mercredi 12 décembre 2012

NOTRE-DAME DE GUADALUPE, Patronne de l'Amérique latine


Notre-Dame de Guadalupe

Patronne de l'Amérique Latine

(1531)

Un samedi, 9 décembre 1531, un pieux Indien du nom de Juan Diego se rendait de son village à Mexico pour y satisfaire sa dévotion. Comme il passait au pied du Tepeyac, la plus haute des collines qui entourent la ville, il entendit tout à coup une musique céleste descendre jusqu'à lui.

Irrésistiblement attiré vers le sommet de la colline, il en fait l'ascension et dans une lumière resplendissante bordée d'un iris aux plus vives couleurs, il aperçoit une Dame incomparablement belle, souriante et radieuse de bonté:

«Juan, Mon fils bien-aimé, dit l'Apparition, où vas-tu?

— Madame, je vais à Mexico entendre la messe en l'honneur de la Vierge.

— Ta dévotion M'est agréable, reprit l'Inconnue; Je suis cette Vierge, Mère de Dieu. Je désire que l'on Me bâtisse ici un temple magnifique d'où Je répandrai Mes faveurs et ferai voir Ma compassion envers tous ceux qui M'invoqueront avec confiance. Va trouver l'évêque de Mexico pour l'instruire de Ma volonté.»

Juan Diego se hâte de transmettre le message, mais le prélat le prend pour un illuminé et le congédie. Diego retourne au Tepeyac, y retrouve la Très Sainte Vierge qui le renvoie une seconde fois auprès de l'évêque. Cette fois, on lui ménage meilleur accueil, mais l'ecclésiastique exige quelque témoignage certain de la volonté du ciel.

Le dix décembre, Juan Diego revoit la Vierge qui promet le signe demandé pour le lendemain, mais Diego passe toute cette journée là auprès de son oncle gravement malade. Le douze décembre, pressé de trouver un prêtre à Mexico pour administrer les derniers sacrements au moribond, Diego passe rapidement devant la colline, mais au détour de la route, il se trouve subitement en présence de l'Apparition. «Ton oncle est guéri, dit la Très Sainte Vierge, va au haut de la colline cueillir des roses que tu donneras à l'évêque de Mexico.»

Ce n'était point la saison des fleurs et jamais la roche nue du Tepeyac n'avait produit de roses. L'humble paysan obéit néanmoins sans hésiter et trouva un merveilleux parterre de roses fraîches au sommet du monticule. Il en cueillit une brassée, et les tenant cachées sous son manteau, il s'achemina vers l'évêché. Lorsque Juan Diego fut introduit devant le prélat, deux miracles au lieu d'un frappèrent les yeux de l'évêque stupéfait: la gerbe de roses vermeilles et l'image de l'Apparition peinte à l'insu de Diego sur l'envers de son paletot. Aussitôt que leurs yeux rencontrèrent l'image bénie de la Sainte Vierge, tous les témoins du prodige tombèrent à genoux, muets de joie, sans pouvoir faire autre chose que d'admirer la beauté surhumaine de leur Mère du ciel. Se relevant, l'évêque enlève le manteau des épaules du pieux Mexicain et l'expose dans sa chapelle en attendant d'élever un sanctuaire qui puisse renfermer cette relique sacrée. Tous les habitants la ville se rassemblèrent à l'évêché pour honorer l'image miraculeuse que Marie Elle-même venait de léguer si gracieusement à Ses enfants de la terre.

Le jour suivant, treize décembre, l'évêque de Mexico se rendit sur la colline de l'Apparition suivi d'un grand concours de peuple. Il voulait voir l'endroit exact où la Très Sainte Vierge S'était montrée à Son fils privilégié, Juan Diego. Ce dernier ne crut pas pouvoir le déterminer avec précision. Marie vint le tirer d'embarras par un nouveau miracle: une source jaillit soudainement, désignant le lieu précis de l'Apparition. Depuis, cette source n'a cessé de couler et d'opérer des guérisons miraculeuses.

