mardi 4 décembre 2012

Sainte BARBE (BARBARA) de NICOMÉDIE, vierge et martyre

Sainte Barbe

Vierge et Martyre

(† 255)

Sainte Barbe naquit aux environs de Nicomédie. Son père, nommé Dioscore, homme puissant et brutal, très ennemi des chrétiens, s'aperçut qu'elle était chrétienne au moment où elle refusa obstinément un riche mariage. Saisi de fureur, il se précipita sur elle pour la transpercer; mais Barbe s'enfuit en pénétrant, par miracle, à travers un rocher. Peu après, la courageuse vierge, découverte dans la retraite ou elle s'était cachée, fut amenée à Dioscore, qui la conduisit lui-même à Marcien, préteur de la ville.

Barbe fut frappée d'abord à coups de nerfs, et bientôt son corps si tendre ne présenta qu'une plaie sanglante. Jésus la visita la nuit suivante dans son noir cachot, guérit ses plaies et lui promit Son assistance pour de nouveaux combats. Le lendemain, sa fermeté la fit condamner à être déchirée avec des peignes de fer et brûlée avec des torches ardentes. La douce victime endura tout, le sourire sur les lèvres, toute ravie en son Sauveur. Tout à coup, du sein de la foule, une femme nommée Julienne s'écria, à la vue de tant de constance: "Moi aussi, je suis chrétienne!" et elle reçut sans tarder le sanglant Baptême du martyre.

La foule des païens commençait à s'émouvoir d'un si étonnant spectacle. Le juge résolut donc de tenter un supplice plus horrible que tous les autres pour la pudeur de la vierge. Il la fit dépouiller complètement pour lui faire traverser avec ignominie les rues de la ville, pendant que les bourreaux la fouetteraient cruellement. Barbe leva les yeux sur le Seigneur et Le supplia de protéger son corps contre les regards impudiques. Aussitôt un globe de feu descendit du ciel et l'enveloppa d'un vêtement de lumière, qui la rendit invisible à tous les regards. Le juge, saisi de terreur, ordonna de lui trancher la tête. Mais Dioscore, son père, s'écria: "C'est à moi de la frapper!" et saisissant son épée, il tranche la tête de l'innocente victime agenouillée devant lui.

Sainte Barbe est la patronne de tous les corps de métiers qui ont à redouter la foudre ou le feu; on l'invoque aussi contre la mort subite et imprévue.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950


Robert Campin . Sainte Barbe , 1438

Sainte Barbe

Vierge et martyre ( 235)

ou Barbara, illustre martyre de Nicomédie dont le culte fut largement répandu dès le Ve siècle tant en Orient qu'en Occident. 

Sa vie est surtout faite de traditions pour ne pas dire de légendes. Son bourreau aurait été frappé par la foudre d'où l'origine de la dévotion populaire qui l'invoque contre les dangers d'une mort subite provoquée par le feu ou l'électricité. 

Il semble que cette barbare (Barbara) fut introduite dans le cirque de Nicomédie sans que les spectateurs, parmi lesquels se trouvaient des chrétiens, ne connaissent son nom. Sommée une dernière fois de sacrifier l'encens à l'empereur, elle refusa. Quand les chrétiens vinrent demander son corps, ils ne purent la nommer que "une jeune femme barbare", Barbara. 

Il en est d'ailleurs de même pour beaucoup d'autres martyrs: René (rené par le baptême), Christian (un chrétien), Christophe (un porte-Christ) etc..  

Selon une autre légende, comme elle était d'une grande beauté, son père l'enferme dans une tour. Elle y devient chrétienne. Pour cela, son père la décapite lui-même, mais il meurt aussitôt foudroyé.
Attributs: une tour (trois fenêtres) à la main, ciboire et hostie , ou canon et barils de poudre.

Le père Rouillard, de Wisques a résumé ainsi sa biographie: Elle aimait Dieu, beaucoup et trouvait inutile de se marier. Son père déçu lui coupa la tête, mais tomba foudroyé. En Orient, on ne sait plus quand. Mais tout le monde sait que sainte Barbe, à cause de la foudre, est patronne des artilleurs, des artificiers, des mineurs et des carriers; et à cause de son nom, des brossiers, des chapeliers et des tapissiers. On l'invoque même en Haute-Saône pour avoir des enfants frisés.. (source: Saints du Pas de Calais - diocèse d'Arras)

Le culte de la sainte est ancien. Son intercession protégeait de la mort subite. Elle était aussi invoquée contre la foudre et, très tôt, elle fut prise comme patronne par les arquebusiers (c'est le cas, façon attestée, à Florence, dès 1529), puis par les canonniers, et par tous ceux qui 'jouent' avec le feu et les explosifs. Les artilleurs contemporains, de même que les artificiers, les sapeurs et les pompiers* du Génie, n'ont fait que s'inscrire dans cette tradition. (Diocèse aux Armées françaises)
(*des internautes nous font remarquer que tous les pompiers ne sont pas militaires, les pompiers de Paris et les marins-pompiers de Marseille sont militaires.)

Hormis la légende de son martyre qui en a fait la patronne des artilleurs, des artificiers, des mineurs et des pompiers, on ne sait rien sur sainte Barbe. Cependant son culte est répandu depuis un temps immémorial dans le pays messin dont elle est la patronne. (Source: Diocèse de Metz)

Des internautes nous écrivent:

- "Constructeurs de tunnels depuis plusieurs années l'AFTES, l'Association des travaux en souterrains fête sa sainte patronne: Ste Barbe. Lors du creusement du tunnel sous la Manche, il était travaillé 364/365 jours. Le seul jour non travaillé était le 4 décembre fête de Ste Barbe."

- "Sainte Barbe est également fêtée le 3ème lundi de juillet à Roscoff en Bretagne; elle était la patronne des Johnnies (ces hommes qui depuis 1825 vont vendre les oignons rosés de la région dans le Royaume-Uni)"

- "Sa légende parle d'une jeune fille très belle et très riche vivant au moyen-âge. Convertie au christianisme contre la volonté de son père elle est emprisonnée dans une tour du château. Elle s'obstine et persévère néanmoins dans sa foi. Furieux, le père met le feu à la tour et, retrouvant sa fille indemne, la fait décapiter. Alors, c'est le feu du ciel qui tombe sur lui et le consume intégralement. Sainte Barbe est invoquée contre les morts violentes."

