Statua di San
Silvestro, sulla chiesa di San Silvestro, Pisa
San Silvestro (pope Sylvester I) statue, over the Church of San Silvestro, Pisa
Saint Sylvestre Ier
Pape (33e) de 314 à
335 (+ 335)
ou Silvestre.
Il fut le premier pape de
la paix constantinienne. Il est souvent accusé d'avoir été trop effacé dans ses
interventions, ne venant ni au concile d'Arles (314), ni au concile de Nicée
(325) mais il les confirma par ses légats.
Ces réticences avaient
peut-être pour raison qu'ils n'étaient pas convoqués par le Pape lui-même, mais
par l'empereur Constantin. Il fut très respectueux de l'autonomie des Eglises
orientales. Il entreprit de grands travaux dans la Rome impériale.
C'est sous son pontificat
que Constantin fait
édifier la basilique Saint-Jean de Latran, la basilique de Sainte-Croix de
Jérusalem, la basilique de Saint-Paul hors les Murs, la basilique de Saint
Laurent. Saint Silvestre intervient pour le mobilier liturgique, les ornements.
Il aménagea les catacombes.
Il eut la tâche
d'organiser l'Église dans une société enfin pacifiée. Il est un fait indéniable
: il reste l'un des premiers confesseurs non martyrs dont le culte fut établi
très tôt à Rome.
- vidéo de la webTV de la
CEF: Qui
est Sylvestre?
Mémoire de saint
Silvestre Ier, pape qui dirigea saintement l'Église durant de longues années à
l'époque où l'empereur Constantin fit construire les basiliques vénérables et
où le Concile de Nicée acclama le Christ Fils de Dieu. Il fut mis au tombeau en
ce jour, en 335, à Rome, au cimetière de Priscille sur la nouvelle voie
Salarienne.
Martyrologe romain
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/339/Saint-Sylvestre-Ier.html
Sylvestre
Ier et Constantin Ier, fresque de la Basilique des
Quatre-Saints-Couronnés, XIIIe siècle.
Ambito
romano, San Silvestro riceve in omaggio da Costantino le insegne
imperiali (1246 - 1254),
affresco; Roma, Complesso
monumentale dei Santi Quattro Coronati
Fresko:
Silvester bekommt von Konstantin die
Papstkrone und einen Schimmel überreicht, 1246, im Silvester geweihten Oratorium an
der Kirche Santi
Quattro Coronati in Rom
Saint Sylvestre
Pape
(280-335)
Saint Sylvestre eut Rome
pour patrie. Quand il fut en âge de disposer de sa fortune, il se plaisait à
donner l'hospitalité aux chrétiens étrangers qui passaient à Rome; il les
menait à sa demeure, lavait leurs pieds, leur servait à manger, enfin leur
donnait, au nom de Jésus-Christ, tous les soins de la plus sincère charité.
Il vint, un jour, à Rome,
un illustre confesseur de la foi, nommé Timothée d'Antioche. Personne n'osait
le recevoir; Sylvestre s'en fit un honneur, et, pendant un an, Timothée
prêchant Jésus-Christ avec un zèle incroyable, recevait chez lui la plus généreuse
hospitalité. Cet homme héroïque ayant conquis la palme du martyre, Sylvestre
déroba ses précieux restes et les ensevelit à la faveur de la nuit. Mais
lui-même fut bientôt traduit devant le tribunal du préfet, comme recélant les
trésors du martyr: "Timothée, répondit-il, ne m'a laissé que l'héritage de
sa foi et de son courage."
Le préfet le menaça de la
mort et le fit jeter en prison; mais Sylvestre, en le quittant, lui dit:
"Insensé, c'est toi-même qui, cette nuit, vas rendre compte à Dieu."
Le persécuteur avala une arête de poisson et mourut, en effet, dans la nuit. La
crainte des châtiments célestes adoucit les bourreaux et l'héroïque jeune homme
fut rendu à la liberté. Cette belle conduite de Sylvestre le fit appeler au
diaconat par le Pape saint Melchiade, dont il devait être l'éminent successeur.
Son long pontificat de
vingt et un ans, célèbre à divers titres, l'est surtout par le concile de
Nicée, le Baptême de Constantin et le triomphe de l'Église. Le Baptême de
Constantin est reporté à une époque plus tardive par de nombreux auteurs; mais
des témoignages non moins nombreux et non moins sérieux placent le Baptême de
ce grand empereur sous le règne de saint Sylvestre, et le Bréviaire romain
confirme cette opinion.
Constantin, encore païen
et peu favorable aux chrétiens, dont il ignorait complètement la doctrine, fut
atteint d'une sorte de lèpre qui lui couvrit tout le corps. Une nuit, saint
Pierre et saint Paul, éclatants de lumière, lui apparurent et lui ordonnèrent
d'appeler le Pape Sylvestre, qui le guérirait en lui donnant le Baptême. Le
Pape, en effet, instruisit le royal néophyte et le baptisa. Le règne social de
Jésus-Christ commençait; la conversion de Constantin allait avoir pour heureuse
conséquence celle de l'univers.
Abbé L. Jaud, Vie
des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950
SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_sylvestre.html
Saint Sylvestre, pape
Sylvestre, fils du prêtre
Rufin, était un romain, mais ses origines sont obscurcies par toutes sortes de
légendes. Sa mère, Justa, confia son éducation au prêtre Cyrinus. Il n’est pas
douteux qu’il s’est bien conduit pendant la persécution de Dioclétien (284-305),
ce qui lui a valu le titre de « très glorieux. » Il pratiqua l'hospitalité avec
le plus grand courage en hébergeant un chrétien d’Antioche, Timothée, qui après
avoir fait beaucoup de conversions fut décapité sur l'ordre du préfet de la
ville, Tarquinius ; Sylvestre emporta le corps du martyre et, avec le pape
Miltiade, il l'ensevelit près du tombeau de saint Paul, dans le jardin d'une
pieuse dame, Théona. Tarquinius fit alors arrêter Sylvestre, le somma de livrer
les biens de Timothée et d'apostasier. Sylvestre refusa et fut envoyé en prison
d’où il fut libéré après que Tarquinius se fut étranglé avec une arête de
poisson. Le pape Miltiade l'ordonna prêtre.
Elu à la succession de
Miltiade, Sylvestre fut pape pendant près de vingt-deux ans (du 31 janvier 314
au 31 décembre 335) sous le règne de Constantin le Grand (306-337), gouvernant
l’Eglise à l’époque où elle passait de la persécution au pouvoir ; cependant,
il semble n’avoir joué qu’un rôle insignifiant dans les grands événernents en
cours. Il eut la satisfaction de voir l'Eglise de Rome enrichie et embellie par
les largesses impériales auxquelles on doit de grands édifices comme la
Basilique Constantinienne (plus tard Saint-Jean-du-Latran) avec son baptistère,
et les basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul.
Le pape Sylvestre
organisa parfaitement le service des pauvres. Un évêque de Pamphilie,
Luphronius ou Euphrosynus, vint à Rome ; ses discours et ses gestes donnèrent à
Sylvestre l'occasion de divers règlements : il prescrivit aux prêtres et aux diacres
de porter le colobium, tunique flottante et sans manches ; il ordonna de
remplacer le nom des dieux que portaient les jours par les numéros des féries,
il fit des dimanches et des jeudis des jours de fête, des mercredis, vendredis
et samedis des jours de jeûne. Aux Grecs qui s'étonnaient de cette ordonnance,
il rétorqua que le jeudi était le jour de l'Ascension et de l’institution de
l'Eucharistie et que, puisque chaque dimanche commémorait la Résurrection,
chaque samedi devait rappeler le séjour du Christ au tombeau.
Saint Sylvestre mourut à
un âge avancé et fut enterré dans le cimetière de Sainte-Priscille sur la Via
Salaria (31 décembre 335).
SOURCE : http://missel.free.fr/Sanctoral/12/31.php
Saint Pape Silvestre
Au deuxième nocturne.
Quatrième leçon. Silvestre était
romain, et son père se nommait Rufin. Dès sa jeunesse, il eut pour maître le
Prêtre Cyrinus, dont il imita parfaitement la science et les mœurs. Tant que sévit
la persécution, il demeura caché sur le mont Soracte ; mais à l’âge de trente
ans, il fut ordonné Prêtre de la sainte Église romaine, par le Pontife
Marcellin. Comme il s’acquittait de cet office d’une manière digne de toute
louange, surpassant tous les autres clercs, il fut, dans la suite, choisi pour
succéder au Pape Melchiade, sous l’empereur Constantin, qui venait d’accorder,
par une loi la paix à l’Église du Christ. Dès qu’il eut pris en main le
gouvernement de l’Église, il encouragea fortement Constantin (illustre déjà par
l’apparition d’une croix dans le ciel et par sa victoire sur le tyran Maxence),
à protéger et à propager la religion chrétienne. Comme une vieille tradition de
l’Église romaine le rapporte, il lui fit reconnaître les portraits des Apôtres,
le lava dans les eaux du saint baptême et le purifia de la lèpre de
l’infidélité.
Répons du Commun
Cinquième leçon. Aussi le
pieux empereur, à l’instigation de Silvestre, auquel il avait accordé la
faculté de construire des temples publics pour les fidèles du Christ, confirma
cette faculté de son propre exemple. Il érigea, en effet, beaucoup de basiliques
: celle de Latran, dédiée au Christ Sauveur, de saint Pierre au Vatican, de
saint Paul sur la voie d’Ostie, de saint Laurent dans l’Agro Verano, de la
sainte Croix dans le palais Sessorianus, des saints Pierre et Marcellin et de
sainte Agnès sur les voies Lavicane et Nomentane, et d’autres encore.
L’empereur les orna avec splendeur d’images saintes, et les enrichit avec
magnificence par les dons et les domaines qu’il leur assigna. Sous le
pontificat de Silvestre fut tenu le premier concile de Nicée, où ses légats
présidèrent et où Constantin assista. La sainte foi catholique y fut expliquée
par trois cent dix-huit Évêques ; Arius et ses sectateurs furent condamnés. A
la demande des Pères, Silvestre confirma encore ce concile dans un synode tenu
à Rome, où Arius fut de nouveau condamné. Silvestre rendit beaucoup de décrets
utiles à l’Église de Dieu, et qui restent connus sous son nom : à savoir, que
l’Évêque seul consacrerait le Chrême ; que, dans l’administration du baptême,
le Prêtre oindrait avec du Chrême le sommet de la tête du baptisé ; que les
Diacres porteraient la dalmatique à l’église, qu’ils auraient sur le bras
gauche le manipule de lin ; enfin que le sacrifice de l’autel ne serait offert
que sur un voile de lin.
Sixième leçon. On
rapporte que saint Silvestre fixa aussi, pour tous ceux qui entreraient dans
les ordres, un certain temps, durant lequel ils devraient exercer
successivement leur ordre dans l’Église, avant d’être élevés au degré
supérieur. Il statua encore qu’un laïque ne pourrait porter d’accusation contre
un ecclésiastique, et qu’un clerc ne plaiderait pas sa cause devant un tribunal
séculier. Il voulut qu’à l’exception du Samedi et du Dimanche, les jours de la
semaine fussent désignés sous le nom de Féries, comme on avait déjà commencé à
le faire auparavant dans l’Église, pour signifier que les clercs doivent ne
s’occuper absolument que de Dieu seul, se dégageant de tout ce qui est étranger
à son service. La grande sainteté de Silvestre, et sa bonté envers les pauvres,
répondirent constamment à cette sagesse céleste avec laquelle il gouvernait
l’Église. Il pourvut à ce que les ecclésiastiques dans le besoin vécussent en
commun avec ceux qui étaient riches, et à ce que l’on procurât aux vierges
consacrées les ressources nécessaires pour leur subsistance. Il vécut dans le
pontificat vingt et un ans, dix mois et un jour. Il fut enterré dans le
cimetière de Priscille, sur la voie Salaria. En sept ordinations du mois de
décembre, il ordonna quarante-deux Prêtres et vingt-cinq Diacres et consacra
soixante-cinq Évêques pour divers lieux.
Au troisième nocturne. Du Commun
Dom Guéranger, l’Année
Liturgique
Jusqu’ici, nous avons
contemplé les Martyrs au berceau de l’Emmanuel. Étienne, qui a succombé sous
les cailloux du torrent ; Jean, Martyr de désir, qui a passé par le feu ; les
Innocents immolés par le glaive ; Thomas, égorgé sur le pavé de sa cathédrale :
tels sont les champions qui font la garde auprès du nouveau Roi. Cependant, si
nombreuse que soit la troupe des Martyrs, tous les fidèles du Christ ne sont
pas appelés à faire partie de ce bataillon d’élite ; le corps de l’armée
céleste se compose aussi des Confesseurs qui ont vaincu le monde, mais dans une
victoire non sanglante. Si la place d’honneur n’est pas pour eux, ils ne
doivent pas cependant être déshérités de l’avantage de servir leur Roi. La
palme, il est vrai, n’est pas dans leurs mains ; mais la couronne de justice
ceint leurs têtes. Celui qui les a couronnés se glorifie aussi de les voir à
ses côtés.
Il était donc juste que la
sainte Église, pour réunir, dans cette triomphante Octave, toutes les gloires
du ciel et de la terre, inscrivît en ces jours, sur le Cycle, le nom d’un saint
Confesseur qui dût représenter tous les autres. Ce Confesseur est Silvestre,
Époux de la sainte Église Romaine, et par elle de l’Église universelle, un
Pontife au règne long et pacifique, un serviteur du Christ orné de toutes les
vertus, et donné au monde le lendemain de ces combats furieux qui avaient duré
trois siècles, dans lesquels avaient triomphé, par le martyre, des millions de
chrétiens, sous la conduite de nombreux Papes Martyrs, prédécesseurs de
Silvestre.
Silvestre annonce aussi
la Paix que le Christ est venu apporter au monde, et que les Anges ont chantée
en Bethléhem. Il est l’ami de Constantin, il confirme le Concile de Nicée, il
organise la discipline ecclésiastique pour l’ère de la Paix. Ses prédécesseurs
ont représenté le Christ souffrant : il figure le Christ dans son triomphe. Il
complète, dans cette Octave, le caractère du divin Enfant qui vient dans
l’humilité des langes, exposé à la persécution d’Hérode, et cependant Prince de
la Paix, et Père du siècle futur [1].
D’anciens livres
liturgiques de l’Italie avaient un Office propre de saint Silvestre. Nous avons
trouvé dans le Bréviaire de l’antique Église abbatiale, aujourd’hui collégiale
de Sainte-Barbe, à Mantoue, le bel Office auquel nous empruntons les traits
suivants, pris dans les Antiennes et les Répons dont il est composé.
Les flots des
persécutions étant tombés, sous le bienheureux Silvestre, la religion du
Seigneur Christ se propage dans toute l’étendue de l’empire romain.
Silvestre a pieusement
administré toutes choses ; il a propagé la foi, et assuré liberté et confiance
à la prédication évangélique dans cette ville à qui obéissent les royaumes.
Il a supporté beaucoup de
tribulations, qui ont accru le mérite de sa vie ; il a établi beaucoup de
règlements dans lesquels éclate sa science.
Silvestre était un homme
saint : sa vie sur la terre était céleste ; et comme sa sainteté était insigne,
il administra l’Église de Dieu avec une prudence digne du ciel.
Élu Pontife de Dieu, pour
fuir la cruauté du tyran Maxence, il chercha une retraite sur le Soracte ; et
de là, il priait le Seigneur de donner enfin la paix à son Église.
Pendant qu’il est ainsi
caché, l’empereur Constantin, sur l’avertissement des Apôtres Pierre et Paul,
le fait appeler ; Silvestre soulage et guérit dans le bain salutaire du baptême
ce prince affligé de la lèpre.
Il instruit pleinement le
César Constantin dans la foi du Christ, et, le premier, consacre publiquement
en Église, sous le nom du Sauveur, la basilique de cet Auguste.
Tout occupé de la gloire
de Dieu et du salut des hommes, Silvestre instruit le peuple des préceptes de
la doctrine du salut ; il le délivre, par une merveilleuse doctrine, des
atteintes du serpent plein d’artifices.
Convoquant le Synode
universel de Nicée, où figure un nombre mystique de Pontifes, il renverse les
machinations des hérétiques par la vertu de l’Esprit-Saint.
C’est là le saint Pontife
dans les jours duquel le Christ a donné la paix à l’Église ; et l’empire romain
a incliné, sous les pieds d’un prêtre, le faite sublime de son antique gloire.
O bienheureux Pontife !
Pasteur admirable de l’Église universelle, vous que le Seigneur a glorifié en
présence de toutes les nations, et a élevé au-dessus du César de Rome,
maintenant triomphant dans la gloire céleste, priez pour nous le Seigneur.
O lumière et splendeur
éclatante ! très saint et bienheureux Silvestre, aux jours duquel la nuée des
persécutions, qui menaçait le peuple fidèle, s’est dissipée, et la tranquillité
de la paix a apparu, aidez-nous par vos prières ; que par elles nous jouissions
éternellement du bienfait du repos.
L’Église Grecque célèbre
saint Silvestre par des chants d’enthousiasme. On remarquera, dans les strophes
que nous empruntons à ses Menées, qu’elle rapporte à ce grand Pontife tout
l’honneur de la décision de Nicée, et qu’elle l’honore comme ayant détruit
l’hérésie arienne.
Père, hiérarque,
Silvestre ! Saintement illuminé de la lumière de sainteté, tu as éclairé les
fidèles par la lueur de tes enseignements ; tu leur as fait adorer l’unité de
nature en trois personnes, et tu as chassé les ténèbres des hérésies : c’est
pourquoi, aujourd’hui, nous chantons avec joie, dans des hymnes splendides, ta
brillante mémoire.
Père qui portes Dieu,
Silvestre ! Visible colonne de feu, qui t’avances d’un pas sacré, à la tête de
la sainte armée ; nuée dont l’ombre protège, qui fais sortir les fidèles des
erreurs de l’Égypte par tes enseignements infaillibles, nous vénérons ta
glorieuse et très sacrée mémoire.
Père aux paroles divines,
Silvestre ! Par le torrent de tes prières, tu as arrêté et emprisonné le dragon
aux mille formes. Homme admirable et sacré, tu as conduit à Dieu des multitudes
de païens, tu as humilié l’audace des Juifs, opérant sous leurs yeux de grands
miracles : c’est pourquoi nous t’honorons et te proclamons bienheureux.
Divinement obéissant à la
loi divine, divinement orné de la science des Écritures inspirées, tu as
enseigné la vérité aux sages des païens ; tu leur as appris à confesser le
Christ avec le Père et l’Esprit, et à répéter : « Chantons au Seigneur, car il
a fait éclater magnifiquement sa gloire. »
Hiérarque inspiré de
Dieu, Silvestre notre père ! Tu as paru donnant l’onction aux Pontifes dans
l’Esprit divin, et illuminant les peuples, ô homme très sacré ! Tu as mis en
fuite l’erreur des hérésies, tu as fait paître le troupeau, et jaillir les eaux
fertilisantes de la piété sur les moissons appelées à la connaissance de Dieu.
Par l’habileté de tes
discours, tu as délié à jamais les vains nœuds de l’erreur ; ceux que l’erreur
avait enchaînés, tu les as enchaînés toi-même à la divine foi, ouvrant leur
âme, ô Père et bienheureux hiérarque, à l’explication des Écritures.
Tu as rendu immobile par
tes prières, tu as renfermé pour jamais le serpent de malice, qui, dans son
envie, infectait de son haleine ceux qui approchaient de toi, ô bienheureux !
Toi qui as imposé à la demeure des dragons le sceau de la croix, plus
inviolable pour eux que les portes et les verrous.
Pontife suprême de
l’Église de Jésus-Christ, vous avez donc été choisi entre tous vos frères pour
décorer de vos glorieux mérites la sainte Octave de la Naissance de l’Emmanuel.
Vous y représentez dignement le chœur immense des Confesseurs, vous qui avez tenu,
avec tant de vigueur et de fidélité, le gouvernail de l’Église après la
tempête. Le diadème pontifical orne votre front ; et la splendeur du ciel se
réfléchit sur les pierres précieuses dont il est semé. Les clefs du Royaume des
cieux sont entre vos mains : et vous l’ouvrez pour y faire entrer les restes de
la gentilité qui passent à la foi du Christ ; et vous le fermez aux Ariens,
dans cet auguste Concile de Nicée, où vous présidez par vos Légats, et auquel
vous donnez autorité, en le confirmant de votre suffrage apostolique. Bientôt
des tempêtes furieuses se déchaîneront de nouveau contre l’Église ; les vagues
de l’hérésie viendront battre la barque de Pierre ; vous serez déjà rendu au
sein de Dieu ; mais vous veillerez, avec Pierre, sur la pureté de la Foi
Romaine. Vous soutiendrez Jules, vous sauverez Libère ; et, par vos prières,
l’Église Romaine sera le port où Athanase trouvera enfin quelques heures de
paix.
Sous votre règne
pacifique, Rome chrétienne reçoit le prix de son long martyre. Elle est
reconnue Reine de l’humanité chrétienne, et son empire le seul empire
universel. Le fils de votre zèle, Constantin, s’éloigne de cette ville de
Romulus, aujourd’hui la cité de Pierre ; la seconde majesté ne veut pas être
éclipsée par la première ; et, Byzance fondée, Rome demeure eux mains de son
Pontife. Les temples des faux dieux croulent, et font place aux basiliques
chrétiennes qui reçoivent la dépouille triomphale des saints Apôtres et des
Martyrs. Enfin, la victoire de l’Église sur le Prince de ce monde est marquée,
ô Silvestre, par la défaite de ce dragon qui infectait les hommes de son
haleine empoisonnée, et que votre bras enchaîna pour jamais.
Étant honoré de dons si
merveilleux, ô Vicaire du Christ, souvenez-vous de ce peuple chrétien qui a été
le vôtre. Dans ces jours, il vous demande de l’initier au divin mystère du
Christ Enfant. Par le sublime symbole qui contient la foi de Nicée, et que vous
avez confirmé et promulgué dans toute l’Église, vous nous apprenez à le
reconnaître Dieu de Dieu, Lumière de Lumière, engendré et non fait,
consubstantiel au Père. Vous nous conviez à venir adorer cet Enfant, comme
Celui par qui toutes choses ont été faites. Confesseur du Christ, daignez nous
présenter à lui, comme l’ont daigné faire les Martyrs qui vous ont précédé.
Demandez-lui de bénir nos désirs de vertu, de nous conserver dans son amour, de
nous donner la victoire sur le monde et nos passions, de nous garder cette
couronne de justice à laquelle nous osons aspirer, pour prix de notre
Confession.
Pontife de la Paix, du
séjour tranquille où vous vous reposez, considérez l’Église de Dieu agitée par
les plus affreuses tourmentes, et sollicitez Jésus, le Prince de la Paix, de
mettre fin à de si cruelles agitations. Abaissez vos regards sur cette Rome que
vous aimez et qui garde si chèrement votre mémoire ; protégez, dirigez son
Pontife. Qu’elle triomphe de l’astuce des politiques, de la violence des
tyrans, des embûches des hérétiques, de la perfidie des schismatiques, de
l’indifférence des mondains, de la mollesse des chrétiens. Qu’elle soit
honorée, qu’elle soit aimée, qu’elle soit obéie. Que la majesté du sacerdoce se
relève ; que la puissance spirituelle s’affranchisse, que la force et la
charité se donnent la main ; que le règne de Dieu commence enfin sur la terre,
et qu’il n’y ait plus qu’un troupeau et qu’un Pasteur.
Veillez, ô Silvestre, sur
le sacré dépôt de la foi que vous avez conservé avec tant d’intégrité ; que sa
lumière triomphe de tous ces faux et audacieux systèmes qui s’élèvent de toutes
parts, comme les rêves de l’homme dans son orgueil. Que toute intelligence
créée s’abaisse sous le joug des mystères, sans lesquels la sagesse humaine
n’est que ténèbres ; que Jésus, Fils de Dieu, Fils de Marie, règne enfin, par
son Église, sur les esprits et sur les cœurs.
Priez pour Byzance,
autrefois appelée la nouvelle Rome, et devenue sitôt la capitale des hérésies,
le triste théâtre de la dégradation du Christianisme. Obtenez que les temps de
son humiliation soient abrégés. Qu’elle revoie les jours de l’unité ; qu’elle
consente enfin à honorer le Christ dans son Vicaire ; qu’elle obéisse, afin
d’être sauvée. Que les races égarées et perdues par son influence, recouvrent
cette dignité humaine que la pureté de la foi seule maintient, que seule elle peut
régénérer.
Enfin, ô vainqueur de
Satan, retenez le Dragon infernal dans la prison où vous l’avez enfermé ;
brisez son orgueil, déjouez ses plans ; veillez à ce qu’il ne séduise plus les
peuples ; mais que tous les enfants de l’Église, selon la parole de Pierre,
votre prédécesseur, lui résistent par la force de leur foi [2].
[1] Isai. IX, 6.
[2] I Petr. V, 9.
Maso
di Banco (–1348), Baptême de Constantin, 1335, fresco, Cappella Bardi
di Vernio, Santa Croce, Florence
Stories of Saint
Sylvester by Maso di Banco
7ème jour dans l’octave
de la Nativité
Considérons, dans ce
septième jour de l’Octave de Noël, le Sauveur qui nous est né, enveloppé des
langes de l’enfance. Les langes sont la livrée de la faiblesse ; l’enfant
qu’ils couvrent n’est pas encore un homme ; il n’a pas encore de vêtement à
lui. Il attend qu’on le délie ; et ses mouvements ne deviennent libres que par
le secours d’autrui. Ainsi a paru sur la terre, captif dans notre infirmité,
celui qui donne la vie et le mouvement à toute créature.
Contemplons Marie,
enveloppant avec un tendre respect les membres du Dieu son Fils dans ces
langes, et adorant les abaissements qu’il est venu chercher en ce monde, pour
sanctifier tous les âges de l’homme, sans oublier le plus faible et le plus
dépendant. Telle était la plaie de notre orgueil, qu’il lui fallait un si
extrême remède. Comment maintenant refuserions-nous d’être enfants, lorsque
Celui qui vient nous en intimer le précepte, daigne joindre à sa parole un
exemple si entraînant ? Nous vous adorons, ô Jésus ! dans les langes de la
faiblesse, et nous aspirons à vous devenir semblables en tout.
« Ne vous scandalisez
donc pas, mes Frères, dit le pieux Abbé Guerric, de cette livrée si humble :
que l’œil de votre foi n’en soit pas troublé. De même que Marie enveloppe son
Fils de cette vile couverture, ainsi la Grâce, votre mère, couvre d’ombres et
de symboles la vérité et la secrète majesté de ce Verbe divin. Quand je vous
annonce par mes paroles cette Vérité qui est le Christ, que fais-je autre chose
qu’envelopper le Christ lui-même sous d’humbles langes ? Heureux cependant
celui aux yeux duquel le Christ, sous ces haillons, ne semble pas vil ! Que votre
piété contemple donc le Christ dans les langes dont sa Mère le couvre, afin de
mériter de voir, dans l’éternelle félicité, la gloire et l’éclat dont le Père
l’a revêtu comme son Fils unique. »
Célébrons encore la
joyeuse Naissance, en empruntant à nos anciens Missels Romains-Français cette
antique Prose, où respire la piété des siècles de foi.
SÉQUENCE.
Au Seigneur nouveau-né,
tous les êtres en chœur chantent un pieux hommage.
Chaque parole a pour
accord la mélodie de l’orgue.
Jour sacré, dans lequel
des joies nouvelles sont accordées au monde avec plénitude.
En cette nuit sublime, la
Gloire à Dieu a retenti par la voix des Anges.
Au milieu de la nuit, des
clartés inouïes ont éclaté aux yeux des bergers.
Pendant qu’ils gardent
leurs troupeaux, soudain ils entendent le message divin :
En cette nuit sublime, la
Gloire à Dieu a retenti par la voix des Anges.
Au ciel, gloire immense,
et paix sur la terre.
Il est né de la Vierge
féconde, Celui qui est avant les siècles.
Donc, milice des cieux,
éclate dans les plus bruyants transports.
A ces cris de triomphe,
que le monde et ses pôles soient ébranlés.
Brisé est le sceptre
oppresseur de l’ennemi.
L’humanité tout entière
célèbre le Dieu né en terre.
La paix est rendue à la
terre ; que tout se réjouisse de la naissance de cet enfant.
En ce jour que tout rende
gloire, d’une voix mélodieuse et retentissante.
Seul, il protège toutes
choses ;
Seul, il gouverne tout ;
Dans sa bonté, qu’il
daigne sauver tous les royaumes, et qu’il les pacifie.
Amen.
En l’honneur de la
Vierge-Mère, le pieux Abbé de Cluny, Pierre le Vénérable, nous fournira cette
belle Prose, dans laquelle on retrouve toute la tendresse de son âme évangélique.
SÉQUENCE.
Ciel, réjouis-toi ;
terre, applaudis ; que nul ne retienne la louange.
Par la Vierge l’homme
remonte à son antique origine.
La Vierge a enfanté un
Dieu, l’antique colère est apaisée.
La vieille discorde a
fini son cours ; la gloire et la paix lui succèdent.
Le pécheur se lève de son
bourbier ; un Dieu est étendu sur la paille.
Une vile étable contient
le Pain de la nourriture céleste.
La Vierge nourrit son
Créateur, le Rédempteur qui est né d’elle.
Sous la faiblesse de l’enfance,
se cache la divine Sagesse.
Du sein de la mère
jaillit le lait : le cœur du Fils le répand aussi ;
Car, en prenant
l’humanité, il nous donne la douceur de sa grâce.
Donc, par une douce
mélodie, nous vous chantons, ô Marie !
Par nos voix religieuses,
et par nos cris d’amour.
Salut, Vierge bénie, qui
avez mis en fuite la malédiction.
Salut, Mère du Très-Haut,
Épouse du très doux Agneau.
Vous avez vaincu le
serpent, vous avez brisé sa tête,
Quand le Dieu, né de
vous, l’a exterminé.
Vous êtes l’Impératrice
des deux, la réparatrice de la terre.
Vers vous soupirent les
hommes ; les démons maudits tremblent sous vos pieds.
Vous êtes la fenêtre, la
porte, la toison, le palais, la maison, le temple, un monde ;
Lis de virginité, rose
par le martyre.
Jardin fermé, fontaine
des jardins, vous lavez les taches des péchés,
Purifiant ceux qui sont
souillés, rendant les morts à la vie.
Dominatrice des Anges ;
après Dieu, l’espérance des siècles.
Le lieu de repos du Roi,
le trône de la divinité.
Etoile brillante de
l’Orient, qui dissipe les ombres de l’Occident.
Aurore annonçant le
soleil, jour qui ne connaît pas de nuit.
Mère de notre Père, vous
enfantez Celui qui nous a créés.
Mère tendre, objet de
notre confiance, réconciliez les fils avec le Père.
O Mère ! Priez le Dieu né
en ces jours, qu’il détruise nos péchés,
Et, après le pardon,
qu’il nous donne la grâce et la gloire.
Amen.
L’année civile achève
aujourd’hui son cours. A minuit, une nouvelle année se lève sur ce monde ;
celle qui l’a précédée disparaît sans retour dans l’abîme de l’éternité. Notre
vie fait un pas, et la fin de toutes choses approche d’autant plus [3]. La
Liturgie, qui commence l’année ecclésiastique au premier Dimanche de l’Avent,
n’a point produit de prières spéciales dans l’Église Romaine, pour accompagner
ce renouvellement de l’année, au premier Janvier ; mais son esprit qui répond à
toutes les situations de l’homme et de la société, nous avertit de ne pas laisser
passer ce moment solennel sans offrir à Dieu le tribut de nos actions de
grâces, pour les bienfaits qu’il a répandus sur nous dans le cours de l’année
qui vient de finir.
Rome nous donne
l’exemple. Aujourd’hui, le Souverain Pontife se rend en pompe à l’Église du
Jésus, pour y assister au chant du Te Deum ; et la bénédiction du
Saint-Sacrement vient confirmer cette solennelle action de grâces, et promettre
de nouveaux dons. Des usages analogues ont lieu dans plusieurs de nos Églises
de France.
La seule Église gothique
d’Espagne avait songé à associer les sentiments que nous exprimons à l’action
même du saint Sacrifice ; et nous croyons être agréable à la piété de nos
lecteurs, en donnant ici cette belle prière du Missel Mozarabe. Elle fait
partie de la Messe du Dimanche qui précède la fête de l’Épiphanie.
ILLATIO.
Il est digne et juste que
nous vous rendions grâce, Seigneur saint, Père éternel et tout-puissant, par
Jésus-Christ, votre Fils, notre Seigneur, qui avant les temps né de vous, Dieu
son Père, a créé le temps, avec vous et l’Esprit-Saint ; qui a daigné lui-même
naître dans le temps, du sein de la Vierge Marie ; et qui, tout éternel qu’il
est, a fixé les révolutions des années au moyen desquelles ce monde accomplit
ses propres révolutions. Il a divisé l’année en périodes certaines et
harmonieuses, suivant lesquelles le soleil, fidèle aux lois qui règlent sa
course, vient répandre sur le cercle de l’année une variété sans confusion.
Aujourd’hui, par l’offrande de nos dons, nous venons dédier à ce Dieu vivant,
et la fin de l’année écoulée, et le commencement de celle qui la suit. Par lui,
nous avons traversé le cours de celle-là ; par lui, nous ouvrons le
commencement de celle-ci. Nous donc, qu’une dévotion commune et sainte a
rassemblés en ce commencement de l’année, nous répandons devant vous, ô lieu
Père ! nos simples prières. Dans la Nativité de votre Fils, vous avez fixé le
point de départ de la supputation de nos temps ; faites que cette année soit
pour nous une année favorable, et que nous en passions les jours dans votre
service. Couvrez la terre de moissons, rendez nos âmes et nos corps exempts de
maladies et de péchés. Ôtez les scandales, repoussez les ennemis, chassez la
famine, et éloignez de nos frontières tous les fléaux qui pourraient nous
nuire. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
[3] I Petr. IV, 7.
Bhx Cardinal
Schuster, Liber Sacramentorum
Aujourd’hui la Station se
rassemblait sur la voie Salaria, dans la basilique de Saint-Sylvestre sur le
cimetière priscillien, où le grand Pontife des triomphes et de la paix de
l’Église reposait à côté des martyrs Félix et Philippe, du groupe des fils de sainte
Félicité, et à peu de distance du pape Marcel et du martyr Crescention. Saint
Grégoire le Grand y prononça une de ses quarante homélies ; bien plus, durant
plusieurs siècles, ce lieu fut le but des pieux pèlerins qui visitaient les
lieux saints de Rome. Saint Sylvestre fut un des premiers saints à qui l’on
rendît un culte public, quoiqu’il n’ait pas été martyr, mais seulement
confessor a Domino coronatus, à cause de son exil dans les cavernes du Soracte.
Ce titre prope martyribus, uni à ses extraordinaires vertus personnelles, et au
fait qu’il inaugura pour l’Église une ère nouvelle de splendeur et de
prospérité, servit à ceindre le front de Sylvestre de l’auréole des
bienheureux, si bien que son nom devint célèbre même dans l’Orient lointain. La
légende ne manqua pas de s’en emparer, exploitant la popularité du grand
Pontife ; ainsi devint-il l’exterminateur du fameux dragon qui empestait l’air
de son souffle ; symbole étrange, mais très expressif, de la victoire de
l’Église sur l’idolâtrie.
Au moyen âge, saint
Sylvestre fut regardé comme le représentant symbolique du Pontificat romain et
le glorieux chef de file de cette série de Pontifes-rois, qui perpétuèrent à
Rome l’idéal monarchique universel, rêve éternel de l’Urbs aeterna. On pourrait
presque le regarder comme le fondateur de la dynastie des Papes-souverains,
c’est pourquoi sa mémoire fut associée de bonne heure à la fameuse, mais
apocryphe, donation constantinienne et à la première constitution de l’État
pontifical.
Pendant de longs siècles,
la mémoire de Sylvestre demeura en grand honneur, non seulement à Rome, mais
partout. Sa fête fut considérée comme de précepte, pour cette raison aussi
qu’elle coïncide avec le dernier jour de l’année civile ; et aujourd’hui encore
incombe aux pasteurs d’âmes l’obligation d’offrir le divin Sacrifice pour leur
troupeau. Selon les Ordines Romani, le Pape intervenait à la messe de saint
Sylvestre, le front ceint de la tiare, comme aux jours solennels, et il
accordait vacance au consistoire.
L’antienne de l’introït
provient du psaume 131, éminemment messianique. « Que vos prêtres, Seigneur,
s’ornent de sainteté et vos fidèles de joie. A cause de votre serviteur David,
faites que votre Oint n’ait pas à reculer confus. » Puis vient le Psaume : a
Souvenez-vous, ô Dieu, de David et de ses souffrances. »
La collecte en l’honneur
du saint est devenue, par la suite, commune à tous les saints Évêques : «
Faites, Seigneur tout-puissant, que la vénérable solennité de votre bienheureux
pontife Sylvestre le Confesseur affermisse notre piété et rende plus assuré
notre salut. »
La lecture est tirée de
la lettre de saint Paul à Timothée (II, IV, 1-8) où sont décrites les
obligations du docteur évangélique spécialement en face des faux maîtres, qui,
sous une vaine couleur de science, sèment les erreurs contre la foi. L’apôtre
sait que malheureusement de tels apôtres pestiférés du mal ne tarderont pas à
surgir dans l’Église, de Dieu, gens qui chatouillent les oreilles et la
curiosité des auditeurs, s’éloignant de la vérité pour se donner aux vaines
constructions intellectuelles d’un esprit orgueilleux mais faible. La vie même
de Sylvestre, par ses disputes contre l’arianisme, confirme ces prévisions de
saint Paul.