La Reine du Ciel Se montra une cinquième fois à Son humble serviteur et lui révéla le titre sous lequel Elle désirait être invoquée. «On M'appellera, dit-Elle: Notre-Dame de Guadalupe». Ce mot venu d'Espagne, mais d'origine arabe, signifie: Fleuve de Lumière. Conformément à la demande de la Mère de Dieu, on éleva une grandiose basilique sur la colline du Tepeyac où l'on vénéra la sainte image de Marie imprimée dans le manteau du voyant. Tout au cours des âges, d'innombrables et éclatants miracles témoignèrent de l'inépuisable bonté de Notre-Dame de Guadalupe.

Résumé O.D.M.




Le 9 décembre 1531, sur une colline de Tepeyac (Nord de Mexico), une jeune dame « éblouissante de lumière » apparaît à un Amérindien Juan Diego Cuauhtlatoatzin, baptisé depuis peu. La Vierge Marie le charge de demander à l'évêque de faire construire une église sur le lieu même de l'apparition. Le prélat demandera au jeune homme d'obtenir de la Vierge Marie un signe. Celle-ci ne tarde pas à le lui accorder. Le 12 décembre, se montrant pour la quatrième et dernière fois à Juan Diego, Marie l'envoie cueillir des fleurs au sommet de la colline. Et voilà l'homme redescendant remplie des plus belles fleurs qu'il ait jamais vues en plein hiver ! Sous l'injonction de la Vierge, il retourne alors chez l'évêque, et ouvre son manteau devant les personnes réunies autour du prélat. Quelle stupeur pour tous de voir à cet instant s'imprimer miraculeusement sur la tilma une image représentant la Vierge, revêtue d'un manteau couvert d'or. Après 475 ans, la tilma est parfaitement conservée, alors que ce vêtement de pauvre fait en fibres de cactus aurait dû se détériorer en 20 ans.



VOYAGE DU PAPE AU MEXIQUE

MESSE POUR LA CONCLUSION DE L'ASSEMBLÉE SPÉCIALE POUR L'AMÉRIQUE

HOMÉLIE DU PAPE JEAN PAUL II

Samedi 23 janvier 1999,

Basilique Notre-Dame de Guadalupe



Bien-aimés frères dans l'épiscopat et dans le sacerdoce,

Chers frères et sœurs dans le Seigneur,

1. «Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils né d'une femme...» (Ga 4, 4). Qu'est-ce que la plénitude du temps? Dans la perspective de l'histoire humaine, la plénitude du temps est une date concrète. Il s'agit de la nuit où le Fils de Dieu vint au monde à Bethléem, selon ce qu'avaient annoncé les prophètes, comme nous l'avons entendu dans la première lecture: «C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe: Voici, la jeune femme est enceinte, elle va enfanter un fils et elle lui donnera le nom d'Emmanuel» (Is 7, 14). Ces paroles, prononcées de nombreux siècles auparavant, se sont accomplies au cours de la nuit où vint au monde le Fils conçu par l'œuvre de l'Esprit Saint dans le sein de la Vierge Marie.

La naissance du Christ fut précédée par l'annonce de l'archange Gabriel. Ensuite, Marie se rendit chez sa cousine Elisabeth pour se mettre à son service. L'Evangile de Luc nous l'a rappelé, en nous rapportant le salut insolite et prophétique d'Elisabeth, ainsi que la très belle réponse de Marie: «Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur» (1, 46-47). Voici les événements auxquels la liturgie d'aujourd'hui fait référence.