- "Sainte-Barbe est Libanaise. Sainte-Barbe est de Baalbeck, au Liban. La Sainte-Barbe est une fête nationale au Liban, avant qu'elle ne se répande dans le monde. A la Sainte-Barbe au Liban, nous mangeons du blé cuit sucré en commémoration de Sainte-Barbe qui s'est cachée de son père, dans les champs de blé, au Liban. De plus, à la Sainte-Barbe, les grands et les petits se déguisent dans les rues, et les enfants vont chercher des bonbons et des friandises dans les maisons."

Commémoraison de sainte Barbe, martyre à Nicomédie.

Martyrologe romain





Vitrail dédié à sainte Barbe, église Saint-Nicolas de L'Hôpital (Moselle).

Sainte Barbe


Vierge et martyre 



(273-290)


Barbe naît aux environs de Nicomédie. Son père, nommé Dioscore, s'aperçut qu'elle était chrétienne au moment où elle refusa obstinément un riche mariage. Saisi de fureur, il se précipita sur elle pour la transpercer ; mais Barbe s'enfuit. Peu après, la courageuse vierge, découverte dans la retraite où elle s'était cachée, fut amenée à Dioscore, qui la conduisit lui-même à Marcien, préteur de la ville.

Barbe fut frappée d'abord à coups de nerfs. Le lendemain, sa fermeté la fit condamner à être déchirée avec des peignes de fer et brûlée avec des torches ardentes. La douce victime endura tout, le sourire sur les lèvres.

La foule des païens commençait à s'émouvoir d'un si étonnant spectacle. Le juge résolut donc de tenter un supplice plus horrible que tous les autres pour la pudeur de la vierge. Il la fit dépouiller complètement pour lui faire traverser avec ignominie les rues de la ville, pendant que les bourreaux la fouetteraient cruellement. Puis le juge ordonna de lui trancher la tête. Mais Dioscore, son père, s'écria : « C'est à moi de la frapper ! » et saisissant son épée, il tranche la tête de l'innocente victime agenouillée devant lui.

Sainte Barbe est la patronne de tous les corps de métiers qui ont à redouter la foudre ou le feu ; on l'invoque aussi contre la mort subite et imprévue.

©Evangelizo.org

©Evangelizo.org 2001-2015



Martyre orientale, fêtée le 4 décembre chez les Syriens, les Byzantins et le Coptes. Le premier témoin de son culte en Occident est Raban Maur vers 849. Fête au XIIème siècle.


Dom Guéranger, l’Année Liturgique

L’Église Romaine n’a consacré qu’une simple Commémoration à sainte Barbe, dans l’Office de saint Pierre Chrysologue ; mais elle a approuvé un Office entier à l’usage des Églises qui honorent spécialement la mémoire de cette illustre vierge. La Légende qui suit, quoique fort grave, n’a donc point l’autorité de celles qui sont promulguées pour toute l’Église dans le Bréviaire Romain. Nous n’en devons pas moins rendre nos hommages fervents à cette glorieuse Martyre, si célèbre dans tout l’Orient, et dont l’Église Romaine a depuis longtemps adopté le culte. Ses actes, pour n’être pas de la première antiquité, n’ont rien que de glorieux à Dieu et d’honorable à la Sainte. Rendons hommage à la fidélité avec laquelle cette Vierge attendit l’Époux, qui ne manqua pas à l’heure dite, et qui fut pour elle un Époux de sang, comme parle l’Écriture, parce qu’il avait reconnu la force de son amour.

On l’invoque dans l’Église contre la foudre, en mémoire du châtiment que la justice divine infligea à son détestable père. Sa qualité de protectrice du peuple chrétien contre le feu du ciel a fait donner son nom aux magasins de poudre sur les vaisseaux et l’a fait assigner pour patronne aux artilleurs, aux mineurs, et généralement aux corporations dans lesquelles on emploie la poudre à canon. On la prie aussi pour être préservé de la mort subite, tant a fait d’impression sur les fidèles la fin terrible de Dioscore !

Nous nous bornerons à extraire des livres liturgiques de nos églises cette gracieuse Antienne composée dans les temps chevaleresques :

O Miséricorde immense de la divine bonté, qui a glorifié Barbe par la splendeur de la seule véritable lumière, et l’a rendue digne de s’unir à la Divinité, après qu’elle eût méprisé les honneurs de la terre ! Elle a brillé comme un lis entre les épines ; elle a lui comme la lumière dans les ténèbres. Alleluia.

L’Église grecque est abondante sur les louanges de sainte Barbe.

Nous venons joindre notre faible voix à celle de tant d’Églises, ô Vierge fidèle ! et vous offrir à la fois nos louanges et nos prières. Voici que le Seigneur vient, et nous sommes dans la nuit : daignez donner à notre lampe et la lumière qui doit guider nos pas, et l’huile qui entretient la lumière. Vous savez que Celui qui est venu pour vous, et avec qui vous êtes éternellement, s’approche pour nous visiter ; obtenez que nul obstacle ne nous empêche d’aller au-devant de lui. Que notre vol vers lui soit courageux et rapide comme fut le vôtre ; et que, réunis à lui, nous ne nous en séparions plus : car Celui qui vient est véritablement le centre de toute créature. Priez aussi, ô glorieuse Martyre, afin que la foi dans la divine Trinité brille en ce monde d’un éclat toujours croissant. Que Satan, notre ennemi, soit confondu, lorsque toute langue confessera la Triple lumière figurée par les fenêtres de votre tour, et la croix victorieuse qui a sanctifié les eaux. Souvenez-vous, Vierge chérie de l’Époux, qu’en vos mains pacifiques a été remis le pouvoir, non de lancer la foudre, mais de la retenir et de la détourner. Protégez nos navires contre les feux du ciel et contre ceux de la guerre. Couvrez de votre protection les arsenaux qui renferment la défense de la patrie. Entendez la voix de tous ceux qui vous invoquent, soit qu’elle monte vers vous du sein de la tempête, soit qu’elle parte des entrailles de la terre ; et sauvez-nous tous du terrible châtiment de la mort subite.



Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Avant que la fête de saint François Xavier, fixée au 3 décembre, renvoyât la solennité de saint Pierre Chrysologue au lendemain, ce jour était dédié à sainte Barbe. La fête de cette célèbre martyre orientale (probablement d’Héliopolis en Phénicie) a été accueillie dans le calendrier romain au moins dès le XIIe siècle ; son culte à Rome est toutefois beaucoup plus ancien, puisque Grégoire le Grand, Léon IV, Etienne III et d’autres papes du haut moyen âge lui dédièrent des basiliques et des oratoires au Clivus scauri, près du titre des Quatre-Saints-Couronnés, près de l’église de Saint-Laurent in Agro Verano, près du théâtre de Pompée et ailleurs encore. Son culte fut vraisemblablement importé par les Byzantins, et de Rome il se répandit en d’autres parties d’Italie. Jean Diacre, dans sa vie de saint Grégoire le Grand, nous apprend qu’étant encore moine et abbé du monastère de Saint-André, in oratorio sanctae Barbarae... Gregorius laudes Domino celebrare solebat [1].

Par conséquent, le culte de sainte Barbe à Rome daterait au moins de la fin du VIe siècle.

La messe est celle du Commun des vierges martyres, Loquébar.

Presque tous les Orientaux célèbrent en ce jour la fête de sainte Barbe, à laquelle les Byzantins donnent même le titre de Mégalomartyre L’authenticité de ses Actes n’est pas assurée, mais à la gloire des fastes ecclésiastiques suffit bien l’héroïque confession de la foi affirmée devant les tourments et scellée par le sang. C’est le cas de répéter après saint Ambroise : Martyrem dixi, praedicavi satis.

[1] L. IV, 89, P. L., LXXV, col. 234.



Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Jour de mort : (d’après le martyrologe) le 4 décembre vers 300. Tombeau : d’après la tradition, dans le diocèse de Torzello (Plaisance) ; d’après d’autres, à Kiev, dans le monastère de Saint-Michel. Image : On la représente avec un calice et une hostie, avec une tour munie de trois fenêtres, avec une épée. Sa vie (légendaire) : Barbe était originaire de Nicomédie, fille d’un païen distingué adonné à l’idolâtrie. A cause de sa beauté, son père l’enferma dans une tour afin de la soustraire aux recherches des hommes. Barbe fit le vœu de virginité et pendant l’absence de son père, elle fit ouvrir dans la tour une troisième fenêtre en l’honneur de la Sainte-Trinité. Elle orna aussi sa salle de bain du signe de la croix. A son retour, son père en fut si irrité qu’il tira l’épée et voulut la tuer ; elle ne fut sauvée que par un miracle. Conduite devant le juge, elle dut endurer de nombreux tourments ; enfin son propre père lui trancha la tête et fut puni par Dieu qui le fit mourir sur-le-champ. Sainte Barbe est honorée dans l’Orient et l’Occident comme la patronne des artilleurs et des mineurs. On l’invoque spécialement pour être préservé de la mort subite.

Pratique : Nos pères faisaient souvent cette prière :

O sainte Barbe, Ô vierge pure,

Veille sur mon âme et mon corps,

De mon vivant, comme à la mort,

Protège-moi, je t’en conjure ;

Obtiens qu’à mes derniers moments,

Je reçoive les sacrements.



Leçons des Matines

Là où un office propre a été concédé, données par Dom Guéranger dans son Année Liturgique.

Barbe, Vierge de Nicomédie, fille à Dioscore, noble personnage, mais attaché aux superstitions païennes, parvint, à l’aide de la grâce divine, à connaître les choses invisibles par la vue de ce monde visible : c’est pourquoi elle ne voulut plus s’occuper que de Dieu seul et des choses divines. Son père. voulant, à cause du grand éclat de sa beauté, la soustraire aux regards des hommes, l’enferma dans une tour, où la pieuse vierge vivait dans la prière et la méditation, ne pensant qu’à plaire à Dieu seul, qu’elle avait choisi pour époux. Dioscore, à diverses reprises, lui offrit de nobles alliances qu’elle dédaigna généreusement. Pensant alors qu’en se séparant de sa fille, il pourrait plus facilement adoucir ses résistances, il fit construire un bain dans la tour qu’elle habitait, afin qu’elle eût toutes les commodités de la vie ; puis il partit pour une contrée lointaine.

Pendant l’absence de son père, Barbe fit ajouter aux deux fenêtres de sa tour, une troisième en l’honneur de la divine Trinité, et tracer l’image de la très sainte Croix sur le bord de la baignoire. A son retour, Dioscore, ayant vu ces nouveautés et connu leur motif, s’emporta contre sa fille au point de se jeter sur elle, l’épée nue à la main ; peu s’en fallut même qu’il ne la tuât dans sa fureur ; mais Dieu vint au secours de la vierge. Dans sa fuite précipitée, un énorme rocher lui ouvrit un passage, par où elle parvint au sommet d’une montagne, et se cacha dans une grotte. Peu après, ce père dénaturé, l’ayant découverte, l’accabla de coups, la foula sous ses pieds, la traîna par les cheveux à travers des sentiers âpres et rocailleux, et la livra lui-même au gouverneur Marcien, pour être châtiée. Celui-ci employa, mais en vain, tous les moyens pour l’ébranler. Il la fit battre nue à coups de nerfs de bœuf, et déchirer ses blessures encore fraîches avec des débris de poterie, enfin jeter dans une prison. Là, le Christ lui apparut, environné d’une grande lumière, et la fortifia merveilleusement pour sa dernière passion. Témoin de ce prodige, une dame, nommée Juliana, se convertit à la foi et partagea la palme de cette vierge.

Barbe eut encore les membres déchirés par les ongles de fer, les flancs brûlés avec des torches, la tête battue à coups de maillets ; et, dans ces tourments, elle consolait sa compagne et l’encourageait à combattre, sans faiblir, jusqu’à la fin. Enfin, toutes les deux eurent les mamelles coupées, furent traînées nues à travers les places publiques et décapitées. Ce fut un père abominable qui eut assez de barbarie pour trancher de ses mains la tête de sa fille. Mais cette affreuse cruauté ne fut pas longtemps impunie : à l’heure même et au même lieu, la foudre l’étendit mort. Le corps de cette bienheureuse vierge fut transporté d’abord, parles soins de l’Empereur Justin, de Nicomédie à Constantinople ; puis, plus tard, les Vénitiens l’ayant obtenu des Empereurs Constantin et Basile, l’enlevèrent de Constantinople, et le déposèrent solennellement dans la basilique de Saint-Marc. Enfin, en dernier lieu, sur les instantes prières de l’Évêque de Torcello et de sa sœur qui était Abbesse, on le transféra, l’an de notre salut 1009, dans l’église des religieuses de Saint-Jean-l’Evangéliste, au diocèse Torcello, où il fut honorablement enseveli, c’est présentement encore l’objet d’une constante vénération.

