lundi 31 décembre 2012

Saint SYLVESTRE I, Pape et confesseur

Statua di San Silvestro, sulla chiesa di San Silvestro, Pisa

San Silvestro (pope Sylvester I) statue, over the Church of San Silvestro, Pisa



Saint Sylvestre Ier

Pape (33e) de 314 à 335 (+ 335)

ou Silvestre.

Il fut le premier pape de la paix constantinienne. Il est souvent accusé d'avoir été trop effacé dans ses interventions, ne venant ni au concile d'Arles (314), ni au concile de Nicée (325) mais il les confirma par ses légats.

Ces réticences avaient peut-être pour raison qu'ils n'étaient pas convoqués par le Pape lui-même, mais par l'empereur Constantin. Il fut très respectueux de l'autonomie des Eglises orientales. Il entreprit de grands travaux dans la Rome impériale.

C'est sous son pontificat que Constantin fait édifier la basilique Saint-Jean de Latran, la basilique de Sainte-Croix de Jérusalem, la basilique de Saint-Paul hors les Murs, la basilique de Saint Laurent. Saint Silvestre intervient pour le mobilier liturgique, les ornements. Il aménagea les catacombes.

Il eut la tâche d'organiser l'Église dans une société enfin pacifiée. Il est un fait indéniable : il reste l'un des premiers confesseurs non martyrs dont le culte fut établi très tôt à Rome.

- vidéo de la webTV de la CEF: Qui est Sylvestre?

Mémoire de saint Silvestre Ier, pape qui dirigea saintement l'Église durant de longues années à l'époque où l'empereur Constantin fit construire les basiliques vénérables et où le Concile de Nicée acclama le Christ Fils de Dieu. Il fut mis au tombeau en ce jour, en 335, à Rome, au cimetière de Priscille sur la nouvelle voie Salarienne.

Martyrologe romain

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/339/Saint-Sylvestre-Ier.html

Papa Silvestro I

Sylvestre Ier et Constantin Ier, fresque de la Basilique des Quatre-Saints-Couronnés, XIIIe siècle.

Ambito romano, San Silvestro riceve in omaggio da Costantino le insegne imperiali (1246 - 1254), affresco; RomaComplesso monumentale dei Santi Quattro Coronati

Fresko: Silvester bekommt von Konstantin die Papstkrone und einen Schimmel überreicht, 1246, im Silvester geweihten Oratorium an der Kirche Santi Quattro Coronati in Rom


Saint Sylvestre

Pape

(280-335)

Saint Sylvestre eut Rome pour patrie. Quand il fut en âge de disposer de sa fortune, il se plaisait à donner l'hospitalité aux chrétiens étrangers qui passaient à Rome; il les menait à sa demeure, lavait leurs pieds, leur servait à manger, enfin leur donnait, au nom de Jésus-Christ, tous les soins de la plus sincère charité.

Il vint, un jour, à Rome, un illustre confesseur de la foi, nommé Timothée d'Antioche. Personne n'osait le recevoir; Sylvestre s'en fit un honneur, et, pendant un an, Timothée prêchant Jésus-Christ avec un zèle incroyable, recevait chez lui la plus généreuse hospitalité. Cet homme héroïque ayant conquis la palme du martyre, Sylvestre déroba ses précieux restes et les ensevelit à la faveur de la nuit. Mais lui-même fut bientôt traduit devant le tribunal du préfet, comme recélant les trésors du martyr: "Timothée, répondit-il, ne m'a laissé que l'héritage de sa foi et de son courage."

Le préfet le menaça de la mort et le fit jeter en prison; mais Sylvestre, en le quittant, lui dit: "Insensé, c'est toi-même qui, cette nuit, vas rendre compte à Dieu." Le persécuteur avala une arête de poisson et mourut, en effet, dans la nuit. La crainte des châtiments célestes adoucit les bourreaux et l'héroïque jeune homme fut rendu à la liberté. Cette belle conduite de Sylvestre le fit appeler au diaconat par le Pape saint Melchiade, dont il devait être l'éminent successeur.

Son long pontificat de vingt et un ans, célèbre à divers titres, l'est surtout par le concile de Nicée, le Baptême de Constantin et le triomphe de l'Église. Le Baptême de Constantin est reporté à une époque plus tardive par de nombreux auteurs; mais des témoignages non moins nombreux et non moins sérieux placent le Baptême de ce grand empereur sous le règne de saint Sylvestre, et le Bréviaire romain confirme cette opinion.

Constantin, encore païen et peu favorable aux chrétiens, dont il ignorait complètement la doctrine, fut atteint d'une sorte de lèpre qui lui couvrit tout le corps. Une nuit, saint Pierre et saint Paul, éclatants de lumière, lui apparurent et lui ordonnèrent d'appeler le Pape Sylvestre, qui le guérirait en lui donnant le Baptême. Le Pape, en effet, instruisit le royal néophyte et le baptisa. Le règne social de Jésus-Christ commençait; la conversion de Constantin allait avoir pour heureuse conséquence celle de l'univers.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_sylvestre.html

Saint Sylvestre, pape

Sylvestre, fils du prêtre Rufin, était un romain, mais ses origines sont obscurcies par toutes sortes de légendes. Sa mère, Justa, confia son éducation au prêtre Cyrinus. Il n’est pas douteux qu’il s’est bien conduit pendant la persécution de Dioclétien (284-305), ce qui lui a valu le titre de « très glorieux. » Il pratiqua l'hospitalité avec le plus grand courage en hébergeant un chrétien d’Antioche, Timothée, qui après avoir fait beaucoup de conversions fut décapité sur l'ordre du préfet de la ville, Tarquinius ; Sylvestre emporta le corps du martyre et, avec le pape Miltiade, il l'ensevelit près du tombeau de saint Paul, dans le jardin d'une pieuse dame, Théona. Tarquinius fit alors arrêter Sylvestre, le somma de livrer les biens de Timothée et d'apostasier. Sylvestre refusa et fut envoyé en prison d’où il fut libéré après que Tarquinius se fut étranglé avec une arête de poisson. Le pape Miltiade l'ordonna prêtre.

Elu à la succession de Miltiade, Sylvestre fut pape pendant près de vingt-deux ans (du 31 janvier 314 au 31 décembre 335) sous le règne de Constantin le Grand (306-337), gouvernant l’Eglise à l’époque où elle passait de la persécution au pouvoir ; cependant, il semble n’avoir joué qu’un rôle insignifiant dans les grands événernents en cours. Il eut la satisfaction de voir l'Eglise de Rome enrichie et embellie par les largesses impériales auxquelles on doit de grands édifices comme la Basilique Constantinienne (plus tard Saint-Jean-du-Latran) avec son baptistère, et les basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul.

Le pape Sylvestre organisa parfaitement le service des pauvres. Un évêque de Pamphilie, Luphronius ou Euphrosynus, vint à Rome ; ses discours et ses gestes donnèrent à Sylvestre l'occasion de divers règlements : il prescrivit aux prêtres et aux diacres de porter le colobium, tunique flottante et sans manches ; il ordonna de remplacer le nom des dieux que portaient les jours par les numéros des féries, il fit des dimanches et des jeudis des jours de fête, des mercredis, vendredis et samedis des jours de jeûne. Aux Grecs qui s'étonnaient de cette ordonnance, il rétorqua que le jeudi était le jour de l'Ascension et de l’institution de l'Eucharistie et que, puisque chaque dimanche commémorait la Résurrection, chaque samedi devait rappeler le séjour du Christ au tombeau.

Saint Sylvestre mourut à un âge avancé et fut enterré dans le cimetière de Sainte-Priscille sur la Via Salaria (31 décembre 335).

SOURCE : http://missel.free.fr/Sanctoral/12/31.php

Saint Pape Silvestre 

Au deuxième nocturne.

Quatrième leçon. Silvestre était romain, et son père se nommait Rufin. Dès sa jeunesse, il eut pour maître le Prêtre Cyrinus, dont il imita parfaitement la science et les mœurs. Tant que sévit la persécution, il demeura caché sur le mont Soracte ; mais à l’âge de trente ans, il fut ordonné Prêtre de la sainte Église romaine, par le Pontife Marcellin. Comme il s’acquittait de cet office d’une manière digne de toute louange, surpassant tous les autres clercs, il fut, dans la suite, choisi pour succéder au Pape Melchiade, sous l’empereur Constantin, qui venait d’accorder, par une loi la paix à l’Église du Christ. Dès qu’il eut pris en main le gouvernement de l’Église, il encouragea fortement Constantin (illustre déjà par l’apparition d’une croix dans le ciel et par sa victoire sur le tyran Maxence), à protéger et à propager la religion chrétienne. Comme une vieille tradition de l’Église romaine le rapporte, il lui fit reconnaître les portraits des Apôtres, le lava dans les eaux du saint baptême et le purifia de la lèpre de l’infidélité.

Répons du Commun

Cinquième leçon. Aussi le pieux empereur, à l’instigation de Silvestre, auquel il avait accordé la faculté de construire des temples publics pour les fidèles du Christ, confirma cette faculté de son propre exemple. Il érigea, en effet, beaucoup de basiliques : celle de Latran, dédiée au Christ Sauveur, de saint Pierre au Vatican, de saint Paul sur la voie d’Ostie, de saint Laurent dans l’Agro Verano, de la sainte Croix dans le palais Sessorianus, des saints Pierre et Marcellin et de sainte Agnès sur les voies Lavicane et Nomentane, et d’autres encore. L’empereur les orna avec splendeur d’images saintes, et les enrichit avec magnificence par les dons et les domaines qu’il leur assigna. Sous le pontificat de Silvestre fut tenu le premier concile de Nicée, où ses légats présidèrent et où Constantin assista. La sainte foi catholique y fut expliquée par trois cent dix-huit Évêques ; Arius et ses sectateurs furent condamnés. A la demande des Pères, Silvestre confirma encore ce concile dans un synode tenu à Rome, où Arius fut de nouveau condamné. Silvestre rendit beaucoup de décrets utiles à l’Église de Dieu, et qui restent connus sous son nom : à savoir, que l’Évêque seul consacrerait le Chrême ; que, dans l’administration du baptême, le Prêtre oindrait avec du Chrême le sommet de la tête du baptisé ; que les Diacres porteraient la dalmatique à l’église, qu’ils auraient sur le bras gauche le manipule de lin ; enfin que le sacrifice de l’autel ne serait offert que sur un voile de lin.

Sixième leçon. On rapporte que saint Silvestre fixa aussi, pour tous ceux qui entreraient dans les ordres, un certain temps, durant lequel ils devraient exercer successivement leur ordre dans l’Église, avant d’être élevés au degré supérieur. Il statua encore qu’un laïque ne pourrait porter d’accusation contre un ecclésiastique, et qu’un clerc ne plaiderait pas sa cause devant un tribunal séculier. Il voulut qu’à l’exception du Samedi et du Dimanche, les jours de la semaine fussent désignés sous le nom de Féries, comme on avait déjà commencé à le faire auparavant dans l’Église, pour signifier que les clercs doivent ne s’occuper absolument que de Dieu seul, se dégageant de tout ce qui est étranger à son service. La grande sainteté de Silvestre, et sa bonté envers les pauvres, répondirent constamment à cette sagesse céleste avec laquelle il gouvernait l’Église. Il pourvut à ce que les ecclésiastiques dans le besoin vécussent en commun avec ceux qui étaient riches, et à ce que l’on procurât aux vierges consacrées les ressources nécessaires pour leur subsistance. Il vécut dans le pontificat vingt et un ans, dix mois et un jour. Il fut enterré dans le cimetière de Priscille, sur la voie Salaria. En sept ordinations du mois de décembre, il ordonna quarante-deux Prêtres et vingt-cinq Diacres et consacra soixante-cinq Évêques pour divers lieux.

Au troisième nocturne. Du Commun

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Jusqu’ici, nous avons contemplé les Martyrs au berceau de l’Emmanuel. Étienne, qui a succombé sous les cailloux du torrent ; Jean, Martyr de désir, qui a passé par le feu ; les Innocents immolés par le glaive ; Thomas, égorgé sur le pavé de sa cathédrale : tels sont les champions qui font la garde auprès du nouveau Roi. Cependant, si nombreuse que soit la troupe des Martyrs, tous les fidèles du Christ ne sont pas appelés à faire partie de ce bataillon d’élite ; le corps de l’armée céleste se compose aussi des Confesseurs qui ont vaincu le monde, mais dans une victoire non sanglante. Si la place d’honneur n’est pas pour eux, ils ne doivent pas cependant être déshérités de l’avantage de servir leur Roi. La palme, il est vrai, n’est pas dans leurs mains ; mais la couronne de justice ceint leurs têtes. Celui qui les a couronnés se glorifie aussi de les voir à ses côtés.

Il était donc juste que la sainte Église, pour réunir, dans cette triomphante Octave, toutes les gloires du ciel et de la terre, inscrivît en ces jours, sur le Cycle, le nom d’un saint Confesseur qui dût représenter tous les autres. Ce Confesseur est Silvestre, Époux de la sainte Église Romaine, et par elle de l’Église universelle, un Pontife au règne long et pacifique, un serviteur du Christ orné de toutes les vertus, et donné au monde le lendemain de ces combats furieux qui avaient duré trois siècles, dans lesquels avaient triomphé, par le martyre, des millions de chrétiens, sous la conduite de nombreux Papes Martyrs, prédécesseurs de Silvestre.

Silvestre annonce aussi la Paix que le Christ est venu apporter au monde, et que les Anges ont chantée en Bethléhem. Il est l’ami de Constantin, il confirme le Concile de Nicée, il organise la discipline ecclésiastique pour l’ère de la Paix. Ses prédécesseurs ont représenté le Christ souffrant : il figure le Christ dans son triomphe. Il complète, dans cette Octave, le caractère du divin Enfant qui vient dans l’humilité des langes, exposé à la persécution d’Hérode, et cependant Prince de la Paix, et Père du siècle futur [1].

D’anciens livres liturgiques de l’Italie avaient un Office propre de saint Silvestre. Nous avons trouvé dans le Bréviaire de l’antique Église abbatiale, aujourd’hui collégiale de Sainte-Barbe, à Mantoue, le bel Office auquel nous empruntons les traits suivants, pris dans les Antiennes et les Répons dont il est composé.

Les flots des persécutions étant tombés, sous le bienheureux Silvestre, la religion du Seigneur Christ se propage dans toute l’étendue de l’empire romain.

Silvestre a pieusement administré toutes choses ; il a propagé la foi, et assuré liberté et confiance à la prédication évangélique dans cette ville à qui obéissent les royaumes.

Il a supporté beaucoup de tribulations, qui ont accru le mérite de sa vie ; il a établi beaucoup de règlements dans lesquels éclate sa science.

Silvestre était un homme saint : sa vie sur la terre était céleste ; et comme sa sainteté était insigne, il administra l’Église de Dieu avec une prudence digne du ciel.

Élu Pontife de Dieu, pour fuir la cruauté du tyran Maxence, il chercha une retraite sur le Soracte ; et de là, il priait le Seigneur de donner enfin la paix à son Église.

Pendant qu’il est ainsi caché, l’empereur Constantin, sur l’avertissement des Apôtres Pierre et Paul, le fait appeler ; Silvestre soulage et guérit dans le bain salutaire du baptême ce prince affligé de la lèpre.

Il instruit pleinement le César Constantin dans la foi du Christ, et, le premier, consacre publiquement en Église, sous le nom du Sauveur, la basilique de cet Auguste.

Tout occupé de la gloire de Dieu et du salut des hommes, Silvestre instruit le peuple des préceptes de la doctrine du salut ; il le délivre, par une merveilleuse doctrine, des atteintes du serpent plein d’artifices.

Convoquant le Synode universel de Nicée, où figure un nombre mystique de Pontifes, il renverse les machinations des hérétiques par la vertu de l’Esprit-Saint.

C’est là le saint Pontife dans les jours duquel le Christ a donné la paix à l’Église ; et l’empire romain a incliné, sous les pieds d’un prêtre, le faite sublime de son antique gloire.

O bienheureux Pontife ! Pasteur admirable de l’Église universelle, vous que le Seigneur a glorifié en présence de toutes les nations, et a élevé au-dessus du César de Rome, maintenant triomphant dans la gloire céleste, priez pour nous le Seigneur.

O lumière et splendeur éclatante ! très saint et bienheureux Silvestre, aux jours duquel la nuée des persécutions, qui menaçait le peuple fidèle, s’est dissipée, et la tranquillité de la paix a apparu, aidez-nous par vos prières ; que par elles nous jouissions éternellement du bienfait du repos.

L’Église Grecque célèbre saint Silvestre par des chants d’enthousiasme. On remarquera, dans les strophes que nous empruntons à ses Menées, qu’elle rapporte à ce grand Pontife tout l’honneur de la décision de Nicée, et qu’elle l’honore comme ayant détruit l’hérésie arienne.

Père, hiérarque, Silvestre ! Saintement illuminé de la lumière de sainteté, tu as éclairé les fidèles par la lueur de tes enseignements ; tu leur as fait adorer l’unité de nature en trois personnes, et tu as chassé les ténèbres des hérésies : c’est pourquoi, aujourd’hui, nous chantons avec joie, dans des hymnes splendides, ta brillante mémoire.

Père qui portes Dieu, Silvestre ! Visible colonne de feu, qui t’avances d’un pas sacré, à la tête de la sainte armée ; nuée dont l’ombre protège, qui fais sortir les fidèles des erreurs de l’Égypte par tes enseignements infaillibles, nous vénérons ta glorieuse et très sacrée mémoire.

Père aux paroles divines, Silvestre ! Par le torrent de tes prières, tu as arrêté et emprisonné le dragon aux mille formes. Homme admirable et sacré, tu as conduit à Dieu des multitudes de païens, tu as humilié l’audace des Juifs, opérant sous leurs yeux de grands miracles : c’est pourquoi nous t’honorons et te proclamons bienheureux.

Divinement obéissant à la loi divine, divinement orné de la science des Écritures inspirées, tu as enseigné la vérité aux sages des païens ; tu leur as appris à confesser le Christ avec le Père et l’Esprit, et à répéter : « Chantons au Seigneur, car il a fait éclater magnifiquement sa gloire. »

Hiérarque inspiré de Dieu, Silvestre notre père ! Tu as paru donnant l’onction aux Pontifes dans l’Esprit divin, et illuminant les peuples, ô homme très sacré ! Tu as mis en fuite l’erreur des hérésies, tu as fait paître le troupeau, et jaillir les eaux fertilisantes de la piété sur les moissons appelées à la connaissance de Dieu.

Par l’habileté de tes discours, tu as délié à jamais les vains nœuds de l’erreur ; ceux que l’erreur avait enchaînés, tu les as enchaînés toi-même à la divine foi, ouvrant leur âme, ô Père et bienheureux hiérarque, à l’explication des Écritures.

Tu as rendu immobile par tes prières, tu as renfermé pour jamais le serpent de malice, qui, dans son envie, infectait de son haleine ceux qui approchaient de toi, ô bienheureux ! Toi qui as imposé à la demeure des dragons le sceau de la croix, plus inviolable pour eux que les portes et les verrous.

Pontife suprême de l’Église de Jésus-Christ, vous avez donc été choisi entre tous vos frères pour décorer de vos glorieux mérites la sainte Octave de la Naissance de l’Emmanuel. Vous y représentez dignement le chœur immense des Confesseurs, vous qui avez tenu, avec tant de vigueur et de fidélité, le gouvernail de l’Église après la tempête. Le diadème pontifical orne votre front ; et la splendeur du ciel se réfléchit sur les pierres précieuses dont il est semé. Les clefs du Royaume des cieux sont entre vos mains : et vous l’ouvrez pour y faire entrer les restes de la gentilité qui passent à la foi du Christ ; et vous le fermez aux Ariens, dans cet auguste Concile de Nicée, où vous présidez par vos Légats, et auquel vous donnez autorité, en le confirmant de votre suffrage apostolique. Bientôt des tempêtes furieuses se déchaîneront de nouveau contre l’Église ; les vagues de l’hérésie viendront battre la barque de Pierre ; vous serez déjà rendu au sein de Dieu ; mais vous veillerez, avec Pierre, sur la pureté de la Foi Romaine. Vous soutiendrez Jules, vous sauverez Libère ; et, par vos prières, l’Église Romaine sera le port où Athanase trouvera enfin quelques heures de paix.

Sous votre règne pacifique, Rome chrétienne reçoit le prix de son long martyre. Elle est reconnue Reine de l’humanité chrétienne, et son empire le seul empire universel. Le fils de votre zèle, Constantin, s’éloigne de cette ville de Romulus, aujourd’hui la cité de Pierre ; la seconde majesté ne veut pas être éclipsée par la première ; et, Byzance fondée, Rome demeure eux mains de son Pontife. Les temples des faux dieux croulent, et font place aux basiliques chrétiennes qui reçoivent la dépouille triomphale des saints Apôtres et des Martyrs. Enfin, la victoire de l’Église sur le Prince de ce monde est marquée, ô Silvestre, par la défaite de ce dragon qui infectait les hommes de son haleine empoisonnée, et que votre bras enchaîna pour jamais.

Étant honoré de dons si merveilleux, ô Vicaire du Christ, souvenez-vous de ce peuple chrétien qui a été le vôtre. Dans ces jours, il vous demande de l’initier au divin mystère du Christ Enfant. Par le sublime symbole qui contient la foi de Nicée, et que vous avez confirmé et promulgué dans toute l’Église, vous nous apprenez à le reconnaître Dieu de Dieu, Lumière de Lumière, engendré et non fait, consubstantiel au Père. Vous nous conviez à venir adorer cet Enfant, comme Celui par qui toutes choses ont été faites. Confesseur du Christ, daignez nous présenter à lui, comme l’ont daigné faire les Martyrs qui vous ont précédé. Demandez-lui de bénir nos désirs de vertu, de nous conserver dans son amour, de nous donner la victoire sur le monde et nos passions, de nous garder cette couronne de justice à laquelle nous osons aspirer, pour prix de notre Confession.

Pontife de la Paix, du séjour tranquille où vous vous reposez, considérez l’Église de Dieu agitée par les plus affreuses tourmentes, et sollicitez Jésus, le Prince de la Paix, de mettre fin à de si cruelles agitations. Abaissez vos regards sur cette Rome que vous aimez et qui garde si chèrement votre mémoire ; protégez, dirigez son Pontife. Qu’elle triomphe de l’astuce des politiques, de la violence des tyrans, des embûches des hérétiques, de la perfidie des schismatiques, de l’indifférence des mondains, de la mollesse des chrétiens. Qu’elle soit honorée, qu’elle soit aimée, qu’elle soit obéie. Que la majesté du sacerdoce se relève ; que la puissance spirituelle s’affranchisse, que la force et la charité se donnent la main ; que le règne de Dieu commence enfin sur la terre, et qu’il n’y ait plus qu’un troupeau et qu’un Pasteur.

Veillez, ô Silvestre, sur le sacré dépôt de la foi que vous avez conservé avec tant d’intégrité ; que sa lumière triomphe de tous ces faux et audacieux systèmes qui s’élèvent de toutes parts, comme les rêves de l’homme dans son orgueil. Que toute intelligence créée s’abaisse sous le joug des mystères, sans lesquels la sagesse humaine n’est que ténèbres ; que Jésus, Fils de Dieu, Fils de Marie, règne enfin, par son Église, sur les esprits et sur les cœurs.

Priez pour Byzance, autrefois appelée la nouvelle Rome, et devenue sitôt la capitale des hérésies, le triste théâtre de la dégradation du Christianisme. Obtenez que les temps de son humiliation soient abrégés. Qu’elle revoie les jours de l’unité ; qu’elle consente enfin à honorer le Christ dans son Vicaire ; qu’elle obéisse, afin d’être sauvée. Que les races égarées et perdues par son influence, recouvrent cette dignité humaine que la pureté de la foi seule maintient, que seule elle peut régénérer.

Enfin, ô vainqueur de Satan, retenez le Dragon infernal dans la prison où vous l’avez enfermé ; brisez son orgueil, déjouez ses plans ; veillez à ce qu’il ne séduise plus les peuples ; mais que tous les enfants de l’Église, selon la parole de Pierre, votre prédécesseur, lui résistent par la force de leur foi [2].

[1] Isai. IX, 6.

[2] I Petr. V, 9.

Papa Silvestro I

Maso di Banco (–1348), Baptême de Constantin, 1335, fresco, Cappella Bardi di Vernio, Santa Croce, Florence

Stories of Saint Sylvester by Maso di Banco


7ème jour dans l’octave de la Nativité

Considérons, dans ce septième jour de l’Octave de Noël, le Sauveur qui nous est né, enveloppé des langes de l’enfance. Les langes sont la livrée de la faiblesse ; l’enfant qu’ils couvrent n’est pas encore un homme ; il n’a pas encore de vêtement à lui. Il attend qu’on le délie ; et ses mouvements ne deviennent libres que par le secours d’autrui. Ainsi a paru sur la terre, captif dans notre infirmité, celui qui donne la vie et le mouvement à toute créature.

Contemplons Marie, enveloppant avec un tendre respect les membres du Dieu son Fils dans ces langes, et adorant les abaissements qu’il est venu chercher en ce monde, pour sanctifier tous les âges de l’homme, sans oublier le plus faible et le plus dépendant. Telle était la plaie de notre orgueil, qu’il lui fallait un si extrême remède. Comment maintenant refuserions-nous d’être enfants, lorsque Celui qui vient nous en intimer le précepte, daigne joindre à sa parole un exemple si entraînant ? Nous vous adorons, ô Jésus ! dans les langes de la faiblesse, et nous aspirons à vous devenir semblables en tout.

« Ne vous scandalisez donc pas, mes Frères, dit le pieux Abbé Guerric, de cette livrée si humble : que l’œil de votre foi n’en soit pas troublé. De même que Marie enveloppe son Fils de cette vile couverture, ainsi la Grâce, votre mère, couvre d’ombres et de symboles la vérité et la secrète majesté de ce Verbe divin. Quand je vous annonce par mes paroles cette Vérité qui est le Christ, que fais-je autre chose qu’envelopper le Christ lui-même sous d’humbles langes ? Heureux cependant celui aux yeux duquel le Christ, sous ces haillons, ne semble pas vil ! Que votre piété contemple donc le Christ dans les langes dont sa Mère le couvre, afin de mériter de voir, dans l’éternelle félicité, la gloire et l’éclat dont le Père l’a revêtu comme son Fils unique. »

Célébrons encore la joyeuse Naissance, en empruntant à nos anciens Missels Romains-Français cette antique Prose, où respire la piété des siècles de foi.

SÉQUENCE.

Au Seigneur nouveau-né, tous les êtres en chœur chantent un pieux hommage.

Chaque parole a pour accord la mélodie de l’orgue.

Jour sacré, dans lequel des joies nouvelles sont accordées au monde avec plénitude.

En cette nuit sublime, la Gloire à Dieu a retenti par la voix des Anges.

Au milieu de la nuit, des clartés inouïes ont éclaté aux yeux des bergers.

Pendant qu’ils gardent leurs troupeaux, soudain ils entendent le message divin :

En cette nuit sublime, la Gloire à Dieu a retenti par la voix des Anges.

Au ciel, gloire immense, et paix sur la terre.

Il est né de la Vierge féconde, Celui qui est avant les siècles.

Donc, milice des cieux, éclate dans les plus bruyants transports.

A ces cris de triomphe, que le monde et ses pôles soient ébranlés.

Brisé est le sceptre oppresseur de l’ennemi.

L’humanité tout entière célèbre le Dieu né en terre.

La paix est rendue à la terre ; que tout se réjouisse de la naissance de cet enfant.

En ce jour que tout rende gloire, d’une voix mélodieuse et retentissante.

Seul, il protège toutes choses ;

Seul, il gouverne tout ;

Dans sa bonté, qu’il daigne sauver tous les royaumes, et qu’il les pacifie.

Amen.

En l’honneur de la Vierge-Mère, le pieux Abbé de Cluny, Pierre le Vénérable, nous fournira cette belle Prose, dans laquelle on retrouve toute la tendresse de son âme évangélique.

SÉQUENCE.

Ciel, réjouis-toi ; terre, applaudis ; que nul ne retienne la louange.

Par la Vierge l’homme remonte à son antique origine.

La Vierge a enfanté un Dieu, l’antique colère est apaisée.

La vieille discorde a fini son cours ; la gloire et la paix lui succèdent.

Le pécheur se lève de son bourbier ; un Dieu est étendu sur la paille.

Une vile étable contient le Pain de la nourriture céleste.

La Vierge nourrit son Créateur, le Rédempteur qui est né d’elle.

Sous la faiblesse de l’enfance, se cache la divine Sagesse.

Du sein de la mère jaillit le lait : le cœur du Fils le répand aussi ;

Car, en prenant l’humanité, il nous donne la douceur de sa grâce.

Donc, par une douce mélodie, nous vous chantons, ô Marie !

Par nos voix religieuses, et par nos cris d’amour.

Salut, Vierge bénie, qui avez mis en fuite la malédiction.

Salut, Mère du Très-Haut, Épouse du très doux Agneau.

Vous avez vaincu le serpent, vous avez brisé sa tête,

Quand le Dieu, né de vous, l’a exterminé.

Vous êtes l’Impératrice des deux, la réparatrice de la terre.

Vers vous soupirent les hommes ; les démons maudits tremblent sous vos pieds.

Vous êtes la fenêtre, la porte, la toison, le palais, la maison, le temple, un monde ;

Lis de virginité, rose par le martyre.

Jardin fermé, fontaine des jardins, vous lavez les taches des péchés,

Purifiant ceux qui sont souillés, rendant les morts à la vie.

Dominatrice des Anges ; après Dieu, l’espérance des siècles.

Le lieu de repos du Roi, le trône de la divinité.

Etoile brillante de l’Orient, qui dissipe les ombres de l’Occident.

Aurore annonçant le soleil, jour qui ne connaît pas de nuit.

Mère de notre Père, vous enfantez Celui qui nous a créés.

Mère tendre, objet de notre confiance, réconciliez les fils avec le Père.

O Mère ! Priez le Dieu né en ces jours, qu’il détruise nos péchés,

Et, après le pardon, qu’il nous donne la grâce et la gloire.

Amen.

L’année civile achève aujourd’hui son cours. A minuit, une nouvelle année se lève sur ce monde ; celle qui l’a précédée disparaît sans retour dans l’abîme de l’éternité. Notre vie fait un pas, et la fin de toutes choses approche d’autant plus [3]. La Liturgie, qui commence l’année ecclésiastique au premier Dimanche de l’Avent, n’a point produit de prières spéciales dans l’Église Romaine, pour accompagner ce renouvellement de l’année, au premier Janvier ; mais son esprit qui répond à toutes les situations de l’homme et de la société, nous avertit de ne pas laisser passer ce moment solennel sans offrir à Dieu le tribut de nos actions de grâces, pour les bienfaits qu’il a répandus sur nous dans le cours de l’année qui vient de finir.

Rome nous donne l’exemple. Aujourd’hui, le Souverain Pontife se rend en pompe à l’Église du Jésus, pour y assister au chant du Te Deum ; et la bénédiction du Saint-Sacrement vient confirmer cette solennelle action de grâces, et promettre de nouveaux dons. Des usages analogues ont lieu dans plusieurs de nos Églises de France.

La seule Église gothique d’Espagne avait songé à associer les sentiments que nous exprimons à l’action même du saint Sacrifice ; et nous croyons être agréable à la piété de nos lecteurs, en donnant ici cette belle prière du Missel Mozarabe. Elle fait partie de la Messe du Dimanche qui précède la fête de l’Épiphanie.

ILLATIO.

Il est digne et juste que nous vous rendions grâce, Seigneur saint, Père éternel et tout-puissant, par Jésus-Christ, votre Fils, notre Seigneur, qui avant les temps né de vous, Dieu son Père, a créé le temps, avec vous et l’Esprit-Saint ; qui a daigné lui-même naître dans le temps, du sein de la Vierge Marie ; et qui, tout éternel qu’il est, a fixé les révolutions des années au moyen desquelles ce monde accomplit ses propres révolutions. Il a divisé l’année en périodes certaines et harmonieuses, suivant lesquelles le soleil, fidèle aux lois qui règlent sa course, vient répandre sur le cercle de l’année une variété sans confusion. Aujourd’hui, par l’offrande de nos dons, nous venons dédier à ce Dieu vivant, et la fin de l’année écoulée, et le commencement de celle qui la suit. Par lui, nous avons traversé le cours de celle-là ; par lui, nous ouvrons le commencement de celle-ci. Nous donc, qu’une dévotion commune et sainte a rassemblés en ce commencement de l’année, nous répandons devant vous, ô lieu Père ! nos simples prières. Dans la Nativité de votre Fils, vous avez fixé le point de départ de la supputation de nos temps ; faites que cette année soit pour nous une année favorable, et que nous en passions les jours dans votre service. Couvrez la terre de moissons, rendez nos âmes et nos corps exempts de maladies et de péchés. Ôtez les scandales, repoussez les ennemis, chassez la famine, et éloignez de nos frontières tous les fléaux qui pourraient nous nuire. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

[3] I Petr. IV, 7.

Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Aujourd’hui la Station se rassemblait sur la voie Salaria, dans la basilique de Saint-Sylvestre sur le cimetière priscillien, où le grand Pontife des triomphes et de la paix de l’Église reposait à côté des martyrs Félix et Philippe, du groupe des fils de sainte Félicité, et à peu de distance du pape Marcel et du martyr Crescention. Saint Grégoire le Grand y prononça une de ses quarante homélies ; bien plus, durant plusieurs siècles, ce lieu fut le but des pieux pèlerins qui visitaient les lieux saints de Rome. Saint Sylvestre fut un des premiers saints à qui l’on rendît un culte public, quoiqu’il n’ait pas été martyr, mais seulement confessor a Domino coronatus, à cause de son exil dans les cavernes du Soracte. Ce titre prope martyribus, uni à ses extraordinaires vertus personnelles, et au fait qu’il inaugura pour l’Église une ère nouvelle de splendeur et de prospérité, servit à ceindre le front de Sylvestre de l’auréole des bienheureux, si bien que son nom devint célèbre même dans l’Orient lointain. La légende ne manqua pas de s’en emparer, exploitant la popularité du grand Pontife ; ainsi devint-il l’exterminateur du fameux dragon qui empestait l’air de son souffle ; symbole étrange, mais très expressif, de la victoire de l’Église sur l’idolâtrie.

Au moyen âge, saint Sylvestre fut regardé comme le représentant symbolique du Pontificat romain et le glorieux chef de file de cette série de Pontifes-rois, qui perpétuèrent à Rome l’idéal monarchique universel, rêve éternel de l’Urbs aeterna. On pourrait presque le regarder comme le fondateur de la dynastie des Papes-souverains, c’est pourquoi sa mémoire fut associée de bonne heure à la fameuse, mais apocryphe, donation constantinienne et à la première constitution de l’État pontifical.

