs à la mort, le plus souvent ils ne leur font pas un crime de la seule profession de leur religion, mais, pour dissimuler leur perversité, ils allèguent contre eux de vains prétextes et des calomnies. Ainsi firent précisément les Juifs vis-à-vis du Christ Lui-même, car il fut vraiment condamné à mort à cause de sa divinité, bien que, devant le tribunal du gouverneur romain, l’accusation ait revêtu le caractère politique de sédition contre Tibère. La collecte d’action de grâces après la communion invoque l’intercession de la martyre, pour que rien ne nous sépare jamais du Christ ni de la communion de son Corps et de son Esprit.

Combien petite nous apparaît notre vertu quand nous nous-comparons aux martyrs ! Nous ne savons pas tolérer une peine, nous trouvons mille bons prétextes pour nous dispenser de l’observance des lois de l’Église, trop lourdes pour notre paresse, alors que les martyrs, pleins de foi, abandonnèrent leurs aises, leur famille et la vie, affrontèrent, intrépides, l’effroyable bête féroce de l’idolâtrie romaine et, heureux, allèrent au Christ, après avoir tout sacrifié pour Lui. C’est donc sur la tombe des martyrs que nous devons aller retremper notre esprit et nous fortifier dans la foi.


Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Une famille de martyrs.

Sainte Bibiane : Jour de mort : le 2 décembre 363. Tombeau : à Rome. Sa basilique sur l’Esquilin fut construite en 467 par le pape Simplicius et restaurée sous Urbain VIII en 1625. Sous le maître-autel, se trouvent les reliques de toute sa famille. Image : Dans la basilique romaine se trouve une statue de la sainte (un des chefs-d’œuvre du Bernin). Les fresques de cette église représentent sa vie et sa mort. Vie : La sainte appartenait à une famille de martyrs : son père, sa mère, ses sœurs donnèrent leur sang pour le Christ. Bibiane fut confiée à une femme de mauvaise vie, Rufine, qui avait mission de la corrompre. Mais la jeune fille, élevée, dès l’enfance, dans la loi chrétienne, et qui avait gardé intacte la fleur de son innocence, fut plus forte que cette femme perdue, elle échappa à tous les pièges et déjoua les artifices du juge. Celui-ci la fit dépouiller par les licteurs et attacher, les mains liées, à une colonne ; puis il ordonna de la battre avec des fouets munis de balles de plomb jusqu’à ce qu’elle rendît l’âme. Son saint corps, jeté aux chiens sur le forum de Taurus, ne subit aucun outrage, grâce à la protection divine. Sainte Bibiane est la patronne de Séville (Espagne) et elle est invoquée contre les maux de tête et l’épilepsie.

Pratique : Malgré la violence et la tentation, la protection de Dieu garda la vierge forte, qui avait confiance en lui. Elle fut le plus beau fleuron d’une famille de martyrs. L’Église aujourd’hui encore a besoin de familles dévouées, animées de l’esprit du-martyre.

La messe (Me exspectavérunt). — Au Saint Sacrifice, la sainte sert de médiatrice entre le Christ et nous, elle nous fait entrer dans le Sacrifice du Christ. Avec Bibiane, nous offrons notre vie et notre mort, à l’Offertoire ; le Christ, Bibiane et nous, nous mourrons au moment de la consécration ; à la sainte communion, nous recevons quelque chose de la force de Sainte Bibiane dans la foi, une participation à sa couronne. — Aidons-nous maintenant du texte liturgique : nous entendons la martyre prier au milieu de ses souffrances : “Les pécheurs me tendent des embûches... mais je garde ta loi dans mon cœur” (Intr.). Dans sa vie, elle a réalisé cette parole (chez Rufine). Ne va-t-elle pas aussi se réaliser aujourd’hui pour moi ? (Remarquons que plusieurs messes commencent par “moi”, passent ensuite à “nous” et se terminent, à la Communion par “toi”. La leçon est l’action de grâces de notre sainte dans ses souffrances. Le psaume 45 convient aussi très bien à la vie de sainte Bibiane (Grad.). Dieu n’est pas ébranlé dans son âme. “Le flot impétueux” (du martyre) “n’est que joie pour cette cité de Dieu, Dieu a sanctifié son tabernacle.” Sainte Bibiane a trouvé le “trésor” sans prix, la “perle précieuse”, le royaume de Dieu, et pour le conquérir elle a donné tout bien terrestre, toute richesse, sa vie même (Ev.). Est-ce que je me sens capable de faire mon Offrande avec elle ?