SOURCE : http://www.introibo.fr/04-12-Ste-Barbe-vierge-et-martyre


Sainte-Barbe, née d'un père païen – adorant les idoles – vers 235 à Nicomédie (en Turquie, aujourd'hui Izmit), fut cependant de bonne heure instruite des vérités chrétiennes par ses lectures, et fit de même tout son possible pour éviter le mariage. Dioscore, son père, était un être d'une humeur bizarre et d'un naturel cruel ayant toutes les inclinations d'un barbare. Celui-ci, voyant que sa fille, déjà parvenue à l'adolescence, était d'une beauté très remarquable, et comprenant les dangers auxquels ne tarderaient pas à l'exposer ses grâces jointes à une immense fortune, imagina de l'enfermer dans une forteresse inaccessible. La célèbre tour ressemblait plus à un palais magnifique qu'à une prison. Barbe profita de l'absence de son père pour faire percer une troisième fenêtre en plus des deux dont disposait sa prison dorée, pour symboliser la Trinité : le Père, le Fils et le Saint Esprit. De même elle y traça des signes de croix. Son père, à son retour, lui demanda l’explication de ces signes. Elle lui dit qu’elle avait voulu représenter un Dieu en trois personnes et la mort du fils de Dieu sur la croix. Dioscore entra dans une grande colère en voyant que sa fille embrassait "les rêveries" des chrétiens : elle fut obligée de fuir. Il la poursuivit longtemps et, l’ayant enfin atteinte, il l’accabla de coups, la prit par les cheveux et la ramena à sa maison où il la tint enfermée dans la tour et la traita comme une esclave. Il la mena ensuite au tribunal de Marcien, gouverneur de la Province où, l’ayant accusée d’être chrétienne, il demanda qu’elle fut châtiée selon la rigueur des édits que les empereurs avaient promulgués contre les chrétiens (elle n'avait que 16 ans).

Marcien s’efforça d’abord de la faire fléchir par de belles paroles mais, la voyant insensible à ses remontrances, il changea cette feinte douceur en cruauté. Après une horrible flagellation, il la fit ramener en prison en attendant d'avoir inventé quelque nouveau supplice pour la punir. La même nuit, le Seigneur lui apparut dans une lumière admirable, l’exhorta à la persévérance, lui promit de l’assister dans tous les combats qu’elle allait soutenir pour la gloire de son nom. Et pour lui donner des marques sensibles de protection, il la guérit parfaitement de toutes ses plaies.

Le lendemain, le gouverneur la fit comparaître une seconde fois devant son tribunal, et, la voyant guérie des blessures dont son corps avait été tout couvert, il attribua ce miracle à ses faux dieux et tâcha de la persuader de leur offrir quelques sacrifices en actions de grâces. Mais la jeune fille lui affirma qu’elle avait été guérie par Jésus-Christ, fils du Dieu vivant. Le juge, irrité par sa hardiesse, commanda au bourreau qui était présent de lui déchirer les flancs avec des peignes de fer, et quand ils seraient entre ouverts, de les lui brûler avec des torches ardentes, et, enfin, de lui décharger sur la tête de grands coups de marteau. Pendant qu’on exécutait cet arrêt, elle avait les yeux élevés au ciel et priait. A ces tourments en succéda un plus douloureux : la sainte eut les mamelles coupées ; mais l’amour qu’elle portait à Dieu et le désir de souffrir pour lui, faisaient que ces douleurs lui étaient agréables. Marcien, se voyant vaincu par la constance de Sainte-Barbe, s’avisa d’un autre genre de supplice, qui était le plus sensible qui put faire souffrir une vierge : il commanda qu’on lui ôta ses habits, et qu’en cet état elle fût chassée à coups de fouet par les rues de la ville. Alors la sainte, levant les yeux au ciel, fit cette prière à Dieu : "Ô mon Seigneur et mon Roi, qui couvrez quand il vous plaît le ciel de nuages et la terre de ténèbres, cachez, je vous en supplie, la nudité de mon corps, afin que les yeux des infidèles ne le voyant point, ils n’aient pas sujet de faire des railleries de votre servante". Sa prière fut aussitôt exaucée et Dieu lui apparut, remplit son cœur de consolation et la couvrit d’un vêtement lumineux qui ôta aux idolâtres la vue de son corps.

Enfin, Marcien perdant tout espérance de faire ébranler le cœur de notre sainte, qui avait parut invincible au milieu de tant de supplices, la condamna à avoir la tête tranchée. Dioscore, qui s’était trouvé à tous les tourments de sa fille, semblait n’attendre que cette sentence pour se baigner dans son sang virginal et achever d’assouvir sa rage contre elle ; car dès qu’elle fut prononcée, il se présenta pour en être lui-même le bourreau (afin qu’elle ne mourût point dans d’autres mains que les siennes).

Cette cruelle demande lui ayant été accordée, Barbe fut menée hors de la ville, en haut d’une montagne où, étant arrivée, elle se mit à genoux pour remercier Dieu de la grâce qu’il lui faisait de l’honorer du martyre. Elle le pria aussi d’exaucer ceux qui demanderaient quelque chose par son intercession. A l’heure même, on entendit une voix céleste l'assurant que sa requête était exaucée, et l’invitant à venir recevoir la couronne qui lui était préparée au ciel. Son père inhumain ne lui laissa pas plus de temps pour faire sa prière : il lui coupa la tête le 4 décembre, sous l’empire de Maximin Ier (et non de Maximien). C'est alors que, se retournant à la Cour, triomphant et fier de son zèle à servir les idoles de l'état, il fut, par le ciel, frappé d'un coup de foudre qui réduisit son corps en cendres. Plus tard, le corps de Sainte-Barbe fut exhumé solennellement et ses reliques transportées en divers pays. Par cette intervention divine contre son père, elle s'était révélée puissance de feu.

Elle eut pour compagne de son martyre une vertueuse femme appelée Julienne, convertie par son exemple.

SOURCE : http://www.stebarbe.com/stebarbe.php


Statue de sainte Barbe au centre du hameau de Biver, dans la commune de Gardanne.

