dimanche 9 décembre 2012

Saint PIERRE FOURIER, prêtre et fondateur



Saint Pierre Fourier

Fondateur de la Congrégation de Notre-Dame

(† 1640)

C'est à Mirecourt, en Lorraine indépendante, que naquit, le 30 novembre 1565, Pierre Fourier, de parents foncièrement chrétiens. Ceux-ci voulurent nommer leurs trois fils, Pierre, Jacques et Jean, afin qu'autant de fois ils se souviendraient d'eux-mêmes, ils fussent poussés à ne pas se contenter d'une vertu médiocre.

Pierre mit généreusement à profit ces leçons: ferveur dans la prière, obéissance prompte et affectueuse, douceur inaltérable, fuite des plus innocentes familiarités et des moindres mensonges. A quinze ans son père le conduisit à l'Université de Pont-à-Mousson. Son séjour se résume dans cet éloge décerné par ses maîtres: Ou il prie, ou il étudie.

Pierre Fourier entra ensuite chez les Chanoines Réguliers de Saint-Augustin: il était appelé à travailler à la réforme de cet Ordre alors fort relâché. Après six ans d'études théologiques à Pont-à-Mousson, il rentra au monastère. Sa ferveur fit scandale parmi ses confrères; il dut se retirer, et accepta la petite paroisse de Mattaincourt, aussi indifférente que dépravée.

Le premier sermon du nouveau curé de Mattaincourt fut si pathétique qu'après quarante ans on s'en souvenait encore. Mais personne ne le retint autant que Pierre Fourier lui-même, pour le réaliser dans sa conduite. Brûlant d'amour pour Dieu et le prochain, il se met à l'oeuvre avec un courage et une persévérance qui ne se démentent jamais. Il ménage le temps comme un baume précieux dont il ne faut pas, dit-il perdre une seule goutte à escient.

Attentif au bien des âmes, il l'est aussi à celui des corps: il secourt ses paroissiens dans leurs nécessités, leurs embarras, leurs discordes, leurs intérêts, pour la sauvegarde desquels il fonde la Bourse Saint-Epvre. Il passe des nuits entières auprès des malades. Un jour il prête à l'un ses couvertures, à l'autre ses draps, à un autre la paillasse et le bois du lit. Un pauvre soldat, auquel, le jour de Pâques, il a donné un repas, lui dit: Je suis content. Je prie Dieu de bon coeur, pour l'honneur de Son Église, que tous les curés vous ressemblent!

Mais c'est surtout pour les enfants qu'il déploie son affectueuse sollicitude. Aussi lui rendent-ils amour pour amour. A la vue de l'insuffisance de l'instruction, il crée pour eux une Congrégation de maîtresses, qui, aux exercices de la vie religieuse, à la clôture même, joignent l'enseignement. Quelques jeunes filles, à la tête desquelles est Alix Le Clerc, forment le noyau de l'Ordre des Chanoinesses de Saint-Augustin Notre-Dame.

La fidélité de Pierre Fourier aux Princes lorrains sauva pour un siècle la nationalité de la Lorraine, mais empoisonna ses derniers jours; car Richelieu ne put lui pardonner cet échec à sa politique. Traqué de maison en maison, le curé de Mattaincourt en fut réduit à s'exiler en Franche-Comté et à y passer les quatre dernières années de sa vie. Pendant ce temps, Mattaincourt était pillé à plusieurs reprises.

Réfugié à Gray, Pierre Fourier y fit ce qu'il avait toujours fait; il employa ses dernières forces à secourir et à consoler le prochain. En octobre 1639, il tomba malade, et après deux mois de maladie, il exhala son âme avec ces paroles qu'il avait tant de fois répétées: Nous avons un bon Maître et une bonne Souveraine! C'était le 9 décembre 1640.

J.-M. Planchet, Nouvelle Vie des Saints, p. 478



Saint Pierre Fourier

Prêtre à Gray, en Franche-Comté (+ 1640)

Fils d'un marchand lorrain, il fit de bonnes études. A vingt ans, il entra chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin. Prêtre, il récusa la charge de professeur de théologie pour devenir curé d'une petite commune où dominent les protestants au point qu'on appelait sa paroisse de Mattaincourt, "la petite Genève". Mais cela ne le décourageait pas. Il réorganise sa paroisse, fonde une caisse de secours mutuel pour venir en aide aux plus pauvres, crée une association pour l'éducation des filles, association qui deviendra la Congrégation Notre-Dame, animée par Alix Le Clerc à partir de 1628. Il se voit confier la réforme des Chanoines de Saint Augustin dont il devient le supérieur général. Pendant le même temps, il parcourt la région pour prêcher, passe ses nuits à écrire des lettres. En 1636, Richelieu l'exile en Franche-Comté où il terminera ses jours.