Pendant de longs siècles, la mémoire de Sylvestre demeura en grand honneur, non seulement à Rome, mais partout. Sa fête fut considérée comme de précepte, pour cette raison aussi qu’elle coïncide avec le dernier jour de l’année civile ; et aujourd’hui encore incombe aux pasteurs d’âmes l’obligation d’offrir le divin Sacrifice pour leur troupeau. Selon les Ordines Romani, le Pape intervenait à la messe de saint Sylvestre, le front ceint de la tiare, comme aux jours solennels, et il accordait vacance au consistoire.

L’antienne de l’introït provient du psaume 131, éminemment messianique. « Que vos prêtres, Seigneur, s’ornent de sainteté et vos fidèles de joie. A cause de votre serviteur David, faites que votre Oint n’ait pas à reculer confus. » Puis vient le Psaume : a Souvenez-vous, ô Dieu, de David et de ses souffrances. »

La collecte en l’honneur du saint est devenue, par la suite, commune à tous les saints Évêques : « Faites, Seigneur tout-puissant, que la vénérable solennité de votre bienheureux pontife Sylvestre le Confesseur affermisse notre piété et rende plus assuré notre salut. »

La lecture est tirée de la lettre de saint Paul à Timothée (II, IV, 1-8) où sont décrites les obligations du docteur évangélique spécialement en face des faux maîtres, qui, sous une vaine couleur de science, sèment les erreurs contre la foi. L’apôtre sait que malheureusement de tels apôtres pestiférés du mal ne tarderont pas à surgir dans l’Église, de Dieu, gens qui chatouillent les oreilles et la curiosité des auditeurs, s’éloignant de la vérité pour se donner aux vaines constructions intellectuelles d’un esprit orgueilleux mais faible. La vie même de Sylvestre, par ses disputes contre l’arianisme, confirme ces prévisions de saint Paul.

Quoique ce passage de la lettre à Timothée convienne si bien au grand Pape qui confirma l’Omoousios de Nicée, le lectionnaire de Würzbourg assigne pourtant à la fête de ce jour deux péricopes différentes, tirées de l’épître aux Hébreux [4] ]]. Peut-être s’agit-il de simples lectures de rechange, mais peut-être aussi saint Sylvestre avait-il à Rome l’honneur d’une double station, l’une ad Corpus, dans le cimetière de Priscille, et l’autre, par exemple, à son titre d’Æquitius, ou dans l’antique domus Faustae au Latran.

Le graduel est le même que pour saint Thomas de Cantorbéry Le verset alléluiatique est pris dans le psaume 88 : « J’ai trouvé David, mon serviteur, et je l’ai consacré par l’onction de ma sainteté. » Cette onction mystérieuse est la grâce du Saint-Esprit, que l’Église appelle précisément Spiritalis Unctio, et, en parlant des prêtres, c’est le charisme de leur caractère sacré, symbolisé par l’huile sainte qu’on verse sur leurs mains et sur leur tête.

L’évangile est tiré de saint Luc (XII, 35-40) et regarde particulièrement les évêques et les pasteurs sacrés, à qui le Seigneur ordonne de veiller pour ne pas se laisser surprendre à l’improviste ni par les larrons qui assaillent le troupeau, ni par le Seigneur qui veut éprouver la fidélité de leur sollicitude. Pourtant le capitulaire de Würzbourg assigne en ce jour la lecture Vigilate [5] avec laquelle, d’autre part, s’accorde aussi la Communion, ce qui prouve son antiquité.

L’antienne de l’offertoire répète en partie le verset alléluiatique. Le Seigneur a consacré de son onction son serviteur David. Il ne l’abandonne pas dans l’entreprise difficile qu’il lui assigne. Sa main lui viendra en aide, et son bras infatigable sera sa force.

Dans la prière sur les oblations, nous demandons au Seigneur que la mémoire de ses saints nous console toujours, en sorte que vénérant leur souvenir nous expérimentions leur patronage. L’antienne de la Communion provient de saint Matthieu (XXIV, 46), comme l’évangile de ce jour dans le lectionnaire de Würzbourg. « Bienheureux ce serviteur que le Seigneur à son arrivée trouvera veillant : je vous dis que certainement il le mettra à la tête de tous ses biens. »

Dans la collecte eucharistique, nous supplions le Seigneur afin que, remerciant pour les dons sacramentels reçus, l’intercession du bienheureux pontife Sylvestre nous obtienne une abondance de grâce toujours plus grande. Ces beneficia potiora que nous demandons après la sainte Communion, ce sont les effets du Sacrement, et, par-dessus tout, la gloire éternelle, qui est la fin dernière à laquelle la grâce est ordonnée dans la vie présente. Pour bien entendre le sens de la collecte de ce jour, sens qui revient souvent en d’autres prières eucharistiques, où, parlant de l’offrande sacramentelle, on implore des dons encore plus abondants, il faut distinguer, avec le docteur angélique, le Sacrement de la res et virtus sacramenti, c’est-à-dire de la grâce signifiée par le Sacrement et de ses effets surnaturels. L’Eucharistie est bien le sacrement du Corps et du Sang du Seigneur, mais il signifie et produit aussi en nous notre union avec lui. Or, les mauvaises dispositions peuvent subjectivement rendre ces effets inefficaces, de même que le bois vert et humide est réfractaire à l’action du feu. Aussi, quand l’Église, dans ses collectes eucharistiques, implore après la communion des grâces encore plus abondantes, elle a en vue la plénitude des effets de la sainte Eucharistie et, par-dessus tout, l’union intime de l’âme avec son Dieu.

[4] 14 : IN NAT SCI SILUESTRI lec epist beati pauli apost ad ebre. FF plures facti sunt sacrerdotes secundum legem usq. hoc enim fecit semel offerendo sé dns nor ihr xps.

15 : IN NAT UBI SUPRA lec epist beati pauli apost ad ebre. FF doctrinis uaris et peregrinis nolite obduci usq. talibus enim hostis promeretur ds.

Le Comes d’Alcuin et d’autres encore indiquent aussi deux lectures pour S. Silvestre, peut-être parce que la fête de ce pape était célébrée dans deux sanctuaires différents ; mais il se peut également que ce ne soient là que des leçons de rechange (D. Morin, Le plus ancien Comes ou lectionnaire de l’Eglise Romain, Revue Bénédictine, XXVII, 1910, p. 47.)

[5] IN NAT SCI SILUESTRI lec. sci. euan. sec. Math. k. CCLXIII. Dixit Ihs. Discipulis suis uigilate quia nescitis diem usq. super omnia bona sua constituit eum.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Le Confesseur reçoit le Roi.

Je vais aujourd’hui sous les traits du serviteur au devant du Sauveur de Noël qui revient.

Aujourd’hui est le « dernier jour de l’année ». Les enfants de Dieu vivent encore dans le monde, c’est pourquoi les adieux à « l’année qui finit » nous font une certaine impression à tous. L’Église, dans sa liturgie, ne célèbre pas de fête du nouvel an, même pas au début de l’année liturgique. Les cérémonies religieuses célébrées en maint endroit à l’occasion du changement d’année, ne sont que de la piété populaire. L’Église, dans ses saints mystères, vit déjà de la vie de l’éternité.

La fête de saint Silvestre n’a aucun rapport avec le mystère de Noël. C’est une des fêtes les plus anciennes de l’Église et, dans la pensée des chrétiens, elle est inséparable de cette époque. 1. Silvestre 1er. — Il fut le successeur de saint Melchiade. Il régna de 314-335. C’est sous son pontificat que l’Église commença à sortir des Catacombes et que des églises célèbres furent construites. Saint Silvestre fut l’ami de l’empereur Constantin. C’est lui qui confirma le premier concile œcuménique, le concile de Nicée (325) et qui organisa la discipline ecclésiastique pour le temps de paix. On pourrait l’appeler le premier Pape de la paix. Il est l’un des premiers confesseurs auxquels furent accordés des honneurs liturgiques. Son tombeau est dans l’église dédiée à lui et à saint Martin, à Rome.

2. La messe (Sacerdotes tui). — Dans l’évêque ou le prêtre qui fait son entrée, nous voyons le saint pape revêtu des ornements de la gloire. A l’Épître nous l’entendons comme docteur, mais nous le voyons aussi recevoir du « Maître à son retour » la couronne de vie et nous la recevons avec lui au Saint-Sacrifice. A l’Évangile, notre saint est « le serviteur vigilant » qui, la ceinture aux reins et la lampe allumée à la main, attend son Maître quand il vient pour les noces. Remarquons dans ces deux lectures l’insistance sur le retour du Seigneur, retour qui s’accomplit mystiquement à la messe. Nous pouvons rapprocher cette messe (c’est une des plus anciennes messes des confesseurs) de celles de Saint-Étienne et de Saint-Jean, toutes les trois parlent du retour du Christ. Célébrons Noël comme ce Martyr, cet Apôtre virginal, ce Confesseur.

Quand nous réfléchissons à cette messe, nous pensons, malgré nous, à l’époque de l’année où nous sommes. Est-ce dans l’intention de la liturgie ? Je l’ignore. Quel accent n’a pas l’Évangile d’aujourd’hui, l’Évangile du serviteur vigilant ! Il semble qu’il veuille nous dire : « rends compte aujourd’hui » de l’année qui s’achève. Qu’arriverait-il si le Seigneur venait frapper à notre porte, lui ouvririons-nous en hâte ? Et que nous disent aujourd’hui les paroles de l’Épître : « Le temps de ma dissolution approche, j’ai combattu le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai conservé la foi. Maintenant la couronne de la justice m’est réservée, la couronne que me donnera en ce jour le Seigneur, le juste Juge, non seulement à moi, mais à tous ceux qui aiment son avènement ». A la Postcommunion nous exprimons à Dieu notre remerciement pour le don eucharistique. Ne pouvons-nous pas aussi faire de cette prière une action de grâces pour tous les dons reçus pendant l’année ?

3. Lecture de l’Écriture. — Nous continuons l’Épître aux Romains (III, 19-31). Remarquons avec soin le développement de la pensée. Nous avons vu jusqu’ici que les païens et les Juifs sont pécheurs et que, par conséquent, tous les hommes ont besoin de Rédemption (III, 1-20) : Ce préambule sert à établir l’affirmation principale : le chemin du salut est la foi en Jésus-Christ. Mais avant d’en venir à cette pensée principale, saint Paul examine une question intermédiaire : Israël n’a donc pas d’avantage sur les païens ? « Quel privilège possède donc encore le Juif ou quelle utilité a la circoncision ? Beaucoup en tout sens. D’abord ceci, c’est que les prophéties de Dieu leur ont été confiées. Que dirons-nous si quelques-uns d’entre eux n’ont pas cru ? Est-ce que leur infidélité anéantira la fidélité de Dieu ? Jamais. Dieu reste véridique... » La route est libre désormais pour établir la pensée principale. Le sacrifice du Christ a apporté la justice ; cette justice n’est possible que par la foi à Jésus Christ. La foi est le fondement de la justification, ce ne sont pas les œuvres de la loi mosaïque dont les Juifs étaient si fiers. L’homme ne peut pas mériter la justification, mais elle lui est donnée quand il croit ; c’est une grâce, une pure grâce. « Maintenant la justice de Dieu est manifestée sans la loi, cette justice attestée par la loi et les prophètes. C’est la justice de Dieu par la foi à Jésus-Christ, pour tous ceux et sur tous ceux qui croient. Car il n’y a pas de distinction : tous ont péché et ont besoin de la gloire de Dieu, mais ils sont justifiés gratuitement par sa grâce en vertu de la Rédemption par le Christ Jésus. Dieu l’a établi comme victime sanglante de rémission par la foi, pour prouver sa justice. Dieu, dans sa patience, avait laissé passer les péchés précédents afin de prouver sa justice dans le présent. de sorte que Dieu lui-même est juste et justifie celui qui croit en Jésus-Christ. Où reste maintenant ta glorification ? Elle a disparu. Par quelle loi ? Celle des œuvres ? non mais par la loi de la foi. Car nous croyons que l’homme est justifié par la foi sans les œuvres de la loi. Ou bien Dieu n’est-il que le Dieu des Juifs ? N’est-il pas aussi le Dieu des Gentils ? Oui, certes, il est aussi le Dieu des Gentils. »

4. La fin de l’année. — Nous autres chrétiens, nous sommes les enfants du temps et les enfants de l’éternité. Nous vivons sans doute dans le temps, mais nous vivons aussi au-dessus du temps. Depuis que, dans le Baptême, le Christ nous a donné la vie des enfants de Dieu, nous avons l’assurance définitive que nous ne goûterons pas la mort. C’est pourquoi nous ne sommes pas attachés au temps ; ce n’est pour nous qu’un moyen pour atteindre la fin, un moyen pour obtenir l’éternité. Saint Paul, le meilleur docteur de notre piété liturgique, dit ces belles paroles : « Ma vie, c’est le Christ, et la mort est pour moi un gain » (Il veut dire la somme de ma vie sur la terre, c’est le Christ, c’est pourquoi la mort n’est pas une perte, mais un grand gain, car elle m’unit entièrement au Christ). Dans ces semaines précisément (dans l’automne ecclésiastique), l’Église nous a mis au cœur un grand désir du retour du Seigneur. Il faut que ce désir soit véritable chez nous. Le chrétien qui vit avec l’Église doit réellement accomplir son voyage sur terre avec la nostalgie du Christ et ne pas se laisser enivrer par les faux biens terrestres. Notre patrie est dans la cité céleste de Sion. La Jérusalem terrestre, l’Église, n’est qu’une colonie de cette sainte Sion : ses citoyens ont leur droit de cité là-haut. Sur terre, ce sont des étrangers et même, dans ce monde terrestre, ce sont des étrangers indésirables. Parce que l’Église est une colonie du ciel, elle participe, en quelque sorte, à l’éternité. Les fêtes et les solennités de l’Église sont une image du jour de fête éternel, qu’est le ciel, dans lequel les bienheureux célèbrent un dimanche sans fin. La liturgie avec sa stabilité, son équilibre, sa louange de Dieu ininterrompue, est une image de l’éternité.

O mes frères et mes sœurs, si vous voulez vivre et penser avec l’Église, franchissez les portes éternelles de la liturgie. Mettez-vous en opposition consciente avec le monde d’aujourd’hui qui n’a de pensée que pour la vie au jour le jour. Cette recherche exagérée de ce qui est personnel, cette vie subjective, cet attachement aux bagatelles, cet amour des biens terrestres, cette course après l’argent, tout cela c’est du temporel, tout cela doit passer. Laissez de côté ce temporel et réfugiez-vous dans l’éternité de l’Église, enveloppez-vous dans l’éternité de la liturgie. L’office des Heures nous dit, au premier jour de l’an, une parole brève mais pleine de signification : « Toute chose terrestre passera, mais toi tu restes le même ; tout vieillira comme un vêtement et comme un manteau, tu le déposeras ; mais toi tu es toujours le même et tes années ne vieillissent point. » Vivons donc, dès cette terre, une vie d’éternité.

Cependant nous ne devons pas mépriser le temps. Si c’est un moyen pour atteindre l’éternité, nous devons l’employer. « La nuit vient dans laquelle personne ne peut travailler. Si le temps est un chemin pour arriver au but, suivons ce chemin. Il faut utiliser le temps, ou, comme dit saint Paul, acheter le temps (un peu comme on achète une marchandise sur le marché). Comment le ferons-nous ? Pensons moins au passé et au futur qu’au présent et à l’instant d’aujourd’hui. Le Christ dit : « A chaque jour suffit sa peine, demain aura souci de demain. » Hier est passé, demain est incertain ; mais aujourd’hui, le moment présent, voilà ce que nous avons dans notre main. Voilà ce qu’il faut utiliser. L’Église entoure votre temps d’un triple cercle : l’année, la semaine et le jour. Les époques de l’année liturgique sont les saisons de l’âme. La semaine est sanctifiée par le dimanche. Ayez un grand respect pour le, dimanche. Chaque jour, au Saint-Sacrifice, le divin Soleil se lève pour nous ; nous pouvons chaque jour recevoir la visite festivale du divin Roi.

SOURCE : http://www.introibo.fr/31-decembre#nh3

Papa Silvestro I

Maso di Banco (–1348), San Silvestro riporta in vita un toro, 1335, fresco, Cappella Bardi di Vernio, Santa Croce, Florence

Stories of Saint Sylvester by Maso di Banco



SAINT SILVESTRE

Silvestre vient de sile qui veut dire lumière, et de terra terre, comme lumière de là terre, c'est-à-dire de l’Église qui, semblable à une bonne terre, contient la graine des bonnes oeuvres, la noirceur de l’humilité et la douceur de la dévotion. C'est, à ces trois qualités, dit Pallade, qu'on distingue la bonne terre. Ou bien Silvestre viendrait de silva, forêt et Theos, Dieu, parce qu'il attira à la foi des hommes sylvestres, incultes et durs. Ou comme il est dit dans le Glossaire : Sylvestre signifie vert, agreste, ombreux, couvert de bois. Vert dans la contemplation dés choses célestes, agreste par la culture de soi-même, ombreux, en refroidissant en lui toute concupiscence, couvert de bois, c'est-à-dire planté au milieu des arbres du ciel. Sa légende fut compilée par Eusèbe de Césarée; le bienheureux Gélase rappelle qu'elle a du être lue par les catholiques dans un comité de soixante-dix évêques, ce qui est relaté aussi dans le décret.

Silvestre naquit d'une mère appelée Juste de non et d'effet; il fut instruit par Cyrien, prêtre, et il exerçait l’hospitalité avec un grand zèle. Un homme fort .chrétien, nommé Timothée, fut reçu chez lui, alors qu'on fuyait le saint à cause de la persécution. Ce Timothée prêcha l’espace d'un an et trois mois et obtint ensuite la couronne du martyre pour avoir annoncé avec un zèle persévérant la foi de J.-C. Or, le préfet Tarquinius, pensant que Timothée regorgeait de biens, les exigea de Silvestre avec menaces de mort; Toutefois, après s'être assuré que véritablement Timothée ne possédait pas les richesses qu'on lui supposait, il commanda à Silvestre de sacrifier aux idoles, autrement il aurait à passer le lendemain par divers genres de supplices. Silvestre lui dit : « Insensé, tu mourras cette nuit, puis tu subiras des tourments éternels, et que tu le veuilles ou non, tu reconnaîtras le vrai Dieu que nous honorons. » Silvestre est donc conduit en prison et Tarquinius est invité à un dîner: Or, en mangeant, il se mit, dans le gosier, une arête de poisson qu'il ne put ni rejeter ni avaler, en sorte qu'au milieu de la nuit, le défunt fut porté au tombeau avec deuil. Et Silvestre, qui était aimé singulièrement non pas tant des chrétiens que des païens, fut délivré de prison, et il y eut grande joie. Il avait, en effet, un aspect angélique, une parole éloquente ; il était bien fait de corps; saint en oeuvres, puissant en conseil, catholique dans sa foi, fort d'espérance, et d'une immense charité. Après la mort de Meletriade, évêque de la ville de Rome, Silvestre fut, élu, malgré lui, souverain Pontife par tout le peuple. Il conservait écrits sur un registre les noms de tous les orphelins, des veuves et des pauvres qu'il pourvoyait de tout ce qui leur était nécessaire. Ce fut lui qui institua le jeûne du quatrième, du sixième jour et du samedi, et qui fit réserver le jeudi comme le dimanche. Les chrétiens grecs prétendant qu'on devait célébrer le samedi de préférence au jeudi, Silvestre répondit que cela ne pouvait pas être, parce que c'était une tradition apostolique et qu'on devait compatir à la sépulture du Seigneur. Ils lui répliquèrent: « Il y a un samedi où l’on honore la sépulture et où l’on jeûne une fois par an. » Silvestre répondit: « De même que tout dimanche est honoré à cause de la résurrection, de même tout samedi est honoré pour la sépulture du Seigneur. » Ils cédèrent donc sur le samedi, mais ils firent beaucoup d'opposition par rapport au jeudi, en disant que ce jour ne devait pas faire partie des solennités chrétiennes. Mais Silvestre en démontra la dignité en trois points principaux. En effet, c'est le jour où le Seigneur monta au ciel, où il institua le sacrifice de son corps et de son sang, et où l’Eglise fait le Saint-Chrême tous alors acquiescèrent à ses raisons.

Pendant la persécution de Constantin, Silvestre sortit de la ville et resta avec ses clercs sur une montagne. Or, en punition de sa tyrannie; Constantin devint couvert d'une lèpre incurable. D'après l’avis des prêtres des idoles, on lui amena trois mille enfants pour les faire égorger et puis se baigner dans leur sang frais et chaud. Quand il sortit pour 'aller ait lieu oit le bain devait être préparé, les mères des enfants vinrent au-devant de lui et, les cheveux épars, elles se mirent à pousser des hurlements pitoyables; alors Constantin, ému, fit arrêter son char et se leva pour parler : « Ecoutez-moi, dit-il, chevaliers, compagnons d'armes, et vous tous qui êtes ici : la dignité du peuple romain a pris naissance dans la source de compassion qui fit porter cette loi que celui-là serait condamné à mort qui tuerait un enfant à la guerre. Combien grande donc serait notre cruauté d'infliger à nos enfants ce que nous proscrivons nous-mêmes de faire aux enfants des étrangers! Que nous servirait-il d'avoir dompté les barbares, si nous sommes vaincus par la cruauté? Car avoir vaincu les nations étrangères par la force, c'est le fait des peuples belliqueux, mais vaincre ses vices et ses fautes, c'est l’excellence des bonnes mœurs. Or, dans les premiers combats nous somme plus forts que les barbares, et dans les seconds nous sommes les vainqueurs de nous-mêmes. Celui qui est défait dans cette lutte, obtient la victoire quoique vaincu; mais le vainqueur est vaincu après sa victoire, si la pitié ne l’emporté sur la cruauté. Que la pitié soit donc victorieuse en cette rencontre. Nous ne pourrons être véritablement vainqueurs de tous nos adversaires, si nous sommés vaincus en pitié. Celui-là se montre le maître de tous qui cède à la compassion. Il me vaut mieux de mourir en respectant la vie de ces innocents, que de recouvrer, par leur mort, une vie entachée de cruauté, vie qu'il n'est pas certain que je recouvre, mais qui certainement serait entachée de cruauté, si je la sauvais ainsi.» Il ordonna donc que les enfants seraient rendus à leurs mères, auxquelles il fit fournir une quantité de voitures. Ce fut ainsi que ces mères, qui étaient venues en versant des larmes, retournèrent chez elles pleines de joie. Quant à l’empereur, il revint à son palais (Lettre du pape Adrien Ier à Constantin et à Irène ; — Nicéphore, Histoire, VII, XXXIV). La nuit suivante saint Pierre et saint Paul ltii apparurent et lui dirent

« Puisque tu as eu horreur de répandre le sang innocent, le Seigneur J.-C. nous a envoyés pour te fournir le moyen de recouvrer la santé. Fais venir l’évêque Silvestre qui est caché sur le mont Soracte; il te montrera une piscine, dans laquelle tu te laveras trois fois, après quoi tu seras entièrement guéri de ta lèpre. Et en réciprocité de cette guérison due à J.-C., tu détruiras les temples des idoles; tu élèveras des églises en l’honneur de ce même J.-C., et désormais sois son adorateur. » A son réveil, Constantin envoya aussitôt des soldats vers Silvestre. En les voyant, le saint, crut être appelé à l’honneur du martyre; il se recommanda à Dieu et, après avoir exhorté ses compagnons, il se présenta sans crainte devant Constantin. L'empereur lui dit : « Je vous félicite de votre heureuse venue. » Et quand Silvestre l’eut salué à son tour, le prince lui raconta en détail la vision qu'il avait eue pendant son sommeil. Sur la demande qu'il lui adressa pour savoir , quels étaient les deux dieux qui lui étaient apparus, Silvestre répondit qu'ils n'étaient pas des dieux, mais les apôtres de J.-C. Sur la prière de l’empereur, Silvestre se fit apporter les images des apôtres; et l’empereur ne les eut pas plutôt regardées, qu'il s'écria

« Ils ressemblent à ceux qui me sont apparus. » Silvestre l’admit au nombre des catéchumènes, lui imposa huit jours de jeûne, et l’invita à ouvrir les prisons. Or, quand l’empereur descendit dans les eaux du baptistère, un admirable éclair de lumière y brilla : il en sortit, guéri (Livre pontifical du pape Damase. Binius dans ses notes sur ce livre prouve par l’autorité d'auteurs chrétiens et païens que réellement Constantin fut guéri de la lèpre dans son baptême, quoique Eusèbe n'en fasse aucune mention, dans la crainte de déplaire aux successeurs de ce prince) et il assura avoir vu J.-C. Le premier jour après son baptême, il ordonna par une loi que J.-C. fût adoré comme le vrai Dieu dans la ville de Rome; le second jour, que tout blasphémateur serait puni de mort; le troisième que quiconque insulterait un chrétien fût privé de la moitié de ses biens; le quatrième que, comme l’empereur à Rome, le pontife romain serait tenu pour chef de tous les évêques; le cinquième, que celui qui se réfugierait dans une église, serait à l’abri de toute poursuite; le sixième, que personne n'eût à construire une église dans l’enceinte d'une ville, sans la permission de son évêque; le septième, que la dîme des domaines royaux serait accordée pour la construction des églises; le huitième, l’empereur vint à d'église de saint Pierre s'y accuser avec larmes de ses fautes, et prenant ensuite une bêche, il ouvrit le premier la terre pour les fondations de la basilique qui allait être construite, et il tira douze corbeilles de terre qu'il porta sur ses épaules pour les jeter au dehors.

Aussitôt qu'Hélène, mère de l’empereur Constantin, qui habitait Béthanie, eut appris ces événements, elle écrivit à son fils pour le louer d'avoir renoncé aux faux dieux; mais elle lui reprocha amèrement d'adorer comme Dieu, à la place de celui des Juifs, un homme qui avait été attaché à une croix. Alors l’empereur répondit à sa mère qu'elle amenât avec elle des docteurs pris parmi les Juifs, que lui-même produirait des docteurs chrétiens, afin qu'à la suite de la discussion, on vît de quel côté se trouvait la vraie foi. Or, sainte Hélène amena cent quarante et un Juifs très doctes, parmi lesquels s'en trouvaient douze qui l’emportaient de beaucoup sur les autres en sa, gesse et en éloquence. Silvestre avec ses clercs et les Juifs dont on vient de parler se réunirent par devant l’empereur pour disputer; d'un commun accord, on établit deux juges qui se trouvaient être des gentils très éclairés et probes : Craton et Zénophile, auxquels il appartiendrait de dire leur sentiment sur lés matières à traiter. Quoique gentils, ils étaient très loyaux et fidèles ; ils convinrent donc ensemble que quand l’un serait levé pour parler, l’autre se tairait. Le premier des douze qui s'appelait Abiathar commença et dit : « Puisque ceux-ci reconnaissent trois dieux, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, il est manifeste qu'ils vont contre la loi qui dit : Voyez que je suis le seul Dieu et qu'il n'y a point d'autre Dieu que moi. Enfin s'ils disent que le Christ est Dieu, parce qu'il a opéré beaucoup. de signes, dans notre loi aussi, il y eut beaucoup de personnes qui firent plusieurs miracles, et cependant jamais elles n'osèrent s'en prévaloir pour usurper le nom de la divinité, comme ce Jésus, que ceux-ci adorent. » Silvestre: lui répondit : «Nous adorons un seul Dieu, mais nous ne disons pas qu'il vive dans un si grand isolement; qu'il n'ait pas la joie de posséder un fils. Nous sommes en mesure de vous démontrer par vos livres mêmes la trinité de personnes. Nous appelons Père celui dont le prophète a dit : « Il m’a invoqué, vous êtes mon Père. » Fils, celui dont il est dit au même livre : « Tu es mon fils, je t'ai engendré aujourd'hui. » Le Saint-Esprit, dont le même a dit: «Toute leu force est dans l’esprit de sa bouché. » Nous y lisons encore : « Faisons l’homme à notre image et a ressemblance », d'où l’on peut conclure évidemment la pluralité de personnes et l’unité de la divinité ; car , quoique ce soient trois personnes, elles ne font cependant qu'un Dieu ; ce qu'il nous est facile de montrer jusqu'à un certain point par un exemple visible. Alors il prit la pourpre de l’empereur et y fit trois plis. «Voici, dit-il, trois plis;» et en les dépliant : « vous voyez, ajouta-t-il, que les trois plis font une seule pièce, de même trois personnes sont un seul Dieu. Pour ce qu'on dit qu'il ne doit pas être un Dieu d'après ses miracles, puisque bien d'autres saints en ont fait et ne se sont cependant pas dits des dieux, comme J.-C., lequel a voulu prouver par là qu’il est Dieu ; certainement Dieu n'a jamais laissé sans châtier grandement ceux qui s'enorgueillissaient contre lui; comme cela est prouvé par Dathan et Myron, et par beaucoup d'autres; comment donc a-t-il pu mentir et se dire Dieu, ce qui n'était pas, lorsque en se disant Dieu, il ne s'en est suivi aucun châtiment ? et cependant ses actions merveilleuses restent efficaces. » Alors les juges dirent : « Il est constant qu'Abiathar a été vaincu par Silvestre, et la raison enseigne que s'il n'eût pas été Dieu en se disant Dieu, il n'eût pu donner la vie aux morts. » Le premier, ayant été écarté, le second qui s'appelait Jonas s'approcha au combat : « Abraham, dit-il, en recevant de Dieu la circoncision, a été justifié et tous les enfants d'Abraham sont encore justifiés par la circoncision donc celui qui n'aura pas été circoncis ne sera pas justifié.» Silvestre lui dit : « Il est constant que Abraham, avant sa circoncision, a plu à Dieu et qu'il a été appelé l’ami de Dieu, donc la circoncision ne l’a pas sanctifié; mais c'est par sa foi et sa justice qu'il plut à Dieu; donc il n'a pas reçu la circoncision comme justification, mais comme signe de distinction. » Celui-ci ayant été vaincu à son tour, Godolias, le troisième, vint dire : « Comment votre Christ peut-il être Dieu, puisque vous convenez qu'il est né, qu'il a été tenté, trahi, dépouillé, abreuvé de fiel, lié, crucifié, enseveli? Tout cela n'est pas d'un Dieu. » Silvestre lui répondit : « Par vos livres nous allons prouver que toutes ces choses ont été prédites de J.-C. Ecoutez les paroles d'Isaïe touchant sa naissance. « Voici qu'une vierge enfantera »; celles de Zacharie sur sa tentation : « J'ai vu Jésus le grand prêtre debout devant un ange et Satan qui se tenait debout à sa droite » ; celles du psalmiste par rapport à sa trahison : « Celui qui mangeait mon pain « a fait éclater sa trahison contre moi. » Le même sur son dépouillement. « Ils ont partagé mes vêtements » ; et encore au sujet du fiel dont il a été abreuvé : « Ils m’ont donné du fiel pour ma nourriture et du vinaigre pour ma boisson. » Esdras dit de ce qu'il a été lié « Vous m’avez lié, non pas comme un père qui vous a délivrés de la terre d'Égypte; vous avez crié devant le tribunal du juge, vous m’avez humilié en m’attachant sur le bois, vous m’avez trahi. » Jérémie parle ainsi de sa sépulture : « Dans sa sépulture, les morts revivront. » Godolias n'ayant rien à répondre, les juges le firent retirer. Vint le quatrième, Annas, qui parla ainsi : « Silvestre attribue à son Christ ce qui s'applique à d'autres, il lui reste à prouver que ces prédictions regardent le Christ. » Silvestre lui dit : « Montrez m’en donc un autre que lui qu'une vierge ait conçu, qui ait -été abreuvé avec du fiel, couronné d'épines, crucifié, qui soit mort et ait été enseveli, qui soit ressuscité d'entre les morts et monté aux cieux ? » Alors Constantin dit : «S'il ne démontre pas qu'il s'agit d'un autre, il est vaincu. » Comme Annas ne le pouvait faire, il est remplacé par un cinquième appelé Doeth. « Si, dit-il, ce Christ, né de la race de David, avait été autant sanctifié que vous l’avancez, il n'a pas dû être baptisé pour être sanctifié de nouveau? » Silvestre lui répliqua : « De même que la circoncision a pris sa fin dans la circoncision de J.-C., de même nôtre baptême reçut son commencement de sanctification dans le baptême de J.-C., donc il n'a pas été baptisé pour être sanctifié, mais pour sanctifier. » Comme Doeth se taisait, Constantin dit : « Si Doeth avait quelque réplique à faire, il ne se tairait pas. » Alors le sixième, qui était Chusi, prit la parole : « Nous voudrions, dit-il, que Silvestre nous exposât les causes de cet enfantement virginal. » Silvestre lui dit : « La terre dont Adam fut formé était vierge et n'avait pas encore été souillée, car elle ne s'était pas encore ouverte pour boire le sang humain ; elle n'avait pas encore porté d'épines de malédiction; elle n'avait pas encore servi de sépulture à l’homme ; ni été donnée pour nourriture au serpent : Il a donc fallu que de la vierge Marie fût formé un nouvel Adam, afin que comme le serpent avait vaincu celui qui était né d'une vierge, de même il fût vaincu à son tour par le fils d'une vierge ; il a fallu que celui qui avait été. le vainqueur d'Adam dans le paradis devînt aussi le tentateur du Seigneur dans le désert : afin que celui qui avait vaincu;Adam par la gourmandise, fût vaincu par le jeûné : en Notre-Seigneur. » Celui-ci vaincu, Benjamin, le septième, se mit à dire : « Comment votre Christ peut-il être le fils,de Dieu, quand il a pu être tenté par le diable, à tel point que, ici il est pressé dans sa faim de faire du pain avec des pierres; là il est transporté sur les hauteurs du temple; ailleurs, il est induit à adorer le diable lui-même. » A cela Silvestre répondit : « Donc s'il a vaincu le diable, parce qu'il avait été écouté d'Adam, qui mangea; il est certain qu'il a été vaincu en ce qu'il a été méprisé par J.-C., qui jeûna. Au reste, nous avouons bien qu'il a été tenté non en tant que Dieu, mais en tant qu'homme. Il a été tenté trois fois pour éloigner de nous toutes les tentations, et pour nous enseigner la manière de vaincre. Souvent, en effet, dans l’homme, la victoire par l’abstinence est suivie de la tentation de la gloire humaine, et celle-ci est accompagnée du désir des possessions et de la domination. Il a été vaincu par J.-C. afin de nous apprendre à vaincre. A Benjamin mis hors de cause succéda Aroël qui était le huitième : « Il est certain, dit-il, que Dieu est souverainement parfait et que par conséquent il n'a besoin, de personne; qu'a-t-il eu besoin alors de naître dans le Christ? Pourquoi encore l’appelez-vous le Verbe. Il est certain encore que Dieu avant d'avoir un fils n'a pu être appelé Père donc si plus tard il a pu être appelé le père du Christ, il n'était pas immuable. » A cela Silvestre répondit : « Le Fils a été engendré par le Père avant les temps, pour créer ce qui n'était point, et il est né dans le temps, pour restaurer ce qui avait péri. Quoi qu'il eût pu tout restaurer d'un seul mot, toutefois, il ne pouvait pas, ans devenir homme, racheté par sa passion, puisqu'il n'était pas apte à souffrir dans sa divinité. Or, ce n'était pas imperfection, mais perfection, de n'être pas passible dans sa divinité. Il est évident encore que le Fils de Dieu est appelé Verbe, par ces paroles du prophète : « Mon coeur a émis un bon Verbe. » Enfin Dieu fut toujours Père parce que toujours son Fils a existé; car son Fils est son Verbe, sa sagesse, sa force. Or, le Verbe a toujours été dans le Père, selon ces mots : « Mon cœur a émis un bon verbe. » Toujours sa sagesse a été avec lui : « Je suis sortie de la bouche de Dieu, je suis la première née avant toute créature. » Toujours sa force a été en lui. « J'étais enfanté avant les collines; les fontaines n'avaient pas encore jailli de la terre que j'étais avec lui. » Or, puisque le Père n'a jamais été sans son Verbe, sans sa sagesse, sans sa force, comment pouvez-vous penser que ce nom lui ait été attribué dans le temps? » Aroel se retira et Jubal, le neuvième, s'avança et dit : « Il est constant que Dieu ne condamne pas les mariages et qu'il ne les a pas maudits ; pourquoi donc niez-vous que celui que vous adorez soit sorti du mariage? à moins que vous ne veuilliez aussi nous jeter de la poudre aux yeux à cet égard. Et encore pourquoi est-il puissant et se laisse-t-il tenter? Pourquoi a-t-il la force et souffre-t-il ? Pourquoi est-il la vie et meurt-il ? Enfin vous serez amené à dire qu'il y a deux fils : l’un que le Père a engendré, l’autre que là Vierge a mis au monde. De plus, comment peut-il se faire que la souffrance ait eu prise sur un homme qui a été enlevé au ciel, sans que celui par lequel il a été enlevé eût subi aucune lésion? » Silvestre répliqua : « Nous ne disons pas que J.-C. est né d'une vierge pour condamner les mariages ; mais nous acceptons, avec raison les causes de cet enfantement virginal. Par cette assertion les mariages ne sont pas rendus méprisables mais louables, puisque cette vierge qui enfanta le Christ est née de mariage. Ensuite J.-C. est tenté pour vaincre toutes les tentations du diable : il, souffre pour surmonter toutes les souffrances; il meurt pour détruire l’empire de la mort. Le fils de Dieu est unique dans le Christ et de même qu'il est invisible en tant qu'il est Fils de Dieu, de même il est visible en tant qu'il est J.-C. Il est invisible par cela qu'il est Dieu et il est visible par cela qu'il est homme. Que cet homme ait souffert et qu'il ait été enlevé au ciel sans souffrance de la part de celui qui l’a enlevé, nous pouvons le démontrer par un exemple. Prenons-le dans la pourpre du roi : elle fut laine et la teinture ajoutée à cette laine a donné la couleur pourpré. Alors qu'on la tenait dans les doigts et qu'elle était tordue en fil, qui est-ce qui était tordu? Était-ce la couleur qui est celle de la dignité royale, où ce qui était laine avant d'être pourpre? La laine c'est l’homme, la pourpre c'est Dieu qui étant avec l’humanité a souffert sur la croix, mais n'a reçu aucune atteinte de la passion. » Le dixième s'appelait Thara. Il dit : « Cet exemple ne me plaît pas, car la couleur et la laine sont foulées ensemble. » Quoique tous eussent réclamé, Silvestre dit : « Prenons alors un autre exemple : un arbre couvert des rayons du soleil, quand il est abattu, reçoit le coup et la lumière resté sans atteinte. Il en est de même, alors c'est l’homme qui souffre et non pas le Dieu. »