Le 4 décembre, mémoire de la Sainte et Grande Martyre BARBARA

Fille d'un riche païen d'Héliopolis (Hélénopont) nommé Dioscore, Sainte Barbara vivait sous le règne de l'empereur Maximien (284-305). Jaloux de sa remarquable beauté, Dioscore, sur le point de partir pour un lointain voyage, fit enfermer sa fille en haut d'une tour élevée de son palais, afin qu'aucun homme ne la vît. Il avait pris soin de la combler de tous les biens et de lui donner une éducation raffinée, mais il n'avait pu empêcher la jeune fille d'exercer sa fine intelligence de manière conforme à l'image de Dieu déposée en chaque homme. D'elle-même, en contemplant le reflet de la présence de Dieu dans la nature, elle était parvenue à la connaissance du Dieu Un dans la Trinité et, se détournant des vanités, elle ne sentait son coeur s'émouvoir que pour le Christ, l'Epoux céleste. Dioscore avait fait entreprendre la construction d'un bain au pied de la tour et avait ordonné d'y faire seulement deux fenêtres. En voyant la construction pendant l'absence de son père, Barbara commanda aux ouvriers d'en ouvrir une troisième, pour que la salle soit éclairée par une triple lumière, symbole de la triple lumière du Père, du Fils et du Saint-Esprit, qui illumine tout homme venant en ce monde. Lorsque Dioscore rentra de son voyage avec des propositions d'un riche mariage, il s'opposa au refus de la jeune fille qui désirait consacrer au Christ sa virginité. L'étonnement du méchant homme se changea en une violente colère lorsqu'il apprit l'ouverture de la troisième fenêtre sur l'ordre de sa fille. Comme il lui en demandait la raison, Barbara fit devant lui le signe de la Croix et, lui montrant ses trois doigts réunis, elle lui dit: «Le Père, le Fils et le Saint-Esprit, c'est par cette unique lumière que toute la création est illuminée, et c'est par ce signe que les hommes sont sauvés». Ne contenant plus sa fureur, Dioscore saisit son épée et voulut lui trancher immédiatement la tête; mais, heureusement, la jeune vierge s'échappa et se réfugia dans la montagne, où un rocher se fendit miraculeusement pour l'abriter.

A la suite d'une dénonciation, son père finit par la découvrir. Il s'en empara et la livra au gouverneur de la province, devant lequel la Sainte confessa ardemment le Christ et méprisa les idoles. Elle fut alors cruellement frappée, sa chair fut déchirée à coups d'épingles, ses côtés brûlés et sa tête meurtrie par de grosses pierres, de sorte que, jetée dans un sombre cachot, son corps n'était plus qu'une plaie sanglante. Or, la nuit venue, le Seigneur Jésus-Christ lui apparut entouré d'une radieuse lumière et, après avoir guéri toutes ses plaies, Il lui promit de l'assister jusqu'à la fin dans son combat.

Le lendemain, Barbara comparut une seconde fois devant le tyran stupéfait de la voir si soudainement rétablie. On la soumit à de nouveaux supplices, et le juge ordonna de la dépouiller de ses vêtements et de la livrer nue à la risée publique. Mais le Seigneur ne laissa pas les regards impudiques outrager la pureté de Sa vierge, et un globe de feu descendit soudain du ciel, recouvrant la jeune Martyre d'un vêtement de lumière.

Devant le spectacle de l'endurance de la Sainte et des Miracles par lesquels Dieu manifestait Sa faveur, une jeune femme du nom de Julienne se déclara elle aussi Chrétienne et résolue à partager le sort de Barbara. On se saisit d'elle aussitôt et on lui fit partager les supplices de sa compagne. Le tyran décida finalement de faire décapiter les deux jeunes filles. A la prclamation de la sentence, Dioscore, qui avait assisté impitoyable à toutes les tortures de sa fille, proposa au gouverneur de lui trancher la tête de ses propres mains. Une fois rendues au sommet de la montagne où devait avoir lieu l'exécution, Julienne et Barbara offrirent en même temps leurs âmes au Seigneur: la première décapitée par un bourreau et la seconde par celui-là même qui lui avait donné le jour. Mais la vengeance divine ne tarda pas, dès qu'il prit le chemin du retour, le cruel Dioscore fut soudain frappé par un coup de foudre et fut réduit en cendres.


St. Barbara

Virgin and Martyr. There is no reference to St. Barbara contained in the authentic early historical authorities for Christian antiquity, neither does her name appear in the original recension of St. Jerome's martyrology. Veneration of the saint was common, however, from the seventh century. At about this date there were in existence legendary Acts of her martyrdom which were inserted in the collection of Symeon Metaphrastes and were used as well by the authors (Ado, Usuard, etc.) of the enlarged martyrologies composed during the ninth century in Western Europe. According to these narratives, which are essentially the same, Barbara was the daughter of a rich heathen named Dioscorus. She was carefully guarded by her father who kept her shut up in a tower in order to preserve her from the outside world. An offer of marriage which was received through him she rejected. Before going on a journey her father commanded that a bath-house be erected for her use near her dwelling, and during his absence Barbara had three windows put in it, as a symbol of the Holy Trinity, instead of the two originally intended. When her father returned she acknowledged herself to be a Christian; upon this she was ill-treated by him and dragged before the prefect of the province, Martinianus, who had her cruelly tortured and finally condemned her to death by beheading. The father himself carried out the death-sentence, but in punishment for this he was struck by lightning on the way home and his body consumed. Another Christian named Juliana suffered the death of a martyr along with Barbara. A pious man called Valentinus buried the bodies of the saints; at this grave the sick were healed and the pilgrims who came to pray received aid and consolation. The emperor in whose reign the martyrdom is placed is sometimes called Maximinus and sometimes Maximianus; owing to the purely legendary character of the accounts of the martyrdom, there is no good basis for the investigations made at an earlier date in order to ascertain whether Maximinus Thrax (235-238) or Maximinus Daza (of the Diocletian persecutions), is meant.