Leçons des Matines (avant 1960)

Quatrième leçon. Bibiane, vierge romaine, illustre par sa naissance, a été plus illustre encore par la foi chrétienne. Son père se nommait Flavien et avait été préfet ; sous Julien l’Apostat, tyran très impie, il se vit marquer de la flétrissure des esclaves et déporter aux Eaux Taurines, où il mourut martyr. Sa mère Dafrosa, qu’on avait d’abord enfermée dans sa maison avec ses filles, pour qu’elles y succombassent à la faim, fut bientôt reléguée hors de Rome et décapitée. Bibiane et sa sœur Démétria ayant été dépouillées de tous leurs biens après la mort de leurs pieux parents, Apronianus, préteur de la ville, homme avide d’argent, persécuta les deux sœurs ; mais celles-ci, entièrement destituées de tout secours humain, furent merveilleusement nourries par le Dieu qui donne à manger à ceux qui ont faim, et le persécuteur ne fut pas peu étonné, en les retrouvant plus fortes et plus florissantes de santé qu’auparavant.

Cinquième leçon. Apronianus voulut néanmoins les persuader d’honorer les dieux des Gentils, promettant de leur faire obtenir, avec les richesses qu’elles avaient perdues, la faveur impériale et d’illustres alliances. Il les menaçait, si elles agissaient autrement, de la prison, des fouets et de la hache. Mais, ni les flatteries ni les menaces ne les détournèrent de la vraie foi, et, prêtes à mourir plutôt que de se souiller par les superstitions païennes, elles repoussèrent constamment avec indignation les offres impies du préteur. C’est pourquoi Démétria, frappée soudain d’un coup mortel, sous les yeux de Bibiane, s’endormit dans le Seigneur ; Bibiane fut livrée à une femme très rusée nommée Rufine, qui s’efforça de la séduire. Mais la Sainte, qui avait appris dès l’enfance à garder la foi chrétienne et à conserver sans tache la fleur de la virginité, s’élevant au-dessus d’elle-même, triompha des embûches de cette femme et déjoua la perfidie du préteur.

Sixième leçon. Ainsi Rufine ne parvint à la détourner de sa sainte résolution, ni par des paroles artificieuses ni par les coups dont elle l’accablait tous les jours. Frustré dans son attente, et enflammé de colère par l’inutilité de ses efforts, le préteur ordonna aux licteurs d’ôter à Bibiane ses vêtements, de l’attacher, les mains liées à une colonne, et de la frapper ainsi à coups de fouets garnis de plomb, jusqu’à ce qu’elle rendît l’esprit. Son saint corps, jeté aux chiens, resta par terre durant deux jours sur la place du Taureau ; mais, divinement préservé, il demeura intact. Un prêtre, nommé Jean, l’ensevelit ensuite pendant la nuit, à côté du tombeau de sa sœur et de sa mère, près du palais de Licinius, où l’on voit encore à présent une église dédiée à Dieu sous le nom de sainte Bibiane. Les corps des saintes Bibiane, Démétria et Dafrosa y ayant été retrouvés, Urbain VIII restaura cette église, et plaça les saints corps sous le grand autel.

SOURCE : http://www.introibo.fr/02-12-Ste-Bibiane-Viviane-vierge

St. Bibiana

In the year 363, Julian the Apostate made Apronianus Governor of Rome. St. Bibiana suffered in the persecution started by him. She was the daughter of Christians, Flavian, a Roman knight, and Dafrosa, his wife. Flavian was tortured and sent into exile, where he died of his wounds. Dafrosa was beheaded, and their two daughters, Bibiana and Demetria, were stripped of their possessions and left to suffer poverty. However, they remained in their house, spending their time in fasting and prayer.