Le onzième, gui était Siléon, dit : « Si c'est de ton Christ que les prophètes ont prédit, nous voudrions savoir les causes des étranges moqueries qu'il a endurées, les motifs de sa passion et de sa mort. »

« J.-C., reprit Silvestre, a eu faim pour nous rassasier; il a eu soif pour offrir à notre soif ardente la coupe de vie ; il a été tenté, afin de nous délivrer de la tentation; il a été détenu, pour nous faire échapper à la capture des démons et il a été moqué, pour nous arracher à leur dérision; il a été lié, pour nous délier des noeuds de la malédiction; il a été humilié, pour nous exalter; il a été dépouillé, pour couvrir la nudité de la première prévarication du manteau de l’indulgence; il a reçu une couronne d'épines, pour nous restituer les fleurs du paradis que nous avions perdues; il fut suspendu au bois, pour condamner la concupiscence engendrée dans le bois; il a été abreuvé de fiel et de vinaigre, pour introduire l’homme dans une terre où coule le lait et le miel et nous ouvrir des fontaines de miel; il a pris notre mortalité, pour nous donner son immortalité; il a été enseveli, pour bénir les sépultures des saints; il est ressuscité, pour rendre la vie aux morts; il est monté au ciel, pour ouvrir la porte du ciel; il est assis à la droite de Dieu, pour exaucer les prières des croyants. » Pendant que Silvestre développait ces vérités, tous, l’empereur comme les juges et les Juifs, se mirent d'une voix unanime à acclamer Silvestre de louanges. Alors le douzième indigné, il s'appelait Zambri, dit avec un extrême dédain : « Je m’étonne que des juges, sages comme vous l’êtes, ajoutiez foi à des ambiguïtés de mots et que vous estimiez que la toute-puissance de Dieu puisse se conclure de raisonnement humain. Mais plus de mots et venons-en aux faits : ce sont de grands fous ceux qui adorent un crucifié; car je sais, moi, le nom du Dieu tout-puissant, dont la force est plus grande que les rochers et aucune créature ne saurait l’entendre. Et pour vous prouver la vérité de ce que j'avance, qu'on m’amène le taureau le plus furieux et dès l’instant que ce nom aura sonné, dans ses oreilles, tout aussitôt le taureau mourra. » Silvestre lui dit : « Et toi, comment donc as-tu appris ce nom sans l’avoir entendu? » Zambri reprit : « Il n'appartient pas à toi, l’ennemi des Juifs, de connaître ce mystère. » On amène donc un taureau très féroce, que cent hommes des plus robustes peuvent à peine traîner, et aussitôt que Zambri a proféré un mot dans son oreille, à l’instant le taureau rugit, roule les yeux et expire. Alors tous les Juifs poussent des acclamations violentes et insultent Silvestre. Mais celui-ci leur dit : « Il n'a pas prononcé le nom de Dieu, mais il a nommé celui du pire de tous les démons, car mon Dieu, J.-C., non seulement ne fait pas mourir les vivants, mais il vivifie les morts. Pouvoir tuer et rie pouvoir point rendre la vie, cela appartient aux lions, aux serpents et aux bêtes féroces. Si donc il veut que je croie qu'il n'a pas proféré le nom du démon, qu'il le dise encore une fois et qu'il rende la vie à ce qu'il a tué. Car il a été écrit de Dieu : « C'est moi qui tuerai et c'est moi qui vivifierai; » s'il ne le peut, c'est sans aucun doute qu'il a proféré le nom du démon, qui peut tuer un être vivant et qui ne peut rendre la vie à un mort. » Et comme Zambri était pressé par les juges de ressusciter le taureau, il dit : « Que Silvestre le ressuscite au nom de Jésus le Galiléen et tous nous croirons en lui; car quand bien même il pourrait voler avec des ailes, il ne saurait pas faire cela. » Tous les Juifs donc promettent de croire s'il ressuscite le taureau. Alors Silvestre fit une prière et se penchant à l’oreille du taureau : « O nom de malédiction et de mort, dit-il, sors par l’ordre de Notre-Seigneur J.-C., au nom duquel je te dis : taureau, lève-toi et va tranquillement rejoindre ton troupeau. » Aussitôt le taureau se leva et s'en alla avec grande douceur. Alors la reine, les Juifs, les juges et tous les autres furent convertis à la foi. * Mais quelques jours après, les prêtres des idoles vinrent dire: à l’empereur : « Très saint empereur, depuis l’époque où vous avez reçu la foi du Christ, le dragon qui est dans le fossé tue de son souffle plus de trois cents hommes par jour. » Constantin consulta là-dessus Silvestre, qui répondit : « Par la vertu de J.-C., je ferai cesser tout ce mal. » Les prêtres promettent que, s'il fait ce miracle, ils croiront. Pendant sa prière, saint Pierre apparut à Silvestre et lui dit : « N'aie pas peur de descendre vers le dragon, toi et deux des prêtres qui t'accompagnent; arrivé auprès de lui, tu lui adresseras ces paroles : « N.-S. J.-C., né de la Vierge, qui a été crucifié et enseveli, qui est ressuscité et est assis à la droite du Père, doit venir pour juger les vivants et les morts. Or, toi, Satan, attends-le dans cette fosse tant qu'il viendra ». Puis tu lieras sa gueule avec un fil et tu apposeras dessus un sceau où sera gravé le signe de la croix; ensuite revenus à moi sains et saufs, vous mangerez le pain que je vous aurai préparé. » Silvestre descendit donc avec les deux prêtres les quarante marches de la fosse, portant avec lui deux lanternes. Alors il adressa au dragon les paroles susdites, et, comme il en avait reçu l’ordre, lia sa gueule, malgré ses cris et ses sifflements. En remontant, il trouva deux magiciens qui les avaient suivis, pour voir s'ils descendraient jusqu'au dragon : ils étaient à demi morts de la puanteur du monstre. Il les ramena avec lui aussi sains et saufs. Aussitôt ils se convertirent avec une multitude infinie. Le peuple romain fut ainsi délivré d'une double mort, savoir de l’adoration des idoles et du venin du dragon. Enfin le bienheureux Silvestre, à l’approche de la mort, donna ces trois avis à ses clercs : conserver entre eux la charité, gouverner leurs églises avec plus de soin et préserver leur troupeau contre la morsure des loups. Après quoi il s'endormit heureusement dans le Seigneur, environ l’an 330.

* Le comte de Douhet, dans le Dictionnaire des Légendes, de Migne, avance que. le récit qu'on vient de lire n'est qu'un abrégé des Acta Sancti Silvestri, publié, par le P. Combéfis, d'après deux mss. existant aux bibliothèques Médicienne et Mazarine: La dispute avec les docteurs juifs, la destruction du dragon sont exposées avec encore plus de détails que dans Voragine. Nouvelle preuve que l’évêque de Gênes n'a rien inventé de son propre fonds:

La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de Seine, 76, Paris mdccccii

SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/015.htm

Saint Sylvestre

Peu connu du grand public, Saint Sylvestre (270 - 335) a été le premier pape sous l'ère de l'empereur Constantin.

Le Jeudi 31 décembre 2015 à 16:11 par Camille Meyer dans Vie de l'Église

Peu connu du grand public, Saint Sylvestre (270 - 335) a été le premier pape sous l'ère de l'empereur Constantin.

On connaît peu de choses de la jeunesse de Sylvestre. Différentes légendes existent mais ne vraisemblablement pas fondées. Par contre, on sait que Sylvestre était un homme d'Eglise effacé aux yeux des autres prélats. Absent du concile d'Arles en 314 et du concile de Nicée de 325, ces légats le représentèrent et sont intervenus à sa place.

33 ème pape de la chrétienté, élu à la succession de Miltiade, Sylvestre fut Pape pendant près de vingt-deux ans (du 31 janvier 314 au 31 décembre 335). Ce Romain a vécu en même temps que Constantin, empereur romain. Bien qu'élu pape, Sylvestre ne dispose d'aucune prérogative d'autorité pour convoquer un concile et certains disent même qu'il n'aurait pas participé au concile de Nicée, seulement représenté. C'est l'empereur Constantin qui est maître de tout.  D'ailleurs ce dernier est un converti. Il est dans l'Histoire, le premier empereur romain chrétien. Quelques légendes existent encore autour de sa conversion et de son baptême et concernent d'ailleurs Saint Sylvestre.

L'une de ces légendes est racontée par des païens de la ville d'Harran (Turquie actuelle): " Constantin alors atteint de lèpre, se serait converti, les chrétiens acceptant dans leurs rangs les lépreux. Il aurait dû pour la soigner prendre un bain du sang de nouveau-nés. Mais touché par les pleurs des mères, il ne put s'y résoudre. C'est alors que lui apparurent en songe, la nuit suivante, saint Pierre et saint Paul qui lui conseillèrent de retrouver l’évêque Sylvestre sur le mont Soracte. C'est lors de cette rencontre que l'empereur Constantin fut baptisé et fut soigné de sa terrible maladie"

On attribue d'autres miracles à Saint Sylvestre, dont la résurrection d'un taureau et le domptage d'un dragon, enfin évidemment il s'agit de légendes. Néanmoins nous sommes sûrs d'une chose à propos de ce pape, Rome lui doit la basilique Saint Jean de Latran, la basilique de la Sainte Croix de Jérusalem, la basilique de Saint Paul et il est même à l'origine de la construction, avec l'empereur Constantin, de Sainte Sophie à Constantinople.

Il meurt de vieillesse, le 31 décembre 335 après 22 ans de règne. Il est un des premiers saints canonisés sans être mort martyr.

SOURCE : http://radionotredame.net/2015/vie-de-leglise/sylvestre-premier-pape-de-lempire-romain-chretien-41808/

Papa Silvestro I

Affresco raffigurante San Silvestro Papa, opera presente nel catino absidale della Chiesa del Santissimo Salvatore (Castroreale)


Pope Saint Sylvester I

Also known as

Silvester

Memorial

31 December (Latin calendar)

2 January (Eastern calendar)

Profile

Son of Rufinus. Pope in the reign of Emperor Constantine I. Built the Basilica of Saint John Lateran and other churches. Sent legates to the First Council of Nicaea, and was involved in the controversy over Arianism. The spurious Donation of Constantine was supposedly given to Saint Sylvester.

Born

Roman

Papal Ascension

314

Died

31 December 335 at RomeItaly

relics transferred to the Church of Saint Sylvester in Capite in Rome in 761

Canonized

Pre-Congregation

Patronage

animals

for good harvests

stone masons

Order of Saint Sylvester

in Italy

Barberino di Mugello

Branca

Calvisano

Castroreale

Collepino

Feroleto Antico

Piegaro

Pisa

Poggio Catino

Additional Information

A Garner of Saints, by Allen Banks Hinds, M.A.

An Old English Martyrology, by George Herzfeld

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

Catholic Encyclopedia

Lives and Times of the Popes, by Alexis-François Artaud de Montor

Lives of the Saints, by Father Alban Butler

Lives of the Saints, by Father Francis Xavier Weninger

Liturgical YearFather Prosper Gueranger

Pictorial Lives of the Saints

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

Short Lives of the Saints, by Eleanor Cecilia Donnelly

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

Saints and Their Attributes, by Helen Roeder

other sites in english

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Catholic Lane

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Catholic Online

Christian Biographies, by James Kiefer

Communio

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MLA Citation

“Pope Saint Sylvester I“. CatholicSaints.Info. 18 May 2024. Web. 17 January 2026. <https://catholicsaints.info/pope-saint-sylvester-i/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/pope-saint-sylvester-i/

Book of Saints – Silvester – 31 December

Article

(SaintPope (December 31) (4thcentury) The successor of Pope Saint Melchiades (A.D. 314). He governed the Church during twenty and more eventful years, marked by the cessation of the age-long persecutions under the Pagan Roman Emperors, by the conversion of the Emperor Constantine and by the celebration of the great Council of Nicaea (A.D. 325) against the Arian heretics. He ably organised the discipline of the Roman Church, happily no longer imprisoned in the Catacombs in one of which, however, his own body remained interred for several centuries after his death (A.D. 335).

MLA Citation

Monks of Ramsgate. “Silvester”. Book of Saints1921. CatholicSaints.Info. 15 December 2016. Web. 18 January 2026. <https://catholicsaints.info/book-of-saints-silvester-31-december/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-silvester-31-december/

Papa Silvestro I

Chef reliquaire de Sylvestre Ier, 1367, 36,5 cm, Exposition Permanente d'Art sacré de Zadar. Domijan Miljenko, Nikola Jakšić, Michel Huynh, and Elisabeth Taburet-Delahaye Et ils s'émerveillèrent : L'art médiéval en Croatie, Musée de Cluny, musée national du Moyen Age, 10 octobre 2012 - 7 janvier 2013, 2013, no.34


Pope St. Sylvester

Pope St. Sylvester, whom God appointed to govern his holy church in the first years of her temporal prosperity and triumph over her persecuting enemies, was a native of Rome and son to Rufinus and Justa. His pontificate was one of the most important, crucial and eventful of all Popes.

He entered among the clergy of Rome and was ordained priest by Pope Marcellinus, during the terrible persecution of Diocletian. His strength during this time won him great esteem among the members of the Church. Upon the death of Pope Miltiades in 314, Sylvester became Bishop of Rome.

After the persecutions and prodigious effusion of Christian blood during the space of the first three hundred years after the founding of the church, the persecuting kingdoms at length laid down their arms and submitted to the faith and worship of God crucified for us.

During Sylvester’s reign occurred the battle of the Milvian Bridge. Constantine’s victory at this battle over his rival Maxentius on the 28th of October 312 was pivotal for Christianity. Before the battle, there was a vision of the Christian Cross, or Chi-Rho, superimposed on the sun; and the words “In This Sign, Conquer”, “In hoc signo vinces”.

Constantine had this symbol painted on the shields of his soldiers, won the battle, became emperor of Rome and ultimately legalized Christianity with Edict of Milan.

Also during Sylvester’s pontificate were built the great churches founded at Rome by Constantine, e.g. the Lateran basilica, the basilica of the Sessorian palace (Santa Croce), the Church of St. Peter’s in the Vatican, and several cemeterial churches over the graves of martyrs. No doubt the pope helped towards the construction of these churches.

In addition, during his reign, great Church councils were held against the heresies of Donatism, Quartodecimans and Arianism at Nice and Arles that preserved the Orthodoxy of Christianity.

St. Sylvester greatly advanced religion by a punctual discharge of all the duties of his exalted station during the space of twenty-one years and eleven months; and died on the 31st of December 335. He was buried in the cemetery of Priscilla. Pope Sergius II translated his body and deposited it under the altar in a church dedicated to God in his memory. Mention is made of an altar consecrated to God in his honour at Verona, about the year 500; and his name occurs in the ancient Martyrology called St. Jerome’s, published by Florentinius, and in those of Bede, Ado, Usuard, &c. Pope Gregory IX, in 1227, made his festival general in the Latin church; the Greeks keep it on the 10th January.

His feast is given under 31 December in the “Depositio episcoporum”, or list of the burial days of the Roman bishops, which was compiled barely a year after his death; the same date is given in the “Calendar” of Philocalus. This day, therefore, is doubtless the day of his burial.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-sylvester/

ST. SYLVESTER, POPE.

SYLVESTER was born in Rome toward the close of the third century. He was a young priest when the persecution of the Christians broke out under the tyrant Diocletian. Idols were erected at the corners of the streets, in the market-places, and over the public fountains, so that it was scarcely possible for a Christian to go abroad without teing put to the test of offering sacrifice, with the alternative of apostasy or death. During this fiery trial, Sylvester strengthened the confessors and martyrs, God preserving his life from many dangers In 312 a new era set in. - Constantine, having triumphed under the " standard of the Cross," declared himself the protector of the Christians, and built them splendid churches. At this juncture, Sylvester was elected to the chair of Peter, and was thus the first of the Roman Pontiffs to rule the flock of Christ in security and peace. He profited by these blessings to renew the discipline of the Church, and in two great Councils confirmed her sacred truths. In the Council of Arles he condemned the schism of the Donatists; and in that of Nicaya, the first General ' Council of the Church, he dealt Arianism its death-blow by declaring that Jesus Christ is the true and very God. Sylvester died A.D. 335.

REFLECTION.--Never forget to thank God daily for having made you a member of His undying Church, and grow daily in your attachment, devotion, and loyalty to the Vicar of Christ.

SOURCE : http://jesus-passion.com/Saint_Sylvester_Pope.htm

Papa Silvestro I

Pope Sylvester I. Fresco in St, Sophia Church in Ohrid, Macedonia, Paintings in St. Sophia Church (Ohrid)

Portrait frescos of Sylvester I


Pope St. Sylvester I (314-335)

Date of birth unknown; d. 31 December, 335. According to the "Liber pontificalis" (ed. Duchesne, I, 170) he was the son of a Roman named Rufinus; the legendary "Vita beati Sylvestri" calls his mother Justa. After the death of Miltiades (Melchiades), Sylvester was made Bishop of Rome and occupied this position twenty-one years. This was the era of Constantine the Great, when the public position of the Church so greatly improved, a change which must certainly have been very noticeable at Rome; it is consequently to be regretted that there is so little authoritative information concerning Sylvester's pontificate. At an early date legend brings him into close relationship wtih the first Christian emperor, but in a way that is contrary to historical fact. These legends were introduced especially into the "Vita beati Sylvestri" (Duchesne, loc. cit., Introd., cix sq.) which appeared in the East and has been preserved in Greek, Syriac, and Latin in the "Constitutum Sylvestri"—an apocryphal account of an alleged Roman council which belongs to the Symmachian forgeries and appeared between 501 and 508, and also in the "Donatio Constantini". The accounts given in all these writings concerning the persecution of Sylvester, the healing and baptism of Constantine, the emperor's gift to the pope, the rights granted to the latter, and the council of 275 bishops at Rome, are entirely legendary. The pope, however, took part in the negotiations concerning Arianism and the Council of Nicæa, and the expression ‘omooúsion was probably agreed upon with him before the council. The pontiff also sent legates to the first æcumenical council. Still it is not certain whether Constantine had arranged beforehand with Sylvester concerning the actual convening of the council, nor whether there was an express papal confirmation of the decrees beyond the signatures of the papal legates (cf. Funk in "Kirchengesch. Abhandlungen und Untersuchungen", I, 95, 501 sq.).

During Sylvester's pontificate were built the great churches founded at Rome by Constantine, e.g. the basilica and baptistery of the Lateran near the former imperial palace where the pope lived, the basilica of the Sessorian palace (Santa Croce), the Church of St. Peter in the Vatican, and several cemeterial churches over the graves of martyrs. No doubt the pope helped towards the construction of these churches. Sylvester's memory is especially connected with the titular Church of Equitius, which takes its name from a Roman presbyter who is said to have erected this church on his property. It was situated near the thermæ of Diocletian, and still exists. Parts of the present building may date from the fourth century. No doubt the pope contributed to the development of the liturgy of the Church at Rome. During his reign, moreover, the first martyrology of Roman martyrs was probably drawn up. Sylvester is connected also with the establishment of the Roman school of singing. on the Via Salaria he built a cemeterial church over the Catacomb of Priscilla, the ruins of which have lately been brought to light. In this church he was buried. His feast is given under 31 December in the "Depositio episcoporum", or list of the burial days of the Roman bishops, which was compiled barely a year after his death; the same date is given in the "Calendar" of Philocalus. This day, therefore, is doubtless the day of his burial. For his possible relations with Armenia, see GREGORY THE ILLUMINATOR.

Sources

Liber pontificalis, ed. DUCHESNE, I, 170-201; introduction, cix sq.; JAFFE, Regesta rom. pont., 2nd ed., I, 28-30; Vita beati Sylvestri in LAND, Anecdota syriaca, III, 46 sq. and in SURIUS, Vita sanct., VI, 1173 sq.; LANGEN, Gesch. der römischen Kirche, I, 395 sqq.; DÖLLINGER, Papstfabeln (2nd ed., 1890), 61 sqq.; MARUCCHI, La basilica papale del cimitero di Priscilla (Rome, 1908).

Kirsch, Johann Peter. "Pope St. Sylvester I (314-335)." The Catholic Encyclopedia. Vol. 14. New York: Robert Appleton Company, 1912. 8 Nov. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/14370a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by WGKofron. In memory of Fr. John Hilkert, Akron, Ohio. Fidelis servus et prudens, quem constituit Dominus super familiam suam.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. July 1, 1912. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2020 by Kevin Knight. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/14370a.htm

Pope St. Sylvester I

314-335

St. Sylvester I was an enigma to the Catholic people during a time when the first major heresies were cropping up. They wanted a Pontiff who was rigorous in defending the Faith; by this they not only meant the successful defeat of heresy, but one who promoted himself in doing so. Perhaps this was because they had need for a strong sign. Sylvester, the first Roman Pontiff to be a Saint without Martyrdom, gave them the first, but displayed no enthusiasm for the second aspect. He lived what is called in the spiritual realm, "an inner life", precisely what one ought to expect from a Saint, when not necessary otherwise.

In 313 the edict of Milan under Constantine ended the persecution of the Church per se; however, he wanted to oversee the Holy See and he made things difficult because he had a lot of power. A very wise and holy man assumed the Chair of Peter the following year. Sylvester was already old, too old to travel, which required the Pope's need for reliable delegates for the Council at Arles in 325, which took up the heresy of the Donatists and for the Council of Nicaea. Th former council was not world wide, like the dogmatic councils, such as Nicaea, but a regional one where the heresy was flourishing in France. The heresy would be taken up also at the first Council of Nicaea the same year. This dogmatic or defining council gave us the Nicene Creed, in response to the errors of the priest Arius. Pope Sylvester was unable to attend but his emissaries did and it was he that reigned there in spirit and he that approved all of its official pronouncements. A Pontiff can teach in his own right without any council, but all world wide [or ecumenical]Church councils require the approval of the Pontiff. Donatism originated in North Africa under Donnatus: it held that the true Church consisted only of the elect or those who would be saved and its adherents believed that only a Donatist could confer valid Baptism. This heresy did not spread like the Arian heresy and was confined to the fourth century at which time it was vanquished.

Pope Sylvester was very much the good shepherd, interested in the welfare of his flock and full of zeal for having holy priests; although aged he had the stamina for sacerdotal affairs and on one occasion he ordained 42 priests and 25 deacons. The first Basilica of St. Peter was built during his reign as well as that of St. John Lateran.

Pope St. Sylvester, pray for Pope Benedict XVI and for us!

SOURCE : http://www.catholictradition.org/Papacy/saint-sylvester1.htm

St. Sylvester

Feastday: December 31

St. Sylvester I, a Roman by birth and the son of Rufinus, lived at a turning point in the history of the Church. Ordained a priest during the final years of persecution, he witnessed the terror unleashed under Emperor Diocletian, the abdication of Diocletian and Maximian, and the dramatic victory of Constantine at the Battle of the Milvian Bridge in 312. Following the death of Pope St. Melchiades, Sylvester was elected Bishop of Rome in 314, becoming the first Pope to reign entirely under the freedom of the Church guaranteed by the Edict of Milan.

During his pontificate, Rome began its visible transformation into a Christian city. In close cooperation with Emperor Constantine, St. Sylvester oversaw the construction of the great Constantinian basilicas, including St. Peter's Basilica on the Vatican Hill, built over the tomb of the Prince of the Apostles; the Lateran Basilica and Baptistery, adjacent to the former imperial palace that became the Pope's residence; the Basilica of the Holy Cross in Jerusalem; and St. Paul Outside the Walls. His memory is also closely associated with the church of Sts. Martin and Sylvester (formerly the titulus Equitii), which still stands in Rome's Monti district.

Although the Council of Arles (314) and the First Ecumenical Council of Nicaea (325) were held during his reign, St. Sylvester did not attend either in person, likely due to age and the practical limitations of travel. He sent legates to both councils and confirmed their decisions, including the condemnation of Arianism at Nicaea. The precise extent of his personal involvement in these theological disputes remains uncertain, but his fidelity to the Church's unity and doctrine was unquestioned by his contemporaries.

So strong was his witness of faith that St. Sylvester was honored with the title "Confessor", meaning one who bore courageous testimony to Christ without undergoing martyrdom. Tradition credits his pontificate with important developments in the Roman liturgy, including the early formation of the Roman Martyrology and the flourishing of sacred chant in Rome. He governed the Church for nearly twenty-one years and died peacefully in 335.

St. Sylvester is also associated with the chivalric Order of St. Sylvester, historically linked to the ancient Militia Aurata or "Order of the Golden Spur," traditionally attributed to Constantine. In its modern form, the Order was reorganized by Pope Gregory XVI in 1841 and later refined by Pope St. Pius X. Today, it continues as a papal honor bestowed upon lay men and women who have rendered distinguished service to the Church.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=381

Papa Silvestro I

Roma, Basilica Santi Quattro Coronati, Oratorio di San. Silvestro

Baptême de Constantin Ier par Sylvestre, fresque de la Basilique des Quatre-Saints-Couronnés, xiiie siècle.

English: Rome, Basilika Santi Quattro Coronati, Chapel of Sylvester

Roma. Santi Quattro Coronati. Frescos románicos en el oratorio de San Silvestre.

Santi Quattro Coronati - Saint Sylvester Legend frescos - Baptism of Constantine


Sylvester (Silvester) I, Pope (RM)

Born in Rome, Italy; died there in 335; feast day in the East is January 2. The Liber Pontificalis says that Silvester was the son of a Roman named Rufinus. Sylvester rejoiced at his good fortune in succeeding Saint Miltiades, who died on January 10, 314. The year before, Sylvester was a simple priest in Rome, attached to the parish of Equitius and with some sort of relationship to Pope Saint Miltiades, as he had previously been in the entourage of Pope Saint Marcellinus.

On January 31, 314, Sylvester, Roman citizen, took the chair of Saint Peter, a few days after his election and after Emperor Constantine granted toleration to the Christian Church by enacting the Edict of Milan in 313. It was an easy succession. Sylvester did act as counselor and spiritual director of Constantine.

In consequence an extraordinary fable arose about his pontificate. It is said that Constantine had been told by his doctor that the best way to cure leprosy was to bathe in the blood of children. A vision in which SS Peter and Paul appeared to the emperor charging him instead to seek baptism at the hands of Sylvester changed Constantine's mind. Sylvester baptized him; the emperor was healed; and in gratitude granted the islands of Sicily, Sardinia, and Corsica (of course this is not true; Constantine postponed his baptism until his deathbed). These lands became known as the Donation of Constantine and formed the basis of the future Papal States.

Nevertheless, even while Miltiades was still alive, Constantine donated large tracts of land in and around Rome for the building of basilicas. Christians had been building small, everyday places of worship in Rome since the 3rd century but Constantine envisioned one large enough to hold the entire clergy and a major portion of the population of the city, as well as basilicas built over the tombs of the most illustrious martyrs. From the Imperial Treasury, Constantine gave Miltiades the Lateran Palace as his residence.

That Sylvester was not the founder of the pontifical monarchy has been suspected since the 8th century and acknowledged since the 15th. Many Romans looked with suspicion on the impious legalization of Christianity; it marked the end of a glorious tradition. (Remember Christians had been persecuted because of their impiety, i.e., refusal to offer sacrifices to the gods who protected Rome and its empire.)

Sylvester's own virtues must have been considerable, if only because he is one of the first Christians who did not die a martyr and yet was honored as a saint (there were a few others). He sent legates to the Council of Arles to deal with the Donatist dispute. The bishops there commended Sylvester for not coming in person but instead remaining in the place "where the Apostles daily sit in judgement."

Arianism arose during Sylvester's pontificate. Arius, priest of Alexandria, Egypt, began to teach doubtful propositions concerning the mystery of the Trinity. Constantine became aware of it and sent Bishop Hosius of Cordova to investigate. It was Constantine, encouraged by Hosius and the Eastern episcopate, who took the initiative to convene the first ecumenical council in Nicaea, Bithynia, in 325, to consider the issue. The council was attended by about 220 bishops, nearly all of whom were orientals. Constantine presided and invited Sylvester to share the honor but Sylvester remained in Rome and sent legates to Nicaea--Vincent and Victor. The presiding Western bishop, Hosius of Cordova, also represented the holy father. The council condemned the heresy of Arius. There is no record that Sylvester formally confirmed the signature of his legates to the acts of the council.

Should Sylvester be berated for not upholding the primacy of the pope testified to earlier by Saint Irenaeus and Saint Cyprian of Carthage? No, the new conditions were mystifying. The Church was moving into a new period. The role of the pope in a persecuted Church was quite different from that of the emperor's Church. As long as the emperor arranged things for the better, perhaps Sylvester should remain uninvolved and implicitly delegate his authority.

Unfortunately, Constantine eventually made a mess of theology and botched up most of the good work he had done. Sylvester, with the bad habits of tolerance he had acquired, reacted too timidly--or not at all. The influence of the beneficial Hosius gave way to that of the Arian Eusebius of Nicomedia and Constantine threw the Church into confusion. It was Eusebius who baptized Constantine on his deathbed.

Sylvester also set himself the task of creating churches worthy of the faith in the city of Rome. He either restored or founded the churches of Saint Peter on Vatican Hill, Saint Lawrence-Outside- the-Walls, and Santa Croce. His ancient episcopal chair and his mitre--the oldest one still to survive--can today be sen in the church of San Martino ai Monti, which he built over a house near the Baths of Diocletian used for worship during the years of persecution. Saint Sylvester also built a church at the cemetery of Priscilla on the Salerian Way.

It is probable that it was to Sylvester, rather than to Miltiades, that Constantine gave the Lateran Palace. Sylvester made the basilica of Saint John Lateran his cathedral. There you can still see the famous mosaic commissioned by Pope Leo III (reigned 795- 816). In the middle stands Jesus surrounded by the 12 Apostles, and at each side two parallel scenes: Jesus gives the keys to Saint Sylvester with one hand and, with the other, the flag to Constantine; on the other side Saint Peter hands the pallium to Leo III and the flag to Charlemagne. What is the significance?

Constantine's father, Constantius Chlorus, from 303 neglected to apply the anti-Christian edicts that were still in effect. Humanitarianism and political realism were at the root of this tolerance: In spite of three centuries of legal and bloody persecution, Christianity triumphed everywhere and even succeeded in erecting a house of its own in Rome. Thus, it was easier and wiser to tolerate it, perhaps even give it legal standing, and make use of its strength and unity. That is the situation inherited by Constantine, who was racked by metaphysical, and perhaps mystical, concerns. He seriously wondered if God existed and, if He did, who might He be. This personal problem for Constantine was capital for Sylvester.

Constantine started with a religion that had 36 gods and goddesses and tried to put some order into this world. But once direction had been given, it seemed insufficient to him and he was tempted to abandon Olympus for a more solid theology.

Around 310, Constantine dreamed of a universe guided by a single God, a mysterious intelligence that dominates all beings. Around 312, he had the impression that the God of the Christians, the single God of the religion that resisted all massacres, could be the God he sought. Around October 10 that year, a rare astronomical phenomenon was visible, and Constantine, anxious to read God's message, could not help but see it. The planets Saturn, Mars, and Jupiter, and some neighboring stars, formed a cross in the sky that was like the cross of the Christians. Perhaps in addition, an inner voice of grace made Constantine understand that this sign of the Christians was the sign of the true God he was seeking.

At the end of 312, Constantine wrote to Maxim Daia to ask him to stop the persecutions in Asia Minor. In January 313, Constantine issued a decree directing restoration of confiscated goods to the Christians in North Africa.

February 313 saw the first Augustus Constantine and his imperial lieutenant Licinius (in the East) signing the landmark Edict of Milan. The edict stipulated freedom of conscience and cult for the Christians and others, and restitution to the Christian communities of the goods that had been confiscated from them by the State.