2. La lecture de la Lettre aux Galates nous révèle, quant à elle, la dimension divine de cette plénitude du temps. Les paroles de l'Apôtre Paul résument toute la théologie de la naissance de Jésus, qui éclaire dans le même temps la signification de cette plénitude. Il s'agit de quelque chose d'extraordinaire: Dieu est entré dans l'histoire de l'homme. Dieu, qui est en lui-même le mystère insondable de la vie, Dieu, qui est Père et qui se reflète depuis l'éternité dans le Fils, consubstantiel à Lui et à travers lequel toutes les choses furent faites (cf. Jn 1, 1-3), Dieu, qui est unité du Père et du Fils dans ce flux d'amour éternel qui est l'Esprit Saint.

Malgré la pauvreté de nos paroles pour exprimer le mystère ineffable de la Trinité, la vérité est que l'homme, à partir de sa condition terrestre, a été appelé à participer à cette vie divine. Le Fils de Dieu naquit de la Vierge Marie pour nous accorder la filiation divine. Le Père a communiqué à nos cœurs l'Esprit du Fils, grâce auquel nous pouvons dire: «Abba, Père» (cf. Ga 4, 4). Telle est donc la plénitude du temps, qui satisfait chaque aspiration de l'histoire et de l'humanité: la révélation du mystère de Dieu, offert à l'être humain à travers le don de l'adoption divine.

3. La plénitude du temps, à laquelle l'Apôtre fait référence, se situe en relation avec l'histoire humaine. D'une certaine façon, en se faisant homme, Dieu est entré dans notre temps et il a transformé notre histoire en histoire du salut. Une histoire qui comprend tous les événements du monde et de l'humanité, de la création jusqu'à son terme, mais qui se déroule à travers des moments et des dates importantes. L'une d'elle est l'An 2000 de la naissance de Jésus, désormais proche, l'année du grand Jubilé, auquel l'Eglise s'est préparée également à travers la célébration des Synodes extraordinaires consacrés à chaque continent, comme ce fut le cas de celui qui s'est déroulé à la fin de 1997 au Vatican.

4. Aujourd'hui, dans cette Basilique de Guadalupe, cœur marial de l'Amérique, nous rendons grâce à Dieu pour l'Assemblée spéciale pour l'Amérique du Synode des Evêques - un authentique cénacle de communion ecclésiale et d'affection collégiale entre les pasteurs du Nord, du Centre et du Sud du continent - vécue avec l'Evêque de Rome comme une expérience fraternelle de rencontre avec le Seigneur ressuscité, un chemin pour la conversion, la communion et la solidarité en Amérique.

A présent, un an après cette Assemblée synodale, et en concomitance avec le centenaire du Concile plénier de l'Amérique latine, qui eut lieu à Rome, je suis venu ici pour déposer aux pieds de la Vierge métisse du Tepeyac, Etoile du Nouveau Monde, l'Exhortation apostolique Ecclesia in America, qui rassemble les contributions et les suggestions pastorales de ce Synode, confiant à la Mère et Reine de ce conti- nent, l'avenir de son évangélisation.

5. Je désire exprimer ma gratitude à ceux qui, grâce à leur travail et leur prière, ont fait en sorte que cette Assemblée synodale reflète la vitalité de la foi catholique en Amérique. Je remercie également cet archidiocèse primatial de Mexico et son Archevêque, le Cardinal Norberto Rivera Carrera, pour son accueil cordial et sa généreuse disponibilité. Je salue avec affection le groupe important de cardinaux et d'évêques qui sont venus de tous les lieux du con- tinent et les très nombreux prêtres et séminaristes ici présents, qui comblent de joie et d'espérance le cœur du Pape. Mon salut s'étend au-delà des murs de cette basilique pour embrasser ceux qui, de l'extérieur, suivent la célébration, ainsi que tous les hommes et toutes les femmes de diverses cultures, ethnies et nations qui constituent la riche et multiforme réalité américaine.