Apronianus, seeing that hunger and want had no effect upon them, summoned them. Demetria, after confessing her Faith, fell dead at the feet of the tyrant. St. Bibiana was reserved for greater sufferings. She was placed in the hands of a wicked woman called Rufina, who in vain endeavored to seduce her. She used blows as well as persuasion, but the Christian virgin remained faithful.

Enraged at the constancy of this saintly virgin, Apronianus ordered her to be tied to a pillar and beaten with scourges, laden with lead plummets, until she expired. The saint endured the torments with joy, and died under the blows inflicted by the hands of the executioner.

Afterwards, Bibiana’s body was left out in the open for wild beasts to devour, however, after two days, a holy priest named John came at night and buried her body near the palace of Licinius. Later a chapel was erected over her tomb. In 465, Pope Simplicius built a church there called Olympina, named after a pious lady who helped pay for the building of the church. In 1628, Pope Urban VIII had the church rebuilt since it was in very poor condition. He then had the relics of Bibiana, her sister and her parents brought and placed in the church. These relics had been discovered in the place that was sometimes called St. Bibiana’s cemetery.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-bibiana/

St. Bibiana
The earliest mention in an authentic historical authority of St. Bibiana (Vibiana), a Roman female martyr, occurs in the "Liber Pontificalis" where in the biography of Pope Simplicius (468-483) it is stated that this pope "consecrated a basilica of the holy martyr Bibiana, which contained her body, near the 'palatium Licinianum'" (ed. Duchesne, I, 249). This basilica still exists. In the fifth century, therefore, the bodily remains of St. Bibiana rested within the city walls. We have no further historical particulars concerning the martyr or the circumstances of her death; neither do we know why she was buried in the city itself. In later times a legend sprang up concerning her, connected with the Acts of the martyrdom of Sts. John and Paul and has no historical claim to belief. According to this legend, Bibiana was the daughter of a former prefect, Flavianus, who was banished by Julian the Apostate. Dafrosa, the wife of Flavianus, and his two daughters, Demetria and Bibiana, were also persecuted by Julian. Dafrosa and Demetria died a natural death and were buried by Bibiana in their own house; but Bibiana was tortured and died as a result of her sufferings. Two days after her death a priest named John buried Bibiana near her mother and sister in her home, the house being later turned into a church. It is evident that the legend seeks to explain in this way the origin of the church and the presence in it of the bodies of the above mentioned confessors. The account contained in the martyrologies of the ninth century is drawn from the legend.


Kirsch, Johann Peter. "St. Bibiana." The Catholic Encyclopedia. Vol. 2. New York: Robert Appleton Company, 1907. 2 Dec. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/02542b.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Christine J. Murray.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.
 SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/02542b.htm


December 2

St. Bibiana, Virgin and Martyr

Abridged from her Acts, which are disfigured by interpolations. See Anast. in Simplicio, et Baron. Annot. in Martyr. Rom. Bosius et Aringhi, Roma Subterr. l. 3, c. 37.