Quoique ce passage de la
lettre à Timothée convienne si bien au grand Pape qui confirma l’Omoousios de
Nicée, le lectionnaire de Würzbourg assigne pourtant à la fête de ce jour deux
péricopes différentes, tirées de l’épître aux Hébreux [4] ]]. Peut-être
s’agit-il de simples lectures de rechange, mais peut-être aussi saint Sylvestre
avait-il à Rome l’honneur d’une double station, l’une ad Corpus, dans le
cimetière de Priscille, et l’autre, par exemple, à son titre d’Æquitius, ou
dans l’antique domus Faustae au Latran.
Le graduel est le même
que pour saint Thomas de Cantorbéry Le verset alléluiatique est pris dans le
psaume 88 : « J’ai trouvé David, mon serviteur, et je l’ai consacré par
l’onction de ma sainteté. » Cette onction mystérieuse est la grâce du
Saint-Esprit, que l’Église appelle précisément Spiritalis Unctio, et, en
parlant des prêtres, c’est le charisme de leur caractère sacré, symbolisé par
l’huile sainte qu’on verse sur leurs mains et sur leur tête.
L’évangile est tiré de
saint Luc (XII, 35-40) et regarde particulièrement les évêques et les pasteurs
sacrés, à qui le Seigneur ordonne de veiller pour ne pas se laisser surprendre
à l’improviste ni par les larrons qui assaillent le troupeau, ni par le
Seigneur qui veut éprouver la fidélité de leur sollicitude. Pourtant le
capitulaire de Würzbourg assigne en ce jour la lecture Vigilate [5] avec
laquelle, d’autre part, s’accorde aussi la Communion, ce qui prouve son
antiquité.
L’antienne de
l’offertoire répète en partie le verset alléluiatique. Le Seigneur a consacré
de son onction son serviteur David. Il ne l’abandonne pas dans l’entreprise
difficile qu’il lui assigne. Sa main lui viendra en aide, et son bras
infatigable sera sa force.
Dans la prière sur les
oblations, nous demandons au Seigneur que la mémoire de ses saints nous console
toujours, en sorte que vénérant leur souvenir nous expérimentions leur
patronage. L’antienne de la Communion provient de saint Matthieu (XXIV, 46),
comme l’évangile de ce jour dans le lectionnaire de Würzbourg. « Bienheureux ce
serviteur que le Seigneur à son arrivée trouvera veillant : je vous dis que
certainement il le mettra à la tête de tous ses biens. »
Dans la collecte
eucharistique, nous supplions le Seigneur afin que, remerciant pour les dons
sacramentels reçus, l’intercession du bienheureux pontife Sylvestre nous obtienne
une abondance de grâce toujours plus grande. Ces beneficia potiora que nous
demandons après la sainte Communion, ce sont les effets du Sacrement, et,
par-dessus tout, la gloire éternelle, qui est la fin dernière à laquelle la
grâce est ordonnée dans la vie présente. Pour bien entendre le sens de la
collecte de ce jour, sens qui revient souvent en d’autres prières
eucharistiques, où, parlant de l’offrande sacramentelle, on implore des dons
encore plus abondants, il faut distinguer, avec le docteur angélique, le
Sacrement de la res et virtus sacramenti, c’est-à-dire de la grâce signifiée
par le Sacrement et de ses effets surnaturels. L’Eucharistie est bien le
sacrement du Corps et du Sang du Seigneur, mais il signifie et produit aussi en
nous notre union avec lui. Or, les mauvaises dispositions peuvent
subjectivement rendre ces effets inefficaces, de même que le bois vert et
humide est réfractaire à l’action du feu. Aussi, quand l’Église, dans ses
collectes eucharistiques, implore après la communion des grâces encore plus
abondantes, elle a en vue la plénitude des effets de la sainte Eucharistie et,
par-dessus tout, l’union intime de l’âme avec son Dieu.
[4] 14 : IN NAT SCI
SILUESTRI lec epist beati pauli apost ad ebre. FF plures facti sunt sacrerdotes
secundum legem usq. hoc enim fecit semel offerendo sé dns nor ihr xps.
15 : IN NAT UBI SUPRA lec
epist beati pauli apost ad ebre. FF doctrinis uaris et peregrinis nolite obduci
usq. talibus enim hostis promeretur ds.
Le Comes d’Alcuin et
d’autres encore indiquent aussi deux lectures pour S. Silvestre, peut-être
parce que la fête de ce pape était célébrée dans deux sanctuaires différents ;
mais il se peut également que ce ne soient là que des leçons de rechange (D. Morin,
Le plus ancien Comes ou lectionnaire de l’Eglise Romain, Revue Bénédictine,
XXVII, 1910, p. 47.)
[5] IN NAT SCI SILUESTRI
lec. sci. euan. sec. Math. k. CCLXIII. Dixit Ihs. Discipulis suis uigilate quia
nescitis diem usq. super omnia bona sua constituit eum.
Dom Pius Parsch, le Guide
dans l’année liturgique
Le Confesseur reçoit le
Roi.
Je vais aujourd’hui sous
les traits du serviteur au devant du Sauveur de Noël qui revient.
Aujourd’hui est le «
dernier jour de l’année ». Les enfants de Dieu vivent encore dans le monde,
c’est pourquoi les adieux à « l’année qui finit » nous font une certaine
impression à tous. L’Église, dans sa liturgie, ne célèbre pas de fête du nouvel
an, même pas au début de l’année liturgique. Les cérémonies religieuses célébrées
en maint endroit à l’occasion du changement d’année, ne sont que de la piété
populaire. L’Église, dans ses saints mystères, vit déjà de la vie de
l’éternité.
La fête de saint
Silvestre n’a aucun rapport avec le mystère de Noël. C’est une des fêtes les
plus anciennes de l’Église et, dans la pensée des chrétiens, elle est
inséparable de cette époque. 1. Silvestre 1er. — Il fut le successeur de saint
Melchiade. Il régna de 314-335. C’est sous son pontificat que l’Église commença
à sortir des Catacombes et que des églises célèbres furent construites. Saint
Silvestre fut l’ami de l’empereur Constantin. C’est lui qui confirma le premier
concile œcuménique, le concile de Nicée (325) et qui organisa la discipline
ecclésiastique pour le temps de paix. On pourrait l’appeler le premier Pape de
la paix. Il est l’un des premiers confesseurs auxquels furent accordés des
honneurs liturgiques. Son tombeau est dans l’église dédiée à lui et à saint
Martin, à Rome.
2. La messe (Sacerdotes
tui). — Dans l’évêque ou le prêtre qui fait son entrée, nous voyons le saint
pape revêtu des ornements de la gloire. A l’Épître nous l’entendons comme
docteur, mais nous le voyons aussi recevoir du « Maître à son retour » la
couronne de vie et nous la recevons avec lui au Saint-Sacrifice. A l’Évangile,
notre saint est « le serviteur vigilant » qui, la ceinture aux reins et la
lampe allumée à la main, attend son Maître quand il vient pour les noces.
Remarquons dans ces deux lectures l’insistance sur le retour du Seigneur,
retour qui s’accomplit mystiquement à la messe. Nous pouvons rapprocher cette
messe (c’est une des plus anciennes messes des confesseurs) de celles de
Saint-Étienne et de Saint-Jean, toutes les trois parlent du retour du Christ.
Célébrons Noël comme ce Martyr, cet Apôtre virginal, ce Confesseur.
Quand nous réfléchissons
à cette messe, nous pensons, malgré nous, à l’époque de l’année où nous sommes.
Est-ce dans l’intention de la liturgie ? Je l’ignore. Quel accent n’a pas
l’Évangile d’aujourd’hui, l’Évangile du serviteur vigilant ! Il semble qu’il
veuille nous dire : « rends compte aujourd’hui » de l’année qui s’achève.
Qu’arriverait-il si le Seigneur venait frapper à notre porte, lui
ouvririons-nous en hâte ? Et que nous disent aujourd’hui les paroles de
l’Épître : « Le temps de ma dissolution approche, j’ai combattu le bon combat,
j’ai achevé ma course, j’ai conservé la foi. Maintenant la couronne de la
justice m’est réservée, la couronne que me donnera en ce jour le Seigneur, le
juste Juge, non seulement à moi, mais à tous ceux qui aiment son avènement ». A
la Postcommunion nous exprimons à Dieu notre remerciement pour le don
eucharistique. Ne pouvons-nous pas aussi faire de cette prière une action de
grâces pour tous les dons reçus pendant l’année ?
3. Lecture de l’Écriture.
— Nous continuons l’Épître aux Romains (III, 19-31). Remarquons avec soin le
développement de la pensée. Nous avons vu jusqu’ici que les païens et les Juifs
sont pécheurs et que, par conséquent, tous les hommes ont besoin de Rédemption
(III, 1-20) : Ce préambule sert à établir l’affirmation principale : le chemin
du salut est la foi en Jésus-Christ. Mais avant d’en venir à cette pensée
principale, saint Paul examine une question intermédiaire : Israël n’a donc pas
d’avantage sur les païens ? « Quel privilège possède donc encore le Juif ou
quelle utilité a la circoncision ? Beaucoup en tout sens. D’abord ceci, c’est
que les prophéties de Dieu leur ont été confiées. Que dirons-nous si
quelques-uns d’entre eux n’ont pas cru ? Est-ce que leur infidélité anéantira
la fidélité de Dieu ? Jamais. Dieu reste véridique... » La route est libre
désormais pour établir la pensée principale. Le sacrifice du Christ a apporté
la justice ; cette justice n’est possible que par la foi à Jésus Christ. La foi
est le fondement de la justification, ce ne sont pas les œuvres de la loi
mosaïque dont les Juifs étaient si fiers. L’homme ne peut pas mériter la
justification, mais elle lui est donnée quand il croit ; c’est une grâce, une
pure grâce. « Maintenant la justice de Dieu est manifestée sans la loi, cette
justice attestée par la loi et les prophètes. C’est la justice de Dieu par la
foi à Jésus-Christ, pour tous ceux et sur tous ceux qui croient. Car il n’y a
pas de distinction : tous ont péché et ont besoin de la gloire de Dieu, mais
ils sont justifiés gratuitement par sa grâce en vertu de la Rédemption par le
Christ Jésus. Dieu l’a établi comme victime sanglante de rémission par la foi,
pour prouver sa justice. Dieu, dans sa patience, avait laissé passer les péchés
précédents afin de prouver sa justice dans le présent. de sorte que Dieu
lui-même est juste et justifie celui qui croit en Jésus-Christ. Où reste
maintenant ta glorification ? Elle a disparu. Par quelle loi ? Celle des œuvres
? non mais par la loi de la foi. Car nous croyons que l’homme est justifié par
la foi sans les œuvres de la loi. Ou bien Dieu n’est-il que le Dieu des Juifs ?
N’est-il pas aussi le Dieu des Gentils ? Oui, certes, il est aussi le Dieu des
Gentils. »
4. La fin de l’année. —
Nous autres chrétiens, nous sommes les enfants du temps et les enfants de
l’éternité. Nous vivons sans doute dans le temps, mais nous vivons aussi
au-dessus du temps. Depuis que, dans le Baptême, le Christ nous a donné la vie
des enfants de Dieu, nous avons l’assurance définitive que nous ne goûterons
pas la mort. C’est pourquoi nous ne sommes pas attachés au temps ; ce n’est
pour nous qu’un moyen pour atteindre la fin, un moyen pour obtenir l’éternité.
Saint Paul, le meilleur docteur de notre piété liturgique, dit ces belles
paroles : « Ma vie, c’est le Christ, et la mort est pour moi un gain » (Il veut
dire la somme de ma vie sur la terre, c’est le Christ, c’est pourquoi la mort
n’est pas une perte, mais un grand gain, car elle m’unit entièrement au
Christ). Dans ces semaines précisément (dans l’automne ecclésiastique),
l’Église nous a mis au cœur un grand désir du retour du Seigneur. Il faut que
ce désir soit véritable chez nous. Le chrétien qui vit avec l’Église doit
réellement accomplir son voyage sur terre avec la nostalgie du Christ et ne pas
se laisser enivrer par les faux biens terrestres. Notre patrie est dans la cité
céleste de Sion. La Jérusalem terrestre, l’Église, n’est qu’une colonie de
cette sainte Sion : ses citoyens ont leur droit de cité là-haut. Sur terre, ce
sont des étrangers et même, dans ce monde terrestre, ce sont des étrangers
indésirables. Parce que l’Église est une colonie du ciel, elle participe, en
quelque sorte, à l’éternité. Les fêtes et les solennités de l’Église sont une
image du jour de fête éternel, qu’est le ciel, dans lequel les bienheureux
célèbrent un dimanche sans fin. La liturgie avec sa stabilité, son équilibre,
sa louange de Dieu ininterrompue, est une image de l’éternité.
O mes frères et mes
sœurs, si vous voulez vivre et penser avec l’Église, franchissez les portes
éternelles de la liturgie. Mettez-vous en opposition consciente avec le monde
d’aujourd’hui qui n’a de pensée que pour la vie au jour le jour. Cette
recherche exagérée de ce qui est personnel, cette vie subjective, cet attachement
aux bagatelles, cet amour des biens terrestres, cette course après l’argent,
tout cela c’est du temporel, tout cela doit passer. Laissez de côté ce temporel
et réfugiez-vous dans l’éternité de l’Église, enveloppez-vous dans l’éternité
de la liturgie. L’office des Heures nous dit, au premier jour de l’an, une
parole brève mais pleine de signification : « Toute chose terrestre passera,
mais toi tu restes le même ; tout vieillira comme un vêtement et comme un
manteau, tu le déposeras ; mais toi tu es toujours le même et tes années ne
vieillissent point. » Vivons donc, dès cette terre, une vie d’éternité.
Cependant nous ne devons
pas mépriser le temps. Si c’est un moyen pour atteindre l’éternité, nous devons
l’employer. « La nuit vient dans laquelle personne ne peut travailler. Si le
temps est un chemin pour arriver au but, suivons ce chemin. Il faut utiliser le
temps, ou, comme dit saint Paul, acheter le temps (un peu comme on achète une
marchandise sur le marché). Comment le ferons-nous ? Pensons moins au passé et
au futur qu’au présent et à l’instant d’aujourd’hui. Le Christ dit : « A chaque
jour suffit sa peine, demain aura souci de demain. » Hier est passé, demain est
incertain ; mais aujourd’hui, le moment présent, voilà ce que nous avons dans
notre main. Voilà ce qu’il faut utiliser. L’Église entoure votre temps d’un
triple cercle : l’année, la semaine et le jour. Les époques de l’année
liturgique sont les saisons de l’âme. La semaine est sanctifiée par le
dimanche. Ayez un grand respect pour le, dimanche. Chaque jour, au
Saint-Sacrifice, le divin Soleil se lève pour nous ; nous pouvons chaque jour
recevoir la visite festivale du divin Roi.
SOURCE : http://www.introibo.fr/31-decembre#nh3
Maso
di Banco (–1348), San Silvestro riporta in vita un toro, 1335,
fresco, Cappella Bardi di Vernio, Santa Croce, Florence
SAINT SILVESTRE
Silvestre vient de sile
qui veut dire lumière, et de terra terre, comme lumière de là terre,
c'est-à-dire de l’Église qui, semblable à une bonne terre, contient la graine
des bonnes oeuvres, la noirceur de l’humilité et la douceur de la dévotion.
C'est, à ces trois qualités, dit Pallade, qu'on distingue la bonne terre. Ou
bien Silvestre viendrait de silva, forêt et Theos, Dieu, parce qu'il attira à
la foi des hommes sylvestres, incultes et durs. Ou comme il est dit dans le
Glossaire : Sylvestre signifie vert, agreste, ombreux, couvert de bois. Vert
dans la contemplation dés choses célestes, agreste par la culture de soi-même,
ombreux, en refroidissant en lui toute concupiscence, couvert de bois,
c'est-à-dire planté au milieu des arbres du ciel. Sa légende fut compilée par
Eusèbe de Césarée; le bienheureux Gélase rappelle qu'elle a du être lue par les
catholiques dans un comité de soixante-dix évêques, ce qui est relaté aussi
dans le décret.
Silvestre naquit d'une
mère appelée Juste de non et d'effet; il fut instruit par Cyrien, prêtre, et il
exerçait l’hospitalité avec un grand zèle. Un homme fort .chrétien, nommé
Timothée, fut reçu chez lui, alors qu'on fuyait le saint à cause de la
persécution. Ce Timothée prêcha l’espace d'un an et trois mois et obtint ensuite
la couronne du martyre pour avoir annoncé avec un zèle persévérant la foi de
J.-C. Or, le préfet Tarquinius, pensant que Timothée regorgeait de biens, les
exigea de Silvestre avec menaces de mort; Toutefois, après s'être assuré que
véritablement Timothée ne possédait pas les richesses qu'on lui supposait, il
commanda à Silvestre de sacrifier aux idoles, autrement il aurait à passer le
lendemain par divers genres de supplices. Silvestre lui dit : « Insensé, tu
mourras cette nuit, puis tu subiras des tourments éternels, et que tu le
veuilles ou non, tu reconnaîtras le vrai Dieu que nous honorons. » Silvestre
est donc conduit en prison et Tarquinius est invité à un dîner: Or, en
mangeant, il se mit, dans le gosier, une arête de poisson qu'il ne put ni rejeter
ni avaler, en sorte qu'au milieu de la nuit, le défunt fut porté au tombeau
avec deuil. Et Silvestre, qui était aimé singulièrement non pas tant des
chrétiens que des païens, fut délivré de prison, et il y eut grande joie. Il
avait, en effet, un aspect angélique, une parole éloquente ; il était bien fait
de corps; saint en oeuvres, puissant en conseil, catholique dans sa foi, fort
d'espérance, et d'une immense charité. Après la mort de Meletriade, évêque de
la ville de Rome, Silvestre fut, élu, malgré lui, souverain Pontife par tout le
peuple. Il conservait écrits sur un registre les noms de tous les orphelins,
des veuves et des pauvres qu'il pourvoyait de tout ce qui leur était
nécessaire. Ce fut lui qui institua le jeûne du quatrième, du sixième jour et
du samedi, et qui fit réserver le jeudi comme le dimanche. Les chrétiens grecs
prétendant qu'on devait célébrer le samedi de préférence au jeudi, Silvestre
répondit que cela ne pouvait pas être, parce que c'était une tradition
apostolique et qu'on devait compatir à la sépulture du Seigneur. Ils lui
répliquèrent: « Il y a un samedi où l’on honore la sépulture et où l’on jeûne
une fois par an. » Silvestre répondit: « De même que tout dimanche est honoré à
cause de la résurrection, de même tout samedi est honoré pour la sépulture du
Seigneur. » Ils cédèrent donc sur le samedi, mais ils firent beaucoup
d'opposition par rapport au jeudi, en disant que ce jour ne devait pas faire
partie des solennités chrétiennes. Mais Silvestre en démontra la dignité en
trois points principaux. En effet, c'est le jour où le Seigneur monta au ciel,
où il institua le sacrifice de son corps et de son sang, et où l’Eglise fait le
Saint-Chrême tous alors acquiescèrent à ses raisons.
Pendant la persécution de
Constantin, Silvestre sortit de la ville et resta avec ses clercs sur une
montagne. Or, en punition de sa tyrannie; Constantin devint couvert d'une lèpre
incurable. D'après l’avis des prêtres des idoles, on lui amena trois mille
enfants pour les faire égorger et puis se baigner dans leur sang frais et
chaud. Quand il sortit pour 'aller ait lieu oit le bain devait être préparé,
les mères des enfants vinrent au-devant de lui et, les cheveux épars, elles se
mirent à pousser des hurlements pitoyables; alors Constantin, ému, fit arrêter
son char et se leva pour parler : « Ecoutez-moi, dit-il, chevaliers, compagnons
d'armes, et vous tous qui êtes ici : la dignité du peuple romain a pris
naissance dans la source de compassion qui fit porter cette loi que celui-là
serait condamné à mort qui tuerait un enfant à la guerre. Combien grande donc
serait notre cruauté d'infliger à nos enfants ce que nous proscrivons
nous-mêmes de faire aux enfants des étrangers! Que nous servirait-il d'avoir
dompté les barbares, si nous sommes vaincus par la cruauté? Car avoir vaincu
les nations étrangères par la force, c'est le fait des peuples belliqueux, mais
vaincre ses vices et ses fautes, c'est l’excellence des bonnes mœurs. Or, dans
les premiers combats nous somme plus forts que les barbares, et dans les seconds
nous sommes les vainqueurs de nous-mêmes. Celui qui est défait dans cette
lutte, obtient la victoire quoique vaincu; mais le vainqueur est vaincu après
sa victoire, si la pitié ne l’emporté sur la cruauté. Que la pitié soit donc
victorieuse en cette rencontre. Nous ne pourrons être véritablement vainqueurs
de tous nos adversaires, si nous sommés vaincus en pitié. Celui-là se montre le
maître de tous qui cède à la compassion. Il me vaut mieux de mourir en
respectant la vie de ces innocents, que de recouvrer, par leur mort, une vie
entachée de cruauté, vie qu'il n'est pas certain que je recouvre, mais qui
certainement serait entachée de cruauté, si je la sauvais ainsi.» Il ordonna
donc que les enfants seraient rendus à leurs mères, auxquelles il fit fournir
une quantité de voitures. Ce fut ainsi que ces mères, qui étaient venues en
versant des larmes, retournèrent chez elles pleines de joie. Quant à
l’empereur, il revint à son palais (Lettre du pape Adrien Ier à Constantin et à
Irène ; — Nicéphore, Histoire, VII, XXXIV). La nuit suivante saint Pierre et
saint Paul ltii apparurent et lui dirent
« Puisque tu as eu
horreur de répandre le sang innocent, le Seigneur J.-C. nous a envoyés pour te
fournir le moyen de recouvrer la santé. Fais venir l’évêque Silvestre qui est
caché sur le mont Soracte; il te montrera une piscine, dans laquelle tu te
laveras trois fois, après quoi tu seras entièrement guéri de ta lèpre. Et en
réciprocité de cette guérison due à J.-C., tu détruiras les temples des idoles;
tu élèveras des églises en l’honneur de ce même J.-C., et désormais sois son
adorateur. » A son réveil, Constantin envoya aussitôt des soldats vers
Silvestre. En les voyant, le saint, crut être appelé à l’honneur du martyre; il
se recommanda à Dieu et, après avoir exhorté ses compagnons, il se présenta
sans crainte devant Constantin. L'empereur lui dit : « Je vous félicite de
votre heureuse venue. » Et quand Silvestre l’eut salué à son tour, le prince
lui raconta en détail la vision qu'il avait eue pendant son sommeil. Sur la
demande qu'il lui adressa pour savoir , quels étaient les deux dieux qui lui
étaient apparus, Silvestre répondit qu'ils n'étaient pas des dieux, mais les
apôtres de J.-C. Sur la prière de l’empereur, Silvestre se fit apporter les
images des apôtres; et l’empereur ne les eut pas plutôt regardées, qu'il
s'écria
« Ils ressemblent à ceux
qui me sont apparus. » Silvestre l’admit au nombre des catéchumènes, lui imposa
huit jours de jeûne, et l’invita à ouvrir les prisons. Or, quand l’empereur
descendit dans les eaux du baptistère, un admirable éclair de lumière y brilla
: il en sortit, guéri (Livre pontifical du pape Damase. Binius dans ses notes
sur ce livre prouve par l’autorité d'auteurs chrétiens et païens que réellement
Constantin fut guéri de la lèpre dans son baptême, quoique Eusèbe n'en fasse
aucune mention, dans la crainte de déplaire aux successeurs de ce prince) et il
assura avoir vu J.-C. Le premier jour après son baptême, il ordonna par une loi
que J.-C. fût adoré comme le vrai Dieu dans la ville de Rome; le second jour,
que tout blasphémateur serait puni de mort; le troisième que quiconque
insulterait un chrétien fût privé de la moitié de ses biens; le quatrième que,
comme l’empereur à Rome, le pontife romain serait tenu pour chef de tous les
évêques; le cinquième, que celui qui se réfugierait dans une église, serait à
l’abri de toute poursuite; le sixième, que personne n'eût à construire une
église dans l’enceinte d'une ville, sans la permission de son évêque; le
septième, que la dîme des domaines royaux serait accordée pour la construction
des églises; le huitième, l’empereur vint à d'église de saint Pierre s'y
accuser avec larmes de ses fautes, et prenant ensuite une bêche, il ouvrit le
premier la terre pour les fondations de la basilique qui allait être
construite, et il tira douze corbeilles de terre qu'il porta sur ses épaules
pour les jeter au dehors.
Aussitôt qu'Hélène, mère
de l’empereur Constantin, qui habitait Béthanie, eut appris ces événements,
elle écrivit à son fils pour le louer d'avoir renoncé aux faux dieux; mais elle
lui reprocha amèrement d'adorer comme Dieu, à la place de celui des Juifs, un
homme qui avait été attaché à une croix. Alors l’empereur répondit à sa mère
qu'elle amenât avec elle des docteurs pris parmi les Juifs, que lui-même
produirait des docteurs chrétiens, afin qu'à la suite de la discussion, on vît
de quel côté se trouvait la vraie foi. Or, sainte Hélène amena cent quarante et
un Juifs très doctes, parmi lesquels s'en trouvaient douze qui l’emportaient de
beaucoup sur les autres en sa, gesse et en éloquence. Silvestre avec ses clercs
et les Juifs dont on vient de parler se réunirent par devant l’empereur pour
disputer; d'un commun accord, on établit deux juges qui se trouvaient être des
gentils très éclairés et probes : Craton et Zénophile, auxquels il
appartiendrait de dire leur sentiment sur lés matières à traiter. Quoique
gentils, ils étaient très loyaux et fidèles ; ils convinrent donc ensemble que
quand l’un serait levé pour parler, l’autre se tairait. Le premier des douze
qui s'appelait Abiathar commença et dit : « Puisque ceux-ci reconnaissent trois
dieux, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, il est manifeste qu'ils vont contre
la loi qui dit : Voyez que je suis le seul Dieu et qu'il n'y a point d'autre
Dieu que moi. Enfin s'ils disent que le Christ est Dieu, parce qu'il a opéré
beaucoup. de signes, dans notre loi aussi, il y eut beaucoup de personnes qui
firent plusieurs miracles, et cependant jamais elles n'osèrent s'en prévaloir
pour usurper le nom de la divinité, comme ce Jésus, que ceux-ci adorent. »
Silvestre: lui répondit : «Nous adorons un seul Dieu, mais nous ne disons pas
qu'il vive dans un si grand isolement; qu'il n'ait pas la joie de posséder un
fils. Nous sommes en mesure de vous démontrer par vos livres mêmes la trinité
de personnes. Nous appelons Père celui dont le prophète a dit : « Il m’a
invoqué, vous êtes mon Père. » Fils, celui dont il est dit au même livre : « Tu
es mon fils, je t'ai engendré aujourd'hui. » Le Saint-Esprit, dont le même a
dit: «Toute leu force est dans l’esprit de sa bouché. » Nous y lisons encore :
« Faisons l’homme à notre image et a ressemblance », d'où l’on peut conclure
évidemment la pluralité de personnes et l’unité de la divinité ; car , quoique
ce soient trois personnes, elles ne font cependant qu'un Dieu ; ce qu'il nous
est facile de montrer jusqu'à un certain point par un exemple visible. Alors il
prit la pourpre de l’empereur et y fit trois plis. «Voici, dit-il, trois plis;»
et en les dépliant : « vous voyez, ajouta-t-il, que les trois plis font une
seule pièce, de même trois personnes sont un seul Dieu. Pour ce qu'on dit qu'il
ne doit pas être un Dieu d'après ses miracles, puisque bien d'autres saints en
ont fait et ne se sont cependant pas dits des dieux, comme J.-C., lequel a
voulu prouver par là qu’il est Dieu ; certainement Dieu n'a jamais laissé sans
châtier grandement ceux qui s'enorgueillissaient contre lui; comme cela est
prouvé par Dathan et Myron, et par beaucoup d'autres; comment donc a-t-il pu mentir
et se dire Dieu, ce qui n'était pas, lorsque en se disant Dieu, il ne s'en est
suivi aucun châtiment ? et cependant ses actions merveilleuses restent
efficaces. » Alors les juges dirent : « Il est constant qu'Abiathar a été
vaincu par Silvestre, et la raison enseigne que s'il n'eût pas été Dieu en se
disant Dieu, il n'eût pu donner la vie aux morts. » Le premier, ayant été
écarté, le second qui s'appelait Jonas s'approcha au combat : « Abraham,
dit-il, en recevant de Dieu la circoncision, a été justifié et tous les enfants
d'Abraham sont encore justifiés par la circoncision donc celui qui n'aura pas
été circoncis ne sera pas justifié.» Silvestre lui dit : « Il est constant que
Abraham, avant sa circoncision, a plu à Dieu et qu'il a été appelé l’ami de Dieu,
donc la circoncision ne l’a pas sanctifié; mais c'est par sa foi et sa justice
qu'il plut à Dieu; donc il n'a pas reçu la circoncision comme justification,
mais comme signe de distinction. » Celui-ci ayant été vaincu à son tour,
Godolias, le troisième, vint dire : « Comment votre Christ peut-il être Dieu,
puisque vous convenez qu'il est né, qu'il a été tenté, trahi, dépouillé,
abreuvé de fiel, lié, crucifié, enseveli? Tout cela n'est pas d'un Dieu. »
Silvestre lui répondit : « Par vos livres nous allons prouver que toutes ces
choses ont été prédites de J.-C. Ecoutez les paroles d'Isaïe touchant sa
naissance. « Voici qu'une vierge enfantera »; celles de Zacharie sur sa
tentation : « J'ai vu Jésus le grand prêtre debout devant un ange et Satan qui
se tenait debout à sa droite » ; celles du psalmiste par rapport à sa trahison
: « Celui qui mangeait mon pain « a fait éclater sa trahison contre moi. » Le
même sur son dépouillement. « Ils ont partagé mes vêtements » ; et encore au
sujet du fiel dont il a été abreuvé : « Ils m’ont donné du fiel pour ma
nourriture et du vinaigre pour ma boisson. » Esdras dit de ce qu'il a été lié «
Vous m’avez lié, non pas comme un père qui vous a délivrés de la terre
d'Égypte; vous avez crié devant le tribunal du juge, vous m’avez humilié en
m’attachant sur le bois, vous m’avez trahi. » Jérémie parle ainsi de sa
sépulture : « Dans sa sépulture, les morts revivront. » Godolias n'ayant rien à
répondre, les juges le firent retirer. Vint le quatrième, Annas, qui parla
ainsi : « Silvestre attribue à son Christ ce qui s'applique à d'autres, il lui
reste à prouver que ces prédictions regardent le Christ. » Silvestre lui dit :
« Montrez m’en donc un autre que lui qu'une vierge ait conçu, qui ait -été
abreuvé avec du fiel, couronné d'épines, crucifié, qui soit mort et ait été
enseveli, qui soit ressuscité d'entre les morts et monté aux cieux ? » Alors
Constantin dit : «S'il ne démontre pas qu'il s'agit d'un autre, il est vaincu.
» Comme Annas ne le pouvait faire, il est remplacé par un cinquième appelé
Doeth. « Si, dit-il, ce Christ, né de la race de David, avait été autant
sanctifié que vous l’avancez, il n'a pas dû être baptisé pour être sanctifié de
nouveau? » Silvestre lui répliqua : « De même que la circoncision a pris sa fin
dans la circoncision de J.-C., de même nôtre baptême reçut son commencement de
sanctification dans le baptême de J.-C., donc il n'a pas été baptisé pour être
sanctifié, mais pour sanctifier. » Comme Doeth se taisait, Constantin dit : «
Si Doeth avait quelque réplique à faire, il ne se tairait pas. » Alors le
sixième, qui était Chusi, prit la parole : « Nous voudrions, dit-il, que
Silvestre nous exposât les causes de cet enfantement virginal. » Silvestre lui
dit : « La terre dont Adam fut formé était vierge et n'avait pas encore été
souillée, car elle ne s'était pas encore ouverte pour boire le sang humain ;
elle n'avait pas encore porté d'épines de malédiction; elle n'avait pas encore
servi de sépulture à l’homme ; ni été donnée pour nourriture au serpent : Il a
donc fallu que de la vierge Marie fût formé un nouvel Adam, afin que comme le
serpent avait vaincu celui qui était né d'une vierge, de même il fût vaincu à
son tour par le fils d'une vierge ; il a fallu que celui qui avait été. le
vainqueur d'Adam dans le paradis devînt aussi le tentateur du Seigneur dans le
désert : afin que celui qui avait vaincu;Adam par la gourmandise, fût vaincu
par le jeûné : en Notre-Seigneur. » Celui-ci vaincu, Benjamin, le septième, se
mit à dire : « Comment votre Christ peut-il être le fils,de Dieu, quand il a pu
être tenté par le diable, à tel point que, ici il est pressé dans sa faim de
faire du pain avec des pierres; là il est transporté sur les hauteurs du
temple; ailleurs, il est induit à adorer le diable lui-même. » A cela Silvestre
répondit : « Donc s'il a vaincu le diable, parce qu'il avait été écouté d'Adam,
qui mangea; il est certain qu'il a été vaincu en ce qu'il a été méprisé par
J.-C., qui jeûna. Au reste, nous avouons bien qu'il a été tenté non en tant que
Dieu, mais en tant qu'homme. Il a été tenté trois fois pour éloigner de nous
toutes les tentations, et pour nous enseigner la manière de vaincre. Souvent,
en effet, dans l’homme, la victoire par l’abstinence est suivie de la tentation
de la gloire humaine, et celle-ci est accompagnée du désir des possessions et
de la domination. Il a été vaincu par J.-C. afin de nous apprendre à vaincre. A
Benjamin mis hors de cause succéda Aroël qui était le huitième : « Il est
certain, dit-il, que Dieu est souverainement parfait et que par conséquent il
n'a besoin, de personne; qu'a-t-il eu besoin alors de naître dans le Christ?
Pourquoi encore l’appelez-vous le Verbe. Il est certain encore que Dieu avant
d'avoir un fils n'a pu être appelé Père donc si plus tard il a pu être appelé
le père du Christ, il n'était pas immuable. » A cela Silvestre répondit : « Le
Fils a été engendré par le Père avant les temps, pour créer ce qui n'était
point, et il est né dans le temps, pour restaurer ce qui avait péri. Quoi qu'il
eût pu tout restaurer d'un seul mot, toutefois, il ne pouvait pas, ans devenir
homme, racheté par sa passion, puisqu'il n'était pas apte à souffrir dans sa
divinité. Or, ce n'était pas imperfection, mais perfection, de n'être pas
passible dans sa divinité. Il est évident encore que le Fils de Dieu est appelé
Verbe, par ces paroles du prophète : « Mon coeur a émis un bon Verbe. » Enfin
Dieu fut toujours Père parce que toujours son Fils a existé; car son Fils est
son Verbe, sa sagesse, sa force. Or, le Verbe a toujours été dans le Père, selon
ces mots : « Mon cœur a émis un bon verbe. » Toujours sa sagesse a été avec lui
: « Je suis sortie de la bouche de Dieu, je suis la première née avant toute
créature. » Toujours sa force a été en lui. « J'étais enfanté avant les
collines; les fontaines n'avaient pas encore jailli de la terre que j'étais
avec lui. » Or, puisque le Père n'a jamais été sans son Verbe, sans sa sagesse,
sans sa force, comment pouvez-vous penser que ce nom lui ait été attribué dans
le temps? » Aroel se retira et Jubal, le neuvième, s'avança et dit : « Il est
constant que Dieu ne condamne pas les mariages et qu'il ne les a pas maudits ;
pourquoi donc niez-vous que celui que vous adorez soit sorti du mariage? à
moins que vous ne veuilliez aussi nous jeter de la poudre aux yeux à cet égard.
