lundi 17 décembre 2012

Saint JUDICAËL, roi, puis moine


SAINT JUDICAËL

Le vrai nom de Gaël est Judicaël, qui signifie selon l'étymologie Celtique : "seigneur généreux" !

Nous sommes au début du VIIe siècle, en Armorique du nord. Fils de Judaël, roi de Domnonée (le nom ancien de cette région), le prince Judicaël est l'aîné d'une famille de 15 frères et soeurs. A la mort de son père vers 605, il est écarté du pouvoir et se retire au monastère de Saint-Jean-de-Gaël que dirige saint Méen. Son frère, qui avait usurpé la royauté, étant devenu aveugle, Judicaël quitte son monastère pour faire face à ses responsabilités. Le roi Judicaël est couronné en 632 ; il épouse Morone, fille d'un seigneur de la région du Léon. Sans jamais oublier qu'il ne tient son pouvoir que du Dieu Tout-Puissant, il gouverne son peuple avec justice et générosité. En 636, saint Éloi lui fait rencontrer le roi Dagobert à Clichy, près de Paris ; les deux souverains signent un traité de paix. Le roi de Domnonée travaille sans répit au développement de sa région, fondant en particulier plusieurs monastères, notamment à l'orée de la forêt de Paimpont.

Lassé, dit-on, de l'exercice du pouvoir, Judicaël ne s'y accroche pas et en 640, il se retire à Saint-Jean-de-Gaël, où il meurt vers 650. Grande était sa réputation de sainteté, qu'illustre un épisode analogue à celui du manteau partagé par saint Martin. Alors que toute une troupe de cavaliers avait refusé d'aider un lépreux dans la traversée d'une rivière, Judicaël chargea le miséreux sur ses épaules. Après la traversée, sur l'autre rive, le lépreux se révéla être le Christ. La mémoire populaire a toujours vénéré dans le saint roi Judicaël "le père des pauvres, le releveur des misérables et le fracteur (briseur) des orgueilleux".

Comme Gaël est le nom du village proche de Saint-Méen-le-Grand où il se fit moine et revint terminer sa vie, saint Judicaël est devenu le saint patron des Gaël (au masculin comme au féminin) et de divers noms dérivés, comme Judicaël, Judy, Juhel et Jézéquel.

Rédacteur : Frère Bernard Pineau, OP



Statue de Saint Judicaël, Abbatiale Notre-Dame de Paimpont

SAINT JUDICAËL

Roi de Bretagne puis moine (+ 658)

ou Gaël ou Giguel ou Gicquel ou Juzel.

Il régna sur la Bretagne à partir de 632. En 636, saint Eloi lui fit rencontrer à Clichy, près de Paris, le roi Dagobert pour signer un traité de paix entre Bretons et Francs. Deux ans plus tard, il laissa son trône et se fit moine pour les 20 dernières années de sa vie.

"Judicaël était le fils de Judhaël, roi de la Domnonée, un royaume qui occupait alors le nord de l'Armorique. A la mort de Judhaël, vers 605, Judicaël, pourtant le fils aîné et l'héritier, préféra se retirer au monastère Saint-Jean de Gaël que saint Méen venait d'ériger. Il quitta cependant le monastère pour prendre la direction du royaume de Domnonée. Pendant vingt ans, il gouverna le royaume avec autorité et sagesse. Ses qualités de diplomate lui permirent de régler des différends avec le roi Dagobert et de conclure avec lui une alliance. Cela fait, il décida d'abdiquer de nouveau et de reprendre la vie monacale." (diocèse de Quimper et Léon - Saint Judicaël 16 décembre)

En Bretagne, l’an 658, saint Judicaël, roi de Domnonée, qui contribua beaucoup à établir la paix entre les Bretons et les Francs et, après avoir quitté sa charge, termina sa vie au monastère de saint Méen.

Martyrologe romain



Saint Judicael, roi de Bretagne présenté à Dagobert, roi des Francs
S. Judicaël

Judual, prince de Domnonée (région comprise entre le Mont Saint-Michel et Brest), recouvra ce pays par la victoire de Clotaire Ier sur Chramnus et Conomor. Judhaël, son fils et son successeur, épousa Pritelle, dont il eut un grand nombre d’enfants. Saint Judicaël succéda à Judhaël, son père, dans la principauté, et prit le titre de roi.

Mais en 516, il se démit de la souveraineté en faveur d’un de ses frères, et embrassa l’état religieux à Gaël, monastère alors gouverné par saint Meen. Peu de temps après on l’obligea de reprendre le gouvernement de la principauté.