That same April Constantine gave instructions to African officials in favor of the Christian clergy and places of worship. During the summer he donated land to various churches, especially in Rome. That October he conceded the munera civila to the whole Catholic clergy of the Empire.

Sylvester died before Constantine and was buried on December 31, 335, in the cemetery of Priscilla on the via Salaria. But his tomb and the epitaph that adorned it were destroyed when the Arian Lombards passed through. The major part of his remains were translated in 761 by Pope Paul I to San Silvestro in Capite, now the national church of English Catholics in Rome.

The cultus for Sylvester did not arise for another 150 years, when Pope Saint Symmachus attributed two Roman councils to Sylvester and had a mosaic placed behind the episcopal throne in the Equitius honoring his predecessor. The Eastern Church, however, celebrates him also with the title "isapostole," equal to the apostles, on May 21.

So, through the obscure lense of time Sylvester appears almost mute, impassive, yet 300 laws concerned with justice, equity, and an evangelical purity were passed during his 25-year reign. He is considered a great pope in the memory he left to his close successors. Perhaps he can be considered the holy patron of high persons in delicate situations (Attwater, Benedictines, Bentley, Delaney, Encyclopedia, Farmer, Walsh).

In art, Saint Sylvester is shown in various scenes with Emperor Constantine. He might also be shown (1) trampling a dragon, (2) with an angel holding a cross and olive branch (the peace of the Church), (3) with Saint Romana (Roeder). Farmer reports that he is generally represented by a chained dragon or bull and a tiara, and the principal scene represented is that of the baptism of Constantine (Farmer). Sylvester is still especially venerated in Pisa (Roeder). 

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1231.shtml

December 31

St. Sylvester, Pope and Confessor

See the Pontifical, published by Anastasius, Rufin, &c. amongst the moderns, Tillemont, t. 7, p. 267. Orsi, t. 4 and 5.

A.D. 335.

ST. SYLVESTER, whom God appointed to govern his holy church in the first years of her temporal prosperity and triumph over her persecuting enemies, was a native of Rome, and son to Rufinus and Justa. According to the general rule with those who are saints from their cradle, he received early and in his infancy the strongest sentiments of Christian piety from the example, instructions, and care of a virtuous mother, who, for his education in the sound maxims and practice of religion, and in sacred literature, put him young into the hands of Charitius or Carinius, a priest of an unexceptionable character and great abilities. Being formed under an excellent master, he entered among the clergy of Rome, and was ordained priest by Pope Marcellinus, before the peace of the church was disturbed by Dioclesian, and his associate in the empire. His behaviour in those turbulent and dangerous times recommended him to the public esteem, and he saw the triumph of the cross by the victory which Constantine gained over Maxentius within sight of the city of Rome on the 28th of October, 312. Pope Melchiades dying in January, 314, St. Sylvester was exalted to the pontificate, and the same year commissioned four legates, two priests, and two deacons, to represent him at the great council of the

Western Church, held at Arles in August, in which the schism of the Donatists, which had then subsisted seven years, and the heresy of the Quarto-decimans were condemned, and many important points of discipline regulated in twenty-two canons. These decisions were sent by the council before it broke up with an honourable letter to Pope Sylvester, and were confirmed by him and published to the whole church. 1 The general council of Nice was assembled against Arianism in 325. Socrates, 2 Sozomen, 3 and Theodoret, 4 say that Pope Sylvester was not able to come to it in person on account of his great age, but that he sent his legates. Gelasius of Cyzicus 5 mentions that in it “Osius held the place of the bishop of Rome, together with the Roman priests Vito and Vincentius.” These three are named the first in subscriptions of the bishops in the editions of the acts of that council, 6 and in Socrates, who expressly places them before Alexander, patriarch of Alexandria, and Eustathius, patriarch of Antioch. 7 St. Sylvester greatly advanced religion by a punctual discharge of all the duties of his exalted station during the space of twenty-one years and eleven months; and died on the 31st of December, 335. He was buried in the cemetery of Priscilla. St. Gregory the Great pronounced his ninth homily on the gospels on his festival, and in a church which was dedicated to God in his memory by Pope Symmachus. 8 Pope Sergius II. translated his body into this church, and deposited it under the high altar. Mention is made of an altar consecrated to God in his honour at Verona about the year 500; and his name occurs in the ancient Martyrology, called St. Jerom’s, published by Florentinius, and in those of Bede, Ado, Usuard, &c. Pope Gregory IX., in 1227, made his festival general in the Latin church; the Greeks keep it on the 10th of January.

After a prodigious effusion of Christian blood almost all the world over daring the space of three hundred years, the persecuting kingdoms at length laid down their arms, and submitted to the faith and worship of a God crucified for us. This ought to be to us a subject of thanksgiving. But do our lives express this faith? Does it triumph in our hearts? It is one of its first precepts that in all our actions we make God our beginning and end, and have only his divine honour and his holy law in view. All our various employments, all our thoughts and designs must be referred to, and terminate in this, as all the lines drawn from the circumference of a circle meet in the centre. We ought therefore so to live that the days, hours, and moments of the year may form a crown made up of good works, which we may offer to God. Our forgetfulness of him who is our last end, in almost all that we do, calls for a sacrifice of compunction in the close of the year: but this cannot be perfect or acceptable to God, unless we sincerely devote our whole hearts and lives to his holy love for the time to come. Let us therefore examine into the sources of former omissions, failures, and transgressions, and take effectual measures for our amendment, and for the perfect regulation of all our affections and actions for the future, or that part of our life which may remain.

Note 1. See epist. Synodi Arel. ad Sylvest. Pap. Conc. t. 1, p. 1425. [back]

Note 2. Socr, l. 1, c. 5. [back]

Note 3. Sozom. l. 1, c. 6. [back]

Note 4. Theodoret, l. 1, c. 7. [back]

Note 5. Gelas. Cyz. Hist. Conc. Nicæn. l. 2, c. 5, t. 2, Conc. [back]

Note 6. Conc. t. 2, p. 50. [back]

Note 7. The history of Constantine’s donation of Rome is refuted by Pagi, Critic. in Annal. Baron. Papebroke, Act. Sanct. Nat. Alexander, Hist. Eccl. Noris, t. 4. Oper. Mamaclii, Orig. Christ. t. 2, p. 232, &c. [back]

Note 8. Conc. t. 1, p. 1368. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73). Volume XII: December. The Lives of the Saints. 1866.

SOURCE : https://www.bartleby.com/lit-hub/lives-of-the-saints/volume-xii-december/st-sylvester-pope-and-confessor

Saint Sylvester, pope

The feast day of Saint Sylvester, located so close to the Christmas liturgical cycle was an early decision of the Fathers of the Church, but it has no relation to the Mystery of the Incarnation. Today's feast Saint Sylveser, according to Pius Parsch is among the oldest in the Church's liturgical life because his memory was among the first to receive public recognition by the laity due to his exemplary holiness and concern for the welfare of the faithful, especially the poor. He's considered to be a confessor of the faith but also acknowledged as a martyr. Sylvester's feast day was for a long time a holy day of obligation.

Sylvester was elected bishop of Rome in AD 314. He succeeded Saint Miltiades who was pope for 2 years (July 2, 311 - 10 January 314) and was succeed by Saint Mark who only served for 263 days. One of the first things he did as pope was to teach the virtue of peace and to live by example.

Notable about Pope Sylvester was that he lived in Rome as its bishop when the Council of Nicea I was held; recall that the Council of Nicea called to order not by the pope by the emperor, who by the way was a friend of Sylvester's. During his papacy the great churches of St John Lateran, Santa Croce in Gerusalemme, St Paul's, St Lawrence's and the first St Peter's were built, among others.

Several things are attributed to Sylvester:

• taught the orthodox Catholic faith in the face of heresy and schism

• taught that the sign of the Cross was given to him by the Lord

• cared for the poor and expected the clergy to do the same

• cared for those in the Order of Virgins and Widows

• determined that bishops had the exclusive right to consecrate chrism

• instructed priests, when baptizing, also were to anoint with chrism

• determined that deacons were to wear the dalmatic with a linen maniple

• determined that bread was to be consecrated as Eucharist only a linen corporal

• determined those ordained should be stable in that order before taking a higher order

• instructed the laity should not sue the clergy

• instructed the clergy should not sue another in civil court

• called the 1st and 7th days of the week the "Lord's Day" and the "Sabbath"

• among the first use the word "feria" (a free day) for weekdays of the liturgical calendar without a commemoration.

Some of these things perdure today.

When Pope Sylvester died in AD 335 he served the Church as bishop of Rome for 21 years, 11 months, 1 day. He was first lair to rest in the catacomb of Saint Priscilla and later moved to the church of Saint Symmachus.

By Paul Zalonski

SOURCE : http://communio.stblogs.org/2010/12/saint-sylvester-pope.html

Papa Silvestro I


Liturgical Year: Saint Sylvester, Pope and Confessor

31 December

So far, the only ones we have seen standing round the Crib of our Jesus during this Christmas season have been Martyrs: Stephen, overwhelmed with the shower of stones; John, the Martyr: in heart, who survived his fiery torture; the Holy Innocents, massacred by the sword; Thomas, murdered in his Cathedral; these are the champions of Christ, who keep guard in the palace of Bethlehem. Yet, all Christians are not called to be Martyrs. Besides this countless battalion of the King’s favourite soldiers, there are other troops of sainted heroes which form the heavenly army – and among these there are the Confessors who conquered the world without shedding their blood in the combat. Though the place of honour in the service of the King, belongs to the Martyrs, yet did the Confessors fight manfully for the glory of his name and the spreading of his Kingdom. The palm is not in their hands, but they are crowned with the crown of justice, and Jesus, who gave it to them, has made it be part of his own glory that they should be near his throne.

The Church would therefore grace this glorious Christmas Octave with the name of one of her Children, who should represent, at Bethlehem, the whole class of her unmartyred Saints. She chose a Confessor – Saint Sylvester, a Confessor who governed the Church of Rome, and, therefore, the universal Church; a Pontiff, whose reign was long and peaceful; a Servant of Jesus Christ adorned with every virtue, who was sent to edify and guide the world immediately after those fearful combats, that had lasted for three hundred years, and in which millions of Christians had gained victory by martyrdom, under the leadership of Thirty Popes – predecessors of Saint Sylvester – and they, too, all Martyrs.

So that, Sylvester is messenger of the Peace, which Christ came to give to the world, and of which the Angels sang on Christmas Night. He is the friend of Constantine; he confirms the Council of Nicaea; he organizes the discipline of the Church for the new era on which she is now entering – the era of Peace. His predecessors, in the See of Peter, imaged Jesus in his sufferings; Sylvester represented Jesus in his triumph. His appearance during this Octave reminds us, that the Divine Child who lies wrapt in swaddling-clothes, and is the object of Herod’s persecution, is, notwithstanding all these humiliations, the Prince of Peace, the Father of the world to come.

Let us read the history of Sylvester’s peaceful Pontificate, as related by the Church in her Breviary. The character of our work excludes purely critical discussions, and we, therefore, say nothing of the objections that have been raised against the Emperor Constantine’s having received Baptism in Rome at the hands of Saint Sylvester. It is sufficient for us to tell our readers, that the Roman tradition, regarding that event, has been adopted by the most learned men, such as Baronius, Schelstrate, Bianchini, Marangoni, Vignoli, etc.:

Sylvester, a Roman by birth, and son of Rufinus, was brought up from childhood by the priest Cyrinus. He imitated his master by his learning and a good life, and, when in his 30th year, was ordained Priest of the holy Roman Church by Pope Marcellinus. He surpassed the rest of the clergy in the admirable manner wherein he performed his sacred duties, and was chosen as the successor of Pope Melchiades, under the reign of the Emperor Constantine. This Emperor, having been advised by his physicians to seek the cure of his leprosy by bathing in infants’ blood, was visited in his sleep by the holy Apostles Peter and Paul. They bade him refuse the sinful remedy of the bath if he desired to be cleansed from his leprosy, and to go to Sylvester, who was then hiding on mount Soracte; that having been regenerated in the saving waters of Baptism, he should give orders that churches, after the manner of the Christians, should be built in every part of the Roman empire; and that he should destroy the idols of the false gods, and worship the true God. Constantine, therefore, obeying the heavenly admonition, caused the most diligent search to be made for Sylvester, and, when found, to be brought to him. This being done, and the Pontiff having shown Constantine the portraits of the two Apostles he had seen in his sleep, the Emperor was baptised, and healed, and became exceedingly zealous for the defence and propagation of the Christian religion.

By the persuasion of the holy Pontiff, Constantine also built several Basilicas, which he enriched with sacred images, and most princely donations and gifts: he, moreover, granted permission to the Christians publicly to erect churches, which, previously, they were forbidden to do. Two Councils were held during the reign of this Pontiff: firstly, that of Nicaea, over which presided his Legates; Constantine was present, and 318 Bishops were assembled there; the holy and Catholic faith was explained, and Arius and his followers were condemned; the Council was confirmed by Sylvester, at the request of all the Fathers assembled: the second was that of Rome, at which 284 Bishops were present, and there, again, Arius was condemned.

Sylvester also passed several decrees most useful to the Church of God. For example:

• That the Chrism should be blessed by a Bishop only

• That the Priest should anoint the crown of the head of the person he baptized

• That Deacons should wear Dalmatics in the church, and a linen ornament on the left arm

• That the Sacrifice of the Altar should not be celebrated excepting on a linen veil.

• He laid down the length of time, during which, they who received Orders, should exercise the functions belonging to each Order, before passing to a higher grade.

• He made it illegal for a layman to be the public accuser of a cleric, and forbade a cleric to plead before a civil tribunal.

• The names of Saturday and Sanday were to be still used, but all the other days of the week were to be called Ferias {Second Feria, Third Feria, and the rest,) as the Church had already begun to call them; hereby signifying, that the clergy should put aside all other cares, and spend every day in the undisturbed service of God.

To this heavenly prudence, wherewith he governed the Church, he ever joined the most admirable holiness of life, and charity towards the poor. For instance, he arranged, that those among the clergy who had no means should live with wealthy members of the clergy; and, again, that everything needed for their maintenance, should be supplied to Virgins consecrated to God. He governed the Church 21 years, 10 months, and a day. He was buried in the cemetery of Priscilla, on the Salarian Way. He seven times gave ordinations in the December month: the number of the ordained was 42 Priests, 25 Deacons, and 65 Bishops for various places.

The ancient Liturgical Books of Italy had a Proper Office for Saint Sylvester. We have found, in the Breviary of the old Abbatial, (now, the Collegiate) Church of Saint Barbary, at Mantua, a very beautiful Office; and from this we extract the following Antiphons and Responsories:

• The storm of persecution being calmed, the religion of Christ our Lord was spread, in the Pontificate of blessed Sylvester, throughout the entire dominions of the Roman Empire.

• Holily did Sylvester administer all things; he propagated the faith, and gave liberty and confidence for the preaching the Gospel in the City, the Mistress of kingdoms.

• He suffered much, and it filled his life with merit; he made many rules, and they proved his wisdom.

• Sylvester was a holy man, and led a life of heaven while on this earth: being a Pontiff of exceeding virtue, he governed the Church with heavenly prudence.

• Being chosen Pontiff of God’s Church, he sought a hiding place on Mount Soracte, that he might escape the cruelty of the tyrant Maxentius; there, he besought God to bless the Church, at length, with peace.

• While hid on the mount, the Apostles Peter and Paul admonish the Emperor to call the Pontiff: Sylvester regenerates Constantine in the saving waters of baptism, and heals him of leprosy.

• Having fully instructed the Emperor Constantine in the faith of Christ, he was the first to publicly consecrate a Church, and it was the Basilica built by the Emperor: he called it Our Saviour’s.

• Sylvester, solicitous for the glory of God and the salvation of men, instructed the people in the knowledge of saving doctrine, and delivered them, in a wonderful manner, from the errors of a wily serpent.

• Convoking the General Council of Nicaea, where there was assembled a mystic number of Bishops, he subverted the machinations of heretics, by the power of the Holy Ghost.

• This is the holy Pontiff, in whose day, Christ gave Peace to the Church, and the Roman Empire prostrated at the feet of a Priest the lofty summit of its ancient glory.

• O blessed Pontiff, and admirable Pastor of the universal Church whom the Lord glorified in the sight of all nations, and exalted above the Emperor of Rome; you who are now exulting in heavenly glory, pray for us to our Lord.

• O shining Light and Brightness, blessed and most holy Sylvester in whose time, the clouds of persecution were scattered over the heads of the Faithful, and the calmness of peace appeared: help us by your prayers, that we may for ever enjoy the blessing of peace.

The Greek Church is enthusiastic in its hymns of praise to Saint Sylvester. In the stanzas we extract from her Menaea, she gives to this great Pope the whole honour of the Nicene Council, and honours him as the conqueror of the Arian heresy.

• Father and Hierarch, Sylvester, holily enlightened by the light of holiness you enlightened the Faithful by your light-giving teachings, to adore the unity of nature in the Three Persons, and did dispell the darkness of heresies. Therefore, we, with great solemnity, joyfully hymn today your glorious memory.

• O Father Sylvester, who carries God with you, you visible pillar of fire that goes before the holy flock, you shade-giving cloud, that ever leads the faithful out of Egyptian errors by your incomparable precepts, we venerate your glorious and most holy memory.

• O Sylvester, divinely speaking Father, by the torrent of your prayers you did sink the many-headed dragon in the mire. Holy and admirable Pontiff, you led thousands of Pagans to God, and humbled the haughty by the astounding miracles you so wisely worked before their eyes. Therefore do we honour and bless you.

• Perfect in your obedience to the Law of God, and admirably versed in the knowledge of the inspired Scriptures, you did teach the truth to the heathen philosophers; you did lead them to confess Christ together with the Father and Spirit, and say: Let us sing to the Lord for he is gloriously magnified.

• Hierarcha inspired of God, Sylvester our Father, you are shown to us as anointing Priests in the Holy Ghost, and enlightening the people, O most sacred Pontiff! You did put the errors of heresy to flight, and did feed the flock, making the waters of holiness to flow upon the pastures of souls that know God.

• By your words, which left no escape, you did unravel the knots of sophistry; you did bind to the faith them that were bound by error, opening their minds by your interpretation of the Scriptures, most blessed Hierarch, our Father.

• By your prayers, O blessed one, you did for ever paralyse and imprison the wicked serpent, who sought to infect with his detestable pestilence them that approached you: you did fasten down the dragons with the seal of the Cross, as with prison-gates and bolts.

Petition to Saint Sylvester

Supreme Pastor of the Church of Christ, you lend to the beauty of the holy Octave of Christmas the lustre of your glorious merits. There you worthily represent the countless choir of Confessors, for it was you who did steer the bark of Peter after the three hundred years’ tempest, leading her with watchful love in her first hours of calm. The pontifical Diadem, reflecting heaven in its gems, sits on your venerable brow. The Keys of the Kingdom of heaven are in your hands; you open it for the admission of the Gentiles, who embraced the faith of Christ; you shut it against the Arians in that august Council of Nicaea, where you preside by your Legates, and to which you give authority, by confirming it with your apostolic approbation. The Furious storms will again soon rage against the Church, and the angry billows of heresy will beat against her; you will then be in the bosom of God; but, together with Saint Peter, you will keep guard over the purity of the Faith of Rome. You will support Julius; you will rescue Liberius; and Athanasius, aided by your prayers, will find a shelter within the walls of Rome.

Under your peaceful reign, Christian Rome receives the reward of her long-endured persecution. She is acknowledged as Queen of Christendom, and her empire becomes the sole empire that is universal. The Son of your pastoral zeal, Constantine, leaves the city of Romulus, which has now become the City of Peter; the Imperial majesty would be eclipsed by that greater one of the Vicar of Christ; he makes Byzantium his capital, leaving Rome to be that of the Pontiff-King. The temples of the false gods become ruins, and make room for the Christian Basilicas, in which are enshrined the Relics of the Apostles and Martyrs. In a word, the Church has triumphed over the Prince of this world, and the victory is testified by the destruction of that Dragon, which infected the air by its poisonous breath.

Honoured with all these wonderful prerogatives, saintly Vicar of Christ, forget not the Christian people who were once your flock. It asks you, on this your Feast, to make it known and love the mystery of the Birth of Jesus. By the sublime Symbol which embodies the Faith of Nicgea, and which you did confirm and promulgate throughout the whole Church – you have taught us to acknowledge this sweet Infant as God of God, Light of Light, begotten not made, Consubstantial to the Father. You bid us to come and adore this Little Child, as He by whom all things were made. Holy Confessor of Christ, vouchsafe to present us to him, as the Martyrs have done, whose Feasts have filled up the days since his Nativity. Pray to him for us, that our desires for true virtue may be fulfilled, that we may persevere in his holy love, that we may conquer the world and our passions, and at length, that we may obtain the Crown of justice, which is to be the reward of our Confessing him before men, and is the only object of our ambition.

Pontiff of Peace, from the abode of rest where you now dwell, look down upon the Church of God, surrounded as she is by implacable enemies, and beseech Jesus, the Prince of Peace, to hasten her triumph. Cast your eye on that Rome which is so dear to you, and which is so faithful in her love of you. Protect and direct her Father, King and Pontiff. May she triumph over the wiles of political intrigue, the violence of tyranny, the craft of heretics, the perfidy of schismatics, the apathy of worldlings, and the cowardice of her own children. May she be honoured, loved, and obeyed. May the sublime dignity of the Priesthood be recognised. May the spiritual power enjoy freedom of action. May the civil authority work hand and hand with the Church. May the Kingdom of God now come, and be received throughout the whole world, and may there be but one Fold and one Shepherd.

Still watch, O holy Sylvester, over the sacred treasure of the Faith, which you did defend, when on earth, against every danger. May its light put out the vapours of man’s proud dreams, those false and daring doctrines which mislead countless souls. May every mortal bow down his understanding to the obedience of faith in the divine Mysteries, without which all human wisdom is but folly. May Jesus, the Son of God, and Son of Mary, be King, by his Church, over the minds and hearts of all men.

Pray for Byzantium, that was once called the New Rome, but which so soon became the capital of heresies, and the scene of everything that could degrade a Christian country. Pray that the days of her deep humiliation may be shortened; that she may again see herself united with Rome; that she may honour Christ and his Vicar; that she may obey, and by her obedience be saved. May the people, misled and debased by her influence and rule, recover their dignity as men, which can only subsist when men have faith, or be regained by a return to the faith.

And lastly, Conqueror of Satan, keep this hellish monster in the prison whither you did drive him; confound his pride and his schemes; let him no longer seduce the people of God’s earth; but may all the Children of the Church, according to the word of Peter,your predecessor, resist him, by the strength of their faith.

– from the book The Liturgical Year: Christmas, volume 1, by the Very Reverend Dom Prosper Gueranger, Abbot of Solesmes, translated from the French by the Revered Dom Laurence Shepherd, Monk of the English-Benedictine Congregation, 2nd edition; published in Dublin Ireland by James Duffy, 15 Wellington-Quay, 1870

SOURCE : https://catholicsaints.info/liturgical-year-saint-sylvester-pope-and-confessor/

The Lives and Times of the Popes – Saint Sylvester I – A.D. 314

Article

Sylvester, a Roman priest, ordained by Pope Saint Marcellinus, was the son of Rufinus and Saint Justina, and was created pontiff on the 31st of January, 314. He addressed to the clergy a variety of orders and regulations, the importance and utility of which are generally admitted. They are commended by Bede and Sangallo. Among other regulations, this pope ordered that the head of the baptized should be anointed with the chrism by the priest; and he also ordered that the days of the week, excepting Saturday and Sunday, should be called ferias, a name which several authors, especially Tertullian, affirm to have been already in use. In that nomenclature Monday is called the second feria, Tuesday the third feria, and so on to Friday, which was the sixth feria. The first feria and the second feria are called by the ordinary names of Saturday and Sunday.

Sylvester continued to govern the Church, which Constantine enriched with gifts and protected with lively and firm determination. In the year 325 the holy pontiff held at Nicea (now called Isnik), in Anatolia, the first general council, convoked by Constantine to condemn the heresy of Arius, who asserted that Jesus Christ was not God, but merely man. The council was also to decide upon the dissensions in the Church concerning the celebration of Easter, and to endeavor to put an end to the schism of Meletius, Bishop of Sicopolis, in Egypt, against the Patriarch of Alexandria. The council consisted of three hundred and eighteen bishops, besides the pope’s legates. The emperor attended in great state.

Arius, an African priest, poet, and musician, who composed spiritual songs for pious persons and work-people, put his erroneous doctrine into verse, and thus got it into circulation among the people. The same means had previously been employed by Valentinus and Armonius, and had often served the purposes of the heretics. Apollinaris also employed it after Arius, and by it, rather than by his writings, perpetuated his errors.

We shall see that Arianism, after having spread throughout all the provinces, faded by degrees, so that by the end of the fourth century the Arians had not in the Roman Empire either bishops or churches. If there were still some Arians, they no longer formed a body. That heresy took shelter among the Goths, who had embraced it even during the reign of Constantine; among the Vandals, who seized on Africa; and among the Burgundians, to whom it had been communicated by the Goths. The Franks embraced it when they ceased to be idolaters, and did not abandon it until after the conversion of Clovis. Arianism reappeared in Europe in the train of Luther’s Reformation; an Anabaptist preacher affirmed that he was the grandson of God, son of the divinity of Jesus Christ. This fanatic found followers, so that in a short time his doctrine spread in Germany and Poland, and produced various sects; passed into Holland, and was imported into England by Orchin and Bucer, who was engaged by the Protector Somerset, guardian of Edward VI, to teach the doctrine of Zwinglius. Though Madame Meyer founded a chair, with an endowment for lectures against Arianism, the heresy has still its defenders and believers in England.

The Fathers, after many deliberations, formed the symbol of the faith, “Credo in unum Deum,” etc., and declared, contrary to the opinion of the Arians, that the Son was consubstantial with the Eternal, his Father. It was settled, against the Quartodecimans, that the 21st of March would end the winter equinox, and that the Sunday after the fourteenth moon, which would be at full on the 21st, or after that day, should be the day for the celebration of Easter. It was ordered that the Patriarch of Alexandria should especially make public the day for the celebration of Easter, because in that city, more than elsewhere, astronomy was carefully studied. Thence has come to us the use of the Paschal Cycle, of the Golden Number, and of the Indictions.

The Paschal Cycle is a cycle of five hundred and thirty-two years. At the end of that period the feast of Easter returns on the same Sunday. That cycle brings the new moons on the same days of the Julian year. It is the product of the nineteen years of the lunar cycle multiplied by the twenty-eight years of the solar cycle.

The Indiction is a period or cycle of fifteen years, thus named from a tribute which the Romans levied annually in the provinces to provide pay for those soldiers who had served fifteen years. That period, according to some authors, commenced in 312; according to others, in 313. Those countries that still observe it reckon it from the first of January. To find the year of the Indiction, add 3 to a thousandth of the Gregorian year, and divide by 15. The remainder indicates the Indiction, unless it be a cipher; in that case the Indiction is 15.

The Golden Number is a number which indicates the year of the lunar cycle to which any given year belongs, and the method of finding the Golden Number of any given year since Jesus Christ is as follows: Add 1 to the number of years that have elapsed since Jesus Christ, and divide by 19. The remainder will be the Golden Number sought for; but if there be no remainder, then the Golden Number will be 19.

In this council it was decreed that Meletius should remain without any jurisdiction at Sicopolis, and that those who had been ordained by him should be subject to the Patriarch of Alexandria. Twenty canons were formed for the reform of the ecclesiastical discipline.

It is not certain that it was Saint Sylvester who ordered that the altars should be of stone.

It was in his time that the custom commenced of consecrating the pontiff on a Sunday or feast-day. Novaes thinks that that ceremony had taken place on a ferial day, except in the cases of Paul III, Clement VII, and Leo X. Sylvester is the first who is represented as crowned with the tiara. That which he wore was taken to Avignon, thence back again to Rome, and then placed in the Church of Saints Sylvester and Martin a’ i Monti.

In six ordinations, in December, the Holy Father created sixty-two or sixty-three bishops, forty-two priests, and twenty-six deacons. He governed the Church twenty-one years and eleven months. He died 31st December, 335, and was interred in the cemetery of Priscilla, on the Salarian Way.

There is no longer any controversy about the pretended donation of Constantine. One of the oldest authors who has spoken of it is Eneas, of Paris, who lived A.D. 854. The Abbe Fea treated the question with great ability and good faith. How many useless arguments do not the enemies of the Church still revive upon that subject! Dante has repeated the error in his beautiful verse; but even the greatest of modern poets may, in this, as in many other inspirations, be anything rather than a trustworthy historian.

It was during the pontificate of Saint Sylvester that Helena, mother of Constantine, found, at Jerusalem, the true cross and the holy tomb, since intrusted to the guardianship of the minor brethren of Saint Francis of Assisi.

MLA Citation

Alexis-François Artaud de Montor. “Saint Sylvester I – A.D. 314”. The Lives and Times of the Popes1911. CatholicSaints.Info. 2 August 2022. Web. 18 January 2026. <https://catholicsaints.info/the-lives-and-times-of-the-popes-saint-sylvester-i-a-d-314/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/the-lives-and-times-of-the-popes-saint-sylvester-i-a-d-314/

Papa Silvestro I

Szent Szilveszter papa, 1900


Weninger’s Lives of the Saints – Saint Sylvester, Pope, and Saint Melania, the Younger

Article

The Roman Martyrology speaks of the holy Pope, Saint Sylvester, as follows: “At Rome, the birth-day of the holy Pope, Sylvester, who baptized the Emperor, Constantine the Great, confirmed the general Council of Nice, and who, after having accomplished many other holy works, ended his life peacefully.

Saint Sylvester was a Roman, born of Christian parents, and carefully instructed in religion and all necessary knowledge by the priest, Carinus. To the strangers who came to Rome to perform their devotions, he showed all kindness. Tarquinius, the prefect, thought that Sylvester had gained much money in this manner, and calling him into his presence, menaced him with the most cruel tortures, in case he refused to bring him all he had. Sylvester looked at him and said: “This night you will die; how can you, therefore, fulfill your menaces?” And, in truth, Tarquinius was suffocated that night from swallowing a fish-bone; hence Sylvester was released from the prison into which he was cast. After the death of Pope Melchiades, he was unanimously elected to be the head of the Church. This was in the reign of Constantine, who already at that time greatly favored the Christians; but as he was engaged in warfare away from Rome, the pagan officers began again to persecute the faithful. Sylvester, advised by the clergy at Rome, left the city and went to Mount Soracte, where he dwelt in a cave to which all Christians had ad- mittance. There the holy Father offered his tears to heaven, with humble prayers, that the Almighty, for the welfare of Christendom, would end the persecution. His prayer was heard. Constantine the Emperor, became leprous over his whole body, and his physicians and the idolatrous priests advised him to bathe in the blood of infant children. On the following night, in his sleep, there appeared to him two venerable old men, who told him to call the high-priest of the Christians, from Mount Soracte, who would prescribe for him a much more wholesome bath. Sylvester was called, and, being informed of the vision, he showed the Emperor the pictures of the two holy Apostles, Peter and Paul, in which Constantine immediately recognized the two venerable men whom he had seen in his sleep. As the holy Pope informed him farther, that the wholesome bath, of which the Apostles had spoken, was no other than the bath of regeneration, or holy Baptism, the Emperor showed himself ready to receive it, and having been sufficiently instructed in the faith, he was baptized to the great joy of the Pope and all the faithful. By the advice of the Saint, the Emperor erected many magnificent* churches, and ornamented them splendidly, and gave” permission to the Christians to build temples to the Lord wherever they desired. In the reign of this Pope, the first General Council was held at Nice, in which the doctrine of Arius was anathematised. The Papal nuncio presided over it, and the Emperor, who liberally paid the travelling expenses of all poor bishops, was present, not as a superior, but only as a protector. He sat the last in rank, and upon a low chair. The esteem in which he held the clergy may be learned from a memorable speech he made .there, in which he said: “If I should surprise a priest in an actual sin, I would cover it with my purple, and endeavor to conceal it, from esteem of the priesthood.” The decrees of the Council were confirmed by the Pope at Rome, and received by all the faithful. Many other things done by Saint Sylvester for the welfare of the Church, are related by the historians of his life. He reigned over the Church 21 years and some months, and died a peaceful and happy death, rejoicing that he was going to the Lord.

We have a bright example of many virtues, especially of chastity, disregard of all things temporal, zeal to labor for the honor of God, and charity to the poor, in Saint Melania, called the Younger, to distinguish her from another Melania, who is surnamed the Elder.