Et encore pourquoi est-il puissant et se laisse-t-il tenter? Pourquoi a-t-il la
force et souffre-t-il ? Pourquoi est-il la vie et meurt-il ? Enfin vous serez
amené à dire qu'il y a deux fils : l’un que le Père a engendré, l’autre que là
Vierge a mis au monde. De plus, comment peut-il se faire que la souffrance ait
eu prise sur un homme qui a été enlevé au ciel, sans que celui par lequel il a
été enlevé eût subi aucune lésion? » Silvestre répliqua : « Nous ne disons pas
que J.-C. est né d'une vierge pour condamner les mariages ; mais nous
acceptons, avec raison les causes de cet enfantement virginal. Par cette
assertion les mariages ne sont pas rendus méprisables mais louables, puisque
cette vierge qui enfanta le Christ est née de mariage. Ensuite J.-C. est tenté
pour vaincre toutes les tentations du diable : il, souffre pour surmonter
toutes les souffrances; il meurt pour détruire l’empire de la mort. Le fils de
Dieu est unique dans le Christ et de même qu'il est invisible en tant qu'il est
Fils de Dieu, de même il est visible en tant qu'il est J.-C. Il est invisible
par cela qu'il est Dieu et il est visible par cela qu'il est homme. Que cet
homme ait souffert et qu'il ait été enlevé au ciel sans souffrance de la part
de celui qui l’a enlevé, nous pouvons le démontrer par un exemple. Prenons-le
dans la pourpre du roi : elle fut laine et la teinture ajoutée à cette laine a
donné la couleur pourpré. Alors qu'on la tenait dans les doigts et qu'elle
était tordue en fil, qui est-ce qui était tordu? Était-ce la couleur qui est
celle de la dignité royale, où ce qui était laine avant d'être pourpre? La
laine c'est l’homme, la pourpre c'est Dieu qui étant avec l’humanité a souffert
sur la croix, mais n'a reçu aucune atteinte de la passion. » Le dixième s'appelait
Thara. Il dit : « Cet exemple ne me plaît pas, car la couleur et la laine sont
foulées ensemble. » Quoique tous eussent réclamé, Silvestre dit : « Prenons
alors un autre exemple : un arbre couvert des rayons du soleil, quand il est
abattu, reçoit le coup et la lumière resté sans atteinte. Il en est de même,
alors c'est l’homme qui souffre et non pas le Dieu. »
Le onzième, gui était
Siléon, dit : « Si c'est de ton Christ que les prophètes ont prédit, nous
voudrions savoir les causes des étranges moqueries qu'il a endurées, les motifs
de sa passion et de sa mort. »
« J.-C., reprit
Silvestre, a eu faim pour nous rassasier; il a eu soif pour offrir à notre soif
ardente la coupe de vie ; il a été tenté, afin de nous délivrer de la
tentation; il a été détenu, pour nous faire échapper à la capture des démons et
il a été moqué, pour nous arracher à leur dérision; il a été lié, pour nous
délier des noeuds de la malédiction; il a été humilié, pour nous exalter; il a
été dépouillé, pour couvrir la nudité de la première prévarication du manteau
de l’indulgence; il a reçu une couronne d'épines, pour nous restituer les
fleurs du paradis que nous avions perdues; il fut suspendu au bois, pour
condamner la concupiscence engendrée dans le bois; il a été abreuvé de fiel et
de vinaigre, pour introduire l’homme dans une terre où coule le lait et le miel
et nous ouvrir des fontaines de miel; il a pris notre mortalité, pour nous
donner son immortalité; il a été enseveli, pour bénir les sépultures des
saints; il est ressuscité, pour rendre la vie aux morts; il est monté au ciel,
pour ouvrir la porte du ciel; il est assis à la droite de Dieu, pour exaucer
les prières des croyants. » Pendant que Silvestre développait ces vérités,
tous, l’empereur comme les juges et les Juifs, se mirent d'une voix unanime à
acclamer Silvestre de louanges. Alors le douzième indigné, il s'appelait
Zambri, dit avec un extrême dédain : « Je m’étonne que des juges, sages comme
vous l’êtes, ajoutiez foi à des ambiguïtés de mots et que vous estimiez que la
toute-puissance de Dieu puisse se conclure de raisonnement humain. Mais plus de
mots et venons-en aux faits : ce sont de grands fous ceux qui adorent un
crucifié; car je sais, moi, le nom du Dieu tout-puissant, dont la force est
plus grande que les rochers et aucune créature ne saurait l’entendre. Et pour
vous prouver la vérité de ce que j'avance, qu'on m’amène le taureau le plus
furieux et dès l’instant que ce nom aura sonné, dans ses oreilles, tout
aussitôt le taureau mourra. » Silvestre lui dit : « Et toi, comment donc as-tu
appris ce nom sans l’avoir entendu? » Zambri reprit : « Il n'appartient pas à
toi, l’ennemi des Juifs, de connaître ce mystère. » On amène donc un taureau
très féroce, que cent hommes des plus robustes peuvent à peine traîner, et
aussitôt que Zambri a proféré un mot dans son oreille, à l’instant le taureau
rugit, roule les yeux et expire. Alors tous les Juifs poussent des acclamations
violentes et insultent Silvestre. Mais celui-ci leur dit : « Il n'a pas
prononcé le nom de Dieu, mais il a nommé celui du pire de tous les démons, car
mon Dieu, J.-C., non seulement ne fait pas mourir les vivants, mais il vivifie
les morts. Pouvoir tuer et rie pouvoir point rendre la vie, cela appartient aux
lions, aux serpents et aux bêtes féroces. Si donc il veut que je croie qu'il
n'a pas proféré le nom du démon, qu'il le dise encore une fois et qu'il rende
la vie à ce qu'il a tué. Car il a été écrit de Dieu : « C'est moi qui tuerai et
c'est moi qui vivifierai; » s'il ne le peut, c'est sans aucun doute qu'il a
proféré le nom du démon, qui peut tuer un être vivant et qui ne peut rendre la
vie à un mort. » Et comme Zambri était pressé par les juges de ressusciter le
taureau, il dit : « Que Silvestre le ressuscite au nom de Jésus le Galiléen et
tous nous croirons en lui; car quand bien même il pourrait voler avec des
ailes, il ne saurait pas faire cela. » Tous les Juifs donc promettent de croire
s'il ressuscite le taureau. Alors Silvestre fit une prière et se penchant à
l’oreille du taureau : « O nom de malédiction et de mort, dit-il, sors par
l’ordre de Notre-Seigneur J.-C., au nom duquel je te dis : taureau, lève-toi et
va tranquillement rejoindre ton troupeau. » Aussitôt le taureau se leva et s'en
alla avec grande douceur. Alors la reine, les Juifs, les juges et tous les
autres furent convertis à la foi. * Mais quelques jours après, les prêtres des
idoles vinrent dire: à l’empereur : « Très saint empereur, depuis l’époque où
vous avez reçu la foi du Christ, le dragon qui est dans le fossé tue de son souffle
plus de trois cents hommes par jour. » Constantin consulta là-dessus Silvestre,
qui répondit : « Par la vertu de J.-C., je ferai cesser tout ce mal. » Les
prêtres promettent que, s'il fait ce miracle, ils croiront. Pendant sa prière,
saint Pierre apparut à Silvestre et lui dit : « N'aie pas peur de descendre
vers le dragon, toi et deux des prêtres qui t'accompagnent; arrivé auprès de
lui, tu lui adresseras ces paroles : « N.-S. J.-C., né de la Vierge, qui a été
crucifié et enseveli, qui est ressuscité et est assis à la droite du Père, doit
venir pour juger les vivants et les morts. Or, toi, Satan, attends-le dans
cette fosse tant qu'il viendra ». Puis tu lieras sa gueule avec un fil et tu
apposeras dessus un sceau où sera gravé le signe de la croix; ensuite revenus à
moi sains et saufs, vous mangerez le pain que je vous aurai préparé. »
Silvestre descendit donc avec les deux prêtres les quarante marches de la
fosse, portant avec lui deux lanternes. Alors il adressa au dragon les paroles
susdites, et, comme il en avait reçu l’ordre, lia sa gueule, malgré ses cris et
ses sifflements. En remontant, il trouva deux magiciens qui les avaient suivis,
pour voir s'ils descendraient jusqu'au dragon : ils étaient à demi morts de la
puanteur du monstre. Il les ramena avec lui aussi sains et saufs. Aussitôt ils
se convertirent avec une multitude infinie. Le peuple romain fut ainsi délivré
d'une double mort, savoir de l’adoration des idoles et du venin du dragon.
Enfin le bienheureux Silvestre, à l’approche de la mort, donna ces trois avis à
ses clercs : conserver entre eux la charité, gouverner leurs églises avec plus
de soin et préserver leur troupeau contre la morsure des loups. Après quoi il
s'endormit heureusement dans le Seigneur, environ l’an 330.
* Le comte de Douhet,
dans le Dictionnaire des Légendes, de Migne, avance que. le récit qu'on
vient de lire n'est qu'un abrégé des Acta Sancti Silvestri, publié, par le
P. Combéfis, d'après deux mss. existant aux bibliothèques Médicienne et
Mazarine: La dispute avec les docteurs juifs, la destruction du dragon sont
exposées avec encore plus de détails que dans Voragine. Nouvelle preuve que
l’évêque de Gênes n'a rien inventé de son propre fonds:
La Légende dorée de
Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction,
notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine
honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de
Seine, 76, Paris mdccccii
SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/015.htm
Saint Sylvestre
Peu connu du grand
public, Saint Sylvestre (270 - 335) a été le premier pape sous l'ère de
l'empereur Constantin.
Le Jeudi 31 décembre 2015
à 16:11 par Camille Meyer dans Vie
de l'Église
Peu connu du grand
public, Saint Sylvestre (270 - 335) a été le premier pape sous l'ère de
l'empereur Constantin.
On connaît peu de choses
de la jeunesse de Sylvestre. Différentes légendes existent mais ne vraisemblablement
pas fondées. Par contre, on sait que Sylvestre était un homme d'Eglise effacé
aux yeux des autres prélats. Absent du concile d'Arles en 314 et du concile de
Nicée de 325, ces légats le représentèrent et sont intervenus à sa place.
33 ème pape de la
chrétienté, élu à la succession de Miltiade, Sylvestre fut Pape pendant près de
vingt-deux ans (du 31 janvier 314 au 31 décembre 335). Ce Romain a vécu en même
temps que Constantin, empereur romain. Bien qu'élu pape, Sylvestre ne dispose
d'aucune prérogative d'autorité pour convoquer un concile et certains disent
même qu'il n'aurait pas participé au concile de Nicée, seulement représenté.
C'est l'empereur Constantin qui est maître de tout. D'ailleurs ce dernier
est un converti. Il est dans l'Histoire, le premier empereur romain chrétien.
Quelques légendes existent encore autour de sa conversion et de son baptême et
concernent d'ailleurs Saint Sylvestre.
L'une de ces légendes est
racontée par des païens de la ville d'Harran (Turquie actuelle): "
Constantin alors atteint de lèpre, se serait converti, les chrétiens acceptant
dans leurs rangs les lépreux. Il aurait dû pour la soigner prendre un bain du
sang de nouveau-nés. Mais touché par les pleurs des mères, il ne put s'y
résoudre. C'est alors que lui apparurent en songe, la nuit suivante, saint
Pierre et saint Paul qui lui conseillèrent de retrouver l’évêque Sylvestre sur
le mont Soracte. C'est lors de cette rencontre que l'empereur Constantin fut
baptisé et fut soigné de sa terrible maladie"
On attribue d'autres
miracles à Saint Sylvestre, dont la résurrection d'un taureau et le domptage
d'un dragon, enfin évidemment il s'agit de légendes. Néanmoins nous sommes sûrs
d'une chose à propos de ce pape, Rome lui doit la basilique Saint Jean de Latran,
la basilique de la Sainte Croix de Jérusalem, la basilique de Saint Paul et il
est même à l'origine de la construction, avec l'empereur Constantin, de Sainte
Sophie à Constantinople.
Il meurt de vieillesse,
le 31 décembre 335 après 22 ans de règne. Il est un des premiers saints
canonisés sans être mort martyr.
Affresco
raffigurante San Silvestro Papa, opera presente nel catino absidale della Chiesa
del Santissimo Salvatore (Castroreale)
Also
known as
Silvester
31
December (Latin calendar)
Profile
Son of Rufinus. Pope in
the reign of Emperor Constantine I. Built the Basilica
of Saint John Lateran and other churches. Sent legates to
the First Council of Nicaea, and was involved in the controversy
over Arianism.
The spurious Donation
of Constantine was supposedly given to Saint Sylvester.
Born
Roman
Papal Ascension
31
December 335 at Rome, Italy
relics transferred
to the Church of Saint Sylvester in Capite in Rome in 761
in Italy
Additional
Information
A
Garner of Saints, by Allen Banks Hinds, M.A.
An
Old English Martyrology, by George Herzfeld
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Lives
and Times of the Popes, by Alexis-François Artaud de Montor
Lives
of the Saints, by Father Alban
Butler
Lives
of the Saints, by Father Francis
Xavier Weninger
Liturgical
Year: Father Prosper
Gueranger
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
Short
Lives of the Saints, by Eleanor Cecilia Donnelly
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
Saints
and Their Attributes, by Helen Roeder
other
sites in english
Christian
Biographies, by James Kiefer
images
video
webseiten
auf deutsch
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
sites
en français
Abbé
Christian-Philippe Chanut
fonti
in italiano
websites
in nederlandse
nettsteder
i norsk
MLA
Citation
“Pope Saint Sylvester I“. CatholicSaints.Info.
18 May 2024. Web. 17 January 2026.
<https://catholicsaints.info/pope-saint-sylvester-i/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/pope-saint-sylvester-i/
Book of
Saints – Silvester – 31 December
Article
(Saint) Pope (December
31) (4thcentury) The successor of Pope Saint Melchiades
(A.D. 314).
He governed the Church during twenty and more eventful years, marked by the
cessation of the age-long persecutions under
the Pagan Roman Emperors, by the conversion of
the Emperor Constantine and by the celebration of the great Council of Nicaea
(A.D. 325)
against the Arian heretics.
He ably organised the discipline of the Roman Church, happily no longer
imprisoned in the Catacombs in one of which, however, his own body remained
interred for several centuries after his death (A.D. 335).
MLA
Citation
Monks of Ramsgate.
“Silvester”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info.
15 December 2016. Web. 18 January 2026. <https://catholicsaints.info/book-of-saints-silvester-31-december/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-silvester-31-december/
Chef
reliquaire de Sylvestre Ier, 1367, 36,5 cm, Exposition Permanente d'Art sacré
de Zadar. Domijan Miljenko, Nikola Jakšić, Michel Huynh, and Elisabeth
Taburet-Delahaye Et ils s'émerveillèrent : L'art médiéval en Croatie,
Musée de Cluny, musée national du Moyen Age, 10 octobre 2012 - 7 janvier 2013,
2013, no.34
Pope St. Sylvester
Pope St. Sylvester, whom
God appointed to govern his holy church in the first years of her temporal
prosperity and triumph over her persecuting enemies, was a native of Rome and
son to Rufinus and Justa. His pontificate was one of the most important, crucial
and eventful of all Popes.
He entered among the
clergy of Rome and was ordained priest by Pope Marcellinus, during the terrible
persecution of Diocletian. His strength during this time won him great esteem
among the members of the Church. Upon the death of Pope Miltiades in 314,
Sylvester became Bishop of Rome.
After the persecutions
and prodigious effusion of Christian blood during the space of the first three
hundred years after the founding of the church, the persecuting kingdoms at
length laid down their arms and submitted to the faith and worship of God
crucified for us.
During Sylvester’s reign
occurred the battle of the Milvian Bridge. Constantine’s victory at this battle
over his rival Maxentius on the 28th of October 312 was pivotal for Christianity.
Before the battle, there was a vision of the Christian Cross, or Chi-Rho,
superimposed on the sun; and the words “In This Sign, Conquer”, “In hoc signo
vinces”.
Constantine had this
symbol painted on the shields of his soldiers, won the battle, became emperor
of Rome and ultimately legalized Christianity with Edict of Milan.
Also during Sylvester’s
pontificate were built the great churches founded at Rome by Constantine, e.g.
the Lateran basilica, the basilica of the Sessorian palace (Santa Croce), the
Church of St. Peter’s in the Vatican, and several cemeterial churches over the
graves of martyrs. No doubt the pope helped towards the construction of these
churches.
In addition, during his
reign, great Church councils were held against the heresies of Donatism,
Quartodecimans and Arianism at Nice and Arles that preserved the Orthodoxy of
Christianity.
St. Sylvester greatly
advanced religion by a punctual discharge of all the duties of his exalted
station during the space of twenty-one years and eleven months; and died on the
31st of December 335. He was buried in the cemetery of Priscilla. Pope Sergius
II translated his body and deposited it under the altar in a church dedicated
to God in his memory. Mention is made of an altar consecrated to God in his
honour at Verona, about the year 500; and his name occurs in the ancient
Martyrology called St. Jerome’s, published by Florentinius, and in those of
Bede, Ado, Usuard, &c. Pope Gregory IX, in 1227, made his festival general
in the Latin church; the Greeks keep it on the 10th January.
His feast is given under 31 December in the “Depositio episcoporum”, or list of the burial days of the Roman bishops, which was compiled barely a year after his death; the same date is given in the “Calendar” of Philocalus. This day, therefore, is doubtless the day of his burial.
SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-sylvester/
ST. SYLVESTER, POPE.
SYLVESTER was born in
Rome toward the close of the third century. He was a young priest when the
persecution of the Christians broke out under the tyrant Diocletian. Idols were
erected at the corners of the streets, in the market-places, and over the public
fountains, so that it was scarcely possible for a Christian to go abroad
without teing put to the test of offering sacrifice, with the alternative of
apostasy or death. During this fiery trial, Sylvester strengthened the
confessors and martyrs, God preserving his life from many dangers In 312 a new
era set in. - Constantine, having triumphed under the " standard of the
Cross," declared himself the protector of the Christians, and built them
splendid churches. At this juncture, Sylvester was elected to the chair of
Peter, and was thus the first of the Roman Pontiffs to rule the flock of Christ
in security and peace. He profited by these blessings to renew the discipline
of the Church, and in two great Councils confirmed her sacred truths. In the
Council of Arles he condemned the schism of the Donatists; and in that of
Nicaya, the first General ' Council of the Church, he dealt Arianism its
death-blow by declaring that Jesus Christ is the true and very God. Sylvester
died A.D. 335.
REFLECTION.--Never forget
to thank God daily for having made you a member of His undying Church, and
grow daily in your attachment, devotion, and loyalty to the Vicar of Christ.
SOURCE : http://jesus-passion.com/Saint_Sylvester_Pope.htm
Pope
Sylvester I. Fresco in St, Sophia Church in Ohrid, Macedonia, Paintings in St. Sophia
Church (Ohrid)
Portrait frescos of Sylvester
I
Pope St. Sylvester I (314-335)
Date of birth unknown; d.
31 December, 335. According to the "Liber
pontificalis" (ed. Duchesne, I, 170) he was the son of
a Roman named Rufinus;
the legendary "Vita beati Sylvestri" calls his
mother Justa. After the death of Miltiades (Melchiades), Sylvester was
made Bishop
of Rome and occupied this position twenty-one years. This was the era
of Constantine
the Great, when the public position of the Church so
greatly improved, a change which must certainly have been very
noticeable at Rome;
it is consequently to be regretted that there is so little authoritative
information concerning Sylvester's pontificate. At an early date legend brings
him into close relationship wtih the first Christian emperor,
but in a way that is contrary to historical fact.
These legends were introduced especially into the
"Vita beati Sylvestri" (Duchesne, loc. cit., Introd., cix
sq.) which appeared in the East and has been preserved
in Greek, Syriac, and Latin in the "Constitutum
Sylvestri"—an apocryphal account
of an alleged Roman council which belongs to
the Symmachian forgeries and appeared between 501 and 508, and
also in the "Donatio Constantini". The accounts given in all these
writings concerning the persecution of Sylvester,
the healing and baptism of Constantine,
the emperor's gift to the pope,
the rights granted
to the latter, and the council of 275 bishops at Rome,
are entirely legendary. The pope,
however, took part in the negotiations concerning Arianism and
the Council
of Nicæa, and the expression ‘omooúsion was probably agreed upon
with him before the council. The pontiff also sent legates to
the first æcumenical council. Still it is
not certain whether Constantine had arranged beforehand
with Sylvester concerning the actual convening of the council,
nor whether there was an express papal confirmation
of the decrees beyond the signatures of the papal
legates (cf. Funk in "Kirchengesch. Abhandlungen und
Untersuchungen", I, 95, 501 sq.).
During Sylvester's pontificate were built the great churches founded
at Rome by Constantine,
e.g. the basilica and baptistery of
the Lateran near the former imperial palace where the pope lived,
the basilica of the Sessorian palace (Santa Croce),
the Church of St. Peter in the Vatican, and
several cemeterial churches over the graves of martyrs.
No doubt the pope helped
towards the construction of
these churches. Sylvester's memory is especially connected
with the titular Church of Equitius, which takes its name
from a Roman presbyter who
is said to have erected this church on his property.
It was situated near the thermæ of Diocletian,
and still exists. Parts of the present building may date from the fourth century.
No doubt the pope contributed
to the development of the liturgy of the Church at Rome.
During his reign, moreover, the first martyrology of Roman martyrs was
probably drawn up. Sylvester is connected also with the establishment
of the Roman school of
singing. on the Via Salaria he built a cemeterial church over
the Catacomb of Priscilla,
the ruins of which have lately been brought to light. In
this church he was buried. His feast is
given under 31 December in the "Depositio episcoporum", or list of
the burial days of the Roman bishops,
which was compiled barely a year after his death; the same date is
given in the "Calendar" of Philocalus. This day, therefore, is
doubtless the day of his burial. For his
possible relations with Armenia,
see GREGORY
THE ILLUMINATOR.
Sources
Liber pontificalis, ed.
DUCHESNE, I, 170-201; introduction, cix sq.; JAFFE, Regesta rom. pont.,
2nd ed., I, 28-30; Vita beati Sylvestri in LAND, Anecdota
syriaca, III, 46 sq. and in SURIUS, Vita sanct., VI, 1173 sq.;
LANGEN, Gesch. der römischen Kirche, I, 395 sqq.; DÖLLINGER, Papstfabeln (2nd
ed., 1890), 61 sqq.; MARUCCHI, La basilica papale del cimitero di
Priscilla (Rome, 1908).
Kirsch, Johann Peter. "Pope St. Sylvester I (314-335)." The
Catholic Encyclopedia. Vol. 14. New York: Robert Appleton
Company, 1912. 8 Nov. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/14370a.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by WGKofron. In memory of Fr. John
Hilkert, Akron, Ohio. Fidelis servus et prudens, quem constituit Dominus super
familiam suam.
Ecclesiastical approbation. Nihil
Obstat. July 1, 1912. Remy Lafort, S.T.D.,
Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2020 by Kevin
Knight. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/14370a.htm
Pope St. Sylvester I
314-335
St. Sylvester I was an
enigma to the Catholic people during a time when the first major heresies were
cropping up. They wanted a Pontiff who was rigorous in defending the Faith; by
this they not only meant the successful defeat of heresy, but one who promoted
himself in doing so. Perhaps this was because they had need for a strong sign.
Sylvester, the first Roman Pontiff to be a Saint without Martyrdom, gave them
the first, but displayed no enthusiasm for the second aspect. He lived what is
called in the spiritual realm, "an inner life", precisely what one
ought to expect from a Saint, when not necessary otherwise.
In 313 the edict of Milan
under Constantine ended the persecution of the Church per se; however, he
wanted to oversee the Holy See and he made things difficult because he had a
lot of power. A very wise and holy man assumed the Chair of Peter the following
year. Sylvester was already old, too old to travel, which required the Pope's
need for reliable delegates for the Council at Arles in 325, which took up the
heresy of the Donatists and for the Council of Nicaea. Th former council was
not world wide, like the dogmatic councils, such as Nicaea, but a regional one
where the heresy was flourishing in France. The heresy would be taken up also
at the first Council of Nicaea the same year. This dogmatic or defining council
gave us the Nicene Creed, in response to the errors of the priest Arius. Pope
Sylvester was unable to attend but his emissaries did and it was he that
reigned there in spirit and he that approved all of its official
pronouncements. A Pontiff can teach in his own right without any council, but
all world wide [or ecumenical]Church councils require the approval of the
Pontiff. Donatism originated in North Africa under Donnatus: it held that the
true Church consisted only of the elect or those who would be saved and its
adherents believed that only a Donatist could confer valid Baptism. This heresy
did not spread like the Arian heresy and was confined to the fourth century at
which time it was vanquished.
Pope Sylvester was very
much the good shepherd, interested in the welfare of his flock and full of zeal
for having holy priests; although aged he had the stamina for sacerdotal
affairs and on one occasion he ordained 42 priests and 25 deacons. The first
Basilica of St. Peter was built during his reign as well as that of St. John
Lateran.
Pope St. Sylvester, pray
for Pope Benedict XVI and for us!
SOURCE : http://www.catholictradition.org/Papacy/saint-sylvester1.htm
St. Sylvester
Feastday: December 31
St. Sylvester I, a Roman
by birth and the son of Rufinus, lived at a turning point in the history of the
Church. Ordained a priest during the final years of persecution, he witnessed
the terror unleashed under Emperor Diocletian, the abdication of Diocletian and
Maximian, and the dramatic victory of Constantine at the Battle of the Milvian
Bridge in 312. Following the death of Pope St. Melchiades, Sylvester was
elected Bishop of Rome in 314, becoming the first Pope to reign entirely under
the freedom of the Church guaranteed by the Edict of Milan.
During his pontificate,
Rome began its visible transformation into a Christian city. In close
cooperation with Emperor Constantine, St. Sylvester oversaw the construction of
the great Constantinian basilicas, including St. Peter's Basilica on the
Vatican Hill, built over the tomb of the Prince of the Apostles; the Lateran
Basilica and Baptistery, adjacent to the former imperial palace that became the
Pope's residence; the Basilica of the Holy Cross in Jerusalem; and St. Paul
Outside the Walls. His memory is also closely associated with the church of
Sts. Martin and Sylvester (formerly the titulus Equitii), which still stands in
Rome's Monti district.
Although the Council of
Arles (314) and the First Ecumenical Council of Nicaea (325) were held during
his reign, St. Sylvester did not attend either in person, likely due to age and
the practical limitations of travel. He sent legates to both councils and
confirmed their decisions, including the condemnation of Arianism at Nicaea.
The precise extent of his personal involvement in these theological disputes
remains uncertain, but his fidelity to the Church's unity and doctrine was
unquestioned by his contemporaries.
So strong was his witness
of faith that St. Sylvester was honored with the title "Confessor",
meaning one who bore courageous testimony to Christ without undergoing
martyrdom. Tradition credits his pontificate with important developments in the
Roman liturgy, including the early formation of the Roman Martyrology and the
flourishing of sacred chant in Rome. He governed the Church for nearly
twenty-one years and died peacefully in 335.
St. Sylvester is also
associated with the chivalric Order of St. Sylvester, historically linked to
the ancient Militia Aurata or "Order of the Golden Spur,"
traditionally attributed to Constantine. In its modern form, the Order was
reorganized by Pope Gregory XVI in 1841 and later refined by Pope St. Pius X.
Today, it continues as a papal honor bestowed upon lay men and women who have
rendered distinguished service to the Church.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=381
Roma,
Basilica Santi Quattro Coronati, Oratorio di San. Silvestro
Baptême
de Constantin Ier par Sylvestre, fresque de la Basilique des
Quatre-Saints-Couronnés, xiiie siècle.
English: Rome,
Basilika Santi Quattro Coronati, Chapel of Sylvester
Roma.
Santi Quattro Coronati. Frescos románicos en el oratorio de San Silvestre.
Santi
Quattro Coronati - Saint Sylvester Legend frescos - Baptism of Constantine
Sylvester (Silvester) I,
Pope (RM)
Born in Rome, Italy; died
there in 335; feast day in the East is January 2. The Liber Pontificalis says
that Silvester was the son of a Roman named Rufinus. Sylvester rejoiced at his
good fortune in succeeding Saint Miltiades, who died on January 10, 314. The
year before, Sylvester was a simple priest in Rome, attached to the parish of
Equitius and with some sort of relationship to Pope Saint Miltiades, as he had
previously been in the entourage of Pope Saint Marcellinus.
On January 31, 314,
Sylvester, Roman citizen, took the chair of Saint Peter, a few days after his
election and after Emperor Constantine granted toleration to the Christian
Church by enacting the Edict of Milan in 313. It was an easy succession.
Sylvester did act as counselor and spiritual director of Constantine.
In consequence an
extraordinary fable arose about his pontificate. It is said that Constantine
had been told by his doctor that the best way to cure leprosy was to bathe in
the blood of children. A vision in which SS Peter and Paul appeared to the
emperor charging him instead to seek baptism at the hands of Sylvester changed
Constantine's mind. Sylvester baptized him; the emperor was healed; and in
gratitude granted the islands of Sicily, Sardinia, and Corsica (of course this
is not true; Constantine postponed his baptism until his deathbed). These lands
became known as the Donation of Constantine and formed the basis of the future
Papal States.
Nevertheless, even while
Miltiades was still alive, Constantine donated large tracts of land in and
around Rome for the building of basilicas. Christians had been building small,
everyday places of worship in Rome since the 3rd century but Constantine envisioned
one large enough to hold the entire clergy and a major portion of the
population of the city, as well as basilicas built over the tombs of the most
illustrious martyrs. From the Imperial Treasury, Constantine gave Miltiades the
Lateran Palace as his residence.
That Sylvester was not
the founder of the pontifical monarchy has been suspected since the 8th century
and acknowledged since the 15th. Many Romans looked with suspicion on the
impious legalization of Christianity; it marked the end of a glorious
tradition. (Remember Christians had been persecuted because of their impiety,
i.e., refusal to offer sacrifices to the gods who protected Rome and its
empire.)
Sylvester's own virtues
must have been considerable, if only because he is one of the first Christians
who did not die a martyr and yet was honored as a saint (there were a few
others). He sent legates to the Council of Arles to deal with the Donatist
dispute. The bishops there commended Sylvester for not coming in person but
instead remaining in the place "where the Apostles daily sit in
judgement."
Arianism arose during
Sylvester's pontificate. Arius, priest of Alexandria, Egypt, began to teach
doubtful propositions concerning the mystery of the Trinity. Constantine became
aware of it and sent Bishop Hosius of Cordova to investigate. It was
Constantine, encouraged by Hosius and the Eastern episcopate, who took the
initiative to convene the first ecumenical council in Nicaea, Bithynia, in 325,
to consider the issue. The council was attended by about 220 bishops, nearly
all of whom were orientals. Constantine presided and invited Sylvester to share
the honor but Sylvester remained in Rome and sent legates to Nicaea--Vincent
and Victor. The presiding Western bishop, Hosius of Cordova, also represented
the holy father. The council condemned the heresy of Arius. There is no record
that Sylvester formally confirmed the signature of his legates to the acts of
the council.
Should Sylvester be
berated for not upholding the primacy of the pope testified to earlier by Saint
Irenaeus and Saint Cyprian of Carthage? No, the new conditions were mystifying.
The Church was moving into a new period. The role of the pope in a persecuted
Church was quite different from that of the emperor's Church. As long as the
emperor arranged things for the better, perhaps Sylvester should remain
uninvolved and implicitly delegate his authority.
Unfortunately,
Constantine eventually made a mess of theology and botched up most of the good
work he had done. Sylvester, with the bad habits of tolerance he had acquired,
reacted too timidly--or not at all. The influence of the beneficial Hosius gave
way to that of the Arian Eusebius of Nicomedia and Constantine threw the Church
into confusion. It was Eusebius who baptized Constantine on his deathbed.
Sylvester also set
himself the task of creating churches worthy of the faith in the city of Rome.
He either restored or founded the churches of Saint Peter on Vatican Hill,
Saint Lawrence-Outside- the-Walls, and Santa Croce. His ancient episcopal chair
and his mitre--the oldest one still to survive--can today be sen in the church
of San Martino ai Monti, which he built over a house near the Baths of
Diocletian used for worship during the years of persecution. Saint Sylvester
also built a church at the cemetery of Priscilla on the Salerian Way.
It is probable that it
was to Sylvester, rather than to Miltiades, that Constantine gave the Lateran
Palace. Sylvester made the basilica of Saint John Lateran his cathedral. There
you can still see the famous mosaic commissioned by Pope Leo III (reigned 795-
816). In the middle stands Jesus surrounded by the 12 Apostles, and at each
side two parallel scenes: Jesus gives the keys to Saint Sylvester with one hand
and, with the other, the flag to Constantine; on the other side Saint Peter
hands the pallium to Leo III and the flag to Charlemagne. What is the
significance?
Constantine's father,
Constantius Chlorus, from 303 neglected to apply the anti-Christian edicts that
were still in effect. Humanitarianism and political realism were at the root of
this tolerance: In spite of three centuries of legal and bloody persecution,
Christianity triumphed everywhere and even succeeded in erecting a house of its
own in Rome. Thus, it was easier and wiser to tolerate it, perhaps even give it
legal standing, and make use of its strength and unity. That is the situation
inherited by Constantine, who was racked by metaphysical, and perhaps mystical,
concerns. He seriously wondered if God existed and, if He did, who might He be.
This personal problem for Constantine was capital for Sylvester.
Constantine started with
a religion that had 36 gods and goddesses and tried to put some order into this
world. But once direction had been given, it seemed insufficient to him and he
was tempted to abandon Olympus for a more solid theology.
Around 310, Constantine
dreamed of a universe guided by a single God, a mysterious intelligence that
dominates all beings. Around 312, he had the impression that the God of the
Christians, the single God of the religion that resisted all massacres, could
be the God he sought. Around October 10 that year, a rare astronomical
phenomenon was visible, and Constantine, anxious to read God's message, could
not help but see it. The planets Saturn, Mars, and Jupiter, and some
neighboring stars, formed a cross in the sky that was like the cross of the
Christians. Perhaps in addition, an inner voice of grace made Constantine
understand that this sign of the Christians was the sign of the true God he was
seeking.
At the end of 312,
Constantine wrote to Maxim Daia to ask him to stop the persecutions in Asia
Minor. In January 313, Constantine issued a decree directing restoration of
confiscated goods to the Christians in North Africa.
February 313 saw the
first Augustus Constantine and his imperial lieutenant Licinius (in the East)
signing the landmark Edict of Milan. The edict stipulated freedom of conscience
and cult for the Christians and others, and restitution to the Christian
communities of the goods that had been confiscated from them by the State.
That same April
Constantine gave instructions to African officials in favor of the Christian
clergy and places of worship. During the summer he donated land to various
churches, especially in Rome. That October he conceded the munera civila to the
whole Catholic clergy of the Empire.
Sylvester died before
Constantine and was buried on December 31, 335, in the cemetery of Priscilla on
the via Salaria. But his tomb and the epitaph that adorned it were destroyed
when the Arian Lombards passed through. The major part of his remains were
translated in 761 by Pope Paul I to San Silvestro in Capite, now the national
church of English Catholics in Rome.
The cultus for Sylvester
did not arise for another 150 years, when Pope Saint Symmachus attributed two
Roman councils to Sylvester and had a mosaic placed behind the episcopal throne
in the Equitius honoring his predecessor. The Eastern Church, however, celebrates
him also with the title "isapostole," equal to the apostles, on May
21.
So, through the obscure
lense of time Sylvester appears almost mute, impassive, yet 300 laws concerned
with justice, equity, and an evangelical purity were passed during his 25-year
reign. He is considered a great pope in the memory he left to his close
successors. Perhaps he can be considered the holy patron of high persons in
delicate situations (Attwater, Benedictines, Bentley, Delaney, Encyclopedia,
Farmer, Walsh).
In art, Saint Sylvester
is shown in various scenes with Emperor Constantine. He might also be shown (1)
trampling a dragon, (2) with an angel holding a cross and olive branch (the
peace of the Church), (3) with Saint Romana (Roeder). Farmer reports that he is
generally represented by a chained dragon or bull and a tiara, and the
principal scene represented is that of the baptism of Constantine (Farmer).
Sylvester is still especially venerated in Pisa (Roeder).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1231.shtml
St. Sylvester, Pope and Confessor
See the Pontifical, published by
Anastasius, Rufin, &c. amongst the moderns, Tillemont, t. 7, p. 267. Orsi,
t. 4 and 5.
A.D. 335.
ST. SYLVESTER, whom God
appointed to govern his holy church in the first years of her temporal
prosperity and triumph over her persecuting enemies, was a native of Rome, and
son to Rufinus and Justa. According to the general rule with those who are
saints from their cradle, he received early and in his infancy the strongest sentiments
of Christian piety from the example, instructions, and care of a virtuous
mother, who, for his education in the sound maxims and practice of religion,
and in sacred literature, put him young into the hands of Charitius or
Carinius, a priest of an unexceptionable character and great abilities. Being
formed under an excellent master, he entered among the clergy of Rome, and was
ordained priest by Pope Marcellinus, before the peace of the church was
disturbed by Dioclesian, and his associate in the empire. His behaviour in
those turbulent and dangerous times recommended him to the public esteem, and
he saw the triumph of the cross by the victory which Constantine gained over
Maxentius within sight of the city of Rome on the 28th of October, 312. Pope Melchiades
dying in January, 314, St. Sylvester was exalted to the pontificate, and the
same year commissioned four legates, two priests, and two deacons, to represent
him at the great council of the
Western Church, held at Arles in
August, in which the schism of the Donatists, which had then subsisted seven
years, and the heresy of the Quarto-decimans were condemned, and many important
points of discipline regulated in twenty-two canons. These decisions were sent
by the council before it broke up with an honourable letter to Pope Sylvester,
and were confirmed by him and published to the whole church. 1 The
general council of Nice was assembled against Arianism in 325. Socrates, 2 Sozomen, 3 and
Theodoret, 4 say
that Pope Sylvester was not able to come to it in person on account of his
great age, but that he sent his legates. Gelasius of Cyzicus 5 mentions
that in it “Osius held the place of the bishop of Rome, together with the Roman
priests Vito and Vincentius.” These three are named the first in subscriptions
of the bishops in the editions of the acts of that council, 6 and
in Socrates, who expressly places them before Alexander, patriarch of
Alexandria, and Eustathius, patriarch of Antioch. 7 St.