Né à Mirecourt le 30 novembre 1565, brillant étudiant à l’université de Pont-à-Mousson, chanoine régulier à Chaumousey, il est ordonné prêtre le 25 février 1589 à Trèves.

Il réforme son abbaye puis devient curé de Mattaincourt pendant 30 ans, mettant en pratique sa devise : "Ne nuire à personne, être utile à tous".

Avec Alix Leclerc il fonde en 1597 la Congrégation des Chanoinesses de Notre Dame pour l’éducation chrétienne des jeunes filles.

Il meurt en exil à Gray le 9 décembre 1640. Béatifié le 29 janvier 1730, il est canonisé par Léon XIII le 27 mai 1897. Son corps est conservé en l’église paroissiale de Mattaincourt, il est le patron et le modèle des prêtres vosgiens. (diocèse de Saint-Dié)

Pierre Fourier naquit à Mirecourt, dans les Vosges, le 30 novembre 1565. A l’âge de vingt ans, il entra chez les chanoines réguliers de Chaumouzez. Comme curé de Mattaincourt, il régénéra entièrement cette paroisse, grâce à son zèle pastoral et à l’exemple de ses grandes vertus. Il fonda la congrégation des Chanoinesses régulières de Notre-Dame, destinée à l’éducation des jeunes filles. Il introduisit aussi la réforme chez les chanoines réguliers. C’est à Gray qu’il mourut le 9 décembre 1640. Son corps repose dans l’église paroissiale de Mattaincourt.
(Source: Diocèse de Metz)

Des internautes nous signalent :

- "Saint Pierre Fourier était curé de Mattaincourt en Lorraine. Il est né à Mirecourt, à côté de Mattaincourt (actuellement département des Vosges). C'est un fidèle Lorrain comme il a été fidèle à Notre Seigneur. C'est pour sanctionner cette fidélité au duc de Lorraine que Richelieu l'a exilé à Gray en Franche Comté en 1636. Il est resté environ 40 ans curé dans cette petite paroisse rurale de Lorraine parce que c'était son choix."

- "Pierre Fourier a plusieurs fois refusé d'être élevé à l'épiscopat. Il fait partie des grands saints du 17e siècle fondateurs de congrégation féminine comme François de Sales et Vincent de Paul."

- "Pierre Fourier n'était pas prêtre à Gray. Il y était en exil (la Franche-Comté étant alors terre espagnole) préférant être fidèle à son souverain légitime le duc de Lorraine plutôt que se soumettre au roi de France dont les armées occupaient sa patrie."

À Gray en Bourgogne, où il s’était retiré en exil, en 1640, le trépas de saint Pierre Fourier, prêtre. Il avait fait son choix de la paroisse misérable de Mattaincourt en Lorraine et il en fut un curé admirable; il restaura les Chanoines réguliers du Saint-Sauveur et fonda l’Institut des Chanoinesses régulières de Notre-Dame pour l’éducation gratuite des filles.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/240/Saint-Pierre-Fourier.html

Pierre Fourier est né à Mirecourt le 30 novembre 1565 de commerçants aisés. Ayant reçu de ses parents une éducation familiale très soignée, il fit ses premières études dans sa ville natale parmi les « enfants prêtres » (enfants destinés au sacerdoce),puis à partir de 1578, il les continua à l’Université de Pont-à-Mousson où il manifesta d’exceptionnelles qualités intellectuelles en même temps qu’une très vive piété. En 1585, il entra chez les Chanoines réguliers de Chaumouzey près d’Épinal. Ordonné prêtre en 1589, il reprit l’étude de la théologie à Pont-à-Mousson, puis rentra dans son abbaye et en 1597, fut nommé curé de Mattaincourt, gros village commerçant, voisin de sa ville natale.

A une grande austérité de vie, Pierre Fourier joignit une activité pastorale admirable : prédication et enseignement solidement assis sur de vastes connaissances et sur un travail ininterrompu ; charité inépuisable à l’égard de tous ; cérémonies du culte célébrées avec un éclat inaccoutumé.

Pierre Fourier ne limita pas ses activités à la seule paroisse de Mattaincourt. Soucieux de l’instruction des petites filles, il fonda dès 1597, avec le concours de la bienheureuse Alix Le Clerc une association qui devint bientôt la « Congrégation de Notre-Dame », et se répandit rapidement dans le pays, et même en France voisine. Il entreprit également la réforme des Chanoines réguliers, ordre auquel il appartenait, et groupa leurs maisons en une « Congrégation de Notre-Sauveur ». Il fut encore un missionnaire zélé et la région de Badonviller a gardé une vive reconnaissance au « Bon Père » qui, en 1625, la ramena du protestantisme au sein de l’Église catholique. Conseiller volontiers écouté à la cour de Lorraine, Pierre Fourier fut, à la fin de sa vie, victime de son patriotisme. Il dut quitter son pays envahi par les troupes françaises, et mourut en exil à Gray, le 9 décembre 1640. Il a été canonisé par le pape Léon XIII le 27 mai 1897.