[en portugais]

6. «Bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur» (Lc 1, 45). Ces paroles qu'Elisabeth adresse à Marie, qui porte le Christ en son sein, peuvent s'appliquer également à l'Eglise qui est sur ce continent. Bienheureuse es-tu, Eglise qui est en Amérique, toi qui en accueillant la Bonne Nouvelle de l'Evangile, a fait naître de nombreux peuples à la foi! Bienheureuse car tu crois, bienheureuse car tu espères, bienheureuse car tu aimes, car la promesse du Seigneur s'accomplira! Les efforts missionnaires héroïques et l'admirable œuvre d'évangélisation de ces cinq derniers siècles n'ont pas été vains. Aujourd'hui, nous pouvons dire que, grâce à eux, l'Eglise en Amérique est l'Eglise de l'espérance. Il suffit de constater la force de ses nombreux jeunes, la valeur exceptionnelle que l'on accorde à la famille, la floraison de vocations au sacerdoce et à la vie consacrée et, surtout, la profonde religiosité de ses peuples. N'oublions pas qu'au cours du prochain millénaire, désormais imminent, l'Amérique sera le continent possédant le plus grand nombre de catholiques.

[en français]

7. Toutefois, comme les Pères synodaux l'ont souligné, si l'Eglise en Amérique connaît bien des motifs de se réjouir, elle est aussi confrontée à de graves difficultés et à d'importants défis. Devons-nous pour autant nous décourager? En aucune manière: «Jésus-Christ est le Seigneur!» (Ph 2, 11). Il a vaincu le monde et il a envoyé son esprit Saint pour faire toutes choses nouvelles. Serait-il trop ambitieux d'espérer que, après cette Assemblée synodale - le premier Synode américain de l'histoire - se développe sur ce continent majoritairement chrétien une manière plus évangélique de vivre et de partager? Il existe bien des domaines dans lequels les communautés chrétiennes, du Nord, du Centre et du Sud de l'Amérique peuvent manifester leurs liens fraternels, exercer une solidarité réelle et collaborer à des projets pastoraux communs, chacun apportant les richesses spirituelles et matérielles dont elle dispose.

[en anglais]

8. L'Apôtre Paul nous enseigne que dans la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d'une femme, pour nous racheter du péché et faire de nous ses fils et ses filles. En conséquence, nous ne sommes plus des serviteurs, mais des fils et des héritiers de Dieu (cf. Ga 4, 4-7). L'Eglise doit donc proclamer l'Evangile de la vie et dénoncer avec une force prophétique la culture de la mort. Puisse le continent de l'Es- pérance être également le continent de la Vie! Tel est notre appel: une vie digne pour tous! Pour ceux qui ont été conçus dans le sein de leur mère, pour les enfants des rues, pour les peuples autochtones et pour les afro-américains, pour les immigrés et les réfugiés, pour les jeunes privés de toute opportunité, pour les personnes âgées, pour ceux qui sont victimes de toute sorte de pauvreté ou d'exclusion.

Chers frères et sœurs, l'heure est venue de bannir pour toujours du continent toute atteinte à la vie. Jamais plus de violence, de terrorisme et de trafic de drogue! Jamais plus de torture ou d'autres formes d'abus! Il faut mettre fin au recours inutile à la peine de mort! Jamais plus d'exploitation des faibles, de discrimination raciale ou de ghettos de pauvreté! Jamais plus! ce sont des maux intolérables qui élèvent leur cri vers le ciel et qui invitent les chrétiens à un style de vie différent, à un engagement social plus en harmonie avec leur foi. Nous devons réveiller la conscience des hommes et des femmes grâce à l'Evangile, dans le but de souligner leur vocation sublime de fils de Dieu. Cela les encouragera à édifier une Amérique meilleure. Il est urgent de susciter un nouveau printemps de sainteté sur le continent afin que l'action et la contemplation aillent de pair.