Sylvester greatly advanced religion by a punctual discharge of all the duties
of his exalted station during the space of twenty-one years and eleven months;
and died on the 31st of December, 335. He was buried in the cemetery of
Priscilla. St. Gregory the Great pronounced his ninth homily on the gospels on
his festival, and in a church which was dedicated to God in his memory by Pope
Symmachus. 8 Pope
Sergius II. translated his body into this church, and deposited it under the
high altar. Mention is made of an altar consecrated to God in his honour at
Verona about the year 500; and his name occurs in the ancient Martyrology,
called St. Jerom’s, published by Florentinius, and in those of Bede, Ado,
Usuard, &c. Pope Gregory IX., in 1227, made his festival general in the
Latin church; the Greeks keep it on the 10th of January.
After a prodigious effusion of
Christian blood almost all the world over daring the space of three hundred
years, the persecuting kingdoms at length laid down their arms, and submitted
to the faith and worship of a God crucified for us. This ought to be to us a
subject of thanksgiving. But do our lives express this faith? Does it triumph
in our hearts? It is one of its first precepts that in all our actions we make
God our beginning and end, and have only his divine honour and his holy law in
view. All our various employments, all our thoughts and designs must be
referred to, and terminate in this, as all the lines drawn from the
circumference of a circle meet in the centre. We ought therefore so to live
that the days, hours, and moments of the year may form a crown made up of good
works, which we may offer to God. Our forgetfulness of him who is our last end,
in almost all that we do, calls for a sacrifice of compunction in the close of
the year: but this cannot be perfect or acceptable to God, unless we sincerely
devote our whole hearts and lives to his holy love for the time to come. Let us
therefore examine into the sources of former omissions, failures, and
transgressions, and take effectual measures for our amendment, and for the
perfect regulation of all our affections and actions for the future, or that
part of our life which may remain.
Note 1. See epist. Synodi Arel. ad Sylvest.
Pap. Conc. t. 1, p. 1425. [back]
Note
2. Socr,
l. 1, c. 5. [back]
Note 3. Sozom. l. 1, c. 6. [back]
Note
4. Theodoret, l. 1,
c. 7. [back]
Note 5. Gelas. Cyz. Hist. Conc. Nicæn. l. 2,
c. 5, t. 2, Conc. [back]
Note
6. Conc. t. 2, p. 50. [back]
Note 7. The history of Constantine’s donation
of Rome is refuted by Pagi, Critic. in Annal. Baron. Papebroke, Act. Sanct.
Nat. Alexander, Hist. Eccl. Noris, t. 4. Oper. Mamaclii, Orig. Christ. t. 2, p.
232, &c. [back]
Note
8. Conc. t. 1, p. 1368. [back]
Rev. Alban Butler
(1711–73). Volume XII: December. The Lives of the Saints. 1866.
Saint Sylvester, pope
The feast day of Saint
Sylvester, located so close to the Christmas liturgical cycle was an early
decision of the Fathers of the Church, but it has no relation to the Mystery of
the Incarnation. Today's feast Saint Sylveser, according to Pius Parsch is
among the oldest in the Church's liturgical life because his memory was among
the first to receive public recognition by the laity due to his exemplary
holiness and concern for the welfare of the faithful, especially the poor. He's
considered to be a confessor of the faith but also acknowledged as a martyr.
Sylvester's feast day was for a long time a holy day of obligation.
Sylvester was elected
bishop of Rome in AD 314. He succeeded Saint Miltiades who was pope for 2 years
(July 2, 311 - 10 January 314) and was succeed by Saint Mark who only served
for 263 days. One of the first things he did as pope was to teach the virtue of
peace and to live by example.
Notable about Pope
Sylvester was that he lived in Rome as its bishop when the Council of Nicea I
was held; recall that the Council of Nicea called to order not by the pope by
the emperor, who by the way was a friend of Sylvester's. During his papacy the
great churches of St John Lateran, Santa Croce in Gerusalemme, St Paul's, St
Lawrence's and the first St Peter's were built, among others.
Several things are
attributed to Sylvester:
• taught the orthodox
Catholic faith in the face of heresy and schism
• taught that the sign of
the Cross was given to him by the Lord
• cared for the poor and
expected the clergy to do the same
• cared for those in the
Order of Virgins and Widows
• determined that bishops
had the exclusive right to consecrate chrism
• instructed priests,
when baptizing, also were to anoint with chrism
• determined that deacons
were to wear the dalmatic with a linen maniple
• determined that bread
was to be consecrated as Eucharist only a linen corporal
• determined those
ordained should be stable in that order before taking a higher order
• instructed the laity
should not sue the clergy
• instructed the clergy
should not sue another in civil court
• called the 1st and 7th
days of the week the "Lord's Day" and the "Sabbath"
• among the first use the
word "feria" (a free day) for weekdays of the liturgical calendar
without a commemoration.
Some of these things
perdure today.
When Pope Sylvester died
in AD 335 he served the Church as bishop of Rome for 21 years, 11 months, 1
day. He was first lair to rest in the catacomb of Saint Priscilla and later
moved to the church of Saint Symmachus.
By Paul Zalonski
SOURCE : http://communio.stblogs.org/2010/12/saint-sylvester-pope.html
Liturgical
Year: Saint Sylvester, Pope and Confessor
So far, the only ones we
have seen standing round the Crib of our Jesus during this Christmas season
have been Martyrs: Stephen, overwhelmed with the shower of stones; John, the
Martyr: in heart, who survived his fiery torture; the Holy Innocents, massacred
by the sword; Thomas, murdered in his Cathedral; these are the champions of
Christ, who keep guard in the palace of Bethlehem. Yet, all Christians are not
called to be Martyrs. Besides this countless battalion of the King’s favourite
soldiers, there are other troops of sainted heroes which form the heavenly army
– and among these there are the Confessors who conquered the world without
shedding their blood in the combat. Though the place of honour in the service
of the King, belongs to the Martyrs, yet did the Confessors fight manfully for
the glory of his name and the spreading of his Kingdom. The palm is not in
their hands, but they are crowned with the crown of justice, and Jesus, who
gave it to them, has made it be part of his own glory that they should be near
his throne.
The Church would
therefore grace this glorious Christmas Octave with the name of one of her
Children, who should represent, at Bethlehem, the whole class of her unmartyred
Saints. She chose a Confessor – Saint Sylvester, a Confessor who governed the
Church of Rome, and, therefore, the universal Church; a Pontiff, whose reign
was long and peaceful; a Servant of Jesus Christ adorned with every virtue, who
was sent to edify and guide the world immediately after those fearful combats,
that had lasted for three hundred years, and in which millions of Christians
had gained victory by martyrdom, under the leadership of Thirty Popes –
predecessors of Saint Sylvester – and they, too, all Martyrs.
So that, Sylvester is
messenger of the Peace, which Christ came to give to the world, and of which
the Angels sang on Christmas Night. He is the friend of Constantine; he
confirms the Council of Nicaea; he organizes the discipline of the Church for
the new era on which she is now entering – the era of Peace. His predecessors,
in the See of Peter, imaged Jesus in his sufferings; Sylvester represented
Jesus in his triumph. His appearance during this Octave reminds us, that the
Divine Child who lies wrapt in swaddling-clothes, and is the object of Herod’s
persecution, is, notwithstanding all these humiliations, the Prince of Peace,
the Father of the world to come.
Let us read the history
of Sylvester’s peaceful Pontificate, as related by the Church in her Breviary.
The character of our work excludes purely critical discussions, and we,
therefore, say nothing of the objections that have been raised against the
Emperor Constantine’s having received Baptism in Rome at the hands of Saint
Sylvester. It is sufficient for us to tell our readers, that the Roman
tradition, regarding that event, has been adopted by the most learned men, such
as Baronius, Schelstrate, Bianchini, Marangoni, Vignoli, etc.:
Sylvester, a Roman by
birth, and son of Rufinus, was brought up from childhood by the priest Cyrinus.
He imitated his master by his learning and a good life, and, when in his 30th
year, was ordained Priest of the holy Roman Church by Pope Marcellinus. He
surpassed the rest of the clergy in the admirable manner wherein he performed
his sacred duties, and was chosen as the successor of Pope Melchiades, under
the reign of the Emperor Constantine. This Emperor, having been advised by his
physicians to seek the cure of his leprosy by bathing in infants’ blood, was
visited in his sleep by the holy Apostles Peter and Paul. They bade him refuse
the sinful remedy of the bath if he desired to be cleansed from his leprosy,
and to go to Sylvester, who was then hiding on mount Soracte; that having been
regenerated in the saving waters of Baptism, he should give orders that
churches, after the manner of the Christians, should be built in every part of the
Roman empire; and that he should destroy the idols of the false gods, and
worship the true God. Constantine, therefore, obeying the heavenly admonition,
caused the most diligent search to be made for Sylvester, and, when found, to
be brought to him. This being done, and the Pontiff having shown Constantine
the portraits of the two Apostles he had seen in his sleep, the Emperor was
baptised, and healed, and became exceedingly zealous for the defence and
propagation of the Christian religion.
By the persuasion of the
holy Pontiff, Constantine also built several Basilicas, which he enriched with
sacred images, and most princely donations and gifts: he, moreover, granted
permission to the Christians publicly to erect churches, which, previously,
they were forbidden to do. Two Councils were held during the reign of this
Pontiff: firstly, that of Nicaea, over which presided his Legates; Constantine
was present, and 318 Bishops were assembled there; the holy and Catholic faith
was explained, and Arius and his followers were condemned; the Council was
confirmed by Sylvester, at the request of all the Fathers assembled: the second
was that of Rome, at which 284 Bishops were present, and there, again, Arius
was condemned.
Sylvester also passed
several decrees most useful to the Church of God. For example:
• That the Chrism should
be blessed by a Bishop only
• That the Priest should
anoint the crown of the head of the person he baptized
• That Deacons should
wear Dalmatics in the church, and a linen ornament on the left arm
• That the Sacrifice of
the Altar should not be celebrated excepting on a linen veil.
• He laid down the length
of time, during which, they who received Orders, should exercise the functions
belonging to each Order, before passing to a higher grade.
• He made it illegal for
a layman to be the public accuser of a cleric, and forbade a cleric to plead
before a civil tribunal.
• The names of Saturday
and Sanday were to be still used, but all the other days of the week were to be
called Ferias {Second Feria, Third Feria, and the rest,) as the Church had
already begun to call them; hereby signifying, that the clergy should put aside
all other cares, and spend every day in the undisturbed service of God.
To this heavenly
prudence, wherewith he governed the Church, he ever joined the most admirable
holiness of life, and charity towards the poor. For instance, he arranged, that
those among the clergy who had no means should live with wealthy members of the
clergy; and, again, that everything needed for their maintenance, should be
supplied to Virgins consecrated to God. He governed the Church 21 years, 10
months, and a day. He was buried in the cemetery of Priscilla, on the Salarian
Way. He seven times gave ordinations in the December month: the number of the ordained
was 42 Priests, 25 Deacons, and 65 Bishops for various places.
The ancient Liturgical
Books of Italy had a Proper Office for Saint Sylvester. We have found, in the
Breviary of the old Abbatial, (now, the Collegiate) Church of Saint Barbary, at
Mantua, a very beautiful Office; and from this we extract the following Antiphons
and Responsories:
• The storm of
persecution being calmed, the religion of Christ our Lord was spread, in the
Pontificate of blessed Sylvester, throughout the entire dominions of the Roman
Empire.
• Holily did Sylvester
administer all things; he propagated the faith, and gave liberty and confidence
for the preaching the Gospel in the City, the Mistress of kingdoms.
• He suffered much, and
it filled his life with merit; he made many rules, and they proved his wisdom.
• Sylvester was a holy
man, and led a life of heaven while on this earth: being a Pontiff of exceeding
virtue, he governed the Church with heavenly prudence.
• Being chosen Pontiff of
God’s Church, he sought a hiding place on Mount Soracte, that he might escape
the cruelty of the tyrant Maxentius; there, he besought God to bless the
Church, at length, with peace.
• While hid on the mount,
the Apostles Peter and Paul admonish the Emperor to call the Pontiff: Sylvester
regenerates Constantine in the saving waters of baptism, and heals him of
leprosy.
• Having fully instructed
the Emperor Constantine in the faith of Christ, he was the first to publicly
consecrate a Church, and it was the Basilica built by the Emperor: he called it
Our Saviour’s.
• Sylvester, solicitous
for the glory of God and the salvation of men, instructed the people in the
knowledge of saving doctrine, and delivered them, in a wonderful manner, from
the errors of a wily serpent.
• Convoking the General
Council of Nicaea, where there was assembled a mystic number of Bishops, he
subverted the machinations of heretics, by the power of the Holy Ghost.
• This is the holy
Pontiff, in whose day, Christ gave Peace to the Church, and the Roman Empire
prostrated at the feet of a Priest the lofty summit of its ancient glory.
• O blessed Pontiff, and
admirable Pastor of the universal Church whom the Lord glorified in the sight
of all nations, and exalted above the Emperor of Rome; you who are now exulting
in heavenly glory, pray for us to our Lord.
• O shining Light and
Brightness, blessed and most holy Sylvester in whose time, the clouds of
persecution were scattered over the heads of the Faithful, and the calmness of
peace appeared: help us by your prayers, that we may for ever enjoy the
blessing of peace.
The Greek Church is
enthusiastic in its hymns of praise to Saint Sylvester. In the stanzas we
extract from her Menaea, she gives to this great Pope the whole honour of the
Nicene Council, and honours him as the conqueror of the Arian heresy.
• Father and Hierarch,
Sylvester, holily enlightened by the light of holiness you enlightened the
Faithful by your light-giving teachings, to adore the unity of nature in the
Three Persons, and did dispell the darkness of heresies. Therefore, we, with
great solemnity, joyfully hymn today your glorious memory.
• O Father Sylvester, who
carries God with you, you visible pillar of fire that goes before the holy
flock, you shade-giving cloud, that ever leads the faithful out of Egyptian
errors by your incomparable precepts, we venerate your glorious and most holy
memory.
• O Sylvester, divinely
speaking Father, by the torrent of your prayers you did sink the many-headed
dragon in the mire. Holy and admirable Pontiff, you led thousands of Pagans to
God, and humbled the haughty by the astounding miracles you so wisely worked
before their eyes. Therefore do we honour and bless you.
• Perfect in your
obedience to the Law of God, and admirably versed in the knowledge of the
inspired Scriptures, you did teach the truth to the heathen philosophers; you
did lead them to confess Christ together with the Father and Spirit, and say:
Let us sing to the Lord for he is gloriously magnified.
• Hierarcha inspired of
God, Sylvester our Father, you are shown to us as anointing Priests in the Holy
Ghost, and enlightening the people, O most sacred Pontiff! You did put the
errors of heresy to flight, and did feed the flock, making the waters of
holiness to flow upon the pastures of souls that know God.
• By your words, which
left no escape, you did unravel the knots of sophistry; you did bind to the
faith them that were bound by error, opening their minds by your interpretation
of the Scriptures, most blessed Hierarch, our Father.
• By your prayers, O
blessed one, you did for ever paralyse and imprison the wicked serpent, who
sought to infect with his detestable pestilence them that approached you: you
did fasten down the dragons with the seal of the Cross, as with prison-gates
and bolts.
Petition to Saint
Sylvester
Supreme Pastor of the
Church of Christ, you lend to the beauty of the holy Octave of Christmas the
lustre of your glorious merits. There you worthily represent the countless
choir of Confessors, for it was you who did steer the bark of Peter after the
three hundred years’ tempest, leading her with watchful love in her first hours
of calm. The pontifical Diadem, reflecting heaven in its gems, sits on your
venerable brow. The Keys of the Kingdom of heaven are in your hands; you open it
for the admission of the Gentiles, who embraced the faith of Christ; you shut
it against the Arians in that august Council of Nicaea, where you preside by
your Legates, and to which you give authority, by confirming it with your
apostolic approbation. The Furious storms will again soon rage against the
Church, and the angry billows of heresy will beat against her; you will then be
in the bosom of God; but, together with Saint Peter, you will keep guard over
the purity of the Faith of Rome. You will support Julius; you will rescue
Liberius; and Athanasius, aided by your prayers, will find a shelter within the
walls of Rome.
Under your peaceful
reign, Christian Rome receives the reward of her long-endured persecution. She
is acknowledged as Queen of Christendom, and her empire becomes the sole empire
that is universal. The Son of your pastoral zeal, Constantine, leaves the city
of Romulus, which has now become the City of Peter; the Imperial majesty would
be eclipsed by that greater one of the Vicar of Christ; he makes Byzantium his
capital, leaving Rome to be that of the Pontiff-King. The temples of the false
gods become ruins, and make room for the Christian Basilicas, in which are
enshrined the Relics of the Apostles and Martyrs. In a word, the Church has triumphed
over the Prince of this world, and the victory is testified by the destruction
of that Dragon, which infected the air by its poisonous breath.
Honoured with all these
wonderful prerogatives, saintly Vicar of Christ, forget not the Christian
people who were once your flock. It asks you, on this your Feast, to make it
known and love the mystery of the Birth of Jesus. By the sublime Symbol which
embodies the Faith of Nicgea, and which you did confirm and promulgate
throughout the whole Church – you have taught us to acknowledge this sweet
Infant as God of God, Light of Light, begotten not made, Consubstantial to the
Father. You bid us to come and adore this Little Child, as He by whom all
things were made. Holy Confessor of Christ, vouchsafe to present us to him, as
the Martyrs have done, whose Feasts have filled up the days since his Nativity.
Pray to him for us, that our desires for true virtue may be fulfilled, that we
may persevere in his holy love, that we may conquer the world and our passions,
and at length, that we may obtain the Crown of justice, which is to be the
reward of our Confessing him before men, and is the only object of our
ambition.
Pontiff of Peace, from
the abode of rest where you now dwell, look down upon the Church of God,
surrounded as she is by implacable enemies, and beseech Jesus, the Prince of
Peace, to hasten her triumph. Cast your eye on that Rome which is so dear to
you, and which is so faithful in her love of you. Protect and direct her
Father, King and Pontiff. May she triumph over the wiles of political intrigue,
the violence of tyranny, the craft of heretics, the perfidy of schismatics, the
apathy of worldlings, and the cowardice of her own children. May she be
honoured, loved, and obeyed. May the sublime dignity of the Priesthood be
recognised. May the spiritual power enjoy freedom of action. May the civil
authority work hand and hand with the Church. May the Kingdom of God now come,
and be received throughout the whole world, and may there be but one Fold and
one Shepherd.
Still watch, O holy
Sylvester, over the sacred treasure of the Faith, which you did defend, when on
earth, against every danger. May its light put out the vapours of man’s proud
dreams, those false and daring doctrines which mislead countless souls. May
every mortal bow down his understanding to the obedience of faith in the divine
Mysteries, without which all human wisdom is but folly. May Jesus, the Son of
God, and Son of Mary, be King, by his Church, over the minds and hearts of all
men.
Pray for Byzantium, that
was once called the New Rome, but which so soon became the capital of heresies,
and the scene of everything that could degrade a Christian country. Pray that
the days of her deep humiliation may be shortened; that she may again see
herself united with Rome; that she may honour Christ and his Vicar; that she
may obey, and by her obedience be saved. May the people, misled and debased by
her influence and rule, recover their dignity as men, which can only subsist
when men have faith, or be regained by a return to the faith.
And lastly, Conqueror of
Satan, keep this hellish monster in the prison whither you did drive him;
confound his pride and his schemes; let him no longer seduce the people of
God’s earth; but may all the Children of the Church, according to the word of
Peter,your predecessor, resist him, by the strength of their faith.
– from the book The Liturgical Year: Christmas, volume 1, by the
Very Reverend Dom Prosper Gueranger, Abbot of Solesmes, translated from the
French by the Revered Dom Laurence Shepherd, Monk of the English-Benedictine
Congregation, 2nd edition; published in Dublin Ireland by James Duffy, 15
Wellington-Quay, 1870
SOURCE : https://catholicsaints.info/liturgical-year-saint-sylvester-pope-and-confessor/
The
Lives and Times of the Popes – Saint Sylvester I – A.D. 314
Article
Sylvester, a Roman
priest, ordained by Pope Saint Marcellinus, was the son of Rufinus and Saint
Justina, and was created pontiff on the 31st of January, 314. He addressed to
the clergy a variety of orders and regulations, the importance and utility of
which are generally admitted. They are commended by Bede and Sangallo. Among
other regulations, this pope ordered that the head of the baptized should be
anointed with the chrism by the priest; and he also ordered that the days of
the week, excepting Saturday and Sunday, should be called ferias, a name which
several authors, especially Tertullian, affirm to have been already in use. In
that nomenclature Monday is called the second feria, Tuesday the third feria,
and so on to Friday, which was the sixth feria. The first feria and the second
feria are called by the ordinary names of Saturday and Sunday.
Sylvester continued to
govern the Church, which Constantine enriched with gifts and protected with
lively and firm determination. In the year 325 the holy pontiff held at Nicea
(now called Isnik), in Anatolia, the first general council, convoked by
Constantine to condemn the heresy of Arius, who asserted that Jesus Christ was
not God, but merely man. The council was also to decide upon the dissensions in
the Church concerning the celebration of Easter, and to endeavor to put an end
to the schism of Meletius, Bishop of Sicopolis, in Egypt, against the Patriarch
of Alexandria. The council consisted of three hundred and eighteen bishops,
besides the pope’s legates. The emperor attended in great state.
Arius, an African priest,
poet, and musician, who composed spiritual songs for pious persons and
work-people, put his erroneous doctrine into verse, and thus got it into
circulation among the people. The same means had previously been employed by
Valentinus and Armonius, and had often served the purposes of the heretics.
Apollinaris also employed it after Arius, and by it, rather than by his
writings, perpetuated his errors.
We shall see that
Arianism, after having spread throughout all the provinces, faded by degrees,
so that by the end of the fourth century the Arians had not in the Roman Empire
either bishops or churches. If there were still some Arians, they no longer
formed a body. That heresy took shelter among the Goths, who had embraced it
even during the reign of Constantine; among the Vandals, who seized on Africa;
and among the Burgundians, to whom it had been communicated by the Goths. The
Franks embraced it when they ceased to be idolaters, and did not abandon it
until after the conversion of Clovis. Arianism reappeared in Europe in the
train of Luther’s Reformation; an Anabaptist preacher affirmed that he was the
grandson of God, son of the divinity of Jesus Christ. This fanatic found
followers, so that in a short time his doctrine spread in Germany and Poland,
and produced various sects; passed into Holland, and was imported into England
by Orchin and Bucer, who was engaged by the Protector Somerset, guardian of
Edward VI, to teach the doctrine of Zwinglius. Though Madame Meyer founded a
chair, with an endowment for lectures against Arianism, the heresy has still
its defenders and believers in England.
The Fathers, after many
deliberations, formed the symbol of the faith, “Credo in unum Deum,” etc., and
declared, contrary to the opinion of the Arians, that the Son was
consubstantial with the Eternal, his Father. It was settled, against the
Quartodecimans, that the 21st of March would end the winter equinox, and that
the Sunday after the fourteenth moon, which would be at full on the 21st, or
after that day, should be the day for the celebration of Easter. It was ordered
that the Patriarch of Alexandria should especially make public the day for the
celebration of Easter, because in that city, more than elsewhere, astronomy was
carefully studied. Thence has come to us the use of the Paschal Cycle, of the
Golden Number, and of the Indictions.
The Paschal Cycle is a
cycle of five hundred and thirty-two years. At the end of that period the feast
of Easter returns on the same Sunday. That cycle brings the new moons on the
same days of the Julian year. It is the product of the nineteen years of the
lunar cycle multiplied by the twenty-eight years of the solar cycle.
The Indiction is a period
or cycle of fifteen years, thus named from a tribute which the Romans levied
annually in the provinces to provide pay for those soldiers who had served
fifteen years. That period, according to some authors, commenced in 312;
according to others, in 313. Those countries that still observe it reckon it
from the first of January. To find the year of the Indiction, add 3 to a
thousandth of the Gregorian year, and divide by 15. The remainder indicates the
Indiction, unless it be a cipher; in that case the Indiction is 15.
The Golden Number is a
number which indicates the year of the lunar cycle to which any given year
belongs, and the method of finding the Golden Number of any given year since
Jesus Christ is as follows: Add 1 to the number of years that have elapsed
since Jesus Christ, and divide by 19. The remainder will be the Golden Number
sought for; but if there be no remainder, then the Golden Number will be 19.
In this council it was
decreed that Meletius should remain without any jurisdiction at Sicopolis, and
that those who had been ordained by him should be subject to the Patriarch of
Alexandria. Twenty canons were formed for the reform of the ecclesiastical
discipline.
It is not certain that it
was Saint Sylvester who ordered that the altars should be of stone.
It was in his time that
the custom commenced of consecrating the pontiff on a Sunday or feast-day.
Novaes thinks that that ceremony had taken place on a ferial day, except in the
cases of Paul III, Clement VII, and Leo X. Sylvester is the first who is represented
as crowned with the tiara. That which he wore was taken to Avignon, thence back
again to Rome, and then placed in the Church of Saints Sylvester and Martin a’
i Monti.
In six ordinations, in
December, the Holy Father created sixty-two or sixty-three bishops, forty-two
priests, and twenty-six deacons. He governed the Church twenty-one years and
eleven months. He died 31st December, 335, and was interred in the cemetery of
Priscilla, on the Salarian Way.
There is no longer any
controversy about the pretended donation of Constantine. One of the oldest
authors who has spoken of it is Eneas, of Paris, who lived A.D. 854. The Abbe
Fea treated the question with great ability and good faith. How many useless
arguments do not the enemies of the Church still revive upon that subject!
Dante has repeated the error in his beautiful verse; but even the greatest of
modern poets may, in this, as in many other inspirations, be anything rather
than a trustworthy historian.
It was during the
pontificate of Saint Sylvester that Helena, mother of Constantine, found, at
Jerusalem, the true cross and the holy tomb, since intrusted to the
guardianship of the minor brethren of Saint Francis of Assisi.
MLA
Citation
Alexis-François Artaud de
Montor. “Saint Sylvester I – A.D. 314”. The
Lives and Times of the Popes, 1911. CatholicSaints.Info.
2 August 2022. Web. 18 January 2026.
<https://catholicsaints.info/the-lives-and-times-of-the-popes-saint-sylvester-i-a-d-314/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/the-lives-and-times-of-the-popes-saint-sylvester-i-a-d-314/
Szent
Szilveszter papa, 1900
Weninger’s
Lives of the Saints – Saint Sylvester, Pope, and Saint Melania, the Younger
Article
The Roman Martyrology
speaks of the holy Pope, Saint Sylvester, as follows: “At Rome, the birth-day
of the holy Pope, Sylvester, who baptized the Emperor, Constantine the Great,
confirmed the general Council of Nice, and who, after having accomplished many
other holy works, ended his life peacefully.
Saint Sylvester was a
Roman, born of Christian parents, and carefully instructed in religion and all
necessary knowledge by the priest, Carinus. To the strangers who came to Rome
to perform their devotions, he showed all kindness. Tarquinius, the prefect,
thought that Sylvester had gained much money in this manner, and calling him
into his presence, menaced him with the most cruel tortures, in case he refused
to bring him all he had. Sylvester looked at him and said: “This night you will
die; how can you, therefore, fulfill your menaces?” And, in truth, Tarquinius
was suffocated that night from swallowing a fish-bone; hence Sylvester was
released from the prison into which he was cast. After the death of Pope
Melchiades, he was unanimously elected to be the head of the Church. This was
in the reign of Constantine, who already at that time greatly favored the
Christians; but as he was engaged in warfare away from Rome, the pagan officers
began again to persecute the faithful. Sylvester, advised by the clergy at
Rome, left the city and went to Mount Soracte, where he dwelt in a cave to
which all Christians had ad- mittance. There the holy Father offered his tears
to heaven, with humble prayers, that the Almighty, for the welfare of
Christendom, would end the persecution. His prayer was heard. Constantine the
Emperor, became leprous over his whole body, and his physicians and the
idolatrous priests advised him to bathe in the blood of infant children. On the
following night, in his sleep, there appeared to him two venerable old men, who
told him to call the high-priest of the Christians, from Mount Soracte, who
would prescribe for him a much more wholesome bath. Sylvester was called, and,
being informed of the vision, he showed the Emperor the pictures of the two
holy Apostles, Peter and Paul, in which Constantine immediately recognized the
two venerable men whom he had seen in his sleep. As the holy Pope informed him
farther, that the wholesome bath, of which the Apostles had spoken, was no
other than the bath of regeneration, or holy Baptism, the Emperor showed
himself ready to receive it, and having been sufficiently instructed in the
faith, he was baptized to the great joy of the Pope and all the faithful. By
the advice of the Saint, the Emperor erected many magnificent* churches, and
ornamented them splendidly, and gave” permission to the Christians to build
temples to the Lord wherever they desired. In the reign of this Pope, the first
General Council was held at Nice, in which the doctrine of Arius was
anathematised. The Papal nuncio presided over it, and the Emperor, who
liberally paid the travelling expenses of all poor bishops, was present, not as
a superior, but only as a protector. He sat the last in rank, and upon a low
chair. The esteem in which he held the clergy may be learned from a memorable
speech he made .there, in which he said: “If I should surprise a priest in an
actual sin, I would cover it with my purple, and endeavor to conceal it, from
esteem of the priesthood.” The decrees of the Council were confirmed by the
Pope at Rome, and received by all the faithful. Many other things done by Saint
Sylvester for the welfare of the Church, are related by the historians of his
life. He reigned over the Church 21 years and some months, and died a peaceful
and happy death, rejoicing that he was going to the Lord.
We have a bright example
of many virtues, especially of chastity, disregard of all things temporal, zeal
to labor for the honor of God, and charity to the poor, in Saint Melania,
called the Younger, to distinguish her from another Melania, who is surnamed
the Elder.
Melania, the Younger, was
born at Rome, where her parents not only belonged to the first nobility, but were
also considered the richest in the city., She admired virginal chastity from
her early youth, and desired to remain a virgin; but her parents forced her to
marry Pinian, a noble and wealthy youth. She became the mother of two children,
the first of whom lived scarcely a year, and the second died soon after it had
been baptized. This taught Pinian the vanity of all earthly happiness; and
although he had only reached his 24th year, and Melania was but 20, he agreed
with her to live in future in perpetual continence, and to employ the large
fortune which their children would have inherited, for the honor of God, for
the maintenance of the clergy, for the consolation of the poor and for other
good works. As soon as they had made this, resolution, they chose a dwelling,
out of the city, Upon one of their estates, and served God and their neighbor
unostentatiously. They sold the estates which they possessed in Rome and other
places in Italy, and spent the money to relieve the poor, to build and endow
churches and convents, and to maintain priests and religious. After this, they
sailed to Sicily and Africa, where they also possessed valuable estates, and
after selling them, they intended to continue their charitable and religious
undertakings. On one island where they landed, they ransomed many Christian
captives from slavery to the infidels. At Tagaste, where Saint Alipinus, a
friend of Saint Augustine, was bishop, they built two convents, one for women,
and one for men. Into one Pinian went, and into the other, Melania. Seven years
they lived there in the exercises of the most noble virtues. Melania fasted
daily until evening, when she partook only of bread and water, or of some herbs
seasoned with a little oil. Afterwards she ate only once every two days, then every
three days, until finally once every week. All admired so extraordinary a
severity, in which nobody was able to follow her. She devoted the whole night
to prayer and contemplation, except two hours which she gave to sleep, lying on
a straw mattrass on the floor. During the day, she also employed many hours in
prayer, and the rest in work, which consisted of sewing and mending clothes for
the poor, in visiting the sick and needy, in assisting the suffering, and in
copying devout books for the welfare of men. After seven years, she had a great
desire to go to Jerusalem and visit the holy places. Hence, she travelled with
Pinian, her spouse, and Albina, her mother, from Tagaste to Egypt, and arrived
in Alexandria, where she was detained by sickness. On her recovery, the holy
pilgrims proceeded to Jerusalem. The devotion with which Melania visited the
holy places can hardly be told. Every evening she went to the sepulchre of
Christ, and remained there until morning. Her love for the Holy Land became
such that she resolved to remain there. Hence, she had a little cottage built
on Mount Olivet, where she lived for fourteen years a most holy and religious
life. Her spouse did the same in a monastery at Jerusalem. The reputation of
the holiness of Melania drew many widows and virgins to her, who desired to
live under her guidance. To this end, she built a convent and a church at
Jerusalem, and received all those who came to her. She would never take upon
herself the office of Superior, but waited on the others as though she were a
most lowly servant; but she untiringly instructed them, both by word and work,
how to serve the Lord. The death of her pious mother, Albina, and of her
spouse, Pinian, she bore with perfect submission to the divine will, and
thinking that she would soon follow them, she redoubled her zeal in doing good.
While all her thoughts were directed to her great journey into Eternity, she
was induced to take another earthly journey. Volusian, her cousin, had been
sent from Rome to the court of Constantinople, and becoming very sick there,
desired to see Melania, and had written to her to that effect. Melania
undertook the wearisome voyage, desiring to convert Volusian, who was still a
heathen and addicted to many vices. No sooner, therefore, had she arrived at
Constantinople than she hastened to her sick cousin. Seeing her emaciated by
fasting and the austerity of her life, he cried, full of surprise: “O dear
Melania! how different you look from what you were! How your figure, your whole
appearance has changed!” “Learn from it, my dear cousin,” said Melania, “what I
think of the future life and eternal happiness; for I surely would not have
esteemed so lightly all temporal honor, would not have divested myself of all
earthly riches, nor have treated my body so severely, had I not surely believed
that I should come into the possession of greater honors, riches and joys.”
These words made a deep impression upon Volusian, and as Melania earnestly
exhorted him to become a Christian and do penance, he received holy baptism,
and soon after died a peaceful death. Melania, happy at this, was not satisfied
with having opened heaven to only one soul. At that period, there were in
Constantinople many heretics, who called themselves Nestorians. With these
Melania disputed daily for several hours, as she not only spoke the Greek
language, but was also well instructed in the Christian faith. Many of the
heretics were brought back by her into the pale of the true Church. She gave
also many wholesome admonitions to the Emperor Theodosius and his Empress
Eudoxia, who had called her to their court After this, she returned to the
convent at Jerusalem, where God soon revealed to her that her end was
approaching, with the comforting assurance that He would reward her with eternal
goods, for the temporal goods she had employed in His service. The joy that
filled Melania’s heart at this revelation, the reader may easily imagine. But
she left nothing undone to prepare herself worthily for her last hour. She once
again visited the holy places with great devotion, and passed the Christmas in
the stable at Bethlehem, where our Lord had been born. Returning to the
convent, she became sick, desired to receive the holy Sacraments, and after
they had been administered to her, she gave her last instructions to her
religious. She was- visited by many who lamented her departure. She herself,
however, said, with great fortitude: “The Lord’s will be done!” After these
words, she gave her soul, ornamented with so many extraordinary virtues, into
the hands of her Creator, on the last day of December, in the year 438,
according to Baronius and several others. Her tomb was glorified with many
miracles, and her holy life became known all over the Christian world.
Practical Considerations
• Both Saint Sylvester
and Saint Melania passed their whole lives in the service of the Lord. They
were careful to avoid sin; unwearied in the practice of good works; patient in
persecutions, trials and crosses. How greatly this must have consoled them in their
last hour! How happy both must now be in heaven!
The feast day for these
saints ends the year. If it also proved the end of your life, would you be as
happy as these two Saints? Would you have well-founded hopes to participate in
the joys of heaven? Consider how you have passed this year, and all the
preceding ones, and you will be enabled to answer the foregoing question. You
have had, in this year, 12 months, or 52 weeks, which are 365 days or 8760
hours! How have you passed these? Can you say truthfully, that you have
employed the 20th part of them to the end for which they were given you by the
Almighty? How have you employed so many opportunities to do good, which you
had? Have you been careful in avoiding sin? Have you practised good works? Have
you borne, with Christian patience, all that God has laid upon you? Have you,
in one word, been diligent and unwearied in the service of God and in working
out your, salvation? If you were able to answer all these questions
affirmatively, I could assure you that you have well-founded hopes of eternal
salvation, should you die today; but on the contrary, anxiety and fear must
befall you, if you are obliged to say, with the wicked man: “I have had empty
months.” (Job 7) Empty in good works, empty in merits, but full of indolence,
full of sin, full of vice, or, as the sinner said on his death-bed: “But now I
remember the evils that I did.” (1st Maccabees 6) I have done much evil, but
little good, and the little good I have done, was done without earnestness, without
zeal. Oh! such confessions can give to a dying person no consolation, no
satisfaction, but only extreme anxiety, and may even bring him to despair. To
have served the Lord zealousalv to have labored earnestly for the salvation of
our soul, to have avoided sin, or sincerely repented of it when committed; and
to have constantly practised good works, this will give consolation and
satisfaction to us in our dying hour, and hope to enter heaven. Endeavor so to
conduct yourself during the following year, that you may have this consolation
and hope, when you are dying.