Melania, the Younger, was born at Rome, where her parents not only belonged to the first nobility, but were also considered the richest in the city., She admired virginal chastity from her early youth, and desired to remain a virgin; but her parents forced her to marry Pinian, a noble and wealthy youth. She became the mother of two children, the first of whom lived scarcely a year, and the second died soon after it had been baptized. This taught Pinian the vanity of all earthly happiness; and although he had only reached his 24th year, and Melania was but 20, he agreed with her to live in future in perpetual continence, and to employ the large fortune which their children would have inherited, for the honor of God, for the maintenance of the clergy, for the consolation of the poor and for other good works. As soon as they had made this, resolution, they chose a dwelling, out of the city, Upon one of their estates, and served God and their neighbor unostentatiously. They sold the estates which they possessed in Rome and other places in Italy, and spent the money to relieve the poor, to build and endow churches and convents, and to maintain priests and religious. After this, they sailed to Sicily and Africa, where they also possessed valuable estates, and after selling them, they intended to continue their charitable and religious undertakings. On one island where they landed, they ransomed many Christian captives from slavery to the infidels. At Tagaste, where Saint Alipinus, a friend of Saint Augustine, was bishop, they built two convents, one for women, and one for men. Into one Pinian went, and into the other, Melania. Seven years they lived there in the exercises of the most noble virtues. Melania fasted daily until evening, when she partook only of bread and water, or of some herbs seasoned with a little oil. Afterwards she ate only once every two days, then every three days, until finally once every week. All admired so extraordinary a severity, in which nobody was able to follow her. She devoted the whole night to prayer and contemplation, except two hours which she gave to sleep, lying on a straw mattrass on the floor. During the day, she also employed many hours in prayer, and the rest in work, which consisted of sewing and mending clothes for the poor, in visiting the sick and needy, in assisting the suffering, and in copying devout books for the welfare of men. After seven years, she had a great desire to go to Jerusalem and visit the holy places. Hence, she travelled with Pinian, her spouse, and Albina, her mother, from Tagaste to Egypt, and arrived in Alexandria, where she was detained by sickness. On her recovery, the holy pilgrims proceeded to Jerusalem. The devotion with which Melania visited the holy places can hardly be told. Every evening she went to the sepulchre of Christ, and remained there until morning. Her love for the Holy Land became such that she resolved to remain there. Hence, she had a little cottage built on Mount Olivet, where she lived for fourteen years a most holy and religious life. Her spouse did the same in a monastery at Jerusalem. The reputation of the holiness of Melania drew many widows and virgins to her, who desired to live under her guidance. To this end, she built a convent and a church at Jerusalem, and received all those who came to her. She would never take upon herself the office of Superior, but waited on the others as though she were a most lowly servant; but she untiringly instructed them, both by word and work, how to serve the Lord. The death of her pious mother, Albina, and of her spouse, Pinian, she bore with perfect submission to the divine will, and thinking that she would soon follow them, she redoubled her zeal in doing good. While all her thoughts were directed to her great journey into Eternity, she was induced to take another earthly journey. Volusian, her cousin, had been sent from Rome to the court of Constantinople, and becoming very sick there, desired to see Melania, and had written to her to that effect. Melania undertook the wearisome voyage, desiring to convert Volusian, who was still a heathen and addicted to many vices. No sooner, therefore, had she arrived at Constantinople than she hastened to her sick cousin. Seeing her emaciated by fasting and the austerity of her life, he cried, full of surprise: “O dear Melania! how different you look from what you were! How your figure, your whole appearance has changed!” “Learn from it, my dear cousin,” said Melania, “what I think of the future life and eternal happiness; for I surely would not have esteemed so lightly all temporal honor, would not have divested myself of all earthly riches, nor have treated my body so severely, had I not surely believed that I should come into the possession of greater honors, riches and joys.” These words made a deep impression upon Volusian, and as Melania earnestly exhorted him to become a Christian and do penance, he received holy baptism, and soon after died a peaceful death. Melania, happy at this, was not satisfied with having opened heaven to only one soul. At that period, there were in Constantinople many heretics, who called themselves Nestorians. With these Melania disputed daily for several hours, as she not only spoke the Greek language, but was also well instructed in the Christian faith. Many of the heretics were brought back by her into the pale of the true Church. She gave also many wholesome admonitions to the Emperor Theodosius and his Empress Eudoxia, who had called her to their court After this, she returned to the convent at Jerusalem, where God soon revealed to her that her end was approaching, with the comforting assurance that He would reward her with eternal goods, for the temporal goods she had employed in His service. The joy that filled Melania’s heart at this revelation, the reader may easily imagine. But she left nothing undone to prepare herself worthily for her last hour. She once again visited the holy places with great devotion, and passed the Christmas in the stable at Bethlehem, where our Lord had been born. Returning to the convent, she became sick, desired to receive the holy Sacraments, and after they had been administered to her, she gave her last instructions to her religious. She was- visited by many who lamented her departure. She herself, however, said, with great fortitude: “The Lord’s will be done!” After these words, she gave her soul, ornamented with so many extraordinary virtues, into the hands of her Creator, on the last day of December, in the year 438, according to Baronius and several others. Her tomb was glorified with many miracles, and her holy life became known all over the Christian world.

Practical Considerations

• Both Saint Sylvester and Saint Melania passed their whole lives in the service of the Lord. They were careful to avoid sin; unwearied in the practice of good works; patient in persecutions, trials and crosses. How greatly this must have consoled them in their last hour! How happy both must now be in heaven!

The feast day for these saints ends the year. If it also proved the end of your life, would you be as happy as these two Saints? Would you have well-founded hopes to participate in the joys of heaven? Consider how you have passed this year, and all the preceding ones, and you will be enabled to answer the foregoing question. You have had, in this year, 12 months, or 52 weeks, which are 365 days or 8760 hours! How have you passed these? Can you say truthfully, that you have employed the 20th part of them to the end for which they were given you by the Almighty? How have you employed so many opportunities to do good, which you had? Have you been careful in avoiding sin? Have you practised good works? Have you borne, with Christian patience, all that God has laid upon you? Have you, in one word, been diligent and unwearied in the service of God and in working out your, salvation? If you were able to answer all these questions affirmatively, I could assure you that you have well-founded hopes of eternal salvation, should you die today; but on the contrary, anxiety and fear must befall you, if you are obliged to say, with the wicked man: “I have had empty months.” (Job 7) Empty in good works, empty in merits, but full of indolence, full of sin, full of vice, or, as the sinner said on his death-bed: “But now I remember the evils that I did.” (1st Maccabees 6) I have done much evil, but little good, and the little good I have done, was done without earnestness, without zeal. Oh! such confessions can give to a dying person no consolation, no satisfaction, but only extreme anxiety, and may even bring him to despair. To have served the Lord zealousalv to have labored earnestly for the salvation of our soul, to have avoided sin, or sincerely repented of it when committed; and to have constantly practised good works, this will give consolation and satisfaction to us in our dying hour, and hope to enter heaven. Endeavor so to conduct yourself during the following year, that you may have this consolation and hope, when you are dying.

• Saint Sylvester and Saint Melania received many special graces from heaven, and used them to the hon- or of God, the salvation of their own souls, and that of others. Can you complain that you have not received, above thousands of others, especial graces from God? Certainly not. But God can complain of you that you have not employed them to your salvation. Let your thoughts go back only over this one year which ends today. Can you count the benefits which God has bestowed on your soul and body, in preference to many thousands, although you have not deserved them? And if He had done nothing but preserved your life until this hour, that you might not die in your sins; if He had given you nothing but so much time for penance and so many opportunities to work out your salvation, He would have shown Himself much more merciful and gracious towards you than towards thousands of others, whom He has called, in this year, laden with sin, into the other world. How have you conducted yourself towards God? What use have you made of His graces and mercies? How have you manifested your thankfulness? Is it possible that you can think of it without fear, without shame? Ah! your constant indolence in the service of the Almighty, and more than that, the many and not small sins you have committed, are no signs of gratefulness, but of great wickedness.

Employ at least this day in humble gratitude for the many benefits which you have received during the year, and in deep contrition for your ingratitude and wickedness. Give due thanks to the Almighty for all His graces and benefits. Repent, with your whole heart, and, if possible, with tears of blood, of your many sins. As thanksgiving for so many graces, as atonement for so many sins, offer to the Lord all that which has been done by others to His honor during the year, but above all offer Him a contrite and humble heart, which, on this day, resolves to serve Him in future with zeal and constancy. Recite, in thanksgiving, the Ambrosian hymn of praise: “We praise thee, O God, etc.,” and in atonement for your sins, the 50th psalm, “Have mercy on me, O God, according to thy great mercy, etc.”

MLA Citation

Father Francis Xavier Weninger, DD, SJ. “Saint Sylvester, Pope, and Saint Melania, the Younger”. Lives of the Saints1876. CatholicSaints.Info. 4 June 2018. Web. 18 January 2026. <https://catholicsaints.info/weningers-lives-of-the-saints-saint-sylvester-pope-and-saint-melania-the-younger/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/weningers-lives-of-the-saints-saint-sylvester-pope-and-saint-melania-the-younger/

Papa Silvestro I

Maso di BancoSan Silvestro chiude la bocca al drago col segno della croce e riporta invita Porfirio e Torquato, Bardi di Vernio Chapel, Santa Croce, Florence

Papa Silvestro I

Maso di Banco, San Silvestro chiude la bocca al drago col segno della croce e riporta invita Porfirio e Torquato, Bardi di Vernio Chapel, Santa Croce, Florence


San Silvestro I Papa

31 dicembre

- Memoria Facoltativa

m. 335

(Papa dal 31/01/314 al 31/12/335)


Silvestro è il primo Papa di una Chiesa non più minacciata dalle terribili persecuzioni dei primi secoli. Nell’anno 313, infatti, gli imperatori Costantino e Licinio hanno dato piena libertà di culto ai cristiani, essendo papa l’africano Milziade, che è morto l’anno dopo. Gli succede il prete romano Silvestro. A lui Costantino dona come residenza il palazzo del Laterano, affiancato più tardi dalla basilica di San Giovanni, e costruisce la prima basilica di San Pietro. Il lungo pontificato di Silvestro (21 anni) è però lacerato dalle controversie disciplinari e teologiche, e l’autorità della Chiesa di Roma su tutte le altre Chiese, diffuse ormai intorno all’intero Mediterraneo, non è ancora affermata. Nel Concilio di Arles (314) e di Nicea (325) papa Silvestro non ha alcun modo di intervenire: gli vengono solo comunicate, con solennità e rispetto, le decisioni prese. Fu il primo a ricevere il titolo di «Confessore della fede».

Etimologia: Silvestro = abitatore delle selve, uomo dei boschi, selvaggio, dal latino

Martirologio Romano: San Silvestro I, papa, che per molti anni resse con saggezza la Chiesa, nel tempo in cui l’imperatore Costantino costruì le venerande basiliche e il Concilio di Nicea acclamò Cristo Figlio di Dio. In questo giorno il suo corpo fu deposto a Roma nel cimitero di Priscilla.

L’ultima notte di dicembre che precede il Capodanno, festeggiata in tutto il mondo per dare il benvenuto al nuovo anno, viene chiamata “Notte di San Silvestro”. Tanti, però, non conoscono la storia di questo santo. Silvestro è un giovane romano nato nella seconda metà del terzo secolo in una famiglia di cristiani. Durante la sua infanzia e giovinezza i cristiani vengono perseguitati dai Romani. Successivamente, con il famoso Editto di Milano del 313, l’imperatore Costantino decreta la libertà di religione e la restituzione dei beni confiscati ai cristiani. L’anno dopo, il 31 gennaio 314, Silvestro, amato dal popolo, dai cristiani come dai pagani, per la sua bontà, il bell’aspetto angelico, il saper parlare di Gesù e di Dio, viene nominato papa. È il 33° pontefice di Roma. Silvestro registra subito tutti i nomi delle vedove e degli orfani della città e provvede generosamente alle loro necessità. Il suo lungo pontificato, guidato con grande saggezza, dura ventun anni. Durante questo periodo, grazie a Costantino, primo imperatore romano cattolico (futuro santo), e a papa Silvestro I, la città di Roma da pagana diventa la capitale del Cristianesimo. I cristiani sono finalmente liberi di pregare e di professare la loro religione e non sono più costretti a riunirsi di nascosto, nei sotterranei. In questo periodo a Roma vengono edificate molte chiese tra le quali: San Pietro in Vaticano, San Giovanni in Laterano e San Paolo fuori le Mura. Sulla vita di Silvestro si sono tramandate alcune leggende. La più famosa narra della sconfitta di un minaccioso, orribile e malefico drago che abita sottoterra: il papa scende 365 gradini – tanti quanti sono i giorni dell’anno – per raggiungere il drago e legargli la bocca con un filo, rendendolo, così, inoffensivo. Silvestro muore proprio il 31 dicembre del 335. Ecco perché viene festeggiato in questo giorno, l’ultimo dell’anno. Le sue reliquie oggi si trovano a Roma, nella Chiesa di San Silvestro in Capite e a Nonantola (Modena) nell’Abbazia di Sant’Anselmo. San Silvestro I è patrono di muratori e tagliapietre.

Autore: Mariella Lentini

È il primo Papa di una Chiesa non più minacciata dalle terribili persecuzioni dei primi secoli. Nell’anno 313, infatti, gli imperatori Costantino e Licinio hanno dato piena libertà di culto ai cristiani, essendo Papa l’africano Milziade, che è morto l’anno dopo. Gli succede il prete romano Silvestro. A lui Costantino dona come residenza il palazzo del Laterano, affiancato più tardi dalla basilica di San Giovanni, e costruisce la prima basilica di San Pietro.

In pace con l’autorità civile, ma non tra di loro: così sono i cristiani del tempo. Il lungo pontificato di Silvestro (ben 21 anni) è infatti tribolato dalle controversie disciplinari e teologiche, e l’autorità ordinaria della Chiesa di Roma su tutte le altre Chiese, diffuse ormai intorno all’intero Mediterraneo, non è ancora compiutamente precisata.

Costantino, poi, interviene nelle controversie religiose (o i vescovi e i fedeli lo fanno intervenire) non tanto per “abbassare” Silvestro, ma piuttosto per dare tranquillità all’Impero. (Tanto più che lui non è cristiano, all’epoca; e infondata è la voce secondo cui l’avrebbe battezzato Silvestro).

Costantino indice nel 314 il Concilio occidentale di Arles, in Gallia, sulla questione donatista (i comportamenti dei cristiani durante le persecuzione di Diocleziano). E sempre lui, nel 325, indice il primo Concilio ecumenico a Nicea, dove si approva il Credo che contro le dottrine di Ario riafferma la divinità di Gesù Cristo («Dio vero da Dio vero, generato non creato, della stessa sostanza del Padre»).

Papa Silvestro non ha alcun modo di intervenire nei dibattiti: gli vengono solo comunicate, con solennità e rispetto, le decisioni prese. E, insomma, ci appare sbiadito, non per colpa sua (e nemmeno tutta di Costantino); è come schiacciato dagli avvenimenti. Ma pure deve aver colpito i suoi contemporanei, meglio informati di noi: tant’è che, appena morto, viene subito onorato pubblicamente come “Confessore”. Anzi, è tra i primi a ricevere questo titolo, attribuito dal IV secolo in poi a chi, pur senza martirio, ha trascorso una vita sacrificata a Cristo.

Silvestro è un Papa anche sfortunato con la storia, e senza sua colpa: per alcuni secoli, infatti, è stato creduto autentico un documento, detto “donazione costantiniana”, con cui l’imperatore donava a Silvestro e ai suoi successori la città di Roma e alcune province italiane; un documento già dubbio nel X secolo e riconosciuto del tutto falso nel XV.

Un anno dopo la sua morte, a papa Silvestro era già dedicata una festa al 31dicembre; mentre in Oriente lo si ricorda il 2 gennaio.

Autore: Domenico Agasso

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/30600

Papa Silvestro I

Cristoforo Roncalli  (1553–1626). Le Pape Sylvestre baptisant Constantin, 2e moitié du XVIe siècle, fresquebasilique Saint-Jean-de-Latran / Archbasilica of St. John Lateran


SILVESTRO I, santo

di Francesco Scorza Barcellona

Enciclopedia dei Papi (2000)