The traditions vary as to the place of martyrdom, two different opinions being expressed: Symeon Metaphrastes and the Latin legend given by Mombritius makes Heliopolis in Egypt the site of the martyrdom, while other accounts, to which Baronius ascribes more weight, give Nicomedia. In the "Martyrologium Romanum parvum" (about 700), the oldest martyrology of the Latin Church in which her name occurs, it is said: "In Tuscia Barbarae virginis et martyris", a statement repeated by Ado and others, while later additions of the martyrologies of St. Jerome and Bede say "Romae Barbarae virginis" or "apud Antiochiam passio S. Barbarae virg.". These various statements prove, however, only the local adaptation of the veneration of the saintly martyr concerning whom there is no genuine historical tradition. It is certain that before the ninth century she was publicly venerated both in the East and in the West, and that she was very popular with the Christian populace. The legend that her father was struck by lightning caused her, probably, to be regarded by the common people as the patron saint in time of danger from thunder-storms and fire, and later by analogy, as the protector of artillerymen and miners. She was also called upon as intercessor to assure the receiving of the Sacraments of Penance and Holy Eucharist at the hour of death. An occurrence of the year 1448 did much to further the spread of the veneration of the saint. A man named Henry Kock was nearly burnt to death in a fire at Gorkum; he called on St. Barbara, to whom he had always shown great devotion. She aided him to escape from the burning house and kept him alive until he could receive the last sacraments. A similar circumstance is related in an addition to the "Legenda aurea". In the Greek and present Roman calendars the feast of St. Barbara falls on 4 December, while the martyrologies of the ninth century, with the exception of Rabanus Maurus, place it on 16 December. St. Barbara has often been depicted in art; she is represented standing in a tower with three windows, carrying the palm of a martyr in her hand; often also she holds a chalice and sacramental wafer; sometimes cannon are displayed near her.

Sources

Passio, in SYMEON METAPHRASES (Migne, P.G., CXVI, col.301 sqq.); MOMBRITIUS, Vitae sanctorum (Venice, 1474), I, fol.74, SURIUS, Deprobatis sanctorum historiis (Cologne, 1575), VI, 690, a work relating the incident at Gorkum; WIRTH, Danae in christlichen Legenden (Vienna, 1892); VITEAU, Passio ns des saints Ecaterine, Pierre d'Alexandrie, Barbara et Ansyia (Paris, 1897); Legenda aurea des Jacobus a Voragine, ed. GRÄSSE (Leipzig, 1846), 901; Martyrologies of BEDE (Migne, P.L., XCIV, col. 1134), ADO (Migne, op. cit., CXXIII, col.415), USUARDUS (ibid., CXXIV, col.765 and 807), RABANUS MAURUS (ibid., CX, col. 1183); GALESINO, S. Barbarae virg. et mart., ed. SURIUS, loc. cit., 690-692; CÉLESTIN, Histoire de S. Barbe (Paris, 1853); VILLEMOT, Histoire de S. Barbe, vierge et martyre (Paris, 1865); PEINE, St. Barbara, die Schutzheilige der Bergleute unde der Artillerie, und ihre Darstellung in der Kunst (Freiburg, 1896).

Kirsch, Johann Peter. "St. Barbara." The Catholic Encyclopedia. Vol. 2. New York: Robert Appleton Company, 1907. 4 Dec. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/02284d.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Michael T. Barrett. Dedicated to his sister Barbara J. Barrett.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/02284d.htm

The Golden Legend

The Life of Saint Barbara

here beginneth the Life of Saint Barbara.

In the time that Maximian reigned there was a rich man, a paynim, which adored and worshipped the idols, which man was named Dioscorus. This Dioscorus had a young daughter which was named Barbara, for whom he did do make a high and strong tower in which he did do keep and close this Barbara, to the end that no man should see her because of her great beauty. Then came many princes unto the said Dioscorus for to treat with him for the marriage of his daughter, which went anon unto her and said: My daughter, certain princes be come to me which require me for to have thee in marriage, wherefore tell to me thine entent and what will ye have to do. Then Saint Barbara returned all angry towards her father and said: My father, I pray you that ye will not constrain me to marry, for thereto I have no will ne thought. After this he departed from her and went into the town where there was one making a cistern or a piscine, for he had many workmen to perform this work, and also he had tofore ordained how he should pay unto each of them their salary, and after this he departed thence and went into a far country where he long sojourned.

Then Saint Barbara, the ancille of our Lord Jesu Christ, descended from the tower for to come see the work of her father, and anon she perceived that there were but two windows only, that one against the south, and that other against the north, whereof she was much abashed and amarvelled, and demanded of the workmen why they had not made no more windows, and they answered that her father had so commanded and ordained. Then Saint Barbara said to them: Make me here another window; they answered: Dame, we fear and dread to anger your father, which commanded us to make no more ne we dare not therefore make no more. The blessed maid said: Do and make that I command you, and I shall content my father, and shall excuse you against him.

Then did they that she commanded to them, by of the manner that she enseigned and showed them. When the holy Saint Barbara walked and came unto the cistern, she made with her finger toward the orient, a cross with her thumb in the stone of marble, the which cross is there yet unto this day, which every man may see that cometh thither by devotion. And when she came unto the side whereas the water descended into the said cistern, she blessed it, and made the sign of the cross, and incontinent the water was hallowed, in which all they that were sick received health, if they had perfect belief in God and in the blessed maid. In this same cistern was this holy maid baptized of a holy man, and lived there a certain space of time, in taking only for her refection honeysuckles and locusts, following the holy precursor of our Lord, Saint John Baptist.

This cistern or piscine is semblable to the fountain of Siloe in which he that was born blind recovered there his sight. It is also like to the piscine named Robatyoa, in which the impotent by the word of God was made whole. These piscines or pecines be fountains perpetual in which all manner sick men, in whatsomever malady they were grieved or tormented, that went therein received fully their health. In this fountain is living water, and it is the water that the Samaritan required of our Lord to have of the holy piscine.