• Saint Sylvester and
Saint Melania received many special graces from heaven, and used them to the
hon- or of God, the salvation of their own souls, and that of others. Can you
complain that you have not received, above thousands of others, especial graces
from God? Certainly not. But God can complain of you that you have not employed
them to your salvation. Let your thoughts go back only over this one year which
ends today. Can you count the benefits which God has bestowed on your soul and
body, in preference to many thousands, although you have not deserved them? And
if He had done nothing but preserved your life until this hour, that you might
not die in your sins; if He had given you nothing but so much time for penance
and so many opportunities to work out your salvation, He would have shown
Himself much more merciful and gracious towards you than towards thousands of
others, whom He has called, in this year, laden with sin, into the other world.
How have you conducted yourself towards God? What use have you made of His
graces and mercies? How have you manifested your thankfulness? Is it possible
that you can think of it without fear, without shame? Ah! your constant
indolence in the service of the Almighty, and more than that, the many and not
small sins you have committed, are no signs of gratefulness, but of great
wickedness.
Employ at least this day
in humble gratitude for the many benefits which you have received during the
year, and in deep contrition for your ingratitude and wickedness. Give due
thanks to the Almighty for all His graces and benefits. Repent, with your whole
heart, and, if possible, with tears of blood, of your many sins. As
thanksgiving for so many graces, as atonement for so many sins, offer to the
Lord all that which has been done by others to His honor during the year, but
above all offer Him a contrite and humble heart, which, on this day, resolves
to serve Him in future with zeal and constancy. Recite, in thanksgiving, the
Ambrosian hymn of praise: “We praise thee, O God, etc.,” and in atonement for
your sins, the 50th psalm, “Have mercy on me, O God, according to thy great
mercy, etc.”
MLA
Citation
Father Francis Xavier
Weninger, DD, SJ. “Saint Sylvester, Pope, and Saint Melania, the
Younger”. Lives of the Saints, 1876. CatholicSaints.Info.
4 June 2018. Web. 18 January 2026. <https://catholicsaints.info/weningers-lives-of-the-saints-saint-sylvester-pope-and-saint-melania-the-younger/>
Maso
di Banco, San Silvestro chiude la bocca al drago col segno della croce
e riporta invita Porfirio e Torquato, Bardi di Vernio Chapel, Santa Croce,
Florence
Maso
di Banco, San Silvestro chiude la bocca al drago col segno della croce e
riporta invita Porfirio e Torquato, Bardi di Vernio Chapel, Santa Croce,
Florence
San Silvestro I Papa
- Memoria Facoltativa
m. 335
(Papa dal 31/01/314 al
31/12/335)
Silvestro è il primo Papa di una Chiesa non più minacciata dalle terribili
persecuzioni dei primi secoli. Nell’anno 313, infatti, gli imperatori
Costantino e Licinio hanno dato piena libertà di culto ai cristiani, essendo
papa l’africano Milziade, che è morto l’anno dopo. Gli succede il prete romano
Silvestro. A lui Costantino dona come residenza il palazzo del Laterano,
affiancato più tardi dalla basilica di San Giovanni, e costruisce la prima
basilica di San Pietro. Il lungo pontificato di Silvestro (21 anni) è però
lacerato dalle controversie disciplinari e teologiche, e l’autorità della
Chiesa di Roma su tutte le altre Chiese, diffuse ormai intorno all’intero
Mediterraneo, non è ancora affermata. Nel Concilio di Arles (314) e di Nicea
(325) papa Silvestro non ha alcun modo di intervenire: gli vengono solo
comunicate, con solennità e rispetto, le decisioni prese. Fu il primo a
ricevere il titolo di «Confessore della fede».
Etimologia: Silvestro =
abitatore delle selve, uomo dei boschi, selvaggio, dal latino
Martirologio Romano: San
Silvestro I, papa, che per molti anni resse con saggezza la Chiesa, nel tempo
in cui l’imperatore Costantino costruì le venerande basiliche e il Concilio di
Nicea acclamò Cristo Figlio di Dio. In questo giorno il suo corpo fu
deposto a Roma nel cimitero di Priscilla.
L’ultima notte di
dicembre che precede il Capodanno, festeggiata in tutto il mondo per dare il
benvenuto al nuovo anno, viene chiamata “Notte di San Silvestro”. Tanti, però,
non conoscono la storia di questo santo. Silvestro è un giovane romano nato
nella seconda metà del terzo secolo in una famiglia di cristiani. Durante la
sua infanzia e giovinezza i cristiani vengono perseguitati dai Romani.
Successivamente, con il famoso Editto di Milano del 313, l’imperatore
Costantino decreta la libertà di religione e la restituzione dei beni
confiscati ai cristiani. L’anno dopo, il 31 gennaio 314, Silvestro, amato dal
popolo, dai cristiani come dai pagani, per la sua bontà, il bell’aspetto
angelico, il saper parlare di Gesù e di Dio, viene nominato papa. È il 33° pontefice
di Roma. Silvestro registra subito tutti i nomi delle vedove e degli orfani
della città e provvede generosamente alle loro necessità. Il suo lungo
pontificato, guidato con grande saggezza, dura ventun anni. Durante questo
periodo, grazie a Costantino, primo imperatore romano cattolico (futuro santo),
e a papa Silvestro I, la città di Roma da pagana diventa la capitale del
Cristianesimo. I cristiani sono finalmente liberi di pregare e di professare la
loro religione e non sono più costretti a riunirsi di nascosto, nei
sotterranei. In questo periodo a Roma vengono edificate molte chiese tra le
quali: San Pietro in Vaticano, San Giovanni in Laterano e San Paolo fuori le
Mura. Sulla vita di Silvestro si sono tramandate alcune leggende. La più famosa
narra della sconfitta di un minaccioso, orribile e malefico drago che abita
sottoterra: il papa scende 365 gradini – tanti quanti sono i giorni dell’anno –
per raggiungere il drago e legargli la bocca con un filo, rendendolo, così,
inoffensivo. Silvestro muore proprio il 31 dicembre del 335. Ecco perché viene
festeggiato in questo giorno, l’ultimo dell’anno. Le sue reliquie oggi si
trovano a Roma, nella Chiesa di San Silvestro in Capite e a Nonantola (Modena)
nell’Abbazia di Sant’Anselmo. San Silvestro I è patrono di muratori e
tagliapietre.
Autore: Mariella
Lentini
È il primo Papa di una Chiesa non più minacciata dalle terribili persecuzioni dei primi secoli. Nell’anno 313, infatti, gli imperatori Costantino e Licinio hanno dato piena libertà di culto ai cristiani, essendo Papa l’africano Milziade, che è morto l’anno dopo. Gli succede il prete romano Silvestro. A lui Costantino dona come residenza il palazzo del Laterano, affiancato più tardi dalla basilica di San Giovanni, e costruisce la prima basilica di San Pietro.
In pace con l’autorità civile, ma non tra di loro: così sono i cristiani del tempo. Il lungo pontificato di Silvestro (ben 21 anni) è infatti tribolato dalle controversie disciplinari e teologiche, e l’autorità ordinaria della Chiesa di Roma su tutte le altre Chiese, diffuse ormai intorno all’intero Mediterraneo, non è ancora compiutamente precisata.
Costantino, poi, interviene nelle controversie religiose (o i vescovi e i fedeli lo fanno intervenire) non tanto per “abbassare” Silvestro, ma piuttosto per dare tranquillità all’Impero. (Tanto più che lui non è cristiano, all’epoca; e infondata è la voce secondo cui l’avrebbe battezzato Silvestro).
Costantino indice nel 314 il Concilio occidentale di Arles, in Gallia, sulla questione donatista (i comportamenti dei cristiani durante le persecuzione di Diocleziano). E sempre lui, nel 325, indice il primo Concilio ecumenico a Nicea, dove si approva il Credo che contro le dottrine di Ario riafferma la divinità di Gesù Cristo («Dio vero da Dio vero, generato non creato, della stessa sostanza del Padre»).
Papa Silvestro non ha alcun modo di intervenire nei dibattiti: gli vengono solo comunicate, con solennità e rispetto, le decisioni prese. E, insomma, ci appare sbiadito, non per colpa sua (e nemmeno tutta di Costantino); è come schiacciato dagli avvenimenti. Ma pure deve aver colpito i suoi contemporanei, meglio informati di noi: tant’è che, appena morto, viene subito onorato pubblicamente come “Confessore”. Anzi, è tra i primi a ricevere questo titolo, attribuito dal IV secolo in poi a chi, pur senza martirio, ha trascorso una vita sacrificata a Cristo.
Silvestro è un Papa anche sfortunato con la storia, e senza sua colpa: per alcuni secoli, infatti, è stato creduto autentico un documento, detto “donazione costantiniana”, con cui l’imperatore donava a Silvestro e ai suoi successori la città di Roma e alcune province italiane; un documento già dubbio nel X secolo e riconosciuto del tutto falso nel XV.
Un anno dopo la sua morte, a papa Silvestro era già dedicata una festa al 31dicembre; mentre in Oriente lo si ricorda il 2 gennaio.
Autore: Domenico Agasso
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/30600
Cristoforo Roncalli (1553–1626).
Le Pape Sylvestre baptisant Constantin, 2e moitié du XVIe siècle, fresque, basilique Saint-Jean-de-Latran
/ Archbasilica of St. John
Lateran
SILVESTRO I, santo
di Francesco Scorza
Barcellona
Enciclopedia dei Papi
(2000)
Il pontificato di S. si
estende dal 31 gennaio del 314 al 31 dicembre del 335: questi i dati che si
ricavano dal Catalogo Liberiano e dalla Depositio episcoporum (relativamente
alla sola data di morte), mentre le indicazioni del Liber pontificalis, nr. 34,
sono insufficienti, e si devono considerare erronee le date del Chronicon
eusebiano (continuato da Girolamo nella sua versione latina per il periodo
successivo al 326), che pone l'episcopato tra il 310 e il 331. Agostino (De
unico baptismo 16, 27) accenna alle accuse che erano state fatte a S. e
Marcello, presbiteri sotto papa Marcellino, di avere consegnato i libri sacri e
di avere offerto incenso, scagionandoli. Alla stessa vicenda sembra alludere il
passo di una lettera sinodale di un concilio romano che si pone fra il 379 e il
380, indirizzata agli imperatori Graziano e Valentiniano: "Nam et
Sylvester papa a sacrilegis accusatus, apud parentem vestrum Constantinum
causam propriam prosecutus est". S. era stato ordinato da pochi mesi quando
nell'agosto del 314 si riunì ad Arles il concilio convocato dall'imperatore
Costantino su richiesta dei donatisti, insoddisfatti dell'esito del concilio
romano del 313 in cui era stato condannato Donato, dando ragione ai
rappresentanti della gerarchia cattolica africana. A questo concilio,
presieduto da Marino vescovo di Arles, S. si fece rappresentare dai presbiteri
Claudiano (o Claudio) e Vito, e dai diaconi Eugenio e Ciriaco. Anche questa
volta i donatisti ne uscirono sconfitti. Nella lettera sinodale inviata a S. i
rappresentanti della Chiesa cattolica riuniti ad Arles rimpiangono che il papa
non fosse stato presente, perché in tal caso la sentenza di condanna sarebbe
stata più severa, e riconoscono come un dato di fatto che il papa non può
allontanarsi dalla Sede apostolica. Si è pensato che l'assenza di S. fosse
dovuta al desiderio di evitare che l'autorità del vescovo di Roma risultasse
sminuita dalla partecipazione a un concilio convocato ancora una volta
dall'imperatore, che doveva tornare su una condanna già pronunciata dal
precedente vescovo di Roma. Di fatto però gli stessi vescovi cattolici presenti
ad Arles non si dimostrarono così sensibili all'autorità del deliberato del
concilio romano del 313, se riformularono la condanna dei donatisti senza nemmeno
farvi cenno. Il comportamento di S. in occasione del concilio di Nicea del 325
non fu diverso da quello tenuto nei confronti del concilio di Arles. Già
qualche anno prima del 325 S. era stato informato da una lettera di Alessandro
di Alessandria - la notizia si legge in una lettera di papa Liberio
all'imperatore Costanzo riportata da Ilario di Poitiers (Fragmenta historica,
Series A VII, 4) - in cui il vescovo rendeva noto di avere espulso undici
ecclesiastici seguaci delle dottrine di Ario. Una iniziativa analoga sarebbe
stata quella presa dai vescovi che, riuniti ad Antiochia nel 325 per l'elezione
del successore di Filogonio sulla cattedra locale, avrebbero espresso una
professione di fede in senso nettamente antiariano in una lettera sinodale,
pervenuta solo in versione siriaca, indirizzata ad Alessandro vescovo della
Nuova Roma, cioè Bisanzio: una nota posta in calce alla lettera afferma che i
vescovi riuniti in quella circostanza avrebbero scritto sullo stesso argomento
ai vescovi d'Italia che dipendevano dalla Sede romana, e che questi avrebbero
risposto concordando sulle decisioni disciplinari e di fede espresse ad
Antiochia. Il reale svolgimento di questo sinodo antiocheno è stato oggetto di
ampio dibattito: se tuttavia l'orientamento più recente è quello di ammetterlo,
restano dubbi sull'autenticità della lettera sinodale. La nota storica ha però
tutto l'aspetto di una aggiunta posteriore ad opera del redattore della
collezione canonica, originariamente in greco e poi tradotta in siriaco, che ha
trasmesso la lettera. In ogni caso nella nota non si fa alcun riferimento
diretto a S., se non per il fatto che all'epoca questi reggeva la Sede romana
da cui dipendevano i vescovi ai quali si erano rivolti quelli riuniti nel
sinodo antiochiano. Il concilio di Nicea era stato convocato per il maggio del
325, ma S. non vi si recò. Forse non avrebbe fatto in tempo a raggiungere il
luogo, dovendo attendere l'apertura della navigazione. Una spiegazione
dell'assenza di S. a Nicea è espressa per la prima volta da Eusebio di Cesarea
(Vita Constantini III, 7, 2), quando dice che S. non vi si poté recare per
l'età avanzata: questa precisazione mette in dubbio anche i motivi per cui
secondo la lettera sinodale del concilio di Arles S. non vi avrebbe
partecipato. A Nicea S. si fece rappresentare dai presbiteri Vito, già inviato
ad Arles, e Vincenzo, futuro vescovo di Capua: una delegazione ancora più
ristretta di quella presente al concilio del 314. A quanto pare la funzione dei
due presbiteri fu quella di semplici osservatori (si veda in proposito
Teodoreto, Historia ecclesiastica I, 7, 3) e del resto non si ha notizia di
loro interventi al concilio. Nella maggior parte delle liste dei firmatari del
concilio i loro nomi compaiono dopo quello del vescovo Ossio di Cordova, citato
al primo posto. A proposito di quest'ultimo, non sembra aver credito la notizia
riportata da Gelasio di Cizico (Historia ecclesiastica II, 5, 3) secondo cui
egli avrebbe fatto parte della delegazione papale. Per i dieci anni che seguono
il concilio di Nicea fino alla morte di S., non si hanno su di lui altre
notizie, se non quella della sua deposizione nel cimitero di Priscilla. La data
della morte attestata dalla Depositio episcoporum il 31 dicembre è
successivamente passata al Martyrologium Hieronymianum e ai martirologi
occidentali: nei sinassari bizantini S. è commemorato il 2 gennaio. È difficile
esprimere un giudizio sul pontificato di S., proprio in mancanza di notizie
precise su iniziative e posizioni che lo caratterizzino, ma anche di critiche
dei contemporanei sul suo operato. Quest'assenza può comunque dipendere dalla
valutazione delle iniziative di Costantino in favore della Chiesa, che si è
come riflessa, anche con toni agiografici, sul pontificato di S.: si può certo
supporre che quella di S. fosse una personalità poco accentuata, e per questo
messa in ombra dall'azione di Costantino in campo ecclesiastico, soprattutto
per quanto riguarda l'indizione dei due concili. Non sono mancati giudizi
pienamente negativi sul pontificato di S.: si è notato che del suo più che
ventennale pontificato si sa meno che di quello di ogni altro papa del sec. IV
(E. Caspar) e si è parlato per il suo periodo di "tempi oscuri" (Ch.
Pietri). D'altra parte non convincono i tentativi di evitare simili giudizi:
poco vale appellarsi al fatto che la teologia del pontificato romano non era
ancora molto esplicita agli inizi del sec. IV per giustificare un comportamento
non coerente con lo sviluppo di idee e di fatti solo successivi (così il
curatore italiano G.D. Gordini della III ed. della Storia della Chiesa, III, 1,
p. 43 n. 116). La portata simbolica del pontificato di S., in connessione con
gli anni di impero di Costantino, non è tanto il riflesso di una sua azione
ecclesiastica e politica, quanto il prodotto di una leggenda che su di lui si è
sviluppata, consegnata a una serie di documenti che si scaglionano nell'arco di
circa mezzo millennio, nei quali S. è considerato il protagonista di una
vicenda, appunto ecclesiastica e politica, carica di conseguenze fino alle soglie
dell'età moderna. Il documento più antico che fonda la fortuna storica e
agiografica di S. sono gli Actus (o Vita, Gesta) Silvestri, una leggenda
agiografica nota tanto in latino, quanto in greco, siriaco e armeno. Prima di
riferire sulle ipotesi di composizione degli Actus, è opportuno darne un sunto
schematico, secondo la redazione attualmente più accessibile, quella pubblicata
nel Sanctuarium di Bonino Mombrizio verso il 1475, ed edita nuovamente nel
1910, pur tenendo presente sin d'ora che essa si ricollega alla recensione più
tardiva del testo. Con il titolo di Vita sancti Sylvestri papae et confessoris,
essa si presenta divisa in due libri, il primo dei quali comprende il prologo
di tutta l'opera. In questo l'anonimo autore afferma di tradurre la storia di
S. da un'opera di Eusebio di Cesarea in venti libri sui vescovi delle sedi
apostoliche. La prima sezione narrativa è dedicata alla giovinezza di S. fino
alla sua elezione e al ritiro sul monte Soratte per evitare la persecuzione. S.
vi figura come il figlio della vedova Giusta, da questa affidato per la sua
formazione al presbitero Cirino. Durante una persecuzione S. ospita Timoteo,
venuto a Roma a predicare il Cristo e a compiere molte conversioni. Dopo poco
più di un anno di predicazione, Timoteo è mandato a morte dal prefetto Propinna
Tarquinio. S., dopo aver pregato insieme a papa Milziade, seppellisce il
martire nel giardino della cristiana Teona, non lontano dalla tomba di s.
Paolo. Tarquinio fa arrestare S. chiedendogli la consegna dei beni di Timoteo e
di sacrificare agli dei, ma S. gli preannuncia che quella sera stessa il
prefetto morirà, invitandolo perciò a riconoscere il Dio dei cristiani. La
predizione si avvera e S., dopo essere stato liberato dalla prigione, è
ordinato presbitero. Alla morte di Milziade, S. è eletto vescovo al suo posto,
e si segnala per le opere di carità nei confronti dei poveri e per le sue cure
pastorali. Giunge dall'Oriente il vescovo Eufrosino, che aveva subito la
persecuzione e si segnalava per la sua predicazione e per il potere di
scacciare i demoni al solo contatto della sua veste. Eufrosino introduce nella
Chiesa di Roma l'uso del colobium, la tunica senza maniche, in quanto nella
celebrazione della messa usava quello che era stato dell'apostolo Giacomo: uso
che nella Chiesa di Roma si mantiene fino a papa Liberio, finché il colobium
non è sostituito dalla dalmatica. Ma alla richiesta di Eufrosino e dei Greci di
imporre una osservanza festiva del sabato, S. oppone, in forza della tradizione
apostolica romana, il digiuno del sabato, oltre che del mercoledì e del venerdì
secondo l'uso dei Greci, e una osservanza festiva del giovedì, a ricordo
dell'ultima cena e dell'ascensione di Gesù, e per il fatto che in quel giorno
avveniva la consacrazione del crisma. La seconda sezione narrativa ha per
oggetto la conversione di Costantino. L'imperatore promulga un editto che
impone ai cristiani di sacrificare agli idoli. S. si nasconde con il clero sul
monte Soratte. A punizione della strage di cristiani che ha ordinato in tutte
le province, Costantino è colpito dalla lebbra. I maghi e i medici gli
prescrivono allora di bagnarsi nel sangue di fanciulli in una piscina sul
Campidoglio, ma all'ultimo momento Costantino si rifiuta di compiere questo
ulteriore delitto, commosso dal pianto delle madri di oltre tremila fanciulli
raccolti per potersi procurare il sangue necessario al bagno dell'imperatore.
La notte seguente a Costantino appaiono in sogno gli apostoli Pietro e Paolo,
inviati da Gesù a consigliargli come guarire dalla lebbra, cioè cercando S.,
che gli avrebbe mostrato una "piscina di devozione" ("piscina
pietatis") in cui lo avrebbe immerso tre volte: dopo la guarigione avrebbe
però dovuto revocare la persecuzione e adorare l'unico e vero Dio dei
cristiani. All'arrivo degli inviati dell'imperatore, S. con trenta presbiteri e
cinque diaconi è convinto che sia giunta l'ora del martirio. Costantino gli
rivela il sogno avuto, e gli chiede chi siano Pietro e Paolo. S. risponde alla
richiesta dell'imperatore, gli mostra i ritratti dei due apostoli, che
Costantino subito riconosce, e prima del bagno salutare gli chiede di
sottoporsi a un digiuno settimanale pentendosi dei misfatti compiuti,
disponendo opere di misericordia, liberando i prigionieri e i debitori in
povertà, e proclamando un indulto a quanti sono stati condannati a varie pene.
Costantino formula una prima confessione di fede, e S. gli impone le mani,
facendone un catecumeno. S. indice quindi un digiuno di due giorni per tutta la
Chiesa, per ottenere da Dio la fine dell'idolatria e la pace. La sera del
sabato, al termine del digiuno dei cristiani e della settimana penitenziale di
Costantino, S. procede al battesimo dell'imperatore nel Palazzo Lateranense,
invocando per lui la remissione dei peccati e la guarigione dalla lebbra. La
cerimonia battesimale si svolge tra insoliti prodigi, e Costantino ne esce
mondo dalla malattia. A partire da quel momento, e per tutta la settimana
successiva, Costantino, rivestito di abiti candidi, emana giorno per giorno una
serie di leggi intese a prescrivere l'adorazione di Cristo in tutto l'Impero, a
punire i blasfemi, a confiscare i beni di chi avesse leso i cristiani, a
conferire al pontefice romano il privilegio che tutti i vescovi lo ritenessero
il loro capo, come il re è capo di tutti i giudici ("ut in toto orbe
romano sacerdotes ita hunc caput habeant, sicut omnes iudices regem", B.
Mombritius, Sanctuarium, p. 513), a dare diritto di asilo nelle chiese, a
vietare la costruzione di chiese in città senza l'approvazione del vescovo, a
destinare alla costruzione delle chiese la metà dei possedimenti imperiali.
L'ottavo giorno, deposte le vesti candide, Costantino si reca all'altare di s.
Pietro confessando i suoi peccati, quindi, toltesi le vesti imperiali, traccia
le fondamenta di una basilica e trasporta sulle spalle dodici cesti di terra,
in onore degli apostoli, e quindi torna al palazzo sul carro, insieme al papa.
Il giorno seguente Costantino fa iniziare la costruzione di una basilica nel
Palazzo Lateranense, e stabilisce elargizioni per i poveri che intendano
passare al cristianesimo: così in un anno si convertono oltre dodicimila
uomini, senza contare donne e bambini. Sebbene non si abbiano conversioni tra i
senatori, S. non permette che l'imperatore si adiri contro di loro. Allora
Costantino pronuncia in una basilica un discorso in cui cita la sua guarigione
come prova del fatto che l'unico vero Dio è quello dei cristiani, e proclama la
sua fede in Cristo. La folla dei presenti lo acclama lungamente. L'imperatore
conclude tuttavia il suo discorso con un appello alla libertà di coscienza,
necessaria per accedere alla fede nel vero Dio, il quale ha proclamato la sua
misericordia perdonando i peccati e procurando la salvezza dell'anima e del
corpo. Cristiani e pagani lodano la liberalità dell'imperatore, che torna al
palazzo in una città in festa. Grande è l'esultanza nelle chiese: si onorano le
tombe dei santi, e tornano in patria quanti erano stati imprigionati o
esiliati, gratificati ora dall'amicizia dell'imperatore. La terza sezione
narrativa ha per oggetto la disputa di S. con i giudei. Dalla Bitinia scrive a
Costantino la madre Elena, passata al giudaismo, felicitandosi che il figlio
abbia abbandonato l'idolatria, ma esortandolo a riconoscere il vero dio, quello
dei giudei, per ottenere un impero degno di Davide e Salomone. In risposta a
questo invito, Costantino propone una disputa fra sacerdoti ebrei e vescovi
cristiani, perché in base alle Scritture possano argomentare quale sia la
verità. La disputa si svolge a Roma il 15 marzo 315. Giudici della disputa sono
nominati i pagani Cratone, filosofo, e Zenofilo, praefectorius vir, entrambi
uomini di specchiata virtù. Con il racconto di questi antefatti termina il
primo libro della Vita, mentre il resoconto della disputa occupa nella edizione
di Mombrizio quasi tutto il secondo libro. Dopo una breve introduzione di
Costantino, prendono la parola Cratone e Zenofilo. I giudei nominano come loro
rappresentanti dodici tra rabbini, scribi, maestri della sinagoga, interpreti
ed esperti della legge, sacerdoti. Da parte cristiana subito S. si offre come
l'unico interlocutore, fiducioso nella sola potenza divina, e alle prime
battute propone che ognuno dei contendenti cerchi di argomentare le proprie
posizioni solo sull'autorità dei libri riconosciuti dalla parte avversa. Il
dibattito procede assai prolissamente, con articolate argomentazioni tra S. e
ognuno dei rappresentanti del giudaismo, trattando di vari punti controversi
tra le due religioni, e che implicitamente toccano vari problemi della teologia
cristiana. S. riesce sempre a prevalere sui suoi interlocutori, ma l'ultimo di
questi, Zambri, vuole dimostrare la potenza del suo dio pronunciando il suo
nome segreto nell'orecchio di un ferocissimo toro, che muore all'istante: S.
però gli restituisce la vita pronunciando il nome di Gesù Cristo crocifisso.
Questo definitivo prodigio provoca la conversione di Elena, Cratone, Zenofilo e
di tremila giudei. Nella successiva sezione si narra come i sacerdoti pagani
segnalino all'imperatore il pericolo di un drago che, nutrito periodicamente
dalle vestali, dopo la conversione di Costantino non riceveva più il cibo, e
per questo ogni giorno uccideva più di seimila persone. S. si offre di
dimostrare la potenza di Cristo e il prefetto Calpurnio dichiara che se per un
anno il drago smetterà di uccidere, egli crederà in Cristo. Su richiesta di S.,
anche i pontefici si associano alla promessa di Calpurnio. Seguendo i dettami
di una apparizione di Pietro e Paolo, S. si reca con due presbiteri e due
diaconi presso il drago, gli sigilla la bocca fino al giorno del giudizio e
incatena le porte che lo custodivano. Dopo che, passato un anno, il drago non
costituisce più un pericolo per il popolo romano, si convertono al
cristianesimo più di trentamila uomini, con le donne e i bambini. Costantino
trae occasione da questo episodio per confermare la sua professione di fede nel
vero Dio, fiducioso nella sua protezione e nelle sue promesse di vita eterna e
di pace con l'intercessione di Silvestro. La Vita si conclude con il racconto
della morte di S., che prima di rendere l'anima a Dio pronuncia un discorso di
commiato da quanti si sono riuniti presso di lui. Il papa è sepolto sulla via
Salaria, nel cimitero di Priscilla, dove presso la sua tomba avvengono
miracoli. In una preghiera finale si chiede a S. di farsi intercessore della
divina misericordia. Il valore degli Actus Silvestri è altamente emblematico.
Il loro autore, rielaborando diverse tradizioni su S. e Costantino, fa del
pontefice un confessor (probabilmente per combattere le accuse che gli erano
state mosse da parte donatista), un rappresentante della tradizione apostolica,
un campione della fede cristiana nei confronti dei giudei per la vittoria nella
disputa che sostiene da solo con loro, e dei pagani per la sconfitta del drago,
e in cui sempre associato a Costantino si presenta come il fondatore della
nuova Roma cristiana. Costantino è il simbolo dell'Impero che si converte al
cristianesimo, privilegiando la Chiesa e procedendo di comune accordo con il
vescovo di Roma. Come leggenda agiografica, gli Actus Silvestri mantengono ben
poco della realtà storica dei fatti, soprattutto, ma non unicamente, per quanto
riguarda la figura di S., se non altro per la mancanza di riscontri storici di
cui si parlava all'inizio. La falsificazione più evidente è quella del
battesimo dell'imperatore, che fu battezzato in punto di morte (così gli
antichi storici ecclesiastici a partire da Eusebio di Cesarea, Vita Constantini
IV, 61-64) dal vescovo ariano Eusebio di Nicomedia (cfr. Girolamo nella sua
continuazione di Eusebio di Cesarea, Chronicon, ad a. 337). Sotto questo
aspetto il racconto degli Actus Silvestri rappresenta il tentativo di
recuperare alla fede cattolica la figura dell'imperatore, facendolo battezzare
a Roma e da Silvestro. L'episodio di Costantino colpito dalla lebbra e guarito
con il battesimo è stato messo in relazione con l'analoga guarigione da una
grave malattia di Abgar re di Edessa ad opera di Addai, secondo una antica
leggenda siriaca ripresa da Eusebio di Cesarea (Historia ecclesiastica I, 13),
che attribuisce il battesimo e la guarigione del re all'opera dell'apostolo
Taddeo, e confluita anche nella siriaca Doctrina Addaei verso il 400. Neanche
la conversione di Elena al giudaismo è altrimenti documentata, e la disputa con
i giudei sembra ricalcata sul genere delle altercationes proprio della
controversistica cristiana nei confronti del giudaismo, anche se di fatto
presenta talora molte argomentazioni proprie delle controversie cristologiche
dei secc. IV-V. La storia del drago, localizzata nella redazione più antica
presso il tempio di Vesta, fu posta già da L. Duchesne in relazione con il
racconto di un drago meccanico che nei pressi di Roma uccideva chi gli si
avvicinasse, come si legge in Liber de promissionibus et praedictionibus Dei
III, 38, 43, un'opera che oggi si tende ad attribuire a Quodvultdeus di
Cartagine (metà del V secolo). Tuttavia il problema delle possibili fonti degli
Actus Silvestri non può prescindere preliminarmente da quello della datazione
del testo, che a partire dalla metà del sec. XIX è stato attribuito ad un
periodo che va dalla fine del sec. IV agli inizi del VI. Oggi prevale
l'opinione, peraltro già a suo tempo formulata, che gli Actus siano una
composizione originariamente latina, da cui dipendono le versioni greche e,
attraverso queste, quelle siriache e armene. Ma come Duchesne vedeva in questo
scritto latino l'opera di monaci greci operanti a Roma, per spiegare vari punti
di contatto con tradizioni leggendarie orientali e una certa disinformazione
sulle tradizioni romane legate all'imperatore Costantino, così anche
successivamente F. Parente ha avanzato con cautela l'ipotesi che alla base di
alcune sezioni degli Actus si possano postulare fonti orientali. A lungo si era
sostenuta, anche se non in modo unanime, l'opinione che gli Actus Silvestri
nella loro forma più antica si ponessero nella seconda metà del sec. V, prima
degli apocrifi simmachiani degli inizi del sec. VI, che vi fanno riferimento.
In questi termini si esprimeva anche Duchesne nell'introduzione alla sua
edizione del Liber pontificalis, e allo stesso modo W. Levison, nel suo studio
del 1924, fondamentale per la storia del testo degli Actus. Quest'autore
individuava tre diverse tradizioni testuali, da lui indicate con le sigle A, B,
C: A e B rappresenterebbero rispettivamente le tradizioni di due differenti
"versioni originali" degli Actus, A1 e B1, tradizioni comprendenti
oltre alla rispettiva "versione originale" anche forme contaminate
con un testo dell'altra tradizione, indicate come A2 e B2. Ampi frammenti di A1
sarebbero quelli pubblicati da C. Narbey in base a un manoscritto del sec. XI
proveniente dal monastero di Silos (ora Paris, Bibliothèque Nationale,
Nouvelles Acquisitions 2178). C indicherebbe invece una nuova forma del testo
risultante dalla combinazione di specifici testimoni delle due precedenti
tradizioni. Caratteristica di A sarebbe la divisione in due libri, che si
conserva nel testo edito da B. Mombrizio cui si è fatto riferimento,
rappresentante della redazione C. La divisione in due libri non sarebbe più
presente in B, più breve, in cui l'episodio del drago precede quello della
conversione dell'imperatore, e in cui forse compare il prologo degli Actus.
Quanto alla datazione di queste diverse forme testuali, Levison riteneva nel
suo studio del 1924 che A1 e A2 fossero opera di un unico autore del tardo V
secolo, e che C fosse databile al più tardi nel sec. IX. Lo sviluppo degli
studi sugli Actus nel sec. XX ha portato alla retrodatazione della forma più
antica del testo agli inizi del sec. V se non alla fine del sec. IV, come
successivamente sostenuto dallo stesso Levison (cfr. W. Pohlkamp,
Textfassungen, p. 150 n. 160). Più di recente Pohlkamp, cui si deve una serie
di studi della massima importanza per il testo degli Actus e la loro
interpretazione, in vista di una edizione di A1 e di B1, o, come egli stesso
preferisce, A(1) e B(1), considera A, B e C tre diverse tradizioni degli Actus,
di cui A presenta ulteriori articolazioni al suo interno: A(1) risalirebbe alla
fine del IV secolo, mentre B(1) sarebbe databile tra la fine del V e gli inizi
del VI. S'accenna qui solo per dovere di completezza al fatto che non si sa se
la sezione relativa alla morte di S., insieme a un racconto di traslazione di
sue reliquie a Nonantola alla metà del sec. VIII (Bibliotheca Hagiographica
Latina [...], nrr. 7736-37), si possano caratterizzare come forme proprie di C:
lo stesso può dirsi di due appendici che hanno per oggetto rispettivamente la
fondazione di Costantinopoli da parte di Costantino (ibid., nrr. 7733-34), e
l'invenzione della croce da parte di Elena (ibid., nr. 7735), che non si sa a
quale redazione appartengano, e che costituiscono una sorta di continuazione
degli Actus. L'eventualità di una datazione della forma più antica degli Actus
alla fine del IV secolo pone ulteriormente il problema di individuare l'ambito
culturale in cui si sarebbe prodotto il testo, anche tenendo conto delle
osservazioni di Duchesne non tanto forse sui caratteri orientali di certi motivi
della leggenda (la cui consistenza si è oggi molto ridotta col progresso degli
studi), ma sullo scarso radicamento del racconto nei luoghi di Roma che erano
tradizionalmente legati alla figura di Costantino. Tra la fine del V e gli
inizi del VI secolo la testimonianza del Decretum Gelasianum IV, 4, 3 conferma
la diffusione degli Actus Silvestri, e li considera positivamente tra i
"libri da accogliere" ("libri recipiendi"), nonostante il
suo autore resti anonimo. Nella stessa epoca si assiste ad una ripresa di
interesse per S., alla quale va collegata anche la redazione B1 degli Actus,
che come si è detto risalirebbe a questo periodo. In particolare il pontificato
di Simmaco è coinvolto in due iniziative che hanno direttamente o
indirettamente rapporto con la memoria di Silvestro. La più evidente, nella
riconosciuta attribuzione a Simmaco, è la fondazione della chiesa di S. Martino
(l'attuale S. Martino ai Monti) "iuxta sanctum Silvestrum", come si
esprime il Fragmentum Laurentianum, resto di una lista di vescovi di Roma
posteriore di pochi anni alla morte di Simmaco, e opera di un seguace
dell'antipapa Lorenzo che gli si era contrapposto. Questa fondazione risale
verosimilmente al periodo successivo alla morte di Lorenzo avvenuta nel 507,
quando finalmente Simmaco poté esercitare la sua giurisdizione su tutta la
città. "Sanctus Silvester" è la denominazione alternativa del
"titulus Equitii" sull'Esquilino, le cui origini restano tuttora
problematiche, e che in qualche modo era connesso al culto di S., come attesta
il ritrovamento nel giardino dell'attuale chiesa di S. Martino ai Monti di una
lampada, forse della seconda metà del sec. V, recante una iscrizione votiva a
"Sancto Silvestrio". Il titolo è citato come "titulus
Equitii" negli atti del sinodo romano del 499, come "sanctus
Silvester" in quelli del sinodo romano del 595. La chiesa fondata da
Simmaco è detta basilica "sanctorum Silvestri et Martini" nella
notizia su Simmaco nella seconda redazione del Liber pontificalis (nr. 53, p.