Entre les fondations pieuses qu’il fit, on distingue l’abbaye de Painpont au diocèse de Saint-Malo, laquelle appartient aujourd’hui (début du XIXe siècle) aux chanoines réguliers de la congrégation de France. Pour prévenir une guerre dangereuse, il se laissa persuader par saint Éloi de rendre hommage à Dagobert, qui le reçut, en cette occasion, avec les honneurs dus à un roi. Suivant Frédegaire et l’auteur anonyme des gestes de Dagobert, la cérémonie se fit à Clichy-la-Garenne près de Paris.

Quelque temps après, saint Judicaël (ou Guiguel, ou Gaël) retourna au monastère de Gaël, qui porte présentement le nom de Saint-Meen, et qui est dans le diocèse de Saint-Malo. Il y mourut dans la pratique des vertus religieuses, la nuit du 16 au 17 décembre, vers le milieu du septième siècle.

En 878, ses reliques furent transférées chez les bénédictins de l’abbaye de Marne en Poitou, dite aujourd’hui d’Ansion, ou de Saint-Jovin, du nom d’un saint solitaire qui florissait dans le quatrième ou le cinquième siècle, et qui est honoré le 11 juin.

On invoquait saint Judicaël dans les litanies anglaises du septième siècle. Il est nommé en ce jour dans le Martyrologe de France et dans celui des Bénédictins ; mais l’ancien calendrier de saint Meen n’en fait mention que le lendemain.





SAINT JUDICAËL

(ou Gaël ou Giguel ou Gicquel ou Juzel)

Roi en Bretagne puis moine

(v. 650)

Il régna sur la Bretagne à partir de 632. En 636, saint Eloi lui fit rencontrer à Clichy, près de Paris, le roi Dagobert pour signer un traité de paix entre Bretons et Francs.

Deux ans plus tard, il laissa son trône et se retira dans une abbaye, près de Montfort (Ille-et-Vilaine) pour finir les 20 dernières années de sa vie dans la prière.




Saint Judicaël (ou Saint Gaël), Roi en Bretagne puis moine (v. 650).

Il naquit vers l'an 590. Fils aîné de Judhaël, roi de Domnonée et de la reine Pritelle, fille aînée d'Ausoche, prince au Comté de Léon. Il était l'aîné de quinze frères et une sœur, dont plusieurs font partie de la longue liste des saints bretons, notamment Saint Josse et Winoc.

A la mort de Judhaël vers 605, pourtant aîné et héritier, il préféra se retirer au monastère Saint-Jean de Gaël, et laissa le trône à son frère.

Ce dernier ayant embrassé à son tour la vie monastique, Judicaël quitta alors son monastère pour prendre la direction du royaume de Domnonée. Pendant vingt ans, il gouverna le royaume avec autorité et sagesse. Après s'être marié à Morone en 630 (dont aura un fils Gradlon Flam), il aurait été couronné en 632 et serait avec Saint Éloi à l'origine du traité de 636 signé à Clichy donnant au roi Dagobert Ier la suzeraineté de la Bretagne aux Francs.

Vers 640, il se serait de nouveau retiré dans un monastère à Gaël (certains disent au monastère de Paimpont qu'il avait fondé) pour finir les 20 dernières années de sa vie dans la prière, et serait mort dans la nuit du 16 au 17 décembre 658. Il fut enseveli à côté de son maître Saint Méen.

SOURCE : http://archives.forum-politique.org/www.forum-politique.org/religion/topic78698-100.html

Saint Judicaël


Also known as
  • Gaël
  • Gaëlle
  • Gicquel
  • Giguel
  • Giquel
  • Iudicael
  • Iudicallus
  • Jekel
  • Jezek
  • Jezekael
  • Jezekel
  • Jikael
  • Jikel
  • Jude
  • Judhael
  • Judhaël
  • Judhel
  • Judiakel
  • Judicaël
  • Juhel
  • Juzel
  • Jézéquel
Profile

Son of the king of Domnonia, Brittany (in modern France). Brother of Saint Joducus. Well-loved king of Domnonia. Abdicated to become a monk, living his last 20 years in a monastery of Gael in Vannes, France.