Il pontificato di S. si estende dal 31 gennaio del 314 al 31 dicembre del 335: questi i dati che si ricavano dal Catalogo Liberiano e dalla Depositio episcoporum (relativamente alla sola data di morte), mentre le indicazioni del Liber pontificalis, nr. 34, sono insufficienti, e si devono considerare erronee le date del Chronicon eusebiano (continuato da Girolamo nella sua versione latina per il periodo successivo al 326), che pone l'episcopato tra il 310 e il 331. Agostino (De unico baptismo 16, 27) accenna alle accuse che erano state fatte a S. e Marcello, presbiteri sotto papa Marcellino, di avere consegnato i libri sacri e di avere offerto incenso, scagionandoli. Alla stessa vicenda sembra alludere il passo di una lettera sinodale di un concilio romano che si pone fra il 379 e il 380, indirizzata agli imperatori Graziano e Valentiniano: "Nam et Sylvester papa a sacrilegis accusatus, apud parentem vestrum Constantinum causam propriam prosecutus est". S. era stato ordinato da pochi mesi quando nell'agosto del 314 si riunì ad Arles il concilio convocato dall'imperatore Costantino su richiesta dei donatisti, insoddisfatti dell'esito del concilio romano del 313 in cui era stato condannato Donato, dando ragione ai rappresentanti della gerarchia cattolica africana. A questo concilio, presieduto da Marino vescovo di Arles, S. si fece rappresentare dai presbiteri Claudiano (o Claudio) e Vito, e dai diaconi Eugenio e Ciriaco. Anche questa volta i donatisti ne uscirono sconfitti. Nella lettera sinodale inviata a S. i rappresentanti della Chiesa cattolica riuniti ad Arles rimpiangono che il papa non fosse stato presente, perché in tal caso la sentenza di condanna sarebbe stata più severa, e riconoscono come un dato di fatto che il papa non può allontanarsi dalla Sede apostolica. Si è pensato che l'assenza di S. fosse dovuta al desiderio di evitare che l'autorità del vescovo di Roma risultasse sminuita dalla partecipazione a un concilio convocato ancora una volta dall'imperatore, che doveva tornare su una condanna già pronunciata dal precedente vescovo di Roma. Di fatto però gli stessi vescovi cattolici presenti ad Arles non si dimostrarono così sensibili all'autorità del deliberato del concilio romano del 313, se riformularono la condanna dei donatisti senza nemmeno farvi cenno. Il comportamento di S. in occasione del concilio di Nicea del 325 non fu diverso da quello tenuto nei confronti del concilio di Arles. Già qualche anno prima del 325 S. era stato informato da una lettera di Alessandro di Alessandria - la notizia si legge in una lettera di papa Liberio all'imperatore Costanzo riportata da Ilario di Poitiers (Fragmenta historica, Series A VII, 4) - in cui il vescovo rendeva noto di avere espulso undici ecclesiastici seguaci delle dottrine di Ario. Una iniziativa analoga sarebbe stata quella presa dai vescovi che, riuniti ad Antiochia nel 325 per l'elezione del successore di Filogonio sulla cattedra locale, avrebbero espresso una professione di fede in senso nettamente antiariano in una lettera sinodale, pervenuta solo in versione siriaca, indirizzata ad Alessandro vescovo della Nuova Roma, cioè Bisanzio: una nota posta in calce alla lettera afferma che i vescovi riuniti in quella circostanza avrebbero scritto sullo stesso argomento ai vescovi d'Italia che dipendevano dalla Sede romana, e che questi avrebbero risposto concordando sulle decisioni disciplinari e di fede espresse ad Antiochia. Il reale svolgimento di questo sinodo antiocheno è stato oggetto di ampio dibattito: se tuttavia l'orientamento più recente è quello di ammetterlo, restano dubbi sull'autenticità della lettera sinodale. La nota storica ha però tutto l'aspetto di una aggiunta posteriore ad opera del redattore della collezione canonica, originariamente in greco e poi tradotta in siriaco, che ha trasmesso la lettera. In ogni caso nella nota non si fa alcun riferimento diretto a S., se non per il fatto che all'epoca questi reggeva la Sede romana da cui dipendevano i vescovi ai quali si erano rivolti quelli riuniti nel sinodo antiochiano. Il concilio di Nicea era stato convocato per il maggio del 325, ma S. non vi si recò. Forse non avrebbe fatto in tempo a raggiungere il luogo, dovendo attendere l'apertura della navigazione. Una spiegazione dell'assenza di S. a Nicea è espressa per la prima volta da Eusebio di Cesarea (Vita Constantini III, 7, 2), quando dice che S. non vi si poté recare per l'età avanzata: questa precisazione mette in dubbio anche i motivi per cui secondo la lettera sinodale del concilio di Arles S. non vi avrebbe partecipato. A Nicea S. si fece rappresentare dai presbiteri Vito, già inviato ad Arles, e Vincenzo, futuro vescovo di Capua: una delegazione ancora più ristretta di quella presente al concilio del 314. A quanto pare la funzione dei due presbiteri fu quella di semplici osservatori (si veda in proposito Teodoreto, Historia ecclesiastica I, 7, 3) e del resto non si ha notizia di loro interventi al concilio. Nella maggior parte delle liste dei firmatari del concilio i loro nomi compaiono dopo quello del vescovo Ossio di Cordova, citato al primo posto. A proposito di quest'ultimo, non sembra aver credito la notizia riportata da Gelasio di Cizico (Historia ecclesiastica II, 5, 3) secondo cui egli avrebbe fatto parte della delegazione papale. Per i dieci anni che seguono il concilio di Nicea fino alla morte di S., non si hanno su di lui altre notizie, se non quella della sua deposizione nel cimitero di Priscilla. La data della morte attestata dalla Depositio episcoporum il 31 dicembre è successivamente passata al Martyrologium Hieronymianum e ai martirologi occidentali: nei sinassari bizantini S. è commemorato il 2 gennaio. È difficile esprimere un giudizio sul pontificato di S., proprio in mancanza di notizie precise su iniziative e posizioni che lo caratterizzino, ma anche di critiche dei contemporanei sul suo operato. Quest'assenza può comunque dipendere dalla valutazione delle iniziative di Costantino in favore della Chiesa, che si è come riflessa, anche con toni agiografici, sul pontificato di S.: si può certo supporre che quella di S. fosse una personalità poco accentuata, e per questo messa in ombra dall'azione di Costantino in campo ecclesiastico, soprattutto per quanto riguarda l'indizione dei due concili. Non sono mancati giudizi pienamente negativi sul pontificato di S.: si è notato che del suo più che ventennale pontificato si sa meno che di quello di ogni altro papa del sec. IV (E. Caspar) e si è parlato per il suo periodo di "tempi oscuri" (Ch. Pietri). D'altra parte non convincono i tentativi di evitare simili giudizi: poco vale appellarsi al fatto che la teologia del pontificato romano non era ancora molto esplicita agli inizi del sec. IV per giustificare un comportamento non coerente con lo sviluppo di idee e di fatti solo successivi (così il curatore italiano G.D. Gordini della III ed. della Storia della Chiesa, III, 1, p. 43 n. 116). La portata simbolica del pontificato di S., in connessione con gli anni di impero di Costantino, non è tanto il riflesso di una sua azione ecclesiastica e politica, quanto il prodotto di una leggenda che su di lui si è sviluppata, consegnata a una serie di documenti che si scaglionano nell'arco di circa mezzo millennio, nei quali S. è considerato il protagonista di una vicenda, appunto ecclesiastica e politica, carica di conseguenze fino alle soglie dell'età moderna. Il documento più antico che fonda la fortuna storica e agiografica di S. sono gli Actus (o Vita, Gesta) Silvestri, una leggenda agiografica nota tanto in latino, quanto in greco, siriaco e armeno. Prima di riferire sulle ipotesi di composizione degli Actus, è opportuno darne un sunto schematico, secondo la redazione attualmente più accessibile, quella pubblicata nel Sanctuarium di Bonino Mombrizio verso il 1475, ed edita nuovamente nel 1910, pur tenendo presente sin d'ora che essa si ricollega alla recensione più tardiva del testo. Con il titolo di Vita sancti Sylvestri papae et confessoris, essa si presenta divisa in due libri, il primo dei quali comprende il prologo di tutta l'opera. In questo l'anonimo autore afferma di tradurre la storia di S. da un'opera di Eusebio di Cesarea in venti libri sui vescovi delle sedi apostoliche. La prima sezione narrativa è dedicata alla giovinezza di S. fino alla sua elezione e al ritiro sul monte Soratte per evitare la persecuzione. S. vi figura come il figlio della vedova Giusta, da questa affidato per la sua formazione al presbitero Cirino. Durante una persecuzione S. ospita Timoteo, venuto a Roma a predicare il Cristo e a compiere molte conversioni. Dopo poco più di un anno di predicazione, Timoteo è mandato a morte dal prefetto Propinna Tarquinio. S., dopo aver pregato insieme a papa Milziade, seppellisce il martire nel giardino della cristiana Teona, non lontano dalla tomba di s. Paolo. Tarquinio fa arrestare S. chiedendogli la consegna dei beni di Timoteo e di sacrificare agli dei, ma S. gli preannuncia che quella sera stessa il prefetto morirà, invitandolo perciò a riconoscere il Dio dei cristiani. La predizione si avvera e S., dopo essere stato liberato dalla prigione, è ordinato presbitero. Alla morte di Milziade, S. è eletto vescovo al suo posto, e si segnala per le opere di carità nei confronti dei poveri e per le sue cure pastorali. Giunge dall'Oriente il vescovo Eufrosino, che aveva subito la persecuzione e si segnalava per la sua predicazione e per il potere di scacciare i demoni al solo contatto della sua veste. Eufrosino introduce nella Chiesa di Roma l'uso del colobium, la tunica senza maniche, in quanto nella celebrazione della messa usava quello che era stato dell'apostolo Giacomo: uso che nella Chiesa di Roma si mantiene fino a papa Liberio, finché il colobium non è sostituito dalla dalmatica. Ma alla richiesta di Eufrosino e dei Greci di imporre una osservanza festiva del sabato, S. oppone, in forza della tradizione apostolica romana, il digiuno del sabato, oltre che del mercoledì e del venerdì secondo l'uso dei Greci, e una osservanza festiva del giovedì, a ricordo dell'ultima cena e dell'ascensione di Gesù, e per il fatto che in quel giorno avveniva la consacrazione del crisma. La seconda sezione narrativa ha per oggetto la conversione di Costantino. L'imperatore promulga un editto che impone ai cristiani di sacrificare agli idoli. S. si nasconde con il clero sul monte Soratte. A punizione della strage di cristiani che ha ordinato in tutte le province, Costantino è colpito dalla lebbra. I maghi e i medici gli prescrivono allora di bagnarsi nel sangue di fanciulli in una piscina sul Campidoglio, ma all'ultimo momento Costantino si rifiuta di compiere questo ulteriore delitto, commosso dal pianto delle madri di oltre tremila fanciulli raccolti per potersi procurare il sangue necessario al bagno dell'imperatore. La notte seguente a Costantino appaiono in sogno gli apostoli Pietro e Paolo, inviati da Gesù a consigliargli come guarire dalla lebbra, cioè cercando S., che gli avrebbe mostrato una "piscina di devozione" ("piscina pietatis") in cui lo avrebbe immerso tre volte: dopo la guarigione avrebbe però dovuto revocare la persecuzione e adorare l'unico e vero Dio dei cristiani. All'arrivo degli inviati dell'imperatore, S. con trenta presbiteri e cinque diaconi è convinto che sia giunta l'ora del martirio. Costantino gli rivela il sogno avuto, e gli chiede chi siano Pietro e Paolo. S. risponde alla richiesta dell'imperatore, gli mostra i ritratti dei due apostoli, che Costantino subito riconosce, e prima del bagno salutare gli chiede di sottoporsi a un digiuno settimanale pentendosi dei misfatti compiuti, disponendo opere di misericordia, liberando i prigionieri e i debitori in povertà, e proclamando un indulto a quanti sono stati condannati a varie pene. Costantino formula una prima confessione di fede, e S. gli impone le mani, facendone un catecumeno. S. indice quindi un digiuno di due giorni per tutta la Chiesa, per ottenere da Dio la fine dell'idolatria e la pace. La sera del sabato, al termine del digiuno dei cristiani e della settimana penitenziale di Costantino, S. procede al battesimo dell'imperatore nel Palazzo Lateranense, invocando per lui la remissione dei peccati e la guarigione dalla lebbra. La cerimonia battesimale si svolge tra insoliti prodigi, e Costantino ne esce mondo dalla malattia. A partire da quel momento, e per tutta la settimana successiva, Costantino, rivestito di abiti candidi, emana giorno per giorno una serie di leggi intese a prescrivere l'adorazione di Cristo in tutto l'Impero, a punire i blasfemi, a confiscare i beni di chi avesse leso i cristiani, a conferire al pontefice romano il privilegio che tutti i vescovi lo ritenessero il loro capo, come il re è capo di tutti i giudici ("ut in toto orbe romano sacerdotes ita hunc caput habeant, sicut omnes iudices regem", B. Mombritius, Sanctuarium, p. 513), a dare diritto di asilo nelle chiese, a vietare la costruzione di chiese in città senza l'approvazione del vescovo, a destinare alla costruzione delle chiese la metà dei possedimenti imperiali. L'ottavo giorno, deposte le vesti candide, Costantino si reca all'altare di s. Pietro confessando i suoi peccati, quindi, toltesi le vesti imperiali, traccia le fondamenta di una basilica e trasporta sulle spalle dodici cesti di terra, in onore degli apostoli, e quindi torna al palazzo sul carro, insieme al papa. Il giorno seguente Costantino fa iniziare la costruzione di una basilica nel Palazzo Lateranense, e stabilisce elargizioni per i poveri che intendano passare al cristianesimo: così in un anno si convertono oltre dodicimila uomini, senza contare donne e bambini. Sebbene non si abbiano conversioni tra i senatori, S. non permette che l'imperatore si adiri contro di loro. Allora Costantino pronuncia in una basilica un discorso in cui cita la sua guarigione come prova del fatto che l'unico vero Dio è quello dei cristiani, e proclama la sua fede in Cristo. La folla dei presenti lo acclama lungamente. L'imperatore conclude tuttavia il suo discorso con un appello alla libertà di coscienza, necessaria per accedere alla fede nel vero Dio, il quale ha proclamato la sua misericordia perdonando i peccati e procurando la salvezza dell'anima e del corpo. Cristiani e pagani lodano la liberalità dell'imperatore, che torna al palazzo in una città in festa. Grande è l'esultanza nelle chiese: si onorano le tombe dei santi, e tornano in patria quanti erano stati imprigionati o esiliati, gratificati ora dall'amicizia dell'imperatore. La terza sezione narrativa ha per oggetto la disputa di S. con i giudei. Dalla Bitinia scrive a Costantino la madre Elena, passata al giudaismo, felicitandosi che il figlio abbia abbandonato l'idolatria, ma esortandolo a riconoscere il vero dio, quello dei giudei, per ottenere un impero degno di Davide e Salomone. In risposta a questo invito, Costantino propone una disputa fra sacerdoti ebrei e vescovi cristiani, perché in base alle Scritture possano argomentare quale sia la verità. La disputa si svolge a Roma il 15 marzo 315. Giudici della disputa sono nominati i pagani Cratone, filosofo, e Zenofilo, praefectorius vir, entrambi uomini di specchiata virtù. Con il racconto di questi antefatti termina il primo libro della Vita, mentre il resoconto della disputa occupa nella edizione di Mombrizio quasi tutto il secondo libro. Dopo una breve introduzione di Costantino, prendono la parola Cratone e Zenofilo. I giudei nominano come loro rappresentanti dodici tra rabbini, scribi, maestri della sinagoga, interpreti ed esperti della legge, sacerdoti. Da parte cristiana subito S. si offre come l'unico interlocutore, fiducioso nella sola potenza divina, e alle prime battute propone che ognuno dei contendenti cerchi di argomentare le proprie posizioni solo sull'autorità dei libri riconosciuti dalla parte avversa. Il dibattito procede assai prolissamente, con articolate argomentazioni tra S. e ognuno dei rappresentanti del giudaismo, trattando di vari punti controversi tra le due religioni, e che implicitamente toccano vari problemi della teologia cristiana. S. riesce sempre a prevalere sui suoi interlocutori, ma l'ultimo di questi, Zambri, vuole dimostrare la potenza del suo dio pronunciando il suo nome segreto nell'orecchio di un ferocissimo toro, che muore all'istante: S. però gli restituisce la vita pronunciando il nome di Gesù Cristo crocifisso. Questo definitivo prodigio provoca la conversione di Elena, Cratone, Zenofilo e di tremila giudei. Nella successiva sezione si narra come i sacerdoti pagani segnalino all'imperatore il pericolo di un drago che, nutrito periodicamente dalle vestali, dopo la conversione di Costantino non riceveva più il cibo, e per questo ogni giorno uccideva più di seimila persone. S. si offre di dimostrare la potenza di Cristo e il prefetto Calpurnio dichiara che se per un anno il drago smetterà di uccidere, egli crederà in Cristo. Su richiesta di S., anche i pontefici si associano alla promessa di Calpurnio. Seguendo i dettami di una apparizione di Pietro e Paolo, S. si reca con due presbiteri e due diaconi presso il drago, gli sigilla la bocca fino al giorno del giudizio e incatena le porte che lo custodivano. Dopo che, passato un anno, il drago non costituisce più un pericolo per il popolo romano, si convertono al cristianesimo più di trentamila uomini, con le donne e i bambini. Costantino trae occasione da questo episodio per confermare la sua professione di fede nel vero Dio, fiducioso nella sua protezione e nelle sue promesse di vita eterna e di pace con l'intercessione di Silvestro. La Vita si conclude con il racconto della morte di S., che prima di rendere l'anima a Dio pronuncia un discorso di commiato da quanti si sono riuniti presso di lui. Il papa è sepolto sulla via Salaria, nel cimitero di Priscilla, dove presso la sua tomba avvengono miracoli. In una preghiera finale si chiede a S. di farsi intercessore della divina misericordia. Il valore degli Actus Silvestri è altamente emblematico. Il loro autore, rielaborando diverse tradizioni su S. e Costantino, fa del pontefice un confessor (probabilmente per combattere le accuse che gli erano state mosse da parte donatista), un rappresentante della tradizione apostolica, un campione della fede cristiana nei confronti dei giudei per la vittoria nella disputa che sostiene da solo con loro, e dei pagani per la sconfitta del drago, e in cui sempre associato a Costantino si presenta come il fondatore della nuova Roma cristiana. Costantino è il simbolo dell'Impero che si converte al cristianesimo, privilegiando la Chiesa e procedendo di comune accordo con il vescovo di Roma. Come leggenda agiografica, gli Actus Silvestri mantengono ben poco della realtà storica dei fatti, soprattutto, ma non unicamente, per quanto riguarda la figura di S., se non altro per la mancanza di riscontri storici di cui si parlava all'inizio. La falsificazione più evidente è quella del battesimo dell'imperatore, che fu battezzato in punto di morte (così gli antichi storici ecclesiastici a partire da Eusebio di Cesarea, Vita Constantini IV, 61-64) dal vescovo ariano Eusebio di Nicomedia (cfr. Girolamo nella sua continuazione di Eusebio di Cesarea, Chronicon, ad a. 337). Sotto questo aspetto il racconto degli Actus Silvestri rappresenta il tentativo di recuperare alla fede cattolica la figura dell'imperatore, facendolo battezzare a Roma e da Silvestro. L'episodio di Costantino colpito dalla lebbra e guarito con il battesimo è stato messo in relazione con l'analoga guarigione da una grave malattia di Abgar re di Edessa ad opera di Addai, secondo una antica leggenda siriaca ripresa da Eusebio di Cesarea (Historia ecclesiastica I, 13), che attribuisce il battesimo e la guarigione del re all'opera dell'apostolo Taddeo, e confluita anche nella siriaca Doctrina Addaei verso il 400. Neanche la conversione di Elena al giudaismo è altrimenti documentata, e la disputa con i giudei sembra ricalcata sul genere delle altercationes proprio della controversistica cristiana nei confronti del giudaismo, anche se di fatto presenta talora molte argomentazioni proprie delle controversie cristologiche dei secc. IV-V. La storia del drago, localizzata nella redazione più antica presso il tempio di Vesta, fu posta già da L. Duchesne in relazione con il racconto di un drago meccanico che nei pressi di Roma uccideva chi gli si avvicinasse, come si legge in Liber de promissionibus et praedictionibus Dei III, 38, 43, un'opera che oggi si tende ad attribuire a Quodvultdeus di Cartagine (metà del V secolo). Tuttavia il problema delle possibili fonti degli Actus Silvestri non può prescindere preliminarmente da quello della datazione del testo, che a partire dalla metà del sec. XIX è stato attribuito ad un periodo che va dalla fine del sec. IV agli inizi del VI. Oggi prevale l'opinione, peraltro già a suo tempo formulata, che gli Actus siano una composizione originariamente latina, da cui dipendono le versioni greche e, attraverso queste, quelle siriache e armene. Ma come Duchesne vedeva in questo scritto latino l'opera di monaci greci operanti a Roma, per spiegare vari punti di contatto con tradizioni leggendarie orientali e una certa disinformazione sulle tradizioni romane legate all'imperatore Costantino, così anche successivamente F. Parente ha avanzato con cautela l'ipotesi che alla base di alcune sezioni degli Actus si possano postulare fonti orientali. A lungo si era sostenuta, anche se non in modo unanime, l'opinione che gli Actus Silvestri nella loro forma più antica si ponessero nella seconda metà del sec. V, prima degli apocrifi simmachiani degli inizi del sec. VI, che vi fanno riferimento. In questi termini si esprimeva anche Duchesne nell'introduzione alla sua edizione del Liber pontificalis, e allo stesso modo W. Levison, nel suo studio del 1924, fondamentale per la storia del testo degli Actus. Quest'autore individuava tre diverse tradizioni testuali, da lui indicate con le sigle A, B, C: A e B rappresenterebbero rispettivamente le tradizioni di due differenti "versioni originali" degli Actus, A1 e B1, tradizioni comprendenti oltre alla rispettiva "versione originale" anche forme contaminate con un testo dell'altra tradizione, indicate come A2 e B2. Ampi frammenti di A1 sarebbero quelli pubblicati da C. Narbey in base a un manoscritto del sec. XI proveniente dal monastero di Silos (ora Paris, Bibliothèque Nationale, Nouvelles Acquisitions 2178). C indicherebbe invece una nuova forma del testo risultante dalla combinazione di specifici testimoni delle due precedenti tradizioni. Caratteristica di A sarebbe la divisione in due libri, che si conserva nel testo edito da B. Mombrizio cui si è fatto riferimento, rappresentante della redazione C. La divisione in due libri non sarebbe più presente in B, più breve, in cui l'episodio del drago precede quello della conversione dell'imperatore, e in cui forse compare il prologo degli Actus. Quanto alla datazione di queste diverse forme testuali, Levison riteneva nel suo studio del 1924 che A1 e A2 fossero opera di un unico autore del tardo V secolo, e che C fosse databile al più tardi nel sec. IX. Lo sviluppo degli studi sugli Actus nel sec. XX ha portato alla retrodatazione della forma più antica del testo agli inizi del sec. V se non alla fine del sec. IV, come successivamente sostenuto dallo stesso Levison (cfr. W. Pohlkamp, Textfassungen, p. 150 n. 160). Più di recente Pohlkamp, cui si deve una serie di studi della massima importanza per il testo degli Actus e la loro interpretazione, in vista di una edizione di A1 e di B1, o, come egli stesso preferisce, A(1) e B(1), considera A, B e C tre diverse tradizioni degli Actus, di cui A presenta ulteriori articolazioni al suo interno: A(1) risalirebbe alla fine del IV secolo, mentre B(1) sarebbe databile tra la fine del V e gli inizi del VI. S'accenna qui solo per dovere di completezza al fatto che non si sa se la sezione relativa alla morte di S., insieme a un racconto di traslazione di sue reliquie a Nonantola alla metà del sec. VIII (Bibliotheca Hagiographica Latina [...], nrr. 7736-37), si possano caratterizzare come forme proprie di C: lo stesso può dirsi di due appendici che hanno per oggetto rispettivamente la fondazione di Costantinopoli da parte di Costantino (ibid., nrr. 7733-34), e l'invenzione della croce da parte di Elena (ibid., nr. 7735), che non si sa a quale redazione appartengano, e che costituiscono una sorta di continuazione degli Actus. L'eventualità di una datazione della forma più antica degli Actus alla fine del IV secolo pone ulteriormente il problema di individuare l'ambito culturale in cui si sarebbe prodotto il testo, anche tenendo conto delle osservazioni di Duchesne non tanto forse sui caratteri orientali di certi motivi della leggenda (la cui consistenza si è oggi molto ridotta col progresso degli studi), ma sullo scarso radicamento del racconto nei luoghi di Roma che erano tradizionalmente legati alla figura di Costantino. Tra la fine del V e gli inizi del VI secolo la testimonianza del Decretum Gelasianum IV, 4, 3 conferma la diffusione degli Actus Silvestri, e li considera positivamente tra i "libri da accogliere" ("libri recipiendi"), nonostante il suo autore resti anonimo. Nella stessa epoca si assiste ad una ripresa di interesse per S., alla quale va collegata anche la redazione B1 degli Actus, che come si è detto risalirebbe a questo periodo. In particolare il pontificato di Simmaco è coinvolto in due iniziative che hanno direttamente o indirettamente rapporto con la memoria di Silvestro. La più evidente, nella riconosciuta attribuzione a Simmaco, è la fondazione della chiesa di S. Martino (l'attuale S. Martino ai Monti) "iuxta sanctum Silvestrum", come si esprime il Fragmentum Laurentianum, resto di una lista di vescovi di Roma posteriore di pochi anni alla morte di Simmaco, e opera di un seguace dell'antipapa Lorenzo che gli si era contrapposto. Questa fondazione risale verosimilmente al periodo successivo alla morte di Lorenzo avvenuta nel 507, quando finalmente Simmaco poté esercitare la sua giurisdizione su tutta la città. "Sanctus Silvester" è la denominazione alternativa del "titulus Equitii" sull'Esquilino, le cui origini restano tuttora problematiche, e che in qualche modo era connesso al culto di S., come attesta il ritrovamento nel giardino dell'attuale chiesa di S. Martino ai Monti di una lampada, forse della seconda metà del sec. V, recante una iscrizione votiva a "Sancto Silvestrio". Il titolo è citato come "titulus Equitii" negli atti del sinodo romano del 499, come "sanctus Silvester" in quelli del sinodo romano del 595. La chiesa fondata da Simmaco è detta basilica "sanctorum Silvestri et Martini" nella notizia su Simmaco nella seconda redazione del Liber pontificalis (nr. 53, p. 262). L'altra iniziativa consiste nella compilazione di alcuni documenti in cui S. è protagonista, nell'ambito di un dossier di falsi - i cosiddetti "apocrifi simmachiani" - che intendevano fondare in un periodo precedente della storia della Chiesa di Roma le posizioni assunte da Simmaco e contestate dalla sua controparte laurenziana, in riferimento alla crisi dell'anno 501, causata principalmente a motivo della celebrazione della Pasqua, che Simmaco aveva fissato per quell'anno alla data del 25 marzo, a differenza del computo alessandrino, che la stabiliva il 22 aprile (per tutta la questione cfr. Simmaco, santo). Tra gli apocrifi simmachiani, quelli relativi a S. sono il cosiddetto Constitutum Silvestri, nella forma di atti di un concilio romano tenuto sotto S., di cui sono pervenute due redazioni (SK1 e SK2 nella recente edizione di E. Wirbelauer del 1993), una lettera indirizzata a S. dai vescovi riuniti a Nicea (SB) e la risposta di S. (SA): le due lettere accompagnano soltanto la seconda redazione del Constitutum Silvestri. A questi documenti si deve aggiungere il loro rifacimento di parte laurenziana, rispettivamente LK, LB, LA nell'edizione indicata: l'indole laurenziana di LK era sfuggita ai precedenti studiosi, che si riferivano a questo testo come al "concilio dei duecentosettantacinque vescovi", dal numero degli effettivi partecipanti, diversamente valutandolo, talvolta come anteriore al Constitutum Silvestri. Il più significativo di questo gruppo di apocrifi che hanno per protagonista S. è il Constitutum Silvestri, che nella sua prima redazione SK1 si presenta come il resoconto degli atti di un concilio tenutosi in Roma dopo il battesimo e la guarigione di Costantino dalla lebbra il 29 e 30 maggio del 315, "in termas Domitianas, quae nunc cognominantur Traianas" (E. Wirbelauer, p. 228). Al concilio partecipano duecentottantaquattro vescovi, e altri cinquantasette provenienti dall'Egitto, insieme ad altri membri del clero, e vi presenziano Costantino, sua madre Elena e Calpurnio, il prefetto urbano che compare nell'episodio del drago negli Actus Silvestri. Il primo provvedimento che vi si prende è la condanna di Callisto, del diacono Ippolito e del vescovo Vittorino, i primi due per eresie di tipo gnostico e trinitario, il terzo per errori riguardanti il computo pasquale, in quanto aveva fissato la data della festa al 22 aprile (prima dell'introduzione degli imputati si parla però di Callisto, Vittorino e Gioviano, i primi due accusati di eresia trinitaria, Callisto in particolare di sabellianesimo, mentre gli errori sul computo pasquale sono attribuiti a Gioviano, che non compare nella condanna). Nel personaggio di Vittorino è facile riconoscere Vittorio di Aquitania, autore del computo pasquale che per il 502 fissava la data della Pasqua il 22 aprile, mentre secondo il computo romano, sostenuto da Simmaco, essa doveva cadere il 25 marzo. Gli altri provvedimenti di questo sinodo hanno per oggetto i rapporti giuridici in seno alla gerarchia ecclesiastica, per cui chi è di grado inferiore non può chiamare in giudizio il suo superiore in grado, la suddivisione delle entrate della Chiesa, singole prescrizioni per i diversi gradi della gerarchia ecclesiastica, l'articolazione della Chiesa di Roma in sette regioni sottoposte ai diaconi, le modalità e le condizioni di accesso ai vari gradi della gerarchia, il divieto di sottoporre un membro del clero ad un processo civile e di condannarlo a morte. Questa tendenza culmina nell'ultimo canone del Constitutum: "Nemo enim iudicabit primam sedem, quoniam omnes sedes a prima sede iustitia desiderant temperari, neque ab augusto, neque ab omni clero, neque a regibus, neque a populo iudex iudicabitur" (ibid., p. 246). Il documento, sottoscritto come già nel primo giorno da tutti i presenti, da Costantino e da Elena, porta la data del 30 maggio 315. Il Constitutum Silvestri si intende pienamente solo in relazione ai problemi agitati nel 501 nell'ambito della controversia tra Simmaco e Lorenzo, non solo per la questione del computo pasquale, ma anche per le varie tensioni sorte all'interno della Chiesa di Roma, per le quali Simmaco fu convocato a Ravenna da Teodorico. Ma, indipendentemente dal valore storico del documento, esso segna una tappa successiva della fortuna storica di S., in linea con la leggenda iniziatasi negli Actus Silvestri, noti all'autore del Constitutum, che cita la guarigione di Costantino dalla lebbra e fa intervenire al sinodo il personaggio di Calpurnio, già presente negli Actus Silvestri. La formulazione dell'ultimo canone, che sottrae la "prima sedes" a ogni altro giudizio, è solo uno sviluppo delle concessioni emanate negli Actus Silvestri da Costantino dopo il suo battesimo, in particolare di quella che poneva il vescovo di Roma come giudice di tutti i vescovi. La seconda redazione del Constitutum Silvestri, SK2, è accompagnata da due lettere il cui scopo è evidentemente quello di collegare il falso concilio romano a quello di Nicea, avvalorandone maggiormente l'autorità. La falsa sinodale indirizzata a S. da Osio di Cordova, da Attico di Costantinopoli (vescovo nella prima metà del sec. V: la sede di Costantinopoli non esisteva nel 325), da Vittore e Vincenzo e dai trecentodiciotto padri conciliari è una lettera di accompagnamento della traduzione degli atti del concilio niceno, con un invito a riunire un sinodo a Roma per confermare le decisioni prese a Nicea. Nella sua risposta (SA) S. si congratula per le delibere del concilio di Nicea e annuncia il concilio richiesto, in cui si propone di affrontare alcune questioni di disciplina ecclesiastica e la condanna di Victur(in)us, che ha espresso computi pasquali errati. Questa seconda redazione presenta poche varianti rispetto alla prima, di cui la più significativa (oltre alla datazione posteriore al concilio di Nicea, e all'accusa di pelagianesimo rivolta a Callisto, nonostante che l'eresia per cui è condannato sia piuttosto trinitaria) è l'eliminazione del riferimento all'autorità civile ("neque ab augusto […] neque a regibus") nell'ultimo canone che esclude la legittimità di sottoporre a giudizio la "prima sedes" (canone 26, ibid., p. 315). Secondo Wirbelauer questa redazione sarebbe opera di un autore che, come quello della prima, proverrebbe dall'ambiente della Cancelleria romana, e si caratterizzerebbe per una forma più consona a quella della letteratura canonistica, come appare anche dalla suddivisione in paragrafi che vi è introdotta. Il rifacimento laurenziano dei tre predetti documenti della seconda edizione degli apocrifi consiste in una riscrittura delle due lettere, nella seconda delle quali S. comunica la condanna, promulgata in un concilio romano, del vescovo Vittorino e del diacono Ippolito, accusati questa volta di manicheismo, di Gioviano e di Callisto, che sostenevano la ricorrenza della Pasqua il 22 aprile. Più importante è la riscrittura degli atti del concilio, convocato da S. e da Costantino (che però non vi presenzia), a cui partecipano duecentosettantacinque vescovi e altri membri del clero. In questa circostanza si convalidano gli atti del concilio niceno, si conferma la celebrazione della Pasqua "a luna XIII usque ad XXI, ita ut dies dominicus coruscet" (canone 2, ibid., p. 324) - secondo i termini del computo che Dionigi il Piccolo pubblicherà nel 525, senza più fare riferimento alla condanna dei quattro personaggi citati nella lettera di S. - e si stabiliscono varie norme relative alla carriera ecclesiastica, al comportamento dei membri del clero, a particolari usi liturgici. L'orientamento laurenziano di questo documento, sostanzialmente diverso dal Constitutum Silvestri, anche se in taluni punti lo riecheggia, si coglie nella scelta della data della Pasqua secondo il computo alessandrino, sia pure in una formulazione generica che esclude, a differenza di LA, la condanna del computo di Vittorio di Aquitania, nella severità delle norme contro vescovi e presbiteri macchiatisi di peccati carnali (forse in relazione ad analoghe accuse lanciate contro Simmaco), contro il trasferimento di vescovi e presbiteri in altre sedi (Simmaco aveva trasferito Lorenzo alla sede di Nocera in Campania), contro la formazione di conventicole da parte del vescovo, il cui compito è di provvedere alla cura pastorale della sua Chiesa, nel divieto di frequentare gli eretici (forse in relazione a sospetti di connivenza tra Simmaco e Teodorico). Wirbelauer ritiene che gli atti del concilio dei venticinque vescovi siano opera di un esperto canonista, forse dello stesso Dionigi il Piccolo, attivo a Roma già all'inizio del sec. VI, o di altra persona legata al suo ambiente. La biografia di S. nel Liber pontificalis, nr. 34, si presenta assai lunga, ma ciò dipende dall'esteso elenco delle fondazioni costantiniane inseritovi molto probabilmente quando essa era già stata completata, e con tutta evidenza già nella prima redazione. Per la parte che riguarda più propriamente S., le notizie si riducono a ben poco, e hanno per fonti gli Actus Silvestri e gli apocrifi simmachiani e laurenziani che hanno per protagonista S., con poche aggiunte specifiche. Tra queste, il nome del padre di S., Rufino, e la durata del pontificato, ventitré anni, dieci mesi e undici giorni (più correttamente il Catalogo Liberiano, ventuno anni e undici mesi). L'apporto degli Actus Silvestri (forse anche soltanto indiretto, data la genericità del richiamo alla vicenda di S.) è nella breve notizia iniziale sull'esilio di S. sul Soratte, la persecuzione di Costantino, la malattia dell'imperatore e la sua guarigione insieme al battesimo. Altra aggiunta propria del Liber pontificalis è quella relativa alla fondazione da parte di S. di una chiesa nel podere del suo presbitero Equizio "iuxta thermas Domitianas", innalzata a titolo ("titulus Equitii") e da lui stesso dotata di vari doni (Le Liber pontificalis, nr. 34, p. 170) La stessa notizia ritorna più avanti (ibid., p. 177), dove compare una duplice denominazione del titolo ("titulus Silvestri […] titulus Equitii"), "iuxta thermas Domitianas qui cognominantur Traianas", con una lista di doni (questa volta attribuiti a Costantino) in parte simile alla precedente. Questa notizia era probabilmente assente nella prima redazione del Liber pontificalis, e il riferimento alla fondazione del titolo su un podere del presbitero Equizio è probabilmente una spiegazione della doppia denominazione del titolo. Segue (ibid., pp. 171-72) la sezione dedicata alla legislazione ecclesiastica di S. ("Hic fecit constitutum de omni ecclesia"), in cui si riferiscono i provvedimenti stabiliti da un concilio romano di duecentosessantasette vescovi tenutosi dopo quello di Nicea, per confermare la condanna di Ario (questa volta insieme a Fotino e Sabellio, ma anche di Callisto, personaggio preso di mira negli apocrifi simmachiani). Per questa sezione il Liber pontificalis dipende dagli apocrifi simmachiani, in particolare il Constitutum Silvestri nella sua seconda redazione (SK2), ma anche il concilio dei duecentosettantacinque vescovi (LK), dai quali riprende, con poche aggiunte, vari canoni relativi a questioni liturgiche, giuridiche e disciplinari. Per quanto riguarda la funzione di S., nel riferimento al concilio di Nicea la prima redazione del Liber pontificalis afferma che esso fu convocato "cum eius consensu", mentre nella seconda redazione, con una significativa modifica, l'espressione è "cum eius praeceptum" (p. 171). La parte più consistente della notizia su S. è tuttavia quella relativa alle fondazioni costantiniane dell'epoca di S. a Roma, Capua e Napoli, con relativo elenco di donazioni in suppellettili e beni fondiari (ibid., pp. 172-86). Le fondazioni cui si riferisce questa sezione della biografia di S. sono la basilica costantiniana (cioè quella del Laterano), quelle di S. Pietro, S. Paolo, la basilica del Palazzo Sessoriano "quae cognominatur […] Hierusalem" (S. Croce in Gerusalemme), S. Agnese, S. Lorenzo, SS. Marcellino e Pietro sulla via Labicana, la basilica degli Apostoli a Capua, quella di Napoli (S. Restituta): sempre a Napoli, è ricordata la costruzione da parte dell'imperatore di un acquedotto. A S. è attribuita l'ordinazione di quarantadue presbiteri, ventisette diaconi e sessantacinque vescovi (ibid., p. 172: i presbiteri sono quarantadue a p. 187). Il periodo di sede vacante seguito alla morte di S. sarebbe stato di quindici giorni (ibid.). Prima di quest'ultima notizia un breve inciso, insolito nel formulario delle biografie del Liber pontificalis - "Qui vero catholicus et confessor quievit" - esprime la particolare venerazione per papa Silvestro. La vicenda del "titulus Equitii", che progressivamente assume il nome di S., in connessione con l'intitolazione a Silvestro e Martino della chiesa costruita da Simmaco, è un indizio della ripresa del culto di S. a partire dal sec. VI. Altro centro del culto di S. resta la sua sepoltura nel cimitero di Priscilla: in alcuni documenti è chiamata "ecclesia sancti Silvestri" la chiesa costruita sopra il cimitero di Priscilla, e talvolta lo stesso cimitero di Priscilla assume il nome del più famoso papa che vi era sepolto. Non si sa se fosse dedicato a S. il monastero sul monte Soratte di cui parla Gregorio Magno, Dialogi I, 7, 1-2, posto sulla stessa montagna in cui, secondo il racconto degli Actus Silvestri, il papa si era rifugiato durante la persecuzione. Sotto Sergio I (Le Liber pontificalis, nr. 86, p. 371) è attestata l'esistenza di un oratorio dedicato in Laterano a s. Silvestro, di cui non si conosce l'anno di fondazione. Nel 747 papa Zaccaria dona a Carlomanno, fratello di Pipino, il monastero di S. Silvestro sul Soratte. Una diaconia di s. Silvestro è citata nella biografia di Stefano II (ibid., nr. 94, pp. 440-41), e suo fratello Paolo I nel 761 fonda nella propria casa un monastero dedicato ai santi pontefici Stefano e S., in una cappella del quale si conservavano le loro reliquie, affidandolo a monaci greci e affiancandovi una chiesa, l'attuale S. Silvestro in Capite (ibid., nr. 95, pp. 464-65): qualche anno dopo gli sottoporrà il monastero di S. Silvestro sul Soratte. Allo stesso periodo, e in connessione con il trasferimento delle reliquie di S. entro il monastero romano, avviene la traslazione delle reliquie di S. a Nonantola documentata dal racconto che talvolta compare come parte degli Actus Silvestri, e di cui si è detto sopra. Alla "Silvesterrenaissance" (l'espressione è di E. Ewig) di questo periodo si ricollegano tanto la redazione C degli Actus Silvestri, quanto, con molta probabilità, la composizione del Constitutum (o Donatio) Constantini (v. Paolo I, santo). Questo documento, che avrebbe fondato le pretese papali al dominio temporale, si pone sulla stessa linea degli Actus Silvestri, richiamandoli esplicitamente nel dettagliato racconto che l'imperatore vi fa della propria guarigione grazie al battesimo impartitogli da S., e sostanzialmente ne costituisce un ampliamento, soprattutto nella seconda parte, che ha per oggetto la celebre e controversa Donatio. Per quanto riguarda la figura di S. nel Constitutum Constantini, egli vi è celebrato come colui che ha trasmesso la fede e ha guarito l'imperatore ("Et quae salvator et redemptor noster dominus deus Iesus Christus, altissimi patris filius, per suos sanctos apostolos Petrum et Paulum, interveniente patre nostro Silvestrio summo pontifice et universali papa, mirabiliter operari dignatus est […]": Das Constitutum Constantini, pp. 57-8). Al di là di questa funzione che gli è riconosciuta nella vicenda dell'imperatore, S. assurge nella seconda parte del Constitutum Constantini a simbolo del papato, in quanto vicario del principe degli apostoli, beneficiando così insieme ai suoi successori di tutti i privilegi che l'imperatore gli concede, dal primato sulle sedi patriarcali, all'amministrazione di tutte le elargizioni concesse, all'uso del Palazzo Lateranense, alle insegne imperiali (S. rinuncia però alla corona, e Costantino gli impone allora la mitra e gli fa da scudiero, tenendogli le redini del cavallo). Questa attenzione più alla figura simbolica che al personaggio storico o leggendario era già presente negli Actus Silvestri e nel Constitutum Silvestri, in cui le concessioni e i privilegi imperiali non riguardano S. in sé, ma nei primi la Ecclesia romana e il suo pontifex, nel secondo la prima sedes. Sotto questo aspetto, dagli Actus Silvestri al Constitutum Silvestri al Constitutum Constantini non sono tanto il personaggio storico di S. o la sua leggenda che si modificano, ma piuttosto le pretese del papato, che nella persona di S. intendeva attribuirsi nuovi privilegi e nuove funzioni. Fonti e Bibl.: Concilium Arelatense a. 314, Epistula ad Silvestrum, a cura di C. Munier, Turnholti 1963 (Corpus Christianorum, Series Latina, 148), pp. 4-6; Synodus Antiochena (ca. a. 324), Epistula Synodica, a cura di E. Schwartz, in Gesammelte Schriften, III, Berlin 1959, pp. 136-43 (testo siriaco e retroversione greca); Littérature canonique syriaque inédite, a cura di F. Nau, "Revue de l'Orient Chrétien", 14, 1909, pp. 13-6 (traduzione francese), 16-24 (testo siriaco); Patrum Nicaenorum nomina latine graece coptice syriace arabice armeniace, a cura di H. Gelzer-H. Hilgenfeld-O. Cuntz, in Scriptores sacri et prophani, II, Lipsiae 1898 (Bibliotheca Scriptorum Graecorum et Latinorum Teubneriana), pp. LX, 3, 61, 79, 119, 187; Le Liber pontificalis, a cura di L. Duchesne, I, Paris 1886 (la notizia su Silvestro, nr. 34, è a pp. 74-81 nella prima redazione, e a pp. 170-201 nella seconda), pp. CIV, CVII-CIX, CX-CXX, CCIX-CCX, CCXL, 170-201; Catalogo Liberiano, ibid., pp. 8-9, 10; Depositio episcoporum, ibid., p. 10; Fragmentum Laurentianum, ibid., pp. 44-6; Eusebio di Cesarea, Chronicon, ad aa. 310, 331, 337, a cura di R. Helm, Berlin 1956 (Die Griechischen Christlichen Schriftsteller. Eusebius Werke, VII), pp. 229, 233, 234; Id., Historia ecclesiastica I, 13, a cura di E. Schwartz, Leipzig 1903 (Die Griechischen Christlichen Schriftsteller. Eusebius Werke, II, 1), pp. 82-6; Id., Vita Constantini III, 7, 2; IV, 61-64, a cura di F. Winkelmann, Berlin 1975 (Die Griechischen Christlichen Schriftsteller. 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Silvester et Equitius, titulus, pp. 325-28.

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SOURCE : https://www.treccani.it/enciclopedia/santo-silvestro-i_(Enciclopedia-dei-Papi)/

Papa Silvestro I

Ambito lombardo, Statua di san Silvestro I (XVII secolo), pietra arenaria; Mantova, piazza Martiri di Belfiore

Statue von Papst Silvester I. an der Via Matteotti 1 in Mantova

Source: photo uploaded by User:RicciSpeziari. Photographer: Riccardo Speziari


Den hellige pave Sylvester I ( -335)

Minnedag:

31. desember

Skytshelgen for husdyrene, for en god fôravling, for «et godt nytt år».

Den hellige Sylvester ble i følge LP født i Roma som sønn av Rufinus, men hans opprinnelse er håpløst sammenfiltret med senere legender. Disse hevder at han led under keiser Diokletians forfølgelser. Det er temmelig sikkert at han ble presteviet før disse forfølgelsene begynte i år 284, da han under forfølgelsene tilbrakte noen år i skjul på Monte Soracte ved Roma. Historien om hans lidelser gjør det også sannsynlig at donatistenes senere beskyldninger om at han som presbyter hadde vært sammen med pave Marcellinus om å overlevere hellige bøker til myndighetene, var en ondsinnet bakvaskelse.

Tjue dager etter at pave Miltiades døde, ble Sylvester den 31. januar 314 valgt til biskop av Roma og dermed Kirkens 33. overhode. Selv om han var pave i nesten 22 år av keiser Konstantin den Stores regjeringstid (306-37), en periode hvor kirken utviklet seg dramatisk, synes han å ha spilt en ubetydelig rolle i de store begivenhetene som fant sted. Bare et par ganger dukker han frem fra historiens mørke, og da fremstår han ikke udelt positivt.

Keiseren innkalte det første konsil i Arles til 1. august 314 i et nytt forsøk på å avgjøre Caecilians krav på å være biskop av Kartago. Han ble fortsatt avvist av donatistene til tross for pave Miltiades' avgjørelse i hans favør året før. Keiseren gjorde ikke biskopen av Roma til konsilets formann, men betrodde ledelsen av det til Chrestus, biskop av Syrakus, mens biskopen av Arles, Marinus, presiderte. Sylvester deltok ikke, men sendte to prester og to diakoner for å representere seg. Hans fravær skyldtes ikke motvilje mot Konstantins innkalling av et kirkekonsil, men sannsynlighet vanskeligheter med å forlate Roma så kort tid etter at han var innsatt i embetet.

På konsilet gjentok 50 vestlige biskoper fordømmelsen av donatismen. Da de avsluttet sine forhandlinger, sendte de paven beskjed om sine avgjørelser i et brev som klart gir uttrykk for deres forståelse av hans primat i vesten, og de ba ham om å sende avgjørelsene til alle kirkene. Striden med donatistene fortsatte, og til slutt grep keiseren militært inn mot den i 317, men det skapte bare martyrer og skjerpet dem i sin fanatisme.

Sylvester var heller ikke til stede på det konsilet som Konstantin innkalte sommeren 325 for å løse det arianske spørsmål. Dette var det første økumeniske (allmenne) konsil, det berømte kirkemøtet i Nikea (I) (i dag Iznik i Nordvest-Tyrkia). Et økumenisk konsil er i likhet med paven ufeilbarlig i spørsmål om tro og moral, fordi det utgjør stemmen til Den lærende Kirke.

Ca 300 biskoper deltok på konsilet mellom 20. mai (eller 19. juni) og slutten av august 325. Det vedtok en trosbekjennelse (Credo) som erklærte at Sønnen er sann Gud, av samme vesen som Faderen, og fordømte Arius' lære at han var underordnet Faderen som en guddom av mindre rang, skapt av Faderen. Arius var en prest fra Alexandria.

Som andre biskoper i keiserriket var Sylvester invitert til å delta, men selv om han hadde vært holdt informert om kontroversen etter hvert som den utviklet seg, avviste han å komme, denne gangen skyldte han på «høy alder». (I det første årtusen deltok ingen pave på et konsil han selv ikke hadde innkalt.) Paven sendte de to prestene Vitus og Vincentius som sine representanter, og selv om de ikke ble tildelt noen forrang på konsilet, satte de sine underskrifter på dokumentet før alle tilstedeværende biskoper unntatt Ossius av Cordoba, som var president og signerte først. Etter møtet godkjente paven beslutningene som var fattet der.

På 400- og 500-tallet ble det forsøkt å skape tiltro til idéen om at Ossius hadde vært bemyndiget av paven, og til og med at konsilet hadde blitt sammenkalt av ham og keiseren i fellesskap, men dette er legender uten historisk grunnlag. Det fantes riktignok biskoper som Konstantin gjorde til sine fortrolige og som han planla sin kirkepolitikk sammen med, men Sylvester var ikke en av dem.

Til gjengjeld hadde Sylvester tilfredsstillelsen av å se at kirken han presiderte over, ble gjort rikere og forskjønnet gjennom Konstantins fyrstelige gavmildhet, inkludert store kirker som Basilica Constantiniana (senere S. Giovanni in Laterano) med sitt dåpskapell, samt St. Peters- og St. Paulusbasilikaene.

Derfor er det naturlig at store deler av Sylvesters opplysninger i LP er viet til å liste opp disse gavene i detalj. For det var under hans pontifikat at Roma, som et resultat av Konstantins gavmildhet, begynte å få de ytre tegnene på en kristen by. I hans tid ble også kirken Sta Croce in Gerusalemme bygd.

Om pave Sylvesters virke er forbausende lite kjent. I følge LP var han var den første pave som bar tiara. Han fikk laget «jernkronen» med en nagle fra Det hellige Kors. Sannsynligvis ble det første martyrologium eller liste over romerske martyrer satt opp i hans pontifikat.

I 330 flyttet Konstantin sin hovedstad til Konstantinopel, det «nye Roma». Dermed ble paven riktignok mindre avhengig av statsmakten, men på den andre siden ble også den kommende splittelsen mellom øst og vest grunnlagt.

Senere generasjoner fant det usannsynlig at paven kunne ha spilt en slik ubetydelig rolle i forholdet til den første kristne keiseren, eller at Konstantin kunne ha utsatt sin dåp så lenge, og ha mottatt den av en ariansk biskop (Eusebius av Nikomedia) få dager før sin død i 337, og det var etter at Sylvester var død. Det behøver ikke å bety så mye, for teologene den gangen mente at alle synder ble forlatt ved dåpen. For en mann som Konstantin, som hadde så mange synder på samvittigheten, kunne det derfor være praktisk å vente så lenge som mulig, så lenge han sørget for alltid å ha en prest for hånden.

Konstantin æres som helgen av den armenske og den ortodokse kirke; i den romersk-katolske kirke er han derimot ikke kanonisert.

I andre halvpart av 400-tallet spredte det seg en romantisert versjon av Sylvesters liv (St. Sylvesters gjerninger). Blant en rekke andre legender blir han her påstått å ha omvendt Konstantin, tidligere en forfølger, døpt ham, kurert ham for lepra og gitt ham i bot å stenge de hedenske templer og å sette fri de kristne som var i fengsel.

I følge legenden hadde noen hedenske prester rådet den spedalske keiser Konstantin å bade i drepte barns blod for å bli frisk. Når da keiseren lot seg bevege av mødrenes klaging og gråt, befalte Peter og Paulus ham i en visjon å vende seg til pave Sylvester. Paven døpte ham, og dåpsvannet helbredet keiseren for hans alvorlige sykdom.

Denne legenden ble utgangspunktet for den såkalte Konstantinske gave, Donatio Constantina, et forfalsket dokument fra mellom 750 og 850 som kunne ha sitt opphav ved pave Stefan IIs eller Paul Is kansellier. De tidligste kildene blir datert henholdsvis år 806 og 824. Dokumentet hevder at Konstantin overdrar til pave Sylvester og hans etterkommere primatet over de store kirkelige patriarkater, men også den verdslige makt og myndighet over byen Roma og alle italienske eller vestlige regioner med tilhørende provinser, byer og steder. Dermed ble middelalderpavenes herskerkrav underbygd. Dokumentet hevder også at Konstantin tilbød keiserkronen til Sylvester, som avslo å bære den, men gikk med på at den keiserlige hovedstad kunne flyttes fra Roma til Konstantinopel.

Dokumentet ble akseptert som autentisk også av pavedømmets motstandere, og det ble ikke fastslått som et falskneri før på 1500-tallet. Den katolske Kirke tok faktisk først på slutten av 1800-tallet avstand fra det.

Fra 315 opptrer de første kristne symbolene på romerske mynter, og fra 323 forsvinner de siste hedenske. Fra 318 ble de kirkelige domstoler sidestilt med de verdslige, og Kirkens arverett ble offisielt anerkjent. Den kristne kirke utviklet seg etter hvert til å bli rikets største godseier. Fra 320 ble søndagen obligatorisk fridag til minne om oppstandelsen. Fra 323 overtok de kristne statens høyeste embeter.

Legenden forteller at keiserinne Helena ville føre sin sønn, keiser Konstantin, som i mellomtiden var blitt kristen, til jødedommen. I den forbindelse møtte Sylvester tolv rabbier i en verbal mannjevning og overvant elleve av dem. Den tolvte drepte så en okse ved å hviske Jahves navn i øret på den, men klarte ikke å få liv i den igjen. Men det lyktes Sylvester straks å bringe den tilbake til livet, og dette førte til at keiserinne Helena og rabbiene lot seg døpe. Sylvester omvendte også noen hedenske prester da han snørte sammen munnen til en eddersprutende drage i en grotte på Kapitol.

Munkene fortalte spennende historier om ham i flere hundre år. En av disse var at når en pave skulle dø, skranglet knoklene i Sylvesters grav. Graven ble virkelig åpnet i 1648, og der lå han i full pavedrakt. Men ved berøring falt mumien sammen til støv. Ved siden av ham lå et solkors og en signetring.

I følge en annen tradisjon hadde paven i år 319 Peter og Paulus' blandete relikvier foran seg og ønsket å skille dem og begrave dem hver for seg. Etter bønn og faste hørte han en himmelsk røst som sa: «De minste er Fiskerens, de største er Predikerens!» Slik delte han dem og begravde hvert sett knokler for seg.

Mest berømt er nok Sylvester fordi han har sin himmelske fødselsdag på årets siste dag. Han døde den 31. desember 335 og ble gravlagt i en kirke han selv hadde bygd over St. Priscilla-katakomben på Via Salaria. Han var en av de første ikkemartyrer som ble æret som helgen i Roma. Kulten bredte seg i hele Europa, og hans fest ble feiret den 31. desember fra 354. I år 761 ble hans relikvier overført til kirken S. Silvestro in capite. I østkirken blir han feiret 2. januar.

Paverekken - Kildehenvisninger - Billedkilde: Western Orthodox Saints - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden

Sist oppdatert: 1999-05-24 11:28

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/sylvest1

Silvester I.