262). L'altra iniziativa consiste nella compilazione di alcuni documenti in cui
S. è protagonista, nell'ambito di un dossier di falsi - i cosiddetti
"apocrifi simmachiani" - che intendevano fondare in un periodo
precedente della storia della Chiesa di Roma le posizioni assunte da Simmaco e
contestate dalla sua controparte laurenziana, in riferimento alla crisi
dell'anno 501, causata principalmente a motivo della celebrazione della Pasqua,
che Simmaco aveva fissato per quell'anno alla data del 25 marzo, a differenza
del computo alessandrino, che la stabiliva il 22 aprile (per tutta la questione
cfr. Simmaco, santo). Tra gli apocrifi simmachiani, quelli relativi a S. sono
il cosiddetto Constitutum Silvestri, nella forma di atti di un concilio romano
tenuto sotto S., di cui sono pervenute due redazioni (SK1 e SK2 nella recente
edizione di E. Wirbelauer del 1993), una lettera indirizzata a S. dai vescovi
riuniti a Nicea (SB) e la risposta di S. (SA): le due lettere accompagnano
soltanto la seconda redazione del Constitutum Silvestri. A questi documenti si
deve aggiungere il loro rifacimento di parte laurenziana, rispettivamente LK,
LB, LA nell'edizione indicata: l'indole laurenziana di LK era sfuggita ai
precedenti studiosi, che si riferivano a questo testo come al "concilio dei
duecentosettantacinque vescovi", dal numero degli effettivi partecipanti,
diversamente valutandolo, talvolta come anteriore al Constitutum Silvestri. Il
più significativo di questo gruppo di apocrifi che hanno per protagonista S. è
il Constitutum Silvestri, che nella sua prima redazione SK1 si presenta come il
resoconto degli atti di un concilio tenutosi in Roma dopo il battesimo e la
guarigione di Costantino dalla lebbra il 29 e 30 maggio del 315, "in
termas Domitianas, quae nunc cognominantur Traianas" (E. Wirbelauer, p.
228). Al concilio partecipano duecentottantaquattro vescovi, e altri
cinquantasette provenienti dall'Egitto, insieme ad altri membri del clero, e vi
presenziano Costantino, sua madre Elena e Calpurnio, il prefetto urbano che
compare nell'episodio del drago negli Actus Silvestri. Il primo provvedimento
che vi si prende è la condanna di Callisto, del diacono Ippolito e del vescovo
Vittorino, i primi due per eresie di tipo gnostico e trinitario, il terzo per
errori riguardanti il computo pasquale, in quanto aveva fissato la data della
festa al 22 aprile (prima dell'introduzione degli imputati si parla però di
Callisto, Vittorino e Gioviano, i primi due accusati di eresia trinitaria,
Callisto in particolare di sabellianesimo, mentre gli errori sul computo
pasquale sono attribuiti a Gioviano, che non compare nella condanna). Nel
personaggio di Vittorino è facile riconoscere Vittorio di Aquitania, autore del
computo pasquale che per il 502 fissava la data della Pasqua il 22 aprile,
mentre secondo il computo romano, sostenuto da Simmaco, essa doveva cadere il
25 marzo. Gli altri provvedimenti di questo sinodo hanno per oggetto i rapporti
giuridici in seno alla gerarchia ecclesiastica, per cui chi è di grado
inferiore non può chiamare in giudizio il suo superiore in grado, la
suddivisione delle entrate della Chiesa, singole prescrizioni per i diversi
gradi della gerarchia ecclesiastica, l'articolazione della Chiesa di Roma in
sette regioni sottoposte ai diaconi, le modalità e le condizioni di accesso ai vari
gradi della gerarchia, il divieto di sottoporre un membro del clero ad un
processo civile e di condannarlo a morte. Questa tendenza culmina nell'ultimo
canone del Constitutum: "Nemo enim iudicabit primam sedem, quoniam omnes
sedes a prima sede iustitia desiderant temperari, neque ab augusto, neque ab
omni clero, neque a regibus, neque a populo iudex iudicabitur" (ibid., p.
246). Il documento, sottoscritto come già nel primo giorno da tutti i presenti,
da Costantino e da Elena, porta la data del 30 maggio 315. Il Constitutum
Silvestri si intende pienamente solo in relazione ai problemi agitati nel 501
nell'ambito della controversia tra Simmaco e Lorenzo, non solo per la questione
del computo pasquale, ma anche per le varie tensioni sorte all'interno della Chiesa
di Roma, per le quali Simmaco fu convocato a Ravenna da Teodorico. Ma,
indipendentemente dal valore storico del documento, esso segna una tappa
successiva della fortuna storica di S., in linea con la leggenda iniziatasi
negli Actus Silvestri, noti all'autore del Constitutum, che cita la guarigione
di Costantino dalla lebbra e fa intervenire al sinodo il personaggio di
Calpurnio, già presente negli Actus Silvestri. La formulazione dell'ultimo
canone, che sottrae la "prima sedes" a ogni altro giudizio, è solo
uno sviluppo delle concessioni emanate negli Actus Silvestri da Costantino dopo
il suo battesimo, in particolare di quella che poneva il vescovo di Roma come
giudice di tutti i vescovi. La seconda redazione del Constitutum Silvestri,
SK2, è accompagnata da due lettere il cui scopo è evidentemente quello di
collegare il falso concilio romano a quello di Nicea, avvalorandone
maggiormente l'autorità. La falsa sinodale indirizzata a S. da Osio di Cordova,
da Attico di Costantinopoli (vescovo nella prima metà del sec. V: la sede di
Costantinopoli non esisteva nel 325), da Vittore e Vincenzo e dai
trecentodiciotto padri conciliari è una lettera di accompagnamento della
traduzione degli atti del concilio niceno, con un invito a riunire un sinodo a
Roma per confermare le decisioni prese a Nicea. Nella sua risposta (SA) S. si
congratula per le delibere del concilio di Nicea e annuncia il concilio
richiesto, in cui si propone di affrontare alcune questioni di disciplina
ecclesiastica e la condanna di Victur(in)us, che ha espresso computi pasquali
errati. Questa seconda redazione presenta poche varianti rispetto alla prima,
di cui la più significativa (oltre alla datazione posteriore al concilio di
Nicea, e all'accusa di pelagianesimo rivolta a Callisto, nonostante che
l'eresia per cui è condannato sia piuttosto trinitaria) è l'eliminazione del
riferimento all'autorità civile ("neque ab augusto […] neque a
regibus") nell'ultimo canone che esclude la legittimità di sottoporre a
giudizio la "prima sedes" (canone 26, ibid., p. 315). Secondo
Wirbelauer questa redazione sarebbe opera di un autore che, come quello della
prima, proverrebbe dall'ambiente della Cancelleria romana, e si
caratterizzerebbe per una forma più consona a quella della letteratura
canonistica, come appare anche dalla suddivisione in paragrafi che vi è
introdotta. Il rifacimento laurenziano dei tre predetti documenti della seconda
edizione degli apocrifi consiste in una riscrittura delle due lettere, nella
seconda delle quali S. comunica la condanna, promulgata in un concilio romano,
del vescovo Vittorino e del diacono Ippolito, accusati questa volta di
manicheismo, di Gioviano e di Callisto, che sostenevano la ricorrenza della
Pasqua il 22 aprile. Più importante è la riscrittura degli atti del concilio,
convocato da S. e da Costantino (che però non vi presenzia), a cui partecipano
duecentosettantacinque vescovi e altri membri del clero. In questa circostanza
si convalidano gli atti del concilio niceno, si conferma la celebrazione della
Pasqua "a luna XIII usque ad XXI, ita ut dies dominicus coruscet"
(canone 2, ibid., p. 324) - secondo i termini del computo che Dionigi il
Piccolo pubblicherà nel 525, senza più fare riferimento alla condanna dei
quattro personaggi citati nella lettera di S. - e si stabiliscono varie norme
relative alla carriera ecclesiastica, al comportamento dei membri del clero, a
particolari usi liturgici. L'orientamento laurenziano di questo documento,
sostanzialmente diverso dal Constitutum Silvestri, anche se in taluni punti lo
riecheggia, si coglie nella scelta della data della Pasqua secondo il computo
alessandrino, sia pure in una formulazione generica che esclude, a differenza
di LA, la condanna del computo di Vittorio di Aquitania, nella severità delle
norme contro vescovi e presbiteri macchiatisi di peccati carnali (forse in
relazione ad analoghe accuse lanciate contro Simmaco), contro il trasferimento
di vescovi e presbiteri in altre sedi (Simmaco aveva trasferito Lorenzo alla
sede di Nocera in Campania), contro la formazione di conventicole da parte del
vescovo, il cui compito è di provvedere alla cura pastorale della sua Chiesa,
nel divieto di frequentare gli eretici (forse in relazione a sospetti di
connivenza tra Simmaco e Teodorico). Wirbelauer ritiene che gli atti del concilio
dei venticinque vescovi siano opera di un esperto canonista, forse dello stesso
Dionigi il Piccolo, attivo a Roma già all'inizio del sec. VI, o di altra
persona legata al suo ambiente. La biografia di S. nel Liber pontificalis, nr.
34, si presenta assai lunga, ma ciò dipende dall'esteso elenco delle fondazioni
costantiniane inseritovi molto probabilmente quando essa era già stata
completata, e con tutta evidenza già nella prima redazione. Per la parte che
riguarda più propriamente S., le notizie si riducono a ben poco, e hanno per
fonti gli Actus Silvestri e gli apocrifi simmachiani e laurenziani che hanno
per protagonista S., con poche aggiunte specifiche. Tra queste, il nome del
padre di S., Rufino, e la durata del pontificato, ventitré anni, dieci mesi e
undici giorni (più correttamente il Catalogo Liberiano, ventuno anni e undici
mesi). L'apporto degli Actus Silvestri (forse anche soltanto indiretto, data la
genericità del richiamo alla vicenda di S.) è nella breve notizia iniziale
sull'esilio di S. sul Soratte, la persecuzione di Costantino, la malattia
dell'imperatore e la sua guarigione insieme al battesimo. Altra aggiunta
propria del Liber pontificalis è quella relativa alla fondazione da parte di S.
di una chiesa nel podere del suo presbitero Equizio "iuxta thermas
Domitianas", innalzata a titolo ("titulus Equitii") e da lui
stesso dotata di vari doni (Le Liber pontificalis, nr. 34, p. 170) La stessa
notizia ritorna più avanti (ibid., p. 177), dove compare una duplice denominazione
del titolo ("titulus Silvestri […] titulus Equitii"), "iuxta
thermas Domitianas qui cognominantur Traianas", con una lista di doni
(questa volta attribuiti a Costantino) in parte simile alla precedente. Questa
notizia era probabilmente assente nella prima redazione del Liber pontificalis,
e il riferimento alla fondazione del titolo su un podere del presbitero Equizio
è probabilmente una spiegazione della doppia denominazione del titolo. Segue
(ibid., pp. 171-72) la sezione dedicata alla legislazione ecclesiastica di S. ("Hic
fecit constitutum de omni ecclesia"), in cui si riferiscono i
provvedimenti stabiliti da un concilio romano di duecentosessantasette vescovi
tenutosi dopo quello di Nicea, per confermare la condanna di Ario (questa volta
insieme a Fotino e Sabellio, ma anche di Callisto, personaggio preso di mira
negli apocrifi simmachiani). Per questa sezione il Liber pontificalis dipende
dagli apocrifi simmachiani, in particolare il Constitutum Silvestri nella sua
seconda redazione (SK2), ma anche il concilio dei duecentosettantacinque
vescovi (LK), dai quali riprende, con poche aggiunte, vari canoni relativi a
questioni liturgiche, giuridiche e disciplinari. Per quanto riguarda la
funzione di S., nel riferimento al concilio di Nicea la prima redazione del
Liber pontificalis afferma che esso fu convocato "cum eius consensu",
mentre nella seconda redazione, con una significativa modifica, l'espressione è
"cum eius praeceptum" (p. 171). La parte più consistente della
notizia su S. è tuttavia quella relativa alle fondazioni costantiniane
dell'epoca di S. a Roma, Capua e Napoli, con relativo elenco di donazioni in
suppellettili e beni fondiari (ibid., pp. 172-86). Le fondazioni cui si
riferisce questa sezione della biografia di S. sono la basilica costantiniana
(cioè quella del Laterano), quelle di S. Pietro, S. Paolo, la basilica del
Palazzo Sessoriano "quae cognominatur […] Hierusalem" (S. Croce in
Gerusalemme), S. Agnese, S. Lorenzo, SS. Marcellino e Pietro sulla via
Labicana, la basilica degli Apostoli a Capua, quella di Napoli (S. Restituta):
sempre a Napoli, è ricordata la costruzione da parte dell'imperatore di un
acquedotto. A S. è attribuita l'ordinazione di quarantadue presbiteri,
ventisette diaconi e sessantacinque vescovi (ibid., p. 172: i presbiteri sono
quarantadue a p. 187). Il periodo di sede vacante seguito alla morte di S.
sarebbe stato di quindici giorni (ibid.). Prima di quest'ultima notizia un
breve inciso, insolito nel formulario delle biografie del Liber pontificalis -
"Qui vero catholicus et confessor quievit" - esprime la particolare
venerazione per papa Silvestro. La vicenda del "titulus Equitii", che
progressivamente assume il nome di S., in connessione con l'intitolazione a
Silvestro e Martino della chiesa costruita da Simmaco, è un indizio della ripresa
del culto di S. a partire dal sec. VI. Altro centro del culto di S. resta la
sua sepoltura nel cimitero di Priscilla: in alcuni documenti è chiamata
"ecclesia sancti Silvestri" la chiesa costruita sopra il cimitero di
Priscilla, e talvolta lo stesso cimitero di Priscilla assume il nome del più
famoso papa che vi era sepolto. Non si sa se fosse dedicato a S. il monastero
sul monte Soratte di cui parla Gregorio Magno, Dialogi I, 7, 1-2, posto sulla
stessa montagna in cui, secondo il racconto degli Actus Silvestri, il papa si
era rifugiato durante la persecuzione. Sotto Sergio I (Le Liber pontificalis,
nr. 86, p. 371) è attestata l'esistenza di un oratorio dedicato in Laterano a
s. Silvestro, di cui non si conosce l'anno di fondazione. Nel 747 papa Zaccaria
dona a Carlomanno, fratello di Pipino, il monastero di S. Silvestro sul
Soratte. Una diaconia di s. Silvestro è citata nella biografia di Stefano II
(ibid., nr. 94, pp. 440-41), e suo fratello Paolo I nel 761 fonda nella propria
casa un monastero dedicato ai santi pontefici Stefano e S., in una cappella del
quale si conservavano le loro reliquie, affidandolo a monaci greci e
affiancandovi una chiesa, l'attuale S. Silvestro in Capite (ibid., nr. 95, pp.
464-65): qualche anno dopo gli sottoporrà il monastero di S. Silvestro sul
Soratte. Allo stesso periodo, e in connessione con il trasferimento delle
reliquie di S. entro il monastero romano, avviene la traslazione delle reliquie
di S. a Nonantola documentata dal racconto che talvolta compare come parte degli
Actus Silvestri, e di cui si è detto sopra. Alla
"Silvesterrenaissance" (l'espressione è di E. Ewig) di questo periodo
si ricollegano tanto la redazione C degli Actus Silvestri, quanto, con molta
probabilità, la composizione del Constitutum (o Donatio) Constantini (v. Paolo
I, santo). Questo documento, che avrebbe fondato le pretese papali al dominio
temporale, si pone sulla stessa linea degli Actus Silvestri, richiamandoli
esplicitamente nel dettagliato racconto che l'imperatore vi fa della propria
guarigione grazie al battesimo impartitogli da S., e sostanzialmente ne
costituisce un ampliamento, soprattutto nella seconda parte, che ha per oggetto
la celebre e controversa Donatio. Per quanto riguarda la figura di S. nel
Constitutum Constantini, egli vi è celebrato come colui che ha trasmesso la
fede e ha guarito l'imperatore ("Et quae salvator et redemptor noster
dominus deus Iesus Christus, altissimi patris filius, per suos sanctos
apostolos Petrum et Paulum, interveniente patre nostro Silvestrio summo pontifice
et universali papa, mirabiliter operari dignatus est […]": Das Constitutum
Constantini, pp. 57-8). Al di là di questa funzione che gli è riconosciuta
nella vicenda dell'imperatore, S. assurge nella seconda parte del Constitutum
Constantini a simbolo del papato, in quanto vicario del principe degli
apostoli, beneficiando così insieme ai suoi successori di tutti i privilegi che
l'imperatore gli concede, dal primato sulle sedi patriarcali,
all'amministrazione di tutte le elargizioni concesse, all'uso del Palazzo
Lateranense, alle insegne imperiali (S. rinuncia però alla corona, e Costantino
gli impone allora la mitra e gli fa da scudiero, tenendogli le redini del
cavallo). Questa attenzione più alla figura simbolica che al personaggio
storico o leggendario era già presente negli Actus Silvestri e nel Constitutum
Silvestri, in cui le concessioni e i privilegi imperiali non riguardano S. in
sé, ma nei primi la Ecclesia romana e il suo pontifex, nel secondo la prima
sedes. Sotto questo aspetto, dagli Actus Silvestri al Constitutum Silvestri al
Constitutum Constantini non sono tanto il personaggio storico di S. o la sua
leggenda che si modificano, ma piuttosto le pretese del papato, che nella
persona di S. intendeva attribuirsi nuovi privilegi e nuove funzioni. Fonti e
Bibl.: Concilium Arelatense a. 314, Epistula ad Silvestrum, a cura di C.
Munier, Turnholti 1963 (Corpus Christianorum, Series Latina, 148), pp. 4-6;
Synodus Antiochena (ca. a. 324), Epistula Synodica, a cura di E. Schwartz, in
Gesammelte Schriften, III, Berlin 1959, pp. 136-43 (testo siriaco e
retroversione greca); Littérature canonique syriaque inédite, a cura di F. Nau,
"Revue de l'Orient Chrétien", 14, 1909, pp. 13-6 (traduzione
francese), 16-24 (testo siriaco); Patrum Nicaenorum nomina latine graece
coptice syriace arabice armeniace, a cura di H. Gelzer-H. Hilgenfeld-O. Cuntz,
in Scriptores sacri et prophani, II, Lipsiae 1898 (Bibliotheca Scriptorum
Graecorum et Latinorum Teubneriana), pp. LX, 3, 61, 79, 119, 187; Le Liber
pontificalis, a cura di L. Duchesne, I, Paris 1886 (la notizia su Silvestro,
nr. 34, è a pp. 74-81 nella prima redazione, e a pp. 170-201 nella seconda),
pp. CIV, CVII-CIX, CX-CXX, CCIX-CCX, CCXL, 170-201; Catalogo Liberiano, ibid.,
pp. 8-9, 10; Depositio episcoporum, ibid., p. 10; Fragmentum Laurentianum,
ibid., pp. 44-6; Eusebio di Cesarea, Chronicon, ad aa. 310, 331, 337, a cura di
R. Helm, Berlin 1956 (Die Griechischen Christlichen Schriftsteller. Eusebius
Werke, VII), pp. 229, 233, 234; Id., Historia ecclesiastica I, 13, a cura di E.
Schwartz, Leipzig 1903 (Die Griechischen Christlichen Schriftsteller. Eusebius
Werke, II, 1), pp. 82-6; Id., Vita Constantini III, 7, 2; IV, 61-64, a cura di
F. Winkelmann, Berlin 1975 (Die Griechischen Christlichen Schriftsteller.
Eusebius Werke, I, 1), pp. 84-5, 145-47; Ilario di Poitiers, Fragmenta
historica, Series A VII, 4, a cura di A. Feder, Vindobonae-Lipsiae 1916 (Corpus
Scriptorum Ecclesiasticorum Latinorum, 65), pp. 91-2; Epistula concilii Romani
ad Gratianum et Valentinianum imperatores, in I.D. Mansi, Sacrorum conciliorum
nova et amplissima collectio, III, Florentiae 1759, p. 627B; Agostino, De unico
baptismo contra Petilianum liber 16, 27.30, a cura di M. Petschenig,
Vindobonae-Lipsiae 1910 (Corpus Scriptorum Ecclesiasticorum Latinorum, 53), pp.
28, 31; Quodvultdeus, Liber de promissionibus et praedictionibus Dei III, 38,
43, a cura di R. Braun, Turnholti 1976 (Corpus Christianorum, Series Latina,
60), pp. 184-85; Teodoreto di Ciro, Historia ecclesiastica I, 7, 3, a cura di
L. Parmentier, Leipzig 1911 (Die Griechischen Christlichen Schriftsteller, 19),
p. 30; Gelasio di Cizico, Historia ecclesiastica II, 5, 3, a cura di G.
Leschke-M. Heinemann, ivi 1918 (Die Griechischen Christlichen Schriftsteller,
28), p. 44; Martyrologium Hieronymianum, in H. Delehaye, Commentarius perpetuus
in Martyrologium Hieronymianum [...], in Acta Sanctorum Novembris [...], II,
pars posterior, Bruxellis 1931, pp. 16-7 (31 gennaio); Decretum Gelasianum IV,
4, 1, a cura di E. von Dobschütz, Leipzig 1912 (Texte und Untersuchungen, 38,
4), pp. 42-3; Acta [Romani] Sinhodi, ad a. 499, in M.G.H., Auctores
antiquissimi, XII, a cura di Th. Mommsen, 1894, pp. 411, 413; atti del sinodo
romano del 599 in Gregorii I papae Registrum Epistolarum Tomus I V, ibid.,
Epistolae, I, 2, a cura di P. Ewald-M. Hartmann, 1891, nr. 57a, pp. 366-67;
Gregorio Magno, Dialogi I, 7, 1-2, a cura di A. de Vogüé, Paris 1979 (Sources
Chrétiennes, 260), p. 66; Synaxarium Ecclesiae Constantinopolitanae [...], a
cura di H. Delehaye, in Propylaeum ad Acta Sanctorum Novembris, Bruxellis 1902,
coll. 365-66 (2 gennaio); Martyrologium Romanum [...] scholiis historicis
instructum, in Propylaeum ad Acta Sanctorum Decembris, ivi 1940, p. 610 (31
gennaio). Actus Silvestri (Vita sancti Sylvestri papae et confessoris): C.
Narbey, Les Actes primitifs du pape Saint Sylvestre (mort vers 335), in Id.,
Supplément aux Acta Sanctorum pour des Vies de Saints de l'époque
mérovingienne, II, Paris 1902, pp. 157-76; B. Mombritius, Sanctuarium seu Vitae
sanctorum, II, ivi 1910, pp. 508-31. Apocrifi simmachiani: E. Wirbelauer, Zwei
Päpste in Rom. Der Konflikt zwischen Laurentius und Symmachus (498-514).
Studien und Texte, München 1993; Constitutum Constantini: Das Constitutum
Constantini (Konstantinische Schenkung), in M.G.H., Fontes iuris Germanici
antiqui in usum scholarum [...], X, a cura di H. Fuhrmann, 1968. Bibliotheca
Hagiographica Graeca [...], a cura di F.Halkin, II, Bruxellis 1957, nrr.
1628-34g; ibid., Novum Auctarium, a cura di Id., ivi 1957, nrr. 1628-34fb;
Bibliotheca Hagiographica Latina [...], II, ivi 1900-01, nrr. 7725-43; ibid.,
Novum Supplementum, a cura di H. Fros, ivi 1986, nrr. 7225a-742f; Bibliotheca
Hagiographica Orientalis [...], a cura di P. Peeters, ivi 1910, nrr. 1066-72;
Regesta Pontificum Romanorum, a cura di Ph. Jaffé-G. Wattenbach-S.
Loewenfeld-F. Kaltenbrunner-P. Ewald, I, Lipsiae 1885, pp. 28-30. Studi:
Ecclesiastica Historia [...] per aliquot studiosos et pios viros in urbe
Magdeburgica, Centuria IV, Caput X, Basileae 1560, coll. 1272-75; C. Baronio,
Annales ecclesiastici, III, Romae 1592, pp. 106-413, passim; [L.-S.] Lenain de
Tillemont, Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique des six premiers
siècles, t. VII, Venise 1732, pp. 265-68, 702; E. Caspar, Geschichte des
Papsttums, I, Tübingen 1930, pp. 115-30; J.R. Nejman, The Synod of Antioch
(324-325) and the Council of Nicaea, in Studia Patristica, IV, t. 2, a cura di
F.L. Cross, Berlin 1961 (Texte und Untersuchungen, 79), pp. 483-89; J.R.
Palanque, in Storia della Chiesa, a cura di A. Fliche-V. Martin, III, 1, Torino
1972³, pp. 42-6; I. Mazzin, Lettera del Concilio di Arles (314) a papa
Silvestro tradita dal Codex Parisinus latinus 1711, "Vigiliae
Christianae", 27, 1973, pp. 282-300; Ch. Pietri, Roma Christiana.
Recherches sur l'Église de Rome, son organisation, sa politique, son idéologie,
de Miltiade à Sixte III (311-440), I, Roma 1976, pp. 168-87; K.M. Girardet,
Konstantin der Große und das Reichskonzil von Arles (314). Historisches Problem
und methodologische Aspekte, in Oecumenica et Patristica. Festschrift für W.
Schneemelcher zum 75. Geburtstag, a cura di D. Papandreou et al.,
Stuttgart-Berlin-Köln 1989, pp. 151-74; G. Fowden, Constantine, Silvester and
the Church of S. Polieuctus in Constantinople, "Journal of Roman
Archaeology", 7, 1994, pp. 274-84; Id., The Last Days of Constantine:
Oppositional Versions and their Influence, "The Journal of Roman
Studies", 84, 1994, pp. 146-70; Actus Silvestri: L. Duchesne, S. Maria
Antiqua. Notes sur la topographie de Rome au Moyen-Âge, VIII, "Mélanges
d'Archéologie et d'Histoire", 17, 1897, pp. 13-37; W. Levison,
Konstantinische Schenkung und Silvesterlegende, in Miscellanea Francesco Ehrle,
I, Roma 1924, pp. 159-47, ristampato in Id., Aus rheinischer und fränkischer
Frühzeit. Ausgewählte Aufsätze, Düsseldorf 1948, pp. 390-465; Id.,
Kirchenrechtliches in den Actus Silvestri, in Id., Aus rheinischer und
fränkischer Frühzeit. Ausgewählte Aufsätze, ivi 1948, pp. 466-73; E. Ewig, Das
Bild Constantins des Großen in den ersten Jahrhunderten des abendländischen
Mittelalters, "Historisches Jahrbuch", 75, 1956, pp. 1-46, ristampato
in Id., Spätantikes und fränkisches Gallien, I, Zürich-München 1976, pp.
72-113; A. Ehrhardt, Constantine, Rome and the Rabbis, "Bulletin of the
John Rylands Library Manchester", 42, 1959-60, pp. 288-312; R.J. Loenertz,
Actus Sylvestri. Genèse d'une légende, "Revue d'Histoire
Ecclésiastique", 70, 1975, pp. 426-39; F. Parente, Qualche appunto sugli
Actus beati Sylvestri, "Rivista Storica Italiana", 90, 1978, pp. 878-97;
W. Pohlkamp, Tradition und Topographie: Papst Silvester I. (314-335) und der
Drache von Forum Romanum, "Römische Quartalschrift", 78, 1983, pp.
1-100; Id., Kaiser Konstantin, der heidnische und der christliche Kult in den
Actus Silvestri, "Frühmittelalterliche Studien", 18, 1984, pp.
357-400; J. Aronen, I misteri di Ecate sul Campidoglio?, "Studi e
Materiali di Storia delle Religioni", 51, 1985, pp. 73-92; W. Pohlkamp,
Privilegium ecclesiae Romanae pontifici contulit. Zur Vorgeschichte der
Konstantinischen Schenkung, in Fälschungen im Mittelalter. Internationaler
Kongress der Monumenta Germaniae Historica. München, 15.-18. September 1986,
II, Hannover 1988, pp. 413-90; A.M. Orselli, Santi e città. Santi e demoni
urbani tra Tardoantico e Alto Medioevo, in Santi e demoni nell'Alto Medioevo
occidentale (secoli V-XI), II, Spoleto 1989 (Settimane di studio del Centro
italiano di studi sull'alto medioevo, 36), pp. 783-835; W. Pohlkamp,
Textfassungen, literarische Formen und geschichtliche Funktionen der römischen
Silvester-Akten, "Francia", 19, 1992, nr. 1, pp. 115-96; V. Aiello,
Costantino, la lebbra e il battesimo di Silvestro, in Costantino il Grande
dall'Antichità all'Umanesimo, a cura di G. Bonamente-F. Fusco, I, Macerata
1992-93, pp. 274-84. Dictionnaire de théologie catholique, XIV, 2, Paris 1941,
s.v., coll. 2068-75; E.C., XI, s.v., coll. 596-97; Vies des Saints et des
Bienheureux, XII, Paris 1956, s.v., pp. 829-44; Iconographie de l'art chrétien,
III, 3, ivi 1958, s.v., pp. 1217-20; Lexikon für Theologie und Kirche, XI, Freiburg
1964², s.v., coll. 757-58; New Catholic Encyclopaedia, XIII, Washington 1967,
s.v., pp. 857-59; A. Amore-C. Mocchegiani Carpano, Silvestro I, in B.S., XI,
coll. 1077-82; Lexikon der christlichen Ikonographie, VIII, Rom 1976, s.v.,
coll. 353-58; Lexikon des Mittelalters, V, München-Zürich 1991, s.v.
Konstantinische Schenkung, coll. 1385-87; VII, ivi 1995, s.v., coll. 1905-08;
Biographisch-bibliographisches Kirchenlexikon, X, Herzberg 1995, s.v., coll.
338-41; Catholicisme, XIV, Paris 1996, s.v., coll. 67-8; Il grande libro dei
Santi. Dizionario enciclopedico, III, Cinisello Balsamo 1998, s.v., pp.
1792-93; Lexicon Topographicum Urbis Romae, IV, Roma 1999, s.v. SS. Silvester
et Equitius, titulus, pp. 325-28.
© Istituto della
Enciclopedia Italiana fondata da Giovanni Treccani - Riproduzione riservata
SOURCE : https://www.treccani.it/enciclopedia/santo-silvestro-i_(Enciclopedia-dei-Papi)/
Ambito
lombardo, Statua di san Silvestro I (XVII
secolo), pietra arenaria; Mantova, piazza
Martiri di Belfiore
Statue
von Papst Silvester I. an der Via Matteotti 1 in Mantova
Source:
photo uploaded by User:RicciSpeziari. Photographer: Riccardo
Speziari
Den hellige pave
Sylvester I ( -335)
Minnedag:
31. desember
Skytshelgen for
husdyrene, for en god fôravling, for «et godt nytt år».
Den hellige Sylvester ble
i følge LP født
i Roma som sønn av Rufinus, men hans opprinnelse er håpløst sammenfiltret med
senere legender. Disse hevder at han led under keiser Diokletians forfølgelser.
Det er temmelig sikkert at han ble presteviet før disse forfølgelsene begynte i
år 284, da han under forfølgelsene tilbrakte noen år i skjul på Monte Soracte
ved Roma. Historien om hans lidelser gjør det også sannsynlig at donatistenes
senere beskyldninger om at han som presbyter hadde vært sammen med pave Marcellinus om
å overlevere hellige bøker til myndighetene, var en ondsinnet bakvaskelse.
Tjue dager etter at
pave Miltiades døde,
ble Sylvester den 31. januar 314 valgt til biskop av Roma og dermed Kirkens 33.
overhode. Selv om han var pave i nesten 22 år av keiser Konstantin den Stores
regjeringstid (306-37), en periode hvor kirken utviklet seg dramatisk, synes
han å ha spilt en ubetydelig rolle i de store begivenhetene som fant sted. Bare
et par ganger dukker han frem fra historiens mørke, og da fremstår han ikke
udelt positivt.
Keiseren innkalte det
første konsil i Arles til 1. august 314 i et nytt forsøk på å avgjøre Caecilians
krav på å være biskop av Kartago. Han ble fortsatt avvist av donatistene til
tross for pave Miltiades' avgjørelse i hans favør året før. Keiseren gjorde
ikke biskopen av Roma til konsilets formann, men betrodde ledelsen av det til
Chrestus, biskop av Syrakus, mens biskopen av Arles, Marinus, presiderte.
Sylvester deltok ikke, men sendte to prester og to diakoner for å representere
seg. Hans fravær skyldtes ikke motvilje mot Konstantins innkalling av et
kirkekonsil, men sannsynlighet vanskeligheter med å forlate Roma så kort tid
etter at han var innsatt i embetet.
På konsilet gjentok 50
vestlige biskoper fordømmelsen av donatismen. Da de avsluttet sine
forhandlinger, sendte de paven beskjed om sine avgjørelser i et brev som klart
gir uttrykk for deres forståelse av hans primat i vesten, og de ba ham om å
sende avgjørelsene til alle kirkene. Striden med donatistene fortsatte, og til
slutt grep keiseren militært inn mot den i 317, men det skapte bare martyrer og
skjerpet dem i sin fanatisme.
Sylvester var heller ikke
til stede på det konsilet som Konstantin innkalte sommeren 325 for å løse det
arianske spørsmål. Dette var det første økumeniske (allmenne) konsil, det
berømte kirkemøtet i Nikea (I) (i dag Iznik i Nordvest-Tyrkia). Et økumenisk
konsil er i likhet med paven ufeilbarlig i spørsmål om tro og moral, fordi det
utgjør stemmen til Den lærende Kirke.
Ca 300 biskoper deltok på
konsilet mellom 20. mai (eller 19. juni) og slutten av august 325. Det vedtok
en trosbekjennelse (Credo) som erklærte at Sønnen er sann Gud, av samme vesen
som Faderen, og fordømte Arius' lære at han var underordnet Faderen som en
guddom av mindre rang, skapt av Faderen. Arius var en prest fra Alexandria.
Som andre biskoper i
keiserriket var Sylvester invitert til å delta, men selv om han hadde vært
holdt informert om kontroversen etter hvert som den utviklet seg, avviste han å
komme, denne gangen skyldte han på «høy alder». (I det første årtusen deltok
ingen pave på et konsil han selv ikke hadde innkalt.) Paven sendte de to
prestene Vitus og Vincentius som sine representanter, og selv om de ikke ble
tildelt noen forrang på konsilet, satte de sine underskrifter på dokumentet før
alle tilstedeværende biskoper unntatt Ossius av Cordoba, som var president og
signerte først. Etter møtet godkjente paven beslutningene som var fattet der.
På 400- og 500-tallet ble
det forsøkt å skape tiltro til idéen om at Ossius hadde vært bemyndiget av
paven, og til og med at konsilet hadde blitt sammenkalt av ham og keiseren i
fellesskap, men dette er legender uten historisk grunnlag. Det fantes riktignok
biskoper som Konstantin gjorde til sine fortrolige og som han planla sin
kirkepolitikk sammen med, men Sylvester var ikke en av dem.
Til gjengjeld hadde
Sylvester tilfredsstillelsen av å se at kirken han presiderte over, ble gjort
rikere og forskjønnet gjennom Konstantins fyrstelige gavmildhet, inkludert
store kirker som Basilica Constantiniana (senere S. Giovanni in
Laterano) med sitt dåpskapell, samt St. Peters- og St. Paulusbasilikaene.
Derfor er det naturlig at
store deler av Sylvesters opplysninger i LP er
viet til å liste opp disse gavene i detalj. For det var under hans pontifikat
at Roma, som et resultat av Konstantins gavmildhet, begynte å få de ytre
tegnene på en kristen by. I hans tid ble også kirken Sta Croce in Gerusalemme
bygd.
Om pave Sylvesters virke
er forbausende lite kjent. I følge LP var
han var den første pave som bar tiara. Han fikk laget «jernkronen» med en nagle
fra Det hellige Kors. Sannsynligvis ble det første martyrologium eller
liste over romerske martyrer satt opp i hans pontifikat.
I 330 flyttet Konstantin
sin hovedstad til Konstantinopel, det «nye Roma». Dermed ble paven riktignok
mindre avhengig av statsmakten, men på den andre siden ble også den kommende
splittelsen mellom øst og vest grunnlagt.
Senere generasjoner fant
det usannsynlig at paven kunne ha spilt en slik ubetydelig rolle i forholdet
til den første kristne keiseren, eller at Konstantin kunne ha utsatt sin dåp så
lenge, og ha mottatt den av en ariansk biskop (Eusebius av Nikomedia) få dager
før sin død i 337, og det var etter at Sylvester var død. Det behøver ikke å
bety så mye, for teologene den gangen mente at alle synder ble forlatt ved
dåpen. For en mann som Konstantin, som hadde så mange synder på samvittigheten,
kunne det derfor være praktisk å vente så lenge som mulig, så lenge han sørget
for alltid å ha en prest for hånden.
Konstantin æres som
helgen av den armenske og den ortodokse kirke; i den romersk-katolske kirke er
han derimot ikke kanonisert.
I andre halvpart av
400-tallet spredte det seg en romantisert versjon av Sylvesters liv (St.
Sylvesters gjerninger). Blant en rekke andre legender blir han her påstått å ha
omvendt Konstantin, tidligere en forfølger, døpt ham, kurert ham for lepra og
gitt ham i bot å stenge de hedenske templer og å sette fri de kristne som var i
fengsel.
I følge legenden hadde
noen hedenske prester rådet den spedalske keiser Konstantin å bade i drepte
barns blod for å bli frisk. Når da keiseren lot seg bevege av mødrenes klaging
og gråt, befalte Peter og Paulus ham i
en visjon å vende seg til pave Sylvester. Paven døpte ham, og dåpsvannet
helbredet keiseren for hans alvorlige sykdom.