A.D. 363

WE are informed by Ammianus Marcellinus, a pagan historian of that age, and an officer in the court of Julian the Apostate, that this emperor made Apronianus governor of Rome in the year 363, who, while he was on the way to that city, had the misfortune to lose an eye. This accident he superstitiously imputed to the power of magic, through the malice of some who excelled in that art; and, in this foolish persuasion, to gratify his spleen and superstition, he resolved to punish and exterminate the magicians; in which accusation, Christians were involved above all others, on account of many wonderful miracles which were wrought in the primitive ages. Under this magistrate, St. Bibiana received the crown of martyrdom. This holy virgin was a native of Rome, and daughter to Flavian, a Roman knight, and his wife Dafrosa, who were both zealous Christians. Flavian was apprehended, deprived of a considerable post which he had held in the city, burned in the face with a hot iron, and banished to Acquapendente, then called Aquæ Taurinæ, where he died of his wounds a few days after. Dafrosa, by an order of Apronianus, who had thus treated her husband for his constancy in his faith, was, on the same account, confined to her house for some time; and, at length, carried out of the gates of the city, and beheaded. Bibiana and her sister Demetria, after the death of their holy parents, were stripped of all they had in the world, and suffered much from poverty for five months, but spent that time in their own house in fasting and prayer, Apronianus had flattered himself that hunger and want would bring them to a compliance; but seeing himself mistaken, summoned them to appear before him. Demetria, having made a generous confession of her faith, fell down and expired at the foot of the tribunal, in the presence of the judge. Apronianus gave orders that Bibiana should be put into the hands of a wicked woman named Rufina, who was extremely artful, and undertook to bring her to another way of thinking. That agent of hell employed all the allurements she could invent: which were afterwards succeeded by blows; but Bibiana, making prayer her shield, remained invincible. Apronianus, enraged at the courage and perseverance of a tender virgin, at length passed sentence of death upon her, and ordered her to be tied to a pillar, and whipped with scourges loaded with leaden plummets till she expired. The saint underwent this punishment cheerfully, and died in the hands of the executioners. Her body was left in the open air, that it might be a prey to beasts; but, having lain exposed two days, was buried in the night, near the palace of Licinius, by a holy priest called John. Peace being soon after restored to the church, a chapel was erected over her tomb; and a hundred years after, in 465, Pope Simplicius built there a fair church, as Anastasius mentions in his life. This church was called Olympina, from a pious lady of that name, who defrayed the expenses. It was repaired by Honorius III. but being fallen to decay was afterwards united to St. Mary Major, till it was sumptuously rebuilt by Urban VIII. in 1628, who placed in it the relics of SS. Bibiana, Demetria, and Dafrosa, which were discovered in that place which has been sometimes called St. Bibian’s cemetery.

The only affair which a Christian has in this world, and in which consists all his happiness and joy, is to seek God, to attain to the perfect possession of his grace and love, and in all things most perfectly to do his will. By this disposition of heart he is raised above all created things, and united to the eternal and unchangeable object of his felicity. He receives the good things of this world with gratitude to the Giver, but always with indifference; leaves them with joy, if God requires that sacrifice at his hands; and, in his abundance, fears not so much the flight of what he possesses as the infection of his own heart, or lest his affections be entangled by them. Such attachments are secretly and imperceptibly contracted, yet are ties by which the soul is held captive, and enslaved to the world. Only assiduous prayer and meditation on heavenly things, habitual self-denial, humble distrust and watchfulness, and abundant almsdeeds proportioned to a person’s circumstances, can preserve a soul from this dangerous snare amidst worldly affluence. To these means is that powerful grace annexed. This disengagement of the heart, how sincere soever, usually acquires a great increase and perfection by the actual sacrifice of earthly goods, made with heroic sentiments of faith and divine love, when God calls for it. Such an offering is richly compensated by the most abundant spiritual graces and comforts at present, and an immense weight of eternal glory in the next life.

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume XII: December. The Lives of the Saints.  1866


SOURCE : http://www.bartleby.com/210/12/021.html

Saint Bibiana

Also known as
  • Viviana
  • Vivian
  • Vibiana
Profile

Her parents, Saint Flavian of Acquapendente and Dafrosa of Acquapendente, were martyred in the persecutions of Julian the Apostate, and Vivian and her sister Demetria were turned over to a woman named Rufina who tried to force them into prostitution. Upon her continued refusal to co-operate, Vivian was imprisoned in a mad house, then flogged to death.

A church was built over her grave, in the garden of which grew an herb that cured headache and epilepsy. This and her time spent with the mentally ill led to her areas of patronage.