Saint Pierre Fourier [1565 - 1640]

Saint lorrain ~ Saint Patron de la Troupe 1ere Nancy

Devise : «Être utile à tous, ne nuire à personne»

Saint Pierre Fourier fait partie des grands saints du 17e siècle.

Sa sainteté s'est déployée à chaque étape de sa vie.

L'enfant

Pierre naît à Mirecourt, en Lorraine indépendante, le 30 novembre 1565, de parents foncièrement chrétiens. Il montre, dès le plus jeune âge, des qualités de ferveur dans la prière et d'obéissance prompte et affectueuse envers ses parents.

L'étudiant

A quinze ans, son père le conduit à l'université de Pont-à Mousson (créée en 1572 par le Duc Charles III) où il suit une formation dirigée par les pères Jésuites. Son séjour se résume dans cet éloge "ou il prie, ou il étudie".

Après six ans d'études théologiques à Pont-à-Mousson, il devient moine au sein d'un monastère de Chanoines réguliers de St Augustin, à l'abbaye de Chaumoussey, près d'Epinal.

Le réformateur

Pierre s'emploie à réformer la vie religieuse de cette abbaye qui était tombée dans un certain laxisme.

Le Curé de Mattaincourt

En 1597, alors qu'il n'a que trente ans, il est nommé curé de la paroisse de Mattaincourt dans les Vosges.

Cette paroisse était surnommée "la petite Genève". En effet, de nombreux protestants y résidaient alors.

Le premier sermon du nouveau curé fut si pathétique qu'après quarante ans, on s'en souvenait encore.

Brûlant d'amour pour Dieu et son prochain, il se met à l'oeuvre avec courage et persévérance.

Il ménage le temps comme un baume précieux, dont il ne faut pas, dit-il, perdre une seule goutte à escient.

Attentif au bien des âmes, il l'est aussi à celui des corps : il secourt ses paroissiens dans leurs nécessités, leurs embaras, leurs discordes et fonde la bourse St Epvre. Il passe des nuits entières auprès des malades. Un jour il prête à l'un sa couverture, à l'autre ses draps, à un autre la paillasse et le bois du lit.

Il prèche dans toute la Lorraine et écrit de nombreuses lettres, à tel point que sa correspondance a été rassemblée dans un ouvrage comptant de nombreux volumes.

Pierre refuse plusieurs fois d'être élevé à l'episcopat.

Le Fondateur

Mais c'est surtout pour les enfants qu'il déploie son affectueuse sollicitude. A la vue de l'insuffisance de l'instruction, il fonde la Congrégation de Notre Dame qu'il confie à Alix le Clerc. Cette congrégation est une école gratuite destinée à instruire les filles.

Il établie aussi, avec des chanoines réguliers et des prêtres, la congrégation de Notre-Sauveur.

Il invente le tableau noir qui se développera ensuite dans toutes les salles de classe.

Le patriote lorrain

Pierre Fourier est un brillant conseiller politique des ducs de Lorraine.

En 1636, Richelieu l'exile à Gray, en Franche-Comté (alors terre espagnole) où il terminera ses jours, préférant être fidèle à son souverain légitime, le duc de Lorraine, plutôt que se soumettre au roi de France, dont les armées occupaient sa patrie.

La fin de sa vie

Il s'éteint à l'âge de 76 ans, le 9 décembre 1640.

En 1853, la basilique néo-gothique Saint Pierre Fourier fut construite à Mattaincourt à la place de l'ancienne église où Pierre avait officié.

Il fut canonisé en 1847 par le Pape Pie IX.

Sa Fête

On le fête le 9 décembre.



Saint Pierre Fourier

Itinéraire d'un fils de marchand drapier, de Mirecourt à Gray en passant par Mattaincourt, qui a consacré sa vie aux enfants, aux pauvres et aux malades.

C’est à Mirecourt, le 30 novembre 1565, que naît Pierre Fourier. Ses parents, profondément chrétiens, nomment leurs trois fils, Pierre, Jacques et Jean, « afin qu’autant de fois ils se souviendraient d’eux-mêmes, ils fussent poussés à ne pas se contenter d’une vertu médiocre. » Pierre a quinze ans quand son père le conduit à l’Université de Pont-à-Mousson. « Ou il prie, ou il étudie, » dit de lui l'un de ses professeurs.