Denne legenden ble
utgangspunktet for den såkalte Konstantinske gave, Donatio Constantina, et
forfalsket dokument fra mellom 750 og 850 som kunne ha sitt opphav ved pave
Stefan IIs eller Paul Is
kansellier. De tidligste kildene blir datert henholdsvis år 806 og 824. Dokumentet
hevder at Konstantin overdrar til pave Sylvester og hans etterkommere primatet
over de store kirkelige patriarkater, men også den verdslige makt og myndighet
over byen Roma og alle italienske eller vestlige regioner med tilhørende
provinser, byer og steder. Dermed ble middelalderpavenes herskerkrav underbygd.
Dokumentet hevder også at Konstantin tilbød keiserkronen til Sylvester, som
avslo å bære den, men gikk med på at den keiserlige hovedstad kunne flyttes fra
Roma til Konstantinopel.
Dokumentet ble akseptert
som autentisk også av pavedømmets motstandere, og det ble ikke fastslått som et
falskneri før på 1500-tallet. Den katolske Kirke tok faktisk først på slutten
av 1800-tallet avstand fra det.
Fra 315 opptrer de første
kristne symbolene på romerske mynter, og fra 323 forsvinner de siste hedenske.
Fra 318 ble de kirkelige domstoler sidestilt med de verdslige, og Kirkens
arverett ble offisielt anerkjent. Den kristne kirke utviklet seg etter hvert
til å bli rikets største godseier. Fra 320 ble søndagen obligatorisk fridag til
minne om oppstandelsen. Fra 323 overtok de kristne statens høyeste embeter.
Legenden forteller at
keiserinne Helena ville føre sin sønn, keiser Konstantin, som i mellomtiden var
blitt kristen, til jødedommen. I den forbindelse møtte Sylvester tolv rabbier i
en verbal mannjevning og overvant elleve av dem. Den tolvte drepte så en okse
ved å hviske Jahves navn i øret på den, men klarte ikke å få liv i den igjen.
Men det lyktes Sylvester straks å bringe den tilbake til livet, og dette førte
til at keiserinne Helena og rabbiene lot seg døpe. Sylvester omvendte også noen
hedenske prester da han snørte sammen munnen til en eddersprutende drage i en
grotte på Kapitol.
Munkene fortalte
spennende historier om ham i flere hundre år. En av disse var at når en pave
skulle dø, skranglet knoklene i Sylvesters grav. Graven ble virkelig åpnet i
1648, og der lå han i full pavedrakt. Men ved berøring falt mumien sammen til
støv. Ved siden av ham lå et solkors og en signetring.
I følge en annen tradisjon
hadde paven i år 319 Peter og Paulus' blandete relikvier foran seg og ønsket å
skille dem og begrave dem hver for seg. Etter bønn og faste hørte han en
himmelsk røst som sa: «De minste er Fiskerens, de største er Predikerens!» Slik
delte han dem og begravde hvert sett knokler for seg.
Mest berømt er nok
Sylvester fordi han har sin himmelske fødselsdag på årets siste dag. Han døde
den 31. desember 335 og ble gravlagt i en kirke han selv hadde bygd over St.
Priscilla-katakomben på Via Salaria. Han var en av de første ikkemartyrer som
ble æret som helgen i Roma. Kulten bredte seg i hele Europa, og hans fest ble
feiret den 31. desember fra 354. I år 761 ble hans relikvier overført til
kirken S. Silvestro in capite. I østkirken blir han feiret 2. januar.
Paverekken - Kildehenvisninger -
Billedkilde: Western Orthodox Saints - Kompilasjon og oversettelse:
p. Per Einar Odden
Sist oppdatert: 1999-05-24 11:28
SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/sylvest1
Silvester I.
Gedenktag katholisch: 31. Dezember
nicht gebotener Gedenktag
Kommemoration
Gedenktag orthodox: 2.
Januar
Gedenktag armenisch: 2. Januar
liturgische Feier am Samstag am oder nach dem 30. Dezember und am sechsten
Samstag nach dem Kreuzerhöhungssonntag
Gedenktag koptisch: 2. Januar
als Konzilsvater: 5. November
Gedenktag
äthiopisch-orthodox: 2. Januar
Gedenktag
syrisch-orthodox: 2. Januar, 19. Dezember
Name bedeutet: der
Waldmann (latein.)
Bischof von Rom
* in Rom
† 31. Dezember 335 daselbst
Silvester war
traditioneller, aber zweifelhafter Überlieferung zufolge der Sohn von Justa. Er
wurde wohl noch vor Beginn der Christenverfolgungen
unter Kaiser Diokletian im Jahr 284 zum Priester geweiht. Vor den
Verfolgungen - und der in Rom grassierenden
Lepra - zog er sich dann zeitweise in eine Höhle am Mons Soracte - heute Monte
Soratte - zurück; auf dessen Gipfel habe er eine Kirche errichtet
an der Stelle eines zuvor dort für die Dis Pater, die Götter der Unterwelt
Pluto und Orcus, stehenden heidnischen Heiligtums; daraus wuchs ein ihm
geweihtes Kloster.
Sein Amt als römischer
Bischof trat Silvester 314 an - ein Jahr, nachdem die römischen Kaiser Konstantin
der Große und Licinius 313 die christliche Kirche anerkannt und im
Edikt von Mailand jedem
Bürger des Reiches das Recht auf freie Religionsausübung gewährt hatten. Diese
Ereignisse, oft legendär überhöht, begründen Silvesters Bedeutsamkeit, sein
eigenes Wirken hat dazu wenig beigetragen.
Die meist im 5.
Jahrhundert entstandenen Legenden berichten Silvesters Standhaftigkeit während
der noch andauernden Verfolgungen: Er warnte den Statthalter, der ihn zwingen
wollte, die von ihm verwahrten Besitztümer von Christen herauszugeben, bis
dieser beim Essen an einer Fischgräte erstickte. Er heilte und bekehrte den
angeblich aussätzigen Kaiser; die Legende sagt auch, dass er Konstantin getauft
habe, was geschichtlich nicht haltbar ist. Diese Legende ging auch in die Konstantinische
Schenkung ein, eine gefälschte Urkunde, die zur Legitimation der
Besitzansprüche und Herrschaftsrechte des Papsttums diente, derzufolge
Konstantin dem Bischof die Stadt Rom und
das ganze Abendland zu eigen gab und ihm das Tragen der kaiserlichen Insignien
erlaubte.
Die Legenden erzählen von
einem Streitgespräch, das Silvester mit zwölf jüdischen Rabbinern geführt habe,
weil Helena ihren
inzwischen getauften Sohn Konstantin zum
Judentum bekehren wollte. Silvester obsiegte im Disput gegen elf der gelehrten
Juden; der zwölfte, Zambri, tötete einen Stier durch die Nennung des Namens
Gottes, den der Stier nicht ertragen konnte, um so die Kraft seines Glaubens zu
beweisen. Silvester aber konnte mit Gottes Hilfe sogar den toten Stier zum
Leben auferwecken, worauf auch Zambri wie die anderen Rabbiner und Helena sich
sofort taufen ließen. Heidnische Priester bekehrte Silvester demnach, indem er
einen Drachen bezwang.
Weder bei der epochalen
Hinwendung Konstantins zum
Christentum noch bei der Bewältigung der kirchenpolitischen und dogmatischen
Auseinandersetzungen spielte Silvester eine für seine Zeitgenossen
erinnerungswürdige Rolle. Er nahm weder 314 an der Reichssynode in Arles teil,
wo die Auseinandersetzung mit dem Donatismus begann,
noch 325 am 1.
Konzil von Nicäa mit den wegweisenden Entscheidungen um die
Wesensart Jesu
Christi und gegen den bedrohlichen Arianismus.
Den Synodalen von Arles schrieb er, er könne die Apostelgräber in Rom nicht
im Stich lassen. Noch im späten 4. Jahrhundert belasteten die Donatisten
Silvester selbst wie seine Vorgänger mit dem Vorwurf des vorübergehenden
Abfalls vom Glauben während der Verfolgungen
unter Kaiser Diokletian. Das Fernbleiben vom Konzil in Nicäa
begründete Eusebius
von Cäsarea mit Silvesters hohem Alter, aber er hat das Konzil
immerhin noch um ein Jahrzehnt überlebt.
Silvester ließ über
den Priscilla-Katakomben eine
Kirche bauen. An der Stelle der heutigen Kirche San
Martino ai Monti ließ er in einem geschenktem Haus - wohl ein
Nebengebäude der riesigen Thermen
des Trajan - ein Oratorium errichten,
das allen Märtyrern geweiht wurde; in ihm fand 324 eine Sitzung zur
Vorbereitung des 1.
Konzils von Nicäa statt. Silvester wurde dann im Coemeterium der
Priscilla bestattet, ob in der von ihm erbauten Kirche oder einem der
unterirdischen Gänge ist umstritten. Um 760 erfolgte durch Papst Paul I. die
Übertragung seiner Gebeine in
die Kirche San Silvestro e Stefano - die heutige Kirche San
Silvestro in Capite in Rom, auch in seiner Kirche San Martino ai Monti
liegen Reliquien in der Krypta. Weitere Gebeine - darunter ein Teil der
Schädelreliquie - kamen in das dann ihm geweihte Kloster
San Silvestro der Benediktiner nach
Nonàntola.
Die erste Redaktion des römischen
Papstbuches aus dem früheren 6. Jahrhundert stützte sich schon auf Legenden und
listete im wesentlichen die in seiner Amtszeit erfolgten Kirchengründungen und
-ausstattungen in Rom und
Umgebung auf. Das älteste erhaltene Bild von Silvester, ein Mosaik in einem
Gebäude aus dem 3. Jahrhundert, deutet auf den allmählichen Übergang vom
einfachen liturgischen Gedächtnis der Grablegung zur kultischen Verehrung des
Bischofs hin.
Die älteste Fassung
des Actus Silvestri stammt wohl aus dem im letzten Jahrzehnt des 4.
bis ersten Jahrzehnt des 5. Jahrhundert, angeregt durch das damalige
römisch-kirchliche Selbst- und Geschichtsbewusstsein. Das Fest für Silvester
wird schon seit dem 5. Jahrhundert im ganzen christlichen Europa gefeiert. Die
Silvesternacht zum Jahreswechsel ist von einer Fülle des Brauchtums geprägt,
Silvesterumzüge waren früher verbreitet.
Patron der Haustiere; für eine gute Futterernte, ein gutes neues Jahr
Bauernregeln: Silvesternacht düster oder klar, / deutet auf ein neues Jahr.
Ist's zu Silvester hell und klar, / steht vor der Tür das neue Jahr.
Gefriert's an Silvester zu Berg und Tal, / geschieht auch dies zum letzten Mal.
Wind in St. Silvesters Nacht, / hat nie Wein und Korn gebracht.
Silvester Wind und warme Sunnen / wirft jede Hoffnung in den Brunnen.
Silvesternacht wenig Wind und Morgensonn, / gibt Hoffnung auf Wein und Korn.
Stadlers
Vollständiges Heiligenlexikon
Schriften
von Silvester und seine Lebensgeschichte gibt es online zu lesen in
den Documenta Catholica Omnia.
Die Kirche San Silvestro in Capite in Rom ist werktags von 7 Uhr bis 13 Uhr und von 15.30 Uhr bis 19 Uhr, sonntags von 9 Uhr bis 13 Uhr und von 16 Uhr bis 18.30 Uhr geöffnet. (2017)
Die Kirche Santi
Quattro Coronati in Rom ist täglich von 6.30 Uhr bis 12.45 Uhr und von
15.30 Uhr bis 20 Uhr geöffnet; für den Kreuzgang beträgt der Eintritt 2 €; zur
Besichtigung des Oratorium San
Silvestro kann man zu den angegebene Zeiten an dessen Eingang nach den
Schwestern läuten, der Eintritt hierfür beträgt 1 €. (2017)
Seite zum
Ausdruck optimiertUnser Reise-Blog:
Reisen zu den Orten, an denen die
Heiligen lebten und verehrt werden.
Empfehlung an
Freunde senden
Artikel
kommentieren / Fehler melden
Fragen? -
unsere FAQs antworten!
Impressum - Datenschutzerklärung
Schauen Sie sich zufällige Biografien an:
Autor: Joachim
Schäfer - zuletzt aktualisiert am 04.01.2025
Quellen:
• Vera Schauber, Hanns Michael Schindler: Heilige und Patrone im Jahreslauf. Pattloch, München 2001
• Hiltgard L. Keller: Reclams Lexikon der Heiligen und der biblischen Gestalten. Reclam, Ditzingen 1984
• C. S., Brief vom 7. Februar 2005
• http://www.uni-tuebingen.de/mittelalter/personen/schmitz/vl9899/bild-3.htm nicht mehr erreichbar
• http://www.bauernregeln.net/dezember.html nicht mehr erreichbar
• Chronik-Kalender 2006, Harenberg, Dortmund 2005
• Charlotte Bretscher-Gisinger, Thomas Meier (Hg.): Lexikon des Mittelalters. CD-ROM-Ausgabe. J.B. Metzler, Stuttgart / Weimar 2000
• Lexikon für Theologie und Kirche, begr. von Michael Buchberger. Hrsg. von
Walter Kasper, 3., völlig neu bearb. Aufl., Bd. 9. Herder, Freiburg im Breisgau
2000
korrekt zitieren: Joachim Schäfer: Artikel Silvester I., aus dem Ökumenischen Heiligenlexikon - https://www.heiligenlexikon.de/BiographienS/Silvester_I.htm, abgerufen am 18. 1. 2026
Die Deutsche Nationalbibliothek verzeichnet das Ökumenische
Heiligenlexikon in der Deutschen Nationalbibliografie; detaillierte
bibliografische Daten sind im Internet über https://d-nb.info/1175439177 und https://d-nb.info/969828497 abrufbar.
SOURCE : https://www.heiligenlexikon.de/BiographienS/Silvester_I.htm
Hinweise
zu Stadlers »Heiligen-Lexikon«Abkürzungen
Silvester I.
S. Silvester (Sylvester),
Pp. Conf. (31. Dec. al 2. Jan.) Dieser Papst war ein geborener Römer. Sein
Vater hieß Rufinus, den er frühzeitig verlor, seine Mutter Justa. Seine
Erziehung leitete ein Priester, Namens Caritus (Carinus). Nach Vollendung
seiner Studien wurde er unter die Geistlichkeit Roms aufgenommen und erhielt
noch vor dem Ausbruche der Diocletianischen Verfolgung die Priesterweihe. Er
erwarb sich während dieser stürmischen Zeit die Hochachtung und Liebe der
Gläubigen. Nach dem Tode des Papstes Melchiades im
Januar 314 wurde er auf den Stuhl des heil. Petrus erhoben,
hielt sich aber auf dem Berge Soracte verborgen. In demselben Jahre wurde zu
Arles ein Concil gehalten, auf welchem er sich durch Gesandte vertreten ließ.
Man verdammte dort die Spaltung der Donatisten und die Ketzerei der
Quartodecimaner. Es wurden auch 22 die Disciplin betreffende Canones erlassen.
Das von den versammelten Bischöfen an den heil. Silvester gerichtete
Synodalschreiben lautet nach Stolbergs Uebersetzung wie folgt: »Wir, die wir
durch gemeinschaftliches Band der Liebe und der Einheit unserer Mutter, der
kathol. Kirche, auf den Willen des Kaisers hieher gekommen sind, begrüßen dich,
gottseligen Papst (Religiosissime Papa), mit verdienter Ehrfurcht an diesem
Orte, wo wir von schwierigen und unserer Ueberlieferung gefährlichen Menschen, die
zügellosen Sinnes sind, Vieles ausgestanden haben, welche aber von der
gegenwärtigen Autorität unsres Gottes, von der Ueberlieferung und von der
Richtschnur der Wahrheit also verworfen, daß sie nichts mehr zu sagen wußten,
indem jede ihrer Anklage dahinfiel, und kein Erweis ihnen übrig blieb. So sind
sie denn durch das Urtheil Gottes und unsrer Mutter, der Kirche, welche die
Ihrigen kennt und ihnen Zeugniß gibt, theils verurtheilt worden, theils
abgewiesen. Und, o geliebtester Bruder! daß du es werth geachtet hättest,
diesem so großen Schauspiele beizuwohnen. In der That glauben wir, daß ein
strengerer Beschluß würde abgefaßt worden sein, und daß unsere Versammlung,
wenn du mit gerichtet hättest, freudiger würde gejauchzet haben. Da du aber
jenen Ort nicht verlassen konntest, an welchem die Apostel ihren beständigen
Sitz haben, deren Blut ohne Unterlaß die Ehre Gottes bezeugt, so hat doch uns
geschienen, geliebtester Bruder! daß wir nicht allein diese Sache, wegen
welcher wir berufen waren, sondern auch für die Angelegenheiten unserer Kirchen
uns berathschlagen sollten, da bei so großer Verschiedenheit der Provinzen, aus
denen wir zusammengekommen, so manche Gegenstände zur Anregung gebracht worden,
deren Bestimmung uns nöthig schien.« Der heil. Silvester bestätigte ihre
Beschlüsse. Die Gesetze und Verordnungen, welche der fromme Kaiser Constantinus zum
Schutze und zur Erhöhung der christlichen Kirche erließ, dürfen wir um so mehr
dem hl. Papste zum Verdienste anrechnen, als der Kaiser gewohnt war, in allen
derartigen Dingen nichts ohne den Beirath der Bischöfe zu thun. Sie erflossen
sämmtlich in den Jahren 313 bis 324. Dem allgemeinen Kirchenrathe von Nicäa im
J. 325 konnte der heil. Papst wegen Altersschwäche nicht anwohnen, er sandte
deßhalb seine Legaten dahin, welche statt seiner den Vorsitz führen sollten,
nämlich den Spanier Hosius
von Corduba und zwei Römer, Vito und Vincentius. Durch seinen Eifer in
Erfüllung aller oberhirtlichen Pflichten (er erneuerte auf einem römischen
Concil die Beschlüsse von Nicäa) trug der hl. Silvester Vieles zur Festigung
des wahren Glaubens bei. Er starb am 31. Dec. 335, nachdem er etwa 21 Jahre auf
dem apostol. Stuhle gesessen und besonders durch seine väterliche Fürsorge für
die Armen geglänzt hatte. So viel steht geschichtlich fest. Dazu kommt eine
Reihe mehr oder weniger beglaubigter frommer Sagen, die wir nicht ohne Weiteres
zu den »Fabeln« zu zählen berechtigt sind. Der sel. Canisius stellt
dieselben in folgender Weise zusammen: »Dieser bekehret und taufet den großen
Kaiser Constantinus, reiniget ihn zugleich von seinem Aussatz, wie er auch des
Kaisers Mutter Helena (s. d.) mit 141
jüdischen Rabbinen, ja auch die ganze Stadt Rom durch seine Disputationen und
Wunderzeichen zu Christen machet. Hernach erlöset er das römische Volk von
zweierlei Tod, einmal von der Abgötterei, und (dann) von dem Gift des
schädlichen Drachen, welcher mit seinem Anblasen (Athem) viel Volk täglich
tödtet.« Daß namentlich die römische Tradition von der Taufe des Kaisers
Constantin durch den heil. Silvester auf guten Gründen beruht, obschon sie bei
dem Gewichte der gegenüberstehenden, quellenmäßigen Zeugnisse nicht als gewiß
gelten kann und deßhalb durch alle Jahrhunderte hindurch bis auf unsere Tage
stark angefochten worden ist, läßt sich nicht bestreiten. Die Veranlassung
erzählt die Legende in folgender Weise: Der Kaiser, anfänglich ein Feind der
Christen, war vom Aussatze befallen und die Aerzte riethen ihm als Heilmittel
ein Bad in frischem Kinderblut; der hl. Silvester aber, welcher auf dem Berge
Soracte in Verborgenheit lebte, habe ihm dafür den Empfang der hl. Taufe
gerathen. Beides ist glaubbar. Die Erscheinung der Apostelfürsten Petrus
und Paulus und
die Vorweisung ihrer Bildnisse durch den hl. Silvester ist eine Ausschmückung
dieser Erzählung. In allen seinen Erlassen nach dem J. 321 erscheint der Kaiser
als Christ, was die empfangene Taufe voraussetzt. Ein Heide hätte niemals
derartige Gesetze und Verordnungen gegeben. Nur von einem Neubekehrten, der im
ersten Eifer stand, konnten dieselben herrühren. Er trat in denselben förmlich
als Glaubensprediger auf, indem er seine Unterthanen, freilich ohne Auferlegung
irgend eines Zwanges, aufforderte, dem Götzendienste zu entsagen und die allein
wahre Religion anzunehmen. Mehrere Heidentempel ließ er schließen, andere
zerstören, aus noch andern die Götzenbilder entfernen. Ebenso ermahnte er nach
dem Schlusse des Concils von Nicäa, das er berief und schützte, die Arianer,
auf dem Weg der Wahrheit und zur kirchlichen Einheit zurückzukehren. Zu Rom
steht als historisches Denkmal der von ihm empfangenen Taufe das Baptisterium
s. N. Daß er zu Nicomedia, Antiochia, Constantinopel und Rom christliche
Kirchen erbaute und reich dotirte, ist unbestritten. Zahlreiche Bekehrungen von
Heiden, die zu damaliger Zeit erfolgten, werden von Sozomenus u. A. dem
Beispiele des Kaisers zugeschrieben, was undenkbar wäre, wenn er nicht den
christl. Glauben förmlich angenommen hätte. Nach der sg. »Kirchengeschichte«
soll freilich Eusebius von Nikomedia am Kaiser die Taufe vollzogen haben, und
zwar im Palaste Aquirin kurz vor seinem Tode, in seinem 65. Lebensjahre. Aber
dieselbe »Geschichte« berichtet selbst unmittelbar vorher, wie andächtig der
Kaiser das Osterfest gefeiert und an den heil. Geheimnissen Theil genommen
habe, was wieder den Empfang der Taufe voraussetzt. Daß sich der Kaiser längere
Zeit weigerte, dem hl. Athanasius Gerechtigkeit
widerfahren zu lassen, fällt wenig ins Gewicht, weil seine Gegner nicht
versäumt hatten, diesen großen Bischof als staatsgefährlichen Aufrührer zu
verdächtigen und der Kaiser überhaupt, namentlich aber in solchen Dingen, gegen
Anklagen und Beschuldigungen sehr leichtgläubig war. Hiemit steht die
Zurückberufung des Arius aus der Verbannung im J. 327 in nothwendiger
Verbindung. Die arianischen Bischöfe mißbrauchten den Eifer des Kaisers, gaben
aber zugleich die unveräußerlichsten bischöflichen Rechte in seine Hand. Aber
der Erzählung des Arianers Eusebius von Cäsarea, der durch dieselbe seiner
Secte größern Aufschwung zu geben hoffen mochte, steht das ganz unverdächtige
Zeugniß des dem Christenthume äußerst feindlichen Heiden Zosimus gegenüber, der
ausdrücklich sagt, die Bekehrung, also wohl auch die Taufe des Kaisers habe »zu
Rom« durch einen ägyptischen Zauberer (Silvester?) und einen Spanier (Hosius?)
stattgefunden. Hier hat derselbe die meisten Kirchen gebaut und eingerichtet.
So entstanden unter ihm außer der Lateranensischen Basilica die St. Peterkirche
auf dem Vatican, die St. Paulskirche außerhalb der Mauern, die noch vom hl.
Silvester consecrirt wurden, die Kirche zum hl. Kreuz in Jerusalem (Basilica
Sessoriana), die St. Agneskirche
mit dem dabei befindlichen Baptisterium, die St. Laurentiuskirche
außerhalb der Mauern, endlich dei der Grabstätte seiner Mutter, der heil.
Helena, die Kirche der hhl. Petrus und Marcellinus.
Dazu kommen noch Kirchen zu Ostia, Capua und Neapel, die ihm zugeschrieben
werden. Und das Alles sollte der Einfluß des hl. Silvester bewirkt haben, ohne
daß er den frommen Kaiser zur Taufe hätte bewegen können? Von besonderem
Gewichte scheint uns zu sein, daß auch die griechische Kirche an der Taufe des
Kaisers durch den hl. Papst festhält. Mag seine Legende auch zu Rom entstanden
und ins Griechische übersetzt sein, so hätte sie doch niemals im Orient Glauben
gefunden, wenn die griechische Kirche nicht dieselbe historische Ueberlieferung
gehabt hätte wie die abendländische. Was aber die Disputation des hl. Papstes
mit den Juden betrifft, so ist auch diese im Geiste jener Zeit wohl begründet.
Wenigstens hat nach dem Zeugnisse des Sozomenus im J. 324 eine solche
Disputation mit heidnischen Philosophen in Constantinopel stattgefunden. Warum
sollte diese damals sehr beliebte Bekehrungsweise nicht auch in Rom geübt
worden sein? Die Drachengeschichte ist sicherlich nicht so zu nehmen wie sie
lautet, sondern vom Gift der Abgötterei (wie könnte sonst gesagt worden sein,
daß die Römer den Drachen verehrten?) und des Irrglaubens zu verstehen. Wenn
beigefügt wird, daß das Wort eines jüdischen Zauberers einen starken Stier
getödtet, das Wort des hl. Silvester aber zum Leben zurückgerufen habe, so ist
hier offenbar der für den Heiligen siegreiche Ausgang des Wortstreites
versinnbildet; weder der Verfasser der Legende, noch dessen erste Leser haben
hiebei an einen wirklichen Stier gedacht. Die Verdienste des hl. Silvester und
seine vorzügliche Heiligkeit wurden von der Kirche auch dadurch anerkannt, daß
er der erste hl. Bekenner ist, welcher als solcher in die liturgischen Bücher
aufgenommen, verehrt und angerufen wurde. Dennoch ist seine Geschichte zum
Theil in Dunkel gehüllt. Vieles, z. B. die Constantinische Schenkung und das
erste römische Concil, ist entschieden bloße Erfindung. So manche nützliche
Einrichtung, deren Ursprung unbekannt ist, wurde ihm zugeschrieben. So mögen
die liturgischen Anordnungen, welche seine Namen tragen, zum Theil schon früher
in Kraft gewesen sein: z. B. es seien fortan nur Altäre aus Stein zum hl.
Meßopfer zu gebrauchen; der Altar aus Holz, der noch vom heil. Petrus herrührte,
solle in der Basilica des Lateran aufgestellt und allein dem jeweiligen
Kirchenoberhaupte zum Gebrauche gestattet werden; zur Bedeckung des Altars
solle nur Linnen, nichts Anderes, nicht einmal Seide verwendet werden und
Aehnliches. So verhält es sich auch mit den Bestimmungen, welche die
Abstufungen der priesterlichen Weihen festsetzen, und verbieten, daß die
Geistlichen wegen weltlicher Angelegenheiten für weltliche Personen vor den
Gerichten Anwaltsdienste thun. Der Leichnam des hl. Papstes wurde anfänglich an
der Salarischen Straße, im Gottesacker der Priscilla,
beigesetzt. Seine Uebertragung in die Kirche des hl. Papstes Symmachus erfolgte
unter Sergius
II. Die älteste Kirche seines Namens ist wohl die auf dem Campo Marzo,
zugenannt in Capite, wo sein elterliches Haus gestanden haben soll. Der
hl. Gregor
d. Gr. hat hier eine seiner Homilien gehalten.
An seinem Festtage und zur Stationsfeier wird das Haupt des heil. Papstes in
einem silbernen Schreine zur Verehrung ausgesetzt. Andere Kirchen s. N. finden
sich auf dem Monte Cavallo, und in Trastevere (Pfarrkirche), wozu noch einige
Oratorien und Kapellen kommen. Papst Gregorius IV. hat seine Festfeier auf alle
Kirchen des Abendlandes ausgedehnt und Urban VIII. hat dieselbe zum wirklichen
Feiertag erhoben. Die Griechen ehren ihn am 2. Januar. Auf Bildern finden sich
Scenen aus seinem Leben oder seiner Legende, wie die Beisetzung der Reliquien
des hl. Petrus, die Taufe des Kaisers Constantin, die Tödtung oder Fesselung
des Drachen, seine Verehrung des von der hl. Helena aufgefundenen Kreuzes Jesu Christi,
oder solche Attribute, die gleichfalls an seine Legende erinnern, wie z. B. ein
neben ihm liegender Stier (Ochse), was Anlaß gegeben hat, ihn als
Schutzheiligen der Rinder zu verehren.
SOURCE : https://www.heiligenlexikon.de/Stadler/Silvester_I.html
Translation
des reliques de saint Sylvestre, chambranle sculpté de style wiligelmique, xiie siècle, portail de l'abbaye de
Nonantola.
Silvester Paus, Rome,
Italië; † 335.
Feest 2 januari
(oosterse kerk) & 31 december.
Historische Gegevens
Silvester werd bisschop van Rome op 31 januari van het jaar 314.
De bisschop van Rome
draagt sinds de middeleeuwen de titel Paus. 'Paus' betekent 'vader'. Hij is de
opvolger van Petrus, de eerste der apostelen. Hij is de bindende factor onder
de gelovigen; de eerste onder gelijken. Van het begin af aan hebben de
bisschoppen van de christenheid ernaar gestreefd om de eenheid met de bisschop
van Rome te behartigen. Van zijn kant speelde de bisschop van Rome daarop in.
Het was meermalen aanleiding tot machtsstrijd en conflicten; in 1054 scheidden
de oosterse christenen zich af, mede omdat men het daar niet eens was met het
beleid van de bisschop van Rome. In de 16e eeuw scheidde ook de Reformatie zich
af, o.a. vanwege het feit dat men het pausschap niet in overeenstemming achtte
met Jezus' leven en leer.
In de tijd van Silvester had de paus nog niet zo'n uitgesproken topfunctie als
de huidige bisschop van Rome.
Dat was een belangrijk
moment in de kerkgeschiedenis. Het viel immers één jaar nadat keizer
Constantijn de Grote († 337; feest 21 mei) officieel had afgekondigd dat het
christendom een bevoorrechte positie onder de godsdiensten in zou nemen in het
Romeinse Rijk. En dan te bedenken dat nauwelijks tien jaar geleden, onder
keizer Diocletianus (284-305), nog één van de bloedigste vervolgingen had
gewoed tegen de christenen in het gehele Rijk. Silvester moet daar zelf de nodige
littekens aan hebben overgehouden. Daarop zinspeelt ook herhaaldelijk de
legende die rond zijn persoon wordt geweven.
Rome was zijn
geboortestad. Over zijn jeugd en carrière is niets met zekerheid bekend. Het
schijnt dat hij zich aangetrokken voelde tot het kluizenaarsbestaan; hij trok
zich bij voorkeur terug in de eenzaamheid van de berg Soracte even buiten de
stad. Men vermoedt dat hij rond 284 de priesterwijding had ontvangen.
Dat zou dan geweest
moeten zijn ten tijde van paus Caius (283-296). Eén van de legendes vertelt dat
Paus Marcellinus hem priester wijdde [200]; deze vervulde het
bisschopsambt van Rome tussen 296 en 304.
Tijdens zijn pontificaat (= pausschap) wordt in Klein-Azië, te Nicea (tegenwoordig Noord-West-Turkije), het beroemde Concilie van Nicea gehouden. Silvester gaat er niet persoonlijk naartoe, maar hij stuurt er twee priesters naartoe. Dat Concilie (= bisschoppenvergadering) was door de keizer bijeengeroepen, omdat er een scheuring dreigde onder de christenen. De leer van Aríus hield de gemoederen bezig. Deze verkondigde dat Jezus wel een bijzonder bevoorrecht mens was geweest, maar natuurlijk niet een zoon van God kon zijn, laat staan 'de' Zoon van God. Hij had vele volgelingen ('Arianen'), met name onder de bisschoppen.
Op het Concilie van Nicea werd deze leer veroordeeld en gebrandmerkt als een ketterij.
Het is tijdens Silvesters pontificaat dat Constantijn aan de bouw begint van de
Sint-Pieterskerk, de allereerste voorganger van de huidige kerk. Silvester
overleed op 31 december van het jaar 335.
De eerste christenen hebben de sterfdag van de martelaren in ere gehouden; elk jaar weer vierde men op die dag de gedachtenis van diegenen die in navolging van Jezus, hun leven hadden gegeven voor de waarheid. Toen men later ook niet-martelaren als heiligen ging vereren, hield men ook van hen de sterfdag in ere, als de dag waarop ze waren geboren voor een nieuw leven. Zo ontstond van lieverlee een verjaardagskalender van heiligen.
Toen in de loop van de middeleeuwen West-Europa goeddeels gekerstend was, duidde men de dagen van het jaar zelden aan op onze manier (dag en maand), maar meestal werd een dag genoemd naar de heilige die erop werd herdacht: zo werd bv. 14 februari Valentijnsdag (naar de heilige bisschop Valentinus van Terni); 11 november werd Sint-Maarten; 6 december Sinterklaas enz.; 31 december 'Sint Silvester'. (Zie ook het verschijnsel van weerspreuken). Eventuele voor-christelijke gebruiken die men in gekerstende vorm overnam, werden dus ook naar die heilige genoemd.
Overigens is 31 december pas sinds de keizers Julius Caesar en Augustus de dag
van de jaarwisseling. Daarvóór begon in het Romeinse Rijk het nieuwe jaar op 1
maart. Dat kunnen we nog horen in de Latijnse namen van de maanden september,
oktober, november en december: vertaald in het Nederlands betekenen zij:
zevende, achtste, negende en tiende maand.
1
Silvesters vader heette Rufinus, zijn moeder Justa. En deze naam droeg zij
terecht, want ze was een rechtgeaarde vrouw. Hij kreeg zijn opvoeding van de
priester Cyrinus; vandaar dat hij al vroeg veel aandacht had voor gastvrijheid.
Zo ontving hij de christen Timotheus bij zich in huis op een moment dat niemand
anders hem bij zich wilde opnemen omdat de christenen in die tijd vervolgd
werden. Die Timotheus was als pelgrim uit Antiochië gekomen en zag gedurende
één jaar en drie maanden kans het christendom te verkondigen, voordat hij de
kroon van het martelaarschap verwierf. In het nachtelijk duister begroef
Silvester stiekem eigenhandig de dode, onder het zingen van psalmen en gebeden,
zoals in die tijd gebruikelijk was onder de christenen. De stadsprefect, een
zekere Tarquinius, veronderstelde dat Timotheus een rijk man was geweest. En nu
kwam hij bij Silvester die rijkdommen opeisen en dreigde hem te zullen doden
als hij ze niet gaf. Toen het eenmaal tot hem doorgedrongen was, dat Timotheus
geen rooie cent had bezeten, dwong hij Silvester om aan de afgoden te offeren.
Zo niet, dan zouden hem de volgende dag allerlei folteringen te wachten staan.
Maar Silvester antwoordde: "Dwaas, jijzelf zult deze nacht nog de eeuwige
pijnigen moeten ondergaan. Dan zul je goedschiks of kwaadschiks wel moeten
erkennen dat de God die wij aanbidden, de ware God is."
Deze uitspraak lijkt op die van Jezus: "Dwaas! Nog deze nacht komt men je leven van je opeisen..." (Lukas 12,20).
Hier komt een wezenlijk kenmerk van elke legende naar voren. Achter de persoon van de heilige doemt de gestalte van Christus op. Men vertelt zo over de heilige dat deze waarmaakt wat van elke christen wordt gevraagd: dat hij een andere Christus ('alter Christus') wordt.
Ook het feit dat Silvester voor de prefect wordt gedaagd is een herinnering aan
Jezus, zoals hij voor Pilatus heeft gestaan.
Silvester werd
onmiddellijk in de gevangenis geworpen. Tarquinius begaf zich naar een gastmaal
waar hij was uitgenodigd. Maar bij het eten bleef een visgraat in zijn keel
steken; doorslikken ging niet en uitspuwen ook niet. Zo stierf hij nog die
nacht. Silvester werd uit de gevangenis ontslagen tot vreugde van iedereen.
Want hij was niet alleen geliefd bij de christenen, maar ook bij de heidenen.
Zijn gezicht leek dan ook op dat van een engel; hij kon prachtig preken; hij
bewaarde zijn lichaam in zuiverheid, deed zijn werk in heiligheid; hij was
intelligent, ijverig in het geloof, onvermoeibaar in de hoop en onuitputtelijk
in de liefde.
Toen dan ook de bisschop
van Rome stierf, Melchiades, werd hij door de aanwezige menigte aangewezen als
zijn opvolger.
Dit is historisch juist:
Melchiades (of Miltiades) stierf als bisschop van Rome op 11 januari 314. Hij
was een Afrikaan, die op 2 juli 311 tot paus was gekozen.[133]
Natuurlijk bestond er toen nog niet zo'n ingewikkelde procedure voor de
pauskeuze. In feite verliep zijn keuze, zoals destijds alle
bisschopsbenoemingen verliepen. Bisschoppen van de omliggende christengemeenten
kwamen tezamen in de kerk waar een nieuwe bisschop moest worden gekozen. Hun
voorzitter vroeg aan het verzamelde volk, of het een geschikte kandidaat wist.
Wanneer een naam genoemd werd, begon men een nauwkeurig onderzoek naar 's mans
geloof en leven. Als het resultaat bevredigend was, werd hij de nieuwe
bisschop. (Zo blijkt het uit de verhalen over de bisschopsbenoemingen van
Ambrosius, Augustinus, Martinus, Alexander Kolenbrander enz.)