[en espagnol]

9.’Je désire confier et offrir l'avenir du continent à la Très Sainte Vierge Marie, Mère du Christ et de l'Eglise. Je suis donc heureux d'annoncer que j'ai établi que, le 12 décembre, la Vierge de Guadalupe serait célébrée dans toute l'Amérique comme une fête liturgique. Ô Mère! Tu connais les voies que suivirent les premiers évangélisateurs du Nouveau Monde, des îles Guanahani et La Española aux forêts d'Amazonie et aux cimes des Andes, parvenant jusqu'à la Terre de Feu dans le sud et aux grands lacs et aux montagnes du nord. Accompagne l'Eglise qui accomplit son œuvre dans les nations américaines, afin qu'elle évangélise toujours et qu'elle renouvelle son esprit missionnaire. Encourage tous ceux qui consacrent leur vie à la cause de Jésus et à la diffusion de son Royaume.

Ô douce Dame du Tepeyac, Mère de Guadalupe! Nous te présentons cette foule innombrable de fidèles qui prient Dieu en Amérique. Toi, qui es entrée dans leur cœur, visite et réconforte les foyers domestiques, les paroisses et les diocèses de tout le continent. Fais en sorte que les familles chrétiennes éduquent de façon exemplaire leurs enfants dans la foi de l'Eglise et dans l'amour de l'Evangile, afin qu'ils deviennent une source de vocations apostoliques. Tourne aujourd'hui ton regard vers les jeunes et encourage-les à marcher avec Jésus-Christ.

Ô Dame et Mère de l'Amérique! Confirme la foi de nos frères et sœurs laïcs, afin que dans tous les domaines de la vie sociale, professionnelle, culturelle et politique, ils agissent en conformité avec la vérité et la loi nouvelle que Jésus a apportée à l'humanité. Fais preuve de bienveillance face à l'angoisse de ceux qui souffrent de la faim, de la solitude, de l'exclusion ou de l'ignorance. Fais-nous reconnaître en eux tes fils bien-aimés et donne-nous l'élan de la charité pour les soutenir dans leurs besoins. Sainte Vierge de Guadalupe, Reine de la Paix! Protège les nations et les peuples du continent. Fais en sorte que tous, dirigeants et citoyens, apprennent à vivre dans la liberté authentique en agissant selon les exigences de la justice et le respect des droits humains, afin que la paix soit définitivement établie. A toi, Vierge de Guadalupe, Mère de Jésus et notre Mère, nous offrons toute l'affection, l'honneur, la gloire et la louange constantes de tes fils et de tes filles d'Amérique!

A l'issue de la Messe, le Saint-Père ajoutait les paroles suivantes:

Merci pour ce cadeau splendide qui m'accompagnera. J'ai eu la joie de célébrer encore une fois la messe dans cette basilique tant aimée par tous les Mexicains, par tous les Américains fils de la paix. Je vous remercie pour les prières que vous élevez chaque jour pour moi et pour mon ministère pétrinien. Et je sais que vous continuerez toujours à le faire. Merci.





Feast of Our Lady of Guadalupe

The feast in honor of Our Lady of Guadalupe goes back to the sixteenth century. Chronicles of that period tell us the story. A poor Indian named Cuauhtlatohuac was baptized and given the name Juan Diego. He was a 57-year-old widower and lived in a small village near Mexico City. On Saturday morning, December 9, 1531, he was on his way to a nearby barrio to attend Mass in honor of Our Lady.

He was walking by a hill called Tepeyac when he heard beautiful music like the warbling of birds. A radiant cloud appeared and within it a young Native American maiden dressed like an Aztec princess. The lady spoke to him in his own language and sent him to the Bishop of Mexico, a Franciscan named Juan de Zumarraga. The Bishop was to build a chapel in the place where the lady appeared.

Eventually the bishop told Juan Diego to have the lady give him a sign. About this same time Juan Diego’s uncle became seriously ill. This led poor Diego to try to avoid the lady. The lady found Diego, nevertheless, assured him that his uncle would recover and provided roses for Juan to carry to the bishop in his cape or tilma.

When Juan Diego opened his tilma in the bishop’s presence, the roses fell to the ground and the bishop sank to his knees. On Juan Diego’s tilma appeared an image of Mary exactly as she had appeared at the hill of Tepeyac. It was December 12, 1531.