La vie monastique l'attirant, il entre comme novice à l'Abbaye de Chaumousey, près d'Epinal, en 1585. Il y fait profession dans l'Ordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin. Lorsqu'il est admis aux ordres majeurs, le siège de Toul est vacant. Il se présente alors à l'archevêque. Le 25 février 1589, il est ordonné prêtre. Ayant le choix entre trois paroisses, il choisit Mattaincourt, parce que la pratique religieuse y est la plus faible. Pierre Fourier a tout juste 30 ans quand il rejoint cette commune vosgienne ouverte aux influences protestantes. ll y demeure plus de 20 ans, entreprenant de réaliser à la lettre sa devise : « Ne nuire à personne, être utile à tous. » Faisant la démonstration d'une grande piété et d'un dévouement total envers les plus pauvres, il est à l’initiative d’une caisse mutuelle, la bourse Saint-Evre, mise en place pour éviter à ses paroissiens d’avoir à emprunter de l’argent aux usuriers ! Il passe également des nuits entières auprès des malades et partage ses effets personnels avec les nécessiteux. On prête à un pauvre soldat, auquel Pierre aurait donné un repas le jour de Pâques, l'éloge suivant : « Je suis content. Je prie Dieu de bon coeur, pour l’honneur de son Église, que tous les curés vous ressemblent ! »

L'école

Constatant l’insuffisance de l’instruction des filles, Pierre Fourier crée pour elles une Congrégation de maîtresses, conjuguant exercices de la vie religieuse et enseignement. La première école ouvre non loin de Mattaincourt, à Poussay. Quelques jeunes filles, à la tête desquelles Alix Le Clerc, forment le noyau de l’Ordre des chanoinesses de Saint-Augustin Notre-Dame. Pierre Fourier ne manque en tout cas pas d'initiatives : d'après l'historien Jean Vartier, on lui doit également l'invention du tableau noir et son introduction dans les classes !

L'exil

Alors que Louis XIII et le cardinal de Richelieu essaient d’annexer le duché de Lorraine, sa fidélité à son souverain légitime, le duc de Lorraine et de Bar Charles IV, lui vaut d’être expulsé en 1636 par le prélat. Il trouve refuge à Gray, en Franche-Comté alors possession espagnole. Il a 71 ans. À son arrivée, il ne trouve pour logement qu'un minuscule réduit dans une vieille tour carrée, ayant seulement 3 fenêtres pour l'éclairage et une vieille cheminée pour se chauffer. Il y meurt quatre ans plus tard, après avoir employé ses dernières forces à secourir son prochain. La postérité fait le reste : il est béatifié le 10 janvier 1730 et canonisé en 1847 par le pape Pie IX.



St. Peter Fourier

Known as LE BON PÈRE DE MATTAINCOURT, born at Mirecourt, Lorraine, 30 Nov., 1565 died at Gray, Haute-Saône, 9 Dec., 1640. At fifteen he was sent to the University of Pont-à-Mousson. His piety and learning led many noble families to ask him to educate their sons. He became a Canon Regular in the Abbey of Chaumousey and was ordained in 1589. By order of his abbot he returned to the university and became proficient in patristic theology; he knew the "Summa" of St. Thomas by heart. In 1597 he was made parish priest of Mattaincourt, a corrupt district threatened with the new heresy. By his prayers, instructions, and good example, religion was soon restored. Fourier did not neglect the temporal interests of his parishioners; to help those who through ill-fortune had fallen into poverty, he established a kind of mutual help bank. He instituted three sodalities, of St. Sebastian for men, of the Holy Rosary for women and of the Immaculate Conception for girls, or "Children of Mary". He composed some dialogues which treated of the virtues opposed to the vices most common among his people. These dialogues the children delivered every Sunday in public. To perpetuate his work, Peter founded in 1598 an order of women, the Congregation of Notre-Dame, who teach poor girls gratuitously. The institute spread and with some modifications was introduced into America by the Ven. Marguerite Bourgeoys (died 1700).

In 1621, by order of the Bishop of Toul, Fourier undertook the reform of the canons regular in Lorraine who in 1629 formed the Congregation of Our Saviour. Of this congregation he was made superior general in 1632. He wished his brother canons to do for boys what his nuns were doing for girls. In 1625 Peter was entrusted with the conversion of the Principality of Salm, near Nancy, which had gone over to Calvinism. In six months all the Protestants, whom he called "poor strangers", had returned to the Faith, On account of his attachment to the House of Lorraine he was driven into exile at Gray, where he died. In 1730 Benedict XIII published the Decree of his Beatification, and Leo XIII canonized him in 1897.

Sources

BEDEL, La vie du Très Révérend Père Pierre Fourier, dit vulgairement, Le Père de Mettaincourt (1645); CHAPIA, Idea boni parochi et perfecti religiosi; VUILLIMIN, La Vie de St. Pierre Fourier (Paris, 1897).



Statue de Saint Pierre Fourier, en bois polychrome du XVIIIe siècle, à l'églse abbatiale de Moyenmoutier (Vosges)