Eenmaal tot hoogste
bisschop benoemd, liet Silvester onmiddellijk een lijst aanleggen van alle
wezen, weduwen en armen en beval dat men in hun levensonderhoud moest voorzien.
Hij was het die voorschreef dat er gevast moest worden op woensdag, vrijdag en
zaterdag; bovendien bepaalde hij dat de donderdag even bijzonder aan de Heer
zou worden toegewijd als de zondag. Hij voerde er de volgende redenen voor aan:
ten eerste was de Heer op donderdag ten hemel gevaren; ten tweede was het de
dag waarop Hij de Eucharistie had ingesteld en ten derde was het de dag waarop
de kerk het heilig chrisma bereidde.
[200/2»12.31]
Dit is historisch onjuist. Immers Silvester wordt in 314 bisschop van Rome. Dan
genieten de christenen al één jaar de religieuze voorkeurspositie in het
Romeinse Rijk.
De legende stelt dan ook
niet zoveel belang in geschiedkundige waarheid; veeleer in gelovige waarheid:
hoe de keizer van zijn 'ziekte' (= heidendom) genas (= christen werd) door zich
onder te dompelen in de bron die bisschop Silvester hem zou wijzen (= doopsel).
Ook in dit verhaal valt op, hoeveel verwijzingen naar evangelieverhalen erin
zitten.
Silvester, de toenmalige
bisschop van Rome, verliet daarop de stad en trok zich met zijn geestelijken
terug in de bergen rondom. Intussen werd Constantijn gestraft voor zijn
christenvervolging: hij werd aangetast door een ongeneeslijke melaatsheid. De
afgodspriesters rieden hem aan drieduizend kindertjes aan de stadspoort de keel
te laten afsnijden om een geneeskrachtig bad te kunnen nemen in hun nog warme
bloed. Maar eenmaal aangekomen op de plaats waar ze die kindertjes bijeen
hadden gedreven, zag Constantijn hoe hun moeders onder hartverscheurende kreten
en met losgeknoopte haren naar hem toe kwamen rennen. Ook hijzelf kon zijn
tranen niet bedwingen. Hij liet zijn wagen stilhouden en rechtop staande sprak hij:
"Allen hier tegenwoordig, stadhouders, commissarissen en alle anderen,
luistert naar mij! Het Romeinse volk dankt zijn waardigheid aan het mededogen
dat ons altijd eigen is geweest. Het is dan ook vanuit dat mededogen dat we
destijds in wetten hebben laten vastleggen dat eenieder die een kind doodde, al
was het zelfs in de oorlog, de doodstraf verdiende. Wat voor een gruwel zou het
dan niet zijn, als wijzelf zouden gaan doen, wat wij nota bene aan onze
vijanden nog verbieden? Waar zou het nog goed voor zijn dat wij de barbaren
overwinnen, als wij ons zouden laten overwinnen door de barbarij? Dus ook nu
moet het mededogen overwinnen. Ik kan beter sterven en het leven van deze
onschuldige trullen sparen, dan mijn eigen leven redden dat dan voorgoed aangetast
zou zijn niet door ziekte maar door wreedheid!" Hij gelastte dus dat de
kinderen aan hun moeders moesten worden teruggegeven met cadeautjes voor elk
erbij. Met als gevolg dat die moeders, die van wanhoop huilend gekomen waren,
van blijdschap huilend weer naar huis gingen. Intussen sloot de keizer zich op
in zijn paleis, klaar om aan zijn kwaal te sterven. Maar in de daarop volgende
nacht verschenen hem de heilige Petrus en Paulus; zij spraken: "Omdat u
geweigerd hebt om onschuldig bloed te vergieten, heeft onze Heer Jezus Christus
ons naar u toegezonden om u te doen genezen. Laat Silvester voor u verschijnen;
hij houdt zich verborgen op de berg Soracte. Hij zal u een bron aanwijzen,
waarin u zich driemaal moet onderdompelen; daarmee zult u genezen blijken van
uw melaatsheid. In ruil daarvoor zult u alle afgodstempels verwoesten en de
kerken van Christus weer opnieuw openstellen; Hem alleen zult u voortaan
aanbidden." Bij zijn ontwaken zond Constantijn er onmiddellijk een aantal
lijfwachten op uit om Silvester te zoeken.
Toen deze het escorte zag
aankomen, dacht hij dat het uur van zijn martelaarschap geslagen had. Na zich
aan God te hebben aanbevolen en zijn medevluchters nog voor een laatste keer
moed in gesproken te hebben, stapte hij onverschrokken op de soldaten af.
Constantijn sprak tot hem: "Bedankt dat u gekomen bent." Daarop
vertelde hij hem zijn droom. Aan het eind vroeg hij wie toch wel die twee goden
waren die hem waren verschenen. Silvester maakte hem duidelijk dat het geen
goden waren, maar apostelen van Christus. Hij liet daarop de portretten halen
van de apostelen, en inderdaad herkende Constantijn Petrus en Paulus meteen.
Silvester liet hem nu toe tot de rijen der catechumenen ofwel
geloofsleerlingen, legde hem een zevendaagse vasten op en gaf hem de raad alle
gevangenen vrij te laten.
Toen Constantijn in het
doopwater afdaalde, werd hij omringd door een stralend licht, en eruit komend
bleek hij volkomen genezen en volkomen rein. Hij zei dat hij Christus in zijn
hemel had aanschouwd.
Toch moet dit ook dit
verhaal op legende berusten, want alles wijst erop, dat Constantijn zo lang
mogelijk heeft gewacht met dat doopsel, onder andere vanwege het feit, dat hij
als keizer maar al te vaak had te beslissen over leven en dood van mensen; dat
paste niet bij een gedoopte christen; vandaar dat hij tot op zijn sterfbed
geloofsleerling bleef en de status van catechumeen (= geloofsleerling)
aanhield.
In de zeven dagen die op zijn doop volgde, vaardigde hij een aantal behartenswaardige wetten uit.
De eerste dag verordonneerde hij dat Christus door alle Romeinen moest worden
vereerd als de ware God;
De tweede dag, dat godslastering tegen Christus zwaar zou worden gestraft;
De derde dag, dat elke wandaad aan een christen begaan, zou betekenen dat de dader daarmee automatisch de helft van zijn bezittingen zou verliezen;
De vierde dag, dat de bisschop van Rome dezelfde waardigheid en rang in het Rijk zou hebben als de keizer zelf, en dat de bisschop het recht had om overal elders bisschoppen te benoemen;
De vijfde dag, dat ieder die zijn toevlucht in een kerk zou zoeken, geen haar zou mogen worden gekrenkt;
De zesde dag, dat niemand in zijn stad of dorp een kerk zou kunnen bouwen zonder de toestemming van de plaatselijke kerkelijke overheden;
De zevende dag, dat een tiende van alle koninklijke bezittingen zou worden aangewend voor de bouw van kerken.
De achtste dag begaf de keizer zich naar de Sint-Pieterskerk en beleed daar met
luide stem zijn zonden; vervolgens nam hij een schop, en stak de eerste spade
de grond in voor de bouw van een nieuwe basiliek; vervolgens sjouwde
hij eigenhandig twaalf bakken gevuld met aarde de kerk uit om ze daar leeg te
gooien.
Hier wordt verteld over de zogeheten 'Schenking van Constantijn' (Constantinische Schenking. Deze hield in dat Keizer Constantijn uit dankbaarheid voor zijn wonderbare genezing als een knecht Silvester had binnengeleid in zijn keizerlijk paleis van Lateranen om het vervolgens aan hem te schenken. Historisch onderzoek wijst uit dat Constantijn zijn paleis schonk aan Silvesters voorganger Miltiades, meteen na zijn overwinning bij de Milvische Brug). Bovendien zou hij aan de paus de hele stad Rome ten geschenke hebben gegeven, volgens sommige documenten zelfs het gehele westerse keizerrijk. Lange tijd heeft men geloofd dat dit terug ging op historische feiten, maar de oudste documenten blijken vervalsingen uit de 8e eeuw. Deze legende werd in de middeleeuwen door de pausen van Rome gebruikt tijdens de investituurstrijd: wie heeft de uiteindelijke macht: de keizer of de paus?
[111p:724];[241p:210]
Nu nam Abjathar, de
eerste van Joodse leermeesters, het woord: 'De christenen roepen drie goden
aan: de vader, de Zoon en de heilige Geest. Waaruit zonneklaar blijkt dat zij
tegen de Wet handelen, want daarin staat: "Zie, Ik ben de Heer uw God; er
is geen andere God naast mij" (Deuteronomium 32,39). Ook beweren zij dat
Christus God zou zijn, vanwege de tekenen die Hij heeft gedaan. Welnu, ook in
onze Wet zijn er heel wat geweest die grote tekenen hebben gedaan, maar die
hebben nooit de hoogmoed gehad zich God te noemen, zoals die Christus wel doet,
die door Silvester wordt aanbeden." Daarop antwoordde Silvester: "Wij
hebben maar één God. Maar in onze ogen is Hij niet zo eenzaam dat Hij de
vreugde zou missen van het hebben van een zoon. Maar we willen uit uw eigen boeken
het bestaan van de Drievuldigheid der personen aantonen. Wij noemen God de
Vader. Daarvan spreekt ook het psalmenboek: 'Hij zal tot mij roepen: U bent
mijn vader' (Psalm 88,27). Wij noemen Hem de zoon. Daarover staat immers
geschreven: 'Gij zijt mijn zoon, die Ik heden heb verwekt' (Psalm 2,7). Wij
noemen Hem de Heilige Geest; daarover staat geschreven: 'Van de Geest die uit
zijn mond komt is de wereld met kracht vervuld' (Psalm 32,6). Ook hebben we de
meervoud van personen en de eenheid van zijn wezen in Gods woord: 'Laten wij
een mens maken naar ons beeld, die aan ons gelijk is.' Hoewel het dus drie
personen zijn, is het toch slechts één God; wij kunnen dat met een voorbeeld
verduidelijken." Daarop nam hij het purpergewaad van de keizer in de hand
en zei: "Kijk, ik maak er nu drie vouwen in." Daarop vouwde hij de
stof weer glad en zei: "Ziet u wel dat die drie vouwen nog steeds dezelfde
stof uitmaken; zo is God drievuldig en toch één wezen. Verder zei Abjathar dat
die wonderen iemand nog niet aan God gelijk maken, want er zouden er wel meer
geweest zijn die wonderen hebben verricht, zonder dat ze zich God noemden,
zoals Christus wel heeft gedaan. Maar daarmee heeft Hij zich juist wel als God
geopenbaard. Want telkens als er waren die grote tekenen verrichtten, dan heeft
Hij dat niet willoos ondergaan, integendeel, Hij heeft ze ervoor gestraft,
zoals Dathan en Abiron (Numeri 16) en nog vele anderen. Hoe zou Christus zich
dan ten onrechte God kunnen noemen? In dat geval zou God Hem toch met zijn
toorn hebben weten te vinden. Maar integendeel: zijn kracht werkte aldoor in
Hem." Daarop spraken de rechters als oordeel uit: "Het is duidelijk
dat Abjathar door Silvester is overwonnen. Immers ook het verstand leert, dat
Christus geen doden ten leven had kunnen wekken, als Hij zich alleen maar God
had genoemd, zonder het inderdaad ook te zijn."
Toen Abjathar zich
overwonnen zag, stond de tweede leermeester op, Jonas geheten en zei:
"Abraham kreeg van God de opdracht dat hij zich moest laten besnijden
tezamen met zijn zonen; dat werd hem als gerechtigheid aangerekend jegens God.
Wie dus niet besneden is, is ook niet gerechtvaardigd." Daarop antwoordde
Silvester: "Wij weten dat Abraham aan God behaagde en Gods vriend genoemd
werd, ook nog voordat hij besneden was. Daaraan kun je zien dat het niet de
besnijdenis was waardoor hij gerechtvaardigd werd, maar zijn geloof in een
leven van gerechtigheid. Want hij ontving die besnijdenis immers niet om
geheiligd te worden, maar als teken van onderscheid." Op die manier werd
hij dus overwonnen.
Toen stond de derde op;
die heette Godolias, en zei: "Hoe kan jullie Jezus nou toch God zijn: Hij
is geboren, door de duivel verzocht, verraden, uitgekleed, met gal gelaafd,
vastgebonden en begraven? Dat soort dingen horen toch helemaal niet bij God?"
Daarop antwoordde Silvester: "Alles wat onze God heeft doorgemaakt, wordt
in jullie eigen boeken van tevoren aangekondigd. Van zijn geboorte zegt Jesaja:
'Zie, een maagd zal ontvangen en een zoon baren...' (Jesaja 7,14). Van zijn
bekoring spreek Zacharja: 'Ik zag Jezus, de hogepriester, voor de engel staan,
terwijl de satan stond aan zijn rechterhand om hem tegen te werken' (Zacharja
3,1). Over zijn verraad horen we David in de psalmen: 'Wie mijn brood gegeten
heeft, treedt mij tegemoet met verraad in de zin' (Psalm 40,10). Over zijn
ontkleding staat daar ook: 'Zij hebben mijn kleren onder elkaar verdeeld en er
het lot over geworpen' (Psalm 21,19). Over de bittere drank: 'Mijn spijzen
hebben ze met gal gemengd en toen ik dorst had, hebben zij mij azijn te drinken
gegeven' (Psalm 68,22). Over de gevangenname zegt Ezra: 'Jullie hebben mij
vastgebonden, alsof ik niet de vader was die jullie verlost heeft uit
Egypteland; jullie hebben mij luidkeels aangeklaagd voor de rechter en mij
vernederd, terwijl ik aan het hout hing, en jullie hebben mij verraden.' Over
zijn begrafenis zegt Jeremia: 'Door zijn begrafenis zullen de doden
opstaan'." Hierop zweeg Godolias stil: hij wist er niets op te zeggen. Men
was dus van oordeel dat ook hij overwonnen was.
Toen stond de vierde op,
Annas geheten, met de woorden: "Alwat onze profeten over anderen hebben
gezegd, betrekt Silvester op zijn Christus. Hij moet maar eens bewijzen dat het
inderdaad allemaal op die Christus sloeg." Daarop antwoordde Silvester:
"Zoekt u maar eens een ander die uit een maagd werd geboren, met gal
gedrenkt, met doornen gekroond, gekruisigd, gestorven, begraven, uit de doden
opgestaan en ten hemel opgevaren is." Toen merkte Constantijn op:
"Als hij inderdaad geen ander vinden kan, dan is hij overwonnen." Zo
moest Annas zich gewonnen geven, want hij kon inderdaad niemand anders noemen.
Toen stond de vijfde op,
Doeth, met de woorden: "Als uw Christus van David afstamt en heilig is,
zoals u beweert, waarom moest hij dan gedoopt worden, alsof hij nogmaals geheiligd
moest worden?" Daarop antwoordde Silvester: "Zoals de besnijdenis een
einde vond in zijn besnijdenis, zo vond onze doop in de zijne een heilig begin.
Hij is dan ook niet gedoopt met de bedoeling zelf nog heilig te worden, maar om
ons heilig te maken." Daarop deed Doeth er het zwijgen toe. En Constantijn
merkte op: "Hij zou niet zwijgen, als hij er nog iets tegenin zou weten te
brengen.
Toen sprak Chusi, de
zesde: "Wij zouden graag zien dat Silvester ons eens uitlegt waarom het
juist een maagd moest zijn die Christus voortbracht." Silvester
antwoordde: "De moeder van de eerste mensen was de aarde; op dat moment
was zij nog rein en maagdelijk, want op dat moment had zij zich nog niet
geopend om het bloed van mensen op te nemen, en was zij nog niet vervloekt door
het dragen van doornen; ook was er nog mens in haar begraven, of was zij al aan
de slang te vreten gegeven. Zo moest ook de tweede Adam uit de maagd Maria
geboren worden. Immers, zoals de slang de zoon van de ene maagd had overwonnen,
zo moest ze door de ander overwonnen wórden. In het paradijs had zij Adam
overwonnen, in de woestijn bekoorde zij Christus; zij had Adam overwonnen met
eten, zo moest door Christus overwonnen worden door vasten." Op die manier
dolf ook Chusi het onderspit.
Toen sprak de zevende,
die Benjamin heette: "Hoe kan Christus Gods zoon zijn: hij werd immers
door de duivel bekoord om in zijn honger van stenen brood te maken; en hij werd
op de tinnen van de tempel gebracht om er de duivel te aanbidden." Daarop
antwoordde Silvester: "De duivel behaalde de overwinning doordat Adam naar
hem luisterde en at; zo moest Christus de vijand overwinnen door te vasten en
geen acht te slaan op zijn woorden. Maar u moet goed begrijpen dat Christus
niet werd bekoord in zijn goddelijkheid, maar in zijn menselijkheid. Drie maal
werd hij bekoord, omdat hij zo op ons zou lijken, ons van de bekoringen zou
verlossen en ons zou aantonen hoe je bekoringen overwint. Want het gebeurt maar
al te vaak dat de mens de vijand overwint door zelfbeheersing en dat hij het
dan weer probeert met wereldse eer en daarna met zucht tot macht en
heerschappij. Hier heeft Christus de duivel overwonnen en ons daarmee een
voorbeeld gegeven hoe ook wij de overwinning moeten behalen."
Daarna stond Aroël op, de
achtste leermeester, met de woorden: "Wij weten dat God het
allervolmaaktste wezen is en niets nodig heeft. Waarom zou Hij het dan nodig
gehad hebben om in Christus geboren te worden? Bovendien waarom wordt jullie
Christus Het Woord genoemd? Het is trouwens ook duidelijk waarom God nooit
vader kon heten, voordat Hij een zoon had. Dus als Hij pas daarna Christus'
vader kan worden genoemd, moet je concluderen dat Hij dus toch veranderlijk
is...?" Daarop antwoordde Silvester: "De Zoon is uit de Vader geboren
vóór alle tijden, dus voordat hij alle schepselen uit het niets tevoorschijn
riep. Hij is in de tijd geboren om degenen die verloren waren, terug te
brengen. Hij had ze met een enkel woord van Hem terug kunnen brengen; hij
verloste ze echter door zijn lijden en dat krachtens zijn menszijn, want zijn
goddelijkheid kon niet lijden. Het is dan ook niet een onvolmaaktheid, maar
juist een volmaaktheid van zijn god-zijn, dat Hij niet lijden kan. We noemen de
Zoon van God het Woord, omdat de profeet zegt: 'Mijn hart bracht een goed woord
uit' (Psalm 44,02). God is altijd vader geweest, want ook de Zoon bestaat van
eeuwigheid: de Zoon is zijn Woord, zijn wijsheid en zijn kracht. Zijn Woord,
omdat er staat geschreven: 'Mijn hart bracht het woord uit'; zijn wijsheid,
want er staat geschreven: 'Ik ben uit de mond van de allerhoogste voortgekomen;
en ik ben geboren vóór alle schepselen uit' (Jezus Sirach 24,05); zijn kracht,
want er staat geschreven: 'Voor de waterbronnen ontsprongen en voor de bergen
werden gegrondvest, werd ik geboren' (Spreuken 08,24). Omdat de Vader van
eeuwigheid af niet zonder zijn Woord, zijn wijsheid en zijn kracht is geweest,
kan Hij die naam toch niet pas in de tijd ontvangen hebben?"
Toen stond Jubel op, de
negende leermeester: "Het huwelijk is door God niet vervloekt of verboden;
waarom laten jullie je God dan niet binnen een huwelijk geboren worden? Willen
jullie toch het huwelijk onderwaarderen? En anderzijds: hoe kan de almachtige
bekoord worden? Hoe kan Hij lijden, als Hij alle kracht is? Hoe kan Hij
sterven, als Hij het leven zelf is? Trouwens, je schotelt ons ook twee zonen
voor: één die door God wordt voortgebracht en een andere die door de maagd
wordt voortgebracht. En hoe moet ik me dat voorstellen: dat de menselijkheid
lijdt, maar de goddelijkheid, waarmee zij is verenigt, niet?" Silvester
antwoordde: "Wij prijzen de maagdelijke geboorte niet, omdat wij het
huwelijk zouden onderwaarderen, maar omdat het gezond verstand het ons leert.
Het huwelijk wordt trouwens helemaal niet versmaad, maar juist integendeel
geëerd doordat de maagd die Christus voortbracht, inderdaad uit een huwelijk is
voortgekomen. Christus werd bekoord, opdat Hij daardoor alle bekoringen van de
duivel zijn kracht zou doen verliezen. Hij leed opdat Hij door zijn lijden aan alle
pijn een eind zou maken. Hij stierf opdat hij daardoor de macht van de dood
teniet zou doen. Gods enige zoon is in Christus; juist zoals de ware Zoon van
God onzichtbaar is, zo is Christus zichtbaar. Wat goddelijk aan Hem is, is
onzichtbaar; het menselijke is zichtbaar. Dat zijn mensheid het lijden kon
ondergaan, zonder dat zijn goddelijkheid daardoor werd aangetast, wil ik laten
zien aan de hand van het voorbeeld van het purper van de keizer hier. Eigenlijk
is het wollen stof waar het bloed aan toegevoegd wordt: dat geeft die purperen
kleur. Maar wat werd er nu eigenlijk met mensenhanden bereid en in draden
gesponnen; wat werd er uiteindelijk gedraaid en gespannen? De kleur van de
keizerlijke waardigheid of dat wat de wollen stof was voordat het purper werd?
Welnu, de wollen stof is de mens, de purperen kleur is God, die wel degelijk
bij het lijden aanwezig was, aan het kruis genageld, maar toch aan het lijden
niet ten onder ging."
Toen sprak Thara, de
tiende leermeester: "Die gelijkenis klopt niet, want de kleur lijdt met de
wollen stof mee." Alle aanwezigen ontkenden dat, maar Silvester
antwoordde: "Luister dan nog naar een ander voorbeeld. Er staat een boom
in de volle zonneschijn. Wat men die boom nu ook verder voor pijnlijks aandoet
met hakken of slaan, dat doet aan die zonneschijn niets af. Zo is het ook met
mijn God: hoeveel hij ook in zijn menselijkheid lijdt, dat maakt voor de
helderheid van de goddelijke zonneschijn niets uit: die blijft puur en rein en
onaangetast door alle lijden."
voorspeld, waar komt dan
al die spot, dat lijden en die dood vandaan?" Daarop antwoordde Silvester:
"Hij heeft honger geleden opdat Hij ons te eten zou geven; Hij heeft dorst
gekend, opdat hij ons in onze dorheid levend water in overvloed zou geven; Hij
werd bekoord opdat wij daardoor van de aanvechtingen van de duivel verlost
zouden worden; hij werd gevangen genomen, opdat wij daardoor uit de
gevangenschap van de duivel bevrijd zouden worden; Hij werd bespot opdat wij
niet meer ten offer zouden vallen aan de bespottingen van de boze geesten; Hij
werd vastgebonden, opdat wij uit de banden van de eeuwige vervloeking zouden
worden losgemaakt; Hij werd vernederd, opdat wij door Hem verheven zouden
worden; Hij werd naakt uitgekleed opdat wij de naaktheid van de zondeval met de
mantel van zijn liefde bedekt zou worden; Hij werd met doornen gekroond, opdat
wij de rozen van het verloren paradijs weer terug zouden krijgen; Hij werd aan
het hout gehangen opdat Hij daardoor de boze begeerten zou weten te verdrijven
die ook bij het hout was begonnen; Hij werd met gal en azijn gedrenkt, opdat
Hij ons naar het land van melk en honing zou geleiden waar hij de zoetvloeiende
bronnen voor ons zou doen stromen; Hij heeft de dood ondergaan, opdat wij
daardoor onsterfelijk zouden worden; Hij werd begraven, opdat Hij daardoor de
begrafenis van de zaligen zou zegenen; Hij is uit de dood opgestaan, opdat Hij
aan de doden het leven terug zou kunnen geven; Hij is ten hemel opgestegen,
opdat Hij voor ons de poort van de hemel zou ontsluiten; Hij zit aan de
rechterhand van God, opdat Hij daar de gebeden van de gelovigen zal kunnen
verhoren."
Toen Silvester aldus
uitgesproken was, overlaadden de keizer, de rechters en zelfs de Joden hem met
complimenten.
Toen stond Zambri op, de
twaalfde leermeester en sprak met grote tegenzin: "Gij, wijze rechters,
het verbaast mij dat u al deze leugenachtigheden wenst te geloven en dat u
aldus suggereert dat Gods almacht in woorden zou zijn vast te leggen. We zullen
de woorden laten rusten en ons met de werken bezighouden. Dwazen zijn het die
aan de gekruisigde geloven, want ik ken de Naam van de almachtige God. Die is
zo groot en van kracht vervuld, dat zelfs de stenen niet in staat zijn Hem te
verdragen; ja er is zelfs geen enkel schepsel dat Hem uit kan houden. Ik wil
laten zien dat het waar is wat ik zeg. Breng een wilde stier hier. Die zal
meteen dood neervallen op het moment dat ik hem de Naam in het oor fluister."
Daarop zei Silvester: "En hoe kon u dan die naam in u opnemen zonder toe
te horen?" Daarop antwoordde Zambri: "Dat geheim zult u als
jodenvijand nooit te horen mogen krijgen." Daarop werd er een wilde stier
aangevoerd. Honderd sterke mannen konden hem maar ternauwernood in bedwang
houden. Zambri fluisterde hem een woord in het oor; daarop zette die stier het
op een brullen, begon met zijn ogen te rollen en viel dood neer. De Joden
kraaiden victorie en lachten Sint Silvester uit, maar die zei: "Dat was niet
de Godsnaam, maar de naam van de allerergste duivel. Mijn Heer Jezus Christus
kan meer als levende wezens doden; Hij kan de doden weer levend maken. Want
doden zonder weer levend te maken, dat kunnen leeuwen, slangen en ale andere
wilde beesten ook. Als hij daarom wil dat ik werkelijk geloof dat het Gods naam
was die hij heeft uitgesproken, laat hij dan die naam nog eens uitspreken en de
stier aldus weer levend maken. Want van God staat geschreven: 'Ik dood en maak
weer levend' (Deuteronomium 32,39). En als hij die stier niet meer levend kan
maken, dan moet het zonder enige twijfel wel de naam van een duivel geweest
zijn; want de duivel kan wel doden, maar niet weer ten leven wekken." Nu
drongen de rechters er bij Zambri op aan dat hij de stier weer tot leven zou
brengen. Maar die zei: "Laat Silvester hem maar levend maken in naam van
Jezus de Galileeër. Dan zullen wij allemaal in Christus geloven. Maar wij
denken dat hij eerder vleugels krijgt en kan vliegen dan dat hij dit kunststuk
kan volbrengen." In die geest spraken ook de andere joden: dat zij gelovig
zouden worden, als hij de stier weer tot leven zou brengen. Toen sprak
Silvester een gebed, boog zich naar het oor van de stier en sprak: "Gij,
naam van vloek en dood, ik gelast u in naam van Jezus Christus dat u uit hem
gaat, en in dezelfde naam gelast ik u, stier hier, dat u opstaat en rustig
terug gaat naar uw kudde!" Toen stond die stier op en ging volkomen tam en
zachtaardig daar vandaan.
Dat maakte keizerin
Helena gelovig, alsmede de joden, de rechters en al het aanwezige volk met
haar.
Een paar dagen later
kwamen een paar afgodspriesters aan Constantijn zeggen: "Heilige Keizer,
een eind verderop zit er een draak in een kuil. Sinds u tot het christelijk
geloof bent overgegaan, doodt hij elke dag wel meer dan driehonderd met zijn
adem." De keizer liet dit weten aan Silvester; deze gaf hem ten antwoord:
"Uit naam van Christus verbied ik hierbij aan die draak nog enig kwaad te
doen." Die priesters beloofden zich tot Christus te bekeren, als het waar
was. Nu begaf Silvester zich in gebed. Daarin verscheen hem de Heilige Geest
met de woorden: "Ga onmiddellijk naar die kuil en daal er onbevreesd in af
met nog twee priesters, en als je tegenover dat ondier staat, voeg hem dan deze
woorden toe: 'Jezus de Heer, geboren uit een maagd, gekruisigd en begraven,
opgestaan en gezeten aan de rechterhand van de Vader zal eens hier komen om te
oordelen levenden en doden. Dus moet jij Satan, hier wachten totdat Hij komt.'
Dan moet je zijn bek met een touw dichtsnoeren; je legt hem aan de ketting met
een ring waarop het teken van het kruis staat afgebeeld. Daarna kom je bij mij
terug om het brood te eten dat ik voor je heb klaargemaakt.
Silvester daalde dus met
zijn twee priesters de 150 treden af in de kuil. Zij hadden twee lantaarns bij
zich. Hij sprak de woorden uit die de Heilige Geest hem had ingegeven, en
snoerde hem de bek die blies en floot van razernij. Tenslotte legde hij hem aan
de ketting zoals de bedoeling was. Toen hij de kuil weer uitkwam, trof hij daar
de twee tovenaars die hem waren gevolgd om te zien of hij echt wel op de draak
af durfde te gaan. Zij lagen halfdood op de grond, verzengd als ze waren door
de ziekmakende adem van het monster.
In deze legende weerspiegelen zich de antijoodse gevoelens die onder de christenen van de middeleeuwen wijd verbreid waren.
De discussie spitst zich toe op het geloofsstuk van de verrijzenis,
verzinnebeeld in de wederopstanding van de stier.
De heilige bracht ze tot
het leven terug en nam ze gezond en wel met zich mee. Die bekeerden zich meteen
evenals trouwens een grote menigte.
Toen de gelukzalige
Silvester uiteindelijk zijn einde voelde naderen, gaf hij zijn geestelijken
drie waarschuwingen mee: hij waarschuwde ze dat ze elkaar lief moesten hebben,
dat ze hun kerken met wijsheid moesten besturen en dat ze hun kudden moesten
behoeden voor de beet van de wolf. Daarop stierf hij in de Heer. Dat was in het
jaar 320.
Meestal ziet men in zo'n verderfelijke monster het heidendom dat vele mensen doodt; dat ze weer ten leven worden gewekt duit dan op hun bekering tot het christendom[108p:468].
[183]
Verering & Cultuur
Hij ligt begraven in de San Silvestro in Capite te Rome. Deze kerk had hij zelf
laten bouwen boven de catacomben van Priscilla.
Tezamen met Martinus van
Tours († 397; feest 11 november) behoort hij tot de eerste niet-martelaren die
toch als heiligen worden vereerd [126]. Sommigen menen zelfs dat zijn
feest al vaststaat in het jaar 354 [109]. Het is historisch zeker dat
hij door de gelovigen al vanaf de 5e eeuw als heilige wordt vereerd. In
Zuid-Duitsland vinden we daarvan de eerste sporen aan het eind van de 11e eeuw:
het rechter zijaltaar van de kerk te Bamberg werd onder meer aan Sint Silvester
toegewijd. Ongeveer in dezelfde tijd wordt hij ook uitdrukkelijk genoemd bij de
heiligen aan wie een zijaltaar wordt toegewijd in klooster Hirsau
(Schwarzwald). In de loop van de 12e eeuw is er een Duitstalige uitgave van
zijn legende voorhanden [132/2p:24.26.108]. Uit de afbeeldingen
hierna blijkt dat zijn verering zich uitstrekt over heel Europa: Italië,
Frankrijk, (Zuid-)Duitsland; in het verdwenen Zeeuwse plaatsje Nieuwlande zijn
bedevaartsinsignes gevonden waaruit blijkt dat men speciaal naar het
Zuid-Belgische Mesen trok om er de voorspraak van Sint Silvester in te roepen.
Hij wordt afgebeeld als
paus (ruimvallend gewaad en met tiara = driekroon); er wordt hem een scherm
boven het hoofd gehouden. Een boek in zijn handen wijst op het pauselijk
leergezag. In de middeleeuwen is hij een grijsaard met een baard; in de
Renaissance juist zonder baard, een enkele keer zelfs jeugdig. Vaak in
gezelschap van een stier, natuurlijk vanwege de legende. Soms wel met een draak
of slang die met zijn giftige adem talloze mensen doodt, ook dat natuurlijk
vanwege de legende. Een enkele keer met een engel of met een olijftak (=
symbool van de vrede: duidt op de vrede die de kerk sinds Constantijn en
Silvester genoot)[103;107;108]. De hierboven vertelde Silvesterlegende
staat in zijn geheel afgebeeld in de kapel van San Silvestro die zich bevindt
in de kerk van de Quattro Coronati (de zogeheten Vier Gekroonde Martelaren) te Rome.
Hij is patroon van de
huisdieren en wordt aangeroepen voor een goede oogst. Vanwege het feit dat hij
vooral in Rome vele kerken heeft doen bouwen wordt hij (met name in Frankrijk)
vereerd als patroon van de metselaars en de steenhouwers [216p:25]. Omdat
zijn feestdag op oud en nieuw valt, is oudjaar naar hem genoemd:
'Silvesteravond' en wordt zijn voorspraak ook gevraagd voor een gelukkig
nieuwjaar.
In Mâcon kent men het volgende rijmpje (plaatselijk dialect):
'Y est aujourde la Saint-Sylvestre
Que l'bon Dieu protège v'té bêtes
La volaille du renat
La cornette si vous piat.'
[Sint Silvester is't vandaag;
dat God uw vee behoede graag
geen vos een kip verschalkt
je man niet achter rokken zwalkt]
In het oude Bourgondië
kende men trouwens vele gebruiken. Zo werkte men niet op Sint Silvester te
Jouvençon; anders kreeg je een misoogst, of kon je gebeten worden door een
slang en blind worden. Op sommige plaatsen hield men op Sint- Silvester een
bedevaart om zegen over het vee af te smeken. Ook trok men hier en daar tegen
middernacht naar het kerkhof; daar knielde men neer en bad er om de bescherming
van het vee.
In Chalon-sur-Saône
vereerde men in een zijkapel van de hoofdkerk een belangrijke relikwie van Sint
Silvester; het betrof hier een arm van de heilige. Men vertelt dat de heilige
bisschop Lupus (of Loup, gestorven ca 610!) al bij die relikwie 's nachts had
gebeden en gewaakt [300p:363].
Ook in het Duitse
taalgebied kent men bedevaarten, waarbij Silvester aangeroepen wordt om
genezing of bescherming van het vee te verkrijgen. Op sommige afbeeldingen ziet
men een complete parochiegemeenschap op het moment dat er in de omgeving een
besmettelijke ziekte onder het vee was uitgebroken, op bedevaart; mannen en
vrouwen gescheiden, zoals toen gebruikelijk was. Links van Maria zien we Sint
Leonardus, o.a. patroon van de paarden, en rechts Sint Silvester.
Toen sprak Sileon, de
elfde leermeester: "Als het waar is wat de profeten van uw Christus hebben
In Schiltach
(Schwarzwald) wordt tot op de dag van vandaag in de oude-jaarsnacht de
Silvester-ommegang gehouden. Na de kerkdienst bij de afsluiting van Oudjaar
lopen de gelovigen, gewapend met lampjes en lantaarns, in processie naar het
marktplein. Daar wordt een lofzang 'Nun danket alle Gott' gezongen. Vervolgens
trekt men naar de pastorie, waar men nog een lied zingt: 'Ehre sei jetzt und
mit Freude'. Daarna houdt de pastoor een korte toespraak. Tenslotte gaat men
gezamenlijk naar het gemeentehuis, waar de burgemeester zijn nieuwjaarsrede
houdt. In Westhausen verzamelen zich in de Silvesternacht een paar honderd
ruiters en houden een Silvesterrondrit [229p:678].
Weerspreuk(en)
'Is Silvesternacht vriezig en klaar,
wijst dit op een goed nieuw jaar.'
'Silvester Wind und warme
Sonn'
wirft jede Hoffnung in de Born.' [213]
[Silvester zon met wind
slaat hoop de bodem in]
'Silvesterwind met
morgenzonneschijn
geeft zelden goede wijn.' [214]
'Silvesters Nachtwind und
Morgensonn'
verdirbt die Hoffnung auf Wein und Korn.' [213]
[Silvesternacht met wind en 's morgens zon,
geen hoop op graan en wijn in de ton]
'Sint Silvesterwind met
zonneschijn,
geeft zelden goede wijn.'[213]
'Wind in der
Silvesternacht,
wenig Hoffnung aufs Jahr gemacht' [ 213]
[Waait met Silvesternacht de wind
maakt dat je 't komend jaar hooploos vindt]
Bronnen
[000»bk:Cowie:62; 000»bk:Pausen:22; 000»jrb; 101a; 109p:835(vig).817; 111p:725;
111a; 122; 126; 132; 133p:292; 141»01.02; 157p:30.31; 158p:46; 183»12.31;
191p:261.264; 192p:69; 200/2»12.31; 226p:418; 241p:210(door keizer gediend);
256p:173(593); 268p:172; 291; 293p:250; 297p:141; 300p:362.492; 305p:28; 328p:133(†
onstantijn); 332p:40; Dries van den Akker s.j./2007.12.09]
© A. van den Akker
s.j. / A.W. Gerritsen
SOURCE : https://heiligen-3s.nl/heiligen/12/31/12-31-0335-silvester.php