Born
Santa Bibiana (Viviana) Martire


sec. IV

Non abbiamo notizie precise riguardo la vita di questa santa, alla quale papa Simplicio, nel V secolo, dedicò una chiesa sull'Esquilino. Eppure il culto di Bibiana è stato assai vivace, forse anche grazie al suo nome, che ha la stessa origine del nome di Viviana: un nome, nell'etimologia popolare, legato al verbo «vivere», e quindi sinonimo di vitalità, vivacità, e augurio di spirituale sopravvivenza. Secondo la «Passio Bibianae», questa santa sarebbe una delle vittime della persecuzione anticristiana dell'imperatore Giuliano l'Apostata (361 - 363), un devoto pagano che ostacolò la fede cristiana nonostante la libertà di culto proclamata grazie a Costantino nel 313. Secondo questa Passio, priva di valore storico, il governatore Apronio avrebbe mandato a morte i coniugi Fausto e Dafrosa, per impadronirsi dei loro beni. Poi volle costringere all'apostasia le loro figlie: Demetria e Bibiana. La prima sarebbe morta sotto tortura, mentre Bibiana, salda nella propria fede, dopo aver subito ogni tipo di angheria fu legata alla colonna e flagellata a morte. La chiesa sull'Esquilino sorgerebbe sulla tomba della martire. (Avvenire)

Etimologia: Bibiana (forse) variante di Viviana = che ha vita, che è vitale, dal latino

Emblema: Palma

Martirologio Romano: A Roma, santa Viviana, martire, sotto il cui nome il papa san Simplicio intitolò una basilica sul colle Esquilino.

Papa Simplicio, nel V secolo, le dedicò la chiesa sull'Esquilino.

Il culto di questa Santa è stato assai vivace, forse anche grazie al suo bel nome, più diffuso di quanto non si pensi. Bibiana ha infatti la stessa origine del nome di Viviana, e perciò la Santa di oggi può essere presa come Patrona anche dalle donne che ripetono il nome di Viviana: un nome, nella etimologia popolare, legato al verbo " vivere ", e quindi sinonimo dì vitalità, vivacità, e augurio di spirituale sopravvivenza.

In assenza di notizie storiche, sul conto di Santa Bibiana, o Viviana, è stata tessuta una fantasiosa e complessa leggenda, che deve essere piaciuta moltissimo ai fedeli, contribuendo così alla popolarità della San-ta.

Secondo tale leggenda, Bibiana sarebbe stata vittima della tardiva persecuzione di Giuliano, l'Imperatore apostata, che rinnegò cioè la propria fede, E poiché l'Imperatore risiedeva in Oriente sarebbe stato il Governatore di Roma, Aproniano, a infierire non soltanto contro Bibiana, ma contro la famiglia cristiana della Santa: il padre Flaviano, la madre Defrosa e la sorella Demetra.

Ma come mai il Governatore di Roma avrebbe nutrito tanto odio verso i battezzati? La leggenda lo spiega dicendo che Aproniano aveva perduto un occhio, e attribuiva la sua infermità, non ad un incidente, ma alle arti maligne dei cristiani.

A buon conto, esiliato Flaviano e fatta morire in carcere Dafrosa, l'orbo persecutore poté impadronirsi dei beni della famiglia. Per completar la sua opera, non gli mancava che costringere all'apostasia le due giovani figlie, e ciò sembrava assai facile, data appunto la loro età.

Demetra infatti, minacciata di orribili tormenti, morì in carcere, sopraffatta dall'ansia. Restò Bibiana, e contro di lei furono inutili tutte le minacce del dolore fisico.

Il Governatore allora mutò strategia. Pensó di piegare la volontà della fanciulla, corrompendola con le seduzioni del piacere e gli allettamenti del vizio.
Per far ciò consegnò Bibiana a una turpe mezzana, esperta di intrighi amorosi.

Naturalmente Bibiana non venne meno ai doveri della virtù, e Aproniano, deluso nelle sue speranze, non seppe far di meglio che fiagellarla ferocemente, tanto da condurla alla morte, quattro giorni dopo.
Leggenda, abbiamo detto: pura leggenda, che nessun indizio rende né plausibile né probabile. Immaginata per conferire titoli di gloria, insieme con la palma del martirio, all'ignota benefattrice cristiana, titolare della chiesa sull'Esquilino.

Fonte:
Archivio Parrocchia