On a time this blessed maid went upon the tower, and there she beheld the idols to which her father sacrificed and worshipped, and suddenly she received the Holy Ghost and became marvellously subtle and clear in the love of Jesu Christ, for she was environed with the grace of God Almighty, of sovereign glory and pure chastity. This holy maid Barbara, adorned with faith, surmounted the devil, for when she beheld the idols she scratched them in their visages in despising them all, and saying: All they be made like unto you which have made you to err, and all them that have affiance in you, and then she went into the tower and worshipped our Lord. And when the work was full performed, her father returned from his voyage, and when he saw there three windows, he demanded of the workmen: Wherefore have ye made three windows? And they answered: Your daughter hath commanded so. Then he made his daughter to come afore him, and demanded her why she had do make three windows, and she answered to him, and said: I have done them to be made because three windows lighten all the world and all creatures, but two make darkness. Then her father took her and went down into the piscine, demanding her how three windows give more light than two. And Saint Barbara answered: These three fenestres or windows betoken clearly the Father, the Son, and the Holy Ghost, the which be three persons and one very God, on whom we ought to believe and worship. Then he being replenished with furor, incontinent drew his sword to have slain her, but the holy virgin made her prayer and then marvellously she was taken in a stone and borne into a mountain on which two shepherds kept their sheep, the which saw her fly. And then her father, which pursued after her, went unto the shepherds and demanded after her. And that one, which would have preserved her, said that he had not seen her, but that other, which was an evil man, showed and pointed her with his finger, whom the holy Saint Barbara cursed, and anon his sheep became locusts, and he consumed into a stone. And then her father took her by the hair and drew her down from the mountain and shut her fast in prison, and made her to be kept there by his servants unto the time that he had sent to the judge for to deliver her to the torments. And when the judge was advertised of the faith and belief of the maid he did her to be brought tofore him. Her father went with her, accompanied with his servants threatening her with his sword, and delivered her unto the judge, and conjured him, by the puissance of his gods that, he should torment her with horrible torments. Then sat the judge in judgment, and when he saw the great beauty of Saint Barbara, he said to her: Now choose whether ye will spare yourself and offer to the gods, or else die by cruel torments. Saint Barbara answered to him: I offer myself to my God, Jesu Christ, the which hath created heaven and earth and all other things, and fie on your devils, which have mouths and cannot speak, they have eyes, and cannot see, they have ears, and hear not, they have noses, and smell not, they have hands, and may not feel, and they have feet, and may not go, they that make them, be they made semblable to them, and all they that have fiance and belief in them. Then became the judge all wood and angry, and commanded to unclothe her and beat her with sinews of bulls, and frot her flesh with salt, and when she had long endured this, that her body was all bloody, the judge did do close her in a prison unto the time that he had deliberated of what torments he might make her die. And then at midnight descended a great light and clearness into the prison in which our Lord showed him to her, saying: Barbara, have confidence. and be firm and steadfast. for in heaven and in the earth thou shalt have great joy for thy passion, therefore, doubt not the judge, for I shall be with thee, and I shall deliver thee from all thy pains that any shall make thee suffer, and incontinent she was all whole. And then, when our Lord had said thus, he blessed her and remounted into heaven. Then Saint Barbara was greatly rejoiced by the great comfort of our Lord. And on the morn, the judge commanded that she should be brought tofore him, and when she was come he saw that her wounds appeared not but she was all whole, and he said to her: Behold, Barbara, the bounty of our gods, and how much they love thee, for they have healed thy wounds. Then the blessed Barbara, martyr of Jesu Christ, answered to the judge: Thy gods be semblable to thee, without entendment how may they heal my wounds. They may not help themselves. He that healed me is Jesu Christ, the Son of God, the which will not have thee because thy heart is so indurate and hard with the devils. Then the judge, replenished of ire, commanded that she should be hanged between two forked trees, and that they should break her reins with staves, and burn her sides with burning lamps, and after he made her strongly to be beaten, and hurted her head with a mallet. Then Saint Barbara beheld and looked upward to heaven, saying: Jesu Christ, that knowest the hearts of men, and knowest my thought, I beseech thee to Ieave me not. Then commanded the judge to the hangman that he should cut off with his sword her paps, and when they were cut off, the holy saint looked again towards heaven, saying: Jesu Christ, turn not thy visage from me. And when she had long endured this pain, the judge comnnanded that she should be led with beating through the streets, and the holy virgin the third time beheld the heaven, and said: Lord God, that coverest heaven with clouds, I pray thee to cover my body, to the end that it be not seen of the evil people.

And when she had made her prayer, our Lord came over her, and sent to her an angel which clad her with a white vestment, and the knights led her unto a town called Dallasion, and there the judge commanded to slay her with the sword. And then her father all araged took her out of the hands of the judge and led her up on a mountain, and Saint Barbara rejoiced her in hasting to receive the salary of her victory. And then when she was drawn thither she made her orison, saying: Lord Jesu Christ, which hast formed heaven and earth, I beseech thee to grant me thy grace and hear my prayer, that all they that have memory of thy name and my passion, I pray thee that thou wilt not remember their sins, for thou knowest our fragility. Then came there a voice down from heaven saying unto her: Come, my spouse Barbara, and rest in the chamber of God my Father, which is in heaven, and I grant to thee that thou hast required of me. And when this was said, she came to her father and received the end of her martyrdom with Saint Julian. But when her father descended from the mountain, a fire from heaven descended on him, and consumed him in such wise ehat there could not be found only ashes of all his body. This blessed virgin Saint Barbara received martyrdom with Saint Julian the second nones of December. A noble man called Valentine buried the bodies of these two martyrs, and laid them in a little town in which many miracles were showed in the louing and glory of God Almighty. And Saint Barbara, the holy martyr suffered passion in the time of Maximian, emperor of Rome, and Marcian the judge. Whom we pray and beseech to be our advocatrix unto Almighty God, that by her merits he bring us after this short and transitory life into his glory perdurable. Amen.

SOURCE : http://www.catholic-forum.com/saints/golden308.htm



December 4

St. Barbara, Virgin and Martyr

THIS holy virgin and martyr is honoured with particular devotion in the Latin, Greek, Muscovite, and Syriac calendars, but her history is obscured by a variety of false acts. Baronius prefers those who tell us, that she was a scholar of Origen, and suffered martyrdom at Nicomedia, in the reign of Maximinus the First, who raised the sixth general persecution after the murder of Alexander Severus, in 235. But Joseph Assemani shows the acts which we have in Metaphrastes and Mombritius to be the most exact and sincere. By these we are informed that St. Barbara suffered at Heliopolis in Egypt, in the reign of Galerius, about the year 306. This account agrees with the emperor Basil’s Menology, and the Greek Synaxary. There stood an old monastery near Edessa, which bore her name. 1 See Jos. Assemani in Calend. Univ. t. 5, p. 408.