The coarsely woven material of the tilma which bears the picture is as thin and open as poor sacking. It is made of vegetable fiber, probably maguey. It consists of two strips, about seventy inches long by eighteen wide, held together by weak stitching. The seam is visible up the middle of the figure, turning aside from the face. Painters have not understood the laying on of the colors. They have deposed that the “canvas” was not only unfit but unprepared, and they have marveled at apparent oil, water, tempera, etc. colouring in the same figure. They are left in equal admiration by the flower-like tints and the abundant gold. They and other artists find the proportions perfect for a maiden of fifteen. The figure and the attitude are of one advancing. There is flight and rest in the eager supporting angel. The chief colours are deep gold in the rays and stars, blue-green in the mantle, and rose in the flowered tunic.

Our Lady of Guadalupe is the patron of Mexico and the Americas in whole.



On December 9, Our Lady appeared to a poor Indian named Cuauhtlatohuac, who was baptized and given the name Juan Diego.

The lady spoke to him in his own language and sent him to the bishop of Mexico, a Franciscan named Juan de Zumarraga. The bishop was to build a chapel in the place where the lady appeared.

Eventually the bishop told Juan Diego to have the lady give him a sign. About this same time Juan Diego’s uncle became seriously ill. This led poor Diego to try to avoid the lady. The lady found Diego, nevertheless, assured him that his uncle would recover and provided roses for Juan to carry to the bishop in his cape or tilma.

When Juan Diego opened his tilma in the bishop’s presence, the roses fell to the ground and the bishop sank to his knees. On Juan Diego’s tilma appeared an image of Mary exactly as she had appeared at the hill of Tepeyac. It was December 12, 1531.

Our lady of Guadalupe is the patron of Mexico and the Americas in whole.



St. Juan Diego


St. Juan Diego was born in 1474 in the calpulli or ward of Tlayacac in Cuauhtitlan, which was established in 1168 by Nahua tribesmen and conquered by the Aztec lord Axayacatl in 1467; and was located 20 kilometers (14 miles) north of Tenochtitlan (Mexico City).

On December 9, 1531, St. Juan Diego rose before dawn to walk fifteen miles to daily Mass in what is now Mexico City. Juan lived a simple life as a weaver, farmer, and laborer. That morning, as Juan passed Tepeyac Hill, he heard music and saw a glowing cloud encircled by a rainbow. A woman’s voice called him to the top of the hill. There he saw a beautiful young woman dressed like an Aztec princess. She said she was the Virgin Mary and asked Juan to tell the bishop to build a church on that site. She said, “I vividly desire that a church be built on this site, so that in it I can be present and give my love, compassion, help, and defense, for I am your most devoted mother . . . to hear your laments and to remedy all your miseries, pains, and sufferings.”

The bishop was kind but skeptical. He asked Juan to bring proof of the Lady’s identity. Before Juan could go back to the Lady, he found out his uncle was dying. Hurrying to get a priest, Juan missed his meeting with the Lady. The Lady, however, met him on his path and told him that his uncle had been cured.

She then told Juan to climb to the top of the hill where they first met. Juan was shocked to find flowers growing in the frozen soil. He gathered them in his cloak and took them at once to the bishop.
Juan told the bishop what had happened and opened his cloak. The flowers that fell to the ground were Castilian roses (which were not grown in Mexico). But the bishop’s eyes were on the glowing image of the Lady imprinted inside Juan’s cloak.

Soon after, a church was built on the site where our Lady appeared, and thousands converted to Christianity. Our Lady of Guadalupe was declared the patroness of the Americas. He died on May 30, 1548, at the age of 74.

Juan Diego deeply loved the Holy Eucharist, and by special permission of the Bishop he received Holy Communion three times a week, a highly unusual occurrence in those times.