Gedenktag katholisch: 31. Dezember

nicht gebotener Gedenktag

Kommemoration

Gedenktag orthodox: 2. Januar

Gedenktag armenisch: 2. Januar

liturgische Feier am Samstag am oder nach dem 30. Dezember und am sechsten Samstag nach dem Kreuzerhöhungssonntag

Gedenktag koptisch: 2. Januar

als Konzilsvater: 5. November

Gedenktag äthiopisch-orthodox: 2. Januar

Gedenktag syrisch-orthodox: 2. Januar, 19. Dezember

Name bedeutet: der Waldmann (latein.)

Bischof von Rom

* in Rom

† 31. Dezember 335 daselbst

Silvester war traditioneller, aber zweifelhafter Überlieferung zufolge der Sohn von Justa. Er wurde wohl noch vor Beginn der Christenverfolgungen unter Kaiser Diokletian im Jahr 284 zum Priester geweiht. Vor den Verfolgungen - und der in Rom grassierenden Lepra - zog er sich dann zeitweise in eine Höhle am Mons Soracte - heute Monte Soratte - zurück; auf dessen Gipfel habe er eine Kirche errichtet an der Stelle eines zuvor dort für die Dis Pater, die Götter der Unterwelt Pluto und Orcus, stehenden heidnischen Heiligtums; daraus wuchs ein ihm geweihtes Kloster.

Sein Amt als römischer Bischof trat Silvester 314 an - ein Jahr, nachdem die römischen Kaiser Konstantin der Große und Licinius 313 die christliche Kirche anerkannt und im Edikt von Mailand jedem Bürger des Reiches das Recht auf freie Religionsausübung gewährt hatten. Diese Ereignisse, oft legendär überhöht, begründen Silvesters Bedeutsamkeit, sein eigenes Wirken hat dazu wenig beigetragen.

Die meist im 5. Jahrhundert entstandenen Legenden berichten Silvesters Standhaftigkeit während der noch andauernden Verfolgungen: Er warnte den Statthalter, der ihn zwingen wollte, die von ihm verwahrten Besitztümer von Christen herauszugeben, bis dieser beim Essen an einer Fischgräte erstickte. Er heilte und bekehrte den angeblich aussätzigen Kaiser; die Legende sagt auch, dass er Konstantin getauft habe, was geschichtlich nicht haltbar ist. Diese Legende ging auch in die Konstantinische Schenkung ein, eine gefälschte Urkunde, die zur Legitimation der Besitzansprüche und Herrschaftsrechte des Papsttums diente, derzufolge Konstantin dem Bischof die Stadt Rom und das ganze Abendland zu eigen gab und ihm das Tragen der kaiserlichen Insignien erlaubte.

Die Legenden erzählen von einem Streitgespräch, das Silvester mit zwölf jüdischen Rabbinern geführt habe, weil Helena ihren inzwischen getauften Sohn Konstantin zum Judentum bekehren wollte. Silvester obsiegte im Disput gegen elf der gelehrten Juden; der zwölfte, Zambri, tötete einen Stier durch die Nennung des Namens Gottes, den der Stier nicht ertragen konnte, um so die Kraft seines Glaubens zu beweisen. Silvester aber konnte mit Gottes Hilfe sogar den toten Stier zum Leben auferwecken, worauf auch Zambri wie die anderen Rabbiner und Helena sich sofort taufen ließen. Heidnische Priester bekehrte Silvester demnach, indem er einen Drachen bezwang.

Weder bei der epochalen Hinwendung Konstantins zum Christentum noch bei der Bewältigung der kirchenpolitischen und dogmatischen Auseinandersetzungen spielte Silvester eine für seine Zeitgenossen erinnerungswürdige Rolle. Er nahm weder 314 an der Reichssynode in Arles teil, wo die Auseinandersetzung mit dem Donatismus begann, noch 325 am 1. Konzil von Nicäa mit den wegweisenden Entscheidungen um die Wesensart Jesu Christi und gegen den bedrohlichen Arianismus. Den Synodalen von Arles schrieb er, er könne die Apostelgräber in Rom nicht im Stich lassen. Noch im späten 4. Jahrhundert belasteten die Donatisten Silvester selbst wie seine Vorgänger mit dem Vorwurf des vorübergehenden Abfalls vom Glauben während der Verfolgungen unter Kaiser Diokletian. Das Fernbleiben vom Konzil in Nicäa begründete Eusebius von Cäsarea mit Silvesters hohem Alter, aber er hat das Konzil immerhin noch um ein Jahrzehnt überlebt.

Silvester ließ über den Priscilla-Katakomben eine Kirche bauen. An der Stelle der heutigen Kirche San Martino ai Monti ließ er in einem geschenktem Haus - wohl ein Nebengebäude der riesigen Thermen des Trajan - ein Oratorium errichten, das allen Märtyrern geweiht wurde; in ihm fand 324 eine Sitzung zur Vorbereitung des 1. Konzils von Nicäa statt. Silvester wurde dann im Coemeterium der Priscilla bestattet, ob in der von ihm erbauten Kirche oder einem der unterirdischen Gänge ist umstritten. Um 760 erfolgte durch Papst Paul I. die Übertragung seiner Gebeine in die Kirche San Silvestro e Stefano - die heutige Kirche San Silvestro in Capite in Rom, auch in seiner Kirche San Martino ai Monti liegen Reliquien in der Krypta. Weitere Gebeine - darunter ein Teil der Schädelreliquie - kamen in das dann ihm geweihte Kloster San Silvestro der Benediktiner nach Nonàntola.

Die erste Redaktion des römischen Papstbuches aus dem früheren 6. Jahrhundert stützte sich schon auf Legenden und listete im wesentlichen die in seiner Amtszeit erfolgten Kirchengründungen und -ausstattungen in Rom und Umgebung auf. Das älteste erhaltene Bild von Silvester, ein Mosaik in einem Gebäude aus dem 3. Jahrhundert, deutet auf den allmählichen Übergang vom einfachen liturgischen Gedächtnis der Grablegung zur kultischen Verehrung des Bischofs hin.

Die älteste Fassung des Actus Silvestri stammt wohl aus dem im letzten Jahrzehnt des 4. bis ersten Jahrzehnt des 5. Jahrhundert, angeregt durch das damalige römisch-kirchliche Selbst- und Geschichtsbewusstsein. Das Fest für Silvester wird schon seit dem 5. Jahrhundert im ganzen christlichen Europa gefeiert. Die Silvesternacht zum Jahreswechsel ist von einer Fülle des Brauchtums geprägt, Silvesterumzüge waren früher verbreitet.

Patron der Haustiere; für eine gute Futterernte, ein gutes neues Jahr

Bauernregeln: Silvesternacht düster oder klar, / deutet auf ein neues Jahr.

Ist's zu Silvester hell und klar, / steht vor der Tür das neue Jahr.

Gefriert's an Silvester zu Berg und Tal, / geschieht auch dies zum letzten Mal.

Wind in St. Silvesters Nacht, / hat nie Wein und Korn gebracht.

Silvester Wind und warme Sunnen / wirft jede Hoffnung in den Brunnen.

Silvesternacht wenig Wind und Morgensonn, / gibt Hoffnung auf Wein und Korn.

Stadlers Vollständiges Heiligenlexikon

Legenda Aurea: Silvester I.

Catholic Encyclopedia

 Schriften von Silvester und seine Lebensgeschichte gibt es online zu lesen in den Documenta Catholica Omnia.

Die Kirche San Silvestro in Capite in Rom ist werktags von 7 Uhr bis 13 Uhr und von 15.30 Uhr bis 19 Uhr, sonntags von 9 Uhr bis 13 Uhr und von 16 Uhr bis 18.30 Uhr geöffnet. (2017)

Die Kirche Santi Quattro Coronati in Rom ist täglich von 6.30 Uhr bis 12.45 Uhr und von 15.30 Uhr bis 20 Uhr geöffnet; für den Kreuzgang beträgt der Eintritt 2 €; zur Besichtigung des Oratorium San Silvestro kann man zu den angegebene Zeiten an dessen Eingang nach den Schwestern läuten, der Eintritt hierfür beträgt 1 €. (2017)

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Autor: Joachim Schäfer - zuletzt aktualisiert am 04.01.2025

Quellen:

• Vera Schauber, Hanns Michael Schindler: Heilige und Patrone im Jahreslauf. Pattloch, München 2001

• Hiltgard L. Keller: Reclams Lexikon der Heiligen und der biblischen Gestalten. Reclam, Ditzingen 1984

• C. S., Brief vom 7. Februar 2005

• http://www.uni-tuebingen.de/mittelalter/personen/schmitz/vl9899/bild-3.htm nicht mehr erreichbar

• http://www.bauernregeln.net/dezember.html nicht mehr erreichbar

• Chronik-Kalender 2006, Harenberg, Dortmund 2005

• Charlotte Bretscher-Gisinger, Thomas Meier (Hg.): Lexikon des Mittelalters. CD-ROM-Ausgabe. J.B. Metzler, Stuttgart / Weimar 2000

• Lexikon für Theologie und Kirche, begr. von Michael Buchberger. Hrsg. von Walter Kasper, 3., völlig neu bearb. Aufl., Bd. 9. Herder, Freiburg im Breisgau 2000

korrekt zitieren: Joachim Schäfer: Artikel Silvester I., aus dem Ökumenischen Heiligenlexikon - https://www.heiligenlexikon.de/BiographienS/Silvester_I.htm, abgerufen am 18. 1. 2026

Die Deutsche Nationalbibliothek verzeichnet das Ökumenische Heiligenlexikon in der Deutschen Nationalbibliografie; detaillierte bibliografische Daten sind im Internet über https://d-nb.info/1175439177 und https://d-nb.info/969828497 abrufbar.

SOURCE : https://www.heiligenlexikon.de/BiographienS/Silvester_I.htm

Hinweise zu Stadlers »Heiligen-Lexikon«Abkürzungen

Silvester I.

S. Silvester (Sylvester), Pp. Conf. (31. Dec. al 2. Jan.) Dieser Papst war ein geborener Römer. Sein Vater hieß Rufinus, den er frühzeitig verlor, seine Mutter Justa. Seine Erziehung leitete ein Priester, Namens Caritus (Carinus). Nach Vollendung seiner Studien wurde er unter die Geistlichkeit Roms aufgenommen und erhielt noch vor dem Ausbruche der Diocletianischen Verfolgung die Priesterweihe. Er erwarb sich während dieser stürmischen Zeit die Hochachtung und Liebe der Gläubigen. Nach dem Tode des Papstes Melchiades im Januar 314 wurde er auf den Stuhl des heil. Petrus erhoben, hielt sich aber auf dem Berge Soracte verborgen. In demselben Jahre wurde zu Arles ein Concil gehalten, auf welchem er sich durch Gesandte vertreten ließ. Man verdammte dort die Spaltung der Donatisten und die Ketzerei der Quartodecimaner. Es wurden auch 22 die Disciplin betreffende Canones erlassen. Das von den versammelten Bischöfen an den heil. Silvester gerichtete Synodalschreiben lautet nach Stolbergs Uebersetzung wie folgt: »Wir, die wir durch gemeinschaftliches Band der Liebe und der Einheit unserer Mutter, der kathol. Kirche, auf den Willen des Kaisers hieher gekommen sind, begrüßen dich, gottseligen Papst (Religiosissime Papa), mit verdienter Ehrfurcht an diesem Orte, wo wir von schwierigen und unserer Ueberlieferung gefährlichen Menschen, die zügellosen Sinnes sind, Vieles ausgestanden haben, welche aber von der gegenwärtigen Autorität unsres Gottes, von der Ueberlieferung und von der Richtschnur der Wahrheit also verworfen, daß sie nichts mehr zu sagen wußten, indem jede ihrer Anklage dahinfiel, und kein Erweis ihnen übrig blieb. So sind sie denn durch das Urtheil Gottes und unsrer Mutter, der Kirche, welche die Ihrigen kennt und ihnen Zeugniß gibt, theils verurtheilt worden, theils abgewiesen. Und, o geliebtester Bruder! daß du es werth geachtet hättest, diesem so großen Schauspiele beizuwohnen. In der That glauben wir, daß ein strengerer Beschluß würde abgefaßt worden sein, und daß unsere Versammlung, wenn du mit gerichtet hättest, freudiger würde gejauchzet haben. Da du aber jenen Ort nicht verlassen konntest, an welchem die Apostel ihren beständigen Sitz haben, deren Blut ohne Unterlaß die Ehre Gottes bezeugt, so hat doch uns geschienen, geliebtester Bruder! daß wir nicht allein diese Sache, wegen welcher wir berufen waren, sondern auch für die Angelegenheiten unserer Kirchen uns berathschlagen sollten, da bei so großer Verschiedenheit der Provinzen, aus denen wir zusammengekommen, so manche Gegenstände zur Anregung gebracht worden, deren Bestimmung uns nöthig schien.« Der heil. Silvester bestätigte ihre Beschlüsse. Die Gesetze und Verordnungen, welche der fromme Kaiser Constantinus zum Schutze und zur Erhöhung der christlichen Kirche erließ, dürfen wir um so mehr dem hl. Papste zum Verdienste anrechnen, als der Kaiser gewohnt war, in allen derartigen Dingen nichts ohne den Beirath der Bischöfe zu thun. Sie erflossen sämmtlich in den Jahren 313 bis 324. Dem allgemeinen Kirchenrathe von Nicäa im J. 325 konnte der heil. Papst wegen Altersschwäche nicht anwohnen, er sandte deßhalb seine Legaten dahin, welche statt seiner den Vorsitz führen sollten, nämlich den Spanier Hosius von Corduba und zwei Römer, Vito und Vincentius. Durch seinen Eifer in Erfüllung aller oberhirtlichen Pflichten (er erneuerte auf einem römischen Concil die Beschlüsse von Nicäa) trug der hl. Silvester Vieles zur Festigung des wahren Glaubens bei. Er starb am 31. Dec. 335, nachdem er etwa 21 Jahre auf dem apostol. Stuhle gesessen und besonders durch seine väterliche Fürsorge für die Armen geglänzt hatte. So viel steht geschichtlich fest. Dazu kommt eine Reihe mehr oder weniger beglaubigter frommer Sagen, die wir nicht ohne Weiteres zu den »Fabeln« zu zählen berechtigt sind. Der sel. Canisius stellt dieselben in folgender Weise zusammen: »Dieser bekehret und taufet den großen Kaiser Constantinus, reiniget ihn zugleich von seinem Aussatz, wie er auch des Kaisers Mutter Helena (s. d.) mit 141 jüdischen Rabbinen, ja auch die ganze Stadt Rom durch seine Disputationen und Wunderzeichen zu Christen machet. Hernach erlöset er das römische Volk von zweierlei Tod, einmal von der Abgötterei, und (dann) von dem Gift des schädlichen Drachen, welcher mit seinem Anblasen (Athem) viel Volk täglich tödtet.« Daß namentlich die römische Tradition von der Taufe des Kaisers Constantin durch den heil. Silvester auf guten Gründen beruht, obschon sie bei dem Gewichte der gegenüberstehenden, quellenmäßigen Zeugnisse nicht als gewiß gelten kann und deßhalb durch alle Jahrhunderte hindurch bis auf unsere Tage stark angefochten worden ist, läßt sich nicht bestreiten. Die Veranlassung erzählt die Legende in folgender Weise: Der Kaiser, anfänglich ein Feind der Christen, war vom Aussatze befallen und die Aerzte riethen ihm als Heilmittel ein Bad in frischem Kinderblut; der hl. Silvester aber, welcher auf dem Berge Soracte in Verborgenheit lebte, habe ihm dafür den Empfang der hl. Taufe gerathen. Beides ist glaubbar. Die Erscheinung der Apostelfürsten Petrus und Paulus und die Vorweisung ihrer Bildnisse durch den hl. Silvester ist eine Ausschmückung dieser Erzählung. In allen seinen Erlassen nach dem J. 321 erscheint der Kaiser als Christ, was die empfangene Taufe voraussetzt. Ein Heide hätte niemals derartige Gesetze und Verordnungen gegeben. Nur von einem Neubekehrten, der im ersten Eifer stand, konnten dieselben herrühren. Er trat in denselben förmlich als Glaubensprediger auf, indem er seine Unterthanen, freilich ohne Auferlegung irgend eines Zwanges, aufforderte, dem Götzendienste zu entsagen und die allein wahre Religion anzunehmen. Mehrere Heidentempel ließ er schließen, andere zerstören, aus noch andern die Götzenbilder entfernen. Ebenso ermahnte er nach dem Schlusse des Concils von Nicäa, das er berief und schützte, die Arianer, auf dem Weg der Wahrheit und zur kirchlichen Einheit zurückzukehren. Zu Rom steht als historisches Denkmal der von ihm empfangenen Taufe das Baptisterium s. N. Daß er zu Nicomedia, Antiochia, Constantinopel und Rom christliche Kirchen erbaute und reich dotirte, ist unbestritten. Zahlreiche Bekehrungen von Heiden, die zu damaliger Zeit erfolgten, werden von Sozomenus u. A. dem Beispiele des Kaisers zugeschrieben, was undenkbar wäre, wenn er nicht den christl. Glauben förmlich angenommen hätte. Nach der sg. »Kirchengeschichte« soll freilich Eusebius von Nikomedia am Kaiser die Taufe vollzogen haben, und zwar im Palaste Aquirin kurz vor seinem Tode, in seinem 65. Lebensjahre. Aber dieselbe »Geschichte« berichtet selbst unmittelbar vorher, wie andächtig der Kaiser das Osterfest gefeiert und an den heil. Geheimnissen Theil genommen habe, was wieder den Empfang der Taufe voraussetzt. Daß sich der Kaiser längere Zeit weigerte, dem hl. Athanasius Gerechtigkeit widerfahren zu lassen, fällt wenig ins Gewicht, weil seine Gegner nicht versäumt hatten, diesen großen Bischof als staatsgefährlichen Aufrührer zu verdächtigen und der Kaiser überhaupt, namentlich aber in solchen Dingen, gegen Anklagen und Beschuldigungen sehr leichtgläubig war. Hiemit steht die Zurückberufung des Arius aus der Verbannung im J. 327 in nothwendiger Verbindung. Die arianischen Bischöfe mißbrauchten den Eifer des Kaisers, gaben aber zugleich die unveräußerlichsten bischöflichen Rechte in seine Hand. Aber der Erzählung des Arianers Eusebius von Cäsarea, der durch dieselbe seiner Secte größern Aufschwung zu geben hoffen mochte, steht das ganz unverdächtige Zeugniß des dem Christenthume äußerst feindlichen Heiden Zosimus gegenüber, der ausdrücklich sagt, die Bekehrung, also wohl auch die Taufe des Kaisers habe »zu Rom« durch einen ägyptischen Zauberer (Silvester?) und einen Spanier (Hosius?) stattgefunden. Hier hat derselbe die meisten Kirchen gebaut und eingerichtet. So entstanden unter ihm außer der Lateranensischen Basilica die St. Peterkirche auf dem Vatican, die St. Paulskirche außerhalb der Mauern, die noch vom hl. Silvester consecrirt wurden, die Kirche zum hl. Kreuz in Jerusalem (Basilica Sessoriana), die St. Agneskirche mit dem dabei befindlichen Baptisterium, die St. Laurentiuskirche außerhalb der Mauern, endlich dei der Grabstätte seiner Mutter, der heil. Helena, die Kirche der hhl. Petrus und Marcellinus. Dazu kommen noch Kirchen zu Ostia, Capua und Neapel, die ihm zugeschrieben werden. Und das Alles sollte der Einfluß des hl. Silvester bewirkt haben, ohne daß er den frommen Kaiser zur Taufe hätte bewegen können? Von besonderem Gewichte scheint uns zu sein, daß auch die griechische Kirche an der Taufe des Kaisers durch den hl. Papst festhält. Mag seine Legende auch zu Rom entstanden und ins Griechische übersetzt sein, so hätte sie doch niemals im Orient Glauben gefunden, wenn die griechische Kirche nicht dieselbe historische Ueberlieferung gehabt hätte wie die abendländische. Was aber die Disputation des hl. Papstes mit den Juden betrifft, so ist auch diese im Geiste jener Zeit wohl begründet. Wenigstens hat nach dem Zeugnisse des Sozomenus im J. 324 eine solche Disputation mit heidnischen Philosophen in Constantinopel stattgefunden. Warum sollte diese damals sehr beliebte Bekehrungsweise nicht auch in Rom geübt worden sein? Die Drachengeschichte ist sicherlich nicht so zu nehmen wie sie lautet, sondern vom Gift der Abgötterei (wie könnte sonst gesagt worden sein, daß die Römer den Drachen verehrten?) und des Irrglaubens zu verstehen. Wenn beigefügt wird, daß das Wort eines jüdischen Zauberers einen starken Stier getödtet, das Wort des hl. Silvester aber zum Leben zurückgerufen habe, so ist hier offenbar der für den Heiligen siegreiche Ausgang des Wortstreites versinnbildet; weder der Verfasser der Legende, noch dessen erste Leser haben hiebei an einen wirklichen Stier gedacht. Die Verdienste des hl. Silvester und seine vorzügliche Heiligkeit wurden von der Kirche auch dadurch anerkannt, daß er der erste hl. Bekenner ist, welcher als solcher in die liturgischen Bücher aufgenommen, verehrt und angerufen wurde. Dennoch ist seine Geschichte zum Theil in Dunkel gehüllt. Vieles, z. B. die Constantinische Schenkung und das erste römische Concil, ist entschieden bloße Erfindung. So manche nützliche Einrichtung, deren Ursprung unbekannt ist, wurde ihm zugeschrieben. So mögen die liturgischen Anordnungen, welche seine Namen tragen, zum Theil schon früher in Kraft gewesen sein: z. B. es seien fortan nur Altäre aus Stein zum hl. Meßopfer zu gebrauchen; der Altar aus Holz, der noch vom heil. Petrus herrührte, solle in der Basilica des Lateran aufgestellt und allein dem jeweiligen Kirchenoberhaupte zum Gebrauche gestattet werden; zur Bedeckung des Altars solle nur Linnen, nichts Anderes, nicht einmal Seide verwendet werden und Aehnliches. So verhält es sich auch mit den Bestimmungen, welche die Abstufungen der priesterlichen Weihen festsetzen, und verbieten, daß die Geistlichen wegen weltlicher Angelegenheiten für weltliche Personen vor den Gerichten Anwaltsdienste thun. Der Leichnam des hl. Papstes wurde anfänglich an der Salarischen Straße, im Gottesacker der Priscilla, beigesetzt. Seine Uebertragung in die Kirche des hl. Papstes Symmachus erfolgte unter Sergius II. Die älteste Kirche seines Namens ist wohl die auf dem Campo Marzo, zugenannt in Capite, wo sein elterliches Haus gestanden haben soll. Der hl. Gregor d. Gr. hat hier eine seiner Homilien gehalten. An seinem Festtage und zur Stationsfeier wird das Haupt des heil. Papstes in einem silbernen Schreine zur Verehrung ausgesetzt. Andere Kirchen s. N. finden sich auf dem Monte Cavallo, und in Trastevere (Pfarrkirche), wozu noch einige Oratorien und Kapellen kommen. Papst Gregorius IV. hat seine Festfeier auf alle Kirchen des Abendlandes ausgedehnt und Urban VIII. hat dieselbe zum wirklichen Feiertag erhoben. Die Griechen ehren ihn am 2. Januar. Auf Bildern finden sich Scenen aus seinem Leben oder seiner Legende, wie die Beisetzung der Reliquien des hl. Petrus, die Taufe des Kaisers Constantin, die Tödtung oder Fesselung des Drachen, seine Verehrung des von der hl. Helena aufgefundenen Kreuzes Jesu Christi, oder solche Attribute, die gleichfalls an seine Legende erinnern, wie z. B. ein neben ihm liegender Stier (Ochse), was Anlaß gegeben hat, ihn als Schutzheiligen der Rinder zu verehren.

SOURCE : https://www.heiligenlexikon.de/Stadler/Silvester_I.html

Papa Silvestro I

Translation des reliques de saint Sylvestre, chambranle sculpté de style wiligelmique, xiie siècle, portail de l'abbaye de Nonantola.


Silvester Paus, Rome, Italië; † 335.

Feest 2 januari (oosterse kerk) & 31 december.

Historische Gegevens

Silvester werd bisschop van Rome op 31 januari van het jaar 314.

De bisschop van Rome draagt sinds de middeleeuwen de titel Paus. 'Paus' betekent 'vader'. Hij is de opvolger van Petrus, de eerste der apostelen. Hij is de bindende factor onder de gelovigen; de eerste onder gelijken. Van het begin af aan hebben de bisschoppen van de christenheid ernaar gestreefd om de eenheid met de bisschop van Rome te behartigen. Van zijn kant speelde de bisschop van Rome daarop in.
Het was meermalen aanleiding tot machtsstrijd en conflicten; in 1054 scheidden de oosterse christenen zich af, mede omdat men het daar niet eens was met het beleid van de bisschop van Rome. In de 16e eeuw scheidde ook de Reformatie zich af, o.a. vanwege het feit dat men het pausschap niet in overeenstemming achtte met Jezus' leven en leer.

In de tijd van Silvester had de paus nog niet zo'n uitgesproken topfunctie als de huidige bisschop van Rome.

Dat was een belangrijk moment in de kerkgeschiedenis. Het viel immers één jaar nadat keizer Constantijn de Grote († 337; feest 21 mei) officieel had afgekondigd dat het christendom een bevoorrechte positie onder de godsdiensten in zou nemen in het Romeinse Rijk. En dan te bedenken dat nauwelijks tien jaar geleden, onder keizer Diocletianus (284-305), nog één van de bloedigste vervolgingen had gewoed tegen de christenen in het gehele Rijk. Silvester moet daar zelf de nodige littekens aan hebben overgehouden. Daarop zinspeelt ook herhaaldelijk de legende die rond zijn persoon wordt geweven.

Rome was zijn geboortestad. Over zijn jeugd en carrière is niets met zekerheid bekend. Het schijnt dat hij zich aangetrokken voelde tot het kluizenaarsbestaan; hij trok zich bij voorkeur terug in de eenzaamheid van de berg Soracte even buiten de stad. Men vermoedt dat hij rond 284 de priesterwijding had ontvangen.

Dat zou dan geweest moeten zijn ten tijde van paus Caius (283-296). Eén van de legendes vertelt dat Paus Marcellinus hem priester wijdde [200]; deze vervulde het bisschopsambt van Rome tussen 296 en 304.

Tijdens zijn pontificaat (= pausschap) wordt in Klein-Azië, te Nicea (tegenwoordig Noord-West-Turkije), het beroemde Concilie van Nicea gehouden. Silvester gaat er niet persoonlijk naartoe, maar hij stuurt er twee priesters naartoe. Dat Concilie (= bisschoppenvergadering) was door de keizer bijeengeroepen, omdat er een scheuring dreigde onder de christenen. De leer van Aríus hield de gemoederen bezig. Deze verkondigde dat Jezus wel een bijzonder bevoorrecht mens was geweest, maar natuurlijk niet een zoon van God kon zijn, laat staan 'de' Zoon van God. Hij had vele volgelingen ('Arianen'), met name onder de bisschoppen.

Op het Concilie van Nicea werd deze leer veroordeeld en gebrandmerkt als een ketterij.

Het is tijdens Silvesters pontificaat dat Constantijn aan de bouw begint van de Sint-Pieterskerk, de allereerste voorganger van de huidige kerk. Silvester overleed op 31 december van het jaar 335.

De eerste christenen hebben de sterfdag van de martelaren in ere gehouden; elk jaar weer vierde men op die dag de gedachtenis van diegenen die in navolging van Jezus, hun leven hadden gegeven voor de waarheid. Toen men later ook niet-martelaren als heiligen ging vereren, hield men ook van hen de sterfdag in ere, als de dag waarop ze waren geboren voor een nieuw leven. Zo ontstond van lieverlee een verjaardagskalender van heiligen.

Toen in de loop van de middeleeuwen West-Europa goeddeels gekerstend was, duidde men de dagen van het jaar zelden aan op onze manier (dag en maand), maar meestal werd een dag genoemd naar de heilige die erop werd herdacht: zo werd bv. 14 februari Valentijnsdag (naar de heilige bisschop Valentinus van Terni); 11 november werd Sint-Maarten; 6 december Sinterklaas enz.; 31 december 'Sint Silvester'. (Zie ook het verschijnsel van weerspreuken). Eventuele voor-christelijke gebruiken die men in gekerstende vorm overnam, werden dus ook naar die heilige genoemd.

Overigens is 31 december pas sinds de keizers Julius Caesar en Augustus de dag van de jaarwisseling. Daarvóór begon in het Romeinse Rijk het nieuwe jaar op 1 maart. Dat kunnen we nog horen in de Latijnse namen van de maanden september, oktober, november en december: vertaald in het Nederlands betekenen zij: zevende, achtste, negende en tiende maand.

Legende

1

Silvesters vader heette Rufinus, zijn moeder Justa. En deze naam droeg zij terecht, want ze was een rechtgeaarde vrouw. Hij kreeg zijn opvoeding van de priester Cyrinus; vandaar dat hij al vroeg veel aandacht had voor gastvrijheid. Zo ontving hij de christen Timotheus bij zich in huis op een moment dat niemand anders hem bij zich wilde opnemen omdat de christenen in die tijd vervolgd werden. Die Timotheus was als pelgrim uit Antiochië gekomen en zag gedurende één jaar en drie maanden kans het christendom te verkondigen, voordat hij de kroon van het martelaarschap verwierf. In het nachtelijk duister begroef Silvester stiekem eigenhandig de dode, onder het zingen van psalmen en gebeden, zoals in die tijd gebruikelijk was onder de christenen. De stadsprefect, een zekere Tarquinius, veronderstelde dat Timotheus een rijk man was geweest. En nu kwam hij bij Silvester die rijkdommen opeisen en dreigde hem te zullen doden als hij ze niet gaf. Toen het eenmaal tot hem doorgedrongen was, dat Timotheus geen rooie cent had bezeten, dwong hij Silvester om aan de afgoden te offeren. Zo niet, dan zouden hem de volgende dag allerlei folteringen te wachten staan. Maar Silvester antwoordde: "Dwaas, jijzelf zult deze nacht nog de eeuwige pijnigen moeten ondergaan. Dan zul je goedschiks of kwaadschiks wel moeten erkennen dat de God die wij aanbidden, de ware God is."

Deze uitspraak lijkt op die van Jezus: "Dwaas! Nog deze nacht komt men je leven van je opeisen..." (Lukas 12,20).

Hier komt een wezenlijk kenmerk van elke legende naar voren. Achter de persoon van de heilige doemt de gestalte van Christus op. Men vertelt zo over de heilige dat deze waarmaakt wat van elke christen wordt gevraagd: dat hij een andere Christus ('alter Christus') wordt.

Ook het feit dat Silvester voor de prefect wordt gedaagd is een herinnering aan Jezus, zoals hij voor Pilatus heeft gestaan.

Silvester werd onmiddellijk in de gevangenis geworpen. Tarquinius begaf zich naar een gastmaal waar hij was uitgenodigd. Maar bij het eten bleef een visgraat in zijn keel steken; doorslikken ging niet en uitspuwen ook niet. Zo stierf hij nog die nacht. Silvester werd uit de gevangenis ontslagen tot vreugde van iedereen. Want hij was niet alleen geliefd bij de christenen, maar ook bij de heidenen. Zijn gezicht leek dan ook op dat van een engel; hij kon prachtig preken; hij bewaarde zijn lichaam in zuiverheid, deed zijn werk in heiligheid; hij was intelligent, ijverig in het geloof, onvermoeibaar in de hoop en onuitputtelijk in de liefde.

Toen dan ook de bisschop van Rome stierf, Melchiades, werd hij door de aanwezige menigte aangewezen als zijn opvolger.

Dit is historisch juist: Melchiades (of Miltiades) stierf als bisschop van Rome op 11 januari 314. Hij was een Afrikaan, die op 2 juli 311 tot paus was gekozen.[133]
Natuurlijk bestond er toen nog niet zo'n ingewikkelde procedure voor de pauskeuze. In feite verliep zijn keuze, zoals destijds alle bisschopsbenoemingen verliepen. Bisschoppen van de omliggende christengemeenten kwamen tezamen in de kerk waar een nieuwe bisschop moest worden gekozen. Hun voorzitter vroeg aan het verzamelde volk, of het een geschikte kandidaat wist. Wanneer een naam genoemd werd, begon men een nauwkeurig onderzoek naar 's mans geloof en leven. Als het resultaat bevredigend was, werd hij de nieuwe bisschop. (Zo blijkt het uit de verhalen over de bisschopsbenoemingen van Ambrosius, Augustinus, Martinus, Alexander Kolenbrander enz.)

Eenmaal tot hoogste bisschop benoemd, liet Silvester onmiddellijk een lijst aanleggen van alle wezen, weduwen en armen en beval dat men in hun levensonderhoud moest voorzien. Hij was het die voorschreef dat er gevast moest worden op woensdag, vrijdag en zaterdag; bovendien bepaalde hij dat de donderdag even bijzonder aan de Heer zou worden toegewijd als de zondag. Hij voerde er de volgende redenen voor aan: ten eerste was de Heer op donderdag ten hemel gevaren; ten tweede was het de dag waarop Hij de Eucharistie had ingesteld en ten derde was het de dag waarop de kerk het heilig chrisma bereidde.
[200/2»12.31]

2

Constantijn begon de christenen te vervolgen.

Dit is historisch onjuist. Immers Silvester wordt in 314 bisschop van Rome. Dan genieten de christenen al één jaar de religieuze voorkeurspositie in het Romeinse Rijk.

De legende stelt dan ook niet zoveel belang in geschiedkundige waarheid; veeleer in gelovige waarheid: hoe de keizer van zijn 'ziekte' (= heidendom) genas (= christen werd) door zich onder te dompelen in de bron die bisschop Silvester hem zou wijzen (= doopsel). Ook in dit verhaal valt op, hoeveel verwijzingen naar evangelieverhalen erin zitten.