Note 1. Jos. Assemani, Bibl. Orient. t. 1. p. 63. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume XII: December. The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/12/042.html

Santa Barbara Vergine e martire


sec. III

Nacque a Nicomedia nel 273. Si distinse per l'impegno nello studio e per la riservatezza, qualità che le giovarono la qualifica di «barbara», cioè straniera, non romana. Tra il 286-287 Barbara si trasferì presso la villa rustica di Scandriglia, oggi in provincia di Rieti, al seguito del padre Dioscoro, collaboratore dell'imperatore Massimiano Erculeo. La conversione alla fede cristiana di Barbara provocò l'ira di Dioscoro. La ragazza fu così costretta a rifugiarsi in un bosco dopo aver distrutto gli dei nella villa del padre. Trovata, fu consegnata al prefetto Marciano. Durante il processo che iniziò il 2 dicembre 290 Barbara difese il proprio credo ed esortò Dioscoro, il prefetto ed i presenti a ripudiare la religione pagana per abbracciare la fede cristiana. Questo le costò dolorose torture. Il 4 dicembre, infine, fu decapitata con la spada dallo stesso Dioscoro, che fu colpito però da un fulmine. La tradizione invoca Barbara contro i fulmini, il fuoco e la morte improvvisa. I suoi resti si trovano nella cattedrale di Rieti. (Avvenire)

Patronato: Architetti, Minatori, Moribondi, Fucili e polvere da sparo, Vigili del Fuoco

Etimologia: Barbara = straniera, dal greco

Emblema: Palma, Torre

Martirologio Romano: A Nicomedia, commemorazione di santa Barbara, che fu, secondo la tradizione, vergine e martire.

Esistono molte redazioni in greco e traduzioni latine della passio di Barbara; si tratta, però, di narrazioni leggendarie, il cui valore storico è molto scarso, anche perché vi si riscontrano non poche divergenze. In alcune passiones, infatti, il suo martirio è posto sotto l’impero di Massimino il Trace (235 – 38) o di Massimiano (286 – 305), in altre, invece, sotto quello di Massimino Daia (308 –13). Né maggiore concordanza esiste sul luogo di origine, poiché si parla di Antiochia, di Nicomedia e, infine, di una località denominata “Heliopolis”, distante 12 miglia da Euchaita, città della Paflagonia. Nelle traduzioni latine, la questione si complica maggiormente, perché per alcune di esse Barbara sarebbe vissuta nella Toscana, e, infatti, nel Martirologio di Adone si legge: “In Tuscia natale sanctae Barbarae virginis et martyris sub Maximiano imperatore”. Ci si trova, quindi, di fronte al caso di una martire il cui culto fino all’antichità fu assai diffuso, tanto in Oriente quanto in Occidente; invece, per quanto riguarda le notizie biografiche, si possiedono scarsissimi elementi: il nome, l’origine orientale, con ogni verisimiglianza l’Egitto, e il martirio. La leggenda, poi, ha arricchito con particolari fantastici, a volte anche irreali, la vita della martire: si tratta di particolari che hanno avuto un influsso sia sul culto come sull’iconografia. 

Il padre di Barbara, Dioscuro, fece costruire una torre per rinchiudervi la bellissima figlia richiesta in sposa da moltissimi pretendenti. Ella, però, non aveva intenzione di sposarsi, ma di consacrarsi a Dio. Prima di entrare nella torre, non essendo ancora battezzata e volendo ricevere il sacramento della rigenerazione, si recò in una piscina d’acqua vicino alla torre e vi si immerse tre volte dicendo: “Battezzasi Barbara nel nome del Padre, del Figlio e dello Spirito Santo”. Per ordine del padre, la torre avrebbe dovuto avere due finestre, ma Barbara ne volle tre in onore della S.ma Trinità. Il padre, pagano, venuto a conoscenza della professione cristiana della figlia, decise di ucciderla, ma ella, passando miracolosamente fra le pareti della torre, riuscì a fuggire. Nuovamente catturata, il padre la condusse davanti al magistrato, affinché fosse tormentata e uccisa crudelmente. Il prefetto Marciano cercò di convincere Barbara a recedere dal suo proposito; poi, visti inutili i tentativi, ordinò di tormentarla avvolgendole tutto il corpo in panni rozzi e ruvidi, tanto da farla sanguinare in ogni parte. Durante la notte, continua il racconto seguendo uno schema comune alle leggende agiografiche, Barbara ebbe una visione e fu completamente risanata. Il giorno seguente il prefetto la sottomise a nuove e più crudeli torture: sulle sue carni nuovamente dilaniate fece porre piastre di ferro rovente. Una certa Giuliana, presente al supplizio, avendo manifestato sentimenti cristiani, venne associata al martirio: le fiamme, accese ai loro fianchi per tormentarle, si spensero quasi subito. Barbara, portata ignuda per la città, ritornò miracolosamente vestita e sana, nonostante l’ordine di flagellazione. Finalmente, il prefetto la condannò al taglio della testa; fu il padre stesso che eseguì la sentenza. Subito dopo un fuoco discese dal cielo e bruciò completamente il crudele padre, di cui non rimasero nemmeno le ceneri. 

L’imperatore Giustino, nel sec. VI, avrebbe trasferito le reliquie della martire dall’Egitto a Costantinopoli; qualche secolo più tardi i veneziani le trasferirono nella loro città e di qui furono recate nella chiesa di S. Giovanni Evangelista a Torcello (1009). Il culto della martire fu assai diffuso in Italia, probabilmente importato durante il periodo dell’occupazione bizantina nel sec. VI, e si sviluppò poi durante le Crociate. Se ne trovano tracce in Toscana, in Umbria, nella Sabina. A Roma, poi, secondo la testimonianza di Giovanni Diacono (Vita, IV,89), s. Gregorio Magno, quando ancora era monaco, amava recarsi a pregare nell’oratorio di S. Barbara. Il testo, però, ha valore solo per il IX sec.; comunque, è certo che in questo secolo erano stati costruiti oratori in onore di B., dei quali fa testimonianza il Liber Pontificalis (ed. L. Duchesne, II, pp. 50, 116) nelle biografie di Stefano IV (816-17) e Leone IV (847-55). 

Barbara è particolarmente invocata contro la morte improvvisa (allusione a quella del padre, secondo la leggenda); in seguito la sua protezione fu estesa a tutte le persone che erano esposte nel loro lavoro al pericolo di morte istantanea, come gli artificieri, gli artiglieri, i carpentieri, i minatori; oggi è venerata anche come protettrice dei vigili del fuoco. Nelle navi da guerra il deposito delle munizioni è denominato “Santa Barbara”.

La festa di Barbara è celebrata il 4 dicembre.

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/80400


Autore:
Gian Domenico Gordini

Voir aussi : http://suite101.fr/article/le-culte-de-sainte-barbara-en-pologne-a21857