Pope John Paul II praised Juan Diego for his simple faith nourished by catechesis and pictured him (who said to the Blessed Virgin Mary: “I am a nobody, I am a small rope, a tiny ladder, the tail end, a leaf”) as a model of humility for all of us.


" Demain, c’est la fête de Notre Dame de Guadalupe, Patronne des Amériques. Je tiens à saluer tous mes frères et sœurs de ce continent, et je le fais en pensant à la Vierge de Tepeyac.

Quand Notre Dame est apparue à saint Juan Diego, son visage était celui d’une femme de sang-mêlé, une métisse, et ses vêtements portaient les symboles de la culture autochtone. Comme Jésus, Marie est proche de tous ses fils et de ses filles ; comme une mère attentive, elle les accompagne sur leur chemin, durant leur vie. Elle partage les joies et les espoirs, les tristesses et les difficultés du Peuple de Dieu, composé d’hommes et de femmes de toutes races et de toutes nations.
Lorsque l’image de la Vierge est apparue sur la tilma de Juan Diego, c’était la prophétie d’une étreinte : l’étreinte de Marie [qui embrasse] tous les peuples des vastes étendues d’Amérique – les peuples qui vivaient déjà là, et ceux qui étaient encore à venir. L’étreinte de Marie a montré ce que l’Amérique – du Nord et du Sud – est appelée à être : une terre où les différents peuples s’unissent ; une terre prête à respecter la vie humaine à toutes ses étapes, du sein de la mère à la vieillesse ; une terre qui accueille les immigrés, les pauvres et les marginaux, à toutes les époques. Une terre de générosité.
C’est le message de Notre Dame de Guadalupe, et c’est aussi mon message, le message de l’Eglise. Je demande à tous les peuples des Amériques d’ouvrir largement leurs bras, comme la Vierge, avec amour et tendresse.
Je prie pour vous tous, chers frères et sœurs, et je vous demande de prier pour moi !
Que la joie de l’Evangile demeure toujours dans vos cœurs.
Que le Seigneur vous bénisse, et que la Vierge soit toujours à vos côtés. "



Pope Francis Sends Message To The Americas On The Feast Of Our Lady Of Guadalupe
Pope Francis has sent a Message to the Americas to mark the Dec. 12th Feast of Our Lady of Guadalupe, who is venerated as Patroness of the American continent. The Holy Father delivered the Message during the course of his weekly General Audience on Wednesday, the eve of the feast.
Pope Francis’ Messaege To The Americas for the Feast of Our Lady of Guadalupe [Official Vatican Text]
“Tomorrow is the feast of Our Lady of Guadalupe, the Patroness of the Americas. I would like to greet all my brothers and sisters on that continent, and I do so thinking of the Virgin of Tepeyac. When Our Lady appeared to Saint Juan Diego, her face was that of a woman of mixed blood, a mestiza, and her garments bore many symbols of the native culture. Like Jesus, Mary is close to all her sons and daughters; as a concerned mother, she accompanies them on their way through life. She shares all the joys and hopes, the sorrows and troubles of God’s People, which is made up of men and women of every race and nation.”
“When the image of the Virgin appeared on the tilma of Juan Diego, it was the prophecy of an embrace: Mary’s embrace of all the peoples of the vast expanses of America – the peoples who already lived there, and those who were yet to come. Mary’s embrace showed what America – North and South – is called to be: a land where different peoples come together; a land prepared to accept human life at every stage, from the mother’s womb to old age; a land which welcomes immigrants, and the poor and the marginalized, in every age. A land of generosity. That is the message of Our Lady of Guadalupe, and it is also my message, the message of the Church. I ask all the people of the Americas to open wide their arms, like the Virgin, with love and tenderness.”

SOURCE : http://www.ucatholic.com/news/pope-francis-sends-message-to-the-americas-on-the-feast-of-our-lady-of-guadalupe/

Voir aussi :
http://www.virgendeguadalupe.org.mx/apariciones/Nican%20Mopohua/Nican%20Mopohua%20frances.htm