Silvester, de toenmalige bisschop van Rome, verliet daarop de stad en trok zich met zijn geestelijken terug in de bergen rondom. Intussen werd Constantijn gestraft voor zijn christenvervolging: hij werd aangetast door een ongeneeslijke melaatsheid. De afgodspriesters rieden hem aan drieduizend kindertjes aan de stadspoort de keel te laten afsnijden om een geneeskrachtig bad te kunnen nemen in hun nog warme bloed. Maar eenmaal aangekomen op de plaats waar ze die kindertjes bijeen hadden gedreven, zag Constantijn hoe hun moeders onder hartverscheurende kreten en met losgeknoopte haren naar hem toe kwamen rennen. Ook hijzelf kon zijn tranen niet bedwingen. Hij liet zijn wagen stilhouden en rechtop staande sprak hij: "Allen hier tegenwoordig, stadhouders, commissarissen en alle anderen, luistert naar mij! Het Romeinse volk dankt zijn waardigheid aan het mededogen dat ons altijd eigen is geweest. Het is dan ook vanuit dat mededogen dat we destijds in wetten hebben laten vastleggen dat eenieder die een kind doodde, al was het zelfs in de oorlog, de doodstraf verdiende. Wat voor een gruwel zou het dan niet zijn, als wijzelf zouden gaan doen, wat wij nota bene aan onze vijanden nog verbieden? Waar zou het nog goed voor zijn dat wij de barbaren overwinnen, als wij ons zouden laten overwinnen door de barbarij? Dus ook nu moet het mededogen overwinnen. Ik kan beter sterven en het leven van deze onschuldige trullen sparen, dan mijn eigen leven redden dat dan voorgoed aangetast zou zijn niet door ziekte maar door wreedheid!" Hij gelastte dus dat de kinderen aan hun moeders moesten worden teruggegeven met cadeautjes voor elk erbij. Met als gevolg dat die moeders, die van wanhoop huilend gekomen waren, van blijdschap huilend weer naar huis gingen. Intussen sloot de keizer zich op in zijn paleis, klaar om aan zijn kwaal te sterven. Maar in de daarop volgende nacht verschenen hem de heilige Petrus en Paulus; zij spraken: "Omdat u geweigerd hebt om onschuldig bloed te vergieten, heeft onze Heer Jezus Christus ons naar u toegezonden om u te doen genezen. Laat Silvester voor u verschijnen; hij houdt zich verborgen op de berg Soracte. Hij zal u een bron aanwijzen, waarin u zich driemaal moet onderdompelen; daarmee zult u genezen blijken van uw melaatsheid. In ruil daarvoor zult u alle afgodstempels verwoesten en de kerken van Christus weer opnieuw openstellen; Hem alleen zult u voortaan aanbidden." Bij zijn ontwaken zond Constantijn er onmiddellijk een aantal lijfwachten op uit om Silvester te zoeken.

Toen deze het escorte zag aankomen, dacht hij dat het uur van zijn martelaarschap geslagen had. Na zich aan God te hebben aanbevolen en zijn medevluchters nog voor een laatste keer moed in gesproken te hebben, stapte hij onverschrokken op de soldaten af. Constantijn sprak tot hem: "Bedankt dat u gekomen bent." Daarop vertelde hij hem zijn droom. Aan het eind vroeg hij wie toch wel die twee goden waren die hem waren verschenen. Silvester maakte hem duidelijk dat het geen goden waren, maar apostelen van Christus. Hij liet daarop de portretten halen van de apostelen, en inderdaad herkende Constantijn Petrus en Paulus meteen. Silvester liet hem nu toe tot de rijen der catechumenen ofwel geloofsleerlingen, legde hem een zevendaagse vasten op en gaf hem de raad alle gevangenen vrij te laten.

Toen Constantijn in het doopwater afdaalde, werd hij omringd door een stralend licht, en eruit komend bleek hij volkomen genezen en volkomen rein. Hij zei dat hij Christus in zijn hemel had aanschouwd.

Toch moet dit ook dit verhaal op legende berusten, want alles wijst erop, dat Constantijn zo lang mogelijk heeft gewacht met dat doopsel, onder andere vanwege het feit, dat hij als keizer maar al te vaak had te beslissen over leven en dood van mensen; dat paste niet bij een gedoopte christen; vandaar dat hij tot op zijn sterfbed geloofsleerling bleef en de status van catechumeen (= geloofsleerling) aanhield.

In de zeven dagen die op zijn doop volgde, vaardigde hij een aantal behartenswaardige wetten uit.

De eerste dag verordonneerde hij dat Christus door alle Romeinen moest worden vereerd als de ware God;
De tweede dag, dat godslastering tegen Christus zwaar zou worden gestraft;

De derde dag, dat elke wandaad aan een christen begaan, zou betekenen dat de dader daarmee automatisch de helft van zijn bezittingen zou verliezen;

De vierde dag, dat de bisschop van Rome dezelfde waardigheid en rang in het Rijk zou hebben als de keizer zelf, en dat de bisschop het recht had om overal elders bisschoppen te benoemen;

De vijfde dag, dat ieder die zijn toevlucht in een kerk zou zoeken, geen haar zou mogen worden gekrenkt;

De zesde dag, dat niemand in zijn stad of dorp een kerk zou kunnen bouwen zonder de toestemming van de plaatselijke kerkelijke overheden;

De zevende dag, dat een tiende van alle koninklijke bezittingen zou worden aangewend voor de bouw van kerken.

De achtste dag begaf de keizer zich naar de Sint-Pieterskerk en beleed daar met luide stem zijn zonden; vervolgens nam hij een schop, en stak de eerste spade de grond in voor de bouw van een nieuwe basiliek; vervolgens sjouwde hij eigenhandig twaalf bakken gevuld met aarde de kerk uit om ze daar leeg te gooien.

Hier wordt verteld over de zogeheten 'Schenking van Constantijn' (Constantinische Schenking. Deze hield in dat Keizer Constantijn uit dankbaarheid voor zijn wonderbare genezing als een knecht Silvester had binnengeleid in zijn keizerlijk paleis van Lateranen om het vervolgens aan hem te schenken. Historisch onderzoek wijst uit dat Constantijn zijn paleis schonk aan Silvesters voorganger Miltiades, meteen na zijn overwinning bij de Milvische Brug). Bovendien zou hij aan de paus de hele stad Rome ten geschenke hebben gegeven, volgens sommige documenten zelfs het gehele westerse keizerrijk. Lange tijd heeft men geloofd dat dit terug ging op historische feiten, maar de oudste documenten blijken vervalsingen uit de 8e eeuw. Deze legende werd in de middeleeuwen door de pausen van Rome gebruikt tijdens de investituurstrijd: wie heeft de uiteindelijke macht: de keizer of de paus?

[111p:724];[241p:210]

3

Toen Helena, de moeder van keizer Constantijn, dat vernam, die op dat moment te Bethanië verbleef, schreef zij haar zoon een brief. Daarin prees zij hem dat hij de afgoden had weggedaan. Maar ze verweet hem dat hij niet aan de God van de joden, maar aan een gekruisigde mens geloofde. Daarop liet hij zijn moeder bij zich terugkomen met het verzoek de beste Joodse leermeesters mee te nemen. Hij zou daar de christelijke leer tegenover zetten. Dan konden ze zelf op grond van beider uitspraken en leer uitmaken welk geloof het ware was. Hierop bracht Helena 141 Joodse leermeesters bijeen, waaronder er zich twaalf bevonden die zeer welbespraakt waren en verlicht met alle wijsheid. Zo kwam ze naar Rome. Toen zowel Sint Silvester in gezelschap van zijn priesters als ook de Joodse leermeesters voor de keizer bijeengekomen waren, om hun geloof te verdedigen, werd er overeengekomen dat ze twee beproefde, wijze mannen uit de heidenen als scheidsrechter zouden aanwijzen; dat werden Craton en Zenofilus. Want hoewel ze heiden waren, stonden ze bij iedereen als eerlijk en oprecht bekend. Zij bepaalden: als de ene rechtop stond om het woord te doen, moesten de anderen zwijgen.

Nu nam Abjathar, de eerste van Joodse leermeesters, het woord: 'De christenen roepen drie goden aan: de vader, de Zoon en de heilige Geest. Waaruit zonneklaar blijkt dat zij tegen de Wet handelen, want daarin staat: "Zie, Ik ben de Heer uw God; er is geen andere God naast mij" (Deuteronomium 32,39). Ook beweren zij dat Christus God zou zijn, vanwege de tekenen die Hij heeft gedaan. Welnu, ook in onze Wet zijn er heel wat geweest die grote tekenen hebben gedaan, maar die hebben nooit de hoogmoed gehad zich God te noemen, zoals die Christus wel doet, die door Silvester wordt aanbeden." Daarop antwoordde Silvester: "Wij hebben maar één God. Maar in onze ogen is Hij niet zo eenzaam dat Hij de vreugde zou missen van het hebben van een zoon. Maar we willen uit uw eigen boeken het bestaan van de Drievuldigheid der personen aantonen. Wij noemen God de Vader. Daarvan spreekt ook het psalmenboek: 'Hij zal tot mij roepen: U bent mijn vader' (Psalm 88,27). Wij noemen Hem de zoon. Daarover staat immers geschreven: 'Gij zijt mijn zoon, die Ik heden heb verwekt' (Psalm 2,7). Wij noemen Hem de Heilige Geest; daarover staat geschreven: 'Van de Geest die uit zijn mond komt is de wereld met kracht vervuld' (Psalm 32,6). Ook hebben we de meervoud van personen en de eenheid van zijn wezen in Gods woord: 'Laten wij een mens maken naar ons beeld, die aan ons gelijk is.' Hoewel het dus drie personen zijn, is het toch slechts één God; wij kunnen dat met een voorbeeld verduidelijken." Daarop nam hij het purpergewaad van de keizer in de hand en zei: "Kijk, ik maak er nu drie vouwen in." Daarop vouwde hij de stof weer glad en zei: "Ziet u wel dat die drie vouwen nog steeds dezelfde stof uitmaken; zo is God drievuldig en toch één wezen. Verder zei Abjathar dat die wonderen iemand nog niet aan God gelijk maken, want er zouden er wel meer geweest zijn die wonderen hebben verricht, zonder dat ze zich God noemden, zoals Christus wel heeft gedaan. Maar daarmee heeft Hij zich juist wel als God geopenbaard. Want telkens als er waren die grote tekenen verrichtten, dan heeft Hij dat niet willoos ondergaan, integendeel, Hij heeft ze ervoor gestraft, zoals Dathan en Abiron (Numeri 16) en nog vele anderen. Hoe zou Christus zich dan ten onrechte God kunnen noemen? In dat geval zou God Hem toch met zijn toorn hebben weten te vinden. Maar integendeel: zijn kracht werkte aldoor in Hem." Daarop spraken de rechters als oordeel uit: "Het is duidelijk dat Abjathar door Silvester is overwonnen. Immers ook het verstand leert, dat Christus geen doden ten leven had kunnen wekken, als Hij zich alleen maar God had genoemd, zonder het inderdaad ook te zijn."

Toen Abjathar zich overwonnen zag, stond de tweede leermeester op, Jonas geheten en zei: "Abraham kreeg van God de opdracht dat hij zich moest laten besnijden tezamen met zijn zonen; dat werd hem als gerechtigheid aangerekend jegens God. Wie dus niet besneden is, is ook niet gerechtvaardigd." Daarop antwoordde Silvester: "Wij weten dat Abraham aan God behaagde en Gods vriend genoemd werd, ook nog voordat hij besneden was. Daaraan kun je zien dat het niet de besnijdenis was waardoor hij gerechtvaardigd werd, maar zijn geloof in een leven van gerechtigheid. Want hij ontving die besnijdenis immers niet om geheiligd te worden, maar als teken van onderscheid." Op die manier werd hij dus overwonnen.

Toen stond de derde op; die heette Godolias, en zei: "Hoe kan jullie Jezus nou toch God zijn: Hij is geboren, door de duivel verzocht, verraden, uitgekleed, met gal gelaafd, vastgebonden en begraven? Dat soort dingen horen toch helemaal niet bij God?" Daarop antwoordde Silvester: "Alles wat onze God heeft doorgemaakt, wordt in jullie eigen boeken van tevoren aangekondigd. Van zijn geboorte zegt Jesaja: 'Zie, een maagd zal ontvangen en een zoon baren...' (Jesaja 7,14). Van zijn bekoring spreek Zacharja: 'Ik zag Jezus, de hogepriester, voor de engel staan, terwijl de satan stond aan zijn rechterhand om hem tegen te werken' (Zacharja 3,1). Over zijn verraad horen we David in de psalmen: 'Wie mijn brood gegeten heeft, treedt mij tegemoet met verraad in de zin' (Psalm 40,10). Over zijn ontkleding staat daar ook: 'Zij hebben mijn kleren onder elkaar verdeeld en er het lot over geworpen' (Psalm 21,19). Over de bittere drank: 'Mijn spijzen hebben ze met gal gemengd en toen ik dorst had, hebben zij mij azijn te drinken gegeven' (Psalm 68,22). Over de gevangenname zegt Ezra: 'Jullie hebben mij vastgebonden, alsof ik niet de vader was die jullie verlost heeft uit Egypteland; jullie hebben mij luidkeels aangeklaagd voor de rechter en mij vernederd, terwijl ik aan het hout hing, en jullie hebben mij verraden.' Over zijn begrafenis zegt Jeremia: 'Door zijn begrafenis zullen de doden opstaan'." Hierop zweeg Godolias stil: hij wist er niets op te zeggen. Men was dus van oordeel dat ook hij overwonnen was.

Toen stond de vierde op, Annas geheten, met de woorden: "Alwat onze profeten over anderen hebben gezegd, betrekt Silvester op zijn Christus. Hij moet maar eens bewijzen dat het inderdaad allemaal op die Christus sloeg." Daarop antwoordde Silvester: "Zoekt u maar eens een ander die uit een maagd werd geboren, met gal gedrenkt, met doornen gekroond, gekruisigd, gestorven, begraven, uit de doden opgestaan en ten hemel opgevaren is." Toen merkte Constantijn op: "Als hij inderdaad geen ander vinden kan, dan is hij overwonnen." Zo moest Annas zich gewonnen geven, want hij kon inderdaad niemand anders noemen.

Toen stond de vijfde op, Doeth, met de woorden: "Als uw Christus van David afstamt en heilig is, zoals u beweert, waarom moest hij dan gedoopt worden, alsof hij nogmaals geheiligd moest worden?" Daarop antwoordde Silvester: "Zoals de besnijdenis een einde vond in zijn besnijdenis, zo vond onze doop in de zijne een heilig begin. Hij is dan ook niet gedoopt met de bedoeling zelf nog heilig te worden, maar om ons heilig te maken." Daarop deed Doeth er het zwijgen toe. En Constantijn merkte op: "Hij zou niet zwijgen, als hij er nog iets tegenin zou weten te brengen.

Toen sprak Chusi, de zesde: "Wij zouden graag zien dat Silvester ons eens uitlegt waarom het juist een maagd moest zijn die Christus voortbracht." Silvester antwoordde: "De moeder van de eerste mensen was de aarde; op dat moment was zij nog rein en maagdelijk, want op dat moment had zij zich nog niet geopend om het bloed van mensen op te nemen, en was zij nog niet vervloekt door het dragen van doornen; ook was er nog mens in haar begraven, of was zij al aan de slang te vreten gegeven. Zo moest ook de tweede Adam uit de maagd Maria geboren worden. Immers, zoals de slang de zoon van de ene maagd had overwonnen, zo moest ze door de ander overwonnen wórden. In het paradijs had zij Adam overwonnen, in de woestijn bekoorde zij Christus; zij had Adam overwonnen met eten, zo moest door Christus overwonnen worden door vasten." Op die manier dolf ook Chusi het onderspit.

Toen sprak de zevende, die Benjamin heette: "Hoe kan Christus Gods zoon zijn: hij werd immers door de duivel bekoord om in zijn honger van stenen brood te maken; en hij werd op de tinnen van de tempel gebracht om er de duivel te aanbidden." Daarop antwoordde Silvester: "De duivel behaalde de overwinning doordat Adam naar hem luisterde en at; zo moest Christus de vijand overwinnen door te vasten en geen acht te slaan op zijn woorden. Maar u moet goed begrijpen dat Christus niet werd bekoord in zijn goddelijkheid, maar in zijn menselijkheid. Drie maal werd hij bekoord, omdat hij zo op ons zou lijken, ons van de bekoringen zou verlossen en ons zou aantonen hoe je bekoringen overwint. Want het gebeurt maar al te vaak dat de mens de vijand overwint door zelfbeheersing en dat hij het dan weer probeert met wereldse eer en daarna met zucht tot macht en heerschappij. Hier heeft Christus de duivel overwonnen en ons daarmee een voorbeeld gegeven hoe ook wij de overwinning moeten behalen."

Daarna stond Aroël op, de achtste leermeester, met de woorden: "Wij weten dat God het allervolmaaktste wezen is en niets nodig heeft. Waarom zou Hij het dan nodig gehad hebben om in Christus geboren te worden? Bovendien waarom wordt jullie Christus Het Woord genoemd? Het is trouwens ook duidelijk waarom God nooit vader kon heten, voordat Hij een zoon had. Dus als Hij pas daarna Christus' vader kan worden genoemd, moet je concluderen dat Hij dus toch veranderlijk is...?" Daarop antwoordde Silvester: "De Zoon is uit de Vader geboren vóór alle tijden, dus voordat hij alle schepselen uit het niets tevoorschijn riep. Hij is in de tijd geboren om degenen die verloren waren, terug te brengen. Hij had ze met een enkel woord van Hem terug kunnen brengen; hij verloste ze echter door zijn lijden en dat krachtens zijn menszijn, want zijn goddelijkheid kon niet lijden. Het is dan ook niet een onvolmaaktheid, maar juist een volmaaktheid van zijn god-zijn, dat Hij niet lijden kan. We noemen de Zoon van God het Woord, omdat de profeet zegt: 'Mijn hart bracht een goed woord uit' (Psalm 44,02). God is altijd vader geweest, want ook de Zoon bestaat van eeuwigheid: de Zoon is zijn Woord, zijn wijsheid en zijn kracht. Zijn Woord, omdat er staat geschreven: 'Mijn hart bracht het woord uit'; zijn wijsheid, want er staat geschreven: 'Ik ben uit de mond van de allerhoogste voortgekomen; en ik ben geboren vóór alle schepselen uit' (Jezus Sirach 24,05); zijn kracht, want er staat geschreven: 'Voor de waterbronnen ontsprongen en voor de bergen werden gegrondvest, werd ik geboren' (Spreuken 08,24). Omdat de Vader van eeuwigheid af niet zonder zijn Woord, zijn wijsheid en zijn kracht is geweest, kan Hij die naam toch niet pas in de tijd ontvangen hebben?"

Toen stond Jubel op, de negende leermeester: "Het huwelijk is door God niet vervloekt of verboden; waarom laten jullie je God dan niet binnen een huwelijk geboren worden? Willen jullie toch het huwelijk onderwaarderen? En anderzijds: hoe kan de almachtige bekoord worden? Hoe kan Hij lijden, als Hij alle kracht is? Hoe kan Hij sterven, als Hij het leven zelf is? Trouwens, je schotelt ons ook twee zonen voor: één die door God wordt voortgebracht en een andere die door de maagd wordt voortgebracht. En hoe moet ik me dat voorstellen: dat de menselijkheid lijdt, maar de goddelijkheid, waarmee zij is verenigt, niet?" Silvester antwoordde: "Wij prijzen de maagdelijke geboorte niet, omdat wij het huwelijk zouden onderwaarderen, maar omdat het gezond verstand het ons leert. Het huwelijk wordt trouwens helemaal niet versmaad, maar juist integendeel geëerd doordat de maagd die Christus voortbracht, inderdaad uit een huwelijk is voortgekomen. Christus werd bekoord, opdat Hij daardoor alle bekoringen van de duivel zijn kracht zou doen verliezen. Hij leed opdat Hij door zijn lijden aan alle pijn een eind zou maken. Hij stierf opdat hij daardoor de macht van de dood teniet zou doen. Gods enige zoon is in Christus; juist zoals de ware Zoon van God onzichtbaar is, zo is Christus zichtbaar. Wat goddelijk aan Hem is, is onzichtbaar; het menselijke is zichtbaar. Dat zijn mensheid het lijden kon ondergaan, zonder dat zijn goddelijkheid daardoor werd aangetast, wil ik laten zien aan de hand van het voorbeeld van het purper van de keizer hier. Eigenlijk is het wollen stof waar het bloed aan toegevoegd wordt: dat geeft die purperen kleur. Maar wat werd er nu eigenlijk met mensenhanden bereid en in draden gesponnen; wat werd er uiteindelijk gedraaid en gespannen? De kleur van de keizerlijke waardigheid of dat wat de wollen stof was voordat het purper werd? Welnu, de wollen stof is de mens, de purperen kleur is God, die wel degelijk bij het lijden aanwezig was, aan het kruis genageld, maar toch aan het lijden niet ten onder ging."

Toen sprak Thara, de tiende leermeester: "Die gelijkenis klopt niet, want de kleur lijdt met de wollen stof mee." Alle aanwezigen ontkenden dat, maar Silvester antwoordde: "Luister dan nog naar een ander voorbeeld. Er staat een boom in de volle zonneschijn. Wat men die boom nu ook verder voor pijnlijks aandoet met hakken of slaan, dat doet aan die zonneschijn niets af. Zo is het ook met mijn God: hoeveel hij ook in zijn menselijkheid lijdt, dat maakt voor de helderheid van de goddelijke zonneschijn niets uit: die blijft puur en rein en onaangetast door alle lijden."

voorspeld, waar komt dan al die spot, dat lijden en die dood vandaan?" Daarop antwoordde Silvester: "Hij heeft honger geleden opdat Hij ons te eten zou geven; Hij heeft dorst gekend, opdat hij ons in onze dorheid levend water in overvloed zou geven; Hij werd bekoord opdat wij daardoor van de aanvechtingen van de duivel verlost zouden worden; hij werd gevangen genomen, opdat wij daardoor uit de gevangenschap van de duivel bevrijd zouden worden; Hij werd bespot opdat wij niet meer ten offer zouden vallen aan de bespottingen van de boze geesten; Hij werd vastgebonden, opdat wij uit de banden van de eeuwige vervloeking zouden worden losgemaakt; Hij werd vernederd, opdat wij door Hem verheven zouden worden; Hij werd naakt uitgekleed opdat wij de naaktheid van de zondeval met de mantel van zijn liefde bedekt zou worden; Hij werd met doornen gekroond, opdat wij de rozen van het verloren paradijs weer terug zouden krijgen; Hij werd aan het hout gehangen opdat Hij daardoor de boze begeerten zou weten te verdrijven die ook bij het hout was begonnen; Hij werd met gal en azijn gedrenkt, opdat Hij ons naar het land van melk en honing zou geleiden waar hij de zoetvloeiende bronnen voor ons zou doen stromen; Hij heeft de dood ondergaan, opdat wij daardoor onsterfelijk zouden worden; Hij werd begraven, opdat Hij daardoor de begrafenis van de zaligen zou zegenen; Hij is uit de dood opgestaan, opdat Hij aan de doden het leven terug zou kunnen geven; Hij is ten hemel opgestegen, opdat Hij voor ons de poort van de hemel zou ontsluiten; Hij zit aan de rechterhand van God, opdat Hij daar de gebeden van de gelovigen zal kunnen verhoren."

Toen Silvester aldus uitgesproken was, overlaadden de keizer, de rechters en zelfs de Joden hem met complimenten.

Toen stond Zambri op, de twaalfde leermeester en sprak met grote tegenzin: "Gij, wijze rechters, het verbaast mij dat u al deze leugenachtigheden wenst te geloven en dat u aldus suggereert dat Gods almacht in woorden zou zijn vast te leggen. We zullen de woorden laten rusten en ons met de werken bezighouden. Dwazen zijn het die aan de gekruisigde geloven, want ik ken de Naam van de almachtige God. Die is zo groot en van kracht vervuld, dat zelfs de stenen niet in staat zijn Hem te verdragen; ja er is zelfs geen enkel schepsel dat Hem uit kan houden. Ik wil laten zien dat het waar is wat ik zeg. Breng een wilde stier hier. Die zal meteen dood neervallen op het moment dat ik hem de Naam in het oor fluister." Daarop zei Silvester: "En hoe kon u dan die naam in u opnemen zonder toe te horen?" Daarop antwoordde Zambri: "Dat geheim zult u als jodenvijand nooit te horen mogen krijgen." Daarop werd er een wilde stier aangevoerd. Honderd sterke mannen konden hem maar ternauwernood in bedwang houden. Zambri fluisterde hem een woord in het oor; daarop zette die stier het op een brullen, begon met zijn ogen te rollen en viel dood neer. De Joden kraaiden victorie en lachten Sint Silvester uit, maar die zei: "Dat was niet de Godsnaam, maar de naam van de allerergste duivel. Mijn Heer Jezus Christus kan meer als levende wezens doden; Hij kan de doden weer levend maken. Want doden zonder weer levend te maken, dat kunnen leeuwen, slangen en ale andere wilde beesten ook. Als hij daarom wil dat ik werkelijk geloof dat het Gods naam was die hij heeft uitgesproken, laat hij dan die naam nog eens uitspreken en de stier aldus weer levend maken. Want van God staat geschreven: 'Ik dood en maak weer levend' (Deuteronomium 32,39). En als hij die stier niet meer levend kan maken, dan moet het zonder enige twijfel wel de naam van een duivel geweest zijn; want de duivel kan wel doden, maar niet weer ten leven wekken." Nu drongen de rechters er bij Zambri op aan dat hij de stier weer tot leven zou brengen. Maar die zei: "Laat Silvester hem maar levend maken in naam van Jezus de Galileeër. Dan zullen wij allemaal in Christus geloven. Maar wij denken dat hij eerder vleugels krijgt en kan vliegen dan dat hij dit kunststuk kan volbrengen." In die geest spraken ook de andere joden: dat zij gelovig zouden worden, als hij de stier weer tot leven zou brengen. Toen sprak Silvester een gebed, boog zich naar het oor van de stier en sprak: "Gij, naam van vloek en dood, ik gelast u in naam van Jezus Christus dat u uit hem gaat, en in dezelfde naam gelast ik u, stier hier, dat u opstaat en rustig terug gaat naar uw kudde!" Toen stond die stier op en ging volkomen tam en zachtaardig daar vandaan.

Dat maakte keizerin Helena gelovig, alsmede de joden, de rechters en al het aanwezige volk met haar.

Een paar dagen later kwamen een paar afgodspriesters aan Constantijn zeggen: "Heilige Keizer, een eind verderop zit er een draak in een kuil. Sinds u tot het christelijk geloof bent overgegaan, doodt hij elke dag wel meer dan driehonderd met zijn adem." De keizer liet dit weten aan Silvester; deze gaf hem ten antwoord: "Uit naam van Christus verbied ik hierbij aan die draak nog enig kwaad te doen." Die priesters beloofden zich tot Christus te bekeren, als het waar was. Nu begaf Silvester zich in gebed. Daarin verscheen hem de Heilige Geest met de woorden: "Ga onmiddellijk naar die kuil en daal er onbevreesd in af met nog twee priesters, en als je tegenover dat ondier staat, voeg hem dan deze woorden toe: 'Jezus de Heer, geboren uit een maagd, gekruisigd en begraven, opgestaan en gezeten aan de rechterhand van de Vader zal eens hier komen om te oordelen levenden en doden. Dus moet jij Satan, hier wachten totdat Hij komt.' Dan moet je zijn bek met een touw dichtsnoeren; je legt hem aan de ketting met een ring waarop het teken van het kruis staat afgebeeld. Daarna kom je bij mij terug om het brood te eten dat ik voor je heb klaargemaakt.

Silvester daalde dus met zijn twee priesters de 150 treden af in de kuil. Zij hadden twee lantaarns bij zich. Hij sprak de woorden uit die de Heilige Geest hem had ingegeven, en snoerde hem de bek die blies en floot van razernij. Tenslotte legde hij hem aan de ketting zoals de bedoeling was. Toen hij de kuil weer uitkwam, trof hij daar de twee tovenaars die hem waren gevolgd om te zien of hij echt wel op de draak af durfde te gaan. Zij lagen halfdood op de grond, verzengd als ze waren door de ziekmakende adem van het monster.

In deze legende weerspiegelen zich de antijoodse gevoelens die onder de christenen van de middeleeuwen wijd verbreid waren.

De discussie spitst zich toe op het geloofsstuk van de verrijzenis, verzinnebeeld in de wederopstanding van de stier.

De heilige bracht ze tot het leven terug en nam ze gezond en wel met zich mee. Die bekeerden zich meteen evenals trouwens een grote menigte.

Toen de gelukzalige Silvester uiteindelijk zijn einde voelde naderen, gaf hij zijn geestelijken drie waarschuwingen mee: hij waarschuwde ze dat ze elkaar lief moesten hebben, dat ze hun kerken met wijsheid moesten besturen en dat ze hun kudden moesten behoeden voor de beet van de wolf. Daarop stierf hij in de Heer. Dat was in het jaar 320.

Meestal ziet men in zo'n verderfelijke monster het heidendom dat vele mensen doodt; dat ze weer ten leven worden gewekt duit dan op hun bekering tot het christendom[108p:468].

[183]

Verering & Cultuur

Hij ligt begraven in de San Silvestro in Capite te Rome. Deze kerk had hij zelf laten bouwen boven de catacomben van Priscilla.

Tezamen met Martinus van Tours († 397; feest 11 november) behoort hij tot de eerste niet-martelaren die toch als heiligen worden vereerd [126]. Sommigen menen zelfs dat zijn feest al vaststaat in het jaar 354 [109]. Het is historisch zeker dat hij door de gelovigen al vanaf de 5e eeuw als heilige wordt vereerd. In Zuid-Duitsland vinden we daarvan de eerste sporen aan het eind van de 11e eeuw: het rechter zijaltaar van de kerk te Bamberg werd onder meer aan Sint Silvester toegewijd. Ongeveer in dezelfde tijd wordt hij ook uitdrukkelijk genoemd bij de heiligen aan wie een zijaltaar wordt toegewijd in klooster Hirsau (Schwarzwald). In de loop van de 12e eeuw is er een Duitstalige uitgave van zijn legende voorhanden [132/2p:24.26.108]. Uit de afbeeldingen hierna blijkt dat zijn verering zich uitstrekt over heel Europa: Italië, Frankrijk, (Zuid-)Duitsland; in het verdwenen Zeeuwse plaatsje Nieuwlande zijn bedevaartsinsignes gevonden waaruit blijkt dat men speciaal naar het Zuid-Belgische Mesen trok om er de voorspraak van Sint Silvester in te roepen.

Hij wordt afgebeeld als paus (ruimvallend gewaad en met tiara = driekroon); er wordt hem een scherm boven het hoofd gehouden. Een boek in zijn handen wijst op het pauselijk leergezag. In de middeleeuwen is hij een grijsaard met een baard; in de Renaissance juist zonder baard, een enkele keer zelfs jeugdig. Vaak in gezelschap van een stier, natuurlijk vanwege de legende. Soms wel met een draak of slang die met zijn giftige adem talloze mensen doodt, ook dat natuurlijk vanwege de legende. Een enkele keer met een engel of met een olijftak (= symbool van de vrede: duidt op de vrede die de kerk sinds Constantijn en Silvester genoot)[103;107;108]. De hierboven vertelde Silvesterlegende staat in zijn geheel afgebeeld in de kapel van San Silvestro die zich bevindt in de kerk van de Quattro Coronati (de zogeheten Vier Gekroonde Martelaren) te Rome.

Hij is patroon van de huisdieren en wordt aangeroepen voor een goede oogst. Vanwege het feit dat hij vooral in Rome vele kerken heeft doen bouwen wordt hij (met name in Frankrijk) vereerd als patroon van de metselaars en de steenhouwers [216p:25]. Omdat zijn feestdag op oud en nieuw valt, is oudjaar naar hem genoemd: 'Silvesteravond' en wordt zijn voorspraak ook gevraagd voor een gelukkig nieuwjaar.

In Mâcon kent men het volgende rijmpje (plaatselijk dialect):

'Y est aujourde la Saint-Sylvestre
Que l'bon Dieu protège v'té bêtes
La volaille du renat
La cornette si vous piat.'

[Sint Silvester is't vandaag;
dat God uw vee behoede graag
geen vos een kip verschalkt
je man niet achter rokken zwalkt]

In het oude Bourgondië kende men trouwens vele gebruiken. Zo werkte men niet op Sint Silvester te Jouvençon; anders kreeg je een misoogst, of kon je gebeten worden door een slang en blind worden. Op sommige plaatsen hield men op Sint- Silvester een bedevaart om zegen over het vee af te smeken. Ook trok men hier en daar tegen middernacht naar het kerkhof; daar knielde men neer en bad er om de bescherming van het vee.

In Chalon-sur-Saône vereerde men in een zijkapel van de hoofdkerk een belangrijke relikwie van Sint Silvester; het betrof hier een arm van de heilige. Men vertelt dat de heilige bisschop Lupus (of Loup, gestorven ca 610!) al bij die relikwie 's nachts had gebeden en gewaakt [300p:363].

Ook in het Duitse taalgebied kent men bedevaarten, waarbij Silvester aangeroepen wordt om genezing of bescherming van het vee te verkrijgen. Op sommige afbeeldingen ziet men een complete parochiegemeenschap op het moment dat er in de omgeving een besmettelijke ziekte onder het vee was uitgebroken, op bedevaart; mannen en vrouwen gescheiden, zoals toen gebruikelijk was. Links van Maria zien we Sint Leonardus, o.a. patroon van de paarden, en rechts Sint Silvester.

Toen sprak Sileon, de elfde leermeester: "Als het waar is wat de profeten van uw Christus hebben

In Schiltach (Schwarzwald) wordt tot op de dag van vandaag in de oude-jaarsnacht de Silvester-ommegang gehouden. Na de kerkdienst bij de afsluiting van Oudjaar lopen de gelovigen, gewapend met lampjes en lantaarns, in processie naar het marktplein. Daar wordt een lofzang 'Nun danket alle Gott' gezongen. Vervolgens trekt men naar de pastorie, waar men nog een lied zingt: 'Ehre sei jetzt und mit Freude'. Daarna houdt de pastoor een korte toespraak. Tenslotte gaat men gezamenlijk naar het gemeentehuis, waar de burgemeester zijn nieuwjaarsrede houdt. In Westhausen verzamelen zich in de Silvesternacht een paar honderd ruiters en houden een Silvesterrondrit [229p:678].

Weerspreuk(en)
'Is Silvesternacht vriezig en klaar,
wijst dit op een goed nieuw jaar.'

'Silvester Wind und warme Sonn'
wirft jede Hoffnung in de Born.' [213]
[Silvester zon met wind
slaat hoop de bodem in]

'Silvesterwind met morgenzonneschijn
geeft zelden goede wijn.' [214]

'Silvesters Nachtwind und Morgensonn'
verdirbt die Hoffnung auf Wein und Korn.' [213]
[Silvesternacht met wind en 's morgens zon,
geen hoop op graan en wijn in de ton]

'Sint Silvesterwind met zonneschijn,
geeft zelden goede wijn.'[213]

'Wind in der Silvesternacht,
wenig Hoffnung aufs Jahr gemacht' [ 213]
[Waait met Silvesternacht de wind
maakt dat je 't komend jaar hooploos vindt]

Bronnen
[000»bk:Cowie:62; 000»bk:Pausen:22; 000»jrb; 101a; 109p:835(vig).817; 111p:725; 111a; 122; 126; 132; 133p:292; 141»01.02; 157p:30.31; 158p:46; 183»12.31; 191p:261.264; 192p:69; 200/2»12.31; 226p:418; 241p:210(door keizer gediend); 256p:173(593); 268p:172; 291; 293p:250; 297p:141; 300p:362.492; 305p:28; 328p:133(† onstantijn); 332p:40; Dries van den Akker s.j./2007.12.09]

© A. van den Akker s.j. / A.W. Gerritsen

SOURCE : https://heiligen-3s.nl/heiligen/12/31/12-31-0335-silvester.php