  • man with a crown at his feet and a broom in his hand to show that he gave up the royal life for a humble one



San Giudicaele (Judicaël) Re di Bretagna


590 circa – 658 circa

San Giudicaèle (Judicaël), fratello di San Giudoco, in un primo tempo entrò in monastero sotto la guida di San Mavenno (Mèen), ma poi rivendicò i suoi diritti al trono di Bretagna. Governò con saggezza, riportando la pace tra i Bretoni e i Franchi. Dopo aver abdicato al regno, si dice abbia passato gli ultimi anni della sua vita nel monastero di Saint-Mèen.

Martirologio Romano: Nella Bretagna in Francia, san Giudicaele, che promosse con ogni mezzo la pace tra Bretoni e Franchi e, deposto l’incarico di re, si dice si sia ritirato nel monastero di Saint-Méen. 

La Bretagna, odierna regione della Repubblica Francese, a cavallo tra VI e VII secolo fu il territorio su cui regnò San Giudicaele, sicuramente uno tra i sovrani santi meno noti nella folta schiera di santità che ha affollato le corti europee nel corso dei due millenni dell’era cristiana.

San Judicaël nacque all’incirca nel 590 e fu battezzato da un prete di nome Guodenon. Sino all’età di tre anni fu allevato a casa di suo nonno Ausoche, per poi passare alla corte del re di Bretagna Judhaël, suo padre, alla morte del quale avrebbe dovuto succedere alla corona essendo il primogenito tra tutti i suoi fratelli. Egli profuse dunque ogni forza nell’assicurarsi il trono, arrivando a sostenere i suoi diritti anche con l’uso delle armi. Ma Salomone II, suo fratello e suo competitore, lo battè ed conquistò così il trono verso il 605 circa.

Ora però non gli restò che rinunciare al mondo e vestire gli abiti di penitente, all’età di soli vent’anni, entrando nel monastero di Saint-Jean de Gaël sotto la preziosa guida di San Meen. Tutta la Bretagna, afflitta per il ritiro del suo principe, grazie al quale aveva conosciuto grandi speranze, ammirò questa sua grande scelta, presa non senza una dovuta riflessione, che mise ancor più in risalto le sue splendide qualità. 

Le numerose leggende sorte sul suo conto narrano cose meravigliose circa il fervore che lo pervase. La sua ascesi fu sin da subito estrema ed avrebbe raggiunto addirittura dei grandi eccessi, se la saggia discrezione di San Meen non l’avesse moderata. Numerosi altri fatti relativi alla sua permanenza in monastero sono inoltre narrati da dettagliati quanto fantasiosi racconti leggendari. Non era passato molto tempo dal suo ingresso nel convento, che giunse già per Judhaël il momento della tonsura clericale e ricevette l’abito monacale, segni del suo ingresso ufficiale nella vita religiosa.

Un giorno però, quasi inaspettatamente, il santo abate Meen rese la sua anima a Dio, lasciando i suoi discepoli in una grande afflizione che nulla fu capace di consolare.

Judhaël decise allora di lasciare il chiostro alla morte di suo fratello Salomone II, verso l’anno 630, riprendendo gli abiti secolari ed assumendo finalmente la corona di Bretagna. Edificò tutta la famiglia reale e tutta la corte con l’esempio delle sue virtù. Sposò Meronoë (o Merovoë), donna proveniente dalla stessa famiglia e dallo stesso paese della regina sua madre. Anch’ella si dimostrò virtuosa come il marito, impregnata di fede e di pietà, e tutto ciò contribuì a mantenere tra loro una pace ed una concordia ammirabili. Governò il regno con autorità e saggezza, puntando principalmente al rispetto della Legge di Gesù Cristo. Le sue qualità diplomatiche gli permisero di concludere una pacifica alleanza con il re dei franchi Dagoberto. Fatto ciò, decise di abdicare per tornare nuovamente alla vita monacale. Nel 640 circa si ritirò dunque nel monastero di Gaël, ma secondo altri in quello di Paimpont da lui fondato. La morte lo colse il 16 dicembre di un anno imprecisato, forse il 658. In tale data è commemorato dalle diocesi di Quimper e Léon, mentre nel Martyrologium Romanum compare il giorno successivo.

Oggi nella chiesa di Saint-Meen si custodisce solo più la parte inferiore di un femore, mentre il resto delle reliquie di San Judhaël scomparvero al tempo della Rivoluzione Francese.

L’iconografia è solita raffigurare il santo con una corona ai suoi piedi e con una scopa in mano, caratteristica dei personaggi che rinunciarono ad una vita brillante secondo il mondo per abbracciare con gioia i servizi più umili nel chiostro.

Autore: 
Fabio Arduino



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